Architecture - bâtiment - construction, 1 novembre 1966, Novembre
ï3B$ Architectes: Page & Steele et John Andrews.Ingénieurs-conseils: Ewbank Pillar et Associates, Ltd.Entrepreneur Général: E.G.M.Cape Co.(1956) Ltd.Toutes ces entreprises sont de Toronto, Ontario.Les meilleures idées doivent prendre forme .pour être appréciées Le béton est d'une importance vitale dans l'élaboration du nouveau Scarborough College de Toronto ! En plus d’utiliser la souplesse structurale du béton, les architectes, soucieux des techniques de la forme et de l’environnement, ont élaboré un immeuble dont le détail d’exécution dépend de l’agencement des matériaux.Pour l’ex- térieur, on a combiné cette technique à une variété de textures, qui résultent de l’usage de différents matériaux plastiques, en vue d’obtenir une expression compatible avec la rupture radicale de l’immeuble et l’architecture traditionnelle des campus.A l’intérieur, la structure de béton procure la majorité des finis de surface.Ici, le traitement du béton varie selon la fonction et l’environnement: ou il est poli et doux comme le verre ou il est de texture rugueuse.Des résultats remarquables furent obtenus avec des matériaux plastiques, dont la gamme varie depuis le contreplaqué au revêtement plasticisé jusqu’à la fibre de verre et l’acier.La structure, aux ailes jumelées, est d’une construction fondamentalement à murs portants et à murs résistant au cisaillement, nécessitant quelque 39,000 verges cubes de béton coulé sur place.Dans l’aile à six étages, de la faculté des Sciences, chaque étage est en retrait afin de procurer un éclairage diurne dans les laboratoires et aussi afin de se conformer à la pente du ravin.Par contre, les quatre étages de l’aile de la faculté des Humanités avancent chacune sur la précédente, produisant ainsi un encorbellement qui offre aux employés du bureau un panorama maximum tout en n’accordant qu’un minimum de pénétration solaire.Conçu en vue d’un agrandissement facile, et selon les concepts des méthodes d’enseignement avancé, y compris la télévision en circuit fermé, le Scarborough College démontre encore une fois comment les architectes canadiens utilisent le béton pour l’expression de leurs idées les plus originales.Ecrivez à votre bureau de district local et demandez votre brochure de 32 pages intitulée: “Exploring Color and Texture”, qui décrit la manière d’obtenir des surfaces attrayantes en béton.(Au Canada et aux Etats-Unis seulement) ¦~1966«• 50e année PORTLAND CEMENT ASSOCIATION PORTLAND CEMENT ASSOCIATION 116, rue Albert, Ottawa 4, Ontario Bureaux de District: 1645, rue Granville, Halifax, N.E.; 1010 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal, Qué.; 160 est, rue Bloor, Toronto 5, Ont.; 10020 — I08ième rue, Edmonton, Alta.; 1161, rue Melville, Vancouver 5, C.B.Un organisme de cimentiers dont le but est d’améliorer et d’accroitre l’emploi du ciment portland et du béton. architect une ¦ ATI 'MINT • CONSTRUCTION Le Ministère ties Postes, à Ottawa, a autorisé l'af/ranchissement en numéraire et l'envoi comme objet île deuxième classe de la présente publication.Volume 21—Numéro 247—Novembre 1966 Réducteur Jucques Vurry, B.A.Rédacteur-Europe Jucques Arulrieu Adjointe à In réduction Gisèle Benudin COMITE CONSULTATIF DE REDACTION Directeur technique — Paul-H.Lapointe.Architectes—Louis N.Amlet, André Blouin, Jean Damphousse, Ernest Denoncourt, Léonce Desgagné, Georges de Varennes, Ronald Dumais, J.Y.Langlois, Eugène Larose, Lucien Mainguy, Henri Mercier, Pierre Morency, Maurice Payette, Lucien Sarra-Bournet.sommaire Urbanistes — Georges Robert, Marcel Junius.Ingénieurs — Gérard-O.Beaulieu, Armand-E.Bourbeau, Ignace Brouillet, Henri Gaude-froy, Patil-E.Morissette, G.Lome VViggs.EGLISE ST-MARCEL, POINTE-AUX-TREMBLES architecte: Marcel Gagné 29 Constructeurs — Jacques Boileau, Fernand Guay, René Thomas.COLLEGE DE CHICOUTIMI architectes: Paul-Marie Côté, Léonce Desgagné 34 Editeur Charles Shewell Editeur conseil Eugène Charbonneati Production Albert Gosselin Tirage Thérèse Gravel Gérant (Région est) Claude Beauchamp Vice-président Aubrey Joel LE GRATTE-CIEL OU UNE PROPORTION PERDUE 43 COMMENTAIRE SUR LES IMMEUBLES MONTREALAIS article de Charles Ed.Thivierge.architecte illustrations de Serge Aubray 51 NOUVELLES ET COMMUNIQUES 53 Publicité Québec —• Gérard S.Dufour, Raymond Des Rosiers 1061, rue St-Alexandre, Montréal, Qtté.Tél.: 868-2641 Ontario — D.H.Young 1450 Don Mills Road, Don Mills, Ont.Tél.: 444-6641 BIBLIOGRAPHIE 56 PAGE DE COUVERTURE Résidence du Collège de Chicoutimi: photo de Marc Ellefsen Vancouver — Ross Curtis 2615 Rosebery Ave.West Vancouver, B.C.Tél : 822-1955 Californie — Dillenbeck and Gallavan Inc.3376 West First Street, Los Angeles 4.Tél.: 385-3991 Royaume-Uni et Europe — Paul Wilson Southam Advertising Services 40-43 Fleet St., London E.C.4, England ARCHITECTURE-Bâtiment-Construction, 1061, rue St-Alexandre, Montréal, est publié par La Compagnie d'Editions Southam Ltée, Montréal, Qué.Président du Conseil: St.Clair Balfour; Président et directeur exécutif: James A.Daly.— Abonnements: Canada: $6.00 par année; Etats-Unis: $10.00 par année; autres pays: $25.00 par année.— Membre de la Canadian Circulations Audit Board, Inc.Membre de la Canadian Business Press.Classé dans l'index des périodiques canadiens.Tous droits réservés pour tous pays.MONTRÉAL, NOVEMBRE 1966 3 si ¦ STELCOLOUR conserve sa parure durant toutes ces phases de fabrication 6601/1F CINTRAGE Le revêtement n'est pas affecté par le cintrage normal.A LES PASSES d'emboutissage A moyen n’offrent pas de difficulté.LE FORMAGE par laminage permet l'obtention de profils compliqués.y SOUDURE PAR POINTS dans le cas des joints dissimulés.! .SOUDAGE PAR BOSSAGE A ATTACHES INDUSTRIELLES L'emploi Il n'y a aucune restriction quant au de nombreux systèmes d'attaches soudage selon ce procédé.standard, même en couleurs, est possible.?LES PATTES D'ATTACHE à! JOINTS PAR AGRAFAGE Tout même la tôle font gagner du temps.joint standard dissimule les bords.Postez ce coupon pour obtenir de plus amples renseignements — \ \ En plus de posséder toutes les qualités de robustesse, de durabilité, de malléabilité et d'économie de l'acier.la tôle Stelcolour a le mérite d'être le matériau le plus fascinant qui ait été offert récemment aux fabricants de produits en métal.Pourquoi?Parce que la tôle STELCOLOUR est colorée, prépeinte dans la couleur ou la texture que vous choisissez, et parce que ce revêtement permanent conserve son lustre et sa beauté première pendant toutes les opérations de formage normales.Vous pouvez l'emboutir, la former, la cintrer, la découper à la presse et même la souder.Elle vous fera gagner du temps, de la place et réduira vos frais de main-d'oeuvre et de stockage.Renseignez-vous sur les avantages que vous pouvez retirer de ces merveilleux nouveaux produits de la Stelco.Demandez la brochure ci-dessus.ACIER PRÉPEINT THE STEEL COMPANY OF CANADA.LIMITED • Compagnie à capitaux canadiens.Bureaux de vente dans tout ©2g[gx§),fi7 le pays et représentants dans les principaux centres d'outre-mer.•r'A Voici une Serrure Corbin Elle est élégante, fonctionnelle et durable.Ceci est le nouvel immeuble de biologie de l'université Queen.Il est élégant, fonctionnel, durable et équipé de serrures Corbin.Ils sont clignes l'un de l'autre.Lorsqu'une bâtisse possède l'importance de l'immeuble de Biologie de l'université Queen, on ne peut réellement pas l'équiper de n'importe quel genre de serrures.Et c'est pourquoi nous sommes tellement fiers de nos serrures Corbin, de la série Monterey, utilisées par toute la bâtisse.Corbin a conçu une poignée d'acier inoxydable forgée, avec plaque d'entrée de serrure coulée et appariée .un exemple frappant de performance robuste éprouvée et d'élégance fonctionnelle.CORBIN CORBIN LOCK DIVISION International Hardware Company of Canada (1963; Limited BELLEVILLE, ONTARIO 6 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION BRIDE EN PLOMB POUR TOITURE RECEVEUR EN ^ PLOMB POUR DOUCHE PLOMB EN FEUILLE POUR LE TOIT REJETEAU DE PLOMB JOINT DE PLOMB JOINT DE PLOMB COUDE DE PLOMB Pourquoi le plomb—le plomb de Canada Metal—est-il le métal préféré pour tous les éléments métalliques d’une maison?C’est que le plomb de Canada Metal est durable, flexible et peu coûteux.Le plomb répond aux normes établies par tous les règlements relatifs à la plomberie et il est.exigé par plusieurs.Canada Metal fabrique des rebords en plomb pour les toits, des conduites de plomb, des siphons, des coudes, des cuvettes et du plomb pour tous les types de joints.Pour toute la maison, prescrivez les articles de plomberie en plomb de Canada Metal.Le Service Technique de Canada Metal est à votre disposition pour vous aider à résoudre tous vos problèmes de plomberie relatifs au plomb.CANADA METAL I TORONTO MONTRÉAL SCARBOROUGH WINNIPEG CALGARY VANCOUVER MONTRÉAL, NOVEMBRE 1966 Les murs-rideaux de canarch s’elevent sur le complexe du Square Westmount Un luxueux ensemble, au coût de plusieurs millions de dollars, intégrant des appartements, des bureaux et des boutiques, exige quelque chose de particulier tant à sa conception qu'à sa mise en oeuvre.Ainsi Canarch dût concevoir pratiquement des murs-rideaux en accord avec le prestige de cette transformation au coeur même de Westmount.Les appartements seront dans deux édifices indépendants l'un de l'autre et de 21 étages chacun; les bureaux seront dans une tour de 20 étages.Ces édifices entoureront un mail à ciel ouvert.Les murs seront tous de verre et d'aluminium enduit d'acrylique noir.L'ingénieuse conception des murs-rideaux de Canarch y permet non seulement une réduction marquée des dimensions et du coût des structures portantes et des fondations mais encore elle assure à tous les bureaux l'avantage de jouir de l'éclairage naturel.Si vous confrontez un problème Où l'emploi de murs-rideaux ou d'autres éléments d'architecture en métal est désirable, Canarch peut vous aider d'un bout à l'autre à partir de l'établissement du projet et de la rédaction des devis jusqu'à la fabrication et l'érection de l'oeuvre.Un simple appel suffira et nous vous aiderons à prendre pignon sur rue.Ou écrivez à Case postale No.6087, Montréal.MVHKW ÉÉÉÉÉÉ >M»iÉti|wj àe>#; * « Wfc.Sijw#: lUiftWifftiH CRNHRCH UNE DIVISION DE CANADAIR LIMITED Architectes: Greenspoon.Freedlander, Plachta et Kryton, Montréal.Architecte conseil: Ludwig Mies van der Rohe ARCHITECT U RE-BÂTI MENT-CONSTRUCTION Trois bonnes raisons pour préférer un Cadet Voici exactement de quoi il a L’air.Un cabinet.Un cabinet particulièrement soigné.Fabriqué par American-Standard, il s’appelle le Cadet.Extérieurement, il n’offre rien de sensationnel.Ses lignes nettes, droites, sobres, lui donnent l’aspect des modèles légèrement plus chers.Il est offert en une gamme de six couleurs différentes, plus le blanc.Si l’on ne s’en tient qu’à l’apparence de ce cabinet de prix moyen, c’est déjà une raison suffisante—peut-être pas la meilleure mais une bonne raison—pour choisir un Cadet.Autre raison: la chasse d’eau à mouvement renversé (l’eau est chassée vers l’arrière de la cuvette).La coupe ci-contre montre comment ce mouvement renversé assure une chasse énergique et complète.Les perforations du rebord, le jet d’eau et le profil du siphon ont été entièrement révisés pour rendre le siphonnage plus énergique.Ces deux avantages concourent à assurer un lavage complet de la cuvette.I Mais la meilleure raison que vous ayez de choisir un Cadet est sans doute notre nouveau clapet de chasse No 5.De quoi s’agit-il?Le clapet de chasse No 5 possède un mouvement à retardement spécial qui prolonge l’ouverture de 12 secondes.Il en résulte un lavage plus abondant de la cuvette (plus que le contenu du réservoir) et une chasse aussi complète que possible.En résumé, belle apparence, chasse d’eau à mouvement renversé et -chasse prolongée de 12 secondes représentant des avantages considérables pour un cabinet de prix modique.Et, incidemment, le clapet de chasse No 5 se retrouve également dans notre modèle Camden à descente directe.Pourquoi ne pas nous écrire pour vous renseigner davantage?AMERICAN-STANDARD j American-Standard Products (Canada) Limited, 1201 Dupont Street, Toronto.MONTRÉAL, NOVEMBRE 1966 DOW.Iwmw! Styrofoam: Le meilleur isolant du monde est aussi Aucun autre isolant ne peut être comparé au Styrofoam* pour l’efficacité des propriétés isolantes.De plus, aucun autre isolant ne fournit une base aussi efficace pour le plâtre .surtout lorsque vous combinez le Styrofoam avec notre nouvel adhésif à “action flottante” — Dow Mastic No 7.Cette formule spéciale donnera une certaine souplesse sous le plâtre *MARQUE DÉPOSÉE tandis qu’il sèche .supprimant ainsi la fatigue du plâtre et de l’isolant.Si vous avez besoin de plus amples informations en ce qui concerne le Styrofoam ou le nouveau Dow Mastic No 7, appelez donc notre bureau de ventes le plus proche, ou écrivez à: Ventes des produits de construction, Dow Chemical of Canada, Limited - Sarnia, Ont. Kaleidoscope expo^z DOW CHEMICAL OF CANADA.LIMITED—CO-SPONSOR la mei Heure base pour le plâtre! /¦> Citadel chef-d’oeuvre d’élégance et de technique.Tout est de grande classe dans la robinetterie Citadel! De fait, aucune autre robinetterie n'offre une telle élégance alliée à une telle sûreté de fonctionnement.Ses lignes modernes, d'un goût raffiné, lui confèrent un style qui la distingue au premier coup d'oeil.Même originalité dans les solutions techniques! Par exemple, le mécanisme monobloc "Dialese II" amovible Citadel.Contrairement aux mécanismes ordinaires, ce dispositif révolutionnaire (une exclusivité Crane) se ferme avec la pression de l'eau.Un autre en "Delrin" Dupont.Hautement hygiénique et insensible à la corrosion, elle accélère l'écoulement de l'eau, résiste au tartre et dure des années.Installation simplifiée, entretien réduit .les avantages de la robinetterie Citadel sont innombrables.La robinetterie Citadel est offerte en bloc-robinetterie de 4" et en garniture de 8" d'entraxe ¦— avec poignées Lucite, cannelées ou à manette.Matières et fabrication témoignent de la qualité qui s'attache au nom Crane.Citadel.chef-d'oeuvre de robinet- exemple : la bonde soupape Citadel terie, conçu et réalisé au Canada.ARCHITECTURE-BATI MENT-CONSTRUCTION Quels sont les talents du métal déployé?"Rotating Forms" sculpture métal par André Eysackers réalisée en métal déployé Pedlar Le Pedlar les a tous ! il se coupe.Se cintre.Se ploie.Adopte des formes nouvelles et hardies.Le treillis de métal déployé Pedlar permet aux architectes, aux dessinateurs et aux ingénieurs de donner libre cours à leur imagination.Il présente la solidité et la durabilité du métal, alliées à la délicatesse de la dentelle — en une variété de motifs ajourés.Ses possibilités sont sans limite pour le gros oeuvre comme pour la décoration intérieure.Selon l'inspiration du moment, il se fait plafond suspendu, cloison décorative ou meuble nouveau .écran de sécurité ou pièce interne d'un appareil moderne.Le treillis de métal déployé Pedlar existe en acier, en aluminium, en inoxydable, en monel*, en inconel* et en cuivre.Il s'emploie nu ou, encore, galvanisé, peint, ano-disé ou plaqué.Nous tenons une série d'échantillons et de catalogues à votre disposition.Ecrivez au bureau le plus proche — le service de vente Pedlar s'étend d'un littoral à l'autre.Nous fabriquons également le plancher à accès total pour les salles d'ordinateurs .nous sommes inscrits au service Sweet ou nous vous enverrons un catalogue complet sur simple demande.* Marque déposée par International Nickel Company of Canada Limited THE PEDLAR PEOPLE LIMITED 519 Simcoe St.South, Oshawa, Ontario Montreal • Ottawa • Oshawa • Toronto • Winnipeg • Edmonton • Calgary • Vancouver SINCE 1861 Metal pP1 EX-66-1 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1966 13 Si vous aimez le prestige des portes d’acier inoxydable reluisant mais croyez que le prix est inabordable Canadian Pittsburgh vient d’abaisser considérablement le prix m .6A32F Vous n'avez plus à faire un voyage spécial à la banque pour voir une porte d'acier inoxydable, ou à en acheter une.CPI fabrique maintenant la porte d'acier inoxydable "SATIN U NE"* à un prix qui convient dans les limites de presque tous les budgets de construction.Vous pouvez même maintenant établir un budget plus modeste et inclure le lustre de grand style d'une porte d'acier inoxydable qui durera aussi longtemps que l'édifice et qui ne nécessitera qu'un entretien occasionnel à l'eau et au savon.La raison?Les nouvelles techniques modernes de production nous permettent de produire et de fabriquer les pièces des portes d'acier inoxydable en quantités, rédui- Voyez noire catalogue dans la série Siveets sant ainsi le prix, tout en maintenant la qualité du matériau et la solidité de construction.Et par la même occasion, une flexibilité de forme est offerte à l'architecte.Les portes d'acier inoxydable "SATINLINE” de CPI sont fabriquées d'acier inoxydable nickelé type 301 de jauge 18, de forme arrondie avec joint tubulaire supérieur.Les portes SATINLINE incluent la construction du coin soucié RW-6—le coin le plus solide du genre.Les arrêts de porte s'ajustent automatiquement aux diverses épaisseurs de vitre.Un choix illimité de ferrures peut être utilisé.Pour des détails complets, voyez votre succursale locale CPI."Marque déposée CANADIAN PITTSBURGH INDUSTRIES .de nouvelles idées avec le verre et le métal en architecture.14 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION DECOUVREZ LA DIFFERENCE qui distingue les PRISMALUME CONTROLENS® HOLOPHANE % PC 40 *3-' .îîm— PC 10 MS :: ' \ PC 20 PC 15 The HOLOPHANE COMPANY, Ltd ki.îi_n-i.r_._r.i-.J._ • * Maîtres-Eclairagistes depuis 1898 418 Kipli ¦ : _ J Sldi ‘Mill iiuicnuuuiaiiiiil mwinm j CTOïïïïninïïiiïïïïï ruuuuiumiwuij lUlimTOMIHP miiiimirni ruwiiMl! iiiTnmtirm (luumTO||| iiiiiinnirn mmm ¦tUittuinunm jijr\ :IS Bfc, ' pir f |M|rf ; ; ' .£E&**Tr.æjsmSiT •y '«jujl'KgP- *w iiiuiiii de haut en bas et de gauche à droite: • vue d’ensemble de la bibliothèque qui s’étend verticalement sur les trois niveaux du collège.• aspect intérieur de l’auditorium.° vue de l’un des amphithéâtres, à l’étage.• laboratoire commun.• vue partielle d’une salle de cours :5i&m *:n t -*»• : T i .' .u n rjliuTXXTX.- mxXXXX7> U* ARÇHITÉÇTURÉ-BÂTIMÊNT-Ç0N5TRUQTIQN £h£ V-Ï V ' & 1 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1566 ' •Â.V.-" tfSSsSi fcN da&r- ' kHH ¦SM mmm >#-:• r diLu Le gymnase et la piscine du Collège de Chicoutimi.ARCHITECT U RE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION 5$£àJ, le gratte-ciel ou une proportion perdue par Charles-Edouard Thivierge, architecte L’architecte est un poète qui pense et parle en construction.Auguste Perret Que diront nos arrière-neveux des gratte-ciel actuels?Seront-ils aussi sévères envers cette architecture que nous le sommes à l’égard de celle du XIXe siècle?Nous savons que seul le recul du temps permet de prononcer un jugement, tant soit peu lucide et judicieux, du moins d’émettre une opinion froide et impartiale sur la valeur artistique d’une architecture.Pourtant, déjà un demi-siècle s’est écoulé depuis l’apparition des premières tours.L’édifice Woolworth de New York, haut de huit cents pieds, remonte à 1911-1913.Mais comme il s’agit ici de constructions qui appartiennent encore au présent, combien devons-nous être circonspects dans toute critique ou avant de décerner un prix d’excellence à tel récent gratte-ciel! Combien d’oeuvres anciennes ou nouvelles ne livrent pas leur beauté à la première rencontre! D’une part, il y a la nouveauté ou l’originalité dont nous devons nous méfier, d’autre part il y a l’oeil qui s’habitue, l’engouement ou les idées toutes faites que nous devons redouter.Nous pouvons exprimer le beau sans faire élevé et trop de gens croient que pour être moderne il faut faire gratte-ciel.Nous entendons par gratte-ciel un édifice ayant l’aspect d’une tour et qui dépasse plus ou moins cent soixante pieds.C’est un truisme d’écrire que ce qui préside à ces élévations colossales, c’est autant une rentabilité indéfinie et la cherté du terrain, qu’une certaine économie dans la construction.Toutefois, nous passerons sous silence, cette origine ou ces mobiles, car s’il incombe à l’architecte de construire un édifice, il lui appartient d’en faire une oeuvre d’art quels qu’en soient les antécédents ou les exigences.Malgré toutes les réalisations et les tentatives passées, il semble qu’aucun gratte-ciel n’ait émergé dans le beau architectural.Est-ce à dire que cette forme architectonique répugne au type de perfection que l’architecte peut concevoir?Est-ce parce qu’il y a discordance avec le milieu?Est-ce à dire encore qu’à un certain moment une élévation devient démesurée?Parce que la beauté se rapporte essentiellement à l’intelligence et que l’intelligence aime l’ordre et la proportion, nous disons d’une oeuvre qu’elle est belle lorsqu’elle est intelligemment ordonnée et proportionnée.Elle procure non un plaisir, car le plaisir, de nature se rattache aux sens, mais une joie, une jouissance intellectuelle.Néanmoins cette beauté est saisie par et à travers les sens et selon leur puissance et leur capacité.Si bien que la beauté d'un objet d’art infiniment pe- tit échappe à la vue.11 ne peut en être autrement pour un édifice infiniment grand quoique bien proportionné.En d’autres mots, ce n’est pas le gratte-ciel qui en lui-même manque d’ordre et de proportion, c’est l’instrument dont se sert l’intelligence, cet outil qu’est la vue qui est incapable de saisir toute la beauté de l'oeuvre.C’est la raison pour laquelle l’homme fabrique des oeuvres d’art pour être vues à l’oeil nu et non à l’aide d’un microscope ou d’une jumelle.8*Sî**tSU**S "••-•s* sa % Si SBaWSfi! h % S % s ÜÏi s 111 'll 111 'll MONTRÉAL, NOVEMBRE 1966 43 Pourquoi disons-nous d’un édifice qu’il est proportionné, sinon parce que d’abord, il ne pèche par excès ni par défaut dans ses dimensions, et ensuite qu’il existe une harmonie dans leur rapport ce qui sous-entend la mesure, mais une mesure humaine, c’est-à-dire à l’échelle naturelle de la perception oculaire.Voilà pourquoi, pour qualifier un monument qui dépasse cette mesure, l’homme a inventé des mots tels que gigantesque, cyclo-péen, énorme, mastodonte, colossal.Et une oeuvre ne cesse pas d’être démesurée ou minuscule, du fait que nous nous servons d’une jumelle ou d’un microscope.Si ces instruments donnent à la vue une autre dimension pour découvrir la beauté, c’est donc le sens et non l’intelligence qui est impuissant dans la saisie du gratte-ciel.En soi, la conception d’une tour géante ne répugne pas à l’architecte; c’est sur un autre plan que se dispute la question.Nous avons en mémoire certains gratte-ciel où l’on ne perçoit que du gigantesque tels que le C.I.L., l’Hydro-Québec, la Banque de Commerce Canadienne Impériale, le Ville-Marie, la Tour noire (la Bourse), le Port-Royal, le Cartier, le Champlain, et en cours de construction, la Tour de la Justice et la Banque Canadienne Nationale.Blocs qui surgissent du sol et qui ne retiennent l’oeil que par leur élancement dans les airs.Toutefois, dans le Ville-Marie et la Tour noire, il arrive que le pied, aux volumes proportionnés et plus étendus, et sur lesquels repose la boîte verticale, témoigne d’un grand souci de formes dont les pleins et les vides, les ombres et les lumières participent à un ensemble harmonieux.Mais la caisse aérienne semble superflue; elle apparaît comme un membre que nous pourrions amputer sans que le corps en souffre, ou que nous devrions réduire pour que le tout de l’édifice reconquière une plus grande valeur artistique.(¦) D'où vient qu’à l’Expo 67, la hauteur est bannie de la grande majorité des pavillons?N’est-ce pas là un événement où l’architecte se pique d’être audacieux et à l’avant-garde dans l’art architectural?Si ce n’est de la commande, aujourd’hui comme hier, plutôt que d’ériger une tour sans fin, l’architecte préfère exécuter des formes proportionnées à la puissance de la vision humaine.Quelle aventure! quelle découverte! quelle ouverture artistique pour l’oeil lorsqu’il s’attarde devant le Crédit Foncier, le Fides, la Résidence des étudiantes (U.de M.), la Banque de Montréal (Place d’Ar-mes)! Si la démesure et le beau architectural sont incompatibles, le gratte-ciel est-il en lui-même un édifice démesuré?On sait pertinemment qu’une peinture pour être appréciée, doit être vue d’une distance déterminée et on ne peut impunément s’en approcher ou s’en éloigner.Lorsqu’il s’agit d’une haute tour, ou bien l’ensemble nous échappe dans un grand rapprochement et le fragment se substitue au tout, ou bien un grand éloignement nous empêche de saisir les parties.Comme la beauté de l’ensemble est constituée de l’harmonie des parties, comment admirer la beauté du premier, si les secondes deviennent insaisissables?Dans la tour cyclopéen-ne, le tout sacrifie les parties et tout s’estompe parce que l’ensemble ne peut être englobé qu’à une forte distance.Les yeux ne décèlent dans l’espace qu’une simple figure géométrique.Vu de près ou de loin, le gratte-ciel ne concorde pas au champ de la vision humaine dans la perception de la beauté.En moins d’une décennie on aura construit plus d’une demi-douzaine de (¦) Au Rockefeller Centre de New York, le RCA jure dans l’ensemble des édifices qui entourent la Plaza Sunken.Même vu de la 5ème avenue et à travers le couloir que forme la promenade, ce gratte-ciel est de beaucoup par trop élevé.La mesure est mieux ordonnée avec la Maison française et le British Empire où chacun compte six étages.Ici la vue peut englober une proportion harmonieuse et qui concorde avec la grandeur de la Plaza.-Oam fï, #*SÎ@ɧ •ïEsmrormR ISP*^ r_\t£ ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSÎRUCTION 4 B/B .s, $ S; VOS" v O' s c s * vîM Si S >, > v Iw Ik.S.S- •SSSSi Si S 5 Üllll nain Esaïga nsm mm ¦iiiaa naan min linn mua mm tours dans la métropole.Ici on exclut les édifices élevés qui n’ont pas cette forme.Le nombre d’étages varie entre vingt et cinquante, et la hauteur atteint deux cents à six cents pieds au-dessus du sol.(2) Dans la plupart de ces édifices, l’architecte vise à donner une impression de hauteur en appliquant deux moyens.Le premier consiste en des lignes ascendantes accentuées et qui jaillissent de la base au sommet.L’architecte emploie un second procédé dans le but d’exagérer la hauteur, celui de la répétition ou la superposition indéfinie de lignes, ou (2) Selon les règlements municipaux de Montréal, le nombre maximum d’étages est déterminé par la superficie totale du terrain, c’est-à-dire que le maximum de surface totale de tous les planchers ne peut dépasser douze fois la superficie du terrain.Si la construction n’occupe pas tout le terrain (ce qui donne droit à un nombre plus élevé d’étages), la terrasse ou l’espace libre ainsi constitué doit être à ciel ouvert, accessible au public et d’une superficie minimum qui varie selon le lieu.Toute terrasse donne droit à un léger accroissement de la superficie de plancher.La hauteur est aussi limitée d’après la largeur de la voie publique.Comme chacun peut construire selon ses besoins et avec le plus haut rendement pécuniaire, on aboutit à ces aspects hétéroclites.Seule une réglementation municipale peut prévenir ces perspectives chaotiques et donner naissance à un ensemble ordonné d’une voie publique, à gauche: vue sur la rue Sherbrooke ouest.à droite: vue sur la rue Dorchester ouest.Afin que les locataires profitent d’un panorama, on exploite inconsidérément les alentours et ce, au mépris de la perspective d’une avenue.La maison de rapport “APPARTEMENTS 250”, boulevard Saint-Joseph.jSà&jfcçkjÆj MONTRÉAL.NOVEMBRE 1966 45 "Hill HUM 1 M I > » ; i Tr:rj' mmr*»- «IIII1 m»HrnimiSSÜ! hhhihih,,,,,.™* «««trim i IH| H| “‘''"«uiiunj-Bm -—¦mm • "IIIHII 'M ¦ mi ii mi nun m K linn • I II llll I mm, ««> - I Nil m’-n .¦ ' - ' Tour de ta Bourse Le piéton est en face d’une tour colossale et d’une silhouette élégante et ascensionnelle.de bandeaux horizontaux.Toutefois, un fait commun à ces deux procédés caractérise l’élévation: aucune interruption dans cette répétition horizontale, aucune coupure dans les lignes ascendantes.Rien n'arrête le regard; aucune halte, aucun moment de repos.La tour interdit à la vue de se fixer.L’oeil doit monter, toujours monter, comme si l’ascension ne pouvait avoir un terme.Nous nous attendons à un arrêt, à un achèvement et nous restons insatisfaits, déconcertés.Le gratte-ciel ressemble à une phrase qui se termine par des points de suspension, à un syllogisme sans conclusion, à up son- net tronqué d’un tercet.C’est une voie ferrée rectiligne sur laquelle on s’engage inlassablement croyant qu’elle se referme à l’horizon.Il en est quelque peu autrement au Champlain, où l’on se rapproche d’une forme artistique plus humaine, pour s’éloigner du colossal, malgré l’élévation et les superpositions.La démesure serait-elle atténuée par une impression de hauteur différente de celle qui ressort de lignes ascendantes?Pour exprimer la hauteur, il n’est pas nécessaire qu’une tour s’élève à des centaines de pieds.La répétition et l’accentuation de lignes avec des “sur- faces de repos” (Abel Fabre) y concourent davantage quelle que soit l’élévation réelle de l’édifice.L’élancement et les “surfaces de repos” du clocher de Saint-Jacques de Montréal, malgré son élévation mesurée, donnent une plus grande impression de hauteur, et dans des formes artistiques que la plupart des gratte-ciel métropolitains.Des moments d’arrêt, à peine perceptibles, existent dans la Tour noire et un repos plus accentué apparaît dans le projet de l’édifice de la Chambre de Commerce (Board of Trade), mais la réussite est plus complète à l’hôtel Champlain grâce à l’absence de lignes ascendantes, à la présence de grandes fenêtres en plein cintre et malgré leur superposition, ce qui oblige l’oeil à de courts instants de répit et l’incite à refaire le chemin parcouru d’un côté et de l’autre.Devant un tel monument, le regard peut flâner ou apprendre à flâner.De toutes les tours métropolitaines, nous croyons que c’est le Champlain, nonobstant ses trente-cinq étages, qui est le plus près de la vérité en art architectural.Qu’il s’agisse de comparaison ou non d’édifices, nous devons faire ici une forte mise en garde lorsqu’on feuillette un album ou une revue d’oeuvres d’art.Il faut se rappeler qu’une reproduction photographique n’est pas une sculpture et qu’une photo n’est pas un immeuble.Sans être une duperie, la photo peut provoquer une illusion qui peut aller jusqu’au trompe-l’oeil.Le danger est encore plus grand si l’on compare les édifices de mêmes dimensions et reproduits sur des photos de formats différents et vice versa.De même que nous ne pouvons, en reproduction réelle, réduire impunément une sculpture ou une grande peinture, de même l’édifice que nous admirons sur une épure ou en maquette n’est pas le même que nous voyons de la place publique.Il y a souvent aussi loin de l’épure à la réalité d’un gratte-ciel, que de la coupe aux lèvres.La photo représente une forme qui semble mesurée, tandis que devant l’édifice, nous restons surpris de voir du gigantesque.Nous présumions le grandiose et nous apercevons le cyclopéen.Il y a aussi l’oeil qui s’habitue aux formes, quelles qu’elles soient, si bien qu’il devient difficile de découvrir où se trouve la beauté.Afin d’obvier au colossal, on tente de “tourner en ornement toutes les parties nécessaires à soutenir un édifice” ARCHITECTURE-BÀTIMENT-CONSTRUCTION (Fénelon), et on recourt à l’accentuation de la verticale ou de l’horizontale, ce qui dénote un esprit romantique.Mais l’abus du verticalisme ou de l’borizontalisme tue l’architecture, car on débouche dans la démesure inhérente à la perception du gratte-ciel.Ici on sacrifie la forme à l’utilité au point de prendre cette dernière pour le beau.Ce gigantisme n’est que la conséquence de la primauté tyrannique de l’utile sous la forme.Pourtant l’art architectural consiste en une concordance, une régulation, une union, une harmonie de ces deux fins: l’utile et le beau.Cet accord se maintient de la période grecque jusqu’à la fin du Moyen Age, mais l’équilibre se rompt à la Renaissance où la forme asservit la fonction, époque qui se prolonge jusqu’au siècle dernier.Le vingtième siècle voit apparaître le fonctionalisme.Fénelon au XVIIe siècle avait déclaré dans un discours à l’Académie “qu’il ne faut admettre dans un édifice aucune partie destinée au seul ornement, mais visant aux belles proportions, on doit tourner en ornement toutes les parties nécessaires à soutenir un édifice”.Au début du siècle.Sullivan, Le Corbusier, Gropius, Lurçat développent la même idée Le Ville-Marie, rue Dorchester ouest.Seules une double figure géométrique et une superposition de bandeaux ombragés et horizontaux caractérisent cette tour cyclopéenne imposée par une rentabilité indéfinie.Le pied d’un gratte-ciel dont les volumes, les pleins et les vides participent à un ensemble harmonieux, mais où apparaissent la nudité et la sécheresse des formes.i.v,/hujw XUpAlHt .jKu";; mIiiiii”" i|niii
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