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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Novembre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Présence
  • Successeur :
  • LVS
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La voix séfarad /, 1990-11, Collections de BAnQ.

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Canada Postes Post Canada Postage paid Port payé Bulk En nombre third troisième class classe 3ER ï-238 FM-295 E.T.L.(centre-ville) Mtl Novembre / Décembre 1990 Kislev / Tévet 5751 219 Année - Volume rf 1 PUBLICATION DE LA COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUEBEC .& S* ./ ' : .if; ÿ .• &**¦.:», T-;.’ • .r- u arifitim / ¦ - JT- - NOS JEUNES ET LA COMMUNAUTÉ 6383 LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC À VOTRE SERVICE J a Communauté Sépharade du Québec est un organisme voué au bien-être des Sépharades de Montréal et de la Province de Québec.Elle a pour fonction de regrouper, représenter et servir la population et les organismes sépharades dans le but d’améliorer leur bien-être collectif par la préservation et la promotion du culte, de la culture et de leur identité juive et sépharade.Elle oeuvre dans les domaines suivants : ELIGIEUX Encourage et aide la création d’organismes, tels que les synagogues des Constituantes, en vue de satisfaire les besoins spirituels de la Communauté.• Offre un service d’Aumônerie Sépharade dans les hôpitaux .• Opère une Confrérie du Dernier Devoir (Hevra Kadisha) et un cimetière communautaire.• Maintient des registres d’état civil, offre des services d’assermentation, de traduction d’ actes, de rabbins officiants etc.0DUCATION Donne une éducation juive sépharade, de langue française, primaire et secondaire, à plus de 700 élèves dans les 3 campus de I’ École Maimonide.• S’assure que la culture sépharade est enseignée dans les écoles juives et les universités.• Organise un programme de formation de cadres pour préparer les leaders communautaires de demain.• Prépare la création d’un Institut d’Études Sépharades pour parfaire la connaissance de notre culture.A SSISTANCE SOCIALE Le Service d’Assistance et de Référence Sépharade de la Communauté informe et oriente notre population vers les services appropriés, pour les problèmes reliés à l'emploi, la santé, le revenu, l’adaptation sociale et familiale, le logement, l'éducation, l'immigration, les problèmes légaux, etc.• La Commission des Affaires Sociales s’assure que les organismes communautaires de services sociaux répondent aux besoins spécifiques des Sépharades.• Notre service de Bénévolat, qui débute, visite les personnes âgées sépharades dans les hôpitaux et à domicile, et s' adressera prochainement à la jeunesse sépharade en difficulté scolaire ou familiale.• Le Recensement de la Communauté, actuellement en cours, permettra une meilleure définition de nos besoins.NFORMATION Publie le journal “ La Voix Sépharade ”, revue bimestrielle d’information communautaire.• En préparation: une Télévision Communautaire, une brochure sur les services de la Communauté, un Centre de Référence et Documentation Sépharade.INANCIER Organise la Campagne de I’ Appel Juif Unifié dans la communauté sépharade.• Aide à l’organisation de toute autre campagne d’appel de fonds.• Aide au financement des Constituantes et à l’octroi de subventions.OCIO-CULTUREL Organise dos activités culturelles, sociales et récréatives pour toutes les tranches d’âge à travers le Centre Communautaire Juif, le Centre Hillel et les Constituantes régionales.• Organise au Centre Communautaire Juif la plus importante manifestation culturelle sépharade du Canada: la Quinzaine Sépharade.• Organise un cycle de conférences sur des thèmes culturels et religieux.• En préparation: un calendrier communautaire pour permettre une meilleure planification des activités de tous nos organismes.EPRESENTATION Représente les Sépharades du Québec auprès de la communauté québécoise et canadienne; des gouvernements fédéral, provincial, municipal; des ambassades et consulats; de la communauté ashkénaze et de ses institutions; des communautés sépharades de la Diaspora et d’ Israël.• Développe des échanges avec les autres communautés culturelles.• Renforce les liens de la population sépharade avec Israël .• Défend les intérêts de I’ État d’ Israël auprès de la communauté québécoise et la sensibilise à la réalité israélienne. SOMMAIRE ?> pn ISRA6L J tr " ülSiil Horizon Séphardi Mauricio Hatchwell, et " Séfarad 92 ”.29 Convention Sépharade à Chicago.30 Le sionisme après 1948.31 Présidium de la Fédér.Séphardie Mondiale Éditorial.5 Communauté Sépharade du Québec Aff.Sociales: Drogues et Judaïsme.6 Rel.Publiques: Synthèse des ateliers du Colloque.8 Ress.Humaines: La relève communautaire.11 Aff.Religieuses: Recherche en fraternité.14 Patrimoine Sépharade Le Merkhaz Sépharade.26 Nouvelles Communautaires Un grand jour à Maimonide.16 Appel du Comité de Financement.C.C.J.: Suzanne Dadoun.19 C.C.J.: Le Club des Jeunes Adultes Le groupe P.A.S.1.22 Nouvelles brèves.25 DOSSIER Avant propos.33 Les institutionnels.34 Ceux par qui la religion arrive?.36 Ce que pensent les aspirants.38 Protection de la jeunesse.39 Quand le Mashrek.40 ,s\*v.Sépharade nouveau.41 Le Fédéralisme oui.42 La souveraineté.43 Nouvelles parutions L’héritage de tante Carlotta.56 Le retour d’Israël.56 Les nouveaux cahiers de l’alliance Israélite.57 I ¦’aula tics L'héritage :le tame (arhMi Monde Juif Taglit.des mots pour le dire.44 Chalom.Chalom.45 Divers Patrimoine familial et planification.54 Carnet.58 Israël et Moyen-Orient Saddam Hussein et le Golfe.48 Message d’Israël à l’O.N.U.50 Arabs against Arabs.53 L A VOIX SÉPHARADE ¦ NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 De plus en plus de lecteurs s’abonnent i à la Voix Sépharade, faites-le vous aussi ! Comité de promotion de la Voix Sépharade Jacky Benhamou, président Abonnement de soutien La Voix Sépharade EU $20 (Québec seulement) ?$36 (Ontario et l’étranger) No sur l’étiquette de votre copie: Nom et Prénom:_________________ Adresse complète:______________ Ville, Province:_______________ Pays:__________________________ Code postal:___________________ Téléph:________________________ I S’il vous plait joindre votre ¦ chèque à ce bulletin et | envoyer le tout dès | aujourd’hui à: ¦ Communauté Sépharade du J Québec I 4735, Chemin de la Cote Ste | Catherine | Montréal, Qué.H3W 1M1.panada.L A VOIX SÉPHARADE n NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la : COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 4735 Chemin de la Côte- Ste- Catherine Montréal (Québec) CANADA -H3W 1M1 Tél.: (514) 733-4998 - 733-3945 Président de la Communauté Salomon Oziel Directeur Général James Dahan V EDITORIAL Des jeunes pour la Communauté Responsable de l’information et Rédacteur en Chef Judah Castiel Adjoint à la rédaction Raymond Eljarrat Directeur de la publication et publicité Jean -Claude Léon Secrétariat Gisèle Azoulay, Viviane Eljarrat-Glick Responsables des rubriques Communauté Sépharade du Québec: Daniel Amar Nouvelles communautaires: Raymond Eljarrat Patrimoine Sépharade: Coty Benchétrit Monde Juif : Raymond Eljarrat Israël et Moyen-Orient: Raymond Eljarrat Dossier: Raymond Eljarrat Collaborateurs Amnon Suissa, David Fitoussi, Avi Bendayan Rabbin Moïse Ohana, Gisèle Ninio-Grynberg, Elisabeth Molkou, Emile Malka, David Lévy, Yossi Suissa, Nelly Roffé, Edmond Elbaz Imprimerie: Les Editions du Richelieu.Expédition postale: Paul A.Joncas inc.N.D.L.R: Le contenu des textes publiés reste sous l'entière responsabilité des auteur(es).Tout droit de reproduction est interdit, sauf avec autorisation.La Voix Sépharade, Journal de la Communauté Sépharade du Québec est tirée en 7000 exemplaires et publiée 5 fols par an.6200 des 7000 exemplaires imprimés sont acheminés par vole de poste à Montréal, à Québec, à Toronto et dans le reste du Canada, ainsi qu'aux Etats-Unis, en Amérique Latine, en Europe de l'Ouest et en Israël.No de T Organisation Internationale de Normalisation : ISSN 0704-5352 .Dépôt légal : Bbliothèque Nationale du Québec.Bblbthèque Nationale du Canada.Courrier de 3e classe , permis No FM 295.La Voix Sépharade e6t publiée grâce aux subventions : -des Services Communautaires Juifs ( AJCS ) -du Secrétariat îi' « #•> •=< *?> ISME1 •w ¦'SÈ Des mots forts chargés de sens, d’émotion, d’énergie sont prononcés parcertains participants au dit Projet, d’autres paralysés devant nos questions, se contentent de murmurer quelques syllabes, la gorge serrée, les yeux au bord des larmes.Tous vous font sentir la richesse immense qu’ils ont tirée de vivre une expérience, physiquement exténuante mais tellement gratifiante sur le plan personnel.Tous ont embarqué dans le projet parce qu’un ami, un frère, une soeur leur en a parlé, tous sont partis gonflés à bloc et sont revenus «super boostés», tous ont développé un amour pour Israël, hors du commun, tous ont pris conscience de leurs racines juives qu’ils s’apprêtent à nourrir pour les fortifier afin que fleurisse en eux cette âme juive à laquelle beaucoup d’entre nous aspirons sans jamais l’atteindre pleinement.Bref, un jeune de PASI est sûr de deux choses : il sera encore plus Juif qu’avant, il aimera Israël plus qu’avant.D’ailleurs ce n’est point le fruit du hasard si de nombreux ex-"Pasistes” sont devenus des leaders communautaires et que certains d’entre eux ont fait leur alyah.Alors pourquoi se poser des questions ?Tout simplement parce que pour la première fois, le motivateur en chef du projet, James Dahan laisse percer une certaine lassitude.Non pas une fatigue physique, mais un «ras le bol» d’être obligé chaque année de recommencer les mêmes choses pour ce projet qui indiscutablement fait une large unanimité, dont on ne cesse de faire l’éloge, mais que certains leaders communautaires ne reconnaissent pas à sa juste valeur, alors qu’il est né à la suite d’une formation des cadres de la Communauté et qu’il constitue le seul projet concret d’attachement de la communauté sépharade d’ici avec Israël, chose que le Consul Général d’Israël, M.Chalom Schir-man n’a pas manqué de souligner au cours d’une réception que le groupe PASI lui offrait pour le remercier pourtout le support qu’il leur avait consacré.On dit souvent : « Quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console », l’illustration d’une telle assertion, fut vécue par M.Emile Malka, président de la Fédération Séphardie Canadienne, témoin de la fierté et de la couverture média en France des 12 bar-mitzvot organisées par la Communauté Juive de France, alors que la Communauté d’ici, Depuis sa gestation, sa formation, son action, ses réalisations de 1984 à nos jours, tout ce qu’on a écrit sur le projet PASI, rendrait jaloux l’ange le plus proche du Tout Puissant.simultanément, patronait 60 bar-mitzvot presque en catimini.De là la question : PASI ne se ferait pas connaître plus sur le plan international, dans la Diaspora sépharade ?Cette méconnaissance du projet, en dehors d’un cercle restreint est une cause de frustration ; car déjà il est difficile d’être prophète en son pays, si en plus on ne l’est pas ailleurs ?.PASI continuera parce que c’est un grand projet, mais nos leaders communautaires ne devraient pas surévaluer «la capacité d’absorption» de ces jeunes «fanas» de l’action sociale, car si Cabri est fatigué, il faut appeler le docteur.Poussés par la curiosité nous avons voulu savoir plus sur ces Jeunes qui ont participé au projet PASI 90.Sont-Ils différents des autres?Quelle motivation les anime?quelles sont leurs perceptions de la société d’ici?Leur expérience acquise en Israël peut- elle être recyclée dans des projets Ici-même?Écoutons les réponses fournies par quelques uns des participants (page suivante).NOVEMBRE / DECEMBR 1 990 “ In vivo Muriel «.Le projet lui même m’a emballé, mon amour pour Israël et mon attachement, mon désir d’aider les personnes dans le besoin ont fait le reste.De toutes les activités en Israël, je garde un souvenir ému des Bar-Mitzvotn.D’ailleurs le vécu israélien s’est avéré plus intéressant que l’idée que je m’en faisais avant mon depart.La joie des enfants, être interpellés par notre nom, savoir qu’on est attendu, tout cela n’a pas de prix.On lit dans les yeux de ces enfants une joie immense a l’idée de savoir que des juifs venus de très loin, s’intéressent à eux.J’estime que l’expérience acquise à PASI est facilement recyclable dans des projets analogues ici dans notre communauté.Non, la politique, ne m’intéresse pas particulièrement, par contre j’estime que l’éducation juive est une nécessité.Si demain PASI redémarrait, je serais là en première ligne» !H1§§§ Debbie « .C’est à travers l’émotion transmise par des camarades de PASI que j’ai pris contact avec le projet.Le fait d’avoir effectué un retour à la religion m’aida à embar- 3uer dans le projet dont le contenu répon-ait à une mitzvah.En travaillant avec Cabri et le groupe j’ai développé un certain sens social, une implication communautaire, amplifiée après le retour d’Israël.Je pense continuer mon engagement communautaire, au Centre Hillel par exemple.Je reste persuadée que cette expérience a rempli un grand vide en moi.Si j’ai trouvé que le travail n’était pas aussi harassant que prévu, les bar-mitzvoth et les activités avec l’Age d’Or ont laissé en moi une profonde empreinte.Les gens de là-bas nous attendent chaque année.C’est vrai qu’on pourrait faire des projets analogues ici, avec les personnes de l’Âge d’Or, les enfants juifs et non-juifs.Non la politique ne fait pas partie de mes priorités, manque de temps.La séparation du Québec?Cela m’inquiète, certains parlent de quitter le pays.» « .J’ai connu l’existence de PASI par une ancienne participante.Au début, j’étais assez incertain.Il faut dire qu’après ma participation, ma conscience communautaire s’est beaucoup raffermie.L’expérience en Israël m’a paru incroyable, difficile en soi mais tellement gratifiante: c’est quelque chose de voir cet enthousiasme percer dans les regards d’enfants, heureux de savoir que d’autres pensent à eux.Il est certain que l’expérience que j’ai acquise en participant au projet PASI me servirait à la mise en place de projets locaux.Je dois ajouter que j’ai beaucoup acquis du point de vue de l’organisation au contact de Cabri.C’est depuis mon retour que je m’intéresse plus à la politique israélienne.Je pense avoir acquis une certaine connaissance du pays qui m’aide à mieux comprendre les enjeux du problème israelo-arabe.Pour l’éducation mon option ressemble à celle que j’ai suivie, à savoir une école privée juive, anglo-francophone.Le nationalisme québécois?Il me laisse indifférent.» MB-w.« Enfin, sache que PASI doit continuer à fonctionner car c’est un projet trop important.L’impact que cette expérience a sur les jeunes est incommensurable et a des effets très positifs et très importants.La preuve c’est que 4 des 10 jeunes montréalais qui ont fait leur Alya ont été marqués par PASI.Que PASI soit une cause directe ou indirecte, là n’est pas la question car qui sait?L’important c’est qu’à travers PASI on acquiert non seulement une formation de cadre mais surtouton développe un amour et des attaches avec le vrai Israël et les vrais Israéliens».Orna «.La seule représentante de Toronto cette année, j’aimerais dire à tous les jeunes adultes qui n’habitent pas Montréal, combien PÀSI m’a marqué et combien j’ai été touchée au plus profond de moi par une expérience unique, que je souhaite à beaucoup de jeunes de vivre.Voir Israël c’est bien, voir Israël à travers PASI, c’est voir un côté vrai, réel et humain de la situation de nos frères juifs.Merci à Cabri de m’avoir fait découvrir cette merveilleuse aventure».L A VOIX SÉPHARADE II NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Les faits en 1990 ' & ¦ - B M Seize adolescents et adolescentes sous la houlette de Cabri, secondé par le professionnel du département Jeunes-Adultes du C.C.J., Sidney Benizri, se rendirent en Israël plus particulièrement au Neguev, plus précisément dans les cinq villes de développement Beer-Sheva, Ofa-kim, Netivot, Sdérot et Yerouham.L’arrivée de nos envoyés spéciaux ne passa pas inaperçue.Le projet PASI s’est fait un nom en Israël.Les habitants des cinq villes en développement, jeunes et moins jeunes leur réservent un accueil plus qu’enthousiaste, chaleureux.Fêtes et kermesses se déroulèrent dans une atmosphère fraternelle.Les jeunes de PASI marquèrent, à l’instar de leurs prédécesseurs, leur passage en Israël d’une marque indélébile.Beaucoup de participants furent remplis d’émotion lors de certaines cérémonies comme par exemple les Bar-mitzvoth, événements que les enfants et leurs familles graveront dans leur mémoire d’une manière profonde.La qualité des événements se coupla de la quantité des participants.Des chiffres?Spectacles enfants 5150 participants -journées olympiques 850 - spectacles adultes 9500 - journée plage 1200 - Téfi-lah (2 villes) 110 - Age d’or 275 - Bar Mitzvoth 285 - activités sportives 250 .L’implication totale des jeunes "Pasis-tes" se traduisit par une dépense énorme d’énergie, qui rapporta des tonnes d’affection et d’amour de la part d’Israeliens, heureux et fiers que d’autres juifs, ceux-là de la lointaine Diaspora américaine, vien- nent pour eux, preuve concrète de liens qui unissent le peuple juif - PASI reste à ce jour, le projet le plus gratifiant et le plus valable monté par la Diaspora pour Israël.Un projet vivant qui non seulement se doit de survivre, mais aussi de se développer.L A COURS PERSONNALISES Mathématiques, physique (électricité, optique,.) et chimie Tous niveaux iusau’à la maîtrise Succès garanti par professeur particulier offrant ses services depuis 20 ans, Daniel Tolédano, ingénieur de l'École Supérieure d'Électricité de Paris, membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec.(514) 487-3415 VOIX SÉPHARADE m NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 NOUVELLES BREVES.NOUVELLES BREVES.NOUVELLES BREVES.NOUVELLES BR.Visite des anciens combattants de T’sahal Le Consulat d’Israël à Montréal a accueilli le 10 septembre dernier dans ces bureaux, un groupe de 10 anciens combattants handicapés de «T’sahal» en tournée au Canada.Chaque année, le «Beith Halojem» (Maison du combattant), institution à but non lucratif qui développe des programmes de réadaptation pour des handicapés de guerre, organise des voyages à travers le monde en envoyant des délégations d’anciens combattants.La communauté juive montréalaise a été étroitement impliquée dans ce projet.L’un des objectifs, sensibiliser les membres de la Communauté à cette réalité.Mordechai Schu-mueli, 27 ans, résidant au Moshav Katchur et blessé pendant la guerre du Liban en 1985, reconnaît n’avoir jamais reçu pareil accueil: « C’est un traitement exceptionnel, significatif et très stimulant » Peter Pozner, 45 ans, de Jérusalem, a perdu son bras gauche pendant la guerre des six jours en 1967.Il est le photographe du groupe III II témoigne, à travers son occupation, de la capacité de réadaptation des handicapés en Israël.« Grâce à l’appui et le support des gens j’ai pu me faire une place comme professionnel».Sur le conflit du Golfe Persique, M.Pozner admet que « le combat psychologique que Saddam Hussein mène est très dangereux pour toute la région» Daniel Lavi, 22 ans de Ramat Hasharon affirme que « la folie d’un homme ne déstabilisera pas Israël» .Toutefois « le soutien inconditionnel des palestiniens vivant en Israël à l’invasion irakienne, prouve qu’lsraël n’a pas encore trouvé d’interlocuteurs crédibles».Puis le tout nouveau Consul Général d’Israël à Montréal, M.Itzhak Lébanon a souhaité la bienvenue au groupe et remercié au nom du Gouvernement d’Israël les quelques familles juives présentes à la réception.Il a poursuivi son allocution en souhaitant une Bonne Année 5751 à tous L A Par Avi Bendavan les présents, à tout le peuple juif, et en espérant accueillir bientôt une autre délégation.Notons au passage que PASI organise chaque année une journée d’activités particulièrement appréciée par les anciens combattants.Les études en Yeshiva pour francophones Les yéchivot francophones en Israël, connaissent ces dernières années un épanouissement remarquable étant particulièrement adaptées aux besoins spirituels et intellectuels des aspirants-élèves.Les conditions d’admission sont prises en charge par l’Office des Étudiants (Min-hal Hashudentim) qui vous oriente vers la Yéchiva la plus adéquate à vos aspirations spirituelles.Le candidat doit être âgé généralement de 17 ans au moins et 22 ans au plus et avoir en tout cas terminé ses études secondaires.Les frais d’étude et logement sont à la charge de l'étudiant désireux de s’inscrire à une yeshiva pour une période inférieure à un an.Par contre, une aide financière de l’office des Étudiants s’étend sur une période de 4 ans, dans laquelle les étudiants profiteront aussi d’une programmation extra-scolaire très variée comme des journées d’études et séminaires, excursions, Omeg Shabat et plus.Pour plus d’informations, contacter: Israël Aliyah Center, 5250, Bout.Décarie, Montreeal, Qué.H3X 2H9.Tél.(514) 486-9526.Office des Étudiants, (Minhal Hastuden-tim), Section des Yeshivots, 15 Hillel Street.94581 Jérusalem, Israël.Tél.02-241121 Les Juifs d’Albanie, aujourd’hui (Extrait du OJI, bulletin informatif du Congrès Juif Latino-américain, à Buenos Aires, Argentine).New York-(OJI) Selon le Congrès Juif Mondial, la situation des Juifs en Albanie est pareille au reste de la population albanaise, sans souligner aucune discrimination racial ou antisémite.L’instabilité politique et sociale que vit actuellement ce pays a permit de briser en partie d’une certaine façon ce " mur secret" qui a entouré et isolé à la fois l'Albanie.Le CJM commence à recevoir les premières informations fiables sur-la situation des Juifs dans ce pays.Le président de la Communauté Juive de Grèce, M.Joseph Louinger affirme: « qu’il n’existe pas en Albanie une Communauté juive organisée».Plusieurs familles qui désirent faire l'Alyah en Israël, reçoivent le support de la Communauté juive hellénique en leur facilitant un premier accueil transitoire à Athènes.A Tirana, capital de l’Albanie, vivent encore approximativement 40 familles qui totalisent quelques 215 Juifs.La plupart d’entre eux sont d’origine « judéo-grec» La situation des Juifs albanais peut être considérée comme bonne, ou vraisemblablement, aussi mauvaise que celles des citoyens albanais.Les conditions économiques sont très difficiles.La viande par exemple, est rationnée à un kilogramme par famille par semaine, gros problème pour les familles juives de 5 ou 6 membres pour la plupart d’entre elles.La nature strictement fermée et la politique primitive d’isolement du régime albanais, n’a pas permis aux Juifs de ce pays d’avoir quelque contact formel avec des Juifs de l’extérieur, mais M.Elan Steinberg, directeur exécutif du C.J.M.espère « qu’avec le soutien de la Communauté juive de Grèce, on puisse arriver à établir des premiers contacts».VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Patrimoine Sépharade Hier encore.aujourd’hui toujours A lire l’historique du Merkaz Sépharade, on ne peut s’empêcher de faire un retour en arrière, 1956au Maroc.A cette époque, notre pays d’origine vivait dans l’euphorie de l’Indépendance; certains de nos corellglonalres commençaient à se poser des questions mais pour la plupart c’était « business as usual» On célébrait encore nos fêtes dans la joie et dans la pure tradition sépharade.A cette époque seulement quelques audacieux pliaient bagages qui vers Xérès (lire Israël) d’autres vers le Canada avant la visite du Général De Gaulle, croyant mordre à la thèse de Christophe Colomb ou de l’Amérique.cette autre terre de Canaan.La réalité?Des témoins de cette époque pourraient nous en dire long.Raconter leur histoire c’est remettre en perspective l’histoire de la Communauté Sépharade du Québec.De ces rares juifs marocains qui à cette époque choisirent d’immigrer au Canada, la famille Ezagui constitue un exemple type du juif qui changeant de terre transporte toujours avec lui ses traditions, et sa mémoire.Le regretté Rabbin Salomon Ezagui voulant, dès son arrivée au Québec poser la première pierre de l’édifice spirituel, garant de notre pérennité comme Communauté.Il sentit le besoin de reunir les quelques Sépharades perdus dans cette «mer inconnue».C’est alors qu’il réussit de peine et de misère à réunir quatre personnes dans une vieille synagogue sur la rue St.Dominique.De 1956 à1973, si lafréquentation des lieux de culte augmentait, les locaux restaient des locaux de fortune, on ne dépassait pas le niveau des sous-sols ou quand on le faisait c’était pour monter à la hâte dans un couloir, rue Westbury.Cet itinéraire digne de Jacob, dura dix huit années (chiffre significatif?) car en 1973, le Merkaz s’installe dans ses propres pénates, un duplex sur la rue Van Horne coin Légaré.Quel chemin parcouru depuis! 30 personnes en 1958, 280 en 1973 et toujours la même constance dans ses objectifs: sauvegarder et promouvoir les valeurs sépharades.Si pendant dix huit ans les fondateurs et les animateurs de ce qui devait être le Merkaz Sépharade ont lutté avec courage MERKAZ r Il est-ce qu'on est près du Merkaz ?et abnégation pour maintenir les structures physiques, lutte sur le terrain donc horizontale, aujourd’hui le Merkaz Sépharade s’adonne aux luttes spirituelles donc élévatrices, donc verticales.C’est l’organisation d’activités cultuelles et culturelles à l’année longue avec la participation de conférenciers réputés, c’est l’organisation de cours à tous les niveaux, Halakha, (avancés et débutants), cours pour dames, Torah, Shalom Bayit, cours pour jeunes avec préparation à la Bar-Mitzvah, éducation sur le Judaïsme et les traditions sépharades.Des programmes qui maintiennent les 3 étages du Merkaz en perpétuel mouvement.Trois activités sont à mettre au crédit du Merkaz Sépharade, à savoir : l’accueil des Baal Techouva, qui se fait dans une atmosphère sereine, sans entrave, sans complexe d’aucune sorte.Les cours pour dames du rabbin A.Bengio, qui ont lieu chez une dame du groupe.Enfin les cours d’éducation juive dispensés aux enfants qui fréquentent les écoles publiques.Parallèlement à ses activités religieuses, le Merkaz Sépharade s’adonne aux activités sociales, histoire de former le contact et les échanges entre ses membres, et de permettre de forger une solidarité de groupe, un sentiment d’appartenance, tremplin pour affronter le futur.Et demain?Le Merkaz Sépharade s’est donné des objectifs haut de gamme: se doter d’un Rosh Yeshi-vah pour la formation des cadres rabbiniques et assurer la relève, la formation desshohatim, mohalim, paytanim, hazamin, sofrim etc.En 1991, le Merkaz Sépharade fêtera ses dix huit années.L’atmosphère sereine, que l’on retrouve, l’accueil ouvert à tous et à toutes de nos coréliginaires pour qui le Sépharadisme est important, nous rendent optimistes.Optimistes parce que les Sépharades ont toujours recherché de vivre leurs valeurs dans la joie et l’enthousiasme; les résultats obtenus particulièrement chez les débutants adultes qui effectuaient un retour aux sources est hautement significatif.Le Merkaz Sépharade n’est pas né d’une génération spontanée mais le fait d’un travail et d’un amour pour le Séphardisme qui ne demande qu’à se perpétuer.Plus le temps passe, plus les besoins grandissent pour affirmer son identité dans une société de plus en plus plurielle.Ce saint combat ne sera triomphal que si tous y mettons notre part des choses.En attendant l’arrivée des Martiens, rendez-vous au Merkaz Sépharade, au menu, du Judaïsme de haut calibre, des maîtres exceptionels, une ambiance saine et de l’eau et du café à go go.Raymond Eljarrat L A VOIX SÉPHARADE il NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 INSTITUT DE LA CULTURE SÉPHARADE de la Communauté Sépharade du Québec Le Centre d’Etudes PARDES offre cette année quatre cours.A) ETUDE BIBLIQUE 1, et 2, par Mr.Joseph Gabay Qui portera sur la constitution de l’identité hébraïque, l’Exil et la libération lus à travers les commentaires de Nahmanide et du Or Hahayim Hakadoch.B) INTRODUCTION À L’AGE D’OR ESPAGNOL 1 et 2, par M.Jaime Benabou Qui permettra aux participants de se familiariser avec la vie et l’oeuvre des grands noms du Sépharadisme.Première session Tous les mercredis du 17 octobre au 19 décembre 1990 (10 séances ) 19h 15 à 20h 30 Etude biblique 1: Les patriarches, étude du livre de Béréchit 21 h 00 à 22 h 15 Introduction à l’Age d’Or espagnol: Situation historique, les grandes figures du Judaïsme espagnol; Judah Halévi, Ibn Gabirol, Maimonide, Ibn Ezra, Nahmanide, Abravanel, Moshé Cordovéro.Deuxième session Tous les mercredi du 7 février au 25 avril 1991 (12 séances ) 19h 15 à 20h 30 Etude biblique 2: De l’Exil à la libération: étude du livre de Chemot 21 h 00 à 22h 15 Introduction à l’Age d’Or espagnol 2: Choix des textes; Le Kuzari, les huit chapitres de Maimonide, introduction à la Cabbala de Rabbi Moshé Cordovéro.Ueu: Communauté Sépharade du Québec, 4735 chemin de la Côte Ste.Catherine.Coût: 50.$ par session Pour tout renseignement et inscription, appelez Daniel Amar au 733-4136 Programa de Becas « Séfarad 92 » La direction générale des Relations culturelles du Ministère des Affaires Extérieures d’Espagne offre des bourses d’études aux membres de la Communauté Sépharade à l’occasion de «Séfarad 92».Pour toute information complémentaire, veuillez vous adresser à la Communauté Sépharade du Québec et demander Mme Ofélia Israël au 733-4998.El grupo de Trabajo « Séfarad 92», integrado en el seno de la Comisiôn Nacional para la Conmemoraciôn del Quinto Centenario, centra sus ac-tividades en la conmemoraciôn y rememoraciôn de la importante heren-cia cultural dejada por los judios es-pafioles.Elio con una doble vertiente divulgativa de cara tanto al interior como hacia el exterior de nuestras f ronteras y presidido por un objetivo de redescubrimiento o reencuentro con las raices judias de la cultura es-pafïola.Estos objetivos quedarian en gran parte incumplidos, si no se arbi-tran las medidas necesarias para facilitar a un selecto grupo de descendientes de los judios expulsa-dos de Espafta la posibilidad de inda-gar acerca de un pasado y una cultura que comparten con el resto de los espafïoles.Desde este punto de vista y movida por estas motivaciones la Direcciôn General de Relaciones Culturales y Cientificas del Ministerio de Asuntos Exteriores, ha decidido convocar 15 becas para sefardîes interesados en realizar estudios de tercer ciclo o in- vestigaciones en Espaha durante el curso académico 1991-1992, con ar-reglo a las siguientes bases: Estudios Preferentemente en el campo de las Humanidades.Excepcionalmente, podrân considerarse solicitudes para otros campos.Candidatos Sefardîes, no espafïoles, independi-entemente de su lugar de residencia, con la titulaciôn necesaria para los estudios a realizar y conocimiento suficiente de la lengua espafïola.Pgraçiôn Entre 3 y 12 meses, a partir de octubre 1991.Solamente podrân ser pror-rogadas aquellas becas cuya reno-vaciôn esté plenamente justificada.Dotaciôn 75.000.- pesetas mensuales y seguro médico, no farmacéutico.L A VOIX SÉPHARADE il NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 DANIEL M.OUAKNINE £7S NOTAIRE / NOTARY conseiller juridique ^ NOTAIRE /NOTARY RAPHAEL SALAMA TEL.: (514) 481-2021 1 Place Ville Marie Téléphone: (514) 397-1331 Suite 1615 Télécopieur: (514) 397-0530 Montreal, Que.H3B 2B6 5513 MONKLANO, MONTRÉAL, QUÉBEC H4A 1C8 I H J D cn 11 O N-H S c 0 c« Ua oc 1 E c O c 0 G» 1 3 CQ V U 3 CÛ HENRI A C 0 C A consultant Ancien Conseiller auprès des Ministères de l’Immigration (Ottawa / Québec) Le Carré Gouin, 5995 Gouin ouest, Suite 10b Montréal (Québec), Canada HbJ 2P8 Tél: (51b) 7b5-b5S6 Fax: (51b) 7b5-6b5b Tel : 739-1662 SUR RENDEZ-VOUS oc.\on md.lmcc MÉDECINE GÉNÉRALE 5885 Côte des Neiges, suite 401, Montréal, Québec H3S 2T2 FAX: 735-0244 TEL: 735-6639 Dr.Gaby Zagury, m.d„c.c.f.p.Médecin de famille 5845 COTE DES NEIGES, SUITE 270 MONTREAL, QUEBEC.H3S 1Z4 Lundi au vendredi 8 hres à 18 hres, RDV le jour même.Tél.: (514) 933-3337 Cel.: (514) 591-5885 Docteur Ifrah Jacob Chirurgien Dentiste, D.M.D., D.F.M.M.Sur rendez-vous CENTRE DENTAIRE SAINT-HILAIRE 1834, Ste-Catherine O., 3è étage Urgence et Montréal, Québec, H3H 1M1 Fin de semaine (514) 481-5455 Métro Guy, sortie St-Mathieu 731-7721 CLINIQUE DENTAIRE LAS R Y & LAS R Y DR.JOELLE LASRY / DR.RACHEL LASRY RENDEZ-VOUS: JOUR - SOIR SERVICE D'URGENCE 5845 COTE DES NEIGES, SUITE 100 MONTREAL, QUÉ.H3S 1Z4 L A VOIX SEPHARADE DR CLAUDE COHEN CHIRURGIEN DENTISTE 1668 DE MAISONNEUVE O.MONTRÉAL, QUÉ.H3H 1 J7 (Métro Guy, Sortie St-Matthieu) Tél.: 933-3641 NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 ;—« Mi « Bienvenido a Montreal, Senor Hatchwell!! » M.Émile Malka, président de la Fédération Séphardie Canadienne.Message du Président J’ai le plaisir de vous annoncer qu’à partir d’octobre 1990, L’Horizon Sephardi paraîtra en même temps que LA VOIX SÉPHARADE.Il sera Intégré dans cette derntere et profitera de sa large distribution.L’Horizon Sephardi sera l’organe d’information et de liaison avec toutes les Fédérations Sépharades et surtout avec Israël.Au nom de la Fédération et par l’intermédiaire de notre bulletin, j’ai le plaisir de rendre hommage à M.Maurice Benzacar notre ancien président pour la qualité de son engagement et de son action.L’année 1992, marquera le 500ième anniversaire de l’expulsion des Juifs d’Espagne.Dans cette perspective, une réception organisée par la Fédération Séphardie Canadienne en honneur de M.Mauricio Hatchwell Tolédano, Président du Comité International du projet « Sefarad 92» et figure marquante du Judaïsme Espagnol, a été offerte le 6 septembre dernier à la Synagogue Petah Tikvah de Ville St.Laurent.M.Charles Chocron, animateur de la soirée et ex-président de la Fédération Séphardie Canadienne salua l’assistance et présenta l’invité d’honneur, M.Mauricio Hatchwell.M.Salomon Oziel, président de la Communauté Sépharade du Québec exprima sa joie et celle de toute la Commu- nauté de pouvoir accueillir à Montréal « ce philantrope juif Sépharade reconnu mondialement».Il présenta à M.Hatchwell, l’ensemble des leaders communautaires présents et remercia la Fédération et son Président, M.Emile Malka pour l’organisation de la soirée en encourageant la Fédération Séphardie Canadienne à main- tenir une liaison continuelle avec les comités de travail existants.M.Oziel parla de « sensibilisation du Séphardisme» en rapportant que 1992 devra être une date où la Communauté Sépharade pourra manifester toute sa culture et satradition, mais aussi une date de deuil, où on commémora la tragique expulsion des Juifs d’Espagne en 1492.M.Emile Malka présenta « Séfarad 92» comme un des événements les plus marquants de la décennie qui réhabilitera la Culture Sépharade et dont l’impacte socioculturel sera très important.Après avoir résumé le curriculum de M.Hatchwell, M.Malka lui céda la parole.M.Hatchwell démarra son allocution avec force en racontant une anecdote vécue auparavant à Montréal et qui « symbolise la tradition vivante du Séphardisme» au Canada, et félicita avec émotion, toute la Communauté Sépharade.En tant que Président du Comité Mondial, il présenta le projet « Séfarad 92» comme une réalité née en mars 1987 à New york et qui prit force plus tard avec le support de M.Itzhak Navon, ancien Président de l’Etat d’Israël.Il souligna au Il s'est dit fier des réussites Sépharades De gauche à droite, on reconnaît: M.Mauricio Hatchwell-Toièdano, M.Émile Malka, le Dr.Charles Chokron et M.Lucien Benarroch.VOIX passage que les comités des pays anglo-saxons ne surent pas gérer les divers projets présentés à l’époque, ce qui nécessita de sa part une plus grande implication .Selon lui, le message de « Séfarad 92» adressé à nos frères ashkénazes, concrètement pourrait se résumer ainsi: « Ashkénazes et Sépharades forment un même peuple et chacune de ces cultures forment une composante d’un même patrimoine» Il rappela que 1492 symbolise à la fois la découverte de l’Amérique, mais aussi la tragique expulsion des Juifs d’Espagne, tragédie qui aura aussi pour conséquence un déclin rapide du Royaume Espagnol et de la « Peninsula Ibérica».L’édict d’expulsion du 31 mars 1492 ordonné par le roi Fernando et Isabel « La catôlica », clôturera ce que tous les historiques ont appelé la période de l’Age d’Or 0 espagnol, période qui vit naître Judah Halevi, Iben Gabirol, Iben Ezra, Moshe Cordovero et le Grand Maimonide.Il souligna le rôle décisif des juifs espagnols dans la civilisation méditerranéenne et la forte influence de la culture arabe.L’année 1992 devra être aussi le 5 ieme centenaire de cette brusque interruption.Dans cette perspective 1992 devra être aussi la fête de la pensée, tant il est vrai.M.Hatchwell profita de son intervention pour inviter les Sépharades à un effort d’ouverture vis à vis des Communautés non juives dans la programmation des activités relatives à « Séfarad 92» Concernant plus précisément les activités, M.Hatchwell présenta la programmation de « Séfarad 92» qui servira aussi comme véhicule didactique à la célébration de l’Exposition Universelle à Séville (Sud de l’Espagne ) en 1992 et les Jeux Olympiques à Barcelone.La préparation d’une exposition itinérante est incluse dans le projet de programmation ainsique la récupération d’une synagogue espagnole, transformée aujourd’hui en église.D’autres projets compléteront cette programmation qui reste ouverte à toute autre proposition d’activités.Pour terminer son exposé et avant de remercier les assistants et répondre à des nombreuses questions, il invita tout le monde à être à la fois tolérant et persuasif pour bien mener àterme « Séfarad 92» qui promet d’être l’événement culturel par excellence de l’année 1992.M.Ralph Bénatar, ancien président de la F.S.C.clôtura la soirée en remerciant M.Hatchwell, ainsi que tous les invités.Avi Bendayan Convention Sépharade à Chicago 31 Août - 2 septembre 1990 Perdu dans ce désert de building sous l’égide de la Fédération Séphardie Canadienne, le petit groupe Montréalais appréhendait, avec raison, l’accueil généreux de la convention de Chicago organisé par la Fédération Sépharade Américaine au luxueux hôtel « Hyatt Regency» La chaleur humide de cette journée, veille de Shabbat, annonçait un programme chargé et minutieusement orchestré.Après un bref enregistrement, le visage dégagé des poussières citadines, l’heure de la prière du vendredi soir arriva.Le service du Shabbat était chanté par le Rabbin Hayyim Kassorla.Mais les ovations étaient tournées vers l’accent oriental de Sydney Benizri qui devînt, par extension, le cantor attitré de la convention.A huit heures, le souper du Shabbat, aux tables rondes de petits groupes familiers, nous écoutions une intervention aux couleurs de conférences du Dr.Jane Gerber, directrice du département d’étude Sépharade à l’université de New York.Tard le soir, le vin sur les nappes blanches imposa un changement de salle et de thème.Avec un modérateur aussi habile que M.Elcott, un débat polémique s’engagea sur l’identité Sépharade.Le lendemain, les nombreux panélistes invités exposèrent leurs connaissances professionnelles: Joël Breslauer, V.P.Fédération des juifs Yéménites d’Améri- L A que, Suri Kasirer, Directeur éxécutif des conseils au secours des Juifs de Syrie, Emile Malka, Président de la Fédération Séphardie Canadienne, Dr.José Nessim, président du Centre Éducatif Sépharade de Jérusalem et Sabeto Garazi, président de la Fédération d’Amérique Latine (Miami).Dans l’après-midi, nous avons écouté Renée Rothstein représentante de AIPAC qui nous a parlé de la force politique Sépharade en Amérique.Après Shabbat, rien de mieux qu’une mini-croisière sur le bâteau « Innis Free», sur le lac Michigan.Le dimanche matin après Shaarit, Mr.Léon Lévy a fait un discours en remôrciant vivement la partici- pation dynamique du groupe canadien.Mme Liliane Shalom qui a défendu le Séphardisme avec brio, nous a lu le télégramme envoyé par le président de la Fédération Séphardie Mondiale qui félicitait MM Léon Lévy et Emile Malka pour le dynamisme,l’implication et l’organisation de cette convention Le soir c’était l’assemblée générale de la Fédération Sépharade Américaine.Un banquet mondain, réunissait les sépharades de plusieurs villes des États-Unis, et après le discours de chaque représentant,un petit festival de danses Israéliennes nous rappelait à notre prochain retour au quotidien Sépharade de Montréal.David Fitoussi : 3% jw» %, * : ¦% '% NOVEMBRE / DECEMBRE 1990 VOIX SÉPHARADE Le nouveau sens du Sionisme après 1948 «Depuis 1948, la question est dans le vent.Y-a-t-il besoin d’un Mouvement Sioniste après la création de l’État d’Israël?et si oui, quels sont ses objectifs?» Acher Ohayon * Membre de l'Exécutif Sioniste Mondial, Chef du Département des Communautés Sépharades.- Renforcer le régime démocratique et assurer la suprématie de la loi en Israël.- Se préoccuper de la sécurité tout en oeuvrant pour la paix avec ses voisins et, parallèlement, assurer et renforcer la position d’Israël auprès des instances internationales.Comme nous le constatons, ces tâches dépassent le cadre des frontières et des responsabilités des autorités d’Israël: ils sont intégrés dans le cadre d’une entreprise unique en association constante et étroite avec le peuple juif tout entier quant au système électoral, à l’économie, à la sécurité - en un mot à tout ce qui se passe en Israël: Sans le dire ou le vouloir, la «vie» en Israël orchestre le rythme de vie des communautés juives dans la Diaspora.‘Nous avons connu Asher à Montréal ou en tant que Shaliah de la Fédération, il a accompli un travail merveilleux et où il garde de nombreux amis.PASI 90 Cette année encore le projet PASI a connu un vif succès.Une grande part de ce succès revient à l'organisation de soixante (60) Bar-Mitzvoth qui eurent lieu dans les cinq villes de développement du Neguev.De nombreuses personalités israéliennes et canadiennes honorèrent de leur présence cet événement aussi marquant qu’attachant.Signalons en autres, le grand Rabbin de Jérusalem, Shalom Messas, le Ministre des affaires religieuses, M.Avner Shaqui et Monsieur Emile Malka, président de la Fédération Séphardie Canadienne lequel dans une vibrante allocution devant un auditoire de 300 personnes exprima son immense bonheur d'être le témoin d’un événement aussi heureux.La participation de M.Emile Malka ne s'arrêta pas là puisqu'il assista au spectacle final devant une foule de 10000 personnes.Il saisit l’occasion pour rendre hommage bien mérité aux jeunes bénévoles, pour leur implication et dévouement à la cause israélienne.La manifestation fut close par une grande réception offerte parle maire adjoint de Beer-Sheeva, cérémonie au cours de laquelle de nombreuses distinctions furent accordées aux participants dont une plaque d'honneur de la ville au coor-donateur du projet PASI, M.James Dahan.M.Chétrit, le maire-adjoint remercia vivement M.Emile Malka ainsi que toute l’équipe PASI sans avoir rappelé toute la fierté que la Communauté Juive Sépharade de Montréal porte en elle à travers un projet d’une telle envergure.Il me semble que pour répondre à cette question, il y a lieu de déterminer et définir la tâche d’Israël vis-à-vis des Nations, du monde juif et du peuple vivant en Israël.Mais faut-il le rappeler, que dans chacune de ces tâches — lourdes de responsabilités— le Mouvement sioniste est étroitement imbriqué et à travers lui, le Peuple Juif tout entier.Ce lien donne un sens à cette solidarité qui, plus que par le passé se traduit par un sentiment de participation active et solidaire de tout ce qui se fait ou ne se fait pas en Israël.Citons quelque unes des tâches qui tiennent la priorité dans les gouvernements d’Israël et qui, par définition, dépassent les préoccupations des gouvernements de tout autre pays: - Assurer une Alya libre à tout Juif, dans le cadre de la Loi du Retour.- Développer l’économie, la recherche scientifique, le niveau et les moyens de l’enseignement supérieur.- Développer les attaches des Juifs de la Diaspora avec le peuple juif et par là même, son identification avec l’Etat d’Israël.L A AvI Bendayan FEDERATION SEPHARADE MONDIALE «MORESHET» Programme de formation de jeunes cadres pour les Communautés Sépharades Le Département des Communautés Sépharades, sous l'égide de la Fédération Sépharade Mondiale propose aux jeunes cadres communautaires, un programme de formation de cadres qui sera réalisé en Israël entre Août 1991 et Juillet 1992.Pour plus de renseignements, veuillez contacter, votre Fédération Sépharade locale.Adresse : 4735, Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal, Qué.Tél.733-4998.ou Projet «Moreshet» - B.P.92 - Jérusalem 91920 - ISRAEL.VOIX SÉPHARADE il NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Présidium Nouvelles brèves M.Nesslm Gaon, Président de la Fédération Séphardle Mondiale Le présidium s’est tenu du 24 au 28 juin 1990 à l’hotel Hilton de Jérusalem.L’ouverture s’est faite par M.Uzan par des paroles de bienvenue, suivi du rapport du président M.Nessim D.Gaon et du trésorier M.Stéphen Shalom.Les sujets discutés ont été, la situation sociale, les villes de développement et les fonds de bourse.La situation sociale; le Président suit avec grande inquiétude la regression sociale actuelle et demande au gouvernement de considérer la solution de tous les problèmes sociaux comme étant un défi L A » national au même titre que l’Alyah.La situation est particulièrement grave dans les villes de développement, où dans certaines le chômage dépasse 30%.Les jeunes soldats démobilisés n’arrivent pas à trouver du travail.M.Gaon a proposé et a prié instamment le Ministre des finances d’accélérer la mise en place du projet «Bonds pour le Renouveau» au service de l’organisation des Bonds de l’État d’Israël afin d’attirer des investissements pour créer de l’emploi.Ce projet est de 1 milliard de dollars.Les fonds de bourse de la FSM pour la Maîtrise et le Doctorat pour l’année académique 1990-1991 ont été d’un montant de 100,000$, ce qui a permis à 52 étudiants de terminer leur 2e et 3e cycle universitaire.D’autres bourses ont été accordées au fonds de prêt aux petites entreprises, au fonds de prêt aux particuliers dans le besoin et au Centre d’Éducation Sépharade de Jérusalem.Tout ceci est très beau, toutes ces aides sont merveilleuses, mais il manque une action politique directe auprès du Gouvernement pour essayer d’activer les moyens et les actions pour diminuer les injustices et la discrimation entre classes sociales.Le Presidium devrait pour les années à venir durer une semaine, et se tenir dans les villes de développement pour montrer à ces populations que nous travaillons pour elles et que nous sommes là pour les aider à trouver des solutions à leurs problèmes.Le Présidium en durant une semaine, permettra aussi à chaque président de fédération de s’exprimer et de nouer des relations avec les autres présidents et que chacun profite de l’expérience de l’autre.Pendant mon séjour en Israël, j’ai rendu visite aux pionnières de l’école Maimonide à Kfar Pines où j’ai assisté à la soirée de clôture et en même temps à la remise des certificats.J’ai assisté aux barmitsvoth organisées par le groupe PASI au Kotel où il y avait 60 enfants de cinq villes de développement avec leurs familles, c’était merveilleux et touchant de voir toutes ces familles heureuses.Emile Malka Le Prix de la Concorde Le Prix Prince des Asturies de la Concorde a été décerné cette année aux Communautés Sépharades du Monde entier.La cérémonie officielle de remise du prix a eu lieu le jeudi 18 octobre 1990 à Oviedo, Espagne.M.Nessim D.Gaon, Président de la Fédération Séphardie Mondiale a reçu avec émotion au nom des Sépharades du Monde entier ce prestigieux prix, qui ouvre une nouvelle ère de relations entre le Judaïsme mondial en général, le Judaïsme Sépharade en particulier et l’Espagne et son peuple.Shalom Shirman La Fédération Séphardie Canadienne et le groupe PASI qui aorganisé un «BBQ» pour la circonstance, ont remis un petit souvenir du Québec à notre cher Consul pour l’intérêt et la disponibilité qu’il a manifestés auprès de la communauté juive de Montréal.Benjamin Begin M.Benjamin Begin a donné une conférence le samedi 6 octobre 1990 à la synagogue Beth Rambam devant une assistance d’au moins 250 personnes ; en présence de MM.Le Rabbin Mordechaï Chriqui, Itshak Levanon et Emile Malka.M.Begin nous a exposé la position d’Israël dans le conflit avec l’Iraq et l’avenir d’Israël par rapport à l’alyah russe.Programme de «Leadership en Israël» Une retraite sera organisée les 25-26 et 27 janvier 1991 à New-York pour un groupe de 30 personnes venant de l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) pour des jeunes de 20 à 30 ans.Cette retraite est organisée dans le but de recruter des jeunes qui voudront suivre un programme de formation de cadres en Israël entre août 1991 et juillet 1992.Pour les personnes intéressées, demander le dépliant à M.Émile Malka.VOIX SÉPHARADE Ü NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Dossier Gambetta, homme politique français du XIXe, disait quand on lui parlait de l’Alsace-Lorraine occupée par les Allemands: « Y penser toujours, n’en parler jamais».Les jeunes, du moins un certain nombre d’entre eux, sont persuadés que les leaders communautaires parlent toujours d’eux, mais n’y pensent jamais.Dans ce numéro, nous avons voulu en quelque sorte leur donner la parole, histoire de leur rappeler que non seulement la Communauté pense à eux, mais compte surtout sur eux.Avant propos Nous avons voulu rencontrer des jeunes de divers horizons, connaître leur perception des éléments moteurs d’une société: la politique, l’éducation, la religion et compte tenu de notre spécificité, le nationalisme québécois et l’Etat d’Israël.Deux non-juifs, deux chefs des Commissions Jeunesse des deux partis politiques.Le parti Libéral et le Parti Québécois nous exposent leur programme, leur conception de l’avenir du Québec, la place des minorités éthniques.Un constat désolant.leur méconnaissance du fait sépharade.Du travail de relations publiques et un plus grand engagement des jeunes sépharades en politique active palie-raient en grande partie à cette ignorance.Les institutionnels, présidents de constituante ou de département jeu nés adultes nous ont livré quelques réflexions sur leurs perceptions, les manques et les désirata qui amèneraient un plus grand nombre de jeunes à s’impliquer dans la Communauté.Deux jeunes cadres sépharades ont répondu brièvement à un mini-questionnaire sur divers sujets d’importance.Leurs réponses présentent autant d’analogies que de différences, ce qui nous laissent croire à une certaine pluralité d’opinions dans notre communauté.Deux jeunes sépharades, originaux dans leur démarche, étudiants en maîtrise de philosophie ont brossé un tableau analytique de la situation des jeunes dans notre société, leur point de vue très fouillé se démarque très nettement de la superficialité, de l’indifférence que certains jeunes véhiculent dans une société régie par l'immédiateté.Nous sommes allés nous quérir de ces jeunes pour lesquels rien ne va plus.La direction du Département de la Protection de la Jeunesse nous a livré un certain nombre de faits qui nous amèneront à réfléchir.Un collègue me disait que le dernier « Mundial de soccer» avait été suivi avec une désopilante passion par une forte majorité de jeunes sépharades.Et si César avait raison?«La seule chose qui intéresserait le peuple se serait du pain et des jeux?».Raymond Eljarrat VOIX SÉPHARADE il NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 DOSSIER Les institutionnels Deux organismes communautaires offrent des activités aux Jeunes?Le Centre Hillel et le C.C.J, département jeunes adultes.A la tête de ces organismes trônent des engagés communautaires inconditionnels, bénévoles.Ils ont été élus par leurs pairs qu’ils sont sensés connaître.Nous les avons rencontrés, histoire de mieux les cerner, afin qu’ils nous livrent leurs Idées sur la société, la communauté, telles que les perçoivent l’ensemble des Jeunes qu’ils sollicitent dans toutes sortes de projets.Johanne Elhadad, présidente du Centre Hillel, Alain Look et David Sultan, respectivement responsable du département Jeunes adultes au CCJ et co-responsable du Club CH 24+.Ils se sont livrés de bonne grâce aux questions de notre Journaliste.Johanne Elhadad Pensez-vous que la jeunesse Sépha-rade est préoccupée par le nationalisme Québécois?Les jeunes ont une peur relative du nationalisme pour deux raisons.La première raison est d’ordre économique, la seconde est la peur de l’exclusion et de la montée de l’intolérance.Quel est, selon vous, le meilleur système scolaire pour former la jeunesse?Les institutions scolaires, crées par la communauté, répondent à une transmission de valeurs juives nécessaires à l’épanouissement des jeunes.Les valeurs juives, par opposition au folklore, sont le ciment qui érige l’existence même de la communauté.La religion est-elle la seule source d’identification pour les juifs?Les juifs ont été pendant plus de deux mille ans sans patrie.Si maintenant ils ont une terre c’est qu’il y a encore des juifs, donc la religion fait le juif et non-l’antisémi-tisme, comme l’affirmait Sartre.Les jeunes fréquentant le Centre Hillel, font-ils la distinction entre le judaïsme et le sionisme?Non, pour eux c’est un tout.Le retour aux sources se fait avec un sionisme total, d’ailleurs, ils trouvent le sionisme à travers les valeurs du judaisme.Pour les jeunes , c’est quoi un Sépha-rade?Etre ponctuel, non je plaisante.C’est un mouvement quitend vers latolérance, vers la chaleur humaine Pensez-vous qu’un leader spirituel serait le bienvenu pour les jeunes sépharades et ashkénazes?Dans une certaine mesure oui.Si celui-ci prône la soif de la culture juive et qu’il élimine une forme de fissure des communautés ashkénaze et sépharade, culturellement séparées.Quel projet est le plus mobilisateur pour les jeunes?Les colloques attirent de plus en plus de jeunes.C’est une formule gagnante qui, je crois, sera de plus en plus utilisée au Centre Hillel.David Sultan et Alain Look Êtes-vous irrité par le nationalisme Québécois?Non, nous pensons que l’affranchissement des peuples appartient à la logique de l’histoire.A quoi les jeunes Sépharades s’identifient-ils?Les jeunes sont un peu perdus, ils souffrent pour la plupart du mal de l'identification, plus grave, peut-être, c’est qu’ils ne s’identifient pas au judaisme mais à une religion.La religion serait-elle le salut des Juifs sépharades?Il suffirait simplement de leur donner autre chose que la religion pour le savoir.Et pour ça, il faut une prise en charge des jeunes par la communauté.Que proposez-vous?Un travail de fond, une conscientisation et ensuite rejoindre le 80% des étudiants juifs qui ne fréquentent, d’aucune manière, les institutions communautaires.Quel projet est le plus mobilisateur chez les jeunes sépharades?Le récréatif et le religieux.A chaque fois que nos organisons des conférences le taux de participation est très décevant.David Fitoussi LA VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 AVA 1110, Bleury Montréal, Québec .H2Z 1N4 879-1550 Patrick Roche, votre représentant.y//.'//-.m wm mmm ¦¦¦¦¦¦¦ NOUS ÉTIONS LES PREMIERS DÉTAILLANTS ' HONDA 1À MONTRÉAL ET NOUS DEMEURONS LES PIONNIERS DE L'ÉPARGNE, LA PREUVE: 1 801 VOITURES VENDUES EN 10 MOIS EN 1990 Amenez cette annonce au moment de votre visite, nous vous ferons une offre que vous ne pourrez.refuser rrÆ IUij ;*> Avec les compliments des Investissements LALCO 711, de la Commune Ouest, Montréal, Québec.H3C 1X6 Tél.(514) 392-4722 — Télécopieur: (514) 392-4728 L A TRAITEMENT DE TEXTES Curriculum vitae, lettres, rapports, etc.Corrections de l’orthographe et de la syntaxe.Traduction de l’anglais au français, également espagnol - français - espagnol.Travail professionnel, prix modérés.Appelez Léa, 487-1005 VOIX SÉPHARADE il NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 DOSSIER Le retour aux sources Que pensent ceux par qui arrive.?Dans notre communauté, depuis un certain temps, la jeunesse constitue un souci majeur.Lorsqu’on se penche sur le problème de la relève, on se demande comment aller rejoindre nos jeunes?Mais pour les rejoindre il faudrait savoir où les trouver.Beaucoup se sont évanouis dans l’anonymat de notre société civile, d’autres sont restés attachés à l’action communautaire, à Hillel ou au Centre Communautaire juif, mais les plus repérables sont sans conteste ceux qu’on appelle communément, les religieux.L A Religieux de toujours ou récents.Ces derniers qui ont effectué un retour à 180°, restent sans conteste ceux que l’on remarque le plus.Ils heurtent quelquefois les sépharades traditionalistes par leur intolérance, par leur façon de paraître surtout lorsqu’on porte son judaïsme de façon frileuse, ou lorsqu’on se dit attachés à certaines valeurs humanistes occidentales qui elles leur font intérioriser leur judaisme au risque de le perdre.Pour pouvoir comprendre le cheminement de ces jeunes vers la Techouva, il nous fallait rencontrer quelques personnes qui de par leur position les côtoient régulièrement et vers lesquelles les jeunes se dirigent pour chercher des réponses.T rois personnalités de notre communauté, entre autres, fréquentent ces jeunes, dialoguent, les initient aux préceptes du judaisme.Nous les avons rencontrées, idée de connaître leur perception des grands problèmes auxquels notre société est confrontée.Après tout, c’est par l’intermédiaire de ces personnalités religieuses que nos jeunes qui ont décidé le Retour le feront dans les meilleures ou les pires conditions.Quand on demande tout de go au rabbin Mordehaï Chriqui, si ce retour des jeunes est seulement dû à un besoin de remplir un vide, ce dernier mot l’arrête car pour lui la Torah ne remplit pas un vide mais une plénitude, s’ils reviennent aux sources c’est tout simplement après avoir cherché vraiment dans la société civile des réponses à leurs inquiétudes, qu’ ils se tournent vers la religion, ou comme dirait le Rabbin Abraham Bengio, du Merkaz Sépharade, un retour à la Vérité.Ces jeunes ont tout au long de leurs études, de leurs contacts, été confrontés à une société, où tout est basé sur des hypothèses sans cesse remaniées, ils voulaient des certitudes ou du moins des explications raisonnables, la Thora leur en a fourni, ils sont allés aux sources.la religion Ceux qui sont restés attachés à un certain judaisme traditionaliste, trouvent ce retour brusque d’attitude et de comportement porteur d’intolérance voire d’abandon de certaines coutumes, d’une certaine perception du sépharadisme tel qu'il était veçu au Maroc par exemple, que ce soit le rabbin Mordehai Chriqui ou le rabbin Abraham Bengio, tous deux nous mettent en garde contre le danger d’une Techouva mal comprise qui pourrait aboutir à certains égarements.En retournant aux sources religieuses juste pour étancher leur soif de savoir, sans comprendre le sens profond des valeurs religieuses, ils hypothèquent la pratique des commandements, la recherche d’un équilibre s’avère indispensable d’où la nécessité de les guider, d’approfondir avec eux le sens des actions qu’on pose, et là la personnalité des personnes ressources, leurs qualifications, leurs connaissances s’avèrent indispensables.Il ne faudrait pas oublier que ce retour à la tradition juive n’est pas spécifique aux jeunes mais touche toutes les couches de la population en Diaspora et en Israël même.La peur de voir nos coutumes disparaître n’inquiète pas outre mesure le Rav.A.Bengio, puisqu’il pense que le Sépharadisme a déjà par le passé adopté des traditions importées de Jérusalem à l’époque du Ile Temple sans que la transmission des valeurs sépharades en souffre.VOIX SÉPHARADE il NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Mordehaï Chriqui adhère sans conteste au judaisme pensé par le grand rabbin Kook en Israël, judaisme qui englobe les valeurs humanistes, la pratique religieuse et la Terre D’Israël.Pour lui la conjonction de ces trois caractérisques est indissociable, et l’attente du Messie de la Délivrance ne sera effective qu’en Eretz Israël et non à Montréal ou à Brooklyn, référence talmudique à l’appui.Il reconnaît que le rabbinisme au cours des deux derniers millénaires a joué un rôle indéniable dans la perpétuation du judaisme dans l’Exil, mais s’est tenu éloigné après le siècle des Lumières, des courants qui devraient aboutir à la renaissance d’Israël.Il reconnaît sans ambages le rôle déterminant du mouvement sioniste, mais reste persuadé de la nécessité de joindre au sionisme politique un sens religieux qui a toujours nourri au cours de l’histoire, le peuple juif dans ses attentes et ses espérances.Pour le Rav.A.Bengio, le retour ne se fait pas au détriment du sionisme car dit-il ce retour est aussi important en Israël qu'en Diaspora, la seule différence, et elle est de taille, les sionistes s’attachent à la mise en place d’un état alors que les religieux ne peuvent concevoir un état dépourvu de l’essence divine.De là son refus de comparer Ben Gurion et le Rabbin Schneerson de New York le premier étant un homme politique et l’autre un homme religieux.En tant que croyant, son choix se porte sur l’homme religieux.Le laïc à partir d’échelles de valeurs qu’il aura construites, pourra faire un choix.Ceux parmi les Sépharades qui ont adhéré au mouvement Loubavitch, attirèrent fortement l’attention de ceux qui parmi nous croyaient à une certaine forme de sépharadisme.De par leur expression extérieure de leur judaisme, de la pratique de certaines coutumes que l’on pensait à tort ou à raison éloignées des nôtres, on ne se reconnaissait pas dans ce judaisme qui pense ses sources dans le Hassidisme, donc aux origines européennes.Lorsqu’on fait part à Chalom Chriqui, directeur du Centre Habad à Montréal - dont le mandat concerne essentiellement la jeunesse- des critiques et des inquiétudes que son mouvement soulève, il nous répond sans hésiter, que d’abord et avant tout le mouvement Loubavitch est un mouvement international, mû par la phi-losphie hassidique, oeuvrant essentiellement pour un rapprochement de tous les juifs - que l’on aimerait voir s’imprégner de ce riche mysticisme juif.Si par ses signes extérieurs, le louba-vitch se fait remarquer des non-juifs, ce n'est point là une particularité, puisque dans le passé nos ancêtres ont porté des atours qui les démarquaient des autres.D’ailleurs signes extérieurs ou pas, le juif peut toujours être l’objet d’ostracisme.Le Hassisdisme nous rappelle Chalom Chriqui n’a pas seulement oeuvré en Diaspora, mais aussi en Israël, le Baal Chem Tov, fondateur du Hassidisme est à l’origine de la création des premiers centres d’implantation en Eretz Israël de juifs russes.Sans compter qu’aujourd’hui fonctionnent en Israël des villages et des ruelles animés par des rabbins issus du mouvement Habad.Le Centre Habad croit beaucoup aux contacts et aux échanges comme moyen d’éliminer les égarements.Pour Chalom, il n’y a pas de pêcheurs, mais des pêchés.L.V.S.LE MAROC A PARTIR DE À PARTIR D?s Special A PARTIR DE 1010 STE-CATHERINE O.• SUITE 640 • 6IEME ETAGE • MONTREAL, QC CANADA • H3B 1G7 TEL.: (514) 875-1437 • TELEX: 05W2426 • CHARINTER MTL • TELECOPIEUR: (514) 954-1440 CONSULTANT EN IMMIGRATION ET EN INVESTISSEMENTS • RELATIONS PUBLIQUES CHARLES LUGASSY VÊTEMENTS DE LUXE LES IMPORTATIONS Maxime OUVERT DU DIMANCHE AU VENDREDI I DE 10H A19H Æ France Tél.: (514) 738-8567 4755 Van Horne Suite 108 Montréal, P.Q.Canada H3W 1H8 L A VOIX SÉPHARADE II NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 DOSSIER Ce que pensent.les aspirants Dans le cadre du Dossier sur les Jeunes, nous avons tâté le pouls de ces Jeunes de la Formation des Cadres de la Communauté Sépha-rade du Québec.Deux d’entre eux ont bien voulu répondre à nos questions: nationalisme québécois, système d’éducation, identité, implication communautaire.Pour un de ces jeunes (désirant conserver l’anonymat), le nationalisme québécois n’est que l’expression politique normale dans une société démocratique.Il trouve tout à fait légitimes les révendica-tions péquistes.Cependant la dérive possible d’un mouvement nationaliste vers l’intolérance et le racisme l’inquiète, ayant à l’esprit l’exemple du Front National français de Le Pen, spectre douloureux.La diversité des choix offerte à tout juif dans la société québécoise en matière d’éducation lui semble être en plus, comparée à d’autres pays même de la sphère occidentale.Toute coercition lui semble intolérable même dans le choix de la langue d’enseignement ou aux nouveaux immigrants.La dimension juive reste essentiellement dans l’expression de son identité, elle fait partie intégrante de sa personne, car homme juif donc être de mémoire.La manifestation de sa judeïté se traduit par l’application de certaines lois juives et non seulement par une pratique automatique qui le distinguerait du non-juif.Le cadre indispensable pour la survie de la Communauté dans une société pluri- elle comme la nôtre reste les structures communautaires, responsables de la gérance des ressources existantes.C’est là la perception d’un futur administrateur.La politique?Une nécessité car l’ignorer risque de se retourner contre nous.Pour Eva Soussana le nationalisme québécois part d’un bon sentiment; sans pour cela être compatible avec la réalité, le Canada est un pays qui doit rester entier.En ce qui a trait à l’Education, elle préconise une éducation mixte, française, anglaise et juive.La dimension juive reste essentielle à la définition de son identité, car elle fait partie de ses convictions.Sa judeïté, elle l’affirme en n’oubliant pas ses racines en restant active au sein de la Communauté.D’ailleurs les structures communautaires sont une nécessité, ne serait-ce que par leur rôle de représentativité.La politique?Elle en suit les grandes lignes, la politique étant la locomotive des décisions de nos gouvernants, eux dont l’objectif est de mener à bien nos destinées.Elizabeth Molkou *tHESÏP Répertoire international Anglais, Français, Espagnol Italien, Hébreu.Musique d’ambiance pour • Galas, Congrès, Réceptions • Soirées, Célébrations • Fêtes familiales (Mariages, Bar Mitzvah) Pour réservations (514) 481-9392, L A SÉPHARADE VOIX NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 DOSSIER Protection de la Jeunesse.et Sépharades la face cachée Dans les préoccupations des leaders communautaires la relève reste une priorité.Si certains jeunes ont réussi à passer à travers étude, amour, travail, réussite, d’autres jeunes n’ont pas eu cette chance — question de conjoncture, de circonstances, de milieu; ces jeunes font face à des situations pénibles.Ne pas en parler serait un crime par omission.La politique de l’autruche ne peut avoir qu’un temps.Une communauté mature doit assumer ses responsabilités surtout quand le défi est grand.Dans notre communauté comme ailleurs, certains jeunes souffrent.En allant rencontrer Mme Douek, la directrice de la Protection de la Jeunesse des Services Juifs à la Famille, nous avons voulu savoir l’ampleur de ce problème parmi nos jeunes; les causes d’une telle situation et les palliatifs éventuels.Pouvez-vous nous dire si les jeunes Sépharades se distinguent par le nombre et la spécificité dans les problèmes sociaux que connaît la communauté juive en général?Sans vouloir contourner cette délicate question, il est important de noterque nous avons un mandat aussi bien territorial que socio-culturel.Ainsi sur 690 cas traités et qui relèvent de la loi de la protection de la jeunesse 96 sont juifs, le tiers de ce chiffre est composé de Sépharades.Quelle est la cause principale des problèmes sociaux que rencontrent les jeunes Sépharades?.Les problèmes sociaux sont divers et ne sont que latête du clou enfoncé dans un mur de plâtre.Pour revenir à la cause principale, selon nos études, c’est l’immigration qui se juxtapose à une intégration plus ou moins réussie.Le changement souvent brutal de culture, l’isolement, la pauvreté, la famille nucléaire sont les éléments déclencheurs du déséquilibre ou de la dégradation familiale, scolaire ou sociale.Malheureusement, les jeunes deviennent souvent les victimes des confusions familiales.Est-ce que les problèmes sociaux chez les sépharades, sont le lot de la génération immigrante?Je le pense, pour la plupart des cas traités par nos services se sont des familles immigrées au Canada depuis 10 ou 15 ans.Isolées, pauvres.Ces familles sont très vulnérables.Vous avez parlé de problèmes multiples chez les Sépharades, quels sont-ils?Oui en effet, ça se traduit par des abus physiques chez les enfants.A l’adolescence, se sont des problèmes d’alcool et de cocaine—se sont souvent les ingrédients d’une perte de cohésion familiale et communautaire.Comment expliquez-vous cette politique de l’autruche?Je crois qu’il est difficile d’admettre, pour la communauté juive qui tient à une certaine image publique, que de telles choses puissent se produire.L.V.S.Avez-vous une approche originale pour contrer le dérapage des jeunes Sépharades?Nous desservons un territoire d’une grande diversité culturelle et pour nous, il est très important de prendre en considération la culture d’origine.Car la culture joue un rôle crucial dans l’intervention auprès des jeunes.Les chiffres dont vous disposez ne sont à priori que très relativement alarmistes.Sont-ils, pour autant, un échantillon représentatif de la communauté Sépharade?.Je ne crois pas.En 3 ans nous n’avons eu aucun signalement provenant des écoles.Alors que nous savons pertinemment qu’il a des abus physiques sur des jeunes enfants et sans l’appui des écoles, des médecins ou des simples citoyens, nous sommes totalement impuissants dans nos moyens d’action.ASTRAL INC.FOURNITURE ET ÉQUIPEMENT DE BUREAU ES-5— Machine à écrire portative, chariot 12",tondions automatiques, retour du chariot, centrage, soulignement, tabulation.Mémoire de correction d'une 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mêmes questions, le nationalisme, les structures communautaires, l’appartenance des jeunes.Contrairement à beaucoup de jeunes, Emmanuel Kattan est sensible au nationalisme québécois.Il ne voit par contre aucune analogie avec la situation israélienne car pour lui les contextes historiques différents rendent toutes situations incomparables.«Parler uniquement de langue pour affirmer son nationalisme semble un peu court.Les critères culturels, la Culture d’un peuple, par laquelle il se stigmatise et se singularise si elle parait essentielle, elle est loin d’être spontanée, donc ne peut surgir d’un simple « coup de baguette» politique.La culture est liée à la tradition, à une continuité historique, à un renouvellement perpétue! d’un héritage.La culture québécoise existe aujourd’hui, c’est vrai, mais elle est en devenir.Le peuple québécois porte le germe de la réalisation et de la légitimisation du projet nationaliste tout en sachant bien que ce n’est point la seule capacité économique à s’auto-définir qui est détermi- nante mais aussi la volonté farouche de rechercher une identité culturelle effective.L’indépendance du Québec ne peut être considérée sans tenir compte de l’unité du Canada et des refléxions que les Canadiens anglais porteront sur leur propre identité: Identité multiple de la société québécoise de demain donc nécessité aussi de nous affirmer.» Pour Emmanuel Kattan, les structures communautaires occupent une place essentielle dans cette affirmation par son rôle de représentativité face à L’État et dans une société où le dialogue interculturel sera au coeur de notre devenir colllectif.C’est donc là un rôle de cohésion et l’unité des Sépharades du Québec.Un rôle aussi de colonne vertébrale autour de laquelle les Sépharades pourront développer et entretenir un rapport vivant avec le judaïsme vivant, s’entend et non statique, intériorisé et non superficiel, authentique et non irréfléchi.La communauté se devra, pourcefaire, injecter un contenu substanstiel et vrai à la pratique et tout cela dans un cadre social et une dimension purement éthique.La Communauté sépharade partie intégrante dans la grande communauté juive perpétuera la tradition et l’histoire singulière des Juifs Orientaux.Emmanuel Kattan quand il s’agit de définir l’appartenance des jeunes d’ici, se place dans une perspective historique.«Les jeunes des années 60-70 armés de traditions bien ancrées dans leur vécu n’eurent pas à affronter les valeurs occidentales d’une façon violente.Leurs enfants par contre durent affronter et à Photo Kéro subir les réductions du Nouveau Monde.Ils furent fascinés par le mode de vie américain, la facilité et la richesse.Leurs parents sans renoncer totalement à la pratique religieuse sans s’éloigner de la vie communautaire, ont intégré certaines moeurs occidentales.Ils n’ont pas su transmettre à leurs enfants (les jeunes 20-30 d’aujourd’hui) l’esprit de la loi, et ce, d’autant plus que dans le cadre d’une éducation nord-américaine privilégiant la liberté de l’enfant, ce dernier tôt ou tard se trouverait face à un vide, sans base, tiraillé entre la tradition juive et les valeurs occidentales.Ce tiraillement ne fut pas toujours heureux et certains jeunes entreprirent un virage à 180°.Ils plongèrent dans une vie religieuse orthodoxe, à l’intérieur de mouvements religieux offrant un mode de vie structuré.Si on ne peut douter de la sincérité de leur démarche, on peut craindre une certaine tendance à l’intolérance.Il serait intéressant pour ces jeunes de rechercher un nouvel équilibre, avec moins de certitude et plus d’inquiétude dans le questionnement.» L.V.S.L A VOIX SÉPHARADE II NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 DOSSIER Sépharade nouveau ou nouveau philosophe On l’appelle quelquefois, sans malice, le Bernard Henri -Lévy de Montréal, l’exubérance en moins.Gad Soussana nous a épaté lors du festival Sépharade de Montréal, lorsqu’animateur du Colloque des écrivains sépharades, il nous avait livré quelques reflexions sartriennes qui ne laissèrent pas indifférente, Madame Gisèle Halimi une inconditionnelle du père de l’existentialisme.Gad travaille dans le cadre d’une thèse de maîtrise sur un aspect de la personnalité du philosophe juif Walter Benjamin.«.Les revendications des nationalistes québécois partent d’un motif tout à fait légitime: vouloir choisir une langue et vouloir constituer une société à partir de cette langue.Une fois cette langue adoptée se posera le problème de ce qu’elle aura de déterminant dans l’institution, la fondation d’une culture c’est à dire qu’elle ne peut se réduire simplement à une valeur d’usage, il faut qu’elle devienne une valeur de fond.En dehors des litiges d’ordre purement juridique, le nationalisme québécois doit-être entrevu dans ses possibilités d’épanouissement qui doivent être accueillies sans angoisse et sans agressivité parcequ’elles doivent elles-mêmes connaître leur maturité.Pour que cette exigence culturelle puisse se manifester et ce, de la manière la plus visible, je crois en la nécessité d’un rapprochement entre la population québécoise et ses dirigeants intellectuels, la nécessité d’un effort créatif qui va vraiment donner l’illustration d’une aventure.Je dois avouer par ailleurs, que le fonctionnement des structures communautaires en place pour les juifs sépharades de montréal m’est très peu familier.Néanmoins, au niveau d’événements qu"elle laisse émerger tels « La quinzaine Sépharade» je trouve sa contribution tout à fait formidable.Outre son rôle d’outil de référence pour les immigrants, son existence s’avère tout à fait nécessaire sans que je sois en mesure de l’expliquer.Bien que ces structures communautaires n’aient pas pour but de mettre en avant une composante religieuse, elles compensent en quelque sorte cette absence de visibilité, d’institutionnalisation du judaïsme lui-même.Oui, la politique laisse certainement les jeunes très indifférents.Du moins, une certaine politique car l’on ne peut pas dire que la politique internationale ne suscite pas leur intérêt.On doit malheureusement constater l’absence de discussions publiques dans les centres culturels et il y a certainement un manque de dialogue sur la question.Il serait cependant exagéré d’affirmer qu’il n’y a pas de conscience du politique car les jeunes sépharades vivent sûrement une inquiétude à ce niveau là qu’ils n’expriment pas en l’absence de prétexte à ce genre de débats».Elizabeth Molkou.(514) 737-4019 'V rn Yôt™.Les Services De Bar Jodan «Le Sen'iceavec un Sourire» OFFRE SPÉCIALE GRATUITE - décoration bouquets de ballons sur tables et salle ___ - champagne au cocktail pour les invites tours de magie au bar et aux tables - limousine pour la mariee - bouteille de champagne aux maries ^ - cadeaux surprise pour le Bar Mitzvah et tout ses copains 9 avec spectacle de magie et punch exotique non-alcoolise fjyyxc, do xttôZo hsto- ved Ci&ocn, SEPHARADE NOVEMBRE / DECEMBRE 1990 DOSSIER La Commission Jeunesse du Parti Libéral Le Fédéralisme oui.mais C’est un lieu commun que de dire que les communautés culturelles votent volontiers Libéral.Selon Mr.Michel Bissonnette, c’est une question d’orientation des partis politiques, car les communautés retrouvent davantage dans le parti libéral la voix d’un parti qui prône avant tout les droits fondamentaux de la personne et s’identifie moins à une formation plus idéologique, plus dogmatique comme celle du parti Québécois.On ne peut considérer ces communautés comme un bloc homogène car plus elles s’intégrent à la société québécoise plus leurs intérêts divergent.Au niveau de la commission jeunesse du parti libéral, le taux de représentativité varie selon les communautés:les communautés grecque, italienne ou encore haïtienne sont fortement représentées tandis que d’autres le sont moins telles la communauté chinoise ou juive.Devant le manque d’implication de la part des jeunes sépharades, il souligne la nécessité de tenir un discours auquel les jeunes puissent s’identifier, s’assurer que l’ensemble des communautés puisse être présent dans le discours politique.Depuis quelques temps, le parti libéral s’applique à harmoniser le discours général, i.e.à englober la majorité et les communautés dans le même discours et ce, afin d’éviter de s’adresser aux communautés avec un discours « à eux» ce qui encouragerait la ghettoïsation.Les jeunes militants libéraux se sont révélés très déçus par la déplorable issue qu’ont connues les accords du Lac Meech.Avec cet accord, ils voyaient la possibilité de consolider un lien fédéral tout en assurant une plus grande autonomie au Québec, vision qui permettrait d’adopter le fédéralisme aux réalités de chacune des provinces.Double déception, puisque dans un premier temps l’échec des accords à révélé qu’une autre vision du pays, celle d’un Canada à dix provinces égales est fortement présente dans le reste du pays et qu’en même temps on se retrouve dans un cul-de-sac et qu’il sera difficile de reprendre les négociations.Sur la question de l’éducation, le leader jeunesse du Parti Libéral prône un retour aux matières fondamentales, une consolidation du tremplin que constitue la formation secondaire en déplorant les spécialisations trop hâtives.Bien qu’ils n’étaient pas contre le principe au départ, les jeunes militants libéraux ont désavoué l’action du ministre concernant le dégel des frais de scolarité.A- Selon, Mr.Bissonnette, on explique la formation du parti égalité par le rassemblement d’électeurs anglophones déçus par l’adoption de la loi 178.Ce parti a été crée en fonction d’une contestation et non pas d’assises réellement solides pour s’implanter de façon durable dans le paysage politique du Québec.Ne pouvant souscrire à un projet qui viserait l’indépendance du Québec et jugeant les organisations fédérales et provinciales actuelles comme non viables, le jeune leader conserve la volonté d’assurer plus de levier politique à l’assemblée nationale et de ne pas garder une vision isolée du Québec vis à vis de l’ensemble de nos partenaires géographiques intimement liés économiquement.Toujours selon lui, un non au fédéralisme canadien ne signifie pas nécessairement un rejet du principe du fédéralisme qu’est l’association.La commission jeunesse du Parti-Libéral souhaite une participation générale à tout projet de société.Il faut bâtir ensemble et sans division prenant l’exemple de communautés extrêmement militantes comme la communauté grecque ou encore italienne.Il rappelle que le parti possède des structures militantes pour permettre à tout le monde de participer.Pourtout conflit impliquant une revendication territoriale (que ce soit le conflit israëlo-arabe ou celui des Mohawks), les jeunes libéraux espèrent une résolution par les voies les plus pacifiques.La commission jeunesse sur le plan international, n’a pas pour objectif, de réagir au quotidien et tente plutôt de développer des dossiers de fonds tels ceux de l’environnement ou de la qualité de l’enseignement universitaire.L.V.S.L A VOIX SÉPHARADE 11 NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 DOSSIER /.a Commission Jeunesse cfc/ Part/ Québécois La souveraineté.inéluctable Mr.Joseph Sacal leader du parti-québécois-jeunesse a tout de suite précisé quel genre de nationalisme son parti politique privilégiait: Selon lui, le nationalisme québécois des années 90 demeure beaucoup plus serein, prêt à s’ouvrir.Ce nationalisme auquel on jumelle un projet de société fondé sur des valeurs social-démocrates, constitue un nationalisme d’inclusion et non d’exclusion.Originaire de l’Uruguay, Mr.Sacal se dit tout à fait à l'aise dans ce nationalisme très contemporain, ouvert aux différences, mais qui stipule tout simplement qu’au Québec les Québécois devraient avoir la pleine maîtrise de tous les instruments requis pour se développer et autant que possible avec le français comme langue d’usage et de travail dominante au Québec.ver à terme avec un Québec de plus en plus français, avec en son sein une métropole qui le deviendrait de moins en moins; situation explosive à laquelle il faut remédier au plus vite.Sur la question de l’éducation, le jeune leader reconnaît que dans une société de plus en plus pluraliste, il n’apparaît pas souhaitable que des enfants provenant de diverses cultures se fassent imposer des cours de religion catholique dans les écoles de la CECM.Il est fondamental que l’éducation religieuse reste quelque chose d’optionnel; il se dit en faveur d’une bonne dose de laïcisation du réseau public, de déconfessionalisation.A la question: « Aviez-vous déjà entendu parler des juifs sépaharades?», Mr.Sacal admet son ignorance.Peu lui im- .«Les milieux politiques s’intéressent aux diverses communautés quand elles commencent à avoir un certain poids politique.» Il rappelle par ailleurs que la société québécoise souffre d’un grave problème de démographie et qu’elle compte beaucoup sur ses immigrants qui peuvent lui apporter énormément à condition de les intégrer.C’est pourquoi il y a nécessité de leur envoyer un message clair à partir de leur pays d’origine et au moment où ils expriment le souhait de venir émigrer au Québec, bien leur expliquerqu’ils viennent (province pour l’instant mais pays bientôt selon ses voeux) dans un pays fondamentalement français.A Rome on fait comme les romains, de la même façon on s’attend à ce qu’ils s’intégrent à la communauté francophone tout en gardant leur culture d’origine et leurs traits spécifiques.Le parti s’avoue particulièrement inquiet devant la très forte concentration d’immigrants à Montréal; il faudrait agir tout de suite en incitant des immigrants à s’établir partout ailleurs au Québec pour éviter de se trou- porte de connaître la religion des personnes dont il fait la connaissance.Juif ou protestant la question demeure pour lui secondaire.Mis à part le profil religieux, il perçoit la présence de la communauté sépharade dans la société québécoise d’aujourd’hui, mais toujours selon lui, le fait qu’il ne la connaisse pas doit être un indice du fait qu’elle n’est peut-être pas suffisamment visible ou plutôt qu’elle n’a pas suffisamment attiré l’attention .Les milieux politiques s’intéressent aux diverses communautés quand elles commencent à avoir un certain poids politique.Incapable d’estimer la population sépharade du Québec, Mr.Sacal ne préfère pas poursuivre sur un sujet qu’il ne maîtrise pas.Enfin, en ce qui concerne les jeunes péquistes et Israël, il nous prévient tout de suite: «Inutile de chercher car il n’y a rien dans le programme qui concerne le sujet.Sur des questions comme celle-là, on L A préfère laisser les membres choisir en fonction de leur conscience.Lorsque le Parti Québécois prendra le pouvoir, il devra se définir une politique.Ayant pour l’instant suffisamment de difficultés à rassembler des gens que tout sépare et qu’une seule chose unit -la cause souverainiste- il ne paraît pas souhaitable de commencer à dresser des barrières entre militants parti-québécois en leur imposant un sujet aussi délicat que celui-là.».L.V.S.MARC PEREZ et son orchestre pour vos soirées orientales, Héné, Mariages, Bar-Mitzvah.Tel : 421-7579 ou 739-9382 VOIX SÉPHARADE ¦ NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Monde Juif ¦awa\v>'^ss\>;'\s>: pp Taglit: des mots.pour le dire «Taglit» (ou découverte).Ce groupe ne pouvait choisir de meilleur nom pour ce séjour en Israël.Chaque journée était l’occasion d’une nouvelle découverte tant au point de vue sites, que religion, qu’histoire du judaisme.Quel beau pays, quel beau voyage et quel beau groupe!!! Inoubliable!!! Haïm et Suzy Sabbah IMa banque d’images et de sons s’est tellement enrichie que seuls les intérêts journaliers paieront pour ma nostalgie de ces vacances.On cfit que les voyages forment la jeunesse.Pour moi, ce fut une cure de Jouvence pleine d’enrichissements et la découverte non seulement d’un pays surprenant par ses contrastes mais aussi d’une équipe de joyeux lurons avec lequels une amitié spontanée a pris une belle place.Renée Ohana I Israël: Quelle révélation! tant de choses dans un si petit pays et tant de réalisations en 40 ans d’existence.Surprise, étonnée et extasiée.Un séjour inoubliable, un groupe du tonnerre.J’y retourne! Angèle Édéry I IUn voyage extraordinaire, un guide des plus intéressants.Evelyn Parlenté Ce fut une magnifique aventure— organisé comme une simple virée touristique— notre voyage en Israel s’est transformé en un retour aux sources de notre histoire et la redécouverte des liens profonds qui nous unissent à Eretz Israel.La quotidienneté d’Israël, c’est de relever des défis qui auraient affaibli n’importe quel pays.Israel lui, ne baisse pas les bras.Chacun de nous se doit, au moins une fois dans sa vie, d’expérimenter cette source inépuisable de foi et courage qui anime Israel.Judah Caatlel Marc Ohana Merci à James Dahan et à Angèle Edéry d’avoir mis sur pied ce voyage en Israël qui est le plus réussi que nous n’ayons jamais fait tant au niveau de son organisation, de la découverte de ce pays merveilleux et de la formidable bande de copains qui en faisait partie.Claire et Élle Ohayon Des moments d’intense émotion; sentiment d’appartenance; solidarité avec nos frères; nouvelles amitiés.Israel c’est tout ça et plus encore.LéaCaatM Tout y était! La combinaison parfaite.Le ciel, le soleil, la mer, l’ambiance, la camaraderie et une organisation hors pair.Une «découverte» au-delà de la découverte.Israël?C’est de grands espaces dans un petit pays avec une variété de climats et de végétations, en résumé: un miracle! Myrlam et James Amzallag I Bravo à la Aliya qui a su répondre à toutes nos questions et rendre ce voyage inoubliable.Raymone et Émile Parienté On ne peut visiter Israël sans un sentiment de fierté d’appartenance à notre peuple.Mais si l’on met de côté ces questions émotionnelles et que l’on voit ce pays avec objectivité, on ne peut qu’affirmer son admiration.La modernisation, le progrès social, l’évolution de haut niveau, la sécurité, font qu’on a l’impression de vivre en toute quiétude dans un de ces beaux paysages méditerrannéens, à cette différence près que nous sentons en arrière plan une puissance de bâtisseurs et de génies discrets mais efficaces.Je qualifierais Israël de «Japon du Moyen-Orient et du bassin méditerrannéen».Claude Chémouny IUn pay s merveilleux et tous les ingrédients pour un magnifique voyage.Albert Bendahan (Découvertes chargées d’émotions qui vous remuent jusqu'au plus profond de vous-même.Un groupe sensas.Un guide hors-pair: ingrédients qui ont fait de ce voyage en Israël une réussite totale.Mario Édéry L A VOIX SÉPHARADE NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 LeÇonsuL Général D’Israël nous gujtte Chalom.Si le premier jour de son arrivée à Montréal, M.Chalom Schirman avait rencontré un Andalou, ce dernier aurait murmuré entre ses dents en parlant du Consul Général d’Israël «Il est plus long qu’un jour sans pain I», si quelques instants plus tard, il avait rencontré un Québécois «tricoté serré», ce dernier se serait dit à lui-même «encore un m.t français» et si par bonheur il était tombé sur un Sépharade rompu à la politique française, ce dernier lui aurait aussitôt déclaré « Vous, vous êtes un giscardien bon teint ».On peut dire aujourd’hui que seul l’Andalou avait eu raison et que même il aurait pu remplacé long par grand.Les deux autres se sont fiés aux apparences et tout le monde sait combien ces dernières sont trompeuses.A la veille de son départ, il a bien voulu accordé une entrevue à la Voix Sépharade.Vous voilà «à la veille» non point d’une naissance mais d’un départ.Et partir c’est mourir un peu.La commnunauté juive de Montréal connaîtra t-elle dans votre futur, ce triste sort?Il est indéniable que la Communauté juive de Montréal restera très présente dans ma mémoire et ce d’une manière vibrante.Je ne voudrais restreindre votre question à la seule communauté juive.Après quatre ans au Québec j’ai établi d’excellents contacts avec les Québécois, je suis comme on dit ici « tombé en amour» avec les Québécois.Un peuple, une nation qui contrairement aux autres peuples occidentaux adeptes de la surconsommation, n’est point un peuple blasé.Parmi de multiples exemples, je pourrais vous citer deux: le premier, culturel, assister à une pièce de théâtre ici est plus excitant qu’ailleurs, car on trouve dans les regards du public une telle intensité et une redécouverte perpétuelle du monde chez le Québécois à l’heure actuelle; le deuxième exemple, je le tirerai de mon séjour en Gaspésie où j’ai pu observer des Gaspésiens, peu nombreux, isolés mais tellement conscients de l’importance d’être là, de créer quelque chose de nouveau, de montrer qu’on est maître L A .Chalom chez soi, un parallèle évident avec les Israéliens du Néguev.D’après la philosophie hégélienne il y a dans toute démarche humaine d’une certaine Importance, trois étapes: thèse, antithèse et synthèse.Un humoriste bien connu, ajoutait «foutaise».À votre avis, et compte tenu de votre démarche avez-vous rencontré la quatrième étape?Des thèses, des antithèses, oui; des synthèses peu.Pour ce qui a trait aux «foutaises» et si vous entendez par là, une certaine insouciance, une certaine légéreté (digression obligée sur Kundera que C.Shirman apprécie beaucoup), alors là oui, aussi.Et c’est tant mieux, car s’il fallait toujours se prendre au sérieux.Lors du jugement suprême, lorsqu’ar-rivera le moment de présenter votre bilan montréalais, quelles réalisations mettez-vous en exergue devant le Tout Puissant?Il me semble être un peu trop tôt pour le dire.Nonobstant, on peut dire que j’ai contribué au rapprochement entre Québec et Israël et à long terme à une meilleure approche entre la Communauté juive et la société québécoise.Certains voient un nombre d’analogies entre le Québec et Israël - Et vous?Il existe des convergences dont une en particulier est constituée par la hantise de l’assimilation, d'où le besoin de s’attacher à une langue officielle.De là viendrait la manière commune de réagir.A la lumière des contacts que vous avez entretenus avec la Communauté Sépharade du Québec, quel rôle dans l’avenir du Québec lui attribueriez-vous?Dans un Québec qui se dirige vers une forme de souveraineté, la francophonie des Sépharades constitue un atout de taille, cet outil que les Sépharades pour- raient utiliser pour faciliter l’intégration d’autres à la société québécoise francophone.Ceci dit, le seul rôle qu’incombe aux Sépharades c’est de faire leur alyah.Quand on regarde l’évolution politi-tique de deux leaders du parti travailliste comme Rabin et Pérez, celui qui était colombe devint faucon, l’autre suivit l’itinéraire inverse.Peut-on espérer le même genre d’évolution avec deux hommes du Likoud tel que David Lévy et Ariel Sharon?Je ne suis pas d’accord avec les prémisses de votre question.Seul M.Sharon peut-être qualifié de faucon, c’est en accord avec sa personnalité, quant aux autres cela reste plus complexe.M.David Lévy est un modéré et un pragmatique.On peut s’attendre de sa part à une certaine souplesse, du doigté dans le processus de paix.Chalom Schirman n’était pas seulement un diplomate, il était aussi un homme de grande culture ; le plus redoutable pour un journaliste, serait de croire à une de ses affirmations favorites, « .l'économiste que je suis .».// n'était pas seulement économiste mais la réincarnation d’Erasme, un tantinet Spinozant, hugolien à ses heures, mendessiste introverti, bref, un grand homme.L.V.S.VOIX SÉPHARADE m NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Un projet de loi de la S.P.C.A.: Interdire l’abattage rituel Ottawa.B’nai Brith Canada s’est dit fortement préoccupé par les recommandations d’un projet de loi proposé par la Société pour la Préventation de la Cruauté envers les Animaux (SPCA) qui aura pour effet d’interdire l’abattage rituel tel que le prescrit La loi juive.Le projet de loi proposé par la SPCA a été envoyé au Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M.Michel Pagé.«De temps à autre, les communautés juives ont à faire face à la menace d’une interdiction de l’abattage rituel qui est préconisée par les défenseurs des droits des animaux.C’est à mauvais escient que l’on cherche à empiéter sur notre droit à la liberté religieuse qui est garanti par la constitution, a déclaré Marylin Wainberg.Frank Dimant, le vice-président exécutif, à quant à lui, commenté le projet de loi en ces termes : « Ce projet de loi trahit un manque de sensibilité flagrant envers le mode de vie des Juifs .Nous étions en droit de nous attendre à ce que les autorités religieuses compétentes soient consultées avant même que ne soit rédigée cette partie du projet de loi.De toute évidence, cela n’a pas été fait.» Le directeur des relations gouvernementales pour B’nai Brith, anciennement un enseignant en Etudes talmudiques, M.lan Kagedan a déclaré que « dans la tradition juive le bien-être des animaux est d’une très grande importance.La pratique de l’abattage rituel d’après la loi juive reste fidèle à cet idéal de compassion envers les animaux.Ceux qui remettent cela en question éveillent notre suspicion.Cette méthode, plus humaine d’abattre les animaux a toujours été reconnue à travers les siècles.» M.Kagedan a également déclaré que le fait d’interdire le rituel juif d’abattage des animaux affectera autant les Musulmans que les Juifs.Le président de la Ligue des droits de la personne de B’nai Brith pour le Québec, M.Steven Scheinberg a indiqué que son organisation se présentera devant la Commission parlementaire prévue pour octobre, afin d’être entendu en ce qui atrait à ce projet de loi.Source: Communiqué Bnai Brith Canada, 29 août 1990.La S.P.C.A.abandonne provisoirement la question de l’abattage rituel B’nai Brith Canada est satisfait de voir que la lutte engagée depuis deux mois pour empêcher l’interdiction de l’abattage rituel juif a finalement porté fruit.Malgré cela, la présidente de B’nai Brith Canada, Mme Marilyn Wainberg, prévient que si la SPCA soulève à nouveau la question dans le contexte d’une nouvelle loi, B’nai Brith reprendra la lutte, Mme Wainberg cite une lettre que la SPCA a envoyé au Ministre de l’Agriculture, datée du 5 octobre, dans laquelle la Société annonce son intention de revenir sur la question de l’abattage à une date ultérieure.« Nous sommes heureux que notre organisation ait réussi à convaincre la SPCA de retirer sa proposition initiale, mais nous sommes déçus de voir qu’elle maintient son point de vue» a déclaré Mme Wainberg.« Nous espérons que le travail acharné de B’nai Brith aidera le gouvernement à évaluer cette question, cruciale pour la communauté juive» conclut Mme Wainberg.Source: Communiqué Bnai Brith Canada, le 19 octobre 1990.ESTHÉTICIENS ESTHÉTICIENNES CE DEMAIN un num.une adresse.r -;-“- L'Ecole internationale d'esthétique PERMIS DU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION N» FA0028 ESTHÉTICIENS(NES) P RA TIQUEZ UNE ESTHÉTIQUE D'A VANT-GARDE JEUNE ET DYNAMIQUE APPLIQUEZ DES NOUVELLES MÉTHODES EXCL U SI VES DE PLUS EN PLUS RECHERCHÉES PAR LE PUBLIC Une visite à notre centre s 'impose sans aucun engagement de votre part, appelez 843-8379 4485.St-Denis.Montréal Québec H2J 2L1 (métro Mt-Royal) Gai Benchmuel Israël Hutman SERVICE COMPLET DE BAR TRONIC BARTENDING SERVICE 682 - 5277 / 682 - 7595 Shomré Shabbat L A VOIX SÉPHARADE 46 NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 STRICTEMENT KOSHER Laitier! 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irakien, certains pays occidentaux essayent de glisser vers l’amalgame subtil en reliant la situation dans le Golfe avec le problème des territoires occupés par Israël.Quant bien-même, ce dernier avait des raisons aux antipodes de celles qui ont poussé l’Irak à envahir le Koweït, aucune personne sensée ne peut penser qu’en réglant le problème israélo-arabe, on réglera tous les problèmes du Moyent-Orient.Israël a et continue à être un prétexte mobilisateur de l’unité arabe pour masquer tous les malaises inter-arabes.Hier l’Irak réclamait le Chatt-EI Arab, aujourd’hui le Koweit et demain?.La situation dans le golfe était-t-eile prévisible?Avant l’invasion du Koweit, les experts politiques de la région, envisageaient deux scénarios possibles.D’une part, l’aide que les pays occidentaux et les pays arabes modérés avaient apportés à l’Irak dans sa guerre avec l’Iran, espérait-on, rapprocherait ce pays de l’Occident.C’était là une stratégie à court terme.En effet, cette attitude n’a eu pour effet que renflouer financièrement Saddam Hussein, et une fois cet objectif atteint, de mener une politique agressive qui lui permettrait de s’assurer le leadership du monde arabe.D’autre part, les plus optimistes étaient persuadés qu’une aide financière massive L A à l’Irak, l’amènerait à adopter un nationalisme arabe plus modéré, l’exemple en fait fourni par Anouar El Sadate en Egypte.Ce faisant l’Irak serait devenu plus sensible aux propositions de paix dans le conflit israélo-arabe, même si cela pouvait le mener à une reconnaissance de l’Etat d’Israël.La mainmise de Saddam Hussein sur le Koweit a mis un terme à tous ces espoirs.Saddam Hussein peut-il prétendre à la légitimité?Du point de vue émotionnel, l’Irak s’était plaint amèrement du refus des banques du Koweit d’annuler définitivement sa dette.L’Irak faisait valoir que le Koweit avait fait preuve d’ingratitude pour les sacrifices consentis par la population de son pays dans la guerre contre l’Iran.Je doute que la plupart des pays du globe acceptent facilement l’idée que cela puisse légitimer l’annexion d’un pays indépendant et des exactions qui s’ensuivent à l’endroit de ses habitants.Du point de vue strictement juridique, l’attitude de l’Irak ne peut trouver aucune justification en droit international.Les droits historiques que revendique l’Irak sur le Koweit ont été éteints par les accords anglo-turc de 1913 par lequel l’Empire ottoman (dont l’Irak est le successeurdans ses droits sur le Koweit) reconnaissait la tutelle britannique sur ce petit émirat.Mais il y a plus.L’état irakien avait explicitement reconnu, dans les années soixante, l’indépendance du Koweit devenu depuis lors membre de la ligue arabe et de l’ONU.L’invasion et l’annexion du Koweit constituent donc un crime d’agression et un crime de guerre prohibé par la Charte des Nations-Unies et le droit international coutumier, tel qu’il ressort des jugements du tribunal militaire international de Nuremberg de 1946.foursome ” L’action mené par l’Irak s’inscrit t-elle dans un affrontement Nord-Sud?Je pense que Saddam Hussein va utiliser un vocabulaire tiers-mondiste pour justifier des actes qui n’ont rien à voir avec le conflit Nord-Sud.L’altruisme de l’Irak de livrer gratuitement du pétrole à tout pays pauvre qui en ferait la demande, constitue un exercise de relations publiques, tout au plus.Sinon, pourquoi avoir attendu l’invasion et l’annexion du Koweit pour faire preuve de tant de générosité?La guerre sainte primera t-elle sur l’antagonisme séculaire Iran-Irak?Le rapprochement entre l’Iran et l’Irak est assez superficiel.L’Iran fait semblant de se reconcilier avec l’Irak en grande partie afin de bénéficier au maximum de la nouvelle situation géo-politique causé par l’invasion du Koweit.La détermination de Saddam Hussein d’annexer le Koweit le force à enterrer la hache de guerre avec l’Iran et de lui remettre les territoires qu’il revendiquait comme irakien depuis plus de dix ans.On peut comprendre la joie du gouvernement iranien de voir Saddam Hussein confirmer la frontière internationale dont la localisation fut à l’origine de la guerre sanglante menée en vain par l’Irak depuis plus de dix ans.Cela ne veut pas dire que les deux pays se soient complètement reconciliés au point de mener ensemble une guerre contre les Etats Unis.On ne pourrait concevoir une paix véritable après dix ans d’une guerre ayant entraîné, de part et d’autre, près d’un million de morts, sans compter les centaines de milliers de prisonniers de guerre qui ont vécu dix ans parfois sans nouvelles de leur famille.Ce conflit laisse des deux côtés de la frontière des traces indélébiles chez les civils et les anciens combattants, ce qu’un gouvernement même cynique ne peut se permettre le luxe d’ignorer.VOIX SÉPHARADE 48 NOVEMBRE / DÉCEMBRE 1990 Y f ¦ f " r' ' f “ ¦ f¦ r ' ' ¦ f f f"' f*' f" f' f"' f 'r ’f.:r^~.rr'Y'
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