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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Accusés de réception
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1940-02, Collections de BAnQ.

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ACCUSÉS DE RÉCEPTION Série de Guerre, n° 1.Ainsi s’annonce une revue française, qui nous arrive.C’est la fusion de deux revues, La Vie Intellectuelle et La Revue des Jeunes ; ce périodique paraît aux Editions du Cerf, 29.Boulevard La - Tour -Maubourg, Paris-Vile.« Économie de forces, imposée par les circonstances », lit-on en tête de la revue.Mais la raison d’économie n’est pas la seule : « des objectifs normalement différents, quoique complémentaires, apparaissant désormais quasi confondus.La jeunesse à qui La Revue des Jeunes cherchait à fournir les moyens d’une formation humaine et chrétienne, la voici contrainte d’entrer de plain-pied dans une maturité chargée de réalisations immédiates .c’est pourquoi les problèmes qu’abordait La Vie Intellectuelle sous le mode à la fois d’élaborations intellectuelles et de propositions concrètes, lui sont présentés désormais comme les siens ».Les rubriques principales des deux publications se continuent dans la nouvelle série.« En outre, l’activité persistante des mouvements de jeunesse trouvera son expression dans une section principale où la présentation des jeunesses étrangères gardera sa place.» Dans ce premier numéro (25 octobre) c’est la jeunesse « roumaine » qui nous est présentée, par deux articles, celui de E.Keisewettes, La Formation scolaire, et celui de R.de Charmoy, La Straja Tarii.La jeunesse canadienne, et ceux qui la dirigent, feront bien de suivre le périodique dont nous parlons.Le prix spécial de l’abonnement annuel (demi-tarif étranger) est de 60 francs.Les fêtes du troisième centenaire de l’établissement, à Québec, des Ursulines et des Hospitalières nous ont valu une résurrection d’un beau passé ; d’excellents livres, des conférences, des causeries radiophoniques, ont fait connaître à tout le peuple des pages splendides de notre histoire. ACCUSÉS DE RÉCEPTION 537 Nous avons signalé l’ouvrage, vraiment admirable, que Dom Jamet a publié, les Annales de l’Hôtel-Dieu de Quebec 1 ; les journaux de Québec et de Montréal ont bien voulu reproduire ce que nous en avons écrit dans le numéro de décembre et nous les en remercions, gardant l’espoir que nos modestes propos inciteront le public à se procurer cette œuvre historique.Aujourd’hui nous avons reçu de M.Pierre-Georges Roy, archiviste provincial, deux livres qu’il a publiés à l’occasion des fêtes du tricentenaire : A travers l’histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec 2 et A travers l’histoire des Ursulines de Québec 3.M.Roy a vraiment un don pour présenter les « petites choses » — comme il dit, de notre histoire ; ces deux nouveaux livres en sont encore une preuve.Ici, autant de chapitres que de pages ; chapitres courts, bien choisis, bien ramassés ; petits tableaux formant une galerie où l’on se promène à loisir et avec plaisir.Ceux qui se laisseraient effrayer par les grands ouvrages, comme celui des Annales, n’auront aucune crainte d’aborder les deux livres de M.Pierre-Georges Roy, et ils y apprendront beaucoup d’histoire.Armand Godoy est poète.Peu connu au Canada, mais quel poète est connu ici ?Depuis 1933, Godoy a publié onze recueils de vers, aux Éditions Bernard Grasset.Voulez-vous les titres ?Les voici : Ite Missa est ; Du Can- tique des Cantiques au Chemin de la Croix ; Les Litanies de la Vierge ; Triste et Tendre ; Le Chemin de la Croix ; Rome ; Trois Poèmes de saint Jean de la Croix ; Poésies de José Marti ; les Chansons de Natacha de Juana de Ibar-bourou ; A Francis Jammes.Aujourd’hui nous recevons de Godoy un nouveau recueil, dédié A Milosz.Dans la livraison de novembre, du Canada français, nous avons présenté les Chansons de Natacha 4 ; 1.Nous réparons ici un oubli : cet ouvrage est en vente chez les libraires ; le prix est de six piastres, prix vraiment minime, si l’on tient compte de la très grande valeur du livre.2.Un volume de 221 pages, Lévis, 1939.3.Un volume de 213 pages, Lévis, 1939.4.Voir Accusés de Réception, page 285. 538 LE CANADA FRANÇAIS dans le même numéro Godoy lui-même faisait connaître a nos lecteurs ce Milosz à qui il offre — suprême éloge funèbre — des sonnets émus l.Il faut avoir lu l’article en question pour comprendre les vers que Godoy consacre aujourd’hui à son ami disparu.Le recueil n’a rien d’imposant : juste quatre sonnets ; grand format, beau papier ; exemplaire numéroté, belle typographie, œuvre de la librairie Payot et Cie, à Genève, mais de beaux vers, de la poésie à pleins bords, de l’amitié, de hautes pensées.Le dernier des quatre sonnets m’a paru le plus beau ; le voici : Je le sais, Seigneur, il est déjà dans la lumière De Ton Paradis.Il y module des cantiques Bien plus beaux encor, parmi les psaumes tutélaires Des lys intangibles prosternés sur Tes Portiques.Il a tant soufert pour Ton Amour ! Sa vie entière : Ses larmes, ses rêves, ses tourments, son séraphique Culte des oiseaux et des enfants, tout fut prière, Louange, holocauste, certitude et viatique.Il aimait l’ortie, et les fleurs humbles, et les pierres, Les vieux puits, les saules, les nuages, l’extatique Beauté des ruines où l’Oubli fait ses repaires.Mieux que dans les astres — Tes miroirs paraboliques — Dans les tout-petits il Te voyait, ô Père, Père, Fils et Saint-Esprit, matin, soir et nuit — Aurore unique.Voilà comme un poète sait parler d’un autre poète, n ’est-ce pas beau ?M.le Docteur Jean-Charles Miller, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l’Université Laval, publie par les soins de l’Ecole Sociale populaire, une excellente brochure intitulée Tempérance, étude médico-psychologique 2.M.Miller, spécialiste en hygiène mentale, est bien placé pour observer les méfaits de l’alcool.Il expose avec clarté 1.Cf.Le Canada français, novembre 1939, p.254, Le Catholicisme de Milosz, par Armand Godoy.2.Montréal, 1939 ; 32 pages. ACCUSÉS DE RÉCEPTION 539 le problème de la tempérance, que nos évêques ont déjà étudié avec soin et mis sous les yeux de notre peuple.Nous louons l’auteur d’avoir mis au piloris certains travers sociaux faciles à observer dans nos milieux : 1 excès de bière, la multiplication des débits de boisson, le petit « bar de salon ».Les remèdes qu’il suggère sont à étudier, à peser, à employer.La législation modérée et efficace adoptée par la Belgique est très intéressante ; tout voyageur de jadis connaît la prodigieuse quantité d’« estaminets » qu’on voyait en ce pays ; la loi les a réduits de moitié.« En moins de deux ans, on a pu constater les heureux résultats de cette loi (belge) de tempérance ; la consommation par tête pour les spiritueux a baissé de 57%, pour les bières, de 17% .La délinquence, le vagabondage et la mendicité, la criminalité et la folie ont suivi les mêmes courbes .» La Ligue Missionnaire des Étudiants, dont le bureau est situé à Montréal, 1961, rue Rachel Est, nous a envoyé une brochure substantielle (46 pages) sur le Problème missionnaire et les prêtres.C’est une traduction française, faite par un oblat, le Père Léo Deschâtelets, d’un écrit dû à un religieux italien, le Père Paolo Manna.Brochure d’une netteté et d’une plénitude très remarquables.Il nous serait très agréable d’en parler longuement; mais il nous a paru difficile de pratiquer des coupures dans un bloc si solide.Nous invitons donc nos confrères du sacerdoce à se procurer la brochure, à la lire et à la méditer : ils verront que la solution du problème missionnaire exige encore de très grands et très généreux efforts.Les pages 9 à 15, en particulier, feront réfléchir les plus légers des esprits ; en effet, elles montrent le nombre toujours croissant des non-catholiques, la division des chrétiens, l’évolution des peuples, surtout par le communisme et le nationalisme.Notons que cette brochure constitue une excellente récompense pour les collégiens ; le prix en est minime : dix sous l’unité, une piastre la douzaine. 540 LB CANADA FRANÇAIS Dieu et la Guerre, c’est le titre d’une brochurette (32 pages) écrite par l'abbé Thellier de Poncheville et publiée par la Bonne Presse, à Paris.C’est un réquisitoire poli, mais ferme adressé à ceux qui s’attaquent à Dieu quand il est question de guerre.L’auteur rappelle que l’humanité, quand elle parle à Dieu, doit observer les convenances, garder l’attitude de l’humilité, de la bonne volonté.A la question que posent les insolents : Pourquoi Dieu permet-il la guerre ?l’auteur oppose les réponses que le Bon Dieu peut aisément donner : Pourquoi vous-mêmes avez-vous permis la guerre ?Avez-vous tous prié pour le maintien de la paix ?Regrettez-vous d’avoir été créés libres ?Voudriez-vous qu’à coups de miracles votre liberté soit supprimée ?Le respect du Décalogue eût assuré le règne pacifique du Droit.L’Évangile pouvait vous faire vivre en frères.Le mal que vous faites, Dieu le tourne à votre bien.Sans Dieu la guerre deviendrait plus cruelle.Si vous saviez quel est Celui qui peut vous apporter la paix ! Telles sont les réponses de Dieu aux hommes insolents.Il est beau de voir comment l’auteur ramasse ces réponses en de brefs paragraphes — le chapitre le plus long n’a guère que quatre pages.Il y a là de dures vérités à l’adresse des Français.Cependant tout peuple peut y prendre sa leçon.Le nôtre aussi bien que les autres.* * * Jules Sauerwein, un diplomate, raconte, dans une brochure (30 pages) publiée par le Centre d’Informations documentaires (Paris), les Événements de Septembre 1938.Déjà cela nous paraît bien loin, tant les coups, depuis, se sont précipités.Néanmoins plus d’un lecteur aimera prendre connaissance des faits, des déclarations de tel ou tel personnage, dans des conjonctures qui ont engendré un si tragique dévouement, la guerre.L’auteur, à cette époque, (( s’est trouvé partout sur les lieux, aussi bien à Berlin qu’à Nuremberg, à Prague, Eger, Munich, Berchtesgaden, Godesberg.Entre temps, pendant ses séjours à Paris ou à Londres, M.Jules Sauerwein ACCUSÉS DE RÉCEPTION 541 est resté en contact étroit avec les diplomates des deux pays et il a ainsi pu tracer, de la situation de l’Europe, le tableau si vivant que peint sa brochure.La plupart des faits rapportés par l’auteur sont maintenant bien connus des lecteurs avertis ; mais les citations des hommes publics, surtout Allemands, jettent sur ces faits une lumière singulièrement crue.Lorsque Sauerwein écrit, à la dernière page : « Il ne suffit pas de refaire un pays, ni même un continent.C’est le monde lui-même qui est malade », il rejoint les propos de l’abbé Thellier de Poncheville, lequel affirme, dans Dieu et la Guerre, que le monde est malade d’avoir oublié, méconnu, méprisé le Décalogue et l’Évangile.Nous publierons prochainement un article du R.P.Braud, spiritain, sur le Cameroun.Or, juste à point, nous parvient une brochure, publiée par le « Centre d’informations documentaires » (Paris), intitulée U Oeuvre de la France au Cameroun (18 pages).Le Cameroun est situé entre le Niger, à l’ouest, et le Congo belge à l’est, si l’on excepte une bande du territoire de l’Afrique équatoriale française, qui court entre le Cameroun et le Congo.Une carte, mise en tête de la brochure, permet de s’orienter dans le damier des diverses possessions de l’Afrique, au nord et à l’ouest.C’est en janvier 1916, à la fin des hostilités locales assez sérieuses, que le Cameroun, colonie allemande, passa, pour les quatre-cinquièmes, à la France.Un Acte passé à Londres le 20 juillet 1922 confirma, pour la France, le mandat que déjà le Traité de Versailles de 1919 lui avait accordé sur le Cameroun.Le gouvernement français dut refaire au complet l’organisation politique, sociale et économique, d’un territoire dont la superficie égale les quatre-cinquièmes de la France même.La brochure donne un tableau comparatif, page par page, de l’œuvre de l’Allemagne (page de gauche) et de l’œuvre de la France (page de droite) au Cameroun.Les points comparés sont ceux-ci : principes de l’occupation ; directives de la politique indigène ; bien-être 542 LE CANADA FRANÇAIS moral ; enseignement ; esclavage ; bien-être matériel (santé, maladie du sommeil) ; agriculture et commerce ; outillage du territoire (routes, ports, chemins de fer).Tableau très instructif et tout à l’honneur de la France.L’éditeur Ernest Flammarion a été bien inspiré, croyons-nous, d’inclure dans sa collection Toute l’Histoire, la célèbre étude de G.Lenotre, Louis XVII et l’Énigme du Temple.L’Histoire, disaient les Goncourt, peut être plus extraordinaire et plus poignante que le plus ingénieux des romans.C’est bien le cas pour ce chapitre tragique qu’a si bien exposé Lenotre.Le Temple, la Commune, Complots, Simon, Enigmes, Hors du Temple, A l’aventure, Enquêtes, ces titres des huit chapitres rappelleront bien des souvenirs à ceux qui les ont déjà lus et susciteront chez les autres la curiosité de les lire.Un petit nombre d’illustrations bien choisies ne manquent pas d’ajouter à l’intérêt du livre.Des ateliers de VAction Catholique, Québec, nous recevons une brochure, de 74 pages, intitulée Le Saint Baptême.Grâce baptismale.Elle contient les trois instructions pastorales faites, pendant l’Avent de 1939 à la Basilique de Québec, par Son Éminence le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec.Après avoir traité du sacrement de mariage, pendant l’Avent de 1937, l’éminentissime Archevêque aborde le premier des sacrements, le Baptême.Dans la première instruction il montre comment le Baptême nous fait les enfants de Dieu ; dans la deuxième il enseigne que, par ce sacrement, l’âme chrétienne devient le temple de Dieu ; et enfin, dans la troisième, il explique la façon dont le baptême nous incorpore au Christ.« D’aucuns, dit Son Éminence dans l’Avant-propos, jugeront difficile la matière de ces instructions.Elles le sont moins qu’elles ne paraissent, pour des auditeurs qu’anime un sincère esprit de foi ». ACCUSÉS DE RÉCEPTION 543 Au reste, avec un maître, un guide aussi érudit et aussi paternel à la fois, même les plus humbles, aidés de la grâce, peuvent apprendre beaucoup.Parler de poèmes et de poètes, c’est ordinairement un risque : genus irritabile ! C’est ce que nous pensions, en regardant le recueil de poèmes que M.l’abbé Arthur Laçasse a publié sous le titre Le Défilé des Heures.Le risque, cependant, nous semblait moindre avec un homme dont le commerce est, nous le savons par expérience, si agréable ; avec un ecclésiastique dont l’exemplaire piété nous rassure d’abord ; avec un poète, enfin, qui déclare présenter au lecteur « les moins mauvais des poèmes » qu’il a publiés jadis : Heures Solitaires, l'Envol des Heures, les Heures sereines.Les moins mauvais, dit-il, et nous aimons cette modestie, d’autant qu’on la sait profondément sincère.Tous les poètes n’en diraient pas autant, ou bien ne le diraient pas sur ce ton.Et cela, tout de suite, nous invite à ouvrir le recueil, à y lire les poèmes de jadis, et les nouveaux aussi, car il s’en trouve de nouveaux, qui, comme le marque l’auteur, « rajeuniront les anciens ».Que voilà un brave homme ! On est mis en confiance.Le titre même est une invitation gracieuse.Shakespeare se demandait : Qu’y a-t-il dans un nom ?Et les poètes ont chanté de beaux noms : Caro nome che il mio cor Pesti primo palpitar.Mais les heures, qu’y a-t-il dans les Heures ?Seuls les poètes pouvaient le dire et le chanter.Les uns l’ont fait à l’occasion.M.Laçasse, lui, l’a fait toute sa vie de poète : voyez les titres de ses ouvrages.Et il fait très bon passer les heures près de lui ; sa voix magique enchante ces parcelles du Temps, que sont les Heures ; avec lui elles passent plus douces, plus colorées, plus sonores, plus lumineuses.Ce « défilé », d’abord, nous paraît long : il y a près de trois cents pages ; mais c’est une illusion.Nous admirons comment les poètes savent faire un livre ; beaucoup d’espace, 544 LE CANADA FRANÇAIS beaucoup de blanc, des illustrations, des dessins, et aussi des vers, naturellement ; c’est comme une image, précieuse et petite, que l’on entourerait d’un grand cadre bien orné, pour donner encore plus de prix à l’image.Et le « défilé )> passe vite ; après tout, il y a moins de cent poèmes dans le recueil ; il y aurait plus de cent de ces perles, qu’on ne se lasserait pas de leur éclat ; plus de cent de ces gouttes de parfum, que leur enivrement serait tolérable.Justement, le parfum de ces poèmes s’apparente à celui des antiques recueils d’Heures.Et rien d’étonnant à cela, si le poète est en même temps un gardien du sanctuaire.Après avoir chanté les « heures canoniques », l’imagination et le cœur du prêtre-poète respireront surtout un parfum de piété.C’est pourquoi, dans les heures du foyer, il chantera le souhait nuptial Au pied du Crucifix ; il glorifiera le Vieux « Paroissien » ; il rimera même une mise en garde contre les Fréquentations dangereuses.Erato y aurait-elle pensé d’elle-même ?Même au cours des heures champêtres, vous entendrez des voix d'anges ; à plus forte raison dans les heures d’éternel conflit, et, surtout, dans les Symphonies religieuses, qui résonnent dans la plus grande partie du recueil.Religion et piété ne sont pas l’unique thème chanté par M.Laçasse ; la patrie, les traditions nationales, les saisons, les fléaux de la Société, autant de sources où s’abreuve l’inspiration du poète.M.Adjutor Rivard écrivait avec raison, dès 1926 ; « Vœuvre qu’il (M.Laçasse) donne aujourd’hui est peut-être celle où paraissent le mieux ses deux qualités principales : il ne chante jamais pour le seul plaisir de chanter, et, quelque développement auquel son imagination l’entraîne, il ne laisse jamais d’y mettre une pensée, parfois profonde, toujours juste ; et, d’autre part, son vers, au rythme souple et varié, garde la forme toujours correcte qui seule peut assurer au poète une sûre expression de son idée.» Nous souscrivons volontiers à ce jugement d’un homme de bon goût.* * * Les Américains sont friands de nouvelles combinaisons de mots : voici « Catholigetics », assez audacieux, et « Catho-laganda », qui ne l’est pas moins ! Le premier est le titre ACCUSÉS DE RÉCEPTION 545 d’une série de brochurettes (32 pages), où l’on étudie la Bible, le Purgatoire, les Indulgences, la Confession, le mariage, l’Enfer, l’Eucharistie, l’Église, le Culte de la Vierge et des Saints, l’erreur des Témoins de Jéhovah, les pratiques anti-conceptionnelles.C’est de l’apologétique du Catholicisme, d’où le terme Catholigetics.La brochure Minute Men Calholaganda (64 pages) est faite pour continuer la conversion, déjà accomplie, d un protestant.Brochures bien faites, populaires, à bas prix, chez Rumble and Carty, Radio Replies, Saint-Paul, Minnesota, E.U.* .* * M.le Chanoine P.Glorieux, professeur au Grand Séminaire de Lille, en France, publie un petit ouvrage Corps mystique et Apostolat, à la Librairie de la jeunesse ouvrière, (Paris, 126 pages).L’auteur écrit ce livre « pour la formation religieuse de nos militants » ; il veut qu’on mette « au centre de notre enseignement » la moelle doctrinale qu’il tire des Écritures.Voilà un bien beau livre à proposer à la méditation des jeunes et de ceux qui veulent rester jeunes: Renovamini ! Écrites pour les aumôniers jocistes, elles conviennent, toutefois, et excellemment, « à tous les militants d’Action catholique, c’est-à-dire à tous les fidèles à qui, prêtres, nous devrions avoir l’ambition et le souci de les prêcher.» * * * Voici une réédition qui sera bienvenue : celle des Pensées choisies de l’abbé Henri Perreyve.Ces pensées sont extraites de ses œuvres et précédées d’une introduction par Son Éminence le Cardinal Perraud, évêque d’Autun, membre de l’Académie française.(17e édition, chez Pierre Téqui, à Paris.244 pages).C’est un petit livre bien connu, un beau livre, un livre aimé de toute âme délicate.Perreyve avait un don merveilleux pour exprimer les sentiments les plus fins, pour les colorer de poésie ; en voici un exemple, pris au hasard : « La mer n’a de brillantes couleurs que lorsqu’elle reflète le ciel : ainsi de notre âme » (p.166).Tout prêtre, tout directeur d’âmes, tout psychologue trouvera profit à lire et à faire lire les Pensées choisies de l’abbé Perreyve.Arthur Maheux, ptre.
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