Le Canada-français /, 1 mai 1930, Les livres
LES LIVRES I.— Gilles de la Todrette.Poussin.Un vol.in-4-pot., 64 pages de texte et 60 planches en héliogravure.II.— Philippe Soupault.Paolo Uccello.64 pages de texte, etc.“ Les Maîtres de l’Art ancien ”.Éditions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris, 1929.I.— Poussin a réalisé le genre mythologique et philosophique vu à travers les poètes, les penseurs de l’antiquité.11 y avait là des difficultés extrêmes à vaincre ! Poussin avait les dons suffisants de plastique et de pensée créatrice pour les vaincre.Poussin édifiait ses tableaux de mémoire, sans modèle, pris par la vie ancienne et poussé en somme à l’œuvre par les créatures vivantes qu’il portait dans sa tête.Corps puissants — généralement assez nus, eaux, forêts et champs,— tout prend relief de sentiment dans ses œuvres.M.de la Tourette a su dégager de l’ensemble de l’œuvre comme de l’homme une vue très nette.—¦ et ce qui ne nuit en rien au livre, très intéressante de l’ensemble.II.— M.Philippe Soufault consacre un beau livre au grand peintre florentin, l’inventeur présumé de la perspective.L’iconographie réunit toutes les reproductions de l’œuvre de Paolo.P.S.Charles Dickens.Les aventures de Monsieur Pickwick.Introduction et préface de Marion Gilbert.Collection “ des Fleurs des Fruits ”.Éditions Spes, Paris.Les enfants goûteront fort les folles aventures de M.Pickwick, don Quichotte et Tartarin d’outre-manche.L’esprit anglais y brille avec ce qu’il y a de meilleur.Nous recommandons sans discrétion ce volume, ainsi que Mon raid au Paradis Rouge de Jean Drault, de la même collection.(Nous avons déjà parlé de ce livre dans le Canada Français, et nous l’avons fait lire, ce qui est peut-être plus efficace.) La collection “ des Fleurs des Fruits ” dirigée par l’abbé Félix Klein, reçoit de partout des éloges.Ces éloges sont mérités.Nous ne pouvons nous aussi n’en dire que du bien.Elle réunit à la fois l’intérêt, le goût, la culture, la délicatesse morale : que reste-t-il à souhaiter ?J.-E.B. 648 Le Canada français Rabelais.Le Cinquiesme Livre, Lettres et Écrits divers.Texte établi et présenté par Jean Plattard.Les textes français, collection des Universités de France publiée sous les auspices de l’Association Guillaume Budé.Éditions Fernand Roches, 150, Boulevard Saint-Germain, Paris, 1929.Le Cinquiesme Livre continue les aventures fantasmagoriques des héros de Rabelais.On nous promène au pays des magistrats qu’on appelle sans cérémonie le pays des Chats fourrés, au pays des Papimanes et des Papegots (entendez les catholiques et les gens d’Eglise) ; de là, la fantaisie de l’écrivain nous transporte au royaume de Quinte Essence (il s’agit de la scolastique) ; enfin dans le domaines de “ Satin où Oui-dire tient une école de témoignerie Tous ses voyages sont menés assez rondement.A la fin des fins, le pontife Bacbuc présente à l’illustre Panurge la Dive Bouteille, qui rend alors son oracle : Trink, bois : dernier mot et conclusion du Roman.(Calvet).Les lettres et écrits divers sont tantôt en français, tantôt en latin.Le Cinquiesme Livre est-il de Rabelais ?Peut-être Rabelais avait-il laissé des indications sommaires que l’on a délayées ; pour le livre en bloc, il n’est pas de lui : il y a trop de méchanceté venimeuse distillée à chaque page, et là n’était pas le genre du fameux chanoine.Le Cinquiesme Livre est suivi de notes copieuses fort instructives, et d’un glossaire sobre qui donne au lecteur le moyen de se retrouver dans la langue encore mêlée du seizième siècle.J- E.B.André Thérive.Le Parnasse.Le XIXe siècle, sous la direction de René Lalou.Les Œuvres Représentatives, 41, rue de Vaugirard, Paris, 1929.Le Parnasse désigne une école littéraire française qui date officiellement de 1867.Mais la vie du Parnasse est, antérieurement à 1867, très ardente déjà.Elle peut bien commencer en 1842, avec les Cariatides.Théophile Gautier, Banville et Bouilhet en sont les premiers ouvriers.C’est Catulle Mendès qui trouva le mot Parnasse pour une revue où tous les poètes voulurent avoir leurs vers.Que de poètes, des grands, des petits, des poétereaux, y écrivirent, dans cette revue ! Tous n’ont pas échappé à l’oubli, mais un grand nombre ne méritait guère autre sort.Est considéré comme parnassien tout essai de poésie impersonnelle ou décorative.M.Thérive nous fait l’histoire du Parnasse, avec un charme et une science indiscutables.Un peu pince-sans-rire, il nous fait péné- Les Livres 649 trer les arcanes de cette poésie en corset, que fut celle du Parnasse, avec un vocabulaire et des aperçus ingénieux qui ne sont qu’à lui.Un riche florilège des meilleurs écrivains du Parnasse suit l’étude de M.Thérive : Hérédia, Sully-Prudhomme, Verlaine, Coppée, etc., etc.Livre précieux pour ceux que les Lettres intéressent encore à notre époque de radio, de vues-parlantes et de papotage ennuyé.J.-E.B.I.— Pierre Lhande, S.J.L'Evangile par-dessus les toits.Les Béatitudes.Une brochure de 103 pages.Éditions Spes, 17, rue Soufflot, Paris, 1929.II.— Jacques Debout.Aux assasins comme il faut.Le Chanoine Brous-sillard à Herculaunm.Un volume de 237 pages.Éditions Spes, 17, rue Soufflot, Paris, 1929.I.-Huit charmantes causeries sur les Béatitudes, c’est tout le contenu de cette brochure du B.P.Lhande.On sait que l’éminent Jésuite, à la demande du cardinal Dubois, a inauguré, en 1926, au Radio-Paris, la prédication par-dessus les toits.Le succès obtenu est énorme.Les témoignages nombreux cités dans l’introduction l’attestent bel et bien.Allocutions qui ont ce caractère de distinction, cette note poétique, cette personnalité prenante, qui sont les qualités dominantes des écrits du R.P.Lhande.II.— Le chanoine Broussillard dont le carême à Ninive a eu un grand retentissement vient d’être invité à prêcher une retraite fermée aux membres de la Confrérie Antivolcanique de la célèbre ville ensevelie : Herculanum.Ses auditeurs sont tous de braves gens, mais, comme tous les braves gens, ils ont chacun un péché mignon, véritable meurtrier.C’est contre ce péché mignon, qui a bien des excès, que le zélé chanoine dirige ses batteries.Sermons désopilants par bout, et qui font rire.mais combien vrais ! Avec cette méthode, pas du tout rébarbative, loin de là, Jacques Debout, comme toujours, se fait lire et combat efficacement l’erreur.A.R.Georges Bouchard.Vieilles Choses, Vieilles Cens.Silhouettes campagnardes.Préface de l’honorable M.Rodolphe Lemieux.Bois gravés d’Ed-win H.Holgate, 3e édition.Louis Carrier et Cie, Les Éditions du Mercure, Montréal, 1929.Tout le monde a lu ces charmantes évocations de notre passé campagnard, si peu loin de nous, si vieilli déjà dans la course exas- 650 Le Canada français pérée des années.Mais les Vieilles Choses et les Vieilles Gens triomphent encore du passé qui ne peut les emporter toutes, à cause du culte vivant que nous leur avons voué.Et la faute en est bien à M.Bouchard.La maison L.Carrier vient de rééditer le beau livre de M.Bouchard, dans une toilette qui sied à ravir aux visions hiératiques de notre terroir.C’est donner un regain de popularité à une œuvre qui la mérité au-delà de ce que je pourrais dire.Tant de nos gens aujourd’hui ont perdu contact avec la terre.C’est raviver chez eux les souvenirs attachant, l’amour pour les “ anciens ” qui nous avaient faits meilleurs que nous sommes, la mémoire des noms de ces mille rien que leur service à “ Notre Dame la Terre ” a consacrés.Aussi convient-il de souhaiter au cher “ bouquin ” rajeuni la plus large diffusion.11 forme avec Chez Nous de M.Rivard et les Rapaillages de M.l’abbé Groulx, un triptyque merveilleux dont les bons Canadiens ont le droit d’être fiers.J.-E.B.Henri d’Arles.Horizons.Librairie d’Action canadienne-française, Limitée, Montréal, 1929.De Manchester à San-Diego, avec toutes libertés de pérégrination aux pays américains du soleil, voilà l’itinéraire du voyageur que le besoin de chaleur et de santé ont chassé de chez lui, et non les Révolutions.Je vous invite avec insistance à suivre M.Henri d’Arles dans ses courses multiformes à travers les cités et la campagne brûlée de soleil.Rien ne ressemble moins aux niais déplacements du touriste d’outre-ligne, qui cherche l’épatement dans les vieilleries et les superpositions interlopes d’édifices monstrueux.Ici, les yeux du voyageur savent voir, de ce regard gréco-latin que les nations marchandes ne pourront jamais acheter.Et ils photographient, pour la grande liesse des lecteurs casaniers, les visions qui valent qu’on s’y arrête.L’itinéraire n’a rien de désabusé, de romantique.Un souffle de joie tranquille qui s’appuie sur les volontés de Dieu, anime chaque page.Se mêlant avec la mélancolie des départs, des habitudes quiètes qu’il faut violenter, ce souffle donne aux notations du pèlerin un charme exquis qu’il est difficile d’exprimer.Le style tout simple, spontané, si français de tout le livre, n est pas non plus la moindre séduction de ces pages de M.d Arles.J.-E.B. Les Livres 651 Sur les routes de Québec.Guide du touriste.Publié par le Ministère de la Voirie et des Mines (Bureau provincial du tourisme), Québec, 1929.Prix : $2.00.Le Ministère de la Voirie vient de publier le guide touristique le plus complet que l’on ait encore publié sur la province de Québec.Ce guide, dans ses 900 pages, donne les renseignements les plus divers sur toutes les villes et toutes les paroisses situées sur le parcours des grandes routes.11 contient aussi la description détaillée des cinquante grandes routes de la province.Les illustrations sont particulièrement intéressantes : 325 vues des points les plus pittoresques de la province.En outre le guide comprend 76 cartes des routes remplissant chacune une page, 32 cartes donnant l’entrée et la sortie des principales villes, et une carte générale du réseau des grandes routes de la province.Les renseignements qu’on trouve dans ce livre sont indispensables à tout automobliste, de même qu’ils seront précieux pour tous ceux qui veulent mieux connaître notre province.S.M.Annuaire statistique de Québec.Un volume de 475 pages, publié par le Secrétariat de la province (Bureau des statistiques), Québec, 1929.Ce volume renferme les données les plus récentes sur les principales activités de notre population.Au nombre des additons apportées à l’édition de 1928, il convient de signaler une étude des occupations dans la province.Au chapitre dutravail organisé, le lecteur trouvera un exposé sommaire de la loi des accidents de travail suivi de renseignements statistiques sur les cas qui ont été portés à la connaissance de la Commission des accidents de travail.Les grandes divisions de l’Annuaire ne varient guère et peuvent se résumer comme suit : chronologie, caractères physiques, climatologie, population, instruction, administration, finances, production, communications et transports, activité économique, travail organisé, prévoyance.Comme chacun s’en rendra facilement compte, l’Annuaire statistique peut être d’une grande utilité pratique pour les journalistes, publicistes, professeurs, banquiers et financiers, professionnels et hommes d’affaires, pour toutes les personnes qui, dans l’exercice de leurs fonctions, sont appelées à renseigner le public.A toutes ces personnes, aux institutions religieuses, aux bibliothèques publiques et scolaires, l’Annuaire statistique est distribué gratuitement : il suffit d’en faire la demande au Bureau provincial 652 Le Canada français des statistiques.Aucun homme sérieux ne doit se passer d’un volume si précieux.S.M.Albert Lévesque.Almanach de la langue française.Un volume de 238 pages.Librairie d’Action canadienne-française, 1735, rue St-Denis, Montréal, 1930.Prix : 25 sous.C’est le quinzième almanach de la langue française que nous présente cette année M.Albert Lévesque.L’auteur a voulu donner à l’almanach une destination tout à fait pratique.Du recueil jadis exclusivement consacré à la défense de la langue française dans notre pays, puis à la sauvegarde de notre intégrité catholique et française, M.Lévesque a fait un recueil de renseignements documentaires de la plus haute importance : ainsi un public plus large pourra profiter des bienfaits de cette utile publication.Le Bottin national que l’on trouve aux dernières pages est d’une consultation facile et pratique.S.M.I.— S.Ê.le cardinal Rouleau, O.P.Sa Sainteté Pie XI.Une plaquette de 16 pages.L’Œuvre des Tracts, 4260, rue Bordeaux, Montréal.Prix : 10 sous l’exemplaire, $6.00 le cent, port en plus.II.— Le Syndicalisme catholique canadien.Une plaquette de 32 pages.L’École Sociale Populaire, 4260, rue Bordeaux, Montréal.Prix : 15 sous l’exemplaire, $10.00 le cent, port en plus._ III.— La Bienheureuse Jeanne de France, par une Religieuse Annonciade.Une plaquette de 40 pages.Librairie Aubanel Fils aîné, 15, Place des Études, Avignon, 1929.I.— Quel sujet plus prenant pour un conférencier catholique que le caractère de l’illustre pontife qui règne actuellement sur le siège de saint Pierre?Et qui pouvait mieux le traiter que le chef de l’Église canadienne, l’éminent religieux que Rome a placé sur le siège cardinalice de Québec ?L’attente des auditeurs de la journée diocésaine de Québec n’a pas été déçue.Ils ont vu se dérouler sous leurs yeux la brillante carrière de Pie XI, marquée d’étape en étape par quelque grand geste.C’est afin de faire profiter tous les catholiques de notre pays de cette belle page d’histoire que l’Œuvre des Tracts a obtenu de Son Éminence l’autorisation de la publier.II._Une récente attaque des Internationaux a mis en vedette le syndicalisme catholique au Canada.Ses chefs en ont rappelé le but et les principes.Les journalistes catholiques ont confondu l’illogisme de l’adversaire et montré combien la doctrine syndi- Les Livres 653 cale catholique répond à nos aspirations religieuses et nationales.L’Ecole Sociale Populaire a réuni ces réponses en une brochure où elles font suite au texte même de la résolution proposée par les Internationaux contre le syndicalisme catholique et au débat que provoqua cette résolution.111.— Jeanne de France, fille de Louis XI, fondatrice de l’Ordre de l’Annonciade, a mené une vie toute d’abnégation et de sacrifice.La gloire du monde à laquelle son illustre naissance semblait devoir l’appeler n’exerça sur elle aucun attrait.Fille d’un père qui ne lui donna aucune affection, épouse du duc d’Orléans qui monta sur le trône de France sous le nom de Louis Xll et profita de sa puissance pour faire déclarer la nullité de son mariage avec celle qu’il n’avait jamais aimée, Jeanne de France, devenue duchesse de Berry, s’enferma dans la retraite pour y vivre dans la prière et la pénitence.C’est dans son propre palais, à Bourges, qu’elle fonda le premier monastère de l’Ordre de l’Annonciade.Vie édifiante, capable de susciter les grandes vocations.S.M.La Cité.Compte rendu des Cours et Conférences de la Semaine Sociale de Chicoutimi.Un volume de 320 pages.Secrétariat des Semaines Sociales du Canada, 1961, rue Rachel Est, Montréal, 1929.Prix : $1.50.La Commission générale des Semaines Sociales du Canada nous présente le compte rendu des cours et conférences de la session tenue à Chicoutimi en août 1929.La Cité sous ses différents aspects a été étudiée par des hommes d’une compétence indiscutable : Mgr Paquet, MM.les abbés Philippe Perrier, Jean Bergeron, Arthur Robert, les juges C.-E.Dorion et Henri Lemay, M.Joseph Beaubien, M.Orner Héroux, le docteur J.-A.Beaudoin, etc.Le sujet étudié à Chicoutimi était très vaste et d’une importance vitale.Notre province s’industrialise de plus en plus.A l’heure actuelle la Cité livre une lutte à mort à la campagne.La population urbaine s’accroît dans des proportions insoupçonnées.Dans la Cité surgissent des problèmes nouveaux, qui exigent des solutions justes et fécondes.Les orateurs de la Semaine Sociale de 1929 nous proposent de ces solutions.Le texte complet de leurs conférences ou allocutions forme la matière du présent volume.Il constitue pour tous ceux qui exercent le ministère à la ville, qui s’occupent d’administration municipale ou s’intéressent de quelque façpn à la chose publique une véritable bibliothèque où ils puiseront des (principes et des faits, des renseignements et des méthodes qu’ils ne trouveront groupés nulle part ailleurs.J, G. 654 Le Canada français Racine.Théâtre, tome II.Les Plaideurs, Britamncus, Bérénice.Un vol.in-8 écu.“ Les textes français Texte établi et présenté par Gonzague Truc.Éditions Fernand Roches, Paris.On a reproduit dans cette édition, exactement et minutieusement, le texte de l’édition dernière parue du vivant de Racine : ce qui permettra au lecteur de toucher à l’écriture même de l’époque et de lire Racine “ tel que l’ont lu ses contemporains, tel qu’il a pu se relire Pour chacune des pièces, M.Truc a rédigé une notice brève mais pleine de choses, qu’il fait suivre de notes et de variantes permettant une meilleure intelligence du texte.Est-il besoin de parler des trois pièces : Les Plaideurs, Britan-nicus et Bérénice?Tout le monde les a lues.Les Plaideurs font regretter que Racine n’aît pas exploité davantage sa verve satirique et comique ; Britannicus est “ la pièce des connaisseurs ”, pleine de cette “ tristesse majestueuse ” de la grande tragédie ; Bérénice est un roman d’amour assez pleurard que Racine n a jamais estimé d’ailleurs sérieusement comme une vraie tragédie.Livre précieux, à plus d’un titre, digne de la collection des Universités de France.J.-E.B.Marcel CabaYon.Lope de Vega.Un vol.avec 88 pages de texte et bO planches en héliogravure, de la collection ” Les Maîtres des littératures .Editions Rieder, Paris, 1929.Lope de Véga est né le 25 novembre 1662, à Madrid, dans les premières années du règne de Philippe 11.Chez les Théatins ou il étudie, il se montre déjà l’âme ardente que ses œuvres, plus tard, vont révéler.Sa vie d’étudiant goûte un instant la prison, voire l’exil.11 se reprend, se corrige, se fait prêtre — et continue son œuvre d’écrivain au milieu d’effroyables souffrances intérieures.Monsieur Marcel Carayon, un des hispanisants les plus en vue, aujourd’hui, a tenté de pénétrer les arcanes douloureux de la vie de Vega.11 a réussi à montrer avec une rare intelligence les rapports de la vie et de l’œuvre dans l’illustre écrivain, a nous faire apprécier l’opulente aumône littéraire et bien humaine que nous a laissée l’auteur de la Célestine, de la Dà/rothée, de YEglogue à Claudio.Une iconographie très remarquable termine le livre.J.-E.B. Les Livres 655 André Bellebort.Les voyages de François-Xavier.Illustrations en noir et en couleurs de François Quelvée.“Les Œuvres représentatives”.Paris.1929.Le brillant écrivain qu’est M.Bellessort s’est laissé séduire par la figure du saint et du missionnaire François-Xavier.Dans des cadres que des voyages personnels lui ont rendus familiers, il campe saint François, raconte avec une sorte d’enthouisasme amoureux les aventures douloureuses et glorieuses d’“ un homme qui a mis au service de sa foi et de l’humanité toute l’inquiétude avec toute l’audace d’un étonnant explorateur ”.Œuvre qu’on peut et doit mettre dans toutes les mains.Les adolescents ” y puiseront des leçons merveilleuses de foi, d’espérance et d amour, dans un jeune homme comme eux, dont le nom remplit aujourd’hui toute la terre.J.-E.B.M.-Th.Cutlipp.Le Soldat de Fernand Cortez.Préface de M.Louis Bertrand, de l’Académie française.Illustrations de Henri Marret.“ Des Fleurs des Fruits ”, Éditions Spes, Paris, 1929.Dans une fiction attachante, pittoresque on ne peut plus, l’auteur asuencadrer de passionnants récits, tout brillants de couleurespa-gnole et mexicaine, remplis du frisson jamais mort des vieilles superstitions.Le récit est dominé par le grand fait de la conquête du Mexique, fragment de la brillante épopée des découvertes et des conquêtes dans le Nouveau-Monde.Les récentes révolutions subies par le Mexique, donnent plus de relief encore a ces transformations des époques lointaines, comme d’ailleurs certaines mœurs figées de l’Espagne.Nul ne s ennuiera avec le soldat Avelino, les gitanos des Asturies, les Aztèques pitoyables, emportés par la civilisation meurtrière.Deux mondes en présence avec des idéals si différents, ce n’est pas là de quoi diminuer l’intérêt poignant de ces récits.J.-E.B.Xürpaud.Les merveilleux voyages de Marco Polo dans l’Asie du XHIe siècle.Collection “ Des Fleurs des Fruits", Éditions Spes, 17, rue Soufflot, Paris, 1929.Marco Polo naquit à Venise en 1251, il y mourut en 1324, après avoir voyagé, la majeure partie de sa vie.Lai-même avait consigné 056 Le Canada français dans un livre tout ce qu’il avait vu et entendu dans ses courses et ses navigations à travers le monde.Après plus de six cents ans, l’ouvrage de l’illustre voyageur garde tout le charme des livres nouveaux.11 est très long.Pour la commodité des jeunes lecteurs modernes, on a coupé dans les récits les longueurs fastidieuses.Puis pour faire comprendre Marco Polo, on a rajeuni le texte si vieux.On a gardé de l’original, les illustrations naïves, avec les expressions anciennes caractéristiques.De plus on a remis dans son cadre, le voyageur, suppléant par là à 1 absence de précisions de couleur locale.On a composé les textes diffus pour arriver à une oeuvre où il y eût de l’unité et de la vie.Tel quel, le travail de M.Turpaud a toutes les qualités pour se faire lire et relire par la jeunesse amoureuse de mouvement, de péripéties et d’éclat.Les pages de l’ancien chroniqueur avec leurs descriptions pittoresques revivent on ne peut mieux, comme les personnages d’ailleurs, sous la plume animatrice de M.Turpaud.J.Ch esn B au.Les distractions de Monsieur Baluchard.Comédie en trois actes.Librairie Gabriel Enault, 77, rue de Rennes, Paris, 11*29.Un brave lieutenant aime sa cousine, fille de M.Baluchard.Mais M.Baluchard, ambitieux et distrait, a promis sa fille à deux aventuriers, coureurs de dot, un ancien déserteur et un rastaqouère anglais.Les deux prétendants se rencontrent aux mêmes heures pour réclamer leur dû, chez maître Baluchard : ahurissement, propos aigres, disputes, coups, scènes irrésistibles.Enfin, grâce à l’ordonnance Magloire, le lieutenant Dumesnil peut faire admettre ses sentiments à M.Baluchard, et obtenir de lui sa fille.Amusante comédie qui pourra intéresser les auditoires les plus difficiles, comme les plus délicats.Une erreur de pagination rend la lecture de la brochurette pénible ; mais on pardonne vite ce défaut matériel et extérieur pour la tenue si fine de 1 ensemble.J.-E.B.^ B.— Conformément à la tradition, et dans 1 intérêt d’une juste liberté, il est entendu que les articles de la Revue y sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.Directeur-Gérant : M.l’abbé Arthur ROBERT.Des ateliers de I'Action Sociale, Limitée 103, rue Sainte-Anne,Québec.
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