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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Février - Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Présence
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  • LVS
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La voix séfarad /, 2001-02, Collections de BAnQ.

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mmm FEVRIER - MARS 2001 Adar 5761 30*"'année - Volume 3 !• u ou 3f]03H wm I*,: * EpiBlÉ Vt l .r ; : - 'Q ' jp.M-ïÉi’;: mn Jli‘i *fV13 îi^§WE *fMR{ ( * * %> VifHN A * IWtyti wn n Vi X *> tyva w vy1' * At-V'-1' *rvty r « ¦& LwP * ’; - -.- •• .;• -" te W; ¦ 4f .Si- iT -a -.£_ 'tW^î flÜ3V^ 7»*1 ».m » 4ffr^n yfiis \h\m 1 *p J^lD »u Ÿyî 4 *,.e.*r>*4j i-t Sr'iV4 4 kW d * *4, tUf*-.- î »“ s i \ ivy jfcU6Spt?lfi “irvAts fe^jfeïX fûts fl CL.,! POSTES CANADA CANADA POST PORT PAYÉ Poste Publication POSTAGE PAID Publication Mail 1472224 latt Koske www.lamarguerite.com ;c?ac?g^ .I mm ¦ ___ ——————il i _ Pef k %0jJknr S44'~6S5S Sommaire PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC MARS 2001 - ADAR 5761 30 émeannée - Volume 3 ÉDITORIAL 4 _ Israël.5 Le départ de James Dahan.14 Portraits de jeunes .20 Artistes sépharade .22 Hommage a Simon Busbib z.l.38 Carlo Bengio.52 Le Carnet .57 Les articles publiés n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas forcément la pensée du journal 1 La Voix Sépharade, Février - Mars 2001 EDITORIAL LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 1, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada.H3W 1M6 Tél.: (514) 733-4998 et 733-8696 Télécopieur : (514) 733-3158 Courrier électronique : info@csq.qc.ca Internet : http://www.csq.qc.ca http://www.lavoixsepharade.com Président de la Communauté Moïse Amselem Responsable de la publication Elie Benchetrit Responsable de la publicité TODS Communications Consultante à la conception Gisèle Azoulay Ont collaboré à ce numéro MadyAnidjar, Sylvia Assouline, Léo Paul Dana, Clémence Bendélac-Lévy, Solly et Madeleine Lévy, Rabbin Moché Nahon, Patricia Salama, Eva Soussana, Léah Soussana, Traitement de texte Olga Lecousy Photos Albert Haziza, Pino Photographie, Claude Benarroch, James Dahan Conception graphique & Impression Press-X.Corn Internet Press-X.Corn Expédition postale Joncas Postes Expert Organismes constituants de la Communauté sépharade du Québec École Maimonide Président : Raphaël Benatar Centre Communautaire Juif Président : Joe Amar Communauté sépharade de Laval Président : Armand Nathan Communauté sépharade de Ville St-Laurent Président : Me Bernard Lévy-Soussan Communauté sépharade Hekhai Shalom Président : Nessim Bouzaglo Communauté Banlieue Ouest de Montréal Président : Aimé Bensoussan Association des Juifs iraniens Président : Zaki Ghavitian Centre Hillel francophone Président : Michaël Fhima Congrégation Or Hahayim Président : Joseph Alloul La Communauté Sépharade du Québec est associée à la Fédération Sépharade du Canada Président : Judah Castiel La Communauté sépharade du Québec est une constituante de la Fédération CJA, Présidente : Marilyn Blumer La voix sépharade, tirée à 5000 exemplaires, est publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Montréal, Toronto et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (1an - 5 numéros) : Québec 25 $, Canada et à l'étranger 36 $.ISSN : 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada.Courrier de 3e classe-Permis 1472224 Regards sur l'actualité # Nous nous sommes permis de retarder de quelques jours la parution de la Voix Sépharade afin de connaître les résultats de l’élection du Premier ministre en Israël.Bien que les sondages donnaient une confortable avance au candidat du Likud, M.Ariel Sharon, nous ne pouvions pas ne pas tenir compte du contexte politique propre à Israël où les changements et les retournements de situation font partie du quotidien.Il n’y aura pas eu de surprise et certainement pas le miracle auquel M.Ehud Barak semblait croire jusqu’à la dernière minute.Israël s’est choisi démocratiquement un Premier ministre perçu généralement beaucoup plus comme un brillant stratège militaire que comme un fin politicien, l’homme qui rassure certains et en effraie d’autres.Il ne nous revient pas à nous, juifs de la diaspora, malgré nos différences et nos sensibilités politiques, de porter un jugement sur le choix des Israéliens, confrontés quotidiennement aux problèmes de sécurité.Nous ne pouvons que souhaiter à M.Ariel Sharon et à son gouvernement tout le succès possible au cours de son mandat, ce qui veut dire la sécurité pour les citoyens d’Israël et la paix avec ses voisins Palestiniens.Nous ne pouvons paser sous silence, le faible taux de participation de l’électorat israélien à une consultation dont les enjeux étaient de taille.Le départ du Premier ministre du Québec M.Lucien Bouchard, nous a surpris d’autant plus qu’il survenait à la suite de ce que l’on a convenu d’appeler " L’affaire Michaud " où justement M.Bouchard, avec le courage et la dignité qu’on lui connaît, n’avait pas hésité à dénoncer et à condamner les propos inadmissibles de M.Yves Michaud concernant les Juifs, la Shoah et également les communautés ethniques.M.Moise Amselem, notre président, a tenu à travers une lettre qu’il a adressée au Premier ministre du Québec, à rendre hommage à " l’homme d’État ainsi qu’à l’homme, Lucien Bouchard, qui a su incarner et défendre tout au long de sa carrière les valeurs fondamentales de justice, de liberté et de dignité humaine avec détermination et sans faire place au compromis ".Une lettre dans le même sens fut envoyée également à M.Jean Charest chef de l’Opposition Officielle.Par sa prise de position, la Communauté Sépharade du Québec, partie intégrante de la communauté juive montréalaise, a démontré quelle appréciait, au delà des clivages politiques qui se manifestent dans toute démocratie, le courage et la droiture, des vertus qui malheureusement se perdent dans les dédales sinueux de la politique.Plus près de nous, nous signalons le départ à la retraite de notre directeur général à la Communauté Sépharade du Québec, M James Dahan à qui nous rendons hommage pour la qualité de son engagement communautaire et pour son leadership au cours des nombreuses années qu’il a consacrées à la communauté juive de Montréal.James quitte la direction de la Communauté Sépharade, il demeure cependant bien présent au sein de la communauté en tant que promoteur et animateur de divers projets qui lui tiennent à cœur.La Voix Sépharade La Voix Sépharade, Février - Mars 2001 *«40 *fê *# *é ¦*é m* J ^ Extraits d'une intervention du ministre israélien des affaires étrangères, Shlomo Ben-Ami, à la chaîne de télévision américaine PBS, le 1er novembre 2000.Il est difficile de comprendre comment et pourquoi les offres sans précédent que nous avions faites aux Palestiniens ont été suivies d'une telle vague de violences.Mon explication est la suivante : Arafat a pris conscience, au lendemain du sommet de Camp David, que l'opinion mondiale voyait en lui celui qui avait rejeté la paix.Il a senti que sa légitimité internationale était fortement entamée par les offres de paix d'Israël - offres que, pour des raisons qui lui sont propres, il pensait ne pas pouvoir accepter.Il a donc exploité cette vague de violences afin d'améliorer son statut, d'exercer une pression sur Israël et d'internationaliser le conflit.Il fait usage du sang de son peuple pour atteindre ses objectifs politiques.Il faut rappeler que la visite d'Ariel Sharon (le 28 septembre) sur le mont du Temple s'est déroulée sans aucun incident violent.À l'époque, je me trouvais à Washington, dans le cadre des pourparlers de paix.J'avais échangé quelques mots au téléphone avec le chef de la sécurité palestinienne, Djibril Radjoub et il m'a dit : si Ariel Sharon n’entre pas dans les mosquées, s'il se contente de visiter l'esplanade, tout se passera bien.Effectivement, ce jour-là il n'y a pas eu de problème.C'est au cours des deux jours suivants que les (Palestiniens) ont été envoyés, de manière organisée, sur le mont du Temple.C'est pourquoi je pense que tout avait fait l'objet d'une préparation.Un Diktat Les accords d'Oslo de 1993 ont assuré à Arafat un certain nombre d'avantages.Il a obtenu un quasi-État palestinien, avec un gouvernement, un Parlement, une très importante aide financière internationale et une sorte de puissance militaire.Tout cela devait mener progressivement, à des négociations sur le statut final.Des négociations ouvertes, dont le résultat n'était pas connu à l'avance.Or nous constatons aujourd'hui que, dès qu'Arafat n'obtient pas dans les négociations exactement ce qu'il veut, il cesse de respecter les règles du jeu.En d'autres termes, il essaie de nous imposer un diktat : Israël devrait accepter toutes ses conditions.Se demander si Arafat est un partenaire pour faire la paix, c'est se demander s'il est disposé à accepter une négociation ouverte conduisant à un accord raisonnable.À Camp David, un accord raisonnable était à l'étude.Quelques jours, une semaine peut-être, après la visite d'Ariel Sharon (sur le mont du Temple), nous devions revenir aux Etats-Unis afin de discuter un programme de paix américain.Les Palestiniens, comme nous, savaient que ce programme allait être présenté.Je soupçonne qu'Arafat a organisé cette vague de violences, ou qu'il l'a exploitée, parce qu'il voulait échapper au programme de paix américain et éviter de passer pour un adversaire de la paix.En internationalisant le processus, il espère obtenir un meilleur accord que celui que les Américains étaient sur le point de présenter à la table des négociations.Ce qu'il faut maintenant, c'est faire accepter par Arafat l'obligation de mettre un terme à la violence.Puis, après une période de retour au calme, nous devrons nous demander où nous en sommes après sept ans de processus de paix.Pour certains d'entre nous, c’est l'effondrement de l'œuvre de toute une vie.Nous, Israéliens, savons parfaitement - et j'espère que les Palestiniens le savent aussi - qu'il n'y a pas d'autre issue que le processus de paix.Nous ne voulons pas imaginer une solution militaire au problème, parce que nous ne croyons pas en une telle solution.Nous ne croyons qu'en une solution politique.En fin de compte, nous devrons revenir à la table des négociations.Il est triste, très triste, que ce retour doive se faire après avoir traversé des fleuves de sang ; et c'est totalement inutile.L'Arche décembre 2000 no 514 Shlomo Ben-Ami, qui assurait jusqu'ici la direction par intérim du ministère des affaires étrangères, a été nommé officiellement ministre des affaires étrangères le 2 novembre.Il continue d'assumer le poste de ministre de la sécurité intérieure, qu'il détient depuis la constitution du gouvernement Barak.M.Ben-Ami est né au Maroc en 1943.Professeur d'histoire à l'Université de Tel-Aviv, il a été également ambassadeur en Espagne de 1987 à 1991.Il a été élu à la Knesset pour la première fois en 1996, sur la liste du parti travailliste dont il est l'un des principaux dirigeants.¦ _ La Voix Sépharade, Février - Mars 2001 Israël Carnet de Route Visite aux Ruines de " Qumran " et J'arrivai chez les cousins où je devais passer une semaine : ” As-tu pensé à prendre ton maillot de bain ?" me cria-t-on en signe de réception.Et d'ajouter : “demain, vendredi je ne travaille pas et Salomon, diplômé frais émoulu de l'École des Guides d'Israël, réunit des amis pour leur faire découvrir des sites historiques.Le " Tioul " (journée de voyage) que nous avons prévu est " yarn amelah " (la Mer Morte et sur le chemin, visite aux ruines de Qumran.Nous quittons Jérusalem le lendemain assez tôt, et nous dirigeons vers la Mer Morte, seul point au monde situé à 400 mètres au-dessous du niveau de la mer, comme l'indiquent les poteaux plantés tout le long de ces routes descendantes.La salure de la Mer Morte ou plutôt du lac situé entre Israël et le Jourdain, est exceptionnellement forte (de l'ordre de 30%).Cette eau qui aurait la propriété de guérir certaines maladies de la peau et de soulager les douleurs arthritiques et rhumatismales attire des visiteurs de tous les coins du monde, malades ou bien-portants.Sur la route, nous traversons le site de Qumran.Nous nous y arrêtons et prenons le temps de visiter les ruines de ce que fut cette ville habitée par une secte de Juifs Esséniens, au début de l'ère chrétienne.Tout comme à Massada on y reconnaît les ruines des salles réservées à l'entreposage des grains, de l'huile, de l'eau etc.des mikvés ainsi que des salles de réunions.Ce groupe qui vivait en communauté isolée, menait une vie ascétique, pratiquant une discipline stricte qui les rapprocherait de la fin des temps, de l'Apocalypse,.du Messie.En 1947, courant sur la piste d'un agneau égaré, un jeune berger pénétra dans une de ces cavernes et découvrit une cache pleine d'antiques parchemins connus depuis lors sous le nom de " Manuscrits de la Mer Morte ".Le jeune berger céda sa trouvaille à un antiquaire de Jérusalem pour le prix, dit-on, d'une paire de chaussures.Comme le cite Erich Segal dans son roman Actes de Foi " la paire de chaussures la plus chère au monde puisque les rouleaux qui l'avaient payée, acquirent une valeur de plus de 5 millions de dollars ".Sans trop nous attarder à Qumram, nous reprîmes la route, pressés que nous étions d'arriver au balnéaire de la Mer Morte, construction des plus modernes qui, avec y Ww ^ m |j rai ration ¦ -wiv à la Mer morte ses cabines personnelles, ses salles d’eau et ses douches d'eau douce, n'a rien à envier aux stations similaires de réputation mondiale.Ce fut d'abord la " trempette " dans une coquette petite piscine ombragée où quelques baigneurs se laissaient aller, en " flottant ".Ils paraissaient flâner sur des matelas gonflables imaginaires.J'essayais de les imiter ou plutôt d'apprendre à me laisser emporter en faisant attention à ne pas avaler cette saumure odorante (soufre), amère à force d'être salée et qui, profitant de mes fous-rires, s'infiltrait entre mes lèvres.L'agitation et la préoccupation de ma cousine m'amena à plus de sagesse.Puis, suivant les traces de Salomon qui déjà très sérieusement, s'était recouvert de la fameuse boue de la Mer Morte, Esther et moi essayâmes consciencieusement d'en faire autant, pliées en deux par la gaieté de ces moments inoubliables.Petit à petit, nous entrâmes dans la mer essayant de ne pas tomber, car les galets de la rive, la gravette, polie par des siècle de contact avec le nitrate de l'eau, ayant perdu toute aspérité, est lisse.Et ce qui devait arriver, arriva, une jambe emportant l'autre, je me retrouvai assise, dans l'eau, agrippée à la corde de démarcation, faisant des gestes impossibles d'appel à l'aide, sinon pour me relever mais pour m'éviter d'avaler l'eau amère.Des touristes de France et le maître nageur, s'affolèrent de la situation, me tirèrent de la Mer où l'eau n'atteignait même pas les genoux, et me fire boire des gorgées d'eau douce.Merci de votre attention ! Des poteaux-douches nous accueillirent tout le long du chemin du retour et nous menèrent aux salles d'eau et à nos cabines respectives retrouver nos affaires avant d'aller nous restaurer dans une salle attenante, bondée de visiteurs.Esther et Salomon, ravis de la joie qu'ils m'avaient donnée, me promirent de revenir.Ce qui fut fait à une autre occasion avec le même enthousiasme et le même plaisir.Loué et Béni soit le Créateur ! Que la Paix règne dans le pays du lait et du miel et de .la boue qui guérit.Amen ! ¦ Clémence Bendelac-Levy La Voix Sépharade, Février - Mars 2001 Israël hJCnG/BewAmA/ Nouvelle' vu^-oonude' dJlkrael cv Montréal' A peine âgée de 30 ans, Nina Ben Ami vient d'être nommée vice-consule d'Israël à Montréal.Interrogée sur les raisons qui l'ont poussée à faire son choix de devenir israélienne, Nina répond spontanément qu'elle souhaitait avant tout de " faire partie d'une majorité et de vivre une vie juive de façon normale " Elle insiste d'autre part sur ce côté fascinant d'Israël " La spontanéité des ses habitants qui s'inscrit dans le dynamisme ambiant de la société israélienne, à tel point que le dialogue devient simultané, tout le monde se parle en même temps, ce qui peut parfois choquer l'observateur étranger.Il est évident, pour les raisons que l'on sait, qu'en Israël la politique est omniprésente, et je suis émerveillée de constater que même les enfants se sentent concernés par les grands problèmes du moment et en discutent avec un naturel désarmant Cette jeune israélienne, née à New Delhi de parents américains diplomates également, a passé son enfance et son adolescence à Washington D.C.Elle a fréquenté l'École Salomon Shacter et l'École secondaire publique, et détient un diplôme en Relations internationales et Moyen Orient de la prestigieuse Princeton University avec deux majors.Sa première découverte d'Israël a lieu en 1987, elle en tombe amoureuse et prend la décision d'y retourner, ce qu'elle fait en 1992 grâce à une bourse Fullbright.Elle se propose de passer une année entière au pays et passe une maîtrise en géographie à l'Université de Haïfa en 93.En Novembre 94 Nina décide de fixer sa résidence en Israël et de faire officiellement sa "aliyah" " C'était une décision émotionnelle nous avoue-t-elle, je voulais à tout prix me sentir chez moi et participer à la vie de ce pays que j'ai toujours porté dans mon cœur, de par mon éducation juive " Elle travaille tout d'abord dans un Centre Communautaire en tant que responsable de la levée des fonds.En 1997 elle se présente au concours cadet du Ministère des Affaires Étrangères où elle réussit brillamment et obtient une nomination comme deuxième secrétaire à l'Ambassade d'Israël à Abidjan en Côte d'ivoire, où elle demeure en poste jusqu'à juillet 2000.Nina a connu son époux Lior pendant son service militaire et elle s'est mariée en 96.Quel message souhaiterait-elle adresser aux jeunes de notre communauté qui envisagent de faire un jour leur "Aliyah" ?Il faut donner sa chance à Israël et faire après son choix.Il faut savoir prendre de son temps et le donner à Israël.Ce pays peut à son tour donner, car les chances de succès existent en Israël à tous les niveaux.L'économie du pays est en pleine expansion, le niveau de vie est très haut et peut être comparé à celui de certain pays de l'Union Européenne.Il faut également réaliser que nous avons un privilège énorme, celui de vivre à nouveau dans notre patrie retrouvée après 2000 ans d'histoire.Sachons apprécier cette chance inouïe, tout en contribuant à l'essor de notre pays." ¦ Visitez lavoixsepharade.com La Voix Sépharade, Février - Mars 2001 Israël wmfmmmmmmrnmmimmmmmmmmmmmm mmm mm Par Eva Soussana EILAT-AQABA, NETTOYAGE SOUS-MARIN Le 10 Février 2000, quelques 80 plongeurs d'Israël et de Jordanie ont nettoyé les fonds sous-marins de plusieurs des plages les plus populaires d'Eilat dans le golfe d'Aqaba.Il s'agissait d'un projet conjoint du ministère israélien de l'Environnement et des Amis de la Terre du Moyen-Orient (FOEME).Près de 4 tonnes de déchets - bouteilles en plastique et sacs de nylon notamment - ont été retirés de la mer par les plongeurs volontaires.Les participants comprenaient des instructeurs et membres de clubs de plongée des deux côtés de la frontière, de l'Office de protection de la Nature et des Parcs nationaux, de différents groupes et de particuliers.Outre le nettoyage proprement dit, le projet était destiné à éveiller la prise de conscience et la sensibilité de la population, ainsi que promouvoir la coopération entre Eilat et Aqaba.HUSNIA JEBARA, PREMIÈRE FEMME ARABE DÉPUTÉE À LA KNESSET Husnia Jebara a remporté un siège à la Knesseth sur la liste du Parti Meretz aux élections de mai 1999.Mme Jebara qui, avant de devenir députée, était directrice du département du Proche Orient à l'Institut international de la Histadrout (Fédération générale du Travail d'Israël) s'est taillée une place dans l'histoire en devenant la première femme arabe à obtenir un siège à la Knesseth.Ces deux dernières années, madame Jebara était responsable de la création de cours donnés en arabe, financés par Mashav à l'Institut international , sur un vaste éventail de sujets, y compris le leadership et le développement communautaires.Des centaines de professionnels venant surtout de l'Autorité palestinienne et de Jordanie, ont participé à ces cours, ainsi qu'un certain nombre de ressortissants du Maghreb." Je suis triste d'abandonner mon travail avec Mashav, déclare Husnia Jebara au magazine Shalom mais je n'ai pas de regret.Il faut aller de l'avant et, à la Knesseth, je suis confrontée à un défi nouveau et passionnant.Madame Jebara, 41 ans, a fait preuve d'ambition dès son plus jeune âge." Lorsque j'était toute petite, je disais aux gens que lorsque je serai grande, je serai députée, raconte-t-elle.Dans une ville arabe traditionnelle, la place de la femme étant au foyer, personne ne m'a prise au sérieux ".par Simon Griver LA THÉRAPIE PAR LES ANIMAUX DOMESTIQUES Un nouveau projet expérimenté par des pédagogues de l'Université de Tel Aviv s'avère d'une efficacité remarquable pour enseigner aux adolescents issus de milieux défavorisés les notions d'amour et de responsabilité.Le projet des animaux domestiques du Village de jeunes de Ramat Hadassah (à l'Est de Haïfa), actuellement dans sa deuxième année, a effectivement enregistré des résultats remarquables."Ce projet brise un cycle de privation sur le plan émotionnel" explique Reouven Matmon, le directeur de l'internat de Ramat Hadassah."Bon nombre de ces enfants proviennent de foyers où ils ont été victimes de violence; souvent, leurs parents ont des casiers judiciaires, ou sont dépendants de la drogue; au mieux, ils ne reçoivent pas toujours l'amour et l'affection requis par un enfant".A Ramat Hadassah, les effectifs atteignent 216 élèves âgés de 12 à 15 ans; 70 d'entre eux sont des nouveaux immigrants de l'ex-Union soviétique, 30 sont originaires d'Ethiopie et 116 sont des adolescents nés en Israël.Ramat Hadassah est l'un des cinq internats gérés par l'Aliyah des Jeunes, une institution de l'Agence juive qui, depuis ses débuts en 1933, a sauvé des centaines de milliers d'enfants juifs de la Shoah, de l'antisémitisme dans le monde entier, ou venant de milieux défavorisés en Israël.M a La Voix Sépharade, Février - Mars 2001 ISRAËL ¦më?Le projet des animaux domestiques a commencé en 1997, après une recherche effectuée sur le sujet à l'Université de Tel Aviv.Il a remporté un tel succès que plusieurs dizaines d'écoles, dans tout Israël, ont sollicité les conseils de Ramat Hadassah sur la façon de l'appliquer.Ce projet comporte des implications considérables et peut être appliqué dans le monde entier.Il s'avère qu'il est particulièrement important que les enfants ayant été exposés à la violence de leurs parents, reçoivent un animal domestique de petite taille et donc vulnérable.Cela leur permet de substituer la notion de protection à celle de domination.Mais l'amour ne suffit pas.Les enfants prennent également des habitudes, apprennent à respecter des horaires et à assumer des responsabilités.Amour et responsabilité sont indissociables.Tel est le message primordial qu'entend transmettre Ramat Hadassah.par Simon Griver LE MÉDECIN 1991, il était le seul étudiant juif de la faculté de médecine de l'Université de la capitale.Aujourd'hui âgé de 28 ans, le docteur Yitzhak arbore le grand sourire d'un homme arrivé à bon détenteur de l'assurance et de la confiance en soi qui font défaut à tant d'immigrants de fraîche date.Il est également père de famille, marié à Genet, une immigrante éthiopienne devenue assistante sociale, qui a donné naissance à leur deuxième enfant peu après la remise de son diplôme.Effectuant actuellement son internat à l'hôpital Soroka de Beer Sheva, il partira bientôt pour commencer son service militaire en tant que médecin.Il souhaite se spécialiser en médecine interne ou en chirurgie.Le docteur Yitzhak est arrivé seul en Israël, trois semaines avant la fameuse Opération Salomon qui a acheminé 15000 Juifs éthiopiens par un gigantesque pont aérien ; il était le seul membre de sa famille à immigrer.Son père , un éducateur qui avait dirigé la section de l'ORT (Organization for Relief through training) d'Addis-Abeba, et ses quatre frères et soeurs avaient dû quitter l'Ethiopie du fait de leurs activités antérieures en faveur d'Israël.par Judy Siegel-ltzkovich Nouvelles tirées du Centre d'information d'Israël, Avril 2000 Magazine des anciens stagiaires de Mashav, Jérusalem 2000 n°2.Mashav est le sigle hébraïque du Centre de coopération internationale du ministère israélien des Affaires étrangères.Nouvelles tirées du Centre d'information d'Israël, Janvier 2000, Avril 2000.Le premier immigrant éthiopien devenu médecin, le docteur Avraham Yitzhak a l'habitude de se singulariser.Après avoir passé près de neuf ans en Israël, Avraham Yitzhak a dernièrement obtenu son diplôme de la faculté de médecine de l'Université Ben-Gourion du Néguev à Beer Sheva; il est le premier immigrant éthiopien à devenir docteur en médecine.Non seulement il parle l'hébreu à la perfection, mais il s'est placé parmi les dix meilleurs étudiants de sa promotion, et c'est lui qui a été prié de prononcer le discours d'adieu.Extrêmement brillant, A.Yitzhak a obtenu son baccalauréat à Addis-Abeba à l'âge de 15 ans et, avant d'émigrer d'Ethiopie en Vous avez déménagé.N’oubliez pas de nous en aviser.La Voix Sépharade.com La Voix Sépharade, Février - Mars 2001 Israël Mo)Cc m cj î oVO [ftêfcsteiiiiâ ^ uof odJcBiyjsx non)@(§(
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