La voix séfarad /, 1 novembre 1983, Novembre - Décembre
Pb-P, JL- 10 .lilZ .M-DU'W CO Q Lu 21 ix.i—î uJ!.!.* ! _JOü£ PiSQOHX !X'^ = Èi OÜÛ-i:-i j_ t4 0® ' ^ YOUNG MEN (YOUNG WOMEN) HEBREW ASSOCIA TION Cette campagne d’appel de fonds débutera à la fin de 1983 et sera annoncée officiellement à la fin de novembre 1 983.Les travaux de rénovation s’amorceront vers le milieu de 1986.Le besoin se fait de plus en plus pressant et nous comptons redonner aux malades ce sens de la dignité et rétablir un climat de chaleur humaine.Pour résumer, le gouvernement finance l’exploitation journalière de l’Hôpital mais non la recherche et les travaux d’agrandissement ; cependant, le gouvernement provincial a promis de nous verser une somme égale à 25% des fonds que nous aurons recueillis, jusqu’à concurrence decinq millions de dollars.Vous avez mentionné que les Auxiliaires de l’hôpital étaient une source de financement.Quel est le rôle des Auxiliaires et comment génèrent-ils des fonds ?Les Auxiliaires sont une organisation constituée de membres de la communauté dévoués à l’Hôpital ; ils élaborent des programmes pour leurs propres membres et l’ensemble de la communauté en rapport avec la santé.Ce groupe s’engage pleinement à générer des fonds qu’il donne à l’Hôpital en vue de mettre en vigueur des programmes spéciaux qui ne sont pas financés par le gouvernement.Les Auxiliaires aident les patients à célébrer les fêtes et ils dirigent plusieurs activités dont les recettes s’ajoutent au budget de l’Hôpital.C’est sans contexte le plus grand en Amérique du Nord.À une certaine période, il comptait plus de dix mille membres, mais avec l’exode que nous avons connu, ce nombre a été réduit à huit mille.Depuis 1934 il s’appelait le Women’s Auxiliary, mais on a pensé y inclure des hommes qui, à l’âge de leur retraite, sont encore en possession de tout leur potentiel actif et ils font des merveilles à l’Hôpital.L’Hôpital Juif de Convalescence L’Hôpital Juif de Convalescence ayant une capacité de 1 20 lits a pour but de per-metre d’atteindre à sa clientèle un niveau maximal de fonctionnement pour clients, suite à une maladie ou accident.Les divers programmes de réadaptation visent la réadaptation physique et adaptation psychologique.Nos efforts encouragent à adapter un niveau de fonctionnement de chaque individu, à l’habileté physique ou mentale.L’approche à la réadaptation se centre sur les dimensions physiques, sociales ou psychologiques de l’adaptation et retour éventuel à la famille et voisinage.En se tenant à la fine pointe des connaissances en réadaptation, maintenant un programme actif en recherches et développement de nouvelles techniques, l’hôpital explore sans cesse des méthodes d’utilisation, d’amélioration et développement de ressources humaines et physiques pourle bénéfice des patients, familles et voisinage.L’hôpital, bâti par la communauté juive, est à la disposition des gens aux alentours de Montréal.Le YM-YWHAa pour objectif principal de s’assurer de la survie de la Communauté Juive en tant que groupe créatif et positif et d’enrichir la vie de chacun de ses membres.À travers nos programmes et, en collaboration avec d’autres institutionscommu-nautaires juives, nous cherchons à promouvoir un équilibre entre l’intégration culturelle, politique et économique d’une part et, d’autre part, le maintien de la riche culture et tradition juive.À cette fin, le Y cherche à répondre aux besoins des individus en tant que Canadiens et Juifs, en : - Aidant l’individu à examiner ses valeurs, par rapport à la culture contemporaine, tout en lui faisant prendre conscience des valeurs historiques juives.- En encourageant l’individu à développer un sentiment de fierté et de joie d’être juif.- En orientant les individus vers une meilleure utilisation de leurs loisirs.- En encourageant l’individu à participer à des activités socio-culturelles et sportives.- En donnant l’occasion de s’exprimer et d'acquérir de nouvelles connaissances.- En encourageant les études et les activités créatrices originales, particulièrement de nature juive.- En reconnaissant Israël comme lieu de développement historique, en aidant à maintenir des liens étroits entre l’individu, la culture et la créativité sociale d’Israël.Nous cherchons également, à répondre aux besoins du groupe et de ses individus en matière de liberté : - en encourageant l’expression et l’échange d’opinions diverses, en contribuant à une plus grande compréhension de l’autre en donnant l’opportunité de vivre une expérience démocratique.- en formant des jeunes au leadership démocratique ce qui inclut la conduite des affaires communautaires.- en servant de base à l’identité juive qui ne serait pas limitée au point de vue religieux et dénominatif, ou encore à un point de vue particulier, mais en servant et en s’accommodant de toutes les opinions.Le Centre Communautaire Juif est la branche du Y qui a pour mandat de déservir les besoins de la communauté sépha-rade du grand Montréal.Les cours du YM-YWHA Les 56 pages du Répertoire des Programmes du YM-YWHA regorgent de cours, programmes, services et événements spéciaux pour convenir aux goûts les plus divers: plus de 900 cours, de la natation au karaté, de la bijouterie au bridge, de l’astrologie au «stress management» sont offerts pour toutes les tranches d’âge.On y dispense des leçons de musique, guitare et mandoline, on initie aux arts martiaux, tel le judo et le karaté, et le Centre Saidye Bronfman offre des cours de peinture, sculpture, céramique et photographie.Les enfants du pré-scolaire ont le choix entre les maternelles, garderies, crèches d’observation et Centres de Développement de la Petite Enfance qui offrent un service spécifique varié d’animation, gymnastique, et interaction sociale.Pour les enfants nous proposons depuis longtemps des écoles de natation bien organisées, de sports et dispensons des cours de peinture, cuisine et musique.Des cours de danse, de conditionnement physique, de danse aérobique, du volleyball, du tennis, de la natation et du badminton sont quelques-unes des activités disponibles aux adultes.Les célèbres groupes de jogging du «Y» s’entraînent toujours et accueillent volontiers tous les nouveaux.Pour tous ceux qui ont des besoins spécifiques, une gamme de cours et de services spéciaux sont disponibles.Les programmes populaires pour les Veufs et Veuves offrent des cours, favorisent des rencontres etdispensent unethé-rapie.Le programme pourcardiaques vise à aider le patient à se réintégrer dans le monde normal de «l’activité physique».Une assistance particulière est faite aux Immigrants Juifs de Russie.De plus, nous offrons des cours et programmes aux jeunes handicapés pris en charge par du personnel qualifié du «Y».Vous trouverez toute information pertinente dans le Répertoire des Programmes, envoyé gratuitement à tous les membres, ou, vous pouvez vous le procurez dans toutes nos branches.Le Centre Saidye Bronfman et le «Y» de Laval offrent aussi des cours universitaires en collaboration avec Concordia et McGill.Veuillez bien noter que nous sommes localisés aux adresses suivantes: Snowdon Y: 5500 Avenue Westbury; Davis Y, 5700 Kellert, C.S.L.; Laval Y, 755 du Sablon, Chomedey; Saidye Bronfman Centre, 5170 Côte-Ste-Catherine ; Centre Communautaire Juif, 5480 Avenue Westbury.18 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 LOISIRS LE CENTRE COMMUN A UT AIRE JUIF LE CENTRE DE L'ÂGE D'OR Le Centre Communautaire Juif est une branche du Y.C’est quoi «une branche du Y»?Pourquoi être une branche du Y?Qu’est-ce que fait le Centre?Depuis quand existe-t-il ?Autant de questions que les membres de notre communauté se posent et auxquelles nous tenterons de répondre le plus adéquatement possible.Au risque de nous répéter, puisque plusieurs articles décrivant le Centre ont paru dans «la Voix Sépharade», nous donnerons un bref historique du Centre.Avant l’appellation «Centre Communautaire Juif», le local situé au 6645 Darlington, desservait une population immigrante Juive et était connu sous«Neighbourhood House Services», créé en 1927.À partir de 1967, le «Neighbourhood House Services», branche du Y, au même titre que le Y de Laval ou celui de Côte-St-Luc, voit son membership devenir progressivement francophone et à toutes fins pratiques, exclusivement francophone (95%) dès 1972.Le personnel change également et devient essentiellement francophone en 1973.Durant cette période de 1967 à 1973, les objectifs du NHS se transforment «de facto».Durant cette même période, il existait, au sein du «Y», une autre structure francophone qui fonctionnait sous l’appellation du «Département Francophone du Y».Pour éviter la duplication de services, mais surtout pour former une alliance et appuyer ses demandes, le «NHS» et le «Département francophone du Y» devenaient le «Centre Communautaire Juif du YM-YWHA».En plus des mêmes privilèges et obligations que les autres branches du Y, le Centre prépare et fait approuver par le Conseil d’Administra-tion du Yun documentcontenant unesérie de recommandations lui donnant tout d’abord, le mandat de desservir la population Juive francophone et Sépharade, une certaine latitude d’actions au niveau des programmes ainsi qu’au niveau budgétaire.Pourquoi avoirdonné au Centre ce mandat ?Nous savons tous que les Juifs francophones, étant arrivés massivement et principalement du Maroc, s’intégraient difficilement au milieu anglophone.Aussi, dans le but de desservir adéquatement cette population, et permettre une intégration plus harmonieuse, le Centre bâtit une structure qui lui permettra d’offrir des services socio-récréatifs et culturels à toutes les tranches d’âges.Utilisant de nombreux bénévoles avec une formation scout, il se spécialise dans le travail de groupe et élargit ses services en offrant toutes sor-’ tes d’activités, tendant de répondre ainsi à la demande des membres de la Communauté.IHlB V- Après avoir fonctionné pendant plusieurs années selon un modèle, le Centre change sa structure et entame un nouveau programme 1983-1984 en offrant des services selon des centres d’intérêt.Ainsi, la garderie du Centre Communautaire Juif devient le Centre d’intérêts des services pré-scolaires auxquels nous rattacherons plus tard, des activités ayant trait aux enfants âgés de 0 à 6 ans.Le département Jeunesse offre des services aux personnes âgées de 7 à 21 ans.Nous mettons à la portée de cette tranche d’âge une série d’activités socio-récréatives dans une atmosphère spécifiquement juive, comprenant des célébrations de fêtes, visites-découvertes, sorties de plein air, auxquelles viennents’ajouterdes ateliers d’art et d’expression.Le département des Loisirs veille à offrir tous genres de programmes récréatifs pour notre population âgée de 21 à 95 ans Ce service est issu de la fusion des départements Jeunes Adultes, Adultes et Âge d’Or.Pour répondre aux demandes pressantes des membres de notre communauté, et élargir nos éventails de programmes, nous avons implanté, il y a quelques années seulement, les départements Culturel et Cultuel , deuxstructuresindispensablesà la préservation de notre patrimoine, notre culture, nos traditions, et par-dessus tout, notre judaisme.Le dernier-né du Centre est le département des sports qui a pour objectif principal, de sensibiliser et initier nos jeunes et moins jeunes au domaine sportif.Il en est àses premiers pas, mais ne tardera certainement pas à connaître le succès des autres départements.Il serait trop long et fastidieux d’énumérer les activités ou programmes offerts par le Centre.Aussi, pour en savoir plus long, venez nous voir ou téléphonez au Centre.Les membres de notre personnel ainsi que les bénévoles sont à votre disposition N’hésitez surtout pas a nous contacter au 735-5565.L’Association de l’Âge d’Or, qui utilise le Centre Nathan et Maxwell Cummings pour ses activités au profit dé plus de 6 000 personnes du Troisième Âge, est l’un des 18 organismes constituants de l’AJCS ; elle est financée par la Campagne annuelle de l’Appel Juif Unifié.La décision d'agrandir le Centre de l’Âge d’Or s’ajoute à plusieurs autres, prises au cours de ces derniers mois par la Communauté concernant le développement des installations communautaires existantes La décision d’agrandir le Centre de l’Âge d’Or s’ajoute à plusieurs autres, prises au cours de ces derniers mois par la Communauté juive concernant le développement des installations communautaires existantes.Le Centre disposera d’un espace addi- ' tionnel de 10 000 pieds carrés.D’autres projets comprennent : - la construction d’une nouvelle école secondaire Bialik à Côte St-Luc, - l’addition de deux étages à l’Hôpital Maî-monide et Foyer pour Personnes Âgées, situé également à la Côte St-Luc.Ce projet a été réalisé par le gouvernement provincial sur la demande de la Communauté, - le transfert de l’Hôpital Mont-Sinaï, de son emplacement actuel dans les Lauren-tides, à Côte St-Luc.On considère aussi la possibilité de construction, par les Résidences Caldwell, dans le quartier Snowdon, du quatrième complexe d’appartements à loyer modique pour personnes âgées.Lesfrères Nathan et Maxwell Cummings qui ont financé la construction du Centre, ont présentement offert 800 000$ pour l’extension de celui-ci.Il est très probable, que lestravauxserontcomplétésà la fin de cette année.Au moment de la construction du Centre de l’Âge d’Or, en 1978, on prévoyait accueillir environ 250 personnes par jour ; en réalité, le Centre est utilisé quotidiennement par plus de 400 membres.Le programme du Centre vise à aider des personnes âgées à réaliser au mieux leur potentiel et leur créativité.Les divers services favoriser le développement de la santé physique et l’amélioration de bien-être émotif des membres.Des activités variées donnent aux participants d’innombrables occasions de partager leur temps entre différentes occupations, d’entrer en rapport avec les autres, d’apprendre à s’exprimer.Les choix ne manquenx pas: les membres peuvent prendre des leçons en quatre langues: français, anglais, hébreu et yiddish ; des cours d’arts et métiers, d’arts dramatiques; ils peuvent aussi pratiquer du yoga, jouer aux cartes, participer au programme d’éducation physique, aux La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 #19 ¦1* mæ y&>\ conférences et aux discussions, ou visionner des films.La cantine offre tous les jours plus de 200 repas variés et très bon marché.Au Centre on pense à tout : des comptables et des avocats aident les autres à faire les déclarations d’impôts ou à résoudre certains problèmes juridiques tandis que la section touristique organise des camps d’été et des excursions adaptés aux intérêts et aux possibilités physiques des personnes âgées.L’Association de l’Âge d’Or s’occupe aussi des membres qui, à cause de leur état de santé ne peuvent plus participer CAMPS B'N AI B'RITH For sixty-two years Camp B’nai B’rith has served the Montreal Community.The philosophy of it’s dedicated Board of Directors has always been, and still is today, that every child and every Senior Citizen that needs camp, should have the opportunity.Camping has changed tremendously since 1921, when Camp B’nai B’rith housed our campers in tents and only about eighty boys enjoyed a camping experience.Today, we serve one thousand children every summer, girls and boys, aged nine to sixteen and three hundred seniorcitizens, sixty years to one hundred years young.Our kitchen and dining-room facilities are of the finest in equipment and we serve twenty-five hundred Kosher meals a day.Camping is an educative process, and helps to create self-reliant Jewish Canadian Citizens, through a full sports program, combined with personal creative development as well as a Jewish cultural program, in a camp environment, which requires top calibre staff.We can boast of one of the finest libraries in a resident camp.Zentner Memorial Park, where a granite sculpture, depicting our six million brethren who perished, serves as a constant reminder, a quiet place for ourcampers and staff to visit, contemplate and remember the Holocaust.The William Spinder Synagogue, an outdoor setting amongst the trees, serves to make Shabbat and all Jewish Holidays at camp, much more meaningful to our camDers and staff.20 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 Camp B’nai B’rith, situated in Lantier, Quebec (Petit Lac Long) in the Lauren-tians, is a most inspiring locale and lends itself to all kinds of activities, sports, arts and crafts, drama, dance, computers, photography, creative theme days, swimming, windsurfing, canoeing, boating, over-nights, campcraft, with a focus on Jewish History and culture.Many of our officers and members of our Board of Directors are alumni of Camp B’nai B’rith.They remember what Camp B’nai B’rith did for them ana are determined to provide this service to all those who need and want it.Because of their belief in our people and our Jewish Culture, we invite schlichim from the State of Israel, to bring Israeli dance and song and history to our campers, to help our campers identify with their people and with the State of Israel.Asourcampersare madeupofCanadian children as well as New Canadians, Canada Day is celebrated at camp every July 1 st, in a very special way, when the history of our country is acted out in different presentations, all created by our campers and staff.Many languages are spoken at Camp, English, French, Russian, Hebrew and yet the camaraderie is one that brings together and everlasting friendships are made every summer.The Senior Citizens enjoy a complete camping program and participate actively in everything that the children do, only at a slower pace.They, too, dance, sing, swim, do arts and crafts, go rowing, jogging, start their day with exercise, participate in drama, talent nights, poetry readings, current events discussions, play cards and games, take nature walks and are busy until lights out.They say “Camp isn’t only for kids.” “We are recycled teenagers !” These are people whose social group has fallen by the wayside, for most, their vacation time at Camp B’nai B’rith is the only time out of their lonely apartments.The highlights of having a Senior Citizens camp adjacent to the children’s camp, is the intergenerational programming.Our camp fees, for children and senior citizens, are scheduled on a sliding scale, everyone at Camp B’nai B’rith pays in 1 accordance with their ability to pay - from I zero to full fee, although full-pay still re-| mains a small percentage of our total registration.The original ‘Raison d’être’ of the Board of Camp B’nai B’rith is, “to bed down the needy first”, and for the past sixty-two years, this has remained our aim and purpose, and is so today ! Another dimension of our service to the Community is the Day Camp Program, provided to those who spend their summer in the Laurentians, for three to nine year olds.This is only a thumb-nail sketch of the most unique “community service” in our City.From the dream of members of Mount Royal Lodge in the early 1920’s, who originated Camp, it has grown to a small city with a population of fifteen hundred constituents, all enjoying a summer of excellence - “from three to one hundred years young !” aux activités du Centre.Depuis 1972 on a introduit des services individuels, comme la «popote roulante» qui apporte des repas chauds aux personnes immobilisées à leur domicile, ainsi que des appels téléphoniques et des visites amicales qui ont pour but d’apporter l’aide et le support moral à ceux qui sont seuls et totalement en dehors de la vie active.Cette liste - bien que fort longue - est loin d’être complète.Même si elle permet de se rendre compte de la diversité et de la richesse du Centre elle n’est pourtant pas en mesure de transmettre l’ambiance unique qui y règne.Barbara Berger IMMIGRATION-> J.LA.S.À l’occasion de la retraite du Dr J.Kage, Vice-Président Exécutif de la J.I.A.S., une cérémonie d’adieu a eu lieu début octobre à la Synagogue Shaar Hashomaim.M.Salomon Benbaruk a prononcé un discours chargé d’émotion qui en dit long sur le directeur de la J.I.A.S.et qui, par la même occasion, témoigne fidèlement des nombreuses activités de cette organisation connue de tous les immigrants juifs.Mesdames et Messieurs, Au nom des Immigrants francophones anciens et nouveaux, venus d’Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tunisie, de France, du Moyen-Orient, et d’autres pays arabes, ainsi que d’Israël, au nom des Communautés Sépharades du Canada en général et de Montréal en particulier, c’est avec beaucoup de reconnaissance, un grand respect et des sentiments d’admiration que je prends la parole pour rendre un vibrant hommage à l’homme que nous honorons ce soir, qui a été pour nous un sym ‘bole d’espoir, le Dr Joseph Kage, à l’occasion de sa retraite, tellement méritée.Vous m’excuserez de ne pas retracer sa carrière professionnelle en général, ou d’écrivain, je ne donnerai pas de statistiques ni des chiffres, tout cela est consigné dans les rapports, les faits et les résultats.Je voudrais simplement vous communiquer ce que j’ai ressenti et compris au cours de nombreuses années de mes contacts avec le Dr Kage, à l’occasion des problèmes posés par tous les aspects de l’immigration de notre segment de population, les aspects légaux, économiques, matériels, scolaires, professionnels, religieux, familiaux, sociaux, communautaires, et surtout humanitaires ou mieux, humains.Il y a une trentaine d’années, au commencement des années 50, alors que la JIAS était encore aux prises avec les lourdes responsabilités des réfugiés d’Europe, lorsque les pays arabes ont commencé à se réveiller à l’indépendance, le Dr Kage a été un des premiersà pressentiravecclair-voyance l’importance que pouvait prendre l’intervention de la JIAS pour cette nouvelle catégorie de Juifs, tiraillés de tous côtés, inquiets, ne sachant s’ils devaient rester dans leur pays d’origine, ou aller ailleurs, où ?et comment ?Le Dr Kage s’est attaché à ce nouveau problème, a pris des accords avec la H.I.A.S./1* l’Agence Juive, et diverses instances Juives et bientôt les candidats immigrants ont commencé à trouver des facilités et de l’aide pour émigrer en toute liberté au pays d’accueil de leur choix.Comme il l’avait fait pour l’Europe, le Dr Kage s’est rendu sur le terrain à plusieurs reprises, en Afrique du Nord, et principalement au Maroc, pour étudier sur place les besoins, et les candidatures.Il a toujours fait preuve de tact et de discrétion dans ses rencontres avec les responsables, les autorités et les familles.La vague massive d’immigration d’Afrique du Nord ne commença vraiment que dans les années 60.Les immigrants ont trouvé ici aide et assistance.Le Dr Kage a su s’entourer d’un personnel compétent à la hauteur, avec des qualités de coeur.Les bureaux de la JIAS, rue Esplanade, avenue Decelles, ou Côte-Ste-Catherine, ont été le point de ralliement et la porte ouverte sur un monde nouveau.Le Dr Kage est un homme efficace et un grand humaniste.Pour mieux comprendre nos problèmes, il a été le premier à franciser son Agence, à engager du personnel parlant français et institua des cours d’adultes en français et en anglais.Il a appelé au Conseil d’Administration (Board et Directors de la JIAS) les leaders francophones pour y siéger.J’ai eu l’honneur d’être le premier francophone à siégerau Board, suivi de nombreux autres.Tout cela était le fruit de ses intitiatives, pour aider au mieux notre communauté.Il a contribué à créer des organisations communautaires telles que le Groupement Juif Nord-Africain en 1962, la Fédération Juive Francophoneen 1 965, et l’Association Sépharade en 1 967.Il a aussi compris nos besoins religieux et a aidé à célébrer nos services Sépharades dans les grandes congrégations de nos frères Ashkénazes.Aujourd’hui, notre communauté, forte d’environ une trentaine de mille, a trouvé sa place ici, a su tracer son chemin, la plupart ont réussi soit dans leur profession, leurs affaires, ou leursétudes.Ilssont intégrés et stabilisés.Tout cela grâce à l’aide matérielle de base de la J!AS: et aux efforts et encouragements personnels et humains de son Directeur le Dr Kage qui l’incarnait.Tout ce monde, par ma voix ce soir, proclame publiquement sadette de reconnaissance, hors-série, ce bienfaiteur, Monsieur JIAS, le Dr Kage.Je ne voudrais pas terminer sans citer son admirable épouse Myriam qui l’a toujours secondé avec dévouement et ses chers enfants que nous avons vu grandir.Sur le plan personnel, le Dr Kage a toujours considéré son entourage de la JIAS, comme sa propre famille.Il nous a toujours invité à ses fêtes de Bar-Mitzvah et mariages.Lui-même a honoré de sa présence nos fêtes et réceptions familiales, et nos manifestations communautaires.Son souci du bien-être de chacun dépassait le cadre officiel de ses fonctions, il prenait un grand intérêt à voir nos familles réussir, prospérer et se développer.À titre d’exemple personnel, permettez-moi de vous dire que, grâce à une lettre de recommandation exceptionnelle du Dr Kage, mon fils a été admis à étudier en Angleterre au Collège d’Oxford en 1972, LE CONGRÈS JUIF CANADIEN Le Congrès, fondé il y a quelque cinquante années, est aujourd’hui reconnu comme le porte-parole officiel de la communauté juive canadienne et Samuel Bronfman, qui en fut le président pour près d’un quart de siècle, joua un rôle unique dans la réalisation de cette institution reconnue de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.Le Congrès a pour buts et objectifs essentiels de : Fixer les plus hauts critères de citoyenneté aux Juifs du Canada en encourageant, poursuivant et participant à des activités d’un caractère national, patriotique, culturel et humanitaire, au service de l’intérêt des Juifs et du pays ; Intervenir dans tous les domaines pouvant affecter le statut, les droits et le bien-être des Juifs au Canada.Sonder l’antisémitisme et prendre des dispositions en vue de réduire son influence dans le monde en général etau Canada, en particulier; favoriser un élan de tolérance, de compréhension et de bonne volonté entre les divers groupes ethniques canadiens, particulièrement entre les citoyens Juifs et ceux d’une aute confession ; Étudier les problèmes reliés aux questions précédentes ; mener des recherches et des études dans ce but; publier des périodiques, brochures et autres écrits et renseignements sur les travaux du Congrès Juif Canadien pour la poursuite de ses objectifs ; Prêter un concours toujours accru pour améliorer les conditions sociale, économique et culturelle des Juifs au Canada, atténuer leurs souffrances à travers le monde, et contribuer avec d’autres organismes à procurer aide et assistance et réhabiliter les réfugiés et immigrants juifs ; Réunirdesfonds, recevoiret rassembler sommes d’argent et biens par contributions, souscriptions, dons, legs et subventions au bénéfice des oeuvres du Congrès Juif Canadien, de toute autre cause avancée, ou suivant les indications des donateurs, en accord avec les objectifs précités.et a obtenir l’importante bourse Rhodes.C’est pour moi un devoir de le rappeler encore.Dr Joseph Kage, mon cher Joe, j’ai eu l’honneur et le privilège de vous cotoyer et collaborer avec vous pendant près de 20 ans.Cela me donne le droit de vous adresser un seul mot, au nom de toute notre communauté, que ce mot sincère soit pour vous le gage de notre gratitude et ce mot, c’est tout simplement merci ! La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 • 21 B 'N AI B ’RITH CANADA TRAIT D’UNION ENTRE LES JUIFS Le B’nai Brith est à la fois la plus ancienne et une des plus importantes organisations philanthropiques juives au monde.Fondé en 1843, le B’nai Brith est représenté aujourd’hui dans 46 pays du monde libre.La famille B’nai Brith se compose de plus de 500 000 hommes, femmes, adolescents et étudiants, tous impliqués dans divers services à la communauté dans laquelle ils vivent.Le B’nai Brith est aussi un agent de liaison avec les différents paliers gouvernementaux et a même un bureau aux Nations Unies en vue de faciliter son action immédiate et lacommunication quand il s’agit de protéger les droits des Juifs dans le monde entier, tels les Juifs de Syrie, d’Iran, d’Argentine, d’U.R.S.S., d’Éthiopie, etc.Le B'nai Brith est établi au Canada depuis près de cent ans.Son but premier a été d’unir les personnes de religion juive en vue de promouvoir leurs intérêts et ceux de l’humanité ; de développer et de relever le caractère mental et moral du peuple juif ; d’inculquer les principes les plus purs de philanthropie (Gmilout hassadim), d’honneur et de patriotisme ; d’appuyer le développement des sciences et des arts; de soulager les besoins des pauvres et des nécessiteux (tzédakah) ; de réconforter les malades par un support moral (bikkour holim) ; de secourir les victimes des persécutions ; de protéger et d’aider les personnes âgées, les veuves, les sans emplois, les familles monoparentales, lesorphelins, les personnes seules.Le B’nai Brith est bien plus qu’un concept, c’est une expérience vivante dont la ressource se compose d’êtres humains.des bénévoles- qui consacrent leurs efforts à contribuer à créer une atmosphère de compassion et de compréhension parmi leurs coreligionnaires.À Montréal, la famille B’nai Brith a plus de 5 000 adhérents, répartis en loges pour les hommes, en chapitres pour les femmes, en B.B.Y.O.(organisation de jeunesse) pour les adolescents du secondaire et en Hillel pour les étudiants du collégial et de l’université.Le B’nai Brith a d’autre part un département qui s’occupe exclusivement des droits de la personne: la Ligue des droits de l’homme du B’nai Brith Canada, affiliée à l’Anti-Defamation League (A.D.L.) en Europe et aux États-Unis.Elle a pour but de surveiller et de combattre le racisme et l’intolérance sous toutes ses formes, qu’ils soient dirigés contre n’importe quel groupe minoritaire au Canada.Ces objectifs sont réalisés grâce à des programmes d'éducation et d’action communautaire, ainsi qu’à des conseils juridiques.La Liguefinance des programmesd’édu-cation visant à informer la population concernant la nature et la valeur des droits de la personne ; grâce à ses programmes audiovisuels, elle s’efforce de sensibiliser les enseignants, la police, les agents syndicaux, les employés des hôpitaux aux problèmes résultant de certains stéréotypes et de la discrimination.Parmi les activités des loges, notons par exemple, l’aide apportée aux nécessiteux à la veille de Rosh Hashanah et de Pes-sah ; les visites que les membres rendent aux malades et aux personnes âgées ou seules à la veille du Shabbat, des jours de fêtes soit pour allumer les bougies de Hanoucah ou de lire la Haggadah à Pes-sah ; notons aussi que les membres organisent une journée B’nai Brith pour contribuer de leur sang à la Croix Rouge pour sauver des vies humaines; les membres accompagnent également les handicapés physiques et mentaux, les personnes âgées à des activités extérieures, pique-niques, activités sportives, théâtre.Le B’nai Brith offre à ses membres un vaste programme d’enrichissement culturel donné par des conférenciers renommés ; des programmes de sensibilisation à des sujets d’intérêt général, tels les Juifs d’Union soviétique, des paysarabes(Syrie, Éthiopie, etc.).Il va sans dire que des programmes d’information sur l’État d’Israël, engagement envers la terre de nos ancêtres, sont également à l’ordre du jour des activités du B’nai Brith, qu’il s’agisse de programmes d’action d’urgence (mobilisation en cas de guerre.), du panorama social, d’une campagne pour recueillirdes fonds ou de la situation politique.Le B’nai Brith offre également des activités sportives variées pour permettre aux personnes de tout âge de développer l’esprit d’équipe et de leur donner l’occasion de se détendre.Parmi les activités offertes par les loges dans le domaine de l’athlétisme, citons les ligues de quilles, les ligues de base-bail, de volley-ball, de hockey, basket-ball, et des tournois de tennis, de curling et de golf.Le B’nai Brith s’intéresse à ses membres.Il leur offre de nombreuses possibilités culturelles, communautaires, de prise de conscience juive, d’assurance en soi, et surtout un sens de fraternité, un trait d’union entre les Juifs.Il offre la possibilité de se détendre et de se retrouver entre personnes qui partagent le même objectif, la possibilité de se faire de nouveaux amis, d’élargir son cercle d’amis grâce à l’athlétisme, au tourisme et aux projets de chacune de ses loges.C’est aussi un moyen de faire ses racines dans le pays quand il s’agit de nouveaux immigrants.Notons enfin pour les lecteurs de la Voix sépharade que des membres francophones du B’nai Brith font partie de loges et de chapitres anglophones, selon leurs affinités et l’orientation de chacunes d’elles.Cependant, il existe un chapitre et deux loges francophones pour mieux servir la communauté de Montréal: l’Amitié avec Alegria Benjio, présidente, l’Alliance, Dr.Jacques Challouh, président et l’Égalité, Joseph Lasry, président.Mentionnons que l’Alliance regroupe des Ashékenazeset Séphara-desde languefrançaiseetque l’Égalité est plutôt Sépharade.Les leaders actuelsvou-draient entreprendre des activités communautaires de plus grande envergure.Cependant, cela ne peut se faire que selon le potentiel humain dont elles disposent.Etre membre du B’nai Brith, c’est faire partie d’un club privé juif et se fait par une contribution annuelle qui permet de faire fonctionner notre administration à travers le Canada, les bureaux de la Ligue des droits de l’homme du B’nai Brith, les programmes des Centres Hillel dans les campus universitaires, les organisations de jeunes (BB-YO) notre leadership de demain.Aussi, il serait souhaitable que les dirigeants francophones sépharades s’impliquent plus afin qu’une représentation puisse se faire àtouslesniveauxdu B’nai Brith que ce soit à l’échelle régionale, nationale ou internationale.r : : (514) 271-6287 ¦HL 271-6386 Notre Spécialité : commande en gros Boucherie et Charcuterie Kascher inc.Kosher Meat & Delicatessen Inc.^ ,Mv GRAND CHOIX DE VIANDES (MCj ET CHARCUTERIE STRICTEMENT CACHER SIDNEY NEMES 1329 VAN HORNE OUTREMONT QUEBEC K2V 1K7 : : >• .22 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 FINANCEMENT L'APPEL JUIF UNIFIÉ L’Appel juif unifié, organisé et réalisé annuellement par les Services communautaires juifs de Montréal (AJCS), réunit les fonds nécessaires aux oeuvres de bienfaisance locales et nationales subventionnées par l’AJCS, ainsi que pour les projets humanitaires outre meret particulièrement en Israël.Situation critique à Montréal La situation économique difficile - aggravée par l’inflation - a limité la capacité de la Communauté juive de Montréal, de desservir ses membres en détresse de façon pleinement satisfaisante.Parmi les enfants passant leurs vacances au Camp B’nai B’rith l’an dernier, 1 25 enfants (un sur six) avaient des pères en chômage.La récession força les Services Communautaires Juifs à faire deux allocations uniques importantes, et ceci en dépit d’un budget d’austérité - soit : ***105 000$ d’assistance supplémentaire en espèces, ce qui amène le programme total d’assistance aux indigents juifs à 544 000$.***400 000$ en bourses scolaires additionnelles, pour aider à maintenir au sein du système scolaire juif les enfants de parents ayant des difficultés financières.Total des coûts pour les bourses scolaires de 1983 : 700 000$.À part les deux allocations spéciales, le budget de l’AJCS a été maintenu à 1.9% seulement de plus que l’an dernier.Israël - encore beaucoup de détresse Malgré cinq guerres, Israël - ayant comme partenaires les Juifs de la Diaspora - a su construire un état moderne et démocratique qui a absorbé des centaines de milliers de nouveaux-venus, tout en défendant son existence même.Au cours de cette brève période, la population juive s’est accrue de 650 000 à trois millions deux cent cinquante mille habitants.Parmi les 1.7 millions de Juifs auxquels l’état a ouvert ses portes, se trouvaient nombre de survivants de l’Holocauste ainsi que 800 000 Juifs originaires de pays musulmans.Ce minuscule pays peuts’enorgueillirde 116 000 étudiants fréquentant sept établissements de hautes études; 3 700 livres et 700 magazines y sont publiés annuellement.il subventionne sept orchestres symphoniques, trente-cinq chorales et quatre-vingt seize musées.Cependant, la technologie avancée existe côte à côte avec la pauvreté dans cette nation accablée par les coûts qu’exige la sécurité.Alors que la grande majorité des immigrants a réussi à prendre racine dans le sol israélien, 45 000 familles vivent encore toujours dans les mêmes misérables logis qui avaient été fournis à la génération précédente.Chaque année, 2 000 jeunes défavorisés ont besoin de programmes spéciaux d’éducation pourdevenirdescitoyens pro- ductifs.Tout ce que l’on s’efforce de faire est insuffisant alors que 20 000 jeunes hommes et femmes ne fréquentent pas l’école.sont sans travail.L’immigration en Israël augmentent une fois de plus- soit, 12 000 en 1981,13 200 en 1 982, et l’on prédit l’arrivée de 1 5 000 immigrants cette année.Un programme spécial d’éducation est offert à 400 jeunes Juifs falasha qui se trouvent parmi les 3 000 rescapés d’Éthiopie.Ils ont grand besoin d’aide pour s’adapter avec succès à la société israélienne.Outre-mer.une bouée de sauvetage Les fonds recueillis lors de la Campagne, canalisés outre-mer vers des régions où les Juifs sont en détresse, sont gérés par le «Joint Distribution Committee» (JDC).Le budget de 43.3 millions de dollars du JDC pour 1983, procurera secours et assistance à près d’un demi-million de personnes, dans plus de trente pays.La plus grande partie de ce budget-soit plus de 30% - est assignée au secours et au bien-être.De la nourriture, des vêtements, voire même du bois de chauffage, sont fournis aux malades et aux personnes âgées à travers le monde entier.Les activités du JDC s’étendent jusque dans les communautés isolées telles que celle de l’Iran, où il reste encore 35 000 Juifs, parmi lesquels 6 000 enfants.i ALLOCATIONS PRINCIPALES DANS LE MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN Organisme ou service 1983 1982 Services Sociaux Juifs à la Famille $1 147 010* $ 996 145 Centre d’Orientation Juif 624 103 644 022 Les Résidences Caldwell 115 831** 32 975 Projet Genèse 77 806 83 617 Services Canadiens d’Assistance aux Immigrants Juifs 649 612 715 971 Camp B’nai B’rith 257 010 253 010 Camp de l’Âge d’Or 38 548 35 397 Association de l’Âge d’Or 687 762 640 445 B’nai B’rith Hillel 333 545 356 113 YM-YWHA & NHS 650 000 641 667 Bibliothèque Publique Juive 521 481 523 617 Centre Commémoratif de l’Holocauste 65 100 65 100 Conseil de l’Éducation Juive 1 257 243*** 944 020 Hôpital Général Juif 150 000 200 000 Attendacare 73 000 100 000 Centre d’Accueil Juif 16 792 22 840 Service de Soins à Domicile 316 605 307 462 Communauté Sépharade du Québec 106 700 120 937 Comprend I allocation supplémentaire spéciale de secours en espèces, au montant de 105 000$.** Maintenant soumis à la taxation municipale de même qu'à la modification à la subvention provinciale pour le logement.*** Comprend 400 000$ supplémentaires pour octroi de bourses scolaires.La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 • 23 SMHHji : '¦' ' DANSES AËROBIQUES JEUNES ADULTES ESà*^âs< DEVOIRS SURVEILLÉS (ENFANTS) r — INITIATION A LA RELIURE KARATE AVANCES fef;\ : llpP COURS D’ANGLAIS (ADULTES) | BALLET-JAZZ «DISTRICT» En phé le Ce# en mp DANSES AÉROBIQUES : V :.- >» *5& ¦R ÿMA: «svm ;r ¦•.•¦ m-mm mmmmm v - ' s V EKT wm, 1 tftos, Cire nurche.CLUB D’INFORMATIQUE BALLET-JAZZ (ENFANTS) DEBUTANTS DANSES ISRAÉLIENNES CLUB DE BIJOUTERIE OR TAMID -AGE D’OR a « RÉPÉTITION DÉFILÉ DE MODE «DISTRICT» DANSES AEROBIQUES JEUNES ADULTES ¦1 Ui imêM A CLUB AMITIÉ du mardi CONFÉRENCE La Commission des Affaires Sociales Nous vous présentons ici les premières conclusions de la recherche entreprise par la Commission des Affaires Sociales ainsi que nous l’avons annoncé dans la présentation du dossier.Ces conclusions sont très préliminaires et ne représentent qu’une partie de l’étude.Nous espérons pouvoir vous présenter dans un prochain numéro de la Voix Sépharade le rapport final de notre travail.Auteurs du texte : Betty ELKAIM, Henri ELBAZ Pourquoi une Commission des Affaires Sociales?Parce que toute personne résidant au Québec a droit à des Services de Santé et des Services Sociaux adéquats sur les plans à la fois scientifique, humain et social, avec continuité et de façon personnalisée.(Article 4, loi sur la santé et les services sociaux).Aussi, cette loi encou-rag la population à participer à l’instauration, à l’administration et au développement des établissements de Santé et de Services Sociaux de façon à assurer leur dynamisme et leur renouvellement.(Article 3, Chapitre 48, 1971).L’Objectif de la Commission des Affaires Sociales est donc de veiller à ce que la Communauté Sépharade soit informée de ses droits, que l’accès au service lui soit facilité et que les services reçus soient adéquats.Objectifs de la recherche 1 - Laconnaissance et l’utilisation desSer-vices Communautaires Juifs par la population Juive Marocaine.* 2- Le niveau de satisfaction quant aux services utilisés.2- La perception par la Communauté Marocaine des structures Communautaires, des services et des individus aussi bien Sépharades qu’Ashkénazes.4- L’identification de la nature des besoins de la Communauté Juive Marocaine.Sujets La présente recherche a porté sur l’évaluation de la connaissance et de l’utilisation des différents services offerts par la communauté juive et la définition des besoins auprès de la population juive marocaine: adolescents, adultes, personnes âgées, d’origine marocaine et de religion juive, qui se sont établis à Montréal.Des 1 000 sujets contactés (sur une liste de 5 000), 350 âgés de 18 à 80 ans ont accepté de répondre à nos questions.100 ont été interviewés à domicile et 250 par contact téléphonique.Ainsi deux questionnaires ont été élaborés, l’un couvrant l’ensemble des concepts mesurés et l’autre étant une version écourtée.Au moment de l’enquête, 91 % des sujets étaient de citoyenneté canadienne.Le tableau 7 appendice a, rapporte le pourcentage de sujets répartis en fonction de différentes périodes de séjour.Ainsi, seulement 9% des sujets sont établis depuis une période de moins de trois ans, alors que la majorité des sujets sont installés à Montréal depuis au moins 8 ans.* Pour des raisons d’homogénéité dans l’échantillonnage, nous avons sélectionné des sujets parmi la population marocaine.Cette dernière représente 75% de la Communauté Sépharade à Montréal.I* Niveau de connaissance et d’utilisation des organismes Le premier objectif visait à évaluer le niveau de connaissance et de recours aux organismes connus et ce par catégories de secteur à savoir : sanitaire, social, culturel - récréatif - éducatif et religieux.A- Organismes sanitaires À l’exception du Jewish General Hospital qui est connu et utilisé par la presque totalité des sujets (connaissance 100%, utilisation 93%) la majorité des sujets rapportent ne pas connaître les autres TABLEAU 1 organismes de santé et conséquemment ne pas y avoir eu recours.Le tableau 1 présente le nombre et le pourcentage des sujets selon la connaissance et l’utilisation.Nombre et pourcentage des sujets selon la connaissance et utilisation des organismes sanitaires pour le questionnaire 1 et le questionnaire II Questionnaire I Questionnaire II Connaissance Utilisation Connaissance Utilisation Organismes Sanitaires N (89) % N % N (250) % N % Hôpital Général Juif 89 100 84 94.4 250 100 227 91.5 Hôpital Juif de Convalescence 44 49.4 11 25.0 110 44.0 14 12.7 Hôpital Juif de L’Espoir 17 19.1 3 17.6 60 24.2 4 6.7 Hôpital Mont-Sinai 26 29.2 3 11.5 82 33.1 7 8.5 Hôpital Maimonide 37 41.6 1 2.7 76 30.6 3 3.9 26 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 B - Organismes sociaux En ce qui concerne les organismes sociaux, le tableau 2 rapporte que la majorité des sujets connaissent et ont eu recours aux services d’aide aux immigrants tels que la J.I.A.S., le Jewish Vocational Service et le Hebrew Free Loan Association.Tandis que les services du Jewish Family Services (J.V.S.) qui offrent une gamme très variée de services sociaux et qui sont mis à la disposition de la population ne sont pas très connus (43%), ni très utilisés TABLEAU 2 (24.5%).De plus, on constate que l’existence des Résidences Caldwell (Habitation à loyer modique pour personnes âgées) est pratiquement inconnue ce qui explique le non-recours à ce même service (3%).Nombre et pourcentage des sujets selon la connaissance et utilisation des organismes sociaux pour les 2 questionnaires Questionnaire 1 Questionnaire II Connaissance Recours Connaissance Recours Organismes Sociaux N (89) % N % N (250) % N % Jewish Family Services 39 43.8 11 28.2 106 42.9 22 21.0 J.I.A.S.85 95.5 51 60.0 241 97.2 141 58.5 Jewish Vocational Service 62 69.7 39 62.9 161 65.2 99 61.5 Hebrew Free Loan Association 50 56.2 30 60.0 128 51.8 62 48.4 Baron de Hirsch 33 37.1 6 18.2 109 44.1 9 8.3 Résidences Caldwell 25 28.1 0 0.0 63 25.5 5 7.9 C - Organismes culturels - éducatifs -récréatifs En regard des organismes culturels et éducatifs, à l’exception des services offerts par l’Association de l’Âge d’Or et Or Tamid, qui ne sont pas utilisés, on note que la majorité des organismes culturels-éducatifs sont très connus et pour la plupart assez utilisés (Centre Communautaire Juif, Hillel franco- TABLEAU 3 phone, les écoles juives privées et/ou sépharades).Le tableau 3 présente le nombre et le pourcentage des sujets selon la connaissance et recours aux organismes culturels - éducatifs.Nombre et pourcentage des sujets selon la connaissance et l’utilisation des organismes culturels - éducatifs - récréatifs pour les 2 questionnaires Questionnaire I Questionnaire II Organismes Connaissance Recours Connaissance Recours N OA / \J N % N % N % Centre Communautaire Juif 81 91.0 45 55.6 237 96.0 167 70.2 Hillel Anglophone 49 55.0 12 24.5 143 57.9 43 29.9 Hillel Francophone 65 73.0 25 38.5 186 75.3 94 50.3 Colonies de Vacances 79 88.8 24 30.4 179 72.5 80 44.9 École Maïmonide Écoles Juives 87 97.8 15 17.2 233 94.7 57 24.4 Privées 74 83.1 15 20.3 173 70.6 70 40.5 Bibliothèque Publique Juive 60 67.4 28 31.5 180 73.2 112 62.2 Association de l’âge d’or 62 69.7 11 17.7 144 58.5 15 10.4 Or Tamid 32 36.0 3 9.4 - - - La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 • 27 D - Organismes religieux Au niveau des organismes religieux, ils sont majoritairement connus mais cependant peu utilisés (Tableau 4).Les mêmes résultats sont obtenus concernant la Communauté Sépharade du Québec, ce qui s’explique par le fait qu’elle n’offre pas de services: elle a pour fonction de fédérer les différents organismes.TABLEAU 4 Nombre et pourcentage des sujets selon la connaissance et l’utilisation des organismes religieux et divers pour les deux questionnaires Questionnaire I Questionnaire II Connaissance Recours Connaissance Recours Organismes N (89) % N % N (250) % N % Synagogue 82 92.1 15 18.3 218 88.6 71 32.6 Hevra 72 80.9 8 11.1 140 56.9 25 17.9 Cimetière Baron de Hirsch 65 73.0 7 10.8 122 48.8 37 30.6 C.S.Q.77 86.5 14 18.2 208 84.6 56 26.9 1-2.Niveau de satisfaction En ce qui concerne le niveau de satisfaction, 80% des répondants qui connaissent et ont eu recours aux organismes se sont dit satisfaits des services reçus.Il faut cependant mentionner, qu’au moment de l’enquête, environ 73% des sujets interviewés à domicile ont déclaré ne plus utiliser ces services.Cependant, nous devons rappeler que 40% des répondants ne connaissent pas l’existence des organismes énumérés et conséquemment n’y ont pas eu recours.Il - Perception de la communauté parelle-même Les commentaires concernant les deux communautés, anglophone et francophone, ont essentiellement porté sur: 1 - Les structures communautaires 2 - Les services offerts 3 - Les individus 1- Structures communautaires Il ressort que la population marocaine trouve que sa communauté a évoluée et que son existence est nécessaire pour préserver leur identité et leur offrir une certaine sécurité.A l’égard de la Communauté anglophone, la plupart des répondants ont mentionné que cette communauté est bien structurée, disciplinée et solide, attribuant ceci à leur durée de séjour.2- Services En ce qui a trait aux services, un niveau de satisfaction est rapporté, et ce pour l’ensemble des deux communautés.Cependant, il a été souligné qu’à l’exception de l’école Maïmonide et de certains services du Centre Communautaire Juif, les objectifs des autres organismes juifs ne cadrent plus avec les besoins des individus et/ou ne sont plus orientés vers les populations cibles.Cela semble expliquer le fait que 73% des répondants n’utilisent plus les services auxquels ils ont eu recours.3- Individus Les résultats montrent que le Sépharade se perçoit comme non apprécié et non accepté par l’Ashkenaze.Il considère que ce dernier vit en cercle fermé et manque d’estime à l’égard des sépharades.Il ne semble pas y avoir de tentative de rapprochement.Ill- Nature des besoins exprimés par la communauté Les besoins qui ont été le plus fréquemment mentionnés sont : 1 - Maintenir et développer l’éducation juive dans différentes régions de l’île de Montréal (65%).2- Maintenir et développer les activités socio-culturelles (75%) et récréatives (70%) du Centre Communautaire Juif.3- Maintenir et développer les camps de vacances (63).4- Maintenir les synagogues sépharades (72%).5- Développer des services aux personnes âgées.6- Développer des services d’information concernant a) les services gouvernementaux (72.5%) b) les services communautaires juifs (82%) Finalement, un besoin concernant la création d’un programme de prévention contre l’usage de la drogue et de l’alcool a également été exprimé (48.5%).Telles sont les premières conclusions de notre recherche.Elles vont nous servir à élaborer nos programmes d’action afin de répondre aux besoins et aux priorités exprimés par la Communauté.Cette recherche a été rendue possible grâce à une subvention d’A.J.C.S.Nous tenons à remercier ici, Dr.George Kantro-vitz, du Service de Planification Communautaire qui a consacré tout le temps nécessaire à la bonne réalisation de cette recherche.Merci également à Dr.J.C.Lasry, Dr.Yossi Lévy, Monsieur Léon Ouaknine et Mlle Marie Hazan pour leur précieuse collaboration.28 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 • 29 communauté CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF 7ème Assemblée Générale C’est devant une audience nombreuse et attentive que s’est déroulée, le 16 Octobre dernier, la 7ème Assemblée Générale Annuelle du Centre.Plus de 125 personnes étaient présentes.Le directeur (officiel depuis Juin 83) James Dahan (Cabri), reconnu partout comme l’un des meilleurs administrateurs que la Communauté ait eu, expose méthodiquement, les réalisations de chaque département, en rendant hommage aux professionnels et en les remerciant pour le travail accompli.Ces réalisations sont nombreuses, d’envergure différente, mais en écoutant James Dahan parler, elles ont toutes, un point commun : elles sont créées avec amour par la communauté, pour la communauté.Évidemment, une telle structure administrative, avec sa vingtaine d’employés, ne peut vivre sans les moyens financiers appropriés.Or, ils ne le sont pas.Il n’y a d’ailleurs jamais assez de moyens quand on a autant de projets, mais au moins, ce qu’il y a de fait, est très bien géré.Le Trésorier du Centre, Jo Bengualid, nous expose brièvement une situation financière si saine qu’on se demande comment fait le Centre pour naviguer aussi clairement dans les eaux troubles de l’économie actuelle.Le Centre y arrive, au prix de sérieuses restrictions.sévères mais hélas, nécessaires.C’est le moment de remercier le public, ceuxqui régulièrementviennentau Centre pour travailler au sein de nombreux comités.Les présidents ou les représentants de chaque département, sont invités à la table d’honneur.Ils parlent de leurs réalisations, de leurs projets, de leurs craintes.Il y a chez-eux, une certaine émotion, une fierté d’avoir réalisé ces objectifs, et tous ont un défi à relever pour leur département et pour l’ensemble de la population qu’ils desservent.S’il est vrai que les défis sont vraiment essentiels à la croissance, voilà de quoi nous encourager.Cette année, les programmes du Centre, ont connu beaucoup de changements.Ils ont augmenté en nombre, en diversité et en fréquentation.Et, chose naturelle dans un environnement communautaire aussi dynamique que le nôtre, la structure administrative n’a pu demeurer statique, se voulant aussi efficace et proche de la réalité que par le passé, lia donc fallu restructurer cette machine, et nul autre que le président du Centre, Albert Bendahan, n’était mieux placé pour l’exposer avec autant de clarté et de conviction.Nous reproduisons donc, avec sa persmission, le rapport moral présenté à l’Assemblée.RAPPORT MORAL DU PRÉSIDENT: La première année de mon mandat de deux ans s’achève.Vous avez eu l’occasion d’écouter les différents responsables des départements qui sont venus vous parler de leurs réalisations et vous avez pu constater qu’ils n’ont pas chômé pendant l’année écoulée.Habituellement la présentation des programmes fait partie du rapport moral du président, mais j’ai tenu cette année à ce que les personnes qui réalisent ces programmes viennent les présenter eux-mêmes afin que le travail fourni soit reconnu publiquement.À part tous les programmes réalisés nous avons été impliqués dans d’autres dossiers et j’aimerais vous en dire quelques mots.1) Comme vous le savez tous, James Dahan est revenu au Centre Communautaire Juif, comme Directeur, à compter du 1 er Juin 1983.Ce dossier auquel nous avons consacré beaucoup de temps et d’énergie aconnu un très heureuxdénouement pour le Centre lorsque l’on a pu annoncer le retour officiel de James.Je suis sûr que vous pouvez imaginer le nombre de réunions, négociations et tractations qu’il a fallu pour enfin ramener James au bercail.Tout le monde connaît la valeur de James, son dévouement et sa compétence et nous sommes fiers et très heureux de son retour.2) Nous avons hérité du dossier de la restructuration.Ce projet qui avait accaparé beaucoup de temps lors du précédent mandat s’est enfin concrétisé parson adoption par le CA et par sa mise en application officielle le 1 er Septembre 1983.Je vou- drais brièvement vous présenter cette nouvelle structure : Cette nouvelle structure fonctionne avec des petits problèmes par-ci par-là bien sûr nous sommes persuadés qu’il allait de l’intérêt communautaire de mettre de l’avant cette nouvelle structure et le fonctionnement du Centre devrait s’en trouver amélioré de beaucoup.3) Nous avons travaillé avec les responsables de l’association pour réaffirmer notre désird’êtreautonomes.Nousavonsréactivé notre document d’autonomie tout en montrant notre attachement à l’association.Ce dossier est en pleine réévaluation et vous serez tenus au courant de tous les développements qui surviendront dans le futur.4) Pour la première fois cette année et grâce aux efforts déployés par E.Abitbol lorsdeson mandat, uneunitédistrictde40 jeunes Sépharades a campé au Y Country Camp.L’expérience a été fructueuse et elle sera reprise l’an prochain avec quelques ajustements.5) Nous avons renoué avec une vieille tradition et nous avons tenu cette année notre grand gala annuel.Même si nous n’avons pas atteint tous les objectifs que nous étions fixés, ce gala a été un succès pour une première expérience et nous en aurons un autre à l’automne 1984.À l’occasion de ce gala nous avons officiellement présenté le nouveau logo du centre.Je suis sûr que chacun d’entre vous a pu en apprécier la beauté sur les publicités des programmes que nous vous faisons parvenir.LES ASSOCIÉS DE BOISJOLI, SABBAH, SABBAG, ZIRI, MALKA COMPTABLES AGRÉÉS ont le plaisir de vous annoncer l’ouverture d’un bureau à Toronto sous le nom BOISJOLI, WHITESIDE & ASSOCIATES COMPTABLES AGRÉÉS 372 Bay Street, suite 504 Toronto, Ontario M5H 2W9 TÉL.: (416) 363-9679 30 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF 6) Finalement je voudrais vous parler du membership.À ce niveau là je dois avouer que notre succès a été très mitigé et il faudra redoubler de constance, d’imagination et d’efforts pour que le membership sépharade atteigne un niveau décent.Nous devons réussirà motiver nos membres de manière que par leur contribution, nous puissions assurer la seule autonomie qui soit réelle, c'est-à-dire, l’autonomie financière.Évidemment, cela va prendre quelques années mais nous allons faire de ce dossier une de nos priorités pour l’année à venir.Vient ensuite le moment le plus émouvant de la soirée.Le Centre n’aurait probablement pas la place de choix qu'il occupe actuellement si des présidents dévoués et compétents ne s’étaient pas succédés.Aujourd’hui le Centre a tenu à rendre hommage au premier président du NHS (Neigghbourhood House Services), notre regretté ami Jules Elalouf, dont la richesse du passé communautaire, se mesure par ses réalisations (École Maimonide, Centre Communautaire Juif par sa fusion entre le NHS et le département francophone du «Y», etc.), en découvrant une plaque commémorative.Sont présents à la cérémonie, Mme Fanny Elalouf et ses enfants.Jo Gabay récite les prières d’usage et c’est dans une atmosphère de regrets et de tristesse, que chacun regagne sa place.C’est en contenant son émotion que le Dr.William Déry, le président de la C.S.Q.félicite le meilleur bénévole de l’année.Le récipiendaire du prix C.S.Q.est le jeune président du District, Robert Abitbol.Dans la foulée des nominations, le président du Centre présente le département digne du Trophée CCJ.Il s’agit du département Religieux représenté par son président Elie Abitbol.Ce trophée vient à point pour souligner l’essor remarquable de ce département.N’eut été le dynamisme du comité, de son président et de son professionnel, pareil essor n’aurait pu s’accomplir.Félicitations très chaleureuses aussi pour le merveilleux travail qu’accomplissent les enfants au sein de cette synagogue.Le président demande ensuite à l’assemblée de bien vouloir entériner la liste des 14 administrateurs du Centre, réélus pour un mandat supplémentaire de un an.Ce sont : Mmes Dolly Mergui, Thérèse Attias, Renée Azoulay, Guila Benesty-Sroka, Marcelle Danan, Sylvia Kissin, Patricia Ohayon, Peggy Elmaleh, Monique Cohen, Mr.Steve Czik, David Garzon, Guy Elbaz, Charlie Oiknine, Jacques Benhamou.Se succèdent des allocutions de M.Edward Spiegel, président du YMYWHA et du président de la C.S.Q.Puis nos invités se retrouvent dans une autre salle devant un copieux cocktail (non, ce n’est pas une Bar Mitzvah !).Avant de terminer, soulignons le brio avec lequel Henry Maman, président de l’assemblée, a orchestré l’ordre du jour de cette manifestation.POUR CET HIVER, LE DÉPARTEMENT «JEUNESSE» PROPOSE.Avec Daniel MALCA Enfants de 7-13 ans Camp d’Hiver IGLOO 83-84 Du 25 Décembre 83 au 1er janvier 84, 8 journées d’activités de neige : ski de fond, ski alpin, patinage, raquette, glissades, jeux de groupe.Prix : $160.00 Le prix comprend : le transport, le logement, la nourriture, les activités.Inscriptions ouvertes, places limitées.École de Ski «CHELEG» Apprentissage et perfectionnement de groupes : Débutants, intermédiaires, avancés, pré-compétitions, compétitions.10 dimanches consécutifs de 8h30 à 1 7h.Début : Dimanche 8 Janvier 84 Prix : $230.00 comprenant le transport, les remonte-pentes, les cours toute la journée.Inscriptions ouvertes - Places limitées.Avec Claude ELBAZ Jeunes de 13-20 ans * Camp d’Hiver IGLOO 83 à KINKORA Du 25 Décembre 83 au 1 er janvier 84 SKI, RAQUETTE, LUGE, VEILLÉE, PATINAGE CHASSE NATURE Prix : $160.00 Membre Y - $240.00 Non-Membre.Comprenant: le repas, le logement et le transport.Contacter DANIEL ou CLAUDE au: 735-5565.SKI, AVEC CLAUDE TU VEUX FAIRE DU SKI À SON MEILLEUR, TOUS LES SAMEDIS SOIRS, PENDANT SIX SEMAINES?5 sorties au MT-HABITANT 4 sorties à BROMONT 1 week-end au VERMONT Samedi soir- dimanche P.A.F.: $160.00 Membre Y- $200.00 non- membre.TRANSPORT - REMONTE- PENTES.* DÉPARTEMENT JEUNESSE (ENFANTS 7-13 ans) Camp d’Hiver IGLOO 83-84 Du 25 Décembre 83 au 1 er Janvier 84, 8 journées d’activités de neige: ski de fond, ski alpin, patinage, raquette, glissades, jeux de groupes.Prix : $160.00 Membre Y - $240.00 non-membre.Le prix comprend : le transport, le logement, la nourriture, les activités.Inscriptions ouvertes - Places limitées.École de ski «CHELEG» Apprentissage et perfectionnement groupes: Débutants, intermédiaires, avancés, pré-compétitions, compétitions.10 dimanches consécutifs de 8h30 à 17h.Début : Dimanche 8 janvier 84.Prix : Membre Y : $230.00, comprenant le transport, les remonte-pentes, les cours toute la journée.Inscriptions ouvertes - Places limitées.S’adresser à Daniel Malca au : 735-5565.* UN NOUVEAU PROGRAMME AU DÉPARTEMENT CULTUREL : JUDAÏSME et problèmes CONTEMPORAINS Cercle d’études : Débutant au mois de Décembre 83, 1ère session les Dimanches 4 et 1 8 Décembre 83.COUPLES -SEXUALITÉ & CONTRACEPTION - avec MM.Yossi Lévy et Joseph Gabay.P.A.F.: $1.00 Pour inscription : Lynda Dadoun au : 735-5565.?DÉPARTEMENT «LOISIRS» DEUX SUPER RÉVEILLONS pour ADULTES & JEUNES ADULTES RÉSERVEZ SANS TARDER, POUR UNE SOIRÉE DE FIN D’ANNÉE, INOUBLIABLE.ADULTES : Dans les salons de la SPANISH & PORTUGUESE 4894, St.Kevin Soirée animée par le célèbre chanteur de la télévision : MANUEL TADROS & son Orchestre et pendant les pauses, notre DISCOMOBILE, prend la relève.- cocktail à volonté, permanent - bar ouvert toute la nuit - cotillons - prix de présence - pâtisseries sur les tables RÉSERVATIONS : Ralph SULTAN au : 735-5565 ¥ JEUNES ADULTES : À L’AUDITORIUM Samuel Grover 5480, Ave.Westbury AVEC L’INCOMPARABLE, L’UNIQUE DISCOMOBILE «LES CHARMAND» - cocktail à volonté, permanent - bar ouvert toute la nuit - spectacle surprise - cotillons - prix de présence et Sweet Table au petit jour RÉSERVATIONS : Armand COHEN au : 486-5965 La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 • 31 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF «P.A.S.I.» : une bonne initiative P.A.S.I.est né de l’initiative d’un groupe de Jeunes Adultes qui, durant l’année 82-83, a suivi le programme de Formation de Cadres de la Communauté Sépharade du Québec sous la direction de Claude Cohen et de James Dahan.Les liens se créèrent, l’intérêt s’aiguisa, d’où la volonté de ne point se désintégrer.Début septembre 1983 James Dahan, réagissant à la motivation et à l’enthousiasme de ce groupe décidé à accomplir «quelque chose», provoque de nombreuses rencontres pour aboutir à ce «quelque chose».Après plusieurs réunions, l’ensemble des membres accepte unanimement, d’embarquer sur un projet d’action sociale en Israël: P.A.S.I.était né.Le format est finalisé: un voyage de 3 semaines en Israël, dont deux, strictement consacrées à une série d’actions sociales dans une petite ville en voie de développement et une «Semaine de détente bien méritée TIOUL».P.A.S.I.n’a pas la prétention de réaliser un projet d’envergure messianique, mais de transmettre le message de la Diaspora, message qui se veut de bonne volonté.Indépendamment de l'énorme coordination qu’il faudra pour assumer l’ensemble de toutes les activités qui seront offertes gratuitement aux habitants de cette ville-cible, deux étapes nécessaires, précèdent le voyage : la première consiste en une campagne de fi nance ment à grande échelle qui permettra de couvrir les frais de toutes les activités offertes à la ville-cible : - Bazar le 11 décembre 83 - Vente de gâteaux, le 22 janvier 84 - Vente aux enchères de tableaux d’Art, le 4 mars 84 - Soirée de Jeux de Pourim, le 17 mars 84 - Vente de garage, le 8 avril 84 - Tirage de loterie, le 20 mai 84 - Défilé de mode, le 10 juin 84.En même temps, une collecte d’articles scolaires, de jeux éducatifs et d’articles de sport, sera réalisée pour être utilisée sur place, dans certains programmes prévus.La première grille d’activités suggérée, s’établit comme suit : - 1 6 juillet : Départ de Montréal - 17 juillet: Mise en place et soirée-rencontre officielle - 18 juillet: 1) spectacle enfants (utilisation de vedettes de la télévision) 2) soirée orientale - 19 juillet: Bol d’Air (déplacement de 4 bus pour aller sur une plage.Des programmes pour jeunes et adultes, sont prévus) - 20 juillet : Journée Olympique- Enfants.- 21 juillet : 1 ) Oneg Chabbat 2) Soirée Disco - 22 juillet : Bol d’Air- Bar Mitzva au Kotel (déplacement de 4 bus pour aller en famille) - 23 juillet : Soirée théâtrale (avec la participation d’un théâtre de haut niveau) - 24 juillet : 1) Spectacle pourenfants(uti-lisation de vedettes de la télévision) 2) Soirée Piyoutim et Poésie - 25 juillet : Kermesse géante pour enfants - 26 juillet : Bol d’Air du même type que le I 9 juillet - 27 juillet: Sport à la Canadienne (démonstration et mise en pratique de Floor Hockey, Baseball et Baseball-Soccer) - 28 juillet : Spectacle final de variétés (un chanteur, un groupe de variétés, un groupe de danseurs, un humoriste.L’ensemble de ces artistes, du type très populaire).Des démarches ont déjà été effectuées pour greffer au groupe P.A.S.I., certains membres de la communauté parisienne qui ont reçu le même type de formation que les jeunes du Centre Communautaire Juif de Montréal.Également, un groupe du même type d’animateurs, sera développé en Israël pour servir dans les préparations préliminaires et en support pour les 15 jours de réalisation du projet.II est évident que la sensibilisation des médias sera poussée au maximum afin de donner le plus grand prestige à cette Quinzaine.L’objectif de P.A.S.I.vise à ce que, durant ces deux semaines, la ville-cible choisie, ait une couverture permanente dans les journaux, radio et télévision.Un effort particulier sera mis sur la présence de hauts fonctionnaires et personnalités israéliennes, tout au long de nos activités.Quant à la deuxième étape, un programme de formation et de préparation spécifique à ce projet, est prévu pendant 1 2 sessions: causeries, conférences-débats, données par des spécialistes et traitant d’Israël, tels les sujets suivants : EXTRA BOL D’AIR 3 Journées à NEW YORK du 17 au 20 Décembre Bus climatisé de luxe PRIX: HÉBERGEMENT, TRANSPORT & VISITES : $149.00 Tours guidés : EN PRIMEUR : visite au Grand Rabbin Lubavitch Statue de la Liberté Les Twin Towers China Town L’ONU Rockfeller Centre, etc.PLACES LIMITÉES- PREMIER VENU, PREMIER SERVI.S’ADRESSER À: ALBERT BENCHETRIT au : 735-5565.1.Création de l’état d’Israël 2.Géographie d’Israël et style de vie 3.Problème politique 4.Système politique 5.Conjoncture économique israélienne 6.Problèmes des disparités sociales (Projet d’une société nouvelle) 7.Israël et la Diaspora 8.Immigration-Intégration etémigration 9.La Paix, les Arabes et les Palestiniens 10.Vers une culture israélienne 11.Apprentissage, chants et danses folkloriques 12.Histoire et problématique de la ville en voie de développement, que le groupe aura choisi.À l’heure qu’il est, vingt personnes très fortement impliquées se réunissent, depuis septembre, tous les mardis soirs et ont prouvé leur motivation en déposant une avance sur leurs frais de voyage.Le groupe P.A.S.I.tient à mettre en garde le public de Montréal, les autorités officielles et les habitants de cette petite ville-cible d’Israël, qu’il n’a pas du tout l’intention de jouer «Les Papa-Noël» mais qu’il désire sincèrement créer une certaine dynamique par une action nouvelle et originale qui se veut être un message de chaleur et d’amour pour nos frères d’Israël.Les bijoux anciens, c’est un peu notre passé, une nostalgie.On se les transmet de génération en génération.Les artisans de l’or et de l’argent se sont industrialisés.Dommage ! Mais, car il y a toujours un mais, notre ville, notre communauté s’est aujourd’hui enrichie d’un artiste de Fès, pur encore de toute conversion.Je ne garderai pas pour moi seule le nom de l’ami, à l'heure où, dans la ville nul n’est capable d’égaler son art.Il reproduira, pour vous, fidèlement, tout genre d’objets précieux anciens ou modernes, ainsi que des objets de culte, mézouzot finement ciselées, telles celles qui ornaient les portes de nos ancêtres.Je ne vous révélerai pas tout, si vous aimez l’art, la beauté, vous serez éblouis.B.H.DAVID Réparations et reproduction, fabrication de bijoux de toutes sortes, ancien et moderne.620 Cathcart, suite 563 Montréal, Qué.Tél.: Dom.738-6073 Bur.875-2871 32 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 sion Ville St-Laurent En guise de témoignage.Haim Hazan, figure connue et reconnue de notre communauté, est arrivé à l’échéance d’un mandat de quatre ans à la tête de la Communauté Sépharade de Ville St-Laurent le 15 Mai 1983.Dans notre dernier numéro de septembre/octobre, en rapportant l’évènement, nous avions promis de dédier dans notre prochain numéro quelques lignes à cette personnalité de notre communauté.Chose promise, chose due.Malheur à celui par qui le scandale arrive, disait Galilée.Le scandale est arrivé, Haim Hazan a réussi sa tâche.Et pour le bonheur de toute la communauté.Ces deux dernièresannéesonten effet missur la sellette, assez souvent, cet homme actif, contesté sans aucun doute, ayant son franc-parler, autant de «vertus» qui déplaisent fortement, qui dérangent, qui suscitent la controverse, la polémique, le jugement de valeurs et souvent, pourquoi ne pas le dire, lacondamnation.Tel est le lot des élus.Telle est également la nature humaine qui se plait à choisir des êtres pour les représenter, en qui donc elle met sa confiance, se déchargeant ainsi des responsabilités.Qui se plait aussi à jeter la pierre lorsque les lauriers de la réussite sont placés surla tête du choisi.Il est des personnages difficiles à «brosser».Ils sont parfois inaccessibles ; parfois ils ne laissent que des traces fugitives dans notre souvenir.Haim n’est pas de cette catégorie: lorsque vous le rencontrez pour la première fois, c’est comme si vous le connaissiez depuis toujours.Il a une telle façon de vous faire partager ses impératifs du moment que vous vous sentez immédiatement associé à ses projets, vous prenez immédiatement la lance et le bouclier pour le suivre dans ses croisades.Pour peu que vous soyiez prudent ou réticent, vous l’exacerbez.Vous lui en voulez pour la témérité de ses projections, mais vous ne lui gardez aucune rancune parce que, d’un mot, il sait vousconvaincre.Entêté, certes, mais cela devient un compliment car son entêtement est pour une cause juste.Il est indépendant et volontariste.Il a aussi la patience de discuter, et son argumentation vous gagne à sa cause parce qu’il Je fait sans arrogance, tout simplement.Lorsqu’il vousentretientd’un projet qui lui tient à coeur, il le fait avec cette chaleur qui gagne votre amitié, voire votre affection.Il sait prendre ses responsabilités et voudrait que les autres en fassent autant.Mais cela ne manque pas d’engendrer des malentendus.Bien entendu, il serait de mauvais goût-et Haim Hazan lui-même le clame - d’exclure l’effort, le dévouement de toute une équipe dans le développement de cette communauté de St-Laurent.À l’origine, avec une poignée d’amis, le projet a émergé à la suite d’une nécessité ressentie par tous d’avoir un chez-soi.Sous son impulsion, la congrégation Beth Sépharade devient la Communauté Sépharade de Ville St-Laurent et se dote de statuts, puis d’un Centre-Communautaire-Synagogue.Pour accomplir cette oeuvre, Haim était toujours disponible : on le retrouvait dans tous les comités, toutes les réunions, cérémonies, fêtes et prières, et même sur les chantiers, avec le casque règlementaire.Fournissant une somme considérable de travail hebdomadaire personnel à la communauté, il ne reculait devant aucune besogne, du secrétariat à la propreté du local.Citer toutes les réalisations accomplies durant sa présidence, serait fastidieux : mais aussi injuste, car l’équipe qui l’entourait ne manquait ni de ferveur, ni d’ardeur, dans l’accomplissement de la tâche.Disponible et polyvalent, deux traits qui ont fait de lui un véritable animateur culturel-administrateur-directeur.Travail d’équipe donc, mais dont le pivot moteur a été actionné par la volonté farouche et la ténacité d’un «Fassi» impliqué depuis son enfance dans le Judaisme et l’action communautaire.Engagé dans un tourbillon d’activités, il a consacré toute son énergie dans un projet auquel il croyait, faisantfi des inerties, des embûches et des empêcheurs de bâtir en rond.Par-dessus les batailles de clans et les coteries, il est arrivé à bout de bras à réaliser quelque chose à laquelle tout le Nous avons connu Haim Hazan dans les heures les plus difficiles de cette entreprise, à contre-courant, toujours égal à lui-même, affable, de bonne humeur, sans jamais perdre de vue le but ultime, il a maintenu son vaisseau à flot.Haim est fait de la même pâte que celle avec laquelle on fait les grandes réalisations.On lui reproche de renverser les obstacles, mais sans cela il aurait piétiné indéfiniment.Et on n’aurait pas manqué de le lui reprocher aussi.Nul ne peut lui contester le mérite de la réussite communautaire.La critique est aisée, mais nous sommes devant un fait, Petah Tikva est là, grandiose, belle, imposante et accueillante : les offices des dernières fêtes de Tichri sont là pour le prouver.Homme érudit.Par-delà sa formation profane et universitaire, Haim Hazan a consacré un certain nombre d’années aux études rabbiniques et hébraïques.Au-jour’hui, il est Professeur d’études juives et de littérature française au Collège Vanier.Simplicité du rapport aussi, dénué d’arrogance: on le dit envahissant; en apparence c’est vrai, encore faut-il que les responsabilités accordées aux autres soient accomplies, sans quoi cet «envahissement» se doit d’être.Irrespectueux de la hiérarchie de l’establishment, peut-être ; pourtant cet homme a été formé à l’esprit démocratique et de bon aloi, et ce bouleversement de la hiérarchie n’est rien d’autre que la volonté d’agir et d’accomplir ce qui, dans le tréfonds de sa conscience, il considérait être sa mis- La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 • 33 Centre communautaire de Laval Le bonjour de Laval Si pour d’aucuns Chomedey se trouve aux confins de Montréal, la Communauté Sépharade de Laval se porte très bien, merci.L’article de Solly Lévy que nous vous invitons à lire ci-dessous, décrit haut en couleurs les péripéties émotives de notre passage d’un groupe d’une quarantaine de personnes décidées à couper le cordon ombilical avec Young Israël de Chomedey, à une communauté en bonne et due forme, journal à l’appui.Le «Centre Communautaire de Laval» compte 169 familles.Trois professionnels, directeur, animatrice et superintendant, encadrés par un comité administratif énergique et au dévouement illimité, donnent au Centre une structure solide, au sein de laquelle les différents comités d’ameublement, de financement, religieux et social, travaillent d’arrache-pied vers un mieux-être continuel.En Mars 1983, pour parachever son établissement, le Centre s’est doté d’un journal : «Liaison», qui paraît tous les deux mois, remplissant à merveille son rôle de trait d’union entre membres et entre membres et administration.Le Centre est très vivant.À part les services religieux, il y a Ballet-Jazz tous les mardis, une fois par mois, le dimanche, un déjeuner-causerie ayant eu dans le passé pour invités, Michel Abehsera, André Elbaz, Lise Bacon, récemment, Marcel Roy, député fédéral de Laval, et bientôt, le 11 décembre, le professeur Gabay, sur le thème de Hanouca.Une fois par mois, également, a lieu une soirée-cinéma suivie de débat.Des tournois sont organisés régulièrement, cartes, bingo, ping-pong, concours vidéo, et pourdamesseulement, des conférences à intérêt religieux : le 28 novembre Mme Sara Benoliel.Deux équipes de femmes se sont formées pour les jeux intercommunautaires de volley-ball.Le samedi soir, à plusieurs reprises, des soirées disco ont animé le Centre jusqu’aux heures du matin, et le 29 octobre dernier, une soirée sociale pouradultes s’est mérité un succès fantastique.Plusieurs de non-Lavallois qui étaient de la partie, en attesteront ! Mais, le plus beau est encore à venir.Le samedi 31 décembre, la Communauté de Laval fêtera Hanouca en grand dans le cadre exclusif du Ritz-carlton au son de la musique de Johny Monté.On le voit, Laval ne chôme pas et devant une communauté si bouillonnante, je ne serais pas surprise de voir les distances racourcir et Chomedey devenir peu à peu moins «dans le grand Nord» et plus «dans le vent».Pour toutes informations concernant les activités du Centre, n’hésitez pas à appeler M.Cadoch au 681-4425.Coty Benchetrit KAL NIDRE Kippour 5741 Dans le gymnase de Talmud Torah, transfiguré pour l’occasion par des ornements de fortune, s’élèvent les déclarations solennelles du Kal Nidré la foi et la ferveur, un petit doute - ô combien humain - se glisse dans l’esprit de certains d’entre nous.Le Kal Nidré parle justement des engagements non tenus, dont on se délivre en cettecérémonie plusieurs fois millé-qu’on s’est faite à soi-même, c’est l’heure de s’en dégager.À soi-même.pas aux autres.Les engagements pris envers autrui, aucun Kal Nidré ne peut nous en délivrer.Alors - et c’est là que le doute se glisse - qu’adviendra-t-il de cet engagement pris le 1 6 juin 1 980, cette promesse d’enfin bâtir maison?«Ou mi yom haki-pourim hazé, ad yom hakipourim aherché yavo alénou léchalom.» (Et de ce jour de Kippour au prochain jour de Kippour qui nous viendra pour la paix.) Et combien d’errances nous faudra-t-il encore endurer?Où serons-nous à Kippour prochain ?Avons-nous vraiment pris la bonne décision?.Heureusement le flot des prières emporte les doutes «El mélekh yochev al kissé Rahamim».Kippour 5742 Dans cette espèce de hangar en pavés de béton, au toit de tôle, s’élèvent les déclarations solennelles du Kal Nidré.On gèle et la grisaille de l’automne s’accroche aux fenêtres nues.Mais on est chez soi.Kal Nidré.Un petit doute malgré tout.Saurons-nous consolider les promesses déjà tenues?A quoi ressemblera ce hangar l’an prochain à pareille heure?«El mélekh yochev al kissé Rahamim.» Kippour 5743 C’est vrai que le hangara unetouteautre allure.On n’a plus peur des courants d’air.On aquitté notreallure pionnière.On s’embourgeoise doucettement.Le chauffage ronronne, c’est rassurant.Pas un seul meuble, mais nous sommes tous là.Kal Nidré.Toujours ce petit doute qui s’entête.Ça coûte chertoutça.Comment va-t-on faire ?Un projet en voie de réalisation, une promesse en voie d’accomplissement, c’est si fragile.Allez, prie, mon vieux, prie : «El Melekh yochev al kissé Rahamim.» Kippour 5744 Une nouvelle demeure est vraiment née pour des enfants d’Israël.Se référant au texte Ménahot 27a, le rabbin A.Créhange écrit, à propos du Kal Nidré, une phrase qui s’applique parfaitement à ce Kippour dont nous sortons à peine : «Noustenons, entoutcas,-etcette introduction solennelle de la sainte journée en est la preuve - nous tenons à nous unir tous, à l’occasion de Kippour, grands et petits, justes et injustes, pieux et impies, afin de présenter devant Dieu unecommu-nauté solidaire et fraternellement unie.» C’est cette solidarité qui maintient soudées entre elles les briques de notre maison.Mieux que le mortier le plus tenace, l’esprit de fraternité assure la survie de l’édifice, garantit la survie du culte, de la culture, des traditions.Ce soir-là, plus que jamais auparavant, nous étions conscients de la grandeur du moment présent.Kal Nidré.Conscients de la transcendance de leurs gestes et de leurs paroles, les membres de notre communauté, les femmes et les hommes ont multiplié à l’envi les promesses de dons.Toutes et tous savaient pourquoi.Promesses, dont le prochain Kal Nidré n’aura pas à les délivrer car ils les auront respectées et même dépassées, c’est leur habitude que de tenir parole.Mesdames, messieurs, Kol Hakavod : vous n’êtes pas n'importe qui.So,|y Levy ,W g | fl 34 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 ¦ ' V- -:i *, i V.:SSaZ mt i Une belle soirée de clôture avec une participation de plus de 600 travailleurs bénévoles et une poignée de professionnels de l’Appel Juif Unifié a terminé la Campagne 1983.C’était la plus grande levée de fonds à Montréal en temps de paix.La Division sépharade, dirigée cette année par M.Bob Abitbol, a également obtenu des résultats records.Le montant des dons recueillis jusqu’à ce jour s’élève à 325 000$.Ce travail dévoué a mérité une mention spéciale de la part du président général de la Campagne 1 982, M.Harold Brownstein dans son rapport final présenté au cours du dîner de clôture.«Je tiens à mentionner, a-t-il dit, les efforts de la Division sépharade et de son président, M.Bob Abitbol ainsi que de la présidente de la Section des femmes, Mme Fabienne Marelli et du dirigeant de la Division de la jeunesse, Michel Abitbol.La Division sépharade était l’une de premières à excéder la somme recueillie l’an dernier, et elle a réalisé une augmentation importante de dons, sur l’année 1982.La Division a oeuvré en coopération é-troite avec le Centre communautaire juif, et la participation sépharade au Super-Dimanche était de grande envergure.Mme Fabienne Marelli a élaboré toute une nouvelle structure pour la Campagne des femmes.Son équipe a travaillé avec énergie pour identifier de nouveaux donateurs.En résumé, la Division sépharade a battu un vrai record cette année, et elle est digne d’une mention toute spéciale».Bien que la Campagne soit déjà terminée nous tenons à vous présenter les extraits du discours de M.Bob Abitbol, prononcé au cours de la soirée d’ouverture de la Campagne sépharade, qui a eu lieu en août, à l’Hôtel Ritz Carlton : «Je succède, vous le savez, à Dave Mal-ka, qui a fait un merveilleux travail l’année dernière et qui est issu d’une famille qui a toujours travaillé pour le bien-être de notre communauté.Je le remercie ainsi que William Déry qui est absent ce soir, de la confiance qu’ils m’ont témoignée.J’ai la chance, à mon tour, d’être entouré d’une équipe que se donne toute entière à la tâche ardue que représente une campagne quelle qu’en soit l’échelle.Mme Fabienne Marelli, présidente de la Division féminine qui a fait un travail remarquable, entourée elle-même d’une équipe formidable.Messieurs Sam Lallouz, Marc Kakon, Henri Cohen, les trois vice-présidents qui s’occupent chacun de projets spécifiques qu’ils mèneront à bonne fin, j’en suis sûr! Raphaël Assor, Yossi Levy et le CCJ qui organisent toute une série de manifestations importantes et sympathiques.Enfin, Michel Abitbol mon jeune frère qui s’occu- L\APPEL JUIF UNIFIE LA CAMPAGNE 1983 : un record pe activement de la Division de la Jeunesse.Ces bénévoles, ont une tâche ingrate, non seulement ils donnent leurtemps, leur patience, leur compétence, ils sont également parmi les donateurs les plus généreux.Ils ont droit, à notre respect et à notre reconnaissance car rien n’est moins aisé que de solliciter même s’ils sont convaincus du bien fondé de leur mission.S’il-vous-plaît rendez-leur la tâche facile.Sans votre aide, rien n’est possible.Car, et c’est là un travail énorme, il s’agit d’abord et avant tout, de sensibiliser le maximum de personnes qui ne se sentent pas concernés par l’Appel Juif, travail qu’avait déjà entamé Henri Danan et que j’entends poursuivre^ Il y a, en effet, une information mal dlffu7 sée qui fait que 80% des sépharades ne connaissent ou ne comprennent pas la fonction de l’Appel Juif Unifié.Vous le savez, une grande partie des fonds recueillis va en Israël.Ces sommes sont réparties entre des oeuvres sociales du même type que celles qui sont financées ici, les hôpitaux, les écoles, les centres sportifs etc.(.) L’Ambassadeur d’Israël à Washington le rappelait récemment: «nous, Juifs de la Diaspora, devons être solidaires de ce pays qui devient, par la force des choses et des événements, notre soutien et notre appui, et pour qui nous sommes le soutien et l’appui.Nous sommes, disait-il, les actionnaires d’une compagnie qui s’appelle Israël.Nous en sommes responsables où que nous soyons dans le monde.Que l’on touche à un Juif en Syrie, à Moscou ou à Addis Abbeba, ce sont tous les Juifs du monde qui réagissent et qui manifestent, quel que soit notre nationalisme, quelle que soit notre intégration et cela, en soi, est une chose remarquable.Israël a besoin de nous ! Nous avons besoin d’Israël ! Ici, à Montréal, l’Appel Juif Unifié subventionne, vous le savez, des dizaines d’institutions, telles que le «Y», l’Hôpital juif, l’Institut Baron de Hirsch, la JIAS, pour ne citer que les plus connus.Les sépharades profitent pleinement de l’aide de tous ces organismes.Il faut donc que les privilégiés d’entre nous payent au moins une partie des services nécessaires auxquels nous ou nos compatriotes moins fortunés, faisons appel.Mais cela n’est pas tout.Les dons que vous effectuez, permettent également à notre communauté de s’affirmer et permettent à nos leaders d’être davantage encore représentatifs afin de subvenir aux besoins de la communauté.Car, ne nous leurrons pas, tant que nous n’aurons pasfinancière-ment assumé nos responsabilités, nous ne pourrons prétendre à jouer pleinement un rôle quelconque dans l’allocation des fonds, dans leur utilisation et leur destination.Et, d’une façon générale, un rôle quelconque dans la grande communauté.Lorsque vous ferez votre contribution, sachez que vous faites plus qu’un don; vous adhérez à un mouvement plus fort et plus grand que nous, mais qui ne sera l’émanation de notre volonté que par votre volonté.Au fond, la question est de savoir quel rôle nous voulons jouer dans le leadership communautaire, et une fois cette décision prise, assurer par notre dynamisme, notre leadership, notre argent, oui, un minimum d’indépendance et de représentativité, une voix au chapitre qui est en train de s’écrire, et un rôle prépondérant dans toutes les questions qui nous concernent.(.) ?M.Bob Abitbol a annoncé que M.JoZiri a accepté de remplir la fonction de président de la Division sépharade de l’Appel Juif Unifié pour la Campagne 1 984.Nos meilleures félicitations et nos voeux les plus chaleureux pour le succès de sa tâche.La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 • 35 RESIDENCE 731-9937 735-5960 BUREAU 731-8827 285-1426 Swa Mi L'APPEL JUIF UNIFIÉ «Campaign fever» les femmes à l’action.Il y a le «Saturday night fever» mais il y a aussi, comme on peut dire en anglais le «Campaign closing fever», quand la fin approche et quand nous voyons que nous avons presque atteint nos objectifs.En regardant les pas de géant que nous avons faits, nous, les femmes, au sein de la Campagne, je ne peux que remercier les bénévoles de chaque quartier et, bien sûr, les donatrices avec qui nousavons eu bien du «fun» à travers nos «tribulations téléphoniques».La dernière : - «Allô ?- Est-ce que je peux parlerà Madame X ?- Oui, c’est de la part de qui ?- répond le jeune garçon.-Ici Madame Y, bénévole de l’Appel Juif Unifié.- Elle a dit qu’elle n’est pas là.» Ou bien : - Allô Madame.Bonjour.Je vous appelle au nom de l’Appel Juif Unifié.D’abord, je voudrais vous rappeler que vous avez fait un don superbe en 1 981, un autre en 1 982 et j’aimerais vous demander de couvrir ces promesses et de me faire un autre don pour la Campagne de cette année ! - Quoi ?Ah, non Madame ! «Li fat mat ! ! !» (Ce qui est passé est mort !) Quelle importance ! Ce n’était sûrement pas assez pour nous décourager car nous finissions presque toujours par persuaderces donatrices quelque peu hésitantes à envoyer un chèque.Nous espérons, en équipe, reproduire toutes les savoureuses réponses que nous avons recueillies au cours de notre Campagne pour en faire un petit pamphlet humoristique avec notre couleur locale : le rire, la joie, la chaleur.Nous avons d’ailleurs tous besoin de nous dériderau momentoù la tâche devient un peu trop lourde, car- il faut l’admettre-dialoguer avec les récalcitrantes ou celles qui ont d’autres idéologies ou enfin celles qui ne prêtent qu’une oreille distraite à l’Appel Juif Unifié, n’est paschosefacile, et parfois même décourageante.Cette année, nous avons tenté, et avec succès, de délimiter des quartiers et de nommer des coordonnatrices responsables de leurs équipes respectives.Nous avons toutes ressenti les implications que cela demande et surtout le sentiment d’appartenance, peu importe le style - askhénaze ou sépharade - qui nous définit.Ne sommes-nous pas déjà fières des résultats obtenus et de la façon dont la Campagne se structure, s’organise et se concrétise d’une année à l’autre?Et, pour rappeler les paroles de Bob Abitbol, président de la Division sépharade de l’Appel Juif Unifié, prononcées au cours de la soirée de lancement de notre Campagne : «Tant que nous n’aurons pas financière-mentassumé nos responsabilités, nousne pourrons prétendre à jouer pleinement un rôle quelconque dans l’allocation des fonds, dans leur utilisation et- d’une façon plus générale - un rôle quelconque dans la grande communauté».Fabienne Marelli Présidente de la Section des Femmes sépharades de l’Appel Juif Unifié Correspondance juive internationale (C.J.I.) International jewish correspondence (I.J.C.) Correspondencia judia internacional (C.J.I.) Consacrée à lier lescommunautés juives du monde entre elles afin que l’on puisse apprendre plus encore sur la vie juive et sur la manière dont elle est vécue dans des communautés autres que la nôtre.Ouverte à toutes les personnes, de tout âge.Un accent spécial est mis surles étudiants, les célibataires et les retraités(es).C.J.I.a depuis sa création, en 1 978, mis en contact plus de 1,000 personnes entre elles dans plus de 20 pays à travers le monde.C.J.I.voudrait spécialement encourager ceux qui vivent dans des communautés juives petites ou isolées à correspondre avec l’organisation.Bien que la plupart des communications se font en anglais ou en français, les personnes vivant hors d’Amérique du Nord peuvent correspondre en hébreu, en espagnol, en russe, en allemand ou dans toute autre langue parlée par la grande majorité des Juifs (i.e.yiddish).Le C.J.I.vous fournira le nombre d’adresses de personnes ou d'organisations que vous demanderez dans les pays qui vous intéressent le plus.Veuillez inclure une enveloppe préadressée ainsi que l’une des trois choses ci-après : Pour le Canada: Affranchir votre lettre suffisamment.Pour les U.S.A.: Joindre un coupon-réponse international.Autres destinations: Deux coupons- réponse internationaux.Adresse : C.J.I.- a/s Barry Simon 1590, avenue Docteur Penfield Montréal, Québec H3G 1C5 LES PRODUCTIONS CHARLY ELOFER VOUS OFFRENT DIVERTISSEMENT DE SON & LUMIERE POUR VOUS PLAIRE 36 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 ISRAEL 1er Congrès Mondial de Mabat Tel Aviv, 22-25 août 1983 Le temps a suspendu son vol ce dimanche 22 août au moment où je mettais les pieds au Ramada-Continental de Tel-Aviv pour assister au 1 er Congrès Mondial du MABAT (de MIFGASH : Rencontre, BNEI : des enfants, Tanger, Tétouan, Ceuta, Me-lilla, Gibraltar et les autres collectivités du Maroc espagnol.«Blabass, No sea vuestra falta» vous tous qui n’étiez pas à mes côtés pour jouir de ces journées vécues dans une ambiance de joie de retrouvailles où j’allais d’étonnement en émerveillement.Les congressistes, 150, sans compter les quelques 400 Israéliens qui participaient à cette Assemblée sans précédent, venaient d’Argentine, Venezuela, Canada, France, Espagne, Suisse.Nous nous trouvions réunis à Tel-Aviv non seulement dans le but de maintenir et renforcer le contact avec des amis ou parents éparpillés dans le monde, mais aussi de conserver et sauvegarder les belles traditions linguistiques, culturelles, liturgiques et folkloriques léguées par nos ancêtres, de lutter ensemble pour l’émigration en Israël, de créer une Maison Mabat à Jérusalem, d’organiser un fonds de bourses pour étudiants, de créer des groupes Mabat dans différents pays ou villes.Mais, écoutez : «Aicha fe el bano y truxo de contar un ano.»(Aicha est allée au bain, elle en a rapporté de quoi parler tout un an.) Pendant que l’un retrouvait un sien copain qu’il n’avait pasvu depuis les bancsde la maternelle, l’autre découvrait le Rabbin de Buenos-Aires qui l’avait marié dans cette mêmecapitale, ilyaplusdedixans! Les langues se déliaient, nous refaisions connaissance.Le sourire avenant d’un congressiste me transporta sans hésitation, à la maison paternelle où souvent, venait en visite, une dame sioniste (chose très rare à l’époque) : «Si me abren el corazon, encontraran escrito TEL-AVIV» («Si on ouvrait mon coeur, on y trouverait gravé TEL-AVIV.) Et voilà que nous, nous retrouvions l’un en face de l’autre, tous deux descendant de deux familles Tangéroises, sans nous être jamais rencontrés auparavant, dansce hall du Ramada, partageant le même idéal ! Il est très difficile de retenir sa plume sur ce passage des rencontres mais j’ai gardé, lors du déjeûner d’Ouverture offert par la Discount Bank, la vision de personnes se levant pour aller d’une table à une autre, manifestement émus de se retrouver.Il aurait d’ailleurs fallu un «émotiono-mètre» pour mesurer toutes ces émotions.Et nous n’étions qu’à nos débuts.Mais je vous disais tout à l’heure que.Aicha.Des autobus nous conduisirent dans l’après-midi pour la visite détaillée du Musée de la Diaspora Juive- Nahum Goldman - le Musée Beth Hatefutsoth.Les murs de la Galerie des expositions temporaires (consacrées à divers sujets, art Juif, communautés de la Diaspora) étaient tapissées de photos représentant personnages, groupes ou événements en provenance du Maroc espagnol.Vous qui me lisez, comment réagiriez-vous si on vous sortait de votre contemplation pour vous dire que «la photo de ta mère, est là, là à ta droite, en haut».Je bondis ! Ma mère, ma mère à moi, ici, dans ce Beth Hathefutsoth unique ! Je compris alors ce désir subit d’assister à ce Congrès, envers et contre tout.Oui, je me retournais vous cherchant de mes yeux, tous, pour partager mes sentiments, mais mon coeur reçut un autre coup: on tirait sur mon bras: «Par ici, viens voir de ce côté, ta mère est encore plus belle.J’aurais dû rester clouée sur place, mais je me mis à trépigner, sans tenir compte de qui me regardait.Mais que m’importait, les visiteurs étaient tellement absorbés devant ces images évocatrices des lieux et des personnes que nous avons aimés.Puis ce fut la veillée artistique offerte par GERINELDO, groupe musical judéo-espagnol déjà bien connu de nos concitoyens.Comme Gerineldo a vu le jour à Montréal, sous l’égide du département Culturel du Centre Communautaire Juif et qu’il présenta aussi le spectacle declôture du Congrès, il mérite quelques lignes à part qui feront l’objet d’un article séparé.Les journées qui suivirent nous regroupèrent au Bosquet Mabat dont c’était l’inauguration, au Yad Vachem, devant le Kotel, à la Base militaire de Ramat Aviv où les dirigeants, après visite et film qui reconstituait une action militaire importante, eurent la délicatesse de nous offrir un déjeûner typiquement marocain où se manquaient ni les «pastelitos» ni le thé à la menthe.Les travaux des commissions et surtout les rapports des conférenciers qualifiés, complétèrent fructueusement ce programme essentiellement espagnol.Grâce à ces érudits, nous eûmes l’occasion exceptionnelle d’écouter des sujets capti- vants tels: «Histoire et Sociologie» «le-touan», «Romances espagnoles du siècle d’Or», «Hakitia».Le président et les membres du comité organisateurs de ce Congrès, (je m’excuse de ne citer aucun nom car ils étaient nombreux et je crains d’oublier certains) participaient à toutes les manifestations.Merci à tous qui nous avez reçus avec amitié et affection.Vous avez veillé à notre confort, faisant tout pour faire de ce congrès, un programme intéressant et enrichissant, dans tous les domaines.Si nous nous quittions aux premières heures du matin, nous nous retrouvions plus tard, toujoursavec le même sourire et le même enthousiasme.Nous ne les remercierons jamais assez.Pour ma part j’ai hâte de pouvoir rendre pareille hospitalité.Je garde ferme l’espoir que bientôt, Toronto, Vancouver et Montréal, présentes à Tel-Aviv, s’uniront pour former Mabat-Canada.Clémence Lévy Nous avons besoin de «Grands Frères» «Tommy» est un jeune garçon qui a de bons résultats scolaires, mais qui n’a malheureusement pas «d’image masculine» dans sa vie.Il a besoin d’une personne pour partager ses activités «masculines»-quelqu’un sur qui il pourrait compter.Le département des Bénévoles de l’Ins- > titut Baron de Hirsch reçoit souvent ce genre de demandes.Dans la communauté juive Sépharade il y a beaucoup d’enfants dans la même situation que «Tommy».Seriez-vous capable de vous intéresser sincèrement à un enfant, à titre particulier, lui consacrer quelques heures par semaine, vous engager à le sortir et à faire des activités avec lui, lui démontrer de l’affection et de la compréhension, et concevoir de travailler en étroite collaboration avec sa travailleuse sociale ?Si tel est le cas, veuillez appeler le Département des Bénévoles de l’Institut Baron de Hirsch au 731-3881, poste 311.La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 • 37 v''' la succursale Gerineldo en Israël Le hasard m’embarqua dans le même avion d’EI Al qui transportait Ies3 membres féminins du groupe Gerineldo, invité au mois d’août à animer le Congrès Mabat à Tel-Aviv.Ayant assisté à la naissance de Gerineldo du fait de son appartenance au Centre Communautaire Juif, l’ayantsuivi pasà pas dans sa croissance, ce fut pour moi un vrai régal d’être aux côtés de nos amies : Oro Anahory-Librowicz, dynamique créatrice du groupe, veillant au moindre détail de ce voyage historique, Judith Cohen, chargée de ses inséparables instruments, Moyen-Âge et Kelly Amar qui sur scène, les mains sur les genoux me rappelle tellement Hermana Simha, ma voisine centenaire qui, le regard perdu à la recherche du temps passé, modulait les mêmes airs rapportés de l’exil.Solly Lévy, le talentueux Solly Lévy, que vous connaissez tous pour l’avoir applaudit maintes fois à la chorale Knor, le mâle du groupe, arrivait de son côté.Et ce fut la grande première dans un superbe salon du Ramada-Continental.Le public, très nombreux me paraissait au début, attentif à la moindre faille.Je m’amusais à écouter les critiques de quelques spectateurs car s’ils goûtaient la nostalgie de la soirée, ils se permettaient aussi de comparer : «asi no lo cantaba mi madré», (ma mère le chantait autrement), «Si no cantan La Ciudad de Toledo y el Paipero, esto no vale nada» (S’ils ne chantent pas La Ciudad de Toledo ou Fray Pedro, la soirée ne vaut rien) ! Comme je regrette d’avoir été peut-être, la seule Montréalaise, témoin de l’exaltation qui s’empara petit à petit de l’assistance dès que nosartistes entonnèrent les airs tant attendus.Si à Montréal, Gerineldo est toujours aimé et applaudit, à Tel-Aviv, ce soir ce fut du délire.À noter que parmi les invités, se trouvaient le Consul du Canada à Tel-Aviv et sa femme étonnés et ravis d’avoir assisté à un pareil spectacle.C’est à l’amphithéâtre Bar-Shira de l’Université de Tel-Aviv que Gerineldo fit ses adieux aux congressistes.Une lettre en Hakitia (dialecte qui nous vient d'Espagne et du Portugal, mélange d’arabe, d’hébreu et d’espagnol) lue par Solly Lévy, arracha des accès de fous rires.Sur scène fut représenté un mariage authentique sé-pharade tableau final du programme.Les 3 ou 400 spectateurs insatiables, ne tarissaient pas d’éloges sur la qualité et l’exécution de cette féérie.Des représentants de groupes Mabat existants déjà dans d’autres pays, s’arrachaient Oro.Qu’elle me pardonne si je trahis ici, les secrets de Gerineldo qui après Caracas et Tel-Aviv et grâce à une subvention du Gouvernement fédéral, prépare une grande soirée à Montréal, pour le mois de mars.Puis, ce sera une tournée à Madrid, Barcelone, Paris et Genève.«Escapados de mal.» (Que Dieu vous protège.) Gerineldo.Que les voeux sincères de tes admirateurs t’accompagnent.Clémence Lévy Nouvelles Économiques La plus prestigieuse banque Israélienne ouvre une succursale à Montréal La Banque Leumi Le-lsraël (Canada), affiliée à la Bank Leumi Le-lsraël, B.M., l’un des groupes financiers les plus importants du monde, vient d’ouvrir il y a deux mois à Montréal, une nouvelle succursale, qui offre toute la gamme des services d’une banque à charte.Située au 5178 Queen Mary Rd., dans le quartier Snowdon, cette succursale montréalaise est la troisiè-me à ouvrir ses portes au Canada depuis un peu plus de 18 mois.Le siège social de la banque ainsi que deux autres succursales se trouvent à Toronto.Le groupe de la Banque Leumi s’est bâti une solide réputation à travers le monde dans tous les secteurs de l’entreprise financière.Avec un actif total dépassant les 29,8$ milliards (Can.), elle constitue le groupe bancaire le plus important d’Israël et l’un des 100 plus importants au monde.«Contrairement à certaines banques à charte étrangères établies au Canada, la Banque Leumi Le-lsraël (Canada), est une banque multi-services, axée sur les marchés commerciaux, ainsi que les marchés de gros et de détail», a expliqué M.E.l.Japhet, K.B.E., président et chef de la direction de la Banque Leumi Le-lsraël (Canada) depuis 1 977.depuis y a occupé plusieurs postes de direction dans diverses filiales.M.E.André Doyon, qui est entré au service de la Banque Leumi Le-lsraël (Canada) à titre de directeur de la succursale montréalaise peu après son implantation, possède une vaste expérience bancaire de plus de 30 ans, acquise principalement au sein de la Banque Toronto Dominion et la Banque Nationale du Canada.La diversité des opérations bancaires, un réseau international de 456 succursales réparti à travers le monde et un concept unique dans le service à la clientèle, apportent aux consommateurs une nouvelle alternative dans le marché bancaire Montréalais.?Une vue intérieure de au 5178 Queen Marv Road.Enfin, M.Japhet a présenté en quelques mots la pensée fondamentale de sa banque, ajoutant : «bien sûr, c’est la compétence qui joue le rôle le plus fondamental dans les opérations bancaires internationales; mais nous avons la conviction que l’organisation de chaque succursale est cruciale aussi et que chaque client a droit à un service et à des soins individuels».L’aménagement intérieurde la succursale et le concept unique dans le service à la clientèle développé par la banque, ne font qu’appuyer la déclaration de M.Japhet.Le président de la Banque Leumi Le-lsraël (Canada), M.Moshe Rosen, dont le bureau est à Toronto, est entré au service du groupe en 1964 et 38 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 ^ssæss» ^««WW M5*S§|; ^x:;- RLEo )AVIi; «a»,.castas '\« — NOUVCAU 4 MOHTRCAl 5W||||| I.""B jÆÊ ¦¦ , f'tmm la première boutique de CHARLES DAVID ¦: ; : : ' ^ÊÈÈÈmÊÈÈiÈm.conception commerciale inédite chaussures de qualité à prix abordables 880 ouest, rue Ste-Catherine Tél.: 868-0951 La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 • 39 SOCIETE -y Le Grand Rabbin de France à Montréal Déjudaisation des Juifs Français ?De passage à Montréal pour un séjour d’à peine quelques heures, et dans le cadre d’une tournée de conférences aux États-Unis, le Grand Rabbin René-Samuel Sirat s’est arrêté quelques heures au Congrès Juif Canadien - dont il était l’hôte - avant de prononcer, plus tard dans la soirée, une conférence à la synagogue Espagnole et Portugaise sur l’éducation spirituelle des enfants Juifs.Au Consul de France présent, M.le Rabbin Sirat a, pour inaugurer son allocution, exprimé des condoléances en son nom et en celui de la communauté Juive française, à la suite du drame qui venait d’ébranler la ville de Beyrouth où plusieurs Américains et Français trouvèrent la mort.«Un des enseignements fondamentaux des Rabbins est de rappeler que l’homme est particulièrement béni parce qu’il a été créé à l’image de Dieu.Et la conscience qu’il en a constitue un élément important : c’est pourquoi chaque Juif, chaque être humain, est affligé, meurtri, délaissé, lorsqu’il apprend que des êtres sont morts tout simplement en raison de la montée de la violence».Et le Grand Rabbin de rappeler une autre loi fonde mentale du Judaisme : «Ne jamais, au grand jamais, perdre l’espérance, l’espérance en des jours meilleurs en la venue de la Paix, surtout dans cette région particulièrement chère à nos coeurs».La Paix, la vraie paix, celle des coeurs, la paix fraternelle, celle qui émane de la conscience que nous avons les unset les autres que nous sommes tous des enfants de Dieu, créés par Lui et portant en nous ce bien irremplaçable qui est l’étincelle divine».Puis le Grand Rabbin, s’adressant aux quelques invités venus l’accueillir, a exprimé quelques mots sur la communauté Juive de France: «Il me faudrait beaucoup plus de temps que les quelques minutes qui me sont imparties, et je voudrais vous dire tout de même que cette communauté est totalement différente de celle que certains d’entre vous ont connue voici vingt ans.À la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la communauté Juive comptait 240,000 âmes à peu près.86,000 voient leurs noms sur ce magnifique monument qui a été érigé à leur mémoire dans la vallée, là où se tint jadis le combat entre David et Goliath car la communauté Juive de France a perdu 86,000 de ses membres au moment de la choa.Lorsqu’on lit des publications qui se prétendent scièntifi-ques, et qui essayent de nier l’existence de ces persécutions nazies, en ce qui concerne le peuple d’Israël, on est vraiment saisi à la fois d’un très grand sentiment d’indignation et de révolte, et aussi d’un sentiment de dégoût.Comment des professeurs peuvent oser écrire ce qu’ils écrivent?Peut-être plus grave encore.Comment un homme, un savant, dont la réputation dépasse de loin les Amériques, l’un des grands linguistes vivants de notre époque, peut oser écrire une préface à un ouvrage de ce type?Lorsque ce grand savant, Noam Chamsky, est lui-même le fils de quelqu'un qui était particulièrement engagé dans la communauté Juive, et par conséquent connaît de très près ce qu’a représenté l’Holocauste pour le peuple Juif voici quarante ans.» .«Donc, à la Libération, restait une communauté amputée du tiers de ses membres ; imaginez un instant ce quecela peut représenter, il restait à peu près 160,000 âmes; plus du tiers des Rabbins ne sont pas revenus des camps de déportation, la communauté est complètement détruite, les synagogues ayant été abandonnées, démolies, dévastées, occupées par les hordes nazies, et je crois qu’il convient de rendre hommage au JOINT et aux grandes organisations américaines et canadiennes qui ont pris leurs responsabilités à ce moment-là et qui sont venues au secours du Judaisme européen martyr».Puis le Grand Rabbin souligne une des particularités de la communauté Juive de France: celle d’une très grande diversité dans un sentiment très profond d’unité.En effet, il rappelle que des familles Juives descendent des anciennes familles Lorraines, Alsaciennes, Bordelaises, Bayon-naises, qui étaient implantées en France avantla Révolution.À partir de là, le Grand Rabbin esquisse un portrait de la communauté Juive Française depuis le Moyen-Âge florissant (présence de Rachi, des Tosafistes, de la France du Sud, de la Provence qui a laissé des textes fondamentaux de la philosophie Juive, grâce notamment à la grande famille des traducteurs, les Tibbonides).Il évoque l’expulsion des Juifs de France en 1306: «St-Louis, Philippe le Bel, qui représente de grandes figures de l’histoire de France, ne sont pas de très grandes figures au palmarès de l’histoire Juive».Continuant l’histoire de cette commu- nauté, il rappelle les expulsions diverses, des Juifs de Bayonne, de Bordeaux, il rappelle des Droits de l’Homme, l’Émancipation, le départ des Juifs d’Alsace et de Lorraine en 1 870.À ces familles donc très anciennement installées, s’adjoignent, après la Première Guerre Mondiale, un certain nombre de Juifs des Balkans, de Grèce, de Turquie, de Bulgarie.En 1 930, arrivent des Juifs de Hongrie, de Pologne, deTchécoslovaquie, d’Europe Centrale et Orientale, et puis les Juifs d’Allemagne après la montée de Hitler au pouvoir.Et après la Seconde Guerre Mondiale, l’arrivée des Juifs Marocains, Tunisiens, et après l’indépendance de l’Algérie en 1962,l’arrivée en masse des Juifs Algériens qui sont venus dans leur presque totalité dans ce qu’on appelait à l’époque «le territoire de la Métropole».La communauté actuelle qui compte 700.000 âmes n’a donc pas subi une évolution tout à fait naturelle et cette différence sociologique de la communauté Juive de France a résulté, dans les années 1980, à un tournant de son histoire.«Le problème numéro un des Juifs de France n’est pas l’antisémitisme, mais plutôt la déjudaisation».En faisant cette affirmation, le Grand Rabbin de France, connu pour ses interventions franches et directes contre l’antisémitisme et toutes les autres formes d’intolérance, n’a pas voulu signifier que les préjugés contre les Juifs ne sont plus en France que des mauvais souvenirs du passé.«L’antisémitisme, a-t-il signalé, existe encore aujourd’hui.Mais les Français d’origine juive ont pu constater, immédiatement après l’attentat terroriste perpétré en 1980 contre une synagogue, rue Copernic à Paris, et qui a fait 4 morts et 12 blessés, comment le phénomène autrement plus réjouissant de la sympathie et de l’amitié pour le peuple juif est une réalité fort répandue.» «Trois ou quatre jours après l’attentat de la rue Copernic, a insisté le Rabbin Sirat, 300.000 Parisiens sont descendus dans la rue pour manifester leur solidarité avec le peuple juif.On a assisté à des manifestations semblables dans pratiquement toutes les villes importantes de France.En s’attaquant à une synagogue, le but des antisémites avait probablement été de marginaliser le peuple Juif en France - qui compte 700,000 personnes mais qui ne constitue, après tout, que moins de un pour cent de l’ensemble de la population française - mais ils ont obtenu un résultat complètement différent : on n’avait jamais vu une aussi grande manifestation en France depuis mai 1968».S’il s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en France, le Grand Rabbin Sirat insiste sur l’état dramatique de déjudaisation de cette communauté.Il cite quelques chiffres : à peine 9,000 enfants Juifs, c’est-à-dire à peu près 8% de la population 40 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 SOCIÉTÉ L’UNIVERS DE LA BIBLE Un théologien juif décape les textes sacrés scolaire de Paris, fréquentent une école juive à plein temps; un peu moins de 8% fréquentent les écoles de Talmud Torah, c’est-à-dire ce que l’on appelle ici «l’école du dimanche» ; en tenant compte des enfants juifs qui vont dans les colonies de vacances et qui apprennent des rudiments de Judaïsme, même les plusélémentaires, on arrive péniblement à 18%.C’est-à-dire que 82% des enfants Juifs de France n’ont aucune connaissance du Judaisme, quelle qu’elle soit.Et vous avez des étudiants ou des personnes installées dans la vie, qui ont fait de brillantes études, qui sont des Enarques ou des Polytechniciens, ou des Normaliens, mais qui, sur le plan Juif, sont des analphabètes.Pour eux, le Judaisme c’est ce qu’on leur rappelle quand il y a un attentat antisémite, lorsqu’un imbécile quelconque les traite de «sale Juif» à une occasion ou à une autre.On ne peut pas ne pas reconnaître ici une démission des parents et surtout démission des responsables communautaires.» Enfin, M.Sirat conclut sur la nécessité d’être vigilant à une période de montée de la violence, une période où les valeurs sont en train de disparaître, où personne ne respecte plus personne, où les arguments les meilleurs sont les arguments frappants ; c’est à ce moment-là que le monde a besoin de réaffirmer, dit-il, des valeurs essentielles de l’éthique, de la théologie, celles que la Bible hébraïque a révélées.«Somme toute, il s’agit de réapprendre que tous les hommes sont créés à l’image de Dieu, il s’agit de réapprendre que le commandement le plus important de la Torah c’est «tu aimeras ton prochain comme toi-même» ; il s’agit de réapprendre que rien, absolument rien, n’est plus important que la recherche de la paix, que la paix c’est la valeur suprême.Alors, c’est la paix à l’intérieur de nous-mêmes, être en paix avec soi-même c’est une tâche et un combat constants.La paix à l’intérieur de nos communautés, la paix entre les frères, la paix entre les états, la paix au sein de l’humanité.» Fortement remercié et applaudi, le Grand Rabbin Sirat s’est dirigé à la Congrégation Spanish & Portuguese où il fut accueilli par une foule très nombreuse.Ici nous devons déplorer l’initiative des organisateurs de cette visite, qui ont cru bon de ne pas informer à temps la population Sépharade de Montréal qui aurait été plus qu’enchantée d’aller à la rencontre du Grand Rabbin Sirat.Les quelques privilégiés qui se trouvaient dans cette assistance ont démontré leur attachement à la spiritualité juive, à la personne du Grand Rabbin de France, que celui-ci a abondamment bénis collectivement et individuellement.Une réception grandiose offerte par la famille Lallouz a mis fin à cette soirée inattendue mais très chaleureuse au cours de laquelle les Marocains de Montréal ont retrouvé, à travers la personne du Rabbin Sirat, cet instant privilégié de communion d’une communauté avec son guide spirituel.C’est dans le cadre du Mois du Livre Juif que nous avons eu l’occasion d’assister à une conférence donnée le 9 novembre à la Bibliothèque Juive par Me André Choura-qui.Le grand juriste et érudit traducteur de la Bible, était de passage à Montréal pour le lancement d’une oeuvre monumentale «l’Univers de la Bible».Rien d’étonnant donc que Me Chouraqui ait choisi de nous parler des «Multiples visages de la Bible».Avec une aisance remarquable et sans aucune note, le conférencier a analysé l’histoire d’amour exceptionnelle qui dure depuis des millénaires entre le peuple juif et la Bible, phénomène qui fait que le Livre des Livres est, non seulement toujours lu mais vécu par des millions d’êtres sur la planète.Après avoir montré ce que la Bible représente pour les Juifs, il s’est étendu sur le miracle d’une nation créée après plus de 2,000 ans à partir d’un message encore vivant et d’une langue qu’on croyait morte.L’exposé a ensuite porté sur les lectures chrétienne et musulmane de la Bible, sur les formes différentes prises par la pensée biblique, en insistant sur la continuité historique: le Christianisme et l’Islam sont bien, tous deux, jaillis de la même source.A propos de la Quinzaine Internationale du Cinéma Juif Pour la première fois à Montréal a eu lieu un événement culturel attendu et souhaité par toute notre communauté: le premier festival international du cinéma juif.À l’origine de cette manifestation: un organisme indépendant constitué de sept membres de la communauté juive de Montréal, oeuvrant dans le domaine des arts et du cinéma.Ils ont travaillé en étroite collaboration avec la Cinémathèque Québécoise où se sont d’ailleurs déroulées les projections.Le résultat : du 15 au 27 novembre, près de 22 films provenant de pays aussi divers que : Israël, la Pologne, la Tchécoslovaquie.l’Allemagne, la France, les U.S.A.Outre dans l’introduction faite au public le soir de l’ouverture, l’esprit de cette Quinzaine, qui a présidé au choix de ses films, était développé dans la brochure éditée par la Cinémathèque.Les films y étaient grouptés et décrits, à l’intérieur d’une présentation thématique: partant de l’Exil, avec les concepts d’«Assimilation et d’Ex- Le conférencier a insisté sur le fait que tous les grands penseurs d’aujourd’hui, à des degrés divers, sont héritiers du message biblique: Marx, Lénine, Mao-Tsé Toung même, ne s’expliqueraient pas sans la Bible.L’assistance a écouté dans le recueillement cette magistrale conférence à mi-chemin entre le cours académique et la causerie à bâtons rompus.À suivi une période de questions qui portaient surdes prises de position personnelles d’André Chouraqui, concernant des problèmes d’actualité.Celui-Ci, dans ses réponses, a repris des thèmes qui lui sont chers, la paix, l’unité, la vie, tous puisésdirectement dans la Bible.Cette soirée nous aura permis d’apprécier pleinement un être qui vit ses idées avec autant de sincérité que de courage.Remercions la Bibliothèque Publique Juive, le Comité Culturel du Centre Communautaire Juif, la Fédération Séphardie Canadienne et le Centre Hillel d’avoir rendu cette rencontre possible.elusion», de «Tragédie et Réalité Historique», vers le Retour mystique ou politique jusqu'au «Dernier Rivage», et à l’«lsraël d’aujourd'hui».Enfin, à l'intérieur du thème «Tradition et Modernité» : «l’Identié de la Femme Juive», «l’humour et la condition du rire», «la Mystique et l’ésotérique».Il y avait des classiques, comme le vieux film Yiddish «le Dibbuk» de Wasrynski et «le Golem» de Wegener, et encore sur la tragédie de l’holocauste : «Nuit et Brouillard» d'Alain Resnais.Il y avait des films-plaisir, films-joyaux comme: «Next stop Greenwich Village» de Paul Mazursky; des films-recherches, étranges, habités par une émotion spéciale et une qualité particulière ; «La Passagère» de Munk, «Sam-son» de Wajda, «La Clepsydre» de Has.Des films de femmes, comme «Pic et Pic et Colegram» de Rachel Weinberg, «Anou Banou» d’Edna Politi, «Hester Street» de Jean Micklin Silver.Mais aussi des films nouveaux, en première à Montréal comme «David» de Peter Lilienthal ou des films israéliens récents, contestataires, posant courageusement les problèmes de la réalité politique et sociale d’Israël : «Hamsin» de Daniel Wachsman ou «La Maison» et «Le Journal de Campagne» d’Amos Gitaï.Enfin, des films-documents, témoignages comme: «Le dernier rivage» de Haim Gouri et «Boutés*^ i Exile» de Eugène Rosow.Ce demief„d«8tff Henry Bernard La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 • 41 n El n El Bonne et heureuse année à tous! À l’aube de 1984, il me fait grand plaisir d’offrir mes voeux de bonheur, santé et prospérité aux Québécois de toutes origines.Le ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, Gérald Godin Communautés culturelles et Immigration Québec le titre complet est «A Moroccan Jewish Odyssey», traite directement d’une partie de l’histoire de la communauté sépharade.Il tient le pari de retracer l’histoire itinérante des Juifs marocains ; remonte à leurs lointaines origines: berbères, espagnoles, et décrit leur venue de Phénicie et leur installation au Maroc, enfin leurs nouveaux départs, vers Israël, la France ou le Canada.Et ce, à travers des documents d’archives, filmés, mais aussi des témoignages de Juifs marocains de générations et de milieux divers.Cette odyssée illustrait bien le thème de l’Exil, en un exemple typique d’une communauté qui a dû, à travers les siècles, s’adapter à des changements so^ cio-politiques successifs, et essayer, touf en s’imprégnant de différents éléments de culture (espagnole, française et surtout arabe), de conserver sa croyance et sa tradition propre.(Pour ceux qui auraient marqué sa projection pendant la Quinzaine, Routes of Exile repassera probablement au cours du mois de Janvier au Cinéma Outremont, en version originale sous-titrée en Français).Cette sélection répondait à une volonté de faire découvrir au public Montréalais, juif et non-juif, des aspects souvent méconnus, ou mal connus, de l’histoire d’un peuple, de sa culture, de sa tradition et de ses contradictions.Dans l’ensemble assez fréquenté, il esté espérer qu’au fil de toutes ces images, variées et ressemblantes, spécifiques et universelles, contradictoires, ce festival aura réussi àtémoignerd’un désirde partage et d’ouverture multiples : ouvrir les fenêtres sur notre monde en même temps que celles du Monde; celles du regard sur nous-mêmes, sur les autres, et de celui des autres sur nous ; se reconnaître, faire connaître, se remettre en question, se faire reconnaître.Tant il est vrai que la première source des préjugés et des malentendus de tous poils, demeure la faute originelle : la non-connaissance.Michèle SAAL AVIS D’APPEL D’OFFRE La VOIX SÉPHARADE cherche agence de marketing et de publicité en vue de la promotion du journal.Contacter D.Berdugo pour toute présentation d’offre.733-4998 Hannouka à Dollard-des-Ormeaux Au Chalet Terry Fox de Dollard-des-Ormeaux, la Communauté Sépharade de la Banlieue Ouest de Montréal (ASBOM) a reçu la presque totalité des familles Sépharades installées dans cette très jolie banlieue.Le Président, Maurice Elmaleh, ainsi que son épouse Peggy, et tout le Conseil d’Administration, ont passé l’après-midi à s’occuper des enfants, à les faire jouer, et à leur servir un goûter pantagruélique, le tout dans une ambiance folle où les rires fusaient de toutes parts.La visite d’un clown a émerveillé les grands et les petits.Pendant que les fameux beignets de Hannouka étaient distribués, accompagnés d’un délicieux thé à la menthe, une tombala était tirée.Le gros lot était une très jolie bague en or garnie de rubis.Presque tous les présents gagnèrent un lot, et tous les enfants reçurent des jouets.Merci, chère Peggy.Tu es le pivot et le coeur d’attache de cette communauté.Nous t’aimons tous, et notre souhait : avoir très souvent des activités de ce genre, en attendant notre synagogue.Esther Elkaïm 42 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 SOCIÉTÉ Réflexions nostalgiques d’un Iranien Juif Ce qu’on a communément appelé la «Révolution Islamique d’Iran», était en réalité, à l’origine, une véritable révolution populaire contre la corruption et la dictature politique qui ont caractérisé le règne de Mohamad Réza Pahlavi, le «Shah d’Iran».Mais elle a été «récupérée» et détournée de son objectif fondamental par les «Ayatollah» intégristes et fanatiques qui, mieux organisés que les autres mouvements, ont pris les choses en mains et se sont imposés par la force et à coups d’exécutions massives et rapides.Les Juifs Iraniens, au nombre de 80 à 85,000 environ, dont l’histoire date du temps de Cyrus et de Darius étaient trop attachés à ce pays qu’ils croyaient ancestralement le leur et qui le croient toujours pour l’abandonner facilement.C'est ce qui explique le fait que plus de 40,000 Juifs aient choisi de rester encore en Iran.Il ne faut pas oublier que l’exode des Juifs Ira- La présence sur le continent américain de quelques dizaines de milliers d’iraniens Juifs (pour quelques-uns depuis plusieurs années déjà, et pour d’autres depuis peu de temps), est l’aboutissement d’un processus énigmatique.Pendant bien longtemps, les seuls principaux représentants de l’Orient furent les Chinois, et l’absence d’autres populations orientales peut s’expliquer par deux phénomènes.D’abord, et le plus évident, le manque d’information : l’ignorance des populations de la découverte du nouveau monde, l’absence presque totale de contact humain, et la distance géographique qui séparait l’Occident du Moyen-Orient.Tous les aspects de ce premier phénomène empêchaient les orientaux d’avoir une approche aussi minime que ce soit avec les changements fondamentaux qui se préparaient au niveau de la carte géographique du globe.Et également, des conséquences politico-économiques qui en découlaient.La deuxième raison, peut-être moins évidente, mais de loin la plus importante, c’est l’attachement de l’oriental de quel-qu’origine que ce soit, à sa terre, à ses traditions et à ses habitudes.L’Iranien, ou si l’on veut, le «Persan», n’est pas une exception.Il était bien où il vivait.Il faisait des voyages, souvent d’affaires, parfois de loisirs.Il quittait sa ville ou son village provisoirement, pour connaître d’autres horizons, pourfaire du commerce avec d’autres nations.Il s'enrichissait en conséquence aussi bien matériellement que spirituellement.Mais, il revenait toujours à son point de départ, il regagnait sa maison, il se réinstallait dans ses habitudes.Le Juif Iranien était de même, jusqu’à il n’y a pas très longtemps, bien que, depuis des millénaires à l’occasion de la fête de la pâque, il ait niens n’a jamais été dicté ou imposé ni même suggéré par les autorités ni avant ni après la révolution.M.Fereydoun Chafaï, jeune docteur en pharmacie de l’Université de Bordeaux, est l’un de ceux qui, bien qu’ayant librement choisi de prendre le chemin de l’exil, reste toujours profondément attaché à la culture traditionnelle iranienne en général et à la culture juive iranienne en particulier.Dans l’article qui suit M.Chafaï nous fait part de ce qu’il ressent de cette nouvelle situation en tant que Juif Iranien et immigrant au Québec.Cet article résume étrangement lessentiments de tout Juif Iranien qui reste toujours profondément attaché à la culture iranienne tout en restant fidèlement attaché au judaïsme.C’est peut-être pour cette raison qu’il a inversé le terme en utilisant l'expression «iranien juif» et non pas «juif iranien».chanté «l’année prochaine à Jérusalem», et que la nostalgie des temps glorieux l’ait rongé à l’intérieur.Il avait dans son être ce caractère, qui est encore malgré tout le sien, d’aimerson coin de jardin, de respecter et honorer son voisin, de prendre plaisir à discuter d’un peu de tout avec son entourage.Évidemment, et il ne faut pas l’oublier, il a été souvent maltraité, beaucoup de fois méprisé, parfois même martyrisé.Mais pas d’avantage que son coreligionnaire d’ailleurs.S’il partait en pèlerinage, il empruntait la route d’Ispahan pour visiter le tombeau de Sarah Bat Asher, ou il visitait la mausolée de Daniel à Chouche, ou encore il allait se prosterner devant le monument d’Esther et de Mardochée à Hamadan.Parfois, il avait envie d’aller plus loin.Alors il prenait la main de son fils aîné et il partait pour la Terre Sainte.Il visitait Jérusalem, faisait un tour à Hebron, le temps d’une prière surla tombe d’Abraham, et il revenait.Le voilà «Hadji» comme ses compatriotes musulmans qui revenaient de la Mecque.Et il avait droit au même respect et il s’en félicitait.Soudain, il se voit emporté par un courant d’événements qu’il n’aurait jamais pu imaginer.On parle de liberté, d’égalité et de fraternité.On annonce l’avènement d’une nouvelle vie, on murmure qu’il faut que cela change, et puis on le crie.C’était la révolution, mais pas n’importe laquelle comme on l’a vu récemment.C’était la révolution constitutionnelle.On exige que le roi se soumette à la volonté du peuple.On se bat, on se fait massacrer, mais enfin on gagne.Le Juif aussi a sa part dans ce combat.On va encore plus loin, on lui accorde le privilège d’élire son propre représentant à l’assemblée du peuple.Petit à petit son environnement s’élargit, il y a des remue-ménage un peu partout, on parle de «Farang» (nom donné par les Iraniens à la France) et de ses merveilles.Il s’intéresse, il en profite à son avantage.Il y envoie ses enfants pours’instruire.Et il y va lui-même, histoire de veiller de plus près à l’instruction de l’héritier et aussi de profiter lui-même de certains aspects de cette vie ! ! Dans le tournant de l’histoire contemporaine iranienne, le Juif a partagé avec d’autres habitants de ce vaste pays les hauts et les bas.Il a profité de ses douceurs; et il a goûté aussi de ses amertumes.Il a subi des écorchures, et il a pansé bien des blessures.Grâce à son acharnement au travail, il a contribué à la marche du pays vers la prospérité, et il a su y prendre part.Il y en a beaucoup qui ont quitté le pays pour s’établir ailleurs, surtout pendant ces trente dernièresannées.Maisceux qui ont choisi l’exode, ont gardé profondément l’amour de cette terre et continuent encore de vivre avec leurs souvenirs, car ils y ont laissé leur âme et leur coeur.Il y a des Iraniens qui se sont établis en Europe, aux États-Unis et il y a aussi un grand nombre qui a choisi le Canada, et en particulier le Québec.Quel que soit leur lieu d’établissement, ils ont tous les mêmes sentiments pour la terre qui fut la leur pendant plusieurs siècles.Il est évident que certains d’entre eux peuvent s’intégrer plus facilement que d’autres dans la nouvelle société qu’ils ont choisie.Mais les autres, ceux qui sont arrivés ici, par la force des événements, eux, ils cherchent à s’identifier, à se localiser, et à se donner une raison.Il en existe beaucoup qui ont des difficultés à communiquer avec leur entourage non Iranien.Il y a des familles qui se sentent isolées par le fait même qu’elles n’arrivent pas à prendre contact avec d’autres familles Iraniennes.Et il y a les vieux qui subissent les pires anxjétés, car ils se sentent dépassés par les exigences de leur nouvelle vie; et nous devons les soutenir et les encourager.Il y a les moins vieux qui se demandent ce que leur réserve l’avenir.Il y a les jeunes qui ont besoin d’être guidés.Il y a les enfants qui ouvrent leurs yeux sur une vie qui doit à tout prix leur être agréable.C’est pourquoi notre raison d’être, nous, association des Iraniens Juifs du Québec, est précisément de procurer à tous ces êtres chers, par les voies les plus directes, les plus rapides et les plus efficaces, le moyen de survivre dans la dignité et la sérénité._ .Fereydoun Chafaï La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 • 43 SOCIETE Lélia Benaiche Lesquelques poèmes qu’il nousfait plaisir de publier dans ces colon nés appartiennent à Mme Lélia Benaiche, poète d’origine Tunisienne.Sa poésie n’est pas une quête d’identité ; elle reflète davantage un désir d’expression de cette identité qui se révèle au gré du temps à travers la communication et la rencontre.Importance de l’instant.Car les secondes sont porteuses de conscience et de souffrance.Le bonheur ne donne sa gratuité que par l’effort du labeur.Dans un tel cadre d’idées s’infiltre un amour profond pour le pays d’origine et pour l’humanité dont l’espoir siège en chaque enfant.Ces mêmes enfants qui deviennent un peu partout «les victimes de la puissance» alors que «le jardin peint sans peur du sacrilège est entre leurs mains au seuil d'une vie qui se prolonge de reconnaissance».J’ai une amie qui baigne l’horizon une amie au son impérieux c’est ma mémoire mon unique berceuse mon enthousiasme coloré dans un fond bleuté Dans le monde de ma méditerranée parmi les murs blancs d’une mère nourricière je n’ai qu’à tourner la tête pour qu’elle s’élève proche dans la tranquilité du vent Des rayons intenses si forts dans le décor une atmosphère vibrante mon pays délaissé le temps de la réception mon pays berbère dans sa clarté Te saisir te décrire par les mots le pinceau la musique ne m’amènera jamais en tes fonds silencieux Et le temple de la nature celle qui possédait une tête d’enfant les livres saints qui surgissaient pour clore le doute au sein d’une réponse le siège qui unissait à l’amour universel Là proche des autres dans le progrès du cheminement vers un havre qui s’étire pour naître des cicatrices pour faire de chaque enfant un espoir de la postérité J’ai une amie qui baigne l’horizon une amie au son impérieux C’est ma mémoire qui éclaire mon chantier mon unique prière sur le souffle de la mer Les victimes de la puissance Cendre Notre épaule contient un ruisseau un orage de roses s’étend et jonche la terre Un geste pour les enfants qui tombent avec le sein maternel avec le travail des ans La parole ne peut se taire dans l’incohérente perfidie il ne reste aux lèvres que le défi des heures pour avaler le sens d’une marche errante pour s’éloigner d’une actualité taillée de cruauté La neige a étouffé le feu là où les marches n’ont su apporter la douceur les images labourent la volonté muette et les mots creusent l’oreille attentive Le prisme vit dans le dédale du mythe pour inscrire un nom aux affres de la vie dans la roche des chemins guerriers Pour ceux qui arpentent les monts ignorés l’écharpe d’iris toujours existe dans la découverte du limon qui transpire Aussi haut que la voix porte le message monte et se taît et quand l’écho se fait l’approche apaise l’attente Tu trouveras dans un courant lent et glacial les pleurs encore gelés de l’homme errant diadème de verre blanc révélant lors des canicules la couronne épineuse or&cco les chants dont je ne me doutais du langage ont introduit leur contrainte dans la mélodie ont retenu pour que s’ouvre infiniment le monde Une ouverture gagnée qui maintes fois depuis a surpris dans sa liberté conquérante dans son privilège de jouir en créant Des ouvertures gagnées qui réduisent l’incertitude et qui permettent de contempler de communiquer sans que rien ne puisse les soustraire à une découverte toujours renouvelée différente sans que rien ne réfrène dans son courage la joie de la conscience assumant sa liberté Un coin de soleil au coeur de Montréal STRICTEMENT CACHÈRE GRANDE SOIRÉE ORIENTALE avec Prosper Edery, Rachel Almagrabia et le petit Samy POUR LE RÉVEILLON Samedi 31 Décembre 1983 à 20h30 RÉSER VEZ MAINTENANT Les places sont limitées Par personne : $65.00 T.T.C.3450 Drummond.Montréal 844-6888 44 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 SOCIÉTÉ ASSOCIATION SÉPHARADE DE LA BANLIEUE OUEST DE MONTRÉAL_____________________ Nous sommes heureux de porter à votre connaissance que les membres de l’Association Sépharade de la Banlieue Ouest de Montréal, réunis en assemblée générale annuelle au chalet Terry Fox, le 18 septembre dernier, ont procédé à l’élection d’un nouveau Conseil d’administration pour l’exercice 1983-84.En voici la composition : Maurice Elmaleh- président, Armand Lévy, Raphaël Serfaty, Gilbert Brisset, Jean-Charles Chebat, Robert Bensoussan, Brigitte Benizri, Charles Dray, Peggy Elmaleh, Maurice Elmaleh (Hadley), Jo Harroche et Félix Melloul - membres du C.A.Nous saisissons cette occasion pour vous remercier de votre support à l’occasion des offices de Rosh Hachana et Yom Kippour 1 983.Le nouveau Conseil d’administration compte s’atteler à la réévaluation des objectifs de notre association afin de définir son action pour la nouvelle année.Nous vous invitons à vous engageravec nous dans la vie communautaire sépharade en participant activement aux activités que nous allons organiser.Our tiny Sepharade Community by George Skulsky The reason for my dealing with this subject is my observation of the tiny community of Sephardim, consisting of the Benarroch and related families, who are regular attendants at my Shul (Talmud-Torah) and contribute invaluably to the vibrancy of synagogue activity.Particularly gratifying is the participation of the younger, mostly teenaged, elements, as cantors, Torah readers, efficiaters at the Junior congregation and attendants at the daily minyanim.The Bar-Mitzva Muyal, last Shabbat, parshat Balak, was particularly impressive.Just a week before he was a child, allowed to chant only “Annim Zemi-roth” and “Adon Olam”.Suddenly, at the Bar-Mitzva Shabbat, he matured into an excellent Baai-Musaf, Admirable Torah Reader and fluent clear speaker about the Parsha.This is certainly due to the home and to the wholesome Sephardi tradition.And speaking about cultural attainments.Two Sons of the Benaroches, Yamin and Joe, are at Jerusalem Yeshiva.Yamin aspiring to the rabbinate and Joe is j the prospective Hebrew teacher at the collegiate in the 1984 term.Michael has his masters in Economics, working for his PhD on a Government grant and is invited to Ottawa as a prospective employee of external affairs.Albert graduated from Wolinsky and is now in University.Incidentally, Mr.and Mrs.Shlomo Benarroch are presently leaving for Israel forthe celebration of Yomin’s wedding.The Shul Mishpacha is wishing them a heartly Mazol-Tov.“WESTERN JEWISH NEWS” de Winnipeg ASOCIACION COMUNIDAD ISRAELITA SEFARDI DE Bs.As.Buesnos Aires setiembre 7 de 1983 Senor Director de Revista «SEPHARAD» De nuestra mayor estima : Esta Instituciôn hace llegarsus plàcemes a la Direcciôn de esa Revista con motivo de IAMIN NORAIM - ano 5744 - a la vez que agradecer la gentil entrega que periô-dicamente hace de la misma y de la que se informa del quehacercomunitario de nuestra colectividad judeo-espanola de Canada.Al mismo tiempo aprovecha esta misiva para ofrecerse a cuànto nuestra Instituciôn pueda resultarle de utilidad y prestar la colaboraciôn necesaria.Saludamos al senor Director con el cordial, SHALOM.OSVALDO O.SULVANI Présidente SAMUEL BAJARLIA Secretario * Voyage pour 2 aller-retour Montréal-Madrid-Tel-Aviv via Ibéria * Voyage pour 2 aller-retour Montréal-Amsterdam via C.P.Air * Voyage pour 2 aller-retour Montréal-Paris via Air-Canada * Voyage pour 2 aller-retour Montréal-Mexique avec Multitour et Club-Express Billets en vente : Cité Cachère 4765, Ave.Van Horne, Montréal (coin Victoria).CULTUELLE ISRAELITE «Chaâré Tsédek» LYON (France) LYON, le 14 Octobre 1983 Monsieur, C’est avec grand intérêt que j’accueille votre journal communautaire.Je lui accorde pleine attention et souhaite son développement surtout en articles religieux.C’est pourquoi je me permets de vous suggérer d’éviter l’encadrement du journal, à l’avenir, par des copies bibliques transpercées de gravures ou de photos; pour la bonne raison que ces textes reproduits doivent être mis à la «Guéniza» comme vous le savez.Il y a donc possibilité que ces textes soient mis également, par ignorance, dans une corbeille à papier, par certains.Je vous remercie d’avance et vous pris, Monsieur le Rédacteur, d’agréer l’expression de ma parfaite considération.* TV couleur Telefunken 14” offerte par Joe Cash, l’homme aux prix coupés, 2575, rue Ontario, face au Métro Frontenac * Four Micro-ondes Amana offert par les Distributeurs Amiel.Réservez dès maintenant ! Il ne reste que 60 places disponibles.Organisé par La Communauté Sépharade de Laval Informations: 681-4425 4860, Boul.Notre-Dame, Chomedey._________________________________________________________________________________ Rav.E.BENSOUSSAN Rédacteur de : HACHAAR SAMEDI SOIR 31 DECEMBRE A 21 HEURES UNE SOIRÉE DE CLASSE ! GRAND BAL HÔTEL RITZ-CARLTON, SALON OVALE Une soirée unique que vous ne devez pas manquer! Un festin de roi préparé et servi par le Ritz.Un décor des mille et une nuits Une ambiance formidable avec Johny Monti et son grand orchestre Une tombola géante : 4 voyages pour 2 Couvert $75.00 comprend : Potage, Crêpe de Saumon, Boeuf Braisé Florentine, Brocoli et Pommes Parisiennes, Vin 'Cybernet, Dessert, Petits Fours et Café, Cotillons, Sweet Table, Crêpe Suzette.Tombola $10.00 vous donne droit à participer à 10 tirages dont 4 voyages, 1 TV, 1 four Micro-ondes : La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 • 45 SOCIÉTÉ LE COMITÉ POUR LES RELATIONS ACHKÉNAZES-SÉPHARADES Les premiers Sépharades, sont arrivés en Nouvelle-France dans les années 1760-1770, à la suite de la conquête anglaise.Depuis cette époque, les Communautés juives de Nouvelle-France et du Québec ont connu des hauts et des bas, quelques exodes et beaucoup de nouveaux arrivants pour dépasser maintenant le chiffre des 100000 à Montréal.Naturellement, ces vagues successives d’immigrants ont eu des difficultés de divers ordres pour s’intégrer et s’adapter, ce qui ne s’est pas toujours fait sans grincements de dents chez les hôtes.ou les hôtes.Toutefois, il semble que l’arrivée, dès les années 1960, des vagues d’immigrants sépharades francophones ait posé à la Communauté Juive un problème nouveau.En effet, en plus du processus d’adaptation toujours difficile pour tout immigrant, on avait au départ des différences culturelles et religieuses, et surtout, deux langues.En effet, pour les communautés sépharades en général et la communauté marocaine en particulier, la langue française est partie intégrante du patrimoine culturel et devrait être perpertuée avec toutes ses richesses, d’autant plus que l’immigration dans le froid du Canada partait souvent d’un choix délibéré de converser sa langue.On a donc demandé dés services en français et des efforts ont déjà été effectués pour améliorer ces services et les franciser.Parallèlement, des tentatives ont été faites pour rapprocher les individus et développer une solidarité juive avant tout dans la Communauté de Montréal.Aujourd’hui, plus de vingt ans après,la situation s’est améliorée mais elle est loin d’être parfaite.Le comité pour les Relations Ashénazes-Sépharades a donc été crée par une initiative conjointe des Services Communautaires Juifs de Montréal (AJCS) et le Congrès Juif Canadien (Région Québec) (CJC).Des représentants de la Communauté Sépharade du Québec ont été invités à se joindre au Comité qui a pourtoutecondition d’admissibilité, le désir de réunifier la Communauté.et la patience et la persévérance dans leurs efforts.Le Comité, pour sa première année d’e- xistence, a fait un tour d’horizon pour étu-dierla situation, notamment dans les agences et organisations juives.Si plusieurs questions subsistent, il semble que le problème majeur, reste un problème de communication.En effet, et les Sépharades francophones et les Ashkénazes anglophones se plaignent de mal se comprendre».D’autres problèmes ou difficultés se sont fait sentir, qu’il serait trop long d’exposer ici.Le Comité a résolu cette année d’identifier clai rement les domaines où une action doit être entreprise et aider ceux et celles qui voudraient s’impliquer dans un processus de changement.Je lance donc un appel à toute la Communauté pour que tous coopèrent à oeuvrer dans le sens d’un rapprochement Communautaire, et à nous faire part des problèmes vécus, et des solutions envisagées, pour que tous les Juifs de Montréal deviennent membres à part égale de leur communauté, avec les droits et devoirs que cela implique.Mme Rosita Elkin Présidente Étudiantes et étudiants sépharades diplômés cette année.McGill University-Grades d’automne Certificate of Proficiency in English : Atara BENTOB-GERTZBERG Dalia NEHEMIA Certificate in Management Information Systems : Joelle ASCHER Certificate in Second LanguageTeaching : Nadia AMRAM-GOLDENBERG Gladys BENAICH-ZARECKI McGill Diploma in Education : Juliette AMMAR, B.F.A.Joseph DAHAN, B.A.Karen Ruth DUECK, B.A.Bachelor of Social Work : Annie DANINO Maxine Elaine MANN Diploma in Management: Havva BALEVI, B.Eng.Bachelor of Science : Mark LOEB (Faculty Program in Biology, Great Distinction) Bachelor of Engineering : Ralph ANZAROUTH (Electrical, Computer Engineering Option) Gracy MIMRAN (Electrical, Computer Engineering Option, Minor in Management, Distinction in Electrical Engineering, University Scholar) Bachelor of Arts : Eliane ELBAZ (Major in Political Science) Liora MECHALY(Major in Jewish Studies) Diploma in Public Accountancy: Robert Roger BANNON Arié DAHAN Léon LEVY Master of Business Administration : Albert PEREZ David SELA Doctor of Philosophy : David LEVY Concordia University Michelle FHIMA Bachelor in Education COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL «Police ¦¦¦¦¦¦¦ 750 RI 750, RUE BONSECOURS MONTRÉAL H2Y 3C7 Objet : Des «services d’urgence» qui ralentissent.Depuis quelques jours, de petites entreprises offrent aux citoyens de s’abonner à des systèmes dits «d’urgences résidentielles».Ainsi, on promet à l’abonné un accès privilégié aux centres des Télécommunications du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal et d’Urgences santé entre autres, en composant un seul numéro de téléphone.Le Service de police de la communauté urbaine de Montréal avise donc la population qu’il n’a donné aucun accord à ces entreprises et le recours aux systèmes proposés ne peut d’aucune façon accélérer la réponse aux appels des citoyens, tant par la Police que par Urgence santé.Ces systèmes ne deviennent que des intermédiaires inutiles entre le citoyen et les services d’urgence.46 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 TRADITIONS When The Saints Come Marching In It is believed among Jews that when a person dies only the body goes.The spirit of the person lives on not as an abstract concept but as a very real entity.An entity that can hear messages communicated to it by a living person through prayer.That can if he so wishes grant requests, and, can communicate backto the living person by appearing in his dreams or visions.During Lag B’Omer; the Hillouila, many Jews visit the cemetaries and make pilgra-mages to the tombs of Tsadicks ; saints, to pray and to communicate with the spirits of the dead.Following are listed a number of the better known saints of Morocco with a brief biography.Rabbi Habib Todedano of Tangiers - women who could not conceive would go to pray at the tomb of this saint.The Rabbi also had a ring which was believed to stimulate the Rabbi’s power and it is told that an infertile Arab woman having conceived after pilgramage to his tomb named her child Habib after the Rabbi.Rabbi Isaac BenGualidofTetuan-Infer-tile women would tie around their waists the cloth belt worn over the caftan belonging the Rabbi Isaac Ben Gualid in the hope of conceiving.El Posito - The Little Well, Tetuan - Legend has it that one Friday a group of Arabs descended from the mountains where they lived and killed a Jew.Since among the Jews it is considered a sin to leave a dead body unburied, that same day they were carrying the body to thecemetary when again the Arabs descended making everyone flee and leave the body behind.Friday night a great thunder was heard.Sunday they returned to the spot where the body had been left only to find that a meteorite had fallen on that spot and buried the body.The tomb is called El Posito because a well was formed by the meteorite and many people consider it a holy spot and go there to pray.Sol the Saint of Sufru-This saint has the pebuliarity of being the only saint that is a woman recognized among Moroccans.Sol was reputed to be very beautiful, so much so that she attracted the interest of a very wealthy Arab who wanted her for his wife.Refusing because of religion she was kidnapped and killed.Apparently her body was found and her tomb in Sufru is considered very holy.Rabbi Abram Ben Diwam from Wazan - Wazan is a small Arab town with a Jewish cemetary where Rabbi Ben Diwan is buried.The story goes that at the time the Jewish community was in constant danger of attack by the Arabs, so much so that protection from the Shiek was sought.Before granting is protection the Shiek said he wanted proof that Rabbi Abram Ben Diwan was a saint.The Shiek who was married to an Englishwoman had a son considered insane.The Shiek said that if there really was a saint buried in the cemetary he could cure h is son and that this would be the necessary proof in order for him to grant the Jews protection.The members of the community tied the Shiek’s son on a horse and brought him to the tomb of the saint.They pitched tents, lit camp fires and candles and settled down for the night.In the morning they awakened to the cries of “Where am I ?” “Why am I naked?” The body had become normal overnight.They reassured him.Dressed him and brought him back to the home of his parent’s.The shiek satisfied with the proof sent every year a bull to be sacrified in the name of the Rabbi.Rabbi Yehuda Jabali of Alcazar- during the pilgramages to the tomb believers would throw or put candles on the Rabbi’s tomb.The flames from the candles would reach a tree planted near the tomb and encircle it, the leaves however would remain green and would not burn.The people would scream, cry, and, some of them testified to seeing the face of the Rabbi in the flames.It is told that the Arabs would descend periodically from the mountains to pillage the Jews.It is also told that on one such occasion, when they arrived to the cemetary they saw an elderly man who had such an effect on them that they quickly turned around and went back to the mountains.The description of that man fit the descrip- .tion of the face seen in the flames.The power of the Word - It is custom among some that when a person became very ill his name would be substituted for that of a saint for which the particular family had faith in.Many times the person came back miracously from the brink of death and this was attributed to the saint which in turn served to further reinforce the faith.Lydia Edery Sjfo, ’g'v&LVv, Aux Éditions ALBERT SOUSSAN 40 magnifiques photos couleurs 192 pages lormat pnx 21 x 27cm $29.BON DE COMMANDE Je désire commander le livre “LA CUISINE JUIVE MAROCAINE” au prix de $29.95 (manutention et envoi sans frais).Nom .Adresse Ann Ville Province Codç Postal Signature ?Mandat poste ?Chèque ALBERT SOUSSAN, 8255 Mountain Sights, *505, Montréal, Qué.H4P 2B5 Téi.: 738-0202 738-1567.JiSfêt 00ji A \ 0 v.¦ régulier 95 par Rivka Lévy-Mellul La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1983 • 47 CARNET COMMUNIQUÉS VOUS SOUVENEZ-VOUS?Plus jamais a-t’on dit ! Et pourtant, aujourd’hui, en 1983, des Juifs continuent à mourir par centaines, par milliers peut-être, parce que dans leur pays depuis des siècles, ils sont des «étrangers», des «Falashas».Ce nouvel HOLOCAUSTE n’a pas lieu en Allemagne bien sûr, mais en Afrique : LES JUIFS NOIRS D’ÉTHIOPIE (250 000 au 19e siècle, moins de 10 000 aujourd’hui.) constituent la minorité Juive la plus persécutée du monde.Décimés par familles et par villages entiers, pourchassés, dispersés, les quelques survivants ne doivent la vie qu’à la fuite et à la clandestinité.Ceux qui ont réussi à franchir les frontières d’Éthiopie croupissent dans des camps de réfugiés au Soudan, dans des conditions misérables comparables à celles (de triste mémoire) des camps de concentration.Quand une espèce animal est en voie de disparition, tous, savants ou non, trouvent normal de mettre tout en oeuvre pour sa sauvegarde.LAISSERONS-NOUS DISPARAÎTRE UN PEUPLE?.UNE COMMUNAUTÉ-SOEUR?Mieux que toutes les armes, c’est le silence aussi qui tue.Aussi nous crions ! ! ! IL FAUT SAUVER LES FALASHAS.Renée Edery Coordonnatrice du Comité Falashas Pour plus d’informations : Centre Hillel au : 738-2655-2280.Entre le 28 novembre et le 1 erdécembre 1983, WOJAC, l’organisation mondiale des Juifs originaires des pays arabes, inaugura à Londres sa deuxième Conférence internationale.Au programme de cette conférence figurent, entre autres sujets, la situation des Juifs dans les pays arabes et leur contribution dans la société dans laquelle ils évoluent, les problèmes des communautés juives dans les pays arabes et la question des réfugiés juifs et des réfugiés arabes.Des personnalités juives et non juives participeront à cette conférence.Pour de plus amples informations, contactez : Maurice Sadeh au : 733-4382 soir: 381-8021.Une exposition féline de 250 chats de race se déroulera dimanche le 11 décembre 1983, de 9h00 à 17h00, à la salle de bal de l’hôtel Sheraton Mont-Royal, au 1455 rue Peel à Montréal.OFFRE D’EMPLOI Salaire 12 à 40,000 $ et plus.Très souvent la C.S.Q.est sollicitée pour suggérer des personnes qui aimeraient entreprendre une carrière dans une agence communautaire.La nature des demandes couvre une grande variété de fonctions allant du Secrétariat à la Direction Générale d’agences.Les salaires varient selon la fonction, allant de 12,000 à 40,000$ et plus.La C.S.Q.constitue présentement une liste par formation professionnelle qu’elle soumettra aux agences ayant des postes vacants.Si vous désirez que votre nom soit sur cette liste, veuillez adresser votre curriculum vitae à la C.S.Q., 4735 Côte Ste-Catherine, Montréal, Qué.H3W 1M1.Augmentez vos revenus à vos heures libres.Un produit et des bénéfices intéressants.Idéal pour employés(es).Tél.: 861-0825/737-4810 On demande : Chef pâtissier spécialisé en pâtisserie marocaine.Semaine de cinq jours- Bon salaire, excellente opportunité.Venir en personne au 175 Laurier Ouest «Glatt foods» MAZALTOV! David est heureux de vous annoncer l’arrivée de sa petite soeur, DEBORAH le 2 août 1 983, dans le foyer de M.et Mme Samy Reboh.Fortune et Jacques Zrihen, Yorel et Nathalie, sont très heureux de vous faire part de la Bar Mitzvah, célébrée le 19 novembre dernier, de leur fils et frère : PHILIPPE petit-fils de M.et Mme Isaac Gozlan.C’est avec infiniment de joie que nous avons appris le marriage de VIVIANE ELJARRAT de Tanger avec SAM GLICK le 20 Novembre 1983.La cérémonie a été célébrée à la synagogue BETH ORA de Ville St-Laurent.BEAUCOUP DE BONHEUR AU NOUVEAU COUPLE ! Nous apprenons avec beaucoup de plaisir le mariage célébré le 27 Novembre dernier, de: Marcelle ABITAN et Arié ASSOULINE Nous leur présentons nos meilleurs voeux de bonheur.Le 25 Octobre dernier(1 8 Hesvan 5744) était l’anniversaire de la mort de notre regretté Jack LEVY (MISTRAL) Z.L.A cette occasion une cérémonie commémorative fut organisée à la Yeshiva-Lycée «Beit-Yehouda» à Kfar Maimon (Nethi-votth) avec la collaboration du «Keren Abir-Yaacov le matan basseter» (fonds de secours dédié à sa mémoire).La cérémonie eut lieu dans le cadre de la «Section française» de la Yeshiva en présence de la famille.Après l’office de Minha, le Roch Yeshiva, Rav Yitzhak Lévy fit un exposé - sous forme de cours - sur le sujet de la «Tzé-daka» vue par les sages du Talmud.Le fils aîné de notre cher disparu, Yitzhak, commenta la sidra de la semaine en faisant ressortir l’enseignement moral de ce passage en parallèle avec les hautes qualités morales de son regretté père.Le Rav Abiker, directeur de la Section française, mit en relief l’action bienfaisante et efficace du fonds de secours «Abir Yaacov» dédié à la mémoire de Jack Lévy Z.L.Deux bourses- représentant chacune la série complète des livres «Michné Torah» de Maimonide - furent remises aux élèves méritants.Dame cinquantaine, jolie, distinguée, qualités de coeur, aimant la vie, désire rencontrer monsieur sérieux, sympathique, pour continuer la route à deux.Écrire journal.Dame 38 désirerait rencontrer dame seule, même âge pour partager loisirs (cinéma, concerts, théâtres, conférences) Voiture disponible, partagerait éventuellement frais.Contacter journal.Dame seule cherche compagnon 65/70 ans, parlant français, but mariage.Contacter journal.Dame seule louerait chambre pension étudiante) juif(ve) dans foyer agréable.Tél.: 744-3016/733-2149.____________________ Alice Bazbaz (née Abitan) cherche ses camarades de l’E.N.I.O.de Paris, années 65-68.Contacter journal.Nous avons appris avec une peine immense que nos amis, M.et Mme Charles GERMON, ont eu la grande douleur de perdre leur fille, SABRINA le 3 novembre dernier.À toute la famille cruellement éprouvée, nous présentons nos plus sincères condoléances.C’est avec une profonde douleur que nous avons appris le décès, survenu le 1 6 Octobre dernier, de : Madame Yolande FACHENA épouse de Émile Fachéna, et mère de Brigitte, Marie-Claire et Martine.À toute la famille cruellement éprouvée, à tous ses amis profondément attristés, nous présentons nos plus sincères condoléances.48 • La Voix Sépharade, Nov.-Déc.1 983 # æ< * K ri ÿjJ&JUziamÀi 'i\y#nx r$p?y*m m**-'^* y' V,W ¦ m (¦‘vlft' ^ ^ v 1 ô enpomra ISSISI mtSMsszsms*.'*wmB ,*L»> ^tïT4tiàt,fem%i^5 x pip®| 11| MBilte i I :mm «¦ ;#¦{*:*! v *ggr; Bank Leumi I.e-Israel (Canada) Head Office and Downtown Branch 2 First Canadian Place Exchange Tower Suite 840 Toronto.Ontario M5X 1E3 Tel: (416)365-1930 natynsun Huit bougies illuminant l’obscurité Evoquent le miracle des Maccabées.Beignets sucrés, toupies lancées, arrêt sur Guimel et vous gagnez.Monceaux de pièces, cadeaux en tas, La Bank Leumi vous souhaite un Joyeux Hanouka.# North Toronto Branch 3055 Bathurst St.At Stormont Toronto.Ontario M6B 3B7 Tel: (416)789-7981 ?Montreal Branch 5178 Queen Mary Road Montreal.Quebec H3W 1X5 Tel: (514)483-4660 Bank Leumi Trust Company of New York Representative offices: 2 First Canadian Place Exchange Tower Suite 842 Toronto.Ontario M5X 1E3 Tel: (416)869-0875 bank leumi le-israel •nmli pis Siège social: 24-52 rue Yehuda Halevi Tel Aviv 65546 Tel: (04)632111 Telex: 5 5586 BUTA 11 New York * Los Angeles Encino Miami Chicago Philadelphie * Toronto Montreal Londres Leeds Paris Marseille Strasbourg Lyon Nice Zurich Genève Frankfurt a/M Milan Anvers Montévidéo Punta del Este Buenos Aires Sao Paulo Santiago Mexico City Panama City fies Cayman Caracas Curacao Bahamas Johannesburg Hong Kong Melbourne 1 Westmount Square Suite 348 Montreal.Quebec H3Z 2P9 Tel: (514) 931-4457 Plus de 455 succursales et agences à travers le monde * Membre, Société d’assurance-dépôts du Canada le/ mu/t de Cartier Paris JAN i7 1M4 X\ \II / //4 l\ MONTRES SANTOS HI llilllilfl .'.ÜâûiiS: CONCESSION NAI SOUHAITS DE JOYEUSES FÊTES RE AGRÉÉ bijouterie henri 1174 o , ste-catherine prés.: h.afilalo montréal, téi.: 866-6144
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