Le Canada-français /, 1 septembre 1929, Les livres
LES LIVRES I.— L’abbé Augustin Aubrï.Aux Séminaristes.Conseils pratiques tirés des œuvres du P.J.-B.Aubry, 2e édition.Pierre Téqui, Libraire-Éditeur, 82, rue Bonaparte, Paris (Vie), 1929.II.— R.P.Plus, S.J.La sainteté catholique.Lin volume de 148 pages.Bibliothèque, catholique des sciences religieuses.Bloud & Gay, Paris, 1929.III.— R.P.Sertillanges, O.P.Les grandes theses de la philosophie thomiste.Un volume de 247 pages.Bibliothèque catholique des sciences religieuses.Bloud & Gay, Paris, 1929.IV.-— Paul Renaudin.Saint Vincent de Paul.Brochure illustrée de 56 pages.Bloud & Gay, Paris, 1929.I.— Voici un livre qui certes ne dit pas des choses nouvelles.Mais on y trouve tant de conviction, tant de surnaturel, qu’il a l’attrait du nouveau.Le R.P.Aubry qui s’est occupé de la formation des prêtres, une bonne partie de son existence, y a consigné des conseils, fruits de son expérience.Volume à recommander tout spécialement aux élèves des Grands Séminaires.Il ne peut que les stimuler dans la voie de la perfection où ils se sont volontairement engagés.II.— Quelles sont les sources de la sainteté, et la sainteté dans sa pratique actuelle, tels sont les deux chapitres de ce volume écrit d’une façon si vivante et si alerte.Pages qui font du bien, parce qu’elles nous disent une fois de plus que nous avons tout ce qu’il nous faut pour devenir saints.Et, Dieu merci, la sainteté est de tous les jours et de toutes les classes.Sorte d’apologétique bien adaptée à notre mentalité contemporaine où la doctrine véritable est exposée avec beaucoup d’entrain et beaucoup de clarté.III.— Le P.Sertillanges expose, dans ce nouvel ouvrage, les grandes thèses de la philosophie thomiste.S’il y a quelqu’un qui a pratiqué les ouvrages de l’Ange de l’École, c’est bien lui.Dès lors, son autorité semble être incontestable.Toutefois, son interprétation pourrait être discutée à certains endroits.Quoi qu’il en soit, reconnaissons que ce petit ouvrage ne nuira pas à la cause de la philosophie thomiste.IV.— Petite vie illustrée de saint Vincent de Paul.Elle dit tout l’essentiel, et de la façon la plus simple du monde.Bonne manière de faire opportune propagande en faveur de l’œuvre et de l’esprit du grand saint.A.R. 50 Le Canada français Ch.Yandepitte, D.H.Conférences à la jeunesse des écoles.Trois séries, 5e édition, Chez Pierre Téqui, 82, rue Bonaparte, Paris.Les conférences de Ch.Vaudepitte à la jeunesse des écoles se divisent en trois séries : 1ère, Grandes vérités du salut et devoirs d’état; 2e, Devoirs envers Dieu et envers le prochain ; 3e, Devoirs envers soi-même.Par ces publications, l’auteur a voulu couronner l’enseignement qu’il a donné pendant 25 ans à la jeunesse des écoles.Comme il le dit lui-même en s’adressant aux jeunes : “ Nous avons voulu continuer de vous instruire à l’École du Maître, sous la direction de son Église et placer entre vos mains un livre qui vous aidât à développer vos connaissances religieuses, à vous initier et former aux vertus de votre état.” Ces conférences sont remarquables par la netteté du style et la clarté de l'expression.Nul doute qu’elles seront d’une grande utilité aux professeurs et aux prêtres du ministère, mais aussi et surtout à nos jeunes qui y apprendront tout ce qu’il est utile de connaître sur Dieu, sur le Prochain, sur Eux-mêmes.M.L.Monseigneur Besson, évêque de Nîmes, Uzès et Alais.Le Décalogue, ou la loi de l’Homme-Dieu.Deux volumes in-12 de plus de 400 pages chacun.Chez P.Téqui,féditeur, 82, rue Bonaparte, Paris.La maison Téqui vient de publier la seizième édition des Conférences que prononça Mgr Besson à la métropole de Besançon, au cours des années 1866, 1867 et 186S.Ces conférences, réunies en un ouvrage qui a pour titre Le Décalogue, traitent de la loi morale, loi qui vient de Dieu et dont l’Église est la gardienne.L’auteur divise le sujet en trois parties : la morale religieuse, la morale sociale et la morale individuelle ; la 1ère traite des devoirs de l’homme envers Dieu et les saints ; la 2e expose ses devoirs envers le prochain et la 3e, ses devoirs envers lui-même.Nous avons dans ces pages un magnifique exposé de la morale chrétienne.Pour en parler dignement, nous ne pourrions mieux faire que de rappeler les paroles élogieuses que le Pape Pie IX faisait adresser à l’auteur ; “ Vous avez rendu un vrai service à l’Église et même à la société civile, en rappelant les esprits à la méditation des dogmes catholiques : c’est par là qu’ils pourront se dégager des ténèbres de ce monde qui passe, et s’élever aux choses du ciel, qu’ils oublient trop souvent.” M.L. Les livres 51 Le Chnst-Roi.Revue de pensée et d’action catholiques.Hiéron, de Paray-le-Monial.Une extraordinaire faveur accueille en France cette nouvelle revue, et il faut convenir qu’elle le mérite.Inspirée par les récentes Encycliques de Sa Sainteté Pie XI sur la royauté du Christ et sur la réparation, faisant siens la pensée et l'appel du Souverain Pontife, elle adopte un vaste et magnifique programme dont voici les grandes lignes : 1 ° Le Christ-Roi, sa personne, ses droits ; 2° L’Eglise, épouse du Roi : sa nature et ses droits, son passé, sa situation dans le monde moderne ; 3° La Royauté du Christ : sur la vie spirituelle, sur la vie intellectuelle, sur la vie politique et sociale, sur la vie artistique et littéraire, sur la vie internationale.Toute l’élite des catholiques de langue française voudra s’abonner à cette remarquable publication, rédigée par des maîtres d’une compétence indiscutée.Pour le Canada, l’abonnement (il part de janvier), se prend exclusivement au Monastère de St-Benoît-du-Lac par Bolton-Centre, Cté Brome, P.Q.Il est d’une piastre par an.St-Benoît-du-Lac est une fondation de l’abbaye bénédictine de St-Wandrille, (Congrégation de France), où se trouve la Rédaction du Christ-Roi.Un exemplaire sera envoyé sur demande.- P.M.A.Abbé Félix Perdrizet.La Messe des Morts.Maison Aubanel Frères, Avignon, 1929.Saisit-on toujours la beauté poignante de la messe des morts, chantée surtout ?Voici un ouvrage très au point qui déroule sous les yeux du lecteur toutes les parties de la messe des funérailles, et révèle l’enseignement consolateur de chacune, dans sa simplicité sublime.Un grand nombre de notions historiques relatent l’origine des diverses parties de la messe, les époques de leur introduction dans la liturgie, leur auteur ; le tout s’enrichit de citations empruntées à nos saints Livres, aux Pères, aux grands écrivains, et aux poètes.Nous ne doutons pas que cet ouvrage nouveau ne produise de nombreux fruits de bénédictions et de salut.P.H. 52 Le Canada français Prosper Mébimée.Théâtre de Clara Gazul.Texte établi et présenté par Pierre Martino, doyen de la Faculté des Lettres d’Alger.Les Textes français, collection des Universités de France, publiée sous les auspices de l’Association Guillaume Budé, Paris, 1929.Le théâtre de Clara Gazul (1825) n’est pas autre chose qu’un recueil de pièces dramatiques assez courtes, à teinte espagnole, dans le goût romantique.Ce théâtre fut introduit en France par Joseph L’Estrange (Mérimée), qui racontait dans une préface filandreuse, qu’une “ Gitana ” d’Espagne avait composé ces drames livrés aujourd’hui au public.Mystification que cette Clara Gazul.Mais les pièces, toutes de Mérimée, furent lues, en dépit de leur origine particulièrement livresque, à cause, vous l’entendez bien, de cette allure espagnole pillée joyeusement dans le fond dramatique de l’Espagne.Voici énumérées ces pièces : Les Espagnols en Danemark, Une femme est un diable, L’amour africain, Inès, le Ciel et l’Enfer, L’Occasion, le Carrosse du Saint-Sacrement.Ce théâtre n’est pas toujours intéressant et pas toujours moral.La plupart des pièces finissent sur une plaisanterie niaise, toujours la même, bien volontaire et peu française.Elles restent attrayantes pour ceux que la littérature amuse avec la politique et les courants d’opinion.M.Martino élucide très finement toute cette question du théâtre de Clara Gazul dans une introduction nette et suffisamment riche.Les notes et variantes qui ferment le volume, présentent un grand intérêt de stylistique sur les procédés littéraires de l’époque.- J.-E.B.R.P.Paul Doncœur.La chevauchée de Jeanne d’Arc.Un vol.in-16, 264 pages, 8 cartes.Dillen et Cie, 5, place du Président-Mithouard, Paris, 1929.On a écrit ce volume à l’occasion du cinquième centenaire de la Sainte.Quatrième carnet de route du P.Doncœur, dédié surtout aux chers petits Français de dix-sept ans.— 1429 et 1929, deux dates qui se ressemblent ; 1429 toute débordante de la vie de Jeanne, 1929, débordante de la renaissance française.Livre d’inspiration et de tenue toutes lyrico-épiques où l’histoire ne perd rien cependant de ses précisions.Ce fragment d’épopée est illustré, peut-on dire, par une magnifique collection de quatre-vingt-dix cartes postales en héliogravure.Ces cartes comprennent des sujets choisis avec soin et qui reproduisent tantôt des œuvres d’art, statues ou tableaux, représentant Jeanne d’Arc et les personnages célèbres à qui elle eût affaire, tantôt des sujets historiques ou encore une série de monument auxquels est resté attaché le souvenir de la Pucelle.M.G. Les livres 53 Henry Balth.Grammaire du Dessin.320 pages.A.Giraudon, 56, N.-D.-des Champs, Paris, 1928.Le livre de Henry Balth, Grammaire du Dessin, mérite une attention toute spéciale de tous ceux qui s’intéressent aux arts du dessin.On compare le dessin, à une sorte d’écriture qui reste un mode d’expression d’une grande valeur éducatrice.C’est pourquoi, dit-on sans contredit : “ le dessin se lit et s’écrit, c’est le confident qui ne trompe pas la pensée, c’est l’interprète qui ne manque pas de redire fidèlement ce qu’il a mission de transmettre.” Nous ne sommes plus au temps, Dieu merci, où il soit nécessaire d’établir le rôle que doit jouer le dessin, dans toute culture intellectuelle bien soignée dont il est comme le complément tout naturel ; il concourt au développement du jugement à l’aide des yeux et de l’intelligence.Si cette matière est enseignée de façon à apprendre aux élèves à dessiner, et non pas tout simplement à faire des dessins, ce qui n’est pas la même chose, ce cours, loin d’être superflu, ou pour le moins, simplement d’agrément, contribue pour sa part à la formation générale de l’élève, le prouvent suffisament.“ Pour que l’instruction donnée dans nos Ecoles soit complète, affirme M.E.Dyonnet, membre de l’Académie Royale des Arts du Canada, il faut à tout prix y inclure l’étude du dessin.On doit apprendre à dessiner, comme on apprend à chiffrer comme on apprend les sciences naturelles, c’est un moyen de développer les facultés d’observation de l’élève.M.C.Lefebvre, ancien directeur général du dessin dans la Province de Québec nous énonce à son tour que : “ Loin de surcharger les programmes déjà lourds, l’enseignement du dessin les allège en apprenant à apprendre; parce qu’il développe l’esprit d’observation, il aide à les remplir.” On apprend sans doute à dessiner en dessinant mais pour arriver plus sûrement à ce but, il faut connaître les règles précises que comporte cette science.Tous ces enseignements sont donnés dans l’excellente grammaire de M.Henry Balth, qui ne fait que prouver l’énoncé de Léonard de Vinci : “ Ceux qui s’entêtent à la pratique sans science, sont comme des marins montant sur un navire sans timon ni boussole et qui ne savent jamais avec certitude où ils vont.” “ Étudie cette science, ensuite viendra la pratique de cette science.” Pour en venir à de bons résultats, il faut donc comme pour toute langue une bonne grammaire qui tiendra lieu de directive chez l’élève dans l’acquisition de cette langue ; cette bonne grammaire a été composée par M.Henri Balth. 54 Le Canada français 11 existait un grand nombre de traités sur cette matière, mais une grammaire faisait défaut.La Grammaire du Dessin de Henry Balth, vient lever l’obstacle en comblant cette lacune, à la satisfaction j’en suis sûr de tous les professeurs de dessin, obligés qu’ils étaient de faire de nombreuses recherches, compiler des notes que devaient copier leur élèves, chose qui ne leur plaît pas toujours, osons l’affirmer.Ce qui surprend tous ceux qui parcourent cette grammaire, c’ëst d’y remarquer que dans un exposé clair, logique et précis, l’auteur réussit à traiter toute la théorie du dessin dans un volume de trois cent-vingt pages d’une édition des plus soignées ; en un mot, c’est une mine de connaissances qui ne demande qu’à être exploitée.Ce manuel, appelé à rendre de grands services aux professeurs et aux élèves, recevra de tous un accueil favorable.J.-E.L.Joseph Huby.L’Évangile et les évangiles.Ua volume de 307 pages.Le 7e de la Collection la Vie Chrétienne.Bernard Grasset, Paris, 1929.La célèbre Collection la Vie Chrétienne se continue.Ce volume, le septième, n'est pas le moindre.Avouons que son auteur, le R.P.Huby, a toute la compétence exigée pour parler à bon escient de l’Évangile et des évangiles, h’Évangile, c’est-à-dire, le message du Christ, qui est unique, et les évangiles, c’est-à-dire les quatre formes sous lesquelles ce message s’est transmis au monde.D’où deux parties, dont la première nous montre les vrais caractères de la prédication de Jésus-Christ, et la seconde, qui traite des quatre évangiles, pour en donner aussi les marques distinctives.Pour ce qui est de l’évangile de saint Jean, en particulier, comment douter de son historicité après les pages convaincantes que le Père Huby lui consacre.Ce volume s’adresse au public instruit.Celui-ci y trouvera tous les charmes d’un style qui se possède et d’une phrase sûre d’elle-même.Une érudition discrète, mais combien authentique, court à travers tout cet ouvrage, sans compter le bon vent de surnaturel qui souffle à plein dans ces pages incomparablement belles et à point.C’est dire que ce volume est appelé à éclairer bien des esprits et à ramener bien des intelligences qui, malheureusement, de nos jours, se laissent trop saturer par une littérature scripturaire dont l’extrême danger est de faire montre d'une science qui est à cent lieues de l’objectivité.A.R. Les livres 55 I.— H.Charles, S.J.Jésuites missionnaires, Syrie, Proche-Orient.Volume illustré de 114 pages, avec carte.Beauchesne, Paris, 1929.II.— Annuaire Pontifical catholique, 1929.Un volume de 917 pages.Bonne Presse, 5, rue Bayard, Paris (Ville).III.— Benito Mussolini.Le problème de la natalité.Suivi d’un article de l’Osservatore Romano.Brochurette de 16 pages.L’Œuvre des Tracts, No 119.Montréal, 10 sous.1.— Joli volume, très artistement imprimé qui raconte ce que font les Jésuites missionnaires en Syrie et dans le Proche-Orient.On apprendra qu’ils font quelque chose, et qu’ils le font bien et pour longtemps.La Compagnie de Jésus continue glorieusement sa mission.Le règne de Dieu, elle travaille à l’étendre partout.Elle a bien mérité de l’Église et du monde tout entier.LÉ— Comme toujours cet annuaire est fort intéressant et très complet.Vraie mine de renseignements pour quiconque veut se tenir au courant de la vie de l’Église.111.— Mussolini aborde cette grave question de la natalité avec sa netteté et sa franchise ordinaires.11 n’a pas peur de déclarer que l’excellent moyen de résoudre ce sérieux problème, c’est “ surtout la conscience religieuse de l’individu ”.Ab uno disce ovines.A.B, I.— Ordo divini officii sacrique peragendi juxta Kalendarium Ecclesiœ universalis, pro anno Domini, MCMXXX.Brochure de 11S pages.Marietti, Turin, 1929.II.— Fr.Lv-Thomas Regattieri, O.P.T.L'Évangile eucharistique.Exhortations pour les heures d'adoration.Un volume de 216 pages.Marietti, Turin, 1928.III.— Sac.Caraillus Colli-Lanzi.Theologia moralis universa, vol.Ill et IV, 625 et 318 pages.Marietti, Turin, 1928.I.— C’est l’ordo de l’office divin et de la messe pour 1930.Cet ordo s’adresse à l’Église universelle.11 est préparé avec beaucoup de soin.II.— Ces exhortations rendront de signalés services aux prêtres qui ont à prêcher des heures d’adoration.Elles sont empruntées à l’Évangile.C’est ce qui leur donne une saveur toute particulière et fait leur grand mérité.III.— M.l’abbé Colli-Lanzi continue avec succès la publication de sa Theologia Moralis Universa.Ces volumes 111 et IV traitent successivement des sacrements, des préceptes, de la restitution, des préceptes de l’Église et des préceptes particuliers.A.R. 56 Le Canada français •n^ ^ IGNT' Les Poemes.Texte établi et présenté par Jean Chuze- .nie.Les textes français, collection des L'niversités de France, publiée sous les auspices de 1 Association Guillaume Budé.Éditions Fernand Roches, 150, Boulevard Saint-Germain, Paris, 1929.Isolé au milieu du monde, Vigny a soupiré quelques-uns des plus beaux vers du monde.” \oilà pourquoi Vigny reste actuel, isolé encore de cette façon, parmi les romantiques passés de mode et voilà pourquoi on le lit si volontiers, du moins les esprits sérieux.L œuvre de \igny n a rien de touffu, rien de tapageur.Elle se borne à un recueil assez mince, composé des Poèmes antiques et des Poèmes bibliques, du Livre Mystique, du Livre Moderne, des Poèmes philosophiques, et des Poèmes retranchés.Le vers de \ igny n’a pas toujours les ailes qu’on lui voudrait, mais il ne tombe jamais dans le rococo, la platitude : “ Vers-diamant , a-t-on dit (M.Chuzeville), chargé de pensée claire, profonde, jusque dans l’outrance.Une introduction trace, pour l’avantage du lecteur pressé, une rapide esquisse de la vie du poète, remet en mémoire les circonstances diverses qui nous ont valu les Poèmes.Notes explicatives et appendices d’ailleurs peu nombreux, éclairent le texte par lui-même si précis déjà.11 faut louer sans restriction la présentation du texte, l’apparat critique si discret de M.Chuzeville.On a suivi ici les méthodes appréciées dans chaque volume de la Collection des Universités de France : intelligence, probité, soucis d’art et de clarté, que souhaiter de plus ?Les textes français sont la suite logique des textes grecs et latins de la fameuse “ collection Budé ”, comme on l’appelle chez les professeurs, (collection trop peu répandue en Canada.) - J.-E.B.Édouard Schneider.Les heures bénédictines.Un vol.de 264 pages, le premier de la Collection “ les Grands Ordres monastiques ”.31e éd.Bernard Grasset, Paris, 1927.On peut dire que cet ouvrage a eu bonne presse.Rendu déjà à sa 31e édition ! Preuve qu’il a trouvé bon accueil auprès du public.11 le mérite certes, car il raconte les choses les plus captivantes, les plus ennoblissantes qui puissent.Pages délicieuses, ni plus ni moins, qui nous dépeignent sur le vif l’âme bénédictine.Ame faite d’équilibre et d’harmonie, âme pleine de paix ! L’auteur nous fait coudoyer, une journée durant, les fils de saint Benoît, depuis leur lever matinal jusqu’à leur coucher.Existence des plus Les livres 57 besogneuses et des plus fructueuses que la leur ! Le farniente que des ignorants aiment faire miroiter aux yeux de tant de gens avides de préjugés, il n’existe certainement pas dans une abbaye de Bénédictins.Parcourez cet ouvrage.Outre la suave odeur de douce poésie qui s’en dégage, vous en savourerez la salutaire conviction que fils de saint Benoît est synonyme de travailleur acharné qui, en se sanctifiant, sanctifie les autres et fait oeuvre d une portée éminemment sociale.______ A.R.I.— A.Auffray.Un grand éducateur, Le Bienheureux Don Bosco.Un volume de 560 pages.Emmanuel Vitte, Lyon, 1929.H.— Fernand Laudet.L’instituteur des instituteurs.Saint Jean-Baptiste de La Salle.Un volume de 263 pages.Maison Alfred Marne et Fils, Paris, 1929.III.— Abbé Francis Trochu.Un martyr français au XIXe siècle.Le Bienheureux Théophane Vênard.Un volume de 537 pages.Emmanuel Vitte, Lyon, 1929.I.— Don Bosco a été béatifié au mois de juin dernier.Sa vie que vient de publier l’un de ses fils, est certainement la mieux faite de toutes celles parues jusqu’à date.Écrite d’une façpn alerte, d un style coulant, elle se lit tout d’un trait, tant on est pris par le charme du récit.L’existence du nouveau Bienheureux a été prodigieusement féconde.Son exemple a déjà suscité et suscitera encore de nombreux imitateurs._ .11.— Saint Jean-Baptiste de la Salle est bien à juste titre 1 instituteur des instituteurs.Cette vie nouvelle écrite par Fernand Laudet nous le prouve bien.K11 e ne dit rien de nouveau.Mais tout en nous racontant des choses connues, elle interesse encore et toujours.Livre à répandre parmi ceux qui consacrent leur vie a l’enseignement.A le lire, ils apprendront à aimer davantage leur belle vocation._ lïl.—¦ Le Bienheureux Théophane Vénard, prêtre de la Société des Missions Étrangères de Paris, a été martyrisé en 1861.11 était âgé de trente-deux ans.Ce qui donne de la valeur à cette biographie, c’est qu’elle a été uniquement composée d’après la correspondance du bienheureux, les témoignages de sa cause et de nombreux documents inédits.Les lettres du saint martyr copieusement citées dans ces pages nous disent suffisamment combien il aimait Dieu et les âmes.Notre jeunesse qui souvent a peur du sacrifice trouvera, en parcourant ce volume, multiples raisons de s’enthousiasmer pour la cause de Dieu.A.R. 58 Le Canada français Lagrange, O.P.VÉvangile de Jésus-Christ, 4e éd.Un volume de odd pages.Librairie Lecoffre, Paris, 1929.Ce volume contient 1 évangile tout simplement.Les enseignements de Jésus, ses faits et gestes passent devant nos yeux, dans toute leur beauté, dans toute leur noblesse.Tout au plus ici et là quelques commentaires explicatifs.Mais ce sont toujours les évangélistes qui parlent.Voilà l’un des mérites de cet ouvrage.Saint Mathieu et saint Luc, saint Marc et saint Jean se succèdent dans la narration.Ce qui manque à l’un, l’autre y supplée.Aussi bien, 1 harmonie dans la doctrine règne parfaitement chez les svnop-tiques.Composé pour des gens d’une certaine culture, l’Évangile de Jesus-Christ fera aimer davantage et apprécier à nouveau le simple récit débarrassé de tout apparat scientifique.Non pas que l’ouvrage du R, P.Lagrange fasse fi de l’exégèse basée sur la science la plus sûre et la plus authentique.Il est facile de lire entre les lignes que le texte remonte à des sources profondes.Mais le tout est admirablement digéré.Et ce résumé des grands coumentaires, je dirais, est comme le fruit mûr que l’on savoure sans soupçonner tout le travail des causes qui l’ont conduit à maturité.Aussi bien faut-il savoir infiniment gré au R.P.Lagrange de cette œuvre admirable qu il nous donne au déclin d’une existence non moins admirable toute consacrée à mieux faire connaître, et donc, plus aimer Notre Seigneur.A.R.• George.L'Oratoire.Un volume de 237 pages.Le 3e de la Collec- tion “ les Grands Ordres religieux ”, Bernard Grasset, Paris, 1928.Belle, magnifique histoire que celle de cette Congrégation dont le but est de réaliser le sacerdoce de Jésus-Christ.L’auteur raconte ses origines, son évolution, les diverses péripéties, il en montre bien 1 esprit et la spiritualité.Questions délicates qu’il touche à peine en passant.Laïque, a-t-il toujours ce sens bien sacerdotal, je dirai, qui rend tant service à la pure logique des faits ?Quoi qu’il en soit, excellente contribution à cette collection admirable publiée sous la direction d Édouard Schneider.M.de Bérulle à qui l’Oratoire actuel est revenu de plus en plus, est, sans conteste, l’une des plus belles figures de prêtre que l’on puisse présenter encore de nos jours.Et le livre de M.George aura sans doute pour résultat de rappeler que la voie de la sainteté n’est pas nécessairement liée à tel ou tel genre de vie.Celui-ci, somme toute, n’est qu’un moyen.Et le moyen, ne l’oublions jamais, toujours est subordonné à la fin.A.R. Les livres 59 Renée C.T.Zeller.La vie dominicaine.Un volume de 229lpages.jLe 2e de la Collection “ les Grands Ordres monastiques ”, 15e édition.Bernard Grasset, Paris, 1927.C’est une femme qui écrit ! Mais ne craignons rien.Comme le dit le Père Mandonnet, dans son introduction, Renée Zeller a parfaitement compris son sujet.Aussi bien lit-on toujours avec un intérêt croissant ce volume qui nous met si bien au courant de la vie dominicaine.Ce sera, pour un grand nombre, véritable révélation ! Comme, en général, nous connaissons peu nos ordres religieux ! C’est l’un des rares services que rendra cette collection.Et il faut que nos ordres monastiques soient de plus en plus connus.Les préjugés font encore bien du mal.Et en lisant cet ouvrage on se convaincra sans plus que les sévérités claustrales ne nuisent en rien à la spontanéité des talents et à la largeur des esprits.La vérité s’accommode à tout.L’ordre de saint Dominique le prouve depuis des siècles.A.R.M.-M.Vaüssard.Le Carmel.Un volume de 258 pages, le 7e de la Collection “ les Grands Ordres monastiques ”, 15e édition.Bernard Grasset, Paris, 1929.On ne se fatigue point à lire tout ce qui concerne le Carmel.Et surtout lorsque les pages à lui consacrées respirent le charme qui s’exhale de celles que vient de signer Madame Vaüssard.Ce livre n’est pas une histoire du Carmel.C’est plutôt dirons-nous une pénétrante étude, marquée au coin de la plus authentique psychologie, de la vie carmélitaine.Sans doute une courte biographie de la réformatrice du Carmel en est comme le préambule obligé.Mais quelle biographie ! La grande mystique nous est finement représentée.Tout juste les traits et les faits qui nous la dépeignent sur le vif.Dès lors, véritable méditation qui éclaire l’intelligence et réchauffe le cœur.Puis l’auteur entre de plain-pied dans son sujet.Nous n’avons qu’à le suivre pas à pas pour nous mettre bien au courant dq l’esprit de la règle des Carmélites.C’est de cette connaissance que nous avons besoin.Peu importent les sévérités, peu importent les privations, peu importent les pénitences.Tout cela appartient au patrimoine des ordres religieux.Mais, plutôt, ce nous est besoin de connaître comment toutes ces pratiques extérieures conduisent au renoncement véritable, lequel, à son tour mène à la perfection véritable.Harmonie admirable et combien logique entre l’un et l’autre chez la grande sainte Thérèse.Et cet esprit pratique, bien humain, si é quilibré qu’est le sien, elle l’a donné en héritage à ses filles. 60 Le Canada français C est ce qui ressort facilement de la lecture du volume de Madame \ aussard.L Ordre du Carmel, tout austère qu’il est, comporte des crucifiements qui, sans doute, surélèvent la nature humaine, au-dessus d’elle-même, mais la laissent bien intacte dans son fond et fait appel à toutes ses ressources pour escalader l’échelle des vertus et arriver au dernier château intérieur.Non, au Carmel, comme dans toutes nos communautés, le bon sens, je dirai, est le premier servi.Et parce que c’est ainsi, les droits de Dieu y sont respectés dans toute leur latitude.Voilà ce qu’on doit répéter souvent.Et cet ouvrage offre une incomparable occasion de le dire.A.R.Georges Soulié de Morant.L'épopée des Jésuites français en Chine.Un volume de 295 pages, 8e édition.Bernard Grasset, Paris, 1928.Vraiment une épopée que cette histoire des Jésuites en Chine.Et quelle épopée ! Entremêlée de revers et de fortune, de défaites et de victoires.Comme toujours la Compagnie, là et ailleurs, se montre apte à affronter tous les périls.Non certes qu’elle revendique pour elle l’infaillibilité.Mais elle veut que l’on joue cartes sur table.C’est encore la meilleure diplomatie ! En parcourant ces pages on se convainc à nouveau que l’hommerie est partout.11 ne faut n’en être pas surpris.Le monde est le monde, l’homme est l’homme.Puis la grâce ne détruit pas la nature.Nous serions portés à croire que l’auteur, sans doute fort bien renseigné, force parfois la note.Et dans ses dernières pages il ne paraît pas tout à fait juste dans son appréciation des faits et gestes du Saint-Siège à l’égard des Jésuites français.Mais n’empêche que ces pages sont de nature à projeter beaucoup de lumière sur une époque et sur des événements que les ennemis de l’Église et des Jésuites —• il y en a encore — se plaisent à embrouiller, pour ne pas dire plus.A.R.R.P.Bonaventure-Péloquin, O.F.M.La Ligue universelle du Christ-Roi.L’Action Sociale, Limitée, Québec, 1929.L’auteur présente aux Ligueurs une sorte de vade-mecum.Chacun pourra trouver, dans ce vade-mecum, l’historique de la Ligue, son but précis, ses statuts, obligations et avantages.11 y rencontrera aussi plusieurs fragments des récents décrets pontificaux sur la doctrine de la royauté universelle du Christ, avec un résumé clair, très suffisant, de la doctrine.P.S. Les livres 61 R.P.A.Galy, S.M.VAmi des Pécheurs.Un volume de 308 pages.P.Téqui, 82, rue Bonaparte, Paris (Vie), 1929.Prix : 12 f.50.En vente chez Garneau, libraire, à Québec.Livre débordant de miséricorde, écrit par un apôtre du Cœur de Jésus.Tant d’âmes ont peur de Dieu !.Tant d’âmes sont accablées sous le poids de leurs fautes et n’osent regarder le ciel et implorer le pardon !.Et pourtant Jésus est l’ami des pécheurs.Les pharisiens en colère lui criaient comme une injure : amicus peccatorum.Cette injure est devenue le plus beau titre de gloire de notre divin Rédempteur.11 s’est fait l’ami de nos âmes souillées, il s’est attaché à elles, il veut les relever, les purifier, les rendre heureuses.Tel est le sujet de ce livre.Les diverses manifestations de la Miséricorde de Dieu dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau, les affirmations de son amour, les paraboles, les grandes conversions de l’Evangile : autant de chapitres qui invitent l’âme à la confiance en Dieu.Un chapitre résout les objections et explique les textes mal compris de l’Évangile.Un autre démontre la sollicitude de Dieu à l’égard des mourants.Enfin la radieuse et réconfortante vision de Marie, Mère de Miséricorde, termine ce volume bien fait pour raviver ou allumer l’espérance dans le cœur des justes et des pécheurs.J.G.Gaëtan Morin.Les Quatre Maures.Un volume de 168 pages.Maison Aubanel Frères, Avignon, 1928.Le sujet si riche, si captivant se prêtait à un récit intéressant.L’auteur a préféré gâter ce beau roman de chevalerie chrétienne en se servant d’une langue artificielle, qui n’est ni moderne ni moyenâgeuse, qui n’est pas française, langue hybride, fatigante, ahurissante.Cependant ici et là de belles descriptions, de grandioses évocations de ces mystérieux paysages de l’Orient, de rapides investigations psychologiques à travers les âmes chevaleresques du XlVe siècle, des récits où il y a parfois de la vie, de l’entrain.Mais aussi que de hors-d’œuvre !.que de longueurs !.que d’épisodes traînants, qui font bâiller !.11 est à souhaiter que dans l’ouvrage qu’il annonce, et qui paraîtra bientôt, l’auteur écrive en français, et qu’il sache mettre de l’intérêt dans son récit en poussant un peu plus à fond ses analyses psychologiques et surtout en faisant les sacrifices nécessaires à toute œuvre d’art.J.G. 62 Le Canada français Alfred Lemmet.Le Génie de saint Augustin.A propos du XVe centenaire de saint Augustin 430-1930.Aubanel Frères, Avignon.Augustin est un esprit supérieur qui a fait la gloire de l’Église tine, qui reste aujourd’hui “ la gloire de la raison humaine comme du christianisme ”.Son oeuvre est immense et s’adresse à tous, âmes d’élite comme les plus simples.Esprit profondément humain : c’est cette humanité qui le fait si sympathique, si accessible, si séduisant.Pages qui chantent l’illustre docteur et qui émeuvent notre fierté catholique.P.S.M.-T.Porte.Marie-Clotilde de Savoie.Vie et Lettres.Préface du R.P.Gillet, O.P.IJn volume de 177 pages.Prix : 20 f.P.Téqui, 82, rue Bonaparte, Paris, 1929.En vente chez Garneau, libraire, Québec.Rien de plus édifiant que cette vie d’une princesse de Savoie, fille de Victor-Emmanuel 11.Après une jeunesse entièrement dévouée à ses jeunes frères et soeur que sa mère mourante avait confiés à ses soins, elle épouse le prince Jérôme Bonaparte, neveu du grand Napoléon.Le passage de cette princesse dans une cour libre-penseuse ne fut pas inaperçu, et si sa réserve lui attira quelques envieux, sa bonté lui gagna les cœurs vraiment loyaux.Après les événements de 1870 elle vécut quelque temps en Suisse avec le prince Jérôme, Dieu sait dans quels tourments.Puis, ce fut la séparation et la retraite définitive à Moncalieri aux portes de Turin.Dans son amour profond pour Dieu et son attachement au Souverain Pontife, elle prend courageusement la défenses des droits de la sainte Église contre les sacrilèges empiètements du roi son père.Depuis longtemps déjà elle est tertiaire de Saint-Dominique : le Tiers-Ordre fait sa force et sa consolation et elle en pratique scrupuleusement toutes les observances.Vie de sacrifices, vie méritoire et vraiment édifiante.La princesse Clotilde de son vivant, par ses prières incessantes et ses larmes, obtint de Dieu la conversion de son beau-père, de sa belle-sœur, de son époux.Sa puissance d’intercession doit être efficace maintenant, car elle est morte en prédestinée.Les filles et mères chrétiennes et surtout les épouses qui souffrent liront avec profit la vie et les lettres de cette servante de Dieu.J.G. Les livres 63 I-— R.P.Pontneau.L'Oraison.Un opuscule de 51 pages.Maison Aubanel Frères, Avignon, 1928.II.— R.P.Il Ait i: et, S.M.Manuel (V Adoration du Très Saint-Sacrement.Un volume in-32 de 221 pages.P.Téqui, Paris, 1929.Prix : 6 francs.F.n vente chez Garneau, libraire, à Québec.1-— Ce n’est pas un traité d’ascétique ou de mystique : ce sont des conseils pratiques qui s’adressent aux âmes sacerdotales, aux âmes religieuses, aux âmes ferventes qui ont l’habitude de l’oraison quotidienne.Comment faire oraison d’une façon profitable ?Quelle part doivent y prendre les diverses facultés ?Comment se défaire des inévitables distractions ?Toutes ces questions sont traitées dans le petit livre du R.P.Pontneau.2.— Ce manuel d'Adoration du T.S.Sacrement est destiné à tous les adorateurs.11 est divisé en quatre parties : 1° Quelques ;principes empruntés aux maîtres de la vie spirituelle pour éclairer et guider l’adorateur ; 2° Prières diverses, extraites surtout de la Liturgie et des œuvres des saints et disposées suivant l’ordre des quatre fins du saint sacrifice de la messe ; 3° Programmes et méthodes à l’adresse des adorateurs en groupes et des adorateurs isolés ; 4° Prières et élévations en union avec Notre-Dame du Très Saint Sacrement.Ce petit volume forme comme une Somme complète et pleine de doctrine et d’onction de l’adoration du Saint-Sacrement.R.M.Ch.-Henri Morice.La Bonne Providence.P.Téqui, libraire-éditeur, 82, rue Bonaparte, Paris, 1929.Où 1 on étudie nos raisons d’existence, les moyens par lesquels Dieu agit sur nous, la politique divine, nos devoirs envers la Providence et les résultats de la soumission constante aux gestes de la divine Providence.Il n’est pas de dogme plus bienfaisant que le dogme de la Providence.De la vérité d’une Providence, Bossuet a bâti toute la philosophie de ses grandes tranches d’histoire, et l’activité de sa vie .Consultons ces pages du chanoine M.Morice, si lumineuses, si délicates, où 1 on parle avec tant de joyeuse piété du Dieu qui crée et qui pourvoit.Le style ne nuit en rien au charme sûr du fond.Et après lecture, il ne sera plus permis d’avoir peur du bon Dieu.J.-E J. 64 Le Canada français Yves Le Febvre.Le Génie du Christianisme.Collection “ Les grands Événements littéraires Edgar Malfère, éditeur, 12, rue Hautefeuille, Paris, 1929.Le Génie du Christianisme fut publié au milieu de circonstances très spéciales.C’est grâce à ces circonstances, un concours favorable on ne peut plus, que le succès est venu à ce livre, succès retentissant et assez durable.Le Génie bénéficiait de la gloire du Consulat, au lendemain du Concordat et de la paix d’Amiens ; il devenait, du coup, le livre du vieux parti ecclésiastique ressuscité dans le sillage de Napoléon.M.Lefebvre nous met au courant de tout ce qui touche de près ou de loin à la publication du chef-d’œuvre de Chateaubriand.Sa plume savante nous promène dans les correspondances inédites, les documents nouveaux.On aime s’arrêter aux profils évoqués des grandes figures de cette époque où un seul homme, l’empereur, obligeait l’humanité à se hausser d’un cran et à vivre des jours surhumains.Ouvrage qui ne sera pas inutile, pour aider à l’intelligence du “ Génie ”, de cette apologétique si loin de l’apologétique traditionnelle, mais si nécessaire à cette époque où le jansénisme et l’Encyclopédie avaient défiguré et enlaidi tant de nos mystères.J.-E.B.Raymond Clauzel.Sagesse et /'aul Verlaine.“ Les Grands Événements littéraires ”, Malfère, Paris, 1929.“ Sagesse ”, ce sont les purs désirs, les gracieuses mélancolies, les nobles désespoirs, selon Baudelaire, qui habitent les régions surnaturelles de la Poésie, les poèmes mystiques d un truand, d un pi'ier de tripot et de prison.Mais Verlaine a écrit “ Sagesse ”, dans la sérénité brève des accalmies peu durables, si précieuses cependant.Ce qui fait que “ Sagesse ” est un chef-d’œuvTe unique et qu’il faut lire.Qui ne sait par cœur au moins cinq ou six sonnets du dialogue mystique ” ?.M.Clauzel pousse son étude avec un souci d’intelligence et de charité qui l’honore.La vigueur des portraits, des pastels, la ligne aiguë des dessins, n’ont d’égales que l’érudition riche, vaste comme le sujet.Et l’on goûte particulièrement la sympathie qui explique tout sans vouloir justifier, qui fait la part dès reponsabilites et des ignorances heureuses du poète, le pauvre Faust déplumé , le “ prince des vers si doux ”.Nécessaire à toutes les bibliothèques sérieuses.J.-E.B. Les livres 65 Ch.-G.Kanters, S.C.J.La dévotion au Sacré Coeur de Jésus dans les anciens États des Pays-Bas, du XIle au XVIIe siècle.Un vol.XV-297 pages.Librairie Albert Déwit, 53, rue Royale, Bruxelles.Livre précieux (5e de la série), qui réunit les citations de plus de quatre-vingt-dix auteurs anciens des Pays Bas (Belgique et Hollande), sur la dévotion au Sacré-Cœur ; qui reproduit une trentaine d’images anciennes du Sacré-Cœur.Le tout est présenté avec un soin extrême et une sûre érudition.Un Opuscule supplémentaire de 92 pages, enrichit le volume précédent d’une nouvelle série de textes anciens néerlandais.Documents de prix qui ne déparent point du tout la collection déjà renommée que l’on sait.H.L.F.Laudet.Sainte Thérèse de Lisieux.Maison Alfred Marne et Fils, Tours, 1929.Sainte Thérèse, selon l’expression de Pie XL est l’“ Enfant chérie du monde ”.Voilà pourquoi l’on ne se lasse par d’écrire et de lire à son sujet.Ici, l’on a divisé la biographie de la Sainte, en deux parties : la vie extérieure de la petite sœur Thérèse et sa vie intérieure.Les deux vies.sont le plus beau des jardins où poussent à merveille les floraisons divines.On y pénètre et on en sort pour y revenir sans cesse, tant la simplicité de la sainte fait de bien à nos âmes contemporaines peu compliquées mais si encombrées.J.-E.B.O.-Roland Gosselin.Courtes Méditations sur les paroles de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.Aubauel Frères, Avignon, 1929.Ces méditations ont pour thème un mot, une parole de la chère petite sainte : la foi, la conflance, l’abandon ; l’orgueil, l’humilité ; “ être petit ” ; la prière, la souffrance et la perfection ; l’amour de Dieu et du prochain ; la justice, la miséricorde et le bonheur.Le commentaire ne dépare point la pensée ingénue de sainte Thérèse.11 coule puissant et doux comme la grâce, d’une doctrine accessible, la doctrine de la “ petite voie ”, la doctrine aussi de la voie royale où il importe de marcher sans regarder en arrière, où les fleurs sont pourpres du sang des expiations constantes.J.-E.B. 66 Le Canada français I.— L’abbé Jean Besnard.Huit instruction» 'pour une retraite aux enfants.Un opuscule de 68 pages.Maison Aubanel, Avignon, 1928.II.— La Confession et la Communion des Petits Enfants.Un opuscule de 24 pages.Maison Aubanel, Avignon, 1928.I.— L’auteur a suivi, pour chaque instruction, le même procédé de composition : une parabole, une histoire, un apologue ouvre le sujet de manière à captiver tout de suite l’attention des enfants.De ce récit il tire une application pratique.Par mode de conclusion un dernier trait condense et fixe dans l’imagination des auditeurs la doctrine exposée.La disposition sous forme de plans laisse au prédicateur la marge de développements personnels.Ce petit livre peut rendre de grands services aux prêtres qui ont cette délicate mission de prêcher une retraite aux enfants.II.— Voici une petite brochure qui devrait être distribuée dans tous les couvents et écoles.Les enfants y trouveront les exercices et les méthodes nécessaires pour faire avec dévotion les grands actes de la vie chrétienne : confession, communion, assistance à la messe.11 faut enseigner aux tout-petits la gravité de ces actes ; il faut aussi leur donner le moyen et l’habitude de les faire avec sérieux.R.M.I.— R.P.Perroy, S.J.La Mission d’un Enfant.Un volume in-8° écu, de 240 pages sur alpha, orné de 16 reproductions hors-texte de photographies.Librairie Emmanuel Vitte, 3, Place Bellecour, Lyon et 1, Place S.-Sulpice, Paris, 1929.Prix : 10 francs.IL— Votre Ami Cuy.Un volume in-8° couronne, de 148 pages, publié par le même auteur à la même librairie.Prix : 4.50 francs.I.— “ Après ma mort on écrira beaucoup de choses sur moi ”, disait le petit Guy de Fontgalland à sa mère, plusieurs mois avant de rendre à Dieu sa belle âme.Sa prédictioïi s’est réalisée et voilà que sa réputation a déjà fait le tour du monde.Le R.P.Perroy vient de publier une biographie très au point, d’une scrupuleuse exactitude.“ C’est une bouffée d’air frais ”, aurait dit Pie XI à la lecture de la vie de Guy.Lisons-la : il est si bon, dans ce monde où l’on étouffe, de respirer l’air pur du ciel.Vous serez charmés de connaître le petit Guy, vous vous attacherez à cette âme si pure, si franche, et vous comprendrez pourquoi Dieu glorifie si vite cet ami du petit Jésus, de la sainte Vierge et du Pape.II.— Cependant les tout-petits réclamaient leur livre à eux.Le R.P.Perroy leur offre Votre Ami Guy.Us feuilleteront, émerveillés, ces pages dont les dessins retracent les principales scènes de la vie de Guy, l’histoire de leur ami les ravira, et plus d’un pleurera au récit de sa mort.J- G. Les livres 67 I.— R.P.Ehrahrb, Le Sens de la Vie.Un volume de 220 pages.Maison Aubanel, Avignon, 1929.Prix : 17 fr.II.— Dom Thomas Becquet, O.S.B.Sagesse de Vie.Un volume de 132 pages.Éditions de la Cité Chrétienne, 28, rue du Marché du Parc, Bruxelles, 1929.Prix : 12 francs.III.— La Rovère.La Laïcisme.Un opuscule de 74 pages.Maison Aubanel, Avignon, 1928.1.— La vie de l’homme est le bien le plus digne et le plus précieux de l’ordre naturel, le nécessaire prélude de la vie future : pour cette raison elle vaut la peine d’être vécue.Si le monde moderne court à la ruine, c’est qu’il méconnaît le véritable sens de la vie et son orientation vers le bonheur parfait du ciel.Cependant le grand problème de la vie ne laisse pas l’homme indifférent : je n’en veux d’autre preuve que ces essais d’explication que la philosophie de tous les siècles a tenté de donner.L’auteur réfute les unes après les autres les fausses théories, puis il expose la véritable doctrine de la vie humaine.Il procède non pas en théologien, mais en philosophe, puisqu’il s’adresse à des philosophes qui ne veulent accepter que le seul témoignage de la raison.La doctrine si lumineuse du R.P.Ehrhard est donc le fruit propre de la raison pure et de la plus scrupuleuse expérience.Ce livre est destiné à éclairer bien des doutes, à calmer bien des appréhensions.Il-— Ce livre est comme le complément du précédent.Celui-ci s’adresse non plus au philosophe, mais à l’âme chrétienne qui se décourage devant la complexité de la vie et ne sait comment la prendre pour lui faire donner toute sa puissance de rendement.La vie n’est pas une fête ; elle n’est pas un continuel tourment non plus : elle est un mélange de joies et de peines, de bonheur et de souffrance.Le chrétien doit se convaincre que si la vie n’est pas le bien suprême, elle doit être une montée constante vers la perfection.Cette perfection, l’homme, laissé à lui-même, ne peut l’atteindre .11 lui faut le secours de la foi, le secours de sa raison et de sa volonté, le secours de ses semblables.Que de gens méconnaissent ces notions et gaspillent le don précieux de la vie !.A ceux-là la lecture du livre du R.P.Becquet sera profitable.Elle créera chez eux un état d’âme surnaturel et les aidera à supporter le dur labeur du devoir quotidien.111.— Le laïcisme est une foi, foi en un dogme aux principes indémontrés et indémontrables : c’est ce qui fait sa force.L’homme, affirme-t-il, est libre de toute tutelle, il est un être autonome, il se fait sa loi.A ces affirmations gratuites, dénuées de tout fondement, il faut d’abord opposer la négation pure et simple.Mais 68 Le Canada français l’auteur fait davantage.Avec une logique sûre, impitoyable, il prouve que cette autonomie de l’homme contredit la vérité humaine et que l’ordre de dépendance existe dans le monde moral aussi bien que dans le monde physique, psychologique et social.11 nous fait voir les effets pernicieux de la foi laïque : désorganisation de la famille, ébranlement de toute autorité, dénigrement du rôle généreux de la charité, et enfin abrutissement de l’enfance par l’école neutre.Lisez ce livre.Vous aurez une plus juste idée de ce qu’est le laïcisme, de son origine, de ses développements rapides, de son avènement officiel dans la politique française, de ses tristes conséquences.J.G.Constantin Weyek.William Shakespeare.Collection “ Maîtres des littératures ”.Avec 60 planches hors-texte en héliogravure.Les Éditions Rieder, Paris, 1929.William Shakespeare inaugure une nouvelle section dans le répertoire iconographique et très érudit des éditions Rieder.I.’auteur, bien connu au Canada, a cherché à situer le poète au milieu de ses œuvres, et à montrer quelques concordances saisissantes entre la vie du dramaturge et celle des héros qu’il a créés.Le choix des planches hors-texte est fort judicieux, et commente à sa façon le texte.L’allure un peu décousue du volume ne doit point rebuter le lecteur.La manière de Constantin Weyer, s’adapte d’ailleurs assez facilement aux goûts les plus difficiles.J.-E.B.L'abbé Louis, S.C.J.Saturnin, Gavroche, Apologiste.Trois fascicules d'environ 75 pages.Librairie A.Giraudon, 56, rue Notre-Dame-desChamps, Paris (Vie), 1929.Prix du fascicule : 4 fr.50.L’auteur est un directeur d’œuvre de jeunesse.Depuis vingt-cinq ans il laboure un petit coin du terroir marseillais.C’est dire qu’il a eu le temps d’en voir de “ vertes et de trop mûres ”.11 réunit en de petits fascicules gracieux et illustrés tous les faits piquants, ripostes alertes et les situations ultra-vivantes dont il a été le témoin ou l’auditeur.Le petit Saturnin a toute la verve du Marseillais et il vous culbute en un tournemain les objections les plus courantes.J.G. Les livres 69 Sept retraites rie la Mère Elisabeth de la Croix, Carmélite déchaussée.Un fort volume in-8° couronne de XVI-360 pages.P.Lethielleux, 10, rue Cassette, Paris (Vie), 1929.Prix : 18 francs.L’intérêt que représentent ces “ Retraites ” est de nous faire surprendre sur le vif les purifications de l'âme, synthétisées par saint Jean de la Croix dans sa “ Nuit obscure Nous voyons dans un exemple concret comment travaille la grâce divine et quelle part, est laissée à la coopération de l’âme.Nous comprenons aussi l’importance des actes de l’esprit, qui permettent à la grâce de saisir le fond de l’âme et de l’unir à Dieu.11 se rencontre aussi dans ces “ Retraites ” un grand nombre de paroles intérieures qui s’expliquent de la façon suivante.A cause des tendances rationalistes développées dans l’esprit de Mère Elisabeth par sa première éducation, Notre Seigneur a multiplié dans sa vie les manifestations surnaturelles pour triompher de ses doutes.11 a employé les paroles intérieures parce que ces grâces pouvaient servir à l’édification d’un grand nombre d’âmes : c’est ce qui nous confirme dans la pensée que la publication de ces “ Retraites ” est une œuvre vraiment apostolique.J.G.L'abbé Félix Klein.L'Alphabet des Saints.Un album in-4 carré.Illustrations en quatre couleurs de Maurice Lavergne.Éditions Spes, 17, rue Soufflot, Taris (Ve), 1929.Trix : 10 fr.Pour le grand jour de la première communion, pour Pâques Noël et le Jour de l’An, les familles chrétiennes seront heureuses d’ofïiir à leurs enfants ce délicieux Album.Chaque page présente l’histoire d’une grande Sainte ou d'un grand Saint, racontée dans ses traits essentiels, par l’abbé Félix Klein, avec sobriété, élégance, clarté, et, ce qui ne gâte rien, parfaite exactitude.Au-dessus du texte, M.Maurice Lavergne, l’excellent élève et collaborateur de Maurice Denis, a dessiné une image artistique, qui en illustre la donnée principale.Autant de lettres dans l’alphabet, autant de tableaux et de belles histoires.L’enfant qui ne trouvera pas le nom de son patron dans cet Album, comprendra qu’il fallait s’arrêter au chiffre 26.L’histoire de son patron ou de sa patronne, il y a longtemps, d’ailleurs, qu’on la lui a racontée.Ce sont les autres qu’il lui faut apprendre, s’il veut devenir un chrétien instruit.J.G. 70 Le Canada français H.P.Ehrard.I : Le Besoin de Spiritualisme et de Religion dans l'histoire moderne; II: Qu'est-ce que ce Monde?; III: L’idée de Dieu; IV: La Philosophie du droit.Aubanel Frères, Avignon, 1929.I.— L’homme n’est pas une machine.11 est esprit et corps, fait par Dieu et pour Dieu fin ultime, suprême fin, bonheur sans rivages.Où il n’y a pas de Dieu il y a le vide et la souffrance stérile.Le faux mysticisme et les religions ne comblent pas le vide mais le creusent davantage : Dieu, Dieu, Dieu seul offre à l’homme la seule satisfaction de l’intel’igence et du cœur, l’unique, celle que les créatures ne peuvent donner.II.— On donne ici la vraie conception du monde.On commence par réfuter des fausses définitions cosmologiques, tous les systèmes en “ isn e ” aux allures savantes et qui ne sont qu’un beau ragoût d’erreur pimenté d’ignorance.En deuxième partie on établit la vraie notion du monde créé en raison de l’homme et en raison finale de Dieu lui-même.Le tout ne se comprend que dans le plan surnaturel.III.— Résumé méthodique de la théologie sur le premier Etre, sur la création, la Providence, le miracle, le problème du mal.Rien de trop hérissé, mais doctrine claire, à la portée du grand nombre._ IV.— Ici on s’est appliqué à montrer la vraie origine du droit, sa dépendance à l’égard de la morale, sa nécessaire immutabilité : rien qui ressemble aux principes de 89.G.de F.\ Décotls.I.'Évangile et les Mères.Préface de S.G.Mgr Sagot du Vauroux, évêque d’Agen.En vol.in-8° couronne.Aubanel Fils aine, éditeur, 15, Place des Études, Avignon, 1929.Comment élever les enfants dès le premier âge et jusqu’au jour où ils peuvent se suffire à eux-mêmes, voilà ce que l’on apprendra dans cet opuscule.Avec 1 auteur, les parents prendront pour guide la Sainte Vierge, la Mère de Dieu, la mère modèle de toutes les mères.Chaque point de doctrine est déduit avec une logique pieuse, charmante, d’un épisode évangélique où la Mère de Jésus est en question.Le tout est écrit fort aimablement, avec quelques douces malices quand il y a lieu d’en faire.Les mères chrétiennes auront tout avantage à consulter et a méditer ces pages, à mettre cet ouvrage parmi leurs livres de piété.G.de F. Les livres 71 Armand Fouebeau.Les Clouet.Collection “ Maîtres de l'Art ancien 60 planches hors-texte en héliogravure.Les Éditions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris, 1929.Jean Clouet et son frère occupent dans le développement de l’art français une place éminente.Synthèse idioplastique chez l’un, analyse au vérisme délicat, très profond chez l’autre.M.Armand Fourreau étudie l’œuvre des Clouet avec une intelligence excessivement heureuse des deux maîtres.11 les suit à la cour des rois, dans leur atelier, voire dans leurs rêves.Avec un art brillant il nous entraîne à la suite de ses investigations, dans les années deformation, dans les gloires tranquilles de la maturité des deux peintres.On s’attachera sans aucun doute à la galerie de portraits de planches en héliogravures.Elle offre un intérêt historique en même temps qu’un intérêt d’art puissant.J.-M.G.Yves de la Brièke, S.J.La Question romaine.“ Études religieuses ", 213, Paris-Vie.Librairie Giraudon, 56, rue N.-D.-des-Champs.Avec sa maîtrise accoutumée, le Père de la Brière étudie dans ce tract, la question romaine.11 fait voir la nécessité de l’indépen-dane pontificale, la condition actuelle — (on a écrit ce tract avant l’heureuse solution que l’on sait) —, et les négociations en cours.Ceux qui s’intéressent à l’histoire, et à l’histoire de l’Église en particulier pourront utiliser avec avantage cette brochurette.P.S.* * *.Louange de l'Hostie.Anthologie de poèmes modernes en l’honneur du T.S.Sacrement.Préface de Charles Grolleau.Collection “ Ars et Fides ”, Librairie Bloud et Gay, Paris, 1929.Cette anthologie “ est avant tout un hommage collectif au Verbe incarné, vivant dans l’Hostie ”.On a chanté ici dans les rythmes les plus divers les préparations de l’Hostie, le Sacrifice eucharistique, la.Communion, la présence réelle et les gloires de la Fête-Dieu.Une gerbe de prières et d’hymnes finit le livre.Plusieurs poètes et des plus grands ont offert à Jésus leur poème.Et rien n’est émouvant à lire comme ces Laudes changeantes et toutes les mêmes en l’honneur du Mysterium Fidei.La note caractéristique de ces poèmes, c’est la sincérité fraîche, la piété spontanément jaillie des âmes que l’on sent bien constantes dans leur amour pour le Dieu caché.Nous voudrions citer telle ou telle hymne : cela dépasserait le cadre d’une simple note.Livre précieux qu’il faut répandre partout.J.-E.B. 72 Le Canada français Alhert Erlande.Coup-Je-Pif à Paris.Un vol.ln-8° de 145 pages.Collection “ L’Adolescence Catholique ”, 5, rue du Puits-de-l’Ermite, Paris (.Ve), Prix : 7 fr.50.Gentil petit lycéen marseillais, débrouillard, bout-en-train, Coup-de-Pif obtient de son père d’aller passer quelques semaines de ses vacances à Paris, chez un oncle.Les aventures commencent dans le train qui le mène à la Capitale, et se poursuivent à Paris sans interruption.Grâce à son audace, à son sang-froid, Coup-de-Pif devient un véritable petit héros.Héros bien vivant, attachant, que tous les enfants aimeront.Ce sont des livres comme celui-ci qu’il faut leur mettre entre les mains.Ils y prendront le goût de la lecture d’abord, ce qui est déjà beaucoup, et le souci de l’observation ; mais surtout ils en retireront — oh ! presque à leur insu — les leçons les plus utiles pour la formation de leur caractère.J.G.Paul FÉ val.La Belle Étoile.Un volume de 166 pages.Collection “ L’Adolescence Catholique ”, 5, rue du Puits-de-1’Ermite, Paris, 1929.Prix : 7 francs 50.C’est la petite légende du “ bienheureux saint Yves”, légende pittoresque, racontée avec une verve éblouissante.Le merveilleux se mêle au réel tout naturellement, sans effort, comme dans la vie d’ailleurs.Les jeunes — et les vieux —¦ prendront plaisir à la lecture de ce livre.Us verront que les saints savaient être gais, envisager le côté pratique des choses tout en ne perdant rien de leur vie intérieure, et que si le royaume des cieux est pour les violents, cette violence n’exclut pas la belle humeur.A.C.N.B.— Conformément à la tradition, et dans l’intérêt d'une juste liberté, il est entendu que les articles de la Revue y sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.Directeur-Gérant : M.l’abbé Arthur ROBERT.Des ateliers de I’Action Sociale, Limitée 103, rue Sainte-Anne, Québec.
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