Le Canada-français /, 1 avril 1924, Les livres
LES LIVRES Mgr 0.Charlebois, o.m.i., chez les Esquimaux.Un opuscule de 34 pages.10 sous l’unité.Comme l’indique le titre de cette brochure, elle contient le récit du voyage qu’a fait Mgr Charlebois, vicaire apostolique de Keewa, tin, l’année dernière, chez les Esquimaux.Cette visite pastorale aux glaces polaires aura pour excellent effet de rappeler au public distrait tous les efforts héroïques des Pères Oblats dans ces pays de glace.A Chesterfield Inlet, le 3 août 1923, il éleva au sacerdoce le frère Ducharme, un canadien-français.Que dût se passer dans l’âme du nouveau prêtre, dans ces immensités froides, loin, si loin des siens, que dût se passer dans l’âme de l’héroïque évêque au moment de l’ordination, on ne saurait le dire.Ce qui est vrai, les yeux se remplirent de larmes.Oui qu’zïs sont beaux les pieds des missionnaires.Lisez cette petite brochurette, elle vous mettra de la fierté et du courage dans le cœur, et peut-être, vous donnera-t-elle la pensée, sinon de devenir missionnaire chez les Esquimaux, au moins d’aider ces pauvres missions de vos deniers.A.R.Mgr S.-J.Doucet, P.D.The Soul, a philosophical poem.Une brochure de 32 pages.1923.Mgr Doucet, ouré de Grande-Anse, N.-B., réédite pour la deuxième fois son poème philosophique intitulé The Soul.Cette seconde édition comporte cent quatroze vers de plus.Comme la première, elle aura le même succès.Ecrit en anglais par un Acadien français, ce petit livre pourra pénétrer dans bien des milieux où notre langue est méconnue et ignorée.Il faut savoir gré à l’auteur d’avoir employé la langue de Shakspeare que, d’ailleurs, il possède d’une façon remarquable.Ainsi son œuvre pourra faire plus de bien.Ces pages sont vraiment un poème adressé à l’âme humaine.Son existence, son immortalité, l’auteur la chante et la prouve en des vers où passe sa belle érudition convaincue, et son verbe riche et sonore.Vraiment le bilinguisne n’est pas un mythe.Que ceux qui en douteraient encore lisent attentivement la brochure du vénérable et distingué curé de Grande-Anse.Point n’est besoin de dire que Mgr Doucet est aussi un des maîtres incontestés de la langue française.A.R. Les Livres 637 Annuaire statistique de Québec, 1923.Un vol.relié de 419 pages.L’Annuaire Statistique parait pour la dixième lois.C est le cas de l’affirmer, l’enfant a grandi, et surtout, il a fait des progrès.Livre vraiment révélateur, il nous renseigne à bon escient sur tous les aspects delà vie de notre Province.A le parcourir, il est facile de constater que la Province de Québec peut aisément soutenir comparaison avec ses voisines.Et ceux qui ont 1 amabilité de nous dire que nous sommes arriérés en fait d instruction, par exemple, devront lire les trente pages (58-88) consacrées à ce sujet.Ils se convaincront que les pays où existe l’enseignement obligatoire ne sauraient foürnir des statistiques plus éloquentes.L Annuaire statistique est une mine de renseignements précieux.Ses tableaux bien faits, bref, tout son agencement où règne l’ordre le plus logique permet au lecteur de trouver immédiatement ce qu’il cherche.Assurément il fait grandement honneur à son rédacteur, M.Val-more Gratton.A.R.Hermas Bastien.Les Energies Rédemptrices.Un vol.de 163 pages.“ L’Action française”, Montréal, 1923.Energies rédemptrices, titre vraiment suggestif pour un livre écrit par un jeune et qui s’adresse spécialement aux jeunes.Oui, ces énergies, elles existent.Il ne s’agit que de les découvrir, et après, de leur donner tout le pouvoir de rendement dont elles sont certainement capables.Mais cette belle mission, elle est dévolue à notre jeunesse canadienne-française, catholique, si pleine d’espoirs.Il y a pourtant danger que son activité, laquelle, coûte que coûte, parce que pleine de sève et débordante, se dépense nécessairement à quelque chose, soit inopérante pour le bien.Ce danger, il n est pas imaginaire, et pour le conjurer, nos hommes de demain devront lire et relire ces bonnes pages marquées au coin de la conviction la plus communicative.Qu’ils méditent ce livre dû à la plume de 1 un des leurs, ils sauront ensuite quelle force sont pour nous notre catholicisme et nos écoles ; à fréquenter les vivants et les morts de chez nous ils apprendront à mieux connaître les gardiennes de notre race et ceux qui sculptent l’idéal parmi nous.Et cette méditation fructueuse finira certainement par leur faire entrevoir la nouvelle aurore qui s’annonce et où entre comme éléments essentiels l’action intellectuelle et le devoir social.Puis, fermant le livre, bien convaincus de la puissance de ces énergies rédemptrices qui sont en eux et autour d’eux, ils se mettront à l'oeuvre avec un nouveau courage.L auteur 638 Le Canada français donne un bel exemple à notre jeunesse contemporaine.On ne saurait trop 1 en féliciter.Son dernier ouvrage, pas parfait sans doute, mais qui lui fait grandement honneur, est une courageuse et bonne action, dont on ne saurait trop lui savoir gré.Il comporte aussi une utile et opportune leçon de fierté que les jeunes devront retenir.Ceux qui leur enseignent à lever la tête et à n’avoir pas peur des malandrins du snobisme, méritent plus qu’une mention honorable.M.Hermas Bastien est de ceux-là.A.R.\ .Germain.La Société des Nations.Un petit volume relié de 212 pages.Québec, 1923.C est une étude doctrinale bien charpentée et bien divisée.On la trouvera peut-être trop didactique, mais il ne faut pas oublier qu elle est une thèse, une thèse présentée pour le doctorat en théologie à 1 Angélique, université romaine, sous la direction des RR.PP.Dominicains.Conforme au droit des gens, la Société des Nations, pour fonctionner normalement, a besoin de la coopération de l’Église catholique qui est l’Église Romaine.Voilà ce que 1 auteur a tenté de prouver.Et il a réussi.Sa démonstration est rigoureuse ; les principes qui lui servent de point de départ sont indiscutables, et c’est dire que ses conclusions sont solides.Ce petit ouvrage, écrit en une langue impeccable, sobre, est une bonne contribution à la littérature née de l’établissement de la Société des Nations.Le maître suivi par excellence est saint Thomas d’Aquin, le prince des philosophes et des théologiens.La documentation du reste est abondante et sûre.Cet ouvrage a été primé au concours pour le prix David.Il le méritait bien, et on ne saurait chez nous trop encourager les auteurs des études doctrinales.Celles-ci'ne doivent pas avoir la dernière place dans ce qu’on appelle la littérature d’un peuple.Petit, élégant, très portatif, le livre de M.l’abbé Germain est très joli sous sa couverture rouge.Tout prêtre, tout laïque instruit devrait l’avoir dans une bonne place de sa bibliothèque ou sur sa table de travail.Pour un dollar, ils peuvent se le procurer soit au Secrétariat des Œuvres, soit chez les principaux libraires.- A.R.Abbé Camille Roy.A l’Ombre des Erables.Hommes et livres.In-12, 350 pages.Québec, 1924.“ Ce que nous avons étudié, écrit l’auteur, c’est surtout la pensée de nos écrivains, c’est la vie ardente qui s’exprime dans leurs Les Livres 639 discours, dans leurs poèmes, dans leurs œuvres, et qui fait ainsi paraître les énergies neuves, vigoureuses, parfois puissantes, quelquefois inexpérimentées, de l’âme canadienne.” Quels heureux moments a-t-il dû passer à l’ombre des érables en compagnie de nos gloires contemporaines les plus pures ! Son âme s’est mise à l’unisson avec la leur, et c’est tour à tour un éducateur, un polémiste un orateur, un romancier, un poète, oui très souvent un poète, qui nous rapporte ses impressions.Des différends s’élevèrent parfois qui troublèrent la sérénité de la conversation.On ne doit pas s’en étonner : les goûts sont variables et les hommes de lettres sont gens facilement irritables.L’auteur s’efforçe toujours, — il le dit lui-même, — “ d’être à la fois sincère et bienveillant”.A l’Ombre des Erables, c’est l’un des chapitres de notre histoire littéraire, et ce chapitre est fait par un connaisseur et un artiste.- A.L.Ernest Bilodeau.Au temps de Benoit XV.Billets, Chroniques et Souvenirs de Rome, Lourdes, Montmartre, etc.Préface de M.l’abbé Albert Tessier, du Séminaire des Trois-Rivières.Un vol.de 248 pages.Imprimerie de la Salle, 44, rue Côté, Montréal.Les billets, les chroniques, les souvenirs pleuvent chez nous.Nos journaux bien faits qui veulent instruire et intéresser leurs abonnés en publient tous les jours, au moins, chaque semaine.Excellente manière de rappeler une vérité, de corriger un travers, de donner une direction.Et sans compter que la forme ordinairement badine de ces écrits disposent bien les lecteurs qui, s’en s’apercevoir, s’imprègnent de leur enseignement.M.Ernest Bilodeau excelle en ce genre.Son dernier voulume au temps de Benoît X V contient ses billets, ses chroniques qu’il a distribués ici et là au grand plaisir des intellectuels toujours avides de le lire.En une simplicité charmante qui fuit également la prétention et la banalité, le distingué chroniqueur raconte un fait, expose une doctrine de la meilleure façon du monde.Et vous êtes tellement pris par sa manière toute joviale qu’il faut lire ces pages jusqu’au bout.Moraliste, M.Bilodeau l’est dans toute la force du mot.Sa philosophie aimable et douce, mais qui est la vraie, vous pénètre et vous convainc.Il fait œuvre salutaire parmi les siens.Aussi bien mérite-t-il encouragement.Disons pour finir que la belle et spirituelle préface de M.l’abbé Albert Tessier ne dépare pas l’ouvrage du tout.Elle en est comme le superbe portique qui nous invite aimablement à entrer dans le temple.A.R. 640 Le Canada français Le Père Em.Georges, Eudiste.Mgr Gustave Blanche, c m.]'., évêque de Sicra, premier vicaire apostolique du Golfe Saint-Laurent et du Labrador (1848-1916).Un vol.de 103 pages.Noviciat des Pères Eudistes, Gros-Pin, Québec, 1923.Le R.P.Georges raconte fidèlement et sobrement la vie de l’un de ses frères qui fut avant tout et par-dessus tout un homme de devoir.Bel éloge qui dit beaucoup.Dans les différents endroits où s’est dépensée son inlassable activité, le premier vicaire apostolique du Saint-Laurent, n’a eu qu’un but, qu’un désir: faire la volonté de Dieu et celle de ses supérieurs.Mgr Blanche est mort sur la brèche le 27 juillet 1916, en pleine guerre, à Paris, dans une assemblée générale de sa Congrégation où il venait de défendre la cause de son Église du Labrador.Bon soldat du Christ, il a laissé 1 exemple d’un sacerdoce sans tache, qu’il a vécu pour Dieu et pour les âmes.Cette lecture fait du bien et réconforte.L’auteur a fait un portrait authentique de son héros.Sans exagération ni du côté des qualités, ni du côté des défauts, il a fait œuvre d’historien passionné de vérité.Sa plume vive, spirituelle, primesautière, se sent à l’aise à travers tous les faits et les événements à qui elle donne une âme.Mgr Blanche ne pouvait avoir meilleur biographe.Pierre-Georges Rot.Les Monuments commémoratifs de la Province de Québec.Publié par la Commission des Monuments historiques de la Province de Québec.Deux vols, grand in-8, 356 et 360 pages, Québec, 1923.Sous les auspices de la Commission des monuments historiques, M.Pierre-Georges Roy vient de faire une très belle œuvre.Il a publié dans ces deux volumes le fac-similé en photogravure, des monuments commémoratifs érigés dans la Province de Quebec ; chaque monument est accompagné d’une notice historique.C est le commencement d’une œuvre de piété nationale qui va grouper tous nos grands et précieux souvenirs.M.Pierre-Georges Roy écrit dans la courte préface de ce recueil : “ Notre travail comprend les monuments, statues, colonnes, cairns ou tumulus, boulders, etc., etc., érigés en plein air.Nous avons laissé de côté pour le moment les monuments de devotion élevés sur nos places publiques.Ils auront leur tour plus tard en même temps que les nombreux monuments commémoratifs places à l’intérieur des églises et des édifices publics.“ La plupart des calvaires et croix de chemin de la province de Québec peuvent être considérés comme des monuments commémo- Les Livres 641 ratifs.Ces signes si touchants de la piété de notre peuple auront, eux aussi, leur histoire avant longtemps.” M.Pierre-Georges Roy continue donc sous cette forme de la photographie historique l’œuvre d’évocation du passé à laquelle il a voué toute sa vie.Ces deux volumes qu’il publie contiennent déjà plus de monuments qu’on n’en peut trouver dans toutes les autres provinces de la Confédération réunies.Évidemment notre peuple a le culte de ses héros et de ses belles actions, et Québec, si riche de vertus traditionnelles, pratique avec ferveur la religion du souvenir.Félicitons M.Roy de mener avec tant de succès cette œuvre de reconstruction photographique, si attrayante, de nos monuments.Qu’il nous permette seulement de lui demander, pour les prochains volumes annoncés, de placer au bas des pages où commence une notice, le chiffre de pagination qui ne peut être inscrit au haut de la page.Les volumes, avec ce procédé seraient plus facilement consultés.Près de la moitié des pages des deux volumes parus ne portent pas de chiffre d'ordre.Et c’est un inconvénient pour les chercheurs qui sont pressés.- C.R.Abbé Chaeles Grimaud.Futurs prêtres.X vol.330 pages.P.Téqui, Paris, 1924.5 francs.L’abbé Charles Grimaud n’est pas un inconnu.Ancien professeur de philosophie, confesseur et directeur émérite de jeunes gens, c’est aussi un éducateur consommé, doublé d’un prêtre à l’âme intégralement sacerdotale.Psychologue profond et fin, il sait le cœur humain mieux que n’importe qui.Liseu, fururs époux et futures épouses.Dans ce nouveau volume il aborde franchement, sans détours, le problème complexe, mais d’une souveraine importance, le problème de la vocation.La grande pitié,— le mot a fait fortune,— des vocations sacerdotales, en France surtout, on en parle dans tous les journaux et toutes les revues.Question vitale entre toutes ; de sa solution dépend l’avenir d’un pays.Il faut des prêtres, les vocations manquent un peu partout, et, en maints endroits, plus qu’ailleurs.L’Église est en péril dans certains milieux.Tel est le cri d’alarme des gens qui ont des yeux pour voir.En écrivant futurs prêtres, l’abbé Grimaud s’adresse au clergé, aux parents et aux éducateurs chrétiens.Il les entretient de l'éclosion de la vocation, de a défense de la vocation et de la formation des futurs prêtres.A l’accomplissement de ce programme bien précis, doivent travailler les prêtres dans le ministère et dans l’enseignement, les pères et 642 Lb Canada français mères de famille, et tous ceux qui s’occupent de l’éducation chrétienne des enfants.Ils trouveront tous dans ces pages quels moyens employés pour faire éclore les vocations, pour les défendre et pour former les futurs pretres.Ce qui caractérise cet ouvrage c’est la sincérité convaincue, c est une connaissance expérimentée.On voit que l’auteur parle de choses auxquelles il a été mêlé durant de longues années.Et dans quelle langue, alerte, primesautière et spirituelle! Et sous ces dehors entremêlés de bonhomie, et charmants, une doctrine puisée aux meilleures sources, une doctrine à jour, familière avec les décrets du Nouveau Code et les dernières découvertes scientifiques.Aussi, nous nous faisons un devoir de recommander chaudement cet ouvrage à ceux pour qui il a été spécialement écrit, et particulièrement au clergé.Prêtres de chez nous, il faut éviter à tout prix la crise des vocations sacerdotales et religieuses.La lecture attentive, méditée même, de futurs prêtres, nous mettra bien en présence des graves devoirs qui nous incombent actuellement.Le premier recruteur de prêtres, c’est le clergé.Il se doit de trouver des successeurs.Qui pourrait en douter?P.S.Mgr Gkente, évêque du Mans.Oeuvres oratoires et pastorales, tome II.Un vol.de 362 pages.Gabriel Beauchesne, Paris, 1923.Si Mgr Grente, comme nous l’espérons, reste encore de nombreuses années à la tête de l’Église du Mans, il va élever à la littérature catholique un monument impérissable.Ses œuvres oratoires et pastorales rendues au tome deuxième ont une valeur littéraire et doctrinale à nulle autre pareille.En les lisant on se rend compte combien les belles lettres, combien la philosophie et la théologie, affinent un esprit, l’ornent et l’enrichissent.Souvenirs classiques du meilleur aloi, arrivant toujours à propos, des textes empruntés aux saints livres et aux saints Pères, connaissance approfondie des maîtres de la théologie, I;out cela se trouve dans ces pages vivantes, au style coloré et imagé, dans ces pages qu’on ne se rassasit pas de lire.Tous les sujets qui intéressent la vie religieuse, intellectuelle, voire économique, Mgr Grente les traite avec une égale maîtrise et une égaie élégance.Les mêmes circonstances ne l’obligent pas à répéter les mêmes choses et de la même façon.Nous avons là une preuve de la souplesse de son esprit.Qualités éminemment précieuses qu’il met bénévolement au service de l’Église et de la France.Car l’activité de l’Évêque du Mans est débordante.Les œuvres oratoires, bien qu’elles s’adressent plus spécialement aux fidèles du diocèse du Mans, elles ont pourtant une portée plus générale.Il y Les Livres 643 a des problèmes posés et résolus qui concernent tout l’univers catholique.Les enfants de l’Église, prêtres et laïques instruits, quel que soit le pays où ils vivent, devraient avoir ces œuvres dans un des meilleurs rayons de leur bibliothèque.P.S.Louis Peeters, s.j.Vers l’union divine -par les exercices de saint Ignace.Un vol.de 140 pages.Charles Beyaert, Bruges, 1924.Il y en a qui pensent que les exercices de saint Ignace, excellents pour former des hommes d’action, ne sauraient conduire à la contemplation, à l’union divine.Ceux-là devraient lire attentivement l’opuscule du R.P.Peeters.Ils se convaincront de leur erreur.L’auteur, fils de saint Ignace, connait les Exercices pour les avoir pratiquées et les avoir étudiées.Il n’a pas de misère à démontrer que la méthode ignatienne mène facilement à l’union à Dieu.Il appuie son dire sur le texte même, il le confirme par des exemples appropriés.Et, en passant, il fait justice de certaines affirmations et interprétations trop bonnement acceptées par uP grand nombre.Et la conclusion, faisons les exercices comme ils doivent l’être, non seulement nous nous dépouillerons du vieil homme, mais aussi nous revêtirons l’homme nouveau qui est un homme de contemplation et d’action : celle-ci est l’effet nécessaire de celle-là.Le volume du P.Peeters fait parti du Museum Lessianum, section ascétique et mystique.- A.R.R.P.Vittorino Facchinetti, o.f.m.Soyez joyeux, traduit de l’italien par l’abbé Ph.Mazoyer.Un vol.de 304 pages.P.Lethielleux, Paris, 1923.Prêcher la joie, enseigner comment devenir joyeux et le rester, tel est le contenu de ce livre bien consolant.L’auteur propose son séraphique père, saint François, comme le modèle par excellence de la joie, c’est la première partie de son livre qu’il intitule affirmation du fait ; dans la deuxième partie, Y explication du fait, il nous dit pourquoi le pauvre d’Assise a été si joyeux ; et enfin, la conclusion du fait , titre de la troisième et dernière partie, a pour objet la pratique de la joie dans la vie.Livre, avons-nous dit, consolant, livre, encore, reposant, dont la lecture nous ramène aux réalités vraies et confirme à nouveau que nous sommes très souvent les artisans de notre propre bonheur comme de notre propre malheur.En notre temps de pessimisme, où il y a tant de gens blasés, qui crient partout que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, ce livre est appelé à panser 644 Lb Canada français bien des plaies, à guérir bien des blessures.Oui, il faut être joyeux, et pour l’être il faut faire Y éducation de son esprit, de son cœur, et arriver à la maîtrise de soi.Ce sont les moyens que suggère l’auteur dans sa dernière partie que nous recommandons tout spécialement.Voilà un livre à répandre dans tous les milieux.Apôtre de la joie, saint François d’Assise a devancé la science moderne et notre civilisation qui tourne au paganisme et à la faillite.Sans doute la science et la civilisation peuvent beaucoup pour le bien-être de l’humanité.Mais le vrai bonheur, la vraie joie, c’est une utopie dangereuse sans le retour sincère à l’Évangile.Telle est la conclusion de ce beau livre.- A.R.Pierre Lhande, s.i.Un maître humaniste.Le Père Longhaye.Un vol.de 242 pages.J.de Gigord, Paris, 1924.L’auteur du charmant livre mon Petit Prêtre a bien connu le Père Longhaye.Dans ce nouvel ouvrage il nous le présente sous trois aspects qui le caractérisent à merveille, comme formateur d’intelligences, comme formateur du goût, formateur des consciences ; et ces trois rôles si bien remplis par son héros durant sa longue existence, le Père Lhande les range sous la rubrique de disciplines intellectuelles, disciplines littéraires et disciplines religieuses.Le P.Longhaye fut professeur toute sa vie, et quel professeur ! Classe scrupuleusement préparée, classe vivante, classe intéressante, où les élèves prenaient une part active, tel fut toujours le programme inviolablement suivi par l’illustre Jésuite.Ses doctrines littéraires on les trouve exposées magistralement dans la Théorie des Belles-Lettres.Ce n’est pas lui qui faisait de la littérature un corps sans âme, ou qui séparait les lettres de la philosophie.Bien écrire comme bien penser, comme penser juste, c’était tout un pour lui.La formation des élèves, à lui confiés, il la voulait intègre, c’est-à-dire, en fonction de toutes les facultés.Il soumettait l’esprit et l’imagination de ses pupilles à une vraie discipline.Il ne voulait pas des têtes bourrées mais bien faites.Et disons que tout cela ne l’empêcha point d’être un saint religieux, d’une soumission, d’une obéissance exemplaires jusqu’à la fin de ces jours.Le Père Lhande a écrit ces pages avec une amoureuse tendresse; on y voit l'affection visible du disciple pour son vieux maître.Mais, tout de même, il fait montre d’une sérénité très objective.Sa plume n’a rien perdu du coloris, du ton imagé, de la belle allure primesautière que l’on trouve dans les Motiëttes.Plutôt achetez ce livre et vous verrez qu’on ne saurait jamais en dire assez de bien.J.M. Les Livres 645 La politesse française.Principes de bonne éducation.Un vol.de 221 pages.Alfred Marne & Fils, Tours, 1924.Au temps de snobisme où nous vivons, la politesse française, comme bien d’autres choses excellentes, est en péril.Ce livre, écrit par un groupe de personnalités du monde, vient opportunément à son secours.Il serait malheureux vraiment que les principes de la bonne éducation n'eussent plus droit de cité dans notre vie sociale.L égalité mal comprise, le démocratisme dont notre siècle est féru, et, disons-le, l'ignorance de la vraie charité, de la charité chrétienne, voilà les causes véritables de la disparition graduelle de la politesse française.Ce volume devrait se trouver dans tous nos foyers.C’est spécialement pour eux que les auteurs l’ont composé.Nous en recommandons particulièrement la conclusion.Elle est le contenu fidèle de ce livre incomparable.La voici : “ La morale est l'hygiène de 1 esprit et du coeur.La politesse est l'apparence, mais 1 apparence nécessaire.” - J.M.P.Boumard.Formation chrétienne de l’âme.1ère série.Avis de piété.Un vol.263 pages.P.Lethielleux, Paris, 1924.Ce travail de M.l’abbé Boumard, vicaire à Saint-Sulpice, est, comme il le déclare lui-même dans l’avant-propos, "le fruit de vingt années passées dans les catéchismes de première communion et de persévérance ”.Il contient des avis de piété, lesquels forment la première série.A travers ces pages toutes apostoliques, souffle un vent de surnaturel qui nous montre bien toute la flamme ardente dont brûle l’âme de l'auteur.Livre vécu, appliqué, livre qui est le résultat d’une expérience peu banale auprès des jeunes.C’est dire que c’est un livre tout exprès pour eux et que devraient avoir tous ceux qui exercent le même ministère que le distingué vicaire de Saint-Sulpice.- P.S.R.P.Hébert, o.p.Sous le joug des Césars.Un vol.de 289 pages.P.Téqui, Paris, 1924.L’auteur de ce volume est mort avant sa publication.C'est un de ses frères en religion, le R.P.Mainage, qui a pris le soin de livrer ces pages au public.Il en a aussi écrit la préface.Ce sont des causeries à des étudiantes qui ont pour thème le christianisme dans ses rapports avec l’Empire romain.Déjà trois séries sont parues, et cette quatrième série traite de l’évolution du christianisme sous le joug impérial, d’où le titre sous le joug des Césars.Exposé simple, 646 Le Canada français lumineux, adapté vraiment à des étudiantes qui veuleut conserver intègre leur foi, telles sont les qualités dominantes de cet ouvrage postÜu’me.Sans doute il y a des lacunes ici et là, certaines parties devraient être revues et complétées, mais cela est dû à la disparition imprévue du P.Hébert.Son confrère, voulant conserver intact l’héritage transmis, n’a pas osé faire les corrections auxquelles du reste il fait allusion dans sa préface.Les jeunes filles étudiantes qui composaient-l’auditoire du R.P.Hébert, font partie d’un cercle appelé Veritas et dont le P.Mainage est aumônier.Le nom de ce cercle en dit assez.Et aussi le caractère, le ton des conférences à elles adressées, nous font penser qu’elles ont un degré de culture assez élevé.Ces bonnes et substantielles causeries ont dû éclairer leur esprit et raffermir leur foi.Le fécond apostolat exercé dans leur cercle par le regretté disp'aru, ces pages le continueront.Les jeunes filles de chez nous qui ont de la vraie culture, et elles sont nombreuses, en lisant ce volume, trouveront une occasion favorable de rafraîchir certaines connaissances toujours actuelles, apprises jadis au pensionnat, mais que malheureusement les soucis d’une vie trop mondaine est en train d’obscurcir sinon de faire disparaître entièrement.- P.S.Ch.Cordonnier.Auprès du puits de Jacob.Un vol.de 383 pages.P.Lethielleux, Paris 1923.M.le chanoine Cordonnier, du chapitre métropolitain de Rouen, continue avec succès son apostolat auprès des jeunes filles.Ce dernier volume est le sixième de la série et a pour titre auprès du puits de Jacob.Il traite de Y apostolat dans la vie chrétienne.Ce sont des pages vraiment évangéliques qui commentent la rencontre de Jésus et de la Samaritaine au puits de Jacob.On y trouve le zèle ardent, éclairé de l’apôtre doublé d’un théologien.Tout est pesé, tout est appuyé, tout est doctrinal.Rien donc pour le sentiment.Les jeunes filles qui ont entendu ces conférences ont dû en retirer des fruits durables pour leur piété si manacée dans le monde.Celles qui achèteront ce petit volume le liront et le méditeront, feront la même expérience.Leur vie chrétienne a de plus en plus besoin d’un aliment puisé à la vrai source qui n’est rien autre que l’Evangile lui-même expliqué, commenté par des exégètes tels que le distingué et docte chanoine de Rouen.P.S. Les Livres 647 L’abbé J.Brtjgerette.L'art de mourir.Un vol.P.Lethielleux, Paris 1923 Il y a un art de mourir comme il y a un art de vivre: celui-ci prépare à celui-là.Art bien difficile que celui de mourir.La mort, elle nous répugne, et dans notre siècle de vie trépidante on n’ose même pas prononcer son nom.Et pourtant la mort est la plus réelle des réalités.Elle s’en vient pour chacun de nous.S’habituer à son spectre, si sinistre soit-il, l’envisager telle qu’elle est, de manière à ne la plus craindre, à la désirer même, tel est le but de ce livre qui comprend trois parties : 1° les leçons de la mort ; 2° la préparation à la mort et 3° nos modèles.C’est une sorte d’anthologie où nous trouvons des extraits bien choisis d’auteurs païens et chrétiens.Les citations évangéliques ne manquent pas aussi.Et en fermant ce livre on se dit comme malgré soi : qu’il fait bon mourir.Oui, mais à une condition, c’est de bien vivre, c’est à dire, vivre chrétiennement.C’est la seule préparation à la mort qui puisse être recommandée, c’est aussi la conclusion de ce volume à qui nous souhaitons la plus rapide et la plus large diffusion.J.M.Publications de la Maison Marietti, Paris, 1923.L'alliance sacerdotale et universelle des amis du Sacré Cœur.Une brochure de 54 pages.Au service de Jésus Prêtre.Un vol.de 298 pages.Sac.Aloysius Moretti.Ceremoniale solemnium frunctionumhebdomadœ majoris.Brochure de 161 pages.P.Antonius Iglesias, o.f.m.Brevis commentarius in facilitates quas Sacra Congregatio de Propaganda Fide dare solet missionariis.Brochure de 141 pages.Cceremoniale Episcoporum.Un vol.de 305 pages.Sac.Guidus Cocchi, Congreg.Missionis.Commentarium in Codicem Juris Canonici ad usum Scholarum.Liber III, de Rebus.Un vol.de 259 pages.L’alliance sacerdotale “ comprend tous ceux des prêtres catholiques du monde entier qui, voulant vivre de la doctrine de l’Amour Infini — Deus charitas est — en pénétrer les âmes à eux confiées, se groupent volontaires d’élite sous l’étendard du Sacré Cœur ”.Cette brochure traite de son origine, de son esprit et de son organisation.Cette œuvre, c’est la mère Louise Marguerite Claret de la Touche, fondatrice de l’Institut des Religieuses de Béthanie du Sacré-Cœur, qui la première en eut l’idée, le 6 juin 1902, après une visite fervente au saint Sacrement.Aujourd’hui elle compte plusieurs membres et est pour le clergé une école de zèle et de véritable apostolat. 648 Le Canada français Au service de Jésus-Prêtre, ce sont des notes intimes tirées des écrits de Mère Louise Marguerite Claret de la Touche.Ce premier volume intitulé les voies de Dieu contient des méditations adressées surtout aux âmes consacrées à Dieu.Ces méditations nous révèlent bien la manière de la Révérende Mère.Toute brûlante de l’amour de Dieu, elle veut communiquer aux autres, et spécialement aux prêtres le feu qui la consume.Le cérémonial pour la Semaine Sainte résume sous forme de tableaux synoptiques les différentes fonctions des ministres sacrés.Ce volume permet de voir en un instant les cérémonies si pleines de sens, mais qui s’oublient facilement, de la Grande Semaine.Quelles sont les facultés qu’ordinairement la Sacrée Congrégation de la Propagande donne aux missionnaires, et dans quel sens faut-il les interpréter ?C’est à ces questions que le R.P.Inglesias, franciscain, répond dans son ouvrage.Ses réponses sont claires, nettes, sans ambages.Son livre devrait être le vade mecurn de tous les missionnaires.Voici une quatrième édition du cérémonial des évêques publié sur les ordres de Clément VIII, Innocent X et Benoît XIII, et approuvé par Benoît XIV et Léon XIII.Cette édition nouvelle bien imprimée, bien divisée, est un progrès sur les autres.Avis à messieurs les cérémoniaires des évêchés.Monsieur Guidus Cocchi, prêtre de la Congrégation de la Mission, nous donne dans ce commentaire les leçons faites aux élèves du Collège Brignole-Saies qui se destinent aux missions étrangères.Ces leçons très didactiques, lumineuses, ont pour objet le livre Ille de Rebus et portent sur les lieux et les temps sacrés ainsi que sur le culte divin.- J.M.Eadmer, moine de Cantorbery (1124).La conception immaculée de la Vierge-Marie.Introduction et traduction par Dom B.Del Marmol, moine de Maredsous.Un vol.de 78 pages.XÎVe de la Collection “ Pax ”, Abbaye de Maredsous, 1923.François Rousseau.Dom Grégoire Tarrisse, premier supérieur général de la Congrégation de St-Maus, 1575-1648.Un vol.de 238 pages.XVe de la Collection “ Pax ”.Abbaye de Maredsous, 1924.Eadmer, moine bénédictin, ami et secrétaire de saint Anselme, mourut en 1124.Érudit historien et théologien, c’est dire que ses pages consacrées à la Conception immaculée de la Vierge Marie ont une grande valeur doctrinale.Il expose ce dogme d’une manière brève et claire ; il appuie sa thèse sur de solides arguments, et il en énonce aussi toutes les conséquences et tous les bienfaits pour Les Livres 649 l'humanité.Dom Marmol, moine de Maredsous, présente cet ouvrage au publie par une introduction de plus de vingt-cinq pages où après nous avoir donné une notice sur Eadmer, il nous parle du culte de la conception de la Vierge en Angleterre au Xlle siècle et de l'influence du traité d’Eadmer dans le développement du dogme et du culte mariais.Ce volume est le XlVe de la collection “ Pax ”.Entré chez les bénédictins à l’âge de quarante-huit ans, après avoir été curé, Dom Grégoire Tarrisse illustra son ordre pendant un quart de siècle.Fervent religieux, comme bien d’autres il déplorait les désordres qui s’étaient introduits dans les monastères au gré des circonstances.Aussi bien embrassa-t-il avec ardeur la réforme.Il fut le premier supérieur général de la Congrégation de St-Maur, une branche bénédictine qui la première fut détachée du vieux tronc pour se conformer en tous points à l’observance du Mont Cassin.C’était au vrai revenir à la règle véritable de saint Benoît.Dom Tarrisse, non sans difficultés, et pour répondre aux besoins de son époque, substitua en partie le travail intellectuel au travail manuel.Il fut un véritable initiateur, et grâce à lui sont sortis de l'ordre bénédictin, des savants de tout premier ordre, dans les différents domaines et qui ont rendu des services signalés à l’humanité.Monsieur Rousseau a fait une œuvre vraiment critique.Il a compulsé tous les documents, il a fouillé tous les textes, tous les manuscrits pour avoir la stricte vérité sur son héros.Dom Tarrisse était digne d’une telle plume et d'un historien semblable.Il est maintenant exhumé pour jamais de l’oubli.C’est u,ne belle et noble figure dont doivent être fiers les fils de saint Benoît, figure sympathique, vrai type de moine qui montre bien que la foi bien vécue et bien comprise va toujours de pair avec la vraie science.P.S.Loys Labèque.Le miroir mystique.Un vol.de 199 pages.Bibliothèque du Hérisson, Amiens, France, 1924.Après avoir parcouru ce volume, on s’arrête et on se pose un point d’interrogation.C’est une sorte d’apocalypse qui a pour objet le monde, Y âme et Dieu.Qu’est-ce que l’auteur a voulu enseigner, où veut-il en venir,franchement nous ne saurions le dire.Il y a de l’inspiration, il y a des élans, il y a des visions d’extases, il y a de brûlantes oraisons.Mais le tout est très énigmatique.Le volume porte en exergue ce texte bien connu de saint Paul : “ Maintenant nous voyons en énigmes, dans un miroir, mais alors nous verrons face à face.” Dans le volume il y a un petit feuillet qui porte l’inscription suivante : œuvre d’un fou ou d’un saint ?La croix est une folie pour ceux qui périssent.P.S. 650 Le Canada français Abbé L.Jaud.Oeuvres du P.Faber.Tome I.Un vol.de 450 pages.P Téqui, Paris ; Librairie Garneau, Ltée, Québec, 1923.J.-M.Texier.L'oraison et la messe avec Marie reine des bœurs.Un vol.P.Téquin, Librairie Garneau, Ltée, Québec, lf23.Mgr de la Porte.Une mère de prêtre, Marguerite Bosco.Une brochure de 30 pages.P.Téqui, Paris, 1923.Les œuvres spirituelles du P.Faber ont toujours un grand cachet d’actualité.Car il prêche une doctrine simple, raisonnable, puisée aux meilleurs sources ; doctrine toute surnaturelle* et pour cause, qui répond toujours aux besoins des âmes.Il faut féliciter l’abbé Jaud d’avoir entrepris cette vulgarisation des écrits de l’illustre oratorien anglais.Us sont dignes d’un public toujours de plus en plute nombreux.Ce tome premier comprend tout pour Jésus, le progrès de l'âme et le Saint Sacrement.Faire son oraison, entendre et surtout célébrer la sainte messe en union avec Marie, c’est une pratique excellente.Car, la Sainte Vierge, reine des cœurs, est certainement un beau modèle à suivre dans ces deux exercices de la vie spirituelle.Le R.P.Texier, dans une soixantaine de méditations, nous initie à cette méthode.Il le fait en maître qui est plein de son sujet, et surtout, qui sait nous en faire apprécier toutes les secrètes beautés.Livre doctrinal, livre destiné à accroître la vie spirituelle du clergé surtout, parce qu'il apprend aux prêtres la vraie dévotion envers la Sainte Vierge révélée au monde, pour ainsi dire, par le bienheureux Grignon de Montfort.Toute la salutaire influence qu’une sainte mère peut exercer sur l’existence d’un fils, ce qu’elle peut faire pour sa vocation sacerdotale, les précieux secours qu’elle lui apporte durant toute sa vie de prêtre, voilà en résumé ce que dit Mgr de la Porte dans ces quelques pages consacrées à la mère de Dom Bosco.Lisez cette petite brochure, vous serez édifiés, sans compter tout le charme que vous réserve la plume si délicate et si apostolique de l’auteur.A.R.Maurice Legendre.Portrait de l’Espagne.Un vol.de 304 pages.Éditions de la “ Revue des Jeunes ”, Paris, 1923.Monsieur Maurice Legendre connait l’Espagne pour y avoir vécu et surtout pour l’avoir observée et étudiée.Il est du nombre de ceux,— plus rares qu’on ne pense,— qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre.Le portrait qu’il fait de ce beau pays est l’œuvre d’un maître qui sait manier le pinceau.Les couleurs s’y i Les Li vues 651 marient à merveille, et les ombres sont toutes juste à leur place.C’est dire que ces pages sont marquées au coin de la plus rigoureuse équilibre, elles ne pèchent ni par défaut ni par excès.Après la Terre, la Raza et l’Esprit viennent les Caractères moraux, et se succèdent ensuite les Artistes, les Héros et les Saints.On ne peut être plus complet et plus exact.Les habitants de la vieille catholique Espagne y trouveront une peinture véridique de leur cher pays.Quant aux étrangers la lecture du Portrait de l’Espagne leur vaudra certainement un voyage intéressant et intelligent au royaume d’Alphonse XIII.- P.S.Charles Loiseau.Politique romaine et sentiment français.Un vol.de 254 pages.Collection “ Politeia ”, Bernard Grasset, Paris, 1923.L’auteur de ce volume a passé les cinq années de la guerre à Rome.Il dit son sentiment qui est le sentiment français sur la politique romaine.On connait toutes les susceptibilités que la politique du Saint-Siège avait à ménager à l’égard de la France.Et il serait plus que mal séant, quoi qu’en aient dit certaines feuilles, de douter de l’impartialité du Pape dans le conflit.Tout cela M.Loiseau veut bien le faire ressortir.Mais malgré sa bonne volonté de rester neutre, il ne réussit pas toujours.Aussi bien certaines de ses appréciations sembleraient être un blâme pour la politique romaine.Au vrai, il est bien difficile de ne pas se souvenir qu’il est français, tout de même son angle de vision n’est pas toujours objectif.Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, à la pge247, parlant du transport au siège de la Propagande de l’Œuvre lyonnaise de la Propagation de la Foi, il dit que cet acte “ peut se couvrir d’une nécessité de centralisation qui n’était d’ailleurs pas évidente, mais il pourrait bien avoir aussi le caractère^ d'une naturalisation en Italie d’une œuvre centenaire, née en France ”.M.Loiseau déclare quelque part dans son livre qu’il ne fait pas œuvre d’historien.C’est bien tant mieux.- A.R.R.P.Ehrhard.La vie idéale.Une brochure de 389 pages.Avignon, Librairie Aubanel Frères, éditeurs, 1923.R.P.Ehrhard.La famille redevenue païenne ou la famille moderniste.Une brochure de 120 pages.Même Librairie.L’abbé Gellé.Les curés solitaires.Une petite brochure de 69 pages.Chez l’Auteur, à Brette, Sarthe.Le R.P.Ehrhard continue son œuvre d’apostolat.Dans ce nouvel opuscule il traite de la vie idéale, qui n’est autre que la vie 652 Le Canada français divine à laquelle nous sommes appelés à participer.Comme toujours il possède parfaitement son sujet.Il le traite avec une compétence, un zèle incomparable.Notre famille, parce que trop moderne, ou plutôt moderniste, redevient païenne.Rien d’étonnant, car le modernisme conduit logiquement au paganisme et au naturalisme.C’est ce que fait très bien voir l’auteur de cette petite brochure.Cet opuscule devrait être répandu dans toutes nos familles si menacées de notre temps.Les pères et mères trop faibles, qui trouvent exagérés les avertissements de l'autorité religieuse, devraient lire et méditer ce nouvel ouvrage du P.Erhard.Les curés solitaires, l’abbé Gellé est venu à leur secours en leur adressant ces pages vécues et très doctrinales.Les dangers de cette vie, les moyens d’y parer, tout cela, et bien d’autres choses dans cette petite brochure.Et l’auteur conclut en conseillant aux curés solitaires de suivre la règle de saint Benoît, comme la meilleure sauvegarde au milieu des ennuis et des tentations qui accompagnent leur genre de vie.L’abbé Gellé, curé de Brette, par Parigné-l’Évêque, Sarthe, connait bien les avantages et les désavantages de la vie solitaire.Seul, dans un centre, où tout est à construire, il mérite bien la reconnaissance de tous ses confrères du ministère paroissial.Et ceux-ci, pour l’aider dans ses œuvres urgentes, seraient bien avisés en achetant son dernier ouvrage qui se vend 2 fr.25 l’unité.- A.R.S.E.le cardinal N.Marini.L’esthétique du Stabat, traduit de l’italien avec un avant-propos et des notes par J.-C.Broussolle.Un vol.de 176 pages.P.Téqui, Paris, 1924.C’est un commentaire original et pratique de chaque strophe du Stabat.L’auteur, le cardinal Marini, vient de mourir.La matière de ce volume, il l’avait donnée comme leçons dans un cours de religion fait jadis à Rome.Les notes du traducteur sont infiniment précieuses, parce qu’elles nous renseignent à bon escient et sur le texte et sur les gravures qui sont au nombre de cinquante- Le Directeur Gérant, Camille Rot, p*" Imprimerie de L’Action Sociale, Limitée.103, rue Sainte-Anne, Québec.
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