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Titre :
LVS : la voix sépharade
Éditeur :
  • Montréal :Communauté sépharade unifiée du Québec,2006-
Contenu spécifique :
Juin - Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Voix séfarad
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LVS : la voix sépharade, 2010-06, Collections de BAnQ.

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BAnQ k'V ^ COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC - I, CARRÉ CUMMINGS - BUREAU 216 - MONTRÉAL - QUÉBEC - CANADA H3W IM6 - PP400I 1565 v.COMMUNAUTE De la Mimouna au Festival POINTS DE VUE La toxicomanie et ses solutions PORTRAITS Un médecin sépharade à l’honneur s é p h a voix v: ¦ Les Cam "i * !!È£ d’hier à aujourd’hui Pour un grand nombre de nos jeunes, les camps d’été constituent en quelque sorte l’initiation à la vie communautaire et à leur éventuel engagement auprès de celle-ci.Survol de l’historique des camps de la communauté juive de Montréal, des programmes qui y sont offerts et l’évolution des mentalités chez nos jeunes campeurs.{ww ML ' .mLi Ifcaatgâgi : : : TOYOTA W/f.ijS IW.VJVT./Æ ' TOYOTA MONTREAL-NORD 329-0909 Jean Alloul Rachel Alloul Eliane Alloul Michel Alloul Daniel Alloul David Azoulay Gerard Azoulay Isidore Fhima Edmond Maman Charles Kessous Charles Soussan Vous êtes peut-être admissible à une allocation jusqu'à 1 000$ Le seul concessionaire Toyota avec des Mezuzah à toutes ses portes vous garantie le Meilleur Prix ! La nouvelle Sienna 2011 est arrivée ! % D^Knn D^ana Détails chez Toyota Montreal-Nord.( 6767 Henri-Bourassa Est 514-329-0909 - toyota montrea nord.com TOYO' 1650 AM www.radio-shalom, f Aidons / Radio Shalom et assurons sa continuité S There's nothing quite like us on your radio dial Radio Shalom ./ Permettez à la communauté juive de continuer à s'exprimer librement .- s The Canadian""^ Jewish Voice.Make it your choice Ivec nous7 tu delà de a nouvelle live if) Ç / V We can •-^you can give.Allow your voice to be heard Radio Shalom, c’est votre Radio Call, write or mail.^-But keep us in your life! _\DONATIE ! 1_ DON'T V/VAHT ! Donnez Donnez !!! D ieu vous le rendra Art by Haim Sherrf (514) 738-4100 cz-vou/ derqier lieu origiqal o fT\oqbréol pour /e rer\cor\brer jeur\c/ oclulbe/ dyf\orr\|que/ ?J Club Découvrez cet espace dès Un lieu au design contemporain, convivial et répondant aux exigences professionnelles de chacun.Ce nouvel espace sera à votre disposition pour échanger, élaborer et construire Une programmation innovatrice, touchant différents domaines d’activités (social, culturel, éducatif, religieux, etc.), et soutenue par des nouvelles technologies présentes sur place, serc le support d'un élan vers une cohésion entre valeurs traditionnelles, ambitions personnelles et identité juive.Renseignez-vous dès à présent au 514 733 4998 pour avoir une longueur d’avance J Club : 5453 Queen Mary ‘jeunes professionnels ou étudiants postuniversitaires.Une initiative de Continuité Sépharade ÛCSUQ ' SOMMAIRE LVS COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici GOLF SWING 10IÈME ANNIVERSAIRE ! FESTIVAL .DOSSIER | Camps LES CAMPS DE LA COMMUNAUTÉ D'HIER À AUJOURD'HUI CARNET | C'est vous.COURRIER DES LECTEUR.UN SÉPHARADE À L'HONNEUR: DR.ROBERT SABBAH POINTS DE VUE | Débats.CULTURE | Sortir, découvrir.CUISINE | Les recettes d'Élie.BILLET D'HUMEUR ¦ .COMMUNAUTÉ SÉPHARADE Carré Cummings, bureau 216, uniftte du Qu«bcc Montréal, (Québec) Canada H3W1M6 Tél.: 514-733-4998 Télec.: 514-733-3158 redactionlvs@csuq.org www.csuq.org PRÉSIDENT Marc Kakon CHARGÉ DE PROJET Henri Abilan DIRECTEUR GÉNÉRAL Robert Abitbol DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Elic Benchetrit CONSEILLER À LA RÉDACTION Philippe Régnoux COORDINATRICE Laëtitia Sellant RESPONSABLES DU DOSSIER Esther Mendel.Yaël Bensoussan.Nicolas Beaumont NOUVELLES COMMUNAUTAIRES Laëtitia Sellam, Naim Kattan, Victor Malka, Rabbin Raphaël AtilaJo.Jean-Charles Chebat, Frédérique Paquin PHOTOGRAPHIE Roland Harari.Eric Choukroun.Valérian Mazataud RÉVISION DE TEXTE Laëtitia Sellant RESPONSABLE DES VENTES Isaac Go/.lan CONCEPTION GRAPHIQUE A II unie Design Graphique Jason Lévy-Soussan 514 318-5698 IMPRESSION Andrew Raissntan EXPÉDITION POSTALE Joncas Postes Expert Le présent numéro de La Voix Sépharade a été tiré à 6000 exemplaires Le magazine est publié 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Québec, en Ontario et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et a l'étranger Abonnements (1 an - 5 numéros) Québec 36$.Canada et U S A 56S, Outre-Mer 70S ISSN 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada Courrier de 3e dasse-Petmis 4001156S Les lettres ou articles doivent être adressés & Elle Benchetn au ebenchetn©csuq org.La voix sépharade.1 Carré Cummings, bureau 216.Montréal, Québec H3W 1M6 ou par e-mail: redactionlvs^csuq org Sous peine d'être refusés, les articles ou lettres adressés au journal doivent mentionner le nom de l'auteur, son adresse complète et son numéro de téléphone Aucun accusé de réception ne sera envoyé et les articles ou lettres non publiés ne seront pas retournés Pour des raisons d'espace et de clarté, les articles ou lettres pourraient être réduits ou révisés CONVENTION DE LA POSTE-PUBLICATIONS NO 40011S6S RETOURNER TOUTE CORRESPONDANCE NE POUVANT ÊTRE LIVRÉE AU CANADA AU SERVICE DES PUBLICATIONS 123 RUE SAINTE-CATHERINE.MONTRÉAL QC H3Z 2Y7 Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le Gouvernement du Canada pour nos coûts rédactionnels par /"i li*i Gouvernement du Canada pour nos coûts rédactionne v^aJria-Cla.l'entremise du Fonds du Canada pour les magazines.» Editorial Les Camps Une porte ouverte pour servir plus tard la communauté BT» V : w Enfin voici l'été! Le temps des vacances, une saison où les projets les plus divers que / l'on a conçu en hiver sont en phase de se réaliser.Des centaines de jeunes de notre communauté s'en iront camper dans des camps de jour comme Benyamin, qui, pour les plus chanceux dans des camps de nuit de plus ou moins longue durée.Cette période de l'année représente donc une grande étape dans la vie de ces jeunes que ce soit au niveau des moniteurs ou de celle des campeurs eux-mêmes.Nous appartenons, pour beaucoup d'entre nous, â cette génération qui eut la chance d'avoir connu les camps scouts au Maroc, Aïn Kerzouza, Afekfak, Aïn Kahla, la Mamora, des noms évocateurs qui nous rappellent également, avec émotion, la figure emblématique et le leadership légendaire de James Dahan Z.L, Cabri, de mémoire bénie, ainsi que de nombreux chefs, non moins prestigieux, qui nous ont inculqué l'esprit scout et ouvert les horizons des grandes aventures.Mais plus important encore, ne l'oublions pas, car c'est de la communauté qu'il s'agit, c'est surtout l'esprit du don de soi et du bénévolat, par un engagement désintéressé, que nous avons retenu de cette période de notre vie qui nous a permis de devenir des hommes et des femmes à l'écoute du monde qui nous entoure.La communauté sépharade de Montréal compte parmi ses membres bâtisseurs un grand nombre de ces anciens chefs scouts qui ont su inculquer à leur tour aux jeunes générations, cette mentalité qui nous a si souvent aidés dans nos parcours respectifs.Il est évident que les camps qui ont lieu à l'heure actuelle ne sont plus les camps que nous avons connus.Les rigueurs et privations que nos chefs s'efforçaient de créer quand elles n'existaient pas ou d'accentuer celles-ci quand elles existaient, ne sont plus qu'un lointain souvenir.Les jeunes d'aujourd'hui sont devenus des nord-américains avides de confort et de gadgets, leurs parents ne sont pas étrangers à ce phénomène et pourtant, ils sont nombreux à souhaiter de voir leurs enfants participer, ne serait-ce qu'une fois, à un camp d'été.Désir de répit pour certains, souci de voir leur rejeton acquérir une certaine discipline et mode de vie pour d'autres, qu'importe ! il n'en reste pas moins que ces jeunes, par la force des choses, acquièrent un petit souffle d'esprit communautaire, et grand nombre de ceux qui autrefois campeurs, sont devenus moniteurs, est là pour nous le démontrer.Si, comme le disait si bien Montaigne, « les voyages forment la jeunesse », les camps contribuent grandement à façonner l'esprit de nos jeunes tant par les activités qui leur sont offertes que par la pratique dans un milieu sain et naturel des gestes traditionnels puisés dans notre histoire et qui peuvent prendre un sens nouveau dans un environnement qui tient aussi bien compte des aspirations de l'individu que celle du groupe auquel il appartient.Ce numéro nous l'avons consacré justement aux camps, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui, nous espérons que chacun de nous qui le lira aussi bien les anciens que les nouveaux sauront s'y retrouver et se dire avec fierté : « j'y ai appris à me connaître et à connaître les autres ! ».Elie Benchetrit | Juin-Juillet 2010 | LVS MONTREAL-NORD 329-0909 Enfin de retour à ses premiers amours! 1002, rue Sherbrooke Ouest 6'étage Montréal (Québec) H3A 3L6 514-287-3679 1-800-361-1858 frederic_bendahan @scotiamcleod.com 7-10% • Production d'un revenu de retraite garanti • Réduction des impôts • Constitution d'un héritage pour vos proches Une rente assurée est une stratégie efficace qui offre une solution de rechange peu risquée aux véhicules de placement ordinaires portant intérêts.Profitez d'un revenu à vie garanti, en plus d'un rendement après impôt compris entre 7 % et 10 %, d'un capital protégé et d'une efficience fiscale pouvant accroître à la fois votre revenu à la retraite et le montant que vos héritiers recevront.Appelez dès aujourd'hui pour en savoir davantage.^ ScotiaMcLeod Services Financiers inc.• Rendement maximal habituel pour des personnes âgées entre 60 et 85 ans.Les rendements varieront selon l’âge, le sexe, la tranche d’imposition, l’état de santé, l’usage du tabac et les taux d’intérêt en vigueur.Frédéric Bendahan Conseiller en gestion de patrimoine Assureur-vie Nous sommes fiers d'accueillir U 11LLLLÜ Vous êtes peut-être admissible h une allocation jusqu'-) 1 000$ dans notre équipe dynamique! 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Le soleil, les golfeurs, généreux donateurs, et les bénévoles étaient au rendez-vous le lundi 07 juin dernier, dès 9h, sur le green du magnifique Club Hillsdale Golf & Country Club à Mirabel._____* t- ¦P® 1 Qô j —iZ ! i ê\ 11 ifj à gauche Armand Kessous (ancien président d il |ilf Swing), Daniel Assouline (nouveau co-président- du 2011), Gaby Bitton (Président du tournoi Golf Swing haël Dadoun (nouveau co-préside Marc Kakon (prés campagne sepharade ae l'Appel Juif Unifié).Dès l'entrée dans le bus, affrété spécialement pour nous amener au Club, la chaleur entre les bénévoles, heureux de se retrouver, transparaît avec évidence et le soleil à travers les vitres, éclaire leurs sourires radieux ! En arrivant, Marcel Elbaz, président des Services communautaires et Sidney Benizri, le directeur, les guident pour que la journée se passe au mieux pour tout le monde.L'objectif est de 123 000 $ et Marcel précise que la distribution de billets de tombola est une source de profits à ne pas négliger.Après un petit-déjeuner franco-marocain avec un chef à la toque et une marocaine aux beignets, chacun prend son poste avec détermination et enthousiasme après la photo traditionnelle des bénévoles aux couleurs d'Israël! L'équipe organisatrice de la CSUQ facilite minutieusement le déroulement de la journée sur le terrain et avant le cocktail dînatoire, moment de détente et de récompenses, en fin de journée, pour les sportifs et les bénévoles.Le départ est donné aux 120 participants à 11 h, démarre alors le ballet des carts sur le green jusqu'à 17 h ! Entre temps, deux barbecues aux grillades appétissantes, des stands sucrés Nespresso et une buvette ambulante rendent le tournoi encore plus sympathique.À partir de 17h30, tous les participants à cette levée de fonds exceptionnelle sont conviés au cocktail et au souper-spectacle pour se détendre et découvrir de nouveaux talents comiques.Marc Kakon, président de la CSUQ et Gaby Bitton, président du Golf Swing 2010, remercient sincèrement les nombreux commanditaires, les participants et les bénévoles, sans qui rien ne serait possible pendant et après l'événement.Gaby souligne que son rôle de berger regroupant le « troupeau de sépharades » a été une expérience intéressante et il est ravi d'annoncer que le pari a été largement réussi, puisque cette journée a permis de récolter 174 000$ et un chèque géant de 100 000$ a été remis sur scène à Marc Kakon.Ce don sera principalement la source definancement d'activités adressées aux enfants de la communauté dès cet été.L'équipe 2011 est déjà en route grâce à l'engouement des deux nouveaux présidents : Daniel Assouline et Michael Dadoun.Bon anniversaire au Golf Swing et longue vie ! iOLF 2010 Û n/iivc/ssat/'c 'T3T J¦ Ü« 1mài iîXLLLll&t Une fois que l'on a rencontré Alegre Mizrahi, directrice du Centre de la Petite Enfance CCJ depuis 13 ans, on comprend mieux la joie de vivre qui règne dans ce centre ! Son énergie positive rayonne par le biais des programmes constructifs basés sur « l'apprentissage actif» appliqué dès le plus jeune âge.Chaque année, ce centre accueille 178 enfants, âgés de 18 mois à 5 ans, répartis en 11 classes.Grâce à l'enseignement d'éducateurs professionnels, dévoués et passionnés, Alegre applique les programmes du Ministère en y ajoutant une touche de sensibilité personnelle ! Depuis de plus de 30 ans dans l'Education et la Pédagogie, Alegre œuvre de manière continue afin de proposer des programmes qui facilitent l'estime de soi, le respect des autres, la capacité de pensée qui permettront de développer chez l'enfant une démarche vers l'autonomie et l'apprentissage de la vie en société, des facteurs essentiels pour l'enfant dans son harmonie avec lui-même et son entourage.À travers des ateliers de groupe et individuels ainsi qu'un relais établi avec les parents, « l'apprentissage actif ou Constructivisme » encourage l'enfant à explorer les événements de la vie par ses propres moyens et à découvrir son sens de l'observation.Cette année, Alegre a réalisé un vieux rêve, celui d'associer l'Art de la Peinture à son programme avec la collaboration d'un groupe dévoué de professionnels et de bénévoles.Avec l'aide d'Hervé Teboul, peintre professionnel bénévole, elle a pu organiser l'exposition « Fête de la Peinture », le 18 avril dernier, au CPE et 300 personnes, enfants et adultes, étaient présents ! Avec le support des éducateurs, une fois par semaine, pendant 3 mois consécutifs, 52 enfants, âgés de 4 et 5 ans, ont réalisé un triptyque sous la houlette d'Hervé qui a su mettre en valeur leurs initiatives et rendre ce projet esthétique.Le résultat de cette peinture «communautaire» a été ainsi décliné en cartes de vœux, tasses et sacs et a servi à une levée de fonds par la même occasion ! Les invités ont pu aussi apprécier, sur fond musical, les œuvres d'Hervé Teboul présentées et gagner les trois cadres du triptyque par tirage au sort.Cette initiative fut un réel succès dans une ambiance chaleureuse et de partage! 13 | Juin-Juillet 2010 | LVS COMMUNAUTE | Ça s Un&Mîmouna qui fera -date au Ballroom ! V \ TES Wl COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici Une le ends, sp( De gauche à droite : ” Les membres du comité: Lionel Alcoloumbre, Ariel Cohen, Verede Bendavid, Tina Baldin, Naor Cohen, Benjamin Bitton, Sidney Azancot, Marcel Elbaz, Pat Ifrah Stein, Aline Sebag, Cyril Bendahan.ecus », un 5 a 7 nel organisé pour les >.le début dfune série! Les étudiants de 18 à 24 ans ont été conviés par Isaac Levy, responsable des Jeunes Adultes à la CSUQ, le jeudi 25 mars dernier, pour participer à la Soirée FOCUS au Centre Hillel, rue Gatineau.Une occasion de se détendre autour d'un verre et de lier des contacts de 5 à 7 ! Isaac a été soutenu par l'équipe du Centre Hillel pour rendre ce moment très « relax » et convivial.Les membres de l'organisation de cet événement étaient Albert Levy, Mimi Amgar, Julia Loubaton, Judith Abittan et Nathalie Oiknine.Plus de 100 jeunes (CEGEP et Universités) de la communauté étaient présents pour boire, échanger, manger et danser sur les musiques choisies par le DJ Mimz.Cette soirée a été une occasion de créer un nouveau lien entre le Centre Hillel et la CSUQ cette année, tout en dynamisant la future « programmation Jeunes Adultes 2010 » élaborée par Isaac et les jeunes bénévoles de la CSUQ.L.S.CiréîI'HO-PiS SiiitcITi Robes de Henné Vente et Location Molly Sultan (514)738-6517 www.SultanCreations.com molly_sultan@yahoo.com Le 10e anniversaire du tournoi annuel de Tennis et Squash a eu lieu le dimanche 11 avril au Midtown-Sporting Club du Sanctuaire, comme annoncé par Benjamin Bitton, responsable des Levées de fonds à la CSUQ.100 participants ont joué ce jour-là, 50 000$ ont été récoltés et seront consacrés à la section jeunesse de notre communauté.Champion ! Cette journée a permis aux participants, un accès illimité à toutes les activités et services du Club.Des matchs de tennis en double et une compétition de squash ont été organisés minutieusement.Le petit-déjeuner, le déjeuner, un cocktail dînatoire, une tombola et des cadeaux souvenir étaient aussi prévus.On n'a lésiné sur rien pour faire de cette journée un moment des plus conviviaux afin de récompenser l'effort des sportifs de notre communauté ! Les dons récoltés vont permettre aux jeunes de la Communauté de réaliser leurs rêves avec le soutien des donateurs et de la CSUQ et ce, grâce au maintien et à l'amélioration de la qualité des prestations offertes à ce jour.En effet, avec les profits du tournoi, la CSUQ pourra envoyer chaque année une centaine d'enfants, issus de familles défavorisées, au camp de jour et de nuit.Merci aux sportifs pour ce bel esprit d'équipe et pour nous permettre d'atteindre nos objectifs en continuant d'aider nos jeunes ! MUNAUTE | Ça s'elt passé COMMU Sonia Sarah Lipsyc, fondatrice d'ALEPH, le Centre d'études juives contemporaines au sein de la CSUQ, a dressé le portrait de sa première année d'existence.Elle constate que cette idée innovante a suscité un engouement incontestable dans la communauté ainsi que dans la cité.« Un lieu de ressources et de ressourcement ouvert à tous et à toutes » qui n'est pas passé inaperçu ! Sonia Sarah Lipsyc a su en quelques mois rendre le judaïsme accessible à tous et à chacun(e), indépendamment des origines et du niveau de connaissances.ALEPH est ainsi devenu non seulement un endroit où l'on dispense des connaissances mais également un lieu où l'on réfléchit.Grâce à l'intervention de professeurs, d'écrivains et d'artistes, Sonia a mis en exergue l'essence de la base de notre tradition et de notre culture juives avec humilité et intelligence, afin de créer une atmosphère de partage universel sans jugement, ni complaisance.Tout au long de l'année, ALEPH a proposé les activités suivantes : - des journées thématiques permettant de découvrir les divers aspects de la culture juive - un « Beth Hamidrach » (lieu d'études), initiant aux textes fondamentaux du judaïsme - des conférences à l'intérieur comme à l'extérieur de la communauté sépharade (Universités, Librairie Olivieri, Théâtre Prospéra, etc.).- une Université d'été d'une semaine en partenariat avec l'Université de Montréal Conférence à la Spanish le 23 novembre 2009 LVS : Comment voyez-vous ALEPH dans 1 an ?SSL : La régularité est importante pour construire sur le long terme et continuer à toucher autant les affiliés que les non affiliés de notre communauté et poursuivre notre inscription dans la cité québécoise.Nous devons donc nous donner les moyens pour conserver la richesse des prestations et développer de nouveaux programmes.Nous allons ainsi nous concentrer dans l'immédiat dans la recherche de subventions afin de pérenniser l'infrastructure de ALEPH et concrétiser de nouvelles initiatives.- un café littéraire qui invite auteurs et journalistes â commenter leurs publications traitant de près ou de loin de la culture juive - un café théâtral qui organise des débats après une pièce ou la lecture d'une pièce à thèmes juifs Sonia Sarah a ainsi créé une cadence soutenue de programmation dont l'information est relayée par sa Lettre d'information mensuelle électronique ou via Facebook ! En )4 mois ALEPH a ainsi proposé 103 activités au travers de 39 événements comprenant des cours, des conférences, des débats, des lectures, des entretiens, etc.82 intervenants (rabbins, universitaires, artistes) ont participé à cette programmation devant un public composé de 30 à 100 personnes selon l'activité.Dès la rentrée 2010/2011, après les fêtes ALEPH va reprendre sa programmation à un rythme varié en proposant un nouveau cycle « A la découverte des maîtres et penseurs juifs sépharades » et un nouveau module intitulé « les chantiers talmudiques ».J'aimerais également envisager des publications ou des cours en ligne si le budget nous le permet.LVS : Quels moyens envisagez-vous pour récupérer des fonds ?SSL : Dans un premier temps, je vais m'adresser à diverses Fondations juives.Nous préparerons également pour octobre 2010 - veuillez déjà prendre date - une fête d'anniversaire de ALEPH sous forme de levée de fonds accessible à toutes les bourses afin que chaque personne qui le désire puisse contribuer à sa mesure au rayonnement de notre centre.Un centre d'études juives contemporaines où je le rappelle chacun est le bienvenue parce que chacun et chacune a sa place, quel que soit son itinéraire, dans l'apprentissage et l'héritage de notre tradition riche, ouverte et plurielle.L.S.15 | Juin-Juillet 2010 | LVS I Affaires sociales 16 | Juin-Juillet 2010 | LVS Le 2 mai, l’HHIoula ouverte — _ _ _ _ _ a tout le monde! .Vi»-».1» - Mme Marcelle Partouche, résidente sépharade au milieu de vie CHSLD et sa fille Suzie qui assiste à toutes les activités COMMUNAUTÉ En parallèle de ce défilé en ville, la CSUQ a également organisé, avec l'aide de 15 bénévoles, une fête à cette occasion en partenariat avec le CHSLD juif de Montréal.L'enthousiasme des bénévoles a su amener la joie et la bonne humeur à tous les résidents de l'hôpital de l'Espérance grâce à cette fête mémorable pour le peuple juif! Le 20 avril dernier la fête fut donc célébrée, d'une part, par l'ensemble des communautés juives en Diaspora et, d'autre part, par les amis d'Israël venus de tous horizons.Longue vie à Israël ! Un buffet a été offert sur place afin de faciliter, autour d'un plat ou d'un verre, la communication entre les personnes présentes.Une vente aux enchères a confirmé l'enthousiasme des convives pour célébrer ensemble la culture et les traditions sépharades.Le Rabbin Chrigui béni l'assistance.Tous les fonds recueillis au cours de cette vente seront réutilisés pour continuer à créer des activités au cours de l'année : (sorties, pique-niques, Mimouna, activités musicales, etc.) À Montréal, le Carré Philips reflétait le bleu et blanc du drapeau israélien pour célébrer Yom Haatzmaout et les 62 ans de l'Etat d'Israël comme il se doit! La communauté juive montréalaise s'est réunie avec entrain pour cet anniversaire émouvant et symbolique.Tous les ans, cette manifestation exaltante traduit la fierté du peuple juif d'être reconnu à travers son État, malgré ses inévitables détracteurs ! Le centre gériatrique, situé au 5795 Caldwell, a embelli cette journée pour tous les résidents sépharades et leurs familles.Le dimanche 2 mai, marquait la journée générale des Hilloulot dans toutes les synagogues.Le Rabbin Chriqui ne voulant surtout pas oublier nos résidents sépharades dans des institutions de longue durée, organise chaque année, avec sa foi et son dynamisme habituels, une Hilloula conviviale! WJ du osjJ sj iisïLsUlf ù su to syisjJssSJ slu a•j'jLo'jbo ai Tous les ans, le Rabbin Chriqui avec l'appui de la CSUQ organise une Hilloula au centre gériatrique Maïmonides.buj nLual:iL& i Le 5 lyar 5708 (le 14 Mai 1948 à l'époque), l'indépendance de l'Etat d'Israël a été proclamée et, à présent, chaque année, Yom Haatzmaout commémore cette date. Monsieur Zrihen en action ! Monsieur Abikhzer très impliqué dans cette bonne cause ! La première émission avec Marc Kakon, président de la CSUQ et Georges Dayan, président du Festival Séfarad 2009 EST .c4 Tous les deux mois, l'ambiance sympathique et attrayante est sur le plateau ! La dernière émission de la saison sur le soccer était annoncée en bandeau web sur www.csuq.org.Reprise en octobre 2010.COMMUNAUTÉ I Affaires sociales Le rendez-vous annuel du règlement de nos impôts est souvent un sujet angoissant ! Tous les ans, la CSUQ allège cette tâche en offrant les services d'une Clinique d'impôts destinée aux familles sépharades de revenu modeste.Lorsque l'on connaît le volume les documents de Revenu Canada et de Revenu Québec à remplir, on comprend vite que cette aide est précieuse ! Cette année, grâce à la générosité de deux experts-comptables bénévoles, Monsieur Henri Abikhzer et Monsieur Jacques Zrihen, 135 familles ont été servies et conseillées.Ces deux bénévoles ont trouvé le temps, au milieu de leurs agendas bien chargés en cette période, de fournir un travail efficace et convivial pour aider la Communauté juive sépharade.Sachez que si vous ou un proche ressentiez le besoin d'être aidé, vous pourrez accéder à ce service, l'année prochaine, après avoir validé les conditions d'inscription au département des affaires sociales de la CSUQ, contacter Mme Sylvia Serruya au 514-733-4998 poste 3150.mu t Le nom et le décor n'ont pas été choisis par hasard non plus.Laz Burke, le directeur artistique de l'émission, a créé une atmosphère chaleureuse à l'image de la communauté sépharade grâce au décor de l'hôtel Cault qui présente les chroniqueurs autour d'une cheminée allumée et d'un sofa accueillant.Cette ambiance conviviale et dynamique illustre parfaitement le concept « on est ensemble » et dégage une certaine intimité qui facilite le dialogue avec les invités et la complicité du public.L'émission n'est pas en direct, mais le tournage se réalise dans les mêmes conditions pour conserver une spontanéité essentielle à l'animation des 30 minutes de tournage.Les rubriques récurrentes ont pour sujet : l'actualité communautaire, des objets du quotidien insolites, la culture et les arts québécois, des recettes de cuisine à thème et l'invité du moment détermine le « sujet surprise » de chaque émission.Jusquà présent, les sujets ont été variés en fonction de l'actualité également : le Festival Séfarad 2009, Haïti, le Soccer, etc.La notoriété de cette nouvelle TV WEB, diffusée tous les 2 mois, a aussi bénéficié du coup de cœur de TACTELE.com, le portail vidéo du Québec, une référence sur le web, qui a propulsé la diffusion de cette information de manière significative et nous l'espérons pour longtemps car la reprise de l'émission sera en octobre.À vos souris ! *vue : un internaute a cliqué sur le bouton « play » de l'émission L.S.Philippe Régnoux, co-fondateur de Kayak Media, et son associé Jacques Bitton, également président de 5 sur 5 communication, coproduisent, depuis décembre 2009, « on est ensemble », la première TV WEB communautaire de la CSUQ, inédite au Québec! Un concept visionnaire reconnu par le milieu du Multimédia québécois jusqu'à être finaliste au IMUMIX 2010, le premier gala qui récompense les professionnels du multimédia locaux ! déjà été diffusées Philippe et Jacques Bitton ont proposé un projet avant-gardiste à Marc Kakon, président de la CSUQ, pour, à la fois, diffuser l'information communautaire autrement et pour créer un rendez-vous régulier avec les sépharades et les internautes québécois.Quatre émissions ont la plus petite audience a été de 800 vues* pour atteindre jusqu'à plus de 1 200 vues en 2 semaines, après chaque lancement d'émission.L'objectif principal est d'informer sur la présence de la communauté juive sépharade dans la vie québécoise et ses actions au Canada en général.KAYAK ! eu?! fo EN AVRIL, 6 SOCCER, RIRE Wo ET ITALIE Nick 5«ntls 17 | Juin-Juillet 2010 I LV5 ON EST ENSEMBLE», l’émission au succès exponentiel ! Hume Design (jrophique Solutions Créatives pour Site Internet et Médias Imprimés Tél : 514.318.5698 www.AllumeDesign corn COMMUNAUTE I Activités Etudiants montréalais U du P/y}aJ Ydjjj jhr.dlvjfiuj De gauche à droite - Mme Judith Epstein (sœur de Daniel « Dani » Bitton) ; les étudiants Jonathan Amar, Ortal Cohen, Cisèle Weizman, Vanessa Ifrah ; le professeur Elliott i Newman.Le Projet éducatif israélien de commémoration Yom Hazikaron, organisé et parrainé par le Consulat général d'Israël à Montréal en collaboration avec le Centre Bronfman d'éducation juive a revêtu une signification toute particulière pour des étudiants privilégiés de six écoles juives de Montréal honorés par le Consul général d'Israël, M.Yoram Elron, au Centre de conférences Gelber, le 3 mai dernier, pour leur magnifique travail portant sur la commémoration de soldats et de civils tués en Israël, au combat, ou victimes d'attentats terroristes.Ce programme s'est déroulé pour la troisième année consécutive.Commémoration des disparus M.Elron a déclaré : « En Israël, Yom Hazikaron revêt une place importante dans nos pensées et dans nos cœurs.Nous devons honorer et pleurer nos disparus qui ont sacrifié leur vie à l'édification et à la défense de notre patrie.Ce genre de programme à Montréal souligne les forts liens de solidarité qui unissent les Juifs du monde entier.Je présume qu'il est normal que chacun des Israéliens commémorés aujourd'hui soit originaire de pays différents.Et d'ajouter, «Notre pays est encore jeune, très uni avec le reste du monde.C'est la raison pour laquelle je pense que la jeunesse est la plus qualifiée pour porter le flambeau.» La soirée culmina avec des présentations vidéo produites par une équipe de quatre étudiants de chaque école participante.Chaque équipe incluait un membre désigné de la famille de la victime en question, vivant actuellement à Montréal et pouvant fournir des témoignages détaillés de la vie de la victime, de ses activités et de son caractère.Dans un cas précis, le décès a eu lieu il y a plus de cinquante ans au tout début de l'État d'Israël.Préparation du projet Les étudiants ont passé beaucoup de temps avec les membres de la famille pour obtenir les détails nécessaires ainsi que des photos et souvenirs des victimes, contribuant ainsi à ajouter un fort aspect visuel et émotionnel au projet.Le Consulat général d'Israël a assigné un mentor/intermédiaire à chaque équipe au service des étudiants.Les présentations allaient des entrevues avec les membres de la famille éplorée, des photos souvenirs, ainsi que des montages vidéo d'Israël, accompagnés de musique de circonstance.Quelques réflexions sur l'expérience « Je n'imaginais pas que des membres de ces familles n'avaient pas encore fait leur deuil depuis si longtemps.Ils étaient si proches de leur frère, et il est mort.Que c'est triste ! Quelle perte ! » « Vous entendez parler de victimes, mais cela ne veut rien dire jusqu'à que vous parliez avec des personnes ayant perdu un proche.C'est bouleversant ! » « Nous avons tellement appris sur l'Holocauste ou la Shoah, de quoi saturer mon esprit.Avec ce projet, je comprends mieux les événements.J'ai une perspective différente de la place d'Israël dans l'Histoire, et peut-être perçois-je mieux mon rôle comme juif plus clairement « J'entendais toujours qu'il fallait s'enrôler dans l'armée en Israël, et que l'on n'avait pas le choix.Je ne pensais pas que c'était juste.Maintenant, je comprends combien c'est nécessaire.Je suis tellement fier de tous ces jeunes.Je n'hésiterais pas à les imiter.» Les membres de la famille ayant collaboré avec les étudiants ont exprimé leur appréciation pour le temps, les efforts, la compassion et le talent dont les étudiants ont fait preuve pour honorer les Israéliens tués. PLACE 220 MULTI-SYSTEME LCD • LCD .PHOTO .VIDCO .GPS .PHOTlC .COmPUTCQS Founisseur officiel de la communauté X xeox F*U n VST-Fh T!an Canon ¦ one BSfil r ¦ c ^ W B « 11:01 U-* w 0:25 11:26 < Avenue Ocs Champs-Elysees TomTom JVC SONY Panasonic, Canon" Nikon 1412 Bid, st Laurent Heures d’ouverture Montréal PQ H2X 2S7 Lundi.vendredi : 9h00 -18h00 (514) 849 4441 Dimanche : 11 hOO -17h00 fax: (514) 849 9713 Saint-Laurent MFTRO Tout le monde Dov et Michaël en Israël lors d'un voyage de Jewish Experience Contacts Dov Harrouch 514.229.7030 rabbidov@jewishexperience.ca Michaël Harrosch 514.992.7808 rabbimichael@jewishexperience.ca COMMUNAUTE | Activités PAR YAEL BENSOUSSAN Radio-Canada, CBC, Les Francs Tireurs, La Presse : tout le monde en parle! Décidemment, Les Gentils Mardis de Dov Harrouch et Michaël Harrosch semblent avoir bénéficié d'une couverture médiatique digne des grandes équipes de hockey.L'équation est toute simple : Hockey + Torah + pizza.Tout au long de la saison de hockey, les jeunes se retrouvent les mardis soir au Centre Hillel pour regarder les matchs des Canadiens.À la pause, au lieu de sortir fumer une cigarette ou boire une bière, on étudie la torah.Mais pourquoi ce concept marketing intéresse tant les médias québécois?« Le Hockey, c'est un peu une religion pour eux », explique Dov, « et ils se demandent comment cette religion peut s'amalgamer à la nôtre (le judaïsme).» Le concept est ingénieux et le pari, réussi! Ils sont maintenant plus d'une vingtaine à écouter des commentateurs sportifs et un « commentateur de torah » alternativement tous les mardis soir.Et le groupe s'agrandit.Les jeunes sëpharades sont-ils ouverts à la religion?« Nous sommes très optimistes face à l'avenir de la communauté » répondent Dov et Michaël, presque à l'unisson.« Nous ressentons une soif de spiritualisme énorme de la part des jeunes, seulement, il faut savoir comment les approcher ».En ce sens, les deux amis de longues dates sont des missionnaires du judaïsme.Ayant eux-mêmes fait « les quatre-cent coups » à des âges plus rebelles, ils tentent aujourd'hui de convaincre la prochaine génération de faire un pas de plus vers le droit chemin.Les gentils Mardis s'insèrent d'ailleurs dans un projet d'envergure, Jewish Expérience, oü l'appât est mis à l'honneur.Outre les matchs de hockey, les nombreux élèves de Dov et Michaël se voient mériter des voyages en Israël qui sont l'apothéose d'une dizaine de cours de torah échelonnés tout au long de l'année.Mais que vise cet investissement de la part de Jewish Experience?Dov et Michaël me parlent alors de critères de réussite.«Nous savons bien que les jeunes qui passent par nos programmes ne deviendront pas tous religieux ».D'ailleurs, lors de leurs activités ou de leurs voyages, les jeunes sont libres de leurs propres choix.Il y a, bien entendu, un minimum commun de judaïsme I I,â respecter, mais la confiance et le respect des choix de l'autre est le chaînon qui relie toutes ces jeunes âmes entre elles.C'est donc cette absence de contraintes et cette ouverture au libre choix qui intriguent les jeunes et les encouragent â prendre part à ce vaste projet.« Nous avons réussi lorsque Yoav (nom fictif) décide de manger Casher, même s'il ne fait pas encore Shabbat.Nous avons réussi puisque nos voyages en Israël sont pleins, et que chaque année, nous devons mettre en place une liste d'attente.» En d'autres mots, les deux compagnons sont, en quelque sorte, les pires ennemis de l'assimilation des jeunes de la communauté juive.Ils proposent une alternative enrichissante à la flânerie dans les rues et â certaines activités vides de sens auxquelles se prêtent quelquefois les adolescents.Et pour l'avenir?Les jeunes sont intrigués et le groupe s'élargit.Mais pour tout cela, il faut des ressources.Avant de lire les quelques lignes qui suivent, il faut d'abord comprendre que Jewish expérience est en majeure partie financé par des bienfaiteurs de la communauté juive anglophone de New-York.Ainsi, les voyages en Israël et certains programmes se font dans la langue de Shakespeare, bien que la majorité des étudiants soient francophones.Puisque la préservation de la langue française et de la culture sépharade représentent des enjeux important pour Dov et Michaël, ils souhaitent un jour pouvoir offrir des voyages et des programmes majoritairement francophones.Pour ce faire, il faudrait des donateurs francophones et sépharades qui comprennent le travail passionné de ces deux missionnaires.J'invite donc chacun d'entre vous à témoigner du regard attentif des jeunes pendant les cours de Torah-Pizza.Je vous invite à discuter avec les participants de ces voyages en Israël pour mieux saisir l'impact qu'ont ces deux « grands frères » sur les prochaines générations de la communauté juive.Avis aux intéressés.SutttUt groupe sutton -excellence inc.COURTIER IMMOBILIER AGRÉÉ 1555, bout de l’Avenir, bur.100 Laval, QC H7S 2N5 bur.: (450) 662-3036 fax: (450) 662-6585 jouanounou @ sutton.com www.suttonquebec.com JACKY OUANOUNOU Agent immobilier affilié GROUPE SUTTON • EXCELLENCE NC.EST FRANCXSÉ NDÉPENDANT ET AUTONOME DE GROUPE SUTTON.QUÉBEC Cell.: (514) 574“3406 20 | Juin-Juillet 2010 | LVS àmmS 30 OCTOBRE IA NOVEMBRE ORITMIX CRîATIV.COM .farad.ca DE MONTREAL "1 2010 %l Cohen Bma\eh novembre - 20h00 Théâtre Outremont ^ v\ /j 4 Billetterie Festival - 514-733-4998 ORITMIX CRîATIV.COM FESTIVAL SÉFAPah mbre - 20h00 Studio Centre Segal '\^Billetterie -Festival - 514-733-4998 v5^!sefarad.ca 30 OCTOBRE 14 NOVEMBRE MICHEL BOUJENAH lin bV" Mtnti 0n solitaire et • d’improviser et au texte écrit, j’ai î serai en liberté.3 et les femmes, de s’accepter coi ;ache la véritable auer entre la foule d6S réPe'de m^der'à comprendje le | Ag '«^«ces in- support** ¦fi ^r;fr"ngbrd: V JSouSaKas’tout de suite.I a très vite.(Michel Boujenah) Ww^-se farad 5j4-733-499« ¦ ORITMIX CRîATIV.COM FESTIVAL SFFa DE MONTREAL 2010 moineau spectacle novembre - 20h00 Theatre St-Denis Billetterie Festival -514-733-4998 TicketPro - 514-790-1111 Qftforod.c 30 OCTOBRE 14 NOVEMBRE UN VIOLON SUR LE TOIT „ le toit raconte l'histoire à la fds joyeuse d’une KXe siècle.Avec une omé- diens 3 tsariste et ses -œuvre de Sholem Aleichem, a v et resta à l’affiche pendant pres L c’est vue remettre exposent le mm et les moyens que traditions.dra pour vu le jour -, de huit ans neuf Tony Award, de tt, la pièce s'est transport* den -,tée au cinéma en 1971 p comédie légendaire ont d a.Weu , la chanteuse populaire Gwen St de 3 200 ieux la distribution de ceu« ^ dont la magnifique voix est meo ra à ses côtés Marie-Claude vu Arlette Sanders, Serge Groub sfegdM 30 OGTunnc 14 NOVEMBRE PUERTO RICO co la crise partout sévit.Impossible L’ambiance est moros®; ( moindre journal sans en- d’écouter la radio ou d>un pessimisme abyssal, tendre prononcer de P tenir compte de l’époque Tout artiste qui se respecte J Dany Brillant fait partie de dans laquelle son oeuvre s i ¦ Y ne des chansons ceux-là, et propose en cette J^^espoir.Elles font anti-anxiolytiques, bourre 9 êtres quels qu ils sclent^sans aucun priori^Seule^'3 salsa Le rythme chevillé au corps, Dany B*nt « ^ernité, ni blanche ni noire (ou les deux cette musique antiraciste, qui oscille entre tra^o" vais dans une et pourtant ils partage musique-là, la culture de uany™™’ « j.ai en d'Une 'T" doucTu méditerranéenne et la moi la qouceui ^i-Afrinne» , tambours d Atrique ».Www-sefaracj Ca su-733.4998 J-Ca ORITMIX CRCATIV.COM novembre - 20h00 Puefiu Théâtre Outremont Billetterie Festival - 514-733-4998 30 OCTOBRE 14 NOVEMBRE DAVID & •nent de feu » est la com-« DAVID & SHLOMO ».noubliable en la présence - deux chanteurs et mu-nnur le Festival Sefarad .David Daor, jouant avec toire classico-moderne, et ;hlomo Bar avec son inse- ho naix et d’amour à travers diffuseront un message de pa Imaginez la voix ses quatre octaves et son repe le tempérament enflamme de- parable darbouka au bout des délà l’énergie spectaculaire qr Ces deux êtres exceptionnels inédites et entraînantes.des sonorités www.sefarad 5l4'733-4998 1b 7 7 ORITM/X CR;ATiVCOM DAVID & SHLnimn \ y.ÿ FESTIVAL SÉ FARAD DE MONTREAL 2010 ^ !/ \ novembre Sh\omo Monument-National % Billetterie ' Festival - 514-733-4998 y^w.setarad.ca David Daor DOSSIER | Camps 32 | Juin-Juillet 2010 | LV5 Dossier Les camps cre la communauté d’hier à aujourd’hui UN DOSSIER RÉALISÉ PAR ESTHER MENDEL, YAËL BENSOUSSAN ET NICOLAS BEAUMONT Pour grand nombre de nos jeunes, les camps d’été constituent en quelque sorte l’initiation à la vie communautaire et à leur éventuel engagement auprès de celle-ci.Survol de l'historique des camps de la communauté juive de Montréal, des programmes qui y sont offerts et l'évolution des mentalités chez nos jeunes campeurs. DOSSIER | Camps Puis, Carole Azoulay prend la direction du département jeunesse et donne une nouvelle couleur au camp Benyamin.Les activités varient, les champs d'intérêts se multiplient et aucune plage de Montréal n'a de secret pour l'équipe de Benyamin! Carole explique d'ailleurs ce changement comme le dénouement d'un problème concurrentiel.« Nous n'avions plus d'autre choix que de varier les activités puisque la clientèle devenait de plus en plus exigeante ».C'est la clientèle qui fut pour Carole, le plus grand changement dans l'histoire du camp Benyamin.À une époque où l'enfant est roi et où les poursuites judiciaires sont un recours fréquent à un problème mineur, il faut s'assurer de répondre aux besoins de chaque individu tout en assurant le bonheur de la collectivité.Plusieurs autres camps voyaient le jour : des camps spécialisés en basketball, en équitation, ou même en sports nautiques! Le camp Benyamin a donc dû s'adapter pour charmer les enfants et faire face à la concurrence grandissante.Mais quel est donc le secret de ce camp qui prend de l'ampleur depuis plus de trente ans?« C'est la chaleur » me répond Eric.Détrompez-vous, nous ne parlons pas de température mais bien du sentiment humain! Ce chaleureux environnement qu'on retrouve dans toutes les instances de la communauté sépharade est bien présent au camp Benyamin.Les enfants se sentent entourés, encadrés et en sécurité comme dans tous les autres camps de la ville de Montréal, mais à Benyamin, ils se sentent aussi aimés.Aimés par leurs amis, mais aussi par chacun de leurs moniteurs, dont certains doivent même patienter sur une liste d'attente pour avoir la chance d'être animateur au camp Benyamin! « C'est notre plus belle réussite ! », me répond Carole Azoulay lorsque je l'interroge sur ses plus beaux moments.« Lorsque je vais chercher mes enfants le soir, à Benyamin, et que je vois des animateurs et des directeurs qui étaient jadis mes campeurs, et qui s'occupent de mes enfants comme je me suis occupée d'eux.» tlb PAR YAEL BENSOUSSAN Croyez-vous en la chance?Le camp Benyamin lui, y a cru! H C'est en 1980, pas moins d'une décennie avant la ¦H naissance de l'auteure de ces lignes, que le camp Benyamin voit le jour par un heureux concours de circonstances.L'histoire est cocasse : Daniel Malka, alors directeur du département jeunesse du Centre Communautaire, côtoyait régulièrement plusieurs H fonctionnaires de la Ville de Montréal qui lui vantaient H les attributs d'une certaine île Notre-Dame.Cette fl île avait été aménagée brillamment avec des dizaines d'installations pour les sports nautiques : kayak, planche U à voile, canoë, escalade sur l'eau.Pourtant, cette île aux fl trésors était quasiment déserte.Dans un autre ordre d'idée, ¦ c'était l'époque des jolies colonies de vacances où l'on " pouvait voir, près des gros autobus, des dizaines de parents agitant un foulard blanc en guise de dernier au revoir à leurs bambins qu'ils allaient quitter pour une partie de l'été.Les camps de vacances, dirigés par la communauté juive, étaient alors des « sleep-away camps » anglophones.Il était donc temps d'innover et de savoir reconnaître sa chance! C'est donc en 1980, que le premier camp de jour francophone de la communauté juive est créé : le Camp Benyamin, de l'hébreu fils de la droite.Une entente fut créée entre le département jeunesse et l'île Notre-Dame pour que les campeurs du camp Benyamin puissent bénéficier de cette île aux trésors tout l'été.Ils étaient 40 enfants et 10 animateurs bénévoles.Et ils prenaient le métro.« C'était souvent la première expérience dans les métros de Montréal pour des petits d'à peine 5 ans», explique Eric Choukroun, actuel directeur du département, « c'était tout une organisation au niveau de la sécurité, à mais nous n'avions pas le choix, les bus coûtaient trop chers ».Æ Dix ans plus tard, le groupe devient trop important pour assurer ^fl une sécurité adéquate dans le métro.On opte donc pour les ^fl autobus de groupe, mais il faudra faire des économies ailleurs ^fl pour absorber le déficit.L'organisation décide donc de passer une journée dans les locaux du Centre Communautaire.Ce fl changement nécessitait beaucoup plus d'imagination de la part des animateurs bénévoles puisqu'ils devaient meubler I une journée entière d'activités inédites, conçues de leurs Mais cela ne les effrayait point.« C'était I propres mains.dans la suite des choses d'être animateur bénévole au camp Benyamin, on voyait les enfants aux activités du dimanche et on venait les retrouver en été, on ne se posait même pas la question.», m'explique Eric.¦ concourt C//1w S* Claude Elbaz aime se commémorer de bons souvenirs lors de sa jeunesse passée dans les camps d'été.Une expérience qu'il conseille à tous les jeunes de la communauté Sépharade.Claude Elbaz « ENSEMBLE était le mot d’ordre ! » PAR NICOLAS BEAUMONT À son arrivée au Québec dans les années 50, Claude Elbaz s'est aussitôt familiarisé avec les camps d'été québécois.Au fil des ans, la communauté sépharade a créé ses propres camps où il a toujours été très impliqué.La Voix Sépharade s'est donc entretenue avec ce grand vétéran afin de discuter de l'évolution des camps d'hier à aujourd'hui.D'hier.« Quand je suis arrivé au Québec avec ma famille, il y avait déjà la communauté anglophone juive qui s'était installée à Montréal.Nous avons donc décidé de créer notre propre communauté francophone, celle des sépharades », explique Claude Elbaz, « au tout début, les familles envoyaient leurs enfants dans les camps d'été anglophones puisque notre communauté n'était pas encore très nombreuse.» Durant les premières années, lui et ses confrères allaient dans les camps d'hiver à moitié habillés puisqu'ils ne connaissaient pas encore les froids hivernaux québécois.« On n'avait pas les bons souliers, mais ce n'était pas grave puisqu'on apprenait à vivre comme de vrais québécois.Nous dormions dehors autour d'un feu de camp.À ce moment, tout ce qui comptait, c'était de vivre ensemble », déclare Claude Elbaz.Avant d'arriver au camp, les jeunes avaient déjà tout préparé depuis six mois.Selon lui, c'est un processus qui durait toute une année.Ses amis et lui passaient beaucoup de temps après l'école à préparer les activités et savoir ce qu'ils allaient apporter au camp.« Durant les cours de mathématiques, notre seule préoccupation était de savoir de quelle façon nous allions nous y prendre pour couper le bois servant à allumer le feu », affirme-t-il.Un grand esprit de fraternité se faisait ressentir.Si l'ami de Claude allait au camp, il n'avait pas le choix d'y aller aussi.Pour eux, tout le monde devait être présent afin d'y vivre de bons moments.En 1967, la vague d'immigrants juifs marocains pour la plupart, ainsi que quelques familles tunisiennes et algériennes a changé la façade de la communauté sépharade.« Ces familles nombreuses ont apporté une culture très différente de celle des juifs anglophones présents dans la communauté », raconte ce vétéran.Selon Claude Elbaz, dans les pays nord-africains, les communautés juives organisaient beaucoup de camps d'été.C'était très important pour eux de regrouper les jeunes.Les parents ont apporté une vision du scoutisme.«Dans les années 50, à peu près tous les Marocains ont été impliqués dans un mouvement de jeunesse», affirme M.Elbaz.Les mouvements scouts apportent beaucoup sur le plan humain par rapport aux prises de décisions au sein d'un groupe afin de développer un esprit d'équipe et d'entraide.Ils essaient, entre autres, de former des leaders communautaires.« À l'inverse, chez les anglophones, un camp d'été reste un endroit où l'on va pour passer des vacances, tandis que nos camps ont, eux, des objectifs communautaires bien entendu, mais aussi pédagogiques », déclare-t-il.À aujourd'hui Dans la société d'aujourd'hui, la jeunesse n'est plus la même et les parents ont une mentalité bien différente d'autrefois.«Les parents sont davantage exigeants : ils veulent que les jeunes aient leur propre lit, leur propre commode et une douche avec de l'eau chaude.De mon temps, nous ne savions même pas si nous allions dormir durant sept jours.Nous partions avec un sac à dos à moitié vide.Cela avait peu d'importance puisqu'on voulait seulement être ensemble et s'amuser», raconte M.Elbaz.Il est, entre autres, allé dans un camp où il n'y avait pas de douche et il devait partager une toilette avec plus de 70 personnes ! Pour lui, c'était normal de vivre avec les moyens de base puisqu'il n'avait pas beaucoup d'argent.De nos jours, les camps d'été sont organisés comme des colonies de vacances.Les parents veulent que leurs enfants soient des plus confortables possibles alors, les jeunes partent avec tout ce qui est nécessaire pour bien manger et bien dormir.Dans les camps de nuit, les établissements sont rendus très luxueux.«Les enfants ont maintenant droit à un lit et une chambre de bain pour deux», explique l'ancien campeur.M.Elbaz souligne que beaucoup d'enfants juifs sont devenus des nord-américains typiques.Ils ont besoin de la technologie pour vivre, soit des jeux vidéo ou tout simplement, le téléphone cellulaire afin d'appeler leur mère s'ils ont un problème.«Tout de même, je conseille ce camp puisque c'est une opportunité pour eux de s'extérioriser afin d'évacuer tous les facteurs stressants que nous vivons en 2010.C'est aussi une chance pour eux de se faire plusieurs amis.Pour ma part, j'ai connu un groupe de 50 personnes avec qui j'ai grandi jusqu'à l'âge de 22 ans» conclut-il. DOSSIER | Camps *“ s * Ah les temps heureux du scoutisme.Charles Oiknine avec son épouse Sylvia.Charles Oiknine i Tant qu’il y aura des camps PAR ESTHER MENDEL Charles Oiknine a l'expérience des camps depuis l'âge de 10 ans.Dans son Maroc natal, il a été louveteau puis scout dans la Troupe Akiba chez les E.l â Casablanca.On peut affirmer, sans l'ombre d'un doute, que c'est un pur produit de l'enseignement développé par notre regretté James Dahan Z.L, alias Cabri.Charles, on ne le dira jamais assez, appartient à la génération des camps, devenus par la suite légendaires : Aïn Kahla et Chalom, pour ne nommer qu'eux.Dès son arrivée à Montréal en 1969, il reprend du galon, et comme on dit à la Légion Étrangère : « engagez-vous, réengagez-vous » Il intègre donc le groupe des Rangers sous la houlette de Cabri.Par la suite, il s'occupe des enfants de 9 à 13 ans avec son épouse Sylvia avec qui i partage cette même passion.L'engagement auprès des jeunes à travers les camps aussi bien d'été que d'hiver, les voyages qui, évidemment, forment la jeunesse et bien sûr cet esprit scout qui nous habite, nous, les anciens originaires des quatre coins du Maroc et qui avons eu la chance et le bonheur de nous en imprégner et que les années n'ont pas réussi à éroder.Père aujourd'hui de trois enfants, Marc, Arielle et Nathaniel, Charles a su leur transmettre le virus de l'engagement communautaire et des valeurs juives que, nous-mêmes, avions acquises lors de nos différents séjours dans les camps au Maroc.« Les camps, nous dit Charles, constituent le réceptacle idéal pour engranger et développer chez nos jeunes toutes ces valeurs que l'on ne peut acquérir à la maison.On développe l'esprit de groupe, la solidarité agissante envers ses camarades, l'esprit de compétition avec les différentes patrouilles et évidemment les chants que l'on entonne à l'unisson lors des veillées dans une ambiance féerique, sans oublier les valeurs juives traditionnelles ainsi que l'attachement à Israël qui ont toujours constitué les deux piliers fondamentaux des Éclaireurs Israélites.Il ne faut pas oublier, nous rappelle Charles que « l'épine dorsale de notre communauté ici à Montréal, a été composée d'anciens chefs scouts, le même phénomène s'est produit en France.Alors tant que cet esprit si particulier subsistera, nous pourrons envisager l'avenir de notre jeunesse, et donc de notre communauté, avec optimisme.» L’option de rester au Québec et d’y faire carrière, comment relever ce défi ?Comment puis-je m’assurer que mon enfant puisse un jour être prêt à relever les défis posés par notre société globale ?École Secondaire Bialik Section Française Fier de notre passé Confiant pour notre futur 514-731-3673 pst.227 www.jppsbialik.ca Passer le diplôme approfondi en langue française (DALF) décerné par le Ministère de l’Éducation Nationale de France , en collaboration avec l’Alliance Israélite universelle (Paris) et l’université McGill.Le diplôme d’éducation en langue française (DELF) du Ministère de l’Éducation Nationale de France, destiné au secteur anglais et reconnu également dans plus de 120 pays.Les deux niveaux sont maintenant offerts dans la Section Française.Demandez à propos d’un voyage d’échange d’étudiant avec une école en France - uniquement pour ceux qui sont inscrits dans la Section Française.Langue maternelle en Anglais et langue maternelle en Français.Trouver le meilleur ratio professeur-étudiant à part dans le réseau JPPS-Bialik ?35 | Juin-Juillet 2010 | LVS DOSSIER | Camps _ vitalité HV: hypoteck.co ¥ PRETS RESIDENTIELS A COMMERCIAUX Besoin d'une Hypothèque?Pour un Service Gratuit, Professionnel et Personnalisé pour payer moins d'intérêts David Perez Agent Immobilier Affilié Consultant Hypothécaire Tel : 514-967-5044 Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant, et ce, jusqu'à la dernière semaine de séjour : le 16 août.Le prix est abordable, considérant la prise en charge des coûts des activités extérieures, de la collation et du lunch.Pour obtenir le dépliant du camp Benyamin ou remplir un formulaire d'inscription, visitez le site de la CSUQ et cliquez sur l'onglet Jeunesse et Jeunes familles.Les activités ont lieu du 28 juin au 20 août 2010.Vous pouvez aussi joindre Éric Choukroun au 514-733-4998 poste 8135.PAR ESTHER MENDEL Avec plus de 30 ans d'existence, la bonne réputation du camp Benyamin n'est plus à faire.Plusieurs jeunes s'y retrouvent chaque année pour découvrir les nouvelles activités.Éric Choukroun, le responsable de la section Jeunesse et Jeunes familles de la CSUQ continue de s'étonner de la popularité du camp Benyamin.Quel est le secret de ce succès ?LVS s'est informé pour vous.Ce qui surprend d'entrée de jeu, c'est la quantité d'activités que propose le camp.Celles-ci couvrent le développement physique, tout en considérant l'échange intellectuel et spirituel.Chaque semaine comporte aussi une sortie extérieure de grande envergure.« Les jeunes aiment beaucoup Fort Aventure, une sortie mémorable où ils doivent rechercher des énigmes dans la forêt.Ils reviennent couverts de boue, au grand damne de leurs animateurs, » dit en riant Éric Choukroun.Pour les petits, c'est le Pays des merveilles, le grand favori de l'histoire.« J'essaie d'innover chaque année par de nouvelles activités, » poursuit M.Choukroun.Les glissades d'eau et La Ronde continuent de remporter un vif succès.Cette année, entre autres, il y a le nouveau forfait de jour « Beach club » où les enfants vont à la piscine, à la plage que ce soit au parc d'Oka ou à la plage St-Zotique.De nouveaux concours de châteaux de sable et de course à relais seront organisés.Des amuseurs publics font aussi partie du programme avec de la jonglerie, de la musique et de la danse.La fête est donc au rendez-vous pour profiter des joies du plein air sous le soleil de l'été.L'excellence des moniteurs est toujours de mise.Ils sont formés sérieusement pour offrir un encadrement professionnel.Des liens se tissent entre les jeunes et les moniteurs.C'est pourquoi la qualité des valeurs qu'ils transmettent est essentielle.« Les jeunes sont très attachés à eux, » affirme M.Choukroun, qui ne lésine pas sur l'aspect sécuritaire de chaque activité, assuré par les moniteurs et les infrastructures de l'établissement, situé au 5400 avenue Westbury à Montréal.Parmi les objectifs du camp, il y a la volonté de créer une identification à la communauté juive.« Une part légère des activités est consacrée à la religion, dans la tradition de la culture juive, » souligne Éric.Une prière du matin, des chants en hébreu et l'utilisation du vocabulaire hébreu aux jeunes par les animateurs.Tous les repas du lunch et les collations sont, bien entendu, casher.Le camp fonctionne selon des semaines à thème où les jeunes sont amenés à définir leur groupe, par une présentation théâtrale, une murale ou une installation visuelle, par exemple.Les thèmes varient chaque semaine.Les capacités physiques, intellectuelles et sociales sont mises en avant pour honorer cette semaine d'échange amical.Les jeunes et les enfants sont répartis selon leur groupe d'âge.« Les 12-15 ans ont plus d'autonomie, » précise Éric.« Tout en allant aux mêmes endroits que les autres jeunes, ils ont le privilège de passer la journée du mercredi au Festival de jazz, à Juste pour rire ou en Rafting, endroit où les plus jeunes n'ont pas encore accès par mesure de sécurité » soutient-il.« Cela leur donne leur indépendance.Bien qu'ils soient supervisés par des moniteurs, ils peuvent effectuer les activités à leur propre rythme.» « Familles du même quartier ou copains d'écoles, la plupart des jeunes s'inscrivent avec leurs amis et de nouveaux liens se créent au cours de la semaine.Une fois dans l'équipe, les horizons s'élargissent, » explique Éric « Ce qui est le meilleur indicateur de la bonne santé du camp Benyamin, c'est la fidélité des animateurs qui reviennent chaque année avec plaisir, » poursuit-il.Un animateur est disponible pour huit enfants.Plus de 150 enfants sont accueillis chaque semaine.Il est possible d'inscrire votre enfant pour plus d'une semaine, les activités et les thèmes changeant à chaque fois.Un environnement iudique et des sorties nombreuses attendent donc les jeunes cet été dans un milieu favorable à la culture et à la préservation des valeurs du judaïsme. igmtii: nés /y ' :\,y#r «V 4 • ^ £ » I DOSSIER | Camps Pour exercer leur capacité physique et leur concentration, les enfants auront des cours de yoga.Une ambiance sportive et ludique sera assurée par des jeux ^ extérieurs en plein air, la natation et la danse en studio.Parce i que les jeunes ont une énergie A débordante, ces activités sauront * ¦ Ie5 préparer aux différentes t ¦ disciplines enseignées pendant I le reste de la journée.Chaque vendredi, une sortie à caractère artistique est prévue.Qu'il s'agisse d'un musée, d'une pièce de théâtre, d'un concert, la créativité est au rendez-vous.Des rencontres avec des artistes reconnus sont aussi attendues.M.Choukroun a laissé planer le mystère à savoir quel artiste célèbre sera invité chaque semaine, mais son sourire en disait long sur le bonheur qu'amènera la présence des ' artistes.Votre enfant ne semble pas se décider pour les camps de vacances, cet été, et préfère s'adonner à ses activités artistiques favorites ?Votre enfant hésite entre différentes disciplines artistiques et ne sait comment choisir un camp de vacances qui réponde à ses envies de tout tenter dans le domaine artistique ?Votre enfant souhaite lier sa culture et ses activités artistiques pour l'été ?Tout nouveau cette année, le camp d'art accueille les jeunes qui souhaitent s'initier aux différents médiums artistiques.C'est Eric Choukroun qui s'occupe des inscriptions à ce nouveau projet artistique.Assurément, ce camp saura ravir les jeunes esprits créatifs.Peinture, dessin, céramique, musique, danse, sorties culturelles attendent les jeunes dès fin juin.Le camp est ouvert pour les enfants de 5 à 13 ans répartis en deux groupes selon leur âge et le nombre de participants.Il y a aura un maximum de 6 enfants par animateur, question de bien superviser le développement et l'épanouissement de chaque enfant au sein du camp de vacances.Avec la même énergie positive que le camp Benyamin, les animateurs axeront leur relation avec les enfants pour fomenter leur fibre artistique.L'initiative a été proposée par Mlle Shakhnoza Kardiroff, professeure de piano, qui a réuni des professionnels de chaque milieu artistique pour dispenser les cours avec savoir-faire.Par exemple, Hervé Teboul, un artiste professionnel en résidence à la CSUQ dispensera les cours de peinture.La majorité des inscrits prennent déjà des cours de piano, mais il est possible de s'inscrire sans aucune notion préalable.Les professeurs donneront les cours en fonction du niveau de chacun.Deux cours de piano privés de 30 minutes par semaine seront proposés.Le programme du camp décrit parfaitement la journée type que vivront les enfants.Chaque journée comprend cinq ateliers différents qui varient chaque semaine.Par exemple des ateliers en rotation inaugurent la journée comprenant la pratique du piano, des travaux manuels ainsi que le yoga.En fin de matinée, un atelier d'art plastique inspirera les jeunes avant 'heure du lunch.Un après-midi sportif débute avec de la I natation, suivi d'un atelier de danse pour boucler la II journée avec des jeux extérieurs.Il ne manque plus | que le soleil pour que cette journée soit parfaite.Croisons les doigts ! À noter pour les passionnés de musique, le Festival de jazz avec sa petite école du jazz initiera les jeunes à la musique jazz.Cette musique offre une liberté musicale que les jeunes apprécient souvent.Elle assure aussi une très bonne base pour comprendre la structure complexe des partitions.La petite École du jazz sera à la hauteur pour vulgariser les notions de la musique jazz et faire vivre aux jeunes une aventure musicale hors du commun.Eric Choukroun compare ce nouveau camp à celui du musée des Beaux-Arts, adapté à toutes les disciplines artistiques.« On voulait donner un éventail de choix pour les enfants qui veulent toucher à tout.» Mlle Kardiroff avait plusieurs objectifs dont celui de faire découvrir le langage plastique, de favoriser l'expression artistique et d'initier les jeunes aux différentes techniques de l'art, a précisé M.Choukroun.Une belle surprise attend les parents à la fin de la semaine de séjour de leurs enfants.Une prestation sera donnée par nul autre que les jeunes eux-mêmes.Les amis sont aussi invités à assister à cette grande fête.Que ce soit un spectacle ou un vernissage, la performance bénéficiera du dispositif haut de gamme du Centre Segal.C'est là que se donneront aussi la plupart des cours, dont la danse.Pour de plus amples renseignements, consulter le site de la CSUQ, cliquer sur l'onglet Services communautaires, puis dans la rubrique Jeunesse & Jeunes familles ou téléphoner à Eric Choukroun au 514-733-4998, poste 8135.Le camp aura lieu du 28 juin au 30 juillet. d ete.à retourner au camp pour les revoir.Aujourd'hui, la jeune femme a gardé pratiquement A les mêmes amies.AI Ifalêrie Bittonf « À six ans, J elle rêvait cf'êfrejl monitrice ! » PAR NICOLAS BEAUMONJ Valérie Bittoi extrêmement évi grâce au camp Benya Elle ne se considère Aujourd'hui, Neev se trouve chanceux d'avoir passé son enfance dans les camps puisqu'il a développé beaucoup de liens autant avec les moniteurs qu'avec les autres jeunes.Anecdote « J'ai vite dépassé les barrières de la gêne.Quand tu arrives dans un groupe de 30 personnes, il vaut mieux se présenter tout de suite puisque tu sais que tu vas passer la majorité de ton temps avec eux », confie-t-il.Le jeune homme a adoré son expérience dans les camps de nuit.Il se remémore de bons souvenirs lorsqu'il pense à tous les moments partagés avec ses amis dans les dortoirs où ils pouvaient passer la nuit à se raconter des blagues.« J'adore voir les jeunes dans les camps d'été parce qu'ils n'ont pas le temps d'être capricieux.Ils ne pensent qu'à jouer entre eux.Au début, les jeunes sont très perplexes et individualistes, mais à la fin, tout le monde mange dans la même assiette ! », raconte-t-il.Neev a rencontré beaucoup de personnes fermées d'esprit et asociales.Par contre, après un voyage en Israël, ces personnes sont devenues très impliquées dans la communauté.Le camp d'été Benyamin a été une étape ultime dans le parcours de Valérie Bitton.« À l'âge de six ans, quand j'ai commencé le camp, j'étais une fille très timide.Je devais chanter régulièrement, ce qui me terrorisait énormément.Comme le camp Benyamin est une grande famille, mes amis m'ont toujours soutenue et poussée pour que je chante avec eux.Aujourd'hui, je peux dire que ce camp m'a donné énormément confiance en moi », raconte la jeune femme âgée maintenant de 22 ans.Comme ses parents travaillaient l'été, Valérie Bitton a passé ses vacances au camp Benyamin, de 6 à 15 ans.« Mes étés, je les voyais là-bas.J'étais toujours très excitée quand ce moment approchait.Chaque année, c'était une sorte de tradition pour moi », confie-t-elle.Valérie y retournait, entre autres, pour revoir ses amies.Elle n'allait pas à la même école qu'elles, alors cela l'incitait fortement N.B : « Chaque mercredi, j'amenais les jeunes à différents endroits de la Ville.Et, une fois, on est allé au Festival International de Jazz.Il nous restait une heure avant le spectacle et nous n'avions encore rien à faire.Tout à coup, un autre camp originaire de France est venu s'installer à côté de notre groupe.Nous avons collaboré ensemble en lançant un concours de chant.À ce moment, tous les jeunes ont participé à l'activité.Les filles ont commencé à montrer des danses à l'autre camp et vice et versa.Bref, cela démontre qu'un campeur restera toujours un campeur avec un esprit de camaraderie ancré dans son cœur ».Je conseille les camps d'été parce que : N.B : « C'est une expérience enrichissante tant du côté humain que sur le plan des activités.Les jeunes font beaucoup de sorties qu'ils ne feraient pas avec leurs parents.Au début, ils commencent dans les camps et plus tard, ils viennent au centre communautaire où ils peuvent organiser leurs propres voyages ».Ces camps suivent les traditions juives comme la prière avant de manger.Selon Valérie, « ce côté religieux se vit naturellement », puisque les enfants ont pratiquement tous les mêmes intérêts et les mêmes traditions.Selon elle, « les juifs ont vraiment un esprit rassembleur ».La jeune femme s'est toujours sentie comme dans sa propre famille.Elle était très proche des moniteurs.« J'entretenais de très belles relations avec eux et je les admirais énormément.« Quand je suis moi-même devenue monitrice, j'étais très excitée de pouvoir devenir un modèle pour ces jeunes », affirme-t-elle.En effet, à 16 et 17 ans, Valérie était monitrice.« Ces étés resteront les plus beaux pour le restant de mes jours.Nous avions une belle complicité entre les moniteurs mais aussi, avec les enfants.Nous étions une grande famille.J'ai, entre autres, développé ma patience ainsi qu'une grande autonomie », raconte-t-elle.Elle conseille aux enfants de la communauté sépharade de joindre un camp d'été afin d'évoluer sur le plan humain.En plus, ces enfants se feront plusieurs amis qu'ils garderont tout au long de leur vie.« Bref, un simple camp d'été peut changer une vie ! » conclut-elle.Bitton a évolué Benyamin.plus timide aujourd'hui Depuis tout petit, deev Bensimhon a toujours été très impliqué dans sa communauté.Aujourd'hui, il est moniteur de camp DOSSIER Camps Neev Bensimhon Une vocation : de campeur à moniteur ! PAR NICOLAS BEAUMONT Neev Bensimhon a rejoint les camps d'été lorsqu'il était très jeune.Ses parents ont toujours été très impliqués au centre communautaire.Son père était directeur de camp. i DOSSIER Cam 90 years For 90 years, Camp B'nai Brith has remained true to its mission to provide a Jewish camping experience to the children of Montreal's Jewish community.In its positive and nurturing environment, children enjoy the opportunity to develop self-esteem, friendships and memories that are cherished for life.Until 1929, when it acguired its present site about 100 kilometres north of Montreal, the camp changed locations almost every year.In 1943, Camp B'nai Brith became a constituent agency of the forerunner of FEDERATION CJA and began to receive financial assistance with its operating costs from the community-wide annual campaign.With the introduction of the Governors Ball (which has become the Gift of Summer Gala), the camp started to receive a steady source of capital funds which were used for expansion and modernization.By the mid-1960s, the camp mushroomed to accommodate over 1000 boys and girls in three three-week sessions.Those eligible for scholarships were given priority, and over 90% of the campers paid between $1 and $5 per week, depending on the family's finances.Today, nearly 80% of all campers are subsidized.Camp B'nai Brith adopted a cutting edge philosophy during this period by investing in modern structures to create a village concept, housing campers according to gender and age, as well as investing in creative programs designed to foster a spirit of camaraderie and sense of achievement amongst staff and campers.Since its inception, the size of the camp has grown to over 500 acres.It is extremely proud of exceptional programming that marries a full slate of sports with creative arts and a Jewish cultural program.It houses a full library and a Flolocaust center located next to a granite sculpture that depicts the 6 million who were lost.Adjacent is the lovely Spinder Synagogue, which has served to make Shabbat services more meaningful.The camp expanded the Israeli program in 1983 when it began accommodating children of Israeli veterans as guest campers.The boys and girls are 12 and 13 years of age, and many actually celebrate their Bar or Bat Mitzvoth at camp.Many years ago, a seed was planted in the minds of those at the camp's helm: it was felt that, while children were been taken care of, there was a pressing need to provide a country respite for Montreal's senior citizen community, it would be affordable, provide delicious meals, and stimulating programming that seniors could enjoy.It was decided to build a senior citizen enclave on site and to offer something extremely innovative - intergenerational programming.Thus, Vatikim was born.For 13 years, this program has served thousands of seniors, in two -week sessions.Nineteen years ago a new, modern residence was built.Today, an activity center and an indoor swimming pool complete the complex.Four hundred senior citizens attend camp each summer, side by side with 1000 children.In 1992, in answer to a call from the community, a program for children with special needs was introduced.It was a success from the get-go and has increased in enrollment year after year.Camp B'nai Brith truly reaches the entire spectrum of the Jewish community - from children to seniors.39 I Juin-Juillet 2010 | LVS A SEULEMENT 5 MINUTES DU CENTRE FAIRVIEW rrop mn -201HQ] UN CHOIX LOGIQUE I ELANTRA 20K VENTES VEHICULES NEUFS ET USAGES PIECES, ACCESSOIRES HYUnDfll SERVICE ET CARROSSERIE JOYEUSES PAQUES À NOS CLIENTS ET LEUR FAMILLE, i I Il LA NOUVELLE - rSON ATA 2011 REDESSINÉE^ V D£\ IZGCWmD O®1!]© HYUnDHI 4600B, Boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux www.hyundaipresident.com 624-7777 CARNET I C'est vous Naissances Nous avons le plaisir d'annoncer la naissance d'Elia, fille du Dr Serge Elbaz et de Mélanie Cohen, le 25 mai 2010 à Montréal.Nous adressons un grand Mazal Tov aux heureux parents ainsi qu'aux grands-parents, Marcel et Annie Elbaz ainsi que Sidney et Babette Cohen.Marc et Ariella Oiknine ont le plaisir d'annoncer la naissance dans leur foyer d'une charmante petite fille le 9 avril 2010.Ils l'ont nommée Léah.Nous adressons un grand Mazal tov aux familles Oiknine et Azoulay C'est un deuxième rayon de soleil qui est venu illuminer le foyer de Léo et Valérie Lasenza le 9 avril 2010, Il s'appelle : DAVID.Ce beau bébé fait la joie de sa sœur Léah ainsi que de ses grands-parents M.Marc Daoudy et Solange Cabessa ainsi que la famille Patricia et Mark Meisels.Mazal Tov aux familles et longue vie, santé et prospérité à David ! Benjamin et Jennifer Bitton sont heureux d'annoncer la naissance de leur fille : Odaya Rachel, le 27 avril 2010 à Montréal.Elle rejoint ainsi une merveilleuse famille avec son grand frère Ness Mordechaï, ses grandes sœurs Eliana Simcha et Techila Hanna.Un grand Mazal Tov aux heureux parents et aux grands-parents Maxime et Mimy Bitton, Isaac et Claudine Chetrit et, bien entendu, les arrières grand-mères Anita Sabbah et Freha Chetrit.Distinction Pour la troisième année consécutive, la Voix Sépharade a été primée par l'AMECQ, l'Association des médias écrits communautaires du Québec a décerné le deuxième prix de la critique pour l'année 2010, à notre journaliste Frédérique Paquin pour son article " Pleins Feux" paru dans un numéro de LVS.Frédérique obtient ainsi, pour la deuxième fois consécutive, un prix de l'AMECQ.La direction de LVS ainsi que toute l'équipe du journal sont fiers de ce succès et lui adressent leurs plus vives félicitations pour son magnifique travail.Cet honneur est partagé par l'ensemble de l'équipe de LVS.Nomination Nous avons le plaisir d'annoncer la nomination de Mme Galith Lévy au poste de Directrice de la Campagne Sépharade de l'Appel Juif Unifié.Elle succède à Alicia Salama qui a rempli ce rôle avec succès pendant de nombreuses années.Nous souhaitons à Galith qui possède une grande expérience dans le domaine des finances et des Relations publiques, une campagne 2010 pleine de succès et de réussite.Nous avons la grande tristesse d'annoncer le décès de Mme Armande Lévy Soussan, survenu à Montréal le 9 avril 2010.Elle laisse dans le deuil son cher époux M.René Lévy-Soussan, ses enfants Bernard et Laurence, ainsi que ses petits-enfants.Nous adressons à la famille, l'expression de nos sincères condoléances.Nous avons la tristesse d'annonce le décès de M.David Mechaly, Z.L, frère de notre fidèle ami René Mechaly, survenu à New York le 28 avril 2010.Nous adressons nos sincères condoléances à la famille du défunt.C'est avec émotion et tristesse que nous faisons part du décès de Samuel DAHAN Z»L, survenu à Netanya le 26 mai 2010.Il laisse dans le deuil son épouse Annette, ses enfants, ses petits-enfants et arrières petits-enfants ainsi que ses frères et sœurs Jacques, ancien de Or Hahayim, Esther, Élie, Colette, Fernande, Denise et Claude.Nous remercions la famille et les amis pour le soutien qu'ils nous ont témoigné.Remerciements Le 4 avril 2010, à quelques heures du début de la deuxième fête de Pessah, Mercedes, veuve Soudry Z.L, nous a quittés paisiblement après une vie consacrée au bien-être de sa famille.Elle nous manquera cruellement.Elie Benchetrit, son fils, Rebecca sa belle-fille, José et Jonathan ses petits-enfants adorés, remercient du fond du cœur tous leurs amis et amies qui leur ont apporté soutien et consolation lors de cette dure épreuve.Célébration Le 2 mai 2010, M.Joseph Nataf a célébré un prodigieux 90ème anniversaire ! « Cher Papy, tu es pour tous tes proches une source d'inspiration à la vie et un emblème de sagesse.Nous profitons de ces quelques lignes pour afficher notre amour et reconnaissance pour tout ce que tu as su faire et fais encore pour nous.Au meilleur papy du monde.Joyeuse fête ! Pour wire /ulure Slmha Les Créa! ions wus présentait leur Coller tien rte runes dinvitalion exclusives, personnalisées et raj/inees embossage et estampage feuille d 'or a pru ratsennabte ;^v ti [¦- ‘ $ ^ 1—-$•*** i "T «ruAC ~ y-X La Met cuba Traditionnelle réalisée sur au then tique purrhemin de la Torah en lu ml nee et taUlgraphlec a la main Par Henry Bohadana Artiste Peintre — caltlgraphe jet., 514-744-02B1 , M y.: ziy ¦ n-v ’Vu Courrier des lecteurs JJJtUJ Nous n'avons hélas pas le pouvoir de changer ce qui est arrivé.Armande, chaque fois que tu venais aux manifestations du Cercle Sépharade, on entendait les gens assis avec toi rire aux éclats, tu rehaussais nos soirées et tu nous stimulais.J'étais tellement déçue quand tu ne pouvais pas venir.Je m'en veux parce que je ne t'ai jamais dit combien je t'admirais et combien je t'aimais.Là où tu es, les anges doivent rire et apprécier ta personnalité et ta façon de raconter toutes les choses drôles qui te sont arrivées dans ta vie, comme tu le faisais avec nous.Ils doivent être bien heureux de t'avoir.Mais nous, ta famille et tes si nombreux amis, ici sur terre, nous sommes tristes, tristes et perturbés.Tu es partie tellement vite, tellement sans raison : nous n'avons pratiquement pas eu le temps de te dire combien tu étais présente dans notre vie de tous les jours, combien tout le monde te voulait à côté pour rire et pour oublier les soucis.Tu avais encore tant de choses à donner, à nous donner : ta joie de vivre, ton sens de l'humour, ta gentillesse.Combien tu nous étais chère.Je ne te connaissais vraiment que depuis 4/5 ans, mais j'ai toujours eu l'impression que nous avions toujours vécu ensemble, dans le même paysage communautaire, tellement tu correspondais à ma façon de vivre et d'aimer la famille.Comme c'est dur de parler de toi au passé.Nos dîners de famille, toujours assises l'une à côté de l'autre à boire du vin ou un panaché car nous aimions ça toutes les deux, et ça nous faisait rire.Je ne crois pas que je pourrais reboire du vin maintenant.Tout ça me manque tellement, tu dois le savoir, tu sais tout de là-haut, je suppose.Ton départ et celui de certaines I personnes que nous aimions et respections aussi, nous force à nous poser un certain nombre de questions, bien sûr sans réponse : comment, où et quand ?Protège René, Bernard, ta fille et ta belle-fille Laurence, tes petits-enfants de là-haut.Et tous ceux qui t'aiment et te pleurent.Ton amie pour toujours Mady.LES RESIDENCES CALDWELL Pourquoi vivre SEUL?Les Résidences Caldwell offrent des logements subventionnés dans un environnement communautaire sécuritaire à des personnes autonomes qui ont 50 ans et plus et qui ont des revenus bas ou modérés.Nos immeubles sont situés à Côte St.Luc et dans la région de Snowdon près du Centre Juif Cummings pour Aînés.• Sécurité • Système d’extincteurs d’incendie à travers l’immeuble • Services de nettoyage offerts • Activités récréationnelles et éducationnelles • Programme d’exercices • Célébrations de fêtes • Oneg Shabbat • Proche de centres d’achats, autobus, metro, pharmacie, banque et CLSC de quartier.Pour plus d’informations téléphonez aux Résidences Caldwell 5750Ave.Lemieux, Montréal • (514)737-7774 Membre constituant de la Fédération CJA • A Constituent Member of Federation CJA 42 | Juin-Juillet 2010 | LV5 PORTRAITS I Visages Sépharades fL•]I I Le Dr Robei V \ 11» Le Dr Robert Sabbah a été choisi par ses pairs pour devenir le nouveau président de l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec gui regroupe 400 membres.Au cours des deux prochaines années, ce sera donc un médecin de notre communauté, « un gars de chez nous » dirait-on affectueusement, gui présidera aux destinées de cette prestigieuse association guébécoise.En fait, il faut le souligner, il sera le premier sépharade à occuper cette haute fonction et c'est avec une grande fierté qu'il nous le précise.La Voix Sépharade est allée le rencontrer à la Clinique Médicale Bois de-Boulogne où il a son cabinet de consultations.Le Dr Sabbah est d'un abord très agréable et d'une extrême simplicité.Originaire de Casablanca, il est arrivé au Québec en 1969 après un séjour à Paris.Il a effectué ses études de médecine à l'Université de Montréal où il obtient son diplôme en 1985 et devient spécialiste en gynécologie en 1989.Il est, entre autres, membre associé du Collège Royal des chirurgiens du Canada, professeur adjoint à la Faculté de Médecine de Montréal et Directeur scientifique du Département d'obstétrique et de gynécologie à l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal où il pratique la chirurgie endoscopique./ Interrogé sur les problèmes que connaît actuellement le Québec en matière de santé, le Dr Sabbah les attribue non point à un manque de ressources financières mais essentiellement à un manque d'organisation dans le système.« Nous manquons cruellement, constate-t-il, de médecins de famille ce qui accroît l'engorgement aux urgences.Le plafonnement salarial n'encourage pas les médecins à travailler davantage.Nous avons les meilleurs spécialistes du monde ici chez nous et nous assistons depuis des années à un exode de ces derniers vers d'autres provinces canadiennes ou vers les États-Unis où les salaires sont de loin plus intéressants.Ce n'est pas dans la poche des patients, en instaurant un ticket modérateur, que l'on résoudra le problème.» Il préconise plutôt l'augmentation des taxes sur des produits nocifs pour la santé des citoyens.Il se déclare favorable à une plus grande augmentation des admissions des étudiants en médecine.Il faudrait, selon lui, augmenter également le nombre de postes par une formation plus homogène.Il remarque par exemple, qu'il manque à l'heure actuelle de 60 à 75 gynécologues au Québec.Les postes, ajoute-il, sont gelés depuis plus de 10 ans ! Mais le Dr Sabbah, n'est pas que médecin, il est également un père de famille qui s'inquiète pour l'avenir de nos jeunes.Ayant lui-même, dès son arrivée à Montréal, participé à divers programmes et activités au Centre Communautaire Juif en tant que jeune adulte, il se sent interpellé par la situation actuelle.Il estime qu'il est temps de s'occuper sérieusement de nos jeunes dans la tranche d'âge 18-24 ans.Avec son épouse Eva Bitton, communautaire également de longue date, il participe à une consultation mise en place par la CSUQ afin de déterminer les lacunes existantes et de mettre en place des programmes novateurs susceptibles de rassembler nos jeunes, faute de quoi, nous dit-il, nous ferons face à de graves problèmes pour ce qui est de la relève et donc de la continuité de notre communauté.SIMONE TOLEDANO A.S.TRAITEUR ® Strictement Orthodoxe Cachere 5475 AVE.ROYALMOUNT, # 104, MONT-ROYAL, QUE.H4P 1J3 Tél.: (514) 341 -6026 - (514) 341 -6902 Fax: (514) 341-0202 43 I Juin-Juillet 2010 | IVS ?i§jc]§n§§ psw ainls Contactez-nous dès maintenant au 514 735-8276 Activités récréatives Services Cachère (KSR) Synagogue (offices réguliers) Avec ses nouveaus services Personnalisés et adaptés aux sépharades Elle est vraiment à l’image de notre communauté Aides Financières disponibles CSUQ residence Trans tation PAR LË RABBIN RAPHAEL AFILALO ¦n 7 POINTS DE VUE | Débats La transplantation d'organes soulève un certain nombre de questions bioéthiques, car la définition de la mort pour leur prélèvement varie selon les normes juridiques, philosophiques ou religieuses.Les transplantations provenant de donateurs vivants ou morts est amplement discutée dans la loi juive.Pour la plupart, il est considéré comme une Mitsvah de donner des organes tels que les reins, moelle osseuse ou autres, de donateurs vivants.Par contre, lorsque des organes tels que le foie, le cœur doivent être prélevés sur des donateurs cérébralement morts, la difficulté est d'évaluer le véritable moment de la mort en fonction de la Hallakha.Aumônier à l'Hôpital Général Juif La transplantation d'organes est le prélèvement d'un organe du corps d'un donateur pour le transplanter dans un autre corps -le bénéficiaire - afin de remplacer un organe endommagé ou manquant.La transplantation d'organes est un des domaines les plus complexes de la médecine contemporaine.Avec l'arrivée de médicament immunosuppresseur comme le cyclosporine et les techniques chirurgicales modernes, le taux de réussite pour la transplantation cardiaque, du foie, rein ou poumon s'est énormément amélioré.Actuellement ces interventions sont considérées comme étant des procédures courantes, les organes que l'on transplante principalement sont le coeur, les intestins, les reins, le foie, les poumons, le pancréas et la moelle osseuse.Les tissus dont on peut faire don comprennent les cornées et les valves cardiaques.L'organe le plus fréquemment transplanté est le rein.La transplantation d'organes sauve continuellement la vie de patients atteints de défaillance d'organes.Le problème le plus important lié à la transplantation est la grande pénurie d'organes disponibles.Il y a un écart considérable entre la forte demande et leur approvisionnement.Par conséquent, des milliers de patients meurent chaque année parce qu'il y a trop peu de dons d'organes pour répondre à la demande.D'un point de vue médical, la mort cérébrale est un état clinique mesurable dont la définition officielle est conforme à la Commission Présidentielle pour l'étude des questions éthiques en Médecine et qui a juridiquement déterminé ce qu'est la mort clinique en 1981.L'électroencéphalogramme (EEC) d'une personne cérébralement morte ne devrait indiquer aucune activité électrique, et une injection de faibles isotopes radioactifs dans le cerveau devrait révéler l'absence absolue du flux sanguin.Pour éviter la moindre erreur possible, la plupart des hôpitaux exigent que les médecins procèdent à une série d'examens en quête du moindre signe d'activité cérébrale.Ces médecins ne doivent nullement être liés aux dons d'organes ou transplantations.Certains rabbins sont d'accord sur le prélèvement d'un cœur ou d'autres organes sur un patient cérébralement mort.Pour d'autres, la mort cérébrale n'est pas considérée comme étant une mort selon la Hallakha, et le cœur, le foie ou d'autres organes qui doivent être prélevés alors que le sang circule encore, ne peuvent être retirés, ce qui a pour résultat de rendre la transplantation d'organes majeurs pratiquement impossible.Telle est la position du grand rabbin lithuanien Shalom Eliashiv qui s'oppose au prélèvement d'organes de patients cliniquement morts, préférant se conformer à la définition classique de la mort comme étant la cessation complète d'activité cardiaque.Pour d'autres autorités rabbiniques, y compris le rabbin Moshe Feinstein, la mort cérébrale absolue (incluant le tronc cérébral) est une définition acceptable de la mort et ainsi le prélèvement d'organes est permis.C'est aussi l'avis officiel du Grand Rabbinat d'Israël qui a approuvé un projet de loi de la Knesset en 2010 égalant la mort cérébrale complète incluant le tronc cérébral qui contrôle certains réflexes tels que la respiration, à une fin de vie Halakhiquement acceptable.Selon ces autorités rabbiniques et la nouvelle loi de l'État d'Israël, plusieurs examens doivent être effectués par des médecins pour déterminer avec certitude et sans nul doute la mort cérébrale complète et définitive.Si les résultats sont positifs et pour sauver des vies, on peut faire donation de tous ces organes afin d'être immédiatement transplantés.Il existe une organisation juive de donateurs d'organes - La Société HOD (www.hods.org).Elle renseigne les Juifs du monde entier sur les questions halakhiques et médicales entourant le don d'organes.Elle possède également un programme de donateurs de reins vivants conçu pour jumeler en Israël ainsi qu'avec la vaste communauté juive les donateurs de reins altruistes aux bénéficiaires.La Société HOD approuve une pluralité de positions Halakhiques quant au don d'organes et à la détermination du moment de la mort.En conséquence, elle offre une carte exclusive de donateurs d'organes qui permet aux personnes de devenir des donateurs en fonction de leurs propres croyances Halakhiques.Sa mission principale est de sauver des vies en augmentant le don d'organes par des Juifs pour le grand public.La Société HOD est en activité en Israël et aux États-Unis et dispose de programmes de sensibilisation dans de nombreux pays, y compris l'Angleterre, la Grèce, l'Italie, la Pologne et l'Allemagne.Juin-Juillet 2010 | LVS POINTS DE VUE | Débats Uiwp querelle ie famille PAR VICTOR MALKA Tout a commencé par l'initiative prise en France à la fin du mois d'avril : un groupe d'intellectuels, de gauche pour l'essentiel, a décidé de donner de la voix à propos de la situation qui prévaut dans les négociations de paix en Israël.Il a lancé de manière tonitruante ce qu'il nomme un « appel à la raison » signé, dit-on par des milliers de personnes, parmi lesquelles on compte des philosophes comme Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut ainsi que le député européen Daniel Cohn-Bendit qu'en d'autres temps on appelait « Dany le Rouge ».Que dit cet appel qui, depuis qu'il a été rendu public, n'a pas cessé de défrayer la chronique ?Les signataires commencent par se définir comme juifs impliqués dans la vie politique et sociale de leurs pays respectifs mais ils insistent également sur un fait essentiel : « Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l'Etat d'Israël fait partie de notre identité ».Ils ajoutent : « L'avenir et la sécurité de cet Etat auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent ».Les signataires demandent enfin - et c'est là sans doute l'essentiel de leur propos - que « l'Union européenne, comme les Etats-Unis, fassent pression sur les deux parties et les aident à parvenir à un règlement raisonnable et rapide du conflit israélo- palestinien.L'Europe, par son histoire, a des responsabilités dans cette région du monde » Les intellectuels juifs qui ont signé cet appel s'autorisent à entrer dans un certain nombre de détails.Ainsi écrivent-ils que la poursuite des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est, est-elle « une erreur politique et morale »?Ils ajoutent enfin qu'ils soutiennent le principe de deux Etats et affirment que la survie d'Israël est « conditionnée par la création d'un Etat palestinien souverain et viable » Si l'on devait résumer d'un mot la position de ce groupe d'intellectuels, on dirait surtout que ses membres sont inquiets par l'érosion de la réputation d'Israël et par le nombre grandissant de critiques qui s'élèvent dans les médias contre la politique - jugée incompréhensible - du gouvernement de M.Netanyahou.L'une de ces critiques, et non des moindres, vient ces jours-ci de l'essayiste Régis Debray, qui ne passe pourtant pas pour être un anti-israélien et qui publie une véritable charge contre l'Etat d'Israël (« A un ami israélien ».Editions Flammarion ) Le CRIF s'est considéré, à tort ou à raison, comme mis en cause dans cette prise de position du groupe des intellectuels.Dans une tribune publiée par la presse locale, son président, le docteur Richard Prasquier s'est contenté de répondre à ces intellectuels qu'il « ne suffira pas pour que la paix puisse s'espérer et perdurer que l'on détaille au cordeau des frontières sur des cartes géographiques.Il faudra un changement de mentalités ».Le débat qui vient ainsi de s'instaurer au sein du judaïsme français a été défini par l'un des meilleurs éditorialistes israéliens, M.Ben Dror Yemini comme étant « une querelle de famille ».Cet essayiste qui est loin d'appartenir aux milieux de la gauche considère que des hommes comme Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy réagissent en l'occurrence par pur « amour d'Israël » et qu'ils ont, l'un et l'autre, combattu pour la défense d'Israël depuis des années.Finkielkraut notamment aura, grâce à une forte présence médiatique, assuré à cette défense d'Israël « une aura ainsi qu'une audience r incomparable ».Il faut rappeler que Finkielkraut n'avait pas hésité à qualifier le cinéaste israélien Eyal Sivan de «juif antisémite », sans que la justice française, saisie par le cinéaste, ait trouvé à redire.Bernard-Henri Lévy s'est sans doute vu obligé d'expliciter sa position en consacrant à cette affaire sa chronique du journal « Le Point » du 6 mai.Lévy insiste sur ce qu'il appelle « le risque d'outrecuidance qu'il y a toujours quand on ne vit pas en Israël à paraître donner des leçons ».Il reste que le vrai problème posé par ces différentes polémiques au sein du judaïsme français est celui de la place ou du statut des communautés juives de diaspora et du rôle qu'elles peuvent ou doivent jouer à l'occasion.Faut-il qu'elles soient des « blocs qui marchent au pas cadencé » ?Doivent-elles, ainsi que l'écrit Lévy, « s'aligner en toute circonstance sur les résolutions de telles ou telles institutions » ?Dans les années soixante et soixante-dix du siècle dernier, Nahum Coldmann, l'ancien président du Congrès juif mondial, s'était longuement battu pour que la question posée par ce débat soit étudiée dans des instances juives.Et tranchée.On voit qu'en ce début du XXIème siècle, elle reste encore ouverte et sans solution.Dans le discours qu'il avait prononcé, il y a quelques décennies, à l'université hébraïque de Jérusalem, le sociologue Raymond Aron avait dit : « Nous autres juifs, que nous le voulions ou non, nous vivrons dangereusement, en Israël ou ailleurs ».Et pour définir son rapport à l'Etat d'Israël, il ajoutait : « Incroyant, je ne marchanderai pas ma sympathie à Israël mais je lui refuse un loyalisme national qui va à ma patrie.Ce qu'il y a de choix, c'est d'un côté la citoyenneté française et, en second lieu, la volonté de ne pas rompre le lien avec les autres juifs dans le monde et en même temps, en Israël.».Aron disait également plaider pour « un patriotisme qui ne doit être ni exclusif ni totalitaire.Une adhésion nationale n'exclut pas, avec d'autres nations et d'autres peuples, des affinités électives ou traditionnelles ».Peut-être peut-on formuler la question qui se pose - aujourd'hui comme hier - de la façon suivante : n'a-t-on le choix, quand on vit en diaspora et qu'on a le souci d'Israël, qu'entre dire oui systématiquement à tout ce qui vient de Jérusalem ( quitte évidemment à se contredire au rythme des changements de gouvernements ) ou bien dire, quand il le faut et en conscience, à haute et intelligible voix, son désaccord C quitte alors à ne rencontrer autour de soi qu'incompréhension, crispations et parfois injures) ?Naguère encore, les communautés juives de diaspora étaient invitées à des rencontres annuelles afin de débattre librement de leurs problèmes et des solutions éventuelles trouvées et appliquées par les unes et les autres.On se disait entre soi ses repères et ses enjeux, ses rêves et ses impossibilités, ses fondamentaux et ses mémoires, ses points communs, ses vérités et ses divergences.Hillel et Shammaï se quittaient en frères et entonnaient ensemble le chant de circonstance : Hinné ma tov ouma naïm.Mais l'initiative a vécu ce que vivent les roses.Et je suis bien incapable aujourd'hui de dire pourquoi.46 | Juin-Juillet 2010 | LVS fi (I fi || its se La culpabilité de l’Occident envers les Juifs après la Shoah : une contre-vérité PAR JEAN-CHARLES CHEBAT, CQ Un argument central et obsédant de la propagande arabe est que la création d'Israël est le produit du sentiment de culpabilité que les Occidentaux aurait éprouvé après la découverte des camps de concentration.Un argument subsidiaire est que les Arabes ont payé pour effacer ce sentiment de culpabilité.65 ans plus tard, il est grand temps de mettre les pendules de l'Histoire à l'heure, Voici pourquoi : Tout d'abord, les Alliés ne se souciaient guère spécialement des Juifs.Lorsque les troupes américaines libérèrent certains camps de la mort, pour leur général en chef, Dwight Eisenhower, le problème était de renvoyer les survivants chez eux.Eisenhower ne concevait pas que les Juifs aient droit à un traitement différent de celui des Non-juifs.Les Juifs polonais devaient retourner en Pologne, les Juifs allemands en Allemagne, etc.Pas question pour lui de les envoyer dans ce qui allait devenir Israël et qui était sous mandant britannique.Les américains n'étaient pas dérangés par l'idée que les Juifs soient renvoyés dans les pays qui venaient de les persécuter et de les massacrer.Pour Winston Churchill, alors premier ministre de Grande-Bretagne, comme pour son successeur Clement Atlee, pas question non plus de donner un asile aux Juifs rescapés des camps.Les multiples Livres Blancs des années trente étaient encore en vigueur.La politique des britanniques interdisant l'immigration juive dans le territoire sous mandat britannique n'avait pas changé d'un iota : les ports fermés aux Juifs dans les années 30 restaient fermés aux Juifs après la découverte des camps de la mort.L'épisode du bateau Exodus illustre bien l'attitude anti-juive des britanniques.De plus, les britanniques équipèrent, financèrent, entraînèrent et encadrèrent les armées arabes d'Égypte, d'Irak, d'Arabie et de Jordanie, en particulier la fameuse Légion Arabe.Ils donnèrent aux Arabes une structure politique commune, la Ligue, sous l'impulsion de leur ministre des Affaires étrangères Anthony Eden.400 officiers britanniques s'enrôlèrent comme volontaires dans les armées arabes pour combattre l'armée d'Israël qui venait de naître pour l'écraser dans l'œuf.Pour les Britanniques, les intérêts pétroliers de Shell et de British Petroleum pesaient beaucoup plus que la culpabilité d'avoir laissé des millions de Juifs se faire massacrer en leur fermant les portes de leur Empire, dont le Canada.Qui oubliera que McKenzie King, premier ministre du Canada durant la guerre, avait dit à propos des Juifs qui voulaient échapper à la Shoah en émigrant au Canada « None is too many!».Voilà pour ce qui concerne les Alliés occidentaux.Qui de la France?Les Juifs français rescapés des camps et revenus en France trouvèrent le plus souvent leurs maisons occupées par leurs voisins.L'antisémitisme ambiant du régime pétainiste n'avait pas disparu.Après que l'Algérie, alors française, eût été libérée par les anglo-américains et grâce à des commandos de 200 jeunes juifs d'Alger et d'Oran, les lois anti-juives furent maintenues par les Alliés et les français de peur de froisser les sentiments anti-juifs des Pieds-Noirs.Le fait que la police française, la gendarmerie française et la milice française aient collaboré à la déportation des juifs vers les camps de la mort, souvent au-delà de ce que les nazis leur demandaient, n'avait pas généré en France de sentiment de culpabilité, tout au mieux de compassion.Rien qui ait une allure politique.¦ POINTS DE VUE I Débats En Pologne, centre de gravité de la Shoah, où chacun avait vu de ses propres yeux les horreurs des massacres pendant cinq années consécutives, eut lieu le pogrom de Kielce.Des trains ramenant des Juifs rescapés des camps de concentration furent arrêtés par la populace.On en fit descendre les Juifs, maigres, en haillons, désarmés et on les massacra.En Autriche, les étudiants des universités de Vienne et de Linz firent des « Welcome parties » à leurs professeurs nazis qui revenaient enseigner, après avoir servi dans l'armée de Hitler.La Suisse ne fut pas en reste.Des milliers de Juifs allemands avaient déposé dans des comptes en banque ce qu'il avaient pu sauverdu racket nazi.Après la guerre, le gouvernement suisse confisqua les « biens allemands » déposés dans les banques suisses en compensation des prétendus dégâts causés par des bombardements allemands en Suisse.Or, les autorités suisses savaient pertinemment que ces « biens allemands » étaient des biens de juifs sans doute exterminés par les nazis.En Belgique, Paul-Henri Spaak, ministre des Affaires étrangères qui avait vu de ses propres yeux ses concitoyens juifs de Bruxelles et d'Anvers se faire déporter par les nazis avec la collaboration de la police belge, ne se sentait pas enthousiaste à voter pour la création d'un État juif simultanément avec un état arabe sur le territoire du mandat britannique.Aucun gouvernement occidental ne fournit d'aide militaire à la jeune et faible armée d'Israël en 1948.Seule et notable exception : la Tchécoslovaquie, qui fournit des mitraillettes, des mitrailleuses et quelques avions.Curiosité de l'Histoire : ces avions étaient des Messerschmidt, assemblés dans une usine tchèque par les allemands pour leurs propres besoins pendant la guerre.Si Israël fût créé par l'ONU, c'est que furent respectés les engagements pris par son ancêtre, la Société des Nations, envers les Juifs.Les Alliés votèrent en faveur du partage du territoire du mandat britannique à la notable exception de la Grande-Bretagne qui s'abstint pour ne pas offenser les pays arabes riches en pétrole.Aujourd'hui, la propagande arabe, ingrate envers les protecteurs britanniques, accusent les britanniques d'avoir aidé à la création d'Israël.C'est l'inverse qui est vrai.Quid des arabes dans cet épisode?Comme le monde occidental, le monde arabe s'est fermé devant les massacres de la Shoah en empêchant que les Juifs trouvent refuge dans les pays de la Ligue arabe.Pire, ils faisaient pression pour que les portes se ferment hermétiquement devant ceux que les nazis destinaient aux camps.L'attitude pro allemande ne s'est jamais démentie, ni pendant, ni après la seconde guerre mondiale.Les partis politiques égyptien, syrien et irakien qui ont dominé le Moyen-Orient arabe étaient directement inspirés des nazis.Après la guerre, donc après la découverte des camps de la mort, des centaines de nazis y ont trouvé refuge et y ont formé policiers, tortionnaires et propagandistes.Le mufti de Jérusalem, oncle de Yasser Arafat, fut pour Hitler un allié précieux qui, non seulement, servait la propagande nazie mais recrutait également les musulmans du Moyen-Orient et d'Europe.Lorsque les troupes allemandes du maréchal Rommel avançaient victorieuses de la Tunisie vers la Libye, elles étaient toujours précédées de l'enthousiasme des populations locales.Cela allait de pair avec persécutions et massacres de Juifs dans ces pays.Pour mémoire : en 1941, le pogrom de Bagdad, le pogrom d'Alexandrie, les pogroms de Tripoli en 1945 et 1947, celui d'Aden en 1947.Encore aujourd'hui, la presse arabe est remplie d'éditoriaux admiratifs envers Hitler.On regrette sa défaite militaire sans laquelle le « problème juif » aurait été résolu.Alors, je dis doublement : Non! Israël n'est pas le fruit de la culpabilité occidentale.Non! les gouvernements arabes ne sont ni neutres ni innocents.Souvenons-nous, en en ce jour de Yom HaShoah, avant que nous nous réjouissions de Yom Haatsmaout.47 | Juin - Juillet 2010 | LVS POINTS DE VUE I Débats Sarah Hurwitz _ _ _ ^ abbhm Le rabbin Avi Weiss est à la tête du Hebrew Institute de Riverdale, une synagogue « orthodoxe moderne » située dans un quartier huppé du Bronx (New York).Il est également le président de la yëshiva [école talmudique] Hovevei Torah, à Manhattan, qui depuis 1999 forme de futurs rabbins dans un esprit conjuguant l'esprit du judaïsme orthodoxe et l'ouverture au monde.Et, il y a peu de temps, il a créé une yéshiva pour femmes dont la vocation est de « former des femmes pour devenir des dirigeantes spirituelles orthodoxes, en tant que membres à part entière du corps rabbinique ».Une « dirigeante spirituelle orthodoxe » est une femme qui étudie comme un rabbin, parle comme un rabbin et travaille comme un rabbin, mais n'est pas un rabbin puisque dans lejudaïsme orthodoxe le rabbinat est réservé aux hommes.Avi Weiss a voulu contourner la difficulté en inventant un nom, maharat, qui est l'acronyme des mots hébraïques Manhiga Hilkhatit Rouhanit Toranit [« dirigeante en matière de loi, de spiritualité et de Torah »].La yéshiva pour femmes qu'il a récemment créée s'appelle donc la Yeshivat Maharat.La première maharat nommée par le rabbin Weiss s'appelle Sara Hurwitz.Cette femme de 33 ans, mariée et mère de trois enfants, exerçait depuis cinq ans au Hebrew Institute de Riverdale en tant que « guide spirituel ».Après avoir suivi un cursus analogue à celui des élèves rabbins de la yéshiva pour hommes, sous la responsabilité directe du rabbin Weiss, elle a formellement reçu en mars 2009 le nouveau titre de maharat, avec la bénédiction d'autres autorités rabbiniques - dont le rabbin Daniel Sperber, professeur à l'Université Bar-llan, en Israël, où il préside l'Institut supérieur de Torah.Le rabbin Sperber affirmait, dans un texte publié à cette occasion, qu'il n'existe dans la Halakha [la loi religieuse juive] « aucune source » interdisant à une femme d'exercer une autorité sur une communauté [1].Au moment de son intronisation, Sara Hurwitz n'avait pas caché son insatisfaction du fait qu'une maharat était considérée comme une espèce de sous-rabbin.« Mais nous pouvons changer cela », avait-elle alors déclaré.Le rabbin Weiss, qui est manifestement du même avis, a voulu bousculer les choses.Le 27 janvier 2010, il fait savoir que Sara Hurwitz portera désormais le titre de rabba, féminisation du terme hébraïque désignant un rabbin.Il veut ainsi signifier que la jeune femme « est membre à part entière de notre équipe rabbinique, comme rabbin ayant en plus la qualité de faire entendre une voix féminine ».Ces propos ont suscité une tempête au sein du judaïsme orthodoxe qui, bien que très minoritaire dans le pays [2], est en expansion et exerce une grande influence au sein de la communauté juive.La première salve est venue de l'Agoudat Israël, l'instance dominante du courant ultra-orthodoxe [harédi].Celle-ci publie le 25 février une déclaration, signée par les membres de sa Moetset Gdolei Hatorah [Conseil des Sages en Torah], où on lit : « Toute communauté dans laquelle une femme occupe une fonction rabbinique, quelle qu'elle soit, ne peut être considérée comme orthodoxe ».Interrogé par l'hebdomadaire juif new-yorkais The Jewish Star, le porte-parole de l'Agoudat Israël, le rabbin Avi Shafran, explique que cet interdit est motivé principalement par le principe de tsniout [pudeur] qui doit s'appliquer aux femmes.Placer régulièrement une femme devant des groupes d'hommes et de femmes, c'est selon lui violer le principe de tsniout.Y a-t-il sur ce point des règles explicites dans la Halakha ?Le rabbin Shafran écarte la question d'un revers de main : « La Halakha signifie bien plus que la lettre de la loi.Il n'y a rien dans le Shoul'han Aroukh [3] qui parle d'un chat que l'on hébergerait dans l'Aron Hakodesh [4].Cela est techniquement autorisé.Mais le faire, c'est mal.» Si la condamnation par l'Agoudat Israël était attendue, la situation du rabbin Weiss est plus que délicate au sein de sa propre organisation, le Rabbinical Council of America (RCA), qui est la principale instance du rabbinat orthodoxe.Là aussi les critiques fusent.Une des grandes figures du mouvement, le rabbin Steven Pruzansky, dénonce dans la féminisation du rabbinat une imitation du judaïsme libéral et « une régression vers des idéologies païennes ».Les médias juifs américains rapportent des rumeurs, qui seront démenties par la suite, selon lesquelles certains envisageraient une procédure d'exclusion à l'encontre du rabbin Weiss.Une telle mesure serait évidemment grave pour lui-même, perturbante pour sa communauté, et surtout inquiétante pour les jeunes rabbins issus de sa yéshiva, dont l'orthodoxie serait remise en question.Pour éviter le pire, Avi Weiss négocie un retrait tactique.En fait, il semble que ce que l'on appelle pudiquement «des conversations» ont été entamées, peu après la proclamation du 27 janvier, entre le rabbin Weiss et la direction du RCA.Elles aboutissent, le 5 mars, avec la diffusion d'un communiqué par le rabbinat orthodoxe.On y lit : « Nous sommes heureux qu'au cours de nos conversations le rabbin Weiss soit parvenu à la conclusion que ni lui ni la Yeshivat Maharat n'ordonneront des femmes en tant que rabbins, et que la Yeshivat Maharat ne conférera pas le titre de rabba aux diplômées de ses programmes.» 48 | Juin-Juillet 2010 | LVS BBS'S 49 | Juin-Juillet 2010 | LVS fKSuwSK Après avoir exprimé son attachement à la « coopération », au maintien de « la paix et de l'unité au sein de notre communauté », ainsi qu'à la pratique du « dialogue », le RCA « réaffirme ses engagements pour que les femmes accèdent à la formation et à l'étude dans le domaine de la Torah, aux niveaux les plus élevés, et pour qu'elles accèdent à des postes de direction appropriés au sein de la communauté juive ».Mais, pour le cas où certains seraient tentés de décider par eux-mêmes quels sont ces postes « appropriés », le RCA déclare que « toute innovation ayant un impact sur la communauté dans son ensemble ne saurait être faite qu'avec le large soutien du rabbinat orthodoxe, et d'une manière solidement fondée sur la tradition du peuple juif ».À ce communiqué est adjointe une lettre adressée par le rabbin Avi Weiss au rabbin Moshé Kletenik, le président du RCA.Le rabbin Weiss souligne d'abord que « le changement d'appellation, de maharat à rabba, a causé dans la communauté orthodoxe une controverse à un niveau qui n'était ni attendu ni voulu ».C'est pourquoi il fait savoir que ni lui ni la Yeshivat Maharat n'ont l'intention d'attribuer aux diplômées de celle-ci le titre de rabba.Il rappelle par ailleurs que la Yeshivat Maharat « prépare des femmes à des positions de direction religieuse dans la communauté orthodoxe », ce qui comprend « diverses formes de direction communautaire et synagogale conformément à la Halakha », ainsi que des fonctions de conseil et « la capacité de répondre à des questions en matière de Halakha ».Il conclut en réaffirmant son attachement à tout ce qui unit la communauté juive, et en se félicitant de la qualité du dialogue qui a été mené sur ce sujet.On observera que le rabbin Weiss n'est pas vraiment allé à Canossa : dans sa lettre, il motive son retrait tactique non par des considérations de fond mais par le niveau de la « controverse » qui s'est développée après sa première annonce.Qui plus est, sa lettre - diffusée sans réserve aucune par le Rabbinical Council of America - énonce les objectifs de la Yeshivat Maharat et les fonctions que les femmes qui en seront issues exerceront au sein des communautés juives.On peut donc voir dans cette publication un accord, au moins implicite, donné par l'organe suprême du rabbinat orthodoxe au fonctionnement de la Yeshivat Maharat et à ce qui en résulte : la présence de femmes « à des positions de direction religieuse dans la communauté orthodoxe ».Avi Weiss a même veillé à rappeler dans sa lettre, après avoir énoncé la fonction d'orientation halakhique que pourront exercer les femmes diplômées de sa yéshiva, que ce point « a été reconnu et solidement établi par des sources halakhiques tant classiques que contemporaines ».Parlant devant sa communauté de Riverdale, qui est aussi celle de Sara Hurwitz, le rabbin Weiss a exprimé ses regrets d'avoir agi aussi précipitamment en publiant le nouveau titre de rabba.est clair, cependant, qu'à ses yeux le débat porte sur une question de pure forme, à savoir si la maharat peut être appelée rabba, et non sur la nature des fonctions rabbiniques qu'elle exerce.Et il est clair, également, qu'il ne s'agit pas là d'un combat solitaire mené par Avi Weiss.POINTS DE VUE | Débats Les militantes des droits des femmes au sein de la communauté orthodoxe ont fait montre d'une grande retenue durant cette polémique, afin de ne pas envenimer les choses.Mais un rabbin aussi éminent que Marc Angel, ancien président du Rabbinical Council of America, dirigeant du judaïsme sépharade américain et maître spirituel de la Synagogue hispano-portugaise de New York (la plus ancienne communauté juive des États-Unis) dont son fils est aujourd'hui le rabbin, a pris fermement position en faveur du rabbin de Riverdale.« Le rabbin Weiss, a-t-il déclaré, est un visionnaire, un rabbin orthodoxe qui a le courage de traiter de nombreux sujets que d'autres rabbins craignent d'affronter.» Selon le rabbin Angel, « que l'on soit ou non d'accord » avec le rabbin Weiss, « on doit respecter » son engagement en faveur d'une orthodoxie riche « et ouverte ».Cet article a été reproduit avec l'aimable autorisation de l'Arche H.P.I.Voir notre article « Good morning, Madame le rabbin », L'Arche n° 613, juin 2009.2.Selon la dernière enquête d'ensemble, qui date de 2000, les communautés non orthodoxes - soit essentiellement les communautés libérales [reform] et massorti [conservative] - regroupent environ les trois quarts des Juifs américains qui déclarent appartenir à une synagogue.3.Le Shoul'han Aroukh [littéralement : « La table dressée »] est une codification des règles de la Halakha écrite par le rabbin Yossef Karo [né à Tolède en 1488, mort â Safed en 1575).Enrichi ultérieurement de commentaires d'autres illustres rabbins, le Shoul'han Aroukh est le texte de référence pour ce qui concerne les pratiques du judaïsme religieux.4.L'Aron Hakodesh [« Arche sainte »] est le lieu, au sein d'une synagogue, où l'on conserve les rouleaux de la Torah. ROGRAM POINTS DE VUE I Débats La toxicomanie et ses solutions PROPOS RECUEILLIS PAR LAETITIA SELL - Y Arrêtons de nier l'évidence.La Toxicomanie (1) est présente dans la communauté juive.Depuis trop longtemps, notre commu nauté rend tabou un sujet devenu à présent une réalité à regarder en face.Comme Albert Saraga, Maud Cohen, Claire Roberge et l'équipe bénévoles du Programme Addiction Outreach, avons le devoir de venir en aide à ces personnes qui recherchent un bien-être sur fond de malaise profond en consommant des psychotropes (2) de façon abusive.Comme AlbertSaragalefaitdepuisplusieursannées,tendons-leurlamain.Ces toxicomanes ne sont pas contagieux, juste malheureux ou perdus ! Ces toxicomanes ne sont pas juste des drogués ou alcooliques, ce sont des frères, sœurs, pères, mères, juifs qui ont un problème de dépendance aux psychotropes.La seule différence entre vous et eux c'est que généralement on boit ou consomme pour se sentir bien, et eux le font pour ne plus se sentir mal ! L'abus de drogues et d'alcool à Montréal, touche de près ou de loin les jeunes et moins jeunes de notre entourage.Au début, ces substances communément appelées psychotropes grisent, permettent de se sentir léger, drôle, attirant (e), donnent confiance à l'individu, enlèvent les inhibitions, rendent courageux face aux peurs constantes ; tous les problèmes semblent disparaître, une sensation de bien-être intérieur et physique s'installe et un sentiment illusoire qu'enfin ils vont pouvoir vivre des moments heureux.Mais la désillusion s'installe vite, avec des réalités bien dures : les problèmes sont toujours là.Ils avaient simplement été anesthésiés par la drogue ou l'alcool et les ennuis commencent : dépendance, malaises quand les effets de la drogue et/ou de l'alcool s'estompent, besoin d'argent, dettes, désintéressement pour le travail, les études (3), la famille, isolement, .et solitude de plus en plus grande.Tous ceux qui essaient la drogue ou autre substance psycho active sont à la recherche de quelque chose de nous de plus dans leur vie.Il y a en eux une insatisfaction plus ou moins grande, un désir d'essayer quelque chose de nouveau, une expérience nouvelle.Même pour ceux qui n'ont pas de grands problèmes dans leur vie, le besoin est de vivre une expérience nouvelle.Quand la vie, avec toutes ses exigences, ses difficultés, n'a plus assez de sens, n'a plus de but, alors il faut une expérience nouvelle et c'est là, que plusieurs vont essayer la drogue, l'alcool ou tout autre intoxicant.Face à ce fléau, les parents doivent être vigilants et à l'écoute de leurs enfants.Ils doivent également créer un environnement qui mette le jeune en confiance.Nous savons tous qu'être parents est « le plus dur métier du monde », et si à cela des problèmes de consommation abusive rentrent dans le foyer, la tâche des parents deviendra alors encore plus difficile.Les parents ou la famille se sentent souvent bien démunis, en plein désarroi, face au problème de toxicomanie et se posent la question du « comment ?».Comment mon fils, ma fille, mon père, ma soeur ou mon frère ont-ils pu devenir menteur, voleur, quelqu'un à qui personne ne peut faire confiance?Comment est-ce possible?C'est pourquoi Albert Saraga, ayant une grande expérience sur le terrain et diplômé dans le domaine de la toxicomanie, a créé le programme Addiction Outreach pour aider à la fois les jeunes, les adultes et leurs familles.Ayant fait ses preuves depuis plus de 20 ans : « Programme Addiction Outreach est un organisme sans but lucratif qui a pour mission d'aider les individus aux prises avec leurs problèmes de dépendance aux drogues et à l'alcool mais également au jeu pathologique ».Le programme Addiction Outreach se veut complet et accompagnateur pour aider le toxicomane à sortir de ce désespoir envahissant qui l'isole petit à petit.Le jugement ne fait pas partie du programme, seuls le dialogue, l'accompagnement et l'orientation vers des ressources de réhabilitation sont l'essentiel de ce programme.Disponibles 7 jours par semaine, sur référence et sans rendez-vous, de façon à être présents lors de crises d'urgence, Albert, Maud, Claire et d'autres bénévoles sont en permanence à l'écoute de ceux qui en ont besoin.Ils ont constaté que sur environ 200 appels en 2009, Ils en ont suivis 80% à moyen ou long terme pour aboutir à une renaissance individuelle et familiale.SUPPORT * PREVENTION * INTERVENTION - SUPPORT * PREVENTION * CRISIS INTERVENTION ADDICTIPNDUTREACH@HQTMAIL.CaM TÉL.: 5 1 4.B 1 4.44BB DDICTION O UTREACH Aider1 i4 Hdpiyjj oneje^ 4 b Hie b Me 116- 4B4?rue Acorn, Montréal, [Çlc H4C 1 L6 POINTS DE VUE | Débats La consommation de psychotropes entraîne d'autres conséquences qu'Albert et son équipe ont constaté : l'augmentation de criminalité, de décrochage scolaire, de violence, d'isolement et même dans quelques cas, de troubles mentaux, car le toxicomane n'est plus lui-même et ne vit que pour « sa dose de bien-être temporaire ».Albert précise : « De notre expérience, nous avons pu observer une corrélation directe entre la toxicomanie et les problèmes de décrochage, de comportements antisociaux, de violence et de criminalité dans la communauté juive ».Depuis des années la communauté a décidé de tourner le dos à ce segment de la population qui est toxicomane car ce n'était pas « politiquement correct » et surtout parce qu'on ne savait pas comment les aider concrétement.Aujourd'hui, il n'y a plus d'excuse pour dire : « on ne savait pas ».À présent, une ouverture d'esprit et une volonté d'entraide demeurent les espoirs de changement qui devraient s'opérer au sein de la communauté juive pour ne plus avoir peur de cette différence et la traiter à temps en échangeant plutôt qu'en ignorant ceux que nous aimons et que nous perdons de leur vivant.Le toxicomane ne doit plus symboliser le « perdant » loin de la communauté, il doit redevenir un membre de cette communauté dont il est issu pour retrouver, ne serait-ce qu'un regard, une place, des responsabilités, un avenir! (3)Témoignage anonyme : « Je voudrais informer tous ceux qui consomment du cannabis, en quantité moyenne ou grande, voire en très faibles doses.Le cannabis, pour moi, n'était qu'un moyen de se divertir, de se sentir bien au départ.Il y a deux ans, à 15 ans j'ai touché un joint pour la première fois.Je projetais de faire des études d'ingénieur et j'étais brillant.J'ai goûté mon premier joint en tout début d'année, encouragé par tous mes camarades, qui étaient accessoirement des dealers.Très vite, j'étais tout le temps perché en cours.Le second trimestre, ma consommation a doublé de 3 à 6 pétards par jour, puis 12 en fin de second trimestre, sans compter certains concerts ou sorties où j'en fumais une bonne dizaine à chaque fois.En calculant, j'ai fumé bien plus de 1000 joints.Les trois quarts de mon compte en banque est parti en fumée dans ce que l'on appelle communément le shit (traduction : merde I).Les conséquences Malgré un sevrage de 3 mois conseillé par mon médecin inquiet, j'ai encore des problèmes de dyslexie orale, de concentration, de pertes de mémoire affreuses, jusqu'à ne pas savoir quel jour on est ! Avec un acharnement surhumain et deux tuteurs du programme Addiction Outreach, j'ai progressivement redresser mon carnet scolaire.| Juin - Juillet Provocation ou besoin d'être reconnu par la communauté ?Selon Albert et son équipe du Programme Addiction Outreach « Ces personnes ont besoin d'aide, nous devons leur tendre la main car ce rejet de la communauté a des effets dévastateurs qui ne se limitent pas seulement aux individus toxicomanes, mais également aux familles, aux divers quartiers et à la communauté entière qui subit les conséquences négatives de ce problème.» Bref, soit nous intervenons maintenant, ensemble, avec détermination pour tendre la main à ces membres de la communauté qui souffrent et qui ont besoin de changer de cap, soit on devra déployer cent fois plus d'énergie dans quelques années.« Ensemble nous pouvons empêcher de futures générations de se tourner vers ces substances nuisibles, et nous pouvons aider ceux qui souffrent présentement à se réhabiliter et à se joindre à nous afin de commencer à mener une vie productive et heureuse ».La CSUQ ne veut plus laisser ce problème sans réponse et a décidé de se mobiliser avec des moyens concrets et rassembleur en offrant un bureau de consultation à Albert et Maud dans l'immeuble de la rue Cummings pour une présence une fois par semaine et ce ne serait qu'un début.(1) Toxicomanie (définition du Larousse! : Habitude de consommer de façon régulière et importante des substances susceptibles d'engendrer un état de dépendance psychique et/ou physique.(21 Psychotrope (définition du Larousse): se dit d'une substance chimique (alcool, médicament, etc.) qui agit sur le psychisme.Alors, s'il vous plaît.Arrêtez de dire que le cannabis est une drogue douce et moins nocif que le tabac ou l'alcool!!! Si le gouvernement a interdit l'usage du cannabis et imprimer autant de dépliants sur le sujet, il y a des raisons ! Croyez-moi, mieux vaut ne jamais commencer à fumer car tôt ou tard on doit arrêter de toute façon.SVP merci de tenir compte de tout cela.Faites-le pour tous ceux qui souffrent de leur consommation à long ou court terme.Merci à vous.Renseignements Addiction Outreach Program Albert ou Maud au 514-814-4488 AddictionOutreach@hotmail.com 4840 Acorn, #116, Montréal, Qc, H4C 1L6 toft.k.s 7 1 R FR I UERIQUE PAQUIN Après Hitchcock, Cocteau, Warhol et John et Yoko, le Musée des Beaux arts de Montréal nous propose encore une fois une exposition immersive qui nous plonge dans l'univers des grands créateurs de ce monde.Avec We want Miles, c'est sur l'œuvre et la vie du légendaire jazzman Miles Davis que l'institution nous ouvre ses portes.Construite selon un parcours chronologique, l'exposition nous fait voyager dans le temps en passant par chacune des grandes périodes musicales de la carrière de Miles Davis, de son enfance à East St-Louis à ses derniers spectacles à Montréal, peu de temps avant son décès en 1991.Chaque pièce est avant tout une bulle musicale consacrée au be-bop, au free jazz, au jazz-rock ou encore au funk, autant de styles explorés par la superstar du jazz.Ces musiques sont habillées par de nombreux artefacts qui nous racontent l'esprit des époques et des lieux qui ont vu évoluer Miles Davis et ses compagnons.Chaque salle propose ainsi un fabuleux montage mettant en scène instruments de musique, photos et articles d'archives, extraits vidéo, mais aussi des tableaux et des sculptures.Par exemples, les grandes toiles de Jean-Michel Basquiat - dont une où l'on reconnaît un Miles Davis esquissé parmi les maîtres du be-bop- reflètent bien l'esprit des boîtes de jazz des années 1940 et ce même si elles ont été peintes quelques dizaines d'années plus tard.Pour les vrais adeptes, les fans finis, il y a beaucoup à se mettre sous la dent avec toutes ces partitions inédites, tirages vinyles originaux et autres précieuses archives.Ils étaient d'ailleurs quelques-uns lors de ma visite à s'extasier avec le plaisir d'enfants qui viennent de recevoir un nouveau jouet.Mais l'exposition s'adresse aussi aux profanes qui, comme moi, ne connaissent de l'icône de jazz qu'une image morcelée fondée sur quelques albums, quelques photos.C'est certainement une belle occasion de découvrir un artiste complexe à l'œuvre mouvante, mais selon moi, la plus grande force de cette exposition très riche en information, est de réussir à transmettre le contexte historique.On y suit l'évolution d'un artiste, mais aussi celle de la musique et celle de la société et des mentalités.On y décortique avec brio les métissages du jazz de Davis, ses influences et ses innovations.En filigrane, on nous rappelle aussi l'histoire des afro-américains et de leur intégration aux Etats-Unis, mais sans lourdeur.Nous sommes sans cesse dans l'expérience sensorielle plutôt que dans un enseignement factuel.En ce sens la salle consacrée à sa visite à Paris en 1949 alors qu'il débute une carrière prometteuse est très réussie.Plusieurs photos documentent ses rencontres avec la jeunesse de Saint-Germain-des-Prés et son idylle avec Juliette Gréco.Il est amusant d'y prendre le temps de parcourir les articles que la presse française lui consacre dont un écrit de la plume si particulière de Boris Vian.Nous ressentons véritablement l'atmosphère festive de ce voyage, mais aussi toute la signification qu'a pu prendre pour Miles Davis cette brève relation avec Gréco qui venait lui rappeler qu'une telle alliance entre une blanche et un noir n'était pas encore possible dans son propre pays.LCe racisme persistant est également mis en exergue plus loin dans l'exposition.On nous souligne aussi comment Miles Davis a èonstamment travaillé à sa façon pour favoriser cette cohabitation entre noirs et blancs.Les salles sur les périodes de la fin des années 1960 et les années 1970 nous montrent comment il a imposé des visages noirs pour illustrer ses albums, comment il portait une attention particulière à ce que ses orchestres soient également constitués de blancs et de noirs, mais surtout comment il était soucieux d'intégrer les sonorités afro-américaines dans son œuvre et de ne pas négliger ce public.Avec la folie du jazz qui envahira bientôt la ville, We want Miles rejoindra certainement un vaste public.Prévoyez beaucoup de temps pour vous y perdre et pour vous arrêter dans les îlots musicaux dispersés dans l'exposition et qui invitent les spectateurs à s'asseoir pour s'imprégner de la musique de Miles Davis.La grande diversité de l'œuvre de Davis qui a su toujours se renouveler et rester à l'avant-garde assure un parcours riche et divertissant.Une belle fête faite à un grand artiste et à un personnage haut en couleur qui a su entretenir sa propre légende.Au Musée des beaux arts de Montréal jusqu'au 29 août 2010.À ne pas manquer aussi : un concert en hommage au second grand quintet de Miles Davis le 29 juillet à 18h dans la verrière du pavillon Jean-Noël Desmarais et plusieurs projections de films autour de Miles Davis et du jazz au MBAM et à la Cinémathèque québécoise.Pour plus d'informations consultez leurs sites internet : www.mbam.qc.ca/milesdavis et _____ www.cinematheque.qc.ca ^ Jean-Michel Basquiat, Sans titre (Bird of Paradise), 1984, 142,5 x 106,5 cm.Collection Stéphane Samuel et Robert M.Rubin.© Succession Jean-Michel Basquiat / SODRAC (2010).Photo Robert McKeever w.16 DIAL •&/ •a 52 | Juin-Juillet 2010 | LV5 CULTURE | Documentaire Lÿ sinêjnu âilLithuii wj kmiâJ 1 •jj’wsib'ÿ iu jyii/ulB Image extrait du film Shabbos Mother de Inbar Namdar PAR FRÉDÉRIQUE PAQUIN Depuis quelques années, la qualité et la vigueur du cinéma israélien ne fait pas de doute pour tous les cinéphiles de la planète.Ses trois nominations en trois ans dans la catégorie Meilleur film étranger des Oscars (ce qui ne s'était pas vu pour ce pays depuis le début des années 1970) et les nombreux prix récoltés à l'étranger en sont de belles preuves.Mais si Israël réussit à se démarquer de la sorte année après année c'est que le pays abrite également un incroyable vivier de jeunes cinéastes.Israël a depuis longtemps pris le parti de faire la part belle à l'enseignement du 7e art.Des programmes d'introduction au langage visuel existent dans les lycées depuis les années 1970 et des cours ont même été introduits au niveau collégial depuis 1992 .Ainsi c'est une importante proportion de la population qui étudie le cinéma dès sa prime adolescence.Au niveau professionnel on dénombre aujourd'hui 17 écoles de cinéma, un nombre impressionnant en regard de la population du pays.Voilà qui pourrait bien expliquer le déferlement de cinéastes israéliens de talent auquel nous assistons actuellement et dont le Festival du cinéma israélien de Montréal nous a encore donné un bon aperçu cette année.Image extrait du film Eicha de Eliezer Shapira Certains films sont de facture plutôt conservatrice et proposent un discours didactique, comme Eicha qui dépeint les efforts d'une jeune pratiquante de 17 ans pour affirmer son individualité au sein de membres de sa communauté que les non religieux perçoivent comme « tous pareils ».D'autres empruntent le langage des films de genre et du cinéma hollywoodien pour alimenter une réflexion sur certains aspects de la vie dans leur communauté comme The orthodox way, une comédie d'action où un jeune célibataire doit échapper à des durs à cuire, mais surtout à sa tante qui veut à tout prix le marier.Si ces films ne se démarquent pas tous par leur originalité ou par la finesse de leur propos, ils sont somme toute assez bien réussis.Les principales qualités des cinéastes restent leur habileté à traduire en images et en mots leurs préoccupations quotidiennes et ce avec une belle sensibilité malgré quelques maladresses et caricatures.De plus, l'autodérision dont ils savent faire preuve ajoute de la fraîcheur et beaucoup de plaisirs à leurs films.Parmi ces films, Shabbos mother se démarquait nettement.Moins bavard et moins didactique, le film raconte la vie de quatre femmes, une mère et ses trois filles, qui ont chacune pris leur propre chemin dans la religion et dans la vie et dont les histoires se heurtent et se rapprochent au cours d'un souper de Shabbat.Encore une fois le nœud dramatique tourne autour de la quête identitaire religieuse, mais ici nous nous éloignons de l'anecdote culturelle ou de la démonstration intellectuelle et nous retrouvons véritablement plongés dans une histoire émouvante.Un drame humain sur fond de conflit idéologique auquel chacun pourra d'identifier, peu importe son origine et ses croyances; voilà le véritable pouvoir du cinéma et la meilleure avenue pour tisser les liens entre les communautés.Au cours de sa cinquième édition, le Festival présentait d'ailleurs plusieurs courts et moyens métrages de l'école de cinéma et de télévision Ma'aleh de Jérusalem.Parmi les 17 écoles de cinéma du pays, cette école a un statut bien particulier car elle est la seule à s'adresser particulièrement aux étudiants juifs religieux et pratiquants.Ouverte depuis 1989, l'école Ma'aleh veut favoriser la présence des médias dans la communauté religieuse.Traditionnellement plus réticent à l'image, ce groupe est moinsfamilier avec le cinéma, la télévision et les autres médias visuels qui alimentent notre société et y jouent un rôle déterminant dans l'évolution des mentalités.Les fondateurs de l'école sont bien conscients de ce rôle et c'est pourquoi ils ont voulu l'intégrer dans leur communauté et ainsi la doter de nouveaux outils.Le cinéma y est enseigné d'abord et avant tout comme un moyen d'ériger des ponts entre l'héritage religieux et le monde moderne, mais aussi entre les pratiquants et la population séculière d'Israël et d'ailleurs.Avec une telle mission ouvertement affichée, nous ne serons guère étonnés de trouver le thème de la quête d'identité au cœur de plusieurs des films produits à Ma'aleh.C'est un thème naturel dans un pays comme Israël et nous le retrouvons d'ailleurs dans les films d'autres jeunes cinéastes du pays (comme ceux du projet I am, you are dont une sélection était aussi présentée au FCIM), mais aussi dans l'œuvre de nombreux réalisateurs israéliens reconnus mondialement (nous n'avons qu'à penser à Amos Citai, à Eytan Fox ou à Karen Yedaya).Dans les films de Ma'aleh cette recherche identitaire se fait évidemment en réaction (ou en accord) face à la religion ou plus simplement à certains aspects de la tradition religieuse.Est-ce que l'équipe de Ma'aleh réussira à atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés?Seul l'avenir nous le dira, mais déjà nous constatons que grâce à cette première incursion de la communauté juive religieuse dans le domaine de l'audiovisuel, nous avons aujourd'hui accès à une représentation plus intime et certainement plus sensible de cette population.Les films des étudiants lèvent le rideau sur des aspects de leur vie et de leur identité rarement représentés dans les autres médias et donc peu connus.Ce type de cinéma plus idéologique qui s'est donné pour mission de lever le voile sur certaines réalités n'est pas le fait exclusif de l'école Ma'aleh et on retrouve en Israël plusieurs initiatives cinématographiques, individuelles ou collectives, qui affichent un profond engagement.Là-bas comme ailleurs, et même davantage, le 7e art se doit de susciter de nouveaux dialogues.Ma'aleh est une voix parmi d'autres et elles méritent toutes qu'on s'y intéresse.Le FCIM présentait d'ailleurs les films d'un autre groupe d'étudiants, ceux du projet I am, you are qui réunit des lycéens juifs et arabes dans la réalisation de courts métrages.Les similitudes dans les réflexions étaient d'ailleurs nombreuses, mais les divergences aussi.Petit à petit nous esquissons un meilleur tableau des préoccupations de la jeunesse israélienne.Des histoires à suivre ! S3 | Juin-Juillet 2010 | LVS U., .Jt LJ asculin MAREK HALTER O LIVRES Kabbaliste Le roman du Golem Une fois encore, la preuve est imposée aux hommes que la paix ne saurait être le fruit de la force mais de la seule sagesse.‘Éditions Robert Laffont Depuis la mémoire d'Abraham jusqu'à la Reine de Saba, Marek Halter a publié dix-sept livres aux Éditions Robert Laffont.Ses romans ont donné une dimension nouvelle, parfois provocatrice et d'une saisissante vérité, aux récits et légendes transmis par le peuple juif à l'humanité.Le roman du Golem est un livre qui se lit, voire même qui se dévore, comme un thriller.Marek Halter continue de nous fasciner avec son talent descriptif et surtout sa connaissance de l'univers juif européen avec ses histoires, ses mythes et ses légendes.Son style incomparable de narrateur et sa magie de conteur nous transportent cette fois-ci à Prague, à la fin du XVIe siècle.C'est là que le plus grand Kabbaliste de tous les temps, Rabbi Loeuw Yehuda Ben Bezalel, plus connu comme le Maharal, fabrique, à la demande de sa petite fille, un géant en terre glaise : le Golem, capable de sauver les juifs de l'anéantissement.Cet être de boue à la force illimitée, va, pour la première fois, apporter la paix au sein du peuple.Mais ce monstre une fois vivant se révèle une créature possédant également des sentiments et des émotions.Et quand cette « arme atomique » prend conscience de sa condition, elle se retourne contre ceux qui l'ont sortie du néant! Depuis Freud, tout le monde conviendra que la sexualité est au cœur du comportement des humains dans la conduite de leur quotidien.L'Homo Québécus serait-il différent des autres Homo sapiens de la planète?Le point de départ de l'auteure, Marie Hazan, est, qu'au Québec, le nouveau droit de la famille résultant de l'émergence de l'Etat Providence qui succède à la toute puissance d'une église conservatrice et rétrograde, « entérine les mutations engendrées presque partout dans le monde par la révolution sexuelle, le « Peace and Love » et le mouvement pacifiste aux États-Unis ».‘Marie Hazan est psychologue et psychanalyste.Professeure au département de psychologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAMj et superviseure des stages au Centre des Services psychologiques.Elle est également membre de l'ordre des psychologues du Québec.Elle a publié plusieurs articles et livres sur les questions de la féminité, de la masculinité et de la transmission de la psychanalyse, ainsi que sur les accommodements raisonnables.‘Éditions Québécor Mère elle-même de deux petits garçons, Marie Hazan se sent, nous dit-elle, interpellée par la problématique du masculin.Marie Hazan, Ph.D.Psychologue et psychanalyste « J'ai voulu faire un livre sur les hommes - nous dit-elle dans son introduction- les faire parler et les décrire selon leurs points de vue, dans leurs humeurs et leur évolution, leurs travers et leurs attraits.Je me suis alors mise en position d'écoute flottante et d'attention bienveillante, comme en psychanalyse, de disponibilité pour accueillir les différentes manifestations du masculin, espérant ainsi éclairer l'identité des hommes d'aujourd'hui par ces diverses figures identificatoires ».LE MASCULIN Psychanalyse des représentations des hommes au Québec Qucbccor DE MARIE HAZAN* Qu'est-ce que la condition masculine?Est-il vrai que le monde ait tellement changé?Que les femmes ont gagné le pouvoir et dominent les hommes?Autant de questions qui appellent des réponses plus complexes les unes que les autres.Marie Hazan par ses nombreux exemples puisés dans la Bible, la mythologie ainsi que dans la littérature, a le mérite de nous brosser un état des lieux, sans concession, certes, mais également avec un réalisme teinté d'humour et surtout de perspicacité qui constituent une valeur ajoutée à cet ouvrage que je recommande aussi bien aux hommes qu'aux femmes de notre communauté.DE MAREK HALTER _ _______clandestin DE JAN KARSKI Un document historique à lire absolument L'ouvrage débute par cette introduction : « C'est en octobre 1981 que Jan Karski sortit de l'oubli, à l'occasion de la Conférence internationale des libérateurs des camps de concentration organisés par Élie Wiesel et le Conseil américain du Mémorial de l'Holocauste.L'ancien émissaire de la résistance polonaise rompait alors son silence pour la première fois depuis 1945.À nouveau il « témoignait » publiquement de ce qu'il avait vu de l'extermination en marche pendant l'été 1942, et tenté obstinément de faire comprendre aux dirigeants alliés, dès son arrivée à Londres, fin novembre de la même année, suivant la mission extraordinaire que lui avaient confiée les représentants des survivants du Ghetto de Varsovie, après les grandes déportations vers Treblinka » ADRIEN ARCAND FÜHRER CANA DE NAIM KATTAN Tout au long des années trente, le nom d'Adrien Arcand provoquait la crainte parmi les juifs, le silence et parfois l'hostilité parmi les nationalistes canadiens français, la confusion parmi les autres, l'appui qui allait jusqu'à l'enthousiasme parmi les personnes de droite au Québec ainsi que dans l'ensemble du Canada.Journaliste, Arcand était, très tôt dans sa vie, obsédé par les juifs.Il n'en connaissait pas, mais cela ne l'empêchait pas d'être convaincu qu'ils fussent détenteurs du pouvoir politique à travers le monde, qu'ils eussent la puissance de placer leurs partisans aux gouvernements et, se servant de la démocratie comme instrument, qu'ils contrôlassent partout, la presse, la finance et le cinéma.Sa solution?Les mettre au pas, les éliminer si nécessaire, se libérer des méfaits de la démocratie, suivre un chef comme guide.Il se croyait être la personne que tout désignait à jouer ce rôle.Exprimant sa foi catholique, il était persuadé que l'Empire britannique était la puissance mondiale apte à libérer les pays de l'influence des juifs et de la démocratie.Dans la biographie qu'il lui consacre, Jean-François Nadeau suit, étape par étape, la marche du führer autoproclamé vers le pouvoir.Il fonde le Parti national social chrétien et anime des journaux d'extrême droite : « Le Goglu » et « Le fasciste canadien ».Il n'attirait pas l'élite, mais certains intellectuels et des membres du clergé l'appuyaient sans prendre part à son action.Maurice Duplessis et son parti l'Union nationale l'utilisaient pour attirer un public supplémentaire à leur action, surtout aux moments des élections.Par sa présence et ses discours, Arcand fascinait et attirait à sa formation des gens du peuple, des chômeurs, des victimes de la crise économique.Des politiciens faisaient appel à ses services, le rémunéraient, mais cela kne l'a pas empêché de passer sa vie à tirer le diable par la queue.Un document historique qui met en relief l'attitude ambiguë des puissances alliées face au drame vécu par les millions de juifs parqués dans les camps de la mort dans l'attente la « solution finale » pourtant annoncée par le régime nazi.« Principal émissaire de la résistance polonaise et premier témoin oculaire de la Shoah en marche, Jan Karski (1914-2000) a porté en Occident, dès novembre 1942, l'appel à l'aide des Juifs de Pologne.Aux documents et rapports qu'il avait la mission officielle de transmettre à son gouvernement en exil et aux Alliés, il joignit le récit, notamment à Franklin D.Roosevelt, de ce qu'il avait vu dans le ghetto de Varsovie et au camp d'Izbica Lubelska.» Parue pour la première fois en France en 1948, cette œuvre capitale d'un des grands témoins du siècle, « Juste » parmi les nations, interdit définitivement les mots, « on ne savait pas ».‘Éditions Robert Laffont En 1940, le gouvernement canadien l'a incarcéré en même temps que nombre de ses disciples, ainsi que des fascistes italiens.Il a passé cinq années au camp de Petawawa en Ontario.Revenu à Montréal à la fin de la guerre, démuni, en quête de travail, il n'avait modifié en rien ses prises de position.Tout aussi acharné contre les juifs, il les accusait d'avoir fomenté la guerre, d'être responsables de la défaite d'Hitler, niant l'extermination dont ils étaient victimes ainsi que l'existence des camps de concentration et des chambres à gaz.Son antisémitisme demeura virulent jusqu'à sa mort en 1967.Arcand a suscité des remous, menant ses disciples qu'il organisa en Chemises bleues au seuil de la violence.Son impact fut cependant limité en raison surtout de ses contradictions idéologiques et de son aveuglement antisémite.Catholique pratiquant, il ignorait volontairement le rejet du Vatican de l'idéologie hitlérienne.Il cherchait appui dans l'adhésion au nazisme de l'Archevêque et des certains évêques autrichiens.Monarchiste, il entrevoyait la domination mondiale de l'Empire britannique qui libérerait l'homme blanc de la domination des juifs et des francs-maçons.Il ignorait, quand il ne récusait pas, le nationalisme des canadiens français dont l'avenir ne pouvait être assuré que par l'Empire britannique.Journaliste francophone, il n'hésitait pas à prendre la parole en anglais et était en rapport constant avec les fascistes britanniques d'Oswald Moseley.Il entretenait aussi une abondante correspondance avec les mouvements fascistes et nazis au Canada, aux Etats-unis et en Australie.Cela ne compensait pas son éloignement de son public le plus proche.Il fut choisi par les nazis canadiens comme leur chef, le führer de tout le pays.De santé fragile aux dernières années de sa vie, sa femme Yvonne, toujours dévouée à son action, tentait le plus possible de cacher ses défaillances pour que les militants ne s'aperçoivent pas de l'amenuisement de son énergie.Ses excès l'isolaient de plus en plus et après sa mort, son mouvement s'est assez rapidement dissout.Il faut remercier Jean-François Nadeau d'avoir écrit cette biographie et louer vivement la précision et l'abondance de sa documentation.Il est évident qu'il récuse cette pensée mais son travail d'historien est de présenter et d'analyser les faits.Il nous permet ainsi de connaître une page sombre et une facette déplorable dans l'histoire du Québec, ce qui rend possible de situer, de mieux apprécier les autres facettes et de prendre conscience du chemin parcouru pour balayer ces scories.55 | Juin-Juillet 2010 I LVS HgfSi ¦ * ?4 CUISINE | Les recettes d'Elie d^glie Taboulé estival et rougets en friture Assaisonnement Le jus de 5 citrons Un verre d'huile d'olive Sel et poivre Ingrédients Ingrédients pour le taboulé (pour 8 personnes) 500g de couscous (grain moyen) cuits à la vapeur 3 belles tomates coupées en dés 2 bottes d'échalotes vertes finement hachées 5 petits concombres coupés en dés 1 boîte de mini coeurs d'artichauts (peut être remplacée par des coeurs de palmiers coupés en lamelles) 1 citron confit finement haché.2 bouquets de persil italien finement hachés 1 bouquet de menthe finement haché Préparation Mélanger tous les ingrédients dans une bassine, verser le jus de citron, l'huile, ajouter le sel et le poivre et laisser reposer au réfrigérateur pendant deux heures.Le temps de laisser la semoule s'imprégner des parfums et des jus des condiments.16 beaux rougets, (2 par personne) lavés et écaillés par votre poissonnier.Les saler au gros sel et les rouler dans la farine puis les frire dans de l'huile très chaude.Servir avec un bon jus de citron.Boisson Je recommande une bonne bière glacée.Bon Appétit et bonnes vacances ! 56 | Juin-Juillet 2010 | LVS ?jÿ*.' m\dfc 's'A'i NOUVEAUX ESPACES EVENEMENTIELS NEW EVENT SPACES OUR KITCHEN IS CERTIFIED KOSHER BY THE JEWISH COMMUNITY COUNCIL MK OF MONTREAL CUISINE CERTIFIÉE CACHÈRE PAR LE CONSEIL DE LA COMMUNAUTE JUIVE DE MONTREAL ESPACE CORMIER - LOFT DOWNTOWN MONTREAL Three event spaces | 10 000 square feet of space | Audio-visual + telecommunication equipment | Product launches | Executive meetings | Wedding receptions Trois luxueuses salles polyvalentes et suites de réception | 10 000 pi.carrés d'espaces | Matériel audiovisuel et de télécommunications | Lancements de produits | Réunions/conférences | Mariages et réceptions 314 SHERBROOKE EST | MONTREAL,QUEBEC H2X 1E6 | 514.831.8725 | WWW.LOFTHOTEL.CA BILLET D'HUMEUR Les rêveries d’un campeur solitaire, PAR ÉLIE BENCHÉTRIT Je pars en respirant à pleins poumons l'air, passablement pollué par les derniers feux de forêt de la Mauricie, mêlé aux effluves, assez communs dans mon quartier en cette période de l'année, de merguez et de rate grillées.Je marche d'un pas léger, qui me conduit à l'orée d'un bois.Tout semble calme, le gazouillis des oiseaux ajoute une note charmante à ce cadre bucolique.Soudain, une voix surgit de quelque part, elle ressemble à celle d'un paytan bien de chez nous, fredonnant un piyout de Bar Mitzva mais dans une langue qui ne m'est pas familière.Subjugué, je m'avance au plus profond de la forêt et me retrouve dans une clairière.Le spectacle qui s'offre à moi est surréaliste : une tente caïdale est plantée au beau milieu et à l'entrée un homme barbu, dans la trentaine, habillé à la façon hassidique.Il gesticule et chante en même temps un air bien connu du répertoire arabo-judéo-andalous mais en Yiddish.Je le salue en anglais, croyant avoir affaire à un de nos frères ashkénazes.« Sbah el Kher u salam Alek.Me crie-t-il.Je m'appelle Zébulon Ben Rêvant de grands espaces quelque part où tout n'est que luxe calme et volupté, j'ai décidé de partir loin tout en restant physiquement chez moi.La magie du rêve et de l'imagination, vous connaissez?Elle prend possession de moi toutes les fins de semaine à partir du mois de juin.Allez savoir pourquoi.J'ai rempli mon sac à dos de victuailles typiquement sépharades, nouvelle tendance : des sushis à la gelée d'agneau mariné, des pastels farcis de saumon fumé norvégien, quelques galettes de Sarrazin biologique garnies d'œufs de caille de TAbitibi-Témiscaminque et de cornichons au miel de Trois Rivières, sans oublier les pastèques miniature de la Baie James.et pour boire, restons naturels, une bouteille de jus de concombres de mon jardin, bref, tout ce qu'il y a de plus simple et de plus frugal pour une randonnée imaginaire.Barkok, paytan de profession et je vais être la vedette du feu de camp organisé par les Scouts Hassidim originaires de Souk el Arba du Charb établis au Québec après la bataille des Plaines d'Abraham » Je n'en revenais pas.Souk el Arba comptait avec une communauté Hassidique! « Mais pourquoi des Piyoutim en Yiddish?» lui ai-je demandé intrigué.« Les chemins de la connaissance sont insondables et parsemés d'embûches ! » me répondit-il d'un air convaincu.J'allais dire quelque chose, quand soudain le son d'un chofar déchira l'air.« C'est l'heure du rassemblement général, chuchota à mon oreille Zebulon, les grandes manœuvres vont commencer, vous ne pouvez pas rester ici, vous n'êtes pas de Souk el Arba et encore moins Hassid.Chalom Aleikhem ! » Je rouvris les yeux et me retrouvais dans mon lit, avais-je rêvé?Il me semble pourtant bien avoir vu la tête de Zébulon quelque part lors d'un événement communautaire.Une Hilloula peut-être, ou plutôt une soirée de Sélihot.Qui sait?Tous les chemins mènent à la communauté comme dirait l'autre.TERN AL/MONUMENTS Un nom qui se démarque.Nous SOMMES là pour vous assister et VOUS GUIDER DANS CES MOMENTS PÉNIBLES.Montage complet du monument.Rajouts et réparation de lettrages.Vente et installation de lanternes.ERIC SUISSA CEL: 514 655-3328 BUR: 514 658-9355 5477 PARE, SUITE 101, MONT ROYAL, H4P 1P7 FAX: 514 658-9309 etemalmonuments@gmail.com 58 | Juin-Juillet 2010 | LVS Tradition familiale Au service de la communauté montréalaise depuis 90 ans, la famille Paperman vous garantit des services funéraires empreints de dignité et conformes à la tradition.Paperman & (514) 733-7101 3888 Jean Talon West • Montréal, QC H3R 2G8 • www.paperman.com aSSSK ©2010 Automobiles Porsche Canada, Ltée.Porsche recommande le port de la ceinture de sécurité et le respect des règles de circualtion en tout temps.Le nouveau Cayenne 2011 en 5 saveurs.Élégance et raffinement se déclinent maintenant en 5 saveurs distinctes dans la famille Cayenne 2011.Un choix de luxe et de motorisation qui saura satisfaire les besoins précis de performance et de satisfaction.Un Cayenne 2011 à votre mesure vous attend dans l’ambiance de notre nouveau concessionnaire Porsche Prestige à Saint-Laurent.Certains modèles seront disponibles en 2011 seulement.Contactez Porsche Prestige pour plus de détails.Porsche Prestige, on se déplace pour vous.Porsche Prestige (514) 356-7777 3535 Côte de Liesse 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