La voix séfarad /, 1 décembre 2002, Décembre
32e année / Volume 2 Décembre 2002/ Tévet 5763 I 0 -À -j.laiai 3RI33K10 IUIMO iOdaa ^ ; a vr LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU* QUÉBEC ,,y ;• fe-ÿâs! *¦ »./* ?- y v ma?3BS» % ; î.-i% £Uhzm$;?r v •»>r' &BF*! •y** '4>ë*Z' *J-rx • •* "" Premier colloque international de l’Institut de la Culture sépharade IDENTITÉ SÉPHARADE ET MODERNITÉ du 25 au 27 mai 2003 Montréal, (Québec) Canada POSTES CANADA CANADA POST Port payé Postage paid Poste-publications Publications Mail 40011565 Jatt Koshe, www.lamarguerite.com piMaNoJe.E-T iUE.DECAMPE.Beignets isÆoufletas Informations & Réservations 481-4888 Or Hahayim : 5700, Einstein Côte St-Euc g(att fcoshtr îb A is Péj à!.3450, Drummond, Montreal Tél.844-6888 / 844-0203 FAX 844-1204 www.el-morocco.com ^otir us mettre l'enî à h bouche, Visitez votre boutique.1 0 C^UR-ME-T (jÇjM Loster æm 6630, C^.Côte St-Lwc (Prés ôh Roui.Cauetidisf?) Téh (514) 488-4111 Fax: (514) 488-9698 ivH'n«./amargnerit£.com MENU C6?MPL£-T PO\U.LEô fETEô ^oubntole, ‘îstisserie, Yîennoiserie, Etc."Pour k %jüMm efeT>©nr êe'Priÿ.344PS3S (sRoffh inement.once.séduire invites.vos Prêt à Manger POUR CHABBAT ET TOUT LE RESTE DE LA SEMAINE. sommaire LA VOIX SEPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SEPHARADE DU QUÉBEC î, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W 1 M6 Tél: (514) 733-4998 Télécopieur: (514) 733-3158 Courrier électronique: info@csq.qc.ca Internet: http://www.csq.qc.ca http://www.lavoixsepharade.com Président de la Communauté: Ralph Benatar Directeur général intérimaire: Elie Benchétrit Comité de Rédaction Annette Paquot, Roger Elmozino, Jean-Charles Chebat, Alain Klotz Ont collaboré à ce numéro Benjamin Bitton.Fiby Bensoussan, Igal Amsallem, Sarah Asher, Léa Soussana, David Bensoussan, Elie Benchétrit, Raymond Eljarrat, R.Rovic, Elias Lévy, Me Alain Klotz, Arielle Lasry, Lois Liverman, Jean-Charles Chebat, Max Allegro, Annette Paquot, Jacques Picard, Roger Elmoznino, Pierre Lasry, Roslyn Wiener, Léo-Paul Dana.Haim Sadacca.Traitement de texte: Olga Lecousy Correction: Roger Elmoznino, Viviane Léon Photos: Yossi Berrebi et Archives CSQ Design: Yossi Berrebi Impression: Impart-Litho Expédition postale: Joncas Postes Expert Responsable de la publication: Jean-Claude Léon, 733-4998 poste 3149 Publicité: Todds Communication, Frank Achache - (514) 812-9253 La voix sépharade, tirée à 5000 exemplaires, est publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Québec, en Ontario et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (lan - 5 numéros): Québec 26 $.Canada et U.S.A.36 $, Outre-Mer 72 $.ISSN: 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada.Courrier de 3e classe-Permis 40011565 Les lettres ou articles doivent être adressés au Comité de Rédaction, La voix sépharade 1, Carré Cummings, bureau 216 Montréal, Qc.HÿM 1M6 E-mail : jcleon@csq.qc.ca Sous peine d’être refusés, les articles ou lettres adressés au journal doivent mentionner le nom de l'auteur, son adresse complète et son numéro de téléphone.Aucun accusé de réception ne sera envoyé et les articles ou lettres non publiés ne seront pas retournés.Pour des raisons d’espace et de clarté, les articles ou lettres pourraient être réduits ou révisés.fLrx$t IctfV'JÈ'J, COMMUNAUTE Face à l’injustice, la Communauté ne baisse pas les bras p4 Carrière et participation p6 La mission de solidarité en Israël p8 Après les jeux Maccabi P9 Rencontre pio Évasion dans le Nord pu Des élèves de Maimonide très solidaires d’israël pi2 SOCIETE Le droit du logement Préparer sa retraite, est-ce vraiment utile?Une période de réflexion ISRAEL Peur de la vérité ?Convergences Les juifs d’Alger contribuent à la défaite des nazis Plus ça change.La société canadienne Technion Occupation MONDE JUIF Commémoration du 6oème anniversaire de la rafle DRANCY Cultural Autonomy in the Republic of Estonia Le « guide des égarés » Patrimoine, quand tu nous tiens! CULTURE Jacques Attali et moi Le professeur Li Ya Hoo répond à vos questions Confidences d’un autre moi-même Le Festival des Films de l’Outaouais Tout pour la musique.SHI la voix sépharade I décembre 2002 I page 3 r H ¦ - ¦ editorial Face à l’injustice, la Communauté ne baisse pas les bras La communauté juive montréalaise est encore sous le coup de la colère et de la consternation à la suite des prises de position biaisées et partisanes adoptées par la Centrale des syndicats du Québec à la suite du séjour dans les territoires d’une délégation censée représenter la société civile québécoise.« Profondément touchée, par la détérioration quotidienne de la vie des Palestiniens », la dite délégation se propose d’appeler, au boycottage des produits israéliens, afin de « mobiliser l’opinion et presser le Canada à agir pour la fin de l’occupation, et pour la paix ».Il convient de souligner que cette délégation sous la houlette de Mme Monique Richard, présidente de la Centrale, n’a visité que les Territoires, ne s’est entretenue qu’avec les responsables palestiniens et qu’elle a même annulé une rencontre avec des dirigeants de la Histadrout, la Centrale syndicale des travailleurs israéliens.L’objectivité, nous le constatons une fois de plus, n’est jamais de mise lorsqu’il s’agit d’Israël.La Communauté juive, par la voix de ses dirigeants, a vivement dénoncé ces propos iniques.« Un appel au boycott des produits israéliens par un syndicat à ce moment-ci est un appel abject d’intolérance, de révisionnisme flagrant et une terrible injustice ».Ces mots traduisent à eux seuls les sentiments que nous éprouvons devant tant de haine et de mauvaise foi.Nous ne commenterons pas, tellement l’assertion est véritablement ridicule, la persistance des détracteurs d’Israël, à établir un parallèle entre cet Etat et l’Afrique du Sud du temps abject de l’Apartheid.Nous tenons à signaler un bel exemple de solidarité à l’égard d’Israël à travers la mission qui s’est rendue dernièrement en Israël dans le cadre du programme Sard.Ce voyage a été subventionné par la Communauté Sépharade du Qué- la voix sépharade I décembre 2002 I page 4 bec, la Fédération Sépharade du Canada, La Congrégation Or Hahayim et le Centre Communautaire juif.En ce faisant nous démontrons de manière tangible notre solidarité à l’égard d’Israël.La Communauté sépharade veille également à la poursuite de ses objectifs : l’avancement de nos projets et la place que doit prendre notre communauté.C’est dans ce sens que nous sommes fiers d’annoncer la participation de notre organisme, représenté par le président Ralph Benatar, à une mission d’information en France où toute une série de rencontres au plus haut niveau, ont eu lieu avec les leaders des institutions juives, dont le C.R.I.F., le Fonds Social juif Unifié, l’Alliance Israélite, le Consistoire ainsi que l’Union des patrons et professionnels juifs francophones.Ces contacts ont porté sur plusieurs thèmes d’actualité dont la situation des juifs en France, l’immigration ainsi que des projets d’intérêt commun avec l’Alliance Israélite.Nous tenons également à informer nos fidèles lecteurs que l’Institut de la Culture sépharade en collaboration avec la Communauté sépharade du Québec et la Fédération sépharade du Canada, s’active à la réalisation du colloque international « Identités sépharades et modernité » qui aura lieu à Montréal les 25,26 et 27 mai prochains avec la participation de conférenciers de renom en provenance du Canada, des Etats Unis, d’Europe et d’Israël.Cette manifestation culturelle qui traitera de diverses thématiques, saura attirer par la richesse de sa programmation, non seulement les membres de notre communauté mais également l’ensemble des Montréalaises et Montréalais dans un esprit d’amitié et de partage.Le Comité de Rédaction Appel juif unifié 2002 FORCE MERCI ma ¦ DE NOTRE COMMUNAUTE communauté Carrière et participation Nouveau programme pour jeunes professionnels • Pour développer un réseau de contacts avec des chefs d'entreprise et de jeunes professionnels.• Pour rencontrer des conférenciers de haut niveau qui t'aideront à élargir tes connaissances par rapport à des enjeux d'actualité.• Pour te donner le goût de participer plus activement à la vie du Québec tout en aidant ta communauté.• Pour retrouver des amis dans un cadre jeune et sympathique.Viens t’inscrire à ce programme innovateur ! Lundi 9 décembre 2002 à 71130 M.Pierre Maisonneuve Journaliste animateur à RDI, Maisonneuve à l'écoute « Le pouvoir des médias dans les Démocraties : mythe ou réalité » Lundi 13 janvier 2003 à ighoo M.Abraham Assayag Sous-ministre associé au Ministère des Relations avec les Citoyens et de l'immigration « La contribution des nouveaux arrivants à la société québécoise » Lundi 27 janvier 2003 à 7h30 M.Serge Truffaut Editorialiste de politique internationale au quotidien Le Devoir « Le temps de l'information » Lundi 17 février 2003 à ighoo Conférencier à déterminer « Les problèmes de santé au Québec Lundi 10 mars 2003 à 71130 M.Jacques Bensimon Commissaire à l'Office National du Film Du Canada « L’itinéraire d'un immigrant fidèle à ses origines » Lundi 7 avril 2003 à ighoo M.Jonathan Goodman Président, CEO Paladin Labs Inc.« L’industrie de la Biotechnologie » Lundi 5 mai 2003 à ighoo Dr Reuven Brenner Professeur à l'Université McGill « Défis économiques au Canada Tous ces évènements auront lieu à la Salle Gelber au 1, Carré Cummings.La participation au programme est de 30.00$ ou de 10.00$ par conférence.Pour toutes informations veuillez contacter le coordonnateur du programme : Benjamin Bitton au 314-733-4998 poste 3139 ou par courriel à info@csq.qc.ca.Ce programme est réalisé grâce à une subvention du Fonds Jeunesse Québec.m m ¦ & * Sitm m «y | T ___ ' «r Les diplômés de J.L.S.Promotion 2002 Programme « Jeune Leadership Sépharade » La clôture du programme « Jeune Leadership Sépharade » a eu lieu en octobre dernier avec la remise des diplômes aux finissants de la promotion 2002.la voix sépharade I décembre 2002 I page 6 Centre Communautaire Juif FONDATION POUR LA CULTURE SÉPHARADE ram cAu coeur de notre identité prt jJ*" , cr Y* }pX2> campagne FONDATION POUR LA à CULTURE SEPHARADE lancé la campagne «2 de cœur» avec l'objectif de recueillir 400 000 $ d'ici la fin de 2003.Nous avons donc l'objectif de placer auprès de deux cents familles un vase pouvant contenir des pièces de 2 $.Celles-ci nous remettront ces vases une fois remplis.Ces familles seront les membres fondateurs de la Fondation; elles seront reconnues publiquement par un certificat d'honneur et recevront un reçu d'impôt.À ce jour, cent trente-cinq familles ont accepté de Le Centre communautaire juif, en collaboration avec la Communauté sépharade du Québec, la Fondation communautaire juive, a récemment créé officiellement la Fondation pour la Culture Sépharade.Cette Fondation a pour mission de contribuer au rayonnement et au développement de notre patrimoine sépharade et d'enrichir notre vie culturelle.Concrètement, nous soutiendrons financièrement, par le biais de cette Fondation, la réalisation de projets culturels dans les secteurs de l'édition, des arts de la scène, des arts visuels et de la musique, la tenue de colloques, etc.La création de cette fondation représente un pas décisif pour notre communauté.C'est par la culture que nous nous rejoignons, que nous nous reconnaissons et que nous sommes reconnus.Notre objectif est de recueillir la somme de 1,2 million de dollars pour financer ces projets.Une campagne de levée de fonds a donc été entreprise sur une période de quatre ans.Le monde des affaires, celui de l'éducation et de la culture, les gouvernements, les fondations et les particuliers seront mis à contribution.Dans cette foulée, la Fondation pour la Culture Sépharade a participer à cette entreprise en prenant chez elles un vase.Il s'agit de notre culture, de nos racines, de ce qui nous identifie, de ce que nous avons apporté et continuons d'apporter à la société québécoise.Notre communauté doit prendre conscience de sa richesse culturelle pour avoir la fierté de la faire partager avec les autres citoyens du Québec.Aujourd'hui, nous faisons appel à vous.Nous savons que vous êtes très sollicités mais cette opération « 2 de coeur » est si simple et si facile.De plus, votre contribution à notre culture s'étale dans le temps et vous permet d'amasser graduellement une somme dont les retentissements dépassent largement le montant que vous y aurez consacré.Merci à chacune et à chacun de vous.Le comité organisateur Campagne 2 de coeur Si vous êtes intéressés à contribuer au rayonnement de notre culture, veuillez nous contacter à : Campagne 2 de cœur Centre communautaire juif 5400, avenue Westbury Montréal (Québec) H3W 2W8 Renseignements : (514) 735-5565 communauté C'a* >6 -:c v W ISfcAÉ la voix sépharade I décembre 2002 I page 8 solidarité en Israël Au cours du séjour à Beer Sheva, les membres de la mission ont participé au lancement du projet d'aménagement d'espaces verts en plantant un arbre en compagnie du maire de Beer Sheva.Ce projet est en partie subventionné par la communauté juive de Montréal et par M.Stanley Plotnick, membre d'honneur du Fonds National Juif.Le Shabbat, chacun des participants rejoignait sa famille d’acceuil.La semaine suivante se déroula dans une base militaire de Tsahal dans le cadre du volontariat civil organisé par Sard Canada.La base située au nord de Beer Sheva à Julis, est une base de blindés où la plupart des travaux consistent à l’entretien et à la réparation des chars d’assaut.Le travail consistant à recycler des masques à gaz se déroula aussi dans une base spécialisée proche.«Nous avons vécu une expérience extraordinaire et très émouvante», affirme Jacques Sab-bag.«La première semaine a été forte en émotions lorsque nous étions au contact de personnes en grande détresse physique et mentale».«J'ai été très émue d’avoir pu aider des gens dans une situation sociale très difficile mais aussi de revêtir l'uniforme de Tsahal.Nous sentons que nous appartenons au peuple d’Israël et que nous travaillons pour le protéger», témoigne Linda Amram.Albert Herscovitch ajoute : « L’expérience d’une mission de solidarité est formidable.Les gens vous embrassent, vous serrent dans leurs bras et ne cessent de vous remercier».Le C.C.J.tient à remercier les organismes suivants qui ont subventionné ce programme.La Communauté sépharade du Québec ; la Fédération sépharade du Canada ; la Fédération C.J.A.- Partnership 2000 ; la Congrégation Or Hahayim.La mission de solidarité a été instaurée à l’initiative de Jacques Sabbag et de Max Zohar qu’accompagnait par Sidney Benizri, directeur des Programmes du Centre communautaire juif (CCJ).Il s'agissait d'une première dans la communauté sépharade de Montréal.Pour montrer son attachement à Israël, le CCJ a organisé un voyage de 2 semaines (du 6 au 20 octobre 2002) en Israël et comptait 11 participants.La première semaine fut consacrée à divers travaux à Beer Sheva, ville jumelle de Montréal.Quatre programmes d’aide sociale se sont déroulés lors de la mission, organisés par Partnership 2000 de la Fédération CJA.• Travailler auprès des personnes handicapées mentales en leur assurant un soutien.• Le second programme, presque identique au premier concernait également les handicapés physiques.• Distribuer la soupe populaire dans un local pour les personnes nécessiteuses.• Collecter dans les supermarchés des denrées non périssables auprès des clients qui donnaient spontanément quelques achats.Un travail de tri et d’emballage s’en suivait pour distribuer les denrées dans des foyers nécessiteux.Les volontaires accompagnés de 2 policiers de la Mishmar Ezrahi (police civile), ont effectué des patrouilles dans les rues de Beer Sheva.La délégation a été reçue ensuite par Magen David Adom et a été remerciée pour le don des 2 ambulances offertes par la Congrégation Or Hahayim. M Ê > t Après les jeux Maccabi ramène une médaille pour l'équipe de soccer et personne ne s'y attendait.On aimerait dire merci à nos entraîneurs Roy Raviv et David Amgar, les meilleurs du monde ».A noter également dans la discipline du tennis de table, l'équipe de Montréal a connu un véritable triomphe en remportant 3 médailles, une d'Or en double contre les Australiens et les Américains, une d'Argent et une de Bronze également contre l'Australie.Albert Lévy, un excellent joueur sépharade a permis de remporter l'Or en double après un match ardemment disputé.Au cours des Jeux, le Centre communautaire juif par son équipe de professionnels s'est impliqué dans différents postes d'encadrement et d'organisation et a contribué au bon déroulement des Jeux.Il est important de souligner enfin le grand rôle joué par les familles d'accueil sépharades qui ont offert une hospitalité extraordinaire et chaleureuse aux athlètes juifs étrangers qui participaient à ces Jeux.joueurs sépharades ont pu marquer beaucoup de points sur leurs adversaires.Joey Zuchran directeur sportif de soccer garçons témoigne : «Parmi les équipes sépharades nous avons de très bons éléments.Le capitaine Jeremy Foldic joue très bien.L’entraîneur a donné une bonne formation à chacun des joueurs.Nous ne sommes peut-être pas la meilleure équipe mais je crois que l’on a de très bonnes chances de gagner une médaille».Patrick Bensoussan, co-entraineur de l'équipe de soccer ajoute : "«Nous voulons simplement finir nos jeux en attaque.Nous avons à chaque match 2 ou 3 bonnes chances de marquer facilement, et ce sont des buts ratés.Nous jouons solidement et nous savons qu'en défense nous ne devons nous permettre aucune erreur.Nous devons renforcer distribution de l'équipement aux athlètes, et les confections d'épinglettes et de Tee-Shirts.Le 18 août, jour J, la délégation portait fièrement les uniformes aux couleurs de Montréal, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux au Centre Mol-son.Des jeunes athlètes juifs du monde entier se sont rencontrés sur les terrains de soccer, de base-bail, de hockey, de tennis et autres disciplines.La délégation de Montréal comptant environ 80 athlètes sépharades sur un total de 300 participants, ces jeunes se sont brillamment illustrés au cours des Jeux, notamment au soccer.Une formidable motivation a animé toutes les équipes à chaque tournoi et grâce à des bons éléments de terrain, les l'esprit de l'équipe.Peu importe l'adversaire au prochain match nous devons absolument nous ressaisir et gagner».La seconde équipe de soccer garçons encadrée par les entraîneurs David Amgar et Roy Raviv a remporté la médaille de Bronze en finale contre l'équipe de Los Angeles.«Cela a été un tournoi difficile, on ne pensait pas arriver aux finales.On a défié tout le monde et maintenant on a une médaille, on Du 18 au 23 août 2002, la communauté juive de Montréal a vécu 5 jours d'une extraordinaire intensité.Pendant plus de 6 mois, le comité Jewish Community Center Montréal Maccabi Games a travaillé dynamiquement et efficacement à la préparation de cet événement sportif exceptionnel.Composé de David Janowski, Eric Choukroun, Shlomo Lévy, Igal Amsal-lem, Ian Bressler, Valérie Abitbol, Serge Zagury et Claude Elbaz, le comité avait la responsabilité de coordonner 21 équipes de sport mais aussi l'achat et la la voix sépharade I décembre 2002 I page 9 communauté Le centre juif cummings pour aînés m - Rencontre Sarah A.Ascher Le lundi 24 août s’annonçait comme une journée radieuse alors que nous arrivions, mon époux et moi, devant l’édifice du Centre Juif Cummings pour Aînés, point de rencontre du départ matinal pour St Donat.Nous y retrouvions des amis de Chai Séfarade, mains tendues et visages souriants.Nous entendions des accents anglais venant de personnes qui arrivaient comme nous avec des valises.Nous les regardions comme on regarde les inconnus que l’on côtoie sur un quai de gare.Leurs regards glissaient sur nous de la même manière.Nous allions tous prendre le même autobus, voilà tout.L’occasion de rompre la glace ne manquerait pas de se présenter, nous n’en doutions pas.C’est toujours avec plaisir que nous saisissons l’occasion de passer quelques jours dans les Lau-rentides, surtout quand notre destination est le site enchanteur du camp Bnai Brith.Le séjour que nous y avons fait en août dernier avait été organisé par le sympathique et compétent coordonnateur de Chai Sépharade, Claude Elbaz.Il n’avait négligé aucun détail pour que le programme réponde aux besoins des participants : un groupe dynamique d’aînés francophones et anglophones.Loisir et détente, conversations amicales, croisières en bateau sur le lac encadré de collines recouvertes de vertes forêts, natation dans la magnifique piscine couverte, activités de groupe, marche, dolce farniente au soleil ou sur les terrasses ombragées, les heures passaient, sereines.L’initiative de Claude qui avait misé sur l’intérêt que l’on porte à son prochain et sur le désir de rapprochement pour réunir deux groupes qui ne parlaient pas la même langue, n’avaient pas vécu les mêmes expériences, n’avaient pas la même culture, ne pouvait manquer de réussir.Les trois jours qui allaient suivre allaient être la preuve qu’il avait bien eu raison.La connaissance de la langue de l’autre est précieuse mais c’est le désir de le connaître et le désir de communiquer avec lui qui ouvrent la porte à l’échange.Le soir de l’arrivée, on échangeait des sourires polis accompagnés de quelques mots.Mais dès le matin, Claude nous a suggéré de prendre place autour de la table du petit déjeuner, en alternant couples et amis anglophones avec couples et amis francophones.Le repas était à peine entamé que les conversations allaient bon train et que l’on parlait aussi bien en français qu’en anglais.Le geste suppléait, au besoin, à la parole.Le désir de communiquer l’emportait.A partir de ce moment, nous sommes devenus un seul groupe et avons partagé avec entrain les activités.Le beau temps était de la partie.Réunis sur la terrasse ensoleillée ou sur la rive du lac, les conversations fusaient de tous côtés.La veille du retour, aux sons entraînants et mélodieux de la guitare de Yacov Sassi, la soirée s’est déroulée dans les chants et la danse.La joie se lisait sur tous les visages.J’ai été sensible aux mots prononcés par Marian alors que le matin du départ nous étions tous réunis pour une évaluation de ces trois jours.Porte-parole de son groupe, elle a exprimé son plaisir et sa satisfaction devant le succès de cet échange.S’adressant à tous, elle fit une réflexion personnelle et manifesta sa reconnaissance envers les Sépharades qui, immigrant en grand nombre dans les années 40, ont apporté au Québec du sang jeune qui revitalisa la communauté juive des villes où ils s’installèrent.De l’avis de tous, l’échange fut un succès.Claude, à quand la prochaine rencontre ?la voix sépharade I décembre 2002 I page 10 Le Camp d’été du Bel Age à Ste Agathe Évasion dans le Nord •• »•: v- « ¦¦aï- fcc-' Fiby Bensoussan Pour la troisième fois le groupe du Bel Age s’évade dans les Laurentides.A Ste Agathe des Monts.Nous étions dix sept à notre premier voyage, le chiffre a grimpé à quarante avec liste d’attente.C’est dire le succès de cette aventure où le bouche à oreille a servi de publicité.Après un peu de flottement, le car démarre, dévorant des kilomètres avec à son bord les membres du Bel Age ainsi que Gilberte Cohen Scali notre animatrice.A chaque tournant, un panneau indique le nom d’un saint: St Jovite, St Boniface, (il existe aussi, paraît-il un St Haffa).C’est le plein été.Sous le soleil, vallons, plaines et montagnes ont revêtu une parure de verdure éblouissante.Nous sommes enivrés des parfums de l’été et de la magie des couleurs neuves.A notre arrivée, le personnel habituel nous reçoit chaleureusement.Le Rabbin Chriqui, comme toujours souriant, est partout à la fois.Certains se hâtent de plonger dans la piscine avant le repas de midi, d’autres font déjà une partie de cartes.Puis c’est la sieste pour tous.Au goûter, café, thé à la menthe sont servis ave le sourire.La cérémonie d’accueil est chaleureuse, tout le monde est plein d’attente de cette Evasion dans le Nord que plusieurs nouveaux venus de Montréal, New York et Paris vont découvrir.A sept heures, début du chabat.Hommes, femmes et enfants revêtus de m leurs habits de fêtes, se préci-pitent au cérémonial de l’allumage des bougies, symbole de notre identité.Gilberte, prend photo sur photo.Puis, c’est la prière du vendredi soir, agrémentée de la voix mélodieuse de Monsieur Nezri.Retour à la salle à manger où nous attend un repas riche et raffiné accompagné de whisky, eau de vie, vins et boissons fraîches.Ce sera aussi varié, aussi élaboré huit jours durant.Il fait beau et le soir sur la véranda c’est la veillée agrémentée de pépites.Monsieur Nezri nous régale de chansons humoristiques et d’histoires drôles.Chacun y va de ses plaisanteries qui restent de bon ton : pudiques et décentes.Après la Havdala, nous revêtons nos beaux atouts pour une soirée dansante autour de la piscine.un vrai rêve.Dimanche matin, marche jusqu’au lac pour les courageux.Chaque matin, au petit déjeuner, il y a une surprise en plus du menu habituel, nous avons droit à des mofletas, crêpes fines, des beignets marocains et le bah-rer, sorte de crêpe épaisse au miel.Ensuite, danse aérobic et exercices de relaxation autour de la piscine et baignade sous la musique entraînante de l’orchestre andalou d’Israël.Ce sera le programme de chaque matin.Nous avons eu droit également à une croisière .>v i 1$ ^ A sur le bateau l’Alouette et une excursion au Mont Tremblant.Mercredi soir, réunion de clôture dans la grande salle à manger, célébration d’anniversaires et bilan de la semaine.Tout le monde à tour de rôle passe au micro, et tous sans exception ont dressé un bilan positif de cette expérience.Enfin, la dernière soirée.Jeudi! Les femmes portent des caftans pour un défilé de mode au bord de la piscine, une séance photos puis la soirée orientale où un repas de grillades savoureuses nous est servi aux sons de l’orchestre du Petit Samy.Les femmes ont soigné leur beauté et aiguisé leur esprit.C’est brillant.Les musiciens jouent des airs connus et endiablés et même de la musique anda-louse.Dans l’air vibrant de musique, un youyou joyeux et perlé fuse.Vendredi, jour du départ, c’est la fin des vacances au grand air propre à renouveler les forces et la patience de bien des membres esseulés.Le retour est joyeux et nostalgique déjà.Kola Kavod au Bel Age du Centre communautaire juif pour cette expérience de groupe enrichissante.Service d'assistance et de Référence Sépharade Quel que soit votre problème • Information • Orientation • Intervention Chaque dossier est traité CONFIDENTIELLEMENT 733-4136 Elizabeth Perez la voix sépharade I décembre 2002 I page 11 JSf Jig?R Wm- miM0 # WÊ m communauté 'ëu.i^ ï y- Des élèves de Maimonide très solidaires d’israël Elias Levy ‘¦ '•T -r „ -.r; * ;-4->i 11 »»' i nquiètes par la vague de terrorisme qui ébranle l’État d’Israël depuis deux ans, ce cycle de terreur s’est accentué au cours des derniers mois, plusieurs organisations communautaires juives de Montréal ont décidé d’annuler cet été leurs voyages en Israël pour des jeunes.T Une décision irré-vocable qui a grandement désappointé James Dahan.Le fondateur et président du projet PASI -Projet d’Action Sociale en Israël-, un programme socio-communautaire qui permet, depuis une vingtaine d’années, à des jeunes adultes sépha-rades montréalais de nouer des liens d’amitié avec les habitants des villes en développement du sud d’Israël, estime que ces annulations sont «un message très négatif» envoyé par la Communauté juive de Montréal au peuple et à l’État d’Israël.«Israël traverse des moments très difficiles.Le pays, attaqué sur tous les fronts par ses ennemis, est confronté à une grave crise économique, sociale, politique.Il est de notre devoir d’aider et de supporter le peuple d’Israël en ces moments moroses, insiste-t-il.Notre solidarité envers Israël nous, Juifs de Montréal et du Canada, devons l’exprimer concrètement.Un moyen concret d’exprimer cette solidarité est d’organiser des voyages en Israël.Nous avons une responsabilité communautaire vis-à-vis d’Israël.Nous ne pouvons pas continuer à dire aux Israéliens que nous sommes à leurs côtés d’une manière indéfectible et, en même temps, continuer à annuler nos programmes en Israël.Cela n’a aucun sens».Tout en reconnaissant que «la dimension sécuritaire est un élément à prendre en considération», James Dahan croit cependant qu’«on ne devrait pas décourager nos jeunes d’aller en Israël».la voix sépharade I décembre 2002 I page 12 -*î? v: '"S ë * - '_______________________ Chambres et suites avec salles de bains privées Un foyer à chaque étage avec salon central, coin bibliothèque, aires de lecture et cuisinette commune Soins personnels et visites médicales régulières Activités, divertissement et services de prière réguliers Repas cochers, cuisine méditerranéenne et européenne Services de ménage et de buanderie Gicleurs, détecteurs de fumée et cordons de secours Pour de l'information ou une brochure: Tel : (514) 489-4448 Fax : (514) 489-0021 6900, rue Sherbrooke Ouest Montréal, Québec H4B 1P9 Risfèevtce fmt aOtmè s L Une nouvelle maiôon juive avec un non coeur La Résidence pour aînés LEV-TOV est le nouveau foyer cacher à Montréal pour personnes âgées et autonomes qui exigent une surveillance quotidienne et des soins légers.Dirigée par la famille Azoulay, la Résidence bénéficie de plus de 15 ans d'expérience au service des personnes âgées de la communauté juive de Montréal.Notre mission est d'accorder une attention affectueuse aux besoins personnels des résidents dans un milieu conçu pour assurer la chaleur d'une famille et les commodités d'un foyer cacher, confortable et sécuritaire. société i 4/ÊÏA Préparer sa retraite, est-ce vraiment utile?I Arielle Sebah Lasry, B.sc.M.A.(sc.Éduc) e préparer à prendre sa retraite cela se pense, se planifie.Il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir à cette transition, ce passage d’une étape à une autre qui inspire à la fois un sentiment de crainte et d’espoir.L’espérance de vie s’allonge sans cesse, et quoi de plus naturel et de plus attendu, en ce début de 21e siècle, que de vieillir et de vivre de plus en plus vieux.La perspective que le potentiel de l’espèce humaine soit de 120 ans et plus n’est pas si folle.! Le nombre de centenaires est loin d’être en déclin.Cependant il ne s’agit pas d’ajouter des années à la vie mais plutôt de la vie aux années, et pas n’importe quelle vie, une vie de qualité.C’est ainsi que de nos jours, « on part à la retraite » de plus en plus tôt.Il n’est pas rare de voir de nombreux quinquagénaires à la force de l’âge s’esquiver pour prendre leur retraite.Ainsi, dans la fonction publique, dans l’enseignement, après trente ans de « loyaux services », il est temps de se retirer.Mais réalisent-ils, ces fonctionnaires, ces enseignants, que leur retraite va peut-être durer aussi longtemps que leur carrière professionnelle?Un autre trente ans! Nombreux sont ceux qui vivent la mise à la retraite comme un choc émotionnel intense auquel ils ne sont pas préparés.La société continue à dévaloriser cette étape de vie inévitable en associant retraite à non-productivité, déclin inéluctable de la jeunesse et enfin détérioration physique et cognitive.PLANIFIER SA RETRAITE, C’EST PRENDRE LE TEMPS DE FAIRE LE POINT SUR SON PASSÉ, SON PRÉSENT ET SON.« DEVENIR »! La durée de la retraite s’étant considérablement allongée, il convient donc de s’y préparer, afin de bien vivre toutes ces années que l’on a désormais devant soi.Aussi, faire la promotion d’une vieillesse épanouie passe par le désir, la volonté de vivre et de vieillir dignement.Se préparer à prendre sa retraite cela se pense, se planifie.Il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir à cette transition, ce passage d’une étape à une autre qui inspire à la fois un sentiment de crainte et d’espoir.Des sessions de préparation à la retraite sont offertes à certains privilégiés au sein même de leur lieu de travail (ultime cadeau offert par les employeurs à leurs employés modèles en guise de reconnaissance pour toutes ces années de loyaux services).mimxt la voix sépharade I décembre 2002 I page l6 DES COURS DE PRÉPARATION À LA RETRAITE POUR TOUS! C’est possible et c’est utile! Ces ateliers de préparation à la retraite sont offerts pour informer, sensibiliser et favoriser une prise de conscience personnelle et sociale de la retraite.Certaines personnes peuvent mener, sans aucun doute, cette réflexion en solitaire.Mais on a avantage à vivre cette expérience en groupe pour le soutien et le partage enrichissant de personnes qui vivent les mêmes appréhensions et poursuivent le même but.Ces ateliers sont encadrés par un animateur qui possède généralement une formation en andragogie, en psychologie ou en gérontologie ou les trois à la fois.Les exposés de l’animateur apportent un complément d’informations et les participants sont invités à exposer leurs attentes, leurs craintes et leurs espoirs, tout en partageant leurs expériences.A l’occasion, l’animateur fait appel à un expert pour traiter de questions financières, juridiques et de santé.Ces sessions ont aussi l’avantage d’amener les futurs retraités à prendre conscience de leurs capacités et leur savoir-faire.En effectuant un bilan de tous ces potentiels accumulés au fil des expériences, ils réalisent l’utilité de les exploiter pour mieux s’armer sur le plan personnel et psychologique.Ils peuvent ainsi faire face aux changements qu’occasionne la retraite avec plus d’aisance, d’espoir et d’affirmation.LA RETRAITE, UNE AUTRE ÉTAPE DE VIE, UNE AUTRE MANIÈRE DE VIVRE! Que l’on choisisse de mener une autre carrière professionnelle ou de s’adonner au bonheur d’une liberté retrouvée, la retraite s’annonce comme un désir profond de s’octroyer à tout prix une qualité de vie et une plus grande place à son épanouissement personnel.N’est-ce pas là une preuve de maturation qui permet d’envisager cette étape ultime de vie avec sagesse et sérénité.En conclusion, la retraite doit être conçue comme une période de vie où on a du temps à soi que l’on peut gérer à sa guise, sans faire pour autant de « l’occupationnel » ou du remplissage, pour combler artificiellement un vide.La retraite, c’est le temps de prendre le temps d’exploiter ses talents, d’entreprendre de nouveaux projets, de réaliser de nouveaux apprentissages, de s’épanouir personnellement en laissant plus de place à une curiosité intellectuelle qui ne demande qu’à être stimulée.Préparer sa retraite, c’est enfin retrouver ses rêves avec assurance et quiétude, c’est accepter avec sagesse les accomplissements réalisés pour envisager une vieillesse épanouie.Arielle Sebah Lasry est diplômée en sciences de l’éducation, elle détient une maîtrise en andragogie, une formation en gérontologie et en éducation interculturelle.Elle dispense en entreprises privées, en organismes publics et communautaires, des ateliers et des cours en développement personnel principalement sur la mémoire, la préparation à la retraite, la communication, la gestion du stress et l’adaptation au changement.SOIREE BENEFICE La Communauté Sépharade OR SHALOM de la Banlieue Ouest présente en concert LAUDE BARZOTTI 1ere partie: David Buzaglo Loterie: 1er prix 10 000$ Dimanche 2 février 2003 à 19 heures Salle Claude Champagne 220 Vincent d'Indy - Outremont Coût: 150$ comprenant 2 billets de spectacle et un billet de loterie 200$ billets VIP incluant réception après le concert Reçu pour fin d'impôts Information: Or Shalom (514) 624 0034 Michèle Hadida (514) 696 1243 la voix sépharade I décembre 2002 I page XJ société Une période de réflexion Lois Livermen Rosh Hashanah est une période de réflexion sur l’année qui vient de se terminer; c’est aussi le temps de regarder vers l’avenir.Nos emplois, nos carrières, sont une grande partie de nos vies.À cette époque de l’année, il est tout è fait naturel d’y réfléchir et d’en évaluer le niveau de satisfaction.Il y a tellement de facteurs à considérer, autant au niveau professionnel que personnel.EXAMINONS LA CARRIÈRE.SERAIT-CE UN MOMENT OPPORTUN DE CHANGER DE CARRIÈRE?Ce processus d’évaluation peut être trouble, biaisé par la routine du travail, les politiques internes dans le milieu de travail et le désir de gravir rapidement les échelons de l’entreprise.Il est important de prendre le temps d’analyser honnêtement votre situation.Il est facile de trouver des défauts avec qui que ce soit au boulot.On n’empoche jamais assez d’argent.Il y a toujours des clients grognons ou un patron mécontent, ou même une charge de travail insoutenable.Toutefois, mesurer le degré de contrariété de ces inquiétudes aidera à déterminer si vous êtes un candidat au changement de carrière.Un exercice simple et éprouvé, que je recommande depuis des années, est une norme déjà bien établie : Créez une simple liste des Pour et des Contre, mais ajoutez quelques modifications.Avec quelques transformations, vous pourrez mieux concrétiser votre décision de changer de poste ou de rester là où vous êtes.Tout ce dont vous avez besoin est d’un bloc-note ligné, un crayon à mine bien affûté et une grande dose d’honnêteté.• Listez vos pour et vos contre • Votre liste doit être mesurée, allouant des points selon l’importance de chaque item.Evaluez les facteurs du moins important (1) au plus important (10).Plus le facteur est important, plus grande sera sa valeur en points.MODIFICATIONS : • Il est aussi important d’essayer de mettre en équation chaque facteur avec un facteur correspondant de l’autre côté de la colonne.Par exemple, Travail stimulant -vs-Niveau de stress.Ceci vous aidera à clarifier les degrés d’importance.• N’oubliez pas de prendre en considération toutes les influences externes qui ont un impact sur votre décision.Le marché du travail est-il vigoureux ?L’industrie dans laquelle vous travaillez est-elle encore prospère ?La relocalisation augmentera-t-elle votre coût de la vie?Est-il difficile de vous éloigner de la famille et des amis?Comptabiliser les points de chaque colonne.Le score des Pour et des Contre peut être assez révélateur du choix à faire.La modification finale est de répondre aux questions suivantes pour chaque ligne de la liste : Pourrais-je vivre avec le pire scénario?Par exemple, pourrais-je faire face à une autre année de dates limites impossible à réaliser ou de journées de travail de 12 heures?Si la réponse est « non, ma santé et ma vie familiale en souffrent et je ne peux plus continuer dans ces conditions », alors vous savez quoi prendre comme décision.Si la réponse est plutôt « oui », alors passez à la prochaine phase, la plus difficile.celle de la recherche d’emploi.Lois Liverman est consultante privée en gestion des Ressources humaines et directrice de Contact Promontréal.la voix sépharade I décembre 2002 I page l8 CENTRE P’AMUSEMENT FAMILIAL POUR TOUS LES ACES Les Services ; «oiw, Jewish d’Aideàla ll|S18if§i Family Famille Juive Services de Flnstitut Baron de Hirsch I of the Baron de IlirschInstitute 1 Carré Cummings, suite 300 - Montréal (Qc) H3W 1M6 jfs@jfsmtl.org - www.jfsmontreal.com Êtes-vous intéressé à compléter vos études secondaires?•Vivez Les transitions • Faites face à vos problèmes •Gérez Le stress • Bénéficiez de La thérapie par Le jeu pour enfants • Et plus encore.Services multilingues - Honoraires abordables 342-0000 Mille et une raisons pour notre existence! 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Ils l'ont revendiquée -et obtenue- pour eux-mêmes, certes, mais ils ont en contrepartie le devoir de veiller à ce que leurs concitoyens (et leurs invités) puissent aussi jouir des droits que leur garantit notre pays.C'est donc aussi en tant que citoyens d'un pays libre et démocratique, soucieux du respect des droits fondamentaux, que nous devons tous pro- tester contre de tels agissements.Ils sont la négation des principes qui nous font vivre.Et c'est en tant que citoyens que nous demandons que les auteurs de ces actes injustifiables soient arrêtés et punis.Nous ne pouvons pas les laisser gagner: accepter cette victoire de la rue, de la force sur le droit, ce serait reconnaître l’efficacité de ces comportements et, par le fait même, l’accroître.Ce serait nous mettre à la merci de tous ceux, islamistes ou autres, qui voudront utiliser cette arme contre nous.Ne nous faisons pas d’illusion: ils le feront! Et ce jour-là, nous regretterons notre liberté perdue.Qu'est-ce qui les poussait, ces étudiants haineux?Le désir de régner sans partage par la force?Sans doute et c'est là une des marques de la tentation totalitaire.Ils y ont cédé: ils ont imposé leur volonté par la force et la force l'a emporté, sous les applaudissements d'une foule hargneuse et fanatique, heureuse d'avoir triomphé si facilement.Ce que nous avons vu est terrible et nous fait honte: ce n'était pas une simple manifestation, c'était une émeute et des honnêtes gens ont été molestés et injuriés, sous les yeux impuissants de la police.Les émeutiers ne pouvaient tolérer la tenue d'une simple conférence.Pourquoi?Pourquoi ne pas accepter que leur adversaire parle et, ensuite, argumenter et débattre?De quoi avaient-ils peur?D'entendre la vérité?Mais s'ils ne peuvent l'entendre, ne serait-ce pas quelle n'est pas à leur honneur?Ils défendent une cause, disent-ils.Celle des Palestiniens.Leur comportement d'aujourd'hui est-il à l'image de l'État qu'ils veulent pour eux?Cet État qu'ils prétendent vouloir construire là-bas garantira-t-il les libertés qu'ils foulent aux pieds ici?On nous permettra d'en douter.Philippe Barbaud, Université du Québec à Montréal; Julien Bauer.; Université du Québec à Montréal; Jean-Charles Chebat, HEC Université de Montréal; John J.Furedy, Université de Toronto; Claire Gélinas, Université du Québec à Montréal; Michael R.Maims, Université de Toronto; Jean Ouellette, Université de Montréal; Annette Paquot, Université Laval.la voix sépharade I décembre 2002 I page 20 h Permis dans les arrondissements Saviez-vous que vous pouvez vous procurer des permis à votre bureau d'arrondissement ?Depuis septembre, l'équipe des permis de la Ville de Montréal est déménagée dans les arrondissements pour mieux vous servir.Maintenant, vous pouvez vous adresser à votre bureau d'arrondissement pour toute demande de : * permis de construction, de transformation, d'enseigne * renseignements sur la réglementation * certificats d'occupation RENSEIGNEMENTS : http://www.ville.montreal.qc.ca 872-3181 Ville de Montréal ¦ ¦¦ Israel Convergences Raymond Eljarrat La mauvaise foi des médias ne fait guère de doute surtout dans la presse européenne : certains sont plus subtils que d’autres : la presse irlandaise me semble d’une violence inexplicable, l’exemple de cette journaliste irlandaise lors d’une émission en a fourni une preuve irréfutable (T.V.5, dimanche matin).Cette virulence a été confirmée par une journaliste du Devoir.Les autres médias qui ont édifié mes certitudes, à savoir le Monde et le Devoir le font mais dans le « soft ».DES EXEMPLES?Le Monde 26/7/02 : à Gaza, suite à l’élimination du chef de la branche armée du Hamas, on détaille le nombre de victimes dont celui des enfants, à peine si on mentionne le but de l’opération.Le Monde diplomatique, 8/02 : dans l’introduction à l’article sur le problème identitaire des Juifs français, on parle de « l’assassinat » à Gaza de 15 personnes par l’armée israélienne.Le Devoir, 26/7/02 : après l’attentat de Hébron qui coûta la vie à 4 civils israéliens (un couple et ses 2 enfants), on passe très vite sur leur mort mais on rappelle les dommages de l’attaque israélienne à Gaza (15 morts dont 9 enfants).De plus on illustre l’article avec une photo d’un enfant dont le père serait le propriétaire de la « fonderie » détruite par Tsahal (fonderie, soit dit en passant, où l’on fabriquerait des explosifs).Le Devoir, 20/7/02 tiré du journal le Monde : article de fond sur la malnutrition des enfants palestiniens suite aux coups portés par Israël.C’est à rapprocher des campagnes pro-irakiennes après la guerre du Golfe.Encore une fois, on pardonne aux Palestiniens et on met tout sur le dos des Israéliens, bref on s’attaque aux symptômes et pas aux causes.M.Bélanger, correspondant du Réseau de l’information de Radio-Canada à Paris, relatant les échanges de coups de feu entre Israéliens et Palestiniens, à Hébron lors de l’enterrement d’un soldat israélien abattu par des Palestiniens, impute le début des hostilités aux Israéliens alors que ces derniers répondaient à des jets de pierre de Palestiniens, censés être sous couvre-feu.Il profite, pour étaler de long en large, l’âge de la victime (balle perdue), le corps blessé de son frère, sa famille en pleurs.Triste à constater, quand il s’agit de victimes israéliennes, quel que soit leur âge, on se contente de filmer les dégâts matériels et les ambulances filant vers les hôpitaux.Le Devoir, 20/08/02 : dans un article intitulé « Refus des groupes radicaux palestiniens », tiré du journal Libération, on voit se mêler des dépêches de l’A.F.P.relatant le scepticisme des analystes et politiques israéliens quant à ce même plan « Gaza d’abord ».Ces dépêches occupent, bien entendu, plus d’espace que l’article de Libération.Un autre point qui interpelle, malgré lui, Israël : il s’agit de l’attaque éventuelle de l’Irak par les U.S.A.Les analystes palestiniens toujours aussi « objectifs » prêtent à Ariel Sharon les plus noires intentions.Drôle quand on compare les agendas réels des deux camps : Sharon est constant : il ne demande que l’arrêt pendant huit jours des hostilités israéliennes, quant aux représentants du Hamas ils ne sont pas à une contradiction près : après l’attentat à l’Université Hébraïque, ils conseillaient aux Israéliens de quitter Israël (la paix par le vide), accueillant avec scepticisme le plan « Gaza d’abord » (Le Monde 29/08/02).Si Sharon a un agenda secret on ne peut pas en dire autant du gouvernement belge qui s’est empressé d’amender la loi sur le Tribunal de Justice International afin de permettre la mise en accusation du Premier Ministre israélien à propos de Sabra et Cha-tila.C’est tout de même drôle que pas un seul Palestinien n’ait poursuivi Hafez El Hassad pour la participation de la Syrie aux massacres du camp de Damour au Liban en 1975 et pas un seul Kurde n’ait poursuivi Saddam Hussein pour le gazage de populations kurdes.Nous avons vainement cherché les pacifistes, José Bové en particulier, pour s’interposer à Vittoria, Bilbao ou San Sébastien pour empêcher la fermeture des locaux de Batasuna.Un Basque vaudrait-il moins qu’un Palestinien?A propos de Basques, pensez-vous que si le ou les responsables de l’E.T.A.étaient connus et habitaient dans les quartiers populaires d’une ville basque, l’armée et la police hésiteraient-elles à intervenir?ET VINT BENJAMIN NETHANYAOU L’annulation de la conférence que devait donner l’ancien Premier Ministre d’Israël à l’Université Concordia est inquiétante à plusieurs égards.D’abord parce que cette uni- versité est l’héritière de Sir Georges Williams, université fondée par la Communauté juive à une époque où Mc Gill pratiquait le numerus clausus à l’égard des Juifs.Deuxièmement empêcher l’expression d’un point de vue politique est très grave, alors que des organismes aux U.S.A.invoquent un amendement de la Constitution américaine pour laisser pulluler les sites antisémites.Troisièmement, parce que ce qui fut une création juive exclut les Juifs pris par des extrémistes arabes.Ce dernier point est lourd de conséquences en Israël même où se multiplient les rassemblements islamistes, les soutiens à l’Intifada, voire le passage à l’action avec l’implication d’Arabes israéliens dans les attentats meurtriers (le Monde 27/8/02).LES DONNEURS DE LEÇONS Parmi les Juifs de la Diaspora qui se croient investis d’une mission, Théo Klein, ancien président du C.R.I.F., au nom de sa double nationalité israélo-française, ou le Grand Rabbin d’Angleterre au nom des valeurs juives.Le premier, dans un livre paru récemment, réitère son appui à la thèse « territoires contre la paix »; le deuxième « fustige » Israël pour les opérations menées par Tsahal dans les territoires autonomes, bien que ce ne soient que des actes isolés visés par la sortie du grand Rabbin.Le titre du journal le Monde pourrait et voudrait laisser croire que tout est noir dans la politique israélienne.Deux choses à noter à propos de Théo Klein : la première lui a valu dans « le Monde des livres » un article élogieux de l’ancien ministre des Affaires étrangères français, Hubert Védrine, ce qui n’a rien de rassurant pour Israël; la deuxième concerne le fait que, dans le même numéro du journal Le Monde où paraissait son article « La simple vérité », deux juifs israéliens cette fois attaquaient Israël.Le premier, éditeur en Israël, en ironisant sur la démocratie israélienne, énonçait toutes les injustices subies par les Arabes israéliens, quant au deuxième, nouvel historien, il défendait la thèse de maîtrise d’un autre juif israélien (Katz de surcroît) qui minait les fondements d’Israël à telle enseigne, que poursuivi par les autorités sur le plan juridique, il fit appel à feu Fayçal Husseini, ancien représentant de l’O.L.R à Jérusalem pour obtenir un don de 18 000 $.Fayçal Husseini avança cette somme pour assurer la défense de Katz devant les tribu- naux.C’est dire si la thèse du jeune homme confortait les Palestiniens dans leurs revendications les plus folles.Ironie du sort, ce nouvel historien qui dans un article dans le Monde se révoltait contre la « sharonisa-tion » que les médias lui faisait subir, a eu à connaître pratiquement le même sort que Bibi à Concordia, mais cette fois lors d’une tentative de conférence à l’Université Laval.Il avait trouvé cela particulièrement amer comme membre du mouvement « La Paix maintenant ».Théo Klein et le grand rabbin d’Angleterre ne peuvent pas être considérés comme des ennemis d’Israël comme c’est le cas de ces « Juifs » qui militent dans des groupes à cotés d’extrémistes palestiniens, que ce soit à Montréal, à Durban ou Johannesburg.Les plus dangereux pour Israël restent ceux qui répondent à la définition du Juif de Woody Allen : « with a very long explanation ».Il faut dire qu’il reste encore quelques-uns qui croient toujours à une paix dans cette région.Il s’agit du chef d’orchestre israélien, Daniel Barenboim et de l’américain d’origine palestinienne, Edward Saad, qui ont reçu conjointement le prestigieux prix du Prince des Asturies pour leur engagement dans le rapprochement des peuples israélien et palestinien.Fait à noter : de plus en plus, on se sert de Juifs pour mousser l’antisémitisme ou l’anti-israélisme.C’était la méthode de l’Inquisition espagnole lors des fameuses disputes du Moyen-Age où on opposait aux sages juifs des renégats.Bien entendu, ce n’est pas là la seule méthode puisque même des idéologies aux antipodes l’une de l’autre se côtoient dans cette haine.Les Trotskistes avaient ouvert le bal dans leur désir de confondre Staline en le comparant à Hitler; il fallait nier l’existence des chambres à gaz.Aujourd’hui, le terroriste Carlos ne se gêne pas pour écrire à Unité radicale, mouvement d’extrême droite, pour lui faire part des ennemis communs que sont le sionisme, l’impérialisme et la mondialisation.On se demande pourquoi l’écrivain et journaliste, Michel Baudreau, en est venu à écrire un article sur Bobby Fisher, l’ancien champion du monde d’échecs, génie juif antisémite à l’instar de Céline, génie « goy » antisémite.Le mot de la fin revient à l’avocat défenseur de l’assassin du journaliste américain Daniel Pearl, lorsqu’il a déclaré suite à la condamnation à mort de son client: « c’est cruel ».Faut-il en rire ou en pleurer?la voix sépharade I décembre 2002 I page 23 israël m Le 8 novembre 1942 : les jeunes juifs d’Alger contribuent à la première défaite des nazis Jean-Charles Chebat ,a France est battue à plate couture en juin 1940.Le gouvernement de Vichy, dirigé par le Maréchal Pétain, signe les décrets antisémites dès octobre 1940.Ils seront appliqués dans le territoire de la France dite libre, c’est à dire la partie sud, y compris l’Algérie, constituée des trois départements d’Alger, Oran et Constantine.Les Français d’Algérie, ultra-pétainistes en grande majorité, se réjouissent ouvertement des humiliations constantes imposées aux Juifs d’Algérie, qu’ils méprisent.Un point en particulier les réjouit : le statut de citoyens français a été retiré aux Juifs.En effet, les Juifs d’Algérie sont français depuis 1870, depuis le fameux Décret Crémieux.Or, cette population française, en particulier celle d’origine espagnole et maltaise, s’est opposée avec véhémence au statut des Juifs devenus français.Lors de l’affaire Dreyfus, de véritables pogroms eurent lieu en Algérie.Un frère de mon grand-père paternel y a été égorgé par la populace algéroise dans un tramway.Les Juifs d’Algérie doivent alors subir l’opprobre de quitter des professions « aryanisées ».Ainsi les Juifs ne peuvent plus exercer la plupart des professions libérales, dont cellesà de médecins.Les Français sont alors allés plus loin que les nazis : sous le régime nazi, les Juifs pouvaient soigner d’autres Juifs; pas dans la France dite àLibre du gouverne- ment de Vichy.On confisque aux Juifs leurs propriétés.Pire, que je me souvienne, on confisque les médailles : un oncle de mon père, Joseph Haki, dont je revois la photo en tirailleur algérien, se vit retirer sa pension de blessé de guerre et sa médaille militaire gagnée sur le champ de bataille durant la Première Guerre Mondiale au service de la France.Par ailleurs, les Français d’Algérie s’efforcent de fomenter la haine entre Juifs et Arabes.La police française loin de s’interposer, lorsque de tels incidents se produisaient, laissait faire.Ainsi, il y eut le pogrom de Sétif.Mais disons-le tout net cela n’eut pas le succès escompté et les Arabes algériens savaient que cela n’était pas leur combat.En fait, nombre d’entre eux souhaitent aussi devenir citoyens français; loin de jalouser les Juifs, dont ils savent qu’ils ont partagé bien des siècles d’histoire, ils considèrent que les Juifs les ont précédés sur la bonne voie.Deux cents jeunes juifs d'Alger que rien ne prédisposait à entrer dans l'histoire se sont organisés en secret sous la direction de l'un d'entre eux, José Aboulker, et ont infligé à l'Allemagne nazie sa première défaite cinglante.Régulièrement, ils s'entraî- 1 la voix sépharade I décembre 2002 I page 24 naient à l'exercice physique, apprenaient seu-lemement la théorie du maniement des armes car des armes ils n'en avaient pas.Le père de José Aboulker, médecin réputé d'Alger, était en contact avec les autorités américaines.L'organisation du débarquement américain fut une affaire de famille.Les éléments des commandos juifs d'Alger furent recrutés par relation de confiance personnelle.Le grand soir arriva.« Robert arrive! Robert arrive! » fut le mot de code, Robert étant Robert Murphy, le consul général des Etats-Unis en Algérie.Dans la nuit du 7 au 8 novembre les commandos se mirent à l’œuvre.Simultanément dans la nuit furent opérées les arrestations d'officiers italiens et allemands qui résidaient à Alger.La plupart furent arrêtés dans leur lit, un pistolet en bois noirci sur la tempe.Les casernes françaises se livrèrent sur l'ordre de leurs officiers qui pris dans leur sommeil donnèrent l'ordre de reddition.La Grande Poste d'Alger était le siège des centrales téléphoniques.Elle fut prise sans combat.De même les commissariats.Il faut noter ici la complicité active du chef de la police française d'Alger et de certains (et rares) officiers de l'armée française dont des gens de droite (souvent royalistes!) comme d'Astier de la Vigerie.L'opération faillit échouer.Les Américains furent en retard de 16 heures sur le plan de débarquement.Seize heures d'angoisse.Cela causa la seule victime de cette opération.Lorsque les Américains (accompagnés d'un contingent britannique) débarquèrent, la ville était à eux.En joie! Enfin, pour ce qui concerne les Juifs libérés et les Français qui jusqu'ici n'avaient pas osé manifester leurs opinions.Mais les tourments des Juifs n'étaient pas achevés.Les lois antisémites demeurèrent en vigueur car les Américains ne voulurent pas se faire d'ennemis auprès du Gouvernement de Vichy.Ce ne fut qu'avec l'arrivée du gouvernement de De Gaulle à Alger (et de ses ministres juifs comme Mendés France) que les choses changèrent et les droits des Juifs furent rétablis.Deux cent jeunes juifs sont les auteurs de cet exploit.J'en connaissais quelques-uns.Rien ne les prédestinait à être des héros.Contrairement à ce que l'on pense et dit des méditerranéens, je ne me souviens pas les avoir entendu se vanter de cette opération.Beaucoup d'entre eux se sont ensuite enrôlés dans l'armée du Maréchal Juin qui fit la campagne d'Italie et ont participé à la bataille terrible de Monte Cassino (dont mon oncle Daniel-Claude Chebat).Les autres que j'ai connus personnellement s'appelaient Martial Timsit (qui vit à Paris), son beau-frère Robert Bou-chara, Georges Loufrani (officier de l'armée de l’air) et bien d’autres encore, dont beaucoup sont en Israël.Je voulais leur rendre hommage au nom du peuple juif.Us ont montré que la dignité n'a pas de prix et que le courage est en soi une vertu.Si les Juifs d'Afrique du Nord ont échappé à la Shoah c'est beaucoup grâce à eux.C'est un devoir de mémoire que de souligner leur contribution à l'Histoire de notre peuple.7MU2VAH KIPPflf MARIAGES • BAI 514.344.9945- info@ellgance.ca -www.eligance.ca JOE AMAR SERVICE DE B7\R Faite de votre réception un événement inoubliable ! 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particulièrement déconcertant dans cette affaire (certains diront cocasse), est que l’un des chercheurs affectés , le Dr.Myriam Rosenberg de l’Université Bar-Ilan, a été dans le passé présidente d’Amnistie Internationale en Israël, et, en cette qualité, avait réprouvé publiquement les politiques de son pays en Cisjordanie et Gaza.Evidemment des tragédies plus graves se sont produites depuis octobre 2000.Néanmoins cette nouvelle offensive à ceci de particulier qu’elle ne vise ni l’état d’Israël en tant qu’entité, ni son gouvernement ou institutions, ni même des politiciens ou des « colons ».Elle cible des personnes assez représentatives de la gauche bien pensante israélienne en raison de la possession d’une caractéristique ( leur nationalité) sur laquelle elles n’ont ni contrôle ni évidemment responsabilité.Le passage d’accusations portant sur des actes en condamnations en raison de l’appartenance à un peuple, indique que la boucle s’est bien refermée; le conte allégorique de Max Nor-dau sur le Lion se retrouve à nouveau actualisé.L’antisémitisme a ceci de paradoxal qu’il n’est pas discriminatoire, il finit toujours par accorder le même traitement à tous les juifs.On peut tracer un parallèle entre les illusions des juifs occidentaux dans les années trente et quarante du siècle dernier et celles que berçaient ceux que le parti travailliste avait un jour ignominieusement appelés le « bel Israël », qui est constitué ( en dépit des protestations officielles) d’ashkénazes, anticléricaux, généralement issus de l’immigration en Palestine de 1882 à 1947.En effet, nous assistons aujourd'hui à une nouvelle désillusion.Une des dernières (mise à part celle du communisme qui en dépit de l’adhésion considérable de jeunes juifs, s’est révélée, entre autres vilenies, macabrement antisémite) a été celle de l’assimilation.Elle s’est produite lorsque juifs français, allemands, italiens, autrichiens de source, convaincus que grâce à leurs valeureux efforts en vue de perdre pratiquement toute idiosyncrasie, en ressemblant à s’y méprendre (au moins ainsi le pensaient-ils) à leurs amis et voisins goys, ils étaient à l’abri des attaques antisémites.Celles-çi ne pouvaient viser que les ostjuden (communément appelés pollaks en France), dont le particularisme et la visibilité ne pouvait générer qu’hostilité et mépris.C’est d’ailleurs pour éviter toute méprise qu’ils redoublèrent leurs efforts pour se distinguer et se désolidariser de ces derniers.On connaît la suite.Il serait cependant téméraire, et probablement injuste, de sous estimer l’intelligence de ces juifs d’Europe de l’Ouest.En effet, lorsque l’on exami- la voix sépharade I décembre 2002 I page 26 ne le discours antisémite du 18ème siècle, il est important de réaliser, qu’à cette époque, le principal grief contre les juifs n’était plus tant leur adhésion à une foi hérétique, que leur manque de sophistication, leurs manières désagréables et indisposantes, leur concentration dans des professions « malsaines », leur singularité et isolement volontaire etc.D’ailleurs, dans le cas de la France, les juifs d’Alsace-Lorraine avaient pu constater, en 1790, avec quelle facilité leurs coreligionnaires du sud-ouest, bien plus intégrés à leur communauté locale, avaient été émancipés, soutenus d’ailleurs dans cette démarche par cette même communauté.Pourquoi douter alors que la solution à l’antijudaïsme résidait dans l’intégration, qui pourrait s’effectuer par l’abandon de toutes les spécificités jugées non-essentielles au maintien d’un judaïsme par ailleurs assez édulcoré.Cette stratégie semble s’être du reste révélée gagnante au 19ème siècle jusqu’aux années mille huit cent soixante-dix au moment où s’amorce un phénomène jusqu’alors inconnu, et probablement difficile à anticiper: l’antisémitisme racial.Avec l’avantage du recul, il est aisé de penser que les juifs européens auraient probablement dû reconsidérer leur stratégie à ce moment-là.Certains l’ont fait, en particulier Théodore Herzl, qui réalisa assez rapidement que l’assimilation ne pouvait constituer une solution globale au problème antijuif.Sa solution:, le sionisme, est basée sur l’hypothèse d’identité nationale et de l’établissement d’un Etat juif indépendant.Cet Etat constituerait un refuge pour les juifs, dans la mesure où son édification neutraliserait les effets de l’antisémitisme.Certains ont compris que l’établissement d’un tel Etat éliminerait aussi l’antisémitisme en tant que phénomène.Bien évidemment une telle conséquence aurait été souhaitable quoique non cruciale.Certains indices semblaient d’ailleurs indiquer que les Israéliens paysans, soldats, décomplexés, au physique non typé (le genre Ari Ben Canaan d’Exo-dus), suscitaient plus de sympathie que leurs frères juifs de la Diaspora.On pouvait même entendre dans les années mille neuf cent cinquante, des antisémites notoires déclarer leur admiration pour Israël et ses habitants, certains allant jusqu’à prétendre que cet Etat menait la bataille de l’Occident.On en est arrivé à penser en Israël que l’antisémitisme était un corollaire de l’exil et des conséquences fâcheuses (telle la fameuse « pyramide renversée » de Gordon) qui s’y greffaient.Pour l’éviter, il fallait se démarquer, autant que faire se pouvait, du prototype juif galoutique pour se positionner comme un Etat parfaitement intégré à l’espace occidental.Néanmoins, à la fin des années soixante, au moment même où l’admiration pour Israël atteint son apogée, quand les jeunes non-juifs yaffluent pour vivre l’expérience du kibboutz, émerge à la gauche de l’échiquier politique un fort mouvement critique.Si auparavant les communistes s’opposaient à Israël, cette attitude était comprise dans l’opinion comme un geste de solidarité et d’alignement avec les intérêts pro-arabes de l’Union Soviétique.Commence néanmoins à surgir vers 1965-66, au sein de l’intelligentsia européenne, un mouvement anti-israélien procédant de motifs anti-colonialistes et tiers-mondistes.En France, il se révèle au grand public avec les fameux articles d’Eric Rouleau (journaliste juif d’origine égyptienne) dans le Monde, et se développe considérablement après la guerre de six jours.Le mouvement tiers-mondiste se trouve peu à peu d’autres alliés objectifs, parmi d’autres mouvements « victimaires » (afro-américains, féministes, homosexuels, écologistes, misérabilistes, anti-mondialistes.) pour constituer une sorte de coalition internationale des faibles dont l’arme principale est la hantise, dans les milieux bien pensants, du label « politically incorrect ».On profite d’ailleurs du manque de rigueur intellectuelle collectif pour amalgamer dans les esprits paresseux, caractéristiques des leaders d’opinion actuels, les concepts de « faible » et de « victime ».Du coup, les Juifs (perçus comme prospères) ne peuvent, malgré Auschwitz, se réclamer du statut de victimes.Par contre les Palestiniens et autres Arabes (perçus comme faibles et pauvres, malgré les pétrodollars), le sont, eux, nécessairement.Cette coalition internationale de victimes auto-proclamées va ainsi par solidarité, ou plutôt dans un souci de réciprocité, manifester (Durban n’en étant que la démonstration extrême), une animosité virulente par rapport à Israël.L’association antisémitisme-antisionisme a fait l’objet de suffisamment d’analyses pour nous épargner la nécessité d’en discourir à nouveau.Néanmoins il reste difficile pour beaucoup d’éléments du « Bel Israël » d’admettre qu’ils sont également visés.Certes, on comprenait que l’on puisse s’opposer à la politique israélienne, désapprouver même la légitimité de l’Etat, être hostile aux religieux, séfarades, colons et autres nouveaux « ostjuden », mais pas à eux-mêmes alors que leur apparence et mode de vie étaient si conformes à la mode occidentale.On avait même minutieusement adopté les normes du « political-correctness » : parades gaies, féminisme rigoriste, programmes de rattrapage pour les arabes etc.Rien n’y fit.Encore une fois, l’antisémitisme n’avait pas disparu, mais s’était simplement métamorphosé.Les pères reprochaient aux juifs d’être des lâches, des « orientaux » n’appartenant pas à l’espace occidental, de manquer d’esprit guerrier.Les fils leur reprochent exactement le contraire: Israël, petite Prusse du Moyen-Orient, est le dernier bastion du colonialisme sanglant européen.C’est au tour du « Bel Israël » d’être également mis au poteau, et en ce sens l’exclusion des deux chercheurs israéliens n’en est que la manifestation probante.Cela ne signifie pas l’échec du sionisme.Plus simplement, plutôt que l’enrayement de l’antisémitisme, ses objectifs doivent peut-être se réduire à en neutraliser les effets, c’est-à-dire en plaçant les Juifs sous la protection d’une structure étatique et surtout d’une armée puissante dont ils ont le contrôle, et dont la mission est de s’assurer que leur sang ne pourra couler impunément.Malheureusement le caractère inévitable et fatal de la judéophobie est difficile à accepter pour ceux qui ne croient pas à la singularité du destin juif.A.B.Yehoshoua écrivait récemment qu’il refusait de souscrire au devoir talmudique de conscience de la permanence de la haine d’Esaü pour Jacob.Il est vrai que l’adhésion à une doctrine qui nie la réduction de l’antijudaïsme à un phénomène rationnel, présuppose l’admission préalable d’un interventionnisme providentiel.N’ayant pas l’ambition de rentrer dans ce débat métaphysique nous conclurons ici. DU NOUVEAU POUR LES ANCIENS DE MAIMONIDE ADAM L'Association des anciens de Maïmonide (ADAM) vient d'être créée.Par le biais de cette association et de ses diverses activités spéciales, nous espérons: • renouer des liens, • développer de nouvelles amitiés, • renforcer nos racines, • former un réseau économique énergique, • aider notre école, • rehausser l'image de Maïmonide pour l'avenir.20 ANS, ÇA SE FÊTE EN GRAND! A retenir: Au printemps 2003 se tiendra Le 1er Gala des Anciens organisé par ADAM et réunissant tous les anciens de Maïmonide depuis 1981, date de la première promotion issue de Maïmonide, depuis sa création en 1969.Une soirée inoubliable remplies de surprises! On vous attend en grand nombre! AVIS DE RECHERCHE En novembre, vous étiez nombreux à répondre à notre sondage téléphonique, mais certains d'entre vous se cachent encore.Si vous avez fréquenté l'école Maïmonide, que vous êtes intéressé par les activités d'ADAM et que vous désirez être parmi nous lors du gala, veuillez s'il vous plaît compléter le formulaire ci-dessous et nous le faire parvenir le plus tôt possible par télécopieur au (514) 488-8963 ou à l'adresse suivante: École Maimonid Att: ADAM 5615 Parkhaven, CÔTE ST-LUC, QC H4W1X3 Aussi, n'hésitez pas à nous envoyer les coordonnées de ceux et celles avec qui vous auriez gardé contact ou à nous communiquer toute autre information susceptible de nous aider dans nos recherches.Pour de plus amples informations sur ADAM, veuillez contacter : M.Eric Benatar au (514) 928- 6687 - e-mail : ebenatar@sympatico.ca M.Fabian Garzon au (514) 937-9303 ext.212 - e-mail : fabiang@beneflex-myis.com Nom Prénom Date de Naissance Adresse domicile Ville Province/Etat Pays Code Postal E-mail Primaire Téléphone Domicile Téléphone Bureau Liste de contacts Téléphone Domicile Téléphone Bureau CENTRE DE LA PETITE ENFANCE MAIMONIDE VILLE ST-LAURENT & CÔTE ST-LUC PLACES LIMITEES Préscolaire 18 mois - Garderie 2 & 3 ans - Pré-maternelle 4 ans • Amélioration complète: locaux, ameublement et matériel pédagogique.• Activités éducatives et récréatives: musique, peinture, danse rythmique.• Judaïsme, Shabbat et fêtes juives: jeux éducatifs à l'ordinateur.• Repas chauds • Grâce aux subventions du gouvernement, le prix n'est plus que de 5 $ par jour.ÉCOLE MAIMONIDE PRIMAIRE - SECONDAIRE MAIMO PLUS: Curriculum entièrement renouvelé.Laboratoire d'informatique à la pointe des technologies de l'éducation en hébreu et en études juives.• Une école aux dimensions humaines qui allie tradition et innovation • Un projet éducatif qui contribue au développement intégral de l'enfant • Un encadrement stimulant et rigoureux • Un personnel dynamique et expérimenté • Initiation à l'anglais et à l'informatique dès l'âge de 5 ans • Des mesures d'accompagnement pédagogique adaptées (enseignement individualisé) • Programmes d'enrichissement en mathématiques et en sciences • Programme deuxième chance (pour les étudiants qui n'ont jamais fait d'hébreu) • Études surveillées après les cours • Un service d'orientation scolaire et d'intervention sociale • 2 laboratoires d'informatique équipés de 75 ordinateurs Pentium branchés sur Internet • Des activités sportives et culturelles diverses • Un service complet de repas chauds EXAMENS D'ADMISSION Renseignements et inscription 2003-2004 CAMPUS PARKHAVEN 5615 Parkhaven, CÔTE ST-LUC Tél: 488-9224 ou 488-9845 CAMPUS JACOB SAFRA 1900 rue Bourdon, VILLE ST-LAURENT Tél: 744-4626 ou 744-5304 il israël La société canadienne Technion, l’université technologique d’Israël Two Montrealers, Han Shahin and Simon Minchom recently attended SciTech 2002, the summer science camp at the Technion-lsrael Institute of Technology.Ilan is 18 and attends Marianopolis, Simon is 16 and a student at Lower Canada College.Both have received the Irving Wenger Canada-Technion Scholarship awarded to Canadian students for exceptional achievement, both in community and academic areas.The program is held every summer in Haifa, Israel, and attracts students from all over the world who are looking for a unique experience that combines high-level scientific study with a camp-like environment.Canadian Technion Institute : Why did you want to participate in the SciTech program at the Technion-lsrael Institute of Technology this summer?Ilan : What interested me was the scientific aspect of it, the experience of doing some research in a field I was not familiar with.I thought it might also give me a better understanding of what I wanted to do in university, and at the same time I would spend a month in Israel, an added bonus! CTI : Was security a big issue when you traveled on your chaperoned weekends?Simon : The Technion is very careful where everyone goes.We went on hiking trips, to Masada, the Dead Sea, they are all safe and we were well taken care of.CTI : How many students were at Scitech?Ilan : There were twelve girls and thirty boys, mostly from Israel, some from Bulgaria, Cyprus and North America.There were three Canadians.CTI : What was the subject of your science project?Ilan : I was looking at the effects of certain chemical compounds for vegetables and how they affected prostate cancer cells.It was interesting, although difficult at the beginning.I worked with an Israeli girl who was born in the Ukraine and we had an excellent mentor.Simon : I worked on wastewater management, which is a very big issue in Israel.There were two other persons working with me and I had a mentor from the Faculty of Civil Engineering.CTI : What was the language used with your peers?Ilan : I spoke Hebrew to the Israelis, but English to everyone else.Simon : I don’t speak Hebrew but it wasn’t a problem.CTI : What were your accommodations like?Simon : The accommodations were better than expected.We were in four-story dorms, which were very clean and fairly new.CTI : Would you recommend this program to your scientifically minded friends?Simon : I think that Scitech is for someone who likes to meet new people, wisare open to spending his summer in Israel, in an environment where he can meet others who love science and technology.The program was a nice mix of work and play.Ilan : Yes, there are many elements that were fun : meeting Israeli youth, doing science projects, seeing a little of Israel.For more information please contact Roslyn Spears Wiener at the Montreal office: 735-5541 la voix sépharade I décembre 2002 I page 30 SOUFFIR DECORS S/d'eor de
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