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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Novembre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Présence
  • Successeur :
  • LVS
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La voix séfarad /, 1980-11, Collections de BAnQ.

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r y/< mæmæmzm H Canada Post**B Post Canada |“Mi*g»n*«3 »>• M>» I 3rd class Troisième mail classe B-420 Montreal! Port de retour garanti MONTREAL KISLEV-TEVET 5741 NOVEMBRE- DÉCEMBRE 1980 VOL.9 NO 5 APRES L’ATTENTAT DE LA RUE COPERNIC David BENSOUSSAN L'explosion survenue à la synagogue rue Copernic à Paris a évoqué des souvenirs douloureux dans toutes les mémoires.L’ampleur des manifestations qui se sont déroulées et les attentats qui ont précédé celui de la rue Copernic ont démontré qu'il s'agissait d'incidents violents organisés.Le racisme organisé s'exprime à nouveau à travers ses fiers-à-bras.Le vandalisme perpétré contre la communauté Juive de France ne fait que présager pour l'avenir un vandalisme qui ne s'arrêtera pas à l’entité juive seulement.Des nouvelles théories dites de "nouvelle droite" ont émergé ces dernières années en France.Certaines dève loppent le mythedel'hommeceltetout co mme autrefois on a développé le mythe de l'homme aryen.Face au dogmatisme gauchiste, elles ont été accueillies avec la plus grande complaisance.On ne saurait sous-estimer pourtant les implications que voilent le langage fleuri des promoteurs de ces théories, surtout lorsque la Société est en crise.L'Europe encourt actuellement un sérieux malaise économique: les augmentations imprèdictibles des prix du pétrole et l'inflation sans cesse croissante rendent l’avenir de plus en plus incertain.Et l'on a tôt fait de s'en prendre au bouc émissaire traditionnel: la minorité juive.La vagued'attentatsqui asecoué der nièrement l'Europe à Anvers, Bologne et Munich laissent penser qu'un réseau néo-nazi se développe en Europe et qu’il bénéficie de l'appui de la Lybie et de l'O.L.P.Toutefois nulle part ailleurs qu'en France, on ne se prononce contre Israël avec autant de vigueur.Et l'association avec la crise énergétique est aisée.La surenchère de complaisance envers les régimes et les leaders arabes les plus extrémistes quitte à désapprouver d'emblée les accords de Camp David, accords qui ont ramené le calme entre les nations israélienne et égyptienne , ne font qu'encourager ces mêmes extrémistes.L'abondance de l'information anti-israélienne de la France, le lachage le plus total d'Israël ne sont pas à l’honneur quand on sait que l'hystérie des nations ne fait que transposer anti-sémi-tisme en anti-sionisme.Nul autre pays que la France ne pouvait s'enorgueillir d’être bien accepté dans le camp israélien et dans le camp arabe avant 1967.La fameuse conférence de presse du président de Gaulle qualifiait le peuple juif de "peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" a marqué la fin de cet équilibré Depuis la partialité grandissante de la politique française ne peut laisser indifférent, car la dissociation de l'État d'Israël ne peut se faire en toute conscience.Encore moins à la conscience de ceux qui ont vécu l'holocauste dans leur être.La grandeur d'un pays est à la mesure » de sa sagacité politique et du traitement de ses minorités culturelles, religieuses ou ethniques.L'histoire nous montre que c'est dans la tolérance que les grandes civilisations se développent.MANIFESTATION DE SOLIDARITÉ ENVERS LES JUIFS DE FRANCE Une manifestation de solidarité avec le Judaïsme français parrainée par le Congrès Juif Canadien, s’est tenue le 16 octobre à la synagogue HEVRA KADISHA BNAI JACOB.Devant une foule nombreuse, le président du Congrès Juif Canadien, région du Québec, M.Frank Schlesin-ger, a lu les messages de soutien transmis par le Premier Ministre M.Pierre Elliott Trudeau, le leader de l’Opposition, M.Joe Clark, et le leader du Nouveau Parti Démocratique, M.Ed Broadbent.Après une prière commémorative, le président de la C.S.Q., M.Michel Chokron, le président de l’Association des survivants de l’oppression nazie, M.Abba Beer, M.Alex K.Paterson, militant de longue date pour les droits de l’homme, et Francine Fournier, présidente de la commission des droits de la personne, ont tour à tour pris la parole.Iis ont décrié le racisme, qu’il soit le racisme de tous les jours où le racisme organisé, et exprimé leur inquiétude devant la recrudescence du fascisme en France et dans le monde.Tous ont souligné leur profonde solidarité envers les Juifs de France contre qui ont été perpétrés de nombreux attentats antisémites.Nous présentons quelques extraits de l’allocution du président de la C.S.Q., M.Michel Chokron, TÛÛAY.'UVÛAS?MICHELGHOKRON .président de la Communauté Sépharàde du Québec fi.— n'A/îQ&P Monsieur le Président, Distingués hôtes, Mesdames et Messieurs, Il est difficile de prendre la parole après cette prière commémorative aux martyrs du nazisme.Les accents de cette litanie évoquent en nous les images de l’horreur et de l’abominable.Aussi, permettez-moi d’échanger avec vous ces quelques pensées que suscitent en nous les récentes attaques portées contre les Juifs de France.Encore une fois, ceux qui ne supportent pas la conscience de leurs propres échecs, ceux qui se sentent incapables d’assumer leurs propres insuffisances, les pires parmi ceux-là veulent encore faire porter aux Juifs le poids de leurs limitations.Ils tournent leur haine démente contre les Juifs.Leur attitude serait risible ou grotesque si l’Histoire ne nous apprenait pas que de tels phénomènes peuvent devenir meurtriers, si nous ne prenions garde; pensez aux horreurs de l’Holocauste.Encore une fois, voilà les Juifs de France face à l’antisémitisme violent et organisé.Encore une fois, devant de telles violences, que faire?Notre première réaction est une de rage, de répondre au coup par le coup.Certes, il faut que les responsables de tels actes soient punis, mais dans le respect des lois et de l’acte public.Nous savons que la violence comme réponse à la violence, mène au désordre social et que cela ne constitue pas une réponse satisfaisante parce que nous ne nous attaquons pas aux sources du mal.Il faut donc s’interroger sur les racines de ce Mal qu’est le racisme, et l’antisémitisme.Irwin Cottier.du Congrès Juif Canadien On peut parfois se rassurer du fait que le racisme violent et organisé est le fait d’une infime minorité.Et il est vrai que cette violence est l’oeuvre de minuscules groupes de fanatiques.Mais il faut se souvenir que ce racisme que tout le monde récuse s’appuie sur des attitudes que l’habitude nous rend ordinaires, sur des démissions quotidiennes devant ce qui nous paraît insignifiant.Le racisme violent des fanatiques s’appuie sur les abandons de l’homme de la rue.Les préjugés ordinaires que nous véhiculons sont poursuivis dans une implacable logique sociale par ces fanatiques.Nous savons maintenant que c’est dans l’ordinaire que l’Horreur se prépare et s’accomplit.C’est l’idée même de Jean-Paul Sartre que nous reprenons ici.Il faut continuer à vivre son Judaisme, à le faire rayonner et à en partager les bienfaits dans notre société.A l’antisémitisme ordinaire, il faut répondre par le Judaisme serein.De plus, il faut rappeler ici que la lutte contre l’antisémitisme et le racisme devrait être une lutte de toute la société.Le racisme s’appuie sur ce qu’il y a de plus sombre dans la nature humaine.Si la société le laisse faire parce qu’un jour il s’intéresse à une minorité religieuse, raciale ou autre, alors, immanquablement, le racisme triomphant finit par se retourner contre la société qui l’a laissé grandir.L’Histoire est pleine de peuples qui ont souffert et continuent à souffrir des excès du racisme triomphant.Et quand un peuple se laisse aller à la tentation du racisme, l’Histoire nous apprend que l’oubli est très long à venir.C’est pourquoi nous avons le devoir de lutter pour défendre la Démocratie et les Droits de l’Homme.Au racisme ordinaire, il faut répondre par un respect quotidien de l’autre et de ses droits.Enfin, je voudrais au nom des Sé-pharades du Québec, assurer la communauté juive de France de notre plus entière solidarité.Nous les appuyons dans leur lutte contre leurs agresseurs.Nous voulons aussi assurer tous ceux qui luttent pour la démocratie et les droits de l’homme, de notre appui.Ensemble, nous ferons que l’Horreur ne soit jamais plus.Merci.Voir suite page 4 Shimon et Yaakov Sommaire Message du Président_____________2 Action rapprochement-3 I.Cotler________________________J V.Goldbloom______ _ 5 Bilan 1980 ________________ __ f Centre communautaire Juif __7_-J| Élections______________________iJt Campagne Appel Juif Unifié__ ,_J1 Organigramme C.S.Q___________12-J; A.Memmi-IJ École Maimonide-U Communiqués______________________H D.l.Abravanel_________________2 Séphardisme ____________________22 Annonce Sépharades-‘ ^ ’ m .-A comptent sur vous répondez généreusement à l’appel juif unifié LA VOIX SEPHARADE NOVEMBRE 1 980 PAGE 1 Message du Président Depuis les fêtes et la parution du dernier numéro de la voix Sefarad, la Communauté a eu une rentrée animée.Plusieurs événements ont marqué ce début de saison tant sur le plan local que sur le plan international.C'est pourquoi je me propose d'évoquer avec vous ce que me paraissent être les événements notables.Tout d'abord une série de changements ont affecté les responsables bénévoles et professionnels qui oeuvrent dans les organisations communautaires.Et à tout seigneur tout honneur: la C.S.Q.s’est dotée d'un directeur général qui joint à une longue expérience administrative, un aussi long engagement communautaire.Il s'agit de Jules Alalouf.Bien que sa présence soit récente, elle se fait déjà sentir.Nous lui souhaitons le plus grand succès dans ses nouvelles fonctions.Et nous voulons nous faire le porte-parole de toute la communauté en lui assurant le soutien de tous.Au Centre Hillel francophone, Suzanne Dadoun est devenue Directrice: avoir la charge de notre jeunesse étudiante est un défi et une responsabilité, nous lui souhaitons la réussite la plus totale.L'engagement de Jules Elalouf à la C.S.Q.a nécessité de trouver un président pour Maimonide.L'école a connu des difficultés 9»> s'estompent.Cette année la rentrée de 700 enfants a été assurée en toute sérénité.Mais le principal problème de Maimonide restelebesoinde locaux .l'École est gênée dans son fonctionnement et dans sa croissance par le manque de classes.Pour entreprendre cette tâche et mener à bien les dossiers en cours, il nous fallait quelqu'un expérimenté dans l'art de l'administration, et qui ait une bonne connaissance des dossiers.C’est pourquoi nous nous considérons fortunés que Claude Chriqui ait accepté de reprendre la Présidence de l'École Maimonide.Fortunés, parce qu'en dépit des sacrifices personnels qu'il aura à s'imposer et s'est imposé dans le passé, il a voulu reprendre le flambeau qu'il a déjà porté avec grand succès et ce, parce qu'à Maimonide l'avenir de nos enfants est en jeu.Nous lui en sommes reconnaissants.Plus récemment, au cours de son assemblée générale annuelle, le Centre communautaire a renouvelé un tiers de son Conseil d'administration et a confirmé Élie Abit-bol comme successeur d'Albert Bendahan à la présidence.Élie Abitbol est l'homme du dévouement.Il a devant lui la tâche de renouveler la programmation du Centre, et le faire connaître à la population.Les activités conjointes que le Centre entreprend en collaboration avec l'Ecole Maimonide et le Rafabinat sont un des signes d'un plus grand rayonnement du Centre dans la population.Élie Abitbol mérite tous nos encouragements et l'assurance de nos appuis.Qu'on nous excuse si nous avons consacré le début de notre message par une liste de remerciements et d'encouragements adressés à des personnes.Mais l'oeuvre communautaire est celle d’un nombre trop restreint de bénévoles et professionnels et il nous paraît approprié et juste de leur exprimer de temps en temps et publiquement notre estime et reconnaissance.Passons aux événements de la scène locale.À propos de responsables communautaires, le Programme de formation de Cadres pour l'année 1980-1981 vient d'avoir sa première séance.Il faut rappeler le succès du programme de l'an passé qu’une trentaine de personnes ont suivi.Les responsabilités des "diplômés" du programme de l'an passé ont accepté de prendre cette année dans l’Appel juif unifié et dans les Conseils sont le signe qu'une belle relève se prépare.La Communauté sépharade de Ville St-Laurent continue de se bâtir, et de s'établir.Après une année remarquable qui les a vu organiser une collectivité, s'installer dans un nouveau locaj, construire une chapelle, ils ont terminé en faisant l'acquisition d'un terrain, qui espérons-le, sera le site de leur Centre.Toutes nos félicitations.Nous espérons qu'ils rejoindront bientôt la famille des constituantes de la Communauté.Le Rabbinat continue ses efforts pour établir un Centre Rabbinique digne de notre héritage sépharade.Le succès remporté auprès des donateurs de notre Communauté, est un signe encourageant d'un renouveau de la conscience sépharade de notre population.Nous espérons que le projet sera mené à bien dans les plus brefs délais, pour le plus grand bénéfice de tous.Cet automne nous avons eu le privilège de recevoir dès invités de marque, qui ont tous contribué, chacun à sa manière, au renouvellement de la conscience juive et sépharade.Je les cite dans l'ordre chronologique de leur passage.Tout d'abord Albert Memmi qui a su puiser dans sa condition de "juif arabe" des vérités universelles sur la condition de l'aliéné ou du dépendant.Les rencontres que nous avons eues avec lui nous l'ont fait connaître comme un homme parfaitement préoccupé par notre condition.Il en est de même pour Henri Atlan, professeur de science et auteur d'un livre qui révolutionne la pensée scientifique moderne.Henri Atlan a donné une conférence à l’Université de Montréal sur le Judaïsme et la science.On a là l’exemple de deux hommes de science qui ont trouvé dans le vécu juif une source d'inspiration; Josey Eisenberg est plus directement lié à la diffusion du judaïsme en France et nous a apporté les nouvelles des récents événements.Nous espérons que notre Communauté continuera de recevoir de telles visites qui contribuent à notre enrichissement.Si sur la scène locale nous avons lieu de nous réjouir, la scène internationale nous apporte des préoccupations.Tout d'abord en France, l’attentat contre une synagogue évoque des heures sombres de l'humanité.J'ai eu l'occasion d'exprimer en votre nom notre indignation devant cette barbarie et notre solidarité envers les Juifs de France, au cours de la manifestation de solidarité organisée par le Congrès juif canadien le jeudi 16 octobre.Vous trouverez le reportage dans d'autres pages de ce numéro.En Israël, l'affaire du ministre Abouhatsera nous préoccupe.Dans un milieu aussi fortement politisé, les usages que l'on peut faire dans de telles situations peuvent facilement virer au règlement de comptes.Nous souhaitons qu'il n’en soit pas ainsi, et que justice sera rendue à tous.Voilà, je voudrais terminer ce message par un appel en faveur de la Campagne en faveur d'Israël et des organismes communautaires locaux.Tous les visiteurs nous ont exprimé leur appréciation de l'organisation communautaire juive à Montréal, et plus particulièrement les réalisations sépharades.Tout cela n'est possible que par la participation de tous, et la première manière, et la plus importante, de participer est la contribution financière à l'effort communautaire.Aussi je suis sûr que cette année encore vous accueillerez avec gentillesse les demandes de nos solliciteurs.Ou plutôt permettez-moi de citer en exemple ce retraité qui, après chaque Kippour, vient déposer son chèque pour Israël.C'est sa seule visite annuelle à la Communauté.Pour votre'effort et votre bienveillance et votre effort.Merci.Responsable: David BENSOUSSAN Secrétaire de Rédaction: Fred Anzarouth Administration, lecture et rédaction: Perla AMRAM Salomon BENBARUK Sidney BENUDIZ Moïse AMSELEM David BENSABATH Solly LEVY Roger BANON Danielle COHEN Florine SEROUSSI Secrétaire: Esther ELKAIM La Voix Sefarad, journal de la Communauté Sepharade du Québec, est tiré à 6, OOO exemplaires.Grâce à une liste d’envoi qui se veut la plus complète qui soit.La Voix Séfarad rejoint la presque totalité des Sépharades du Québec.La moitié du tirage est acheminée par voie de poste à Montréal, au Québec, dans le reste du Canada, ainsi qu'aux organismes sépharades des Etats-Unis, d’Amérique Latine, d’Europe de l’Ouest et d’Israël.Notre numéro de l’Organisation Internationale de Normalisation est: ISSN: 0704-5352.Tout droit de reproduction est strictement interdit à moins d’autorisation spéciale.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, Bibliothèque nationale du Canada.Membre de l’association de la presse ethnique du Québec.Le siège de la Communauté Sépharade du Québec est situé au: 4735 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal, P.Q., CANADA, Tel.: (514) 733-4998.Imprimé: Journal Offset Inc., 254 Benjamin-Hudon, Ville St-Laurent.4735 Côte Ste-Catherine MONTREAL, Qué.H3W 1M1 Tél.: 733-4998 - 733-3945 Monsieur le Rédacteur en chef de La Voix Séfarad Je saisis l’occasion du passage de nos deux grandes fêtes pour vous écrire ces quelques mots, que, je l’espère, vous voudriez bien publier dans votre prochain numéro, car j’estime que c’est d’un intérêt juif public et je crois qu’il doit y avoir un certain nombre de personnes qui ont le même sentiment que moi.Voici ce dont il s’agit: Je crois être un bon Juif, sépharade, et, disons-le tout de suite, peu pratiquant.Mon éducation religieuse s’est arrêtée aux quelques semaines fiévreuses de ma Bar-Mitsva et c’est tout.Cependant, et autant que possible, je vais à la synagogue aux grandes fêtes, ainsi qu’aux Bar-Mitsvahs et c’est là que réside ma perplexité.Au cours des prières auxquelles je participe et que je suis très difficilement à cause de mon manque de pratique, il arrive très souvent que le Cantor annonce brusquement: page 246.et on retourne quelques pages en arrière.Puis, le morceau en question est lu et c’est là que je me perds; il me faut quelque temps pour rattraper, non sans glisser un regard pirate sur la page de mon voisin immédiat.C’est des bonds en arrière, en avant et parfois de longs passages dans les livres qui passent sous silence, sans explication, ce qui rend la prière assez mouvementée comme un jeu de l’oie.Je me dis une chose: ou bien c’est l’imprimeur du livre qui est dans l’erreur ou bien c’est le ha-zan qui se trompe.La première page de mon livre dit que c’est imprimé à Livorno (ou à Tel-Aviv) et que ce sont des prières dites dans toutes les Communautés sépharades.Alors, où en est l’explication?Si le livre n’est pas correct, pourquoi est-il acheté et répandu dans les synagogues?Si le livre est correct, pourquoi le hazan prend-il sur lui de changer l’ordre des prières?N’y a-t-il pas un organisme officiel, reconnu, ayant assez d’autorité (la Communauté sépharade, par exemple) pour fixer une fois pour toutes ces choses-là et n’admettre que les livres conformes?Ou bien si la succession des prières dans le livre est la bonne, imposer une prière uniforme et d’accès facile?- J’ai l’impression que, vu mon ignorance, je ne saisis pas les facteurs de variation qui ne sont pas les mêmes dans des lieux différends et à des dates différents et j’aimerais bien qu’on m’explique le pourquoi de ces choses.Serait-il possible de publier ma lettre dans votre prochaine livraison ainsi qu’une réponse nette par une personne autorisée?Avec mes remerciements anticipés, agréez l’expression de mes meilleurs sentiments.M.H.Courrier Avant de répondre à notre lecteur M.H., nous avons voulu préciser le lieu où il avait fait ses observations: il s’est avéré que c'est à la Synagogue Sépharade Spanish-Portugaise que la chose s’est produite, et nous avons demandé au sympathique Rabbi H.JOSEPH ce qu'il en pensait.Il a eu l'amabilité de nous envoyer la réponse suivante et nous espérons qu'elle éclairera notre lecteur.Les Piyoutim dans la tradition juive Quand nous ouvrons notre MAHZOR (livre de prières des fêtes) nous nous rendons compte du nombre impressionnant d’additions poétiques apportées au service usuel.Ces poèmes ont été écrits en majorité durant les dernières mille années dans les divers pays où vivaient les Juifs.L’Encyclopedia Judaica contient vingt-cinq pages de noms de pay-tanim (auteurs de Piyout-Piyoutim), certains d’entre eux célèbres pour avoir contribué par de nombreux poèmes; d’autres sont portés à notre souvenir par un seul piyout.Il est clair que notre livre de prières n’est pas imuable, comme la Bible à laquelle nous ne pouvons ni soustraire ni ajouter.Son texte est sacré, tandis que le livre de prières est flexible.Les structures de base de la prière ont été établies une fois pour toutes par nos Hakhamim et celles-ci non plus ne peuvent être altérées.Cependant, des Juifs ont toujours voulu ajouter à la Tefilla et les piyoutim sont l’expression de cette tendance à embellir la prière par des additions spéciales, à diverse occasions et festivals.Nous ne devons pas oublier aussi que jusqu’à il y a quelques siècles les livres de prières imprimés n’existaient pas.Chaque ville devait en posséder quelques exemplaires manuscrits et la plupart des gens priaient par coeur, suivant le hazan mot à mot.L’invention de l’imprimerie apporta des changements notables dans divers aspects de la prière, et pour commencer, chaque individu pouvait avoir un livre à la main.Chez les Achkénazes, chacun commença à prier selon son rythme particulier, n’attendant pas le hazan, qui, lui de son côté, ne prononçait pas tous les mots à haute voix.Mais en général, les sépharades continuaient à respecter la vieille tradition, conservant un solide sens de la prière en commun (Tefilla be-Tsibbour) jusqu’à nos jours.L’imprimerie affecta aussi le sort des piyoutim.Auparavant, chaque ville ou région possédait un certain nombre de piyoutim selon sa tradition ou bien selon les connaissances du hazan.A l’évènement de l’imprimerie, les éditeurs conservèrent tous les piyoutim d’une région ou d’un pays, même s’ils n’étaient pas récités dans chaque ville et bientôt leur émulation les porta à insérer les oeuvres de poètes fameux.A ce moment chacun eut un siddour à la main et l’on pensait que si c’était imprimé, cela devait être important, et c’est ainsi que les piyoutim jouirent du respect traditionnel qu’ont les Juifs pour les livres.Il est important de noter que ce processus ne passa pas sans résistance.Notre grand Maimonide s’y opposa sans beaucoup de succès, tant ces ajoutes-étaient devenues populaires.D’autres Rabbins s’y opposèrent aussi craignant d’enfreindre à deux recommendations de la Halakha; quel droit avions-nous d’ajouter aux prières établies par les premiers Hakhamim, et d’insérer des textes au milieu de structures qu’ils jugeaient suffisantes?A cause de ces craintes, les Sépharades spécialement, avaient grand soin de placer ces piyoutim dans des endroits du livres où ils ne provoquaient pas de Hefsek, une interruption interdite et non justifiée.Aussi le nombre d’insertions est-il moindre chez les Sépharade que chez les Achkénazes.Ajoutons aussi qu’elles sont de très haute qualité, écrites par les poètes les plus doués de notre histoire, tels que Salomon ibn Gabirol, Judah Halévy, Moché et Abraham ibn Ezra.Une autre objection rabbinique aux piyoutim était le fait qu’elles pouvaient constituer l’infraction de Torakh Tsibbour — une prolongation inutile de la prière la rendant fatiguante et ennuyeuse.Après tout la prière est censée apporter la Kavana, une sensation de dévotion à Hashem.Nous devons aussi ajouter encore une raison de considérer soigneusement ces poèmes; les modes et les goûts changent et certaines personnes peuvent trouver certaines expressions inédifiantes, ternes et malsonnantes.Certains termes du Viddouy (confession) de yom Kippour énumérant les péchés commis sont extrêmement crus et désagréables à lire, pour cette raison, plusieurs Congrégations omettent simplement certains passages du Viddouy.Ainsi, il est compréhensible que notre attitude envers les piyoutim soit flexible.Nous ne sommes pas tenus de les réciter tous tels que nous les trouvons dans le Mahzor.Nous pouvons tout aussi bien, si nous le voulons, en composer de nouveaux, réflétant notre sentiment du moment, tel qu’à la naissance de l’État d’Israël.Il ne serait pas adéquat de figer notre livre de prière tel qu’il est; nous devrions encourager nos poètes à perpétuer les traditoins littéraires de notre peuple.Peut être qu’un jour leurs oeuvres seront incluses dans les prières* des jours solennels et peut être aussi que les futures générations s’en inspireront comme nous souhaitons nous en inspirer nous-mêmes.R.Howard JOSEPH t/fâtcAè/e t^ûoAe/êj S&oca/e - 4080, STE-CATHERINE OUEST SUITE SSO MONTRÉAL, QUÉ., CANADA H3Z 2ZS TÉL.: 932-3231 ROLAND HARARI PHOTOGRAPHE 5875 Cavendish Bld 806 Cote St.Luc H4W 2X9 MONTRÉAL 514-733 3186 PAGE 2 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1980 GARY WAXMAN ACTION- RAPPROCHEMENT entretien avec Henri Acoca et Gary Waxman par Josianne Wanono Gary Waxman est né à Montréal.Il a fait des études d’économie et de sciences politiques avant d’entreprendre le barreau.Il se spécialise par la suite dans le droit des affaires internationales à Paris.Actuellement, il est avocat spécialisé en droit administratif maritime et corporatif.Son activité communautaire a commencé fort tôt, et il est aujourd’hui membre de l’exécutif du Congrès Juif Canadien et membre du board des Services Communautaires Juifs de Montréal.Ces dernières années, il a milité pour un rapprochement entre Juifs et Québécois, au sein de l’ancien comité sur le fait français, et aujourd’hui Comité Action Rapprochement dont il est co-président.Un groupe de volontaires a commencé, il y a quelques années, une série d’activités visant à rapprocher Juifs et Québécois.La VOIX SÉFARAD a choisi d’interviewer deux des piliers de ce mouvement de rapprochement, militants sincères et convaincus: Gary WAXMAN et Henri ACOCA.NOUS NOUS CONNAISSONS TRÈS PEU IL EST TEMPS DE NOUS CONNAÎTRE DAVANTAGE Nous* travaillons depuis trois ans au rapprochement entre les communautés juive et canadienne-française du Québec.Nous vous convions à un dialogue large et ouvert.Nous nous rencontrons une fois par mois en petits groupes.Nous causons en français de: — nos traditions culturelles — nos modes de vie et de pensée — nos arts et lettres — nos intérêts spécifiques.Nous organisons des sorties aux cinémas, restaurants, théâtres.Comment construire un pont solide entre nous si nous ne commençons pas par communiquer individuellement?Pour vivre cette expérience à travers le groupe qui vous convient le mieux, veuillez téléphoner aux numéros suivants: en journée, 9h - 17h - 735-3541, poste 258 en soirée, après 18h - 487-5243.* Nous: Projet Action Rapprochement, des Services Communautaires Juifs.V.S.— Pourquoi, à votre avis, y a-t-il un besoin d’activités de rapprochement organisées entre Juifs et Québécois?H.A.— Sur le plan historique, la révolution tranquille, cette espèce de remise en question de la place des Québécois au sein de la Confédération, a touché la communauté juive qui se serait contentée de rester tranquille dans son coin à vivre son identité, ses structures et ses problèmes internes.La communauté ne pouvait pas s’abstraire du contexte général de la remise en question qui était amorcée.L’un des axes de changement, c’était la langue — la révolution linguistique — la place du français, la fin du monopole que l’anglais avait dans les domaines commercial, financier et politique.La communauté juive tout comme la communauté anglo-saxonne a dû prendre position dans le sens d’un plus grand accommodement, d’un plus grand ajustement vis-à-vis de la majorité canadienne française du Québec, à commencer par des mesures de bilinguisation de là communauté juive.Le véhicule de cet effort de bilinguisation de la communauté juive a été le Comité sur le fait français.Le nom veut bien dire ce qu’il dit, c’est-à-dire un petit groupe de bénévoles, de personnes bien intentionnées, libérales, avancées en pratique, qui étaient bien impreignées de la culture et de la langue française, et qui ont essayé de sensibiliser le reste de la communauté à certains impératifs.Il s’est formé des petits comités — comités sur le fait français — de manière à avertir: c’est une sonnette d’alarme, écoutez, ça bouge! Plusieurs essais s’amorcaient avec des interruptions, jusqu’en 1977, date à laquelle nous avons pris le relai.G.W.— Si on parle d’un besoin, on doit aussi rappeler la crainte ressentie par la communauté juive avec la prise au pouvoir du Parti Québécois.Les gens — je parle des anglophones au sein de la communauté juive — se sentaient très mal à l’aise dans cette provincë; ils se sentaient peut-être perdus au sein d’un mouvement nationaliste francophone; ils étaient vraiment frustrés.Les gens voulaient rencontrer les personnes oui faisaient, qui font partie de la majorité de cette province.Jusque-là, ils avaient vécu à l’écart de cette société: ils voulaient dialoguer et se vider de ces frustrations.Nous avons démarré ce projet en 1977 sur une base expérimentale en commençant par une campagne de recrutement.Les gens qui nous appelaient nous disaient qu’ils cherchaient quelque chose, un véhicule, un forum par lequel ils pourraient rencontrer des Canadiens français, parler avec eux face à face et je crois que ce genre de projet a répondu dans une certaine mesure à un besoin présent.V.S.— Est-ce qu ’il y a eu un besoin réciproque de la part des Québécois à mieux connaître la communauté juive?G.W.— C’était, je crois, un besoin cultivé.Je m’explique: Je ne crois pas que les Canadiens français cherchaient activement à rencontrer les Juifs.Mais une fois que les Canadiens français ont participé à ce projet, à ce programme, ils sont devenus bien enthousiastes.En quelque sorte, le besoin s’est .créé de cette manière.H.A.— Oui, on n’a pas eu des Canadiens français qui sont venus nous voir, nous dire nous aimerions dialoguer avec des Juifs, etc.Il a fallu aller les chercher, un à un, et il faut dire, c’était un peu la surprise chez eux; c’était inédit comme demande: “Venez, dialoguez, venez, et on va communi-5 quer.Ça les séduisait un peu et en % même temps, ils ne comprenaient pas, et pour cause: tellement de siècles, de décades d’ignorance mutuelle de culture, de préjugés, de stéréotypes, d’une sorte de peur intériorisée, et puis tout à coup “On aimerait vous connaître”, qu’est-ce qui se passe?En même temps, ça les séduisait parce que fondamentalement ils admirent les Juifs pour leur sens de la solidarité et leurs réussites commerciales; il y a un mélange de sentiments positifs et négatifs qui font que nous avons été le catalyseur; le fait est que l’on a fait converger des éléments positifs au détriment des éléments négatifs de manière à créer ce mécanisme, cette dynamique de la communication.Chacun pratiquement amène avec lui des besoins particuliers.On ne peut pas les analyser tous, SL— -t mais en gros ce qui survient c’est que du côté canadien-français je sens très bien.ils viennent bien sûr pour rencontrer des Juifs et ils disent “On veut sortir de notre bureau, on veut sortir de notre groupe de rencontres limitées, on veut s’aérer, on veut rencontrer des gens différents de nous, qui vont nous apporter d’autres choses auxquelles nous.”, et il y a aussi — ça c’est sur le plan social — sur le plan politique, une nouvelle conscience de choses qu’on ne peut plus être dans son coin à voir la télévision et puis la société va se transformer d’elle-même.C’est à cause d’une nouvelle conscience des rapports entre les communautés qu’il faut s’ouvrir aux autres.V.S.— Autrement dit, sur un plan politique il y a prise de conscience de la minorité par rapport à la majorité et de la majorité par rapport à la minorité.Je parle de la majorité québécoise et de la minorité juive.L’une a beaucoup plus conscience qu’elle a besoin de s’intégrer un peu plus à cette majorité pour ne pas rester en dehors et l’autre a aussi conscience qu ’il y a autre chose et qui sent le be- ^ soin de diversifier sa vie.’ H.A.— Oui, sinon que la majorité canadienne-française comme tu l’as décrite ne se perçoit pas toujours majorité et que dans toutes sortes de transactions elle se sent comme minorité dans le continent nord-américain, et que l’élément juif anglophone ferait partie d’une majorité nord-américaine dont elle a besoin.Les Juifs se sentent minoritaires et les Québécois majoritaires à leur tour, mais même là, ils sentent que dans un plus grand ensemble ils sont minoritaires par rapport aux Juifs au contexte nord-américain.G.W.— Personnellement, j’ai souvent rencontré l’attitude suivante auprès des Québécois “ça n’est pas à nous à faire le premier pas, c’est aux minorités, si elles veulent vraiment participer à notre société, c’est à elles que revient de faire le premier pas”.e H.A.— Et c’est ce que nous avons fait parce que c’est nous qui sommes allés les chercher.En disant “C’est un projet des services communautaires juifs”.Ce qui nous a aidés aussi c’est la conjoncture politique — on ne l’a pas créée mais je crois qu’on l’a sur-utilisée.Dans bien de mes démarches, dans mes contacts avec des Canadiens français, j’ai rencontré beaucoup d’en-.thousiasme, il faut le dire, un enthousiasme orienté, des partisans zélés du Parti Québécois qui voulaient vendre la marchandise.Ça a beaucoup joué.Du côté des Juifs, ça pérmettait d’exorciser cette peur dont parlait Gary.G.W.— Il faut également mentionner que les deux paliers de gouvernements — soit fédéral, soit provincial — ont reconnu l’utilité du projet et aussi la contribution que pouvait faire ce genre de programme.Les deux gouvernements — fédéral et provincial — nous ont octroyé à la fin de la pre- HENRIACOCA Diplômes académiques: — Doctorat en Littérature française —Maîtrise en éducation des adultes Expérience professionnelle: Directeur du Service de pédagogie universitaire de l’Association des Universités partiellement ou entièrement de langue française (AU-PELF).Expérience communautaire: Membre fondateur de ja Fédération Séphardie Canadienne et créateur de la revue HORIZON SEPHARDI.Membre fondateur et ex-président de l’Association Québec—Israël mière année des subventions assez importantes pour que nous puissions continuer le projet.V.S.— Gary a parlé d’une certaine crainte, d’une certaine peur qu’il y avait dans la communauté juive anglophone, notamment depuis la prise au pouvoir péquiste.Qu’est-ce qu’il en est du côté francophone?Est-ce que cette crainte existait pareillement?H.A.— Du côté canadien-français?V.S.— Du côté sépharade.H.A.— Elle existait dans la mesure où la communauté juive sépharade était encastrée dans la communauté juive anglophone.Si ça allait mal chez les Juifs anglophones, ça ne pouvait pas faire autrement que de se répercuter chez la communauté sépharade.Mais comme on vit parmi les Canadiens français et qu’on parle leur langue, la menace du Parti Québécois n’était pas aussi dramatiquement ressentie qu’auprès des Juifs anglophones.V.S.— Une fois que | e handicap linguistique est dépassé, est-ce qu ’il y a un handicap de religion ?G.W.— De religion ou de culture?V.S.— Les deux.Ça va presque ensemble, car quand bien même il n’y a plus de barrière linguistique, il y a quand même le fait d’appartenir à des spécificités culturelles et religieuses différentes.G.W.— D’après l’expérience du projet, je crois qu’une fois que la barrière linguistique est devenue moins importante, les gens commencent à poser beaucoup de questions et commencent à parler et à se comprendre mieux.Ce qui arrive, c’est que les mythes, les stéréotypes et les préjugés qui en découlent commencent à disparaître.Il y aura toujours des préjugés, bien sûr, mais les gens se sentent comme je l’ai dit tout à l’heure, plus à l’aise.H.A.—Le handicap linguistique ne disparaît jamais.Il est toujours là.Un anglophone apprivoise un peu sa fragilité, sa vulnérabilité sur le plan linguistique francophone.La terreur d’avoir — surtout pour un adulte qui a une conscience de soi — d’avoir à maîtriser une anxiété encore intériorisée, vis-à-vis un domaine politique où il y a des inhibitions culturelles, fait que l’on évite de discuter en public.On préfère ne pas en parler.Les sé-pharades, eux, sont beaucoup plus à l’aise là-dedans.Leur insertion dans la communauté québécoise étant plus fraîche, ils ne sont pas vraiment impliqués au même point que les Juifs anglophones qui ont tout un passé dans le pays.G.W.— J’ai constaté que du côté juif, les gens qui participent pour la première fois, sont gênés de parler de leur futur d’une façon détendue.Mais une fois que la glace est rompue, les partenaires deviennent de plus en plus fiers et fortifiés dans leur identité.V.S.— Quelles sont les activités que vous entreprenez afin justement de créer cette communication ?H.A.- Nous avons opté pour la formule des petits groupes parce qu’on pense qu’il ne peut y avoir des changements significatifs qu’en mettant face à face des gens en les laissant inter-agir librement.Auparavant, le Comité sur le fait français avait essayé des conférences, de l’information.La formule actuelle des petits groupes a l’avantage d’impliquer émotive-ment; les gens viennent, le menu n’est pas servi, c’est aux participants qu’il incombe de le dresser.La première année, 1977-78, on a formé quatre groupes.C’était un peu expérimental.Je me souviendrai encore de la première réunion, du premier groupe qui avait été précédé de combien et combien de réunions préparatoires.Et ça s’est très bien passé, la première réunion.On a formé par la suite quatre groupes.L’année d’après en 1979-80, on a formé dix groupes interculturels: un noyau canadien-français, un autre noyau juif-ashkénaze, quelques Sépharades, Néo- Québécois pour apporter une dimension un peu différente.Cette année-ci, nous allons continuer sur la base inter-culturelle, des petits groupes de rencontre.Aujourd’hui, c’est dix groupes que nous sommes en train de former.Nous ajoutons en plus des groupes thématiques.C’est-à-dire que les gens nous ont dit “on a des affinités en commun, on voudrait faire des choses qu’on aime ensemble, on veut dépasser le cadre de discussions générales.L’idée c’est que ceux qui ont des intérêts précis puissent les partager et que ça serve de catalyseur au rapprochement.On se rapproche en faisant des choses qu’on aime ensemble et non simplement en discutant avec tout ce qu’il peut y avoir de divergences.On va toujours se parler, on a toujours des choses à se dire”.V.S.— Une fois que l’anxiété a disparu et que la curiosité a été remplie, quel intérêt une personne a-t-elle de continuer à participer à un groupe?G.W.— Disons que les gens participent pendant un an dans le programme de base.C’est-à-dire qu’on prend pour acquis que les gens viennent rencontrer des francophones ou des Québécois viennent rencontrer des Juifs.Ils restent, ils vivent en groupe pendant un an, ils vivent l’expérience et ils sortent ensemble, des fois au théâtre, dans un café, au bistrot et peut-être dans une boîte à chansons.Ça c’est le programme qu’on appelle le programme intermédiaire.Les gens apprennent à vivre ensemble, à parler ensemble et à communiquer — ça c’est très important.Cette année, le programme prend un nouvel élan avec des groupes thématiques.Par le biais d’annonces dans les journaux, on sollicite des opinions des gens Voir suite page 6 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1980 PAGE 3 Extraits de l’allocution du président du Con grès Juif Canadien, Irwin Cottier, du 16 octobre Suite de la page 1 “Je tiens à dire quelques mots à propos de la condition juive.au sujet de ce que signifie être Juif aujourd’hui, à propos d’Israël au sein des nations, à propos de l’oppression du Judaïsme et des “Prisonniers de Sion” nouveau leitmotiv des Juifs angoissés, à propos des Juifs de la Diaspora, de France, des États-Unis, du Canada, à propos de la condition juive et de la condition humaine, de l’attaque perpétrée contre des Juifs et contre les droits de la personne.Ceux-ci sont des moments difficiles de la communauté mondiale et représentent des jours critiques dans l’histoire du peuple Juif.J’ai prononcé ces mots avant, mais je ne les ai jamais vécus aussi intensément qu’en ce moment.Je ne sais pas pourquoi ou peut-être le sais-je, mais l’expression est inadéquate.Dans un cas comme celui-ci, le langage contrefait la réalité.Je ne sais que ce que je ressens et ce qui nous a réunis.Été-Automne 1980 Le graffiti de la condition juive, de la condition humaine: — des grenades lancées par des terroristes tuent des enfants Juifs à Anvers, en Belgique; — des attaques de terroristes tuent 75 personnes à Bologne et les seuls regrets qu’il y ait eu furent que les victimes n’aient pas été des “sionistes”; — des croix gammées sont bariolées sur des synagogues, des écoles et des institutions juives à Milan, Turin, Rome, alors que le néo-fascisme et l’antisémitisme montrent leur visage laid; — des néo-nazis mitraillent une garderie d’enfants Juifs à Sao-Paulo; — des cimetières juifs sont soumis à des actes de vandalisme en France; — des institutions juives sont mitraillées en France et une bombe éclate à l’entrée d’une synagogue.Les paroles de Herzl au cours de l’infâme affaire Dreyfus nous hantent à nouveau “si cela arrive en France, cela peut arriver n’importe où”.Et ces choses sont en train d’arriver ailleurs et pas seulement aux Juifs.La terreur du Goulag en Union Soviétique, la famine d’Afrique et la migration forcée de peuples sans défense, les “disparus” d’Amérique Latine, les prisons de l’Asie du Sud-Est, le virus du racisme et dit néo-fascisme en Europe de l’Ouest.Et cependant, dans cette attaque qui se répand partout au plan des droits de la personne, la condition juive en quelque sorte dans une période revécue macabre de l’histoire est exposée: — dans le cas de la terreur du Goulag, celui de l’attaque de la sensibilité religieuse partout en Union Soviétique, l’antisémitisme a été porté au niveau de religion d’état dans une société sans dieu; — dans le cas des “disparus” d’Amérique Latine, un nombre impressionnant de ceux qui ont disparu sont des Juifs et selon les propos d’Amnistie Internationale: ".une punition inhabituelle et distinctement cruelle a été assignée à des prisonniers dont le sort voulut qu’ils fussent Juifs”; — dans le cas de la famine d’Afrique, les Juifs noirs d’Éthiopie ou Falachas comme on a parfois l’habitude de les appeler, apparaissent comme la plus menacée des communautés de nos jours; — les Juifs sont toujours les victimes visées du racisme, du fascisme et du néo-nazisme.Mais ce qui me préoccupe n’est pas tant l’attaque qui vient de l’extérieur, mais la corruption morale mordante émanant de la politique d’indifférence de la culture d’apaisement, de la banalité du mal.Témoin ce qui suit: — les nations non-alignées du monde représentent plus des deux tiers des pays du monde qui condamnent Israël et le sionisme comme étant ‘un crime contre l’humanité”; — un langage issu directement des procès de Nuremberg pour ces mêmes victimes de Nuremberg et le silence du monde Occidental est fracassant; — Yasser Arafat — considéré par les média comme un chef “modéré” d’un OLP “modéré” — fai t appel publiquement, ouvertement et de façon non équivoque pour la destruction d’Israël et cet appel politique passe presque sans commentaires de la part des media d’information quotidiens; — les Nations-Unies fondées comme une alliance contre l’antisémitisme devient un centre international de propagation de l’anti-judaïsme même; — les sept péchés capitaux du terrorisme international trouvent une base et un sanctuaire dans un monde où il y a trop d’apaisement et pas assez de courage moral.Alan Derschowitz, avocat des droits de la personne et professeur de l’école de droit de Harvard a déclaré: “Le peuple Juif est le seul peuple dans le monde de nos jours dont la diffamation de groupe a reçu le privilège du droit public international”.Nulle part ailleurs la diffamation de ce groupe n’a jamais connu d’impact aussi concret tant dans nos psychés que dans nos politiques car cela n’est arrivé que peu après l’infâme résolution adoptée voulant que “sionisme égale racisme” — laissant à soi les plus pressantes incitations à la haine et au mépris du peuple Juif dans la communauté internationale — que les événements concrets suivants qui ont eu lieu: — les syndicats des étudiants Juifs d’Angleterre se virent refuser le droit de parole sur les motifs que les syndicats d’étudiants Juifs étaient “sionistes”, sionistes voulant dire racistes et racistes voulant dire n’ayant pas droit de parole; — un forum des droits de la personne, organisé par quelques étudiants de l’école de droit de Harvard, remit un prix des droits de la personne à un représentant de Lybie, cependant qu’il était membre d’un jury qui discutait du “soit-disant État d’Israël et de sa politique du génocide et du terrorisme dans les territoires occupés”; — le professeur Hugh Trevor Roper, professeur émérite d’His-toire à l’Université d’Oxford, écrit dans une revue de livre en première page dans le New York Times ce qui suit: “II existe des points communs entre le sionisme et le nazisme”; — des chercheurs d’université d’Occident ainsi que des chefs de syndicats ouvriers furent présents lors d’une conférence en Lybie portant sur le thème: “Sionisme égale racisme” et prétendent ensuite.le colporter comme analyse d’érudits au sein des communautés d’Occident; — les Ayatollahs d’Iran ont mis en garde les Juifs d’Iran, les avertissant qu’ils seraient tolérés en autant qu’ils ne soient pas des “sionistes” et ils exécutèrent les dirigeants Juifs d’Iran se basant sur le chef d’accusation suivant: sionisme; — en Iran, en Union Soviétique ou ailleurs, des accusations officielles juridiques sont portées contre des Juifs non pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont; — quelle devrait donc être notre réplique?N’avons-nous rien retiré de la souffrance humaine?Avons-nous oublié le passé?Seulement, ainsi que Santayana le dit: “Être condamné à répéter le passé”.L’Holocauste continuera-t-il d’être diffamé par les obscénités du présent?Car, ce dont on doit prendre conscience c’est que ce qui est arrivé à l’été-automne 1980 n’est pas un pur hasard, la non-légitimation permanente et internationale obsessive d’Israël et de toute la nation Juive — l’incitation au mépris du groupe et à la haine raciale — l’indifférence au Mal, l’attaque envers les Juifs et les droits de la personne, ont été observées dans un silence étourdissant — c’est là où tout a commencé — et bien que cela ait commencé avec les Juifs, nul ne peut dire que cela se terminera avec eux.Si cela peut arriver en France, cela peut arriver n’importe où.Cependant, les Français nous ont enseigné que: “Qui s’excuse s’accuse”, celui qui demeure indifférent s’accuse, ou comme l’énonce Edmond Burke: “Le moyen le plus sûr de s’assurer que le Mal triomphera dans le monde est de donner l’occasion à un bon nombre de personnes bien intentionnées de ne rien faire”.Puis-je me permettre de terminer sur les propos mémorables et déchirants prononcés durant la Seconde Guerre Mondiale par le Révérend Martin Niemoller, théologien protestant allemand: “Ils vinrent tout d’abord pour les syndicalistes mais je n’étais pas syndicaliste, aussi n’ai-je rien fait, ils vinrent ensuite pour trouver les Catholiques, mais n’étant pas Catholique, je n’ai pas agi, ils vinrent ensuite trouver les Communistes, mais n’étant pas un Communiste je n’ai pas bougé, puis ils vinrent trouver les Juifs et ils n’arrêtèrent jamais de revenir pour eux, n’étant pas Juif je n’ai pas agi, puis ils vinrent pour moi et il n’y eut plus personne qui restait”.Puisse ce rassemblement ce soir signifier une nouvelle résolution à l’effet qu’il n’y aura pas de fondement pour le terrorisme ou d’abri pour les terroristes; qu’il n’y ait point de place pour le racisme et pas d’asile à la bigoterie — que nous nous sommes rassemblés ici ce soir ensemble, hommes et femmes de bonne volonté au Canada et ailleurs pour agir; que nous mobiliserons ensemble un groupe international pour les droits de la personne, que nous sonnerons le Choffar pour la paix, pour les droits de la personne et pour la dignité humaine pour les Juifs et pour les nations du monde entier.” L’assemblée entonna les hymnes de Hatikva et O Canada avant de se disperser.Le télégramme suivant a été expédié à M.Giscard D’Es-taing: Nous, soussignés, membres de la communauté du Québec, exprimons ici notre inébranlable unité envers les Juifs de France, envers le Judaïsme mondial et envers ceux qui plaident en faveur de la démocratie à travers le monde dans notre condamnation véhémente de la poussée des mouvements nazis fascistes et antisémites qui cherchent, par le biais de la terreur, à réprimer la liberté.Nous assurons la communauté juive de France de notre appui total dans leur combat contre les forces du mal qui les menacent, la démocratie en France et la cause de la liberté à travers le monde.PAGE 4 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 SÉSi Jules Elalouf à la Direction de la C.S.Q.Un vieux routier communautaire, Monsieur Jules ELALOUF, vient de se joindre aux professionnels de la C.S.Q., en acceptant de prendre la direction de la C.S.Q.Issu d’une famille de militants communautaires, Monsieur ELALOUF a oeuvré depuis son arrivée à Montréal, pour bâtir de nombreuses institutions communautaires.— Premier Président francophone du Centre Communautaire Juif; il réalise la fusion du département francophone et du Neighbourhood House, pour en faire le présent Centre Communautaire Juif.Il fut ensuite: — Président de /’Association Sépharade Francophone, qui a précédé la C.S.Q.; — Pendant son mandat, il participa au Comité Kaufman, pour les affaires sépharades et participa à la création des chartes de: — La synagogue Beth Rambam — Le Rabbinat — La synagogue Or Hahayim à Côte St-Luc.— Il prit par la suite la présidence du Comité Administratif de l’Ecole Maimonide, avant d’être élu président de l’École et officier de l'Association des Écoles Juives de Jour (A.J.D.S.).un sépharade à l’honneur BARUCH BENACERRAF, PRIX NOBEL 1980 EN PHYSIOLOGIE Dr.Baruch Benacerraf, citoyen Américain né au Vénézuela, entreprend des recherches à l’Université de Harvard sur la façon dont la structure génétique détermine la résistance d’une personne contre le cancer et d’autres maladies.Il est le premier Juif sépharade à être lauréat du Prix Nobel.En compagnie d’un autre Américain èt un Français, ils obtinrent le prix Nobel en physiologie pour leurs découvertes sur “la surface cellulaire déterminée génétiquement qui règle les réactions immunologiques”.Benacerraf, citoyen américain,depuis 1 943 est âgé de 60 ans.Il est professeur de pathologie à l’École de Médecine de Harvard depuis 1970.Il dit, qu’à sa connaissance il est le premier Juif Sépharade à recevoir le Prix Nobel.Il a été membre du Conseil des Gouverneurs de l’Institut Weizman à Rehovot pendant six ans, et visite Israel fréquemment.Interrogé sur ses impressions concernant les honneurs reçus, il déclare modestement: “La paix pour moi et pour tous”.LES AMIS CANADIENS DE L'ALLIANCE ISRAÉLITE UNIVERSELLE L Alliance Israélite Universelle est une association sans profit, tendant à promouvoir l’enseignement de la langue française aussi bien qu’à développer la culture française, particulièrement dans les pays en voie de développement et dans le Moyen Orient.Fondée il y a plus de 110 ans, ses activités bienfaisantes ont contribué à créer des écoles et des institutions d’enseignement, aidant les gens à s’aider eux-mêmes.Le président international de l’Alliance Israélite Universelle était, jusqu à tout récemment, le professeur René Cassin, Prix Nobel pour la Paix et délégué officiel de la France au Comité International des Droits de l’Homme aux Nations Unies.Au Canada, les Amis Canadiens de l’A.I.U.avaient été fondées en 1958 et c est 1 hon.juge Harry Batshaw, de la Cour supérieure, qui est son président depuis lors et Mme D.A.Shefner est co-présidente.L Association organise son 22ième Bal Annuel, le samedi.Le revenu net sera utilisé à supporter les écoles et les institutions vitales qui procurent aux enfants moins privilégiés — juifs et non-juifs, sans distinction de race, religion ou autrement, une possibilité à améliorer leur vie en acquérant une éducation.Pour information, veuillez téléphoner à 487-1243. Entrevue Victor Goldbloom Né à Montréal, le docteur Victor C.Goldbloom a obtenu son diplôme en médecine de l’université McGill en 1945 et a ensuite enseigné à son aima mater pendant de nombreuses années.Le docteur Victor Goldbloom, ayant suivi les traces de son père vers la pédiatrie, fut élu Gouverneur de sa corporation professionnelle et choisi troisième vice-président, son mandat s’étendant de 1962 à 1966.Briguant les suffrages en juin de 1966, il fut élu à l’Assemblée nationale du Québec comme premier député du nouveau comté de D’Arcy-McGee.Réélu en avril 1970 après quatre années dans l’opposition, il devint le premier membre de la communauté juive à être nommé au Conseil des ministres du Québec.En décembre 1970 il fut désigné ministre de l’Environnement, devenant ainsi le fondateur de ce poste, le créateur des Services de protection de l’environnement et le parrain de la Loi sur la qualité de l’environnement.Conservant ce titre durant six années, il fut également nommé ministre des Affaires municipales en février 1973.Réélu pour un troisième mandat en octobre de cette même année, il continua dans ces deux mêmes fonctions.En novembre 1975 il se vit confier une tâche majeure additionnelle, celle de ministre responsable de la Régie des installations olympiques.Goldbloom fut deux fois choisi par le Gouvernement du Canada comme l’un de ses délégués aux Nations Unies, la première à la Conférence sur l’Environnement à Stockholm en 1972, et la deuxième à la Conférence “Habitat” à Vancouver en 1976 où il fut désigné deuxième vice-président de la délégation canadienne.Réélu à l’Assemblée nationale pour un quatrième mandat en novembre 1976, il a servi jusqu’au 16 octobre 1979, date à laquelle il a démissionné de son siège pour devenir président-directeur général du Conseil canadien des Chrétiens et des Juifs.Le docteur Goldbloom se livre depuis de nombreuses années à des activités interconfessionnelles, à la synagogue, dans le cadre d’une initiative conjointe du Congrès juif canadien et de l’ancien Collège Loyola de Montréal.V.S.Pensez-vous que dans le débat constitutionnel actuel l’on puisse trouver une formule qui satisfasse l’ensemble des provinces?Si l’on parle des dirigeants dès provinces au niveau provincial comme tel, peut-être que non.Mais si le 1er ministre du Canada a dévelopé une stratégie par laquelle il passera par dessus la tête du 1er ministre provincial pour atteindre l’opinion publique, pour atteindre le citoyen, je pense que la majorité des canadiens sera d’accord avec lui et /'appuiera et même au Québec parce que notamment au Québec sa popularité personnelle est très forte.Sa cote personnelle est aussi élevée que celle de M.Lévesque et je ne crois pas que les québécois qui ont manifesté leur préférence pour le régime fédéral le 20 mai, manifestent une attitude différente maintenant.Je pense que le 1er ministre a été très habile dans ce qu’il a fait et dans la façon avec laquelle il a présen té son projet de rapatriement et de modi fication limité de la constitution canadienne.11 y a un facteur qui est souvent oublié, quand il y a un débat fédéral-provincial on a tendance à attribuer aux seuls premiers ministres provinciaux le rôle de porte-parole de leurs populations.Mais à la chambre des communes, il y a des députés élus dans les circonscriptions du pays entier donc dans chacune des provinces et ces députés se croient aussi des porte-paroles de l’opinion publique.Reste à savoir qui aura raison.Je pense que dans le débat constitutionnel à la conférence qui a eu lieu il n’y a pas longtemps, les premiers ministres provinciaux, par exémple qui ont manifesté une ouverture d’esprit, ont acquis une réputation plus positive en général que ceux qui se sont opposés de façon irréductible à tout ce que le premier ministre du Canada voulait faire et qui rentrant chez eux, sont même allés jusqu’à demander sa démission.ILS.En va-t-il de même pour la province de Québec ?Je ne pense pas que M.Lévesque se serve de l’initiative dramatique de M.Trudeau pour déclencher des élections, ni qu’il trouvera dans l’opinion publique une réaction positive à une telle pensée.Je me base pour dire cela, sur le fait que M.Lévesque a réussi non sans difficulté à arracher du Conseil National de son parti, l’autorisation de ne plus parler de la Souveraineté-Association au cours de la prochaine campagne électorale.Je le vois mal avec cette autorisation dans sa poche, aller à l’encontre de cette tendance et déclencher des élections sur la question constitutionnelle.Le sénateur Eugène Forcé, maintenant à la retraite a été cité il y a quelques jours dans un journal torontois et il disait “je ne connais personne au Canada qui passe des nuits blanches parce que la constitution n’est pas rapatriée.” C’est sans doute vrai, mais cela veut dire aussi que dans l’opinion publique québécoise, je ne crois pas que les électeurs réagissent positivement à une attaque à fond de train de la part de M.Lévesque contre M.Trudeau parce que M.Trudeau a voulu rapatrier la consti- tution même avec les modifications qu’il veut y apporter.V.S.Quel rôle doivent, à votre avis, jouer les non canadiens français dans le Québec de demain pour assurer leur plénitude et leur épanouissement social?Le rôle d’une minorité est déterminé par 2 facteurs: le premier, réside en sa propre sagesse et sa propre vigueur; le second réside en la volonté de la majorité de lui accorder une place.Je dois dire que même si beaucoup de québécois de toutes sortes d’origines peuvent être en désaccord avec le gouvernement actuel sur son option fondamentale que ces mêmes québécois doivent reconnaître que le gouvernement actuel a non seulement maintenu l’ouverture d’esprit qui est traditionnelle au Québec depuis le début de la révolution tranquille, mais l’a peut-être élargie davantage.Nous devons reconnaître que la société québécoise d’aujourd’hui est une société qui comme toutes les sociétés du monde est imparfaite et où la justice sociale n’a pas été atteinte à la perfection non plus et l’égalité des chances n’est peut-être pas atteinte à la perfection non plus; mais cela dit, ce n’est que la reconnaissance de l’imperfection de l’être humain et de la société en général et je ne connais pas de société plus libérale que celle du Québec aujourd’hui.il Il va sans dire que nous avons traversé une trop longue période de notre histoire, pendant laquelle les non-francophones, les non-canadiens francophones, mais plus précisément les non-francophones, n’ont pas été suffisamment motivés vers l’apprentissage de la langue française.Avec l'instauration de la révolution tranquille, avec l’affirmation d’une volonté chez la majorité québécoise de prendre en mains son propre destin, il y a eu beaucoup de non-francophones qui se sont trouvés dans une position inconfortable, une incapacité de participer à la vie du Québec d’aujourd’hui et de demain.Cela est en train de changer et rapidement.Il y.a eu un certain nombre de départs', nous ne connaissons pas de statistique très précise, mais nous devons constater que la majorité des non-francophones est restée et que chez ceux qui sont restés, la volonté de s’intégrer au moins sur le plan linguistique est plus évidente que jamais auparavant.Je crois que c’est cela qui fera la différence, parce qu’il y a un fait simple mais fondamental, c’est que celui qui n’est pas en mesure de participer en français à la vie du Québec, pe participera pas à cette vie.Cela ne veut pas dire que toute personne non-francophone doive sacrifier ou abandonner ou laisser assimiler son héritage et cela ne veut pas dire que la langue anglaise disparaîtra.Bien au contraire: n’importe quel francophone du Québec, même l’indépendantiste le plus irréductible, reconnaîtra la nécessité pour chaque personne qui veut s’épanouir, qui veut aspirer à des postes de commande dans n’importe quel domaine, d’avoir une connaissance d’usage de la langue anglaise.La distinction est faite par le franco- phone, mais elle n’est pas souvent perçue par le non-francophone, entre le bilinguisme personnel, la capacité d’utiliser plus d’une langue et le statut officiel des langues déterminé par certaines lois que l’on connaît.J’ai toujours cru que la loi 101, est allée trop loin dans 2 domaines: l’accès à l’école de langue anglaise et l’affichage unilingue.Je trouve que le citoyen canadien tant et aussi longtemps et j’espère que ce sera pour toujours que le Québec fera partie du Canada, devra avoir les mêmes droits dans toutes les provinces,, donc l’accès à l’école de langue anglaise-en vertu de sa citoyenneté canadienne.Je trouve que les restrictions d’affichage son exagérées: il y a une question d’opportunité pour un commerçant d’annoncer dans une langue qui lui semble susceptible de lui attirer une clientèle.S’il y a un commerçant d’origine grecque qui habite un quartier à majorité grecque et s’il veut annoncer en langue grecque, ce que je trouve parfaitement normal, et si ce même commerçant déménage dans un quartier où il y a une prépondérance de gens d’origine portugaise et qu’il continue d’annoncer en grec plutôt qu’en portugais, c’est lui qui en souffrira.Qu’il soit obligé d’annoncer en même temps en français, je l’approuve parfaitement.On devra conserver le caractè-.re, le visage français du Québec je trouve que c’est tout à fait normal.Mais d’aller un pas plus loin et dire seulement en français jamais en anglais, jamais en portugais, même si la clientèle est là qui pourrait être attirée par de telles annonces, je trouve que c’est une atteinte à la liberté d’expression.Ceci dit, je pens.e que nous avons quand même en perspective un équilibre plus raisonnable que jamais entre les deux langues officielles les deux étant ind ispensables à n’importe quel citoyen du Québec qui veut réussir dans la vie.V S.Depuis le Concile du Vatican II en 1962, il s'est entamé un dialogue entre le monde catholique romain et les autres confessions.Pensez-vous que ce dialogue a mené ou mène à une - meilleure compréhension ?Je vois déjà un progrès important à cet égard: je ne prétends pas que tout est parfait loin de là, il y a encore des barrières d’incompréhension et d’ignorance, il y a encore un manque de volonté de la part de certaines personnes des deux côtés, côté chrétien et côté juif, d’ouvrir leur estprit à la pensée de l’autre, mais il y a quand même des lieux de rencontre, des organismes qui font la promotion du dialogue qui nous permettent d’espérer un jour meilleur.Il est vrai qu’à certains moments tout récents, l’église catholique romaine a pris des positions qui ont été défavorables aux intérêts de la communauté juive mondiale et plus précisément aux intérêts de l’État d’Israël; tel est également le cas du Conseil Mondial des Églises ou World Council of Churches, qui est un organisme à prédominence protestante; ce dernier a fait une déclaration au mois d’août, déclaration qui a été très négative à l’égard de l’avenir de la ville de Jérusalem.Mais il y a eu par la suite une rencontre importante, on pourrait l’appeler presque rencontre au sommet, entre le Conseil Mondial des Églises et le Comité International Juif pour les Consultations Interconfessio-nales.Comme membres et porte-paroles de cet organisme juif, il y a plusieurs des principaux dirigeants de la pensée juive de la collectivité juive en Amérique du nord et même ailleurs.Le se-.crétaire général du Congrès Juif Mondial par exemple, est membre de ce 1 groupe l’échange a été d’une très grande franchise et d’une très grande cordialité et a mené à une prise de position de la part des porte-paroles chrétiens qui a constitué une reconnaissance d’un fait important: c’est que le Conseil Mondial des Églises qui par définition est un organisme chrétien, et où donc par définition il n’y.a pas de participation juive aux débats qui se poursuivent à l’intérieur de cet organisme, a reconnu la nécessité pour le Conseil Mondial des Églises, de trouver des mécanismes qui permettraient à une voix juive autorisée à s’exprimer au sein de cet organisme avant la prise de position, sur des questions qui touchent les intérêts du peuple juif et de l’État d’Israël.Pour moi, même si ce n’est pas encore un fait accompli, c’est l’expression d’une volonté tellement bonne, que je dois reconnaître le progrès qui se fait assez fréquemment de nos jours dans le domaine du dialogue judéo-chrétien.Les résultats de ce dialogue sont moins précis, perceptibles, c’est plutôt l’effet de diminution, de lenteur des barrières, des barrières psychologiques, il y a cette vieille vérité; que l’on se méfie de celui que l’on ne connaît pas et c’est aussi simple que cela, il y a beaucoup de chrétiens et de membres du clergé chrétien, qui ne connaissent simplement pas de juifs et qui n’ont jamais eu de conversation théologique sur le plan rudimentaire imaginable: qu’est-ce que c’est que la religion juive, qu’est-ce que c’est que la pratique de la religion juive, quelles sont les traditions, que veut dire chaque tradition et chaque coutume; quand on comprend les traditions et les coutumes, on peut même leur trouver des origines communes et certainement ce genre de contact est bénéfique.Nous avons en perspective, à la fin du mois d’octobre, un colloque sur le judaisme à l’intention non seulement du clergé chrétien, mais aussi à l’intention des enseignants qui dans les écoles catholiques notamment sont chargés des matières à caractère religieux, ce qui constitue une première dans l’histoire du Québec.À ma connaissance il y a eu de tels colloques en anglais années après années, et le clergé chrétien surtout protestant est venu en grand nombre et revient années après années; mais force a été de constater que le clergé francophone donc en majorité catholique, ne vient pas et pour une raison très simple: c’est en anglais.J’ai pris la décision de présenter un colloque sur le judaisme en français qui jouira entre autres de la précieuse collaboration du RabbinJosi Eisenberg de Taris animateur de la série d’émissions télévisées “La Source de Vie”, qui est une série hebdomadaire à la 1ère chaîne de télévision française.Le Rabbin Eisenberg sera le principal conférencier et sera appelé à parler du judaisme, de montrer ce que c’est que le judaisme, la religion juive en terme de traditions, de coutumes, et de pratique.Il parlera également de convergences et divergences entre le christianisme et le judaisme et cela sous la rubrique générale “L’enseignement de la foi sans préjugés”.Un second colloque est déjà en préparation pour l’an prochain.¦ >i~ V.S.Quel est le rôle du Conseil Canadien des Chrétiens et des Juifs?L’éventail des activités du Conseil Canadien des chrétiens et des juifs est devenu très large avec les années et le conseil sans avoir voulu changer son nom s’occupe des rapports interconfessionnels avec d’autres groupes reli-’ gieux que les chrétiens et les juifs, s’occupe des relations entre majorités et minorités à travers plusieurs lignes de démarcation comme par exemple celle de la couleur, celle de l’origine ethnique, celle de la langue aussi.Il y a une activité importante de promotion du dialogue entre francophones et anglophones, notamment parmi les jeunes, il y a un travail dans le domaine policier aussi étrange que cela puisse paraître, c’est que dans les grandes villes notamment où l’affluence d’immigrants a créé une mosaïque avec laquelle les forces policières ne sont pas familières.Il y a eu des frictions qui auraient pu être évitées par un effort de sensibilisation des représentants de la loi.Il en est de même chez les enseignants, et dans ces deux secteurs précis nous menons un effort de sensibilisation de la majorité à l’endroit de la minorité ou des minorités.Il y a aussi un travail que nous poursuivons auprès des Amérindiens, et de plus en plus dans l’Ouest du pays, ils quittent les réserves et viennent vivre en ville, ne sont pas habitués à la vie urbaine.Donc nous aidons le.ur intégration au milieu urbain, et nous aidons la majorité à leur être sensibles, courtois, respectueux.C’est tout ce genre d’activités qui fait partie de ce grand éventail d’actions du Conseil Canadien des Chrétiens et des Juifs.La préoccupation majeure reste toutefois, la promotion du dialogue interconfessionnel.T.S.Un des points litigieux du rapprochement judéo-chrétien est que l’impartialité est loin d'être respectée par le Vatican en ce qui concerne le conflit judéo-arabe.Que ce soit par la non-reconnaissance de l’Etat d’Israël ou par des déclarations partiales.Je pourrais être d’accord avec la thèse que des contacts sur le plan oeucumé-nique ne sont pas suffisants, qu’il faudra la 2ème dimension que l’on pourrait appeler politique, mais je ne crois pas que l’on puisse sous-estimer l’importance de ce genre de contact et du fait fondamental que la société québécoise d’aujourd’hui est en bonne voie de perdre cette peur historique du contact avec celui qui professe une religion autre que la sienne, la peur que ce contact aurait pour effet l’affaiblissement, la dilution, l’ébranlement de la conviction de la croyance avec laquelle on est venus au monde en quelque sorte, parce que dans sa famille on a appris à partager une croyance transmise de générations en générations et différente de celle de l’autre.Nous constatons aujourd’hui que nous pouvons au contraire renforcer notre propre croyance et renforcer surtout les valeurs que nous respectons en commun par des contacts avec des gens d’autres religions.Les relations extérieures d’Israël ont connu des hauts et des bas au cours des récentes années.Il faudra un travail soutenu et je suis convaincu que les bons rapports qui peuvent être bâtis dans la Diaspora, même sans que la discussion porte toujours sur la question du Moyen-Orient et l’avenir de l’État d’Israël, et la reconnaissance de l’État d’Israël, les bons rapports auront une influence positive sur l’attitude des gouvernements.Le Conseil Canadien des Chrétiens et des Juifs fait partie des Amitiés Internationales judéo-chrétiennes, toutes convaincues de la nécessité d’encourager ,1a reconnaissance non seulement de l’État d’Israël comme tel, mais de la nécessité d’une paix aussi équitable et aussi durable que possible au Moyen-Orient.Et là où, du côté des ennemis de l’État d’Israël, il y a eu des manifestations de haine et de rejet, il n’y a pas toujours eu de la part des pays de l’Occident, notamment, une réaction qui aurait condamné ce genre d’attitude comme n’étant pas de nature à contribuer à cette paix équitable et durable.Et c’est regrettable que tant de pays se soient tus devant de telles expressions d’antagonisme à l’existence même de l’État d’Israël.Et je pense que l’on peut, dans certains cas, Par une approche vigoureuse et dans d’autres cas par une approche plutôt diplomatique, aider à faire évoluer l’opinion des pays, de façon à amener la paix au Moyen-Orient, parce que c’est l’objectif de l’État d’Israël, et c’est l’objectif de nous tous.Rappelons qu’il y a des églises chrétiennes au Moyen Orient, et quand il s’agit du Moyen-Orient il va sans dire que les représentants de ces églises chrétiennes de ce coin du monde sont particu-‘ fièrement écoutés.Mais il faut reconnaître leur position, car dans leurs pays, ils sont minoritaires dans un milieu musulman et ces porte-paroles doivent être non seulement très prudents, en s’exprimant sur la question politique du Moyen-Orient, mais ils doivent peut-être aller à appuyer un point de vue arabe pour ne pas se trouver en difficulté dans leur propre pays.Je crois que les récentes résolutions ont eu un impact défavorable sur l’État d’Israël et sur les rapports d’Israël avec les autres pays, avec le monde entier ou presque.Mais je ne voudrais pas, en disant cela, mettre en doute la bonne volonté des gens qui ont adopté de telles résolutions.Ce que je viens de dire se rattache à ce que je racontais au sujet du Conseil Mondial des Églises.Je pense que les renseignements sur lesquels ¦ ces églises ont, dans la majorité des cas, fondé leurs résolutions, n’ont pas été suffisants et n’ont pas été équilibrés.Il n’y a pas eu de perspective juive ou israélienne qui a pu contribuer à la compréhension des gens qui ont fini par adopter des résolutions.La rencontre récente que j’ai décrite, me donne, un certain optimisme que de telles résolutions ne soient pas irréversibles, et c’est vers cela qu’il faudra travailler.V.S.Des déclarations récentes sur le statut de Jérusalem ont à nouveau assombri le dossier des rapports judéo-chrétiens.Il y a deux choses très importantes qui ont été soulignées lors de la rencontre entre le Conseil Mondial des Églises et ie Comité International Juif pour les Consultations Interconfessionnelles.D’abord le fait que l’on a tendance en disant, ce qui est vrai, que la Ville de Jérusalem est une ville sainte pour les trois grandes religions, Christianisme, Islam et Judaisme, que donc c’est Légalité d’importance qui existe en ce qui concerne Jérusalem pour les trois religions, et tel n’est pas le cas.Le principal centre de l’Islam n’est pas Jérusalem, c’est La Mecque; le principal centre du Catholicisme n’est pas Jérusalem, c’est Rome, le principal foyer du Protestantisme est peut-être Canterbury, mais ce n’est pas Jérusalem.Mais pour le peuple Juif et pour la religion juive, c’est Jérusalem et pas ailleurs.Donc il n’y a pas d’égalité d’intérêts, il faut que cela soit souligné.Il y a sûrement des formules qui permettraient de respecter le caractère saint et l’importance du fieu de culte pour les autres religions tout en conservant à Jérusalem son caractère primordial de foyer de la religion Juive.Le deuxième point est double.La Knesset a été vivement critiquée pour Voir suite page 6 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 PAGE 5 Josianne Wanono THE JEWISH DIASPORA IN THE 1980 s: A GLOBAL VIEW par Prof.Irwin Cotier Prof.Irwin Cotier dans un article intitulé "The Jewish Diaspora in the 1980's-.A Global View" pose les problèmes des juifs aujourd’hui, confrontés par l'anti-sémitisme, par les déclarations faites contre Israël, et par les sentiments pro-arabes exprimés Dar divers organismes et pays dépendants des pays arabes pétroliers.Prof.Cotler parle des accusations faites contre le sionisme et Israël, prononçant Israël comme étant un pays raciste, qui favorise la suppression des droits de la personne.Cette dénonciation de l'état d'Israël, dit-il, affecte la condition des juifs de la Diaspora partout dans le monde.Je cite de son article: Not too long ago 89 nonaligned nations representing three-quarters ot the peoples of the world condemned Zionism as a crime against humanity.Western political leaders, whose silence in the face of such an indictment was deafening, now warn Diaspora Jews against acting in a manner inimical to Western interest, thereby raising the old ugly canard of double loyalties.When m Hep tern her, tu/u, me non-aligned nations of the world, representing three-quarters of the world's people, aligned together to condemn Zionism as a crime against humanity, Senator Daniel Moynihan described it as a move that came very dose to saying that to be a Jew is to be a criminal.This indictment was the latest if not the most serious in an ongoing process of the deiigitimization of Israel, and an assault on Jewish peop-iehood.in short, Israel is the enemy of mankind, Israel is the pariah of humanity, it is not much to move from that to state in a resolution that Zionism is racism, indeed, it was the underlying basis for all these other resolutions.For the indictment of Zionism as racism is not simply a fortuitous one.The authors of that indictment knew very well that the worst thing that you can say about anybody in the world today is to call him a racist.You don't have to prove anything.The label supplies the indictment.And finally, the indictment not just of Israel, but of Zionism itself.Not just of practices about which we can disagree.but about its raison d'être, the indictment of the crime against humanity.This is the ultimate deiigitimization of Zionism,- the nazification of the Jewish people.The polls still show that Americans are more sympathetic to Israel than the Arabs and that the energy crisis has not resulted in any anti-Jewish bias, is somewhat beside the point, it should not be permitted to obscure the truth.And that is that the ongoing deiigitimization of Israel and assault on Jewish peoplehood has -had a specific impact on the global Jewish condition — on Diaspora Jews wherever they may be found — in the free world or as part of oppressed Jewry.Cette agression contre Israël et le mouvement sioniste donne lieu à ce que Cotler appelle un "nouveau anti-sémitisme” où il y a discrimination contre tout le peuple juif tandis que jadis l'anti-sémitisme était exercé par un gouvernement contre les Juifs sous sa propre direction.Ce nouvel anti-sémitisme dirigé contre les Juifs de partout, dit-il, rend illégitimes les droits des Juifs ainsi que les actes de l'État d'Israël commis pour sa défense.Cette hostilité ajoute-t-il, ne surgit pas que du Moyen-Orient mais aussi des pays de l'Ouest, ce qui a pour résultat d'impliquer les Juifs de la Diaspora.Je cite: Which brings me to a second factor: what I would call now the new anti-Semitism.The delegitimizat/on of Israel and the assault on Jewish peoplehood is important not only, as I have tried to suggest, for its effect on the global Jewish condition, but also for what it reveals about the global village in which we live.For what we are witnessing now is a new anti-Semitism, an anti-Semitism, and anti-Jewishness, grounded on the "Zionism is Racism" resolution.The new anti-Semitism rests on the denial of national particularity when that national particularity happens to be Jewish, be it in the collective political sovereignty as represented by the State of Israel or in the collective ethjnicity that is represented by Jewish minorities, in whatever communities they may find themselves.And there is no difference, i suggest, between classical anti-Semitism and the denial of Israeli statehood or Jewish peoplehood.Classical anti-Semitism denied the equal right of Jews as citizens within a free society.Anti-Zionism denies the equal rights of the Jewish people as part of the family of nations.What is indigenous to each and common to both is racial discrimination.AH that has happened is that the discrimination has passed from the realm of discrimination against individual Jews to discrimination against the collective identity of the Jewish people.Now, it is true that not all Jews are Zionists, nor are all those who are critical of Zionism to be seen as anti-Semitic.And indeed it would be dangerous to begin to suggest that such critics of the policies of Israel or even of Zionism are reflectively or naturally anti-Semitic.And yet there are these continuing nagging questions.How does one explain an era which singles out the Jewish people as the only people in the world who are not entitled to universally acknowedged rights, including the rights of self-determination?How does one explain the fact that while all other nations are entitled to defend themselves against agression, Jewish self-defense is itself called aggression?How does one explain the fact that of 35 million refugees in the world since the Second World War, only the refugees from the Jewish war of national liberation are the ones that the world preoccupies itself with?(Not that we shouldn't be concerned about them, but I am talking now of the kind of distinctions here.) How does one explain the fact that we have in a sense one rule for refugees from a Jewish state, and another rule for refugees from any other quarter?That somehow Jewish refugees from Arab countries do not have the standing to make their claims?How does one explain the fact that only a Jewish state (and I am not talking here about the normative aspects of the wisdom of the policy) must return all of the territories occupied in self-defense while others can keep territories occupied in wars of aggression ?How does one explain the fact that only a Jewish state is told that it cannot trade with South Africa, while others not only can trade with South Africa but even have more extensive trade relations at the same time as they draw up the indictment?As Shlomo Avineri pointed out in the early '70s, the new anti-Jewishness is not just, or even especially a Middle East phenomenon, but increasingly a Western one, this is exemplified by the expressions of radical theology, the extremities of black nationalism, the extremities of new left ideology, and the like, in other words, as Avineri points out, to the extent that Israel has become centrai to Jewish consciousness, to the extent that it is now the idiom of Jewish seif-definition, then the denial of Israeli statehood, in tantamount to the denial of Jewish existence in itself.And there is more.For just as the authors of the indictment against Israeli statehood are increasingly Western, and not Mid-East complainants, so the targets of the indictment are increasingly Diaspora Jews wherever they are found and not simply Jews in the State of Israel.In other words, the denial of national, or ethnic particularities- when that particularity is Jewish extends increasingly to Diaspora Jews, Israel's perceived surrogates in the Diaspora, at the same time that it continues to be extended to the Israelis themselves.Il y a aussi, dit Cotler, les problèmes d'une société, telle que le Québec, qui veut se retrouver dans le milieu social, politique et individuel, et qui voit les juifs de son entourage comme étant anti-patriotes parce qu'ils sont préoccupés par la condition des juifs dans le monde.Donc, la position des juifs de la Diaspora devient menacée par un régime qui ne comprend pas ou est désintéressé à cette préoccupation des juifs.Ce problème, dit Cotler, est intensifié par l'influence du pétrole sur les rapports étrangers des pays de l'ouest qui a su agrandir les demandes des arabes et de l'OLP, ajouter aux craintes du gouvernement israélien, diviser l'opinion publique en Israel et opposer les juifs de la Diaspora à leurs_gouvernements.Je cite: For even leaving aside for the moment the deiigitimization of Israel and its implications for Diaspora Jews and the new anti-Semitism, the nature and character of the Jewish condition and that of the host societies suggest that an increasing tension is developing between the perceived needs of Diaspora Jews, as we feei them as well as articulate them, and the perceived needs of the host societies in which we find ourselves.In other words.Western societies (and one can use Quebec at this point as a dramatic case study) are becoming increasingly introverted, narcissistic, preoccupied with seif, on both as an individual and political level, psychologically and politically.At the same time, Diaspora Jews, wherever they are, increasingly are being asked, and properly so, the preoccupy themselves with the rights of Jews all over the world, be it the rights of Jews in Arab lands, Soviet Jewry, Falashas, Iranian Jews, or the State of Israel.Accordingly, just as we may come to view American society and American governments or Western governments as increasingly indifferent, if not insensitive to the Jewish condition that we are preoccupied with, so may they come to view our necessary preoccupation with things Jewish as being un-American or at best of being non-American.Which brings me now toward a forth dynamic, one of which / think we are finding increasing expression as well — what / referred to earlier as the increasing "Arabization" of Western foreign policy.This third factor that I just discussed, the possibility of tension between the perceived needs of Diaspora Jews and the perceived needs of the societies they inhabit, can only be intensified by what I would call a growing Arabization of Western foreign policy, and the concom-.mitant (and not unrelated) "petrolDa- tion" of consciousness being brought about the revolutionary transfer of power and wealth.My thesis here is a simple one.To put it briefly, that the Arabization or Palestinization of Western foreign policy has not only heightened the expectation and intransigence of the rejectionist Arabs and the PLO, but it bas also heightened the fears and intransigence of the Israeli government, divided the Israeli public and, for the first time in recent memory, postured Diaspora Jewish communities in a position of opposition to their government in a sustained fashion.This Arabization of Western foreign policy has been attended by, as / mentioned, if not bound up with the petrol Dation of Western consciousness.The revolutionary and increasing transfer of power and wealth to the oil-producing countries — coupled with the ready accessibility of capital petro dollars — carries with it risks, not onlv for Jews hut for every societie in which they find themselves.These risks involve the mortgaging of independence, if not integrity, of government decision-making.Cotler conclut qu'il y a un besoin de la part de tous les juifs de comprendre la signification de l'Etat d'Israël et par conséquent de promouvoir une mentalité sioniste.Car malgré les différences d'opinion sur ce point, il y a un lien irrévocable — celui du sionisme comme étant la survie des juifs.Ce fait-même, dit-il, est le lien sacré entre tous les juifs.What has to be done at this point is to begin with a Zionist consciousness regardless of whatever happens to be the government in Israel at a particular place of time.To begin to speak of thq centrality of Israel not simply as a slogan but as a substance, and to realize that part of the underlying problem is the collision between the Zeitgeist of Western societies, and the Zeitgeist or the gestalt or the imperative of the Jewish condition.And finally, we come to the point the we must realize even if we have our differences about Zionism.There is always one thing with respect to Zionism about which we can agree.As Go/da Meir put it best — there is no other Zionism but the rescue of Jews.And the problem of oppressed Jewry, be it in the Soviet Union, be it in Iran, be it in Ethiopia, be it in Syria, is something which must continue to be a compelling priority on the Jewish agenda."We are one" in the sense that everybody in whatever generation must see himself as part of a rythm of exile and liberation.And those who are part of the free world do what they can in regard to those who are part of the exile and captive world.Victor Goldbloom Suite de la page S son adoption d’une résolution sur Jé-rusalerp, mais on oublie que le Parlement Egyptien a adopté le 1er avril, si ma mémoire est fidèle, une résolution semblable mais en sens inverse, et qui n’a pas suscité de réaction de la part de qui que ce soit.Mais, ce qui est plus important et qui rend malheureuse la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, c’est que dans les accords du Camp David, la question de Jérusalem devait être la dernière, et maintenant est montée à un niveau de priorité qui, non seulement rend plus délicate la résolution du problème de l’avenir de la Ville de Jérusalem, mais rend plus problématique la mise en application des accords de Camp David.11 faut espérer que l’on trouvera des mécanismes diplomatiques pour rétablir la question de Jérusalem à l’étape du cheminement de la paix au Moyen-Orient.V.S.Depuis votre départ de la vie politique, vous vous consacrez de plus en plus aux affaires sociales.Quelles activités coordonnez-vous?Lors de mon départ de la vie publique, je suis devenu davantage disponible pour jouer un rôle au sein de la communauté juive, et ce sont les services communautaires juifs de Montréal qui m’ont invité à assumer la présidence d’un comité de coordination des établissements publics de la communauté juive, et ce sont les établissements publics du secteur de la Santé et du Bien-Être Social.Ce comité existe maintenant depuis plusieurs mois.11 y a huit établissements qui y siègent avec un nombre restreint de membres ex-offi-cio qui ne représentent aucun établissement mais qui représentent, en quelque sorte, la pensée globale et coordonnée de la communauté juive, et le but est d’assurer les meilleures communications possibles avec les autorités gouvernementales.Dans le cas où les relations doivent exister quotidiennement au niveau de chaque établissement avec les fonctionnaires compétents, c’est l’établissement qui continue de travailler comme auparavant dans la poursuite de ses activités quotidiennes mais, quand il s’agit de point de vue de la communauté, une politique même de la communauté juive sur les grandes questions, les services pro’digués aux personnes âgées, par exemple, la disponibilité de l’une ou l’autre des catégories possibles, et la détermination de certaines priorités parce que ce ne sont pas tous les projets qui pourront recevoir une approbation simultanée.11 faut donc choisir et, ou bien la communauté juive mettra de l’avant ses préférences et ses priorités, ou bien de telles décisions seront prises ailleurs.Et c’est simplement pour assurer cette coordination et pour être certains que quand il faut présenter un point de vue collectif, qu’il y aura une table de rencontre autour de laquelle ce point de vue collectif pourra être déterminé, que le comité a été constitué.Par exemple, la communauté juive a constitué une commission d’étude qui a remis son rapport il y a quelques semaines, et il faudra, dans la mesure du possible, passer à l’action.C’est là que l’aide des pouvoirs publics est indispensable, parce qu’il y a une pénurie de lits, une pénurie de locaux, et on peut compenser dans une certaine mesure avec des services de jour, avec des services de garde, avec des soins à domicile, mais il faudra quand même une augmentation du nombre de places disponibles pour les personnes âgées qui sont souvent atteintes de maladies chroniques.Et nous faisons face à une situation où l’hôpital, le centre hospitalier Général Juif, suivant une directive gouvernementale, mais également de son propre chef, a accepté d’accueillir un certain nombre de personnes qui n’ont pas besoin du genre de traitement intensif que l’on prodigue normalement dans un hôpital général de cette nature, mais puisqu’il n’y a pas d’autres places où l’on peut envoyer de tels malades, l’hôpital a accepté de les garder.Suivant la directive gouvernementale, l’hôpital aurait dû en garder une soixantaine, mais il y en a plus de 120 et il il n’y a pas moyen de leur trouver d’autres foyers, et l’effet sur l’Hôpital Général est presque paralysant.Parce que la rotation des lits qui se poursuit normalement et qui permet d’admettre ceux qui ont besoin d’intervention chirurgicale ou de soins de toutes sortes de maladies, leur admission devient de plus en plus difficile.Nous avons saisi le gouvernement de cela, et il y a une recherche active de solutions qui se poursuit présentement.V.S.Merci M.Goldbloom.Suite de la page 3 ACTION RAPPROCHEMENT quant aux thèmes et aux intérêts particuliers: théâtre, danse, etc.F.S.— Si vous deviez faire aujourd’hui un bilan de ce que vous avez entrepris, est-ce que vous pensez que votre entreprise est une réussite ?G.W.— Disons que le but fondamental c’est d’enraciner le concept f de rapprochement, d’enraciner ce concept dans tous les coins de la communauté juive et aussi de la communauté québécoise.C’est très important.On parle cette année d’un autre aspect du programme d’expansion: visiter les institutions, les organisations de bienfaisance, et essayer de vendre le programme à ces institutions et à ces organisations de bienfaisance.Le but est d’instituer des programmes de rapprochement avec des homologues dans la communauté francophone.On doit aussi contacter les écoles très bientôt pour faire la même chose avec les petits enfants — deux, trois heures par semaine, essayer d’organiser des cours communs entre francophones et Juifs.Actuellement, les jeunes Juifs doivent faire un choix maintenant très important: rester ou quitter la province.Ceux qui ont participé a aux groupes, ont pu goûter à dey nouveaux aspects de la société environnante* et il y en a qui nous ont confié que du fait de leur participation dans les groupes, ils se sentent plus à l’aise ici au Québec et ont décidé de rester au Québec.H.A.— En termes de résultats, si je peux dire généraux, il y a eu une prise de conscience de part et d’autre de ce que nous étions, que certaines images superficielles se sont fractionnées en des visages vivants.Les gens, c’était Pjerre f c’était Hervé, c’était Sheila, avec leur anxiété, avec tout leur potentiel d’humanité.Le fait que des Juifs anglophones ont fait l’effort de parler français, c’est un argument qui parle à des Canadiens français.Ça a humanisé les images que les uns avaient des autres, ça c’est un premier résultat.Un deuxième résultat: il y a eu pour certains des changements personnels importants — je ne peux pas trop élaborer, mais il y a eu vraiment pour certains des véritables remises en question.Ça a eu des eff ets; de thérapie assez considérables.V.S.— Des deux côtés?H.A.— Des deux côtés, oui des deux côtés.Quelques personnes avec qui j’ai eu l’occasion de travailler de très près, ont été bouleversées au niveau de leur identité, au niveau de leur motivation profonde, de s’identifier de telle ou telle manière.Du côté juif, l’alternative pour certains c’était partir ou rester, aussi simple que cela.Par exemple, un avocat me disait “écoute, ça ne sert à rien, je suis en train de me recycler en droit américain pour quitter; tous mes clients sont partis et je vais partir”.Aujourd’hui, il est ici.Est-ce que je l’attribue au projet?En bonne partie, je crois.V.S.— Quel est à votre avis l’impact de votre action?H.A.-Chacun des participants aura un effet de rayonnement au sein de sa famille et de son milieu professionnel .If va véhiculer cette image nouvelle qu’elle aduX vis-à-vis dans son milieu.11 y a ^ tout un rayonnement qui va émaner et ce n’est pas peu de choses! V.S.— Comment envisagez-vous votre activité dans l’avenir?H.A.— L’idéal pour moi c’est que l’on arrive à un point où il n’y ait plus besoin d’un tel projet pour que les gens communiquent.Ça c’est l’idéal.Malheureusement, il va se passer encore du temps avant d’arriver à ce résultat.Maintenant que nous avons démarré, nous dé- couvrons d’année en année qu’il y a des idées nouvelles et des perspectives extraordinaires.G.W.— Il faut garder ce concept de rapprochement vivant et, comme je l’ai dit tout à l’heure, ce rapprochement doit touçher tous les domaines de la vie.A mon avis, c’est ainsi que la communauté juive va survivre dans le Québec de l’avenir.Il faut vraiment arriver à rapprocher les jeunes, les vieux, les très jeunes.C’est très important.Si la communauté doit survivre en tant que communauté vibrante.C’est là une donnée essentielle.MICHEL BENCHETRIT, LL.L.AVOCAT - BARRISTER & SOLICITOR BENCHETRIT & ASSOCIÉS AVOCATS - LAWYERS SUITE 1008 300 LEO PARIZEAU MONTREAL, QUE.TOUR LA CITE H2W 2N1 TEL: 844-8631 VIENT DE PARAÎTRE: HAIM ZAFRANI Littératures dialectales et populaires Juives en Occident Musulman Paris-Librairie Orientaliste Paul Geuthner Troisième volet de la tétralogie que l’auteur consacre à la vie intellectuelle Juive au Maroc.Vaste revue de la littérature judéo-arabe allant du domaine religieux à l’univers de la culture laïque et profane où Juifs et Musulmans se rencontrent.PAGE 6 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 1 Mi awe 5480 Ave.WESTBURY Elie ABITBOL, Président Bob LUCK, Directeur Ralph SULTAN, Directeur des Programmes Liliane ABITBOL, Adjointe administrative Attribution du trophée au Président sortant CENTRE COMMUNAUTAIRE JU IF ASàEH5L6E^ÊNERALE t Table d’honneur Le Public assemblée générale annuelle C’est dimanche 19 octobre que le Centre Communautaire Juif a tenu sa 4ème assemblée générale après une année chargée d’évènements particuliers dont le changement marqué de la direction, ne fut pas le moindre.Une centaine de personnes, témoignage de l’intérêt que les membres de notre Communauté apportent au développement et aux réalisations du Centre, remplissaient la salle Sinai où se déroulait cette Assemblée.A la table d’honneur siégeaient: Mr.Philippe Greenberg, président de l’Association, Albert Benda-han, président sortant du Centre, Elie Abitbol président, ainsi que Bob Luck directeur du Centre.S’y sont joints au cours de la soirée, le Grand Rabbin Dr.David Sabbah et Michel Chokron, prési- Hashana et Yom Kippour — l’équipe de Hand Ball dont les joueurs s’entraînent pour participer aux prochaines Maccabiades, cet été, en Israël.Et pour finir, la Garderie qui a continué à appliquer le procédé éducatif entamé l’an passé à l’instar ,des garderies d’Angleterre et des États-Unis.Puis ce fut la présentation, par Ralph Sultan, qui a remplacé Bob dans les fonctions de directeur de programmes, d’une série de diapositives, présentant à l’assistance les membres du staff professionnel et administratif ainsi que les enseignantes de la Garderie.Différentes scènes prises sur le vif, évoquaient des activités des divers programmes, donnant ainsi une idée aux spectateurs, de ce qui s’était fait durant l’année écoulée.Le rapport financier était ensuite présenté par Élie Abitbol en l’ab- blic du renouveau indéniable qui émane de chaque département depuis le mois de mai, en mettant en branle de nouveaux programmes.Cependant l’objectif de la Campagne de Membership n’a pas été atteint.Albert Bendahan demanda à tous et à chacun de ne pas oublier que le Centre Communautaire doit son existence au Y, et ajouta qu’il faut continuer à participer et à faire participer tous les sépharades à cette campagne.Une plaque de remerciements (tradition du Centre, en témoignage de reconnaissance de la part du Centre, pour le travail accompli au cours du mandat écoulé) est remise à Léon Sim-tob, au nom du département Adultes qui compte aussi à son crédit, la création du département de l’âge d’Or OR TAMID.Ce fut le tour de Michel Chokron, président de la Communauté Séphara-de du Québec, de remettre au meilleure bénévole de l’année, le trophée de la C.S.Q.En quelques mots bien choisis, Michel Chokron broda le portrait des bénévoles qui, travaillant la main dans la main avec les travailleurs professionnels, ont fait de la communauté juive sépharade de Montréal, retient d’y être présent.Il rendit un vibrant hommage à Albert Bendahan, qui voulut bien l’accepter, pour son travail communautaire dans le passé, et lui remit le cadre préparé à son intention.Dans son allocution, le nouveau président, Elie Abitbol, informa l’Assemblée, des objectifs qu’il se propose d’atteindre, avec, sûrement, l’aide des membres du Photo C.S.Q.tes de la salle.Elie Abitbol présenta également son équipe: Sidney Benudiz, vice-président Roger Banon, Vice-président Salomon Amzallag, Trésorier Les responsables des départements sont Adultes, Léon Simtob; District: Henri Maman; Enfants: Gilbert Serrât; Kinor: René Amar; Garderie: Marc Amzallag.dent de la C.S.Q.Pour la première fois dans les annales des Assemblées Générales, la Chorale Kinor, perle brillante de la couronne des programmes du Centre, était venue rehausser, par quelques chants, l’ambiance de la réunion.Qu’il soit dit en passant, que la chorale Kinor sera présente l’été prochain, à la Zimrya (réunion de toutes les chorales du monde, en Israël).C’est donc dans une atmosphère détendue, de fête, qu’Albert Bendahan après quelques mots de bienvenue, excusa l’absence de James Dahan, ancien directeur du Centre, retenu par une de ses propres activités au Davis Y qu’il dirige depuis Mars dernier.Bob Luck, l’actuel directeur du Centre Communautaire Juif, fit un bref bilan des programmes qui ont eu lieu depuis qu’il est lui-même à la tête du Centre et remercia vivement les membres du Conseil d’Administration ainsi que le personnel qui, comme lui, a aussi connu les problèmes occasionnés par ce changement.Cependant, du bon travail a été accompli, des activités différentes réalisées, dont: sac au dos — soirée Piyoutim avec le grand Rabbin Azran de Richon le Zion — création de “Or Tamid” nouveau département de l’Âge d’Or, inauguré à l’occasion de Tou Bishvat — des offices religieux les vendredis soirs et Shabbat — le Centre Aéré, à caractère religieux, animé par des élèves du Kollel du Rabbinat et supervisé par les professionnels du Centre — un camp à Mekinac (projet pilote du type “colonies de vacances”) — le séjour du District à Wildwood — des Offices religieux offerts à Rosh sence du Trésorier du Centre, Salomon Amzallag.Sa présentation et surtout son “bon état de santé” valurent à ce rapport, un entérinement unanime et sans discussion.L’assemblée donna aussi sa confiance aux modifications aux structures des Règlements du Centre.Rendant hommage à Elie Abitbol qui a assumé la presque totalité de la présidence du Centre et qui en est le président actuel, Albert Bendahan rappelait son indisponibilité à se charger de ces fonctions.Il passa en revue les changements du Centre, la crise communautaire qui a fait perdre beaucoup d’énergie au Centre, mais il assura le pu- Photo C.S.Q.une communauté unique dans son genre en Amérique du Nord.Léon Simtob, tout étonné de l’hommage qui lui est fait, sera le récipiendaire de ce trophée pour l’année écoulée.Sa grande surprise témoigne bien de la modestie pour le travail colossal qu’il a accompli.Avec sa verve habituelle, Jo Ga-bay dépeint le “Syndrome” du président sortant qui du fait des connaissances acquises pendant son mandat, se devrait d’assister à toutes les réunions des Conseils d’Administration, et qui, pour ne pas gêner le nouveau président dans ses nouvelles fonctions, se C.A., pendant son mandat: changer notre approche, innover des programmes, organiser des services communautaires, réussir des regroupements d’ashkénazes et sépharades.Elie Abitbol fit appel aux personnes dynamiques qui s’intéressent au C.C.J.pour l’aider à sauvegarder notre identité sépharade, et remercia l’audience pour la confiance qui lui est démontrée.Le président ayant reçu 14 demandes de candidatures au C.A.pour 14 noms exigés, il n’est pas procédé à une élection.Les personnes présentes se firent connaître sous les applaudissements enthousias- Photo C.S.Q.C’est avec enthousiasme et admiration que Michel Chokron qui fut président du C.C.J.pendant un long mandat, donna une idée de son expérience et surtout des conditions d’existence du Centre dont dit-il, la C.S.Q.pourrait se flatter.Mais pour Michel, le C.C.J.qui est tenu en grande estime par f A.J.C.S., est méconnu de la population sépharade de Montréal qu’il sert cependant admirablement.La condition de la survie du Centre est que le Centre trouve une réponse unanime auprès de sa communauté, ajouta-t-il, en faisant appel à l’unité, pour faire face aux problèmes de notre existence.Les appaludissements qui couvrent la voix de Michel Chokron, sont un témoignage de l’approbation de son message.Le grand Rabbin David Sabbah assura Elie Abitbol de l’aide et de la collaboration du Rabbinat dans toutes les entreprises du Centre.À partir de maintenant, dit-il, nous ne parlerons plus que de “réalisations” et non de crise.C’est sur ces paroles empreintes d’entente et de confiance que se leva la séance.Fait inédit à ce jour, un léger cocktail à la Salle Golan, attendait les personnes qui avaient assisté à l’Assemblée Générale.La conversation animée de nos amis et l’heure tardive à laquelle ils se séparèrent, nous ont convaincu de la réussite de la réunion et, chose encore plus importante, de l’intérêt apporté au futur du Centre Communautaire Juif.Clémence Lévy UNAVTAI*^ JUII Allocution du Directeur! LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 PAGE 7 cwre * k.* {DISTRICT NOS CAMPS { icoscocooooccceoocccecocceeooooccococoosccco eoo* 1 ^ ADULTES | BIJOUTERIE I 0 par RALPH SULTAN DUREE: 28 SESSIONS, LES LUNDIS DE 19h30 à 21h30 PARTICIPATION FINANCIÈRE: MEMBRE DU “Y” $120 NON MEMBRE $160 SUJETS TRAITÉS: TECHNIQUE DE BASE - LES METAUX -L’OUTILLAGE - DESSINS - LIMAGE - SCIAGE - SOUDAGE -POLISSAGE - SERTISSAGE - MODELAGE UN OUTILLAGE DE BASE EST NÉCESSAIRE S LES MÉTAUX NON PRÉCIEUX SONT FOURNIS ttOCWSWK*ÛMOOC4CCOOCCCCC I I I J JUIf 3XD ETUDES JUIVES PAR JO GABAY débutants et avancés DEBUTANTS: UN COURS D’INITIATION A LA CULTURE JUIVE.ÉTUDE DU LIVRE DE BERECHIT TOUS LES DIMANCHES SOIRS DE 20h.À 22h.aucune participation financière.AVANCÉS UN COURS PLEIN D’INTÉRÊT PORTANT SUR LE “PIRKE AVOTH” DU “NAHAREL DE PRAGUE”.TOUS LES DIMANCHES DE 18h.À 20h.DÉBUT DES COURS 5 OCTOBRE À 18h.aucune participation financière.COLLOQUE MONDIAL DE LA JEUNESSE SÉPHARADE LE BUT de ce colloque est de réunir les jeunes leaders sépharades des différentes communautés à travers le monde, afin d’échanger des idées, de s’instruire, sur » leur héritage sépharade, de se pencher sur les sujets J liés au sionisme et concernant l’État d’Israël, et de préparer leur retour dans leurs communautés, en tant que leaders actifs.LE PROGRAMME de ce colloque comprend des ren contres avec le Président de l’Etat et le Premier Mi nistre; des rencontres avec des membres sépharades S de la Kenesset et autres leaders israéliens, ainsi que des membres des communautés sépharades du mon de entier.Le programme comprend aussi des circuits organisés « et la visite des sites importants du pays.Visites de différentes communautés afin d’étudier leurs problè mes et les défis qu’elles doivent relever.Les participants assisteront à divers événements cul-ilturels et sociaux.Nous vous invitons à participer à ce premier colloque J historique de la jeunesse sépharade mondiale et espérons vous voir avec nous en Décembre, à Jérusalem.bulletin d’inscription bulletin d'inscription NOM.PRÉNOM .ADRESSE .TEL.NIVEAU: débutant ?avancé ?SIGNATURE: CONDITIONS: Prix: $700.00 (Tout compris) Billets d’avion Aller-Retour, valable 60 jours Être âgé de 18 à 26 ans Le paiement doit être effectué à nos bureaux^ 5480 Ave Westbury, auprès de Moché Chalom, et ce, le lundi 10 novembre ’80.Les chèques devront être libellés au nom de: “Fédération Séphardie Canadienne” bulletin d’inscription bulletin d’inscription bulletin d’inscription bulletin d’inscription bulletin d’inscription NOM.PRENOM.ADRESSE .TEL.: .membre du “Y” oui ?non ?SIGNATURE: OFFRE D’EMPLOI Le Centre Communautaire recherche un responsable pour ani mer son département “JEUNES ADULTES”.Ce poste conviendrait à un Jeune animateur avec expérience communautaire pour ac tivités sociales et cuit urelles (connaissance de la Communauté Sépharade, un atout) Lieu de travail Centre Communautaire Juif; 5480 Ave.Westbury Les candidats intéressés sont priés de prendre contact avec: Bob LUCK: 735-5565 Prière de retourner ce bulletin dûment rempli NOM.PRÉNOM.ADRESSE.CODE POSTAL:.TÉLÉPHONE.ÂGE.PROFESSION.NIVEAU D’ÉTUDES.je suis intéressé (e) à participer au colloque mondial de la jeunesse sépharade.bulletin d’inscription bulletin d’inscription bulletin d’inscription DEPARTEMENT DES ADULTES “PETITS DEJEUNERS FAMILIAUX’’ Le Département des Adultes inaugure une nouvelle activité au sein de ses programmes et vous propose des petits déjeuners familiaux le dimanche matin.Vous pourrez ainsi, en famille, vous attabler autour d’un bon thé et de beignets marocains préparés sur place.Salle Golan: tous les dimanches matins de 9h00 à llh30.¦ lA “SEMAINE SÉPHARADE” EST À NOS PORTES Pour illustrer le thème “C’est ainsi que nous vivons” nous vous demandons de feuilleter vos albums de famille et de communiquer avec nous si vous avez des photos pouvant intéresser notre programme.Votre collaboration nous sera précieuse.surtout si vous faites vite.Si vous avez besoin de renseignements complémentaires, appelez Élisabeth au 735-5565.PAGE 8 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1980 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE MEMBRES DU C.A.(1980-1982) 4 4 Albert Bendahan Président sortant * 4 Elie Abitbol Président * 4 4 Sidney Benudiz Premier Vice-Président * 4 Roger Banon Deuxième Vice-Président * w 4 Salomon Amzallag Trésorier F * 4 4 Département Adultes Léon Simtob •* je 4 Département District Henri Maman * 4 Département Enfants Gilbert Serrât * je 4 Département Kinor René Amar * i Garderie Marc Amzallag -* ?4 Responsable Programmes Dave Dadoun V f 4 Responsable conférences Daniel Lévy ¦*< * * * 4 4 MEMBRES ASSESSEURS * ?je * 4 * Michel Abitbol Joelle Nahmias t * 4 Marcel Acoca Naphtalie Ohayon * 4 4 Esther Benezra Charlie Oiknine r jr 4 David Bensoussan Dinah Sabbah j< 4 4 René Choukroun Albert Suissa j< ?4 Salomon Cohen Arié Wanon ?4 4 Martine Dahan Henri Znati ¦k * 4 Roger Dahan Henri Acoca * je 4 4 Charlie Elofer Sam Amar * 4 Joe Gabay Marcel Bendavid * je 4 Simon Lévy Rachel Elbaz jt 4 4 Moise Amsellem Péguy Elmaleh jt je 4 Salomon Benbaruk Albert Oiknine * 4 4 Michel Maman Salomon Revah -* -fc 4 4 4 Nina Steinfield -*< * * 4 4 4 4 ¦A MEMBRES EX-OFFICIO * * * * je T î Grand Rabbin Dr.David Sabbah ?* 4Michel Chokron, président,de la C.S.Q.* je 4 Claude Chriqui, président École Maimonide + 4-Salomon Oziel, président Communauté de Chomedey j< ¦k 4 Joseph Benarrosh, président Fédération Séphardie Canadienne * 4 President de 1 Association - Jack Engels LA CHORALE KINOR Photo c.s.a.DÉPARTEMENT DES ADULTES “CLUB AMITIÉ” Le Département des Adultes du Centre Communautaire Juif a repris ses activités, notamment les rencontres du “Club Amitié” qui se tiennent tous les mardis de 13h30 à 16h30 dans les locaux du Centre.N K a Ces rencontres offrent aux mères de familles, aux femmes, et aux hommes seuls, la possibilité de s’offrir un après-midi de détente dans une ambiance amicale.Le programme prévu de ce club pour le trimestre automne ’80, est le suivant: C.C.J.au Département des Adultes Photo C.S.Q ¦CCCCCCOOOSOeCCOSCOOSCCCGCOSCCCCOOOSO»»! I COURS I de DANSE ISRAÉLIENNE b avec Maurice Perez b DANSES:ISRAÉLIENNE, DRUZE-ARABE, HASSI- ^ DHJUfc YEMENI I h b Tous les mercredis de 19h30 à 21h30 X 5 Le » Au Centre communautaire juif 54800, Av.Westbury, 1er étage, Salle Sinaï TéL: 735-5565 L ec409scQees6oecc«CQeoscosceoceoocco8co9oeos6oeosci9 OFFICES RELIGIEUX LE CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF EST HEUREUX D’ANNONCER LA REPRISE DES OFFICES DU CHABBAT QUI SE DÉROULERONT TOUS LES VENDREDIS SOIRS ET SAMEDI MATIN DANS LA SALLE SINAÏ DU C.C.J.VENEZ NOMBREUX!!! PROGRAMME DES ACTIVITÉS Mardi: 13h30 à 16h30 MARDI 7 OCTOBRE: MARDI 14 OCTOBRE: MARDI 21 OCTOBRE: Ouverture du Club avec: YUVAL PELEG: Joueur de Guitare (et goûter) COURS DE MACRAMÉ SÉANCE DE PISCINE & SAUNA à la piscine du “Y” MARDI 28 OCTOBRE: MARDI 4 NOVEMBRE: MARDI 11 NOVEMBRE: » MARDI \ \ MARDI i J MARDI ! MARDI ¦mu 18 NOVEMBRE: 25 NOVEMBRE: 2 DÉCEMBRE: 9 DECEMBRE: 16 DÉCEMBRE: VISITE AU MUSÉE DES BEAUX ARTS COURS DE TAPISSERIE “RENCONTRE” (dégustation) THÈME “Le Maroc” VISITE AU DOW PLANÉTARIUM La Séance commence à 12:15 p.m.Rencontre au Centre à 11:00 p.m.PROJECTION D’UN FILM & DEBAT COURS DE COUPE SUR PATRON SORTIE SURPRISE CHANUKA: Après-midi musique mmiHKiimgggmmigm êtes-vous un “ami” d Israël?Prouvez-leen répondant généreusement à l’appel juif unifié LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1980 PAGE 9 gg’glgggggggggfggggggggggfgggggglgggi 4 1AVIS D’ELECTION -e Président du Comité des Elections annonce aux membres de la Communauté sépharade du Québec qu’une élection en vue du remplacement du Conseil d’administration se tiendra le: • DIMANCHE 14 DÉCEMBRE 1980 i à14H30.• École Maimonide, 5615 Parkhaven, C.St-L.1 sera procédé à l’élection du Président de la Communauté, de quinze (15) membres institutionnels, et de quinze (15) administrateurs.Les candidatures seront reçues, conformément aux statuts, jusqu’au 24 novembre 1980, date limite pour le dépôt des candidatures.- CONDITIONS - Président: - Etre un membre adhérent ou institutionnel.- Etre ou avoir été membre du C.A.de la C.S.Q.— Etre ou avoir été officier d’une organisation sépharade durant au moins un (1) an.— Faire parvenir au comité des élections sa formule de mise en candidature accompagnée de vingt cinq (25) signatures de membres adhérents et/ou institutionnels ainsi que son curriculum vitae.- Faire parvenir au comité des élections pour diffuser à la population, son programme et ses options de politique communautaire.- Aussitôt que le nouveau président de la C.S.Q.sera élu, il devra démissionner des autres fonctions qu’il pourrait avoir dans une autre constituante.Administrateur : - Etre un membre adhérent.- Avoir appartenu à un comité d’une organisation juive durant au moins deux (2) ans.- Faire parvenir au comité des élections son curriculum vitae professionnel et communautaire accompagné d’une photographie et de quelques lignes sur ses objectifs communautaires.P irnumiuHimiL amia MESSAGE DU PRESIDENT D’ÉLECTIONS, Guy R.Teboul Chers amis et coreligionnaires, À titre de responsable de l’organisation des élections à la présidence et au Conseil d’Administration de la Communauté Sépharade du Québec, nous vous invitons à y participer en plus grand nombre possible le 14 DÉCEMBRE 1980.Nous, le Comité des élections, nous nous engageons et vous affir-I mons que tout se déroulera dans le respect le plus absolu des statuts.Nous sommes convaincus que la population coopérera afin que ces I élections se passent dans le calme, l’ordre et la bonne entente.Il y va de t la réputation même de notre comité.Il est important qu’à l’issue des I dites élections, nous donnions à nos enfants l’image d’un groupement I mature, organisé, discipliné et capable d’accepter de discuter dans le K calme et la sérénité les différentes options qui se font invariablement jour dans toute organisation de services communautaires.Les personnes ou groupements intéressés pourront consulter les sta tuts en s’adressant au secrétariat de la Communauté Sépharade du Québec.— La date de clôture des candidatures a été fixée au 24 NOVEMBRE J 1980 à minuit, le cachet de la poste en faisant foi.Vous aurez également la possibilité de vous familiariser avec les can didatures en consultant la liste complète des candidats, de leur programme et des projets de résolutions qui seront affichés au siège de la Communauté Sépharade du Québec et dans les synagogues sépharades à partir du 28 NOVEMBRE 1980.Les conditions d’éligibilité conformes aux statuts, tant à la présidence qu’au Conseil d’Administration, sont annoncées dans ce numéro.Venez nombreux, venez en frères, venez en Juifs.Participez à l’édification de votre communauté et préparez le futur de vos enfants.Mon comité et moi-même demeurons à votre entière disposition pour toute information supplémentaire pouvant vous être utile.Que le Chalom soit, et qu’il le soit pour tous.VI frrr! * 4- 4- 4- 4- 4 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- 4- * i î Les actes de candidatures devront être adressés à: COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC Comité des Elections 4735, Côte Ste-Catherine Montréal, Qué.H3W 1M1 - Tél.: 733-4998 Les statuts de la Communauté sépharade du Québec sont disponibles, pour consultation, au bureau du secrétariat.NOM Projet Yeruham La première phase de la revivification de la petite localité,de Yeruham, située dans le désert du Néguev, a été mise en chantier.Le “Projet Yeruham” de Montréal, oeuvrant sur la y base d’une étude du Néguev fournie ”par l’Université Ben Gourion, a approuvé les dépenses initiales principales.y Actuellement, Yeruham compte une y population d’environ 6,200 habitants y dont près de la moitié sont des enfants, y La petite ville fut fondée en 1951 et elle y est l’une des 160 localités israéliennes y qui étaient plongées dans la misère." En 1979 la communauté juive de y Montréal “adoptait” Yeruham, dans le F cadre d’un effort commun de toutes les communautés juives à travers le monde, pour aider le gouvernement israélien à mettre fin à la pauvreté.La Communauté juive de Montréal _ /ait pris un engagement initial de deux ans envers la population de Yeru-Mham — engagement qui promettait une J levée de fonds de $2,500,000 pour le "“Projet Renouveau” de la^petite ville ^-perdue dans le désert.Le gouverneraient promettait pour sa' part, d’allouer Mune somme égale à celle qui sera recueillie pour le projet.Au cours de la première année de souscription, plus de 1 1/2 millions de dollars furent recueillis, et Sydney Glazer, président général de l’Appel Juif Unifié et Fonds d’Urgence pour Israël de 1980, espère réunir les $1,000,000 manquants au cours de la campagne de sollicitation de cette année.La population de Yeruham a été déçue par tant d’années de vaines promesses et de faux départs.Aussi, la décision de Montréal, d’aider à la revivification de cette collectivité, fut-elle tout d’abord reçue avec scepticisme; ce * sentiment s’est toutefois modifié et I c’est avec un véritable élan d’enthou-I siasme que la population de Yeruham I accueille maintenant le “Projet Renou-ü veau”.Les leaders de la communauté I juive de Montréal ont déjà élaboré des I plans avec le gouvernement israélien, I pour détourner des industries établies ailleurs au pays vers cette région.Le re-*¦*¦**¦ *-^^^*-*•*•*•*¦*•*•*¦*'* * * * trait des forces israéliennes du Sinaï, dans le cadre du traité de paix avec l’Egypte, devrait également avoir un effet favorable sur l’économie de Yeruham.Ces nouvelles industries qui y seront établies dans le cadre du projet de renouvellement, exigeront de la part de la population, de meilleures compétences techniques, et par conséquent, la construction d’établissements d’éducation, de loisirs et des installations sociales et culturelles améliorées.La dépense initiale approuvée, au montant de $383,000, est dominée par l’allocation de $207,000 pour la construction d’un Centre de jour nouveau -et unique.Dans ce Centre, les activités de garderie ordinaires seront combinées avec des programmes pré-scolaires enrichis, des programmes de consultation, des cours d’éducation pour les parents, du counselling avant le mariage, etc.Un grand nombre d’enfants de Yeruham viennent de foyers défavorisés et ils sont mal préparés.pour l’école.Le nouveau Centre de jour vise à combler le fossé existant entre le foyer et l’école.D’autres programmes de renouveau ont été approuvés et seront mis en oeuvre avec la participation de la population de Yeruham.Le “Projet Yeruham” fournira le matériel requis à la population qui exécutera elle-même la plupart des travaux.Parmi les autres projets approuvés mentionnons une allocation importante — de $67,000 pour la rénovation du Club des Personnes Âgées — ainsi que de plus petits montants pour la remise à neuf du Centre Communautaire de la Communauté indienne, la Maison BULLETIN D’ACTE5 DE CANDIDATURE ?Je désire, par la présente, faire acte de candidature, lors de l’élection du 14 décembre 1980, au poste de: — PRÉSIDENT (ci-joint, documents requis correspondant aux statuts).— Membre du Conseil d’Administration (Ci-joint, documents requis correspondant aux statuts.) — Membre institutionnel Je déclare avoir pris connaissance des statuts et m’engage à m’y conformer.udcmamc * Centrale pour la Jeunesse et une école.riiClNUiyiO .ï PpiiAnp.ii la nnnulatinn de Yeruham ADRESSE .J TÉL.DOM.TÉL.BUR.* DOCUMENTS JOINTS: .J ï DATE .SIGNATURE .i&r £ À retourner avant le LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 à î minuit au siège de la C.S.Q.4- | *********»******?***********?**?*?*****+******* 4- Peu à peu, la population de Yeruham commence à croire que l’intérêt que lui manifeste la communauté juive de Montréal, est vraiment sincère.PHOTOGRAPHIE Album Mariage ¦ Bar Mitzvah Portraits d’Art Photos Passeport SERIGRAPHIE Gravures Modernes Mirroirs Décoratifs Affiches Publicitaires Enseignes ffank /tudio 757-8868 6773 COT t DES NEIGES ni Rabbin Aaron SULTAN MOHEL QUALIFIÉ Diplôme d’Israël, Angleterre, Canada Pour une Brith Mila dans la tradition SÉPHARADE (514) 738-6517 Docteur William Déry, B.Sc., D.M.D.MÉDECINE DENTAIRE 3535 QUEEN MARY ROAD SUITE 317 MONTREAL H3V 1H8 TELEPHONE 341-4488 DEMANDE DE “SOLLICITEURS” POUR LA CAMPAGNE DE L’APPEL JUIF UNIFIÉ Il ne suffit pas de donner, il faut participer.AIDEZ-VOUS, AIDEZ-NOUS VENEZ NOUS AIDER.Pour information, appelez: J.ELALOUF 733-4998.PAGE 10 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 PROGRAMME de FORMATION de CADRES 1980-1981 mm ail 2^3* skoe» 2KBF a&s tÏ2k3 COURS NO 7 HISTOIRE DES JUIFS SÉPHARADES DAVID BENSOUSSAN Responsable de l’Information de la C.S.Q.27 janvier 1981 O0URS NO 14 QUE FAIT-ON POUR ISRAËL?LÉON BENBARUK Co-directeur national du Comité Canada/Israël 5 mai 1981 COURS NO 11 POLITIQUE COMMUNAUTAIRE JACK KANTROVITZ Directeur Exécutif Congrès Juif Canadien 24 mars 1981 COURS NO 12 ISRAËL AUJOURD’HUI SHLOMO ELBAZ Professeur invité à l’Université de Montréal 7 avril 1981 COURS NO 13 MARKETING COMMUNAUTAIRE CLAUDE CHRIQUI Président sortant C.S.Q.21 avril 1981 Notre communauté s’est structurée au fil des années.Après vingt ans d’existence, l’organisation communautaire est assise.Il nous faut désormais viser à consolider notre avenir sépharade dans la Province de Québec.Nous nous trouvons donc à un-moment clef où l’amélioration de l’ensemble des services communautaires culturels, religieux et éducatifs, requiert une plus grande participation de volontaires.Il nous incombe de préparer une relève: Celle des leaders communautaires.CE MESSAGE EST UN APPEL À TOUS LES VOLONTAIRES SOUCIEUX DE L’AVENIR COMMUNAUTAIRE.JOIGNEZ-VOUS À NOUS! COURS NO 1 ORGANISATION COMMUNAUTAIRE CLAUDE CHRIQUI * Président sortant C.S.Q.21 octobre 1980 COURS NO 2 PROBLÉMATIQUE COMMUNAUTAIRE MICHEL CHOKRON Président C.S.Q.4 novembre 1980 COURS NO 4 COMMENT VIVRE SON JUDAÏSME RABBI ZILBERSTEIN de la Lubavich Youth Organization 2 décembre 1980 COURS NO 5 CULTURES SÉPHARADE ET ASHZENAZE RABBI JOSEPH Synagogue Spanish & Portuguese 16 décembre 1980 COURS NO 6 LE FONCTIONNEMENT D’UN CONSEIL D’ADMINISTRATION JOELLE SALAMA Membre de la Commission «Formation de Cadres» 13 janvier 1981 COURS NO 8 LES SÉPHARADES DANS LE QUÉBEC D’AUJOURD’HUI ESTHER BENAIM-OUAKNINE Professeur d’Université 10 février 1981 COURS NO 9 LE JUIF QUÉBÉCOIS DANS LE MILIEU SCOLAIRE JULIEN BAUER Professeur d’Université 24 février 1981 COURS NO 10 LA COMMUNAUTÉ JUIVE AU QUÉBEC MIKE YAROSKI Vice-Président Exécutif Fonds National Juif au Canada 10 mars 1981 COURS NO 15 FINANCEMENT COMMUNAUTAIRE MICHEL CHOKRON Président C.S.Q.19 mai 1981 COURS NO 16 DÉBAT SUR le “fonctionnement” du C.A.DE LA C.S.Q.RAPHY SALAMA Membre de la Commission «Formation de Cadres» 2 juin 1981 COURS NO 17 LA RÉALITÉ JUIVE D’AUJOURD’HUI IRWIN COTTLER Président du C.J.C.16 juin 1981 Formation de Cadres 1980-1981 ASSAYAG, Aimé ANIDJAR, Mady COURS NO 3 APPEL JUIF UNIFIÉ JAMES DAHAN Directeur Davis “Y” 18 novembre 1980 TOUS LES COURS ONT LIEU LES MARDIS À 20 HEURES AU SIÈGE DE LA C.S.Q.APPEL juif UNIFIÉ Lettre du Président Jacob Attias La campagne ANIDJAR, Carole BRANDSDORFER, Sophie Chaque année voit se répéter notre sollicitation à la population.Chaque année aussi, un événement nouveau nous force à faire un appel plus pressant auprès de notre communauté qui, nous le savons est sollicitée de toutes parts.Mais combien est-il important de venir en aide à nos frères d’Israël, qui se voient de plus en plus isolés de la communauté internationale.Le prix de la paix n’est pas moindre que celui de la guerre.La paix implique le retrait des forces militaires et la réinstallation des soldats dans la vie civile et, c’est par centaines de millions de dollars, que se chiffre ce changement de situation.L’économie israélienne a été durement touchée par 2 facteurs importants: — le coût astronomique de la paix avec l’Egypte, — la perte du pétrole provenant du Sinaï.En 1979, l’indice du coût de la vie a augmenté de 111%, celui des aliments à lui seul, a été de 136% et la suppression des subventions pour les produits de base a particulièrement été ressentie par les personnes à faible revenu.Le «projet Yeruham» qui débuta avec la campagne de 1979, se poursuivra pour atteindre son but de S2.500.000.La ville de Yeruham est à majoritairement composée de Marocains d’origine $1,500,000.ont déjà été collectés, Monsieur Glazer, président de la campagne, a fait la promesse d’atteindre les $2,500,000.pour 1980.A propos de Yeruham, ce projet n’est qu’une partie du projet «Renouveau» qui sera financé par la Diaspora juive et permettra d’améliorer substantiellement les structures commerciales, industrielles et d’habitation dans 160 localités, spécialement choisies comme devant être aidées.Prenons notre destin en main, et nous le pouvons.nous nous le devons “Tu n’endurciras point ton coeur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indi-gent.” Depuis 33 siècles, le peuple juif maintient son héritage, celui de tendre la main aux frères et soeurs dans le besoin.À Montréal, cet héritage se reflète le mieux lors de la campagne annuelle pour l’Appel Juif Unifié, lorsque toute la communauté est de la partie.L’Appel Juif Unifié est l’instrument qui sert à la communauté juive pour assumer ses responsabilités envers ses membres d’ici aussi bien que d’ailleurs.Chaque année, des milliers de membres de la communauté donnent généreusement de leur temps et de leur énergie pour assurer le succès de l’important événement qu’est le lancement de la campagne.À quel but vise l’Appel Juif Unifié?La campagne appuie les 18 agences juives qui se trouvent sous la tutelle des Services Communautaires Juifs, l’organisme responsable du développement et de la formation de nos jeunes, du bien-être de nos personnes âgées et de prendre soin de nos pauvres.La campagne appuie divers projets humanitaires en Israël, des projets que ne peut entreprendre l’État juif lui-même à cause du prix exorbitant que lui coûte la paix.La campagne sert à aider les 47,000 familles israéliennes indigentes à mener une existence active, comme elles le méritent.Le succès de l’Appel Juif Unifiée dépend de chaque membre de la communauté.Nos contributeurs principaux qui traditionnellement donnent l’exemple au lancement de la campagne, ont déjà réagi d’une façon très généreuse avec des dons encore plus substantiels que l’an dernier.Chaque membre de la communauté est prié de considérer sérieusement les besoins de la campagne et de répondre à l’Appel Juif Unifié et au Fonds d’Urgence pour Israël avec la même générosité que celle qui a toujours fait partie de nos traditions.n’attendez pas un autre YOM KIPPOUR donnez maintenant à l’appel juif unifié BITTON, Evelyne COHEN, Armand ELALOUF, Wilma EDERY, Lydia HADID A , Linda HARARI, Roland HASSAN, Gaby MERGUI, Dolly.MERGUI, Gracia MILLER, Carole OIKNINE, Jacquie OIKNINE, Albert PEREZ, Annie WANONO, Josianne LA GRIPPE, JE L’ÉVITE Sous le thème “La grippe, je l’évite”, le ministère des Affaires sociales lance son programme annuel de vaccination, a l’intention des personnes âgées de soixante-cinq ans et plus, contre la grippe et les maladies chroniques.Les personnes âgées sont donc invitées à consulter leur médecin en cabinet privé ou encore au Centre local de services communautaires.Le vaccin est gratuit.•'% mmm Jacob ATTIAS, président A.J.U.Section sépharade LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 PAGE 11 +' Communauté Sépharade du Québec 1978-1980 4735, Ch.de la Côte Ste-Catherine Montréal H3W 1M1 - Tel.: 733-4998 Président MICHEL CHOKRON Grand-Rabbin Dr.DAVID SABBAH Président sortant CLAUDE CHRIQUI COMMISSIONS CONSTITUANTES REGIONALES DONS EURES STRATION INFORMATION AGNE CENTRE MUNAUTAIRE JUIF INAUTE VRADE MEDEY COMM NAUTE RADE -LAURENT ECOLE MAIMONIDE DE CH DEVILLE Ig*; ffr HENRI ELBAZ JACOB ATTIAS JEAN-CLAUDE LASRY DAVID BENSOUSSAN SALOMON OZIEL Président PRESIDEN1 EUE ABITBOL Président Claude CHRIQUI Président OBJECTIFS PHOTO NON DISPONIB BUTS Tenir un centre d’accueil, d’information, de réfé rences et de documentation ouvert à tous les mem bres de la communauté.Représenter les membres de la Communauté sépharade de la province de Québec en vue de promouvoir leurs intérêts culturels, sociaux et économiques.Assurer les responsabilités, fonctions et tâches ayant un caractère d’intérêt commun aux organisations constituantes, et plus précisément: Assurer l’information communautaire par la diffusion d’un journaf auquel contribueront toutes les constituantes.Préserver et promouvoir la culture juive sépharade et contribuer à une meilleure intégration des immigrants sépharades dans le milieu.Préserver et promouvoir la culture et la langue françaises au sein de la communauté juive du Québec.Diffuser la connaissance des coutumes, des traditions et de l’histoire du Judaïsme en général et du Judaïsme sépharade en particulier.Organiser un programme de formation de cadre: communautaires.Promouvoir la création d’un Centre d’Études Jui ves.Centraliser et coordonner les campagnes de financement communautaire.Promouvoir et coordonner les projets et programmes qui débordent et/ou qui ne relèvent pas de la juridiction particulière de chacune des constituantes.RECENSEMENT LUCIEN BENARROSCH Assurer et développer auprès des instances gouvernementales, organismes publics et toutes autres organisations extérieures, les relations permettant de contribuer à la réalisation des buts et fonctions énumérées ci-dessus.LES PROFESSIONNELS JULES ELALOUF DIRECTEUR C.S.Q.BOB LUCK Directeur Centre Communautaire Juif Mme ESTHER ELKAIM Secrétaire ROBERT LEVY Directeur Rabbinat JAMES DAHAN Consultant Recensement Formation de Cadres Moïse OHANA Directeur École Maimonide F.ANZAROUTH Centre d'Accueil VOIX SEFARAD MW L> S'A?- gï'i * ¦'«-LA mes mmmâ mmm: « 111 km 'J'tf * u t m ÉSÉ mm * mm mm mm mm mm mmmm SflfcSèSV* Ml mm M vssm mmm mm %*?*.&Ï’Ü?- r .- LES BENEVOLES Affaires Sociales LA POPULATION ÂGÉE JUIVE DE MONTRÉAL Le recensement fait en 1971 indiquait que 12% — soit une personne sur huit — de la population juive de Montréal, était âgée de 65 ans ou plus.En outre, une forte disproportion — soit 27% — de notre population, tombait dans la tranche âgée de 45 à 65 ans.La proportion de la population juive de Montréal qui se place dans le groupe âgé de quinze à quarante-quatre ans, (soit 40.5%), est approximativement de 8% en dessous de la moyenne de la ville, et elle a été affectée de façon adverse depuis le dernier recensement, par le mouvement de migration de la population.Lin document de travail récent du Conseil de la Santé et des Services sociaux de la région de Montréal Métropolitain, indique que: a) L’accessibilité aux services hospitaliers de Montréal, pour les patients atteints de maladies chroniques ayant besoin de soins prolongés, est tout au plus équivalente à la moyenne provinciale; b) 1 accessibilité aux services de centres d’accueil, pour les personnes âgées de Montréal, est extraordinairement mauvaise; c) 1 accessibilité aux soins à domicile est plus mauvaise dans la région montréalaise que dans le reste de la province.La conclusion que nous pouvons tirer de ce document, est que les personnes âgées de Montréal reçoivent moins de services que celles des autres régions, et que les personnes âgées juives — en vertu du fait qu il y a une plus haute proportion de citoyens du troisième âge parmi la population juive — sont encore plus sévèrement négligées.L’insuffisance de soins infirmiers et de lits pour soins prolongés affecte tout particulièrement l’Hôpital Général Juif, étant donné qu’un très grand nombre de lits pour soins de courte durée est occupé.Il s’en suit que l’Hôpital est moins capable d’offrir des services aux patients requérant des soins de courte durée et des interventions chirurgicales.L’Hôpital Maimonide et Foyer pour personnes âgées est actuellement en voie d’être agrandi par l’addition de deux étages qui desserviront 140 patients.Toutefois, la liste d’attente de ce centre hospitalier est si longue que, même avec les étages additionnels qui seront achevés cet automne, des centaines de patients resteront sur les listes d’attente.Les Services communautaires juifs ont dû dépenser $400,000 par an pour 52 lits à Attendacare, à cause de l’insuffisance de subventions gouvernementales pour les soins infirmiers et les installations hospitalières pour soins prolongés.Pour arriver à subvenir à ce besoin urgent, AJCS a développé un service de soins à domicile, en tant que projet de démonstration, et ils ont fait une requête auprès du ministère des Affaires sociales, pour recevoir une subvention pour ce programme.Une étude sur les services à la population âgée, était complétée à la fin de l’année 1979 (une copie des recommandations a été annexée à ce rapport).Cette étude contenait 29 recommandations.AJCS a créé un Conseil sur le vieillissement, en vue de coordonner les efforts collectifs pour donner suite à ce rapport.D’autre part, le Dr.Victor Goldbloom préside un Comité d’agences publiques, pour obtenir plus de collaboration et oeuvrer avec le CSSS en vue de réaliser des améliorations dans les services de santé et les services sociaux.D’autres projets que AJCS et ses constituantes ont l’intention de mettre à exécution, comprennent une expansion de logements à loyer modique pour les personnes âgées, par les Résidences Caldwell, et la coordination de services dans les Résidences Caldwell actuelles (les appartements Terrace Caldwell à Côte St-Luc et le Carré Harry Bronfman #1 et #2 à Snowdon).Ce projet implique trois agences — l’Association de l’âge d’Or, l’Hôpital Maimonide et Foyer pour personnes âgées, et les Résidences Caldwell elles-mêmes.SOCCOCCOOCOOCCOCCCOSCCCOOCOCCCeeOSOCCCCCOSOCOSiOO! CONGRÈS JUIF CANADIEN xnzznn Le Congrès juif canadien, dans sa première tentative de son Comité de Droit et d’Action sociale, a fait une démarche importante devant le Comité spécial de la Chambre des Communes pour invalides et handicapés.Le but de cette délégation fut de faire en sorte que les membres du Comité soient conscients de la préoccupation de la communauté juive à l’égard des invalides et, de faire des recommandations spécifiques en regard de l’aide et de la protection aux handicapés.* Le professeur Fred Zemans de la Faculté de droit Osgoode à l’Université York, dirigea la délégation qui soumit un mémoire et fit des recommandations dans trois domaines d’intérêt: (A) La Perspective des Juifs au service des handicapés; (B) Les droits juridiques et, (C) Les besoins en matière de services sociaux.Parmi les recommandations soumises se trouve une modification à la Déclaration des droits, visant à inclure les handicapés physiques et mentaux dans la classe privilégiée.Il y a égale- ment une modification apportée à la Loi de l’impôt sur le Revenu du Canada permettant d’allouer un crédit invalidité plutôt qu’une déduction invalidité pour invalides et enfin, des recommandations sur les besoins en matière d’hébergement, ce qui comporte une proposition en matière de législation demandant que deux pour cent de tous les blocs-appartements des projets résidentiels construits récemment, soient conçus conformément au devis des codes de construction pour handicapés.La délégation fut composée du Rabbin Joseph H.Kelman, fondateur de la Fondation Reena pour les handicapés mentaux; Sandy Keshen, directrice exécutive de la Fondation Reena; Martin Krossel, président de la commission Network à propos des handicapés; David Lepofsky, L.L.B., membre du Conseil de l’Institut Canadien National pour Aveugles d’Ontario, et, Stan Urman, Directeur national adjoint du Congrès Juif Canadien.PAGE 1 4 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1980 Young People Federation Ilya près de cinq ans de celà, ces Dames de l’Appel Juif Unifié, décidèrent qu’il était grand temps, que leur progéniture commençât à s’occuper des affaires communautaires et précisément, de la Compagne de l’Appel Juif Unifié.Tout de suite, un petit noyau de personnes se forma, qui se développa et devint ce qui est aujourd’hui, “La Young People Federation” (Fédération des Jeunes).Le succès du début, en aidant à la collecte auprès des jeunes seulement, fût si complet, qu’ils décidèrent de continuer à oeuvrer au sein de l’A.J.C.S., dont ils devinrent une extension et élargir leur champ d’activité.L’enthousiasme, l’esprit d’émulation, l’effort de groupe collectif créa une atmosphère d’amitié, de solidarité qu’ils n'étaient pas prêts à abandonner.Bien au contraire, ils firent bien vite partager leur effervescence à d’autres et d’autres jeunes filles et jeunes gens, de la communauté de Montréal, qu’ils sont aujourd’hui plus de 300 jeunes personnes de 18 à 25 ans, engagées à fonds.Ils ont fait et continuent à faire des plans pour s’embarquer dans de grandes entreprises, ayant trait à la jeunesse, dont certains sont en cours de réalisation.Leur Comité de planification, ne s'occupe pas seulement de choses sérieuses, il encourage des rencontres “Sociales”, telles que parties de disco, des réunions de discussions de sujets divers d’actualité, tout ceci, dans une atmosphère de bonne humeur, gaieté et camaraderie.Nous leur souhaitons bonne chance, dans leurs entreprises futures — seront-ils un jour, les dirigeants de la Communauté juive?Association de l’Âge d’Or Golden Age Association 5700, Avenue Westbury Ave.Montréal, Québec H3W 3E8 Att: M.Le Rédacteur Messieurs: Nous lisons votre journal avec beaucoup de plaisir et nous croyons que cela peut intéresser vos lecteurs ainsi que la communauté Francophone en générale, que nous, à l’Association de l’âge d’Or, fournissons un service Quasi-Juridique, à notre Centre, situé à 5700 Avenue Westbury, Chambre 217, Montréal.Un avocat en retraite, assisté par six bénévoles, reçoit des personnes âgées de toute la communauté, sans rendez-vous, afin de leur fournir des conseils gratuits pour les aider dans les problèmes concernant les relations entre propriétaire et locataire; la pension de vieillesse; les allocations pour époux survivants; les rentes du Québec; le logement et les ristournes; l’assurance-maladie; l’as-surance-sociale et les informations relatives à la protection du consommateur, etc.Les services ne comprennent pas les conseils juridiques, la préparation de testaments ou de formulaires d’impôts.Les services sont disponibles en anglais, français et yiddish.Jours de semaine, en matinée seulement.Bien à vous, Florence Kirshner, Directrice exécutive LES GRANDS LIVRES DES JUIFS Séminaires organisés par LA BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE JUIVE 5151 Ch.Côte Ste-Catherine Centre Commémoratif de l’Holocauste à Montréal Services Communautaires Juifs de Montréal 51 51, Ch.de la Côte Ste-Catherine Une collection d'oeuvres d’art réalisées par des prisonniers qui auraient été exécutés sans merci, leur travail eut-il été découvert, commença une tournée au Canada par une exposition au Centre Commémoratif de l’Holocauste à Montréal, le mardi 7 octobre 1980 à 13 heures; le Centre est situé à l’Édifice Cummings, 5151, Ch.de la Côte Ste-Catherine.L’exposition “Résistance spirituelle” des oeuvres d’art créées par les victimes de la persécution nazie, sera exposée pendant six mois au Centre, le seul au Canada qui commémore l’Holocauste, pour ensuite être envoyée dans d’autres centres à travers le pays.Les 120 dessins et tableaux dont cette exposition est composée, ont été prêtés par le Kibboutz Beit Lohamei HaGhettaot (la Maison des combattants du Ghetto) en Israël, qui abrite une exposition permanente de 3000 oeuvres d’art.Miriam Novitch, qui a contribué à amener cette exposition à Montréal et à d’autres villes de l’Amérique du nord, est elle-même une survivante de l’Holocauste et un membre du Kibboutz Lohamei HaGhettaot.Madame Novitch a consacré la plus grande partie de centaines de tableaux et de dessins qui ont survécu à l’oppression nazie, contrairement aux artistes qui les avaient créés.Centre Commémoratif de l’Holocauste à Montréal, au sous-sol de l’Édifice Cummings, 5151 chemin de la Côte Ste-Catherine.Expositions historiques et présentations audio-visuelles ayant pour sujet la Seconde guerre mondiale et les événements antérieurs à celle-ci.«Résistance spirituelle», une exposition d’oeuvres d’art réalisées par les victimes de la persécution nazie.Les heures d’ouverture: le dimanche de 11 à 16 heures; pendant la semaine, du mardi au jeudi, de 13 à 16 heures.Pour des visites de groupe veuillez appeler au 735-3541, poste 221.“Les Apocryphes” ‘Midrash” Philo-Josephus ‘Mishna” ‘Machzor-Sidour’ — Prof.Jean Ouellette — Rabbi Jay Braverman — Prof.Jean Ouellette — Rabbi Jay Braverman — Rabbi Howard Joseph Univ.de Mtl.United Talmud To rahs Univ.de Mtl.“Commentaires de Ras-hi” “Le Kouzari” J.Halevy Maimonide “The Zohar” “Benjamin De Tudele” “Shulhan Aruch” “Glückel De Hamelin” Spa.Port.Synago gue — Prof.Ira Robinson Concordia Univ.— Prof.Lawrence Kaplan McGill Univ.— Prof.Esther Benaim Univ.de Mtl.— Prof.Jack Lightstone Concordia Univ.— Prof.Gershon Hundert McGill Univ.— (sera annoncé) — Prof.Eugène Orenstein McGill Univ.% “Jerusalem” M.Mendelsohn — Prof.L.Kaplan McGill Univ.Tous les 2èmes mercredis de chaque mois, à partir du 15 octobre à 20h.$25, pour la série de 25 séminaires.regardez-les attentivement et soyez généreux à l’appel juif unifié Rav Kook — Philosophe Juif moderne Suite des articles parus dans La Voix Sefarad de Mai et Septembre 1980 Traduit de l’espagnol par Moïse Amsellem du Livre de Zvi Yarou: “Michnato chel harav Kook.” Le Rabbin Kook a été un des phénomènes des plus sensationnels de l’histoire Juive du 20ième siècle.C’est un mystique profondément religieux qui portait un intérêt extraordinaire à toutes les affaires humaines de ce 20ème siècle.Le professeur Guershon Scholler a décrit les oeuvres mystiques du Rabbin Kook comme étant une véritable théologie mystique du Judaïsme qui était caractérisée autant par son originalité que par la richesse de l’âme de son auteur.Dans tout mysticisme, il existe l’idée de l’union mystique avec Dieu.Cette union implique que l’Homme doit se dépouiller des restrictions de la vie physique pour arriver à unir son âme avec l’absolu.Mais en accord avec la doctrine du Rabbin Kook, ce besoin mystique d’unité était destiné à combiner ce qui était communicable avec l’absolu, en inondant la vie physique de l’Homme avec sa finalité religieuse.Dans son mysticisme, il n’y a aucune place pour l’auto-abnégation.Le Rabbin Kook a essayé de trouver une solution aux problèmes posés à l’homme par la société moderne où il habite.Notre génération est merveilleuse, surprenante, écrivait-il, il est très difficile de trouver une génération équivalente dans notre histoire.Cette composante de sentiments et de réalités antagonistes, l’obscurité et la lumière se donnent rendez-vous chez elle.Cette société est décadente, elle est basse et en même temps, elle est sublime et elle est élevée.Elle est coupable dans son ensemble et en même temps elle est totalement juste.Nous devons comprendre la nature de cette génération pour que nous soyons capables de l’aider.Il était sensible au-contemporain avec ses intriguants paradoxes posés par une époque pleine de confusion et où l’idéalisme le plus pur était confronté à l’hédonisme le plus crasseux.Dans la vie juive, se donnaient rendez-vous, l’assimilation la plus corrosive avec une renaissance nationale, vivifiante, extraordinaire.Se donnaient rendez-vous la génération de la lumière avec le renforcement extraordinaire de la religion, et les idées les plus obscures et les plus matérielles.En accord avec son enseignement, la racine de l’anxiété spirituelle de l’homme moderne était en ce que lui-même avait effectué un progrès extraordinaire dans tous les domaines de la science, de la littérature, de la physique, de la chimie, à l’exception de la religion.La carence religieuse de notre génération ne dérivait pas des émotions pernicieuses ni de l’impiété des hérétiques, sinon qu’elle provenait de la perplexité des défis intellectuels.Les attaques contre le Judaïsme, ou les doutes sur la religion, ne pouvaient être contestés avec des discours enflammés du haut des pupitres des synagogues.A l’époque de transformations dynamiques, la religion restait comme un élément intellectuellement opaque à la vie humaine.La brèche entre le progrès séculier et la partie religieuse, devait être sauvée et colmatée par conséquent avec l’effort intellectuel.Rav Kook critiquait avec vigueur l’état d’âme de certains religieux qui étaient plus autocrate qu’orthodoxe pour qui le Judaisme se limitait seulement à la pratique.Il qualifiait ce type de religiosité en Yiddish de “Proste Frumkait” (piété insensée).Pour Kook, le plus grand défaut de la piété était de remplacer la crainte de pécher, par la crainte de penser.Il disait “quand l’homme commence à avoir peur de penser, il plonge dans le marécage de l’ignorance qui éloigne la lumière de son âme, qui mine son pouvoir et obscurcit son esprit”.L’idéal socialiste qui captivait les jeunes rebelles au début du siècle, apparaissait à ceux-ci comme opposé à la foi traditionnelle en Dieu et à la révélation Sinaitique.Dans le meilleur des cas, la religion apparaissait indifférente aux problèmes sociaux.Dans le pire des cas, elle s’opposait activement à la réforme sociale.Pour cette raison, nombreux jeunes de l’Est européen s’inscrivaient dans les mouvements socialistes révolutionnaires tout en coupant leurs liens avec le Judaisme.Le Rav Kook, bien qu’il déplorait cette rébellion contre la foi Juive, disait que ces jeunes laissaient le Judaisme parce qu’ils sentaient d’une manière passionnée le besoin d’améliorer les conditions de vie de l’Homme.S’il se trompait, il croyait avec sincérité que la religion ne véhiculait aucun message social.Il soutenait que le fait que l’Homme n’avait plus à se mesurer avec l’ancien type dè paganisme barbare et immoral, signifiait un grand progrès dans l’histoire de l’Homme.L’hérésie contemporaine était associée, par contre, avec la lutte pour le droit et la justice.L’erreur des nouveaux hérétiques était de ne pas comprendre que c’était grâce à la religion que l’homme pouvait construire une société meilleure.Cette irréligion sociale comportait quand même une énorme avance sur les hérésies du passé.Kook était fermement convaincu de ce que cette irréligion n’était qu’un phénomène passager dans l’histoire.Il disait que la foi en Dieu est l’élément le plus naturel de la vie de l’Homme, parce que la foi religieuse est aussi inséparable de l’homme que ses besoins physiques, la religion peut être supprimée pendant un certain temps, mais tôt ou tard, les gens retournent à sou-hiter la communication avec Dieu.“Je ne regrette pas — disait-il — que certaines mesures de justice sociale soient obtenues sans aucune référence à la vie religieuse, parce que nous savons que le besoin de justice en lui-même est la plus claire des expressions divines.devons adopter une attitude amicale envers toutes leurs manifestations.Ils croient que nous pouvons construire la carapace de la vie sans construire la vie elle-même.Mais de toutes les manières, l’étincelle divine qui bat dans la passion sociale continuera à être vivante et finira par allumer tous les efforts humains avec un enthousiasme intensément religieux.a suivre Wdà niiKftT mcmmi n moNTRcni ç± Photo C.S.Q.Au cours du mois de septem-, bre, Albert Memmi a été invité à donner une série de conférences à Toronto et à Montréal.L’illustre portraitiste et essayiste s’est principalement entretenu de la place de la religion dans la vie de l’homme, de problèmes de décolonisation, des relations judéo-chrétiennes, des rapports entre Juifs et Arabes et enfin à Montréal il nous a livré le fond de sa pensée sur la question de savoir ce qu’est un juif sépharade.Le sépharadisme dépend du Sépharade autant que le judaisme dépend du juif.Ce sont là deux dimensions que le juif méditerranéen se doit de ne pas perdre de vue en recherchant son être profond, ses racines.Et c’est en retrouvant ces dernières que le juif rencontre l’Arabe, retrouve cet autre sémite, ce croyant, ce méditerranéen.Y aurait-il là aussi une dépendance?Indubitablement oui, et réciproque.Sommes-nous sur le chemin de la paix en Moyen-Orient?La route est longue et abrupte qui mène à la conviction.Il faut avoir la patience d’attendre encore.Mais il y a l’autre dépendance, celle qui nous lie à notre al-ter-ego ashkénaze.“Il vous appartient de vous réunir vous sé-pharades qui vivez en dehors d’Israël, de vous concerter et d’établir les jalons qui mènent à la solution des problèmes intérieurs du jeune état.” À ce chapitre le maître se borna à ce conseil et refusa de donner des directives pratiques et concrètes., Juifs arabes, c’est ainsi qu’a la suite de sociologues arabes, Memmi nous dénomme.Expression ironique qui doit bien bousculer plus d’un qui se déclimatisa loin du sud de la Mediterranée.Il semble que dans l’esprit serein de notre auteur nous devions un jour retrouver l’aire natale.Autre ma-nifestastion de notre dépendance?Juifs arabes, c’est tout un programme, une réorientation des esprits, peut-être un acte de foi en la possibilité jamais épuisée des hommes, de régler pacifiquement leurs différends.Ne nous y trompons pas, nous avons affaire à un moraliste qui ne désespère pas du triomphe de la raison, après avoir minutieusement décrit les conduites humaines.Albert Memmi est né à Tunis où il a passé toute sa jeunesse et commencé ses études, qu'il poursuit à la Faculté d'Alger.Guerre: renvoi de l’Université, puis camp de travail forcé.À la fin des hostilités, connaissance de Paris et de la Sorbonne: tardive préparation à l'agrégation de philosophie.Retour à Tunis, où il enseigne et se voit confier la direction d'un Laboratoire de psychologie.1956: Paris de nouveau, attaché de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique.1960: Enseigne ia psychiatrie sociale à l’École Pratique des Hautes Études (Sorbonne).1970: Professeur de sociologie à l’Université de Paris et directeur de l’U.E.R.des sciences sociales.Albert Memmi, dont l'oeuvre a été publiée dans vingt pays, a obtenu le Prix Carthage en 1953, le Prix Fé-néon en 1954 et le Prix Simba de Littérature en 1978.Il est membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer et du Pen-Club français dont ii a été vice-président de 1977 à 1979.OEUVRE ROMANS LA STATUE DE SEL, préface d'Albert Camus, Edit.Gallimard, 1953 ASAR, Edit.Buchet-Chastel, 1955 LE SCORPION, Edit.Gallimard, 1969 LE DÉSERT, Edit.Gallimard, 1977 ENTRETIENS ENTRETIEN, Un entretien avec Robert Davies, Edit.L'Étincelle, Montréal, 1975 LA TERRE INTÉRIEURE, Entretiens avec Victor Malka, Edit.Gallimard, '76 ESSAIS ET PORTRAITS PORTRAIT DUI COLONISÉ, précédé du PORTRAIT DU COLONISATEUR, préface de J.P.Sartre, Edit, Buchet-Chastel, 1957 PORTRAIT D’UN JUIF, Edit.Gallimard, 1962 LA LIBÉRATION DU JUIF, Edit.Gallimard, 1966 L’HOMME DOMINE (le colonisé, le Noir, le Juif, la femme, le domestique, le racisme), Edit.Gallimard, 1968 LA DÉPENDANCE, Edit.Gallimard, 1979 Et DIVERS OUVRAGES, dont: ANTHOLOGIE DES LITTÉRATURES MAGHREBINES, Edit.Présence Africaine Tome 1 : Les écrivains maghrébien d’expression française, 1 966 Tome 2: Les écrivains français du Maghreb, 1969 Mais, SUT les bords de la Sei- les FRANÇAIS ET LE RACISME (en collab.), Edit.Payot, 1965 ne, une autre dépendance rap- juifs et arabes, Edit.Gallimard, 1974 pelle notre penseur, celle qui Plus une quarantaine d'études plus courtes sur les problèmes culturels, la décolo- fait de lui un porvoyeur d’idées.nisation, le racisme etc.COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DE LAVAL LES FÊTES DE TISHRIÀ LAVAL Les offices de Tishri organisés par la communauté sépharade de Laval, en particulier ceux de Rosh Hashanah et de Yom Kippour ont été marqués cette année par une ferveur, un enthousiasme et une solennité absolument remarquables.Un vent nouveau souffle sur cette communauté et il s’est traduit par un accroissement considérable du nombre de membres inscrits, une présence et une participation plus actives que jamais.Pourquoi ce nouveau ROUAH, pourquoi cette véritable renaissance qui à certains moments atteignait l’euphorie?C’est tout d’abord au changement de cadre qu’il faut attribuer cette satisfaction qu’on pouvait lire sur les visages de tous les membres des 107 familles présents à ces célébrations (plus de 500 personnes à l’heure de la Néilah).En effet, la Communauté Sépharade de Laval qui, lors du vote historique du 16 juin 1980 avait décidé de quitter la Congrégation Young Israel of Chome-dey, a organisé les offices de Tishri dans le magnifique auditorium gracieusement cédé par l’École Talmud Torah de Chomedey.Dans ce cadre imposant, dûment décoré pour la circons- tance, l’éclat des fêtes était singulièrement rehaussé.L’ordre, le décorum et la solennité n’ont à aucun moment été perturbés tout au long des célébrations.Les haz-zanim, MM.Messod Essebag, Samuel Bénoliel, Joseph Knafo et Solly Lévy se sont acquittés de leur tâche avec ferveur et compétence.Le Pamass, M.David Bendayan et ses adjoints, MM.Samuel Bénoliel et David Abitbol ont veillé à ce que les offices se déroulent dans une atmosphère cordiale et sereine.Mais tous ces éléments malgré leur importance ne suffisent pas à eux seuls à expliquer le nouvel esprit qui anime les Sépharades de Laval.Comme l’a éloquemment exposé dans son discours le président, M.Salomon Oziel, ce qui importe surtout cette année, c’est la décision irrévocable que la majorité des membres ont prise d’aller de l’avant sans crainte ni défaillance et de s’affirmer par un geste concret: la construction de la synagogue-centre communautaire sépharade de Laval.Déjà sur les tableaux d’affichage dans le hall de l’école Talmud Torah les membres et leurs invités ont pu admirer les esquisses préliminaires du bâtiment pro- jeté.Déjà l'achat du terrain entre dans sa phase décisive.Déjà, sans que le moindre appel de fonds ait été lancé, les contributions affluent spontanément.Voilà les preuves indiscutables d’une volonté collective solide et confiante.Voilà les manifestations claires d’un élan communautaire résolument tourné vers l’avenir.Et c’est dans les chants et les prières de Yamim Noraïm que se sont bercés ces rêves de bâtisseurs qui vont bientôt se concrétiser.Un geste typique de cet esprit généreux et ouvert: la Communauté n’avait pas eu le temps de construire la Souc-cah.Qu’à cela ne tienne! Madame et Monsieur Samuel Benoliel ont offert tous les Kiddoushim de Souccot, deux fois par jour, à toute la Kéhila dans leur souccah.Et en ces jours leur table était comme celle d’Avraham Avinou, ouverte et abondante comme leur hospitalité.Il ne fait plus de doute que bientôt ce journal annoncera la pose de la première pierre de la synagogue sépharade de Laval.LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 PAGE 1 5 Portrait du Sepharade Entrevue Avec M.AlbertMemmi V.S.- Dans la définition du Juif, vous avez distingué les concepts de judéite de iudais-me et de judaïcité.Comment situerez-vous la dimension sé-pharade au sein de ces appartenances?A.M.- Ces définitions ne s’appliquent pas seulement aux sépharades mais à l’ensemble des Juifs.Être Juif constitue une double appartenance: à un groupe, a une démographie mais aussi à un système de valeurs.Il y a une sorte de triangle méthodologique dont un sommet est le Judaisme, un sommet est la judéité et un sommet est la judaicité.Il est évident qu’à l’intérieur de la judaicité, c’est-à-dire l’ensemble des Juifs, nous, sépharades, appartenons à un groupe historiquement défini, qui a subi des vicissitudes historiques particulières, en ce sens qu’il a vécu dans les pays orientaux, c’est-à-dire que nos relations principales ont été avec des non juifs orientaux.Du côté du judaisme, c’est-à-dire l’ensemble des valeurs, nous avons une physionomie culturelle particulière indéniablement originale et spécifique.Donc je ne coupe pas le sé-pharade de l’ensemble du judaisme, mais je considère que dans cet ensemble-là nous avons un certain nombre de spécificités, de la même façon que les québécois appartiennent à un certain nombre d’univers au sein desquels ils ont leur spécificité.V.S.- Dans notre identité, nous englobons bien des appartenances et des dépendances.A la culture juive, à son nouveau pays d’accueil, lui-même en quête de définition, à l’État d’Israël, à notre pays d’origine, à notre culture d’origine à laquelle a été insufflé une certaine dose d’arabisation et de francisation notamment, à nos affinités tant orientales qu’occidentales, et également à une culture que nous essayons de faire renaître, celle de l’héritage sépharade proprement dit.Quelles sont, d’après vous, les tendances dominantes qui vont marquer la prochaine génération sépharade?A.M.- La question est complexe.Il faut faire un peu d’histoire.Historiquement, nous avons subi le destin des peuples colonisés: ou colonisés ou écrasés ou délaissés par l’histoire.C’est à la fois original et non original.C’est original par rapport à la judaicité mondiale qui a ses originalités et ses problèmes — ne faisons pas de simplisme inverse — car chaque branche du judaisme a sa propre originalité et ses problèmes.Nous avons certainement été gommés de l’histoire.Depuis le Moyen-âge^ le monde oriental ayant été battu sur le plan de la civilisation par la victoire de la technicité occidentale.Par civilisation, j’entends civilisation technicienne et mathématique.N’appartenant pas à cet univers, nous avons subi le sort des vaincus de la civilisa; tion et au sein de la judaicité mondiale, nous avons passé également pour des vaincus: des vaincus à la fois sur les plans technique et culturel.Quel est l’avenir et le sens de notre culture?De même que les peuples colonisés se trouvent être frappés d’amnesie, j’ai développé ce thème longuement dans “Portrait du colonisé’’ et “l’homme dominé’’ — nous avons été en partie frappés d’amnésie culturelle, et nous sommes devenus culturellement transparents.Je m’explique: quand je dis en Occident qu’il y a eu une grande école rabbi-nique à Kairouan en Tunisie, on me répond ce n’est pas possible! Car pour eux la culture juive c’est Rashi, le Hassidisme le mouvement de la Haskala.Moi-même, dans ma jeunesse, quand je commençais à m’intéresser à la tradition juive, je pensais que l’histoire du judaisme était celle du judaisme occidental.J’étais “calé” sur la Haskala et le mouvement hassidique.Je connaissais Peretz, Chalom Alekhem, Bialik.J’ai fait des conférences à l’époque sur Bialik.Si vous m’aviez demandé à brûle-pourpoint quelle est la richesse cutlu-relle sépharade, je n’aurais su que répondre.En Tunisie, en Algérie et au Maroc, il y a un inventaire culturel à faire et cela commence d’ailleurs.Je crois qu’indégen-damment de tout problème politique, nous avons été transparents aux yeux des autres et nous avons été transparents à nos propres yeux, ce qui est pire.Dans “le portrait d’un Juif” j’ai parle du refus de soi qui d’ailleurs ne nous est pas spécifique.Dans tout Juif, il y a affirmation de soi et refus de soi.Nous avions honte même de notre dimension non-Juive.Je précise: Un Juif français ne tenait pas tellement à ce qu’on dise qu’il était Juif, mais il se reconnaissait comme il appartenait à un grandjiays, la France.Nous, nous étions aliénés à deux titres: celui de juifs — car nous vivions dans la peur mais également au niveau de notre civilisation seconde, celle des arabes que nous refusions également.Nous allions chercher une autre civilisation, celle du colonisateur.Pour revenir à votre question, je ne peux pas repondre pour la prochaine génération.Je pense que celle-ci a deux tâches.La première est de faire l’inventaire socio-culturel de la place de l’Orient dans le destin juif, et remettre ce destin juif dans sa perspective exacte.Par chance, je dirais que, de même que nous avons pâti du retard et de l’aliénation des peuples au sein desquels nous avons vécu, comme de même que les juifs allemands, franco-italiens, ont partagé le sort des populations au sein desquelles ils ont vécu.Nous bénéficions aussi du renouveau politique et social du monde arabe.Il y a quinze ans, c’était gênant de mentionner son origine ou de mentionner que sa langue maternelle c’est l’arabe.Nous bénéficions du réveil de l’orient et de la Méditerranée.La Méditerranée n’est plus tout à fait un lac de misère et d’arriération.Le seconds projet est de placer l’avenir du peuple juif sous son orbite exacte: cel- le de la Méditerranée.Aujourd’hui il y a un renversement de la physionomie du peuple juif, ou plutôt un réajustement.Et ce que j’avance, n’est^ pas pour heurter les ashkénazes, loin de là: réhabiliter la culture juive orientale nepeut qu’enrichir mais non dénigrer le patrimoine collectif juif.Je pense que, fondamentalement le peuple juif est un peuple de la Méditerranée.La tradition du peuple juif, sa nature est orientale.Cela a été masqué du fait que l’orient a perdu la bataille de la civilisation.Prenons un autre exemple la civilisation grecque: Pourrait-on imaginer que la nature du peuple grec soit séparée sérieusement d’Athènes, Aristote et Platon?Ce n’est guère pensable.Le tissu, la nature, la structure de la civilisation grecque est celle du soleil, du logos et de la civilisation du discours.La civilisation juive est également une civilisation de la Méditerranée.Les Juifs d’Europe fêtent la Soucca avec des fruits exotiques — l’étrog et le loulav —, (notez que j’utilise le mot exotique moi-même! pour eux c’est totalement exotique).Quand je fais, une Soucca en roseau, je suis dans mon élément.Par contre, en Russie et en Sibérie, lorsqu’ils construisent des cabanes en palme pour traverser le désert, c’est tout de même inattendu! V.S.- Vous dites qu’entre les Hébreux bibliques et les Juifs d’aujourd’hui, il y a une certaine continuité méditerranéenne et orientale.Entre les grecs homé-riens et les grecs, entre les phéniciens et les libanais, il y a une continuité méditerranéenne.Les grecs d’aujourd’hui sont ethniquement slaves et dans le cas de la civilisation grecque, c’est l’Angleterre qui a sauvé les vestiges de la civilisation grecque pour la préserver.A.M.- Votre objection pourrait être très grave.Vous avez tellement raison que vous avez tort: il ne s’agit pas d’une continuité ethnique ni d’une continuité raciale.Il faut se débarrasser de : n i i § DISCO-MOBILE êtes ici une artiste, vous devez rester une artiste et uniquement une artiste.Cette observation, devrait être faite à Vanessa et à ses critiques, pour séparer l’art de la politique.Parce que politique mise à part, Vanessa est superbe dans son rôle.Les autres actrices (pratiquement peu d’hommes dans la distribution) sont aussi convaincants dans leur rôle d’une poignée de femme, luttant pour survivre à Auschwitz.Aucune description, aucune mise en scène, ne peut recréer pour les autres, la dégradation, la puanteur, l’épouvante et la mort, que côtoyaient chaque jour les prisonniers des camps.En dépit des têtes rasées et des plaies multiples, dispersés dans ce long métrage, la production peut être critiquée pour son optimisme et aussi pour avoir en quelque sorte minimisé la situation de Fania Fenelon.Nous assistons là à un effort de réalisme plus sérieux que dans d’autres essais sur l’Holo-caust.Nous retons toujours sur notre soif, mais savons quand même un peu plus sur la vie quotidienne dans les camps de concentration.Le film, écrit par Arthur Miller, mis en scène par Daniel Mann, nous renseigne un peu plus que ne l’ont fait d’autres à la télévision commer- witz, dit à Fania Fenelon: “Vous PAGE 20 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 ciale américaine.Par exemple: — Il y avait un mouvement de résistance souterraine organisée, assez actif.— Polonais, Catholiques et d’autres “sous-humains”, étaient aussi victimes de la terreur nazie, mais les juifs bénéficiaient d’un “traitement spécial”.— Le Pape et d’autres personnalités chrétiennes, connaissaient la situation à Auschwitz, mais gardèrent le silence.— Les fours crématoires à Auschwitz, brûlèrent près de 1 2,000 cadavres par jour.— Certains juifs allemands, étaient plus allemands que juifs, mais les nazis ne le voyaient pas de cet oeil.“Playing for time”, par suite d’erreurs voulues ou non-voulues, peut donner une fausse impression de la vie dans les camps de la mort nazis, par exemple: Dr.Joseph Mangele, d’infâme mémoire (on prétend qu’il se terre encore au Paraguay) est représenté comme un Monsieur cultivé, adorant la :musique classique.Aucune mention n’est faite de ses expériences médicales inhumaines, ce qui est une déformation de la vérité historique.De même que Maria Mandel, Commandeur S.S.du camp, est représentée comme une sensible mélomane, pleurant la dis- parition de son petit protégé polonais: dans le livre de Fania Fenelon, c’est elle-même qui le mène à la chambre à gaz.La scène la plus déroutante est une exagération d’une description de Fania Fenelon sur les obsèques d’Alma Rose, chef d’orchestre du groupe.Alma Rose, juive allemande, nièce de Gustav Mahler, n’était pas traitée, dans la vie comme dans la mort comme les centaines de milliers d’autres victimes du camp.Tandis que dans son livre, F.Fenelon décrit la déférence incroyable des nazis pour Alma, le film invente des détails encore plus incroyables, même absurdes, tels que le drapeau nazi couvrant le cercueil d’Alma, la haie d’honneur des SS venus rendre hommage à leur victime, et Mengele déposant un biser sur le violon d’Alma Rose.LES D MUSIQUE POUR TOUTES CIRCONSTANCES ARMAND 486- 5965 487- 5028 CHARLIE 731-8827 731-9937 BOUCHERIE SELECT Casher SOUS LA SURVEILLANCE de VA’AD HAIR “Chez Jacques” 6346 VICTORIA Tel 739-5042 ^eeoccoGccKSCoccoccecccqecocooccccoBcosococœoqrç Mes Henri Simon & Georges Dayan Vous informent qu’ils fusionnent leur étude légale à compter du 1er septembre et qu’ils exerceront leur profession sous le nom de: Mercure Poliquin Coutu Bernier, Simon & Dayan 507 Place D’Armes suite 1800 Montréal, Québec H2Y 2X4 Tél.: 842-3971 iieooooeoooegcocc6oooeceeooooooosec«cccc^â i Don Isaac Abravanel Homme d’état et philosophe Nous inaugurons dans ce numéro une série d’articles ayant pour sujet les poètes, savants, hommes de lettres juifs de l’Espagne médiévale arabe ou espagnole et qui ont contribué au patrimoine culturel sépharade.La liste en est assez longue et nous avons l’embarras du choix.Certains sont très connus, comme Yéhuda Halevy ou Maimonide, d’autres le sont moins, mais, tous ont apporté quelque chose de spécial à la vie juive pour que l’histoire, notre histoire, ne les oublie jamais.Nous espérons que nos modestes efforts, serviront à perpétuer leur mémoire.Nos sources sont dans le domaine public, mais c’est un domaine soigneusement catalogué et épousseté là où vous n’irez pas spontanément les chercher: nous vous les apportons chez vous, sans effort de votre part.Nous commençons aujourd’hui avec Don Isaac Abravanel, le dernier personnage juif, qui ait quitté le sol de “Ferdinand et Isabelle de l’Expulsion” la tête peut-être haute, mais le coeur lourd.Don Isaac Abravanel, est le personnage historique éminent parmi les juifs de cette période de la fin du Moyen-âge.Homme d’état, diplomate, homme de cour et financier de réputation internationale, il était en même temps, un érudit encyclopédique, un penseur, un notable exégète et un écrivain brillant.Portugal Don Isaac est né à Lisbonne en 1437, au sein d’une famille de haute stature, parmi les juifs du Portugal et de toute la péninsule.Son père Don Judah, était le financier du prince Ferdinand, fils de Joao I.Son grand-père, Samuel, avait été aux services, succéssifs de trois Rois de Castille et son arrière grand-père, Don Judah, avait servi Fernando IV à Séville.La famille Abravanel, vivait dans une atmosphère de royauté et était Fière de sa lignée qu’elle faisait remonter au Roi David, sans compter la fierté d’être les premiers à s’établir en Ibérie à l’ère pré-romaine.Leur éminence dans le monde juif d’alors, ne résidait pas seulement dans les affaires communautaires, financières et politiques, mais ils avaient de fortes qualités morales et intellectuelles.Originaires de la Séville arabe, ils eurent beaucoup à souffrir de la reconquête espagnole, au point que son grand-père, Don Samuel, se convertit au Christianisme comme firent beaucoup d’autres, attendant le moment propice pour s’enfuir au Portugal, tout proche, où la pratique du judaïsme n’était pas encore un crime.L’arrivée des Abravanel au Portugal, coincida avec les fluctuations de la politique du prince régnant, tantôt protégeant les juifs, tantôt les persécutant, suivant les alliances qui se faisaient ou se défaisaient avec les puissants barons féodaux et les massacres des juifs étaient aussi fréquents que les ordonnances royales anti-juives.Tout de suite, le sort des Abravanel fût lié par un jeu politique assez compliqué, à la famille des Bragance.C’est ainsi, que le jeune Abravanel, vécut dans une atmosphère de cour royale et reçut une éducation appropriée, incluant les classiques, les langues (latin, espagnol et portugais), des éléments de médecine et d’astrologie et de philosophie.Vers l’âge de vingt ans, il écrivit un essai philosophique “Les formes des Eléments.” On sait peu de chose sur sa jeunesse sauf qu’il se maria assez tôt et devint le père de son premier fils Judah vers 23.ans.Vraisemblablement, c’était un bon père de famille et ceci malgré ses occupations nombreuses et lucratives.Né et vivant dans “l’honneur et la fortune”, Don Isaac n’avait pourtant aucune inclinaison matérialiste et versant plutôt dans le mystisisme, il était surtout inquiet du sort des juifs et se posait toujours les questions “pourquoi et comment” à propos des souffrances de son peuple et cherchait toujours la solution.Son second livre “Courone des Ainés”, marque une étape dans sa vie et tous les thèmes ultérieurs à celle-ci, se retrouvent dans cette courte dissertation sur le concept de Dieu et le sens de prophétie.Sous le règne d’AÏfonso, les juifs du Portugal connurent une ère de prospérité et la fortune des Abravanel augmentait.Leur position de chefs de la communauté s’affirmait.C’est ainsi qu’il racheta 250 juifs faits prisonniers lors d’une attaque contre la ville arabe d’Arzella, pour leur éviter d’être vendus comme esclaves.Le succésseur du roi Alfonso, Joao II, n’était pas aussi bien disposé envers les juifs et une nouvelle vague de persécution commença, suivie de la disgrâce des Bragance et c’est ainsi que Don Isaac, dût s’enfuir précipitamment vers la Castille, évitant une arrestation imminente laissant sa famille (agrandie de 2 garçons: Judah et Joseph), au Portugal et tous ses biens qui furent confisqués.Espagne En Espagne, il s’établit à Ségura, petite ville près de la frontière portugaise, d’où il essaya futilement de rétablir sa position compromise au Portugal.C’est là qu’entouré d’un groupe d’admirateurs, il mit sur papier, ses vues et ses commentaires sur les livres de Josué, Juges et les deux livres de Samuel.En quatre mois et demi, il produisit 4 grands volumes totalisant 400,000 mots.La qualité de son oeuvre est aussi surprenante que la quantité.Ses commentaires présentent le résultat de sa longue étude de la bible et constituent beaucoup plus qu’un travail de recherche.Ils représentent les conclusions attendues lors de ses observations de la scène politique.Le fait qu’il négligea la complétion de ses commentaires sur le Deutéronome pour entreprendre ceux des premiers prophètes, est significatif de la volonté de tirer une parallèle entre les succès et les échecs, les faiblesses, les vertus, les cries et les actes d’héroisme de personnages de la Bible et ceux de ses contemporains.C’était la première et l’unique fois, où la partie “politique de la Bible, était commentée par un politicien.En mars 1484, Don Isaac, fût convoqué par le roi Ferdinand et la reine Isabelle, pour une entrevue au terme de laquelle, il se vit confier une haute position dans la collecte des taxes, des deux royaumes.Aragon et Castille se débattaient alors dans des difficultés insurmontables, suite à l’état de guerre permanent, avec tous leurs voisins; les Maures et les Portugais.Le fait qu’on était à 8 ans de l’infâme décret d’expulsion des juifs, ne semble pas avoir affecté la décison des 2 parties; pour les deux souverains engagés à fond dans toutes sortes de sévices et de persécution contre les juifs, y compris un quartier libre accordé à l’Inquisition, c’était peut-être un palliatif pour obtenir rapidement des fonds pour leurs guerres.Mais, pour Abravanel et certains autres fonctionnaires juifs des deux royaumes et même de tous les juifs de la péninsule, il s’agit d’une myopie politique incompréhensible à notre esprit contemporain.Certains avacent qu’ils avaient toujours l’espoir de fléchir ce roi cruel, froid et cal-calculateur, mais dont le caractère, était connu de tous, y compris Don Isaac.Quoiqu’il en soit, Don Isaac, dott l’expérience financière et diplomatique était immense, réussit à redresser les finances royales et en même temps, il acquit une position supérieure dans l’administration, ce qui lui conféra logiquement le titre de porte-parole des juifs du royaume.Ses activités lui prenaient tout son temps, mais il trouva quand même le temps de refaire une fortune immense et en volant du temps de sa journée et en arrachant à la nuit, il réussit à écrire son introduction à la 3ème partie du GUIDE, dans laquelle, il attaque Maimonide et sa conception des Anges.Mais le rendez-vous fatidique approchait à grand pas, les bûchers se dressaient partout et l’inquisition ne chômait pas.Quand Abravanel apprit que la cour avait préparé l’édit d’expulsion dont la publication était imminente, il intervint immédiatement auprès du roi, dans l’espoir de lui faire changer d’avis.Son intervention et celles de personnalités espagnoles sympathiques à la cause des juifs, ne firent que reculer de quelques semaines la publication de l’édit, probablement pour étudier l’offre d’un tribut massif d’or.Mais le roi savait qu’il pouvait obtenir énormément plus, en confisquant les biens des juifs, et en les expulsant les mains vides.C’est ainsi que l’édit fût rendu public le 1er mai 1482, donnant aux juifs trois mois pour quitter l’Espagne, avec interdiction d’emporter de l’argent ou des objets de valeur, jettant la population juive dans une grande panique.Ces jours tragiques, appartiennent à l’Histoire: ils conduisirent à l’annihilation du peuple juif d’Espagne, établi depuis plus de mille ans, sur ce qu’on considérait alors, comme le second Israël.Toujours est-il, que Don Isaac et ses proches, quittèrent Valencia le dernier jour de juillet, date limite de l’expulsion, emportant 2,000 ducats, que la faveur des souverains avait autorisés et leur vaisseau se dirigea vers Naples et l’Italie où une vie nouvelle, devait se reconstruire sur les ruines de ses espoirs et de ses rêves.Naples L’Italie de cette époque, ne présentait aucunement le havre d’espoir que les juifs cherchaient: un peu partout, les villes italiennes avaient chassé les juifs de leurs territoires, laissant quelques privilégiés fortunés et les vaisseaux apportant les réfugiés, firent pendant de longs mois., le tour des ports italiens, sans obtenir la permission de débarquer: la faim et la maladie provocant des épidémies, décimèrent la grande majorité des fugitifs.Don Isaac et son groupe, furent accueillis avec bienveillance par le roi de Naples: il fût reçu à la cour et se vit offrir un poste important dans l’administration des finances, qu’il accepta avec reconnaissance.Et le cycle recommença: il ne tarda pas à prendre une place prépondérante dans le royaume.De nouveau il bâtit une fortune immense, il redevint le porte-parole de la population juive et à peine un an après son arrivée, il compléta ses commentaires sur les 2 livres des rois de la Bible, dans lesquels il incorpora ses pensées et ses sentiments sur le désastre que son peuple venait de traverser.Sicile Mais de nouveaux les nuages s’amoncelaient: le roi Charles VIII de France, qui convoitait le royaume de Naples, en 1495 envahit l’Italie, se dirigeant vers le sud.Le roi Alfonso, n’ayant pas les armées nécessaires pour défendre son royaume, s’enfuit en Sicile, accompagné d’Abravanel.À l’entrée des troupes françaises à Naples, il ' h ¦ï'Y.r"‘., : s’ensuivit un pogrom organisé par la populace avec l’aide des français.Un grand nombre de juifs fût massacré, d’autres vendus comme esclaves, d’autres encore, convertis de force, les maisons pillées et saccagées y compris celle d’Abravanel, qui y perdit son énorme fortune.Monopoli À l’intervention de la flotte espagnole contre le roi de France, Don Isaac dût quitter la Sicile pour aller s’établir à Corfou où il demeura une courte période parmi la population juive de File.Il considéra un certain temps aller s’établir en Turqie, puis il abandonna ce projet et choisit la ville de Monopoli, sur la côte est de l’Italie, près de Brindisi, pour en faire sa résidence définitive.Monopoli appartenait au royaume de Naples, mais était occupée par Venise, pour être défendue contre les français.N’ayant plus aucune charge officielle, ni activité politique, Abravanel se consacra à la poursuite de son oeuvre littéraire et une nouvelle période de créativité débuta pour lui.Il avait déjà 58 ans (1496) et les avatars des dernières années l’avaient beaucoup affecté, il sentit pleinement la solitude qui attaque les immigrés en terres étrangères, en plus du dépaysement et du dénuement (il ne restait presque rien de sa grande fortune).C’est à Monopoli en 1^97, qu’il écrivit ses “Sources de Salut” (Maayaneh hayesho-na), dans lesquels il prophétisa la rédemption du peuple d’Israël et la venue du Messie, pour l’année 1503, basée sur des calculs savants et compliqués.Il termina aussi ses commentaires sur Isai dans lesquels, aussi bien que dans sa trilogie messianique, il prédit un conflit mondial entre la chrétienté et la Turquie, qui effectivement, eurent lieu en 1499.Dans l’attente de la réalisation de ses prédictions, il écrivit “Actes de Dieu” (Mifaalot Elohim) et comme dans “Ciels nouveaux” (Shamayim hadashim), il essaya de prouver sa théorie d’une intervention divine pour le salut d’Israël.La guerre en Italie se développant d’une manière dangereuse et s’approchant de Monopoli, il décida finalement de gagner Venise (1503), qui allait devenir, son dernier refuge, un havre de paix, et de nouveau l’aisance matérielle.En effet, il ne tarda pas à exposer devant le Conseil des Dix son plan de régulation du commerce des épices et s’offrit en médiateur, entre Venise et le Portugal.Malgré l’échec de ces négotiations, qu’on imputa à l’intransigeance du Portugal, et jusqu’à la fin de sa vie Don Isaac, demeura pour Venise, un personnage admirable, et ne manqua pas de le récompenser.Venise À Venise, il entreprit sa troisième période d’activité littéraire, il travailla fiévreusement à la finition de toutes ses oeuvres d’interprétation de la Bible, à l’exception des Hagiographes dont il ne traita que de Daniel, estimant qu’il avait dit ce qu’il avait à dire.Il entreprit une dernière oeuvre cependant “Réponses à Saul” (Sheelot u-Teshuvot le Shaul hakohen) dans laquelle, il attaque fortement les interprétations Averroistes de Maimonide, en une analyse claire des différences d’opinion.Fatigué, usé, après ses efforts littéraires incessants, suivant une carrière politique turbulente, Don Isaac s’éteignit en décembre 1508, âgé de 72 ans: il fût enterré à Pa-doue, où les autorités vénitiennes lui rendirent un ultime hommage.BIBLIOGRAPHIE: A) commentaires: sur le Pentateuque, Venise 1579 - sur les 1ers prophètes, Pésaro 1511/12 - sur les derniers prophètes, Pésaro 1520.B) écrits Messiamiques: Mayaneh Hayes-houa (sources du Salut) Ferrare 1551 -Yeshouot Meshiho (Saluts de son Messie) Koeningsberg 1861 C) oeuvre philosophique: Ateret Zequenim (Couronne des Ainés) Sabionetta 1557 -Zurot haysodot (les formes des éléments) - Shamayim hadashim (Nouveaux Ciels) Rodelheim 1828 - Mifaalot Elohim (Actes de D.) Venise 1592 - Sheelot u tshouvot le Shaoul Hakohen (Questions et réponses à Saul Hakohen) Venise 1574 - Commentaires sur le Guide (Maimonide) Prague 1882., D) Sur les principes fondamentaux du Judaïsme: Rosh Amana (Principes de la Foi) Constantinople 1505.E) Lettres au Comte de Faro, publiées pour la 1ère fois en 1891, par J.Shwerin-Abar-banel - Lettre à Yehiel de Pise, (dans Ozar Nehmad), Vienne 1857 - 2 lettres à Yehiel de Pise, (dans Sefer haAtzahim) -Maimonide: Le Guide pour les perplexes (texte original en arabe).Lone Ebreo: Judah Abravanel: “Dialog-hi d’Amore”.B.Netanyahu: Don Isaac Abravanel, Statesman & philosppher THE JEWISH PUBLICATION SOCIETY OF AMERICA, 1953-1968.______^ Maxime/ IADINO tiré du Recueil de Proverbes Judéo-Espagnols du Maroc (hakitia) REFRANERO _ de Raphael BENAZERAF E COmO JEBJOK EL ALMEHREZ Y EL ANAFE SE CAYERON AL POZZO Le mortier et le fourneau sont tombés dans le puits.LA LUTTE DU POT DE TERRE CONTRE LE POT DE FER.EL ASNO CON EL OJO DEL AMO ENGORDA L’âne s’engraisse avec l’oeil du maître.ON EMBELLIT CE QUI EST À SOL El ojo del amo engodra al cavallo.El ojo del patron engodra al cavallo.EL BARCO DE MUCHOS CAPITANES SE VA A PIQUE Le navire à plusieurs capitaines fait naufrage.Les avis divergeants mènent à la perte.Guag! de la barca que tiene mutchos capitanes! EL BIEN BA AL BIEN, Y EL CISCO À MEHAHEM Le bien va au bien et la poussière à Ménahem.L’argent attire l’argent.Pour les malchanceux, une mésaventure en attire une autre.El bien va al bien, el cisco a la carvonera.EL CALLADO POR SABIO ES CONTADO Qui sait garder le silence, passe pour être sage.On dit aussi: ASNO CALLADO POR SABIO ES CONTADO L’âne qui se tait passe pour être sage! Et aussi: EL BOBO CALLADO POR AGUIDO ES CONTADO Le sot silencieux passe pour éveillé.Azno kayado, por savio es contado.royoS3 n>n« ov noin oi'3 'S nj *ür kjn r' : • t t rr inborn Tjjwm *rpiy Courtoisie "The American Sephardi, New York LES JUIFS DU YEMEN LES MUSICIENS SEPHARADES DE MONTREAL ® !f ENTRETIEN A VEC JACQUES HARROCH Une communauté juive bien différente des autres, possédant une culture et des traditions bien à elle, ne cessant d’émerveiller par son particularisme, anthropologues, musicologues et sociologues.Nous aborderons brièvement dans cet article l’historique des Juifs du Yemen.La position géographique du pays ne permettait pas sans doute à cette communauté d’avoir des contacts avec le monde extérieur ou avec les autres communautés juives, à l’exception de l’Iraq et de l'Egypte, et plus particulièrement avec Eretz-Israel.Les Juifs du Yemen ne se préoccupaient guère d’écrire sur leur passé; la littérature existante était très restreinte.Cette tendance à éviter de parler d’eux-mêmes, leur permit peut-être de concentrer leurs efforts, leurs connaissance et leur ferveur à l’étude de la Torah et de la Halakha.La poésie juive du Yémen fit son apparition quelques siècles après qu’ils eurent connaissance de l’épanouissement de la poésie juive d’Espagne.Le poète Yéménite le plus remarquable est sans doute “Chabbat Chabbazi”.L'installation de cette communauté en Israel suscita un éveil, un besoin de s'exprimer, et une recherche d’approfondir ses origines.La première Alya qui arriva à Jérusalem date de 1842, mais il faut noter que même avant cette date, les Juifs du Yemen n 'ont jamais cessé de venir en Israel, mais par petits groupes; et cela demandait beaucoup de-courage et d’efforts physiques.En effet, une grande partie du chemin était effectuée à pied.Le circuit habituel commençait de Sanaa à pied jusqu’au port de Hadeda.De là on rejoignait le port de Suez sur une petite embarcation, et de Suez à Alexandrie.De là, ils prenaient un bateau jusqu’à Jaffa, et de Jaffa à Jérusalem à pied.Bien longue était la route semée d’embuches, car ils étaient assujettis à des fortes taxes, pour accomplir ce voyage dont la durée s’échelonnait de 7 à 11 mois.r l A- -'-¦’v.-L 1 " -au Un Juif du Yémen étudie la Torah après sa journée de travail.(Mettre la photo en haut du texte).Les Juifs du Yemen, grâce à leur facilité d’adaptation, ont su surmonter les problèmes de leur nouveau pays d’accueil* Ceux qui venaient des grandes villes du Yemen ont pu conserver leur métier, en particulier les bijoutiers.Nous n ’ignorons pas combien les bijoux et l’artisanat Yéménite sont très appréciés dans le monde.Les villageois agriculteurs ont contribué par leur installation dans les Mochavim, au développement agricole d’Israël.Les liens entre les Yéménites d’Israël et ceux restés au Yémen, se limitaient à l’envoi de livres édités à Jérusalem, ce qui représentait à leurs yeux un cadeau précieux, car il n’existait pas au Yémen d’imprimerie juive, et le nombre de manuscrits existant était très restreint.On avait tendance à croire que tous les Juifs du Yémen avaient quitté leur pays pour vivre en Israel, mais récemment, une tribu juive, jusqu'à présent inconnue, a été découverte au Nord du Yémen non loin de l’Arabie Séoudite.On savait que parmi lès tribus qui vivaient dans ces régions, il y avait quelques centaines de Juifs.L s’avère maintenant qu 'il y a une tribu de 20,000 personnes.Des efforts sont faits pour tenter d’entrer en contact avec eux.D.S.Monsieur Harroch est né à Casablanca.Il a étudié en France à Aix-Les-Bains, et complété ses études à Londres.Monsieur Harroch vit à Montréal depuis 1970.D.S.- Pouvez-vous nous dire quel genre de musique vous jouez?J.H.- J’ai un repertoire varie et je joue en fonction du public.Dans le milieu Ashkénaze, à l’occasion des fêtes ou autres cérémonies, je chante des chansons israéliennes, l’accompagnement étant européen.Par contre, dans un cadre Sépharade, où l’orchestre est oriental, je m’accompagne de Pûd (luth).Il s’agit dans ce cas de la musique populaire marocaine dite “cha’bi”.Comme vous pouvez le constater, je chante en hébreu, en arabe, et j’aime beaucoup les chansons Hassidiques, et les chansons en Yiddich que je parle couramment d’ailleurs, langue que j’ai étudiée durant mon séjour en Angleterre.L’occasion m’était offerte dernièrement de chanter “yiddiche Marna” en arabe et en Yiddich, ce qui a été je crois fort apprécié du public.D.S.— Où exercez-vous votre profession?J.H.— Je chante dans des salles à l’occasion des fêtes, dans des restaurants Juifs et la synagogue.Il faut dire que je me sens à l’aise dans tous ces milieux.D.S.— Comment êtes-vous venu au monde de la musique?Pourriez-vous nous dire comment cela a commencé exactement?J.H.— Un petit groupe de musiciens arabes venaient tous les soirs dans notre rue jouer et chanter.Je n’avais alors que six ans, et je les écoutais attentivement.A mon 1 tour, vers sept-huit ans, je regroupais les enfants de mon âge, pour chanter des airs populaires arabes.J’étais tellement attiré par cette musique- qu’il m’arrivait de manquer mes cours pour l’écouter aux abords des cafés et restaurants.J’ai participé, à l’âge de dix ans, à la chorale de la Synagogue algérienne de Casablanca dirigée alors par Monsieur Tapiero.Ces évènements de ma jeunesse m’ayant profondément marqué, il me paraissait évident que je continue dans cette voie.D.S.— Quels instruments jouez-vous?J.H.— Je joue l’ûd (luth), la guitare et le tar.J’ai appris à jouer le ûd il y a trois ans, grâce à mon amie Léonie Cohen qui m’a beaucoup aidé, et je profite de la présente pour le remercier chaleureusement.Bien entendu, j’ai passé plusieurs nuits à m’exercer.Par contre, la guitare que j’utilise pour les chansons israéliennes, j’en joue depuis bien longtemps.D.S.— Y a-t-il dans la manière de jouer l’ûd et de chanter une différence avec les musiciens d’autres pays arabes?J.H.Je ne constate pas de différence dans la façon de jouer, mais plutôt dans la manière d’accorder nos cordes, entre les pays du Moyen-Orient et les pays d’Afrique du Nord, mais le nombre de cordes est le même, soit six paires de cordes.Mon ûd vient du Maroc, quant au pletre, j’utilise une plume ou un pletre en plastique.Je ne trouve pas de différence quant à la façon de chanter.D.S.— Que pensez-vous en tant que professionnel de la musique classique ou même disco?J-H.— J’aime toutes les formes de musique.J’ai eu l’occasion d’écouter Mozart, Chopin.Certes c’est différent, mais j’apprécie assez.Quant au disco, je trouve le son trof) “électrique .Cela me dérange énormément, mais il y a des mélodies superbes.D.S.— Existe-t-il à Montréal un nombre important de musiciens sépharades en mesure de perpétuer cette tradition?J.H.— A mon grand regret, il n’y a pas suffisamment de musiciens sépharades.D.S.— Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils motivés par ce style de musique?J.H.— Les jeunes ne sont pas motivés pour la bonne raison qu’ils n’ont pas l’occasion d’écouter cette musique.Par contre les québécois sont très attirés et curieux en ce qui concerne le chant et les instruments.L’activité musicale de M.Jacques Harroch est très variée.Il ne se contente pas de jouer et de chanter.Il est également auteur-compositeur.Jo Amar a chanté ses chansons composées en français.Jacques Harroch a accompagné la musique du film “20 ans après” de Jacques Bensimon, et a participé aux émissions de télévision communautaire “Or Hahayim”.Il faut en outre noter que M.Jacques Harroch donnera prochainement, à titre bénévole, un récital de musique juive sépharade devant les étudiants de la section de musicologie et ethno-musicologie à l’Université de Montréal.D.S.PAGE 22 LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1 980 âkSP.trouvée à Prague.C’est un document écrit à la main (l’original est perdu, mais le musée à Prague possède la copie).Dans cette notation on retrouve la même structure mais avec beaucoup d’ornements.“Maoz Tsur” est donc composé de plusieurs motifs musicaux.Nous ne connaissons pas le musicien qui les a rassemblés pour en faire un chant.Quelles que soient les origines de ce chant plein de gaieté, il reste néanmoins le chant le plus populaire de Hannouka.11 faut noter que “Maoz Tsur” était inconnu dans les communautés juives des pays arabes.C’est seulement au contact des pays européens et l’arrivée du scoutisme, kque Maoz Tsur fut popularisé.Le texte du chant résume l’histoire d’Israël et remonte jusqu’à la sortie d’Égypte, la période de Znubabel, Pourim, et bien entendu les événements des Maccabim.Il existait un dernier couplet qui commençait par le Mot “Hazek”.Dans ce couplet, le poète fait allusion à la situation critique et pénible de l’Allemagne du 12ième siècle sous l’empereur Frédéric 1er, mais les Juifs avaient peur que ce couplet soit mal interprété par les autorités et firent pression sur l’auteur afin que ce couplet soit annulé.Nous constatons, en effet, avec regret, que dans des livres de prière ce couplet ne figure plus.MAOZ TSUR Le chant “Maoz Tsur” peut être considéré comme l’un des plus populaires de nos fêtes.Il existe trois mélodies adaptées à ce poème.Les deux premières, moins connues, mais sont toutes deux d’une grande valeur musicale.L’une notée par le musicien italien Marcello Bénédéto vers 1724.) Selon son propre témoignage, Maoz Tsur était chanté à la synagogue pendant la fête de Hannouka.La seconde mélodie était connue dans une partie de l’Allemagne, et sa musique était plutôt douce et interprétée par un seul chanteur.La plus populaire qui triomphe jusqu’à nos jours, peut-être évoque-t-elle le courage des Maccabim.“Maoz Tsur” a été écrit par un poète qui a vécu au 12ième siècle à l’époque de Frédéric 1er, surnommé “Barberousse”, empereur d’Allemagne.Nous ignorons le nom du poète, mais suivant l’acrostiche de “Maoz Tsur”, son prénom est Mordekhai.Le style musical de “Maoz Tsur” rappelle le style de musique folklorique d’Europe Centrale.C’est un fait connu que les Juifs dans tous les pays empruntaient des mélodies et les adaptaient à des poèmes en hébreu.Edouard Berinbum, spécialiste de la musique juive, a trouvé que la musique des premières phrases de “Maoz Tsur” a été prise à des chorales protestantes datant de 1525.La musique des phrases suivantes a été trouvée dans d’autres chorales de Luther, de la même époque.Des recherches récentes prouvent que les origines mélodiques du “Maoz Tsur” chanté de nos jours, datent d’avant 1474, et leurs racines se trouvent dans la musique populaire de Bohème.Afin de vulgariser la musique des Temples, Luther a emprunté des airs populaires pour ses chorales.Une notation musicale de Maoz Tsur, datant de 1826, a été Capital United Kosher Meat Market Boucherie Cachere En gros et en détail Livraison gratuite 5785Avenue Victoria Montréal, Qué H3W 2R3 Prop: N.FRIEDMAN TEL: 739-1646 735-1744 iuir.j fj i jj.j U PIECES DE TRANSMISSIONS TORQUE CONVERTER'S et INSTALLATIONS K TRANSOMATIC INC 10440 L’archevêque, Montréal-Nord H1H 2Z8 TEL: 323-5180 EMILE LEVY ^ST au#a GRILL kosher • Spécialités orientales • Soirée orientale tous les samedi soir à partir de 21 heures 4699 Van Horne - Tel.342-0087 GARAGE BOHBOT INC.Mécanique générale Pneus Michelin 738-4137 738-2977 3722 Jean-Talon Ouest Coin Côte des Neiges Montréal, P.Q.Cuisine: Syrienne Kibbé au four (pour 4 personnes ) Ingrédients: Kibbé 500 gr de viande hâchée 300 gr (2 tasses) de bourgoul fin (blé concassé) 1 oignon moyen haché 15 à 20 gr de sel 1 pincée de poivre (ou plus selon le goût) 1/2 cuillérée à café de menthe séchée en poudre Huile Farce 200 gr de viande hâchée 1 gros oignon haché fin 50 gr de pignons Sel, poivre 3 à 4 cuillérées à soupe d’huile Préparation de la farce Faire dorer les pignons dans l’huile, les mettre à part.Mettre les oignons à la place, quand ils sont dorés, ajouter la viande, le sel, le poivre, remuer fortement pour que la viande ne fasse pas des boules.Au bout de quelques minutes, baisser le feu, couvrir et laisser cuire environ 15 minutes, en remuant de temps en temps.Rajouter les pignons et laisser refroidir.Préparation du kibbé Laver le bourgoul à l’eau froide, le presser pour en extraire l’eau, le mélanger à l’oignon, sel, poivre, menthe Passer au Cuisinart ou à la Moulinette Ramollir avec un peu d’eau glacée, en pétrissant.Séparer en 2 parties égales Etaler la 1ère partie en une couche fine dans un pyrex grassement huilé, en pressant bien pour égaliser Recouvrir de la farce Applatir entre les 2 mains mouillées de petites quantités de la 2ème partie et les placer au-dessus, jusqu’à recouvrir toute la farce.Bien égaliser la surface.Avec un couteau, dessiner légèrement des losanges sur la surface.Faire un trou au milieu en enfonçant le doigt jusqu’au fond.Recouvrir d’4une mince couche d’huile et faire cuire à 350 degrés jusqu’à dorer, î heure environ Servir chaud.Mme H , HAZAN Trouvez tous les ingrédients exotiques pour la cuisine orientale chez George Enkin’s WORLD WIDE IMPORTED FOODS INC.Produits fins pour gourmets GRAND CHOIX DE PRODUITS IMPORTÉS DU MONDE ENTIER TOUTES SORTES D’ÉPICES D’ORIENT, DU MOYEN-ORIENT, DES CARAÏBES Plaza Côte des Neiges 6700 Côte des Neiges J rez-de-chaussée Tél.: 733-1463 * ***?*?*?*?*?**************************£ L’HISTOIRE D E ILS bETRorSAlE/vr Et &*i>uueltî "M'Mir ^~'Ç LÉUR R£U4fûV Alors il-, ont co^srWur un AV/El mbc \jne- statue ._ LDJo^nrLru: ms JJÈAi «Lin- IL'T oNr ES$A*lg /•rVAHOJ ’ LE "goHM HAGADOL DE T>e SE AlprTRE X ûfirJDUA DEVANT L.A E>TATu€ poor 4 Ï^hullc «k suffi peotr VwhY \Qunfr~ - - , a ; .'N /A A\ l3t cé/ sk \tu i— i ^UBLIFUÜ.Itn r/Jr Avt iTt xs gaasêSl fcoR eemmfeNiûREA et* MtMCLif Afeu Ç FÊTOa/S LA.VF.Tt: DE "H A/VheiKA” BM AOJJMA* LES BûüGiCi lié LA HAMoUkyAU fE/JD A tir TP Çh Izl Racontée par D.ABITB0L rlTCK! V'-'< ni LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE 1980 PAGE 23 I Carnet Sépharade ENREGISTREMENT DES NAISSANCES -ETAT CIVIL EMISSION CERTIFICAT DE NAISSANCE AU GRAND RABBINAT NAISSANCES MAZALTOV à tous! MICHAEL MEYER EPHRAIM est, né dans le foyer de Danielle et Armand AFLALO.le 27 juillet dernier.MICHAEL BENJAMIN MEIR est né dans le foyer de Agnès et Claude GUEDJ, le 15 août dernier.ERIKA ESTRILLA est née dans le foyer de Pauline et Harry ABECASSIS, le 13 septembre dernier.EVE MELODIE SARAH est née dans le foyer de Danielle et Georges BETTAN, le 11 juin dernier.LAURA DONNA est née dans le foyer de Nelly et Henri SONEGO, le 25 août dernier.DEBORAH REINE est née dans le foyer de Georgette et Ruben COHEN, le 29 août dernier.ODELIAH RACHEL et YAEL ESTHER Q sont nées dans le foyer de Allegria et Mosse SABBAG, le 26 août der-ç nier.SHIRLEEN y est née dans le foyer de Parvaneh K et Mansour LOLOYAN le 27 septembre dernier.R ACHEL ESTHER ELISE est née en septembre dernier, dans ' le foyer de Charles Shalom et Line DELMAR.Une adorable poupée est née le s 20 octobre dernier dans le [ foyer de Jocelyne et Maurice GOZLAN.Toutes nos félicitations.MARIAGES C’est avec joie que nous apprenons le mariage de: Nicole CORCOS et Albert TIMSIT célébré à Montréal le 19 octobre dernier.Nous apprenons avec beaucoup de plaisir le mariage de: Esther DANA et Maurice SAUL célébré à Montréal le 7 septembre dernier.| NÉCROLOGIE ! Nos plus sincères condoléances: M.Joseph TORDJMAN, ! à Montréal, le 20 juillet dernier.Mme Sultana HARROCH, î née IFRAH, à Montréal, le 3 août ; dernier.! M.Sylvain (Mesod) SOUSSANA, i à Montréal, le 2 août dernier.M.Alberto BENAIM, à Montréal, le 27 août dernier.M.Jacob DAHAN, à Montréal, le 30 août dernier.M.Prosper Mesod BENCHIMOL, à Montréal, le 8 septembre dernier.Mme Solange GRIGUER, née SABBAH, à Montréal, le 28 septembre dernier.C’est avec beaucoup de peine que nous avons appris le décès de Mme Perla GABBAY, née LAN-CRY survenu à CASABLANCA (Maroc) le 25 octobre dernier.Elle était la mère de MM.Yamin et David GABBAY.Toutes nos condoléances.Nous apprenons avec peine le décès de M.Ayouche DAHAN survenu le 5 octobre dernier à ASHDOD (Israël).Il était le j| père de M.Sam DAHAN de Montréal.Toutes nos condoléances.MAZALTOV aussi à PHILIPP (BEN), fils de Edna et Eric ANZARUT, dont la Bar Mitzvah a eu lieu le 23 octobre 1980.Félicitations à ses parents et ses grands-parents, M.et Mme Ben ANZARUT et M.et Mme Marco FARHI.K009S6090SCCCCOSiSGOS009eiSGC>S6>9« Annonces Séfarad »cooso Nous avons le plaisir d’annoncer la Bar Mitzvah de: ALDO, fils de Nina et Shlomo RABIH, le 19 octobre dernier.MAZALTOV à Aldo, ses parents et grand-mère, Mme Olga HALLACK.iosooosoooaasosococaaoaaoosccccos^ Joyeux anniversaire à SHIRLEY KHABIÉ qui fêtera sa 12ième année le 13 décembre 1980 YAEL (TOVA-MYRIAM) est née le 6 mai 1980 dans le foyer de Marcelle (née Cohen-Bengio) et Isaac ALT.C’est avec joie que nous annonçons la Bar Mitzvah de: YOSSI, fils de M.et Mme Aaron BODOKH, qui a été célébrée le 27 juillet 1980 en Israël.MAZALTOV! MARIAGES Danielle CADOCH et Michel ASSEDO, mariage célébré le 5 octobre 1980.Nous apprenons avec plaisir le mariage de Mlle CLAUDE OIKNINE et M.DAVID CHOUE-KE.Toutes nos félicitations.la guerre coûte cher mais la paix coûte encore plus cher répondez à l’appel juif unifié Sylvain DAHAN et Jeanine ASSOULINE, mariage célébré le 29 juin 1980 à la Synagogue Beth Ora à Ville St-Laurent.(Photo Armand Bouada-na — Frank Studios Mtl).«ceecoecoqcccccr .>us avons le plaisir d annoncer les fiançailles de Jacques COHEN et Jocelyne AZOULAY, mariage célébré le 7 septembre 1980 à la Synagogue Spanish & Portuguese.(Photo Armand Bouadana — Frank Studios Mtl).Bijouterie Henri Jewellery Inc.Près.H.Afilalo Présente ses voeux pour une joyeuse HANOUCA 11 74 O.Ste-Catherine Montréal, Québec H3B1K1 Tél.: 866-6144 C OIUUIUS MIL/.* —^ 000000900009G grande culture judaique.On cite un Rabbin Haim Pinto décédé en 1565 à Damas (Syrie).Mlle Mira ATTIE et de M.Haim PINTO Le mariage est projeté pour Janvier 1981 Quand à Mira Attié, elle est la fille de feu le Dr.Joseph Attié, de Beyrouth.Toutes nos félicitations vont aux fiancés auxquels nous disons "Mille Ma- Nous saisissons cette occasion pour rendre un hommage posthume à cet brouk”, ainsi qu’à leurs parents.homme de valeur qui a été pendant plus de trente ans président de la Com- Cette union ne.fait que renforcer les liens cordiaux qui existent entre les munauté juive de Beyrouth.Des générations de juifs beyrouthins se rappelle-Communautés Sépharades marocaine et libanaise, surtout lorsqu’il s’agit ror|t avec gratitude de ses efforts inlassables, sa grande diplomatie et de de deux familles parmi les plus célèbres du Liban et du Maroc.son grand coeur.Il a eu la tâche difficile de mener la barque de la commu- M.Haim Pinto est le petit-fils du Rabbin Haim Pinto de Mogador qui a joui nauté a travers les tempêtes qui à plusieurs reprise ont secoué le Liban.Il du respect et de la considération de ses contemporains et lui-même des- est resté à son poste jusqu'à la fin et il est regretté par toute la population Cendant d’une longue lignée d’hommes célèbres par leur érudition et leur juive de Beyrouth, éparpillée aujourd’hui aux quatre coins du monde.Monsieur EMILE MALKA c A.& COURTOIS - ZIRI et Associés C.A.Annoncent la fusion de leur bureau et opèrent sous la raison sociale: COURTOIS ZIRI MALKA et Associés C.A.et sont situés au: 397, Laurier ouest Montréal, Québec, H2K 2K3 Téléphone: 273-1535 INGENIEUR de l’École Supérieure d’Ëlectricité de Paris Master of Sciences of l’Université Uela, Los Angeles DONNE COURS PARTICULIERS À DOMICILE OU CHEZ LUI - MATHÉMATIQUES - PHYSIQUE (Pures et/ou Appliquées) Tous niveaux • Pré- Licence • Prix modérés Secondaires et • Résultats et progrès Téléphoner de 9h.à 21h.à garantis DANIEL TOLEDANO - 487-3415 5740, boul.Cavendish, Côte St-Luc H4W 2T8 1ère Leçon d’essai gratuite Scientific tuition available in English also C’est avec beaucoup de peine que nous avons appris le décès, survenu le 16 octobre dernier à Madrid, de: M.Isaac CASTIEL, père de M.Judah CASTIEL, président de la Synagogue Or Hahayim de Côte St-Luc.Nous présentons à toute la famille cruellement éprouvée, nos plus sincères condoléances.Nous avons le regret d’annoncer le décès de SHELLY SALEH, fille bien-aimée de Gretta et Elie SALEH, arrachée à l’affection des siens dans la fleur de l’âge, le samedi 25 octobre 1980.Aux parents éplorés à leurs amis et alliés nous présentons nos condoléances les plus émues.PAGE 24 LA VOIX SEPHARADE NOVEMBRE 1 980 GRANDE SOIREE ORIENTALE au profit de la Yeshiva du Gr.Rab.Yaacov Abouhassira (101e Anniversaire) le Samedi 8 Nov.1980 à 19h30 Auditorium Beth Midrash Hagadol Tifereth Israel Congregation 4605 rue Mackenzie, Montréal Entrée: $25.00 par personne Réservations: 731-3533/34 Soir: 731-7204 Avec la participation de nombreux musiciens et chanteurs populaires célèbres.Au profit de la Communauté israélite d’Alexandre (Égypte).ORGANISATION: ARMAND MEKIES | Cette annonce est offerte par la C.S.Q.
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