LVS : la voix sépharade, 1 décembre 2006, Décembre 2006 - Janvier 2007
5.00$ 35e année, vol.5 Décembre-janvier 2006-2007 / Tévet 5767 COMMUNAUTE SEPHARADE UNIFIEE DU QUEBEC - I, CARRE CUMMINGS - BUREAU 216 - MONTREAL - QUEBEC - CANADA H3W IM6 - PP40011565 ¦ rade s e p h a Les Hassidim/ Les connaîLon?Tentations gourmandes Le mondé dans vos: assiettes Qui sont Donrnntro caiior roc Qc Rencontre avec ces Sépharades devenus des acteurs incontoura de la vie publique québécoise ' TVIigdal Ohr iL’urgehce au quotidien Les centres Miriam Des maisons pour tous L’Alzheimer Le mal de la solitude ' TOYOTA MONTREAL-NORD 329-0909 Jean Alloul Rachel Alloul Michel Alloul Eliane Alloul Daniel Alloul Gerard Azoulay David Azoulay Didier ZIri Isidore Fhima Gabriel Dadoun Charles Soussan Le seul concessionaire Toyota avec des mezuzah à toutes ses portes est maintenant situé au 6767 Henri-Bourassa Est HkG Louez à partir de 179$ par mois V.TOYOTA POUR mm Vous êtes peut-être admissible à une allocation jusqu'à 1 000$ Détails chez Toyota Montreal-Nord. 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I iWwiiïl&M *1 Ils font vibrer Montréal.De l’animatrice Sonia Benezra à l’architecte Gabriel Soudry, nombreux sont les Sépharades à faire de Montréal cette ville si riche et si vivante.Des acteurs devenus incontournables de la vie publique, que nous vous invitons à découvrir, (page 15) ARTICLES 11 Les 1001 visages des 40 Galilée, le drame Hassidim écologique 25 Elie Wiesel, le sage 41 Alzheimer, entre souffrance 28 Migdal Ohr, l’urgence au et isolement quotidien 43 Vos sorties en un clin d’oeil 30 Shoah : l’indicible horreur 46 Echappées belles 35 Objectifs Jeunes vers San Francisco 38 Miriam Home, des maisons pour tous 49 A vos cuisines, les tentations gourmandes '•O1 COMMUNAUTÉ SÉPHARADE unifiée du Québec PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL DIRECTEUR DE LA PUBLICATION RÉDACTEUR-EN-CHEF ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO RÉVISION ET CORRECTION DES TEXTES PHOTOS PRODUCTION CONCEPTION GRAPHIQUE IMPRESSION EXPÉDITION POSTALE I, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W I M6 TéL: (514)733-4998 • Télécopieur: (514)733-3158 redactionlvs@csuq.org • www.csuq.org David Bensoussan Robert Abitbol Élie Benchetrit Éloïse Cohen Elie Benchetrit, Henri Bouadana.David Bensoussan.Tobi Elliott, Mikhal Hassan, Sophie Jama, Rabbin Yaacov Lévy, Françoise Magne, Corentin Mossière, Jean-Michel Rikner, Vivianne Schinasi-Silver, Edmond Silber.Un grand merci à Philippe Regnoux.Éloïse Cohen Archives CSUQ Éloïse Cohen 514 733-4998 ext.3149 Katia Ruelle Malka MPI Impressions 514 236-0526 Joncas Postes Expert Le présent numéro de La voix sépharade a été tiré à 7000 exemplaires.Le magazine est publié 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Québec, en Ontario et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l’étranger.Abonnements (I an - 5 numéros): Québec 26$.Canada et U.SA 36$, Outre-Mer 56$.ISSN: 0704-5352.Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada.Courrier de 3e classe-Permis 4001 1565 Les lettres ou articles doivent être adressés à Éloïse Cohen.La voix sépharade, I Carré Cummings, bureau 216, Montréal, Québec H3W IM6 ou par e-mail: redactionlvs@csuq.org Sous peine d’être refusés, les articles ou lettres adressés au journal doivent mentionner le nom de l’auteur, son adresse complète et son numéro de téléphone.Aucun accusé de réception ne sera envoyé et les articles ou lettres non publiés ne seront pas retournés.Pour des raisons d’espace et de clarté, les articles ou lettres pourraient être réduits ou révisés.CONVENTION DE LA POSTE-PUBUCATIONS NO 400 11565 RETOURNER TOUTE CORRESPONDANCE NE POUVANT ÊTRE LIVRÉE AU CANADA AU SERVICE DES PUBUCATIONS I 23 RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL, QC H3Z 2y7 « Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le Gouvernement du Canada pour nos coûts rédactionnels par l’entremise du Fonds du Canada pour les magazines.» Canada Ti.rA.flt auRfc£ FIERTE SEPHARADE, FIERTÉ QUÉBÉCOISE Nous avions pensé, un peu naïvement il est vrai, qu’avec la fin de la guerre du Liban, la presse écrite et les médias électroniques allaient également tourner la page et passer à autre chose.Malheureusement le vieux dicton en anglais qui dit que «Jews is news» s’est révélé encore exact puisque depuis que l’histoire des écoles hassidiques «illégales» a fait les manchettes de la presse, la communauté hassidique de Montréal est devenue le point de mire des médias.Des banales histoires, qui en d’autres temps et en d’autres lieux ne dépasseraient pas le stade du simple fait divers, ont été montées en épingle et jetées en pâture à une opinion publique qui s’inquiète, non sans raison, au sujet du concept tellement galvaudé de «l’accommodement raisonnable» dont nous parlent nos gouvernants.Les demandes particulières de certains membres de diverses communautés culturelles ont été souvent perçues comme des passe-droits mettant en danger la bonne marche de la société civile.L’affaire des vitres givrées du gymnase du Y, le document recommandant la non intervention de policières auprès des Hassidim, le érouv, et j’en passe.ont déclenché un véritable tollé auprès d’une population qui généralement ignore tout de la communauté juive en général et des Hassidim en particulier.Les propos tenus par certains auditeurs lors des émissions «lignes ouvertes» sont édifiants et révélateurs d’un certain état d’esprit d’un segment de la population qui a le sentiment de perdre ses repères.Un ambulancier à qui l’on refuse de manger un sandwich de jambon dans une aire cacher de l’Hôpital général juif et voici que les Juifs deviennent intolérants.À ce jeu là, on risque de faire pas mal de dégâts en créant inutilement des tensions intercommunautaires à un moment où justement il faudrait encourager le dialogue.Malheureusement la peur de l’Autre, exploitée par une recherche du sensationnel, a encore des beaux jours devant elle.Si le débat est nécessaire il ne peut se faire que dans un cadre relativement serein ce qui n’est malencontreusement pas le cas aujourd’hui.Dans ce numéro, nous avons tenu au contraire à souligner le caractère positif de l’apport du judaïsme sépharade au Québec moderne à travers des hommes et des femmes qui par leur génie, leur esprit d’entreprise et leur créativité ont participé à l’avancement de la société québécoise dans son ensemble.En leur rendant un hommage indirect à travers ces courts portraits, nous avons également voulu leur dire combien notre communauté était fière d’eux comme Juifs sépharades bien entendu mais aussi et surtout comme Québécois et Canadiens fiers de leur appartenance.Elie Benchetrit La voix sépharade décembre 2006 7 < Editorial Quoi de neuf?ILS L’ONT FAIT B’nai Brith le récompense De machino, E.Hunter Harrisson est devenu président-directeur général du Canadian National.Une ascension sociale et professionnelle qui ne lui a pas fait oublier sa conviction, la nécessité d’aider les gens.C’est cette implication altruiste, doublée d’un engagement communautaire constant, que B’nai Brith a voulu salué en lui attribuant le Prix du Mérite 2006.«Son solide engagement social et sa passion à aider les personnes dans le besoin se reflètent dans ses projets philanthropiques courants» a ainsi déclaré Gerry Weinstein, le président national de B’nai Brith.Du .Premier ministre jjffp au Consul général d'Israël, tous T'~r' ont tenu à âfef souligner le m dévouement, f l’intégrité et la *1** détermination d'E.Hunter Harrisson.JENNIFER CHETRIT BITTON invite le Maroc à s'installer chez vous Jennifer respire la joie de - Li-J.' vivre et l’optimisme.Elle porte avec grâce le foulard traditionnel des épouses juives fidèles à la «tséniout», la modestie vestimentaire.Cette jeune Sépharade, née à New York de parents marocains, est mariée, mère d'un petit garçon d’un an et demi et en attente d’un deuxième bébé.Et bien qu’elle ait déjà pas mal de pain sur la planche, elle a décidé, épaulée par son mari, de se lancer en affaires.ah oui, car en plus, diplômée d’un baccalauréat en finance de la Yéshiva University de New York, elle prépare une maîtrise dans la même discipline à l’Université de Montréal.Mais revenons à nos affaires.aux siennes en fait : l’importation d’artisanats et de vêtements traditionnels marocains de luxe pour hommes et femmes.Une ligne de produits moderne et inédite sur le marché montréalais.«Mes articles sont d’une qualité et d’un design excellents, tout en restant accessibles au grand public.Et même si ils sont traditionnels (bonbonnières, caftans, djellabas, tuniques, etc.), ils présenteront un caractère original dans leur conception ou leur finalité, permettant ainsi d’innover lors des mariages, des hennés ou des Bar Mitzvot», explique la nouvelle entrepreneure.C’est pour assurer cette originalité que les contacts ont été pris avec des fournisseurs au Maroc, à Casablanca ou à Fès.Mais d’ores et déjà, la jeune femme fourmille de projets, et notamment se lancer dans la décoration d’intérieur.E.B.• MoroccoXchange 514-992-0493 8 décembre 2006 La voix sépharade mjjisi klîL Miiil Des Français au Québec sur la bonne Fréquence Débarqué de France il y a 18 mois, Frédéric Saadoun est aujourd’hui président de Fréquence France, une association, créée par la CSUQ et le Y et destinée aux nouveaux arrivants français.Les difficultés administratives, les problèmes d’intégration, les différences culturelles, ça le connaît et c’est parce qu’il est passé par là qu’il sait de quoi il parle.Des expériences qu'il se fera un plaisir de partager pendant l’une des activités socio-récréatives, culturelles, éducatives, sportives de Fréquence France.Renseignements :Avi bendayan au 514 733 4998 #8120 •ÿr VT.•' ^ v >*¦% Fréquence F-^lSce Marc-Alain Wolf, aux frontières du réel KIPPOUR il iiüJid_il il V empreint, en filigrane, de sacré et de religieux.Faire connaître le judaïsme, tel est le leitmotiv de l’auteur : "En ce moment au Québec, il y a toute une actualité un peu désagréable sur le judaïsme, qui est révélateur, non pas d’un antisémitisme violent, mais de la persistance de préjugés et d’une certaine ignorance.Il me semblait donc primordial de montrer comment ça se passe aujourd'hui dans une synagogue." Ceux rompus aux pratiques judaïques trouveront l’intérêt du roman dans le parcours de ce père, dans ce passé qu’il tente d’ancrer dans son futur, à travers ses fils.Un roman habile, touchant et poignant sur la transmission d’une histoire, d’une culture et d’une identité.Marc-Alain Wolf, l’essayiste, le psychiatre et le philosophe, devient romancier et signe Kippour, l’histoire d’un homme, qui décide de renouer avec le judaïsme.Une quête d’identité dans laquelle il embarque ses fils et qui le mène dans une synagogue, la Spanish & Portuguese le jour deYom Kippour.Dans cette atmosphère si particulière, chargée de cette spiritualité, de ces rites et prières séculaires, Zaccharias Lemieux entreprend son propre voyage, au plus profond de son inconscient, à la frontière de sa propre fragilité.Et si le récit est ponctué, tantôt des confidences, tantôt des commérages, de cette communauté juive qui prie.se recueille et jeûne, il est également Mar-Alain Wolf, Kippour.Ed.Triptyque Malka Zipora Lekhaim ! Malka Zipora, fenêtre entrouverte sur Hassidim d’avoir deux téléphones chez elle, qu’elle pense qu’il vaut mieux ne pas avoir trop d’amis ou comment elle apprend à son fils les multiplications.Un quotidien qui transparaît jusque dans le style de l’écriture, familier et ordinaire.Pour autant, l’ouvrage a eu un intérêt : faire réagir.Pour preuve, les dizaines de réponses publiées sur le site de l’hebdomadaire Voir qui saluent cette tentative d’ouverture.Alors, en effet, c’est vraiment peu, mais peut-être que oui, c’est déjà ça.«En publiant ces textes, c’est comme si j’avais entrouvert les rideaux de ma maison».Cette maison, c’est celle de Malka Zipora, épouse et maman d’une famille hassidique de 12 enfants.Mais loin de lever le voile sur des us et coutumes ignorés de beaucoup, l’auteure utilise ses «chroniques de la vie hassidique à Montréal», pour livrer son avis sur les nouvelles technologies, le téléphone ou encore l’obsession de l’apparence.C’est ainsi que l’on apprend que Malka Zipora refuse Malka Zipora, Lekhaïm, Ed.du passage Hip hop yiddish.Le pari est osé, la rencontre étonnante, mais le résultat convaincant.Avec Ghettoblaster, Socalled creuse une nouvelle voie à ce rap canadien, celle d’une musique Klezmer malaxée aux rythmes rap old school.En effet, en l’agrémentant de ces instruments d’aujourd’hui (table de mixage et autres samplers), Socalled, MC patenté, remet au goût du jour ce folklore musical du siècle dernier.Un folklore qu’il a découvert par hasard, peu après avoir laissé tomber ses études à McGill, alors qu’il fouillait dans les vieux vinyles de l’Armée du Salut à la recherche du sample qui tue.La pochette a de belles couleurs, le type une bonne tête, alors il l’achète.Ce type, c’est Aaron Lebedeff, chanteur populaire yiddish de l'après-guerre.“Et là j’ai pris une claque, c’était incroyable.” D’un hasard naît une passion.Et de cette passion naît son style, qu’il avait expérimenté avec “The Hip Hop Seder”.Avec son nouvel opus, SoCalled, alias Josh Dolgin, va encore un peu plus loin.Enregistré dans une dizaine de studios, il fait intervenir une quarantaine de musiciens, parmi lesquels le chanteur yiddish Theodore Bikel, le groupe klezmer Beyond the Pale, le rappeur québécois Sans Pression, son ami Gonzalez, le pianiste lounge Irving Fields, 90 ans au compteur et inventeur du mélange “latino-klezmer" avec ses “Bagels and Bongos”.SOCALLED le Jewish cow-boy décembre 2006 La voix sep Cinémania va vit et devient toujours plus populaire Non, Maidy Teitelbaum n’a pas gagné un oscar.mais elle est aujourd’hui chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France.Une distinction républicaine récompensant la contribution au rayonnement de la culture française dans le monde.Et il faut dire que, dans ce domaine, la dynamique anglophone a mis le paquet.en créant Cinémania, festival de films francophones, qui a cette année, réussi un coup de maître : c’est Juliette Binoche, en chair, en os et en son légendaire sourire, qui a donné le coup d’envoi de sa 12e édition.Mais si cette dernière tenait le haut de l’affiche, elle ne devait pas faire de l’ombre aux autres acteurs et réalisateurs présents.Parmi eux, la populaire Nicole Garcia, le classique Philippe Colin ou encore la pétillante Lisa Azuelos, venue présenter, Comme t’y es belle, comédie à la sauce sépharade, revisitée, version Sex and the City.Une formule qui plait : le public, toujours plus nombreux au Festival, a attribué à ce portrait, vivant et léger, le Prix Mel Hoppenheim (voir ci-dessous).L’année dernière, c’est Vos Vis et Deviens, de l’Israélien Radu Mihaileanu (ci-contre) que l’audience avait consacré.Comme t’y es drôle.Quel bon moment que celui passé devant Comme t’y es belle, comédie de Liza Azuelos.On y découvre quatre jeunes femme (Michelle Laroque, Aure Atika, Géraldine Nackache et Valérie Benguigui) liées par leur amitié autant que par leur identité sépharade.Drôle et léger, ne gardant que le meilleur des stéréotypes (Marthe Villalonga dans le rôle de la grand-mère par exemple), ne tombant jamais dans le cliché, Lisa Azuelos, fille de Marocain,a tellement séduit le public québécois qu’il lui a décerné le Prix Mel Hoppenheim de Cinémania.Recueil de répliques.pas si choisies : «Le grand problème du bonheur, c’est que tant que tu sais pas que ça existe, t’es tranquille ! C’est comme les enfants.tant qu’ils connaissent pas les fraises tagada, tu peux leur faire manger des pommes, mais après.va leur faire manger des pommes» ou encore «Les maris ?Depuis qu’on a inventé les valises à roulette, je vois vraiment pas à quoi ça sert.» Comm Si le film n’est pas encore diffusé au Canada, il reste disponible sur commande.et si vous avez encore des doutes, ils seront dissipés après un bref passage sur http://www.commetyesbelle-lefilm.com, site rempli de répliques et d’extraits. ^éésS L’affaire des vitres givrées du gymnase du Y, le document recommandant la non intervention de policières auprès des Hassidim, le érouv ont provoqué un véritable tollé.Un tollé que l’on met sur le compte de l’ignorance et du manque de communication.C’est pourquoi LVS a voulu en savoir plus sur les Hassidim, une communauté loin d’être monolithique.Les La voix sépharade décembre 2006 I I DES HASS ©r?w pour voice fjutuce phimha.e^£es Poré/iliems (~Jl vou&jptoposenl leur nouvel album debacles Dçynvitatkm exclusives Des créai tons personnalisées et rafjff/nées à prix 1res abordables pXetouba traditionnelle sur authentique parchemin De la ( ~orah raliiejrapliiée et illustrée à la main par phet tri péohaDana vSStriate frinlrr - '’('jallir/mpie 12 décembre 2006 La voix sépharade L’affaire des vitres givrées du Y a, une fois de plus, mis les Hassidim sous les feux de l’actualité.Une communauté loin d’être monolithique : en effet, chaque courant est différent de l’autre, tant dans sa pratique que dans son rapport à Israël.D’où viennent-ils ?Rabbi Israël ben Eliezer, 1698-1760 deviendra célèbre sous le nom de Baal Shem Tov (le Maître du Bon Nom), fondateur du mouvement hassidique.Le judaïsme hassidique ou hassidisme (en hébreu ’Hassidout’ «piété» ou «intégrité) est un mouvement religieux juif et haredim (ultra-orthodoxe, ou Craignant-Dieu, des Juifs orthodoxes ayant une pratique religieuse particulièrement forte).Par rapport aux autres haredim, les Hassidim sont organisés en communautés dirigées par un admor (ou rebbe) héréditaire.Ils considèrent en général leurs conceptions religieuses et leur mode de vie comme les seuls réellement juifs, et les autres courants comme éloignés du vrai judaïsme, voire hérétiques.Il s'agit, comme nous allons le constater, d'un ensemble disparate malgré une certaine homogénéité superficielle.Sont-ils orthodoxes ?Le qualificatif d'«orthodoxe», qui leur a été donné au XLXe siècle par des Juifs progressistes, est accepté, voire revendiqué, par une partie d'entre eux, alors que d'autres, les Haredim, le rejettent totalement.Depuis la fin du XIXe siècle, ils rejettent partiellement la «modernité» occidentale, que ce soit dans le domaine des moeurs ou des idéologies.Du fait de leur méfiance vis-à-vis des innovations sociales, les Hassidim vivent généralement en marge des sociétés laïques environnantes, même juives, dans leurs quartiers et sous la direction de leurs rabbins, seule source de pouvoir pleinement légitime à leurs yeux.Quel rapport entretiennent-ils avec Israël ?Exception faite des Neturei Karta qui affichent ouvertement leur hostilité face au sionisme et de quelques-uns parmi les Satmar, les autres communautés Hassidiques ne sont pas contre l’Etat d’Israël, même s’ils n’adhèrent pas à la philosophie du sionisme tel que le définissait Théodore Hertzel.Contrairement aux Neturei Karta ils ne s’affichent pas avec les ennemis d’Israël et certains sont même très sionistes.Cependant, pour eux, le vrai Israël ne verra vraiment le jour qu’au retour en Terre sainte de Moshiach (du Messie).Ils sont aujourd’hui fortement implantés en Israël, où ils ont leurs quartiers (et même leurs villes), leurs partis politiques, leurs magasins et leurs écoles.Ils sont également présents dans beaucoup de communautés juives de la diaspora, en particulier en Amérique du Nord et en Europe occidentale.Lors d’une visite en Israël, on aurait posé la question suivante à l’ancien Rabbi Satmar, le défunt Rabbi Moshe Teitelbaum : «Puisque vous et Arafat êtes des anti-sionistes, accepteriez-vous de le rencontrer F- Ce à quoi il aurait répondu qu’il ne rencontrerait jamais une personne responsable de la mort de Juifs.Une attitude qui le distingue des Neturei Karta (voir encadré).Les Hassidim de Montréal habitent-ils tous à Outremont ?A Montréal, surtout à Outremont nous retrouvons principalement les Hassidim de Satmar, les Belzère, les Bobover, les Skver, les Guèrère, les Vijnitz, les Tosch de Boisbriand qui, dans les années cinquante, demeuraient surtout dans les environs de la nie Jeanne Mance.Dans le quartier Snowdon, Hampstead et Côte-Saint-Luc, nous retrouvons quelques Breslover et les Hassidim de la communauté Lubavitch.Chacune de ces communautés a son «Rèbè», sans la consultation duquel aucune action de grande importance n’est entreprise.Aujourd’hui au nombre de 6 000, ils sont arrivés à Montréal dans les années 1940-1950.Edmond SiEber CET ARTICLE VOUS FAIT AU PAfl&TINE untou PAUSllNIAN iOVtsriGNïY LE REJET DU SIONISME Le Neturei Karta ou ME S r« .• 5rae# JUDAISM REJECTS ZIONISM • ___ STATE Kl Le Neturei Karta (en araméen: «les gardiens de la cité») est un groupe de Juifs (ultra orthodoxes), centrés autour de la communauté des Hassidim de Satmar et qui rejettent toute forme de sionisme.Originaire de Satu Mare, en Transylvanie (autrefois province du Royaume de Hongrie), les Satmar parlent surtout le yiddish mais aussi le hongrois.Ils font partie de la Edah Haredit, une fédération de groupes fondamentalistes radicaux.A ce titre, ils s'opposent activement à l'existence de l'Etat d'Israël.Ils considèrent en effet que l'Etat juif de l'Antiquité fut détruit par la volonté divine, et que seul le messie pourra le rétablir.Toute tentative humaine de recréer un Etat juif avant la venue du messie équivaut ainsi à une attaque contre la volonté divine.Lors des élections israéliennes, ils appellent de façon systématique à refuser de voter.Non seulement ils sont contre la fondation de l’Etat d’Israël, mais n’hésitent pas à s’afficher avec ses pires ennemis.C’est ainsi qu’un de leur membre était ministre dans le cabinet fantôme d’Arafat et que lors des manifestations, ils défilent aux côtés des sympathisants du Hamas, Hezbollah ou Fatah.Le groupe est apparu en 1938, lors d'une scission vis à vis du parti religieux Agoudat Israël, considéré comme devenu trop tolérant vis-à-vis du sionisme.On retrouve ses membres principalement à Jérusalem (en particulier dans leur bastion de Mea Sharim), à Beit Chemech, mais également à New York, notamment Brooklyn.r m en o O Z Z ! O Z ¦o RÉAGIR ?REDACTIONLVS@CSUQ.ORG David Elmaleh Tapissier-Décorateur Rembourrage et transformation de tous sièges Rembourrage sur mesure Carcasses de style importées Estimation Gratuite 1001, rue Lenoir, suite A-408, Montréal, (Québec) H4C 2Z6 Tél.: (514) 935-5944 / Fax: (514) 935-0055 Maison D'argent °s?Devises Étrangères Foreign Exchange Gabriel SEBAG Prés.Métaux Précieux Precious Metals 368, Sherbrooke O.(Coin Bleury) Montréal, QC.H3A 1B2 Taux Corporatif - Livraison Corporate Rates - We deliver Tél.: (514) 842-4411 Fax: (514) 842-4499 La voix sépharade décembre 2006 13 LES HASSIDIM ^Ilf Jill ” >ü!!!!ü£ Réalisez-le www.promontrealentrepreneurs.org MEMEOI] «a© La plus riche sélection A Montréal d'importation dü Maroc ^W- ¦ www.MorocaoXchange.com W&: mm ïfuïïFTiïîlïïÛTiW Jennifer & Benjamin Binon 514.992.0493 " : ¦ mmê ¦Ui\iCi vti ; (( nui ïjTr l> ifti'lfàt '))> -* ! j fjjjjj.l'j}: OMBUDSMAN de Montréal Me Johanne Savard OMBUDSMAN DE MONTRÉAL 275, rue Notre-Dame Est Bureau R-100, Montréal (Québec) H2Y 1C6 Téléphone : 514 872-8999 Télécopieur : 514 872-2379 Courriel : ombudsman@ville.montreal.qc.ca Site web : www.ville.montreal.qc.ca 514-345-2625 poste 3331 ProMontréal Entrepreneurs est un programme d'Emploi Juif Montréal Yem Emploi Juif Montréal Jewish Employment Montreal vous etes en affaires depuis moins de deux ans?Vous avez une idée d’entreprise géniale?Vous voulez en savoir plus sur les ressources?Vous avez besoin de fonds de capital?Vous recherchez un mentor?Nous sommes la pour vous aider.PROMONTREAL ENTREPRENEURS Connaissez-vous i ombudsman DE MONTRÉAL?Montréal, métropole d'intégration et de cohabitation, a une approche positive et inclusive afin de favoriser les relations interculturelles harmonieuses.Grâce à certaines mesures innovatrices et inédites en administration municipale, telle que la nouvelle Charte montréalaise des droits et responsabilités, la Ville de Montréal favorise une participation accrue des citoyens de toutes origines.Demande d'intervention de l'Ombudsman [OMBUDSMAN de Montréal est un dernier recours offert aux personnes qui ont des motifs raisonnables de croire que leurs droits municipaux ont été lésés ou risquent de l'être par la Ville de Montréal ou par une société paramunicipale ou qu'elles ne reçoivent pas les services municipaux auxquels elles ont droit.Jijjuü iTiüJiiJiajüJJü psjüf é\jjiJ£iLUiü ai naauraiinjn jJijjjjî ai iuuiiü ananhiia Caftans, Djelabas, Gandoras, Nappes brodées, Ensembles de lit, Tuniques, Baboushs & Accessoires Poufs, Poteries, Tajines .pour femme, homme & enfant IJIdJjj ili il\â ÜDijiiLUJiJJliTüO Théières, Verres à thé, plateaux, Pour Henné, Mariage, Brit Mila, Sucriers .Bar/Bat Mitzva . Halle Berry bien sûr, mais également Elisa Dahan et Eran Elfassy, Qui sont-ils ?les deux enfants prodiges du design.Comme eux, nombreux sont les Sépharades à participer à l’éclat de Montréal.Des acteurs incontournables de la finance aux médias, de l'architecture à la culture que nous vous invitons à rencontrer.décembre 2006 IS «Bowie fumait cigarettes sur cigarettes, jusqu'à ce qu’il me demande, désolé, si je voulais qu’il l’éteigne.Qui j’étais moi pour exiger de David Bowie qu’il arrête de fumer ?» Elle, c’est Sonia Benezra, née à Montréal, cadette d’une famille originaire de Tanger et aujourd’hui animatrice sur 98.5 FM, radio musicale et plutôt rock’n’roll.Retour aux sources pour celle qui a commencé sa carrière, il y de cela vingt ans, au sein de la sulfureuse et naissante MusicPlus.«Alors étudiante en théâtre à Concordia, j’avais obtenu un rôle dans une pièce, celui d'une jeune l Espagnole, noire de peau.Une distribution qui avait déclenché un scandale, dans la mesure où je n’étais pas noire, se rappelle, amusée, la jeune femme.Moses Znaimer, un grand ponte de l’industrie télévisuelle québécoise, a alors lu, dans un article, ma réaction.Je m’exclamais, avec toute la naïveté de mes vingt ans :‘Je ne suis peut-être pas noire.Mais cette pièce parle des femmes.Et je suis 100% femme’.Cette phrase a déterminé tout le reste de ma vie !».Un fou rire en guise de ponctuation, Sonia Benezra poursuit son récit, alors rythmé de noms aussi glorieux que Sting, Janet Jackson, Paul Mc Cartney, «toutes les stars qui passaient alors en ville», résume finalement et assez simplement la Québécoise.Remarquée par TQS, elle passe des essais pour la chaîne puis réalise, en une unique prise, le pilote.«A Music Plus, nous faisions tout nous-mêmes, de la recherche au montage.Et pendant cinq ans, j’avais réalisé mes entrevues en direct.alors, c’est vrai que les producteurs étaient stupéfaits.Tellement stupéfaits qu’ils m’ont proposé un contrat de trois ans».Un engagement qui dure finalement cinq ans, pendant lesquels Sonia Benezra anime un show éponyme, quotidien et gagne, à ce titre, pas moins de quatre Metro Stars et trois Gemeaux.Malgré ces récompenses, un changement de direction provoque son remerciement, après quoi Moses Znaimer lui propose une émission, dans la toute nouvelle, MusicMax.Une période difficile, entre tristesse, pessimisme et remise en cause : «Pendant cinq ans, j’étais entourée d’une équipe de cinquante personnes.et après tout ça, je devais me replonger dans cette ambiance, celle de devoir tout faire,.jusqu’à nettoyer les vitres avant notre installation.Mais ce qui a été le plus dur, c’est de me redéfinir : quelle était mon identité lorsque je n’étais pas animatrice télé ?» Aujourd’hui, celle qui reçoit tous les jours des attentions de ses fans a trouvé la réponse, affiche sérénité et bonheur : «Je suis rêveuse, sensible, attentive à ma famille, quelquefois désorganisée et fainéante (sic I).Elle sourit malicieusement avant de conclure : «En somme, je suis 100% femme».Et pour autant, la boucle est loin d’être bouclée.Eloïse Cohen Qui connait Sarita Benchimol et son implication dans la recherche biomédicale ?L’adjointe au directeur du Centre de recherche sur le cancer McGill, l’organisatrice de concerts de variété, d’opéra ou d’évènements sportifs, tel que La course du défi corporatif Canderel, initié par Jonathan Wener et regroupant plusieurs centaines d’hommes et de femmes d’affaires montréalais : c’est elle.Parcours, hors du commun, que celui de cette pétillante et jolie dame aux multiples talents, que vous rencontreriez au milieu d’une pléiade de chercheurs ou, casque sur la tête, au beau milieu d’un chantier du Centre du cancer McGill.Une maîtrise en pathologie et un B.S.c.en biochimie conduisent Sarita Benchimol aux sciences complexes de la biologie moléculaire, une branche de la recherche fondamentale.Elle parvient à cloner une partie du gène d’une glycoprotéine (l’antigène carcino-embryonnaire, l’un des marqueurs détecteurs de la progression du cancer).En 88-89, Clifford Stanners, l’ancien directeur du Centre de cancérologie de McGill et prédécesseur de l’actuel directeur Michel Tremblay, cherche une personne-clé pouvant mener de front l’administration et la recherche.Il la découvre en Sarita Benchimol, qui devient l’une des pionnières de la biotechnologie à McGill.N’est-ce pas dans la recherche que tous les espoirs de guérison : décembre 2006 La voix sépharade reposent ! Sarita lui accorde une importance sacrée.Animée par cette foi qui soulève les montagnes, elle ne dira jamais assez que c’est grâce à la recherche que la médecine progresse.Elle aplanit bien des sentiers et réduit des obstacles de toute nature pour que ses scientifiques aient les outils de pointe leur permettant d’oeuvrer au meilleur de leurs capacités.Quelques startups en biotechnologie se développent sous son impulsion, un pont est enfin lancé entre les investisseurs et les chercheurs.Un nouveau médicament pour le traitement du cancer du colon est en progression, tandis que se créent des partenariats avec l’industrie pharmaceutique et avec des centres de recherches internationaux dont celui de l’Institut Weizman en Israël.Sarita, une femme d’affaires née, devient la cheville ouvrière des demandes de fonds pour le Centre de recherche sur le cancer McGill.Elle a, dans la voix et le regard, cet irrésistible pouvoir de persuasion qui va chercher en ses interlocuteurs leur fibre humanitaire la plus profonde.Rien d'étonnant à ce que plusieurs hôpitaux aient essayé de s’approprier cette magicienne de la recherche scientifique.Sachons-le, Sarita fait partie d’une lignée de femmes qu’on n’achète pas et qui demeurent fidèles au poste.Elie Guyora Contre le cancer, elle s’arme de recherche SARITA NCHIMOL : Sans peur et sans reproches DE FILM EN BOBINES Jacques Bensimon Il achève son mandat de président de l'ONF et commissaire à la cinématographie.Bilan de cinq ans consacrés au cinéma québécois.150 films produits annuellement, 12 000 oeuvres cataloguées,450 salariés, 72 millions de dollars de budget.L’Office Nationale du Film, ambassadeur de la cinématographie canadienne, est à l’image de sa mission : imposante.A sa tête depuis cinq ans, se trouve Jacques Bensimon, réalisateur, débarqué du Maroc voilà un demi-siècle.Une origine dont il a tiré sa vocation : «A Agadir, cette ville du bout du monde, le cinéma nous faisait rêver, nous transportait On rejouait les scènes, redistribuait les personnages», se souvient le commissaire à la cinématographie.C’est donc logiquement qu’il suit cette voie au sein de l’Université de New York avant d’intégrer l’ONF comme réalisateur pour 8 000 dollars annuel.Mais le jeune homme a la bougeotte et en 1975, il quitte la Belle Province pour l’Afrique où il participe au développement du cinéma avant de rejoindre l’ONF.«Mon arrivée coïncidait avec celle de la Nouvelle Vague, qui permettait de réaliser un cinéma de l’intérieur».Conséquence : il signe «Vingt ans après»,film débusquant le conflit historique entre Ashkénazes et Sépharades, levant le voile sur ces Juifs francophones et provoquant, de ce fait, débats et discussions.Quelques années plus tard, tandis que son poste à la direction des programmes mobilise une grande partie de ses ressources, il retourne à ses origines, le Maroc où il réalise une trilogie, «Carnets de voyage».Après avoir consacré quinze ans de sa vie au lancement et au développement, en Ontario, de la chaîne francophone TFO, c’est sans surprise qu’il rejoint l’ONF, mais au poste de président cette fois.Un mandat de cinq ans, qui s’achève en décembre et dont Jacques Bensimon affiche un bilan satisfait.«J’avais défini un plan stratégique en dix points, dont la majorité ont été atteints.C’est ainsi que l’engagement social a été placé au centre de toutes créations, que l’emphase a été mise sur l’innovation, comme l’animation en 3D, que l’ONF s’est davantage ouvert à l’international en signant des accords, notamment avec la Grande-Bretagne, la France, le Brésil ou Singapour.Par ailleurs, outre son meilleur état financier, la structure s'est mobilisée au profit d’une nouvelle génération de cinéastes :plus de 50 % des films sont des premières réalisations et parmi elles, 35 % sont signées par des réalisateurs issus de la diversité».Lui-même fils de Marocains, son futur se dessine à l’image de celui qu’il prédit au cinéma : sans frontière.E.C.Directeur des Affaires publiques au Congrès juif canadien, Région du Québec, Président du Centre Communautaire juif en tant que bénévole, Me David Sultan fait partie, depuis des décennies, du paysage communautaire aussi bien sépharade qu’ashkénaze.Sur le plan professionnel, le parcours de David Sultan est sans embûche, l’ascension rapide : après avoir été commissaire, il est, depuis cinq ans, vice-président à la Commission des libérations conditionnelles du Québec, institution judiciaire primordiale dans le système pénal de la province, dont la mission est double, assurer la sécurité du public et considérer le potentiel de réinsertion sociale du détenu.«La question qui se pose en premier lieu, explique Me Sultan, est de savoir comment le personne condamnée va être à sa sortie de prison.Il est évident qu’il faut donner au détenu bénéficiaire d’une libération conditionnelle, des outils qui vont l’aider à réintégrer la société dans les meilleures conditions possibles qu’il s’agisse d’intégration sociale ou de cure de désintoxication».Au total, ce sont 5 000 décisions de justice rendues, chaque année, au niveau des libérations conditionnelles.Un travail titanesque effectué par dix commissaires à temps plein représentant le ministère de la Justice et 60 commissaires (des juristes, des psychologues, des citoyens), à temps partiel et représentant la société civile.Quand un détenu a accompli les deux tiers de sa peine, celui-ci a le droit de rencontrer la Commission qui examine le bien fondé de la demande.Or, les libérations conditionnelles ne sont accordées que dans un tiers des cas, parmi lequel le taux de récidive est très bas, ne dépassant pas les 5%.Quant au pourcentage de la population carcérale de confession juive au provincial, elle est très faible, selon Me Sultan, qui salue le support et l’écoute du Rabbin Zuché Silberstein auprès des détenus juifs.Afin de mettre un terme aux diverses polémiques entourant la libération conditionnelle, David Sultan insiste sur la nécessité d’en finir avec le mythe selon lequel les détenus sont libérés à tour de bras.Elie Benchetrit La voix sépharade décembre 2006 I 7 Dossier QUI SONT-ILS? ’x-.' 'v a'ibm Il a la voix de ceux qui n ont plus rien a prouver.Douce, mais claire, sereine, mais déterminée.L’homme est directeur général de Global technology Services, l’interface services d’IBM, la multinationale aux 91 millions de dollars de revenus et aux 330 000 salariés.A ce titre, il gère une équipe de 8 000 personnes, experts en conseil informatique, dont la mission est d’optimiser la fonction informatique des grandes entreprises.Une branche en plein développement : si les services constituaient la moitié du chiffre d’affaires d’IBM en 2004, ils représentent aujourd’hui entre 60 et 70 % de son portfolio.Et malgré sa responsabilité, son emploi du temps cadencé, il prend le temps d’expliquer, avec patience et pédagogie, l’impartition stratégique, cet outil de gestion stratégique qui se traduit par la restructuration d’une entreprise autour de sa sphère d’activités.C’est ainsi que le client se concentre sur la définition des résultats à atteindre (la maîtrise d’ouvrage), laissant à l’impartiteur la responsabilité de les livrer (la maîtrise d’oeuvre).Leader d’un secteur pionnier dans un domaine qui l’est tout autant, Bernard Elharrar innove.Un goût qu’il a mis au profit non seulement du projet d’action sociale en Israël, dont il était l’un des douze initiateurs, mais également de la communauté sépharade.Et si aujourd’hui, son travail l’a conduit à Toronto, il reste très attaché à cette dernière et la porte, comme un repère et une force.«La diversité culturelle est très valorisée chez IBM, constate ce père de deux enfants.Mes collaborateurs sont originaires d’Inde, du Pakistan, d'Europe et j'en passe.Alors, avoir cette ouverture de mon côté me permet de les comprendre, de m’adapter et de faire de ces différences une richesse».Un atout que nombreux, selon lui, ont réussi à mettre à profit : «Quànd je vois cette nouvelle génération de leaders sépharades, je suis très fier de constater combien nous sommes bien intégrés».Fierté partagée.E.C. la tête d’une équipe de 8 000 personnes parmi les jeunes Elie WIESEL Le 14 novembre, ElieWiesel était à Montréal pour une conférence, Bâtissons ensemble une société juste, À la recherche d’un espoir commun.Invité par Hillel UQAM, le prix Nobel de la paix a donné sa vision de l’avenir, du monde et de la tolérance. Jt A?À Montréal nous avons la chance de vivre dans une société qui est formée de diverses cultures et religions.Par contre, il faut savoir embrasser cette diversité et non s’en méfier ou s’en éloigner.Ainsi, plusieurs groupes, notamment Hillel UQAM, E.C.T (les Étudiants pour la Compréhension et la Tolérance), l’Institut du nouveau monde, Forum Jeunesse de 111e de Montréal, le Newman Catholic Center et l’association des étudiants musulmans de McGill se sont regroupés dans un but commun, soit la promotion de l’interculturalisme, de la compréhension d’autrui et de la coopération.Ensemble, avec une vingtaine d’autres associations étudiantes, nous avons organisé la conférence d’Élie Wiesel, »Bâtissons ensemble une société juste, A la recherche d’un espoir commun».Un projet d’importance : cet événement servirait de modèle pour d’autres à venir.Nous avons voulu transmettre notre message à tous les étudiants de Montréal et qui de meilleur qu’Élie Wiesel pour nous guider et nous inspirer ?Elie Wiesel, survivant de l’Holocauste et lauréat du prix Nobel de la paix a connu la discrimination et l’indifférence à un très jeune âge.Depuis l'Holocauste, il a consacré sa vie à la défense des droits de l’homme, en créant notamment une fondation pour l’Humanité (Elie Wiesel Foundation for Humanity).Personnellement, le message que j’ai retenu de cette si enrichissante rencontre concerne le respect d’autrui, notion très présente dans nos esprits.Selon Élie Wiesel, le mot tolérance n’est pas le bon mot à employer.Qui suis-je pour vous tolérer?Qui sommes-nous pour dire que nous tolérons l’autre, nous pensons-nous supérieur à l’autre?C’est condescendant, a expliqué le Prix Nobel.En revanche, l’intolérance se doit d’être remplacée par le respect qui, en réalité, s’impose comme une vertu religieuse gouvernant notre société.L’indifférence constitue l’essence même du mal.Ainsi, pour contrer l'indifférence et l'intolérance, il faut savoir respecter autrui.Chaque individu étant égal, l’un ne Elie Wiesel en livres peut prétendre tolérer l’autre, mais devrait plutôt songer à respecter l’autre.En organisant cette conférence, nous avons voulu rapprocher autant d’étudiants que possible, provenant d’autant de milieux différents que possible.L’initiative de ce projet revient à Hillel.En tant que Juifs, nous savons trop bien ce que représentent la discrimination et la persécution.De ce fait, nous souhaitions partager nos expériences et nos leçons avec d’autres.Toutes les associations qui ont participé à la conférence partagent avec nous notre désir de bâtir une société vide de toute forme de discrimination ou d’indifférence.Je crois que notre désir a été réalisé quand nous avons vu, avec satisfaction, le grand nombre d’értidiants tellement intéressés à participer.Elie Wiesel a été une forte inspiration par sa présence si chaleureuse et une voix si puissante à travers laquelle nous avons pu réaliser notre but.Un but qui se résume à apprendre à se respecter pour construire une société plus riche.Yael Benyayer, présidente Hillel UQAM Elie Wiesel en 5 dates 1928 : Naissance à Sighet, en Transylvanie (Roumanie) 1944 : Déporté à Auschwitz et Buchenwald où périssent sa mère, sa soeur, puis son père, l’enfant est pris en charge, à la libération, par («Œuvre au secours aux enfants».1958 : Publication, grâce à François Mauriac, de «La Nuit», récit poignant et bouleversant relatant l'Holocauste.Un ouvrage publié en 1956 en yiddish sous le titre «Et le monde se taisait».1986 : Devenu citoyen américain, il reçoit le prix Nobel de la paix.2006 : En octobre, Ehud Olmert lui propose le poste de président d'Israël, qu’il refuse en expliquant qu'il n'est «qu’un écrivain».m- < m- z m s m z H LA NUIT, 1956 : Elie Wiesel témoigne de ce qu'il a vécu entre 1942 et 1945, entre son départ d'une petite ville de Transylvanie, où il avait vécu ses premières années, paisibles, d'enfant élu de Dieu, et son arrivée à Buchenwald, après avoir perdu tous les siens.LE MENDIANT DE JÉRUSALEM, Prix Médicis 1968 : Elie Wiesel rassemble ses personnages, présents ou rêvés, vivants ou morts, au pied du mur des lamentations et les enracine dans l'un des événements majeurs d’Israël, la guerre des Six Jours.Là, devant ce mur, les mendiants parlent, sorte de choeur antique qui commente et se fait témoin de la prise de Jérusalem.TOUS LES FLEUVES VONT À LA MER, 1994 : De la Pologne à NewYork.de la richesse à la pauvreté, Anna porte en elle un drame secret : l'amour qu’elle voue à Paul Werner, sans pour autant entamer celui qu'elle porte à son mari.De son sacrifice, elle souffrira avec le sourire, sans jamais se trahir, pour l'amour des siens.UN DÉSIR FOU DE DANSER, 2006 : Une folie due à un excès de mémoire.Un cabinet de psychanalyste.Un héros décidé à tuer ses fantômes.Le décor du dernier roman d’Elie Wiesel est planté, roman historique où se déploie le XXe siècle et son tourbillon de malheurs, roman d'apprentissage sur la découverte de soi-même, mais également roman d'amour, seul capable d'apaiser les blessures les plus intimes.La voix sépharade décembre 2006 25 Montréal Service de traiteur disponible RESTAURANT glare kosher 5395 QUEEN-MARY, MONTRÉAL, H3X 1V1 TÉL.:(514)483.6610 restaurantexodus@bellnet.ca ?H; W Trois magasins pour vous servir ! 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