Prêtre aujourd'hui, 1 avril 1964, avril
Avril 1964 Vol.XIV No 4 £e prêtre et let pauûreJ Conrad Lavallée, ptre.LE S P.M.ET LES FIANCES DE MA PAROISSE Un vicaire.LE ROLE DU CHEF Jules Beaulac, ptre.Rédaction et Administration 6901, rue St-Denis, Montréal -10, Que. RÉALISME Il ne suffit pas d'économiser.Il importe de placer ses épargnes dans un grand établissement de crédit qui favorise le développement agricole, industriel et commercial du Canada français.Banque Canadienne Nationale 606 bureaux au Canada (Joseph^lîe, ftée., GASTON ELIE, prés.• Vente, installation et service de brûleurs par des experts.• Service complet de système à chauffage.• Service jour et nuit.• Livraison automatique.• Huile à chauffage domestique et industrielle WE 3-8403 1944 ouest, Boul.Dorchester Montréal 25, Que. 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Prier avec peu de mots, longtemps Louis Evely, ptre."Il faut prier toujours et sans se lasser", a dit Jésus.Dieu ne se plait pas aux prières qui finissent.Si la prière est la vie de Dieu en nous, l'expression des désirs de foi, d'espérance, d'amour qu'il suscite sans cesse dans nos âmes, on comprend bien qu'elle soit continuelle.Mais d'abord ne croyons pas, de grâce, que ce soit un discours continuel.Ne multipliez pas les paroles comme les païens qui s'imaginent se faire exaucer à force de -mots.Trop de paroles tue la prière.Un enfant est entré dans une église, il s'est glissé dans un coin.Il fait calme.Il regarde autour de lui.Ce silence le pénètre et lui fait du bien.Cette présence devant lui, autour de lui, le nourrit et le soulève.Il se sent bien, il se tait.Un, adulte entre et voit l'enfant : "Que fais-tu ?" — "Rien" ■—■ "Dis un Je vous salue Marie".L'enfant le dit et s'en va tout de suite.Les mots ont) tué la prière.Les mots nous tuent.Les réalités nourrissent, et les mots, s'ils sont réels.Mais nos mots sont vides, ils ont perdu leur sens, on les dit sans y penser.Ils fatiguent sans profit.Nos mots cachent les choses au lieu de les révéler.Vous trouvez une fleur, un oiseau, un insecte : vous ne l'avez jamais vu, vous l'observez intensément, c'est prodigieux ce que vous découvrez.Et puis, hélas, vous vous en rappelez le nom, quelqu'un vous en dit le nom, un nom connu.A partir de ce moment, vous cessez d'observer l'objet.Parce que vous croyez le connaître, vous cessez de le connaître.Le mot vous a caché l'objet.Dans la prière surtout, les mots nous cachent la chose.Nulle part on ne dit tant de mots en, y pensant si peu."Je crois fermement.J'espère avec une ferme confiance.Je vous aime par-dessus toute chose.Je lave mes mains en toute innocence." Oui, vous le dites, mais y pensez-vous ?Péguy n'osait pas dire le "Notre Père", il savait ce qu'il disait : "Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés".— "Que votre règne arrive".Attendez-vous, désirez-vous vraiment l'avènement du règne de Dieu ?Souhaitez-vous la parousie, la fin du monde où ce règne sera total ?Ah ! non, encore un, peu de temps pour respirer, encore un peu de temps pour faire ce que je désire, encore un peu de temps pour pécher.Et quand vous dites simplement : "Père", à quoi pensez-vous ?A votre Père ?A vous ?A ce que vous seriez comme père ?Au Père et à ce qu'il doit être, alors que tout mauvais que vous êtes, vous pouvez déjà être un si bon père ?132 Pour prier, il faut réapprendre les mots, la valeur des mots, il faut prier avec peu de mots, longuement.Jésus priait ainsi.Il priait des nuits entières, mais toutes les prières que nous connaissons de lui sont très courtes; il les répétait longuement.Nous aussi nous devons prier ainsi, prier longtemps.Jusqu'à ce que les mots se chargent de sens et que nous les disions bien.Il faut dire très lentement le Notre Père, redire très lentement la même chose : Dieu, Dieu est là, Il m'aime.Il faut le dire, s'arrêter de le dire parce qu'on s'aperçoit qu'on ne le pense pas, ne plus oser le dire, réapprendre à le dire en imaginant ce qu'on devrait penser, ce qu'on devrait sentir pour le dire bien.Il faut rester sur la même idée jusqu'à ce qu'elle ait bien épuisé son action sur nous, jusqu'à ce qu'elle ait cessé de nous transformer et de nous faire souffrir parce que nous sommes devenus ce que nous disons.Chaque recommencement est comme un coup de rabot dans l'épaisse planche de notre incrédulité, de notre dureté, de notre distraction.Chacun enlève un mince copeau, combien en faudra-t-il avant que nous passions à travers ?Il n'est même pas nécessaire de dire quelque chose.Dans la révélation chrétienne, Dieu a cessé d'être un mot pour devenir une réalité, une présence.Le Verbe, pour nous, s'est fait chair.Dieu a voulu que la religion soit simple, Dieu a rompu avec une religion cérébrale.C'était bien trop dur, trop compliqué pour nous, un Dieu devant lequel on devait rassembler ses idées pour y penser, un Dieu qu'il fallait inventer pour y croire, un Dieu sur lequel il fallait raisonner pour le connaître.Dieu a voulu une religion pour gens simples.Il a voulu que la prière soit facile.Il a mis la prière à notre portée, à portée de main.Il nous a donné son Corps pour prier.La révélation de Dieu, la manifestation de Dieu, la nouvelle et éternelle alliance qui nous donne droit, qui nous donne barre sur Lui, consiste en ce que nous l'avons vu de nos yeux, nous l'avons entendu, nos mains l'ont touché, Lui, le Verbe de vie.Dieu a réjoui et libéré la prière : il l'a libérée des mots.C'est ça l'Incarnation.Et cette incarnation est perpétuelle; elle continue dans les Sacrements.Les Sacrements, c'est le corps, c'est la chair, c'est la voix et la main de Jésus étendu, perpétué jusqu'à nous pour nous atteindre, pour que nous puissions l'atteindre.L'Incarnation, c'est Dieu qui nous entre par tous les sens, c'est Dieu qu'on avale et qu'on boit, c'est Dieu qui nous envahit par le chemin le plus facile, le plus ordinaire, le plus fréquenté, le plus proportionné à nos capacités et à nos goûts.C'est Dieu qui nous arrive par les voies de grande communication.Est-ce alors si difficile de prier ?Ecoutez ce que je veux dire.Jésus était là dans la crèche, bébé ordinaire comme tous les enfants dont on cherche en vain quelque chose à dire.Alors, tout l'ouvrage c'était de le voir "juste".Il fallait d'abord le regarder, puis fermer les yeux pour se dire 133 qui il était, puis regarder à nouveau, un peu mieux, avec plus de foi, puis refermer les yeux pour y penser encore, puis les ouvrir pour mieux le voir.Il fallait imaginer qu'on ne le verrait plus, que c'était une illusion, qu'une chose pareille n'était pas possible.Fuis rouvrir les yeux et les rassassier de surprise et de foie.C'était cela, prier, alors.C'était cela toute la prière que Dieu demandait, un regard de foi.Ce fut la même chose plus tard.Jésus, au premier abord, était un homme comme les autres.On l'avait coudoyé pendant trente ans et personne ne l'avait encore reconnu.Saint Jean-Baptiste d'abord, puis quelques autres, attirés par le Père, ont commencé à le voir juste, à l'écouter, à lui parler juste.Tous l'entendent, le dévisagent, l'entourent et même le bousculent.Seule l'Hé-morroïsse : "Si je puis seulement toucher la frange de son manteau, je serai guérie", l'a touché juste, l'a touché avec foi, a prié juste.Et la pauvre n'avait eu qu'un "essai", une chance à courir.Quelle n'eut pas été sa joie, sa certitude de guérison si elle avait eu Jésus devant elle, à côté d'elle, pour une heure, deux heures, trois heures, autant quelle l'aurait voulu ! C'est là notre chance à tous, ce devrait être notre joie, notre certitude exaltante, notre contagieux enthousiasme.Tant de messes où nous pourrons l'entendre : "Ceci est mon corps", le voir, le toucher, tant de fêtes, de prières, de communions à venir, de confessions à répéter.A quand la bonne ?D'innombrables églises et chapelles ! Entrez, asseyez-vous, jetez-vous à genoux par terre, baisez le sol, touchez le banc de communion, la nappe, seulement votre banc, votre chaise : c'est Lui, c'est son vêtement, c'est le cher ornement de son corps, c'est sa parure, le sol que foule ses pieds, c'est son corps étendu jusqu'à nous, son aspect, sa voix, ses plaies, sa présence.Joie de penser : Il est là.Mon pèlerinage est fini.Je n'ai plus rien d'autre à faire.Il est là pour l'éternité.Il ne partira pas avant que nous soyons guéris.Est-ce nous qui partirons avant qu'il nous ait guéris ?Alors il faut pousser dans son âme des cris de joie, puis oser un regard, un mot, un soupir, l'esquisse d'un geste et d'un baiser.Puis s'arrêter, se reprendre, ne plus oser.Mieux penser à ce qu'on fait, à ce qu'on va faire, à celui qui est là présent.Et puis, recommencer, prudemment, timidsment, oppressés par une trop grande joie, par une trop grande honte, par une trop grande chance.Dieu nous a livré son corps.Dieu est divenu quelqu'un qu'on peut toucher, à qui on peut s'accrocher, contre qui on peut se blottir, se frotter avec ravissement dam la sécurité de l'amour, sur qui on peut fermer ses mains et ses yeux.Voilà votre Dieu devant vous, vers qui vous pouvez inlassablement lever les yeux et les baisser, le regarder pour mieux le voir, baisser les yeux pour mieux le savoir, les rouvrir pour éprouver le choc joyeux 134 de surprise de constater qu'il est encore là, les fermer pour mieux rassembler les raisons de notre bonheur et nous rappeler Qui est là.Que faisait d'autre le vieux paysan assis seul dans l'église vide, depuis des heures, et à qui le Curé d'Ars demandait ce qu'il pouvait si longuement dire à Dieu."Je le regarde, répondait-il et II me regarde".Parfois, incapables de rien faire, il faut simplement: se rappeler que l'Esprit-Saint en nous lance sans discontinuation vers le Père ses appels, ses désirs, ses actes d'amour et de joie.Et il suffit de s'y associer, de répondre "Amen" à cette messe trop compliquée pour nous, de consentir, de ratifier, de se reposer sur lui pour tout ce que nous ne savons pas faire.Il faut se reprendre et recommencer chaque fois qu'on se surprend distrait.Il ne nous appartient pas de tenir sans fléchissement, mais seulement de recommencer sans orgueil.Comme le disait un sage hindou : Nous ne pouvons pas empêcher les oiseaux de voler autour de notre tête, mais nous pouvons les empêcher de faire leur nid dans nos cheveux.Si Dieu est l'être le plus important, le seul important de l'univers, si Dieu est notre air respirable, notre source jaillissante, Celui qui finalement sera l'objet de notre activité éternelle, nous n'avons pas d'autre but dans cette vie, qu'apprendre à vivre, à respirer de lui.Dieu n'est pas uni dernier recours en cas d'accident.Tant de chrétiens considèrent Dieu comme l'aviateur son parachute.Il est là en cas de besoin, mais on espère bien pouvoir se passer de Lui.Nous, c'est en Dieu que nous avons la vie, le mouvement, l'être.Si Jésus a prié, a dû prier, priait pendant des nuits entières, avait besoin de réconfort, de la nourriture, de ressourcement de la prière, nous, comment ferons-nous sans prier ?Il faut apprendre à s'ennuyer longuement devant Dieu.H faut se plaindre doucement à Dieu de soi-même, se plaindre affectueusement à lui de notre ennui, de notre sale caractère, de notre lamentable infidélité.Dire à Dieu que nous désirons partir, que nous souhaitons tant nous en aller, que s'il ne tenait qu'à nous nous ne serions pas venus, et nous serions déjà partis.C'est une prière ennuyée qui a sauvé le monde.Jésus a prié toute une nuit une prière d'ennui désolé.Ah ! il aurait voulu ne pas être là, ah ! il aurait souhaité être ailleurs, que ce calice ne soit pas là, que ce calice s'éloigne de lui.Il a souffert à en mourir d'ennui, plus que nous ne souffrirons jamais d'ennui, du désir de nous en aller, d'être ailleurs, de faire autre chose, d'échapper.Votre prière ennuyée sauvera le monde, et vous sauvera.C'est après ces longs ennuis que vous constaterez que votre âme s'est éveillée en luttant, 135 s'est aguerrie, fortifiée, est devenue vivante et respirante.D'immenses zones de votre être, en friche, des savanes, des steppes, que nous ignorions, se sont ouvertes illuminées; votre dimension intérieure s'est prodigieusement agrandie et vous êtes stupéfaits de tout ce qui a commencé à la peupler.De vous être si longuement ennuyé devant Dieu, voilà que vous aurez appris à connaître Dieu, vous l'aimerez.C'est ça aimer, c'est rester fidèle, c'est demeurer, c'est préférer, c'est ne pas suivre les intermittences du coeur, c'est rester fidèle dans l'ennui.Vous n'aurez jamais autant aimé personne, vous n'aurez jamais connu autant d'amour, jamais vous n'aurez été plus près de Dieu qu'après vous être tellement ennuyé près de Lui.Vous aurez été comme un enfant qui s'ennuie, qui croit s'ennuyer en jouant tout près de sa mère.Mais qu'on lui enlève sa mère, et il sait que rien ne lui était plus cher que ce long ennui.Newmann, dit : "Des offices dont la maladie, l'agitation, l'inquiétude, nous avaient empêchés de jouir, des offices, qui, au moment même, malgré notre foi en leur caractère sacré, importunaient nos coeurs volages, des offices que nous étions tentés de trouver trop longs, que nous redoutions à l'avance et que nous désirions voir prendre fin pendant leur célébration, {hélas ! comment pouvons-nous être aussi aveugles, aussi insensibles à notre plus grand bien) de tels offices se révèlent par après tout pleins de Dieu".On sort, on aspire la première bouffée d'air frais avec avidité et soulagement, et puis, brusquement on sent ce qu'on est occupé à perdre, ce dont on s'éloigne et on sait qu'on n'a jamais été aussi heureux que pendant tout ce temps où on croyait s'ennuyer.On s'endort, comme Jacob en exil, dans le noir, on se couche avec une pierre comme oreiller, mais quand il se relève et récapitule ce qui s'est passé, il se rappelle avoir vu des anges et le Seigneur qui se manifeste à travers eux.Prier, c'est mourir et vivre.Prier, c'est mourir dans toute une zone de nous-même, où nous ne sommes que trop vivants, mais secs, agités, stériles, et c'est naître dans toute une vertigineuse profondeur où notre âme se met à remuer, aveugle, où le sang recommence de couler comme dans un membre engourdi, où le mouvement revient dans un être paralysé.Ça fait mal, ça fait lentement, terriblement mal, mais c'est le mal qu'on éprouve à naître ou à redevenir vivant.136 » X Vakorale LE PRÊTRE ET LES PAUVRES Conrad Lavallée, ptre., Secrétaire.1.Les prêtres sont-ils très "pris" par le problème des pauvres du quartier ?Les prêtres sont pris par l'ampleur du problème.Par exemple dans une paroisse presqu'un tiers des familles vivent aidées par le "Bien-Etre" ; et plus de 35 ' i des loyers sont insalubres.Des prêtres, il y a quelque temps, consacraient de longues heures chaque jour à aider les pauvres sur le plan matériel.Mais est-ce le bon moyen d'aider et d'aimer les pauvres comme prêtres ?Ces prêtres faisaient trop oeuvre de suppléance.Ces prêtres ont limité les heures de rencontres avec les pauvres.Ils ont fait un choix plus judicieux de leur temps en orientant les pauvres vers les organismes sociaux sans tout faire eux-mêmes.Le prêtre est le point de carrefour dirigeant les indigents vers le service social' qui leur convient.On a insisté sur l'importance de l'accueil du prêtre envers les pauvres à ce moment stratégique et sensible de leur vie, par quelques "bons mots", sans toutefois les obliger à tout nous raconter leur his- Rapport de la réunion des prêtres du sud-ouest de Montréal sur la pauvreté.137 toire.Que les prêtres ne soient pas séparés des pauvres par les oeuvres de bienfaisance.Que le service social ne soit pas un écran entre le prêtre et les indigents.2.Quelles sont les causes de la pauvreté dans le milieu ?Les conditions du logement semblent la cause principale : le milieu "taudis" exerce une influence déprimante sur les nécessiteux.On constate que la plupart déménagent dans le même milieu.Les conditions économiques actuelles, comme le crédit, la publicité, le manque d'ouvrage des journaliers, la mentalité de vivre au jour le jour, accentuent encore leurs difficultés.Ces conditions favorisent la passivité, l'inertie, la paresse, la résignation stagnante à leur sort dont ils ne voient plus les portes de sorties possibles.L'heure n'est donc plus de "boucher les trous" là où les murs craquent.Il ne s'agit plus de s'occuper des pauvres uniquement à partir du moment où ils sont tombés dans le précipice de la mendicité.L'oeuvre de prévention s'impose comme urgente : aidons ces pauvres aussi à ne pas tomber dans ce gouffre.A côté des indigents qui nous accaparent, n'y a-t-il pas aussi cette masse d'ouvriers qui souffrent (chômage, absence de métier, maladie) et qui ne viennent pas à nous ?Au détriment de ces personnes nombreuses, ne nous laissons-nous pas accaparer par une minorité de pauvres "abonnés", "parasites" ?Un curé suggère donc d'unir nos efforts pour hâter la rénovation du quartier.D'autres prêtres en plus grand nombre préconisent de ne pas agir seuls mais d'éveiller des laies à ce problème.Que l'opinion publique soit alertée devant ce grave problème, après avoir consulté les responsables diocésains de l'archevêché.3.Comment fonctionnenent nos mouvements de bienfaisance dans nos paroisses ?Les prêtres n'ont pas voulu établir un rapport détaillé sur chacune des oeuvres d'assistance dans chaque paroisse.Des prêtres ont manifesté le désir qu'un répertoire des différents mouvements de charité de chaque paroisse dans le quartier ouest soit rédigé pour assurer une meilleure coordination de ces organismes et pour éviter les dédoublements inutiles.L'on a noté surtout certains dangers menaçant ces groupements.138 Les membres trop peu nombreux peuvent être débordés par le trop grand nombre de demandes d'aide.Qu'ils ne deviennent pas des distributeurs de "bons" de nourriture.Qu'ils ne soient pas submergés par les côtés administratifs.L'on a brièvement commenté la difficulté certes surmontable de trouver un plus grand nombre de visiteurs.L'ensemble des prêtres souhaite une orientation nouvelle et des améliorations à la St-Vincent de Paul diocésaine.Que sa formule soit repensée dans le contexte moderne et canadien.Tout mouvement qui ne se renouvelle pas souffre de sclérose.Que jamais ce mouvement tende à devenir une suppléance ou "desserte" de Bien-Etre Social.Les prêtres comptent beaucoup sur des oeuvres qui ont en vue la prévention, la formation des gens, leur éducation à tous les niveaux : v.g.cours du soir, oeuvre de placement local des travailleurs, c'est-à-dire un secrétariat où seraient reçues les demandes et offres d'emplois, art culinaire en collaboration avec la province, cours sur le budget, la couture, des cours de personnalité, soirée des dames, libérées pour un soir des tâches qui les retiennent sans cesse à la maison, avec loisirs et échanges d'idées, etc., etc., etc.4.Quelle action serait-il possible d'exercer sur les organismes publics pour qu'ils viennent en aide à ces indigents, par exemple dans les urgences ?Certains prêtres proposent de consulter d'abord le Conseil des Oeuvres et d'approfondir avec eux le rôle complémentaire des organismes publics et privés.On a parlé de Rapport Boucher sur le ministère provincial du Bien-Etre Social.Ce rapport mérite notre attention et notre appui.Il préconise des changements dans l'assistance sociale, par exemple des meilleures conditions financières aux invalides et aux personnes qui ne peuvent pas travailler : v.g.l'équivalent d'un salaire convenable et non pas que le strict nécessaire à la subsistance de leur famille.Ce rapport étudie aussi entre autres choses le problème des journaliers recevant une pension du Bien-Etre et pas intéressés à travailler pour un salaire peu supérieur à cette pension.Un prêtre a été chargé d'écrire à l'Hôtel du Gouvernement à Québec pour faire parvenir une copie de ce rapport et de nous en résumer les grandes lignes.Les prêtres davantage au courant de la situation actuelle des pauvres dans le quartier, comme les aumôniers de la St-Vincent de Paul dans chacune des paroisses du district ont été invités à faire un rapport 139 de ce problème : à la St-Vincent de Paul diocésaine, au Conseil des Oeuvres, au Bien-Etre municipal et provincial.Ces prêtres aussi verront par un intérêt soutenu et des pressions à hâter les améliorations requises à ces services pour le plus grand bien des pauvres.5.Alors quel est le rôle précis du prêtre vis-à-vis les pauvres ?Sa responsabilité n'est pas de tout faire, tout donner matériellement.Mais qu'il ne soit pas séparé des pauvres par des intermédiaires.Comment ?En travaillant en équipe avec les membres des mouvements de bienfaisance, et en aimant les pauvres de façon préférentielle.Que le prêtre ne perde pas contact avec les familles pauvres mais qu'il les visite davantage.A-t-on jamais amené quelqu'un à l'église par l'aide fournie ?L'aide aux pauvres n'a pas comme but premier et immédiat d'attirer les pauvres à la pratique religieuse.L'invitation "venez à la messe" en retour de l'aide matérielle fournie est inopportune et inconvenante.Les prêtres ont manifesté une inquiétude pastorale angoissante devant le peu de pratique religieuse des indigents.Comment expliquer cet état de chose ?L'habillement gênant des pauvres les rend mal à l'aise dans nos églises ; l'ignorance religieuse, la conception d'une religion négative faite de pratiques extérieures routinières, les soucis matériels continuels, un niveau de vie parfois inhumain, ne favorisent pas l'épanouissement de leur vie chrétienne.Certes il ne s'agit pas de leur parler de Dieu dès la première visite, mais de les aider, en les connaissant davantage, à évoluer progressivement vers une préoccupation éducative et enfin religieuse, dans des visites amicales subséquentes.Que les visiteurs dans leur formation par le prêtre voient à porter un vrai témoignage de chrétiens ; non comme un enquêteur uniquement, mais d'égal à égal, avec le respect de la personne et de la dignité du pauvre, avec intérêt à ses problèmes, compassion à ses misères, bref dans la plus grande charité.La conversation est le fruit non d'abord d'arguments et de paroles, mais de la charité en acte.Un prêtre a souligné qu'il faudrait un saint prêtre, comme Don Bosco, pour évangéliser les pauvres de notre quartier.D'autres ont complété cette idée en affirmant qu'il ne faudrait pas uniquement un saint mais une équipe de saints prêtres dans le contexte social actuel.140 6.Rôle des laïcs L'aide aux pauvres a été trop polarisée vers le prêtre et le presbytère, comme "une roue de bicyclette dont les broches sont toutes dirigées vers le centre".Que les laïcs chrétiens, et non le presbytère tel quel, aux yeux des pauvres, prennent de plus en plus charge de leur milieu.Que les gens à l'aise du milieu soient encore plus généreux envers les nécessiteux.Que l'aide aux indigents soit l'affaire de tous.Les familles dans le besoin s'entraident entre elles certes, mais pas suffisamment.Inviter les pauvres à faire quelque chose, si minime soit-elle, pour les plus pauvres qu'eux-mêmes les éveille beaucoup à la charité.Par exemple, dans une paroisse, la cueillette de papier, même si ce commerce n'est pas des plus payants, achemine les pauvres à penser aux autres, à découvrir l'amour des autres en action.Dans une autre paroisse les gens remettent leurs boîtes vides d'oeufs dont le profit de la vente va au soulagement des indigents.Nous connaissons aussi le système d'entraide "Seven Up" dans une paroisse, où des familles collaborent (v.g.$1.00 par famille) à la subsistance d'autres familles éprouvées.Que l'aide aux autres soit toujours guidé par le souci de revaloriser le pauvre à ses propres yeux.Qu'il considère toujours son état, sauf exception par invalidité, comme temporaire et accidentel, sans s'enliser dans une dépendance prolongée et consentie envers la société.Dans un profond respect des pauvres, la personne charitable doit les aider à s'aider eux-mêmes à résoudre leurs difficultés.Ce travail précieux de revalorisation, de prévention, d'éducation, de promotion des familles du quartier est réalisable dans notre milieu par la formation de Mouvements familiaux de formes diverses selon les catégories de familles.Citons par exemple la popularité actuelle des associations de parents, des comités de parents responsables de loisirs, des parents des premiers communiants en première année.Citons aussi la merveilleuse réussite de la Fraternité des foyers groupés par les Petites Soeurs de l'Assomption.indiquons aussi l'expansion du Service d'Orientation des Foyers, l'organisation de retraites paroissiales conjugales, etc., etc.Conclusion La prochaine réunion des prêtres de l'ouest a été fixée après Pâques.Les prêtres ont décidé, comme prochain sujet de discussion, d'échanger leurs idées sur l'Action Catholique.Le clergé de la paroisse Ste-Cunégonde nous accueillera dans son presbytère.141 Extrait d'une lettre de Lorraine Gagner Directement du, Maroc .Pour commencer, une bonne nouvelle.Je peux maintenant me considérer comme une jeune travailleuse du Maroc.En effet, j'ai commencé à travailler jeudi dernier comme secrétaire-comptable dans une compagnie d'huile pour moteur Diesel.Ça ne me fait que trois jours de travail, mais je crois que je vais aimer cela, pour autant que ça puisse être intéressant de compter des fûts, des estagnons, des bidons d'huile.J'envisage mon rôle ici à Casablanca, pour les deux années à venir, dans la recherche de moyens pour atteindre les Marocains, leur rendre vraiment service, les amener à une charité chrétienne, sans faire de prosélytisme pour autant.Ce n'est pas facile.J'ai vraiment l'impression de repartir à zéro.C'est d'autant plus difficile que je ne dois pas faire mon expérience seule, mais amener toutes les jeunes jocistes actuelles avec moi dans cette recherche.J'ai actuellement une équipe de cinq Marocaines.Casablanca est une grande ville moderne qui ressemble beaucoup par son plan d'urbanisme, à toutes les villes européennes.Alors je mène le genre de vie d'une personne habitant la grande ville.Mais je détaille un peu : les heures de travail sont plus longues ici que chez nous : 8 à 12 heures, 2 à 6 heures et demie et samedi avant-midi.Deux soirs par semaine, je prends des cours d'arabe, le dimanche après-midi, j'ai ma réunion d'équipe de marocaines.Ajoute à cela une fin de semaine de comité fédéral par mois et l'assistance aux activités normales de la vie jociste marocaine.Tout compte fait, j'ai quand même moins d'activités que chez nous.A mon prrivée ici on m'a offert de prendre contact avec les jeunes marocaines d'un foyer à liberté contrôlée.A ce moment-là ça m'était difficile parce que je n'avais plus les pieds par terre, mais ce soir même, j'ai repris contact avec la personne qui m'avait proposé ce travail.Ces jeunes filles ont fait un certain nombre d'années en école de rééducation, maintenant elles ont été transférées dans ce foyer.Elles travaillent le jour en usine, mais reviennent au foyer le soir.Elles sont quand même libres de sortir pour prendre des loisirs.Donc, pour nous, c'est très très intéressant.Je ne sais pas encore très bien ce que les jeunes font dans leurs loisirs dans l'ensemble.Pour les filles que je connais, c'est un peu comme chez nous : cinéma, bal, pas beaucoup de sport à ce qu'il me semble.Ceci pour les européennes naturellement.Les marocaines ne sortent pas beaucoup.Elles vont au cinéma quelques fois.Evidemment la plage doit prendre une très grande importance en été.Je me suis acheté un vé'o-moteur.Je ne l'ai pas encore essayé, je l'ai depuis hier.J'ai une sainte frousse de monter là-dessus.Espérons que la grâce d'état va compter pour ce'a aussi.Il y a beaucoup de filles qui ont des vélos-moteurs ici, peut-être à cause du fait que le système d'autobus n'est pas très adéquat.Bonjour à tous mes amis du Canada ! Bonjour à Fritz, je lui souhaite toute la chance possible ! Lorraine.142 En marge de la Semaine Nationale des fiancés Les fiançailles, un défi devant les dimensions de la vie adulte L'Equipe Nationale du S.P.M.de la J.O.C.INTRODUCTION 1.Deux phénomènes actuels a) La montée vertigineuse du S.P.M.au Canada français Au cours des cinq dernières années, les inscriptions ont doublé alors qu'on n'atteignait que 25% des mariages vers les années 58-59.On dépasse cette année 50%, soit environ 34,000 fiancés inscrits aux divers groupes du S.P.M.b) Le nombre croissant des conflits de vie conjugale surtout chez les ieunes foyers.Une enquête publiée dans la revue Châtelaine de septembre 1963 révélait que le nombre des séparations légales monte en flèche au Québec.Il y a eu plus d'échecs "officialisés" au cours des quatre dernières années qu'il y en avait eu dans les vingt années qui ont précédé la guerre, soit de 1917 à 1937.Dans la région métropolitaine, on a compté 1219 couples séparés légalement en 1957, 1407 en 1959 et 1609 en 1962.Et l'auteur conclut qu'un mariage sur 10 mène au fiasco, à l'heure actuelle.2.L'opinion des experts Selon les experts, la vie familiale est plus en danger que par le passé.D'autre part, le pourcentage des séparations est presque inexistant chez ceux qui ont suivi les cours S.P.M.3.L'opinion des fiancés et des responsables S.P.M.D'après un sondage fait auprès de 150 fiancés et autant de res- 143 ponsables S.P.M., 50% déclarent que les adultes nuisent activement à une saine conception de l'amour et du mariage.4.Un problème urgent Une réflexion sérieuse sur les relations jeunes-adultes en fonction de la maturation de l'affectivité des jeunes, tout spécialement des fiancés.I.— LES FIANCÉS FACE À LA VIE ADULTE Il est évident que nos habitudes de vie ont changé radicalement depuis une génération.Les cadres sociaux traditionnels se sont effrités les uns après les autres.L'influence de l'autorité au foyer, à l'école, dans la société doit s'appuyer sur de nouvelles méthodes que l'on n'a pas toujours réussi à adapter.Les techniques de diffusion pénètrent partout, jusqu'au coeur du foyer, véhiculant de nouveaux modes de penser et d'agir et mettant au grand jour tous les drames psychologiques de notre civilisation.Les moyens de communication facilitent les brassages de population et l'anonymat des relations humaines.Les fiancés de 1964 doivent bâtir leur communauté de vie dans des conditions autrement différentes de celles des générations précédentes.Il leur faut beaucoup plus d'intelligence, d'initiative, de sens des responsabilités, de clairvoyance et de courage.Et pourtant, le spectacle des milliers de fiancés qui viennent au S.P.M.est réconfortant si l'on s'arrête à observer le sérieux qu'ils y apportent et la volonté de s'engager pour la vie avec toutes les chances possibles de succès.Si l'on veut préciser les caractéristiques de nos fiancés actuels, on peut les résumer aux aspects suivants : 1) Un amour .jeune et plein d'idéal Dans le sondage fait auprès des 150 fiancés garçons et filles, on demandait : "Qu'est-ce qui t'a amené à suivre les cours de préparation au mariage ?Une centaine ont répondu.De ceux-ci, 40 ont 144 énoncé des motifs de conviction ou de décision personnelle : désir de mieux se préparer, mieux comprendre ma fiancée, m'améliorer, mieux se comprendre, m'instruire davantage, le bon sens, la logique, bons résultats chez ceux qui ont suivi ces cours, bonne réputation du S.P.M., la publicité.Les autres affirment s'être inscrits aux cours sur l'influence d'autres personnes tels un couple de fiancés, des amis, un prêtre, mes parents, des responsables, etc.Il suffit de voir évoluer un groupe de 25 à 30 couples de fiancés qui suivent fidèlement, pendant trois mois, toutes les rencontres et cela avec un esprit de sincérité et de générosité manifeste.Nos fiancés veulent bâtir un amour stable et fidèle, un foyer heureux et bien équilibré.2) Une personnalité plus libre et dégagée C'est le côté positif qui ressort de nos habitudes modernes de vie.Les fiancés sont plus libres que par le passé, plus libres dans leurs fréquentations, dans leurs loisirs, dans l'orientation de leurs amours et de leur vie.Il en ressort une conscience plus vive de leurs responsabilités qu'ils comprennent parfois à leur façon mais qui reposent toujours davantage sur leurs épaules.On se libère des contraintes.On veut bâtir sa vie librement.On développe un sens plus critique à l'égard de tout ce qui veut s'imposer à nous.3) Une affectivité trop souvent mal orientée Un sondage fait au cours de l'année 1963 révélait que 55% des filles et 57% des garçons affirmaient n'être pas suffisamment renseignés sur l'amour quand ils ont commencé à fréquenter sérieusement.Les fiancés de 1964 sont de la génération de ceux qui ont davantage souffert d'une éducation sentimentale déficiente de la part de la famille ou de l'école.Mal armés pour résister à toutes les séductions nouvelles du milieu social, ils héritent d'une affectivité trop souvent ébranlée qui nuit à l'équilibre de leurs amours.4) Une socialisation souvent mal amorcée Un psychologue averti donnait son opinion sur les nombreux échecs de vie conjugale.145 "Le jeune, n'étant pas suffisamment éduqué à s'intégrer dans un groupe social, se prive de toute une gamme de valeurs qui sont essentielles à la maturité.D'où les fréquentations précoces où le couple se ferme au milieu et se limite lamentablement." L'intégration sociale est un élément essentiel de la maturité.La plupart des couples qui viennent au S.P.M.disent : "Nous avons commencé à nous parler vraiment quand on a commencé à suivre les cours".Il fallait cette projection du couple dans le groupe pour les ouvrir l'un à l'autre et les amener à un dialogue authentique.M.l'abbé Lacoste, professeur de sociologie à l'Université de Montréal, donnait son point de vue sur ce problème actuel de la préparation au mariage : "Ce qu'il faut, c'est la socialisation de l'affectivité.L'affectiivté est polarisée sur la mère dans l'enfance.Si en sortant de ce stade, vous la polarisez aussitôt sur une seule personne, vous empêchez sa croissance ultérieure.Notre société traverse une période de transformation complète, à commencer par la famille canadienne française elle-même autrefois beaucoup plus vaste, ce qui permettait de diversifier l'affectivité.Cela créait un autre problème à nos curés de campagnes : les mariages entre cousins.Mais avec les familles réduites, l'affectivité est moins répartie et l'on assiste maintenant à des mariages précoces à cause de l'absence de structures secondaires.A ce point de vue, les mouvements de jeunesse en absorbant plus de manifestations d'affectivité et en les diversifiant, invitent à une certaine maturité." II.— LES ADULTES À L'ÉGARD DES FIANCES Il y a toujours eu des conflits entre les générations.Mais il semble que de nos jours, les griefs des jeunes à l'endroit des adultes sont plus nombreux et s'expriment plus hautement.D'autre part, les adultes trouvent souvent beaucoup de peine à retrouver les attitudes qui s'imposent et à jouer le rôle qui leur revient.1) Incompréhension des parents La grande majorité des parents sont sincères et veulent vraiment aider leurs enfants, surtout au moment des fiançailles.Mais un grand nombre d'entre eux ne savent trop comment s'y prendre et réussissent souvent à manquer leur coup.Un dirigeant de J.O.C.disait à 146 un groupe d'adultes : "Cessez donc de nous traiter comme des enfants ou des adultes".De fait, nombreux sont ceux qui veulent continuer d'imposer leur volonté avec autorité et sans dialogue.Ou encore, s'ils rencontrent trop d'opposition, ils abandonnent la partie et laissent leurs grands enfants organiser leur vie à leur guise.Les sondages faits auprès des fiancés et des responsables révèlent de nombreux points de mésentente : manque de dialogue, divergences sur les activités sociales, même apostoliques, sorties, choix de l'amie, mentalité, finance, façon d'éduquer, compréhension et confiance, etc.2) Légèreté des adultes au travail Les fiancés consultés souffrent beaucoup du manque de sérieux, de la légèreté de beaucoup d'adultes au milieu de travail.5C% leur font des reproches dont la plupart tournent autour du manque de respect de l'amour, de la femme et du mariage.On reproche aux hommes mariés d'être trop flirts, de manquer de sérieux, de ne pas respecter leur femme et leur foyer, d'avoir un langage malpropre, des attitudes trop libres, d'être ouvertement infidèles, etc.Aux femmes mariées, on reproche en plus de prôner l'infidélité, de raconter leur vie conjugale, de décourager les jeunes face au mariage, etc.A ces aspects s'ajoutent toute une série d'attitudes de jalousie, d'ambition, de critique, d'irresponsabilité, d'injustice qui ne sont nullement dans la ligne des meilleures relations jeunes-adultes.3) Exploitation des jeunes sur le terrain des loisirs Les fiancés, les amoureux ont toujours une tendance naturelle à s'isoler, à se refermer socialement.Cette tendance a besoin d'être contrebalancée par les milieux sociaux dans lesquels ils vivent.Si la famille ne leur apporte pas la compréhension nécessaire, si le milieu de travail ne leur offre trop souvent que le spectacle du blasement et de l'indécence, est-ce que les milieux de loisirs leur donneront une compensation normale ?Trop souvent les exploitants des milieux de loisirs n'ont aucun autre souci que de faire de l'argent en se fautant 147 de favoriser le respect des valeurs humaines et spirituelles les plus élémentaires.Et si les fiancés se tournent vers les orqanismes de loisirs à but non lucratif, ils ressentent l'emprise des adultes qui s'emparent de l'affaire et ne savent faire une place normale aux jeunes.A la question : "Est-ce que tu trouves que les adultes donnent assez de place aux jeunes dans les organismes de loisirs?" 60% ont répondu : non.Les fiancés veulent bâtir leur vie, envers et contre tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin.Beaucoup d'adultes ne prennent pas conscience de leurs responsabilités à l'égard de chaque vague de jeunes qui ont quelque chose à apporter mais qui ont absolument besoin des adultes pour réussir.m.— RÉ-AMÉNAGEMENT DES RELATIONS JEUNES-ADULTES Comme nous l'avons vu, il est certain, qu'à travers tous les phénomènes sociaux nouveaux que nous vivons, une des valeurs les plus importantes à conserver et à faire grandir c'est bien celle du mariage et de la famille et pourtant à l'heure actuelle c'est la plus menacée.Tous, jeunes et adultes, et de plus en plus doivent prendre conscience de la situation et se mettre en action.1.Les adultes doivent prendre conscience d'une action positive à mener dans différents domaines.A.DANS LA FAMILLE C'est à l'intérieur de la famille que les jeunes et les fiancés puisent leur première et souvent plus profonde conception de l'amour et du mariage.Il nous faut de plus en plus des familles où l'amour est une réalité vivante, où les personnalités trouvent libre cours à un épanouissement complet.1) Des familles où les parents constituent un véritable témoignage "La meilleure école de l'amour pour un jeune n'est-elle pas des parents qui s'aiment ?" Combien de fiancés sont dépassés par des situations familiales anormales et perdent ainsi tout espoir de pouvoir bâtir un foyer nor- 148 mal, équilibré, même s'ils y tendent de toutes leurs forces.L'an passé dans une enquête faite auprès des fiancés, 33% avouaient ne pas vouloir reproduire l'exemple de leurs parents.C'est donc dire que leur climat familial ne correspond pas à l'idéal qu'ils veulent vivre.2) Des parents qui trouveront le sens d'une autorité nouvelle Il y a quelques années, les jeunes et les fiancés acceptaient et se pliaient plus facilement à des conseils et à une certaine autorité qu'on ne discutait même pas et cela dans un climat de respect aveugle plutôt que de confiance et d'amitié filiale.Le récent sondage prouve que les fiancés désirent un climat familial d'échange beaucoup plus grand.Il faut donc que les parents retrouvent ce sens d'adaptation à l'échange et au dialogue avec les jeunes-adultes que sont les fiancés.Qu'ils acceptent de mettre en doute leurs opinions pour s'ouvrir aux discussions plus ouvertes qui ne mettent pas plus les principes humains et chrétiens en danger qu'avant.Les jeunes ont besoin de sentir ce climat de confiance, de compréhension.Et sans aucun doute l'autorité et l'influence des parents n'en sera que plus solide car elle sera basée sur la confiance, une communication d'idées plus profondes, et un prestige beaucoup plus grand, car les fiancés les sentiront de leur temps, bien informés et quand même capable de transposer leur expérience à la vie nouvelle.3) Une famille ouverte Il est intéressant de noter à l'intérieur du S.P.M.le nombre grandissant de foyers qui acceptent d'accueillir des ieunes et de mettre leur expérience à profit et surtout de discuter leur façon de vivre.Les commentaires recueillis de ces foyers après des visites de fiancés prouvent bien que cela leur a été un renouveau : "Ils nous obligent à repenser notre affaire, à ne pas demeurer stationnaires." Preuve qu'un foyer isolé, qui ne cherche pas à donner, ne se renouvelle pas.Il faut de plus en plus des familles qui accepteront de travailler avec d'autres familles pour chercher ensemble la façon de jouer leur vrai rôle de famille à l'intérieur de la société.149 B.AU TRAVAIL Parmi les influences que subissent les jeunes, celles du milieu de travail sont sans contredit les plus marquantes puisqu'ils y passent plus de 35 heures par semaine.De plus, ils sont entourés en majorité d'adultes qui, pour eux, représentent les personnes qui sont les plus en mesure de connaître et d'évaluer les aspects de la vie à leur juste valeur et d'avoir un sens de responsabilité plus marqué.En référant aux situations révélées par les enquêtes faites cette année, il faut bien supposer et croire à une légèreté et un manque de responsabilité des adultes, hommes et femmes mariés, qui côtoient les jeunes.Fait à noter : Souvent ces hommes et femmes mariés qu iadop-tent des attitudes très légères au travail sont très soucieux, à la maison, d'apporter un témoignage équilibré à leurs enfants et de garder un climat de respect.Il nous faut donc des adultes sérieux qui au travail auront : 1) Le sens d'une responsabilité personnelle C'est-à-dire des adultes qui cesseront de faire cloison entre leur vie familiale et leur vie de travail, mais qui seront capables d'affirmer ce qu'ils vivent plutôt que de se laisser aller au climat que réussissent à créer ceux qui n'ont aucun respect des valeurs de l'amour ou du mariage.Au moins, ils porteront échec à ce climat malsain plutôt que de l'encourager.Il nous faut des adultes qui sont assez responsables pour comprendre que ce climat qu'ils encouragent ainsi par leur mutisme ou encore pire par leur participation est très néfaste aux jeunes et à eux aussi.Car c'est très difficile de maintenir une double attitude au travail et à la maison sans en ressentir un déséquilibre psychologique et moral.2) Le sens d'une responsabilité collective Responsabilité collective par une participation active à l'intérieur des organismes de travail : syndicats, unions, etc., pour promouvoir par des clauses, des revendications etc., un climat et des attitudes plus saines.Il y a des valeurs aussi et même plus importantes que des conditions matérielles à améliorer au travail.150 C.DANS LES LOISIRS Un appel est lancé à tous les adultes pour une action du côté loisir.Loisirs commercialisés — pour faire cesser l'exploitation des jeunes par des adultes qui souvent monopolisent les loisirs commercialisés mais ne tiennent pas compte des valeurs humaines qu'ils rabaissent en cherchant simplement à augmenter leur gain.Loisirs non commercialisés — faire place aux jeunes et penser à intégrer les jeunes foyers qui cherchent un équilibre nouveau du côté loisirs comme couples.Moyens de diffusion — pour assainir le climat de laisser aller et de faussetés qui se qlissent à travers tous les moyens de diffusion sur l'amour et le mariage.— pour favoriser les émissions éducatives à tous points de vue qui amènent au foyer de nouveaux éléments de réflexion, de culture et d'enrichissement.D.DANS LA SOCIÉTÉ Les jeunes foyers ont besoin de s'intégrer économiquement, psychologiquement et moralement à la société.Alors un appel est lancé aussi aux organismes d'Action Catholique et d'Action Sociale pour qu'ils s'attardent à penser des moyens de collaboration à la préparation au mariage des fiancés à tout point de vue.Au point de vue économique Le S.P.M.est heureux du renouveau à l'intérieur des organismes comme les Caisses Populaires qui ont porté une attention spéciale à la situation économique des familles ces dernières années.Le S.P.M.souhaite et encourage une collaboration toujours plus grande pour qu'une attention spéciale soit portée aux fiancés qui sont souvent au prise avec des problèmes économiques qui risquent de compromettre l'équilibre futur de leur foyer s'ils sont exploités.Au point de vue psychologique et moral Le S.P.M.est heureux de la collaboration que les mouvements 151 d'Action Catholique adultes apportent à l'intérieur du S.P.M.en préparant des foyers capables d'apporter un vrai témoignage aux fiancés par des conférenciers.Le nombre des conférenciers au Canada français à l'intérieur du S.P.M.se chiffre à 3,000; environ 300 médecins, 300 notaires et plus de 1,000 couples mariés.La plupart de ces conférenciers font partie d'un mouvement d'Action Catholique.Nous souhaitons que ces mouvements continuent de s'ouvrir à cet apostolat à l'égard des fiancés et de la préparation au mariage en fournissant des conférenciers toujours plus adaptés et à l'affût des besoins actuels.Il est également très important que les mouvements adultes songent sans cesse à intégrer chaque génération de jeunes foyers qui arrive à la vie adulte.On souhaite qu'un effort tout spécial soit fait dans ce sens pour adapter les méthodes de travail qui répondront adéquatement aux désirs d'action des jeunes, puisque 50% des fiancés questionnés par notre sondage désirent faire partie d'un mouvement de jeunes foyers après leur mariage.2.Les fiancés, premiers artisans de leur vie future Même lorsque tous les adultes auront compris leur rôle à l'égard des jeunes, il restera toujours que les premiers artisans de leur amour, de leur vie conjugale de demain seront les fiancés.A.COLLECTIVEMENT Isolé, le couple fiancé est incapable de sauver son amour et son idéal.Importace de s'unir La seule façon de vivre et vivre intensément dans notre monde socialisé qui tend à écraser la personne humaine c'est de se grouper, de faire équipe.a) Pour sauver leur amour Et cela tant pour faire échec à tous les courants et mentalité qui sont souvent en lutte contre les valeurs les plus essentielles que pour faire épanouir les richesses humaines et spirituelles du couple.152 D'où l'importance des équipes de fiancés qui se transformeront par la suite en équipes de foyers.b) Tour faire entendre leur voix Les fiancés en se groupant sous l'égide du secteur de Préparation au Mariage s'inscrivent à un groupement social qui coordonne leur voix et la fait retentir dans notre milieu.Cette voix est un appel au respect de l'amour.Elle est aussi un cri d'alarme qui réclame le soutien que la société adulte se doit de fournir aux jeunes surtout à ceux qui songent à fonder un foyer.Elle est une invitation à cet esprit communautaire soucieux des valeurs humaines où jeunes et adultes se donnent la main pour garder une âme à notre civilisation technique.e) Pour opérer leur intégration sociale Le foyer devient une cellule stable de la société.Les fiancés font l'apprentissage de cette intégration sociale à travers ces équipes diverses.B.INDIVIDUELLEMENT La S.N.F.a comme but ultime de rejoindre chaque couple de notre milieu.Par tous les moyens coordonnés à sa disposition, elle veut éveiller la conscience de chaque couple afin qu'à deux, avec l'aide des autres couples du milieu, on apprenne : — à mieux approfondir le sens de sa mission, — à mieux dialoguer avec le milieu familial qui se doit de transmettre un héritaqe d'affection et de fidélité.— à mieux réagir contre toutes les vulgarités du milieu de travail et même d'en arriver à imposer le respect de l'amour, — à mieux comprendre l'importance de se grouper avec les autres, pour apporter sa collaboration à l'édification, toujours à refaire, d'une société qui doit demeurer jeune et dynamique.CONCLUSION La Semaine Nationale des Fiancés doit être l'occasion : — d'une rencontre entre fiancés et adultes, — d'une revision et d'une confrontation loyale, — d'un nouveau départ mieux éclairé et plus fécond.153 Sociologie Le S.P.M.et les fiancés de ma paroisse Un vicaire.1.Population catholique canadienne française : 5,400 âmes.2.Nombre de mariages en 1963 : 40 mariages.3.Nombre de couples : —■ qui ont suivi les cours du S.P.M.: 18 couples — qui n'ont pas suivi les cours du S.P.M.: 22 couples.N.B.De ces 22 couples : — auraient pu facilement les suivre : 10 couples — ne pouvaient pas les suivre : 12 couples.Donc le pourcentage aurait pu facilement être ainsi : ■—• avec le S.P.M.: 28 couples — sans S.P.M.: 12 couples.4.Age moyen : — des 40 mariages : garçons : 24 ans et 3 mois; filles : 21 ans et 6 mois.Si l'on enlève les 2 garçons et la fille dont l'âge dépasse 40 ans, on arrive aux moyennes suivantes : garçons : 23 ans; filles : 21 ans.154 — des 18 mariages avec le S.P.M.: garçons : 22 ans; filles : 20 ans.— des 22 mariages sans le S.P.M.: garçons : 25 ans et 9 mois; filles : 23 ans et 4 mois.Si l'on enlève les 2 garçons et la fille dont l'âge dépasse 40 ans, on arrive aux moyennes suivantes : garçons : 23.9 ans; filles : 21.4 ans.Voici le détail des âges des fiancés : Avec le S.P.M.(18 couples) Sans le S.P.M.(22 couples) gars filles gars filles 16 ans 1 17 ans 1 18 ans 4 1 1 19 ans 4 3 1 3 20 ans 1 6 1 4 21 ans 3 1 4 3 22 ans 2 2 2 2 23 ans 3 1 2 1 24 ans 1 1 1 1 25 ans 3 2 26 ans 2 27 ans 1 1 28 ans 1 29 ans 2 30 ans 1 31 ans 1 32 ans 1 33 ans 1 43 ans 1 45 ans 1 54 ans 1 L8 18 22 22 155 5.Degré moyen d'instruction : — des 18 couples qui ont suivi le S.P.M.Filles Gars Total de la 8e année en montant : de la 7e année en descendant : des 22 couples qui n'ont pas suivi le S.P.M.de la 8e année en montant : de la 7e année en descendant : Voici le détail de la scolarité de tous les fiancés 13 7 20 5 11 16 >.P.M.5 4 9 17 18 35 Avec le S.P.M.(18 couples) Sans le S.P.M.(22 couples) gars filles gars filles 7e année et moins 10 6 8e année 3 9e année 3 2 10e année 2 3 lie année 2 2 14e année 1 15e année Brevet B 2 14 11 3 4 2 2 1 3 1 2 18 18 22 22 6.Longueur moyenne des fréquentations : — des 18 couples qui ont suivi le S.P.M.: 28 mois.— des 22 couples qui n'ont pas suivi le S.P.M.: 13 mois.7.Participation aux mouvements de la vie paroissiale : — des 18 couples avec le S.P.M.: y ont participé : 4 couples n'y ont pas participé : 14 couples.156 — des 22 couples sans S.P.M.: y ont participe : aucun n'y ont pas participé : 22 couples.8.Occupations : Des gars : avec sans Des filles : avec sans S.P.M.S.P.M.S.P.M.S.P.M.garagiste 1 1 journalière 2 1 professeur 1 ménagère 1 13 pilote d'avion 1 secrétaire 3 3 journalier 3 6 commis 1 bûcheron 1 aide garde-malade 2 2 boulanger 1 1 garde-bébé 3 maçon 1 serveuse de table 1 1 pharmacien 1 aide-cuisinière 1 cultivateur 1 institutrice 2 mineur 2 6 coiffeuse 1 machiniste 2 caissière 1 boucher 1 manicuriste 1 vitrier 1 buandière 1 secrétaire 1 chauff.de camion 1 infirmier 1 barbier 1 plombier 1 dessinateur 1 commis 2 gérant de Cie.1 w 22 18 22 9.Raisons qui ont empêché ces 22 couples de suivre le S.P.M.— des 10 couples qui auraient pu le suivre : • n'y ont pas pensé, n'en sentaient pas la néces- site : 2 couples 157 • pas de contact avec le prêtre, pensaient que c'était compliqué, étaient gênés et sans instruction : 7 couples • ne voulait pas suivre sans l'autre : 1 couple.— des 12 qui ne pouvaient pas suivre le S.P.M.: • mariage précipité par fille enceinte : 7 couples • concubinages à régler : 2 couples • Secondes Noces : 3 couples.10.Raisons qui ont amené les 18 couples au S.P.M.: gars filles — Confiance dans les cours d'après la propagande faite ici et là : 2 2 — Des amis, des connaissances qui les ont suivis et qui en étaient fiers : 6 6 — Pour une meilleure préparation : 8 8 — Un cousin qui les avait suivis : .1 — Leurs fiancées qui le demandaient : 2 — Sa maman qui lui a conseillé de les suivre : .1 11.Moyens à prendre pour rejoindre plus de fiancés : A.de la part des prêtres du presbytère : a) Pour tous, une connaissance au moins générale de la doctrine contenue dans les cours du S.P.M.pour ne pas craindre d'en risquer un mot en temps opportun.N.B.Pas très nombreux les prêtres qui s'occupent du S.P.M.Les autres plus nombreux n'y étant pas forcés par les circonstances ne songent pas énormément à s'y spécialiser.C'est compréhensible, ils ont beaucoup à faire.b) Collaboration généreuse de ses confrères dans le sacerdoce pour remplacer ou échanger le travail de ministère afin que l'aumônier soit présent à tous les cours.N.B.S.P.M.est action catholique.Le prêtre a sa place et peut-être plus importante que certains le pensent.158 c) Pour tous, même s'ils ne sont pas aumôniers du S.P.M.: —■ croire en l'importance des cours, — s'y intéresser pour y croire davantage.d) Dans leurs contacts personnels avec ceux qui sont en amour : —■ leur conseiller de suivre le S.P.M., -—■ les renseigner eux-mêmes sur les avantages à en retirer, — du moins les orienter vers ceux qui sont en mesure de les renseigner v.g.un aumônier, un responsable compétent.e) Dans les mouvements groupant des jeunes : —■ savoir leur parler en temps opportun du S.P.M., — par eux essayer de connaître les noms des futurs mariés pour contact au temps des cours, — s'en choisir quelques-uns comme futurs responsables au S.P.M.f ) Se servir de la visite de paroisse : — pour ramasser une liste la plus complète possible des futurs mariés de l'année.La remettre à l'aumônier des cours du S.P.M.— pour montrer aux parents les bienfaits du S.P.M.afin qu'ils encouragent leurs enfants à les suivre, le temps venu.g) Au prône à l'église, l'annonce des cours du S.P.M.devrait être : — non pas une banalité, comme tant d'autres événements sans importance, — mais un vibrant appel avec des motifs à l'appui.B.de la part des responsables : a) Une équipe plus stable de responsables : — qui comprennent davantage le S.P.M.avec les années de dévouement, — qui savent contacter les gens dans leurs milieux de travail, — qui y sont engagés 100*^ et en font leur apostolat préféré.b) Entente cordiale avec tous les autres mouvements et surtout ceux où il y a plus grande possibilité de "déterrer" un plus grand nombre de futurs mariés et surtout ceux qui ont le plus besoin des bienfaits du S.P.M.159 c) Que les responsables acceptent le fardeau de contacter les participants qui hésitent à venir au S.P.M.Qu'ils ne se disent pas "c'est l'affaire de l'aumônier".C.d'ailleurs : a) Trop de mouvements de jeunes sont des jardins fermés : — où on songe trop à garder un nombre imposant de bonnes volontés qui feraient plus de bien dans un autre mouvement pour lequel elles sont prêtes, — où on a peur de l'ingérence des dirigeants de d'autres mouvements.b) Certains jeunes gens ne suivent pas le S.P.M.parce qu'ils pensent qu'après les cours le mariage doit suivre immédiatement.c) En certains endroits, s'il y avait des cours à diverses périodes de l'année, la fréquence des cours serait beaucoup plus élevée.d) Quelques-uns encore ont peur que le S.P.M.fasse casser leurs amours, comme si les aumôniers étaient là pour ce but.L'expérience cependant prouve que c'est le contraire qui arrive.NOUVEAUTÉ Pastorale et jeunesse travailleuse René Guerre Tome I L'essentiel de la J.O.C.Les jeunes travailleurs et les jeunes travailleuses sont des collaborateurs de Dieu dans sa création.Enfant de Dieu sur la terre, déjà de la famille de Dieu au milieu du monde, au milieu du fracas des machines, en attendant la prise de possession définitive du Royaume, ils sont de la race des Saints.La J.O.C.a reçu .une mission : "Engager le Christianisme en pleine réalité, en pleine vie".La J.O.C.n'est pas une oeuvre comme les auttes.Ce premier volume veut décrire les caractères essentiels de la J.O.C, nous aider à entrer dans ce qui est fondamental et qui fait l'originalité du mouvement.En vente aux Editions Ouvrières, l6l7, Maisonneuve, Montréal.au prix de $1.80 160 Plan de récollection Le rôle du chef Jules Beaulac, ptre Nous voici donc en contact plus intime avec le Christ lui-même qui vient nous rencontrer dans deux moments importants de notre journée d'études : la récollection et la messe.Nous nous efforcerons de répondre à son appel, de prendre conscience que plus que jamais le Christ est au milieu de nous.Nous allons donc essayer d'approfondir notre rôle de chef en J.O.C.Pour y arriver, nous nous servirons principalement de l'Evangile.L'Evangile n'est pas un livre d'histoire passée.L'évangile, c'est le Christ que je vois, que j'écoute, que je regarde agir pour mieux l'imiter.L'évangile, c'est comme un livre d'actualité où le Christ me parle.Par l'évangile, nous verrons : — comment le Christ agissait comme chef vis-à-vis de ses Apôtres ; — comment lui-même formait ses Apôtres à devenir des chefs ; et nous essaierons d'appliquer tout cela à notre vie et à notre action.car au fond ce que le Christ était, c'est exactement ce que nous sommes : — nous sommes chefs ; — nous sommes responsables de chefs.Donc en route ! 1.Jésus recrute ses futurs chefs (Matthieu 4, 18-21.ou Marc 1, 16-20 ou Luc 5, 1-11) et (Matthieu 9,9) : "Comme il cheminait le long de la mer de Galilée, il aperçut deux frères, Simon — celui qu'on appelle Pierre — et André son frère, qui jetaient l'épervier dans la mer ; car c'étaient des pêcheurs.Il leur dit : Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.Et avançant un peu plus loin, il vit deux autres frères.Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, dans leur barque, avec Zébédée leur père, en train d'arranger leurs filets ; et il les appela.Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.161 Etant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu.Il lui dit : "Suis-moi.Et se levant, il le suivit".Le Christ Sur quoi Jésus se base-t-il pour choisir ses disciples, Jésus attend-il que les gens lui tombent tout cuits dans la main pour les engager ?Jésus sait-il ce qu'il demande quand il appelle quelqu'un ?Et moi?Ai-je le souci de recruter ?Je me base sur quelles qualités quand je recrute ?Est-ce que je sais emballer les autres en les engageant ?Est-ce que je sais à quoi je les engage ?2.Jésus instruit ses futurs chefs (Matthieu 5, 1-48) : "Voyant les foules, il gravit la montagne.Il s'assit, et ses disciples vinrent auprès de lui.Et prenant la parole, il les enseignait en disant : Heureux les pauvres en esprit, heureux .heureux .Vous êtes la lumière du monde.Une ville ne peut se cacher, qui est sise au sommet d'un mont.Et l'on n'allume pas la lampe pour la mettre sous le boisseau mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.Ainsi votre lumière doit-elle briller aux yeux des hommes, pour que, voyant vos bonnes oeuvres, ils en rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux" .Le Christ Il donne aux disciples son grand Message.Il insiste sur leur mission.Et moi ?— Ai-je le souci d'instruire ?de m'instruire ?— Ai-je le souci de former (de me former) au sens des responsabilités ?3.Jésus enseigne à prier (Matthieu 6, 7-13) : "Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens ; ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter.N'allez pas faire comme eux, car votre Père sait bien ce qu'il vous faut avant que vous le lui demandiez.Vous donc, priez ainsi : "Notre Père ." Le Christ Ce qu'il ne faut pas faire : Ce qu'il faut faire : Et moi ?Ai-je le souci de prier ?de faire prier ?Ai-je le souci d'initier à la prière?162 4.Jésus forme ses disciples : (Matthieu 10, 17-39) : — A la souffrance : "Qui ne prend pas sa croix et ne vient pas à ma suite n'est pas digne de moi.Qui aura trouvé sa vie la perdra, et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera '."Vous serez haïs à cause de mon nom" .— à l'audace : "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps mais ne sauraient tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre l'âme et le corps .Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes.à mon tour je me déclarerai pour lui devant mon Père ." — à la valeur des petits gestes : "Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne sera pas frustré de sa récompense".Le Christ — Souffrance — Audace — Petits gestes Et moi ?— Ai-je accepté (et fait accepter) cette dimension de souffrance nécessaire dans l'apostolat ?— Ai-je peur de foncer ou de faire foncer ?De me compromettre ?— Suis-je préoccupé de montrer la valeur apostolique des petites actions ?5.Jésus accorde une attention spéciale aux disciples ayant une mission spéciale (Matthieu 17, 1-8) : La Transfiguration du Christ devant Pierre, Jacques et Jean.Le Christ Et moi ?Pourquoi cette apparente préférence chez lui ?Pourquoi cette prédilection pour Pierre, surtout et Jean ?— Est-ce que je sais détecter les meilleurs parmi les chefs ?— Ceux susceptibles de monter dans la section ?De me remplacer un jour ?De me seconder ?— Je m'en occupe davantage ?Sans préférence ?Sans négliger les autres ?6.Jésus éduque à la foi ses disciples en leur promettant une récompense (Matthieu 19, 27-30) : "Alors, prenant la parole, Pierre lui dit : Et bien ! nous, nous avons tout quitté et nous t'avons suivi, quelle sera donc notre part ?Jésus leur 163 dit : En vérité je vous le dis.à vous qui m'avez suivi .Et quiconque aura quitté maisons, frères, soeurs, père et mère .à cause de mon Nom recevra le centuple et aura en partage la vie éternelle".Le Christ Et moi ?— On ne travaille pas en vain.— Est-ce que je sais faire découvrir à mes jocistes et aux jeunes travailleuses qu'elles travaillent pour le Christ ?— Même si on ne voit pas le résul- — Que le travail n'est jamais perdu tat.11 faut avoir foi en Lui.quand il est fait pour le Christ.7.Jésus enseigne aux disciples leur rôle de serviteurs et leur fait éviter la jalousie : (Matthieu 20, 24-28) : "Jésus appela ses disciples près de lui et leur dit : Vous savez que les chefs des nations commandent aux peuples .11 n'en doit pas être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, se fera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier d'entre vous se fera votre esclave".Le Christ Et moi ?— Le Christ attaque deux points — Suis-je portée parfois à faire mon délicats chez le chef : l'orgueil petit "chef", à vouloir comman-et la jalousie.der ?— Suis-je jalouse des autres chefs ?— Savons-nous accepter ( ou faire accepter I qu'une autre passe devant nous ?8.Jésus confie une mission à ses disciples (Matthieu 28, 16-20) : ".Et moi, je suis avec vous jusqu'à la fin des siècles".Le Christ Et moi ?— Il envoie ses disciples dans l'ac- — Suis-je consciente que comme chef tion, à la conquête du monde.je continue les Apôtres ?— Il est avec eux jusqu'à la fin des — Que le Christ est toujours avec temps ! moi ?— Il leur confie une mission.— Que je dois envoyer moi aussi les autres à la conquête du monde.9.Jésus forme ses disciples par l'action (Matthieu 10.11-16 ou Luc 9, 1-6 ou Marc 6, 30-31) : "Ayant convoqué les Douze il leur donna puissance et autorité sur tous les démons avec le pouvoir de guérir les maladies.Et il les envoya 164 proclamer le Royaume de Dieu.Ils partirent donc, allant de village en village.annonçant la Bonne Nouvelle.A leur retour, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.Alors, il leur dit : Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert et reposez-vous un peu".Le Christ Et moi ?— Après avoir lui-même prêché et — Est-ce que je sais faire passer les guéri, il fait faire maintenant.autres à l'action ?— Après le retour de l'action, il — Suis-je forte sur la revision ?fait dans la joie des apôtres une dans la joie ?petite revision et puis repos.— Est-ce que je sais me reposer (et faire reposer les autres) de temps en temps, mais à temps ?Résumé Le Christ Et moi ?1.Jésus recrute ses chefs (1) 2.Jésus forme ses chefs 1 I par son enseignement (contacts) — sur son Message (2) — sur leur mission (2) — sur leur responsabilité (2) — sur la prière (3) — sur la souffrance, l'audace (4) — sur la valeur des petits gestes (4) — à ceux qui peuvent donner davantage (5) — sur l'esprit de foi (6) — sur l'esprit de service ( 7 I — sur l'absence de jalousie (7) 2 l Par l'action — d'abord la sienne : l'exemple ou le témoignage — puis celle qu'il fait faire aux apôtres : • il les envoie en mission • il revise leur travail apostolique.165 Conclusion 1.— La vocation apostolique, à laquelle vous êtes toutes appelées, a ses exigences : c'est dur de faire de l'apostolat, mais elle a aussi sa gloire et sa récompense.2.— Devant tant d'exigences, on peut être tenté de se décourager, mais il ne faut pas ; ce qui nous est demandé, ce n'est pas d'être parfait, mais bien de réaliser petit à petit notre belle vocation d'apôtres des jeunes travailleurs ; le Christ est là sans cesse à nos côtés pour nous soutenir et nous guider.3.— Jésus avait durant toute sa vie l'esprit constamment orienté vers la formation de ses chefs les Apôtres, de sorte que tout lui servait d'occasion pour les former.Avons-nous la même orientation d'esprit ?4.— Jésus n'a pas seulement enseigné ; il a fait lui-même ce qu'il enseignait.5.— Nous avons fait une méditation au fond en partant de l'évangile pour aller à la vie ; mais, vous pourriez aussi partir de la vie pour retrouver l'évangile : du même coup, vous découvririez exactement la pensée du Seigneur sur tel ou tel fait de votre vie ou de la vie des jeunes travailleuses ; par exemple : s'il y a de la jalousie parmi vos filles, vos chefs, méditez et faites méditer le texte no 7 ; s'il s'agit de distribuer des responsabilités, texte no 2 ; si vous trouvez l'apostolat dur ou si vous manquez d'audace, texte no 4 ; et, vous finirez ainsi par découvrir vous-même une foule d'autres textes vous aidant à voir ce que le Christ pense de vous et de votre vie.6.— Je vous invite donc à vous familiariser avec le Nouveau Testament, spécialement l'évangile si riche pour vous ; pourquoi ne pas vous procurer un livre des évangiles ?Pourquoi ne pas méditer un peu tous les jours quelques paroles du Seigneur ?Ce serait comme si le Christ vous envoyait tous les jours son petit message pour vous aider à porter chrétiennement le poids du jour et ce serait votre façon, entre autres, de le rencontrer quotidiennement.Bonne chance ! Et n'oubliez pas : le Christ est toujours avec nous : appuyons-nous sur Lui, il ne nous décevra pas ! Ne manquons pas de le prier à la messe dans quelques instants ! VOIX DE L'ÉGLISE Nous sommes venus comme des coupables La prière de Paul VI au pied du Saint Sépulcre.C'est maintenant qu'il faut que nos esprits se réveillent, que nos consciences s'éclairent et que, sous le regard illuminateur du Christ, toutes les forces de nos âmes se tendent.Prenons maintenant conscience, dans une douleur sincère, de tous nos péchés, prenons conscience de ceux de nos pères, de ceux de l'histoire passée, prenons conscience de ceux de notre époque, de ceux du monde dans lequel nous vivons.Et, pour que notre douleur ne soit ni lâche ni téméraire, mais humble, pour qu'elle ne soit pas désespérée mais confiante, pour qu'elle ne soit pas passive mais priante, qu'elle s'unisse à celle de Jésus-Christ Notre Seigneur, patient jusqu'à la mort et obéissant jusqu'à la croix, et en évoquant son émouvant souvenir, implorons sa miséricorde, qui nous sauve.Nous t'adorons, ô Christ et nous te bénissons, parce que par ta sainte croix tu as racheté le monde.Là où toi, ô Seigneur Jésus, l'innocent, tu as été accusé; le juste, tu as été jugé; le saint, tu as été condamné.Toi, fils de l'homme, tu as été torturé, crucifié et mis à mort.167 Toi, fils de Dieu, tu as été blasphémé, moqué, renié; Toi, la lumière, tu as connu les ténèbres; Toi, le roi, tu as été élevé sur une croix; Toi, la vie, tu as subi la mort; et Toi, mort, tu es ressuscité à la vie.Nous nous souvenons de toi, ô Seigneur Jésus ; Nous T'adorons, ô Seigneur Jésus ; nous T'invoquons, ô Seigneur Jésus.Réfléchissons, maintenant.Ici, ô Seigneur Jésus.Ta Passion a été offrande, prévue, acceptée, voulue; A été sacrifice: Tu fus la victime, Tu fus le prêtre.Ici, Ta mort fut l'expression, fut la mesure du péché humain; fut l'holocauste du plus grand des héroïsme, fut le prix offert à la justice divine, fut la preuve du suprême amour.Ici, se combattirent la vie et la mort, ici tu remportas la victoire, ô Christ, mort pour nous et ressuscité pour nous.Dieu saint, Dieu fort, Dieu saint et immortel, aie pitié de nous ! Nous voici, ô Seigneur Jésus, nous sommes venus comme les coupables retournent sur le lieu de leur faute; Nous sommes venus comme celui qui T'a suivi, mais qui T'a aussi trahi.Fidèles, infidèles, nous l'avons été tant de fois ! Nous sommes venus pour confesser le mystérieux rapport entre nos péchés et la Passion; notre oeuvre et ton oeuvre; Nous sommes venus pour nous frapper la poitrine, pour Te demander pardon, pour implorer Ta miséricorde; Nous sommes venus parce que Tu peux, que Tu peux nous pardonner; parce que Tu as expié pour nous.Tu es notre rédemption, Tu es notre espérance; Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde, pardonne-nous, Sîigneur; Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde, écoute notre voie, Seigneur; Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur.Seigneur Jésus, notre Rédempteur, ravive en nous le désir et la confiance en Ton pardon, affermis notre volonté de conversion et de fidélité, fais-nous goûter la certitude et aussi la douceur de Ta miséricorde ! Seigneur Jésus, notre Rédempteur et Maitre, donne-nous la for- 168 ce de pardonner aux autres pour que nous soyons vraiment, nous aussi, pardonnes par Toi.Seigneur Jésus, notre Rédempteur et Pasteur, mets en nous la capacité d'aimer, comme Tu veux que, à ton exemple et avec Ta grâce nous T'aimions, ainsi que tous ceux qui sont nos frères en Toi.Seigneur Jésus, notre Rédempteur et notre Paix, qui nous as fait connaître Ton suprême désir: "Que tous soient un", exauce ce désir, que nous faisons nôtre, et qui est devenu, ici, notre prière: "Que tous nous soyons un." Seigneur Jésus, notre Rédempteur et notre Médiateur, rends efficaces auprès du Père des cieux les prières que nous Lui adressons maintenant dans le Saint-Esprit.Frères et fils, prions.Dieu tout-puissant et éternel, qui avez révélé votre gloire à tous les hommes dans le Christ, préservez l'oeuvre de votre miséricorde pour que l'Eglise s'étende au monde entier, persévère, avec une foi forte, dans la confession de Votre Nom.Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.Ainsi soit-il.Dieu tout-puissant et éternel, consolation des affligés, force des faibles, que les prières de tous ceux qui sont dans l'épreuve parviennent jusqu'à vous, afin que tous connaissent Votre miséricorde dans leurs besoins.Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.Ainsi soit-il.Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu non la mort, mais la vie des pécheurs, écoutez favorablement notre prière, libérez-les de la poursuite de l'erreur et réunissez-les à votre sainte Eglise, pour la louange et la gloire de Votre Nom.Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.Ainsi soit-il.UNE LEÇON DE TRAVAIL Nazareth, ô maison du "Fils du charpentier", c'est ici que Nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain ; ici, rétablir la conscience de la noblesse du travil ; ici, rappeler que le travail ne peut pas être une fin à lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent ; comme Nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand Modèle, leur Frère divin, le Prophète de toutes leurs justes causes, le Christ Notre Seigneur.Paul VI, janvier 1964.Extrait du discours prononcé dans la grotte de l'Annonciation.169 La préparation au mariage Paul VI "Pasteur universel de l'Eglise, à la vigilance duquel ne doivent pas échapper les symptômes Relatifs à la vie spirituelle des fidèles, Nous Nous sommes demandé s'il n'v avait pas un lien entre l'accroissement des causes matrimoniales traitées par le tribunal de la Rote au cours de ces récentes années et la diminution — dans certains cas — de la sensibilité de la conscience morale qui devrait toujours guider l'homme dans sa vie et spécialement le chrétien, particulièrement dans les décisions les plus graves.Nous Nous sommes demandé également si ce n'était pas là un indice qui, avec beaucoup d'autres, peut expliquer l'attitude parfois superficielle, légère, sinon totalement irrévérencieuse envers l'institution du mariage, pacte indissoluble, élevé à la dignité de sacrement par Jésus-Christ pour le bien de la famille humaine.Il est vrai qu'à la diffusion de conceptions dangereuses et d'attitudes erronées ont contribué, à des degrés divers, les suggestions, souvent perverses, d'une certaine littérature, d'une certaine presse, de certains spectacles.Il est vrai également que ces suggestions rencontrent moins de résistance qu'autrefois dans le sanctuaire de la famille.Le fait est que, certains affrontent le mariage avec beaucoup de légèreté, sans la préparation psychologique, spirituelle et religieuse voulue, en réduisant ainsi sa substance sacrée et solennelle à des expériences avilissantes, des aventures risquées, quand encore il ne s'agit pas de lamentables naufrages .Le noeud de la question est vraiment dans le relâchement de la conscience morale, laquelle doit être revalorisée avec la collaboration réfléchie et efficace de tous ceux qui peuvent encore influer sur elle, par la parole, l'enseignement et l'exemple.Il est donc absolument nécessaire de rappeler vigoureusement la prééminence des valeurs morales, spécialement aux jeunes générations, qui doivent être préparées à la fondation d'une famille par une solide conscience morale.Ces générations doivent savoir que la formation de la conscience suppose un harmonieux équilibre entre la nature et la grâce.La conscience, en effet, exige rectitude et équilibre, droiture de jugement et clarté de vue, force de décision, franchise cristalline qui, devant les grandes et saintes lois de la vie, répugne à tout compromis, à toute bassesse, à toute mesquinerie.C'est pourquoi Nous voyons avec plaisir se multiplier dans le monde catholique de bonnes initiatives pastorales destinées à préparer moralement et spirituellement les fiancés et les jeunes époux, à éclairer et affermir leur conscience, à donner solidité et vrai bonheur à leur vie familiale.1.Extrait de l'allocution du Saint Père prononcée le 12 décembre 1963 pour l'ouverture de l'année judiciaire du tribunal de La Rote.170 VIE DES MOUVEMENTS CONSEIL NATIONAL DE J.O.C.Les 14 et 15 mars dernier, avait lieu à Ste-Rose de Laval le Conseil national de la J.O.C.et de la J.O.C.F.Environ 60 présidents, présidentes et aumôniers des 23 diocèses jocistes participaient à ce Conseil.Parmi les item les plus importants à l'ordre du jour, figurait une réflexion sur la pédagogie de base du mouvement à partir de la notion de membre en J.O.C Le Conseil décida également une campagne de financement pour faciliter la poursuite des objectifs du mouvement à tous les niveaux.Le "club des amis de la J.O.C." sera donc l'un des moyens annuels que l'on emploiera pour aider le mouvement.A l'occasion du Conseil, plusieurs événements furent soulignés : 1) Le départ de Jean-Louis Tremblay comme dirigeant itinérant.Jean-Louis fut d'abord dirigeant jociste à St-Jean, puis missionnaire fondateur à Cha-pais, puis secrétaire national, enfin dirigeant itinérant à Sherbrooke et à Drummondville.Jean-Louis travaille actuellement au centre d'accueil des jeunes à Montréal.Il se marie le 9 mai prochain avec la présidente fondatrice de Chapais.2) Le départ de Wilfrid Verrier comme dirigeant itinérant aux Caraïbes.Wilfrid partira le 25 mai.Il travaillera à l'organisation de la J.O.C.dans les principaux pays de cette région des Antilles.Wilfrid vient du diocèse de Sault Ste-Marie.3) La nomination de Michel Lapierre comme secrétaire national.Michel est un ancien dirigeant de Joliette.Il fut deux ans à Rimouski pour y lancer la J.O.C.des garçons.4) La nomination de Guy Hamel comme dirigeant itinérant.Guy vient de la région de Granby.Après un stage d'un an comme dirigeant national, il devient itinérant.Il ira travailler à Drummondville.5) L'acceptation de Serge de Beaumont de Québec comme missionnaire à la J.O.C.de Valleyfield.6) L'acceptation de Louise Hamelin de Trois-Rivières comme missionnaire à Valleyfield.Le comité national fit également rapport des diverses représentations de l'échelon national.Voici un extrait de ce rapport : 1.Institut Canadien pour l'éducation des adultes (I.C.E.A.) : Assemblée générale : Nous sommes membres affiliés de l'Institut et nous assistons aux assemblées générales de cet organisme.171 2.Conseil supérieur de l'éducation : Le Ministre de la Jeunesse a accepté la J.O.C.parmi les organismes qui seraient consultés pour la formation du conseil supérieur de l'éducation.Un dirigeant a assisté à deux réunions avec les autres organismes consultés.3.Commission sur le Biculturalisme : Nous avons assisté à une rencontre avec d'autres organismes qui rencontraient la commission Laurendeau-Dunton.4.Commission d'étude sur l'enseignement privé : Un dirigeant fait partie de cette commission qui est formée par l'I.C.E.A.5.Ecole d'Initiation au travail : Un dirigeant participe à un comité qui élabore des plans pour cette école qui veut donner une initiation complète aux jeunes avant d'entrer sur le marché du travail.6.Confédération des Syndicats nationaux de St-Hyacinthe : Un dirigeant a participé à un panel.7.Fédération des travailleurs du Québec de Drummondville : Un dirigeant a participé à un panel.8.Fédération des travailleurs du Québec de Québec : Un dirigeant a participé à un panel.9.La Société St-Jean-Baptiste : Un dirigeant a participé à un panel.10.Le Conseil du Centenaire de la Confédération : Un dirigeant a participé à une réunion qui s'est tenue à Ottawa dans le but d'obtenir des bourses de voyages à l'occasion du Centenaire en 1967.11.Pavillon des Jeunes pour l'expo-internationale : Un dirigeant a assisté à une réunion dans le but de préparer un projet pour cette réalisation.12.Ouverture de l'Institut Desjardins : Nous avons assisté à l'ouverture de cet institut.13.Collège du travail de la C.S.N.: Un dirigeant a pris part durant une semaine à ce collège du travail dans le but de connaître davantage le syndicalisme.172 NOUVEAUTES LE LAÏCAT OUVRIER Mgr Guerry, 127 pages.Précisons le thème de cette conférence et les limites de notre propos.Le thème : "C'est la mission apostolique du laïcat ouvrier adulte dans l'évangéli-sation du monde ouvrier".Nous chercherons avant tout à analyser et à approfondir le caractère apostolique de l'action des laïcs chrétiens dans le monde du travail.Nous aurons à aborder l'engagement temporel des milirants ouvriers.Nous insisterons même sur l'importance capitale de l'engagement dans les organisations ouvrières, dont l'action est toute tendue vers la transformation des structures de la société.LA PRÉPARATION AU MARIAGE 184 pages.Publication de la Commission de pastorale familiale de Bruxelles.Collection : Recherches pastorales.Cet ouvrage réalisé par une équipe de spécialistes de la préparation au mariage, s'adresse aux prêtres et laïcs, pour guider leurs réflexions et répondre aux questions, en vue d'aider les fiancés à profiter au maximum de ce temps privilégié, à découvrir la vocation chrétienne à laquelle ils sont appelés dans le mariage, guide pratique pour sessions, soirées, récollections.LA RELIGIEUSE SIGNE DE DIEU DANS LE MONDE Gabriel M.Garonne, 252 pages, $4.25 En novembre 1955, un petit bulletin : "Retraites" destiné à aider les religieuses dans leur récollection mensuelle, prenait naissance à Toulouse.Vers cette même date, l'archevêque commentait le thème mensuel de prière et de réflexion proposé au diocèse.On souhaitait voir ces pages rassemblées.Les voici donc gardant leur libre allure et la trace des événements ou des circonstances qui en fournirent le thème.Ce sont bien des méditations "pour une action véritable" qui, en mots toujours très simples font réfléchir l'âme consacrée sur le sens divin de son action quotidienne afin de lui permettre d'être : "Signe de Dieu dans le monde".VERS UNE FAMILLE NOUVELLE.Jacques Leclerc Prix.$2.90 Cette description du contexte familial, avec ses problèmes de logement, de loisirs, d'émancipation de la femme, de mûrissement accéléré des enfants est précieux pour tous ceux qu'intéressent la fammille, ses besoins, son épanouissement, son apostolat.La forme simple et enjouée qu'on connaît à l'auteur ajoute à la lecture de ce volume l'agrément du divertissement.A LA MESURE DE SON AMOUR.Pierre de Locht Prix: $2.95 Ce livre crée une perspective de spiritualité dynamique entière, originale, 173 et son premier fruit est de laisser voir les applications qu'elle implique avec une clarté aussi nette que si elles étaient formulées.Un livre qui aurait dû porter comme sous-titre : "Du plaisir à la joie".UNIS POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE.M.H.Lavocat, a.p.Prix : $2.85 Sans présenter une théologie détaillée du mariage, ce recueil offre néanmoins une doctrine d'ensemble accessible, cohérente, riche et sérieuse, souvent traduite en formule de grande beauté.Ces pages feront penser les fiancés et les jeunes époux.Elles apporteront d'utiles suggestions aux prêtres appelés à bénir un mariage.Mais elles se recommandent davantage aux époux qui ont dépassé le stade des promesses et celui des commandements, et à qui s'impose de repenser ensemble leur mariage.AMOUR ET FECONDITE.Dr J.Ferin — G.Ponteville Prix: $2.10 Résultat d'une collaboration d'un médecin, d'un prêtre et d'époux, ce livre est riche d'expérience et de réflexion.Les auteurs du présent essai ont cherché à répondre d'une manière très positive aux voeux exprimés par maints foyers.Ils nous expliquent comment dans l'état actuel des connaissances médicales, des époux peuvent déterminer avec certitude les jours féconds de la femme.Particulièrement attentifs aux difficultés que peuvent recontrer des époux dans la régulation des naissances, ils se sont efforcés de les aider à intégrer dans une vie conjugale aimante une fécondité à la fois généreuse et équilibrée.Ils ont replacé les diverses responsabilités des conjoints dans le dynamisme d'une vie chrétienne authentiquement vécue.LES PRODUITS ALIMENTAIRES DE LA MAURICIE INC.DISTRIBUTEURS DE VIANDE EN GROS 630, Poisson Trois-Rivières Tél.: PR.5-7739 LE RESTAURANT ET CLUB LA FAYETTE Trois salles : Comptoir-lunch — Restaurant — Orgue électrique Air climatisé 565-587 Boul.Charest Est, Québec 2, P.Q.Tél.: 522-2053 COMPTOIR LAITIER LA PETITE VACHE CAFETERIA — Service rapide LE SEUL ENTRE QUÉBEC ET MONTRÉAL Route Xo 3 GRONDINES Cté Portneuf, Que.174 LA CIE F.-X.DROLET Atelier de mécanique et fonderie Spécialité : ascenseurs Québec Montréal 245, rue Du Pont 4853, Parthenais Tél.: 524-5257 Tél.: 524-1838 P.L.TURCOTTE Marchand de Fourrures Confection et Réparations 464, De La Chapelle 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