Le Canada-français /, 1 mars 1941, Revue des revues
REVUE DES REVEES L’Enseignement Secondaire au Canada (mars 1941) reproduit un article qu’un certain M.Katz a écrit dans le « Magazine Digest )) de janvier, sous le titre Quebec s Classical Colleges, et donne, en réponse à M.Katz, un article écrit en anglais par le R.P.W.-G.Belcourt, s.j., du Collège de Sudbury ; cet article a pour titre Mr.Sidney M.Katz and Quebec’s Classical Colleges.M.Katz a fait un four, sans nul doute.On pourrait lui demander quels collèges classiques il a visités, et il serait fort embarrassé, peut-être.Jadis M.Charlemagne Bracq, un protestant, professeur au collège Vassar, se mit à écrire des diatribes violentes contre la Province de Québec.Des Québecquois l’invitèrent à venir nous voir chez nous.Il vint, il vit, et il fut conquis ; et il écrivit un livre The Evolution of French Canada, fort équitable à notre égard.M.Katz mériterait d’être invité à venir passer quelques jours, quelques semaines dans nos collèges : il pourrait bien être conquis, lui aussi, et il regretterait d’avoir pris pour argent comptant les dires vinaigrés de certains de ses informateurs.La réponse du Père Belcourt est bien au point ; j’y renvoie le lecteur, qui la goûtera mieux que le bon M.Katz ne fera.M.Katz s’est attiré une autre réponse, celle de Madame Valérie Phaneuf-Boulanger, d’Edmonton (Alberta).Madame Boulanger nous a adressé sa réponse dactylographiée sur une feuille de format papier écolier.Madame Boulanger reprend certains points que n’a pas touchés le Père Belcourt.Tel le mot d’un bon évêque de jadis (Trois-Rivières, dit-on), qui voulait qu’un Canadien-français ne fût pas tenu de parler l’anglais sans accent.Madame Boulanger donne Laurier et Bourassa comme exemples de Canadiens qui se sont fait une belle carrière politique en dépit de leur accent français en anglais.Il y a des exemples plus caractéristiques encore: les premiers députés canadiens-français, ceux qui nous ont conquis nos libertés politiques, parlaient l’anglais avec un effroyable Le Canada Français, Québec, Vol.XXVI, No 7, mars 1941 746 LE CANADA FRANÇAIS accent , ils disaient Honorabél Membères of the chimbère, et on les vénère quand même.Si les Anglo-Canadiens se décident un jour à parler le français, même avec un fort accent, nous les applaudirons.Lors des récentes conférences des Universités canadiennes à Ottawa, j admirais la variété d’accent chez les universitaires anglais ; et, même, deux Écossais parmi eux avaient un accent tout a fait charmant.M.Katz n’est vraiment pas du pays.Mme Boulanger rappelle fort à propos le beau discours de 1 Honorable Winston Churchill à l’adresse des Français, qu un accent bien marqué ne déparait aucunement.M.Katz semble bien brouillé avec les lois du raisonnement.L’une des marques d’infériorité qu’il trouve chez les clercs-professeurs, c’est qu’ils sont peu payés pour leur travail.L’argent ne fait rien à l’affaire.Nos journaux viennent de publier une liste de citoyens qui donnent leur service à la patrie pour la somme de une piastre par année ; leurs services sont-ils moins bons pour cela ?M.Katz regrette que nos collégiens ne puissent donner leur adhésion à l’athéisme, au matérialisme, aux hérésies.Cela peint un homme ! La souplesse d’adhésion qu’il admire chez les non-catholiques comporte de graves inconvénients.Sait-il que M.Bertrand Russell a été évincé du City College de New York parce que les parents des élèves ne voulaient pas de ses théories ?Et que dire des professeurs « rouges » ou communistes que certains collèges, d’abord trop confiants, veulent maintenant jeter par-des
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