La voix séfarad /, 1 janvier 1980, Volume 9, no 1
y Sëjfama f MONTREAL CHEVAT ADAR 5740 VOL.9 NO 1 VERS LA MATURITE COMMUNAUTAIRE BENSOUSSAN Fondée il y a quatre ans, la C.S.Q.s’est structurée dans des conditions de travail extrêmement difficiles.Avec un budget dérisoire et la volonté farouche de certains bénévoles, les structures actuelles se sont développées à grand rythme et de nouvelles réalités sont apparues.Au fur et à mesure de la croissance des institutions communautaires, les leaders communautaires ont mis l’accent sur la survie et la consolidation de ces institutions.La tâche étant ardue et immense, l’aspect de la communication entre les gestionnaires de la communauté et la population aura été un peu délaissé.Pour que la communauté continue à s’épanouir, bon nombre de facteurs de nature personnelle, fonctionnelle ou structurelle, restent à harmoniser.U existe des différences de style d’une personne à l’autre, d’un leader à l’autre.Un technocrate se veut beaucoup plus radical et incisif, un militant chevronné aura tendance à oublier l’ensemble des dossiers pour ne se préoccuper que du sien, un autre mettra l’emphase sur les relations humaines, et ainsi de suite.Au-delà des différences de style, le discernement entre la forme et le fond se perd, alors que toutes les personnes sont là dans un seul but: l’intérêt communautaire.Et il n’est parfois pas facile de savoir fonctionner avec une personne dont on ne partage pas toujours l’opinion ou la manière d’agir.Toute communauté tourne autour de nombreux bénévoles et de quelques professionnels qui exécutent les politiques définies par les premiers.Il est difficile de fonctionner et de satisfaire tout le monde.Tout respcnschle est automatiquement exposé à la critique des personnes extérieures.Il a besoin parfois de retrouver au sein de sa communauté une confiance et un crédit qui lui permettront de satisfaire des demandes Ou des besoins qui ne sont pas toujours identiques.Les structures communautaires actuelles partagent les champs d’action des constituantes en éducatif, socio-culturel et religieux.Il n’y a pas de délimitation absolue entre ces trois dimensions.L’assemblée générale du 13 janvier — et auparavant le C.A.du mois de décembre — s’est proposée de participer à un séminaire d’orientation dans lequel on repenserait les besoins et les structures communautaires.Ce sera peut-être l’occasion de renouer la communication entre personnes responsables, respectueuses des différences et décidées à parvenir dans l’harmonie à un compromis.Ce sera peut-être le test de notre maturité communautaire.H AIM MALKA N'EST PLUS C’est avec une grande consternation que nous venons d’apprendre le décès subit de Mr.Haim MALKA, survenu au Maroc.Le corps sera ramené du Maroc pour être inhumé à Montréal.Mr.Haim MALKA était connu de toute la population et unanimement apprécié.Il est le frère de M.Elias MALKA ancien président de l’Association Sépharade Francophone.A la famille éplorée, à son épouse, ses enfants, ses frères et soeurs, neveux et nièces et à toute la famille, la VOIX SEFARAD présente ses condoléances les plus attristées.Mr Saul HAYES n'est plus Un géant du judaïsme canadien n’est plus.Directeur du Congrès juif canadien pendant 32 ans jusqu’en 1974, Mr HA YES a oeuvré dans des moments extrêmement pénibles dans l’histoire juive.Conférencier en travail social à l’Université McGill en 1938, Mr Saul HA YES fut appelé par feu Sam BRONFMAN à s’occuper du Comité des réfugiés juifs, n fut un des défenseurs émérites des droits de l’homme au Canada et un leader exemplaire.Un dernier hommage fut rendu à la Synagogue Spanish Portuguese par les leaders communautaires et les officiels gouvernementaux.Mr Saul HAYES est descendant des premières familles sépharades immigrées au Canada qui ont collaboré à l’édification de la Synagogue Spanish Portuguese.Me Henri Simon et le président de la C.S.Q.Michel Chokron écoutent Jack Delmar s’adresser à la foule nombreuse.NOUVELLE ASSEMBLEE GEKRALE Le dimanche 13 janvier s’est tenue à l’Ecole Maimonide une Assemblée Extraordinaire réunie par une segment de la population venu parler de problèmes communautaires.La salle était bondée et l’émotion à son comble.De passage à Montréal, M.Jack DELMAR, premier président de la C.S.Q., dirigea les débats.Le Grand Rabbin David SABBAH prit la parole pour préciser que ce sont les problèmes qui permettent de développer et d’avancer, et pour souhaiter que l’on trouve les réponses dans la sérénité et l’harmonie.Il présenta également une motion ayant retenu l’accord de différentes factions communautaires, et fit appel à toute la salle d’avoir présent l’intérêt général.Le porte-parole des convoca-teurs de l’assemblée générale, Mr.Charles Barchechath prit la parole.Selon lui, le leadership communautaire n’est pas suffisamment soucieux des intérêts de la masse, et le leadership n’est pas suffisamment alerte aux problèmes qui existent au sein de ses institutions.Seul le Rabbinat fleurit, et il y a lieu de la renforcer car il représente la garantie de la survie de la communauté.Il finit son allocution en disant que certaines personnes dans la communauté sont prêtes à faire leurs preuves dans la gestion communautaire.Le président de l’Ecole Maimonide, Mr.Jules Elalouf, a réfuté les critiques.De plus, il espère que l’Ecole Maimonide va continuer à grandir pour passer vers l’objectif des 2,000 étudiants dans les prochaines années.Le président du Centre Communautaire Juif, Mr.Albert Bendahan, a précisé qu’il existe des besoins différents au sein de la population et qu’un comité des programmes s’attache à adapter ces programmes.Il ajouta que le C.C.J.n’a jamais refusé les personnes extérieures et a invité tous les volontaires à venir se joindre au C.C.J.Il a rappelé le succès de la Semaine Sépharade, manifestation essentiellement culturelle ainsi que les cycles de conférences et autres activités qui démentent l’accusation portée à l’égard du C.C.J.Le président de la Fédération Séphardie Canadienne, M.Joseph Benarrosh, a déploré les dissensions pour souhaiter un débat communautaire sain.Il a précisé la position de la F.S.C.par rapport à la C.S.Q.qui est celle de non ingérence mais aussi de non indifférence.La C.S.Q.sert d’exemple à l’étranger pour ses réalisations et le monde perçoit très positivement le séphardisme canadien; il a souhaité que la communauté reparte plus unie que jamais.C’est également le message qui a fait passer le représentant de la communauté de Laval, Mr.Mario Edery.Le président de la communauté de St-Lau- rent, M.Haim Hazan, a déploré le manque de clarté dans les esprits et du tableau extrêmement vague des problèmes présentés, au point que certains I pensent^ que le Rabbinat veut donner le ton dans toutes les affaires communautaires.Ce fut au tour de la salle de se prononcer.Certains déplorèrent le trop de laïcité de certaines des institutions.D’autres l’arrogance et le mépris pour les nouveaux venus dans la communauté.L’émotion dans la salle culmina alors.Mr.Elias Malka ramena la sérénité dans la salle en décrivant les quinze années de construction communautaire, les nuits sans sommeil, les difficultés et les erreurs de personnes dévouées.La contestation est indispensable dans la mesure où elle permet de se réajuster pour l’avenir, aussi faut-il se ressaisir pour s’unir et bâtir conclut- il.La salle passa au vote de la motion présentée par le Grand Rabbin, motion qui fut soutenue massivement.Le Président de la C.S.Q.conclut en lançant un appel vibrant.Il a décrit les dangers encore nombreux qu’a vécus notre communauté déracinée de son pays d’origine, éparpillée aux quatre coins du monde et acculturée par rapport à son passé brillant.Il a appelé tous les désireux à collaborer à l’Edifice communautaire, édifice qui doit desservir la totalité des membres de la C.S.Q.TEXTE DE LA MOTION ADOPTEE Les membres de la Communauté Sépharade du Québec, réunis en Assemblée Générale Extraordinaire ce dimanche 13 janvier 1980, à la demande d’un segment de la population, conformément aux statuts: - CONSTATENT l’accord unanime intervenu lors d’une réunion entre les responsables de la communauté, tenue ce dimanche matin 13 janvier 1980.- AFFIRMENT leur soutien aux structures ac- tuelles de la C.S.Q.et RE- rientation sur l’organisation NOUVELLENT leur confian- communautaire et son foncée à son président Michel tionnement, afin de dégager CHOKRON, élu le 29 octo- les mécanismes nécessaires bre 1978.aux changements souhaités - PRENNENT acte des dans un délai de 90 jours, problèmes identifiés par le- ~ DEMANDENT la créa-dit segment de la commu- tion d’un comité pour pré- nauté et RECOMMANDENT Parer les modalités de ce au Conseil d’Administration séminaire et en présenter de la C.S.Q.de s’employer tes conclusions aux organi-au règlement de tous ces sations concernées et à la problèmes.population.Ce comité sera - RECOMMANDENT la établi par le Grand Rabbin tenue d’un séminaire d’o- et Ie Président de la C.S.Q.PAGE 1 j®l missaires israéliens.Lors de l’accession de l’Algérie à l’indépendance, 120,000 juifs algériens vont s’établir en France, 15,000 en Israël et 10,000 se dispersent dans divers pays.La vie juive durant ce siècle aura été marquée par la profusion de mouvements de jeunesse sionistes religieux ou scouts et d’institutions éducatives juives.L’écrivain Albert Memmi recevra le prix Goncourt en 1952 par son livre “La statue de sel”; ses ouvrages ultérieurs traiteront de Ha condition juive et de celle du colonisé.L’écrivain André Chouraqui commence à retracer l’histoire du judaïsme nord africain.Les cent dernières années auront vu renaître la littérature judéo-arabe notamment en Tunisie avec Elie Guedj, Hai Serfatÿ, Eliezer Fa-bri, etc.En Israël, la plupart des immigrants Nord Africains ont peuplé les régions frontalières en Galilée et au Négev; ils bâtissent dans le pays un nombre impressionnant de Mochavim.Dans leur grande majorité les populations sépharades se sentent lésées par rapport à l’Israël aschkénaze et vétéran.En 1958 éclateront des émeutes à Wadi Salib, à Haifa, soulevant de façon plus aiguë le problème du “second Israël”, celui des ressortissants des pays de l’Islam.En 1964 sera fondé le mou-vement ODED visant à encou-rager l’Alyah estudiantine nord africaine afin de contribuer à l’intégration des communautés en Israël.Lors de la guerre des six jours en 1967, la grande synagogue de Tunis est incen-.diée.Lors de la guerre des six jours en 1967, la grande synagogue de Tunis est incendiée.Après la guerre des six jours, il y a durcissement chez les leaders nord africains: le président Khadafi au pouvoir depuis 1969 se veut le plus intransigeant des leaders arabes et utilise ses ressources en pétrole dans sa politique haineusement anti-israélienne.Le Maroc et l’Algérie envoient des contingents militaires en Syrie et en Egypte pour participer à la guerre de Kippour.Au Maroc, le roi Hassan II exige que l’on différencie entre juifs et sionistes malgré les critiques de nombreux politiciens.Il ira même à proposer un retour des juifs au Maroc.Depuis 1960, il semble y avoir un ralentissement de l’alyah en Israël malgré les progrès économiques du pays: beaucoup choisissent de s’établir en France, parfois en Espagne ou au Canada.Aujourd’hui l’on dénombre la communauté juive nord-africaine comme suit: 25.000 en Afrique du Nord, 350.000 en France, 20,000 au Canada, 420,000 en Israël et 10.000 dans d’autres pays.L’attitude du roi Hassan II est tactiquement suivie par d’autres chefs d’Etat arabes: des déclarations appuyant le retour des juifs sont émises alors que près d’un million de juifs originaires des pays arabes ont trouvé patrie en Israël, et qu’une génération bien ancrée sur son sol y est née.En Syrie et en Irak les juifs sont tenus en otages et n’ont pas droit aux libertés civiles élémentaires; ailleurs au Moyen Orient il n’y a plus trace des antiques communautés juives.Cependant l’on publie dans la plupart des pays arabes de la littérature moyen-âgeusement antisémite; un boycott économique et politique fait que l’on veut isoler Israël sur la scène internationale à grand appui de pétrodollars: l’on exclut Israël des organisations internationales sportives et culturelles, et l’on vote des motions antiisraéliennes à la chaîne aux Nations Unies: Il semble que, parallèlement à l’évolution antijuda'ique puis antisémite en Europe, l’on passe de l’antiju-dâisme à l’antisionisme dans les pays arabes; sans vouloir comprendre que plus jamais le juif n’acceptera de vivre en minorité tolérée et que la nation juive a, tout comme les autres nationalités, retrouvé sa dignité.Les négociations entreprises entre l’Egypte et Israël depuis novembre 1976 sont cependant un signe très prometteur de dégel dont il y a lieu de se féliciter.Dans les diverses diasporas, les juifs nord africains sont pour la plupart fraîchement é-migrés et leur intégration, quoique le plus souvent réussie sur le plan économique, est encore en quête d’équilibre.Que représentent les traditions et les valeurs séculaires du judaïsme et que veut dire être juif?Les attaches ombilicales avec le monde traditionnel ne sont pas totalement sevrées; il faut faire face parfois à d’autres formes d’antijudâis-me; la prépondérance de l’actualité israélienne sur la scène internationale ne peut laisser indifférent.Comment donc concilier tant de valeurs inhérentes dans son nouveau contexte?Comment s’adapter au monde moderne sans se renier et comment retourner aux sources sans s’aliéner?Les multiples déracinements qu’ont vécu les communautés nord africaines en ont fait une entité qui se cherche.La léthargie qui a suivi l’âge d’or sépharade prend fin et l’éveil se fait en un moment extrêmement critique: ayant cohabité avec l’Orient et l’Occident, le tiers monde et le monde occidental, la communauté juive nord africaine est appelée à jouer un rôle catalyseur dans un monde en crise.LA GUERRE DU SAHARA L’ancienne colonie espagnole du Rio del Oro, située le long du littoral atlantique entre le Maroc et le Sénégal, a été évacuée par l’Espagne en 1975.Ce territoire, en majorité désertique, couvre une superficie de 285,000 Km2, et est habité par une population de 70,000 habitants.Le Maroc, dont la population approche une vingtaine de millions, a toujours considéré ce territoire comme partie intégrante de son territoire dont 65L de la superficie ont été annexés après l’évacuation espagnole.Le reste avait été alors annexé par la Mauritanie.Entretemps est apparu sur la scène le mouvement indépendantiste du Polisario qui est, depuis son apparition, soutenu politiquement pt militairement par l’Algérie et la Lybie.D’un côté, ce conflit n’est qu’une continuation de la guerre frontalière maroco-algé-rienne, guerre qui a débuté pendant les années soixante.De l’autre, ce conflit a une dimension idéologique étant donné les différences de régime entre ces deux pays.Il cristallise la polarisation entre pays arabes modérés qui se raffilient à l’Occident, et pays arabes soutenus par le bloc soviétique.En août 1979, la Mauritanie décide d’évacuer la partie sud du Sahara Espagnol; le roi Hassan II déclare lors ce territoire province marocaine de Oued Eddahab.La confrontation militaire continue avec un regain d’ampleur depuis.L’administration américaine, après avoir manifesté une certaine hésitation, semble aujourd’hui décidée à appuyer franchement le Maroc.Les prises de position dans le monde à propos de ce conflit et son développement, pourraient avoir des répercussions qui dépasseraient largement le cadre restreint du Sahara Espagnol.David BENSOUSSAN Docteur William Déry, B.Sc., D.M.D.MEDECINE DENTAIRE 3535 QUEEN MARY ROAD, SUITE 317 MONTREAL H3V1H8 TELEPHONE 341-4488 Dr.GABY ZAGURY M.D.Médecin de famille 489 5785 Centre de médecine familiale Kildare 7005 Kildare rd.Suite 8 Cote St.Luc.QUE.H4W 1G1 Vicky MOGHRABI 488-6778 & Nicole BOUHADANA 336-9941 AGENTS IMMOBILIERS TRUST NATIONAL 482-8531 Mail Cavendish Au service de la communauté sépharade PIECES DE TRANSMISSIONS TORQUE CONVERTER'S et INSTALLATIONS 10440 L’archevêque, Montréal-Nord H1H 2Z8 TRANSOMATIC INC.TEL: 323-5180 EMILE LEVY DANIELE OIKNINE ADVOCATE/AVOCATE TEL.871 1300 RES.737 2637 1255 Carré Philippe suite 605 Montreal QUEBEC H3B 3G5 5145 MONTCLAIR AVE.MONTRÉAL, QUÉBEC Tel., ( 514) 481-3222 H4V 2K9 Bijouterie Henri RAYMOND" ILLOUZ, Jewellery Inc.BAA, C.A.Prés.: H.Afilalo COMPTABLE AGREE Présente ses CHARTERED ACCOUNTANT meilleurs voeux pour la nouvelle année 1155 ouest Sherbrooke, à toute la communauté suite 302 Montréal, Qué.1174 O.Ste-Catherine, H3A 2N3 Montréal, Québec, H3B1K1 TEL.: 288-3276 Tél.: 866-6144 Rés.: 481-8342 PAGE 3 ASSEMBLEE DES FEDERATIONS JUIVES D'AMERIQUE DU NORD Une intervention fracassante 2,300 délégués venus de tous les coins de l’Amérique du Nord.Un agenda extrêmement chargé où figurent les grands problèmes du judaïsme contemporain: Juifs opprimés en URSS et en Syrie, antisémitisme renaissant sous forme d’antisionisme, problèmes de sécurité de l’Etat d’Israël, leadership communautaire, judaïsme en évolution, relations interconfessionnelles, problèmes d’éducation.tout y était.Tout, sauf les sujet Sépharade ou les problèmes sociaux des classes défavorisées en Israël.Aussi, la C.S.Q.et la F.S.C.ont décidé d’intervenir de façon conventionnelle, afin d’intégrer la problématique sépharade dans les débats de l’Assemblée.En distribuant des tracts, en publiant ' une annonce choc dans le Canadian Jewish News et en manifestant lors de l’allocution du directeur de l’Agence Juive, M.Dulzin.L’intervention fit grand bruit et il fut décidé de tenir une assemblée spéciale entre les représentants de la C.S.Q., la F.S.C., l’AJCS et l’Agence Juive.Le débat qui suivit fut chargé d’électricité.Le président de la F.S.C.fit une allocution très émotionnelle en précisant qu’il est impensable que les communautés sépharade de par le monde aient pu s’épanouir sur tous les plans - social, économique et culturel - alors qu’en Israël est apparue une génération du sous-développement dont les standards sont souvent très inférieurs à la génération qui a immigré de la Diaspora.Malgré les progrès enregistrés précise-t-on, l’écart entre les sépharades et les ashkénazes ou les orientaux et les ressortissants de l’Europe de l’Est vont s’amplifiant.Au-delà des problèmes sociaux dont souffre la communauté sépharade en Israël, c’est la culture sépharade elle-même qui est en danger.Un autre membre de la communauté, M.David MER-GUI, a mis en relief la perte de dignité des sépharades en Israël, au point que certains cachent leufs origines.“Nous ne voulons pas être les juifs des juifs en Israël” fut son leimo-tiv.Il alla beaucoup plus loin en invitant les représentants des communautés juives nord-américaines à exercer des pressions sur l’Etat d’Israël afin qu’il remédie à la situation La réponse de M.Dulzin fut pour le moins étonnante: “Il n’existe pas de problème sépharade en Israël”.Qui plus est, M.Dulzin s’attacha à démontrer que parmi tous les sépharades, seule la communauté nord-africaine était à blâmer du moment qu’elle avait immigré sans ses cadres.Le ton et les arguments de M.Dulzin révoltèrent l’assemblée dans sa totalité et l’assemblée finit dans un tollé d’indignation générale.Le lendemain, la résolution présentée par l’AJCS fut adoptée à l’unanimité et il fut décidé de créer un comité permanent dont la tâche consisterait à suivre de près la question et y remédier par tous les moyens.L’intervention fut fracassante.Si sa forme a choqué bon nombre de personnes, il n’en reste pas moins que le but recherché, à savoir la sensibilisation du judaïsme nord-américain aux problèmes sociaux en Israël, a été atteint.REFLEXION POUR UN HIVER QUEBECOIS Par Ouieha d’Amizmiz L’on sait de quoi il sera question dans les chaumières séfa-bécoises (- sépharades -F québécoises), cet hiver.Mr Dulzin aura donné un thème de réflexion aux populations juives d’origine africaine.Président de l’Agence Juive, il se produisait à l’occasion de la tenue à Montréal du Congrès des Fédérations Juives de l’Amérique du Nord.Après maints efforts des organisations sépharades locales et une résolution d’A.J.C.S.très favorable aux sépharades, ces derniers purent obtenir un forum où exprimer leurs idées.Les déclarations de Mr Dulzin furent extrêmement décevantes, évasiveè, surprenantes, telles: “il n’y a pas de problème sépharade en Israel”, “je m’étonne qu’il soit donné à la communauté sépharade de Montréal la possibilité de s’exprimer de cette manière”, “nulle part ailleurs, le problème n’est soulevé de manière aussi biaisée qu’il l’est ici”.Le ton est hargneux, impitoyable; la douceur et la modération méditerranéenne lui font défaut.L’orateur va même jusqu’à annoncer des chiffres concernant la part sépharade à Montréal du Jewish Appeal.Ces chiffres ne seraient-ils pas tenus confidentiels et combien malséant il apparaît de vouloir détruire son adversaire en faisant usage de coups interdits par la morale sportive ordinaire.Nous avons affaire à un gagneur.Nous sommes loin des illusions nourries par nos frères juifs berbères qui déclaraient à leurs concitoyens musulmans: “nous quittons nos villages millénaires pour rejoindre nos frères dans la terre de nos ancêtres”.Autre argument: les élites juives marocaines n’ont pas suivi le mouvement migratoire et ont préféré les capitales occidentales.L’on se souviendra que la catégorie de population et que les élites furent volontairement négligées pour des raisons évidentes.Chacun d’entre nous ici ou ailleurs, a sa famille en Israel qui, de temps à autre, se rappelle à son bon souvenir.Une réunion s’en suivit dans une autre salle du Queen Elizabeth ayant pour thème le projet “Renouveau” en Israel.Elle fut l’occasion pour les défenseurs de la cause sépharade d’exprimer à nouveau leurs craintes et leurs afflictions quant à la dégénérescence sépharade et principalement cette plaie qu’est la pauvreté.Il se trouvera à nouveau de nombreux orateurs prêts à démontrer que les allégations de discrimination et d’injustice étaient le fruit de l’imagination de certains cerveaux sépharades probablement atteints par le froid intense de nos contrées septentrionnales.Ils se relayèrent pour enfoncer le clou et répéter à l’envie que les populations afro-asiatiques jouissaient de la meilleure situation en Israel.Un rapport Katz demeure sur la situation diminuée de ces populations.Et puis, n’avons-nous pas chacun un “Appel juif unifié” et lancinant que notre parenté là-bas nous adresse régulièrement?PROJET RENOUVEAU La préoccupation primordiale du gouvernement Israélien, l’inflation déjà supérieure à 100G, mettra-t-elle fin au projet Renouveau?C’est bien de cela que le nouveau ministre des finances Ygael HURWITZ parle.Après la désillusion qui a été pour beaucoup le parti DASH de Ygael YADIN, actuellement vice-Premier Ministre et dont le leitmotiv électoral a été les changements sociaux, verra-t-on une autre désillusion du parti du Likoud dont la majorité des votants appartiennent aux classes défavorisées?L’enthousiasme qui a suivi le lancement du projet par le Premier Ministre Mena-hem BEGIN, fait place à des manifestations de groupements divers (Panthères Noires, Ohel, Sheli), et la question est aujourd’hui de savoir si l’économie israélienne peut se permettre la continuation du projet ou si la priorité d’Israël doit être de mettre fin à un statu quo social explosif.La diaspora, qui contribue en grande partie au projet Renouveau, a déjà commencé une collecte de fonds assez impressionnante.Le directeur de l’AJCS, M.Many BATSHAW, qui revient d’un long séjour dans la ville de Yeruham avec laquelle la ville de Montréal est jumelée, rapporte des impressions extrêmement encourageantes et déjà communique son en-thouiasme à différents individus ou organismes en vue de lancer de nouveaux programmes conjoints entre la communauté Montréalaise et les citoyens de Yeruham.L’un des projets les plus urgents qu’a proposé Many BATSHAW est de recruter' 30 à 40 dentistes qui se relayeraient pour passer chacun près d’un mois à Yeruham.En effet, dans cette localité de 6,000 habitants, il y a un dentiste qui y passe en tout et pour tout 3 heures par semaine! Un autre projet est de transformer Yeruham en centre éducatif, en y bâtissant un lycée de qualité, et éventuellement d’établir des échanges de cégépiens entre Montréal et Yeruham.Parmi les autres projets retenus, notons la construction d’un grand centre d’achat ainsi que des visites régulières de groupes montréalais dans la ville de Yeruham.Il semblerait que, dans cette localité, dont on ne parlait qu’en termes de désolation ou d’abandon, on commence à entrevoir une lueur d’espoir depuis que les leaders montréalais’ ont pris contact avec ses citoyens.HviU'ontrvs.L’Assemblée générale des Fédérations juives d’Amérique du Nord a été l’occasion de rencontrer des leaders sépharades d’Outremer.Mr David AMAR, président de la communauté juive du Maroc, a fait une apparition brève à l’assemblée.Il s’est déclaré extrêmement impressionné de la motivation et de la présence sépharade à l’assemblée.Au cours d’une rencontre avec les responsables communautaires, il a décrit l’esprit de tolérance qui prévaut au Maroc.La communauté juive marocaine est représentée officiellement au Congrès juif Mondial depuis 1977.Les préoccupations majeures, rappelons-le, de la communauté sont de se doter de rabbins-juges, ainsi que d’organiser une institution centrale responsable des lieux saints juifs afin de répondre à la vague grandissante de pèlerins juifs originaires du Maroc.Mr AMAR a souhaité établir des liens de communication plus intenses entre les communautés juives marocaine et canadienne.Mr Edgard GUEDS (LYNX CLAIR), et leader éminent du judaïsme français, a eu l’occasion de visiter les institutions communautaires.Il n’a pas caché son admiration devant la motivation de membres de la communauté qu’il a eu l’occasion de rencontrer.Au cours de ses renconctres avec les différents conseils d’administration, il a brossé un tableau assez encourageant du judaïsme français.Il existe actuellement un courant d’affirmation de soi et de retour aux sources.Les dernières années auront été une école de démocratie pour les organisations communautaires juives: durant longtemps, la compétition vers le leadership communautaire et l’équilibre entre la tendance religieuse et la tendance socio-culturelle ont été à la base des préoccupations communautaires.Des forums régionaux et des conseils nationaux ont été institués afin de démocratiser les institutions et rétablir une harmonie dans l’orientation et le fonctionnement communautaires FORMATION DES CADRES La première partie du programme de Formation de Cadres s’est achevée.Les finissants, 35 sur un total de 44, ont reçu un diplôme décerné au foyer de M.Elias MAL-KA, président de la commission.Cette agréable soirée où régnait une atmosphère de fête et d’amitié, a réuni ensemble les membres des commissions Formation de Cadres de la C.S.Q.et de l’A.J.C.S.Francophones et anglophones ont eu l’occasion d’échanger leurs points de vue respectifs.Dans une séance d’évaluation antérieure, les participants ont été unanimes pour exprimer leur satisfaction quant à la qualité du programme, ainsi qu’à la docu- mentation mise à leur disposition.Les participants ont exprimé le souhait de débuter la session d’ouverture de septembre 1980 conjointement avec les participants au programme de Formation de Cadres anglophone.Pour la seconde partie du programme de formation de cadres, la formation spécifique, on trouve les thèmes suivants: Relations humaines, management et marketing, fonctionnement d’un conseil d’administration, ainsi qu’une rencontre avec les responsables des constituantes de la C.S.Q.Durant la durée du programme, les participants feront la tournée des différents conseils d’administration de la communauté.POUR VOS VOYAGES D’AFFAIRES OU D’AGREMENT Les voyages Elof “Air” 6165 Côte-des-Neiges Montréal, Qué.H3S 1R7 Tél.: 731-9937 - 731-0511 AL EC7À/AC7NJZT & «b DISCO-MOBILE LES RM AND MUSIQUE POUR TOUTES CIRCONSTANCES CHARLIE 731-8827 731-9937 ARMAND 486- 5965 487- 5028 .GARAGE BOHBOT INC.MECANIQUE GENERALE Pneus Michelin 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Justice John Turner de 1968 à 1972, membre de l’Exécutif de l’Association Canadienne pour les droits de l’Homme, membre de la Commission d’Enquête McDonald sur la GRC, ainsi que Conseiller auprès de plusieurs associations de droits civiques.Il est l’un des défenseurs les plus acharnés des dissidents soviétiques; il a notamment engagé une action juridique pour libérer Anatoly Sharansky.Actuellement professeur à l’Université McGill, Irwin Cotler continue une activité extrêmement ramifiée: défense des Juifs de Syrie et d’URSS, lutte contre le boycottage arabe, spécialiste des problèmes du Moyen-Orient, et critique reconnu de la société canadienne.Il suit attentivement l’évolution de la communauté juive montréalaise dans laquelle il est particulièrement impliqué.V.S.Vous avez déclaré dernièrement que le Québec ne serait plus le même après le 15 novembre 1976.Comment envisagez-vous l’avenir dans la province?Les réactions de la communauté juive anglophone, d’autre part, semblent soulever beaucoup de passion: quelle en est la raison?quel type de communauté, pensez-vous, pourra se développer dans ce nouveau contexte?I.C.Un adage bien connu dit: “plus ça change et plus c’est la même chose”.Cependant, après novembre 1976, peu de choses resteront les mêmes, et j’ajouterai: le Québec ne sera plus le même.Les changements en cours affectent tant le Québec que la communauté juive qui devra réaliser que le Québec n’est pas une province comme les autres: ce n’est pas seulement une province, mais aussi la patrie de la majorité des canadiens français.La communauté juive devra changer d’attitude jusque-là.Les réactions ont été de deux types: rage ou immobilisme.Les deux ne sont guère saines car la première est passionnée, inefficace et mène la communauté à l’anxiété; la seconde veut nier qu’il y a eu changement et s’avère tout aussi inefficace.Nous devons devenir engagés et non pas rester simples témoins aux processus en cours: nous ne pourrons plus nous permettre de vivre en deux solitudes et continuer un dialogue de sourds.Quel que soit le gouvernement en place au Québec, les décisions gouvernementales dans le domaine de l’éducation, des services sociaux et des droits civiques auront un impact certain sur la communauté juive.D’autre part, toute décision prise par la communauté juive aura un impact qui va dépasser le cadre restreint de la communauté juive proprement dite.Le rapprochement est donc inévitable.Les changements futurs se dessinent sur plusieurs plans: — La francisation: elle est permanente et irrévocable.Quel que soit le gouvernement en place, séparatiste ou fédéraliste, le Québec sera aussi francophone que l’Ontario est anglophone.La décision dernière de la Cour Suprême, déclarant le Bill 101 anticonstitutionnel ne doit pas laisser certaines personnes dans l’illusion que l’on retourne à la période d’avant novembre 1976: seuls certains aspects du Bill 101 on été déclarés ultra vires.La francisation va couvrir l’ensemble des domaines: éducation, relations de travail, services sociaux, etc.Dans la vie publique et la vie sociale, le français va devenir une réalité permanente.Sur le plan institutionnel, l’ensemble de la communauté juive devra fonctionner dans le langage de la majorité.Sur le plan individuel, nous devrons parler français car nous ne pourrons vivre dans une société tout en y étant étranger.Ceux qui veulent rester au Québec doivent comprendre le changement qu’ils doivent faire sur le plan personnel.Cette nouvelle situation pourra être psychologiquement difficile et nous devons être conscients des nombreuses difficultés qu’entraîne le processus de francisation auprès des perspnnes âgées notamment.La francisation est parfois perçue comme un danger pour le judaisme en ce sens que, durant longtemps, la langue anglaise a été liée à l’expression et la créativité même de la communauté juive.— Le nationalisme québécois: si la francisation était le seul facteur du processus en cours, la communauté pourrait s’adapter.Mais il y a l’appréhension que la francisation n’est qu’une première étape, un mot de code en quelque sorte pour autre chose: le nationalisme ethnocentrique.Qu’entend-on par québécois?Peut-on être québécois et fédéraliste?Est-on québécois si seulement l’on est de souche canadienne française?Comment la communauté juive pourra-t-elle s’intégrer au fait français?Serait-ce.par l’assimilation?Il est important de souligner que le nationalisme québécois n’est pas antisémite.Ceci ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’antisémites au sein de la société québécoise, mais il serait dangereux de conclure que tous les indépendantistes sont antisémites parce que certains antisémites sont indépendantistes.Le gouvernement s’est montré extrêmement respectueux envers la communauté juive et personne ne peut l’accuser d’avoir un quelconque préjugé.En vérité, quoique nos communautés soient très différentes, elles se ressemblent par de nombreux aspects.La rencontre des deux solitudes, celle du fait Français et du fait Juif, se tisse sur des trames de références historiques similaires.Quand le canadien français dit “je me souviens”, il évoque la Nouvelle-France, la conquête anglaise et le besoin de reconquérir un héritage et de définir son identité.Quand le Juif dit je me souviens”, il évoque des évènements historiques trop horribles pour être crus, mais pas assez horribles pour qu ils se soient produits.Aussi, à l’affirmation “je suis péquiste” se rattachent des valeurs qui dépassent celles de 1 appartenance à un parti politique; à l’affirmation “je suis sioniste se rattachent des valeurs qui dépassent celles du soutien à Israel.Les deux groupes s’atten- dent à ce que l’autre soit compréhensif étant donné les expériences passées, mais en fait, l’incompréhension résulte des vastes différences des évènements passés.Considérons ceux qui veulent ressusciter leur passé et pas seulement leur langue, non comme un danger mais comme une • aventure que notre génération a connue avec la renaissance sioniste.A la limite, il peut y avoir malentendu entre ces aspirations, étant donné le caractère transnational de la dimension juive et nous devons expliquer notre identité juive aux canadiens français, et ce, à différents niveaux d’interaction: personnel et social et pas seulement organisationnel.Le nationalisme n’a pas que des aspects négatifs et nous pouvons participer au fait français et mieux faire connaître le fait juif.— L’étatisation en cours dans l’éducation et les services- sociaux, prend place de par le monde et pas seulement au Québec.Nous devons nous attacher à comprendre ses aspects positifs tout en démontrant le besoin de préserver nos institutions propre et, par là, noYre Judaisme.— L’Indépendance: Notre appartenance au Canada veut que nous soyons conscients de la dualité canadienne.L’avenir sera différent.En raison de la rapidité des changements, l’on peut envisager certaines difficultés, mais ceci ne doit pas signifier que nous devons être moins Juifs ou moins créatifs.V.S.Il semble que le Parlement canadien repousse continuellement l’application de la loi antiboycottage.Quelles sont les chances de voir dans un avenir proche une loi antiboycottage similaire à l’“Export Administration Act” américain?I.C.La loi antiboycottage concerne fondamentalement les libertés civiques.Cette loi a été reliée à l’affaire du déménagement de l'Ambassade Canadienne à Jérusalem et est depuis perçue comme faisant partie de l’imbroglio politique moyen-oriental ou encore comme une loi n’intéressant que la communauté juive.Cette relation est telle que la législation retarde inutilement alors qu’il s’agit bien d’une cause qui touche aux droits de la personne au Canada.Nous devons donc identifier le boycottage pour ce qu’il était et est toujours, c’est-à-dire ni plus ni moins que l’application extraterritoriale d’une loi étrangère en vue d’imposer les conditions de commerce entre le Canada et un pays ami, Israel ou encore entre les canadiens eux-mêmes: l’impact discriminatoire est évident étant donné que l’on veut dicter aux canadiens avec qui commercer, qui engager et qui démettre.Le boycottage arabe met en danger l’indépendance et l’intégrité de notre politique en même temps qu’il met en danger les droits civiques des citoyens canadiens.Le gouvernement canadien devrait agir contre le boycottage non pas parce que la communauté juive le demande, mais parce que c’est la chose juste, à faire pour le Canada, quand bien même la communauté juive n’aurait pas demandé d’agir.J’ai foi que, lorsque le boycottage sera perçu selon cette perspective, la législation antiboycottage passera, de la même façon qu’elle est passée aux Etats-Unis.V.S.Vous connaissez la réalité israélienne et la dimension aigue de la problématique sé-pharade/ashkénaze.Vous avez pu constater, lors de l’assemblée générale des fédérations juives d’Amérique du Nord, l’extrême sensibilité de la communauté sépharade à ce problème, d’après vous, pourrions-nous contribuer à améliorer l’avenir de ces relations?I.C.Je verrais quatre approches: la première, d’ordre psychologique, est que le judaisme sépharade doit faire partie des sujets juifs à l’ordre du jour en tant que priorité.Il est vrai que, dans un monde juif où les problèmes ne manquent pas, certains ne sont pas entendus comme il le faudrait, voire même présents à l’esprit.Aussi, la sensibilisation à ce problème représente-t-elle un bon départ.Dans nos activités , différents comités traitant de littérature, d’histoire ou de musique juive doivent prendre en considération la dimension sépharade et lui donner l’expression qu’elle mérite en tant que faisant partie du patrimoine juif.De même, dans nos relations avec Israel, ou l’agence juive, nous devons mandater nos représentants à exprimer notre point de vue sur les aspects sépharades.De la même façon que les Fallachas ont été mis à l’ordre du jour en Israel sous la pression de la diaspora, l’ensemble de la problématique sépharade/ashkéna-ze pourrait être mis en priorité en Israel suite à la pression du judaïsme canadien.Le second aspect est d’ordre politique: il faut qu’il y ait une plus grande implication de sépharades à un niveau décisionnel dans nos organisations.La C.S.Q.et la F.S.C.sont nécessaires actuellement, mais ces organisations peuvent à la longue être des pièges, en ce sens qu’elles retardent l’intégration de nos communautés, ainsi que des prises de décisions collectives de la communauté juive.Le troisième aspect est d’ordre structurel: nous devons re- considérer et redéfinir la relation entre la C.S.Q.et le C.J.C.ou encore de la Fédération Sé-phardie Canadienne et de la Fédération Sioniste Canadienne, et non pas nous contenter de nous lancer des accusations mutuelles lors des assemblées nationales.L’intervention à l’assemblée générale des fédérations juives d’Amérique du Nord n’est rien de plus qu’une manifestation.Le vrai test n’est pas ce qui se passe durant l’assemblée générale mais entre les assemblées générales, de façon à pouvoir travailler sur le terrain et enregistrer régulièrement les progrès encourus.L’action sépharade à l’assemblée générale a été particulièrement vive du fait que les problèmes sociaux en Israel n’ont pas retenu l’attention de l’assemblée au départ.Il reste que ce n’est pas de la sorte que l’on pourra faire avancer les choses dans l’avenir.Le quatrième et dernier aspect est celui des Maasim To-vim, celui des actes.Ceux-ci doivent refléter la sensibilisation à la dimension sépharade du monde juif en l’insérant dans l’agenda juif, en visant à la prise de décision collective et en nous munissant de structures adéquates pour accomplir des actes qui doivent toucher l’ensemble des niveaux d’interaction des sépharades et des ashkénazes.Par exemple, le grand Rabbin sépharade pourra être invité dans les synagogues ashkénazes de façon à ce que nous nous connaissions mieux et que nous puissions tous apprécier le patrimoine juif qui lui est unique.Quand j’étais à Damas et à Moscou, j’ai trouvé le même coeur.Quand nous avons quitté l’Egypte, nous avons quitté non en ashkénazes ou en sépharades mais en juifs.De la même façon, nous avons voulu construire l’état d’Israël en tant que Juifs.Ce qui aurait pu être une différenciation d’ordre folklorique est devenu une source de division en Israel.Ces différenciations devraient être reconnues comme l’expression d’une même unité.“Col Israel Arevim Zé la Zé”: nous sommes tous responsables les uns envers les autres et c’est là l’essence même du Judaïsme.J’ai foi en un avenir extrêmement brillant ici au Québec, car nous sommes un mini-modèle, un laboratoire pour les deux communautés.Nous devons nous attacher à créer une communauté modèle, sans quoi les répercussions d’un éventuel échec atteigneraient tant Israel que la Diaspora.Il n’y a aucune raison que nous ne puissions réussir ici à construire une communauté juive authentique qui a tout à gagner en étant unie.SPECTACLE TOUS LES SAMEDI SOIR AVEC L’ORCHESTRE “EL-AL” i.Lo cuisine orientale k par excellence Strictement Kachère Facilités - Réceptions Mariages Bar — Mitzvot 3450 DRUMMOND, MONTREAL Nord de Sherbrooke 844*6888 PAGE 5 LA SITUATION DE LA FEMME AU CANADA Par Gaby BENBARUK-LASRY DEMANDE DE FOYERS NOURRICIERS POUR ENFANTS JUIFS par Sylvia D AH AN Parler de la condition féminine dans un journal communautaire, aurait été impossible il y a à peine vingt ans, mais.une nouvelle décennie débute et.celle de la femme entame déjà sa deuxième moitié.Depuis cinq ans, lorsque les Nations Unies ont proclamé l’Année Internationale de la Femme en 1975, et de là la Décennie de la Femme, tous les mouvements visant à améliorer la condition féminine ont eu gain de cause dans bien des domaines et pourtant ce n’est pas encore assez.Reconnaissant qu’il existe un problème de la condition féminine, que cette question ne préoccupe pas seulement les femmes mais également les hommes et le pays tout entier, le gouvernement a créé en 1967 une Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada (CRESF).Le mandat de cette commission royale était de “faire enquête sur le statut des femmes.afin d’assurer aux femmes des chances égales à celles des hommes dans tous les domaines de la société canadienne”.La création de la CRESF constitue le premier grand pas vers la résolution de certains problèmes de la condition féminine au Canada.Au cours de ses travaux, la commission définissait clairement le statut économique, politique et juridique de la femme.Elle traçait aussi les lignes directrices de l’action à entreprendre par les organismes féminins et les pouvoirs publics.Le 8 février 1970, les membres de la CRESF déposaient .un rapport présentant au gouvernement 167 recommandations.L’une d’entre elles recommandait la création d’un conseil fédéral de la condition de la femme.Le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme (CCCSF) fut donc créé le 31 mai 1973.Il se compose de quatre membres permanents (une présidente, trois vice-présidentes), et de vingt-six autres membres désignés pour une période de trois ans, venant des dix provinces et des territoires.Les trente membres qui se réunissent tous les trois mois se font l’écho des besoins particuliers à leurs régions respectives.Le CCCSF a pour mission première de faire connaître au gouvernement et au public les questions qui intéressent et préoccupent les femmes et de conseiller le gouvernement sur les mesures qu’il juge nécessaires à l’amélioration de la situation de la femme dans la société.Autorisé à publier ses rapports, recommandations et prises de position, le CCCSF peut ainsi continuellement attirer l’attention, non seulement du gouvernement mais aussi de l’opinion publique.Au cours de ses années d’activité, le Conseil a préparé de nombreux rapports, rédigé des dizaines de publications et déposé des centaines de recommandations.Tous les documents de travail produits par le CCCSF traitent de sujets différents mais qui touchent la condition féminine, notamment: la loi sur la citoyenneté canadienne, le viol, la planification des naissances, l’égalité des chances dans l’emploi et autres.Voici quelques unes des recommandations du CCCSF qui ont été intégralement ou en partie mises en oeuvre: - “Que la Division de l’Immigration du ministère - fédéral de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration revise ses lignes de conduite et ses méthodes afin que les droits des épouses à être admises à titre indépendant au Canada soient toujours respectés et qu’elles soient averties de ces droits.” Ainsi, aujourd’hui, l’un ou l’autre conjoint peut agir comme requérant indépendant lorsqu’une famille demande à être admise au Canada.- “Que le gouvernement fédéral modifie les demandes de passeport en indiquant qu’une femme mariée peut obtenir un passeport établi à son nom de jeune fille ou à son nom de femme mariée.” Ainsi les femmes qui n’ont jamais adopté le nom de leur mari ou qui désirent reprendre leur nom de jeune fille doivent joindre une lettre à cet effet quand elles font une demande de passeport.-“Que le code criminel soit modifié de façon à ce que la femme soit tenue de pourvoir aux besoins de son mari de la-même façon que le mari est aujourd’hui tenu de pourvoir aux besoins de sa femme.” Cette recommandation a été mise en oeuvre dès juillet 1975.- “Que les renseignements sur la contraception soient mis à la portée de tous”, c’est à dire aussi bien les femmes mariées que célibataires ainsi que les jeunes hommes.- “Que le gouvernement fédéral, en liaison avec les provinces et les territoires, revise les programmes d’anglais et de français afin de s’assurer qu’ils répondent bien aux besoins des immigrantes.” Le manque de programmes de formation linguistique et d’orientation pour les femmes immigrantes constitue un empêchement majeur à leur adaptation à la vie canadienne et à leur chance d’emploi.- “Que la loi sur les justes méthodes d’emploi soit amendée de façon à interdire la discrimination selon le sexe et selon l’état civil”, recommandation mise en oeuvre dès mai J 973.Ingénieur de l’Ecole Supérieure d’Electricité de Paris Master of Sciences de l’Université Ucla, Los Angeles Donne cours particuliers, à domicile ou chez lui, en Mathématiques (pures et/ou appliquées) et Physique Tous niveaux Secondaires et Pré-Licence Prix modérés, résultats et progrès garantis 1ère leçon d’essai gratuite Téléphoner de 9h.à 21 h.à Daniel Tolédano - 487-3415 5740 boul.Cavendish, Côte St-Luc H4W 2T8 English tutoring also available Les travaux effectués par le CCCSF sont herculéens, mais la tâche qui reste à accomplir est gigantesque.Les objectifs, les aspirations du CCCSF ne peuvent se limiter à des lois qu’il faut adopter.Le Conseil cherche aussi à provoquer une prise de conscience et une sensibilisation de l’ensemble de la population aux problèmes de la condition féminine.Il aspire en outre à une société plus juste, bâ-Lie pour chacun de nous et par chacun de nous.Il ne s’agit pas d’un voeu.Nous nous sommes fixé des buts précis, réalistes, qui ne pourront être atteints facilement, mais il nous faudra participer aux activités des groupes politiques, communautaires, sociaux, etc., de notre milieu, afin que la voix des femmes soit entendue.Dans notre nouvelle diaspora qu’est le Québec, nous sommes souvent confrontés avec un dilemme “moderne”.Vous est-il déjà arrivé d’avoir envie de venir en aide à quelqu’un, de donner de l’argent à un pauvre?Personne, à part ce chèque anonyme que l’on envoie.Pourtant, si la charité est chose hautement prisée dans notre Sainte Torah, il existe une autre forme de charité qui relève de la compassion.Et la Torah de formuler: “Celui qui sauve une vie est comme s’il avait sauvé le monde entier.” Il existe dans notre communauté une institution juive qui a pour fonction de placer des enfants juifs abandonnés, maltraités ou provenant de familles en discorde, dans des “foyers nourriciers” en vue de remplacer, souvent pendant une période très limitée, le foyer familial.Il est un fait que certains de ces enfants juifs ont été placés parfois, dans des foyers non-juifs et ce, faute de faml-les juives qui se proposaient.De prime abord, cette approche semble normale, voire même appropriée.Car si une famille juive ou non se manifeste, cela n’est-il pas la preuve de son bon désir de parer à toute difficulté?Pourtant, dans la pratique, il est certain que tout enfant a besoin non seulement d’amour, mais tout enfant juif a besoin, en plus, de valeurs juives.Le transfert émo- tionnel mère-enfant est un procédé inconscient qui draine toute une série de valeurs qui constituent l’ensemble de l’éducation juive de base (du moins celle qui commence à la maison).En fait, lorsque l’enfant juif déraciné de son milieu familial congénital, se retrouve dans un foyer dont les valeurs lui sont totalement étrangères, ce processus de nourriture spirituelle se trouve ébranlé.Tout l’amour d’une mère non-juive ne pourrait malheureusement pas remplacer ce mode de comportement inné chez la mère juive.N’est-il pas suffisant de nous retrouver désemparés devant ces nombreux cas de conversions de nos adolescents par des sectes telles que les “Moo-nies”?Il ne nous faudrait pas précipiter les moins fortunés parmi nous dans ce qui semblerait à priori une action banale de survie physique mais qui est la meilleure recette de dilution du Judaisme si l’on se place dans la perspective du futur de notre génération.Certains crieront certainement au racisme.Je dirais plutôt “self-preservation” maintien de nos valeurs.Ces enfants sont en fait les nôtres.Notre public a été mal informé, il faut le dire, car la générosité est encore ce qui reste de plus admirable dans notre âme de sépharade.POUR UNE MEILLEURE COMPREHENSION DE L’ENFANT Daniel Tolédano Cet article écrit dans le cadre de l’Année Internationale de l’Enfant est le second volet d’une série de trois contributions.Dans l’édition précédente de la Voix Sefarad, j’avais tenté de cerner certains aspects et causes de la crise et des conflits qu’affronte l’enfant du 20ième siècle.Les réflexions qui suivent ont trait aux mécanismes et moyens à mettre en oeuvre susceptibles de combler le “fossé de communications” séparant l’enfant et ses aînés.Dans la prochaine édition, je tenterai de discerner la spécificité des besoins, des aspirations et des conflits de l’enfant juif en général et de l’enfant sépharade en particulier.L’enfant moderne exige d’avoir voix au chapitre La télévision impose littéralement l’influence des outrecuidants apôtres sociaux amis de la contestation systématique de l’ordre établi.Cela influence l’enfant au foyer, dans sa relation parentale synonyme d’ordre.Plus généralement, il est enclin à contester toute conception autoritaire de son éducation et regimbe même avec vigueur contre toute norme imposée relative à ses vêtements, ses loisirs, AVIS DE RECHERCHE DE LA CROIX-ROUGE M.Messod AMSELLEM et sa femme Yacoth AMSELLEM d’ISRAEL, recherchent leur fils: GEORGES AMSELLEM LAZAR né en 1947, de nationalité canadienne depuis 1968.Son dernier domicile connu est: 3703 Rue St-Christophe à Montréal.le choix de ses amis, ses programmes d’études.Il en vient à vouloir son mot à dire et ses parents exacerbés ont peu de chances d’apaiser la révolte de “l’arrogant en herbe” et risquent même de le pousser à faire en cachette ce qui est interdit.Comprendre et raisonner avec lui, à son niveau Le monde enfantin est en changement perpétuel, tout comme les lois qui la régissent.On ne doit pas oublier que la vie familiale, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est relativement récente.Avant le 18ième siècle, en Grande-Bretagne par exemple, 8 personnes sur 10 vivaient dans des masures; l’enfant n’avait pas de statut spécial et ne bénéficiait de presque aucune instruction.N’ayant pas d’autre choix, il suivait en grandissant les traces de ses parents.Aujourd’hui, du fait que l’univers de l’enfant n’est pas immuable et figé, il faut, plus que jamais, essayer de comprendre ce qu’il éprouve et être prêt à raisonner avec lui, à son niveau.Nous sommes encore trop durs pour nos enfants, bien que de façon plus raffinée.L’écrivain américain John Holt, instituteur et défenseur des droits de l’enfant, affirme que nous “enfermons les jeunes durant 18 ans ou plus dans une camisole de soumission et de dépendance, et que nous faisons d’eux.un amalgame de gêneur onéreux, de trésors fragiles, d’esclaves et de super-chouchoux”.Il souligne que les adultes devraient au moins traiter les enfants avec un peu de courtoisie.Les enfants sont, à son avis, victimes tous les jours d’innombrables excès de langage.Une attitude souvent inconsciente La grande nouveauté découle de la vie trépidante d’aujourd’hui qui exacerbe l’impatience séculaire des parents à l’égard de leurs enfants.Le tourbillon qui les emporte est tel qu’ils n’ont plus ou croient ne plus avoir le temps de s’inquiéter de ce que pense ou ressent un enfant.Une telle attitude est, malheureusement, inconsciente.Un récent message télévisé montrait un jeune garçon surexcité arrivant en courant à la maison et s’écriant: “J’ai eu 20 à l’examen!”.Et le père de lui répondre: “Combien de fois ne t’ai-je pas dit de ne pas claquer la porte?”.A cela s’ajoute le fait que l’enfant est une cible facile pour les traits, amusants ou sérieux, des adultes.Certes, ils sont capables d’importuner aisément les adultes.Mais c’est une raison de plus pour les adultes d’éviter de se venger sur eux de leurs contra tiétés.Le temps de j adis est révolu S’il est une chose que s’accordent à reconnaître les spécialistes de l’enfance, c’est que les enfants sont plus intelligents et logiques que ne le croient les adultes.La tâche qui s’impose aux parents consiste donc à examiner ce qui est bon et ce qui est mauvais et à lui en expliquer clairement le pourquoi.L’enfant a fait beaucoup de chemin depuis l’époque où il suffisait d’un “non” austère et définitif pour le mettre dans la bonne voie.L’enfance évolue et les adultes qui en ont la charge doivent faire un effort très lucide pour être à son écoute et lui prêter plus d’attention qu’au temps jadis.PAGE 6 Une nouvelle décennie entamée à MAIMONDE M.Jules ELALOUF vient d’être nommé président de l’Ecole Maimonide.Il succède ainsi au Dr Jean-Claude LAS-RY qui termine son mandat de deux ans.M.Jules ELALOUF a été président du Neighbourhood House de 1972 à 1973 et a oeuvré pour la réunification avec le département francophone pour fonder le Centre communautaire juif.M.ELALOUF a été membre de l’exécutif du “Y”, président de l’Association sépharade francophone, et président du comité administratif de l’Ecole Maimonide.U COMMUNAUTE LAVAL CELEBRE HANOUCAH DANS LA JOIE Par Jules ELALOUF L’Ecole Maimonide, créée en 1969, termine sa première décennie et ces dix années ont été des années pleines d’ennuis et de problèmes mais aussi et surtout remplies de réalisations et de satisfactions pour tous ceux qui ont apporté leur pierre à l’édifice.Vu de -l’extérieur, cela se résume en peu de choses, c’est-à-dire: 1969: 13 élèves; 1979; 720 élèves; et pourtant en analysant cette incroyable croissance, nous constatons les changements majeurs et presque trop exigu et le flot des élèves qui est actuellement en primaire, une fois déversé au secon daire, nécessitera un bâtiment de 18 classes en plus des be soins annexes tels que labora toire, bibliothèque, gymnase, etc.Le bail de la garderie vient à échéance en Juin 1980, et il faudra soit doubler le loyer actuel, soit trouver d’autres locaux ou, pourquoi pas, en construire une bien à nous.L’année 1980 verra aussi ï nous fixer sur le statut syndi miraculeux des étapes que nous cal de notre personnel ensei une avons traversées et que j’aimerais illustrer par quelques chiffres: 1969: Une classe dans école de la C.E.C.M.1979: 27 classes et 3 campus.1969: 1 directeur-professeur et administrateur, M.CASTIEL.1979: 1 Directeur Général, Dr OHANA - 2 directeurs Mme IFRAH et Mr COHEN 40 professeurs, 1 directeur administratif et 3 secrétaires.1969: 13 élèves.1979: 720 élèves.1969: Budget $20,000.1979: Budget $1,100,000.De 1969 à 1979 il y a eu 72,000 jours-élèves et 80,000 jours-professeurs.Avant la création de l’Ecole gnant et même sans syndicat il y a lieu d’améliorer leurs con ditions de travail sur les plans salarial et normatif.La visite de Monsieur le Mi nistre Jacques Yvan MORIN, le 26 novembre nous a permis Judah d’exposer et d’analyser avec lui la situation de l’école.Il nous a écoutés avec beaucoup de bien veillance et nous a assurés de son aide.Mais la réalisation de nos objectifs dépend entiè rement et surtout de toute la communauté.Les parents d’élèves ont un rôle important à remplir.Ils devront de façon constructive à travers leur comité, aider le C.A.à atteindre les buts fixés Ils disposent pour cela, en plus du “Comité de Parents”, d’u les soucis majeurs des parents ne représentation officielle de 6 étaient l’anglicisation, la déju- membres avec les mêmes daîsation, la perte du français droits et devoirs que le reste et, par conséquent, l’absence de de 1 équipe.communication avec leurs enfants.Aujourd’hui, pour près de 600 familles, ce sont les enfants, que ce soit en français, en an- L’Ecole Maimonide est devenue une institution ancrée dans la vie de notre communauté.Elle est présente dans près de 600 foyers et elle reste le “su glais ou en hébreu, qui poussent lle*'’ majeur des discussions à les parents à respecter le shab- tous ^es niveaux, bat et à introduire la Kashrouth La mission de l’Ecole Mai dans leurs foyers; demain, ils monide en est une des plus ex seront nos “leaders”.altantes.Elle permet à des en- Tout ceci, et plus encore, faits» Marocains, Iraniens, I-n’est pas le résultat d’un coup rakiens, Israéliens, Libanais de baguette magique, c’est le Syriens, Russes et même an-fruit du travail acharné et sou- glophones, de recevoir une vé-vent aux dépens des intérêts Stable instruction en français professionnels et familiaux des ^es connaissances nécessaires équipes présidées tour à tour en anglais et une éducation so-par Messieurs Elias Malka, dde dans toutes les matières Claude Chriqui et Jean-Claude Juives dans un cadre et une am Lasry biance sépharades.C’est aussi grâce à notre ^ ^ Ecole Maimonide, nous ne corps enseignant dont le dé- nous occupons que de 1 édu vouement n’a d’égal que leur cation de nos enfants qui doit compétence, mais aussi et sur- atteindre 1 excellence à tous les tout à tous ces parents d’élèves niveaux.qui ont mis leur confiance dans Permettez-moi, au nom du l’école et par là même, en ont Conseil d Administration, du fait sa réputation.Directeur Général, de la Direc- Le début de 1980 voit la fin trice et du Directeur de 1 Ad-du mandat du présent Conseil ministration, du Corps profes-d’Administration présidé par soral et en mon nom personnel, Dr Jean-Claude Lasry et celui de vous souhaiter à vous et à de ma nomination.Le C.A.qui nos enfants, une année de bon prend en mains la destinée de heuretderéussitm l’école est en majorité composé de gens rodés et connaissant parfaitement, pour les avoir vécus, les problèmes et les besoins de Maimonide; j’ai voulu par là assurer une continuité nécessaire pour le bien de tous.Parmi nos priorités immédiates, il y a: L’agrandissement ou le déplacement du Secondaire, le Campus actuel est devenu COURS DE DANSES ISRAELIENNES POUR DEBUTANTS PROFESSEUR: MAURICE PEREZ Les Mercredi de 20.00 à 22.00 heures à partir du mercredi 16 janvier 1980 pour information appeler: CENTRE HILLEL 738-2655 La fête de Hanoucah a fourni aux Sépharades Lavallois deux occasions de se retrouver dans une atmosphère de joie et de cordialité.Tout d’abord, à l’office du Shabbat le 15 décembre, les jeunes ont encore une fois eu droit à tous les honneurs.On leur a confié la responsabilité de diriger l’office, de chanter les Zémirot et de lire la Torah.Ils se sont acquitté de leurs tâches avec le plus grand sérieux.Le C.A.de la Communauté Sépharade de Laval a d’abord adressé une circulaire à tous ses membres, invitant les jeunes de 10 à 25 ans à contacter les deux organisateurs de ce Shabbat spécial, MM.Joseph KNAFO et Solly LEVY.Les différentes étapes de l’office ont été réparties entre les 20 candidats qui ont répondu les premiers à l’appel.Aidés de leurs pères et dans certains cas d’un enregistrement sur cassette fourni par la communauté, les jeunes se sont mis au travail pour apprendre les passages des Zémirot ou de la Torah qu’ils avaient choisis.Six semaines plus tard, le résultat de leurs efforts a fait honneur à leurs parents et à tout le Kahal réuni pour la circonstance.MM.David BENDAYAN et Salomon OZIEL, respectivement Par-nass de la Synagogue et Président de la Communauté, ont tenu à féliciter tous les participants et à rappeler le succès de l’office-des jeunes pour Sim-hat Torah organisé par M.Shalom DELMAR, responsable du recrutement et de la jeunesse.L’atmosphère était moins solennelle le lendemain, dimanche 16 à 3h.de l’après-midi.C’était vraiment la fête communautaire, la célébration de Hanoucah dans la joie, les chants, les rires, les danses, les cadeaux et les danses, les cadeaux et les friandises.On peut dire que* LUIS UE PURETE DE LA FAMILLE "GARANTIE POUR UNE LUNE UE MIEL PAR MUIS “£££„ La désillusion dans le mariage est chose courante, au point où une blague circule que “le mariage est une forteresse où ceux qui s’y trouvent veulent en sortir et ceux qui n’y sont pas veulent y entrer”.Que de couples se lamentent après une année, deux années de mariage seulement, que leur grand amour n’était qu’un leurre, que l’ennui s’est installé et qu’ils donneraient cher pour retrouver un peu de sentiment qui les animait.Bon nombre ont recours à ce qu’on appelle “Marriage Encounter” ou “Re-nouement conjugal”, pour essayer de sauver leur ménage ou, dans une certaine atmosphère, pendant un week-end, retrouver cet “amour perdu”.S’il y en a qui réussissent ce n’est pas toujours quelque chose de définitif ou de sérieux.Nous avons par contre dans le Judaisme, des lois, appelées “lois de pureté familiale”, qui régissent la vie sexuelle du couple et qui sont pour ainsi dire l’antidote à l’ennui.Le philosophe du sexe dans le Judaisme qui interdit tout contact physique entre les époux pendant douze jours, permet ainsi des retrouvailles où le désir est si intense qu’ont peut vraiment parler de nouvelle “lune de miel”.Le “renouement conjugal” se fait en quelque sorte chaque mois et non occasionnellement et artificiellement comme dans “Marriage Encounter”.Rappelons que ces lois se trouvent d’une part dans Léviti-que, chapitre XIII, verset 17: “tu n’approcheras pas de la femme quand elle est en état d’impureté”, et d’autre , part dans le Talmud (Nidda 31,b) où l’abstinence est prolongée de 7 jours, appelés les 7 jours de pureté, pour que “la femme soit aussi désirable que le premier jour”.Rappelons également que la femme ne retrouve son état de pureté qu’après la “Tévila” ou immersion dans le Mikvé.L’eau naturelle, (de l’eau de pluie ou de source), qui est rassemblée dans un réservoir rattaché au sol, s’écoule dans le Mikvé: c’est le symbole de vie et de pureté.L’importance du Mikvé dans le Judaïsme est telle, nous dit le Talmud, que sa construction a priorité sur celle d’une synagogue ou sur l’achat d’un Sepher Tora.Le but de tout ce rituel est d’abord la pureté de la famille.Dans tous ses actes, le Juif doit essayer d’atteindre la sainteté, car Dieu recommande dans la Tora: “soyez saints car je suis saint” (Lévitique XIX, 2).No- tre ressemblance avec Dieu est spirituelle et doit se refléter dans nos actions.La sainteté est en effet le leitmotiv derrière toutes les lois de Moise, la Kashrout, le Chabblat, la circoncision, la pureté de la famille etc.Si on accepte l’idée que la Tora est d’origine divine, alors on doit aussi accepter que ses lois sont pour le bien de l’homme, pour que l’homme puisse vivre avec.Il est évident que ces lois sont souvent difficiles, mais il n’est pas dit que c’est la voie facile qui nous rend heureux; au contraire, c’est le plus souvent ce pour quoi on a trimé qui nous donne le plus de satisfaction.La libération sexuelle et la facilité d’accès au sexe ne rend pas les gens heureux.Au contraire, on est plutôt blasé par cette facilité et par les excès dans ce domaine et on se tourne vers d’autres formes de plaisir comme la drogue et l’homosexualité.Cette libération sexuelle n’est que la renaissance du paganisme ancien et de la vieille immoralité hédoniste.Et si le christianisme a, pendant des siècles, associé le sexe à l’idée de péché, c’est justement par réaction aux orgies paiennes.Les fondateurs du christianisme sont allés jusqu’à recommander le célibat comme la forme la plus élevée de la sainteté, le mariage étant une sorte de concession faite à la faiblesse humaine.Le Judaisme lui, est resté fidèle à lui-même; il ne vénère pas le corps comme les paiens et ne les dénigre pas comme le christianisme.Le seul péché, du point de vue du Judaïsme, c’est d’aller à l’encontre de la loi; le péché n’est pas inhérent au sexe, l’instinct sexuel étant ce qu’il y a de plus fort en l’homme avec l’instinct de survie.Le célibat ou la débauche, c’est là le péché.Par contre le mariage avec la discipline imposée par les lois de la pureté de la famille, c’est le juste milieu et l’idéal à atteindre.Si l’abstinence pendant douze jours paraît difficile, les bénéfices qu’on en retire valent la peine qu’on essaie cette manière de vivre.La preuve a été faite que cette alternance, séparation-retrouvailles, procure d’énormes bienfaits tant au point de vue physiologique pour la femme, qu’au point de vue psychologique pour le couple.En effet, une enquête faite à l’hôpital Mont-Sinai de New-York, sur le cas de 80,000 femmes observant les lois de la pureté de la cette fête a réellement eu du succès.Le nombre de participants a tellement dépassé les espérances qu’au dernier moment, il a fallu ajouter des tables pour les retardataires.Le prestidigitateur a fasciné les jeunes par son assurance, son adresse et son humour.Au moment d’allumer la Hanoukiah, une petite chorale d’enfants de 9 à 13 ans, formée et dirigée par M.David ABITBOL, qui est en même temps adjoint au Par-nass et vice-président chargé des affaires culturelles et religieuses, a entonné les chants traditionnels et les bénédictions de Hanoucah.Les membres de la communauté, surtout les enfants, ont apprécié la chaleur et la joie de cette fête réussie grâce au dynamisme du jeune Rafi-ANIDJAR qui, secondé par une bonne équipe d’amis, a pris en mains toute l’organisation et l’animation de la soirée.famille, a montré que la proportion des femmes souffrant du cancer de l’utérus est de une contre quinze parmi les femmes non-juives d’un même niveau économique et social.Des enquêtes dans le même sens ont été menées en Europe avec les mêmes conclusions.Malheureusement, les statistiques ont également montré que dans certaines communautés où les femmes juives avaient cessé de suivre ces lois, le taux de cancer de l’utérus était en hausse.Mais, à mon humble avis, les bienfaits psychologiques sont plus grands encore.La séparation physique permet de lutter contre l’ennemi numéro un de l’Amour qui est l’Ennui né de l’Habitude et de l’Excès.L’homme ou la femme qui retrouve son conjoint après une séparation de douze jours est comme celui qui a été privé d’eau ou de nourriture pendant quelque temps, le désir de boire, de manger, de se retrouver est tellement plus intense.J’ai demandé, il y a quelques années, par la voie des ondes (Radio-Canada) au grand psychologue catholique qUétait Théo Chantrier, ce qu’il pensait de cette loi sur la séparation, s’il ne la trouvait pas trop “vieillote”.Sa réponse était au contraire pleine d’éloges pour cette loi qui, d’après lui, était “la preuve de la maturité de la religion”.Il a même illustré sa réponse d’un exemple concret: “Si vous avez un beau vase ou un beau bibelot que vous mettez dans le meilleur coin de votre salon, vous l’admirez les premiers jours; après un mois, il fait partie des meubles et on ne le remarque plus.Mais si on le garde pendant quelques mois et on le ressort, on le trouve aussi beau que le premier jour”.Le Docteur Chantrier a ajouté: “si nous avons autant de divorces et de séparations, c’est parce qu’on a abusé du sexe: la pause préconisée par la loi mosaïque peut aider à une union solide et harmonieuse”.La stabilité du foyer juif a toujours été un objet d’envie et les lois de la pureté familiale ont certainement contribué à cette stabilité.Ces lois sont si nécessaires et si bénéfiques du point de vue psychologique, leur influence sur le bonheur du couple est telle que, si elles n’existaient pas, il faudrait les inventer.Que de produits on essaie de vendre par la publicité, que de fois la publicité s’est avérée trompeuse! Je dirais simplement: l’essayer, c’est l’adopter, car c’est la “garantie” ou presque, d’une lune de miel perpétuelle.PAGE 7 LE RABBINAT SÉPHARADE HILLOULA A L'OCCASION DU 100e ANNIVERSAIRE DE LA PETIRADE PREMIER GRAND GALA ANNUEL RABBIYAACOV ABOUHATSERA Par Moise AMS^LEM Encore une initiative heureuse de notre Rabbinat.500 personnes environ ont assisté à cet événement à la Synagogue Beth Hamedrach Haggadol, qui a été présidé par Rabbi David SAB-SAH.L’entrée était libre.La Petira coincide avec la Sidra VAYHI YAACOV (JACOB VECUT) qui relate la mort de notre Patriarche.Les justes continuent à vivre au-delà de la tombe, diront nos Sages (Talmud Berakhot 18b) grâce à l’exemple qu’ils ont donné et au patrimoine spirituel qu’ils ont légué à la postérité.Aussi, comme Rachi le note, Jacob notre Père n’est-il pas mort.Rabbi Yaacov ABOUHATSERA non plus.comme le témoignent si bien la joie et l’allégresse qui ont régné durant toute cette soirée.Notre communauté continue de se regrouper dans son passé sépharade avec succès et constance: c’est réconfortant! Rabbi Yaacov ABOUHATSERA est né au Tafilalet (Maroc) en 1807.Grand Kabbaliste, auteur de plusieurs miracles, Rabbi Yaacov ABOUHASTERA est le premier maillon d’une grande lignée de Rabbanim.Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la Halakha, la Kabbala, l’éthique et l’exégèse biblique.Citons parmi ses ouvrages: Yourov Michpateka Leyaacov, Doresh Tov Leamo, Bigle Serad, Guinze Hamelekh, Levana Zac-ca, etc.Depuis deux ans, plusieurs pèlerins du Maroc et de France vont en groupe péleriner sur la tombe à Damanhour en Egypte où il est décédé le 20 Teveth 1880.Que son zejout continue de nous protéger.Signalons que l’assistance s’est régalée d’un repas somptueux et très copieux préparé par la Division féminine du Rabbinat, sous la direction de Mme Simone Tolédano, qui reçut les compliments sincères de chacun.Le bar est resté ouvert jusqu’à la fin.Le tout était offert gracieusement par le Rabbinat.Toutes nos félicitations et nos remerciements au Rabbinat Sépharade du Québec qui, comme d’habitude, nous a offert une soirée de grande classe.RAPPORT MORAL EXERCICE 1979 Je voudrais d’entrée exprimer mes souhaits les plus vifs de bienvenue, de beroukhim habaim, à vous tous ici présents, sépharades et frères ashkénazes, à ce Premier Grand Gala que le rabbinat sépharade du Québec organise.Permettez-moi de présenter en votre nom et au nom du rabbinat toutes mes félicitations et tous mes remerciements au comité organisateur de ce gala qui, M.Joseph Mechaly en tête, s’est dépensé et n’a rien épargné pour donner à cette soirée tout l’éclat qu’elle mérite.Je salue également la franche et courtoise collaboration de notre vedette nationale; j’ai nommé M.Salomon Amzallag.Qu’ils soient tous bénis et que leur récompense vienne du très haut tel qu’il est dit: “ rn ?j?d n-a *7® DmnM ’nm L’empressement et la générosité avec lesquels vous avez répondu à notre invitation, votre participation à notre programme d’activités, sont autant de preuves de l’intérêt vif et soutenu que vous avez toujours témoigné à notre oeuvre.Le rabbinat est, certes, à son premier exercice.Cependant, grâce à l’effort de chacun, il a gagné la confiance de tous et acquis droit de cité, se fondant sur l’adhésion de la communauté sépharade, notre rabbinat se devait d’atteindre les objectifs qu’il s’est assignés: promouvoir le judaisme et la culture sépharades, s’assurer du développement et de l’épanouissement des valeurs traditionnelles du sépha-radisme authentique.Pour atteindre ces objectifs, plusieurs moyens ont été mis en place.Il est bien évident, nous ne saurons jamais le répéter assez, que la tâche était d’autant plus difficile que rien à ce niveau n’avait été jusqu’alors entrepris.Pour tous, il était nécessaire qu’un rabbinat existe.C’était un rêve que nos leaders caressaient.Du rêve à la réalité, il y a plus qu’un pas.Il fallait une disponibilité et une bonne volonté rudes à toute épreuve.Fort heureusement, je les ai trouvées toutes deux.Je rends donc un hommage particulier à cet esprit d’ouverture et de collaboration de notre communauté.Quel a été notre premier souci?Pour nous, le rabbinat devait agir en tant que centre de gravité, bien plus, en tant qu’âme de la communauté.Sa première mission, combien fondamentale, était de rassembler et d’unir tous les éléments de cette communauté.Pour projeter l’image d’une communauté sépharade unie, nous nous devions de surmonter notre crise d’identité, reconquérir et affermir le respect de notre personnalité afin d’entreprendre une action efficace et harmonieuse pour le bénéfice de toute la communauté.Ce thème de l’unité et de la solidarité agissantes entre les deux branches du judaïsme au Québec, thème de l’ahdout et la arbanout, demeure notre préoccupation première.Ce rapprochement entre sépharades et ashkénazes au Québec, nous le voulons de toute notre force, car l’unité qui en sortira servira à coup sûr d’exemple et d’étalon pour les communautés juives de la diaspora et d’Israël.En cela, nous sommes fidèles à la vision d’Ezechiel chapitre 37.7 n N "]V np D*TR nriKT npVi nan Vri®’ ’laVi mim1?i^y ainsi n’a Vai o’nsK yy 'joi’’?i->Vy ansi tbr yy -ma yy1?yV ans an* omt aipman Vxn®’ • "P ’ a D’anx1?i ’m “Or toi, fils de l’homme, prends une pièce de bois et écris” dessus “Pour Juda et pour Les enfants d’Israël ses associés”.Puis prends une autre pièce de bois et écris dessus: “Pour Joseph, souche d’Ephraim, et toute La maison d’Israël, ses associés”.Rapproche ces pièces l’une de l’autre, pour n’avoir qu’une pièce unique, et elles seront réunies dans ta main”.Fasse D’tout puissant que cette prophétie se réalise de notre temps.Qu’avions-nous à proposer à la communauté comme activités?BOUCHERIE SELECT Casher SOUS LA SURVEILLANCE de VA'AD HAIR “Chez Jacques” 6346 VICTORIA Tel 739-5042 Allocution du Grand Rabbin David Sabbah, attentivement écoutée! par M.Mi eiiel Chokron, President delà C.S.Q.JS Celles-ci ont été conçues selon trois axes: rabbinique, social et éducatif.Notre programme rabbinique n’aurait eu son sens que s’il était basé sur une compréhension parfaite des problèmes à résoudre.Que ce soit au niveau des ménages ou de l’individu en rupture d’harmonie et d’équilibre en raison des difficultés d’adaptation ou des conditions d’une nouvelle vie, ou que ce soit au niveau de personnes en détresse, notre intervention fut souvent positive car elle apportait conseils, encouragements et assistance.En douze mois d’activité, le nombre de consultations rabbiniques et audiences s’est élevé à 782.Dans le but de réorganiser notre vie religieuse, notre préoccupation fut, dès les débuts, d’obtenir du ministère du Québec, les registres d’Etat civil.De toute évidence, il y avait là l’avantage certain de regrouper et de centraliser toutes les données de la vie des sépharades du Québec.Ainsi, depuis que le rabbinat détient par arrêté en conseil les registres d’Etat civil, nous avons enregistré à date 15 mariages, 44' naissances et 13 décès.Nous avons délivré également 79 traductions et attestations.Pour les mariages, nous avons demandé à deux artistes marocains leur concours pour la création de deux modèles originaux de Ketou-ba, modèles exclusifs au rabbinat.En ce qui concerne les divorces, la situation qui prévaut au Qué- Message adressé au Dr David Sabbah, Grand Rabbin de la Communauté Sépharade du Québec par le Rabbin Hechtman Allocution du Grand Rabbin Hirshprung.Dear and Distinguished Colleague, We wish to take this opportunity to welcome you to our community as the Spiritual leader of the sephardic community of Montreal.Our brief acquaintance with you has shown that you are the right man in the right position.We are sure that, under your very able leadership, the Communauté Sépharade du Québec will enjoy and be blessed with proper guidance and excellent leadership.We pray to the Al-mighty that with your cooperation we will succeed in restoring the historic unity and dignity of Am Yis-rael.May the city of Montreal serve to all Jewish communities in the Diaspora as a symbol of Achdut, Shalom and Hatz-lacha.Again, please accept our best wishes on the occasion of the first Banquet in your honour and looking forward to the pleasure of greeting you at the Banquet, we are, Sincerely yours Nous sommes heureux de l’occasion- qui nous est offerte pour vous souhaiter la bienvenue parmi nous comme chef spirituel de la Communauté Sépharade.Nos relations avec vous, bien que récentes, ont démontré que vous êtes bien l’homme de la situation.Nous sommes persuadés que sous votre direction compétente, la Communauté Sépharade jouira et aura la chance de profiter d’une orientation adéquate et d’un excellent leadership.Nous prions le Tout-Puissant qu’avec votre collaboration, nous réussissions à faire renaître l’unité et la dignité historiques du peuple d’Israël.Puisse la ville de Montréal servir à toutes les communautés de la Diaspora, de symbole d’Ahdout, de Chalom et Atzlaha.Encore une fois, nous vous prions d’accepter nos meilleurs voeux à l’occasion de votre premier Gala, et, dahs l’attente du plaisir de le faire de vive voix lors de cette manifestation, nous demeurons, sincèrement vôtre, RABBII.L.HECHTMAN Executive Vice-President Jewish Community Council of Mtl.DU QUEBEC C’est sous le signe de l’unité et de la solidarité à l’intérieur du Judaisme québécois que le 1er GRAND GALA du RABBINAT s’est déroulé le 1er décembre 1979.Il est sans aucun doute que l’enthousiasme et les encouragements prodigués par les personnalités de la communauté juive ont été sans précédent dans l’Histoire de notre jeune communauté.En effet, les messages sans équivoque lancés depuis son arrivée à Montréal par le Grand Rabbin SABBAH, ont trouvé leur écho par les personnalités de la communauté juive établie.C’est sans conteste un vif succès que le Rabbinat peut se targuer de revendiquer.Il ne fait aucun doute que nos frères ashkénazes attendaient aussi depuis fort longtemps ce rapprochement.\ i / / \ i / sin «H *wn yib ayjt t R vous passerez tous une bonne soirée avec nous.Fasse FiM2j?n Que nous puissions tous dans un proche avenir oeuvrer pour tous les projets que le rabbinat entend mener à bien.Puisse la bénédiction divine vous assister.Amen.CONSEIL D'ADMINISTRATION - 1980 Rabbi David SABBAH - Président Michel ABITBOL Jacob ATTIAS Moise AMSELEM Charles BARCHECHATH Ralph BENATAR Salomon BENBARUK Armand ELBAZ Armand ESSIMINY Isaac EZAGUI Joseph G AB A Y Elyahou LASRY Raphael LEVY Armand MO Y AL Albert MOYAL Joseph MECHALY Naphtalie OHAYON Henri SIMON Moshe SUISSA Daniel TOLEDANO Arié WANON Dr.Ch.YECHOURON Henri ZNATI EMISSION TELEVISEE DU RABBINAT SEPHARADE DU QUEBEC S3 CABLEVISION NATIONALE LTÉE “O Animateur: Charles BARCHECHAT Réalisateur: Robert LEVY R HAHAYIM” DIFFUSION - LE MARDI à 19h.00 REPRISE - LE DIMANCHE à 21h.45 AU CABLEVISION - CANAL 9 PROGRAMMATION 15 JANVIER 1980 “Les astrologues sont des escrocs”, dit Maimonide.22 JANVIER 1980 Série: Les grandes figures de l’histoire du Judaisme: 1.MAIMONIDE.29 JANVIER 1980 Série: Les grandes figures de l’histoire du Judaisme: 2.Yohanan BENZACCAI 5 FEVRIER 1980 Série: Les grandes figures de l’histoire du Judaisme: 3.Saadia GAON 12 FEVRIER 1980 Série: Les grandes figures de l’histoire du Judaisme: 4.Salomon IBN GABIROL 19 FEVRIER 1980 Série: Les grandes figures de l’histoire du Judaisme: 5.Elie BENAMOZEGH 26 FEVRIER 1980 “Autour du Livre d’Esther”.4 MARS 1980 “L’AGADA et son influence’’.Vérificateur: Marc Quedoshim Tous les samedis soir 19h30 - CBF.FM 100,7 - 9 février : Le sens de la continuité historique chez les Juifs.16 février : Les fêtes juives.23 février: Qu’est-ce qu’un kibboutz?(1ère partie) 1er mars: Qu’est-ce qu’un kibboutz?(2e partie) 8 mars : La crise du kibboutz.15 mars : Les grandes dates du judaisme français.(1ère partie) 22 mars : Les grandes dates du judaisme français.(2e partie) 29 mars : La guerre des Six-Jours et les Juifs de France.PAGE 8 PAGE 9 Mil».1R T K MK XT 7 et PH |Ncft plPS en Ï TSO' I , r0m"'e 3üTS 30^ Le -p-^^s^as »• ••-¦- - ?%f5ï%55ïr'.••••' .- te5 oa
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