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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
VII - Description de l'Acadie avec le nom des paroisses et le nombre des habitants - 1748
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1888-01, Collections de BAnQ.

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44 LE CANADA-FRANÇAIS VII DESCRIPTION DE L’ACADIE1 avec le nom des paroisses et le nombre des habitants—1748.L’Acadie est une presqu’île qui tient à la terre ferme du Canada a 300 lieues de Québec, ville capitale et épiscopale, elle a été établie par les François qui y bâtirent un fort dans un de ses parties qu’on appelle Port Royal, dans la paix de 1712 Louis Quatorze céda l’Acadie aux Anglois avec les habitants à ces conditions que les dits habitants jouiroient du privilège de professer la religion catholique, et qu’ils auroientle droit d’avoir des missionnaires pour les instruire dans la dite religion.L’Acadie est divisée en six paroisses ; la première est le Port Royal ainsi nommée par les François et présentement Annapolis Royale ainsi appellée par les Anglois, l’église est bâtie assez près 1.Cette Description de l’Acadie est une reproduction, avec additions et commentaires de celle de l’abbé Le Loutre (voir page 41).Elle est extraite des Archives de la Marine, à Paris.D'après cette Description la population acadienne de la Péninsule formait en 1748 un total d’environ 9,150 communiants, répartis comme suit : Port Royal.2000 communiants Rivière aux Canards.600 .Grand-Pré.1000 .Pisiquid.1800 .Cobequid.800 .Takamigousch.,.150.Beaubassin.2500 .Total De plus, il y avait à Chegekkouk .Mioliguesh.Ministiguesch.Cap de Sable.Tébok.8850 .15 familles 20.10.20.25 .Total.90.Ces 90 familles formaient une population d’à peu près 450 âmes ; car, dit Fremquet (Voyage en 1752), “les Acadiens peuplent beaucoup : l’on peut considérer les familles, l’une dans l’autre, entre 5 ou 6 enfants.” Là-dessus, on peut calculer qu’il y avait un total de 300 communiants, lequel doit être ajouté aux 8850 indiqués plus haut, formant en tout 9150 communiants, c’est-à-dire 12,500 à 13,000 âmes.Note de M.l’abbé H.R.Casgrain. DOCUMENTS SUR L’ACADIE 45 du fort, et c’est ce qu’on appelle la basseville, le curé s’appela M.Desenclaves, les habitants sont établis des deux côtés de la rivière qui monte fort loin dans les bois, il y a douze lieues de pays de cultivé, l’on compte dans cette paroisse deux mille communiants.Le fort est bâti de picquet et- de terrasse, il est composé de quatre bastions, on y compte vingt quatre pièces de canons, en temps de paix il y a cent hommes de garnison, notez qu’il n’y a d’Anglois que dans le fort, le reste de l’Acadie est habité par les François, les Anglois y vont seulement en commerce.Du Port Royal aux Mines il y a un portage de vingt lieues, il y a un chemin fait au travers des bois, c’est par ce chemin que les détachements de Louisbourg, du Canada, et les sauvages ont passé pour aller au siège du Port Royal.La seconde paroisse est la rivière aux Candrds, elle a pour curé M.de Miniac, grand archidiacre et vicaire général du diocèse de Quebec, il y a cinq à six lieues de pays bien cultivé, on y compte six cents communiants.La troisième est le Grand Pré, elle a pour curé M.de la Goudtfîie grand vicaire de l’Acadie, il y a quatre à cinq lieues de pais bien cultivé, on y compte mille communiants.La quatrième est Pegiguitk, c’est une rivière qui monte fort loin dans les bois, les habitants sont établis des deux côtés de cette rivière, il y a dix lieues de pais bien cultivé, dans cette rivière il y a deux paroisses, l’une de l’Assomption et l’autre de la Ste.Famille qui ont pour curé M.Chauvreulx, on y compte dix huit cents communiants dans cette paroisse il y a deux portages pour aller à la côte de l’Est, par l’un on va en canot d’écorse par différentes rivières, lacs et portages à Mioliguesh, par l’autre il y a un chemin fait au travers des bois qui est de vingt lieues et qui conduit à Chibouctouk où étoit mouillé l’Aurore commandée par M.de Vignau, on y passe des bœufs, moutons et volailles pour transporter à Louisbourg.On appelle ces trois dernières paroisses du nom commun des Mines parceque l’on prétend qu’il y a quantité de mines dans cette partie de l’Acadie.La cinquième est Cobequitk, c’est une rivière qui monte fort loin dans les bois, les habitants sont établis des deux côtés de cette rivière, il y a quinze lieues de païs cultivé, le curé est M.Girard, on y compte huit cents communiants.De Cobequitk il y a un portage de dix lieues qui conduit à Takamigousch, il y a un chemin au travers des bois bien beau et bien fait, on y fait passer bœufs, moutons et volailles pour 46 LE CANADA-FRANÇAIS transporter à Louisbourg, cette paroisse dépend de celle de Cobequitk, il n’y a point d’autres curés, on y compte cent cinquante communiants.La sixième est Beau bassin ou autrement Chiquiniktouk, il y a huit rivières considérables toutes habitées par les François, il n’y a encore qu’une paroisse qui n’a point de curé depuis quatre ans, on y compte deux mille cinq cents communiants, il y faudrait deux prêtres.De Beaubassin il y a un portage d’une lieue à la baie Verte, on y fait passer bœufs, moutons et volailles pour transporter à Louisbourg.De Beau bassin on peut aller à Québec en quinze jours, on passe par la rivière St.Jean qui est vis à vis du Port Royal, dans cette rivière il y a quinze à vingt familles françoises, le reste sont des sauvages appelés Mariehites qui ont pour missionnaire le père Germain Jesuite, de la mission de ces sauvages on va par les rivières, lacs, et portages tomber dans le fleuve St.Laurent à quarante lieues de la ville de Québec.L’Acadie est fort fertile en bled, fourrage et bestiaux comme bœufs, vaches, moutons, chevaux et volailles de toutes espèces, de l’entrée du Port Royal la mer monte par la baie françoise dans toutes les rivières cy-dessus nommées et par marée les bateaux ou goélettes du port de soixante tonneaux y vont en commerce.Il y a trois missionnaires de l’Acadie qui doivent repasser en France après l’évacuation des Anglois de Louisbourg, M.de Miniac parce qu’il est incommodé de la vue, M.de la Goudalie parce qu’il est âgé et un peu sourd, M.Desenclaves parce qu’il est épuisé de la poitrine, ainsi l’Acadie se voit à la veille de n’avoir que deux prêtres savoir : M.Chauvreulx et Girard, on doit faire attention qu’il n’est pas expédient de laisser le Port Royal sans prêtre, à cause de la proximité des Anglois, il faudroit choisir un bon missionnaire sage et prudent pour ménager les intérêts des François auprès des Anglois, ainsi l’on ne peut se prendre trop tôt pour en faire le choix et l’éprouver avant le temps de l’embarquement.Dans l’Acadie il y a mille sauvages qui habitent les bois et qui sont dispersés le long des côtes depuis Campseau jusqu’au Port Royal.Ces sauvages s’appellent les Micmaks, ils sont tous baptisés et catholiques ennemis irréconciliables des Anglois, et très fidèles au roy de France ; ils vivent de pêche et de chasse et ne mangent jamais de pain que quand ils viennent chez les François ; ils ont pour missionnaire M.LeLqutre, la mission est DOCUMENTS SUR U’ACADIE 47 dans le haut de la rivière Chigabenacadie à douze lieues de Cobequitk, où ils s’assemblent au nombre de 300 à 400 deux fois l’année ; scavoir à la Toussaint et à la Pentecôte ; de Chigabenacadie on va en canot d’écorse par les rivières, lacs et portages, d’un côté à Chibouctouk et de l’autre côté à 'Mousquedabourg, il y a plusieurs habitations françoises le long de la côte de l’Est; la première est Chegekkouk, le missionnaire y a fait bâtir une église il y a quinze familles françoises, c’est à trois lieues de Chibouctouk.La 2de est Mioliguech à trois lieues de la Haïve, le missionnaire a fait construire une église, il y a vingt familles françoises et 300 à 400 sauvages s’y assemblent à la fin du mois de juin.La 3me est Ministiguesch autrement dit le passage, le missionnaire y a fait bâtir une église, il y a dix familles françoises.La 4me est Peaubourcoup ou autrement Cap de Sable, le missionnaire y a fait construire une église il y a vingt familles françoises et 200 à 300 sauvages s’y assemblent dans le mois d’aout.La 5me est Tebok, le missionnaire y a fait construire une église, il y a vingt cinq familles françoises, tous les ans le missionnaire est obligé de visiter ces lieux pour visiter ces françois et sauvages.VIII MÉMOIRE DE L’ABBÉ DE L’ISLE-DIEÜ 1 A M.STANLEY—VERS 1760.Mémoire à présenter à M.de Stanley, ministre du Roy de la Grande Bretagne à la cour de France Par VAbb'e de L'Isle-Dieu, vicaire général du diocèse de Québec.A l’effet de savoir : de Son Excellence si sa cour permettroit qu’on lui fit les representations qui vont être cy-après exposées et qui se réduisent à trois objets.1.“ Copie du Mémoire remis à M.de Stanley à son départ de France pour se rendre à la Cour—1755.”—Archives de la Marine—Paris.Cette note se trouve en marge, au commencement du manuscrit.Mais la date 1755, qu’elle contient, est évidemment erronée, comme le contexte le fait voir clairement.Cet écrit est de 1761, et au plus tôt de la fin de 1760.
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