Architecture - bâtiment - construction, 1 février 1958, Février
BATIMENT CONSTRUCTION S - V-', ggjr; J mmm HABITATION COLLECTIVE „ Rt\ b>90- 5 f PRODUITS” y\Q( MARQUE^ 7/lmcniIe TEH-fBST ¦ '¦ Ces matériaux de construction vont ensemble et s’imposent dans "LA MAISON DE DEMAIN” les premiers panneaux rigides CONTRE-PLAQUE Chez les constructeurs, architectes et ingénieurs canadiens qui exigent les meilleurs matériaux, les marques “Ten/Test", “Masonite” et “IP.” sont bien connues.Les constructeurs d’expérience savent que ces matériaux favorisent depuis longtemps la vente des maisons.Ils choisissent “Ten/Test”, “Masonite" et “IP.” pour leur rendement éprouvé, leur qualité supérieure, leur durabilité et les avantages qu’ils offrent pour la vente.C’est pourquoi, au Canada, on trouve de plus en plus ces matériaux réunis tous les trois dans les maisons bâties par les meilleurs constructeurs.DE BOIS FRANC les meilleurs contre-plaqués de haute qualité *marque déposée INTERNATIONAL PANEL BOARDS LIMITED Gatineau, P.Q.Filiale de CANADIAN INTERNATIONAL PAPER COMPANY PRODUITS ISOLANTS la seule série complète de panneaux de fibre isolants HH COMMENT SAVOIR QUE VOUS ACHETEZ DES ASCENCEURS COMPLÈTEMENT AUTOMATIQUES Programme ÉQUILIBRÉ EN HAUT et EN BAS I l 3 >J ÉQUILIBRE LE SERVICE EN HAUT ET EN BAS .0%.^:.n inf1 i «lin ir b4 y LE NOM UNIVERSEL POUR DES ASCENSEURS DE QUALITÉ .} b ‘ :: r" ' ! .s % PROGRAMMES automatiques iNfei: V ANALYSE AUTOMATIQUEMENT LE TRAFIC 24 HEURES PAR JOUR Remarquez comment les ascenseurs AUTOTRONI QU ES répondent automatiquement aux exigences du trafic au cours de l'avant-midi et de l'après-midi dans les édifices achalandés.Vous verrez comment le système d'analyse et de contrôle établit un programme équilibré EN HAUT et EN BAS et "oblige" un groupe de 4 cabines à maintenir 2 cabines EN HAUT, 2 cabines EN BAS, assurant ainsi un service identique dans les deux directions.Le tout, automatiquement.Lorsque ce service est temporairement désorganisé, vous verrez qu'il est "obligé" de se regrouper.Les cabines qui sont retardées par un afflux de passagers ou d'appels ne retardent pas les cabines suivantes, lesquelles passent en avant des retardataires.Les cabines en retard doivent revenir dès qu'elles ont répondu à l'appel de l'étage le plus élevé.Au rez-de-chaussée, les voitures pleines sont immédiatement expédiées à leur destination.Encore, automatiquement.Le programme équilibrée EN HAUT et EN BAS n'est qu'un seul des 6 programmes automatiques qui rendent les ascenseurs AUTOTRONIQUES complètement automatiques — et économisent jusqu'à $7,000 par cabine, chaque année, avec le service OTIS ELEVATOR COMPANY LIMITED Siège social et usines: Hamilton, Ontario.Bureaux dans 28 villes du Canada.autotronic ascenseurs complètement automatiques MONTREAL, FEVRIER 1958 a V V * « i * «* it* % Ji «* ¦>'¦*.^ ^•-r VERRE ARME netandant la pnopagatlon.ananaeà Verre coulé armé géorgien Le verre armé est le seul matériau qui, tout en admettant la lumière, soit assez fort pour retarder la propagation des flammes.Les compagnies d’assurance tiennent compte de ce facteur pour fixer le taux de la prime d’assurance d’un immeuble.Pilkington fabrique quatre attrayantes variétés de verre retardant la propagation des flammes : le verre armé géorgien poli, le verre armé coulé géorgien, le verre armé poli et le verre armé coulé.Ces verres constituent également une barrière de sécurité et assurent une protection accrue contre les cambriolages.Ecrivez-nous pour recevoir les spécifications.Nous disposons aussi de brochures explicatives sur le verre retardant la propagation des flammes.Ces brochures ont été spécialement conçues pour aider les architectes et entrepreneurs dans leurs discussions avec les clients.Exemplaires envoyés sur demande.Verre armé géorgien poli 'Pu;: I Llkmcikm., PILKINGTON GLASS LIMITED 647 OUEST.RUE CRAIG, MONTREAL, P.Ç.SUCCURSALES D'UN OCÉAN À L'AUTRE 4 ARCHITECTU RE-S ATI M ENT-CO NSTRU CTI O N CONSEILS D'AVISEURS ARCHITKTIM BÂTIMENT-CONSTRUCTION Vol.12 — No 142 FÉVRIER 19 5 8 ARCHITECTES — Paul-H.Lapointe, M.R.A.I.C.dir.technique Louis-N.Audet, F.R.A.I.C — Randolph C.Betts, B.Arch., F.R.I.B.A.— John Bland, B.Arch., A.R.I.B.A., A.M.T.P.I., F.R.A.I.C.— Emest Denoncourt, B.A.A.— Léonce Desgagné, A.D.B.A.— Jean Damphousse, A.D.B.A.— Georges de Varennes, B.A.A., F.R.A.I.C.— Roland Dumais, A.D.B.A.— Gaston Gagnier, A.D.B.A.— J.-Y.Langlois, A.D.B.A.— Eugène Larose, B.A.A., F.R.A.I.C.— Lucien Mainguy, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— J.C.Meadowcroft, F.R.A.I.C.— Henri Mercier, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— Pierre Morency, A.D.B.A., M.Arch.— Maurice Payette, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— Lucien Sarra-Boumet, B.A.A.INGÉNIEURS — Gérard-O.Beaulieu, Ing.P., prof., Ecole Polytechnique — Armand-E.Bourbeau, Ing.P.— Ignace Brouillet, Ing.P.— Henri Gaudefroy, Ing.P., dir., Ecole Polytechnique — Paul E.Morissette, Ing.P., dir.adjoint.Travaux Publics, Ville de Mtl — L.Nadeau, Ing.P.— G.Lome Wiggs, Ing.P.CONSTRUCTEURS — Jacques Boileau, vice-prés., Damien Boileau Limitée —- L.-Elzéar Dansereau, prés., Métropole Electric Inc.— Fernand Guay, vice-prés., J.L.Guay & Frère Ltée — Gaston Jouven, dir.gén., A.Janin Cie Ltée — René Thomas, vice-prés., Collet Frères Ltée — A.R.Thomson, vice-prés., construction, Foundation Co.of Canada Ltd.CONSEILLER JURIDIQUE — Me Bernard Sarrazin, c.r.SOMMAIRE ADMINISTRATION — Eugène Charbonneau Claude Beauchamp RÉDACTION — Gaston Chapleau Olivier Chambre Antoni Joly PUBLICITÉ — B.A.Matthews J.A.Babineau R.DesRosiers A.H.Halladay Pierre Rocray éditeur gérant-général rédacteur en chef Québec Chicoutimi Montréal Montréal Montréal Toronto secrétariat Éditorial 27 Architecture de boîtes d’allumettes Message de l'A.A.P.Q.Le meilleur de nous mêmes .The Best of Ourselves .Habitations collectives Le Milbrooke, à Montréal Une habitation collective à Sherbrooke Maisons d’appartements, Place Decelles Le Sherwood Manor, à Ville Mont-Royal Le Blueridge Plaza, à Montréal Le Drummond Plaza, à Montréal Gaston Chapleau, rédacteur.28 et 29 Gérard Venne, A.D.B.A., F.R.A.I.C., Président de l'A.A.P.Ç.Gérard Venne, A.D.B.A., F.R.A.I.C., President of the P.9.A.A.30 à 47 Lazar & Sterlin, architectes.Philippe Demers, architecte.Harold Z.Kahn, architecte, Mayers & Glrvan, architectes.Charles Grenier, architecte.William J.Rosenberg, architecte.Roland Dumais, architecte, Durnford, Bolton & Chadwick, architectes.Projets d'étudiants Groupe de logis dans un quadrilatère montréalais Génie et Technique Le phare de File Blanche, près de Tadoussac 48 et 49 Jean Daunais, Beaux-Arts.50 et 51 Nouvelles Walter J.Manning, Ing.P.et Paul Bousquet, Ing.P.52 à 56 La 67e assemblée annuelle de l’A.A.P.Q.La 40e assemblée annuelle de la C.C.A.La 50e assemblée annuelle de la C.L.A.Page frontispice Détail du hall d’entrée au Blueridge Plaza (Voir article en page 40).Éditeurs: Eugène Charbonneau & Fils, 1448, rue Beaudry, Montréal 24, Canada, TM.: LA.5-2528.- Aussi éditeurs de: ''Le Fournisseur des Institutions Religieuses" et "Le Bijoutier" - À Toronto: 73 Adelaide St.West, Ch.342, Tél.: EM.3-417?- ÉTATS-UNIS: Donald Cook.Inc., 331 Mad.son Av., New York 17 N.Y.Murray Hill 2-7270 — Fred R.Jones & Son, 205 West Wacker Drive, Chicago — Donald Cooke Inc., Ill ley Hills Cal — Donald Cooke Inc., 110 Sutter St., San Francisco, Cal.* Imprimeurs: Paradis-Vincent Limitée, Montréal, les architectes, ingénieurs et constructeurs du Canada, des États-Unis et de la Grande-Bretagne: $4.00 par année, année.Autorisée comme envoi postal de la seconde classe, Ministère des Postes, Ottawa, Ont.d'adaptation réservés pour tous pays.* Tirage certifié: Membre de la Canadian Circulations Audit Board.N.La Cienega Blvd., Bever-Abonnements : Pour Toute autre personne, $4.00 par Droits d*Auteurs : Tous droits de reproduction et MONTREAL, FÉVRIER 195B Pour un plus grand rendement en chaleur.dans USINES Installez -j i; rl 3 , ÉCOLES HÔPITAUX LINOVECTOR EDIFICES PUBLICS AUX AILETTES RADIANTES ÉTENDUES "Heal" Linovector peut être installé à n'importe quelle hauteur sur les murs, plafonds .partout où la 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' " .Prisons d’apparence nouvelle CITY PRISON & REMAND CENTER BROOKLYN, NEW YORK Architectes — Département des travaux publics LaPierre, Litchfield & Partners (Alfred Hopkins & Associates) Constructeurs — Castagna & Son, Inc.Les tuiles profilées modelées Finies Céramique gris perle fumé contribuent à créer cet effet original.un autre exemple de l’usage créatif de la tuile FUME CÉRAMIQUE La tuile FINIE CERAMIQUE possède tant de versatilité d’usages, de couleurs et de formes que vous pouvez l’employer en toute confiance à l’intérieur et à l’extérieur.Vous êtes assuré d’une qualité supérieure uniforme et de tolérances exactes car la tuile FINIE CERAMIQUE est fabriquée d’après spécifications par les experts de Federal Seaboard.Voilà ce qui explique la popularité croissante de ce matériau céramique éprouvé par le temps dont on trouve tant d’usages dans les édifices de tous genres.Si vous songez à l’emploi de la tuile FINIE CERAMIQUE, le Terra Architectural moderne, nous vous fournirons, 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Architectes: Carter Co-eman & Rankin onstructeurs: Dell Conduction Company Ltd.Terminal Building, Montréal, Québec Architectes: Greenspoon, ¦reedlander & Dunne Constructeurs: Louis Do-olo Construction Co.-td.MONTRÉAL, FÉVRIER 1R5E 5 «111(11 0i L’emploi du mur de métal Kawneer dans de nombreux édifices est votre assurance d’une qualité éprouvée.Vous êtes assurés de liberté de conception .construction étanche .frais d’assemblage minimum .responsabilité qui incombe à un seul fournisseur .satisfaction du client.Les ingénieurs et la main-d’œuvre de Kawneer — appuyés par plus de 50 ans d’expérience — sont à votre disposition.Mur de métoi • des de magasin -A', ’ ^rr-v W$«$ ifegft : •- - Cette murale qui orne le hall d'entrée de l'édifice s'inspire, par égard pour l'origine ethnique du propriétaire, d'un poème élé-giaque de Théognis racontant la naissance d'Apollon.L'artiste a sculpté cette scène sur une masse de StyroFoam habillée d'une couche de béton.La texture granulée comme les couleurs sont fournies par l'emploi de matériaux naturels qui vont du faux-lapis au grenat et à l'anthracite.Elle est due à l'artiste Adrien Vîlandré.Vue intérieure sur un salon.Décoration simple, dénudée même, mais de goût sûr.4 6 ;•%» r-pqr: ¦ âaSBBpi •I « VWÉ mmmmïï Mbhhbm U1TH : y.yv; y ; •• : ¦ x : Plan d'un 31/2 pièces.Plan d'un 4V2 pièces.Plan d'un Sx/z pièces.Esquisse préliminaire.MONTREAL, FEVRIER 195B 47 d’étudiants PROJETS Le programme Perspective generale.• ••• ' > On décide de construire des immeubles d’habitation collective sur un site qui a la dimension d’un bloc moyen de la ville de Montréal, soit 200' X 600' avec l’orientation établie par le damier de la ville.Chaque immeuble doit comprendre des logis de 4, 5, 6 ou 7 pièces dont 3 logis par étage au maximum.On exige un minimum de 30 logis, et chacun avec son balcon.Enfin chaque édifice devra avoir un garage souterrain pour 30 voitures et on devra aménager en surface un espace de stationnement pour aussi 30 automobiles.Un projet de Jean Daunais, Beaux-Arts Le parti Le choix d’un parti rectangulaire permet d’avoir un plus grand nombre de pièces exposées au sud, et par conséquent plus de soleil.A chaque étage on trouve un logis de 4 pièces, un de 6 pièces et la moitié d’un logis de 7 pièces, ce qui fait 30 logis répartis sur 12 étages.Le rez-de-chaussée comprend la loge du concierge, un dépôt, les chambres des bonnes et une vaste pouponnière qui avance profondément dans les jardins et se termine par un “parc” clôturé pour les tout petits.Ceci permet aux enfants une relation plus rapide et plus directe avec les jeux extérieurs.L’entrée principale, l’entrée latérale et la rampe d’accès au garage se trouvent assez rapprochées et concentrées près de la rue.Les personnes qui arrivent en voiture peuvent emprunter l’entrée latérale, qui est protégée, et une fois l’auto stationnée, on peut pénétrer dans l’immeuble par l’arrière.La moitié du sous-sol est occupée par le garage, qui se continue sous la terre, et le reste est aménagé en cases pour les différents locataires.Les logis de 4 et 6 pièces ont chacun un balcon donnant sur le vivoir et le 7 pièces possède à l’étage un autre balcon, relié à la salle de jeux.Chaque logis a 2 issues distinctes qui peuvent communiquer à 2 escaliers différents disposés en ciseaux, et une chute à ordures dessert chaque palier.Sur le toit, j’ai aménagé une terrasse pour l’été et un jardin d’hiver vitré afin de permettre aux locataires de jouir de la vue durant toute l’année.La structure La structure est un système de poutres et dalles en béton armé et les murs sont en brique sur bloc de béton léger.Le tout est protégé par un isolant rigide.J’ai placé 2 immeubles par lot de 200' X 600' afin d’obtenir une densité de population optimum.Les 2 édifices sont orientés vers la région sud et ont un plan renversé.Ceci permet d’avoir un jardin central et de reléguer les espaces de stationnement sur le bord des rues.L’espace vert au centre est parsemé de jeux d’enfants, d’arbres et d’allées de promenade qui convergent vers un bassin desservi par une fontaine.Hill (f ARCHITECTURE-BATIMENT-CDNSTRUCTIDN **0ni 55 Rez-de-chaussée.ige un timniu-ei une | lit, î«i Jfei | li® ŒLLI Plan du sous-sol.Hall d'entrée.Chambre type.Coupe transversale.Salon type.Etage type.;Î|0N Suite d'un sept pièces.MONTREAL.FEVRIER 195H 56 GÉNIE et technique Le phare de l'Ile Blanche, Une des nombreuses fonctions du Ministère des Transports est d’être responsable du basilage des eaux navigables.Ce balisage s’effectue au moyen d’appareils de signalisation optique, sonore ou radiophonique qui sont installés sur la terre ferme, dans le chenal même, ou sur des bateaux-phares construits spécialement à cet effet, ces derniers restant ancrés à un endroit déterminé.En 1951, le Ministère des Transports dut songer à remplacer le bateau-phare “White-Island” dont la coque, presque centenaire, ne répondait plus aux exigences de sécurité que l’on attendait d’elle.Comme le navire mouillait en eaux peu profondes •— 7 brasses à marée basse — on envisagea la possibilité de construire un îlot artificiel.Si cette solution présentait de nombreuses difficultés techniques, le coût de la réalisation apparaissait nettement plus économique que la construction et l'entretien d’un nouveau navire.Le problème L’îlot artificiel devait être construit à mi-distance entre le quai de Riviè-re-du-Loup et celui de Tadoussac, un peu en aval de l’île-aux-Lièvres.Cependant, plusieurs facteurs devaient être considérés, comme la nature du lit du fleuve, les effets des courants, des vagues et de la glace dans le voisinage immédiat du pilier projeté.Après bien des études et des sondages faits sur place au cours des années 52-53, on s’aperçut que le lit du fleuve était formé d’un plateau sous-marin composé de schistes rouges et verts identiques à ceux que l’on trouve sur la rive sud, donc parfaitement apte à soutenir des fondations.Quant aux courants et au mouvement des glaces, ils étaient violents et leur direction variaient continuellement.Rendu à ce point, il restait à choisir entre le caisson pneumatique et le caisson ouvert, et à déterminer la forme de la partie immergée.La faible profondeur de l'eau et l’économie de la main-d’œuvre firent adopter la solution du caisson ouvert.Quant à la forme de la partie immergée, on a choisi celle du cylindre afin de bénéficier des avantages de ,1a distribution symétrique des efforts par rapport à la masse.La réalisation Sous la responsabilité de la société à Tadoussac Un article de Olivier Chambre Foundation Company of Canada, on entreprit donc, à la Davie Shipbuilding de Lauzon, la construction du caisson, véritable coffrage d’acier.Il était inutile de songer à construire sur place étant donné l’intensité des courants.Le coffrage d’acier se présente ainsi : un cylindre surmonté d'un tronc de cône, un cylindre de raccordement et, enfin, un tronc de cône renversé.Cette forme du pilier, qui ressemble à un énorme encrier renversé, résulte d'une formule de compromis entre l’effort de la glace en mouvement et la résistance au cisaillement d’un cylindre de béton qui raccorde les deux troncs de cône.On procéda ensuite au coulage d’une dalle de béton armé de 9' de hauteur dans le fond du cylindre, afin de lui donner le lest et la stabilité nécessaires au louage.La délicate opération du louage fut menée à bien au cours de l’été 1955, et le 4 juin, après un voyage de 125 milles, le caisson s’échouait doucement sur un matelas de pierre concassée de 3' de hauteur et 100' de diamètre, préalablement déversée sur le lit du fleuve.Des vannes d’admission d’eau permirent de le garder en place en attendant qu’il fut rempli de pierraille et de béton.5 ?ARCHITECTUR E- BATI MEN T-CONSTRUCTION fe i jss- Wr,.*** » ' Ingéni semeurs I )ol Walter J.Manning Paul Bousquet Constructeurs : Foundation Co.of Canada Davie Shipbuilding Ltd.(Caisson) ô'i ’ 3 V/ COUPE SUR LE CAISSON ET LE PHARE Cependant, afin d’éviter un glissement horizontal de cette masse avant la prise complète du béton, on fora des trous de 8 pouces de diamètre dans la dalle inférieure du caisson, dans le matelas de pierraille et le roc de schiste afin d’y introduire et d’y sceller 12 gougeons d’acier de 6 pouces de diamètre et de 12 pieds de longueur, Six pieds de ces gougeons pénètrent dans le roc, trois pieds tra- versent le matelas et le reste se trouve pris dans la masse principale de l'ouvrage.Il ne restait plus qu’à édifier les quatre étages de béton armé qui surmontent l’îlot.Là s’arrêtait le travail de l'entrepreneur.L'installation des machines, des réservoirs, des génératrices et des compresseurs ainsi que des appareils de signalisation, fut l’œuvre du personnel du Ministère des Transports.Le pilier de l’île Blanche est en fonction depuis juin 1956.Il est équipé d’une génératrice de 25 kw, de 2 génératrices de 7.5 kw chacune, et de deux compresseurs actionnés, tout comme les génératrices, par des moteurs diesel.Le radio-phare et les appareils de communication sont logés à l’étage supérieur de l’édifice tandis que les deux étages intermédiaires abritent les gardiens.MONTREAL, FEVRIER 195E 58 La 6 7 i è m e Assemblée Annuelle de L'A.A.P.Q.— Château Frontenac 1958 Un compte rendu de Gaston Chapleau Le promontoire de la ville de Québec semble cette année avoir été le site favori pour la rencontre annuelle des associations apparentées à la construction.En effet, le quarantième assemblée annuelle de la Canadian Construction Association venait à peine de se terminer que le Château Frontenac accueillait les architectes de la province de Québec.Le charme de la vieille capitale attire toujours les touristes et on pouvait s’attendre à une nombreuse assistance des architectes à leur réunion annuelle.Cet attrait touristique s’est toutefois révélé moindre que celui qu’avaient suscité les pistes de ski de Sainte-Marguerite-du-Lac-Mas-son où l’on avait enregistré une assistance record.Néanmoins, les architectes qui, du 30 janvier au 1er février, se sont intéressés aux affaires de leur association ont fait preuve d’activité, prenant une part sérieuse aux débats et sachant à l’occasion leur ajouter une note gaie ou même piquante.Rapports des comités à demeure A la séance du 31 janvier, immédiatement après le mot de bienvenue du président, on procéda à la discussion et à l’adoption des rapports des divers comités.Celle-ci ne se fit pas sans heurts toutefois puisque, dès le début, les présidents des comités eurent à subir l’interrogatoire de l’assemblée.La première cible fut l’ancien président de l’association, M.Henri Mercier, qui, présentant le rapport du comité de pratique professionnelle dont il avait la charge, se vit interpellé par M.Gabriel Desmeules, de Québec.Trouvant le rapport trop vague, celui-ci demanda plus de détails et des statistiques sur les cas soumis au comité durant l’année.Faute de documentation, M.Mercier dut remettre les explications à la séance de l’après-midi d’abord, puis à celle du samedi matin.Le rapport du comité d’urbanisme, présenté par M.Georges de Varen-nes, a ensuite suscité les commentaires et les suggestions du jeune architecte André Robitaille, de Québec, qui reproche au comité de s’attaquer au secondaire et d’oublier le principal, d’étudier des problèmes de détail sans se préocuper du problème d’ensemble, à l’échelle provinciale par exemple.Il préconise une revision du rôle de ce comité qui ne devrait se préocuper que de ce qui touche la profession sur une base provinciale, laissant les questions de détail aux soins de sous-comités.La présentation du rapport du comité d’exposition de Québec fournit ensuite l’occasion à un membre de l’assistance d’exprimer des doutes sur l’exactitude du rapport qui, signé Adrien Dufresne, affirme au sujet de l’exposition d’architecture tenue à Québec en 1957 “qu’elle a, tel que prévu, remis en honneur le prestige des architectes”.On souligne la difficulté de contrôler une telle assertion par trop optimiste et, finalement, on décide par voie de vote d’éliminer la phrase controversée.M.RANDOLPH C.BETTS, B.Arch., F.R.I.B.A., premier vice-président 52 ARCHITECTU RE-BATIMENT-CD NSTRUCTim N M.Lucien Mainguy, de Québec et ancien président de l’Association, profite ensuite de la discussion du rapport financier pour suggérer une attitude moins restrictive dans les dépenses qui peuvent être profitables à l’Association.Cette réaction de M.Mainguy avait été provoquée par l’annonce d’un surplus de $ 9,657.29 et il mentionnait sa désapprobation à l'égard des surplus qui font penser aux bourgeois qui s’assurent une rente.Rapport des comités spéciaux Le rapport du comité d’autonomie de l'école d’architecture, présenté par Me Edouard Fiset, de Québec, mentionnait les démarches faites auprès de l’honorable Yves Prévost sur le sujet et la promesse de ce dernier d’effectuer, par étapes, l’évolution vers l’objectif fixé.Le ministre exprimait de plus le désir de voir uniformiser les conditions d'admission aux diverses écoles d’architecture de la province de Québec, et ce à l’instigation de l’Association et en conformité avec ses pouvoirs.Les directeurs de l’enseignement de l’architecture étudient présentement le problème.Durant la discussion, on a précisé qu’il s’agissait de fixer les conditions d’admission au niveau le plus élevé possible afin d’assurer une meilleure compétence aux futurs architectes.M.Pierre Morency, directeur de l'enseignement français de l’architecture, précisa qu’il ne fallait pas se M.GEO.-E.DE VARENNES, B.A.A., F.R.A.I.C., deuxième vice-président préoccuper du désir de l’une ou de l’autre école mais qu’il appartenait à l’Association de prendre ses responsabilités et de fixer en toute indépendance les conditions d’admission qu’elle jugerait les plus souhaitables.Le rapport du comité des locaux mentionna que l’Association n’avait pas encore acquis la propriété située au 1825 ouest rue Dorchester à cause de certains documents que le vendeur n’a pu fournir.Le comité des plans d’écoles, sous la présidence de M.Paul-O.Trépa-nier, de Granby et Montréal, a déployé tous ses efforts à convaincre le gouvernement de laisser aux architectes le soin de préparer les plans d’écoles, privilège qui leur est accordé par leur charte et que le gouvernement ne respecte pas.A cet effet, il a adressé au Premier Ministre et à tous les ministres concernés un mémoire faisant l’historique des relations du comité avec le Département de l’instruction publique en énonçant les arguments de l’Association contre la politique gouvernementale actuelle.A ce sujet, M.Gilles Bélanger, de Québec, a proposé une revision de ce que les architectes ont réalisé comme écoles afin de juger si ces réalisations ne donnent pas raison au gouvernement de douter de la compétence des architectes.A ce propos, M.Lucien Mainguy répliqua que le Département de l’instruction publique ne s’oppose pas aux architectes M.R.E.BOLTON, B.Sc., F.R.A.I.C., trésorier honoraire ran |M parce qu’ils sont incompétents mais parce qu’ils sont “dispendieux”.Il ajoute cependant que la faute en est aux architectes qui ont construit et construisent encore des écoles mais qu’elle revient aussi au gouvernement qui continue à retenir les services de ces mêmes architectes.M.Trépanier y va plus clairement et parle de favoritisme politique, affirmant que ces écoles coûtent plus de $20 par classe.Il ajoute que les associations n’existent que pour le bien du public et que les architectes sont pusillanimes lorsqu’il s’agit d’adresser des complaintes au gouvernement, concluant qu’ils n’ont qu’à disparaître s’ils ne peuvent accepter leurs responsabilités.A la fin de cette discussion, M.André Robitaille mentionne le peu de présences aux réunions d’un comité aussi important.D’autre part, M.Gilles Bélanger rappelle que le comité de pratique professionnelle devrait agir dans ces cas de pratique inadéquate et sévir contre les membres qui se rendent coupables d'une telle pratique.Affaires nouvelles A l’ouverture de la séance du samedi matin, on procéda à la lecture des messages reçus à l’occasion de l'assemblée annuelle et, notamment, d’un télégramme envoyé par les étudiants de l’Ecole d’architecture où ces derniers exprimaient le désir de voir prochainement leurs études couronnées d’un degré universitaire.M.EDOUARD FISET, A.D.B.A., D.P.L.G.F., F.R.A.I.C., secrétaire honoraire On procéda ensuite aux affaires nouvelles et M.Lucien Mainguy prit immédiatement la parole et fit un long exposé sur l’article premier des Règlements de l’Association des architectes où il est question de l’objectif de 1 Association et où il est dit entre autres choses que celle-ci “a pour but de développer et de maintenir chez les architectes les principes élevés qui doivent régir leur profession .M.Mainguy soutient que l’Association se limite à une activité purement administrative et n’a de préoccupation que pour ses droits, s’étant depuis longtemps détournée de son objectif principal, le service du public.Il ajoute que l’Association devrait chercher à développer chez ses membres la connaissance professionnelle par des expositions qui s’adressent sans doute au public mais qui soient en même temps un stimulant dans la profession.Mentionnant que la pratique professionnelle a pris un caractère trop commercial, il en profite pour aborder le sujet des concours architecturaux, affirmant qu’ils sont utiles et favorisent les talents mais que, avec les règlements actuels qui sont trop sévères et prohibitifs, cette pratique est devenue à peu près impossible.Il ajoute qu’on interprète souvent faussement ces règlements.M.Mainguy préconise des modifications qui, en assouplissant les règlements, faciliteraient les concours qui, en définitive, sont une meilleure publicité que les communiqués aux journaux.Il conclut en proposant, appuyé par M.Adrien Dufresne, que le code de règlementation des concours architecturaux soit remis à l’étude.M.Mainguy en avait surtout contre la pratique qui veut qu’un jeune architecte lauréat d’un concours soit soumis à un deuxième concours ou qu’il se voit adjoindre un associé qui a plus d’expérience que lui.M.Randolph C.Betts, de Montréal, renchérit en disant que, si l’on considère le jeune architecte incompétent, il faudrait reviser les conditions d'admission à la pratique professionnelle parce qu’alors elles n’ont plus aucune signification.M.A.J.C.Paine ajoute pour sa part qu’il faudrait étudier le code sans le reviser à cause de certains conflits qui pourraient être amenés avec le code national dont il s’est d’ailleurs inspiré.C’est la procédure qui fut adoptée.M.Trépanier, secondé par M.Paul-G.Brassard, a ensuite présenté une motion qui favoriserait des réunions d’études entre les architectes de Montréal, ce qui se produit déjà à Québec.La motion, amendée pour promouvoir des réunions mensuelles sans spécifier la région de Montréal, fut adoptée sans difficultés.M.Trépanier, secondé par M.Mercier, demanda ensuite la revision du tableau des honoraires pour qu’il s’adapte aux conditions nouvelles créées par l’augmentation du tarif des ingénieurs.Le moment semblait propice en effet à cause des résultats obtenus par l’autre profession.M.Paine a suggéré d’autre part la seule clarification du texte actuel de façon à ce que le client paie l’ingénieur, soit directement, soit par l’entremise de l’architecte, ce qui suffirait, selon lui à rétablir l’équilibre des taux.M.Gilles Bélanger émit alors l’opinion qu’il n’avait aucune objection à ce que les -honoraires de l’architecte soient haussés à la condition qu’il mérite son salaire.M.André Robitaille revint à la charge avec son projet de revision du rôle réservé au comité d’urbanisme et qui consisterait à élever son activité au niveau provincial.Il avait principalement à l’idée la protection des sites et endroits historiques.La dernière proposition vint de M.Paul Béland, de Québec, qui veut une surveillance de la profession, ce qui rendrait plus efficace le rôle du comité de pratique professionnelle.Il proposa la nomination d’un inspecteur chargé de visiter périodiquement les bureaux de ses confrères dans la profession.Élections On révéla ensuite le résultat des élections qui, comme on le sait, se font d’avance, chacun élisant ses candidats par retour du courrier.Le Conseil de l’Association, pour le prochain terme se composera donc comme suit : Président : Gérard Venne Président sortant de charge : Hugh A.I.Valentine 1er Vice-Président: Randolph C.Betts 2e Vice-Président : Georges-E.de Varennes Trésorier Honoraire : Richard E.Bolton Secrétaire Honoraire : Edouard Fiset Conseillers : MM.Paul-G.Brassard, Davis C.Goodman, Pierre Morency, Francis J.Nobbs, Denis Tremblay, Paul-O.Trépanier, R.P.Fleming, Adrien Dufresne, Jacques David et Noël Mainguy.L’élection a amené deux nouvelles figures au prochain Conseil, MM.Jacques David et Noël Mainguy, Je premier de Montréal, le second de Québec.Quant aux délégués à l’I.R.A.C., ils sont encore inconnus.Lors de l’élection, on avait en effet omis d’augmenter la liste des candidats en proportion du nombre accru des architectes dans la province et la délégation élue aurait été incomplète.Plutôt que d’élire deux délégués additionnels, on a jugé plus juste de procéder à une réélection de toute la délégation.Dans son allocution d’investiture, que l’on trouvera reproduite aux pages réservées à l’Association, le nouveau Président laisse entendre que durant son terme d’office il s’efforcera de mettre l’accent sur le problème des relations extérieures de l’Association.Au déjeuner annuel, M.Paul Gouin, président de la Commission des sites et monuments historiques, qui était le conférencier invité, a insisté sur un problème qui lui est cher et auquel son nom s’associe spontanément tellement il a consacré d’énergie à vouloir le résoudre.Sa conférence portait en effet sur le visage, ou sur l’absence de visage architectural du Québec, sur notre peu de respect pour nos monuments historiques et sur notre insouciance à perpétuer une tradition qui nous est propre.Présenté par M.Maxwell Ford, de Montréal, le conférencier a été remercié par M.Edouard Fiset.54 ARCH ITECTU R E-BATI MEN T-CONSTRUCTION 61 La 40ième assemblée annuelle de la C.C.A.lavis I f»fv I 'rem-1 l P k I ».I selles I I IV.lt I (i de I s il :.:u J eïa I andi-1 act I ce ei | :m- I dele-1 s [US- I in de 1 La C.C.A., l’association professionnelle nationale de l’industrie de la construction et, à ce titre, le porte-parole national de l’industrie la plus considérable du pays, tenait cette année son assemblée annuelle dans l’enceinte du Château Frontenac, à Québec.Durant quatre jours, soit du 26 au 29 janvier, quelque mille délégués ont participé aux diverses assemblées générales ou de sections de cette association qui compte parmi ses membres des entrepreneurs généraux, des constructeurs de routes, des entrepreneurs de métiers, des fabricants et fournisseurs de matériaux et d’outillage, industrie qui représente vingt pour cent du produit national brut du Canada et qui procure de l’emploi à plus de 600,000 Canadiens sans compter ceux qui sont occupés à la fabrication, au transport et à la mise sur le marché des matériaux et de l’outillage de construction, M.Harold John Bail, nouveau président de la C.C.A.MONTRÉAL, FEVRIER 195B Cette industrie qui a exécuté l’an dernier un programme de plus de $6,900,000,000 jouit d’une organisation solide et sérieuse dont le rôle dans notre progrès économique est reconnu et dont les recommandations sont écoutées de nos gouvernements.Dans son discours d’ouverture, le président sortant de charge, M.Tul-lis N.Carter, a rappelé l’importance de cette industrie dans l’économie canadienne et sa production record pour l’année écoulée.Dans ses prévisions, il entrevoit une production sensiblement égale pour les prochains douze mois mais il ajoute “nous allons vivre une nouvelle expérience en ce que, pour la première fois depuis 15 ans, le volume de la construction va suivre un mouvement latéral plutôt qu’ascensionnel.Il a appuyé, comme il l’a fait à plusieurs reprises, sur les difficultés de la concurrence actuelle et sur l’étroite relation qui existe entre l’efficacité du travail et les profits.Il a mis toutefois l’industrie en garde contre certains risques qu’elle ne doit pas courir si elle veut subsister.Il a insisté sur la nécessité d’un système de soumissions fondé sur un sain réalisme.Il a également touché au problème de l’immigration, favorisant, malgré le chômage actuel, une immigration méthodique qui, si elle semble compliquer la situation immédiate, présente un avantage pour le futur dans un pays riche de ressources inexploitées et où une population plus nombreuse signifierait un plus grand marché de consommation.Les rapports des divers comités de la C.C.A.présentent toujours un intérêt spécial en ce qu’ils démontrent le travail que l’association consacre au progrès technique aussi bien que matériel de la profession.Il est intéressant de noter, par exemple, les efforts faits dans le domaine de l’apprentissage même si on déplore encore le manque d’ouvriers spécialisés lorsque l’on compare l’industrie de la construction à d’autres industries plus favorisées comme celle de l’automobile.La construction d’hiver reçoit aussi une attention particulière de l’association qui s’associe depuis plusieurs années aux campagnes de publicité menées par le Ministère fédéral du travail.Le comité national conjoint sur la construction d’hiver fait oeuvre d’éducation et de réclame en s’efforçant de pousser et de stimuler les organisations membres à prendre des initiatives en ce qui concerne ce problème amené par notre climat.Son rôle ne se borne cependant pas là puisqu'il fait aussi fonction d’organisme de coordination en renseignant les membres sur l’activité exercée dans ce domaine par les corps privés et publics et qu’il évalue les possibilités d'application des diverses suggestions émises.Le comité de l’habitation a rapporté une année difficile dans ce secteur de la construction, ce qui démontre, semble-t-il, jusqu’à quel point la construction des maisons d’habitation dépend de la politique gouvernementale.Et si les prévisions de l’année précédente ont été atteintes ce n’est que grâce aux mesures vigoureuses prises par le gouvernement pour intéresser le crédit au domaine hypothécaire.Il est à noter que ce comité de la C.C.A.joue un rôle d'une grande importance au point de vue social et qu'on doit lui attribuer le mérite de la plupart des modifications apportées à la loi nationale sur l’habitation, notamment en qui facilite l’accès à la propriété pour l’individu à revenu modeste.Au cours de l’assemblée, de brillants exposés par des spécialistes reconnus ont été faits sur différents sujets intéressant la construction comme l'isolation thermique, le rôle des plastiques, du verre et de l’acier.Le Ministre fédéral des travaux publics, l'honorable Howard Green, prononça l’allocution au dîner annuel.>55 Le 50e congrès annuel de la C.L.A La Canadian Lumbermen’s Association tenait son 50e congrès annuel à l’hôtel Sheraton Mont-Royal, de Montréal, les lundi ,mardi et mercredi, 10, 11 et 12 février.C’était un congrès-jubilé.Plus de 2,000 exploitants forestiers de toutes les parties du Canada et des états nord-est des Etats-Unis se retrouvaient à cette occasion.Leurs discussions ont porté sur les moyens à prendre pour produire et mettre sur le marché un meilleur produit.Des ministres du Cabinet de quatre provinces étaient au nombre des invités d’honneur.Les quelque 2,000 délégués qui assistaient au congrès ont eu l’avantage d’accueillir l’hon.John S.Bourque, du Québec; l’hon.Clare Maple-doram, de l’Ontario ; Thon.Norman Buchanan, du Nouveau-Brunswick, et Thon.Clifford R.Levy, de la Nouvelle-Ecosse, qui détiennent le portefeuille des Terres et Forêts dans leurs provinces respectives.Parmi ceux qui ont porté la parole au cours du congrès, on compte également l’hon.Sarto Fournier, maire de Montréal, et M.H.G.Norman, président de la Bourse de Montréal.Le congrès a été présidé par M.R.H.Robinson, de Montréal, président de la C.L.A.M.A.Jones, représentant de la C.L.A.outre-mer, a traité de la situation des marchés à l’étranger et des perspectives de l’industrie du bois d’œuvre pour l’année 1958.Les délégués ont aussi eu l’avantage d’entendre des travaux importants sur les recherches faites sur les effets du feu sur le bois d’œuvre et sur le plan d’amélioration des logements du Canada.Une imposante exposition de bois d’œuvre et d’apareils modernes dont se sert aujourd’hui l’industrie a eu lieu à l’occasion du congrès et le public pouvait visiter gratuitement ces intéressants étalages.M.G.E.Bell, nouveau secrétaire-gérant de la Canadian Lumbermen’s Association, a annoncé que les exploitants forestiers du Canada continueront d’épauler le plan d’amélioration de logements qui prend de plus en plus d’ampleur au pays.“L’amélioration des logements déjà existants constitue une importante source de revenus pour l’industrie du bois d’œuvre”, affirma M.Bell.“Une telle entreprise peut rapporter de 500 à 650 millions de dollars par année”.“Il y a environ quatre millions de logements au Canada et leur valeur est d’à peu près 25 milliards de dollars.C’est un fait reconnu que plus de deux millions et demi de ces logements ont été construits il y a plus de 22 ans.Dans la plupart des cas, des changements, améliorations ou réparations s’imposent.” Dans son compte-rendu du travail accompli au cours de l’année qui vient de s’écouler, M.Bell a fait ressortir l’importance des règles de classification du bois d’œuvre mis en vigueur par la C.L.A.Il a signalé le fait que les rè- gles de classification du pin blanc canadien sont reconnues à travers le monde.M.G.E.Bell, a aussi demandé que Ton multiplie les recherches sur le bois d’œuvre et ses multiples usages.Il fit part aux délégués que le conseil d’administration de la C.L.A.se proposait de former un comité auquel on confierait la tâche d’élaborer un vaste programme de recherches sur le bois d’œuvre et ses produits.“Il me semble que les recherches actuelles sont tout à fait insuffisantes” affirme-t-il.Le secrétaire-gérant a signalé que les cultivateurs versent au gouvernement fédéral des redevances s’élevant à plus de 200 millions de dollars pour le bénéfice de l’agriculture.Dans le cas des exploitants forestiers, le gouvernement retire également au-delà de 200 millions de dollars et ne dépense que 10 millions de dollars pour les recherches sur les produits de la forêt.“L’industrie canadienne du bois d’œuvre ne peut prospérer sans exporter une forte partie de ses produits à l’étranger”, d’éclarait d’autre part M.R.H.Robinson, de Montréal, président de la Canadian Lumbermen’s Association.M.Robinson a signalé le fait que les exportations canadiennes de bois d’œuvre ont diminué de près d’un milliard de pieds mesure de planche au cours des deux dernières années.“Nos exportations d’épinette et de pin aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et aux autres pays du Commonwealth ont fléchi de 17 à 23 pour cent l’an dernier”, ajoutait-il.“Cette année sera aussi bonne que Tan passé” a affirmé M.Robinson.Apparement, le marché domestique demeurera stable au cours des prochains mois, mais la concurrence sera plus serrée et les bénéfices seront peut-être moindres.“Il se peut qu’il y ait un regain sensible plus tard au cours de Tannée, si la situation politique se stabilise et si le revenu national continue d’augmenter.Le budget de défense des Etats-Unis est le plus élevé jamais adopté en temps de paix.Par ailleurs, le pouvoir d’achat des Canadiens devrait augmenter.” M.Robinson craint cependant que le regain des affaires au cours des derniers mois de Tannée ne soit le présage d’un nouveau danger d’inflation, d’une augmentation du coût de production et d’une augmentation des prix du bois.L’industrie du bois d’œuvre devra avoir recours davantage à la mécanisation afin de réduire le coût de production, selon M.Max Stephenson, exploiteur forestier de Edmunds-ton, N.B.M.Stephenson était l’un de ceux qui ont participé à un forum sur la mise en marché.M.F.Overend, de Peterborough, Ontario, était l’animateur de ce forum.M.Stephenson a fait connaître le point de vue du manufactu- rier, tandis que M.K.G.Foreman, de Montréal a parlé au nom des grossistes et M.R.W.L.Laidlaw, de Toronto, au nom des détaillants.M.Stephenson a rappelé que Ton ne peut séparer le coût de production , le prix de vente et les bénéfices.Si le coût de production est trop élevé et les prix trop bas, il n’y aura aucun bénéfice et lorsqu’il n’y a pas de bénéfice, c’est la banqueroute.“C’est ce qui est arrivé malheureusement trop souvent depuis quelques années,” ajoutait-il.Les compagnies qui avaient un capital assez élevé ont pu survivre tandis que les plus faibles n’ont pu tenir le coup.M.Foreman a parlé de la vogue de plus en plus grandissante des substituts du bois.Il a demandé que Ton multiplie les recherches sur le bois d’œuvre et tous les produits de bois.“Si nous voulons garder nos positions,” ajoutait M.Foreman, “nous devrons au cours des quelques prochaines années trouver les moyens les plus modernes de rendre le bois et la peinture qui le recouvre à l’épreuve du feu”.“Nous devrons également convaincre le Canadien moyen de la valeur et de la beauté des produits de bois afin que le public force l’architecte moderne, qui ne rêve que d’acier et d’aluminium, à recommander l’emploi du bois d’œuvre chaque fois que la chose est pratique.” M.Laidlaw a fait entendre la voix du détaillant qui doit souvent se contenter de conseiller le manufacturier et le grossiste sur les meilleures méthodes de mise en marché du bois d’œuvre.Il a ajouté que le détaillant ne demande pas mieux que de voir l’industrie se servir des méthodes d’exploitation et de mise en marché les plus modernes afin de conserver au bois d’œuvre la place qui lui revient dans l’industrie du bâtiment.M.Ronald H.Robinson, président de l’Ottawa Valley Lumber Co., de Montréal a été réélu président de la Canadian Lumbermen’s Association.M.Harold Staniforth, de la Staniforth Lumber and Veneer Ltd., de Kiosk, Ont., remplira de nouveau les fonctions de premier vice-président, et M.A.G.Muirhead, de Gillies Bros & Co.Ltd.de Braeside, Ont., celles de deuxième vice-président.Originaire de Eastman, Qué., M.Robinson fit ses études à l’école secondaire de Waterloo et au Collège Loyola.Il entra au service de la maison G.A.Grier & Sons Ltd.en 1921.Dix ans plus tard, il fondait l’Ottawa Valley Lumber Co.En plus d’être vice-président de G.A.Grier & Sons, M.Robinson est président de Waterloo Plywoods, de Waterloo, Qué.M.Robinson fait partie de la Chambre de Commerce de Montréal, de l’Association des Marchands de Bois en Gros de la Province de Québec, du Club Mont Royal, du Royal Montreal Golf Club et du Royal Montreal Curling Club.56 ARCHITECTURE-BÂTI MENT-CONSTRUCTION «Il*1 * .«II»' '* .«II»1 '* 1*11»'- '* »¦)!»< '¦ 1*1 IC1 '* .¦II».>* -1*11»' *» .*,» >•« .«!>«.1,11*1 ,*ll>' p,m »"*' nii*i i*i»' .«II* mil*1 »'»1 i*ii*i i*n*i s*"*1 mi'U '*'1*' mi»' ¦«II*1 mu*' mi»' '°11*' ml»' jrti !*||*1 •W'rt' 1*1 ES* kii*1 1*1»' in.*-.w»> -*»1 .«i»' mi».•»'*¦ |g]!l! ,«,!«> WU«‘ IV»-.*!*>' *»' !»«l W.W 1 -ils * »lf* iss» .i.! .Wg.|*U«» »é .: ?si1?;; :e.sél- : : J; •»» * DES TUILES STRUCTURALES MONTREAL TERRA COTTA furent posées au nouvel "HÔTEL QUEEN ELIZABETH à Montréal.Manufacturiers de : TUILE MURALE TUILE À CLOISONS TUILE IGNIFUGEANTE TUILE À PLANCHÉIAGE • LÉGÈRE e IRRÉTRÉCISSABLE • INCOMBUSTIBLE o ISOLANTE o INSONORE • TAUX D'ASSURANCE MOINS ÉLEVÉS A USINES à DESCHAILLONS et à LAKESIDE, QUÉ.BUREAU-CHEF : IMMEUBLE DOMINION SQUARE, suite 901.Montréal, Qué.— Tel.: UN.6-9467 MONTREAL, FEVRIER I95B 57 818557 Lorsque l'architecte du collège Northview Heights eut à choisir la quincaillerie pour cet édifice contemporain moderne, il devait en considérer l'usage, le dessin, le métal et le fini.Les serrures monopièces Sargent répondaient à toutes ses exigences.La serrure de classe, illustrée ci-contre, peut se 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