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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Septembre - Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Présence
  • Successeur :
  • LVS
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La voix séfarad /, 1985-09, Collections de BAnQ.

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V LA VOIX PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 4735 Chemin de la Côte Ste-Catherine Montréal.Qué H3W 1M1 CANADA LA VOIX SEPHARADE PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC SEPTEMBRE/OCTOBRE 1985 16^* ANNEE N° 4 4735 CHEMIN DE LA CÔTE STE-CATHERINE MONTRÉAL, QUE H3W 1M1 d un groupe de OBTIENT LE PRIX DE SERVICE COMMUNAUTAIRE DE L’AJ.C.S.‘7ixnonnr3 "•dxd" nsoï77 .Yron niVvon 7v od7 onto iw rfr toTi nT on^ivnw oinn rown *7 oTivtwi tvpoiK mnoa uO* imwnei OfTni .Tiipm iw Rxii œ que \txis auv toujours voulu savoir sur PAS1 ci n'avez jamais osé demander Canadian ¦-noon nv'nîin .enunr SDEBOfT gïOUp nNn vinhoïioi 1 entertain| nnvD 'tv Couverture par Maxime Benaim La Voix Sépharade, journal de la Communauté Sépharade du Québec, est tiré à 6,000 exemplaires.La Voix Sépharade est publiée 6 fois par an : 5,000 des 6,000 exemplaires imprimés est acheminé par voie de poste à Montréal, au Québec, à Toronto et le reste du Canada, ainsi qu’aux organismes sépharades des États-Unis, d’Amérique Latine, d’Europe de l’Ouest et d’Israël.N° de l’Organisation Internationale de Normalisation : ISSN 0704-5352.Tout droit de reproduction est interdit sauf autorisation.Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec.Bibliothèque Nationale du Canada.Courrier de 3* classe, permis N° FM 295.Le siège de la Communauté Sépharade du Québec est situé au : 4735 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal, P.Q.CANADA, H3W1 M1.Tél.: (514) 733-4998.Rédacteur en chef: Isaac Bensoussan Rédacteurs: Chantal Benhamron Raymond Eljarat Etty Bentolila Secrétariat de rédaction et mise en page: Fred Anzarouth Secrétariat : Esther Elkaim Pages • Éditorial.4 LE MONDE JUIF • JUDAÏSME: La traversée du désert.5 • ISRAËL: La diplomatie israélienne.7 • NOUVELLES BRÈVES.8 NOUVELLES COMMUNAUTAIRES • CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF: PASI.13 • CENTRE HILLEL : .en bande dessinée.16 • NOMINATIONS .18 .APPEL JUIF UNIFIÉ.20 • ÉCOLE MAIMONIDE : Cérémonie de fin d’année.21 Promotion 1985 .22 • NOUVELLES BRÈVES.24 SOCIÉTÉ • ARTS : Tim : derrière l’image_ 30 • FEMMES: 1975-1985, une décennie consacrée aux femmes__ 34 • CINÉMA: Festival des films du monde.36 • PORTRAIT: Samy El Maghribi.37 • LÉGENDE : Le Sadik de la pierre.39 • ON A LU POUR VOUS : Les Femmes de la Bible .40 • NOUVELLES BRÈVES.40 ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO : Michel Afriat, Gisèle Amzallag Garzon, Fred Anzarouth, Esther Benaim-Ouaknine, Salomon Benbaruk, Chantal Benhjjmron, Ghila Benisty-Sroka, Charles Bensoussan, Isaac Bensoussan, Yaffa Bensoussan, Etty Bentolila, Barbara Berger, Raymond Eljarrat, Eu per Case Promotions (H illel), Simon Garzon, Jacques Hazan, Eliane Knafo, Pierre Lasry, Clémence Lévy, Eliane Lévy, Yossi Lévy, Charles Lugassy, Victor Maman, David Ohayon, Alice Reboh-Hazan, Camille Simony.Composition typographique : Concept Médiatexte inc.Imprimerie : ORA INTERNATIONAL -A.MONTRÉAL, SEPT.-OCT.1985, 16e ANNÉE, N° 4 J Chana Tova A Notre nouvel an : un vrai début.S i les festivités du premierjanvier durent le temps d'un réveillon et tombent en plein milieu de l'hiver, il en est tout autrement de l'année hébraïque.Il faut tout d'abord reconnaître qu'en matière de célébrations, nous y mettons le temps.Il n'est pas question, chez nous, d'un «jour de l'an» mais d'une véritable «période de l'an» puisque pas moins de trois semaines s'écoulent gentiment entre Roch Hachana et Simha Torah.Qui s'en plaindrait ?Constatons également une étonnante et heureuse synchronisation.Cette période innovatrice de l'année concorde assez bien avec la fin des vacances estivales, la rentrée scolaire, la reprise des affaires et pratiquement de l'ensemble de nos activités sociales.À Kippour, nous sollicitons une nouvelle inscription dans «le livre de la vie» et nous repartons avec un «casier.vierge».C'est donc tout un début et un vrai début.qui souligne une certaine appartenance.Pourquoi une appartenance ?Lorsque le Centre Hillel a inauguré ses nouveaux locaux en septembre, les étudiants ne sont-ils pas venus tout simplement pour rire aux éclats et applaudir de talentueux troubadours ?Peut-être bien.Pourquoi une appartenance ?Lorsque des écoles juives comme «Maimonide » affichent complet bien avant la rentrée, ne va-t-on pas y chercher tout simplement un enseignement de qualité ?Peut-être bien.Pourquoi une appartenance ?Lorsque le Rabbinat Sépharade a fait l'acquisition d'un nouveau Sépher Torah, les fidèles ne sont-ils pas venus en nombre pour fêter tout simplement et joyeusement l'évènement ?Peut-être bien.________________________________________ Et lorsqu'à Kippour, le hazzane de la Congrégation Maghen David exhortait les fidèles à prier pour la santé d'un jeune homme malade, la réponse vibrante et unanime de l'assemblée n'exprimait-elle pas tout simplement un élan de compassion humaine ?Peut-être bien.Oui, peut-être bien, mais peut-être bien aussi qu'il y a autre chose.Lorsqu*après une longue tirade, dans un accent québécois «pure laine», Pierre Laframboise, le troubadour du Centre Hillel, ôta son couvre-chef de paysan, découvrant ainsi une kippa sur la tête, les rires fusèrent pleinement, naturellement, de bon coeur.Il y avait autre chose dans ces rires quand notre conteur nous expliquait que nous étions en l'an 2100 et que le nom de Laframboise était en fait une transformation avec le temps de Lacerise, lequel nom était lui-même une déformation de celui de ses ancêtres les Lasry.Il y a autre chose pour expliquer cette affluence record, le soir de Kippour, dans tous les centres de prière.Croyez-vous vraiment que tous ces fidèles ne soient venus que pour implorer le pardon divin, que pour apprécier les merveilleuses mélodies liturgiques de nos grandes fêtes, ou tout simplement pour guetter le son du Choffar qui les délivrera de leur carême ?Non, il y a autre chose.Mi El Kamokha.El Melekh yochev.Comment ne pas être saisi par l'émotion lorsque l'assemblée entière entonne ces refrains millénaires avec un enthousiasme et une ardeur que le ministre officiant a parfois du mal à contenir et à canaliser ?Et puis, finalement, c'est le dénouement, dans un mélange poignant de clameurs, de Nehila, de taliths sur les têtes, de sonneries du Choffar et de foule débordante.Oui, il y a autre chose.Autre chose qui n'est pas près de disparaître.Isaac BENSOUSSAN ____J 4 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 LE MONDE JUIF JUDAÏSME La traversée du désert Comme les quatre autres livres de la Torah, le Livre des Nombres (Bamidbar) présente deux caractéristiques principales : la première qui est commune aux cinq livres est renseignement par la connaissance, Tamour et la crainte de Dieu.La seconde, qui lui est particulière, est Thistoire de la traversée du désert.Midian, Sihon, Og ; la faute de Moïse à Mé Meribu et sa condamnation à ne pas entrer dans la Terre Promise ; l’adoration de Baal Péor ; et presque tout au long du Livre, les plaintes du peuple à Moïse lui reprochant de les avoir fait sortir d’Égypte où ils mangeaient gratuitement de la viande, des légumes, du poisson, et leur désir constant d’y retourner ; le recensement après chaque épidémie ou fléau envoyé par Dieu pour punir les enfants d’Israël de leurs fautes graves, et le pardon de Dieu, après les prières de Moïse ; et enfin, le partage de la terre de Canaan entre les douze tribus.Tous ces récits historiques sont entremêlés d’énoncés de lois importantes «.Moïse écrivit leurs départs et leurs campements sur l’ordre de Dieu.Voici leurs stations et leurs départs : ils partirent de'Raamsès dans le premier mois, le quinzième jour du premier mois.Le lendemain de Pessah, les enfants d’Israël sortirent triomphants aux yeux de l’Égypte.Ils partirent de Raamsès et campèrent à Souccoth.Ils partirent de Souccoth et campèrent à Eitam.Ils partirent de Eitam et campèrent devant Migdal.» (Nombres AAXiii 5-49).' 42 étapes sont ainsi énumérées à la fin du Livre des Nombres.42 stations pendant les 40 années de pérégrinations des enfants d'Israël dans le désert, jusqu’à la mort de tous ceux qui sont sojtis d’Égypte.40 années de pérégrinations racontées en détail dans le 4e Livre de la Torah.Le récit complet des arrêts et des et les départs et tous les événements importants qui se sont produits pendant cette époque : la Prêtrise donnée aux enfants de Lévi qui n’avaient pas participé au veau d’or et l’attribution de leurs rôles respectifs dans le service sacré ; la révolte de Korah ; la faute des explorateurs ; la mort de Myriam et d’Aaron, soeur et frère de Moïse ; la descente de l’Esprit sur les anciens ; les tentatives de malédictions du peuple par Bilaam, le faux prophète ; les guerres contre Moab, comme : le naziriat, la bénédiction du peuple par les Cohanim, le prélèvement de la Terouma, les tsitsits, la vache rousse, les villes de refuges.LES ÉTAPES : Le chiffre de 42 étapes est-il historiquement exact ?On peut remarquer, en comparant la nomenclature (Nombre XXXIII-5-49) avec les versets dans lesquels le récit de l’itinéraire est développé, que cette nomenclature ne comprend pas certaines étapes alors que d’autres y apparaissent pour la première fois.Il semble que cette liste voulait atteindre le chiffre de 42 pour faire correspondre le nombre des étapes avec celui des lettres du Grand Nom de Dieu tel qu’il peut apparaître aux initiés dans l’une de nos prières quotidiennes.Le tracé irrégulier des étapes, la diversité des durées de séjour - entre un jour dans certains et 18 ans à Kadesh-Baméa - indique, selon les commentateurs, que l’itinéraire était décrété par Dieu et non pas dû au fait que les Israélites s’étaient égarés dans le désert, comme le prétendent encore les Arabes qui appellent ce lieu du nom de «désert de l’égarement» (Al-Tih).Kadesh-Barnéa tire vraisemblablement son nom de la racine sémite K.D.SH que l’on retrouve non seulement dans il! ¦Wm mm mm WW 2 & m l’hébreu, mais aussi dans l’araméen, l’arabe, l’ugarit et l’akadit.Cette racine indique une notion de consécration.Les prostitués, hommes et femmes, du culte de Baal et Astarté, étaient nommés Kadesh et Kédésha.Est-ce ce culte idolâtre qui donna son nom à la ville ?Kadesh-Baméa était une oasis dans le désert de Sin, et un carrefour important sur la route joignant le pays d’Edom (entre la Mer Morte et le Golfe d’Eilat) à l’Égypte, et appelée le chemin de Shur (Genèse XVI-7- Nombres XXXIII-36).Le site biblique a été localisé à Aïn Qudeirat, la plus importante source de la région, au sud de Beersheva.Les fouilles de Tell ont permis de dégager une forteresse attribuée à l’époque du royaume de Juda (IX-VI siècle), consistant en une enceinte faite d’un double mur, flanquée de tours.Les vestiges d’une autre construction, sans doute militaire également, attribuée à l’époque de David et Salomon (1004-931) ont été découverts près de Aïn Quedeis, à dix kilomètres au nord-ouest de Aïn-Qudeirat.Cependant, la région montre des restes appréciables de civilisation Syro-cananéenne datant de la seconde moitié du IIe millénaire qui donnent à penser que la ville de Kadesh était déjà fortifiée lorsque Moïse arriva avec tout le peuple.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 5 LE MONDE JUIF IL NE SE LEVA PAS EN ISRAËL DE PROPHÈTE COMME MOÏSE La prophétie, en tant que phénomène religieux, n’est pas propre à Israël.On voit dans d’autres peuples du Moyen-Orient ancien des personnes inspirées, recevant en état d’extase un message d’un dieu.Les peuples anciens ont toujours cherché à communiquer avec leurs divinités dans le but d’obtenir une connaissance de l’avenir pour organiser leur futur à leur avantage.Mais les renseignements obtenus par cette forme de prophétie devaient se trouver confirmés par l’examen des viscères ou la lecture des nuages, ou encore par la nécromancie.Pour les Israélites, Dieu surveille sans cesse son peuple et le destin de la nation.La seule forme de prophétie, en dehors des «Urim et Tummin» qui ont dû servir à la divination chez les proto-israélites avant d’être adoptés par les Cohanim, ne pouvait être que le message délivré par Dieu pour instruire son peuple et non, comme dans les autres civilisations de la même époque, pour les besoins d’un particulier.«Moïse réunit soixante-dix hommes parmi les anciens du peuple et les fit se tenir autour de la Tente (d’Assignation).Dieu descendit dans une nuéd et lui parla.Il retira une partie de l’Esprit qui était sur lui et le porta sur les soixante-dix hommes - les anciens.Dès que l’Esprit fut passé sur eux, ils prophétisèrent (vayitnabeou) et ne le refirent plus».(Nombres XI-24-25).Dans ces versets, apparaît pour la première fois dans la Torah la notion de prophétisation avec un sens de délire ou de divagation.Il faut en effet distinguer entre la forme verbale NIFAAL qui qualifie le plus haut degré de prophétisation qui est celle de la Parole adressée directement de Dieu au prophète, et le HITPAEL qui est le degré de prophétisation de niveau «inférieur» comme celle de Saül ou des prophètes de la cour de Josaphat, roi de Juda.La première forme est une «vision des formes cachées» propre seulement au prophétisme israé-lite, la seconde la «possession par l’Esprit» que l’on rencontre chez d’autres THE JOURNEY THROUGH ' THE WILDERNESS from EGYPT TO CANAAN English Miles LAND OF 60SHEN WILDERNESS.OF SHUR.Kadesh Barnea.ML He r3“ Succoth WILDERNESS PA FLAN peuples, semble prendre ses racines dans les civilisations arabe archaïque et araméenne, dont Bilaam est originaire.Balak, roi de Moab, avait vu tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens.Moab prit peur parce qu’Israël était nombreux.Il envoya des messages à Bilaam lui demandant de venir maudire ce peuple.Dieu apparut dans la nuit à Bilaam et lui l’entrée de la Tente et appela Aaron et Myriam.Ils sortirent tous les deux.Il dit : Ecoutez mes Paroles, lorsqu’il y aura des prophètes c’est dans une vision que je me manifesterai, dans un rêve que je lui parlerai.Il n’en est pas de même de mon serviteur Moïse, de toute ma maison c’est le plus fidèle.Bouche à bouche je lui parle, dans une apparition sans énigme.Il contemple l’image de Dieu.Pourquoi n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ?» (Nombres - XII-5-8).On voit ici clairement à quel niveau de prophétie Moïse a été élevé.Les prophètes ont des visions, donnent un songe sous forme d’énigme, qu’un messager de Dieu doit aider à déchiffrer, tandis que Moïse c’est de bouche-à-bouche que la Parole lui est insufflée.La distinction entre le rêve prophétique et la Parole directement reçue apparaît dans Jérémie XXIII-28 : que le prophète qui se targue d’un songe le raconte, mais que celui qui est favorisé dans ma Parole le transmette fidèlement.Que veut faire la paille avec le grain ?Moïse, le prophète suprême, n’en reste pas moins un homme comme les autres, un mortel.Car sa rencontre avec Dieu se place dans une dimension mal dit : «Tu n’iras pas avec eux, tu ne maudiras pas ce peuple car il est béni».Bilaam désobéit, mais Dieu mit dans sa bouche, par trois fois, une bénédiction dont la très belle phrase : «qu’elles sont belles tes tentes, Jacob, tes demeures, Israël».Lorsque Moïse est attaqué par Aaron et Myriam qui lui reprochent d’avoir épousé une femme noire, une Ethiopienne, c’est encore une autre forme de prophétie qui apparaît, la voyance occasionnelle : «L’Eternel descendit dans une colonne de nuée.Il se tint devant d’immédiateté, d’où l’absence remarquable de son nom dans la Haggada de Pessah.On ne dit pas : «Moïse nous a fait sortir d’Egypte», Dieu seul l’a fait.Michel Afriat Références : - Le Monde Juif, de Élie Kédourie, Éditions Mercator - Anvers 1979.- Dictionnaire archéologique de la Bible, Fernand Hazan.Éditions Paris - 1970.- Binah Bamikva de Issakhar Yaakovson, Éditions Sinaï Tel Aviv - 1955.- La Voix de la Torah, d’Élie Munk, Fondation Lévy à Paris, 1978.6 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 LE MONDE JUIF ISRAËL La diplomatie Israélienne : une mission tous azimuts Monsieur Eldan, aussi présent que disponible, nous a permis «quelques heures» avant son départ vers Los Angeles, d'éclairer notre lanterne sur la diplomatie israélienne, son rôle, ses défis, sa mission.Nous tenons à le remercier d'une manière très chaleureuse pour l'accueil qu'il a bien voulu nous réserver.Qu’est-ce qui distingue un diplomate israélien d’un autre diplomate ?Qu’est-ce qui distingue M.Yitzhak Eldan des autres diplomates israéliens ?Encore une question et on se croirait le premier soir de Pessah, non par le libellé des questions mais plutôt dans les thèmes, leitmotiv des réponses fournies : retour d’Israël, union et solidarité à chaque détour de phrase, à chaque argument.S’il est aisé de répondre à la première question, pour ce qui est de la seconde nous vous laisserons le soin, à travers les mots, les idées et les réalisations de M.Eldan, d’y répondre.En effet, un diplomate israélien est en «Shlihout», en mission dans le pays de son affectation, de par sa qualité de Juif d’abord et d’Israélien ensuite.Paradigmes desquels découle un sens du sacrifice tout à l’honneur du diplomate israélien représentant non d’un état mais de tout un peuple, dans et hors Israël.ISRAËL ET LA DIASPORA Ce qui pose le problème de l’attitude des Juifs de la Diaspora face à la politique israélienne : a-t-elle le droit de critiquer sans discernement?N’est-elle pas tenue, par un certain devoir, de réserve face aux exploitations que les ennemis d’Israël ne tarderont pas de faire de cette brèche, puisque venant de ceux qui se devraient d’être ses alliés indéfectibles ?La politique israélienne fait l’objet de critique de ses propres citoyens qui vivent et participent à l’action en Israël ; que cette dernière nous paraisse bonne ou mauvaise, faisons-le savoir aux Israéliens eux-mêmes par l’Ambassade, ne leur tapons pas sur le dos, dialoguons plutôt avec eux.Tout Juif de la Diaspora devrait savoir qu’il existe en Israël un consensus quant à l’avenir du problème israélo-arabe, et ce, quel que soit son horizon politique ; ce consensus se résume en ces quelques points ; * Jérusalem, unifiée et universelle, capitale de l’État d’Israël ; * Pas de retour aux frontières de 67 ; * Pas de négociations avec l’OLP ; * Pas d’État palestinien ; * Négociations directes sans conditions préalables avec les voisins arabes.ELDAN, TRAIT-D’UNION ENTRE LA COMMUNAUTÉ ET ISRAËL Pour M.Eldan, homme d’action s’il en est un, visible, disponible, sa priorité fut la communauté juive ; ne trai Le Consul Yitzhak Eldan ¦¦gp tons-nous pas Israël d’Etat juif ?Et d’expliquer d’une manière positive à cette communauté pourquoi son souhait le plus cher eût été le retour des Juifs en Israël, en privilégiant le dialogue comme voie de transmission d’un message, expliquant la tâche et le rôle d’Israël, sans oublier le désir très profond des Israéliens de voir ceux de la Diaspora partager ce qu’il a appelé «la formidable épopée de l’État d’Israël», lieu privilégié de l’action, faute de quoi, participer d’une façon ou d’une autre au rayonnement d’Israël (échanges culturels, histoire d’Israël, langue, échanges économiques.).UN CONSUL PAS COMME LES AUTRES Si l’unité de la communauté fut une des priorités du consul Eldan, il n’oublia jamais le pays qu’il représentait et tint, comme on dit, «à mettre Israël sur la ‘map’ québécoise» : pas un seul recoin de la province ne fut épargné, visité, pas une composante ethnique de la société québécoise de l’Inuit au Beauceron qui n’a eu l’occasion d’entendre parler d’Israël, car là ausi il fallait lever certaines hypothèques (propagande LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 7 LE MONDE JUIF hostile orchestrée, méconnaissance du problème israélo-arabe, confusion dans les termes Juif, Israélien, Israélite, Hébreu, etc.).C’est au cours de ces nombreuses tournées que M.Yitzhak Eldan prit conscience de tout un bassin potentiel de sympathie à l’endroit d’Israël, potentiel que des organismes dont la charge principale était de le promouvoir avaient quelque peu négligé.ISRAËL, UNE IMAGE À DÉFENDRE_________________________ Problème d’image, problème essentiel pour l’État d’Israël constamment dans le collimateur des médias trop enclins à présenter et à exagérer la moindre défaillance de la politique ou de la société israélienne : l’emphase totale sur Sabra et Chatila version 1985 (lutte palestino-chiite), pas un mot sur les expulsions massives de Tunisiens par la Lybie.À cause de cela, le diplomate israélien se doit de défendre et rétablir la juste image d’Israël non de façon ponctuelle, comme c’est le cas pour ses autres collègues (Russie = invasion Afghanistan, Iran — prise d’otages de ressortissants américains, Pologne = Solidarité, etc.), mais continuelle.Aussi se doit-il de clarifier la politique israélienne, ne serait-ce que pour permettre aux Juifs de la Diaspora de dépasser le cadre étroit droite-gauche, et répondre aux attaques des ennemis d’Israël.Dans ce cadre, le consul Eldan nous a précisé un certain nombre de points en ce qui a trait à la politique étrangère israélienne.Deux objectifs principaux résument cette politique : paix et sécurité ! Pour les atteindre, à l’instar du monde occidental auquel Israël s’identifie, le gouvernement israélien prendra les moyens propres à une démocratie pour y parvenir.Les actions et les attitudes d’Israël ressortent des extraits d’une conférence donnée par Son Excellence l’Ambassadeur à Washington, Henri Rosenne : a) Face à l’URSS, malgré son attitude on ne peut plus inamicale, Israël lui reconnaît son statut de grande puissance co-responsable avec les USA du climat politique mondial, sans oublier les trois 8 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 millions de Juifs soviétiques, otages du système avec lequel Israël se doit de composer.b) Face au Tiers-Monde, et plus particulièrement en Afrique noire, l’aide israélienne dans le domaine scientifique, médical et agricole, est sans conteste un des plus beaux fleurons de la coopération israélienne, la plus généreuse et la plus efficace en termes relatifs, bien entendu.Beau fleuron aussi car cette aide se continue même avec des pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques.Alors, contrairement à ce que disait un grand politicien, et comme nous le rappelle si justement Yitzhak Eldan, l’adage «les relations inter-étatiques sont des relations d’intérêt», ne peut se généraliser dans le cas d’Israël.Communauté unie, potentiel de sympathie québécoise, rétablissement d’une image vraie d’Israël, tout un programme que ce commis voyageur de la diplomatie, cet homme plein de ressources et d’énergie s’est tracé et a accompli lors de son séjour montréalais.Puisqu’il nous a été personnellement donné de connaître «in vivo» cet homme, on nous pardonnera peut-être de clore ce modeste hommage par une phrase, mélange d’audace et de réalisme : «À ce diplomate hors-pair, à ce «Disraéli» qui voua ses charmes non à une reine, mais à un royaume, celui d’Israël», à cet homme, «Beyahad», nous lui adressons notre plus cordial et fraternel chalom.Raymond Eljarrat r- EN BREF.EN BREF.EN MESSAGE DU PRÉSIDENT DE L’ÉTAT D’ISRAËL___________________ Après un bref historique de l’état d’Israël et de ses problèmes, M.Haïm Herzog a clôturé son message pour la Nouvelle Année par les voeux suivants : Le sort d’Israël, ainsi que celui des communautés juives dans le monde, est en cause.Les problèmes sont fondamentaux - ceux de l’identité et de l’assimilation , de la survie démographique, de la transmission de l’éducation juive et de la tradition aux générations nouvelles.Ce sont des problèmes essentiels : de leur solution ne dépend rien de moins que la survie.5746 est une année que nous devons accueillir avec détermination et intelligence, et avec gratitude pour ce qui a été accompli pendant les 40 années depuis que s’est ouvert le chapitre post-nazi de l’histoire du monde et du peuple juif.Pendant ces années, la souveraineté et l’indépendance juives ont été rétablies en Israël.Partout, des communautés ont P1 été ranimées.Nous avons fait de grands efforts pour nous pomprendre et nous organiser, et pour faire d’Israël et de l’Alyah des questions centrales de notre existence.A la lumière du contraste extraordinaire entre la dévastation d’il y a 40 ans et les énergies d’aujourd’hui, 1’ nous plaçons notre confiance en l’Étemel v Tout Puissant et nous accueillons 5746 p avec foi et espoir.Comment mieux ! le "N ® orocco ''/oui 0L4ÏÏT TW iQeur le meilleur et pour le prix.i I 31 8 ns ni ut nt y no da tio LE MONDE JUIF \ H EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF .EN BREF.exprimer cette foi et cet espoir qu’avec les mots de la prière implorant une nouvelle lumière pour Sion et pour tous les Juifs : Or Chadash Al Tzion Yair Venizke Koulanou Bimhera Leoro.Ktiva Ve Chatima Tovs.MESSAGE DU PREMIER MINISTRE ISRAÉLIEN,_________________ À La veille de la nouvelle année 5746, je voudrais vous exprimer mes voeux sincères depuis Jérusalem, notre capitale étemelle.Pendant la première année du gouvernement d’unité nationale, nous nous sommes assignés quatre objectifs essentiels que nous nous sommes engagés à réaliser, dans un esprit de responsabilité, de patience et de fidélité.Nous avons décidé de ramenef chez eux nos fils combattant au Liban et d’assurer la paix et la sécurité pour nos villes et villages du nord à partir de notre propre territoire.Nous avons déclaré la guerre à l’inflation galopante et nous avons mis au point un plan économique qui, réduisant notre dépendance à l’égard de l’aide étrangère, doit conduire à une relance de la croissance économique et à un renforcement de la position politique d’Israël.Nous avons décidé de redoubler d’efforts pour ranimer la paix avec l’Égypte ce qui doit insuffler une vie nouvelle aux accords existants.Le temps n’est pas immobile et nous ne pouvons laisser le cynisme et l’entêtement dicter le cours des choses.Nous devons en même temps nous efforcer de frayer des ouvertures vers la paix avec la Jordanie et avec les arabes palestiniens.Le terrorisme ne nous découragera pas et ne nous détournera pas de nos efforts sincères.Les aspirations humanistes - et non les pressions militaires - ont été le fondement de notre stratégie nationale tout au long de notre histoire et c’est avec cette foi que nous continuerons de vivre.Avec le début de la nouvelle année juive, nous envoyons d’ici, de Sion, un appel fervent à tous nos frères, où qu’ils soient, pour qu’ils viennent vivre ici avec nous, pour qu’ils soient nos partenaires dans notre grande tâche : la construction d’un État qui s’efforce de fonder sa conduite non seulement sur la force mais aussi sur la justice.L’aube d’une nouvelle année est un moment opportun pour nous souvenir de nos frères opprimés de l’Union Soviétique, de la Syrie et de l’Iran, et de nous engager à ne pas cesser les pas entrepris pour leur libération, afin que nous puissions les ramener dans leur patrie historique.Cette année-ci.nous avons prouvé une fois de pli", i ns sommes responsables les uns deo autres : la grande entreprise de sauvetage des Juifs d’Éthiopie est sur le point de s’achever et cette lointaine, cette merveilleuse tribu a repris sa place parmi nous.Face à un monde sceptique, nous avons manifesté notre solidarité spirituelle et matérielle.Nous devons continuer à montrer qu’en temps normal, aussi bien qu’aux heures d’épreuves, nous savons agir unis, que nos coeurs battent à l’unisson.Puissent les prières de tous nos ancêtres se réaliser de nos jours.Shana Tova! Shimon Peres Jérusalem : Rosh Hashana 5746 MESSAGE DU COMITÉ INTERNATIONAL POUR LA LIBERTÉ DES JUIFS DE SYRIE «Notre Conférence internationale pour la liberté des Juifs de Syrie a été une incontestable réussite.Elle n’est que le prélude d’une action permanente et inlassable pour que soit enfin reconnu à nos frères de Syrie le droit d’émigrer et de s’installer dans le pays de leur choix.De tous les pays, de tous les continents, de toutes les communautés, nous devons conjuguer nos efforts pour maintenir une pression continue sur le gouvernement syrien, les gouvernements du monde libre, la conscience de l’opinion publique internationale.La Conférence internationale n’aura pas été un événement «comme les autres» si, face à la grandeur des mots, nous savons donner une dimension à l’action, car seule l’action compte».Au Canada, monsieur Jim Peterson (Willowdale) a présenté une pétition signée par cinq mille canadiens, demandant à leur gouvernement d’intervenir auprès du gouvernement syrien afin qu’il respecte les principes humanitaires traditionnels.Monsieur Allan MacEachen, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, a déclaré : «il nous serait relativement facile de faire des représentations publiques ou privées qui pourraient avoir un effet à court terme et iraient dans le sens de la demande formulés, mais ne feraient pas avancer les choses en Syrie.C’est ce que nous devons avoir présent à l’esprit.FRANÇOIS MITTERAND, QUARANTE ANS APRÈS AUSCHWITZ À l’occasion du quarantième anniversaire de la libération des camps, monsieur François Mittérand, président de la République française, dans un message aux Nouveaux Cahiers, écrivait : «L’horreur ou la honte, je ne sais ce qui l’emportait en moi ce jour de mai 1945, lorsque je suis entré dans les camps de Lanzberg .Jamais je n’oublierai cette vision d'un monde soudain privé de raison.Quand on a pu voir où mènent les racismes et le fanatisme, la vigilance devient une règle de tous les instants.» DANS LA SYNAGOGUE DÉLABRÉE DU CAIRE, ON FÊTE LE 850e ANNIVERSAIRE_____________ La synagogue Rambam du Caire a ouvert ses portes le 23 avril 1985 après dix-huit ans d’inexistance, à l’occasion du 850e anniversaire de la naissance de Maimonide.La cérémonie au Caire était exceptionnelle car c’est la première fois que Maimonide est fêté en Égypte, dans la synagogue qui porte son nom : Rambam (nom que l’on donne à Maimonide dans la littérature rabbinique).La synagogue a été fermée en 1967 après le conflit israélo-arabe.Le toit s’est effondré en 1970, et l’intérieur est dans un état lamentable.Des 100 000 Juifs qu’il y avait au début du siècle, il n’en reste que 250, dont 5 dans le quartier juif proprement dit.Il semblerait qu’en raison de ce nombre, la synagogue reste dans cet état.Seul le premier étage a été restauré.Mais ceci n’a en rien enlevé du caractère solennel de cette réouverture.Présent LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 9 LE MONDE JUIF EN BREF.EN BREF.EN BREF .EN BREF.EN BREF.EN BREF .EN BREF.dans cette commémoration, le rabbin Yosef Hetch, un suivant du rabbin Loubavitch Menachem Schneerson, a prononcé les paroles suivantes : «Dans notre religion, nous savons que l’âme d’une personne est là lorsqu’on prononce son nom.Nous savons que l’âme de Rambam est là avec nous aujourd’hui.» L’ÉNIGME DU NOUVEL AN___________________ Selon le calendrier élaboré par les maîtres de la Michna durant les premières années de l’ère commune, le quinzième jour du mois de Chevath (Tou bi-Chevath) doit être considéré comme le commencement d’un nouveau cycle annuel de la végétation, comme une nouvelle année des arbres (Roch Hachana La-Ilanoth).En effet, selon l’opinion de la plupart des sages et selon l’Académie du savant Hillel, c’est à ce moment de l’année que prend fin la période des pluies et que commencent à bourgeonner les premiers fruits des arbres de la Judée.Pour les maîtres de la Kabbala de Safed, au XVIe et XVIIe siècles, cette date doit être considérée comme une fête des fruits de la Terre Sainte, fruits qui symbolisent dans leur variété et richesse les visages occultes de l’univers et les divers temps de l’Histoire Sainte : existence paradisiaque, faute, chute, repentance, retour, rédemption.Derrière son aspect extérieur apparemment simple et naïf de fête agricole, Tou Bi-Chevath est, en vérité, la plus profondément énigmatique de toutes les grandes dates du cycle annuel israélite et nous serons frappés par une règle constante : le double enracinement dans la nature et dans l’histoire.Souccoth, célébration du début des pluies («l’événement cosmogonique par excellence», selon Mircéa Elliade) est aussi et surtout un souvenir du long séjour des Hébreux sous des tentes dans le désert du Sinaï ; Hanoucca, qui évoque la journée scolaire la plus courte de l’année (événement astronomique qui a frappé les esprits depuis la nuit des temps) est, avant tout, le rappel de la délivrance de la Judée du joug des rois Séleucides ; Pessah, n’est pas seulement la fête du printemps et du renouveau de la nature après le froid de l’hiver, mais aussi primordialement, l’anniversaire de la Pâque, la libération des enfants d’Israël du joug esclavagiste du Pharaon ; Chavouoth, «temps de la moisson de l’orge» dans l’ancienne Canaan, est, en premier lieu, le moment du don de la loi révélée au peuple d’Israël sur le mont Sinaï, au temps de Moïse.Et on pourrait citer d’autres exemples.Tous prouvent cette même idée.INVITÉS PAR LA HISTADROUT Sept représentants officiels de la C SN et du Gouvernement du Québec ont été invités par la Histadrut le mois de juillet dernier.Victor Teboul, directeur du comité Québec-Israël a déclaré qu’il lui a fallu près de deux ans pour préparer cette visite.La CSN est le deuxième groupe syndical au Québec et représente 250 000 travailleurs.Les résultats de cette visite ont été assez positifs si l’on sait que le gouvernement du Québec a souvent eu une position anti-Israël à certaines occasions.Après la visite au Parlement israélien, à la Knesset, et à des villages arabes en Israël, la réaction des sept représentants a été unanime ; d’après Victor Teboul.ils ont maintenant une vision plus large du conflit au Moyen-Orient et ils sont plus sensibles à la nature pluraliste d’Israël.1 000 000 DE DOLLARS POUR L’UNIVERSITÉ DE HAÏFA La campagne pour l’obtention d’un million de dollars pour l’université de Haïfa a eu lieu le 8 mai 1985 à l’hôtel Bonaventure Hilton.Les fonds supplémentaires servent à financer les besoins de cette université qui ne sont pas couverts par le budget de départ.Étaient présents, Morley Cohen, directrice de la campagne et d’autres personnalités telles Barbara Walters, Martin Levine, Gerald Bronfman, Arthur Pascal et bien d’autres.C0BY PEARL 1435 St-Alexandre Suite 810 W Importent directement du Japon des perles et pierres semi-précieuses.Tous formats et tailles aux prix les plus bas.Les derniers styles de boucles d'oreilles et bagues Mabe.Distributeur exclusif pour le Canada d’argent sterling Hongrois Artex.TÉLÉPHONES : BUR.: 284-1090 DOM.: 342-4209 10 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 NJ Telephone 341-4488 TEL.739-1662 ^J^octziiï iiiiatn b.sc., d m Dr Charles chocron.m.d.l.m.c.c MÉDECINE GÉNÉRALE MÉDECINE DENTAIRE 5845 CÔTE-DES-NEIGES SUR rendez vous SUITE 350, MONTRÉAL QUÉ.H3S IZ4 3535 QUEEN MARY ROAD.SUITE 317 MONTRÉAL H 3V 1H8 CLINIQUE DENTAIRE Meilleurs voeux Dr Alain AZUELOS, D.M.D.Dr Orly LÉVY, D.M.D.6164, Bd Cote St-Luc 484-0665/484-0669 Ouvert de 9h00 à 21 hOO S Oû rureâY, rur' (5/#) â#5-âYffff PSYCHOLOGIE CLINIQUE CLINICAL PSYCHOLOGY J^/5(oÿ/ajf, ELIANE LEVY, psychologue B.SC., M .PS., MEMBRE C.P.P.Q.ADULTES - COUPLES - ENFANTS AVOCAT - LAWYER ice/! a/?6000 CÔTE DES NEIGES RD.SUITE 245 MONTRÉAL H3S IZ8 SUR RENDEZ-VOUS BY APPOINTMENT 488-4428 ^raee/ier Ç/'tJiïce s?ûû/ rue tysu’aerAe/e S^ueYe Y/SÛ 's/Zo/iYrea^ J2ue/ee 7 0/16 •L^/c/fyY/o, /S/j/ DR CLAUDE COHEN CHIRURGIEN DENTISTE 1668 DE MAISONNEUVE O.MONTRÉAL, QUÉ.H3H 1 J7 (Métro Guy, Sortie St-Matthieu) DANIEL MEYER OUAKNINE NOTAIRE 844-2563 Suite 305 Édifice Drummond 1117, rue Ste-Catherine ouest Montréal H3B 1 H9 L.ALBERT BOISJOLI, BA, C.A.MAURICE SABBAH, C.A.MICHEL SABBAG, C.A.JOSEPH ZI RI, MCOM., C.A.EMILE H.MALKA, B SC.COM., C.A.ROSS A WHITESIDE, C.A.ROBERT P.BOISJOLI, B COM., C.A.CHRISTIAN TREPANIER, B AA., C.A.Tel.: 933-3641 BOISJOLI, SABBAH, SABBAG, ZIRI, MALKA COMPTABLE S AGRÉÉS - CHARTERED ACCOUNTANTS MONTREAL ,1440 STE.CHATHERINE OUEST, SUITE 525, MONTREAL, CANADA H3G 1 R8 TÉL.: (514) 861-5881 TÉLEX 055-62397 TORONTO 372 BAY ST.SUITE 1902 TORONTO, CANADA, M5H 2W9 TÉL.: (416) 363-9679 VOYAGES /UI\ UNE OFFRE SANS ÉGALE! 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NOUVELLES COMMUNAUTAIRES CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF PASI : un petit pas en Israël.un grand pas pour notre communauté Le groupe P.A.S.I., que nos lecteurs connaissent bien à présent, a réalisé cet été en Israël le projet Pim Pam Poum.Cet événement d'envergure a connu un immense succès et a été salué par toute la presse israélienne.Nous avons rencontré quelques membres du P.A.S.I.et avons évalué avec eux l'ampleur de ce projet et son importance dans notre communauté.Dans notre société de crise du pétrole, d’embouteillages et d’ascenseurs, se perdent peu à peu les notions de bénévolat, de véritable don de soi, de volontariat.À l’heure où notre jeunesse sépha-rade se désintéresse quelque peu de la chose communautaire, ils sont là, du groupe P.A.S.I., une trentaine de jeunes et moins jeunes, qui nous rappellent que, si les trépidations du quotidien nous accaparent trop souvent, il est encore possible de vraiment donner de soi, de s’impliquer corps et âme dans une cause et d’accomplir une oeuvre communautaire importante.Est-il encore nécessaire de présenter P.A.S.I.?Maintes fois, dans notre journal, nous en avons décrit les activités et salué l’initiative.On se souviendra que ce groupe a vu le jour, non sans difficulté, au terme de nombreuses négociations pour convaincre les instances communautaires de l’importance et de la viabilité de leur projet.On se souviendra également du succès éclatant de leur première opération à Ofakim, l’été 1984 : du 15 au 25 août, ils avaient organisé une série d’activités récréatives, sociales, sportives et religieuses pour toutes les tranches d’âge.L’événement aura eu un impact considérable, autant pour les membres du P.A.S.I.- si satisfaits de leur expérience qu’ils se proposent dès leur retour d’en organiser un autre l’été suivant-autant pour P.A.S.I.donc que pour cette petite ville du Néguev qui prenait enfin sa place dans la vie culturelle israélienne.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 13 \ i -"'A-.,,?\ \ %*.Les Jeux Olympiques PIM PAM POUM: UNE BELLE RÉUSSITE_____________ Cette année, P.A.S.I.a réalisé son fameux Pim Pam Poum et, avec un succès spectaculaire, a réussi son entreprise dans les trois villes sélectionnées : Ofakim, Nétivot et Sdérot.Saluons tout d’abord le choix judicieux que celui de ces trois villes de développement, à majorité sépharade, pour tisser des liens d’amitié et de solidarité avec Israël.Saluons aussi leur détermination et leur espoir de voir un jour s’établir, entre les enfants d’Israël et ceux de la diaspora, un véritable échange, un fraternel dialogue.Signe du succès de leur initiative, la population les attendait de pied ferme, cette année, ce qui prouve déjà leur popularité en Israël.Malgré la multitude de problèmes auxquels ils doivent faire face sur le terrain, leur expérience se révèle extrêmement utile et concluante : en animant ainsi, durant une quinzaine NOUVELLES COMMUNAUTAIRES de jours, des villes entières, ils répondent sans aucun doute à un important besoin de ces populations.Et pour les membres du groupe, cela est essentiel.Les voici donc de retour.A les entendre, on comprend combien ils sont marqués par leur expérience, combien elle a été intense et riche de tous les apprentissages, de toutes les émotions.Ils sont encore émus des nombreux messages d’encouragements, de félicitations et de remerciements dont ils furent gratifiés là-bas.Ils parlent avec une infinie tendresse de l’accueil si chaleureux que les familles leur ont réservé, de leur immense générosité - eux qui, souvent, n’en ont pas les moyens - et de leur aide précieuse tout au long de l'événement.Ils se racontent en riant telle anecdote si drôle, font revivre un petit enfant si attachant et qui est devenu, l’espace de leur voyage, leur frère et leur copain ; puis soudain, sont graves et s’inquiètent du sort réservé à leur projet, ici, à Montréal ; parlent volontiers d’avenir, font resurgir leur passé : se font des clins d’oeil complices, s’interrompent, s’évaluent, sont fiers, sont humbles.Enfin, ils sont vivants ces gens du P.A.S.I.UN APPRENTISSAGE COMMUNAUTAIRE Leur projet, de tous les points de vue, est admirable.Ne parlons plus de leur apport à Israël, l’objectif est plus qu’atteint.Parlons plutôt de l’acquis qu’ils tirent, tous, de l’expérience.On a déjà entendu dire que P.A.S.I.était un petit groupe de jeunes qui amassaient quelque fonds à Montréal pour aller s’amuser en Israël.Eh bien, détrompons-nous.La somme de travail qui s’impose pour réaliser, de Montréal, un tel événement en Israël, est considérable.Et les membres du P.A.S.I., dont le dynamisme est à l’image de leur détermination, se prêtent très volontiers à tous les efforts, aux heures innombrables de travail, aux nuits blanches, aux fins de semaines entières dédiées au projet.Cela est important.Ils ont ainsi appris à travailler de manière extrêmement efficace en groupe, à respecter autrui, son rôle et sa fonction dans l’organisation ; ils ont appris la rigueur et la discipline que requiert toute oeuvre collective, toute organisation minutieuse ; ils savent aujourd’hui prendre des responsabilités, ont acquis un bon esprit d’initiative.Ils ont conscience aussi, sans doute mieux que d’autres, de l’importance du judaïsme,» du séphardisme, de la vie communautaire et, enfin, du devoir de tout Juif envers Israël.Cette excellente formation vaut mieux que toutes les universités, tous les sermons, toutes les mises en garde ; et ne nous étonnons pas, d’ici quelques années, de voir quelques membres de ce groupe succéder à nos leaders communautaires et prendre la relève.Se former en comités pour des actions précises et définies, entreprendre des campagnes de financement, amasser du matériel, dénicher des commanditaires, se réunir assidûment plusieurs fois par semaine toute l’année durant, prévoir toutes les étapes d’un projet, ses moindres détails et ses possibles revirements, voilà qui forme une jeunesse et la prépare adéquatement à la vie communautaire.Et la meilleure preuve que cet apprentissage a eu lieu est qu’en l’absence de James Dahan (Cabri), qu’ils se plaisent à appeler leur «leader» et qui a dû, pour des raisons personnelles, s’absenter durant la plus grande partie du projet, les membres du groupe ont parfaitement réussi l’entreprise et atteint largement tous leurs objectifs.DU VOLONTARIAT SANS AMBIGUITÉ Parlons aussi de l’apprentissage que font ces jeunes du volontariat et du sens du devoir.Des trente personnes qui ont prodigué toute l’année leur talent et leur énergie pour organiser cet événement, vingt-cinq l’ont vécu en Israël.Les cinq autres, bien que sachant qu’ils ne partiraient pas, ont travaillé sans relâche, jusqu’à la dernière minute, conscients qu’ils étaient de l’importance de leur rôle et de leur devoir.Et il nous faut dire cette volonté et ce sens communautaire qui animent tous les membres du P.A.S.I.Ils ont l’humilité profonde de ceux qui agissent avec désintéressement, de ceux qui cherchent une voie authentique, espèrent un changement et croient en ce qu’ils accomplissent : «Ce que je fais, me répond un des leurs dont je questionnai la motivation, je le fais pour la communauté, pour Israël, et aussi pour moi».Ils ne veulent pas de Un sourire PASI *iiiinr~ir mi PASi MONTREAL * ’>m % ¦ JSi 14 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 le nt t- e is it ir s s NOUVELLES COMMUNAUTAIRES La soirée des Juifs éthiopiens médaille, pas de décoration particulière, mais ne se privent pas d’exprimer leur fierté quand l’AJCS, qui a reconnu le projet, les honore du prix de la communauté, et ne sont pas peu fiers non plus d’être le premier groupe sépharade en Amérique du Nord à mériter cet honneur.Enfin, l’expérience sur le terrain, la trépidante quinzaine dont ils reviennent si fatigués, satisfaits, heureux et enthousiastes, leur laisse, elle aussi, des marques indélébiles.La réalité israélienne leur apparaît clairement, dans toute sa grandeur et sa misère, avec son infinie richesse mais aussi parfois sa terrible pauvreté.Ils savent les conditions quelquefois si difficiles de ses immigrants, sont conscients des efforts qui restent à faire pour intégrer, par exemple, ceux qui ont pu être épargnés de la tragique famine qui sévit en Afrique, nos frères éthiopiens ; ils leur ont d’ailleurs dédié une soirée entière.Ils nourrissent un profond espoir de voir évoluer les choses et apportent leur contribution effective -aussi mince soit-elle - à l’essor de ce pays.Tous animés du même sentiment d’appartenance, fiers et farouches défenseurs d’Israël, ces pionniers de la solidarité jaspèrent que d’autres communautés emboîteront le pas, se joindront à eux, à moins qu’elles n’entreprennent, de leur pays, un projet semblable ; mais qu’enfin s’élève, de tous les coins du monde où nous sommes dispersés, un chalom universel et fraternel à Israël.Chantal Benhamron POURRIONS-NOUS ASSEZ REMERCIER Jean-Claude et Lison BENARROCH (EXODE IMPORTATIONS INC.) The Canadian Federation Youth and Hehalutz Dept.Robert COHEN (RALLYE IMPORT INC.) Charlie et Jacqui OIKNINE (ORIANE) Albert OUAKNINE (GANG SPORT) Jewish Community of Greater Montréal AUCtWNT Agence GEORGES ALBEE Armand BENGUALID Dr Claude COHEN Henri COHEN Max BERDUGO (LAURIC Import Ltée) Claude CHRIQUI Décors et Conforts de France Inc.Dr William DÉRY Joseph GABAY Jo NEZRI (AMEX FASHIONS INC.) David Avayou, Avi Schlouch, Avraham Katz, Deenar Dahan, David Abisror, La Fédération Séphardie Canadienne (40 Bar-Mitzvot), Les Maires : d’Ofakim, Yhiel Bentov ; de Netivot, Yossef Abou ; de Sderot, Amir Peretz ; Saadia Gozlan, Samy Bellaiche, Ana Varda, Salomon Abitbol, Dov et Yaacov Cohen, Les madrikhim : Yossi, Moshé, Motli, Reouven, Moshé Osnat, Sylvia, Itshik, Béni, Hana, Le Richon Letsion, la famille Tangy, les soldats d’Ofakim, Claude Cohen (de Natanya), Reouven Bouadana, Moshé Benzaquen, tous les chauffeurs de la Cie Movilé Tsfon Neguez, les populations d’Ofakim, Netivot et Sderot.Le CCJ, de Montréal, Léon Simtob, Dave Dadoun, Itshak Eldan, Raoul Dayan, Elias Malka, Steve Perzow, Yves Prescot, les importateurs, les parents et tous ceux qui nous ont soutenus au long de l’année.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 15 LE CENTRE HILLEL GROUPE D’ETUDIANTS.ERE.VEGETALE.AN 19.ANTE C.H © uHMml f / * ' llltiLuiLi ./thr * f/ Il f - EH,.LES MECS, VOUS SAVEZ QUOI?Y* A UN ENDROIT SUPER.BEN QUOI.SECOUEZ-VOUS BANDE D'AMORPHES!.J'VOUS DIS, C'EST UN TRUC GENIAL, Y FAUT Y ALLER'.I ?4 s> © w L tiUA1*1- vauaiui> "Y'A BOUFFER TU DIS?C'EST QUOI COMME BOUFFE?DANS LE GENRE NUI,?COMME A L'UNIVERSITÉ?.ET l’AS C'EST MON COPAIN DANNY QUI M'A EMMENE APRES LES COURS PRENDRE UN CAFÉ.WOW1 L'AMBIANCE!Il I UN SUPER PETIT CAFÉ "CUTE", VACHEMENT COOL.ON EST RESTÉ UNE HEURE!!! ET EN PLUS, EN HAUT ON EST ALLE VOIR, Y'A UNE SALLE GENIALE, VACHEMENT IMMENSE AVEC DES GRANDS FAUTEUILS, UNE TABLE DE PING-PONG; ET ENCORE EN HAUT, UNE PETITE BIBLIOTHEQUE AVEC PLEIN OE MAGAZINES ET.CACHERE BIEN SUR?.“ Si I Rl uimuy «HUIUMMMklU 16 • LA VOIX SEPHARADE SEPT.-OCT.1985 "HAIS NON JUSTEMENT* C’EST YACHEMB7T BCN,.ET C’EST CACHERB1.C’EST NORMAL, C'EST LE CMRE tULLELl C’EST POUR NOUS* LES ÉTUDIANTS JUlfS.D'AILLEURS TOUT À L’HEURE Y’AVAIT: SYDNEY* ELIAS* SANDRA, HEIR*.TOUTE UNE GANG, QUOI!" » ^-= rZz.j.Zl ’AH BCNî ILS CNT REOUYER^ ÇA Y EST .NAIS «DI, LE CONTRE BILLEL, JE CONNAIS*.CA FAIT 2ANS QUE J'Y SUIS IMPLIQUÉE.LÀ JE VAIS RÉEMBARQUER DANS LE COMITÉ:.J’AI HATE DE VOIP.LA NOUVELLE GUEULE DU CENTRE APRES LES RENOVATIONS ! .O [9 mm "J'AI ENTENDU PARLER DE LEUR LIGUE j J Q - D'IMPROVISATION.AH! MOI LE THEATRE ÇÀ \ \ ME BRANCHE.UN MAX!." \ / : m.“CH 1 A PART LC PING-PONS, EST-CC QU'IL T AURA ENCORE DES WEEK-ENDS DE NEICE?DES SORTIES DANS LE NORD?.AH 1 ÇA, C'ÉTAIT SUPER,V_r*3 "CHA-BA-DA BA-DA, CHA! C'EST QUAND LA PROCHAINE SOIRÉE DANSANTE?." ."ALLEZ,ON Y VA QUOI, J'AI DEJA FAIM MOI! ’MAIS Y FAUT PAS CROIRE, HEIN!.J'Y “C'EST GÉNIAL, ÇA! UNE BIBLIOTHÈQUE! T'AURA ENFIN UN ENDROIT SÏMPA POUR J VAIS PAS SEULEMENT POUR LA BOUFFE!.rJ\ J GD LA MAIS®!.ET PUIS LEURS CONFÉUHC C'EST TOUJOURS SUPO INTÉRESSANT!!."MOI CE QUE J'ATTENDAIS,C'ÉTAIT LE CINE-CLUB.ET LA VIDEO,J'ADORE! AVEC UNE GRANDE SALLE,CA VA ÊTRE CHOUETTE POUR LES PROJECTIONS.TIENS, J'AI UNE IDÉE:.ET SI ON fAISAIT UN FILM?! EH, Y A PAS QU'ÇA LES MECS! SI VOUS ETES CASSÉS ILS REFILENT DES PRETS.SI VOUS AVEZ LES BLEUS,Y'A TOUJOURS QUELQU'UN POUR VOUS ‘REMONTER LE MORAL! ET PUIS IL YA UN PROGRAMME D'ACTIVITIÉS CANON, POUR TOUS LES GOÛTS.SUR TOUT QUE, EN PLUS, C'EST NOUS, LES JEUNES, QUI POUVONS ORGANISER CE QUE NOUS voyons, w////////////////////////mm AVERTIR US COPAINS DE L œ v* -.ET LRS COPAINS DCS CEGEPS! ALLEZ CH Y VA!" ivi "ET LES COPINES, MACHO P s> ET SI J'y ALLAIS MOI AUSSI?.y LES MOUCHES* C'EST CACHERE?!î ET LES COPAINS DES COPAINS kt rl n f.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 17 NOUVELLES COMMUNAUTAIRES NOMINATIONS CARL LAXER NOUVEAU PRÉSIDENT DE L’AJ.C.S.M.Cari Laxer vient d’être nommé président des services communautaires juifs (A.J.C.S.), une Fédération comprenant 17 organismes qui oeuvrent dans l’agglomération montréalaise dans les domaines de la santé, du bien-être, de la culture, de l’éducation et du loisir.Il ’ succède à Mme Dodo Heppner qui a complété son mandat de deux ans à la tête de l’A.J.C.S.Originaire de Montréal, M.Laxer a été actif dans le réseau de l’éducation juive^ surtout en tant que vice-président de l’École United talmud Torah et ensuite à titre de Président de l'Association des écoles juives.C’est au cours de son mandat que l’Association a mené des négociations difficiles avec les autorités, concernant la participation de la province dans le financement des écoles juives et l’enseignement du français.Élargissant son champ d’activité communautaire, M.Laxer est devenu actif dans l’A.J.C.S.Il a siégé au conseil des fiduciaires et au comité exécutif, pour ensuite assumer la présidence de celui-ci et finalement celle de l’A.J.C.S.Le Conseil des fiduciaires a approuve une liste de nouveaux membres du comité exécutif qui comprend le Prof.Michael Herschorn à titre de président du comité exécutif, M.Steve Lipper a ék«fs* ¦SMmi Monsieur John R.Fishel est le nouveau directeur général des Services communautaires juifs de Montréal (A.J.C.S.), succédant dans ce poste à monsieur Emanuel Weiner.Originaire de Cleveland, Ohio, monsieur Fishel était Directeur général de la HIAS (Hebrew Immigrant Aid Service) et des Council Migration Services, à Philadelphie, avant d’arriver à Montréal.Il est diplômé de l’Université de Michigan ou il a fait des études d’Anthro-pologie et d’Administration sociale.Antérieurement à son poste avec la HIAS, monsieur Fishel a occupé un poste avec le Ohio State Department of Health et le Département de la planification de la Federation of Jewish Agencies of Greater Philadelphia.de la communauté juive ; il se propose de rechercher et de définir les méthodes qui permettront d’oeuvrer en commun pour consolider les traditions juives, renforcer et réhausser les structures des organisations et des établissements juifs, et rester fidèles à nos obligations en tant que Juifs.été nommé vice-président, M.Yoine Goldstein secrétaire et Mme Marilyn Blumer ainsi que M.Henri Elbaz ont été élus à titre de membres in-extenso.Le Dr Maxine Sigman devient vice-présidente et M.Richard Vineberg est le nouveau trésorier.Les autres membres reélus, sont les vice-présidents Mme Ruth Ballon, M.Hy Beraznik et M.Peter Wolkove.JOHN R.FISHEL, DIRECTEUR GÉNÉRAL DES SERVICES COMMUNAUTAIRES JUIFS DE MONTRÉAL (AJ.C.S.) HOWARD BERGER, DIRECTEUR DE LA PLANIFICATION COMMUNAUTAIRE Monsieur Howard Berger, un Montréalais de 35 ans, a été nommé directeur du département de la planification communautaire de l’AJCS, succédant ainsi à M.John Fishel.M.Berger détient un diplôme de droit de l’Université McGill et a été admis au Barreau du Québec en 1976.Il exerçait auparavant la profession d’avocat.Monsieur Berger était déjà impliqué dans tous les aspects du comité de la planification et des allocations de l’A JC S (CPAC) ; il a prêté son concours à l’élaboration du Plan à long terme de l’AJCS («Le défi communautaire») et a siégé au comité devant mettre ce dernier en réalisation.Il fait également partie du conseil des fiduciaires et du comité exécutif de l’AJCS.En 1984, M.Berger se voit décerner le prix du jeune leadership des services communautaires juifs de Montréal.M.Berger estime très important d’essayer de donner une orientation et un objectif communs à tous les membres 18 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 NOUVELLES COMMUNAUTAIRES UNE NOUVELLE DIRECTION À LA FONDATION COMMUNAUTAIRE JUIVE La Fondation communautaire juive du grand Montréal a un nouveau président et un nouveau directeur général.Au cours de l’assemblée annuelle de la Fondation, on a annoncé la nomination, au titre de président, de M.Barry Clamen, membre du comité exécutif ; il remplace Mme Mildred Lande, qui présidait la Fondation depuis neuf ans.Par ailleurs, suite à la retraite de M.Harry Berger, directeur général de la Fondation depuis sa création il y a quatorze ans, M.Emmanuel Weiner, ancien directeur général de l’A.J.C.S., assume ce poste.HENRI ELBAZ, OFFICIER DE L’A.J.C.S.M.Henri Elbaz, président sortant de la Communauté Sépharade du Québec, a été nommé Officer des Services Communautaires Juifs de Montréal (A.J.C.S.).Cette désignation permettra à M.Elbaz de veiller, en collaboration avec un comité, à la haute direction de cette agence et à son bon fonctionnement quotidien.LEON OUAKNINE, CONSEILLER AU CONSEIL DES COMMUNAUTES CULTURELLES ET DE L’IMMIGRATION Monsieur Léon Ouaknine, directeur général du Centre de Services sociaux juifs à la famille et de l’Institut Baron de Hirsh, a été nommé, lors d’une conférence de presse par le Ministre Gérald Godin, Conseiller au nouveau Conseil des Communautés culturelles et de l’immigration.M.Ouaknine fera partie, avec MflHR quatorze autres membres, de cet organisme d’étude et de consultation mandaté pour conseiller le ministre sur toute question et lui donner son avis lorsque le ministre le sollicitera.Le Conseil sera chargé de recueillir toutes les critiques et les suggestions possibles, à partir de la réalité vécue et grâce à un dialogue constructif, et aidera ainsi le gouvernement du Québec à prendre les mesures qui s’imposent pour résoudre les problèmes que rencontrent les nouveaux Québécois.Monsieur Ouaknine, qui représentera la communauté juive, est déjà engagé dans diverses négociations au sein du réseau des C.S.S., et est membre de plusieurs commissions et comités du CSSSMM.MAURICE CHALOM, NOUVEAU COORDONNATEUR DU P.A.R.M.Maurice Chalom a été nommé coordonnateur du Projet Action Rapprochement (P.A.R.).Il remplace Mme Arielle Sauves qui accède au poste d’adjointe au directeur général du centre des services sociaux juifs à la famille, M.Léon Ouaknine.Né à Paris en France, M.Chalom a vécu quelques années en Israël où il a étudié la psycho-éducation à l’Université hébraïque de Jérusalem.Après l’obtention de son baccalauréat, il s’établit à Montréal.Il parle couramment le français, l’hébreu et l’anglais.Depuis son installation à Montréal, il a occupé divers postes au sein de la communauté juive, tout d’abord à titre de responsable du département de la jeunesse au Centre communautaire juif, puis en tant que coordonnateur des amitiés Québec-Israël.Durant cette période il a étudié la psycho-pédagogie à l’Université de Montréal où il a obtenu sa maîtrise.En 1984, il entreprend ses études de doctorat en andragogie et travaille au Centre de recherches caraïbes.Il a publié une série d’articles sur l’éducation interculturelle et s’intéresse tout particulièrement au processus d’intégration des immigrants analphabètes et à la formation des intervenants oeuvrant en milieu multi-ethnique.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 19 NOUVELLES COMMUNAUTAIRES APPEL JUIF UNIFIE Le Gala sépharade : Les dons augmentent de 24% La Communauté sépharade a répondu généreusement à l’invitation de M.Joseph Assayag, Président de la Section sépharade et de Mme Annette Oliel-Amar, Présidente du groupe des femmes, lors du Gala organisé à la Synagogue Shaar Hashomayim.Cette soirée a marqué le lancement de la Campagne 1985 de la section sépharade de l’Appel juif unifié.L’opération Moïse et la participation des Juifs de la Diaspora dans les coûts d’absorption des Juifs éthiopiens, la situation économique d’Israël et la nécessité d’assister les couches de la population les plus touchées par les coupures budgétaires, les besoins pressants de la communauté montréalaise, la resurgence de l’antisémitisme dans de nombreux pays et la centralité d’Israël pour les Juifs du monde entier, tels sont les thèmes qu’ont abordé, dans leurs discours, M.Assayag, Mme Oliel-Amar, M.Boris G.Levine, Président général de la Campagne 1985 et, surtout, le conférencier invité, M.Jacques Torczyner, membre de la Fédération sioniste mondiale et membre de l’exécutif du United Israel Appeal des États-Unis.Selon des estimations divulguées lors de la soirée, les dons des sépharades à l’Appel juif unifié ont augmenté de 24% par rapport à l’an dernier.L’objectif ambitieux d’un million de dollars a été dépassé, jeudi soir 12 septembre, et les organisateurs de «Super-Dimanche/ Super-Semaine» ont célébré cette belle réussite en sablant le champagne.Cette campagne téléphonique massive, au profit de l’Appel juif unifié, était présidée par M.et Mme Reg et Doris Weiser.Mme Aline Malka coordonnait la section sépharade.Les dons allaient d’un dollar, offert sur place par une fillette amenée par ses parents, qui voulait «aider les pauvres», à plus de mille dollars.Des milliers de ballons multicolores ont été distribués et un tirage des prix de présence a eu lieu (appareils téléphoniques et gravures de Stanley Lewis, offertes par l’artiste).En 1984, le téléthon, qui a duré seulement une journée, a rapporté 216 000$.Le résultat final de l’opération de cette année est de 1 032 565$.Des centaines de bénévoles ont offert leur temps, certains pendant toute la durée de «Super-Dimanche/ Super-Semaine», et ils ont obtenu 11 299 dons avec une augmentation moyenne de 24% par rapport à l’an dernier.Quand la campagne de 1985 sera complétée, début novembre, on s’attend à avoir reçu environ 36 000 dons.Après «Super-Dimanche/Super-Semaine» la souscription se fera surtout au cours de petites réunions et par sollicitation individuelle.L’Appel juif unifié, le premier «fonds uni» au Canada, a été créé en 1941.L’argent recueilli est distribué par les services communautaires juifs de Montréal et sert à financer des programmes communautaires locaux ainsi que des projets humanitaires outre-mer, en particulier en Israël.«Super-Dimanche/ Super Semaine» : un succès La section sépharade du Super Dimanche/Super Semaine Joe Assayag, Lucien Benarroch, Annette Oliel Amar et M.Jacques Torczyner, conférencier invité, lors du Gala Sépharade.20 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 •0*0$ ¦ NOUVELLES COMMUNAUTAIRES ÉCOLE MAIMONIDE Cérémonies de fin d’année à la Place des Arts Pour une première fois et en présence de plus de six cents parents, amis, dirigeants communautaires, dont le président de la Communauté Sépharade du Québec, Lucien Benarroch, avaient lieu le 20 juin les cérémonies de fin d’année de l’École Maimonide au Théâtre Port-Royal de la Place des Arts.Au cours de cette soirée à laquelle ont participé les membres du Conseil d’Administration et du corps professoral qui avaient pris place sur la scène, le président de l’Ecole, le Dr Claude Chriqui, et les directeurs, Moïse Ohana, Sidney Benudiz et Albert Castiel, ont procédé à la remise des diplômes de fin d’études aux finissants du primaire (Campus Côte St-Luc et Ville St-Laurent) et du secondaire.Au cours de la soirée, on a également donné lecture du palmarès qui a permis d’honorer les récipiendaires du Mérite Spécial, ainsi que tous ceux qui se sont le plus distingués au cours de l’année scolaire, tant au primaire qu’au secondaire.La solennité des cérémonies, le cadre splendide du Théâtre Port-Royal, dans lequel elles se sont déroulées, l’organisation impeccable, l’excellente participation des élèves et du public, ont contribué à faire de cette soirée un succès retentissant qui a rehaussé le prestige de l’école dans la Communauté.Une année scolaire fructueuse a donc pris fin sur une note joyeuse pour tous, enfants, parents et amis communautaires ; les dirigeants de l’École Maimonide se promettent bien de retourner à la Place des Arts en juin prochain, vu le succès de cet événement.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 21 DOV COHEN LAURENCE ABITBOL ABECASSI8 BETTY DAVID-MARC ABECASSIS CAROLE BENCHAYA GAI BENCHMUEL 22 • LA VOIX SEPHARADE SEPT.-OCT.1985 JACKY BENIZRI i A SYLVIA BITTON RACHEL CHETRIT KARINE COHEN SELIM ANTEBI LAURENT SHRIQUI YAELSOUSSAN LAURENT ATTAR LAURENT ABITBOL ELINOR AMAR Secoi Fin Maïmo RENÉE AZOULAY ' i i ii » SOLAGE AZOULAY MICHAEL DADOUN MARC DAHAN MICHELE AUTMEZGUINE Allaire V disants le a promotion Solide 1985 anat hanania ROSIE NATHAN MICHAEL MEGUIRA MOÏSE PARIENTE il \ I LISA SALONICHIOS JACQUELINE SALLOUM ARMAN RASSEKH SALOMON KNAFO ILANA LEVY ! i i \ii ETTY ELBAZ JOHANNA ELHADAD —WBPj— MOS HE FINKEL MICHAEL MALKA yÆgmj ARI PIMIENTA EUE PIMIENTA à I I ¦ GALIA PERETZ ERIC GOLDEN JUDY MARKUS OFER FARKASH LAURENCE LEVY-SOUSSAN DAVID SHASHOUA m «0 ÎUISSA DANIELLE SULTAN CATHERINE TORRES LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 23 NOUVELLES COMMUNAUTAIRES EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF RASSEMBLEMENT MONDIAL DU JUDAÏSME MAROCAIN À MONTRÉAL Chers délégués, Il m’est agréable de saisir l’occasion que m’offre votre visite dans notre pays pour vous dire combien la communauté marocaine de Montréal est heureuse de vous avoir parmi elle.La communauté juive marocaine a su s’imposer dans ses pays d’adoption par sa culture, sa formation et son dynamisme.Nous trouvons des Juifs d’origine marocaine au plus haut niveau du monde scientifique, médical, de l’enseignement, de la technologie et de l’économie.Et tous chérissent leur marocanité : la présence de tant de personnalités et de vous tous ici en est la preuve aujourd’hui.Notre histoire est ancienne, notre patrimoine culturel est riche, nous devons tout faire pour protéger ces acquis et c’est là une des principales raisons du «Congrès du Rassemblement Mondial du Judaïsme Marocain».Ensemble nous essaierons de répondre aux questions suivantes : comment, • protéger notre patrimoine historique, culturel et religieux et en assumer la présence ; • promouvoir ce qui est de nature à témoigner de l’histoire deux fois millénaire du Judaïsme marocain ; • favoriser les rencontres et développer les échanges entre les différentes communautés juives marocaines à travers le monde ; • aider la diffusion par le livre et la presse des différents aspects de notre histoire et de notre culture ; • assister et conseiller tous ceux qui, à travers le monde, veulent témoigner du passé et du présent de la communauté juive du Maroc ; • maintenir et développer les sentiments d’attachement et de solidarité envers le Maroc, de tous les composants du Judaïsme marocain à travers le monde ; • affirmer au monde qu’une vie juive est non seulement possible dans un pays 24 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 arabe mais riche et épanouie.Ensemble, nous relèverons tous ces défis ! î ! Lucien Beparroch Président de la Communauté Sépharade du Québec LA COMMUNAUTE SEPHARADE ACCUEILLE UNE DÉLÉGATION DE PARLEMENTAIRES MAROCAINS.________________________ Une importante délégation de parlementaires marocains avec à leur tête le président de la Chambre des Représentants M.Ahmed Osman a été reçue par les dirigeants de la communauté sépharade du Québec.Les protagonistes ont évoqué la parfaite symbiose et l’harmonie existant entre les Juifs canadiens d’origine marocaine et le Maroc auquel ils vouent une affection profonde et un attachement indéfectible.M.Osman a indiqué dans son allocution qu’il se félicitait de ces retrouvailles annonciatrices selon lui de lendemains heureux.Il a évoqué la réponse qu’il faisait publiquement il y a une dizaine d’années déjà au sujet des Juifs marocains et dans laquelle il soulignait que ceux-ci pouvaient rentrer au Maroc s’ils le désiraient.Le Maroc, a-t-il dit, est un pays de tolérance, d’ouverture et de liberté de culte.Le président de la Chambre des Représentants a dit espérer que la venue éventuelle du Roi Hassan II au Canada serait de nature à renforcer ces liens déjà très solides qui unissent les Juifs d’origine marocaine au Maroc.Il a eu à cet égard un appui non-équivoque de la part du président de la Communauté Sépharade du Québec M.Lucien Bennarosh.Ce dernier a réaffirmé l’attachement de cette communauté à Sa Majesté Hassan II et à sa lutte pour la sauvegarde du territoire national.Dans son allocution, il a également rappelé la récente déclaration du Roi sur les droits nationaux des marocains qui demeurent inaliénables.A cet égard, il a évoqué le projet de Regroupement des Juifs d’origine marocaine, projet actuel- lement en gestation et qui vise à rassembler les Juifs marocains de tous (es pays.«Sa Majesté Hassan II peut compter sur 35 000 ambassadeurs au Canada a ajouté M.Bennarosh.«REPONDONS-NOUS AU DEFI?» UN COLLOQUE DU CONGRÈS JUIF CANADIEN.____________________ Une consultation communautaire intitulée «Répondons-nous au défi ?» et organisée par le Congrès juif canadien, s’est tenue le mardi 27 août 1985 à l’Université Concordia.Elle a permis à plus de 250 délégués, représentant un vaste éventail de la communauté juive, d’évaluer les activités actuelles du Congrès et d’établir un mandat pour l’avenir.Après un franc rapport de M.Bernard J.Finestone, Président de la région du Québec, qui résuma les récentes réalisations du Congrès, de même que son ordre du jour permanent, des délégués se sont séparés dans divers ateliers concurrents pour discuter en détail d’un certain nombre de problèmes importants et sur les priorités actuelles de la communauté juive.t Dans chacun des ateliers, un panel d’orateurs éminents présentèrent une vue d’ensemble des initiatives actuelles du Congrès et posèrent un certain nombre de questions pour fins de considérations par les délégués.Le fait saillant de la consultation communautaire fut le rapport de Madame Dorothy Reitman sur la récente conférence de Nairobi.Chacun des ateliers soumit lors de l’assemblée un certain nombre de recommandations qui seront adressées aux administrateurs de la région de Québec pour fins de considération et pour prendre une action à cet effet.Dans l’ensemble, les délégués manifestèrent une satisfaction en regard de l’attitude que le Congrès a adoptée vis-à-vis des problèmes importants de l’heure et ils confirmèrent le fait que le Congrès relève le défi visant à représenter les intérêts et les points de vue de la communauté juive. NOUVELLES COMMUNAUTAIRES EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BRE BENYAMIN VA BIEN, MERCI Depuis déjà trois ans, le Centre aéré Benyamin est le seul camp de jour à offrir des programmes originaux, à des prix abordables.Nous offrons aux enfants la possibilité de participer à des activités «extra-ordinaires» à travers des stages d’apprentissage et de perfectionnement d’une durée de 4 demi-journées chacun, de voile, de kayak, d’escalade,, de plongée sous-marine, et d’un programme polyvalent composé de pédalo, tricycle aquatique, cerf-volant, delta-plane, annonces des activités «Enfants» voudront bien téléphoner au Centre (735-5565) afin que leurs noms et adresses soient portés sur la liste générale.Ne tardez pas, les programmes d’automne et d’hiver sont déjà en place, le camp d’hiver approche, l’école de ski se remplit vite, et, surprise cette année.LA FLORIDE! CENTRE AÉRÉ - ÉTÉ 1985______ Le Centre aéré 1985 a accueilli cet été de nombreux enfants âgés de deux à sept ans.Les programmes récréatifs et 850e ANNIVERSAIRE DE MAIMONIDE_______________________ Suite à la déclaration de l’UNESCO consacrant 1985 «Année internationale Maimonide», plusieurs manifestations commémoratives en l’honneur du philosophe, théologien, mathématicien et médecin célèbre sont prévues dans différents pays, en particulier en Espagne, au Maroc, en France, en Israël et au Canada.A Montréal, un colloque international inter-universitaire et interdisciplinaire, sous l’égide des Universités Concordia, McGill, Montréal, UQAM et Laval, se tiendra les 23, 24 et 25 octobre 1985.ÿÇ."(M * ** 4 V-.m *§.W0ê pêche, sentier écologique, gymkana.Tous ces programmes se déroulent à l’île Ste-Hélène, avec des spécialistes du centre nautique et de plein air, avec un maximum de sécurité.A la fin des stages, les enfants sont évalués par des tests pratiques et un certificat leur est remis par la Ville de Montréal.N’oublions pas notre journée olympique, nos sorties aux glissades d’eau à Bi omont, à la Ronde et au Paladium pour le patin à roulettes.Cet été, Benyamin s esi terminé par une présentation de pièces de théâtre, réalisées par chaque groupe, et par une grande kermesse qui couronna la fin de ce magnifique piugramme.Nous reprendrons, d’ici peu, la programmation d’automne.Les parents désireux de recevoir les publicités et les éducatifs ainsi que celui de protection de l’enfant, ont connu un immense succès.Sous la direction de Solly Benamron, les enfants ont pu réaliser l’Opération Tandem, dirigée par les services de police et d’incendie, consistant à prévenir les enfants contre les dangers de kidnapping et du feu; visiter le Stade Olympique et y participer à des activités sportives (natation, gymnastique, etc.); assister à deux pièces de théâtre, «La Petite indienne» et «L’Arbre roux»; voir des films d’animation minutieusement choisis; faire connaissance avec le monde animal, au Zoo de Granby; explorer l’environnement lors de sorties en pleine nature; suivre des cours de danse folklorique dirigés par Maurice Pérez; et bien d’autres activités.Le Département culturel du Centre Communautaire Juif, quant à lui, organise une exposition «Maimonide» qui se tiendra à la Maison de la Culture de Côte-des-Neiges, du 13 au 25 octobre 1985.Cette exposition présentera une rétrospective de la vie de Maimonide, les étapes biographiques et géographiques qui ont marqué sa vie (Espagne, Maroc, Égypte, Israël, etc.).Des photos, des extraits de textes et un diaporama illustreront l’itinéraire du philosophe.Le vernissage de cette exposition aura lieu dimanche le 13 octobre, à partir de 14h, à la salle Polyvalente de la Maison de la Culture, au 5920, ch.de la Côte-des-Neiges, angle Jean-Brillant.Serge Ouaknine et la Chorale Kinor, sous la-direction de Dinah Sabbah, donneront une représentation inspirée du thème «Maimonide» à 15h45, à l’auditorium de la Maison de la Culture.POUR NOTRE TRADITION JUDEO-ESPAGNOLE Les cassettes du groupe «Gerineldo» sont maintenant disponibles.Ces deux volumes sont composés de chansons authentiques judéo-espagnoles interprétées par des membres de la communauté sépharade marocaine de Montréal, et apprises directement de la tradition orale.Vous voudrez bien vous adresser au Centre Communautaire Juif ou auprès de Mme Judith Cohen (751 Euclid Avenue, Toronto, Ontario - M6G 2V3) pour vous en procurer.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 25 NOUVELLES COMMUNAUTAIRES EN BREF.EN BREF.EN ÉTUDE SUR LES BESOINS DES JUIFS À VILLE SAINT-LAURENT Une étude sur les besoins de services de la population juive de Ville St-Laurent a été menée, auprès de 300 juifs de cette région, par M.James Dahan, directeur de la Planification communautaire de l’A.J.C.S.Selon des estimations actuelles, St-Laurent compte 10 500 Juifs dont près de deux tiers sont ashkénazes et un tiers sépharade.Les réponses recueillies indiquent que la population ashkénaze est en moyenne plus âgée et vit sans enfants à la maison, tandis que les Sépharades sont surtout de jeunes familles avec deux à quatre enfants.Quant aux préoccupations de la communauté juive de St-Laurent, le besoin de programmes sociaux-culturels pour personnes âgées est de nouveau en tête (43% des Ashkénazes et 33% des Sépharades), suivi de près par le manque d’engagement de la famille dans les activités de la synagogue (42% des Sépharades), l’insuffisance d’activités religieuses pour les jeunes (33% des Sépharades), le problème de la sécurité (30% des Ashkénazes) et l’assimilation (27% des Sépharades).Les Ashkénazes indiquent en priorité le besoin de programmes de lutte contre l’abus d’alcool et de drogue (48%), de services pour personnes âgées (45%), de soins médicaux (40%), d’aide à l’emploi (26%), de programmes de lutte contre la délinquance juvénile (26%) et d’aide à la famille en crise (22%).Les Sépharades, quant à eux, estiment importants les services pour les aînés (45%).Ils accordent la même priorité à l’aide à la famille monoparentale (45%).Viennent ensuite la lutte contre la délinquance juvénile (30%), l’abus d’alcool et de drogue (24%), l’aide à l’emploi (26%) et à la famille en crise (15%).APPEL A TOUS LES SURVIVANTS DE L’HOLOCAUSTE________________ Le Comité national commémoratif de l’Holocauste du Congrès Juif Canadien fait appel à tous les survivants de l’Holo- BREE.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF causte ainsi qu’à tous les membres de la communauté juive qui n’ont pas encore fourni les noms de parents ou d’amis qui y périrent Ces données seraient précieuses au Comité qui voudrait honorer la mémoire de tous nos frères martyrs morts durant l’Holocauste, afin que les générations à venir se souviennent et pour la Mémoire étemelle.Veuillez vous adresser au Congrès Juif Canadien (931-7531, local 263/248) ou auprès de votre synagogue, pour toute information.L AIDE AUX INDIGENTS 1 100 personnes, dont 400 enfahts.Une personne sur deux, parmi les jrécipien-daires ce cette aide, vit seule ; 60% habitent la région Côte-des-Neiges.Pour son programme d’aide financière aux indigents, l’Institut Baron de Hirsch recevra un budget de 897 |l68 $ en 1985-86, fonds qui proviennent de l’Appel juif unifié.LA BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE JUIVE , Les coûts du programme d’aide financière aux Juifs indigents de Montréal s’élèvent cette année à 900 000 $, selon un document préparé pour les dirigeants de l’Appel juif unifié.Vingt mille Juifs à Montréal vivent en-dessous du seuil de la pauvreté.L’analyse, préparée par les Services d’aide à la famille juive de l’Institut Baron de Hirsch (JFS) indique que 38% des indigents juifs sont nés au Canada, 27% sont originaires de l’Europe de l’Est, 24% de l’Afrique du Nord, et 11 % d’autres parties du monde.Le programme d’aide financière, administré par le JFS, dessert actuellement Vous invite au Mois du Livre Juif et à une soirée avec NAÏM KATTAN sur le sujet de : «LITTÉRATURE SÉPHARDIE AU CANADA» le 10 novembre 1985 à 20 heures à la Salle Joseph et Ida Berman, Maison Cummings, 5151 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal.Prix d’entrée : 3 $ et 2$ pour les personnes âgées et les étudiants.Renseignements : 735-4735.NOUS REMERCIONS NOS CLIENTS D’AVOIR CONTRIBUÉ À NOTRE SUCCÈS PAR LEURS MARQUES DE CONFIANCE ET LES NOMBREUX TÉMOIGNAGES DE SATISFACTION REÇUS.5487 Royalmount Montréal.Qué.H4P 1J4 DAVID TO LE DA N O ^ L’A.S.TRAITEUR ^ Strictement Orthodoxe Cachere Réceptions de tous genres.Cuisine Française et Marocaine N’hésitez pas à nous contacter: 733-0680 le jour 731-2883 ou 341-6026 le soir S : fi il! i U II > U! ra i V C 2] 26 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 NOUVELLES COMMUNAUTAIRES REF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.El DROIT AU BUT, UN GUIDE TRÈS UTILE________________ Un guide des services aux membres de la communauté juive de Montréal, intitulé «Droit au but», a été réalisé par le département des Communications de l’A.J.C.S., avec l’aide financière de l’Office de la langue française (subvention de 3 452 $, dans le cadre du programme «Initiative francisation»).Il est le fruit du travail d’une équipe composée de Mmes Barbara Burger et Anne-Laure Levain, et de M.Alberto Del Burgo.Le projet de couverture a été réalisé par Mme Pearl.Ce guide est conçu de façon à permettre aux usagers de retrouver, le plus rapidement possible, un service ou une organisation, pour aller «droit au but», sans perte de temps ou d’énergie en appels inutiles.Les auteurs y ont tout d’abord énuméré les numéros d’urgence (police, pompiers, urgence-santé) ainsi que les numéros utiles en cas de crise (urgences sociales, centres de référence, Régie du logement, etc.).La deuxième partie renseigne sur les services disponibles et se divise en neuf sections.Vous y trouverez notamment les différents services sociaux et de santé, avec une liste des hôpitaux et des C.L.S.C.Des sections sont également consacrées à l’emploi, aux personnes âgées, aux handicapés, à l’immigration, à la jeunesse et à l’éducation (liste d’écoles juives, garderies, etc.) et enfin, aux loisirs et à la culture (bibliothèques, musées, etc.).Une troisième partie est consacrée à la religion (liste des synagogues et orientation de chacune).La dernière partie a trait aux organisations juives de Montréal ; on y retrouve les Services communautaires juifs, le Congrès juif canadien, la Communauté sépharade du Québec, la Fédération sioniste, etc.La couverture arrière affiche enfin une liste des médias juifs (journaux, radio et télévision).Droit au but est distribué gratuitement.Veuillez contacter le département des Communications, au 735-3541, poste 272.LES RENCONTRES VOUS INTÉRESSENT ?«La figure céleste ne retrouve son unité que dans le couple» La Cabbale Les contraintes de la vie d’aujourd’hui, le manque de communication, l’éloignement des gens, notre petit nombre, tout cela et plus encore sont autant de raisons qui font que les jeunes hommes et les jeunes filles de notre communauté ont des difficultés à se rencontrer.C’est en raison de cette réalité et dans le but de faire contre-courant au problème de l’assimilation, que nous avons pris l’initiative, voilà quatre ans, d’organiser et de favoriser des rencontres sérieuses.Dès le début, les résultats furent encourageants; la réaction obtenue face à cette nouvelle approche fut très positive.Avec le temps, le nombre de contacts et de sollicitations s’étant accru, nous réalisons qu’un besoin réel existe dans la communauté et que la méthode de mise en contact direct par un commun accord des persones concernées, s’avère une solution qui mérite d’être sérieusement considérée.Les occasions de rencontres se présentent évidemment de diverses manières et il arrive souvent qu’ elles soient le fruit du «hasard».Pour notre part, nous avons choisi une façon plus organisée de les encourager qui tient compte des particularités et des attentes propres à chacun et chacune.Il va sans dire que ce service opère dans la discrétion la plus grande.Toutes les informations sont étudiées individuellement et minutieusement et sont tenues strictement confidentielles.Le taux de succès déjà réalisé en quelques années témoigne de l’importance et de l’efficacité d’un tel service mis à la disposition de la communauté.Vous appels seront bien reçus avec promesse de vous aider du mieux que nous pourrons.Communiquuez avec moi au: 488-4595.Ou laissez votre message au numéro de la Communauté: 733-4998.Éliane Lévy Psychologue SAUL B.ZITZERMAN, président du Fonds National Juif du Canada Monsieur Saul Zitzerman, de Winnipeg, a été élu président du Fonds National Juif du Canada (Keren Kayemeth le’Israel), lors de l’Assemblée annuelle tenue le 19 juin dernier, à Winnipeg.Monsieur Zitzerman, avocat de formation, succède à M.Alexander Mayers, de Montréal, qui a occupé ce poste duran les trois dernières années.POUR NOS FRERES SOVIETIQUES___________________ Un rassemblement pour les Juifs d’U.RS.S.aura lieu le dimanche 13 octobre 1985.Le départ se fera du Carré Dominion à 13 heures.Nous vous attendons nombreux pour cette manifestation de solidarité.NOUVELLES NOMINATIONS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ÉCOLE MAIMONIDE.Lison BENARROCH Salomon OZIEL Chalom SEBAG École du dimanche au sein du Merkaz Sépharade 3917 Van Horne Six élèves il y a trois ans ; Quarante élèves maintenant, garçons et filles.Préparation à la Bar-Mitzvah sur.une liturgie complètement sépharade, pour des enfants âgés de 5 à 12 ans.Notre enseignement complète celui des autres écoles juives avec ses chansons, ses prières et son ambiance sépharades.Nos trois professeurs, très dévoués, sont aimés de leurs élèves.Les cours ont lieu le dimanche de lOhOO à 12h30, avec une récréation vers llhOO au cours de laquelle on sert aux enfants une légère collation.N’oubliez pas que nous enseignons à nos petits les principes élémentaires de notre liturgie.Pour autres renseignements, téléphonez au 738-3155.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 27 MICHEL) et son ORCHESTRE Le seul et unique chanteur international MICHEL vous a fait passer des soirées que vous n'êtes pas prêts d’oublier.Continuez à lui accorder votre confiance.Pour vos mariages, Bar Mitzvas, Parties - israéliennes, hassidiques - Appelez MICHEL au 737-1024 J r \ MAZALTOV TRAITEUR R.HAZAN POUR VOS BANQUETS ET RÉCEPTIONS MARIAGES ET BAR-MITZVAH PÂTISSERIES DU SOIR ET TOUS GENRES DE GÂTEAUX ASSORTIS I STRICTEMENT CASHER SUPERVISÉ PAR LE VAAD HAÏR 2888 GOYER ET DARLINGTON Tél.739-0260 y POUR TOUTES VOS TRANSACTIONS IMMOBILIERES RÉSIDENTIELLES COMMERCIALES ET INDUSTRIELLES ACHAT, VENTE, ADMINISTRATION LES PROFESSIONNELS DE L’IMMOBILIER A VOTRE DISPOSITION • Henri ZNATY: 422-9484 • Juliette RUBIO: 482-4269 • Nati SIEGLER: 482-9054 Les Immeubles AVIS Inc.6493 Ave.Somerled, suite 214 Mtl.Què.H4V 1 S6 Tél.: 482-0511 r Les services de BAR JODAN Conseiller pour tous genres de réceptions Mariages - Bar Mitzvah Occasions spéciales Joe Amar Daniel Acoca 744-2479 737-4019 - Vins et champagnes français disponibles - Service en tuxedo - Salle de réception disponible de 50 à 225 personnes avec terrasse Dahan, Illouz, Tolédano & Benchaya, c.a.Comptables agréés - Chartered Accountants ca RAPHAEL DAHAN, C.A.RAYMOND ILLOUZ, B.A.A., C.A.DANIEL TOLEDANO, C.A.ALBERT BENCHAYA, C.A.6767 Côte des Neiges, suite 510 Montréal, P.Q.H3S 2T6 Tél : 738-4990 y V LES PRODUCTIONS ,Aet A MUSIQUE POUR TOUTES OCCASIONS SERVICE DE BAR • BAR MITZVAS • SWEET SIXTEENS • MARIAGES • SPECTACLES • DÉFILÉS DÉ MODE ALAIN ARMAND 482-3632 738-5143 BOUCHERIE - CHARCUTERIE CASABLANCA SOUS LA SUPERVISION DU VAAD HAÏR DE MONTRÉAL BOUCHERIE MAROCAINE COUPE FRANÇAISE VIANDE DE QUALITÉ, CHARCUTERIE, VOLAILLES ISAAC VOUS ANNONCE AVEC FIERTÉ L’OUVERTURE DE SA BOUCHERIE, VOUS PROMET UN SERVICE HORS-PAIR, UNE COUPE À VOTRE GOÛT ET LIVRAISON RAPIDE C.G.R.E.Tél.721-7884 CENTRE GENERAL DE REPARATION ELECTRONIQUE RADIO TV.CONVERTISSEUR RADIO D’AUTO GABRIEL SOUSSANA 2711 Everett (au coin de la 8e Avenue) Montréal, (Québec) H2A 3C9 PRIX SPECIAUX AUX MAGASINS DISTRIBUTEURS ET CONCESSIONNAIRES Moshé Vidéo et Photo • MARIAGES • TRANSFER PAL-SECAM • BAR ET BAT MITZVAH • TRANSFER 8MM • TOUTES AUTRES • ASSURANCES + OCCASIONS INDUSTRIELLES PRIX TRÈS RAISONNABLES Reportages complets de tous genres d’événements.«SOYEZ AU FOYER AVEC NOUS» 4758 de la Peltrie, Montreal, Quebec H3W 1K3 3"él.342-2* VIDÉO 5323 BOUL.DÉCARIE (coin Isabella) SNOWDON, QUÉ.H3W 3C4 ISAAC ' BENALLOUN TÉL.: 486-2453 Prop.V_____________________________________/ VOTRE MUSIQUE • Mise en feuille en copiant voix, disque, bande magnétique, etc.• Classique, jazz, orientale ou folklorique COMPOSITION HARMONISATION TRANSPOSITION ARRANGEMENT Josué HARROCH TÉL.: 341-5262 5500, Bourret, App.1 Montréal, Que.H3X 1J4 SERVICE - - 24 HRS.COMMERCIAL RÉSIDENTIEL alarmes/ ///MIRAGE INDUSTRIEL LUMIÈRES D’URGENCE INTERCOM FEU — VOL 555 CHABANEL O # 1403 MTL., PQ j r / COFFRET H2N 2H8 1 INC./ TEL.: 383-1005 SOCIÉTÉ ARTS Tim: derrière l’image.C'est à l'occasion de la Quinzaine de la Culture Juive, organisée par le Centre Hillel en Janvier-Février 1985, que nous avons eu l'immense bonheur de rencontrer le célèbre caricaturiste TIM, éditorialiste à l'hebdomadaire français L'EXPRESS, lequel s'est très aimablement prêté à nos indiscrétions.VS : Tim, parlez-nous du dessin.Tim : C’est très difficile de parler du dessin parce que le dessin.Les gens choisissent souvent ce métier parce qu’ils ne savent pas parler.Au fur et à mesure des années, ils arrivent à communiquer aussi avec des paroles.Mais il y a un tel mélange là-dedans ; essayer de capter ce qui intéresse les gens, ce qui les dirige ou qui les émeut, ce qui les motive.A quel moment est-on vraiment l’expression d’un dénominateur commun du monde et à quel moment apporte-t-on un effort personnel original ?VS : Pensez-vous vous exprimer par le dessin ?Tim : Oh oui, comme mode d’expression, cela me paraît être supérieur.Parce que le dessin condense dans une surface plusieurs idées, plusieurs sentiments et peut, le lendemain - quand vous n’y pensez plus - vous les rappeler d’un seul coup.Mais je ne l’ai pas choisi parce que je me suis dit : «Là, je m’exprime».Il se trouve que je suis venu à la caricature parce que j’aime imiter les gens.C’est pour ça que ça me met dans une joie extraordinaire, la capacité d’imiter d’un Raymond Devos, ou d’un Fernand Raynaud, c’est pour moi le summum de l’art.VS: Imiter, c’est-à-dire reproduire?Tim : Oui, c’est ça, la voix, l’accent, la démarche, le port de tète, les gestes, les grimaces.J’ai commencé par imiter les profs en classe.Et puis après, j’ai tracé le profil au crayon.Je me suis aperçu que c’était ressemblant, en tout cas pour moi.Et à un moment, en faisant ça en classe ou au régiment, malgré le fait que j ai étudié en architecture, ce que je trouvais de plus intéressant, c’était de pouvoir rendre compte d’une personnalité à travers une voix, à travers un profil.Alors, ce sont les journaux vers lesquels je me suis dirigé qui m’ont demandé de ne pas m’arrêter à la caricature de la tête, mais de l’interpréter, de donner un avis.Et je me suis trouvé dans l’obligation de le faire, c’est-à-dire dans l’obligation de penser, d’avoir un avis et de vouloir l’exprimer.Alors qu’au départ, ce n’était pas mon intention, c’était le plaisir de dessiner.On finit par me prendre très au sérieux.On me dit : «Attention, vous menacez la démocratie.Je vous interdis de.Je préfère cet autre qui est mieux que vous.Je choisis mon parti.Je fais appel à l’histoire.Je vous rappelle dans la 3e république.» Et tout d’un coup, je me trouve à me prendre pour De Gaulle.VS : C’est la découverte de son propre pouvoir.Tim : Exactement, et les gens vous l’attribuent et vous le réclament.VS : N’est-ce pas attendu de votre part en tant qu’artiste ?Tim : Dans une conférence de presse, je fais un dessin au moment où René Pleven, ministre de la Justice, à la suite d’émeutes dans les prisons, interdit la distribution de colis de Noël.J’ai fait une caricature, où à la place du coeur, je dessine Pleven avec des barreaux et je dis : «Il n’a pas de coeur de refuser des colis de Noël aux prisonniers».Pendant une conférence de presse, une journaliste se lève et me dit : «Monsieur, vous Auto-portrait (La Voix Sépharade) auriez dû voir ce dessin» - «Mai je l’ai vu» - «Eh bien, le caricaturiste a raison.».Alors là, votre tête gonfle comme ça ! J’en suis à redresser la moralité des hommes politiques, je les remets sur le chemin.Le lendemain matin, je me dis que je ne peux plus faire des dessins comme ça, n’importe comment, ce n’est plus de la rigolade.Ça vous construit une personnalité qui n’était pas la vôtre au départ.VS : Ça me rappelle un petit peu l’image de Chaplin qui trouve un petit drapeau rouge qui est tombé d’un camion et qui le secoue comme ça pour le rendre à son propriétaire.Tout d’un coup, il y a 2000 personnes qui défilent derrière lui, et il se fait mettre en prison.Vous avez découvert votre pouvoir malgré vous.Je crois que c’est là le propre de l’artiste.Mais qu’est-ce que vous faites contre ça ?Tim : Rien ! VS : Est-ce que vous résistez ?Tim : Au contraire, j’encourage les gens à me prendre au sérieux.VS : Pouvez-vous nous rappeler ce que signifie Tim ?Tim : C’est «Mit» le début de mon nom à l’envers.Avant, je signais Mitelberg, et quand je suis venu à l’Express, cela ne faisait pas très humoriste.Cela ne faisait pas le boute-en-train qui fait des petits dessins drôles - ce que je ne suis jamais 30 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 arrivé à être d’ailleurs.Pourtant, j’ai essayé.Mais à chaque fois, les rédacteurs en chef me disaient : «Ce n’est pas ça, n’essaies pas, tu n’y arriveras pas».Et alors j’ai tâté d’autres domaines, mais ce n’était pas conscient : par exemple la politique qui m’a toujours intéressé.Et j’ai toujours pensé que le dessin crée une certaine familiarité entre le dessinateur et un certain public ( on ne peut pas avoir tout le public, on fait ce qu’on peut), celui qui ressent de la même façon certains événements.Ou alors, un certain public arrive, au bout de quelques années, à sentir votre façon de communiquer les événements.Prenons un exemple, si vous voulez : le problème de De Gaulle est un problème, pour moi, assez facile et à la fois assez gênant.Il me semblait avoir toujours très bien compris le personnage.Je voyais très bien comment il réagissait, pourquoi et comment il comptait obtenir par ses réactions certains effets, aussi bien avec les Américains qu’avec les Russes, les Français ou les Pieds noirs.Ceci comme introduction à une histoire que racontait Mendès : en 1944, la résistance ayant donné mandat à De Gaulle de représenter la France résistante, Churchill dit à Roosevelt : «Vous l’avez maltraité, vous ne pourrez pas demain avoir de bonnes relations avec la France, sans parler de De Gaulle».-«Bon, on va lui faire, a dit Roosevelt, une parade sur la 5 e Avenue, avec corn fettis et toutes les secrétaires.Il sera sur une tribune et les majorettes passeront, et les high schools.» Alors, il a amené Mendès avec lui.Et De Gaulle, le sachant très bien, s’est penché sur Mendès alors que tout ça défilait.«Mendès, ne vous trompez pas, il n’y a que les Juifs, les Nègres et les bossus qu’on nous a envoyés.» Donc, c’est quand même une personne qui n’est pas dupe, qui a beaucoup d’humour et qui comprenait très bien son rôle.Il avait fini par faire croire au monde entier que 40 millions de Français faisaient de la résistance, que nous avons libéré le pays et le plus important, c’est qu’il a fait croire ça aux Français qui risquaient, sans lui, de se retrouver en 45 en se disant : «nous sommes des salauds».VS : Et vous, votre cheminement personnel à partir de 40, c’est quoi ?Vous étiez dans l’armée ?ËifÉlëî //Jri¦ L‘"v '¦a : '' .• if '/J/j m0M « Jf/'f'.' vrtMr*>7-.Tim : J’étais dans l’armée, fait prisonnier, évadé, et puis j’ai rejoint De Gaulle en 41.VS : Vous êtes né en Pologne ?Tim : Oui, je suis arrivé en 37 à Paris.VS : C’est quoi les images qui se rattachent à Varsovie ?Tim : Ce ne sont pas des images.Je connais très bien la Pologne et les Polonais.C’est d’une transparence totale pour moi.Je vois très bien de quoi c’est fait, comment ça réagit pourquoi, quand, etc.SOCIÉTÉ VS : C’est quoi, la racine polonaise ?Tim : C’est une racine.à ne pas continuer la vie là-bas.Il n’y avait aucun espoir.VS : Je comprends.Tim: J’ai rencontré l’écrivain israélien qui a écritLa clef de verre (Haim Gouri).Il a fait une série de films sur les rescapés et les raisons pour lesquelles les Juifs sont partis de Pologne.Mais ce que l’on voit c’est ce que les Polonais eux-mêmes ont fait après que les Allemands soient partis, comment on avait détruit des synagogues pour construire des abris, comment.En sortant des camps, les Juifs se sentaient comme s’ils n’avaient jamais habité là alors qu’ils y habitaient depuis plus de mille ans.Après les camps, les Polonais avaient fait disparaître toute trace de vie juive.Quand ils sont sortis des camps et qu’ils sont retournés à Varsovie, il ne leur restait plus rien.On avait effacé toutes les traces des Juifs.Et ce n’est pas quelque chose qu’on peut dire, même des Allemands : même les Allemands avaient gardé les synagogues, ils les avaient fermées mais ils les avaient gardées.Les Polonais avaient détruit pratiquement tout ce qui se trouvait, tout ce qui restait comme reliquat de chose juive, de propriété juive, etc.VS : Et le rapport que vous avez gardé avec vos parents ?Tim : Ma dernière lettre à mes parents, c’était quand j’étais au Stalag ; ils étaient dans le ghetto de Varsovie.C’était déjà irréel.VS : Vos parents ont disparu dans le ghetto de Varsovie ?Tim : Oui.VS : Votre lien au peuple juif passe par l’Holocauste ?Tim : Je crois que, même avant, il a pris des formes différentes, mais il n’ a pas été rompu.VS : Et actuellement vous vivez quelque chose de juif?.Tim : Pas plus qu’avant, pas moins que demain.J’ai une dose permanente de réactions qui me viennent du judaïsme mais que je ne décris pas comme telles.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 31 Je crois que ma solidarité automatique et naturelle envers les persécutés, les victimes, les réfugiés, les chassés, les pauvres, me vient justement de mon bagage juif.Mais je ne dis pas que parce que je suis juif, un réfugié espagnol de chez Franco m’émeut.Je me l’attribue comme si c’était une capacité personnelle.Je connais très bien mes origines.Je vois très bien que c’est une façon de s’identifier.Entre le bourreau et la victime, il m’est difficile de choisir l’uniforme et les bottes de cuir.VS : Je ne sais pas si je peux me permettre la question : dans la vie quotidienne de tous les jours, fréquentez-vous des Juifs, ou alors êtes-vous purement Français, un point c’est tout?Tim : Pas purement Français.Je suis purement dessinateur à Paris en 1985.Mais le problème de la religion n’a jamais joué parmi les Juifs russes et polonais le rôle qu’il a joué parmi les Juifs marocains ou du Maghreb.VS : Retournons à Varsovie.On est eu 1937.Vous avez 17 ans.Vous vou» souvenez des habits que vous portiez.Vous vous êtes habillé peut-être en pensant que vous aviez déjà l’air d’un Français.Vous avez peut-être choisi let habits en faisant attention, en pensant peut-être qu’à Paris.Vous êtes parti en train.Les bagages que vous avez avec vous, c’est autre chose que la valise, ou les cartons que vous emportez : c’est quelque chose que vos parents vous laissent C’est une identité que vous transportez.Et c’est cela qui intéresse.Qu’est-ce qui passe la frontière avec vous entre Varsovie et Paris ?Tim : Il y avait 300 000 Juifs à Varsovie.Une ville prospère, une société totalement structurée avec des intellectuels, des ingénieurs, des polytechniciens, des médecins, une bourgeoisie prospère, intelligente, économiquement puissante, avec une presse, avec les enfants étudiant dans tous les pays européens, très peu d’enfants qui revenaient à Varsovie.Quand ils partaient étudier, c’était pour ne pas revenir.Ce n’était pas à cause des pogroms, il n’y avait pas de pogroms.Il y avait un antisémitisme ambiant, mais c’était une société entière, riche, qui protégeait ses enfants, qui baignait ses enfants dans une sécurité morale, et dans une compétition intellectuelle, européenne et mondiale.Il y avait des religieux orthodoxes qui formaient une société dans la société, mais elle n’influençait pas la marche économique et culturelle de cette société.C’était un comportement ou une façon de vivre de nos grands-pères.Nos pères ne vivaient plus ça.Il y avait le retard donc pour certaines générations, mais les gens de ma génération, pauvres ou riches, passaient par le baccalauréat, que les parents se saignent aux quatre veines ou non.A tel point que, pour être dans un lycée payant et juif et parmi les premiers, il fallait être drôlement fort.Des types comme moi allaient dans des lycées polonais.Les mathématiciens, on ne pouvait pas s’en approcher, c’étaient des types très forts.Alors les conseils des parents à la gare.les valises étaient des valises et des vêtements de Paris.Quand on partait pour Paris.VS : On achetait la mode de Paris.Tim : Ce sont de petits artisans de Varsovie qui fabriquaient la mode de Paris.Les garçons qui partaient pour la France ou pour l’Italie étaient tellement brillants, entreprenants, intelligents, voyant très clair, à 17 ans, ils s’arrêtaient à Paris, ils partaient pour la guerre d’Espagne.Il y avait des associations d’étudiants Juifs à Paris qui accueillaient ceux qui arrivaient.Ils nous disaient : «Si tu veux t’inscrire en Sorbonne, tu passes par là.Si c’est pour la chimie organique, tu fais ça.Pour l’hôtel, tu vas dans cet hôtel, il y a tant de copains déjà là.Si tes parents ne t’envoient pas assez d’argent, tu recevras des bons de repas par la société des étudiants Juifs».Il y avait une structure d’accueil où vous ne tombiez pas dans un pays inconnu.On habitait la rue des Écoles, la rue Jean-de-Beauvais, à deux pas de la Sorbonne.Pour les Beaux-Arts, il y avait trois types qui faisaient les Beaux-Arts.Pour faire Architecture, tu fais les Beaux-Arts ou l’École spéciale d’architecture.Vous êtes sortis d’un cocon chaleureux de Varsovie, vous étiez aimés, dorlotés, choyés.Les bagarres avec les étudiants Polonais, c’était du folklore.Il y avait une presse, il y avait des réponses, il y avait un journal satirique.C’était l’Europe.Évidemment Vienne avait un prestige pour nos parents, pas pour nous.Les Allemands, l’ordre, la philosophie, la technique.C’était une bénédiction de Dieu d’être dans cette société, avec tous les inconvénients que ça comportait; mais c’était une grande famille qui se disputait, où il y avait des ambitions, comme toute société.Mais une société extrêmement rassurante, sécurisante, qui nous a donné pour toute la vie, à tout le monde, un capital d’optimisme, à toute épreuve, qui n’a jamais été entamé.Et qui a mené des garçons merveilleux en Israël ; des garçons intelligents, prévoyants, économistes, philosophes, écrivains, gestionnaires.Donc 32 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 SOCIÉTÉ peut-être allez-vous me dire que ces cerveaux bien développés, que cette capacité d’avoir une vision globale, de discuter avec soi-même, leur étaient transmis dans les gênes de leurs grands-pères qui discutaient le Talmud entre eux.Peut-être?Probable.Mais ce n’était plus le cas, c’était déjà une génération qui était bien préparée à s’intégrer dans le monde tel qu’il est en ce moment dans les manifestations les plus avancées, les plus sophistiquées.Ils passaient directement de Varsovie et, au bout de six ans, devenaient professeurs à Kingston.Avec l’avantage peut-être de savoir comment transmettre cette science mieux que ceux qui n’avaient pas fait ce saut anachronique, si j’ose dire.VS : C’est intéressant de savoir quand même d’où vous êtes venu.Parce que je vous pensais venir du Midi de la France, ou peut-être du Centre-Sud.Ça ne change rien, mais c’est intéressant de savoir vos origines.Tim : Mais c’est intéressant comme de l’anecdote.C’est accessoire.Le principal, c’est de choisir ou d’avoir choisi, ou de pouvoir choisir, un métier, une profession ou un art, qui vous permet de communiquer avec la société dans laquelle vous vivez.VS : Bergson, dans son essai sur le rire, dit des choses très profondes.Il dit que le rire c’est le propre de l’homme, qui est en même temps lui-même et qui, quand même, se voit de loin, à l’extérieur de lui-même.En fait, le rire c’est quelque chose qui est communiqué -mini-folie, mini-dépression nerveuse-où on est en même temps soi, tel qu’on est et soi tel qu’on aimerait être , ce qui provoque des tremblements ou des dissociations de personnalité ; ce qui est intéressant dans le sens où ça va plus loin que le rire.Ça va non seulement faire sourire, parfois faire rire, mais ça peut aussi faire comprendre des choses.Par le langage des signes, des abstractions, ça fait comprendre des ensembles d’idées.Ça emprunte d’un domaine et ça transfère dans d’autres domaines : et c’est le rire au niveau de la symbolique.La caricature, ce n’est pas le rire au niveau de la situation.Je prends un bombardier, je prends le visage d’une vietnamienne que je dessine en bombe.J’emprunte d’un domaine et je transfère dans un autre domaine.Je crée, non pas le rire, mais une association entre des symboles qui sont totalement disparates, et je crée un rire qui est métaphore, un rire hyperbolique.Ce n’est pas moi qui ris, ce sont les métaphores qui rient entre elles.Je trouve ça très intéressant Tim : Vous auriez dû faire la conférence l’autre soir à ma place.Ça leur aurait expliqué aux gens ce qu’est la caricature, ce que moi je ne peux pas faire.VS : Oui, mais je ne suis pas caricaturiste.Tim: Mais vous êtes quelqu’un qui le définit.VS : J’ai des questions plus pratiques : avez-vous «choisi» l’Express ?Tim : Oui, il y avait une affinité politique.J’admire beaucoup Servan-Schreiber.J’admire beaucoup Françoise Giroud, Mendès, Mauricac, qui ont eu le courage d’être des radicaux du centre et de se prononcer pour la paix et l’indépendance d’Algérie.Il fallait le faire dans l’atmosphère de psychose et d’intimidation de l’Algérie française.VS : Votre travail à l’Express, c’est à temps plein ?Tim : Oui.Je viens tous les jours.VS : Avez-vous des contacts comme journaliste avec des personnalités ?Tim: Oui.Dans les années 45, 47, 50, j’allais tous les jours à l’Assemblée.Ça me passionnait.Dans les couloirs, de les voir comme ça à deux mètres était pour moi une joie pure.Et de les transformer après en caricatures et revenir.Je me suis dit : «Mais je suis indiscret, ils vont me reconnaître».Us ne pouvaient pas me reconnaître.Je les connaissais vraiment intimement.On s’est habitué à cette idée que vous êtes un masque informe.C’est merveilleux.Ça explique aussi mon attitude à vos questions pendant ma conférence à Montréal.Je me suis habitué à ne pas avoir de visage pour les gens.Je suis dessinateur, je suis un crayon.Pour la sécurité de la caricature, il faut que je sois comme ça.Les gens changent d’ex- pression et elle est inintéressante.Alors que, à voir un Gaston Deferre, c’est une vraie joie.Quand j’ai déjeuné avec lui à l’Express, il parle raison, il parle logique, il parle stratégie.C’est raisonnable, c’est plausible.Il bafouille un peu en parlant Le Luron l’imite d’une façon merveilleuse.Et c’est un vieil humaniste, qui a toujours eu des attitudes merveilleuses dans la Résistance avec De Gaulle, avec le parti socialiste, en assumant les responsabilités de Ministre de la Défense.Mais s’il est tellement présent, vous vous dites «ce serait injuste de l’accable; Or, votre métier est de dire «connerie» s’il fait une connerie.Pour son bien même.C’est votre métier de le dire.Les gens qui vous lisent ne sont pas plus cons que vous.Faut pas les prendre pour des imbéciles qu’il faut mener par le bout du nez.Maintenant, chaque caricaturiste est différent.Il se trouve que moi, je me prends au sérieux.Il y en a d’autres qui se cantonnent plutôt dans une attitude systématiquement critique.Parce que la définition la plus populaire du caricaturiste c’est «Il faut charger».S’il ne charge pas, il n’est plus caricaturiste.Et finalement, en ce qui me concerne, je ne pourrais pas faire ça.Parce que d’abord, ça banaliserait l’observation des faits politiques, et que la caricature serait totalement inefficace pour moi.VS : Ce qui est tout de même important, c’est que quand je vois vos caricatures, je vois une information qui est interprétée par quelqu’un qui a une culture, une perception, une origine.C’est évident que vous vous effacez pour devenir un crayon, que vous vous gommez pour devenir un trait, mais ça n’empêche qu’avec toute la modestie qu’on sent chez vous, avec tout cet effacement on sent aussi inévitablement que ce qui est perçu n’est pas seulement rapporté.Il est interprété.Ça passe par un filtre de culture.Merci Tim de vous être presque dévoilé à nous.Tim : C’est vous qui le dites et merci aussi ! Interview réalisée par Pierre Lasry LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 33 SOCIETE FEMMES 1975-1985:une décennie consacrée aux Femmes Une voix sépharade, aussi connue qu'entendue, emprunte notre tribune pour nous livrer un commentaire vivace sur la Conférence Internationale de ?Nairobi qui clôturait la décennie consacrée au problème de la femme dans le monde.Ce colloque se tenait sous l'égide des Nations Unies et c'est, accréditée par ce même organisme, que Ghila Benesty-Sroka, directrice de la Tribune Juive du Canada , y participait.1975 fut proclamée «Armée Internationale de la Femme» ; une première conférence à laquelle participent 133 pays se tient à Mexico.Elle adopte un plan mondial d’action autour des thèmes «égalité, développement et paix» et des sous-thèmes «éducation, emploi, santé», qui ouvre la décennie pour la Femme.Cette première rencontre mondiale des femmes a été suivie en 1980, à mi-chemin de la décennie, par une conférence organisée à Copenhague pour faire le bilan des progrès réalisés.La Commission de la Condition de la Femme relève, parmi les obstacles rencontrés, le poids des traditions chez les hommes comme chez les femmes, l’absence de volonté politique et la non-reconnaissance de la valeur économique du travail des femmes et de leurs besoins spécifiques.Mais la conférence achoppe sur la condamnation de l’Apartheid et l’assimilation du Sionisme au racisme, orchestré par le «bloc des 77» qui bénéficient à l’ONU d’une majorité automatique.Les Etats-Unis, furieux de «la politique des travaux» refusent de voter le programme d’action 1980-1985, suivis par l’Australie, le Canada et Israël.La plupart des pays occidentaux s’abstiennent.1985 a marqué le terme de dix ans d’efforts pour améliorer la condition 34 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT -OCT.1985 féminine.Dans le rapport présenté par l’ONU en 1985, sur la situation de la femme dans le monde, on peut lire que «la balance mondiale de l’égalité est déséquilibrée, du côté «femme» trop de responsabilités, du côté «homme» un succès de pouvoir».Résumant les effets de tant d’années d’injustice, le rapport démontre qu’«aujourd’hui, presque toutes les richesses du monde appartiennent aux hommes, tandis que la plus grande part du travail incombe aux femmes».NAIROBI : LA CAPITALE DES FEMMES_____________________ Plus de douze mille femmes venues des quatre coins du monde ont participé au Forum des ONG (organisations non gouvernementales) de Nairobi, parallèlement à la Conférence des Nations-Unies, marquant ainsi la fin de la Décennie des Femmes.Nairobi fut la capitale des femmes du 10 au 26 juillet 1985, où elles ont pu intervenir dans plusieurs des ateliers et activités sur une SOCIETE grande variété de questions allant des garderies à la paix m ' de.Il y avait au total mille deux cents ateliers ; en outre, une tente de la paix où se déroulaient, deux fois par jour, des séminaires traitant spécifiquement des conflits politiques tels que l’on retrouve en Iran-Iraq, URSS-Afghanistan, USA-Amérique latine, Israël-Palestine.Chaque jour, les femmes se réunissaient sur le campus de l’Université de Nairobi transformé pour l’occasion en square folklorique offrant au plaisir des yeux un spectacle multicolore.Une note sombre au tableau : les Iraniennes, dans leur tchador noir, laissaient apparaître leurs regards haineux à l’endroit des occidentales.Mais elles s’attaquèrent particulièrement aux Irakiennes : «On refuse de vous parler, vous ne portez pas de tchador».C’est une Iranienne qui parle, ou plutôt crie, à une jeune Irakienne pourtant pleine de bons sentiments.Dans un atelier, deux femmes tentent l’impossible dialogue, l’une Israélienne, l’autre Palestinienne.Elles ont résolu de s’entendre pour la paix en condamnant l’occupation des territoires occupés par Israël et de trouver une solution au problème palestinien en «partageant cette terre que nous aimons toutes».Scandale dans la salle, la tentative de paix n’a pas fait long feu.Il faut cependant ajouter à ce paragraphe que le ton avait été provoqué quelques jours auparavant par une déclaration officielle de la délégation palestinienne qui accusait Israël d’avoir interdit à quatre de ses représentantes de se rendre à Nairobi.Quel intérêt Israël avait d’interdire quoi que ce soit ?N’était-ce pas plutôt dans l’intérêt de l’OLP d’inventer ce mensonge et d’orchestrer cette mise en scène pour obtenir les sympathies des femmes présentes à cette conférence ?Notez bien que l’absence forcée de nos soeurs Juives de Syrie et d’URSS n’a pas perturbé les consciences des grandes révolutionnaires de cette conférence.Quoi de plus naturel ! Le grand rêve d’une sororité mondiale que caressaient les douze mille femmes du «Forum 85» s’est effrité en une myriade de querelles où ont ressurgi en force les conflits nationaux et culturels.Malgré tous les débats houleux (principalement politiques), les représentantes de tous les pays participants à cette conférence ont adopté par consensus un texte préconisant des mesures pour améliorer la condition féminine.Le document «Plan d’action pour l’an 2000» n’a qu’une valeur morale.Il n’en montre pas moins une volonté d’améliorer le sort de celles qui vivent en milieu rural et surtout dans le tiers-monde.Bien sûr, ce document appelle à la bonne volonté des États afin de permettre aux femmes de participer au processus de décision politique.Les pays amis d’Israël se félicitent d’avoir enlevé du document final toute référence explicite au sionisme comme obstacle à la promotion des femmes.Depuis la première conférence à Mexico en 1975, on savait que les femmes pouvaient se comporter comme des hommes à ce genre de tribune, haranguer la foule avec la même dose d’hypocrisie.Les trois thèmes majeurs de cette conférence : «égalité, développement, paix» n’ont absolument rien à voir avec les problèmes spécifiques du deuxième sexe.Selon Yvette Roudy, ministre française des droits de la femme «cette conférence est un détournement, les luttes de femmes ne recoupent pas forcément les luttes des peuples».À la résolution assimilant le «sionisme au racisme», Yvette Roudy m’a clairement répondu lors d’une interview : «c’est vraiment grotesque et scandaleux que l’on puisse associer ces deux idées».Les femmes à Nairobi ont préféré utiliser la caisse à résonnance «onusienne» pour un nouvel affrontement des mouvements politiques dominants, étouffant ainsi du même coup leurs propres revendications.Ghila Benesty-Sroka Communautés culturelles et Immigration Québec C’est avec joie que je veux offrir à toute la communauté juive du Québec, mes vœux les plus sincères à l’occasion de l’importante fête du Rosh Hashana qui marque le début de la nouvelle année.Je me joins aux Québécois de toutes origines pour vous dire que nous sommes de tout cœur à vos côtés en cette occasion.Le ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, Gérald Godin LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 35 &»*£?** ' mr: mm .: 3&«âfc‘‘V ¦ ••V1S *\ il'.'H !?f ?v .'C .; ; ' =.< • -; ¦¦ " v.SOCIETE CINÉMA Festival des films du monde à Montréal Ce film prend nettement position dans le débat sur le rôle et l’attitude du pape et de l’Église pendant la guerre.C’est un film à ne pas manquer ! Le deuxième film «Bien joué, Monsieur Grunstein» de Benhard Wicki, d’Allemagne fédérale, met en scène trois étrangers incarcérés dans une prison parisienne, en 1939, peu avant la déclaration de guerre.Lodeck, un marin Allemand, un cuisinier grec et Grunstein, un boucher juif polonais, ignorent les raisons de leur détention.Ces trois personnages d’origines et de tempéraments si différents, durant leur détention commencent à s’entendre, à se comprendre et à se raconter.Lodeck, professionnel d’échecs, fabrique des pièces d’un jeu d’échecs à l’aide de la mie de pain de sa ration quotidienne puis avec la matzah que lui fournira Grunstein.Grunstein, un débutant à ce jeu, mais possédant un talent génial (talmudique), arrive extraordinairement vite à mettre Lodeck échec et mat.Avec son système, la variante Grunstein, il est imbattable.Ce film est d’une rare tendresse et admirablement interprété par les trois acteurs.C’est aussi un film à ne pas rater.Simon et Gisèle Garzon Au Festival des Films du Monde (été 1985), délaissant les films en compétition, nous avons vu deux films hors concours à thème juif, passionnants.Le premier «The Assissi underground» du metteur en scène américain Alexander Ramati, traite du rôle de l’église et en particulier d’un prêtre catholique.L’histoire raconte comment ce prêtre franciscain, le père Ruffino de la ville d’Assise en Italie, avec l’assistance de religieuses d'un cloître, a procédé, aux risques de sa vie, à procurer de fausses pièces d’identité à de milliers de Juifs italiens.Il convoie personnellement des groupes de Juifs déguisés en pèlerins, au nez et à la barbe des Allemands.D’autre part, il cache dans un cloître tout un groupe de Juifs parmi lesquels un savant atomiste juif activement recherché par la Gestapo qui Veut absolument mettre la main sur ses travaux.La caméra de Ramati nous fait découvrir la magnifique petite ville d’Assise avec ses ruelles étroites, ses murailles, et chaque plan de vue nous offre un spectacle exceptionnel.Le rôle du prêtre est interprété magistralement et avec humour par l’acteur britannique, Ben Cross, que nous avons découvert dans le rôle d’Abrahms dans «Chariots of fire», gagnant d’un Oscar en 1981, où il personnifiait un coureur juif aux obsessions olympiques.36 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 SOCIÉTÉ PORTRAIT Samy El Maghribi Son coeur vibre et fait vibrer.Sa voix charme etporte en elle toute Vémotion où se confondent les deux amours de Samy El Maghribi, la religion et la musique créant entre eux un lien, paradoxal à première vue, mais riche quand on connait Vhomme et son itinéraire.La chanson créée il y a quelques années par Samy, «Salouni Ennas, Salouni» - «les gens perplexes m’interrogent sur le fait apparemment contradictoire d’être un chanteur de charme et en même temps ministre officiant de synagogue» - donne tout le sens profond du cheminement de Salomon Amzallag, depuis son enfance jusqu’au retour aux sources sans rien renier de son attachement profond aux objectifs qui guident son existence : la musique, le chant oriental, la liturgie.Nous avons donc devant nous l’homme polyvalent aux multiples facettes qui miroitent et rayonnent pour se confondre dans l’artiste, le poète, le Hazzan, dans une symbiose harmonieuse et équilibrée de créativité musicale profane et de ferveur religieuse.Né en 1922 à Safi (Maroc), issu de la famille bien connue Amzallag, le jeune Salomon a perdu sa mère, décédée très jeune, et qu’il n’a presque pas connue.Il lui a dédié plus tard l’émouvante chanson « Omrimaneussak Ya Mamma» (je ne t’oublierai jamais maman), tant son souvenir est demeuré lancinant dans le coeur de l’enfant.L’APPRENTISSAGE DANS LA TRADITION _______________ Il fut élevé à l’ombre de son pore, homme pieux qui lui apprit l’amour et le respect d’autrui, dans la tradition de la famille et de la Torah.La famille s’installa à Rabat, ville où Samy grandit, fit ses études et se prépara à faire ses premiers pas dans la vie d’homme moderne muni d’un bon métier.Mais sa vocation veillait.Il sentait en lui monter la flamme de la musique.Tout le monde déjà appréciait sa jeune et belle voix à la synagogue et dans les fêtes.Tout ce qui était musique l’attirait : chanteurs, musiciens, concerts, instruments.Il étudia jusqu’à apprendre à jouer du «Oud» (luth) pour s’accompagner, ainsi que d’autres instruments.Il aimait aller écouter les maîtres de l’époque et mémoriser les paroles, les sons, les rythmes.Il menait de pair une vie de famille heureuse après son union avec Messody Cohen, union bénie de plusieurs enfants.Puis Amzallag, dont la notoriété grandissait au Maroc, vint s’installer pour achever sa consécration, à Casablanca.Il prit le nom d’artiste de «Samy El Maghribi» et créa sa propre marque d’édition de disques, Samyphone, après avoir été longtemps édité par Pathé.A Casablanca, il développa ses connaissances et ses talents.Il donna toute la mesure de son savoir.Il a rehaussé la valeur et le prestige de la profession de musicien en dirigeant avec sérieux et fermeté ses orchestres.Les familles se l’arrachaient pour leurs mariages et autres fêtes.Toujours strict, ponctuel, sobre, sa présence était une garantie de succès grâce à son amabilité, sa prestance et, ce qui ne gâte rien, un physique agréable.Il fit les beaux soirs des cabarets de Casablanca et devint une vedette connue et célèbre de la radio et de la télévision marocaines.Samy a également animé de prestigieuses soirées et a eu l’honneur de se produire devant feu Sa Majesté Mohammed V et sa Majesté Hassan II.Dans tout ceci, Samy ne manqua jamais d’officier régulièrement dans les synagogues.LA CONSÉCRATION : LES ANNÉES 50 LES PLUS CRÉATIVES__________ La période à Casablanca des années 50 fut la plus féconde en créations.Le nombre de disques édités est impressionnant Le métier de Samy allait en s’affirmant II a toujours continué d’apprendre auprès des anciens tels Rabbi David Bouzaglo Z «L», Cheikh Zouzou, ou Cheikh Larbi Ben Sar, et Mohammed Bel Khadir Boudroy, paroles, musiques, chants anciens, musiques andalouse, algérienne, égyptienne, arabe, espagnole, française et israélienne.Il a donné une nouvelle vie et de la vigueur à des musiques et des chants qui tombaient dans l’oubli.LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 37 SOCIETE Il a solfié et créé des partitions pour des morceaux classiques qu’on n’apprenait, pendant des générations, que par l’oui'e.Les gens fredonnaient ses chansons et nombreux étaient ses imitateurs, mais Samy El Maghribi reste unique.Possédant une très belle calligraphie, maîtrisant l’arabe, le judéo-arabe, le français, l’espagnol, l’hébreu et maintenant l’anglais, il est à l’aise dans tous les aspects de son métier et avec tout le monde.Si Samy doit beaucoup à la musique et au chant, on peut dire aujourd’hui que la musique, le chant, les Piyyoutims, lui doivent beaucoup.Il les a revivifiés, chantés, diffusés, répandus, transmis.Ses disques, ses cassettes, ses concerts, ses disciples ont contribué à maintenir et à développer la musique orientale, le folklore et la liturgie.Reconnu comme un des plus grands maîtres que le Maroc ait connu, il se fait l'apôtre de cette musique qu'il aime passionnément.Le Maroc, pays du «Shir Yedidoute», des piyyoutims, de musiques si variées, le «Moual», la «Quassida», la «Gla», le «Berbère», le «Chaâbi», a été pour lui un terrain fertile de culture.Les années 60 furent sa période parisienne pendant laquelle Samy, tout en exerçant son métier, voyageant beaucoup, continua de perfectionner ses connaissances.On connaît ses qualités d’intégrité et de perfectionnisme.Il ne joue jamais un morceau avant de le connaître parfaitement, les paroles complètes et leur sens.À partir des années 60, la communauté d’origine marocaine prit de l’ampleur à Montréal et commença à se restructurer.Une personnalité comme celle d’Amzallag ne pouvait qu’apporter une contribution extraordinaire à son essor.C’est pour cela qu’il fut accueilli ici en 1967 par ses admirateurs, par les responsables communautaires et par ses amis, avec joie et reconnaissance.D’emblée, il fut engagé comme premier Hazzan à la Congrégation Spanish and Portuguese.Ici commence une nouvelle épopée glorieuse de la vie du Cantor Amzallag.Son éducation de base hébraïque profonde, sa connaissance des rites, sa belle voix, son maintien digne, sa diction parfaite du texte, ont tôt fait de l’imposer au respect de tous, fidèles, clergé, dirigeants et public en général.LE RETOUR AUX SOURCES C’était saisissant de l’écouter et l’admirer aux offices du chabbat.Lorsqu’il s’inclinait devant l’Arche pleine de Sépharims avec une intense «Kawana», tout vêtu de blanc, dans une Teba décorée de blanc, devant des Sépharim habillés de blanc, il concluait le service sacré par la sonnerie impressionnante du Chofar, le visage rayonnant Écouter sa lecture de la Torah est un régal.De partout on venait assister à ce festival du Samedi, et les touristes nostalgiques venaient se retremper dans leur ambiance, le Révérend Cantor Amzallag ayant introduit plusieurs airs orientaux dans son service et particulièrement dans le Keter, recréant ainsi l’ambiance sépharade.Il n’a jamais refusé son concours et il a été présent dans les réceptions communautaires données en l’honneur des personnalités de passage pour lesquelles il a chanté.Il a formé des chorales.Bref, il a poussé à fond, avec conscience et doigté, toutes les possibilités de son être.Comme il se doit, il ne manque pas d’amis et on peut citer en particulier l’affection que lui porte le prestigieux Enrico Macias.La maison de Samy est le témoin de réceptions fastueuses où il traite ses invités dans un cadre oriental, musique de choix, et mets de choix, grâce aux talents culinaires de son épouse.A partir de Montréal, Samy sillonne les continents et les pays.De France au Maroc, d’Israël au Vénézuéla, des USA à l’Ontario, il réveille partout la fierté de nos origines et il apporte sa contribution musicale et religieuse au renouveau de notre culture et à la prise de conscience des Sépharades.Il est à noter que ce ne sont pas seulement les Juifs originaires du Maroc qui lui vouent un culte admiratif.On ne compte pas ses admirateurs chez les Juifs algériens, tunisiens, égyptiens, irakiens, israéliens, etc.Les Musulmans, surtout les Marocains, l’aiment beaucoup et sont fiers de son «El Maghribi» (le Marocain).Les amateurs algériens lui ont toujours manifesté leur préférence, depuis ses galas à Alger et à Paris.Et maintenant, dans les années 80, le Cantor Amzallag, ayant derrière lui un passé riche et brillant, s’est engagé dans la voie de la réalisation de ses aspirations d’origine : plonger dans le service du culte pour le plus grand bien de ses compatriotes.Il prend la direction de la Congrégation du Centre Rabbinique Maghen David dont il assure le complet fonctionnement, tout en aidant puissamment à son financement et à sa consécration.Ainsi, le cercle est presque refermé pour Salomon Amzallag, Samy El Maghribi, Cantor Amzallag, commencé dans la tradition, continué dans la musique, l’art et la création, aboutissant à la foi et à la propagation religieuse et à la liturgie.Les gens ne s’interrogent plus, ils comprennent maintenant les motivations de leur idole pour qui il n’y a pas d’incompatibilité, ni de double sens, mais une existence riche de plusieurs aspects complémentaires.Que réserve l’avenir à M.Salomon Amzallag?Les années prochaines lui posent la question.Pour réaliser son rêve, voudra-t-il s’installer définitivement en Israël, et dans le calme revenu, après une vie trépidante, réécrire, réorganiser, regrouper, codifier, rééditer l’ensemble de son oeuvre et celles de ses prédécesseurs, pour le bien des générations futures ?Ce serait sa nouvelle et fructueuse page, et la réponse nous viendra de Salomon Amzallag.Salomon Benbaruk 38 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 LÉGENDES SOCIÉTÉ Le sadik de la pierre On raconte qu’un nombre important de Hanamim vivaient à Tétouan.Parmi eux se trouvait un grand Rabbin qui avait dédié sa vie à approfondir l’étude de notre sainte Loi.Il finit par se consacrer totalement à la Cabale, mais malheureusement son effort intellectuel lui fit perdre la raison.Il ne dérangeait personne, ne demandait rien et s’isolait de plus en plus.Sa seule forme de folie consistait à jouer du chofar à longueur de journée et parfois même le Chabbat.Le Grand Rabbin de la ville avait donné l’ordre de ne point déranger cet homme et de ce fait, tout le monde le respectait.Tous ces événements se déroulaient évidemment à l’intérieur du quartier juif.Ce rabbin avait une très belle voix qui attirait l’attention de tous lorsqu’il chantait.Malheureusement, sa folie grandissant il se présenta un jour de Ramadan, devant le Caii de la ville, se plaignant que le Musulman qui appelait les fidèles à la prière, ne chantait pas bien et qu’il était lui, disposé à monter au minaret et chanter dans le style qui lui serait demandé.On peut facilement imaginer la joie du Cadi en pensant à l’occasion unique de convertir un grand Rabbin à la religion musulmane.Un jour que notre homme effectuait les oraisons du soir, il eut un moment de lucidité et réalisant l’horreur de son acte, se jeta d’une hauteur de 70 mètres et perdit la vie.Apprenant cette triste nouvelle, ses coreligionnaires se présentèrent devant le Cadi, le suppliant de leur donner le cadavre du Rabbin.Le Cadi répondit que l’homme qui venait de se tuer était un Saint Musulman et que quiconque oserait réclamer le cadavre de ce Saint, serait passible de prison et autres tortures.Il est inutile de décrire l’indignation qui submergea la colonie juive de Tétouan.Les membres de la Communauté ne savaient plus où aller ni qui prier pour que le nécessaire fût fait.Même les personnes influentes qui auraient pu agir, ne furent pas écoutées et pire encore, le temps passait et le Sadik d’Israël allait être inhumé dans un cimetière musulman.À la nuit tombante, un groupe de jeunes, au risque de leur vie, eut l’idée d’aller à la mosquée tard dans la nuit pour éviter de se faire connaître.Ils se déshabillèrent totalement, ne gardant qu’un court caleçon blanc, se badigeonnèrent de goudron de la tête aux pieds, attachèrent des petites bougies allumées sur le dos et se présentèrent comme des diables pour se saisir du Sadik.Accoutrés de la sorte, ils se présentèrent à la porte de la mosquée où le gardien faillit mourir de frayeur en les voyant, et s’enfuit au plus vite.Pendant ce temps, nos courageux jeunes gens prirent le cadavre, l’enveloppèrent dans les draps et le portèrent sur leurs épaules pour l’enterrer à la porte du cimetière israélite.Le lendemain matin, le Cadi de la ville, apprit la disparition du cadavre par le gardien qui lui raconta comment des diables s’étaient introduits dans la mosquée et avaient enlevé le corps.Malgré ces explications, le Cadi s’en fut au cimetière israélite, enquêter sur les dires du gardien et savoir si aucun juif n’avait été inhumé la veille au soir dans lequel cas, il le ferait enterrer immédiatement dans le cimetière musulman, avec les honneurs d’un vrai Saint.Quelle ne fut pas la surprise du Cadi, quand, arrivant au cimetière, il vit une pierre énorme sur la sépulture, qu’il fut impossible de déplacer.Les Juifs de Tétouan crièrent au miracle et les Rabbanim de l’époque insinuèrent que la pierre était tombée du ciel.Depuis ce jour-là, ce lieu est fréquenté par de nombreux pèlerins qui ne tarissent pas de raconter les miracles que le Maître du Monde a fait par l’intermédiare du Saint de la Pierre.Cette légende a été traduite de l’espagnol par Clémence Lévy, avec l’autorisation de M.Isaac Laredo de Madrid, auteur du recueil de Piyoutim et de certains contes et légendes de Tétouan et Tanger, édité il y a quelques années.\ ARMOIRES DE CUISINE MEUBLES D’IMPORTATION MÉLAMINE, ARBORITE, CHÊNE MASSIF, MERISIER, LAQUÉS.CUISINES FAITES SUR MESURE CHARLES ASSAY AG SHOW-ROOM : 8&94 de l’Acadie V ______ Estimation^ gratuites Tél.: 384-7111 482-4199 .—i ÉtjGÊg LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 39 SOCIETE ON A LU POUR VOUS EN BREF.EN BREF.EN MAIMONIDE A MONTREAL Les Femmes de la Bible Il vient de paraître, chez Albin Michel, un livre passionnant, Les Femmes de la Bible, écrit par Jacqueline Kelen (187 pages).Jacqueline Kelen, journaliste à France-Culture, adéjàpublié : Un amour infini, Marie Madeleine, Prostituée sacrée (Albin Michel) et La tâche, opuscule furtif sur les salissures du monde (Scarabée et Co).«Elles ont pour nom «Abeille», «Myrte» ou «Princesse».Ce sont nos semblables, nos soeurs, et pourtant on les connaît si mal, ces femmes de la Bible» : C’est comme cela que débute le livre.Ce sont les hommes qui ont écrit la Bible, ou si vous préférez, transcrit les paroles divines.On comprend alors que les figures masculines occupent le premier plan et que l’histoire du peuple Hébreu apparaisse comme une épopée d’hommes : patriarches, prophètes, rois et prêtres.Elles demeurent nombreuses cependant les femmes dans la Bible, fortes dans leur foi comme dans leur rébellion, innocentes ou séductrices, inspirées, audacieuses.«La Bible est trouée et illuminée de ces irruptions de femmes, qui disent les vertiges, les colères et les éclats de rire de la divinité».Ce sont ces femmes que vous allez découvrir ou retrouver dans ce livre.Des portraits de femmes, sans explication ni analyse (seule la Kabbale eût été appropriée), issues de tous les livres, canoniques ou non, contenus dans la Bible.Jacqueline Kelen J \s Les/ Les portraits de femmes sont peints avec humour et un brin d’imagination.Bien sûr, le livre commence avec une anecdote sur Eve, nous charme avec Tamar, belle et entêtée, et nous décrit les activités de R an ah la prostituée de Jéricho et Dalila joue les Mata-Hari avec Samson.* '¦ ere nous décrit les amours tumultueuses de Betsabée et du Roi David.Dans ce livre, facile à lire, vous trouverez avec intérêt et plaisir d’autres récits et anecdotes.A vous maintenant de découvrir toutes ces femmes èt bien d’autres!!! Gisèle Amzallag-Garzon Dans le cadre des événements marquant le 850e anniversaire de la naissance de Maimonide, Montréal sera l’hôte, du 23 au 25 octobre 1985, d’un colloque international portant sur le thème «Maimonide, le maître exemplaire».Ce colloque a été organisé par des professeurs anglophones et francophones de Montréal en collaboration avec les organismes communautaires suivants : Bibliothèque Publique Juive de Montréal, la Fédération Séphardie Canadienne, la revue «Jonathan» et la Fédération Sioniste Canadienne.M.Ira Robinson, professeur au département de religion à l’Université Concordia, est le président du colloque à l’élaboration duquel participent Mesdames et Messieurs, Madeleine McBriarty, assistante du président, Lawrence Kaplan de l’Université McGill, Esther Benaïm-Ouaknine de l’Université de Montréal, Henri Cohen, Julieu Bauer et Yossi Lévy, de l’Université du Québec à Montréal, Claire Stem, représentante de la Bibliothèque Publique Juive de Montréal.Ce colloque permettra de faire un tour d’horizon des différentes facettes de l’oeuvre de ce grand philosophe, théologien, médecin et savant que fut Maimonide.Des conférenciers éminents du Canada, des États-Unis, de France et d’Israël présenteront les dernières recherches de pointe menées sur sa vie et son oeuvre.Notons en particulier la participation de Messieurs Henri Atlan d’Israël, Haïm Zafrani, Shmuel Trigano et bien d’autres, ce qui permettra à la ville de Montréal de commémorer de façon éclatante l’anniversaire de ce génie universel.Les sessions auront lieu successivement à l’Université de Montréal, l’Université McGill, l’UQAM et à la Bibliothèque Publique Juive.Pour toute information concernant le colloque, s’adresser à Madame Claire Stem, Bibliothèque Publique Juive, tél.: 735-6535.40 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF.EN BREF JUDAÏQUES Cet automne, le Programme d’Études Juives de l’Université de Montréal a le privilège de recevoir deux professeurs invités, et de ce fait, enrichit son enseignement d’une nouvelle dimension.Madame J.Genot-Bismuth - Professeur à la Sorbonne, Responsable de la Section d’Études Hébraïques et Directrice du Centre de recherches sur la culture rabbinique - nous propose une réflexion sur le judaïsme : est-il réductible à une religion ou doit-on le définir comme une culture au sens des anthropologues ?Pour tenter une réponse, Madame Genot mettra à notre portée son érudition pour nous familiariser avec les centres intellectuels de Palestine et de Babylonie, la constitution des deux Talmud, l’acculturation et la création intellectuelle des Juifs en milieu arabo-musulman, avant de traiter du judaïsme médiéval de l’âge d’or espagnol.Toute autre sera l’approche de la problématique juive proposée par Monsieur Michael Elbaz, Professeur au Département d’Anthropologie de l’Université Laval.Muni des outils de la sociologie et de son immense culture d’anthropologue, il proposera une analyse rigoureuse des mutations sociales et idéologiques qui ont marqué les communautés juives depuis la seconde guerre mondiale : en raison essentiellement de la perte d’un tiers du peuple juif et d’une culture après l’Holocauste d’une part, la communali-sation politique et l’identification des Juifs avec l’Etat d’Israël d’autre part.A partir des données d’une enquête qu’il conduit depuis trois ans, il donnera aussi un aperçu des orientations linguistiques, idéologiques et religieuses de la communauté juive du Québec.Deux cours qui se complètent et qui démontrent le dynamisme des Études Juives à l’Université de Montréal.Renseignements : Bureau C-1000 3150, rue Jean-Brillant Tél.: 343-7327 LE 17 NOVEMBRE 1985 À LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE, IIIe FESTIVAL DU FILM JUIF____________________ Comme par les années passées, ce Festival permettra de visionner les productions les plus récentes des films traitant de la thématique juive ou réalisées par des metteurs en scène Juifs.Seront aussi présentés des films plus anciens, mais qui méritent néanmoins d’être revus ou découverts.Nous donnerons de plus amples informations dans le prochain numéro.LA COOPÉRATION ISRAÉLIENNE DANS LE DOMAINE DE LA PRODUCTION AGRICOLE __________ Dans un monde où la production alimentaire par habitant a baissé dramatiquement au cours des 25 dernières années, Israël fait figure d’exception.Depuis son indépendance, sa production s’est multipliée par douze, lui permettant non seulement de suffire à ses propres besoins, mais encore d’exporter des produits agricoles ; un véritable exploit pour une nation de 37 ans située en zone semi-aride.L’expertise des israéliens en irrigation et en horticulture est aujourd’hui très en demande à travers le monde.Du Pérou en Thaïlande, en passant par le Brésil, le Nigéria, le Zaïre, la Jamaïque, le Burundi et la Côte d’ivoire, les experts Israéliens s’installent et apportent les connaissances spécialisées qu’ils ont développées dans leur pays.«Compte tenu de trois données de base, main-d’oeuvre insuffisante, sols de qualité médiocre, manque d’eau et de sources d’énergie, il était évident que les méthodes traditionnelles ne nous convenaient pas, explique Rafi Glick, directeur du Centre pour l’Agriculture à l’Institut israélien d’exportation ; il nous a fallu en inventer d’autres, et plus particulièrement dans le domaine de l’irrigation».Lors d’une récente conférence sur l’irrigation, dans le cadre d’une exposition agricole, plusieurs visiteurs de pays arabes étaient présent, examinant le matériel.Il y eut même quelque dix mille visiteurs palestiniens, venus pour la plupart de l’autre côté du Jourdain.Les Arabes palestiniens sont aujourd’hui de grands spécialistes en ce domaine au Moyen-Orient, à force d’étudier les techniques et le matériel d’irrigation d’Israël.JUIFS COMME L’ESPOIR Dans son édition du 29 août, le critique du Journal «Le Devoir», Pierre Monette, a lu «Juifs et Juifs, Ashkénazes et Sépharades aujourd’hui», paru chez Autrement, Coll.«Ciel ouvert».On peut juger sa critique positive ou non, l’essentiel c’est qu’elle soit ; même s’il insiste sur nos différences, Juif d’Israël et Juif de la Diaspora, Juif Ashkénaze et Juif Sépharade (il parle de «Diaspora ethnique»), même si à l’occasion il s’aventure à expliquer le problème des «blancs Ashkénazes» et des «noirs Sépharades» en Israël, sa conclusion fort belle nous parle d’un livre «d’une infinie tendresse et d’un attachement des auteurs à ce qu’ils sont», plus loin, «d’un beau et rare dialogue des différences», et pour finir il nous parle de ce livre comme d’un livre «ouvert sur l’espoir».«UN HOMME D’INFLUENCE» Vient de paraître aux Éditions Fail-lard, un livre intitulé «Un homme d’influence».Ce qui frappe de prime abord, mises à part la qualité de l’écriture et la profondeur du traitement du sujet, c’est la rencontre de deux sensibilités : l’auteur socialiste, conseiller du Président Mit-terand, le sujet, un capitaliste bon teint, un grand banquier, cultivé, lettré, érudit, né au début du siècle.Si l’horizon politico-idéologique semble séparer ces deux hommes, le regard sympathique dévolu par l’auteur à son sujet, montre une convergence vers l’universel, peut-être dû à la judéité qui les lie et qui transcende bien souvent les clivages politiques traditionnels.(Référence : Jacques Attali, «Un homme d’influence» Sir Sigmund G.Warburg, 1902-1982, Éditions Faillard 1985).LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 • 41 CARNET wêêêêêêkssêiêsëiêkêê Nous apprenons avec beaucoup de joie les naissances suivantes : ANNA née le 3 août 1985 dans le foyer de Jarmila et Patrick AFRIAT.MICHAËL né le 3 septembre 1985 à LAGUNA HILL (Californie) dans le foyer de Kathy (née Suissa) et David SHAPIRO.ERIK - YEHOUDA né le 22 avril 1985 dans le foyer de Hélène (née AMAR) et Kenny LANGBURT.ILANA- SARA née le 17 février 1985, dans le foyer de Yvette (née ROCHE) et Mitchell ETTINGER.ALEXANDRINE née le 18 mai 1985 dans le foyer de Nadège (née HUCK) et Claude ANANOU.JACOB STEVEN né le 23 août 1985 dans le foyer de Chantal et Guy ISRAËL.BAR M1TZVA______________________ M AZALTOV et toutes nos félicitations à tous ces jeunes qui ont célébré leur bar-mitzva : DAN SOUSSANA frère de Eva, Gad et Léah, fils de Yvette et David, le 22 juin dernier.MIKE et STEVE OHAYON fils de Irène et Armand OHAYON, le 4 août dernier.mÂtWÊÊÊ^ËSÊÊÊiÊKÊÊIKM Les mariages suivants ont été célébrés, et nous présentons aux jeunes époux toutes nos félicitations : Céline Myriam CORBEIL et Georges BOHBOT le 26 juin dernier.Lison ASSERAF et le Dr Jacques ASSAYAG le 28 août dernier.Estrella GOZLAN et Harold SHIFF le 18 août dernier.Marie HAZAN et le Dr Claude COHEN à ÉVIAN LES BAINS le 18 août dernier.Judith HAZIZA et David LEVY le 20 août dernier.mmmmm/WÊiÊÊUÊm Toutes nos condoléances aux familles attristées par les deuils suivants : Mme Sarita DELMAR, son épouse, ses soeurs de Montréal et de Paris, ses nombreux neveux et nièces, pour le décès de : M.Mosès Sh.DELMAR survenu le 21 juillet dernier.Mme Jeannette PTITO, son épouse, Daniel, Vivien, Gérard, Alain et Maurice, ses enfants, Marcel et Armand PTITO, ses frères, pour le décès de : M.Charles PTITO survenu le 26 août dernier.À M.Aaron Nino Bensimon, son frère, Mme Esther Benzekri, sa soeur, Marc, Clara et Estrella, ses enfants, pour le décès de : M.Yaïche BENSIMON survenu le 23 septembre dernier à FREJUS (France).Le groupe P.A.S.I.tient à exprimer ses sincères condoléances aux familles DAHAN et ANIDJAR pour le décès de : Madame Rachel DAHAN survenu à Montréal, le dimanche 4 août 1985.Mme Messody BENCHETRIT, née BENATAR, son épouse, Anne-Marie, sa fille, Sylvain BENCHETRIT, son frère, ainsi que ses belles-soeurs et beaux-frères, pour le décès de : M.Joseph BENCHETRIT survenu le 13 juillet dernier.Mady ANIDJAR (David), Georges DAHAN (Lise), Jo DAHAN (Rose), James DAHAN (Gracia), Lucien DAHAN (Judith) et Monique BOUVARD (Boris), ses enfants, Salvador BENGIOAR, son frère, pour le Mme Rachel DAHAN survenu le 4 août dernier.Messody, Albert, Prosper, Lazare, Tamar, Pinhas, Rachel, Simone, Charles, Miro, Rica, ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, pour le décès de : Mme Alice IBGHY, veuve de Rabbi Chlomo IBGHY, survenu le 7 septembre 1985, à Montréal.À Maurice WIZMAN, pour le décès de sa mère Esther SERROUYA survenu à Paris, le 7 août 1985.Monsieur Raphaël Benhamron (Alegria) son frère, Jimmy, Caroline, Chantal et Alain, ses neveux et nièces, pour le décès de : Madame Rachel BENHAMRON survenu le 11 octobre dernier.M.Raphael Dahan, de New-York, recherche son cousin Meyer OIKNINE arrivé à New-York en 1964/65, par bateau «Shalom», est ensuite venu habiter à Montréal.Si vous connaissez Meyer OIKNINE, appelez au journal 733-3945.La Communauté Sépharade du Québec et «La Voix Sépharade» très attristées par le deuil cruel qui vient de frapper Rita et Bernard FINESTONE (Président du Congrès Juif Canadien) en la personne de leur fils BRIAN enlevé à leur affection dans la fleur de lage, leur présentent leurs très sincères condoléances.42 • LA VOIX SÉPHARADE SEPT.-OCT.1985 VJ MEUBLES ET DECORATION JACK BOHBOT, Directeur 5177 Décarie, Tél.481-1060 Rénovation de meubles cirés, vernis, laqués Tapissier disponible Devis gratuit - Service à domicile TAPIS DE PRIX Meubles d’hier et d’aujourd’hui Stores verticaux et vénitiens Papiers ou capitonnage des murs et plafonds NOUS GARANTISSONS MEILLEURS PRIX POUR LE MEILLEUR SERVICE UNE PHOTO VAUT MILLE MOTS - COIN SALON DE STYLE MAROCAIN RÉALISÉ À MONTRÉAL PAR M.ÉMILE SOUFFI, DE PARIS A remarquer Les extrémités en demi-lune faisant table à lampe Le tapis persan.Le plissé soleil au plafond Le capitonnage des murs et de la porte Le système de son incorporé ar'tti >1*» •¦•Kri ICECREAM EXPIRE PRÊT-À-PORTER 555, Chabanel O.S.1403 Montréal, Qué.H2N 2H8 Tél.: (514) 383-1000 TÉLEX : 05-827525 SAM SAB MTL NOUS SOUHAITONS UNE CHANA TOVA À TOUTE LA COMMUNAUTÉ J
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