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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Mai - Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Présence
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  • LVS
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La voix séfarad /, 1983-05, Collections de BAnQ.

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Canada Postes Post Canada Postage paid Port payé troisième y-2-3S E.T.L.(centre-ville) Mtl PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 4735-Cbewi n de|a'Côtè,Ste-Câtherin Moivtréal, Que H3W t Ml CANADA, MONTRÉAL, l&ÀI-JUIN 1 983, t4f Ànnçe Ne .759 X JT.NATIONALE ^ RUE DENIS _ .KEliONT QUE.H2X 3K6 Ufj»j Banque Israel Discount Israel Discount Bank LA BANQUE DIGNE DE CONFIANCE UN ACTIF CONSOLIDÉ EXCÉDANT 14 MILLIARDS DE DOLLARS CANADIENS PLUS DE 280 SUCCURSALES ET AGENCES EN ISRAËL ET À L’ÉTRANGER FILIALES ET SIÈGES EN AMÉRIQUE DU NORD CANADA Israël Discount Bank of Canada * 1 50 Bloor Street West Toronto, Ontario M5S 2Y5 (416) 926-7200 Récemment dotée d’une charte, la Banque Israël Discount offre à l’échelle nationale et internationale, une gamme complète de services bancaires commerciaux et personnels, vient d’ouvrir ses portes au grand public.* Membre CDIC ÉTATS Israël Discount Bank of New York* 511 Fifth Avenue (Main Branch) New York, N.Y.1 001 7 (212) 551-8500 Israël Discount Bank Limited Bureaux de représentation 1 50 Bloor Street West Suite M1 00 Toronto, Ontario M5S 2Y5 (416) 926-7220 2000 Peel 7e étage Montréal, P.Q.H3A 2W5 (514) 849-1237 UNIS Israël Discount Bank Agencies 420 Lincoln Road Miami Beach, Florida (305) 579-9260 14 N.E.First Avenue Miami Florida (305) 579-9200 Membre FDIC 206 North Beverly Drive Berverly Hills, CA 90210 Californie (213) 275-141 1 LA VOIX PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC LA VOIX Lsl SEPHARADE COMMÜfMOte Sf (*.»»»!>£ KCMTklMotMl La Voix Sépharade, journal de la Communauté Sépharade du Québec, est tiré à 6,000 exemplaires.Grâce à une liste d’envoi qui se veut ta plus complète qui soit.La Voix Sépharade rejoint la presque totalité des Sépharades du Québqc.La moitié du tirage est acheminée parvoiede poste à Montréal, au Québec, dans le reste du Canada, ainsi qu’aux organismes sépharades des États-Unis, d’Amérique Latine, d’Europe de l’Ouest et d’Israël.Notre numéro de l’Organisation Internationale de Normalisation est: ISSN: 0704-5352.Toutdroit de reproduction est strictement interdit à moins d’autorisation spéciale.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, Bibliothèque nationale du Canada.Membre de l’association de la presse ethnique du Québec.Le siège de la Communauté Sépharade du Québec est situé au: 4735 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal, P.Q.CANADA, H3W 1M1.Tél.: (514) 733-4998.Rédaction et mise en page ¦ Esther Benaim-Ouaknine Fred Anzarouth Secretariat de Rédaction : Fred Anzarouth Secrétariat : Esther Eikaim Composition typographique : Concept Médiatexte Inc.Imprimerie : Publications RE F Te/.: 931-4487 SOMMAIRE COURRIER ISRAËL Interview Consul d’Israël .4 Bilan du 35ème anniversaire .8 Culture israélienne .10 FÉDÉRATION SÉPHARDIE Juifs des pays Arabes .11 Retrouvailles .13 Sephardi Connection .14 Beyrouth .15 Élection des Rabbins .16 Universités israéliennes .17 COMMUNAUTÉ Hillel : la Quinzaine Juive .18 C.S.Q.27 C.C.J.24 Or Hahayim - Comité des Femmes .Yechiva .34 Maimonide .SOCIÉTÉ Bob Abitbol .33 Livres .36 AGENDA Piyyoutim .37 Multiculturalisme .38 CARNET 40 MONTRÉAL, MAI-JUIN 1983,14e Année No2 COURRIER nous recevons de Toronto Cher Monsieur, C’est avec grand plaisir que nous avons lu et apprécié la parution de notre article concernant la célébration du 25ème anniversaire de la création de Petah Tikva.Le Comité de Petah Tikva se joint à moi pour vous présenter tous ses compliments et ses meilleurs souhaits de réussite.Mes sincères salutations, MAX BENAIM President Chère Madame Benaim, Je suis très content d’avoir découvert «La Voix Sépharade».Auriez-vous la gentillesse d’ajouter mon nom aux listes des abonnés.J’aimerais bien publier une série d’histoires courtes en anglais basée sur mon livre sur les Juifs Marocains en Israël -«Quelques choses à digérer» (Derekh ha-beten), qui est en voie de publication.Le livre est un récit d’une famille juive-marocaine en Israël, en plus d’une collection de recettes adaptées à la méthode de cuisine européenne.Je vous remercie pour votre collaboration.Votre tout dévoué, Marc Eliany Ottawa Les pourparlers de Khalde - Kyriat Shmona : position d’un libanais par Albert Sidi Monsieur, L’on pourrait écrire déjà un livre de plusieurs milliers de pages sur les négociations Khaldé-Kyriat Shmona, comme on pourrait aussi résumer la situation en quelques mots : L’État d’Israël est prêt à laisser le Liban vivre en paix, à condition qu’il ne représente pas un danger pour lui.L'État libanais est prêt à laisser Israël vivre en paix à condition que le reste des arabes ne lui en fassent pas subir les conséquences.Cercle O combien vicieux! Comme on peut le constater, il n’y a aucun différend dans le fond, il ne réside que dans la forme, et c’est précisément cette forme, si importante pour l’avenir du Liban que les diplomates de Jérusalem ignorent systématiquement.Nul doute que le Liban voudrait vivre en paix avec tous ses voisins et souhaite que ses voisins vivent en paix.Mais il ne peut accepter qu’au nom de la sauvegarde de cette paix, des soldats étrangers ou des stations de préalerte étrangères soient installés à demeure sur son propre sol, contre sa volonté, comme une épine permanente fichée dans sa souveraineté.Nul doute que le Commandant Saad Haddad est un homme sincère qui n’a agi que dans l’intérêt supérieur du Liban, empêchant la création, à même nos 1045Km2 d’un mini état palestinien, et que ses relations de bon voisinage avec Israël au cours des dernières années auguren t bien pour la paix et la tranquilité que tout le monde aimerair voir s’instaurer dans les régions du Sud Liban, mais en dernier ressort, l’autorité légale libanaise est seule à décider de l'affectation de ses officiers, et, si une nation étrangère peut parfois +recomman-der- à un poste un militaire ou un civil elle peut difficilement l’exiger, et encore moins en faire une condition SINE QUA NON.Pour un Liban dont la souveraineté n’a pas cessé depuis huit ans d’être baffouée et violée par une soldatesque internationale venue de tous azimuth et se vouant à la +la destruction d’Israël- depuis les Syriens, les Palestiniens, jusqu’aux Iraniens, Libyens, Pakistanais, Somaliens.pour ne nommer que ceux-là, l’opération Israélienne du 6 juin dernier apportait l’espoir d’une libération de la nation libanaise et a été accueillie comme telle.Il ne faudrait pas que la présence israélienne n’en vienne à être perçue par la population libanaise comme semblable qu’aux autres, et ce, aussi bien dans l’intérêt des libanais qui en ont déjà bien assez subi comme cela, que dans celui d’Israël dont l’image a déjà été assez ternie par cette guerre qui perdure.N.D.L.R.: Autrement dit «au revoir et merci» Khalina n’choufak, see you.Chers amis, Je vous remercie de m’avoir adressé la VOIX SÉPHARADE.Aussi, je vous envoie, ci-joint, un chèque de $12.00 pour payer mon abonnement.J.ABITBOL Sabra-Chatila, une petite mise au point (encore !) Je pense, comme Libanais Juif, qu’il est nécessaire d’écrire ma réaction en ce qui concerne le massacre et les orchestres qu’il a créés.Pour cela, je tiens à écrire cette petite mise au point qui ne vise pas à glorifier la conscicence d’Israël, mais tout simplement à montrer l’autre face de la vérité, en espérant arrêter l'exploitation de ce «fameux massacre».Il est certain que je ne félicite pas «les Forces Libanaises» pour avoir tué des femmes, des vieillards et des enfants, mais lorsqu’il l’ont fait, je les ai compris.Les Palestiniens ont massacré des milliers de Libanais dans plusieurs villages entre 1975 et 1 977, sous le regard - et je dirai même avec la bénédiction - du monde entier.Depuis, les Phalangistesontjuréde venger leurs proches, et mes amis Chrétiens ont manifesté leur mécontentement envers la France, soit-disant «la chère Maman du Liban», et le Pape, qui n’ont pas bougé à cette époque pour les sauver.Quand l’occasion s’est présentée de venger leurs morts, ils n’ont pas voulu la perdre alors que leur colère grondait après l’assassinat de Béchir Gemayel, «Cheikh Béchir», le leader bien-aimé qui, lui seul, aurait pu arrêter le massacre, et dont la mort a bouleversé tous les Libanais.Dès le début du massacre, tout le monde commença à blâmer Israël.Le plus comique, c’est que Georges Haoui, le Secrétaire Général du Parti Communiste Libanais, a accusé Israël et évité de condamner ses adversaires Phalangistes traditionnels.Ce qui m’a le plus choqué dans cette histoire, ce furent les critiques de certains Juifs irresponsables, en Israël et partout ailleurs dans le monde.Je cite, parexemple, le «Jewish Chronicle», principal organe de presse de la communauté Juive Britannique, qui a écrit: «Après le nettoyage des camps de Beyrouth, c'est maintenant Israël qui doit être nettoyé de tous ceux qui ont autorisé ou sont impliqués dans cette horreur qui nous fait honte à tous».Comment l’auteur de cette phrase n’a-t-il pas honte de l’avoir écrite alors qu’il vit dans un pays responsable de l’horreur de «l’Exodus» et de la mort de plusieurs martyrs Juifs pendant la guerre de l’Indépendance d’Israël.Enfin, le «DernierTango» : les accusations du Juge Kahane et son orchestre qui -comme l’a écrit le Rabbin J.Grünewald dans la «Tribune Juive»-«ajoutent de l’eau au moulin des ennemis d’Israël».Ce sont ces irresponsables qui nous font honte d’être Juifs et d’appartenir à un peuple qui tient à punir ses généraux et sacrifier son sauveur de plusieurs guerres, pour la raison suivante : «des Chrétiens Libanais ont massacré quelques centaines des ennemis d’Israël», Plusieurs responsables en Israël sont mis en accusation, tandis qu'au Liban le procureur Germanos n’accuse aucun Libanais.Résultat: les vrais responsables resteront impunis (reste à déterminer s’ils doivent l’être).Il ya tellement de massacres qui passent inaperçus, en Afghanistan, au Bangladesh, en Iran, à Homs et Plama (Syrie), même au Liban, où les tueries entre Musulmans, Druzes et Chrétiens se continuent toujours saps soulever l’émotion du monde.À l’heure où plus de cent mille morts Libanais sont vengés par deux ou trois cent, et où plus de six millions de Juifs innocents demandent toujours vengeance, je suis fier d’être Libanais et Juif, tout en regrettant que certains de mes amis Libanais ne se soient pas comportés comme il le fallait envers le pays qui a couru à leur secours.Charles Mizrahi.Beyrouth Le général Moshe Levy, 47 ans, a été nommé hier chef d’état-major des forces armées israéliennes en remplacement du général Raphaël Eytan, qui prendra sa retraite le mois prochain.Né à Tel-Aviv, Levy a notamment dirigé la brigade parachutiste, puis la brigade blindée, et il a combattu dans quatre des cinq guerres d’Israël.Il est le premier chef d’état-major issu de la communauté sépharade (juive orientale).2 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 ective .d’lsrael coi»- sern\- encore s aUX nations, , ^Israël c°nn .¦ n d’Israël wmimmm couvrent devant nou - ce deti Qurt n0tre action ® jouonSlavie Persuadés que dan ^jSto»re.-\8èrr»e s'èc'e,,occident, et la Pde notre co^'^Urtxèe* dans ^ aujourd époque qui a culture c __ & beaucoup ">our° ' cette époque qui -;otre culture - — a beaucoup i5iH[ss|s^^£r!r: ’Srsss^-» force d’une a _——— LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 • 3 - 'V- .¦'¦¦.'.'¦S'- .> • “!V\ .4 • LA VOIX SEPHARADE, mai-juin 1983 ISRAEL 35e Anniversaire d’indépendance Le 18 Avril 1983, le Consul Général d’Israël, Mr.Y.Mayer, offrait une réception chaleureuse et cordiale pour célébrer le 35ème anniversaire de l’État d’Israël.M.Anzarouth, représentant la Voix Sépharade, a saisi l’occasion de porter ses voeux à Mr.Mayer, de le féliciter de sa mission diplomatique montréalaise qui touche à sa fin, et de s’entretenir un moment avec lui.Nous reproduisons ici un compte rendu de cette conversation à bâtons rompus.Il reste cependant une face de la réalité d’Israël qui provoque une réaction chargée d’émotions dans le coeur de chaque Juif et qui n’est jamais mentionnée publiquement ni en privé; d’autres sujets d’actualité brûlants la relèguent à l’arrière-plan.Lorsqu’on voit pour la première fois sur une porte d’immeuble une enseigne portant: «Consulat» (ou Ambassade) d’Israël», pendant quelques secondes on est envahi par un mélange de plaisir, d’orgueil, de fierté, et on se pose toute la suite la question : «qui sont ces diplomates derrière ces murs ?» Et on ne peut s’empêcher de remonter en arrière, à ce vendredi 14 Mai 1948 où Israël est devenu un état.Un état avec un gouvernement, des fonctionnaires, une armée, etc.des diplomates, des représentants à l’extérieur.Comment a-t-on pu, du jour au lendemain, créer un corps diplomatique avec l’expérience et la tradition nécessaires pour confronter ou simplement dialoguer avec les représentants des pays du monde entier?Monsieur Mayer, à l’occasion du 35ème anniversaire d’Israël et à l’occasion de votre prochain départ de Montréal, la VOIX SÉPHARADE vous apporte ses meilleurs voeux.Au cours des fonctions que vous avez exercées ici pendant trois ans, et ceci est certainement dû à votre ouverture cordiale envers la presse Juive - et non Juive -, on vous a littéralement exploité en vous posant de nombreuses questions sur tout ce qui touche Israël de près ou de loin. ¦WH»' " srawn rfiwssan ISRAEL - Tout d’abord, M.Anzarouth, il faut vous féliciter parce que c’est la première fois qu’on me pose cette question.J’ai devant moi un document unique, c’est le premier volume du Journal Officiel d’Israël.Il commence avec la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël, le 14 Mai 1948.Comme vous le savez, le mandat britannique devait s’achever le 15 Mai qui tombait un Samedi, donc on a déclaré l’Indépendance le 14, d’état Juif ne pouvait faire cela, un jour de Chabbat.La guerre se déclenche un peu avant cette date, mais le gouvernement siège et il n’a pas le temps de nommerses diplomates.Le 30 Août, le nouveau ministre des Affaires Étrangères nomme ses premiers diplomates.Le Ministre était Moshé Shar-rett et il publie dans le Journal Officiel du 1 er Septembre une liste fort intéressante : Le premier nommé était Abba Eban, dans le journal Aubry (Abraham) Eban, représentant d’Israël auprès des Nations-Unies, deux jours après la déclaration d’indépendance, le dimanche 16 Mai 1948.Le même jour, Moshé Fisher est nommé ambassadeur à Paris : M.Elat est nommé représentant spécial à Washington, M.Arthur Luria est nomé consul général à New-York.Un peu plus tard, le 29 Juillet 1948, une Madame Golda Meyerson est nommée à Moscou : il n’y avait pas encore de représentation au Canada, ce journal parle de Prague, Moscou, Varsovie, Rome, Athènes.Vienne, Paris, New-York, Washington.La tradition diplomatique Aujourd’hui, après 35 ans, on se demande si les priorités d'Israël n’ont pas changé : on parlait de Prague, Moscou et Varsovie et, comme vous le savez, une délégation d’Israël et du Congrès Juif vient de se retirer de Varsovie suite à la présence de l’OLP aux commémorations de la révolte.Vous m’avez demandé quelle est la source de la diplomatie Israélienne.Comme vous le savez, comme c’est votre histoire personnelle et celle de nombreux Juifs, l’Agence Juive jouait le rôle de gouvernement Juif sous le Mandat Britannique.Elle avait un département de relations extérieures et la grande majorité des futurs diplomates faisaient partie de l’Agence Juive qui représentait le Yichouv auprès des autres nations (Lévy Gabriel à Prague, Israël Barzillai à Varsovie, Hechter, Hoffman, etc.) En ce qui concerne la tradition diplomatique, chacun de nous a ramené avec lui, une fois de retour en Eretz, ses traditions qu’il avait assumées quelque part ailleurs.Des gens sont venus avec leurs études, avec leurs diplômes, leur savoir-faire et, ce qui est intéressant, on ne savait même pas comment appeler un ambassadeur en Hébreu, qui n’existait pas dans la langue: donc on a inventé le mot «chagrir» qui a son origine dans la Mishna et qui veut dire «envoyé».Tffltzn yinj?1 T3y 14.5.1948 n*BTI V'K3 'il ,3'3H*>n 1 'DD bs-itir nma mapn rrron jvnoni n-mn jrjnm vnon nsxiy ns ,wn oyn c?t>Knan-p«3 B"Ti.ni c"vtiK*ft3i c"dik^ nisnn 'dsj *hp ns jv'rvfmD nrcmp «n m ns .'nx:n trifion noo nu rtis c’fvj'?,vme nimn ^ss d'jidk n* notr yrun nos wihd oyn n^r.nw -imtf •rpj'ion inirn rm nsins enn^i nrm^ sie^ n*pnm nt>Dno Vin kï>i ombras mtfnft sic^ *m tos ciwn nnn ni wiiddi nieo\n ntrp yjio c'J’Jdi D^oyo .roftm .crions istr o'jnrwn nnnsi t np'nyn ¦^îm sic” îD'pm .onyï ones us .msyn cnctr rnn .n:Dtrj innen •is^ noTpn nsns h'sd .iony jjdi cite mur onismi îp^D t>y o^trn .ri'ns^DD niKDYyt> wdj hbiui p«n 'senn nrnon pin nain to u-itrnp ^ uv»n ouaipn oasnj (1897) t-Jin ruas .wws n'DiK^ rroipn* mn’n oyn not ty rnsm torn nrnK'n nmn'n cyoo buds mtriKi 1917 TSDSUS O dvd tic^s mrrans msin it not own oyn joc moD'nn 'DwVps qp’n inras jru *is7N .c'DiKto nsn .'D*iK%n m's nu tnno o-p.-rt mmn cyn nottn to-tc'-pH psV cuv^'D nsDî> tynstn ns .pmK.n jots tone" cy Vy nttinnw nnwn noino nin'n cyn n’ys innés msnn nu Wys cnnc nnoin .nemo cnn' nnen -\uh .tocw'-pio nnn'n nnon mm n» ty mnotcym mtnnn -nnr now to noyo mTn cy^> puym nn' toi?mtosn nyr rm nmnï .o'oyn nnotro lins nrot mm nn'i nuwHs crnn 'x»un nsono nto'jr nD'ton n'-mr tpoD .usdi nyuo .'trip to p,k l>y .tonB'-pnl’ ^eynî» iton nnn« .coy rvrtiDs ontr-toyi nn’n nos cnot n« yon*7 psKD1?ip^n*K'ito n« jnns nsyn sier'n cm nutrn o^iyn non^os oDKDSi cnsi .'itKjn yc»nn nino njj nn'n nnmcrn moïKn xmmHDn mown nns od-'d D'oyn cy nuDn^ nom n« Ÿ?njp "non^on ns'mon no^nn nnninon mown mxy n^s'p 1947 isdsus 29-3 nniO ,7«ntr''*p« ocnn nno nysn mxyn 1 ¦?K-ic',-i*nKs nnn' nrto nDpn mo'.Kn yo it msn .no^nnn yut's^ en cnxD c'cnnm cnjnfn t>ss CDxys .nypen^ nmu nj'K vuno n« c'prrt ninm cyn nota nnniKDn TDxy mens noiy cyi cy ^ss nvn^ nn'n cyn ïv n'yscn tnot mit jvaonn inrnDS '"i^yn 'rxa ,oyn myio nan un ,uc3Dna rpinai 'D'"nn a-i:on dvd dvd ,rwsn npurni •wnn mown msp noînn tid' ?yi miDD’nm n'püsn uniDi n'Tirv nno nopn îp nxia dtvdd isn nnn .îxnw' nmc un À cette époque, Moshé Chertok insistait pourque chaque représentant à l’étranger porte un nom hébraïque et a commencé par lui-même en se faisant appeler Shar-rett, d’où le jeu de mots qui amusait tout le monde en ce temps-là et je crois que c’est la première fois qu’on le publie dans un journal : on les appelait Malakhé Hacha-rett («les anges gardiens», les «anges de Sharrett», «les anges envoyés à servir»), en référence à la liturgie de la veille du chabbat.Pour ainsi dire, il y avait peu de tradition et comme exemple on donne les conditions dans lesquelles Golda Meyera ouvert l’Ambassade de Moscou.Mais avant d’entrer dans les petits détails, il faut se rappeler que le représentant Israélien a été tout de suite chargé de tant de fonctions diplomatiques, de représenter un pays qui venait de naître, qui était envahi, qui se défendait contre sept armées arabes, qui avait besoin d’armes, qui avait besoin d’effectifs, de Le Consul Général d’Israël, M.Yitshak Mayer, saluant Dr William Déry, président de la C.S.Q.lors de la réception du Consulat.'Y 35e Anniversaire personnel: il fallait organiser encore la sortie des juifs d’Europe, de l’Afrique du Nord, d’un peu partout.On était tout de suite engagé dans le problème des Juifs des pays arabes; nous n’avions alors pas de relations avec ces pays où il y avait des populations juives très importantes, l’Iraq, la Syrie, l’Égypte, le Maghreb, le Liban, Tripoli.La vie de tous ces Juifs était en danger: il fallait tout de suite chercher auprès des puissances mondiales l’assurance de leur sauvegarde.Vous voyez donc que la diplomatie Israélienne, qui était encore à son enfance, au bureau, devait immédiatement s’occuper d’urgence des questions délicates, épineuses et de la plus haute importance.Il fallait des vétérans comme vous le dites, et nous avons agi en vétérans.Mais vous posez la question sur le diplomate Israélien.Il fallait poser une autre question, il fallait me poser la question sur le soldat Israélien.Il faut une tradition pour devenir soldat: ie Juif était connu pour être un très bon commerçant, un très mauvais soldat.Eh bien, ceci a changé aujourd’hui.Je crois que l’économie Israélienne n’est pas aussi forte que sa défense : tout d’un coup le Juif qui n’était pas connu pour être un grand guerrier, doit se défendre contre sept armées bien équipées.Là aussi il était question de tradition et c’est pour vous répondre tout simplement qu’il y a des fois où les traditions doivent faire de grands bonds, doivent bondir au-delà de l’espace et du temps.On n’a pas toujours le temps de se pencher sur la tradition, il faut la créer en grande hâte, et c’est là le miracle de l’existence de l’État d’Israël, créer rapidement la tradition.Diplomate ou soldat?Une des faces du problème avec les États arabes, et très peu de gens l'ont perçue, c’est que pendant des centaines d’années les arabes ont pris le Juif pour un peureux, incapable de manier les armes, et, après 35 ans, ils ne se sont pas encore habitués à l’idée d’un Juif combattant et victorieux.Vous vous rappelez le slogan : nous sommes cent millions, si chacun de nous lançait un crachat sur Israël, ils seront noyés.L'héroisme et la bravoure du soldat Israélien sont connus dans le monde entier, il l’a prouvé à maintes reprises et sur tous les champs de bataille.Mais le diplomate Israélien qui a mené une guerre aussi terrible et aussi dangereuse reste dans l’ombre.Ce diplomate, ce consul, cet employé de consultât qui, pour la première fois, représentent Israël dans des pays dont l’hostilité est à peine cachée, risquant d’être malmenés, mal reçus, courant même des dangers physiques, c’est de cela qu'il faut surtout parler.Oui, je crois que vous avez tout à fait raison, je partage entièrement votre sentiment et votre émotion, et le temps est bien venu de chanter l’éloge du diplomate Israélien qui, pendant 35 ans, a défendu LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 • 5 ISRAEL 35e Anniversaire Israël sur les frontières internationales, sanscesse, sans pouvoirralentirson effort pendant un jour.Vous m’avez posé la question sur la tradition diplomatique.Je crois pouvoir vous répondre avec autorité que, loin de pouvoir se pencher sur une tradition établie, nous avons dû en créer une.Parce que le diplomate Israélien représente son pays, mais il représente beaucoup plus que le citoyen Israélien qui se trouve, à cette époque, à l’étranger.Le nom de l’État d’Israël est «medinat Israël» qui veut dire l’État du peuple Juif: il n’y a aucun pays au monde qui porte un nom pareil.Il y a l’Amérique, mais non pas l’état des Américains, la France, mais non pas le pays des Français.C’est en somme le «Judenstadt» de Herzl ?Oui, en effet : Juden, Juif et stadt, l’état, l’état des Juifs.Ceci veut aussi dire que nous avons conçu l’état d’Israël pour être non pas seulement l’état de ses citoyens légaux, mais celui de tout Juif.C’est ainsi qu’une des premières lois de base, c’est la loi du retour : un Juif, en tant que Juif devient automatiquement citoyen d’Israël, par le fait même qu’il se déclare prêt à joindre l’État d’Israël, parce qu’lsraël lui appartient même s’il n’est pas encore citoyen.Voilà donc le diplomate Israélien qui rejoint son poste, qui découvre que la population, disons Juive anglaise, a un lien spécial avec Israël : la centralité d’Israël devient non plus une affaire politique, mais une affaire de coeur, sentimentale, émotive.Elle voit dans l’État d’Israël son état, il n’est plus question de double loyauté, et comme pour le Juif l’État d’Israël est quelque chose de spécial, le diplomate d'Israël est aussi quelque chose de spécial, et comme vous le dites, c’est la cristallisation de la judéité.Il y a une nouvelle tradition qui vient s’inscrire : le diplomate Israélien qui prête sa présence, son support, partout où quelque chose est fait pour Israël; un diplomate Israélien qui cherche une base d’appui dans la communauté Juive.Dans ce sens-là peut-être pourra-t-on dire d’une façon ironique que le diplomate Israélien se rend très vite compte que nous sommes restés le seul empire au monde.Où le soleil ne se couche pas.Où le soleil ne se couche pas sur le Juif.Mais le Juif est une minorité arithmétique infime.Qu’est-ce que cela signifie 14 millions 1/2 de Juifs ?La population de Tokyo est plus nombreuse, et le soleil ne se couche pas sur le Judaïsme.L’État d’Israël, qui est un état Juif, devient l’ÉTAT.Il est bien vrai qu’on s’est dit à l’époque que la réalisation de l’État d’Israël va ramener tous les Juifs, mais ceci n’est pas encore arrivé.Par contre, Israël a croisé les océans, Israël est arrivé partout dans le coeur de chaque Juif et il n’y a pas un Juif au monde qui ignore cette affiliation spéciale, cette affiliation de corps humain.C’est presque comme un coeurqui injugle le sang dans le membre le plus lointain du corps.Le doigt ne se rend pas compte que c’est le coeurqui lui permet de fonctionner.Mais c’est ainsi, même si on ne se rend pas compte; c’est Israël qui injecte le sang dans le coeur de tout le peuple Juif.Et les petits détails pratiques : comment un consul, ou un diplomate est perçu; comment se présente-t-il dans le pays de sa fonction ?Nous avons au Ministère des Affaires Étrangères une exposition permanente de documents, de photographies, qui représente bien l’époque héroïque Les gens ne ¦ A t’Wi m savaient même pas s’ils devaient porter un «Tuxedo»(un smoking).On raconte même une histoire sur quelqu’un qui était invité, et l’invitation disait «black tie», donc il a porté une cravate noire, il ne savait même pas ce qu’un «black tie» voulait dire.Il y avait même des Kibboutznikim qui avaient rejoint le service; ils s’étaient toujours promenés en sandales, short et chemise, la cravate même était une aberration en Israël; pouvez-vous imaginer Ben Gourion en cravate?Il aurait certainement perdu les élections en se montrant en cravate.Et puis il y avait l’austérité : Golda Meir ouvre sa délégation à Moscou sous le signe de l’austérité.On travaille plus que les heures officielles, les heures n’existent pas.Chacun va travailler dur, on n’a pas de nettoyeur, on fait le ménage soi-même : toute cette idée du diplomate bien vêtu, qui fréquente les courts de tennis, les terrains de golf, les salons de réceptions, tout cela n’existait pas.On n’avait même pas encore le vocabulaire de la diplomatie, il fallait le créer, en hébreu il n’existait pas du tout.Il y avait des rencontres où ne savait pas ce qui était important, ce qui ne l’était pas, on n’avait pas les oreilles partout, on n’avait pas les yeux partout.Tout ceci fut créé au fur et à mesure et cela devrait faire le sujet d’un ouvrage passionnant qu’on devrait un jour écrire, mais malheureusement, je ne suis pas l’autorité, je suis très heureux et très honoré d’avoir pu joindre le service diplomatique d’Israël pour une durée de quatre ans et vraiment prendre part à cette lutte continuelle d’Israël pour sa souveraineté, son intégrité auprès des pays de l'étranger.Quelles étaient les premières difficultés, celles du début en 1948-49 ?Il y avait en effet beaucoup de difficultés; j’ose dire que la première et la plus grande était la suivante : Le pays est créé en 1948 et bien des gens se disaient que ceci est la suite du vote du 28 Novembre 1947, donc 7 mois auparavant à l’O.N.U.Ce vote qui était le vote du partage de la Palestine, un état Arabe, un état Juif très morcelé, à la taille de guêpe, Jérusalem internationalisée, le Neguev découpé et qui, quand même, provoque le refustotal desArabesqui nient au peuple Juif le droit à une souveraineté en Palestine.Maintenant, les puissances étrangères se rendaient compte à l’époque qu’elles se trouvaient devant un dilemme: la totalité arabe était énorme, c’était déjà les puits de pétrole de l’Occident.Ces pays se disaient que lorsqu’on a passé la résolution en 47 en accordant un pays au peuple Juif, on a fait un acte ethnique, moral, mais cela devenait déjà une question politique aux conséquences pratiques incalculables, qui détermineraient peut-être à faire le choix entre les uns et les autres, et se condidéraient pris à un piège.Et comme de surcroît c’était la période de tensions énormes entre l’Amérique et la Russie, (la 6 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 ISRAEL guerre froide), et comme les Russes se hâtaient de reconnaître l’État d’Israël, voilà donc le petit pays qui doit prendre des décisions! Quelle serait son orientation, est-ce qu’il devrait joindre le groupe occidental, ou bien les affinités socialistes devraient les diriger ailleurs?Il ne faut pas oublier que les livraisons d’armes à ce petit pays parvenaient de l’Est et non pas de l’Ouest (embargo en U.S.A.), de la Tchécoslovaquie entre autres, et on se trouvait tout de suite dans ce pêle-mêle politique, on devait décider entre des idéaux qui exigeaient une affiliation au socialisme international ou entre les réalités militaires, politiques et économiques.Comment, avec quels moyens, quels transports, quels effectifs, qui toucher, où atterrir ?Il fallait amener des gens, il fallait se battre, ouvrir des lignes ! Le pays était encerclé, il n’y avait pas de communications terrestres, donc il fallait emprunter la voie des airs pour ramener son peuple, son matériel, ses combattants et, en même temps, il fallait déjà refouler les attaques des Arabes.Les premiers diplomates, suivant la liste que vous avez lue, avaient une certaine expérience de la représentation, de la négociation.Mais les suivants n'étaient-ce pas des gens qu'on a voulu remercier des services rendus en les nommant à des postes prestigieux ?Ce n’est pas du tout le cas: c’est une tradition qui vient d’autres pays.La diplomatie israélienne est essentiellement professionnelle : nous n’avons à tout moment que quinze diplomates (chefs de poste) qui ne sont pas des factionnaires du Ministère des Affaires Étrangères, tout le reste doit passer par la filière.Ce n’est pas du tout les gens qu’on a voulu récompenser.Est-ce qu’il y a une école de diplomates ?Bien sûr; il y en a une qui est organisée par le Ministère des Affaires Étrangères : il y a beaucoup de gens qui sont attirés par le service et les conditions d’entrée à cette école sont très serrées.Il y a un système de cadets et les études durent deux ans, bien entendu après l’Université où il faut avoir obtenu des diplômes.Puis il y a un stage, puis on est intégré dans le système et on suit un processus d’avancement normal.Le service diplomatique est basé exactement sur les accords de Vienne et comme dans tous les pays, il y a une hiérarchie qui inclut aussi les services consulaires.En comparant un consulat Israélien à un consultât Américain, on s’aperçoit d’une différence : l’américain avec tous ses systèmes de quotas et de blocage d’immigrants, et l’israélien au contraire qui facilite l’immigration.Ce ne sont pas les consulats qui facilitent ou qui refusent les demandes.Un consulat ne fait qu’appliquer les lois en vigueur dans A son pays et représente les intérêts du pays.Bien sûr en ce qui nous concerne, nous Israéliens, nous sommes très heureux quand une famille juive décide de regagner Israël.Mais il y a aussi des problèmes, ce n’est pas aussi simple que cela.Sans vouloir entrer dans des détails précis, il y a des exemples de personnes avec des dossiers criminels, des drogués, des délits, etc.En conclusion, notre travail n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire.Est-ce que la mission d’un diplomate Israélien est plus aisée à notre époque qu’à celle des débuts ?L’État d’Israël se heurte aujourd’hui à une réalité politique qui diffère beaucoup de celle des premiers temps.L’État d’Israël était perçu comme l’enfant-miracle.Il y avait d’énormes problèmes de tous ordres, mais on accordait l’appui sentimental, le bénéfice de la sympathie au Juif qui a su se défendre, qui rebâtissait son pays, se relançait dans la langue hébraïque, dans la littérature, le Neguev qui recommençait à fleurir, les kibboutzim : les questions sont devenues les plus épineuses aujourd’hui.Israël se heurte à cette nouvelle atmosphère de rejet : les intérêts particuliers des nations sont devenus plus accentués et c’est ainsi que lorsqu’il y a des votes dans les forums internationaux, on conteste l’accréditation d’Israël, on cherche à jouer sur des pints qui, vraiment n’ont rien à faire ni avec la vérité ni la tradition diplomatique; par exemple, on conteste l’accréditation d’une délégation parce qu’elle a été signée à Jérusalem.Les médias n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui : vous avez pu constater pendant la guerre du Liban qu’ils ne nous ont pas flattés et on dit que la première victime de la guerre c’est la vérité.Un vocabulaire étrange s’est infiltré dans la presse avec la guerre du Liban : là où on parlait de l’État d’Israël, c’est l’État Juif, l’aviation juive, le Premier Ministre juif, l’armée juive.On parlait de l’Holocauste, mais c’était pour attaquer les Juifs en disant que les Juifs victimes de l’Holocauste sont en train de le faire eux-mêmes.Je reviens sur cette affaire de Varsovie : le représentant de l’OLP pose des fleurs sur la tombe des résistants Juifs en disant : «je respecte le Juif, je suis contre le sioniste», une déclaration d’un cynisme énorme venant de la part d’un groupe dont la raison d’être est de tuer des Juifs.Monsieur Mayer, après trois ans de séjour à Montréal, quelle impression vous laisse cette ville et sa Diaspora ?Tout ce que je peux vous dire c’est que je quitte Montréal avec grand regret.C’est une communauté juive non seulement importante, mais très belle et que j’admire beaucoup.Les institutions, l’éducation, le msuée, les librairies, les synagogues, les organisations, l’appui qui est donné à Israël.Il suffit de se procurer les dimanches matins dans cette ville pour voir à quel point dans chaque petite ruelle vous avez des gens qui vont assister à des réunions etc.J’ai réalisé ici que le dialogue avec les Juifs de la Diaspora est d’une importance sans pareille pour la survie du Juif dans la Diaspora, et pour la survie d’Israël en Terre Sainte.Je crois qu’il est capital de s’engager dans ce dialogue.Israël inspire la Diaspora et la Diaspora doit aussi avoir un poids en Israël pour reconnaître lefaitque lacentra-lité d’Israël au sein des communautés juives à l’étranger est une centralité que les Juifs ont assumée.Le dialogue est capital et tient de l’ordre existentiel.Après mon retour, je vais m’engagerdans ce dialogue, dans mes nouvelles fonctions, afin de mieux faire connaître la Diaspora à Israël et voir le processus du rêve sioniste continuer.Montréal est un lieu unique que j’ai beaucoup aimé et avec lequel je garderai certainement des attaches.LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 ISRAËL A 35 ANS.Les trente-cinq ans d'indépendance d’Israël (1948-1983) ont leurs racines dans trente-cinq siècles de vie juive dans la Terre d’Israël.Durant ces trente-cinq ans, Israël a édifié un état démocratique moderne, absorbé des centaines de milliers de nouveaux arrivants, développé son économie, tout en étant obligé de défendre son existence même.Le Peuple Israël a regagné son indépendance pour devenir la patrie du peuple Juif et la majorité de la population est juive; en même temps, Israël est une société égalitaire, pluraliste dans laquelle des gens de religion et d’origines ethniques diverses cohabitent, où tout citoyen est égal devant la loi.En 1948, près de huit cent mille habitants vivaient dans le pays - six cent cinquante mille Juifs et 150,000 Arabes et Druzes - en 1983 la population totale s’élève à plus de 4 millions dont six cent mille Arabes et Druzes.Depuis 1948, Israël a accueilli un million sept cent mille Juifs venant de plus de cent pays différents parmi lesquels un grand nombre de survivants de l’Holocauste nazi, ou bien des Juifs forcés de fuir les pays arabes : d’autres étaient des immigrants venus participer à la reconstruction de l’État Juif.Aujourd’hui, plus de la moitié de la population est née en Israël.Population Israël étant essentiellement une société à caractère urbain, près de 90% d'Israéliens vivent dans 112 cenres urbains, et 3 grandes villes.Jérusalem, la capitale, abrite 410,000 habitants, Tel-Aviv-Jaffa 336,000, et Haifa 230,000.Près de la moitié du total sont établis sur la bande de plaine côtière aux bords de la Méditerranée, de Naharia, au Nord jusqu’à Achkélon, au Sud.En 1946, moins de 10 villes Israéliennes Éducation Israël consacre une partie importante de son budget national à l’éducation.En 1948-11949, 135,000 jeunes allaient à l’école contre 1,250,000 en 1983 : en Israël, l’éducation est gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 5 à 16 ans, et gratuite pour les études secondaires.De nos jours, 88% des enfants de 3 ans et 97% de ceux de 4 ans suivent des programmes scolaires - le plus haut pourcentage au monde.Près de 116,000 étudiants suivent les cours des sept universités accréditées et autres centres de hautes études.Tout récemment, plus de 30 mille adultes bénéficièrent de cours de programmes variés destinés soit à améliorer leurs connaissances, soit à offrir de nouvelles disciplines.mm âm w % y*.^ "à Ira abritaient une population d’au-dessus de dix mille : aujourd’hui, on en compte au moins 65.Certaines sont des nouvelles agglomérations de développement fondées après le début des années 50, chacune prévue suivant des nécessités d’habitation, d’emploi, de facilités de services et de situation de nouvelles industries.Le retour à la terre a toujours été une des priorités de l’Israël moderne.Près de 10% de la population est établie dans 125 centres ruraux, 230 kibboutzim et 360 moshavim.Le Kibboutz, le plus connu des villages de coopérative agricole, est une communauté démocratique où les biens sont la propriété de tous et le travail est partagé entre tous.Les membres de Kibboutz forment 2,8% de la population d’Israël; ceux du moshav où chaque famille possède et exploite sa propre ferme, les produits sont écoulés et les services assurés par un organisme communautaire central, en forment les 3.7%.iii -éummâ.8 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 '/Whsi «&Z W % O’fjy./ff.¦££¦$&& "Xïïm -ÆZM: ¦ •5^ f • M Ip W /•' ISRAEL 35e Anniversaire Services Sociaux Durant ses 35 ans de souveraineté, Israël a promulgué une vaste législation sociale qui garantit, entre autres, un revenu minimum de base à tout Israélien ainsi que de fournir une assistance sociale à ceux incapables de pourvoir à leurs propres besoins : en même temps, des services de réadaptation aident les gens eux-mêmes.Le nombre de familles recevant une assistance sociale est tombé de 44,000 en 1955 à 23,500 en 1982.L’Institut d’Assurance Nationale fournit des bénéfices de sécurité sociale, comprenant des allocations familiales échelonnées aux familles nombreuses.L’Assurance-chômage, la rente d’invalidité, les allocations de maternité et les pensions de retraite, sont disponibles à tous les travailleurs.Un programme unique de réadaptation physique et sociale aux quartiers désavantagés, le Projet Renouveau, combine les efforts des agences gouvernementales à celles des communautés de la Diaspora et des citoyens pour faciliter la solution pratique de problèmes persistants.Services de santé 66 hôpitaux offraient 4,620 lits en 1948; aujourd’hui, après 35 ans, 27,500 lits sont disponibles dans 145 hôpitaux dans tout le pays.Le nombre de médecins par habitant est de 1 pour 45, un des plus élevés du monde.Plus de 90% de la population reçoit des soins médicaux par les plans d’assurance médicale volontaire.Économie Partant d’une économie semi-agricole en 1948, Israël s’est rapidement transformée en un état industriel moderne, dont le Produit National Brut a plus que décuplé en 35 ans.Aujourd’hui, Israël se suffit presqu’en-tièrement à lui-même en produits alimentaires, et sa production pour l’exportation se dirige vers les industries technologiques.Les finances, transports, communications, constructions et autres activités se développent parallèlement à sa croissance économique.Industrie Des 28 millions de dollars d’exportation en 1948, le total a atteint les 4 milliards 800 dollars en produits exportés en 1982.Au-jourdd’hui, plus de 90% de ses exportations consistent en produits industriels (diamants taillés, produits alimentaires traités, textiles, produits chimiques et industrie plastique).Dernièrement, plus de 25% de la production Israélienne consistait en équipement électronique de haute technologie, dont le développement est dû à l’étroite collaboration entre les Centres de Recherches d’Israël et les fabricants locaux.Près de la moitié des exportations d’Israël va vers les pays européens et 20% vers les États-Unis.Agriculture L’économie agricole d’Israël était traditionnellement basée sur les agrumes.Néanmoins, vertuellement toutes sortes de produits agricoles ont été introduits depuis la fondation de l’état.La culture intensive dans les champs et dans les serres ainsique les progrès révolutionnaires dans l’irrigation et les méthodes de récolte, ont fait d’Israël un leader de la production agricole.Depuis 1948, les terres en culturation sont passées de 408,000 acres à 1,075,000 dont plus que la moitié sont en irrigation, tandis que la production fermière a passé de 130 millions de dollars à 600 millions dans les années 80.Tourisme L’industrie touristique a rapporté 900 millions de dollars en l’année 1982, durant laquelle plus d’un million de visiteurs sont venus en Israël, attirés par la diversité géographique du pays, ses sites religieux et archéologiques, et son soleil presqu’illimité.Près de 60% de l’afflux annuel de touristes vient d’Europe et près de 30% des États-Unis.En 1982, près de 23,000 touristes vinrent du Liban et d’Égypte, en plus des 100,000 des pays arabes qui viennent annuellement en Israël par les ponts sur le Jourdain ouverts à la circulation depuis 1968.Vers la Paix Israëdl est allé en guerre cinq fois en 35 ans pour défendre son droitàl’existence.La signature en 1978 du traité de paix a marqué le début d’une nouvelle ère dans la région.Après des décennies de conflits inutiles des possibilités semblent s’offrir finalement pour un développement graduel de relations pacifiques et fructueuses entre Israël et ses voisins arabes.Les négociations entre le Liban et Israël apportent l’espoir de faire un pas de plus vers la paix.Arts et culture Les Israéliens lisent plus qu’aucun autre peuple : 3700 livres sont publiés annuellement ainsi que 700 journaux et revues.On trouve des salles de concert dans tout le pays et les souscriptions pour les concerts donnés par l’orchestre Symphonique d’Israël sont les plus nombreuses au monde.Le théâtre, la danse et toutes sortes d’arts visuels sont créés et hautement appréciés.Plus de 90 musées accueillent plus de 10 millions de visiteurs chaque année, en même temps que 25 parcs et sites en plein air reçoivent 6 millions et demi de visiteurs annuellement.ËÊÊmmm ¦ LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 • 9 Israel L’ÉVOLUTION TRANQUILLE DE LA CULTURE ISRAELIENNE par Esther Benaim-Ouaknine Directrice des études juives au département des Etudes ancienne et modernes de l’Université de Montréal.Pour le visiteur occidental arrivant à Tel Aviv pour la première fois, le spectacle est bien déroutant : sa réaction immédiate est de croire qu’il s’est trompé de ville.Il est d’emblée saisi par la moiteur de l’air, le vacarme et le désordre dans lequel déambule une foule bigarrée, au verbe haut, polyglotte, affairée et que ne dérangent ni les mlopées d’Oum Kaltoum ni les sons stridents de la musique rock.Le voilà projeté en plein pays méditerranéen, baigné de lumière et de parfums violents.C’est ça Israël.De cette agitation, de ce bouillonnement,émergent des réalisations remarquables.Des transformations prodigieuses marquèrent les premières années de la vie du nouvel État : sa population grandissante, l’agriculture et l’industrie se développent, d’immenses progrès s’accomplissent dans les domaines de la technologie aussi bien que de la recherche scientifique.L’extraordinaire essoréconomique, local et culturel, s’accompagne du refleurissement du désert.Israël accédait en un temps vertigineux au rang de ses aînés européens.Nourri du même héritage ancien qui a été le souffle de la vie spirituelle des Juifs à travers les siècles.Inspiré de l’humanisme occidental du XIXe siècle et animé de l’esprit pionnier et de la participation des Juifs du monde entier, l’Israël moderne a conçu des systèmes nouveaux fondés sur la coopération, la solidarité et l’égalité qui ont modelé le matériel humain venu de tous les coins de la terre pour en faire une entité nationale culturelle unique.Soudée par les liens de ia langue hébraïque ressuscitée, et supportées par un système remarquable d’absorption des immigrants, ces communautés diverses ont favorisé l’édification d’une société nouvelle.Ça aussi, c’est Israël.Terre nouvelle, peuple nouveau Cette réussite indéniable n’était-elle pas le résultat de l’utopie qui a engendré la renaissance du pays?En effet, conscients de la particularité historique et géographique du peuple Juif, les pères fondateurs du sionisme politique se sont imposés les objectifs inhérents à toute entreprise de libération : - réunification des hommes sur la terre qu’ils considèrent comme leur patrie («rassemblement des exilés»); - transformation de ces hommes jusque là opprimés ou dépendants, en un groupe homogène doté d’une identité nationale cohérente et unique, («fusion des exilés»).Deux impératifs qui ont accompagné le mouvement d’émancipation du peuple Juif dans son processus de réalisation et qui ont fait l’unanimité de toutes les tendances sionistes sans que personne ne songeât (jusque tout récemment) à les mettre en question.Orsi le rassemblement des Juifssurleur terre était la condition sine qua non à la création d’un État juif indépendant ( et dans cette étape le sionisme est un succès), il n’en est pas de même pour le deuxième objectif du sionisme, la fusion des Juifs de diverses origines.En effet, cette fusion qui visait à une identité nationale unique préconisait la disparition des différences ethniques, culturelles, sociologiques imposées par la dispersion.Pendant un quart de siècle, la théorie de la fusion des communautés a prévalu, mue parle désir sincère d’une société égalitaire et harmonieuse, mais aussi quelque peu utopique.Le retour au passé était jugé comme la volonté de préserver les stigmates de l’exil, l’obstacle à une culture juive nouvelle unie et unique.S’il était impérieux de conserver les valeurs des prophètes bibliques, il ne fallait pas négliger l’apport de la modernité.Utopie culturelle d’une société où se fonderaient l’ethnique juive et le progrès scientifique occidental.Et c’est ainsi que s’établit dans la jeune société israélienne une sorte de consensus culturel promu par les Juifs européens (fondateurs du sionisme politique et pionniers d'Israël) et subi ou incompris par ceux provenant plus tardivement d’Afrique et d’Asie, animés par un messianisme atavique plus que par une conscience politique.Parallèlement, les Juifs européens, malgré leurs intentions de libérer la nouvelle société de l’héritage diasporique, transplantaient dans le nouvel État leur langue, leurs coutumes et leur culture.Et comme ils étaient mieux préparés historiquement à l’émancipation, ils ont pu s’ouvrir plus aisément aux éléments politiques et culturels de l’Occident.Ont-ilsdans leur désir si fort de réunification et de normalisation tenu compte de la réalité, plus complexe, qui devait nécessairement laisser apparaître d’inévitables contradictions et susciter des tensions de tous ordres (politiques, économiques et.culturelles).Mal du siècle La crise d’identité est le nouveau mal du siècle.Ainsi peuples d’Orient ou d’Occi-dent, membres de sociétés industrialisées ou traditionnelles, tous ressentent un malaise dans le moule normalisant de la modernité et revendiquent le droit à la ddifé-rence.La société juive n’a pas été épargnée par ces bouleversements.Peuple de la différence par définition, les Juifs ont tenté de préserver leur identité au prix d’une longue et douloureuse histoire.La judéité était précisément cette subtilité de l’identité qui le démarquait des autres.C’était le temps du Juif total - ou selon l’expression de Georges Friedman - du Juif sans épithète.C’était le cas des Juifs de la diaspora islamique (que l'on a voulu sépharades pour de multiples raisons qu’il n’est pas de mon propos de développer ici) qui avaient gardé leur authenticité religieuse jusqu’au jour où, déracinés et confrontés à des sociétés techniciennes, ils ont sous-estimé leur spécificité culturelle pour se familiariser avec des cultures jugées plus valorisantes, celle des sociétés d’accueil.En Israël, ce même juif oriental a cru à une identification nationale avant de s’apercevoir que dans le pays des promesses prophétiques, l’authenticité juive s’effilochait et la quintessence spirituelle - religieuse — se dissolvait allègrement dans les valeurs prônées par la civilisation de consommation.Il s’en est suivi un déséquilibre si vaste qu’il a cherché refuge dans une espèce d’exil intérieur - le besoin d’un retour au passé, fut-il imaginaire, mal connu ou embelli par la nostalgie.Renvoyé à sa langue et à son patrimoine culturel, il s’est forgé une identité nouvelle; il est devenu juif sépharade, juif marocain ou juif «à épithète».Ainsi il s’efforce de tirer de l’oubli une civilisation trop longtemps méconnue parce que dévalorisée.N’ayant pas été appelé à prendre au niveau politique l’autonomie et la responsabilité de ses propres affaires, il s’en est remis à des instances qui l’ont fait à sa place.10 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1 983 FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE Les Juifs des Pays Arabes et le processus de la Paix Mordehaï BEN-PORAT Co-président de la WOJAC La complexité et la lenteur du processus de paix qui a lieu actuellement au Proche-Orient, les difficultés et les obstacles qui surgissent à chaque instant, tout cela montre qu’il est impossible d’arriver facilement à la Paix.En fait, l’éventuel succès d’un règlement pacifique, fondé sur les bases solides, entre Israël et les pays arabes semble dépendre, entre autres, de la volonté des négociateurs de s’attaquer au fond du problème du Proche-Orient, ce qui signifierait que tous les facteurs impliqués dans le conflit devraient être cernés et pris en considération.À la longue, on s’apercevra peut-être que cela est essentiel pour le maintien de l’équilibre subtil inhérentà un accord de ce genre.Malgré le rôle importantqu’il a joué dans l'histoire du Proche-Orient, l’un de ces facteurs a été, depuis longtemps, négligé : les Juifs des pays arabes.L’absence d’information ou les mythes et les erreurs d’appréciation créées dans l’opinion publique par une propagande hostile, ont provoqué une déformation de la vérité sur les Juifs du Proche-Orient et d’Afrique du Nord et sur leurs relations avec les Arabes au travers des siècles et durant ces quelques dernières décennies.Cependant, maintenantque la situation dans cette partie du monde est réexaminée et qu’on cherche à créer un «modus vivendi», on ne peut plus ignorerce problème.Je voudrais donc passeren revue quelques-uns de ces faits importants ayant trait à ce problème qui a été négligé depuis si longtemps, ce qui pourrait apporter un nouvel éclairage sur le problème du Proche-Orient et aiderà le placerdans sa vraie perspective.Esther Bénaïm-Ouaknine.L’establishment israélien, aiguillonné par des contestataires locaux, par une intelligentsia naissante et revendicatrice et par l’exemple de collectivités diaspori-ques, a enfin compris qu’il devait réservera cette civilisation la place qui lui revenait de droit.C’est ainsi qu’on assiste à une véritable effervescence en Israël : création d’instituts de recherches sur le judaïsme oriental, séminaires pour enseignants, octrois de bourses, colloques, congrès, expositions artistiques, célébrations de coutumes populaires au niveau national, refonte des programmes scolaires, etc.Il a fallu le temps d’une génération pour que les immigrants arabophones rendent compte une véritable anomalie, voire une injustice, dans le contexte culturel israélien.La virulence qui a caractérisé ce débat s’est accentuée dans les dix dernières années par l’intervention de facteurs psy- Les Juifs sont une écharde implantée dans le sein des peuples du Proche-Orient, dit-on.Mais l’histoire montre qu’il y a eu une présence permanente d’importantes communautés juives dans cette région, et cela déjà depuis l’exil en Assyrie et à Babylone aux 8ème et 6ème siècles avant Jésus-Christ- 1200 ans avant l’invasion, par les Arabes, de la terre d’Israël et 2500 ans avant la naissance des États arabes modernes.Les Juifs ont fait partie intégrante de la société des pays dans lesquels ils habitaient et ont contribué, de façon non négligeable, à leur développement économique, social et culturel, malgré l’oppression, la discrimination et la persécution qu’ils subissaient de la part de leurs compatriotes arabes, depuis la naissance de l’Islam au 7ème siècle de notre ère.Au 20ème siècle, la persécution des Juifs dans les pays arabes s’est intensifiée à la suite de la création d’États arabes indépendants et de la renaissance de l’État d’Israël souverain.Ils ont été privés de leurs droits humains élémentaires, leurs biens ont été confisqués, leur citoyenneté annulée; des pogroms ont été organisés contre eux avec l’approbation tacite des autorités.Ils ont été chassés ou, pour sauver leurs vies, ont été obligés de s’enfuir sans rien emporter, laissant derrière eux des richesses personnelles et communautaires incalculables et perdant la part qui leur revenait de droit, des ressources naturelles de leur pays natal.Parmi les plus de 850,000 Juifs qui habitaient les pays arabes jusqu’en 1 948, seuls quelques milliers sont restés.Dans de nombreux cas, notamment en Syrie, on ne les a pas autorisés à émigrer et ils sont, en fait, devenus des otages politiques.chologiques, doublés de facteurs économiques.En effet, la quasi-totalité des masses pauvres et des cas sociaux pauvres et des cas sociaux appartiennent au secteur sé-pharade-oriental.Dans la société israélienne qui, depuis sa naissance, a par-dessus toutes les priorités placé le souci de sa sécurité, les problèmes intérieurs et le conflit socioculturel ont été quelque peu négligés.Ça et là explosaient l’amertume, la frustration et parfois la violence; les autorités étaient alertées et les bonnes consciences, ébranlées.Il n’est pas question de minimiser ce problème, mais il faut admettre qu’aujour-d’hui la volte-face s’est opérée.L’éveil culturel Aussi assiste-t-on non pas à une mutation d’identité, maisà la récupération d’une identité première, celle de l’enfance et son intégration à l’identité nouvelle dans la En même temps, à la suite de la création de l’État d’Israël en 1948, la majorité des Arabes palestiniens quittèrent ce pays, non pas à la suite d’une coercition et d’une expulsion, comme ce fut le cas pour les Juifs des pays arabes, mais de leur plein gré, à l’instigation de leurs dirigeants, pour faire place nette aux armees arabes qui se préparaient à envahir l’État qui venait de naître.On peut trouver une preuve sans équivoque, de première main, de l’entière responsabilité des États arabes en ce qui concerne le déplacement de leurs frères palestiniens, entre autres, dans les mémoires (1 973) de Khaled El-Azm, ancien premier ministre de Syrie.«Nous (les États arabes) avons provoqué un désastre pour un million de réfugiés en les invitant, à la suite de pressions exercées sur eux, à quitter leurs terres, leurs maisons, leur travail.Nous les avons dépossédés et ils sont restés sans travail, même si chacun d’entre eux avait la possibilité de travailler pour gagner sa vie».D’un autre côté, les 150,000 Arabes palestiniens qui sont restés en Israël, y sont devenus des citoyens à part entière et jouissent, aujourd’hui, d'un très haut niveau de vie, le plus élevé dans tout le Proche-Orient.C’est dans ces conditions qu’il s’est produit, de facto, un échange de populations au Proche-Orient, depuis 1 948 : une comparaison des chiffres respectifs des personnes et des biens engagés montre que ce sont les Juifs qui ont le plus souffert: le nombre des J uifs chassés des pays arabes dépasse le nombre des Arabes palestiniens qui ont quitté l’État d’Israël.Les Juifs qui constituaient en 1948 1,5% de la population dignité, par une remise à l’honneur du patrimoine jusque là refoulé.Mais le plus important c’est que cette mutation se joue en Israël.Les années 70-80 ont vu émerger un phénomène aussi inattendu que prometteur: poètes, auteurs dramatiques, sociologues, écrivains, artistes-peintres, compositeurs, cinéastes, d’origine marocaine, mais nourris de la culture israélienne à l’occidentale, sont les moteurs d’un formidable retour aux sources.Puisant l’inspiration dans le passé de leurs parents et dans la tradition, ils ont su l’actualiser dans les structures et le langage contemporain.L’importance de leur activité culturelle doublée d’une conscience politique aigue, a ceci de révolutionnaire qu.elle amorce un nouveau tournant dans la conception culturelle de ceux qui ont fait Israël.La culture israélienne s’ouvre désormais à d’autres influences qui retrouvent leur place naturelle dans le pluralisme israélien.LA VOIXSÉPHARADE, mai-juin 1983 • 11 FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE totale des terres arabes où ils vivaient, ont perdu, approximativement, 100,000 kilomètres carrés de terres - quatre fois la superficie du territoire de l’État d’Israël après la guerre des Six Jours.Les biens privés et communautaires qu’ils abandonnèrent derrière eux, dépassent, de beaucoup, les biens abandonnés par les Arabes en Israël; étant donné que la majorité des Arabes palestiniens étaient des métayers, des cultivateurs salariés et des travailleurs plutôt que des propriétaires, leur situation matérielle était plus modeste que celle de nombreux Juifs des pays arabes.C’est pourquoi les pertes sociales de ces derniers, les trésors religieux et le potentiel spirituel et culturel qu'ils furent obligés d’abandonnerderrière eux, étaient incomparablement plus importants.La double tragédie au Proche-Orient a ainsi entraîné le déracinement de deux groupes ethniques importants qui ont perdu leurs foyers et leurs biens.Mais, par-delà le fait qu’on en a fait des réfugiés à un certain moment de l’histoire, il y a une différence fondamentale entre les réfugiés arabes de Palestine et les réfugiés juifs des pays arabes.Les réfugiés juifs des pays arabes n’ont reçu aucun soutien financier de la part de la communauté internationale; leurabsorption a été complètement prise en charge par le gouvernement israélien et par les Juifs en Israël et à l’étranger.Quant aux réfugiés arabes, ils ont été confiés à la seule responsabilité de l’ONU.Cette organisation, et plus particulièrement l’UNRWA, adépensé 1.613.007.530 dollars de mai 1 950 à fin décembre 1 979 pour les faire vivre - plus de 50% de cette somme venant des coffres du Trésor américain.Les 22 pays arabes indépendants ont apporté, tous ensemble, une contribution de moins de 5% de cette somme, soit 70.883.629 dollars, alors que leurs revenus pétroliers, durant la même période, atteignaient des centaines de milliards de dollars : jusqu'à fin 1 979, le surplus de pétrodollars s’élevait à environ 215 milliards et, rien que pour l’année 1 979, il a été de 60 milliards.Pendant la même période, jusqu’à fin de 1 979, le gouvernement israélien a apporté une contribution d’environ 10 millions de dollars à l’UNRWA pourvenirau secours des réfugiés arabes.Ce qui dépasse d’un tiers la contribution totale du Koweit riche en pé- trole; de 3/4, la contribution de l’Égypte; plus de deux fois, la contribution de la Jordanie et plus de sept fois, celle de l’Irak.Il faudrait aussi noter que, depuis la guerre desSixJours, Israël a dépensé des sommes considérables - en dehors de celles qui viennent d'être mentionnées, destinées à l’UNRWA - pour l’éducation, le logement, les soins médicaux et l’aide sociale sous forme d’assistance directe aux réfugiés palestiniens en Judée, Samarie et dans la Bande de Gaza, montant qui, durant ces trois dernières années, de 1976 à 1979, s’est élevé à 42.1 98.830 dollars.Inutile de dire que tous ces faits et chiffres ont été tout simplement passés sous silence ou étouffés par la bruyante propagande arabe qui a réussi à créer le concept de «droits légitimes des Palestiniens» dans les organes de presse de l’opinion publique mondiale.Et pourtant, malgré cela, la communauté mondiale commence à reconnaître le fait que les Juifs réfugiés des pays arabes ont des droits non moins légitimes et que ces droits devraient être pleinement reconnus et satisfaits.Dernièrement, cette reconnaissance s’est manifestée dans différentes instances internationales.La Résolution 242 du Conseil de Sécurité, largement acceptée comme base d’un futur règlement du conflit du Proche-Orient, admet clairement «la nécessité d’un juste règlement du problème des réfugiés» comme condition sine qua non de l’instauration «d’une paix juste et durable».Elle se réfère spécifiquement au «problème des réfugiés» et non au «problème des réfugiés arabes».Cette formulation a été le résultat de laborieuses négociations entre les États-Uniset l'Union Soviétique, cette dernière s’efforçant de faire admettre une formule plus restrictive.Étant donné l’importance du problème et ses implications dans les pourparlers de paix, il est urgent que ces droits et ces revendications des Juifs des pays arabes soient introduits dans les négociations en tant que partie intégrante des problèmes à traiter et comme élément inséparable des propositions qui seront soumises par le gouvernement israélien.Les États arabes doivent en arriver à admettre le droit d’Israël à exister dans des frontières sûres et reconnues, non seulement en tant que droit élémentaire de toute natiqn libre mais en tant que prérogative d’un État dont la majeure partie de la population est formée par des réfugiés à la suite de la guerre et de persécutions (Les Juifs qui ont quitté les pays arabes en tant que réfugiés et leurs descendants constituent, à eux seuls, 41% de cete population); les droits qu’ont les Juifs de préserver leur héritage culturel et spirituel laissé dans les pays arabes; les droits qu’ont les Juifs venant des pays arabes d’obtenir des compensations pour les tortures, les détentions, les assassinats subis dans leur pays d’origine, tout comme pour les biens énormes qu’ils ont laissés à la suite d’expropriations, de confiscations, d’abandons forcés.Ce n’est pas seulement les droits et les revendications légitimes des Juifs venant des pays arabes qui devraientêtre examinés lors des pourparlers de paix; les plaignants eux-mêmes devraient être autorisés à présenter leur cas lors de négociations et cela, non seulement en tant qu’entité qui comprend 1,2 millions de Juifs venant des pays arabes mais aussi en tant que groupe humain qui plus que tout autre a été victime des guerres du Proche-Orient.En outre, la participation des Juifs venant des pays arabes aux négociations serait tout à l’avantage de la cause israélienne tout comme leur absence créerait un préjudice.Grâce au fait qu’ils connaissent bien le monde arabe, ils sont en posession d’informations sur la nature, les habitudes, les modes de penser fondamentaux et la philosophie du peuple arabe, ce qui est essentiel pour la compréhension entre les partenaires lors de négociations, pour l’interprétation correcte de leurs intentions et la possibilité de prévoir leurs initiatives futures.Il est donc en leur pouvoir de contribuer d’une façon tout à fait positive à l’effort de paix.Étant donné ce que je viens de dire, l’Organisation Mondialedes Juifs des Pays Arabes- WOJAC a été fondée à Paris, le 24 novembre 1975, avec le double but de représenter les revendications tant personnelles que collective des Juifs venant des Pays Arabes contre leurs gouvernements respectifs et d’attirer l’attention du monde sur le problème, longtemps laissé de côté, de ces réfugiés oubliés.Elle a demandé au gouvernement israélien que ses représentants soient invités à se joindre aux négociations de paix.J’ai raison de croire, qu’en temps voulu, cette demande sera acceptée.Papeterie EDITES Photocopies ¦ Imprimerie ISRAEL - ENGLAND - CANADA ASSOCIATED WITH JEWISH GENERAL HOSPITAL Elie Benisty Rabbi Aaron Sultan MOHEL QUALIFIÉ 5970 Côte des Neiges Montréal, P.Q.H3S 1Z5 Tel.(514) 738-1251 4995 CARLTON MONTRÉAL, QUÉBEC (514) 738-6517 H3W 1G9 12 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1 983 FÉDÉRATION SEPHARDIE CANADIENNE 'imv1 ISRAËL Chères Familles d’Israël et de la Diaspora, J’ai accepté avec joie d’accorder mon patronage au Congrès Mondial des Familles Juives d’Afrique du Nord, «RETROUVAILLES» La crise des valeurs et d’identité dans la Diaspora - avant tout au sein de la nouvelle génération, les mariages mixtes et l’assimilation - exige le retour aux sources et au noyau familial, qui n’ont pas été ébranlés depuis le début des temps.Il est important de consolider les liens entre les membres de la famille, dispersés dans les divers pays, de renforcer les relations entre les familles des différentes communautés et de les rallier à l’État d’Israël.Le Congrès «Retrouvailles» sera aussi l’expression de la créativité spirituelle et culturelle des Juifs d’Afrique du Nord dans le passé et le présent, et leur contribution à l’existence du peuple et de l’État.Le lien entre les familles, le renforcement de l’éducation, le développement du patrimoine culturel juif, et l’encouragement de «l’Alliah» en Israël, doivent être les sujets principaux de ce congrès.Itzhak Navon Président de l’État 1 1 Chers amis, Depuis plusieurs années, l’U.M.O.A.N.se proposait de réuniren Israël un Congrèsdes Juifs d’Afrique du Nord, qui sont dispersés depuis maintes années, à travers le monde.À la demande de l’un de nos membres actifs d’Espagne, pourquoi ne pas organiser un «Congrès des retrouvailles» dont le but serait de réunir le plus de membres d’une même famille, divisés à travers les 5 continents et également de nombreux amis d’une même ville, ne s’étant pas rencontrés depuis de nombreuses années.L’idée a donc germé et l’U.O.M.A.N.a décidé de mettre ce projet à exécution pour la date suivante : Du dimanche 24 juillet 1 983 au lundi 2 août 1983 inclus.Après de nombreuses réunions, entretiens, conseils, nous sommes persuadés que cela vaut la peine d’investir «corps et âmes» pour la réussite de ce congrès.Lors de cette rencontre fraternelle, vous renouerez des relations rompues ou perdues, nous tâcherons de recréer l’amitié des coeurs, nous renforcerons le folklore de nos pères et ensemble, nous nous réjouirons comme autrefois.Nous veillerons à la participation des plus hautes personnalités d’Israël.Nous manifesterons notre apport sur le plan économique, social, artistique, culinaire et aussi folklorique.De même nous visiterons les villes et villages agricoles créés en Israël par nos communautés et seront les hôtes de l’armée dans un de ses camps.Nous avons une certaine expérience dans l’organisation de congrès internationaux, mais le «Congrès des retrouvailles» de par son audacieuse idée, sa diversité et celle de son grand nombre de participants, sera de loin le plus important jamais réalisé en Israël et se fera dans le cadre des festivités données à l’occasion du XXXVe anniversaire de l’État d’Israël.Les mass médias, journalistes, radio, télévision seront tous invités pour donner le maximum d’éclat et de retentissement à cette importance manifestation.Nous sommes donc tenus à de gros efforts, et c’est pourquoi nous vous demandons d’abord de participer en remplissant un questionnaire que vous pouvez obtenir en téléphonant à Marcel Elbaz, Fédération Séphardie Canadienne, 731-3334, mais aussi de fournir le maximum d’informations, pour inviter votre famille et vos amis autour de vous et loin de vous et celui d’intéresser le maximum de vos proches et connaissances.Ce grand et unique événement devra avoir un sérieux retentissement et une grande influence entre les diverses communautés d’origine nord-africaine dans le monde et sur notre position politico-sociale en Israël.Nous attendons par retour votre confirmation et dans cette attente, recevez, Chers amis, notre meilleur et cordial Shalom.SHAOUL BENSIMHON Président de l’U.M.O.A.N.PROGRAMME DU CONGRES DES RETROUVAILLES REVU ET CORRIGE LE 10 MARS 1983 DIMANCHE 24.7.83 Inscriptions et réservations d’options payantes.LUNDI 25.7.83 Débat : “La famille comme élément d’union” Débat: “Les communautés d’Afrique du Nord, spécificités et contributions culturelles Ouverture des expositions par le Ministre de la Culture et de l'Education.Ouverture au public + spectacle plein air.Ouverture officielle du Congrès au stade de Ramat-Gan, par le Président de l’Etat.MARDI 26.7.83 Excursion aux kibbutzim (option payante) Stands, exportions, festival de cinéma Spectacles artistiques MERCREDI 27.7.83 Débat: “La contribution des personnalités marquantes du Judaisme d’Afrique du Nord.” Colloque: “Les Saints du Judaisme Nord-Africain et leur influence”.Expositions.Spectacle en salle: “Bouzmima” (option payante) Creation théâtrale en première mondiale.JEUDI 28.7.83 Visite des localités et centres d’intégration ruraux (P^bat: L organisation du Judaisme ._ - .¦ / ./ .% f fl a A* * _ m U a .V, .11.»x —./J i n 1 ^ ^ MARDI 2.8.83 (sous les auspices de Tour Vé Alé).Happening sur la plage d'Ashdod (déplacement option payante).Rencontres des familles et des communautés.VENDREDI 29.7.83 Libre (visites familiales) SAMEDI 30.7.83 Spectacle “Breira Tivit” (Shlomo Bar) Delilc de node maghrébienne et moderne avee spectacle artistique, sous les auspices de Na’amat (option payante) DIMANCHE 31.7.83 (pébat: “L’Alya d’Afrique du Nord” et d’Orient avant la eréation de l’Etat d’Israël Dfner de donnateurs (payant) LUNDI 1.8.83 (Débats d’intellectuels d’Israël et de la Diaspora: Ç‘L’Essence du Judaisme” Groupe théâtral “Inbal”.Spectacle en salle: “Mariage marocain” (option payante) Nord-Africain a l’échelle mondiale’ Spectacle de clôture du Parc des expositions.Comédie musicaie originale avec Avi Tolédano (en salle, option payante) MERCREDI 3.8.83 Journée de Tsahal.Visites organisées dans les camps de l’armée (option payante - inscription limitées) Parc National d’Ashkelon.Soirée artistique de l’armée JEUDI 4.8.83 Excursion organisée à Jérusalem (option payante) Marche à Jérusalem (35 ans de l’Etat) Action de grâce au Mur des Lamentations.Soirée de clôture à la Vallée du Sultan Première mondiale: création d’un “ORATORIO par Elizabeth Swados. FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE The need to reaffirm one’s identity, to find out who we are and where we came from, is probably universal.As Sephardic Jews we need to communicate with others who have similar backgrounds, customs, and traditions.In order to facilitate this communication among Sephardic young adults in North America, this newsletter REVIEW OF THE SEPHARDIC WOMEN’S LECTURE SÉRIES WITH THE HAHAM, DR.SOLOMON GAON (Éditor’s Note: A series of three lectures for Sephardi women on Sephardi Minhagim in different parts of the world as held at Stern College of Yeshiva University by the Haham, Dr.Solomon Gaon.The following is a resume.) In his opening lecture on October 28, 1982 Dr.Gaon defined «Minhag» as being derived from the world «Nahag» which means «to guide or lead».Minhagim (customs, traditions) are rooted first in the Torah (the written law), and, in turn, the Mishnah (the oral law which delineates how the written law is enforced), the Gem-morah (discussion on the Mishnah), the Talmud (the Mishnah and Gemmorah), and the Mishnah Torah (the codified laws of Maimonides).Through the Minhag, the law becomes an integrated part of Jewish life and brings us closer to G-d.We add beauty to our life by adhering to the law.Minhagim vary in different parts of the world and are indicative of what happened during a particular historic period.For example, Spanish and Portuguese synagogues such as Congregation Shearith Israël in New York City do not have a curtain, outside the ark.The reason for this is that during the inquisition (which was directed against the Marranos or Neo-Christians and not the Jew as is commonly believed) the Torah scrolls were kept in an ordinary cupboard to avoid attracting attention.In the second lecture on November 18, Dr.Gaon stressed the lack of uniformity in Judaism, which allows for various expres- was brought into being.Therefore, we would like to hear not only from you, through comments and opinions about the newsletter, but also about you.Articles about you, your community, or other subjects that may be of interest to other Sephardim are welcome.Karen Erani sions of loyalty to G-d and Torah.There are not only differences between the Sephardim and Ashkenazim but among the various Sephardi communities.One particular difference between the Sephardim and the Ashkenazim is that the Sephardim absorbed the surroundings in which they lived.Forexample, hymns were adopted from the melodies of thefolksongs of the countries in which the Sephardim lived.The Ashkenazim, on the other hand, had composers write music for their liturgy.Another example of environmental influence is the five-fingered amulet derived from Islam.Dr.Gaon described the different customs in observing the Brith Milah, Bar Mitzvah, and Marriage.In Yemen, a red curtain is placed outside to inform the Jewish community thatthere isa Brith occurring (since this religious practice was at one time forbiden by the authorities).As far as the Bar Mitzvah is concerned (which dates back to the 16th century), in Spanish and Portuguese synagogues the :ifth portion of the Prashah is read by the Bar Mitzvah lad; in the London synagogue Zemiroth are read; in Judéo-Spanish communities the whole Parashah is read; and in Yemen and Kurdistan there are no special ceremonies.An interesting practice is the betrothal custom in Iraq in which the prospective bridegroom presents money to his future bride as a token of marriage.This Minhag is so binding, that its dissolution requires a «get» as in marriage.Sephardic connection The SEPHARDIC CONNECTION is published by the Young Leadership Division, American Sephardi Federation at 8 West 40th Street, Room 1010, New York, N.Y.10018.Its purposes are to promote Jewish identity, Zionism, and commitment of Sephardi young adults to their heritage, culture, and tradition.The final lecture on December 23 was devoted mainly to defining who are the Sephardim.In the strictest sense, the Sephardim are those whose ancestors were exiled from Spain in 1492 and went to the Ottoman Empire, and the Marranos (Con-versos, New Christians) who left in the 17th century and came to the New World trhough Holland, and some of whose descendants are associated with Congregation Shearith Israël in New York City.Others who are considered Sephardim are Jews of Syria, Iraq, Greece, Egypt Morocco, Iran, Algeria, Tunisia, Libya, and Kurdistan.In many of these areas there were communities dating back to ancient times.When Jews arrived after the Spanish Exile, they intermingled with the existing communities.In the Balkans, the established communities were overwhelmed by the exiles.Today, anyone who is not an Ashkenazi and has adopted the prayers of the Sephardim is considered a Sephardi.However, in Israël there is a third definition.the Edoth Ha Mizrah.the Eastern Jews.Dr.Gaon also discussed Zionism vis-a-vis the Sephardim.The Sephardim have always been Zionists.as early as the ninth century in Spain.century in Spain.but their Zionism was Messianic and religious, not economic or political.Moses Montefiore and Judah Al-calai in the 19th century preceded Theodor Herzl in the dissemination of Zionist views.Dr.Gaon expressed his hope to repeat this series of lectures next year, possibly in a different format.VOYAGE EN ISRAËL POUR LES 20/35 ANS organisé en collaboration avec la FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE par le Département des Jeunes Adultes du CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF du 25 Juillet au 10 Août Prix : 1,325 dollars.Pour plus d’informations, veuillez contacter Muguette ou Armand au 735-5565.Agence 286-1276 ROGER SASSON & HENRI SONEGO VOYAGES CLUB EXPRESS 1117 STE-CATHERINE O #417.MONTRÉAL, QUÉ H3B 1H9 14 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 /• ' %?-'*- À&omÆ* 'V |Épp|%3 FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE Le compagnon de Trumpeldor est tombé à Beyrouth Cher Fred, Je t’envoie ci-inclus la copie d’un article et d’une lettre qui m'ont été adressés de la part de notre ancien élève de l’Alliance Israélite Universelle, M.Charles Misrahi.Au cas où tu estimes qu’il pourrait intéresser nos coreligionnaires locaux et lecteurs de la Voix Sépharade, tu as la liberté et l’autorisation de publier l’article dans la Voix Sépharade.Je profite de cette occasion pour te dire que j'ai beaucoup aimé ton article sur la Pâque Juive au Liban.J’y ai retrouvé beaucoup de nos souvenirs d’enfance ou de jeunesse.Continue d’écrire afin de ranimer ou bien de garder cette foi juive, de notre petite communauté, il est vrai, si petite en nombre mais si rayonnante pour sa portée et influence après la Diaspora.Avec mes meilleurs sentiments, Charles Abadi La véridique histoire et la dernière minute d'un héros nommé Yossef Salem dit Abou Raffoul Le premier mort juif de la guerre du Liban est tombé en octobre 1 975, en plein Beyrouth.C’était un vieil homme, devenu bedeau (chamash) à la synagogue et qui s’enorgueillissait d’avoirété le compagnon de lutte du légendaire Joseph Trumpeldor et même de l’avoir assisté en ses derniers moments.Il s’appelait Yossef Salem.Ses voisins de Beyrouth où il s’était installé l’appelait conformément à la tradition arabe.Abou Raffoul : le père de Raffoul puisqu’il avait engendré un fils de ce nom.Abou Raffoul devient vite une figure populaire à Beyrouth.Il est d’abord lechamash de la synagogue «Srour», ensuite au Beth-harmidrach «El Man».Au Liban, la plupart des synagogues portent le nom de famille de leurs fondateurs.Quand il entre à «El Man», Abou Raffoul est déjà un homme âgé.Il n’a pas vraiment besoin de l’argent que lui rapporte sa fonction puisque son fils Raffoul subvient à ses besoins mais il aime bien servirle Beth-harmidrach etpuis, avoue-t-il, cela lui évite de s'ennuyer.Abou Raffoul aime bien rire, il a le sens de l’humour et les petits enfants s’amusent souvent avec lui.Entre 1970 et 1975, je me souviens qu'Abou Raffoul a passé la seconde soirée de Pessah avec nous.Mon père, Rahmo Mizrahi l’avait engagé à la synagogue.Mais Abou Raffoul ne se contentait pas d’être bedeau.Il était un de ces «habérim» qui enterraient les morts et c’est avec coeur Yossef Salem, à l'extrême gauche avec Rahmo Mizrahi lors d’une barmitzva à Beyrouth.qu’il s’adonnait à cette tâche, considérée, dans le judaïsme, comme l’expression la plus pure de l’amour gratuit : les morts ne rendent pas le service qui leur est fait.Ainsi vit Yossef Salem, utile et aimé de tous quand en avril 1975, la guerre civile éclate au Liban.Jusqu’en octobre, le quartier juif continue pourtant à vivre dans le calme.Depuis toujours, il est protégé par les Phalangistes chrétiens.Mais en cet automen, les Kurdes musulmans installés parmi les familles juives prennent les armes.Ils disent qu'avec les Phalangistes, ils protégeront ces rues mais vite, ils trahissent leur alliés chrétiens et leur font la guerre.En cederniervendredi d’octobre 1 975, la rue principale du «Wadi Abou Jermil» le quartier juif, est déserte.Les Phalangistes tiennent un trottoir, les Kurdes l’autre et les francs-tireurs chrétiens tirent surtout ce qui bouge, sur tous ceux qui osent traverser la chaussée, même les chats.Abou Raffoul, lui, s’est levé tôt, à son habitude.Il est vieux et il n'entend pas très bien.Alors, il se rend tranquillement à la boulangerie pour acheter son pain.Mais pour cela, il faut traverser la rue investie.C’est ainsi que Yossef Salem, dit Abou Raffoul, est devenu le premier martyr juif d’une guerre qui ne le concernait pas.Toute la journée, son corps reste au milieu de la rue.Des Kurdes cherchent à le retirer et trois d’entre eux tomberont à côté de lui.Confusion générale.Des Kurdes veulent alors venger les leurs et s’en prennent aux Juifs.Qu’ils aillent donc sous les balles chercher le corps d’Abou Raffoul ! Les premiers trois Juifs rencontrés feront l’affaire et parmi eux, il y avait un jeune homme nommé Joseph El Man et mon oncle, Isaac Fayena, marié et père de quatre enfants.Le fusil dans le dos, les Kurdes les obligent à traverser le quartier juif, sous le regard de leurs femmes et de leurs enfants qui pleurent et supplient et à marcher jusqu’à la rue où git Abou Raffoul.C’est à ce moment que se produit le miracle : une jeune femme a pu téléphoner à des amis qui habitent à proximité du poste phalangiste, leur raconter ce qui est en train de se passer.Les francs-tireurs chrétiens saventà présentque ce sonttrois hommes juifs qui vont chercher à relever le corps qui git au milieu d’une rue assiégée.Alors, il n’y aura pas un coup de feu de tiré.Stupéfaits, les Kurdes verront les trois Juifs s’emparer du corps d’Abou Raffoul et le placer dans une ambulance.Dans «Wadi Abou Jémil», on dira qu’Abou Raffoul n’a pas voulu que ses amis soient tués à cause de lui et surtout pas Issac Fayena, qui chaque vendredi soir, l’invitait à faire le kiddouch et à dîner.Et que Abou Raffoul, depuis le ciel où il se trouvait assurément, était intervenu en sa faveur.Mais ce vendredi soir là, nous avons fui vers la montagne et c'est là que Raffoul fils d’Abou Raffoul estvenu nousvoirpourque nous lui racontions comment était mort son père.Nous avons fui et pendant ce temps, le corps d’Abou Raffoul qui prenait tant de soin des morts a été placé à la morgue en attendant que la situation se calme.Ensuite, je crains bien que sans même un minyan pour le kaddish, c’est à la sauvette qu’il a été enterré.Mais dans les mémoires, Yossef Salem dit Abou Rafoul restera en héros juif.Aujourd’hui, au musée de cire à Tel-Aviv, on peut le voir figé pour l’éternité auprès de Yossef Trumpeldor et de ses camarades.Charles MIZRAHI THE SEPHARDIC ADATH ISRAEL CONGREGATION : The Sephardic Adath Israël Congregation has two branches, in Outremont and Hampstead, as does the congregation generally.In Outremont, Mr.Solomon Azoulay serves as organizer and manager.Mr.Remy Benoualid has recently been elected President.Mazel Tov.In Hampstead, the energetic and able Mr.Armand Moyal has sparked Sephardic participation.Special Sephardic services are held on the High Holidays and at occasional times throughout the year.At other times, the regular services are greatly enhanced by the participation of our Sephardim.The two Adath Israël Sephardic congregations provide a welcome variety to our shul.LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1 983 • 15 6 • LA VOIXSEPHARADE.mai-juin 1983 FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE Élection des Grands Rabbins d’Israël ARTICLE PARU dans le Journal «L’ACTION» de TUNIS Numéro 1762 du 23 AOÛT 1968 La campagne électorale en vue de choisir les deux nouveaux grands rabbins d’Israël (1 Ashkénaze, 1 Sépharade) n’a rien fait pour rehausser le prestige de cette haute fonction.Le Grand Rabbin Ashkénaze, Chlomo Goren, et le Grand Rabbin Ovadia Yossef, ont échoué dans leurs efforts pour reporter d’un an la date de ces élections.Un amendement à la loi d’élection du Grand Rabbinat, passé en 1980, stipulait que la durée du mandat serait de dix ans au lieu de cinq, mais interdisait aux rabbins sortant de poser de nouveau leurcandida-ture.La campagne menée par les deux rabbins en vue de changer cet amendement, a porté les milieux intéressés à penser qu’il est grand temps de modifier les fondements de cette vénérable institution qui ne découle d’aucune recommandation CANADIAN FRIENDS OF THE H Montreal’s Rakel Elbilia had been to Israël twice before on trips organized by the city’s Sephardi community, but she decided to go back this yearforthe Hebrew University of Jerusalem’s one year programme for overseas students to gain an in-depth understanding of the problems in the Middle East.Besides her courses in political science and religious studies at the university, which give an academic background to her search for answers, Rakel has spent time talking to Israelis and Arabs on an informal level.«I believe we can break the historical barrier of the conflict, but the will to do so must exist on both sides,» she says.«I am certain that a lot of the tension in the Arab-Israeli conflict has to do with religious beliefs.After all, the claim on this land was rooted in those beliefs.» précise de la Halakha et qui a été introduite en Eretz Israël par le Mandat Britannique, lui-même héritier de l’administration Ottomane (Turque).Une des réformes suggérées est de mettre fin à la séparation Ashkénaze-Séphara-de en élisant un seul Grand Rabbin qui symboliserait l’unité du peuple juif.Un autre changement, de grande portée, serait la séparation complète de la fonction de Grand Rabbin (chef du Conseil du Rabbinat) qui est purement représentative, de celle de Président de la Cour Suprême du Rabbinat qui est une fonction juridique.Les partisans de ces projets n’ont pas réussi à les faire adoptercette fois-ci, mais on est en droit de s’attendre à ce que les prochaines élections soient menées sur des bases différentes.WEW UNIVERSITY Rakel, who plans to enter McGill University in the fall, has been able to see a lot of Israël, from Masada in the south to the Good Fence with Lebanon in the north.She admits that the war in Lebanon gave her a few hesitations about studying in Jerusalem this year, but adds, «If there is a tension regarding Israël, and there is a rise in antisemitism, the best place to be is Israël.» Rakel, daughter of Anna and Albert Elbilia, says her time in Israël has given her a new perspective on the country’s image in the media.«You have to read between the lines to discover what is true and what is not,» she says.«People shouldn’t judge the situation on the basis of misconceptions about Israël or on the basis of antagonistic feelings toward the country.I can feel the struggle for peace among the people.» À L’UNION NATIONALE DES AVEUGLES DE SOUSSE UN GESTE GÉNÉREUX Une délégation de la section de Sousse de l’UNAT (Union Nationale des Aveugles de Tunisie) s’est rendue récemment au cimetière israélite pours’incliner respectueusement devant la tombe de Madame FOR-TUNEE COHEN Veuve ICHOUA GHOUILA-HOURI, en témoignage de reconnaissance à cette regrettée femme de bien.Les habitants de SOUSSE sans distinction n’ont pas oublié l’émotion soulevée à l’occasion de sa récente disparition, tous connaissaient son coeur charitable et sa discrète générosité.Aucune difficulté, aucun obstacle ne la rebutait lorsqu’il s’agissait de soulager une misère, de faire pénétrer un rayon de soleil dans le coeur lourd d’une déshérité.Elle était la bonne fée des pauvres et des infirmes et ne ménageait ni sa peine si son temps pour secourir les malheureux en toutes circonstances.Elle fut la fondatrice de l’Oeuvre des Tabliers, puis de l’Oeuvre de nourriture.É Ile fit édifier en plein centre de la ville, une école primaire mixte dont elle fit DON à L’ALLIANCE ISRAÉLITE UNIVERSELLE.Sur le fronton de cet Établissement, le passant peut lire, sous la patine du temps le nom gravé dans la pierre de la donatrice.Et si, par hasard il passe aujourd’hui angle Rue du Caire et Rue Pierre-Curie, il verra un beau foyerdel’UN ION NATIONALE DES AVEUGLES DE TUNISIE.C’est à elle aussi que l’UNAT (Union Nationale des Aveugles deTunisie) le doit.En 1965 quelques temps avant sa mort, elle avait exprimé ledésirqueson immeubledevintla Maison des Aveugles.C’est maintenant chose faite et tous les aveugles du Sahel vous disent par-delà votre tombe: Madame «MERCI DE TOUT COEUR D’AVOIR RÉPANDU UN PEU DE LUMIÈRE DE VOTRE ÂME DANS NOS YEUX EN NOUS OFFRANTSI GÉNÉREUSEMENT LA MAISON QUE VOUS AVEZ VOULU QU’ELLE SOIT NOTRE.CE GESTE VOUS HONORE ET NOUS RÉCONFORTE.ENCORE, MILLE FOIS MERCI».La section de SOUSSE de l’UNAT y ajoute une simple prière à DIEU «QU'UNE SI BELLE AME VIVE DANS L’ÉTERNELLE FÉLICITE».NOMINATIONS Nous avons le plaisir d’annoncer la nomination de M.Marcel ELBAZ au poste de Directeur Exécutif de la Fédération Sé-phardie Canadienne, et celle de M.David ABISROR au poste de Directeur de l’Immigration et de la Jeunesse.Toutes nos félicitations. La Société Canadienne Tcchnien CANADA NUCLEAR ENGINEERING INSTITUTE TECHNION-ISRAEL INSTITUTE OF TECHNOLOGY v.0#S\ f « m MLx' &tx Jm&m TECHNION - L’Institut de Technologie israélien-a été fondé peu avant la première guerre mondiale et commença ses premiers cours en 1924/25.C’est la plus vieille université d’Israël.En 1952 le premier ministre David Ben-Gourion choisit le site du présent «campus».Ce site est perché sur le versant d’une colline couverte de pins du Mont Carmel de Haifa de 120 hectares.Technion compte 8000 étudiants et 1500 enseignants, comprend plus de 60 bâtiments où sont logées plus de 20 facultés et départements.Prèsde l’universitéTech-nion se trouvent sur le «campus» un certain nombre de centres de recherches industrielles, une école secondaire technique et une école nationale pour techniciens adultes.L’école de médecine du Technion est situé près de l’hôpital RAMBAM de Haifa.On peut apercevoir le Technion de tous les points de Haifa, mais son influence est ressentie PARTOUT en Israël.C’est la seule université qui se consacre entièrement à la science et à la technologie, à la recherche et au développement et forme 75% des ingénieurs et la plupart de ses scientifiques.Le Technion joue un rôle proéminent dans sa tâche de pourvoyer les industries et la haute technologie d’Israël avec les hommes de science les plus qualifiés pour sa poursuite vers l’indépendance économique.C’est le centre principal du pays pour recherches appliquées, aussi bien pourles intérêts internes, que pour des gouvernements étrangers.Des contributions marquantes ont été faites dans des domaines tels que dessalination des eaux, énergie solaire, haute technologie, électronique, sciences aéro-spatiales, bio-médecine et encore plusieurs autres.La Société canadienne Technion a toujours préconisé l’excellence en sciences et technologie dans le progrès du Technion.Dès le début il était évident que révolution de l’université nécessitait plutôt le développement des capacités scientifiques, que de celles des ressources naturelles, en vue d’indépendance économique.La Société canadienne a pris l’initiative et a eu la prévoyance de pourvoir les étudiants du Technion et ses enseignants avec les moyens et l’environnement nécessaires pour la poursuite de leurs valeureux buts.Au fil des années, un nombre impressionnant de bâtiments et de projets ont été réalisés sous la responsabilité de la Société canadienne Technion : le bâtiment canadien de chimie, le dortoir canadien pour étudiants (D.Lou Harris), le Centre (Lady Davis) pour ingénieurs aéronautiques et mécaniciens, l’Institut canadien pour ingénieurs en sciences nucléaires et le Centre pour le corps professoral, un nouveau projet canadien, sous la responsabilité de toutes les branches de la Société.D’autres projets majeurs créés sous la responsabilité des Canadiens sont : au nom de (Fancia et Isin Ivanir) le laboratoire pour moulages en fonte et soudure, le laboratoire de souf- flage (du verre) (Faige et Rubin Zimmerman), le tunnel aérodynamique pour l’étude de l’environnement (D.Lipson), le Centre d’études finales pour étudiants à l’en-trainement aux ordinateurs (Calgary-Ed-monton) et le laboratoire aux ordinateurs pour ingénieurs en électricité (Beverly et Arthur Mendel).L’Institut canadien d’études nucléaires a reçu des dons de bien d’autres personnes et organisations pour ses laboratoires.En outre, un nombre croissant de chaires professorales, bourses d’études pour étudiants et pour gradués ne cessent d’être données; tout a pour but d’offrir de meilleures conditions de travail pour les étudiants du Technion et son corps professoral.En ce qui concerne ce dernier, le Centre de facultés mentionné plus haut est la dernière construction dans le plan initial de base du vaste «campus» du Technion, qui n’est pas encore bâtie.Les membres canadiens se sont engagés de construire ce «Centre» maintenant la noble tradition établie: d’offrir les meilleures conditions dans lesquelles doit se développer le Technion, vu le rôle important qui lui est attribué de jouer.Tenant compte de la communauté juive relativement petite que la Société canadienne Technion représente, sa présence bien vivante sur le «campus» du Technion est une source d’orgueil pour tous ses membres.LES CHARMAND SE FERONT UN PLAISIR D'ANIMER VOS SOIRÉES DEMANDEZ ARMAND JOURNÉE : 735-5565 SOIRÉE : 486-4561 LA SEULE, L’UNIQUE, L’AUTHENTIQUE DISCOTHÈQUE MOBILE ÉTABLIE DEPUIS 12 ANS PLUS QUE JAMAIS PRÉSENTÉ ET EN ACTION im CHARMANT; IMS mÊÊÈÊÊÊÊÉÈÈê LAVOIXSÉPHARADE, mai-juin 1983 • 17 QUINZAINE DE LA CULTURE JUIVE organisée par le Centre Hillel • V' 14 Mars 1983.Montréal sourie, étire d’aise ses rues ensoleillées, savourant la douceur de beaux jours inespérés.En quoi ce Lundi est-il différent de.?Un avant goût de printemps, bien sûr, mais aussi l’ouverture de la troisième «Quinzaine de la Culture Juive» organisée par le Centre Hillel à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal.Sous la présidence d’honneur de Madame Esther Bénaim-Ouaknine, directrice du programme d’Études Juives de l’Université de Montréal, les étudiants juifs du Centre Hillel convient chaque année par cette manifestation, la communauté universitaire à cette culture, la nôtre, encore trop méconnue.Exposition, films, conférences, débat, spectacle de musique et danses, théâtre, multiples voies pour dire une histoire, une identité, une culture; pour se dire.Rebroussant le passé pour mieux lire le présent, l’Exposition, cette année, au Musée d’Anthropologie de l’Université de Montréal, racontait «le mouvement ouvrier juif en Europe : le Bund», appuyé en cela par le film «Image before my eyes», témoignage émouvant dans sa sobriété, d’une richesse culturelle aujourd’hui disparue.Car parcourir l’histoire tragique de ce merveilleux rêve égalitaire, qu’est-ce d’autre en effet que de donner à comprendre la nécessité, la légitimité de cet État Juif, Israël, si contesté aujourd’hui ?.Le film «Mr.Klein» de J.Losey interpelait différemment le spectateur en mettant en scène cet homme (ce miroir) qui échouant dans sa tentative de prouverqu’il n’est pas juif, est contraint d’éprouvercette difficulté d’être juif.Être juif!.Pour l’Ensemble de danses traditionnelles juives du Centre Communautaire, «Harimon».dirigé par le chorégraphe Maurice Perez, être juif, c’est retrouver, incantations et célébrations mêlées, ces rythmes ancestraux où s’inscrivent, dans un geste, dans un pas, la foi hassidique, la mémoire yéménite.l’âme d’un peuple.Etre juif !.Pour «Kinor», l’ensemble vocal du Centre Communautaire Juif, sous la direction de Dave Dadoun, c’est «chanter le monde» en maintes langues, abolir les frontières en célébrant l’Autre dans sa différence, soi-même dans sa foi, et renouer ainsi, par le chant, avec ce paradis perdu : l’harmonie.Il est bien dommage que ces acharnés de l’antisionisme au parfum d’antisémitisme, qui perpétuent le discours de la haîne, et manifestaient à l’Université du Québec à Montréal, pour saboter ce concert, n’aient pas voulu comprendre la main tendue.La fantaisie théâtrale «Cher docteur.» et mise en scène par Michel Afriat, et jouée par les étudiants du Centre Hillel, témoignait, quant à elle, à travers une intrigue débridée (mais peut-on brider quoi que ce soit?.) de la puissance salvatrice de l’humour.juif.assurément, sire Assuérus !.Mais l’événement majeur de la «Quinzaine de la Culture Juive» 1983 fut sans conteste, la présence d’Alain Finkielkraut, ce jeune écrivain-philosophe juif français, auteur essentiellement de : «Le Juif imaginaire» (Seuil), «L’avenir d’une négation» (Seuil), et «La réprobation d’Israël» (De-noel).Sa réputation l’avait précédé ici, mais la magie de la rencontre a fait découvrir au public l’homme que sa finesse d’analyse et sa haute exigence intellectuelle placent aux tout premiers rangs des intellectuels juifs d’aujourd’hui.Alain Finkielkrault a su donnera méditer aux inconditionnels comme aux sceptiques dans ses trois conférences dont nous rendrons compte de façon plus détaillée dans un prochain numéro : 1/ «Réflexion sur la question du génocide», 2/ «Israël est-il un pays occidental ?» et 3/ «Introduction à un philosophe juif: Emmanuel Lévinas ou la question du visage».6 semaines de rêve et de soleil tout en explorant son passé et son présent.Le circuit : Tiberiade, Safed, Haifa, Acco, Jérusalem, Hebron, Tel-Aviv, Eilat, Massada.etc., et une semaine en famille.Le groupe : Jeunes étudiants de 20 à 25 ans.Le prix : $1 600.00, tout inclus.Transport, hébergement, nourriture, visites.Interrogeant la négation du génocide comme révélatrice de cette banalisation du mal dont les mécanismes s’enracinent dans l’histoire idéologique même de l’Occident; questionnant la relation Israël-Oc-.cident à la lumière des récents événements au Liban et de l’attitude occidentale; il invitait à la vigilance d’un discours qui, trop souvent, sert les propagandes plutôt que la vérité, ne visant finalement que le déni de l’Autre.Et terminant sur la philosophie d’Emmanuel Lévinas, ce «maître à penser» dont le génie se nourrit aux sources même de la pensée juive, Alain Finkielkrault précisait : Cet Autre, c’est ce Visage dont la rencontre («l’épiphanie») résume dans son mystère, notre relation à Dieu; ce Visage dont la fragilité même, interdit toute pensée totalitaire.Une ethnique en guise de conclusion; un point d’orgue à l’infini prolongement !.Merci Monsieur Finkielkrault ! ! La Quinzaine de la Culture Juive se clôturait finalement le 24 Mars 1983 sur un «ici et maintenant» articulé autour du film-document qui n’en finit pas d’agacer nos blessures communautaires: «20 ans après.» de Jacques Bensimon.Le débat qui suivit, animé par le réalisateur lui-même, rappelait que 6 ans après ce film, les questions qu’il soulève sont toujours d’actualité : Commentàl’heuredu 25ème anniversaire de l’arrivée des juifs du Maroc à Montréal, la Communauté Sé-pharade vit-elle sa maturité?Comment entre le délire qui l’a maintes fois secouée et l’indifférence qui la menace de l’intérieur, se modulera une identité atomisée ?.Alain FINKIELKRAULT La date : Du 14 juillet au 16 août (possibilité de billet ouvert).Pour tous renseignements : Centre Hillel - 738-2655 Sidney E.- 489-0538 David N.-739-3819 P S : Une séance d’information aura lieu le lundi 30 Mai 1983 à 19 hres 30 avec diaporama au Centre Hillel : 5186 Côte des Neiges, suite 2.Circuit découverte en Israël organisé par le Centre Hillel 18 • LA VOIX SEPHARADE, mai-juin 1983 ï I I CENTRE HILLEL L’EXPOSITION SUR LE BUND Gilles MEDAM i L'exposition organisée cette année au musée d’anthropologie de l’Université de Montréal, dans le cadre de la Quinzaine de la Culture Juive, portrait sur le mouvement ouvrier juif de Lithuanie, de Russie et de Pologne : le Bund.Profanes de l’histoire politique et sociale juive du siècle dernier en Europe Centrale, nous ne connaissons guère que le mouvement sioniste.Pourtant, très minoritaires à ses débuts, l’option sioniste (à laquelle l’histoire donnera raison) ne fut qu’une réponse parmi d’autres à la question juive; réponse qui se voulait à la fois idéale et pratique à un problème urgent de sécurité.D’autres «thérapies» alors avaient la même ambition : celle de libérer les communautés juives victimes de l’oppression.Le but de l’exposition était de nous faire découvrir une autre alternative à la question juive : celle du mouvement bundiste.Alors que les Sionistes rêvaient de regrouper les enfants d’Israël dans leur patrie biblique, les bundistes (qui, aujourd’hui, font figure de héros idéalistes et utopistes), se refusaient violemment à l’idée d’en finir avec la diaspora: c’est la révolution qu’ils Super Gala C’est un Un local, des étudiants, une directrice, un budget, et de bonnes idées, voici en vrac les 5 éléments de base nécessaires à la création d’un centre culturel.Depuis dix ans, le Centre Hillel vit et donne naissance à des activités, à des rencontres, à des amitiés durables.Mais tout cela se fait au sein d’un petit local surCôte-des-Neiges, et ce n’est pas suffisant.Les membres du Centre Hillel désirent évoluerdans un environnement plus approprié; ils ont besoin d’une maison.À cet effet, 1 6 étudiants, sous la direction de Monique Robic, ont pensé à créer une troupe de danse qui, pour la première fois, prouvera que quelque chose peut être fait afin de contribuer au budget existant pour l’achat de la nouvelle maison Hillel.prônaient, par l’émigration, une révolution décentralisée qui consoliderait l’originalité ethnique des peuples au lieu de la réduire.C’est surtout par polémiques successives avec les sionistes que la doctrine du Bund s’édifia.Par cette version juive du socialisme, le Bund entendait lutteren même temps pour l’émancipation ouvrière et pour l’accès des Juifs à l’autonomie culturelle et nationale.Essentiellement constituée de documents photographiques, de textes et de témoignages, l’exposition présentait une rétrospective chronologique de ce mouvement des Juifs de l’Europe Centrale de 1850 jusqu’à la création de l’État d’Israël.Elle nous permettait de réaliser quelle était la condition juive en Europe Centrale à la fin du 19ème siècle, nous décrivant et nous familiarisant avec les grandes idées et les grandes actions du Bund.Elle nous per-mettaitenfin de connaître quelques grands noms de militants et de militantes du socialisme juif.Nous apprenions enfin que, très puissante pendant l’entre-deux-guerres, l’organisation bundiste fut anéantie par le génocide Hilté-rien.L’exposition se clôturera par ce texte et ce témoignage que je cite: «En 1948, ils étaient bien rares les survivants bundistes de la catastrophe qui songeaient encore à contester le sionisme».Le témoignage d’un ex-militant disait : «Si au lieu d’argumenter contre le sionisme pendant l’entre-deux-guerres, j’avais pressé les Juifs Européens de partir pour la Palestine, j'aurais peut-être contribué à sauver des vies qui se sont éteintes dans les chambres a gaz d’Hitler.» Le très beau him de Josh Walechsky, complétait l’exposition en faisant revivre à partir de documents authentiques et d’extraits de films de l’entre-deux guerres, les communautés juives d’Europe de l’Est, et en particulier celle de Pologne.Des tableaux de la vie quotidienne, des entrevues avec des témoins de l’époque et un commentaire sobre retraçaient très clairement les mouvements sociaux, intellectuels et politiques, témoignant d’une richesse et d’un foisonnement culturels dont le spectateur ne peut que déplorer la perte.premier pas.Depuis longtemps déjà, Monique chérissait un rêve : celui de former une troupe de danse afin de monterun spectacle.Grâce à son entêtement et à ses expériences précédentes, elleasu nous communiquer son envie, son besoin de danser; «deux jambes, deuxbras, et un peu de rythme, c’esttoutce dont vous avez besoin I», nous disait-elle.Il faut croire qu’elle a su être convaincante, car après un mois de : «je ne sais pas», «je n’y arrive pas», «je crois que.», un groupe définitif et sûr s’est formé.Nous n’étions plus un certain nombre d’étudiants qui voulaient danser, mais une TROUPE de danse avec un but.Pendant quatre mois nous avons travaillé d’arrache-pied.Au début de chacune des répétitions, Monique nous montrait sa nouvelle création.Une «petite chorégraphie facile» (selon elle), qui nous occupait pendant deux semaines.Et, oui nous venions d’en assimiler une, nos courbatures commençaient tout juste à s’effacer qu’il nous fallait recommencer de nouveau.Apprendre à marcher c’est facile, mais marcher droit c’est une autre paire de manches.Alors assez imaginer 16 personnes essayant de faire le même pas et au même rythme par-dessus le marché! C’était un défi.Un défi parce que nous n’avions pas d’échéance précise, pas de salles adéquates pour répéter, sans parler d’un système de son inexistant, et surtout aucune aide extérieure.Pourtant au fil des jours, alors que nous nous convainquions de notre réussite, notre enthousiasme a déteint sur les organismes de notre entourage qui ont bien voulu nous prêter main forte.C’est alors que tout un système s’est déclenché et qu’après un mois nous avions enfin un endroit où répéter (l’auditorium de l’hôpital juif) et qu’une oreille attentive nous était prêtée.Le 5 mars, nous en avons rêvé, parlé, soupé, bref nous ne vivions que pour cette date.Tout était enfin décidé, le succès du spectacle ne dépendait que de nous.Mais il fallait voir à tout : la vente des billets, les décors, les costumes, la régie, etc.Heureusement que des gens comme A.Kessous, L.Méchaly, A.Cohen, S.Dadoun, se sont occupés des problèmes techniques.À tout ça viennent s’ajouter la tension, la fatigue, le trac, et le découragement.Jusqu’au 5 mars les sceptiques doutaient encore; l’angoisse s’emparait de tout le monde.Et le grand jour est arrivé: Coiffeurs, maquilleurs, habilleurs, régisseurs, thérapeutes (Pierre Lasry), petits problèmes techniques, (oh ! mes bas.), et surtout notre «décorateur», bref toute l’euphorie des coulisses.Les rideaux s’ouvrent, il n’y a plus rien à faire, que la danse soit ! Avec un peu de recul, on se rend compte que sans l’aide de Pierre Lasry, de Maurice Elmaleh, et du public ce spectacle n’aurait jamais été ce qu’il a été.Nous en sommes très fiers ettenons à remerciertous ceuxqui nous ont aidé de près ou de loin et voulons préciser que nous gardons l’espoir que dans un futur rapproché un autre défi semblable sera relevé, carc’est la meilleure des expériences, le plus beau des coups d’envoi pour la maison du Centre Hillel.Laurence Dajan LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1 983 • 19 ¦ il Serge Bancel PARIS Avec les Compliments de CHARLES DAVID par/by Chaussures 5768 Ave.Royalmount Montréal, Qué., H4P 1 K5 (514) 737-1173 Inc L LAVOIXSÉPHARADE, mai-juin 1983 • 21 CENTRE HILLEL Cher docteur Etudiantes et étudiants sépharades diplômés cette année.Gilles Medam Eva Hazan David Nezry Eliezer Wizman Robert Bouskila Joelle Kessous Daniel Knafo Lison Asséraf Vicky Eljarrat Bac.Es.Sciences; majeur anthropologie; mineur économie (U.D.M.) maîtrise en traduction (U.D.M.) Bachelor of electrical engineering (Concordia) Bac.spécialisé en mathématique (U.D.M.) Bac.spécialisé en mathématique (U.D.M.) majeur en linguistique (U.D.M.) Bac.en commerce international (H.E.C.) Bac.en droit civil (U.D.M.) Bac.en enseignement préscolaire et élémentaire Claude Diwan Parviz Ahoubime Eric Cohen Sam Serfaty (U.D.M.) Bac.en économie (H.E.C.) Ingénieur en électronique (Univ.polytechnique, U.D.M.) maîtrise en science (U.D.M.) M.D.(médecine) U.D.M.Véronique Chocron Bac.en art et science (Concordia) Kelly Edery Bac.en mathématique (U.D.M.) Moise Lévy Bac.SDécialisé en informatique (U.D.M.) Marie Claire Trojman maîtrise en Histoire Et Tan passé Georges Amar Hélène Wazana Alain Cohen Régine Eljarrat Esther Chétrit Bac.spécialisé en mathématique (U.D.M.) Bac.en traduction; littérature française (CONCORDIA) Bac.en finance (H.E.C.) Bac.en traduction (CONCORDIA) Bac.en comptabilité (H.E.C.) «Dialogue-Jeunesse» Communautés juives Montréal/Paris pièce écrite et mise en scène par Michel Afriat, directeur du Théâtre Sépharade de Montréal (C.C.J.) - jouée par les étudiants du Centre Hillel : Léon Assayag,Elysée Attia, Jacques Bendahan, Lionel Bentolina, Patricia Ben-tolina, Elysée Hazan, Henri Lallouz et Michele Saada.- Présentée dans le cadre de la Quinzaine de la Culture Juive 1983, le 21 Mars au Centre d’Essai de l’Université de Montréal.Imaginez le docteur Faust (oui! Le fameux !.) retrouvant sa jeunesse comme le veut la légende grâce à la coopération diabolique de.Satan, évidemment.Mais projeté, à la recherche de la belle Marguerite, à la cour du roi Assuérus, à Babylone.Là, celle qu’il prend pour Marguerite n’est autre que la jeune reine Esther, et Haman complotant contre le roi (et les juifs) a un double qu’il ignore: Satan soi-même.Voici le prétexte de la pièce écrite et mise en scène avec brio par Michel Afriat pour la Quinzaine de la Culture Juive.«Cher docteur» fut pour le public de l’Université, l’occasion d’une détente extrêmement agréable.Volontairement traitée sur un mode léger la pièce a su éveiller le rire et la sympathie.Autant les trouvailles de mise en scène, la langue, les multiples rebondissements de l’action que le jeu parfois désarmant et si attanchant (par excès de conviction) des comédiens amateurs ont conquis la salle.Bien des éloges seraient à porter au crédit decesjeunes, qui pendantcinq mois, n’ont pas compté leur temps en répétitions et préparation, mais l’espace manque.Il est cependant impossible de passer sous silence la performance de Jacques Bendahan, campant un roi Assuérus plein de bonhommie et de rondeur, avec une aisance remarquable.Ce stage se veut l’occasion pour des étudiant-e-s, des jeunes travailleurs et travailleuses de la communauté juive montréalaise de découvrir le milieu de vie de la communauté juive parisienne.Dans le cadre de leur stage, les partici-pant-e-s visiteront la région de Paris-Ile de France, rencontrerontdes personnalités de la communauté juive française et auront l’occasion de se familiariser avec les institutions de cette communauté(Fonds social juif unifié, le Centre Rachi, le Conseil représentatif des institutions juives, etc.).Les membres du groupe pourront éventuellement passer quelques jours à Grenoble et à Lyon et ils/elles seront aussi invité-e-s à passer le sabbat dans des familles françaises.Pour leur part, les stagiaires français-es séjourneront au Québec du 1 8 septembre au 1 0 octobre 1 983.Ce projet est parrainé par le Centre Hillel de Montréal.Sont admissibles : Les personnes travaillant soit comme permanent-e-s ou bénévoles au sein d’organismes communautaires juifs, les jeunes travailleurs et travailleuses, les étudiant-e-s associé-e-s à la communauté juive montréalaise.Les candidats et candidates devront obligatoirement être âgé-e-s de 1 8 à 35 ans.Une priorité sera accordée aux 18-25 ans.Nombre ; 21 personnes Date limite de réception des dossiers de candidature à l’O.F.Q.J.: 20 mai Réunion préparatoire : 5 juin Date de séjour en France : 21 juin au 13 juillet 1983 Coût : 650$ Renseignements supplémentaires à l’O.F.Q.J.: Gilles Rioux, tél.: 873-4255 au Centre Hillel : Suzanne Dadoun, tél.: 738-2655 22 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 MÉDECINE FAMILIALE FAMILY MEDICINE WISSE, SHILLER & JULIEN Notaires et conseilers Juridiques DR.VICTOR ABIKHZER M.A.M.D.L.M.C.C 4950 Queen Mary Road Suite 230 Montréal, H3W 1X3 737-3844 SUR RENDEZ-VOUS BY APPOINTMENT 733-9 192 SUITE 245 6000 CÔTE DES NEIGES RD.MONTRÉAL H3S 1Z8 TEL.739-1662 CLINIQUE DENTAIRE Dr.Alain AZUELOS, d.m.d Dr.Daniel BUCHBINDER, d.m.d Dr.Daniel AZUELOS, d.m.d Dr.Claude COHEN, d.m.d Dr Charles Chocron, m.d.l.m.c.c.MÉDECINE GÉNÉRALE 5845 CÔTE-DES-NEIGES SUR rendez-vous SUITE 350, MONTRÉAL, QUÉ.H3S IZ4 Pelletier, Poirier, Kimmel & Fillion, notaires Suite 600 244, rue St-Jacques Montréal H2Y 1L9 Tél.: 282-1287 Me A.EARL KIMMEL, notaire 6164 Côte St-Luc Bd.484-0665 - 484-0669 Ouvert de 9h00 à 21h00 19&ma/ic/ AVOCAT - LAWYER Bureau de soir 5569 Av.Randall, Côte Saint-Luc sur rendez-vous seulement Tèl.: 484-8941 lOlO RUE STE-CATHERINE O.SUITE 905 MONTRÉAL.QUÉ.H3B 3R7 TÉL.: 866-3086 DAHAN & ILLOUZ, C.A.COMPTABLES AGRÉÉS - CHARTERED ACCOUNTANTS QUEBEC DANIEL MEYER OUAKNINE Tél.: 738-4990 RAPHAËL DAHAN.C.A RAYMOND ILLOUZ.B.A A.C A 6767 Côte des Neiges, Suite 510 Montréal, P.Q.H3S 2T6 NOTAIRE 844-2563 Suite 305 Édifice Drummond 1117, rue Ste-Catherine ouest Montréal H3B 1H9 BOISJOLI, COURTOIS, SABBAH, SAB BAG, Z1R1, MALKA.L ALBERT BOISJOLI.B A , C.A PIERRE COURTOIS.B SC COM.CA MAURICE SABBAH, CA COMPTABLES AGRÉÉS MICHEL SABBAG.CA JOSEPH ZIRI.M COM .CA ÉMILE H MALKA.B SC COM C A 1440.RUE STE-CATHERINE OUEST BUREAU 525 MONTRÉAL CANADA H3G 1R8 TEL (514)861-5881 LAVOIXSÉPHARADE, mai-juin 1983 • 23 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF DÉPARTEMENT CULTUREL MINI-FESTIVAL SÉPHARADE Dans le cadre du mini-festival Sépharade organisé par le centre communautaire juif, le Théâtre Sépharade de Montréal, fidèle à sa vocation d’exprimer la réalité culturelle de la Communauté Sépharade et, plus globalement, de l’identité juive, présente : «Pour la gloire», un drame audio-visuel écrit et réalisé par Michel Afriat directeur du T.S.M.Le T.S.M.se définit comme une «troupe expérimentale, un laboratoire de recherche multidisciplinaire, un outil d’expérimentation pour la jeunesse, privilégiant les nouveaux média de communication.Un médium de prestige et de représentation de notre propre dynamique culturelle à l’intention de la communauté québécoise, canadienne et internationale.» Théâtre Sépharade de Montréal «Pour la gloire» Aperçu de la pièce présenté par Michel Afriat : À notre époque où l’attrait, et par là même le danger de l’assimilation guette la génération montante, il est bon de se souvenir que si nous avons gardé jusqu’à aujourd’hui notre foi et notre culture tout à fait intactes, c’est grâce à la force et au mérite de nos ancêtres qui n’ont pas hésité au moment de l’épreuve.Nos sages nous enseignent que celui qui s’adonne au culte d’un dieu étranger, n’a pas droit au OLAM HABA - le monde futur - .Celui qui préfère la mort pour la sanctification du nom de l’Éternel - LE-MA’AN HACHEM-, celui-là est bienheureux dans le monde futur.Les exemples ne manquent malheureusement pas dans notre histoire : -À l’époque du premier exil, à Babylone, sous le règne de Sennacherib, ils ont été MICHEL BOUJENAH Je suis né en 1952 à Tunis.Je suis resté 11 ans au soleil, en pêchant et en étant parfaitement heureux.Et puis, un jour, pour des raisons qu’un enfant ne peut pas comprendre, et sans qu’on lui laisse la possibilité de choisir, on m’a dit: «Maintenant, on s’en va II!» Suite à cette séparation brutale avec ma terre natale, j’ai commencé à avoir le regard triste et a ne plus savoir très bien où j’habitais et comment je m’appelais : c’est peut-être pour ça que six ans plus tard, j’ai commencé à faire du théâtre pour exprimer combien ce monde est cruel ! ! ! Mais quand on a un accent comme moi c’est pas facile de faire une école : c’est pas facile de jouer «HAMLET».plusieurs milliers à préférer la mort au culte des idoles.- En 70 de la nouvelle ère, un millier d’hommes, de femmes et d’enfants, se sont donnés la mort à Massada pour échapper aux Romains.- Les bûchers de l’inquisition en Espagne sont tristement célèbres pour le nombre de martyrs fidèles à leur foi et à leur Dieu.- Au dix-huitième siècle, au Maroc, au Souk EL KHREMIS, une soixantaine de Juifs appartenant aux familles Amsellem, Afriat, Chriqui, Sebag, etc.n’avaient pas voulu abjurer leur foi.Ils sont tous allés au feu avec joie sous la conduite et l’exhortation du Rabbin Judah Ben Naftali qui leur disait: «Bienheureux, ô vous qui pouvez entrer dans la même immortalité que le martyr Rabbi Akiba et ses disciples.Ô frères, amis, sanctifiez-vous tous».Le thème de la mort LEMA’AN HACHEM - pour la sanctification du Nom, est donc mm Alors, j’ai fait du théâtre partout où l’on m’en a donné la possibilité, c’est-à-dire dans des écoles, des asiles, avec tous les gens qui avaient envie d'en faire.En fait, j’étais marginalisé parce que j’étais diffé- fréquent dans l’histoire de notre peuple.Il représente la marque profonde et tragique de notre fidélité.«L’oeil pleurant amèrement et le coeur débordant de joie» dit-on d’Abraham au moment du sacrifice d’Isaac.Car cette mort, acceptée joyeusement, nous rapproche de Celui vers qui tendent tous nos espoirs.La pièce dont le projet vous est présenté est construite autour de ce thème.Si elle s’inspire d’un événement historique comme - MASSADA -, elle n’en retient que le cadre.Le déroulement de l’action est une pure fiction, une imagination de l’auteur, mais qui peut tout à fait être vraisemblable.Elle se situera, quant à son écriture scénique, entre la tragédie grecque et l’opéra classique, cependant que des moyens audio-visuels tels que diaporama, seront intégrés dans le décor.Résumé : Une forteresse au milieu du désert.Quelques centaines d’hommes, de femmes et d’enfants s’y sont réfugiés pour échapper au massacre qui a anéanti la presque totalité de leurs frères.Ils sont assiégés par l’ennemi.Mais la vie reprend le dessus avec son cortège de joie et detristesse, degrandeur et de faiblesse, de fidélité et de trahison.Des espions, envoyés pour évaluer la situation dans le pays, annoncent mort et destruction, malheur et souffrance.Le conseil des anciens prend alors la décision fatale, la seule qui soit à leur honneur, la mort en hommes libres.Mais ils n’ont quitté que le monde d’ici-bas.Ils sont là-haut pour l’éternité, chantant joyeusement un cantique pour la gloire de l’Éternel.rent.J’ai donc appris mon métier sur le tas.Un jour, un ami d’enfance est venu me voir et m’a dit pourquoi tu ne parles jamais de toi, pourquoi tu ne racontes pas ce que tu ressens au fond de toi.Et à partir de ce moment-là, j’ai décidé d’assumer mon accent, ma culture et de les porter comme un étendard.C’est pourquoi, j’ai écrit: «ALBERT» «ALBERT», c’est l'histoire d’un enfant de 11 ans qui part de Tunisie et qui arrive en France.J’avais décidé de faire rire avec ce qui était vraisemblablement un des événements les plus douloureux de ma vie.Et maintenant, j’écris toujours à partir de ce que je ressens profondément.J’essaye d’être moi-même et c’est bien difficile de s'accepter! La morale de l’histoire est qu’il est bien difficile de se trouver, et quand on a réussi surtout ne plus se lâcher! ! ! Souvent, on me demande pourquoi je garde mon accent et je réponds : «Est-ce que tu aurais l’idée de demander à un noir d’être blanc ! ! /».24 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF DÉPARTEMENT CULTUREL MINI-FESTIVAL SÉPHARADE Du 22 Mai au 5 Juin 1983 Lundi 23 Mai : MICHEL BOUJENAH, monologuiste, dans son spectacle «ALBERT».À la salle Port-Royal de la Place des Arts.Une réalisation des productions Michel Gélinas, en collaboration avec le Département culturel du C.C.J.En lever de rideau, MAURICE ELMALEH dans «Canada terre de nos aïeux».Dimanche 22 Mai : GRAND GALA DU CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF.Dîner dansant, spectacle.En présence de l’honorable Gérald Godin, ministre des communautés culturelles et de l’immigration, (à l’Hôtel Queen Elizabeth).Jeudi 26 Mai : THÉÂTRE: Le T.S.M.présente «Pour ia gloire».Spectacle dramatique audio-visuel.Écrit et réalisé par Michel Afriat, directeur du T.S.M.Vendredi 27 & Samedi 28 Mai : CHABBATON, organisé par le département «Offices religieux».Samedi 28 Mai en soirée : THÉÂTRE: Reprise du T.S.M.«Pour la gloire».Dimanche 29 Mai (Après-midi) : CONCOURS JEUNES TALENTS : Organisé par le département «District».Jeudi 2 Juin : L’ENSEMBLE GERINELDO et ses ballades judéo-espagnoles.Invitée spéciale de Washington: Madame FLORY JAGODA, spécialiste du folklore judéo-espagnol des Balkans.Samedi 4 Juin : SOIRÉE GUINGUETTE: Lampions, accordéoniste, etc.organisée par le département «Jeunes Adultes».Dimanche 5 Juin : LA CHORALE KINOR, sous la direction de DAVE DADOUIN.NEHIM ZEMIROTH, une réalisation de DINAH SABBAH.TOUTES CES ACTIVITÉS, À L’EXCEPTION DU SPECTACLE DE MICHEL BOUJENAH, AURONT LIEU AU CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF- 5480 Avenue Westbury, MTL.Tél.: 735-5565 Un sépharade à la Place des Arts Le Département culturel et Michel Gélinas du Centre communautaire juif présente, dans le cadre de son mini-festival, Maurice Elmaleh en première partie de Michel Boujenah à la Salle Port-Royal de la Place des Arts le 23 mai à 20 h.00.Le titre du monologue : «Canada Terre de nos Aïeux».Une des caractéristiques fondamentales d’adaptation des groupes minoritaires se traduit par leur incapacité à définir leur identité autrement que par défaut: par défaut relativement à un groupe dominant dont «l’aura culturelle», prenant valeur de mythe et de justification colonisatrice, impose ses normes aux identités défaillantes, en perte d’authenticité.Dès lors, la valorisation ultime, devient l’identification optimale au modèle, sans égards aux racines; seule importe la force illusoire de cette montée de sève vers la lumière pressentie.Le retour aux sources, la recherche des racines, aussi nécessaires soient-ils, ne sont pas toujours évidents.L’intellect n’y suffit pas dans tous les cas.Le regard de l’innocence et de la tendresse, l’enfant ou le vieillard, aux deux pôles de l’existence, révèle à nouveau l’essentiel.Maurice ELMALEH est de ceux qui contribuent à restituer à la Communauté Sépharade, sa clairvoyance, par ce regard retrouvé, incarné dans son personnage, Chawil, sous les traits d’un vieillard fatigué : l’exil génère des héros à son image ! Chawil est un héros de diaspora, l’antihéros des héros fabuleux d’antan, demi-dieux de l’imaginaire collectif et gardiens d’un patrimoine qui n’avait pas besoin de se nommer.«Au Maroc, je ne connaissais pas le mot «sépharade», proclame ingénuement Chawil, lors de la première semaine sépharade à Montréal, quand l’affirmation de son identité passe par une démarche politique qu’il ne comprend pas, quand il devient nécessaire d’organiser un festival pour se réapproprier des bribes de passé, confusément greffées à une réalité de solitude et de neige.«Il neige à Tassemsit», en 1978, est une tentative de récupération culturelle, par le biais de l’humour et de la tendresse, mais plus encore, un outil de conscientisation communautaire, une revendication impérieuse et digne à une existence socioculturelle plus humaine et conforme aux critères traditionnels, enfin un appel à la vigilance quant au sort réservé aux vieillards.En 1980, «Le Messie est tout seul ce soir» évoque les problèmes inhérents à la condition de célibataire à Montréal, la difficulté des relations inter-individuelles et communautaires, un monologue intense sur le même mode humour-tendresse, avec pour leitmotiv, le thème de la solitude, traite en crescendo dramatique, éclatant finalement comme un cri de détresse, dans un désarroi à la limite du schizophrénique.Ces personnages typiques, attachants et dramatiques que nous voyons évoluer sur scène, ces voix poignantes qui nous parviennent par-delà leur humanité, leur détresse, Maurice ELMALEH les connaît bien en sa qualité de travailleur social au sein d’institutions communautaires.L’accent, les bribes de phrases judéo-arabes, leurconfèrent une authenticité, une densité qui nous les rend familiers comme de proches parents.À ce titre, ils sont tout à fait habilités à parler en notre nom, à nous représenter sur le plan de nos aspirations individuelles et communautaires, à témoigner de notre vécu néo-Québécois.Jacques BENDAHAN LA VOIXSÉPHARADE, mai-juin 1983 • 25 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF DÉPARTEMENT CULTUREL Inauguration à Ville St-Laurent : C’est toujours une fête lorsqu’on inaugure une synagogue et Petah Tikva n’a pas échappé à cette règle lors de l’ouverture officielle de son Centre Communautaire le dimanche 20 Mars.Une foule de 600 personnes se pressait dans le local flambant neuf de la rue St-Louis à Ville St-Laurent.Rappelons que c’est le 20 Juin 1982 qu’a été posée la première pierre de cette synagogue et qu’en neuf mois un long chemin a été parcouru.Pour les réalisateurs de ce projet, c’était un jour de triomphe et la satisfaction qu’ils éprouvaient était bien légitime.À la table officielle où étaient représentés les trois paliers du gouvernement, municipal, provincial et fédéral, le Consul d’Israël, les officiels de la communauté, le ton était à la congratulation et aux remerciements.Si les discours ont paru un peu longs au public impatient, ils ont été par contre ponctués par les intermèdes musicaux offerts par la Chorale Kinor dont les chants ont contribué à entretenir une atmosphère de fête.D’autres ponctuations d’ordre matériel sont venues augmenter l’intérêt de cette soirée : les donations privées ou publiques, annoncées parfois avec émotion, sous forme d’achat de telle ou telle partie du Centre.Dans la série interminable de discours, ont passé tour à tour les remerciements, leséloges, lesconseils, les appels pourde nouvellesdonationset, surtout, lesavertis-sements.Nous avons encore à l’esprit les observations du Vice-Maire de St-Laurent, M.Parizeau, qui, très réaliste, a précisé qu’il ne suffisait pas de construire une synagogue et qu’il fallait la remplir (de fidèles).D’autres suggestions, plusou moins pertinentes, ont au moins servi à tenir les responsables en état d’alerte: un long chemin reste à parcourir.Certes, un effort appréciable a été fourni par un grand nombre de personnes sincères et désintéressées : elles ont jeté les bases d’une action qui doit se projeter dans le futur avec l’aide de tous afin d’assurer une continuité qui a été la raison de vivre des nombreuses générations qui nous ont précédés.Nous présentons toutes nos félicitations à la Communauté Sépharade de Ville St-Lau-rent.MAZEL TOV ! TIRAGE DE LA LOTERIE Le dimanche 17 Avril 1983 a eu lieu dans les nouveaux locaux de notre Centre Communautaire, situé au 2650 St-Louis, le tirage de la loterie devant une foule évaluée à environ 500 personnes.Après avoir admiré l’évolution du Ballet Jazz, Dance Ten, du Centre Hillel et écouté le sympathique chanteur, Jacques Amar, il fut procédé au tirage.Voici la liste des heureux gagnants : - 1 er prix $25,000.: Max et Adolph BOUGANIM, - 2ème Prix $6,000.: Albert ABECASSIS, - 3ème Prix $1,000.: David OHNONA - Josée OHNONA - Michel NOEL - Manon ARBOUR - Jocelyne BENEZRA, - 4ème Prix $1,000.: John ALBERT et Nathan COHEN - 5ème Prix $1,000.: Lucien BENARROCH - 6ème Prix $1,000.: Moses BURAK - 7ème Prix $1,000.: Albert PEREZ et René LEVY-SOUSSAN - 8ème Prix 2 billets d’avion pour une valeur de $1,000.: Elie ASSOR Le Comité de Loterie Une des contributions des plus importantes est celle faite par M.Gérald Godin, Ministre des Communautés Culturelles et de l’Immigration, qui, au nom du Gouvernement du Québec, a offert la coquette somme de $50,000.pourcompléter l’aménagement du complexe.Avec son humour habituel, M.Godin a comparé le tout à un fort beau gâteau auquel manquait la cerise de décoration qu’il venait de poser si élégamment : une cerise de taille ! ! 26 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC Centre communautaire de Laval A" ' Nous souhaitons la bienvenue au bulletin «LIAISON» publié par la Communauté Sé-pharade de Laval.Sa mission étant d’informer le public sépharade de Chomedey des activités de son centre communautaire, il semble qu’il a fort à faire.Ce Centre a pris une lancée qui présage un .avenir brillant.Il ne se passe pas de semaine sans qu’il y ait une activité intéressant une tranche importante de la communauté.Nous disons ceci après avoir assisté à une conférence-débat donnée !p dimanche 10 avril dernier par le Dr Michel Abihsera.Ce qui nous a frappé, c’est le nombre impressionnant de membres venus écouter M.Abihsera: plus de cent personnes étaient présentes, l’élément féminin prédominant nettement.C’est que le sujet était de choix et le conférencier une célébrité du mouvement macrobiotique : l’urgence de quérir l’autre (par tous les moyens possibles).La médecine naturelle étant très à la mode de nos jours, tous étaient venus écouter de la bouche mêmed’un leaderde cette discipline ce qu’il faut savoir sur cette médecine.Auteurs de plusieurs ouvrages, devenus best sellers, particulièrement «Cooking for life» (1967), M.Abihsera a exposé au public, en termes simples émaillés de «jokes» à l’américaine, l’essentiel de cette science.Il faut croire qu’une bonne partie du public était composée d’adeptes de cette méthode et se trouvait très à l’aise avec les YING et les YANG qui, autrement, étaient du chinois pour nous.La participation du public dans les débats prouve une fois de plus, premièrement, à quelles nécessités répondait la création de ce Centre Communautaire et, deuxièmement, la qualité du programme d’activités tel qu’il est conçu par le responsable actuel, M.Jimmy Muyal, et ses collaborateurs.D’ailleurs un aperçu sur les activités fu- tures nousconfirme que les Lavallois n’auront pas le temps de s’ennuyer.Nous laissons à «LIAISON» le soin de vous en informer.Félicitations LAVAL ! Au cours de l’Assemblée Générale qui s’est tenue le 27 Avril au Centre Communautaire de la Communauté, il a été procédé à l’élection du Conseil d’Administration.Les candidats suivant ont été élus et formeront donc le prochain C.A.: ABITBOL David OHANA Maurice BENOLIEL Samuel OZIEL Salomon KNAFO Joseph SERFATY Samuel MUYAL Jimmy Changement dans la continuité Congrégation Sépharade Machen David (Darlinton) Ce n’est pas sans nostalgie, celle d’un passé tout récent encore, que nous apprenons le déménagement de la Congrégation Sépharade Maghen David (6650 Darlington).Qui n’a pas connu cette synagogue qui, depuis 1968, aété le point de ralliementde tous les immigrants Marocains?Dans ce secteurde Darlington, quartierde prédilec-lection des nouveaux immigrants, c’était le lieu de réunions, chaleureux et amical, où en plus du culte traditionnel, des prières ordinaires et celles des Grandes Fêtes, on venaittrouver l’accueil cordial, lesconseils et les divertissements que Mardoché Lévy et son Conseil d’Administration prodiguaient avec dévouement, et sans lassitude.Pendant toute cette période, c’était le centre privilégié des Marocains de Montréal.C’est ici que furent honorés les visi- teurs de marque du monde entier, le Grand Rabbin Ovadia Yossef (Richon Le Zion), le Grand Rabbin de Jérusalem, Chalom Mes-sas, Nessim Gaon, Président de la Fédération Séphardie Mondiale, le Général Nar-kisse, des délégations de France et du Maroc.Des prières trois fois par jour à l’année longue, des Brith Mila (400), des Bar Mitz-voth (287), des mariages (123), Seders de Pessah, cérémonies diverses, Hilloulot, réunions de toutes sortes, ont eu lieu dans cette congrégation, en même temps que les fondations d’un Collel composé de plu-sieursTalmidé Hahamim, du Centre Rabbi-nique Maghen David (Victoria) pour l’achat duquel un investissement de 110,000$ fut constitué.Les jours passent et ne se ressemblent pas : graduellement la population qui faisait la richesse de cette congrégation a aban- donné les lieux vers d’autres quartiers, comme il arrive constamment à toutes populations.Mais l’oeuvre continue pourceux qui restent, encore nombreux, et c’est ainsi que cette congrégation a déménagé pour répondre à leurs besoins, vers de nouveaux locaux; l’inauguration a eu lieu le Samedi 30 Avril en présence d’un Kahal nombreux.Le nouveau local est situé au 2615 Van Horne, au 2ème étage du Centre d’Achats Van Horne et Wilderton, et rien n’est changé aux traditions de cette synagogue, vous y trouverez toujours le même accueil amical et les mêmes services, aux mêmes heures : de plus, une garderie est en cours d’être ouverte afin de rendre service aux mères qui travaillent.N’oubliez pas cette adresse : 2615 Van Horne.N’oubliez pas aussi que c’est votre synagogue et qu’elle a besoin de toute votre aide.Téléphone 341-4488 William MÉDECINE DENTAIRE 3838 QUEEN MARY ROAD, SUITE 317 MONTRÉAL H3V 1H8 DAHAN & ILLOUZ c a.COMPTABLES AGRÉÉS ONT LE PLAISIR DE VOUS ANNONCER LE DÉMÉNAGEMENT DE LEUR BUREAU A COMPTER DU 1ER JANVIER 1983 AU 6767 CHEMIN DE LA CÔTE DES NEIGES SUITE 510 MONTRÉAL, QUÉBEC H3S 2T6 TEL.: (514) 738-4990 LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 • 27 : V: v- y f ggr K^f ps^jgÉ » &mmt& -¦ • ¦ •: - ¦ ' ’ *' gggjlgggjggggj COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUEBEC Nouvelles de l’école Campagne de chocolats La cam pagne de chocolats pour financer l’achat de micro-ordinateurs s’est avérée une belle réussite.Cette campagne, la première dans l’histoire de l’école, a impliqué la totalité des élèves du secondaire et la moitié de ceux de l’élémentaire.Grâce à la participation massive de nos élèves, les ventes ont atteint $20,000.ce qui aura permis à l’école de réaliser un profit d’environ $8,000.Les fonds recueillis nous permettront de défrayer en partie les coûts de l’achat des micro-ordinateurs dont s’est doté notre institution.Précisons que le projet micro-ordinateurs a été mené à bien par trois membres de notre Conseil d’Administration, Michel Chokron, Jo Alloul et Claude Chriqui.Les appareils, 9 en tout, sont des GOLDEN II, distribués par la compagnie SPIRALE qui nous a d’ailleurs généreusement fait don d’un micro-ordinateur.Afin de provoquer l’émulation chez nos jeunes, un concours primé avait été lancé qui récompensait le meilleur vendeur de toute l’école, ainsi que les meilleurs vendeurs dans chaque classe.Le grand gagnant de ce concours a été Nathaniel Lasry, élève de 5e année, qui s’est d’ailleurs mérité une belle bicyclette dix vitesses.Les autres gagnants ont reçu des cassettes stéréo, radios AM-FM, montres-radio etc.Étudiants du secondaire dans la salle d’ordinateurs.Le grand gagnant de la bicyclette dix vitesses, Nathaniel Lasry, entouré des autres vainqueurs et du président de l’École, Me Armand Elbaz, le directeur du secondaire, M.Sidney Benudiz, et le directeur administratif, M.David Bendavid.Congrégation Or Hahayim, Côte St-Luc Super gala de mode L’air du temps 28 LA VOIX SEPHARADE, mai-juin 1983 C’est dans une atmosphère de gaieté qu’eut lieu, dimanche dernier 24 avril, à l’École Maimonide, la vente aux enchères au profit de la Synagogue Or Hahayim, organisée par le Comité des Dames de Côte St-Luc.Plus de six cents personnes assistaient à ce défilé de mode où figuraient les créations des établissements les plus prestigieux du monde de la mode à Montréal.Il y en avait pour tous les goûts et tous les âges, aussi les enchères fusaient à une cadence accélérée : ce n’est que tard dans l’après-midi que ce festival de couleurs se termina, lorsque la dernière pièce offerte fit l’objet d’une surenchère effrénée.Tout ceci accompagné d’une musique entraînante et d’un buffet bien achalandé pour le plus grand bien des oeuvres parrainées par le Comité des Dames d’OR HAHAYIM. Alliance Israélite Universelle Un hommage public Nous sommes reconnaissants envers tous les donateurs qui ont rendu possible la Fondation Juge Harry Batshaw à l'Institut Kerem à Jérusalem.Leurs noms seront inscrits dans un livre d'hommage spécial qui sera placé J à la bibliothèque Juge Harry Basthaw.ÜH L'Alliance remplit une fonction importante dans le système d'éducation d'Israël.Ses établissements comprennent: • Des lycées à Jérusalem, Tel Aviv, et Haïfa.• L'école des sourds à Jérusalem.• L'Institut Kerem pour l'enseignement des professeurs à l'école secondaire.• L'école Mikveh Israël en agriculture fondé en 1870.Les activités des Amis Canadiens de l'Alliance Israélite Universelle procurent du support pour toutes les phases de cet éminent programme.La Fondation Juge Harry Batshaw L'Institut Kerem est important, non seulement comme fournisseur de professeurs hautement qualifiés mais comme démonstration de ce qui est possible dans le champs de l'éducation juive et de sciences humaines.Tout avancement au curriculum et à la méthodologie à l'Institut est noté jaar l'establishment de l'éducation.Chaque nouveau diplômé de Kerem est un exemple vivant de ce que ce système pédagogique peut accomplir et un représentant de l'importance de cette nouvelle approche intégrée et juive des sciences humaines.Votre appui généreux a honoré un leader brillant et un humaniste éminent avec la création de la Fondation qui aidera à perpétuer cet effort important.Le nouveau visage de l'antisémitisme Coty Benchetrit Ceux qui ont lu la «Gazette» du samedi 16 Avril, n’ont pu manquer le bref article venant d’Edmonton intitulé «Firing upheld for teacher with anti-Jewish views»; autrement dit «la mise à pied du professeur aux sentiments anti-Juifs, n’est pas contestée».Il s’agit d’un professeur de l’École Secondaire dont le commentaire après le jugement a été «tout le monde sait que les média sont contrôlés par les Sionistes».L’affaire est reprise dans l’éditorial où on nous invite à regarder de près le cas de Keegstra, l’enseignant en question; celui-ci, en sus, est maire de sa petite ville et faisait sa propagande non seulement à travers ses cours, mais aussi en utilisant les média nationaux.Parmi les thèmes de K, la négation de l’Holocauste, et le fait d’une conspiration Juive internationale contre la foi chrétienne et la stabilité économique; l’affirmation que le but de la religion Juive est de prendre le pouvoir du monde afin de mettre les Gentils au service des Juifs.C’est ainsi que les élèves de Keegstra et leur entourage ont été convaincus que «tous les Juifs sont mauvais» etc.Les Albertains espèrent que l’affaire sera réglée rapidement et sans trop de bruitafin de ne pas renforcer la publicité créée par l’enseignement de Keegstra.Et d’ajouter, malheureusement cette publicité existe déjà.C’est à la société Canadienne de se décider et d’agir de façon globale afin de contrecarrer ce genre de messages de haine antisémite.Fin du commentaire de l’article et de l’éditorial.Oui, la publicité existe, elle n’a jamais cessé d’exister, évoluant à travers les époques de façon à mieux atteindre ses objectifs.Voyons les statistiques: d’après le rapport fourni très récemment par la Ligue Anti-Diffamatoire l’année 1982 a marqué un tournant puisque, pour la première fois depuis 1979, le nombre d’incidents antisémites, en Amérique du Nord, n’a pas augmenté au taux des années précédentes: (attaques aux propriétés et institutions juives).Cette diminution contraste vivement avec lasituationen Europe Occidentale où la violence contre les Juifs a augmenté considérablement, 41 incidents de terrorisme, en comparaison de 1 5 en 1981 et 14 en 1980.Cependant, il estànoterque le terrorisme anti-Juif fomenté en Europe par des organisations politiques a un caractère différent du vandalisme et autres violations relevés aux U.S.A.où 80% des activités étaient des cas isolés venant d’individus âgés de moins de 20 ans.Dans son compte rendu pour 1982, l’A.D.L.confirme que la Société Nord-Américaine réagit avec rigueur contre les criminels motivés par des préjugés religieux.En effet, en amenant à la lumière, de façon systèmatiaue les incidents anti-sémites, on permet au grand public de prendre conscience des dangers de la bigoterie.Des programmes spéciaux d’éducation ont été mis sur pied, qui ouvrent la voie : à une comnréhenUon en profondeurde la pensée anti-sémite et à une meilleure communication entre Juifs et non-Juifs.Si les chiffres ont cessé d’augmenter, le danger est toujours là.On a dénombré 51 péhodiques anti-Juifs dans le campus d’une seule université Nord-Américaine.Le budget mis à la disposition de la propagande anti-lsraël par l’argent Arabe, est énorme et lui permet d’acheter plus ou moins subtilement les média qui déforment la réalité.Rappelons-nous seulement, lors de ia guerre au Liban, la fameuse photo du bébé «mutilé» par les Israéliens.Israël s’est empressé de démontrer que l’enfant n’était que blessé et publait peu après la photo de l’enfant intact et bien portant.mais le mal était fait.les Arabes avaient touché le but; même dans les plus hautes instances on dénonçait la cruauté d’Israël.on parle de génocide.Plus près dans le temps, une épidémie se déclare dans une école Arabe de filles.On accuse Israël d’avoir stérilisé sciemment ces filles.le tout est démenti.avis et contre-avis passent dans la même période de nouvelles.À remarquer que les accusations se font de plus en plus parallèles aux infâmes Nazis.Voir suite page 40 LAVOIXSÉPHARADE, mai-juin 1983 • 29 COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC La «Marche vers Jérusalem» une j’oyeuse fete de la Communauté Juive de Montréal par Barbara Berger Comme chaque premier dimanche de mai depuis 1973, des milliers de personnes de tout âge ont pris part, le 1 er mai, à la Ile «Marche vers Jérusalem».Plus de vingt mille marcheurs ont courageusement arpenté le trajet sinueux de 25 km à travers Snowdon, Côte St-Luc, Hampstead et le Mont-Royal, où l’on a installé le point de contrôle, intitulé «Massada».Un bon nombre de marcheurs a réussi à compléter tout le parcours de 25 km gagnant, en récompense, la médaille de la Marche et des applaudissements enthou- Des enfants déployant fièrement les drapeaux au départ de la Marche.siastes de la part des spectateurs rassemblés au dernier point de contrôle «Jérusalem», arrangé derrière l’édifice de l’AJCS.Toujours sans faillir, le doyen de notre communauté, le Dr Joseph Joffre, qui vient de fêter son 108e anniversaire, a pris sa place à la tête de la Marche, en compagnie de M.Morton Bessner - qui préside cet événement pour la deuxième année consécutive, de M.Herb Paperman, président de l’Association Culturelle Juive - qui parraine la Marche, du directeurde la Marche, M.Manny Spinner et de beaucoup d’autres dirigeants communautaires.La Marche, qui rétablit une ancienne tradition d’Israël, est sûrement la fête la plus fréquentée par la communauté juive de Montréal.Au cours des semaines précédentes, ainsi que le jour même de la Marche, plus de 800 bénévoles travaillent avec acharnement pour assurer le succès de cet événement.Vers la fin de l’après-midi, plusieurs centaines de personnes ont participé au festival israélien, organisé autour du YM-YWHA de Snowdon.Le Dr.Joseph Joffre, 107 ans et récidiviste de la Marhce, escorté du Directeur Morton Bessner.liü» 1ÉÉË1 wX.tAw».-.vs-O» vJfr.V.si > ! ' "" Marcheurs visant leurs passeports pour un voyage de 25 Kms effectué par 20,000 participants.Un poste de contrôle sépharade.Ralph Sultan fait marcher avec le sourire.mt.wàm 30 • LA VOIX SEPHARADE, mai-juin 1983 COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC Le Comité des Femmes sépharades de l’Appel Juif Unifié lance ses activités La première réunion du Comité des Femmes sépharades de L'Appel Juif unifié s’est tenue le 3 mai, sous la présidence de Mme Fabienne Marelli, dans les bureaux de la Fédération des Femmes des Services Communautaires Juifs.Les femmes, présentes sur la photo, ainsi que de nombreuses autres, qui ne pouvaient pas participer à cette réunion, ont promis leur aide à Fabienne pour la Campagne 1983.La Division des Femmes de l’AJCS ainsi que sa présidente, Mme Shirley Rabino-witch sont également prêtes à donnertout l’appui technique possible au Comité des Femmes sépharades, lequel - après deux années d’activités spontanées - a décidé de se pourvoir d’une structure solide.Cette structure, qui servira aussi aux futures campagnes, est basée, en principe, sur la division par quartier.«J’ai identifié une dizaine de quartiers à forte concentration de population sépharade»-dit Fabienne.Chaque quartier a été pris en charge par des membres du Comité.«Ma stratégie - souligne la nouvelle présidente - consiste à laisseraux dirigeantes de quartier une entière liberté quand à la façon dont elles aborderont les contributrices.Moi, je ferai le travail de coordination et je servirai de soutien moral et organisationnel aux membres de mon Comité.Je considère ce plan comme un projet-pilote, qui pourra être, et sans doute sera, modifié et amélioré au cours de la Campagne.Je compte beaucoup sur l’apport et l’expérience de l’ancienne équipe, dont Marcelle Danan et Thérèse Attias.Sans leur inspiration et leur dévouement, le groupe des femmes sépharades n’aurait probablement jamais vu le jour.Enmthousiasme et concours sont venus également du groupe de rapprochement sépharades-askhénazes, qui était né d’une collaboration des femmes au sein de l’Appel Juif unifié».Dans une première étape, les femmes du Comité envisagent de trier toutes les cartes déjà existentes et de les diviser par quartiers.Ensuite, elles compléteront les cartes avec des noms tirés des listes fournies par l’administration des quartiers.L’objectif de cette action est de dépister le plus grand nombre possible de donatrices nouvelles, de les contacter et de les informer sur les buts de l’Appel Juif unifié.Fabienne est une personne enthousiaste et passionnée.En effet, c’est cette passion qui l’a amenée, après son retour d’Israël l’année passée, directement aux bureaux de la Campagne.«J’avais vécu des moments pénibles pendant la guerre du Liban.Tous mes neveux et nièces étaient dans l’armée.J’avais voulu, mois aussi, faire quelque chose pour Israël».Elle a donc demandé à la Division des Femmes de l’Appel de lui donner les cartes de toutes les enseignantes et elle les a sollicitées elle-même, personnellement.«Elles ont promptement répondu à mon appel, croyez-moi.Je les connais toutes.Je travaille dans ce milieu depuis bien longtemps.» Fabienne Marelli, docteuren pédagogie, s’occupe du programme de français-langue maternelle dans les écoles protestantes de la CEPGM.De plus, elle enseigne à l’UQAM et foAinue son programme de recherche formation des maîtres dans les universitaires québécoises.Née à Mogador, Fabienne est arrivée avec sa famille au Canada en 1965.Mère de deux enfants - Arianne et Daniel, tous deux étudiants en médecine-elle navigue Sept couples ashkénazes, parmi lesquels se trouvaient Jack et Rhoda Granatstein et Basil et Ruth Ballon - respectivement présidente et vice-présidente de la Fédération des Femmes des Services Communautaires Juifs(AJCS)-ont été invités à la fête de Mimouna, chez quatre couples sépharades, en l’occurrence Jacob et Thérèse Attias, Henri et Marcelle Danan, Charleset Estelle Malka et Moïse et Choula Hadid.Cette invitation à une fête typiquement sépharade, qui n’existe pas dans la tradition ashkénaze, s’est faite dans le cadre du programme de rapprochement entre les femmes sépharades et ashkénazes, qui se déroule déjà depuis plusieurs mois sous les auspices de la Fédération des Femmes et qui éveille beaucoup d’intérêt des deux côtés.Comme le veut la tradition, les sept couples ashkénazes ont circulé de maison en par Barbara Berger habilement entre ses nombreuses occupations professionnelles, familiales et communautaires.Dans la communauté elle est connue comme une excellente organisatrice, femme de décision, ouverte et directe, pleine de joie de vivre et de tempérament.Elle aborde sa nouvelle responsabilité avec beaucoup d’optimisme.«Les femmes de la communauté me connaissent bien.Elles ne m’ont jamais refusée leur collaboration» - dit-elle en soulignant en même temps qu’elle compte beaucoup surcette collaboration ainsi que sur l’expérience et le concours de l’ancienne équipe des Femmes sépharades et de la direction de la Division Sépharade, dont son président, Bob Abitbol et son directeur professionnel, Marcel Bendavid.maison en cette soirée de la fin de Pesah, et ils ont été reçus partout avec une hospitalité chaleureuse.Les invités ont pu admirer de belles tables de Mimouna, décorées de fleurs et de verdure et chargées d’une part de tout ce qui était défendu pendant Pesah, et d’autre part de tout ce qui signifie l’abondance, la fertilité, la douceur de la vie et la prospérité.Ils ont goûté aux diverses spécialités marocaines, telles que le couscous sucré, des gâteaux et des friandises, des fruits secs et frais etc.Cette invitation pour la Mimouna, de la part des Sépharades, est un excellent exemple des activités et de l’esprit de rapprochement entre les femmes sépharades et ashkénazes, qui a justement comme but une meilleure connaissance mutuelle entre les deux ailes de notre communauté.Du Cacher au Vieux Montréal ÉPICERIE ET PÂTISSERIE DU VIEUX MONTRÉAL Sandwiches variés - Steam Hot dogs - Falafel -Salade fraîche.et soupe - Bateaux d’Orient Bière 768 Rue St-Pierre (Coin St-Antoine) Tél.: 849-0283 Heures d’ouverture : 7h.30 à 20 h en semaine Ouvert Samedi soir et Dimanche Buffet disponible pour réceptions à des prix modiques.Les Ashkénazes invités chez les Sépharades pour la Mimouna LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 • 31 SOCIETE Bob Abitbol dirigera la Division Sépharade dans la campagne 1983 Le président de la Division Sépharade de l’Appel Juif Unifié, Bob Abitbol, envisage de tisser la Campagne 1983 sur un fond culturel et social.«Cela reflète le plus ma personnalité.C’est comme ça - dit-il - que je suis perçu dans la communauté.Les gens m’associent à la culture sépharade».Âgé de 37 ans, Bob Abitbol est une personne aux intérêts variés : homme d’affaires accompli dans sa vie professionnelle, il partage son temps libre entre sa famille - sa charmante femme Patricia et son fils Simon-Enrique-sesécriturescom-munautaires, l’écriture - il est l’auteur de plusieurs petites nouvelles et récits- et sa grande passion, le théâtre.Quant à sa nouvelle responsabilité de président de la Division Sépharade, Bob a été un choix naturel, puisqu’il a été profondément engagé dans la Campagne depuis de nombreuses années, et qu’à deux re-prises-avec Albert Kakon et David Malka-il a servi comme vice-président.Natif de Casablanca, Bob Abitbol a quitté le Maroc avec sa famille alors qu’il était encore jeune garçon.Après quelques années passées en France, il s’est établi à Montréal en 1964, où il a lancé l’une des premières entreprises d’importation de vêtements «Bob Oré International» qui a sûrement servi d’émulation à plusieurs autres Juifs marocains, venus plus tard au Québec.Bob a été lié avec le travail communautaire depuis sa jeunesse, au Maroc et en France.Dès son arrivée au Canada, il a commencé à oeuvrer au sein de différentes organisations, surtout dans le domaine culturel, puisqu’il est profondément préoccupé par la préservation et la promotion de la culture sépharade, dont il est lui-même imprégné.Il a assumé plusieurs fonctions bénévoles de responsabilité: à l’Association Sépharade Francophone, dont il était l’un des membres fondateurs, Président des Amis de l’Alliance Israélite Universelle, et Gouverneur des Amis de l’Université Bar Han.Il a été également président de la Commission Culturelle de la Communauté Sépharade du Québec, et il est toujours membre de son Conseil d’Administration.Charmant et chaleureux, il parle avec passion de ce nouveau défi que constitue pour lui la présidence de la Campagne.«J’envisage de l’organiser autour de différentes activités culturelles et sociales, avec une forte note sépharade, dit-il.Je voudrais que les membres de notre communauté puissent se réunir, s’amuser et travailler ensemble, qu’ils puissent retrouver cette ambiance vibrante et détendue si typiquement sépharade».La Campagne sépharade 1983 commencera donc par une grande soirée de gala qui sera donnée au mois d’Août à l’Hôtel Ritz-Carlton.Cette réception sera suivie de soirées théâtrales, préparées par la Division Jeunesse, par l’équipe du Centre Communautaire Juif et le Centre Hillel; elle sera suivie également d’expositions d’art, de projections de films, ainsi que d’autres soirées sociales données par plusieurs femmes engagées dans la Campagne.Comme dans le passé, une partie de la Campagne se fera par téléphone.Les nombreuses organisations sépharades, telles que le Centre Communautaire Juif, le Centre Hillel, le B’nai B’rith (section sépharade) ainsi que les divisions des femmes et de la jeunesse sépharades, ont déjà promis leur participation.ÿSOCOOO&MSOOOOCOOSCCCCCCOCOSOO Il y a d’autres aspects de la Campagne que Bob trouve très importants : la nécessité d’associer celle-ci, plus que par le passé, tous les groupes sépharades vivant à Montréal : Egyptiens, Libanais, Syriens, Tunisiens, etc.; et le besoin de chercher activement de nouveaux donateurs, «même ceux qui ne peuvent contribuer que modestement.Ce n’est pas le montant du don qui est primordial, mais l’engagement communautaire, dont il est l’expression», souligne Bob.«Il faut renforcer la campagne d’information pourexpliquerencore mieux aux sépharades la philosophie et les buts de l’Appel Juif Unifié.De nombreux membres de notre communauté ne s’identifient pas encore à toutes les agences et institutions subventionnées par l’Appel, c’est-à-dire entre autres, le «Y», la JIAS, l’Hôpital Juif, l’Âge d’Or, service à domicile, le Centre Communautaire, les Camps d’été, la bibliothèque, etc.alors que celles-ci desservent aussi bien les Sépharades que les Ashkénazes.Pour mener à bien la Campagne, particulièrement dans la situation économique actuelle, il faut beaucoup d’énergie, de dévouement et d’imagination.Il ne manque rien de tout cela à Bob Abitbol.De plus, il n’est pas seul.Il s’est déjà assuré la collaboration de ses quatre vice-présidents: Henri Cohen, Jean-Claude Benarroch, Sam Lallouz et Marc Kakon; de la division féminine, présidée cette année par Fabienne Marelli, de la Division de la jeunesse, dirigée par Michel Abitbol, ainsi que d’un groupe de Conseillers, composé des anciens présidents de la Division Sépharade et de certaines autres personnalités communautaires.Il comptera également sur l’appui professionnel assidu du directeur de la Division Sépharade, Marcel Benda-vid.Mais pour réussir dans sa tâche difficile, la Division Sépharade compte sur l’aide et le soutien de toute la Communauté.«occcosecococccoococo! (514) 271-6287 JX.271-6386 °°°1 $6 S I Notre Spécialité : commande en gros Boucherie et Charcuterie Kascher Inc.Kosher Meat & Delicatessen Inc.GRAND CHOIX DE VIANDES ET CHARCUTERIE STRICTEMENT CACHER POUR PESSAH Bonne fête de Pâque SIDNEY NEMES ICOOGCCCCCCCCCCOOQGCCi! 1329 VAN HORNE OUTREMONT QUEBEC K2V >sooccoooaoooooooaccoooo6ccceeoc< 32 • LA VOIX SÉPHARADE, mai-juin 1983 §&; JOUR DE PLAGE Nos lecteurs ont pu remarquer que, depuis quelques mois, une nouvelle rubrique est née sous la plume de M.Bob Abitbol.Il nous gratifie régulièrement de sa prose nostalgique mais vivifiante puisqu’elle nous fait revivre notre enfance ensoleillée et heureuse.Plus connu comme homme d’affaires averti et comme Président de la Division Sépharade de l’Appel Juif Unifié, il nous livre une fois de plus quelques-unes de ses images-souvenirs dans lesquelles nombreux se reconnaissent.Nos colonnes restent ouvertes à toute initiative aussi sympathique.Samedi, dimanche étaient des jours sacrés pour tous les enfants que nous étions.C’était en effet jour de plage et de piscine.Mireille, visage rond et sympathique, plutôt boulotte, cheveux à l’artichaut (c’est la mode) munie comme chacun de nous d'un petit sac AIR FRANCE, bleu, se préparait.Il fallait aller tôt le matin pour profiter au maximum du soleil et partager avec Colette, avec Mimi et toutes les autres de ces vacances hebdomadaires.Dans son sac, une serviette pour s’allonger, un sandwich poulet mayonnaise, un au thon et aux olives, enrobés d’un papier transparent qui devenait vite huileux et tachait souvent la serviette qui finissait par puer le poisson, une banane muscat et une orange.Le maillot, on le portait sur soi, c’était plus pratique et surtout plus prudent, à l’abri aussi des regards indiscrets des garçons des cabines mitoyennes qui avaient depuis longtempsfait destroussur le mur de bois vermoulu pour tout voir.Voici Mireille fin prête, dans son sac à bandouillière, ses affaires dans son porte-monnaie en cuir rouge aux petits crochets dorés, 200 francs, 2 dirhams : Le calcul est simple, 40 centimes pour l’aller en un autobus bondé, autobus qui allait du boulevard Camille Desmoulins tout fleuri à Anfa qui sentait bon la mer et que l’on devinait bien avant d’arriver, et qui débarquait tout son monde soit à Tahiti, soit au Lido, soit encore à Kon-Tiki; des noms qui chantaient des rives lointaines et d’îles enchantées qui nous faisaient rêver.Quarante centimes pour le retour; c’était une autre route, et une autre atmosphère.Là nous avions les cheveux mouillés, le regard lumineux qu’ont tous les enfants du soleil, des souvenirs de vagues et de sable chaud sur le corps, nous étions bronzés, fatigués, mais heureux.Nous repassions par la piscine municipale, la plage Pepsi-Cola, l’habitat israélite, jusqu’à la Place de France, où une foule bigarée; la Medina n’est pas loin, se presse.Vingt centimes enfin nous servaient à acheter à la sortie un beignet à la confiture encore chaud qu’un arabe à moustache, le regard oblique surveillant une police omniprésente, nous tendait enveloppé d’un papier mi-blanc mi-gris qui de Bob Abitbol s’imprégnait rapidement de sucre, de confiture et de taches de gras.L’autre franc nous permettait l’entrée à la piscine, à la cabine, au vestiaire et à la jouissance inconditionnelle du soleil, de la mer et également d’une discothèque toujours plongée dans une pénombre humide et un peu triste.Malgré les tables mal équaries, le bar tarabiscoté, les bancs inconfortables, la musique trop forte qui diffusait les derniers de nos chanteurs préférés, Tutti frutti, Elvis Presley, Little Richard, «Only You» des Platters, nous étions heureux car là se nouaient les petites aventures et les multiples intrigues.Tu dragues, je drague, tu marches, je marche.Martine et Lulu «Tu as vu y sont embrassés».Rita et Bébert «Il est mordu».Christian, l’arabe (un vrai de faux celui-là) avec Yolande la française, la fille du patron de Taj^iti (si son père la voit, gare ! !) Mireille, telle Perette et son pot au lait, imagine bien sa journée dans l’attente de son autobus.Une douce brise caresse les palmiers qui s’agitent nonchalemment au vent léger.Une surprise! Son argent, si durement quémandé (nous étions nombreux à la maison !).Son argent a disparu.Elle ouvre plus grand encore ses yeux qu’elle a déjà grands, mais ne s’étonne pas davantage; elle connaît le coupable.Son frère Daniel est tout désigné, sa réputation est établie, son inconscience et son insouciance aidant, il n’hésite que rarement à commettre «quelques menus larcins».La voici donc, menaçant et jurant, courir vers la maison; elle montre quatre à quatre l’escalier, pousse d’un geste brusque la bonne qui lui ouvre la porte et secoue Daniel qui hypocritement fait semblant de dormir.L’autre à beau crierson innocence, rv>- i.K9 CASAIU.ANCA Le leL‘oggau de 3s pi I maudire le sort qui fait de lui un coupable permanent, la soeur ne se laisse pas attendrir et procède à un examen aussi sérieux qu’approfondi; toutes les poches évidemment y passent, sous la ceinture, sous le lit, dans le cartable, enfin toutes lescachettes possibles et imaginables.- Vous voyez bien que ce n’est pas moi, toujours, toujours vous m’accusez, je n’ai rien fait, c’est de l’injustice ! crie Daniel.Il insiste; un peu trop, il triomphe.Coupable ou innocent, lui seul le sait.Alors Mireille, qui s’apprêtait à partir, fait volte-face, et tel un inspecteur lui ordonne sèchement d’enlever ses chaussures.Dernière cachette, ultime recours, et aussi, hélas, ultime chance de recouvrir son argent et de sauver encore sa journée de plage.Les chaussures, qui passaient de frère en frère étaienttoujourstropgrandes, d’un geste habile, sec et précis il les fait virevolter dans l’air, l’une après l’autre et continue à clamer encore plus fort l’injustice de cette soeur, qui n’a décidément aucune pitié, et qui lui ordonne : - Avance ! - Quoi avance ?- Oui marche ! Marche ! Et là, c’est l’infamie, les piecettes enfouies dans les chaussettes en nylon tintent impitoyablement sur la mosaïque froide.Cling Cling Cling.Il était pris et Mireille triomphale, sûre de son fait depuis le début a fait : - Ahhh! Et pendant qu’elle frappait le petit frère coupable dans un réflexe conditionné aussi inutile qu’absurde, il a continué à crier en pleurant : -C’est pas moi ! C’est pas moi !t C’est pas moi ! david sebag 0.0.D.Opticien d'ordonnances 5745 Decelles, Mtl.- Tél.: 340-1835 maintenant ouvert près de l’Hôpital Juif (Decelles, coin Côte Ste-Catherine) à votre service pour : • réparation de lunettes • verres de contact • lunettes de prescription • service à domicile • lunettes de sport • stationnement gratuit • examen de la vue : rendez-vous possible Votre satisfaction sera mienne D.SEBAG opticien LAVOIXSÉPHARADE, mai-juin 1983 • 33 WWW* « ijliij 34 LA VOIX SEPHARADE 983 mai ju in YE SHIVA BETH ISRAEL Les professeurs d’études Juives sont des maîtres du Talmud, la majorité d’entre eu> issus des meilleures Yeshivots d’Israël.Les diplômés de Beth Israël sont accrédités par kes Yeshivoys Gdolot en Israël.Ils sonl admirablement préparés à entreprendre des études Talmudiques supérieures.De plus, la Yeshiva Beth Israël est accréditée par le Ministère de l’Éducation du Québec à octroyer des diplômes de onzième année.Le programme préparant à l’université est constitué de cours complets dans les matières de base : langues, sciences sociales, mathématiques, sciences, comptabilité et fiscalité.Les étudiants de Yeshiva Beth Israël sont admissibles aux Universités canadiennes, américaines et israéliennes.Le programme des études séculaires comprend des cours de la septième à la onzième année, où la langue hébraïque a une place de choix.À Beth Israël la préoccupation première est de donner à l’étudiant les bases d’une solide éducation juive tout en le préparant à poursuivre des études supérieures.Un enseignement laïque de qualité procure à l’étudiant les outils nécessaires pour réaliser ses besoins en matière d’instruction générale, l'amène à se situer harmonieusement dans la réalité contemporaine et lui assure les meilleures chances de succès du point de vue professionnel.Pour préserver notre culture et assurer la relève UNE ÉCOLE YESHIVA SÉPHARADE où le programme d’études est axé sur le Talmud, étudié en Shiour, Tora Nevi’im, Mishra, Halakha et surtout LITURGIE SÉPHARADE LA YESHIVA BETH ISRAËL cherche à former des individus responsables, aptes à agir au sein de la communauté de façon à remplir les rôles d’éducateurs religieux, de futurs leaders.Le but visé par Beth Israël est d’engager l’étudiant à vivre une vie entièrement axée sur la Thora.Que cette dernière soit la source de son inspiration dans ses gestes les plus quotidiens.Ainsi la Thora devient une expérience vivante, actualisée dans notre monde moderne.L’Institution est logée dans un bâtiment pourvu d’installations nécessaires au fonctionnement optimale d’une école de qualité.Les classes y sont spacieuses, les élèves ontaccès à un laboratoiredesciences bien équipé, une belle bibliothèque, une synagogue et un terrain de sport en plein air.Située à Montréal, l’une des villes les plus propres et des plus sûres en Amérique du Nord, la Yeshiva Beth Israël baigne dans une ambiance alimentée par la vie culturelle d’une grande ville et la chaleur stimulante d’une communauté Juive vivante et dynamique. •• ¦ vm& y////////"""- mm i •jgsa&ftRg&$ oMoMM-X^ÿÿSÿSS ,6 U - «pf5 iyp: •» » " LA VOIXSEPHARADE, mai-juin 1983 35 Internat : C’est un foyer d’étudiants accessible aux étudiants ne résident pas à Montréal.Un rabbin du corps enseignant y réside à demeure.Il supervise et conseille, aide les étudiants à s'adapter à leur condition nouvelle.L’internat est régi selon les plus hauts critères de confort et de sécurité pour un établissement de ce type.Un médecin est disponible vingt-quatre heures par jour.Les activités para-scolaires sont dynamiques et variées.Le conseil des étudiants est formé de représentants élus dans chaque classe.Un (journal) cahier d’école est publié chaque année.Un programme de sport met en compétition les équipes intramurales tout au long de l’année.Les chabatons, les célébrations des jours saints et des divers évènements religieux font partie intégrante du programme d’activités.Les étudiants sont impliqués dans les activités communautaires, telles que la défense des droits des Juifs Soviétiques, visite de malades dans les hôpitaux et maisons de convalescences, hilloulots, etc.Frais de scolarité et d’internat : Ils sont déterminés par la direction de Beth Israël et sujets à changement.Des réductions peuvent être octroyées à des familles dont la situation financière ne permet pas de défrayer les coûts réguliers.La politique de l’école est de ne pas refuser d’éventuels étudiants pour des raisons financières.Pom de plus amples renseignements contacter Yeshiva Beth Israel 5460, rue Connaught Montréal, Québec H4V 1X7 TéL: (514) 484 3625 ox*occc> Un coin de soleil au coeur de Montréal LA CUISINE ORIENTALE PAR EXCELLENCE STRICTEMENT CACHÈRE RE S ER VE Z MAINTENANT POUR VOTRE PROCHAINE RÉCEPTION Une Heure de stationnement gratuite en soirée .3450 Drummond, Montréal 844-6888 NEWS FLASH Les Charmand se sont séparés L’ANIMATEUR CHARLY ELOFER Donne naissance à une nouvelle DISCO MOBILE Pour toutes vos soirées Mariages, Bar-Mitzvah, Sweet Sixteen, Spectacles, Défilé de Mode, Etc.Etc.TOUS GENRES DE RYTHMES ET D’EFFETS SPÉCIAUX DISPONIBLES SUR DEMANDE Confetti, Plume, Ballon, Fumée, Laser CHARLY THE D.J.731 8827 731 -9937 LIVRES PARUS Fragments de brise Y.Chammah Éditions LE RAMEAU D’OR Collection dirigée par Georges Haldas L’ÂGE D’HOMME Fils d’un enseignant juif-arabe d’Alep et d’une mère également juive et enseignante, d’origine espagnole - mais tous deux de culture française - Yves Chammah est né le 20 décembre 1952 à Téhéran, où, fréquentant l’école française de Téhéran d’abord, puis le nouveau lycée français, il se montre un brillant élève.Mais frappé, vers sa quinzième année, d’un mal incurable, qui se manifestera, entre autres, par des hallucinations auditives toujours plus harcelantes, il ne pourra suivre le cours des études qu’il rêvait de faire.Condamné dès lors à une vie solitaire, en marge, mais sa haute intelligence aidant et une sensibilité extrême, il acquerra, seul, une culture étendue à la fois et solide, philosophique notamment.Et aux rares moments de répit que lui laisse la maladie, soutenu par des parents qui le comprennent, il peindra et écrira des poèmes - son unique recours-avec une passion concentrée.Après une lutte courageuse de chaque jour, de chaque heure, vaincu par la souffrance et une angoisse qui allait croissant, et lui enlevait tout espoir de retour à une vie normale, il mettra fin à ses jours peu avant Pâques 1982, dans la résidence même de ses parents, à Ferney-Voltaire.LES JUIFS A M.A.Rahmani Des crémones belliqueuses ont barré le chemin de la soif; les sagittaires ont resserré les rangs afin de nous atteindre au profond des forêts.La lampe d’une nuit se crut Dieu; et comme une fièvre à l’abri de racines, le souffle de la tempête s’approcha de nos aires; déchira le front du soleil, éblouit les grêlons et les pierres; la fraîcheur des crocs devint zèle obstiné, cuisante douleur.Un buisson ardent offrit ses services; déjà à l’horizon nous étions terres arides.Un sort indélébile habita nos incendies; la morgue déjà jaune étendit ses bras : sans trêve ils violent et ruminent nos cendres.Seul un hiver nous donna vie, seule une fleur nous fera périr.Juif, sang de l’autre; Juif, excroissance et semence; il s’enivre de lui et ne croit jamais mourir.Déjà il orne les jardins et les routes.Il sera une rumeur pour qui sait entendre le chant de l’abreuvoir.Les poèmes d’Yves Chammah sont d’une admirable densité.Visions étranges, redoutables, terrifiantes par moments, alternant avec des accents d’une douceur infinie.D’au-delà toute effusion sentimentale, toute plainte.Venus, dirait-on, de cette «maison où s’établit la nuit/native/le seuil où tremble l'absence».Hanté par le néant, persuadé que «la mort précède la vie», Yves Chammah, par une sorte de paradoxe qui, en fait, n’en est pas un, et en raison de sa noblesse d’âme, native elle aussi, témoigne, comme à son insu, d’un respect profond des êtres, et de la vie en son mystère, qui lui atout refusé-hors le don poétique-et fait de sa vie à lui un calvaire.Touché, dès son adolescence, en effet, par un mal irrémédiable qui allait, au fil des ans, s’aggravant, il a écrit un grand nombre de poèmes, qui jaillissaient d'un trait, comme des coulées de lave psychique, et qui font bien cet effet.Mais dans l’incapacité, les derniers temps, de faire un choix parmi ses poèmes et d’en organiser la succession, il a confié ce soin à Georges Haldas, pour le présent recueil : ces «Fragments de Brise» (le titre est de l’auteur) où brille, dans sa désolation même, une lumière dont Haldas, dans le «Portrait-Souvenir» qu’il a écrit en guise de préface, dit qu’elle est, au travers des vicissitudes les plus cruelles, celle même de l’innocence.faites des économies.achetez directement! 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