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Titre :
La Caisse populaire Desjardins : organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins
Organe du chef de file du mouvement économique coopératif qui vise à informer abondamment ses acteurs sur l'expansion du mouvement et la défense de ses intérêts, sur la doctrine coopérative, sur l'évolution législative dans le domaine, et sur les meilleures méthodes de travail.
Éditeur :
  • Québec, [Québec] :Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins,1935-1940
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Revue Desjardins
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La Caisse populaire Desjardins : organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, 1939-11, Collections de BAnQ.

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LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions Régionales des Caisses Populaires Desjardins (Société régie par la loi des Syndicats Coopératifs de Québec) VOL.5 NOVEMBRE 1939 ICMM/UCE Numéro 9 Crédit.C.Yaililancourt .L’Aviseur Légal Recommandations pour les mois de décembre et janvier.Boite aux lettres.Consultations : Main-levée d’hypothèque.Encore un cas de succession .Avis.99 100 100 Cours de Comptabilité (suite) .Emile Tunnel, ptre.101 - 102 In Memo ri am.102 Témoigner une confiance aveugle c’est assumer une responsabilité morale.(Extrait du messager Raiffeisen) 103 Le Boerenbond Belge.L’impôt sur le Revenu.Une Ecole de Coopération.Paul Bréval 104 104 105 Idées directrices .(Extrait du messager Raiffeisen) 105 La Charte de nos Caisses Populaires (suite).A.Desjardins.106 - 107 Un relevé intéressant.107 Recommandation du mois de décembre.108 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions Régionales des Caisses Populaires Desjardins Société régie par la toi des Syndicats Coopératifs de Québec Revue à paraître 10 fois en 1939 —- (Abonnement: $1.00 par an) (par groupe de douze abonnements: $9.00 par an) Rédaction et Administration: Bureau de la Fédération, Chambre 912, Edifice Price, Québec.Cette revue est imprimée par L'Imprimerie Laflamme, 34 rue Garneau, Québec, P.Q.CrcjUtosticd QnéxHii “L’aumône journalière du riche n’aide le pauvre qu’à demi.Aidc-le à s’aider lui-même; tu seras vraiment son ami.” C'est de cette idée que partit M.Desjardins en fondant son organisme d'épargne et de crédit, il savait que bien des gens sont dans la misère parce qu'on ne leur a jamais enseigné ce qu'est l'économie.Le but de la coopération d'épargne et de crédit est de faire l'éducation de l'emprunteur en faisant ressortir les avantages de l'économie.C'est ce qui fait sa force.Elle aide financièrement l'emprunteur et lui enseigne le moyen efficace de sortir graduellement de sa misère.Elle lui donne en même temps conscience de sa dignité, car rien ne ressemble plus à l'aumône que le crédit sans l'éducation de l'emprunteur.Le but de M.Desjardins est donc d'aider les travailleurs à devenir plus libres et partant, plus dépendants d'eux-mêmes.Il les habitua à compter sur l'effort personnel pour arriver à leur indépendance au lieu de compter uniquement sur le secours problématique et combien insuffisant des autres.Le crédit doit être non seulement productif mais MORALISATEUR.Nos commissaires de crédit doivent le comprendre.Leur rôle est très important.Il ne suffit pas d'accepter ou de rejeter un prêt sur la seule garantie financière du sociétaire ou sur quelques considérations superficielles.Ce serait manquer son objectif."La commission de crédit doit connaître exactement l'emploi que l'emprunteur se propose de faire du prêt sollicité et elle doit refuser tout prêt destiné à une fin inutile ou dangereuse pour les véritables intérêts de l'emprunteur, soit à raison de son inexpérience, soit autrement.De son côté, l'emprunteur doit — sous peine de refus — dire loyalement et franchement pourquoi il veut emprunter.Elle examine avec le plus grand soin la valeur morale et la situation de l'emprunteur afin de se convaincre si elle a lieu de pouvoir compter raisonnablement sur son exactitude à effectuer les remboursements.C'est l'honneur, l'esprit d'ordre, l'activité, l'honnêteté et l'habileté de l'emprunteur que la commission doit considérer avant tout, et sur lesquels elle doit se renseigner exactement." (Extrait des règlements, Art.66.) Cela suppose une étude approfondie de chaque cas.C'est donc du devoir des commissaires de crédit de juger de l'opportunité et de l'utilité du crédit demandé.Etant éducateur, le crédit ne doit pas être distribué aveuglément.Certaines gens semblent croire qu'en distribuant le crédit à pleines mains, on va en même temps résoudre la crise et apporter un pouvoir d'achat plus considérable aux emprunteurs.On ne se rend pas compte malheureusement que ceux qui sont habitués au gaspil vont gaspiller davantage.Dans un brillant exposé de l'oeuvre des Caisses Raiffeisen, l'abbé Raemy, coopérateur suisse, disait: "Le crédit est bienfaisant et fécondant.Mais comme l'eau qu'on utilise pour irriguer la campagne, il n'est fécondant que s'il est distribué intelligemment avec prudence et prévoyance, car déversé à trop grande profusion et sans réflexion, ilr risque de tout submerger et même de se transformer en un véritable torrent dévastateur." Les commissaires de crédit doivent donc être très prudents et savoir faire les distinctions nécessaires.Mieux vaut un bilan modeste mais une activité saine qu'un grand nombre de transactions sans discernement, car seul un crédit bien distribué peut être vraiment utile, c'est-à-dire productif et moralisateur.C.VAILLANCOURT. Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 aux Consultations Main-levée d’hypothèque.Question: — Un régistrateur refuse d’opérer une radiation sur production d’une quittance signée par le gérant d’une caisse sans autorisation spéciale.Le gérant de la caisse demande si ce refus est justifié?Réponse: — Après avoir étudié la loi des syndicats coopératifs, nous devons vous dire qu’il nous paraît que le régistrateur a raison d’exiger la production, avec la quittance, de documents établissant que le gérant est autorisé à signer un tel document pour la caisse.Rien dans la loi n’autorise le gérant à signer de tels actes, en sa seule qualité de gérant.Faut-il nécessairement, comme le soutient le régistrateur, une résolution spéciale du conseil d’administration?Nous ne le croyons pas.Le régistrateur dit dans sa lettre qu’il n’est question des fonctions du gérant qu’à l’article 34, et que la société n’a le pouvoir de faire de règlements que pour sa régie interne (art.14).Nous devons signaler qu’il est aussi question des pouvoirs du gérant à l’article 33 qui se lit comme suit:— “33.Les règlements de la société établissent le mode de comptabilité à suivre dans la gestion des affaires, et définissent les pouvoirs et les devoirs du gérant”.Nous sommes d’avis que cet article donne aux syndicats coopératifs le pouvoir de faire des règlements conférant aux gérants le pouvoir général de donner quittance et main-levée des hypothèques consenties en faveur de la caisse.D'ailleurs, le second paragraphe de l’article 47 servirait probablement à donner ce pouvoir,, car il se lit comme suit : “Tous contrats, billets, chèques, mandats ou documents liant la société doivent être signés par la ou les personnes que désignent les règlements.” Il nous parait que cet article a eu pour but de permettre que par les règlements l’on donne des autorisations générales de signer toutes sortes de documents.Cependant, est-il besoin d’ajouter que si l’on veut se prévaloir d’une autorisation donnée par les règlements, il faut qu’une copie du règlement sur lequel on se fonde soit remise au régistrateur avec la quittance, car le régistrateur ne prend connaissance des règlements que si on lui en fournit copie certifiée, la loi ne comportant aucune autorisation générale en faveur du gérant, pour la signature d’actes de ce genre.Par conséquent, si l’on veut invoquer une autorisation générale contenue dans un règlement, il faut produire, avec la quittance, une copie ou un extrait certifié de ce règlement, et une copie de la résolution nommant le gérant.Le gérant ne vous a pas transmis de copie des règlements de sa caisse.En conséquence, nous présumons que ces règlements sont conformes au modèle généralement suivi.Nous ne trouvons dans ce texte aucun article qui confère au gérant le droit de signer des quittances et main-levées et, par conséquent, s’il a besoin de ce pouvoir, il faudrait adopter un règlement spécial avec les formalités requises par la loi ; autrement, il faudra se rendre à la demande du régistrateur et faire autoriser par résolution du conseil d’adminisitra-tion, ou de la commission de crédidt, la signature des quittances et main-levées.Encore un cas de succession.Question: — Un emprunteur est mort sans avoir disposé de ses biens.Il a laissé sa femme et plusieurs enfants.Après sa mort, sa femme a renouvelle le billet ; depuis, aucune remise.Comme la propriété est maintenant en succession (une ferme agricole) personne ne semble intéressé à payer ce billet.Que me conseillez-vous pour recouvrir ce montant?Pouvons-nous vendre la propriété?Nous n’avons pas de garantie hypothécaire.Donnez-moi la manière de procéder?Réponse: —• Si je saisis bien la situation, un emprunteur est décédé sans laisser de testament.Sa femme pour un tiers, et ses enfants pour les deux tiers sont devenus par conséquent, ses héritiers légaux.Après sa mort, par le renouvellement du billet, la femme s’est trouvée à accepter la succession et elle est devenue responsable; en conséquence, il y aurait lieu de poursuivre.Quant aux enfants, s’ils sont mineurs, il faudrait procéder à la nomination d’un tuteur contre lequel l’action sera intentée.Si l’emprunteur est décédé depuis moins de six mois, vous pouvez vous dispenser de cette formalité en prenant action contre “Les Héritiers de feuX.” collectivement et sans désignation individuelle.Jugement étant obtenu, il y aura lieu de saisir la propriété pour la faire vendre en exécution du jugement.Il serait cependant possible de tenter des démarches auprès de l’épouse pour lui demander si elle ne consentirait pas à céder la propriété en paiement de la dette à la caisse et en faisant renoncer les enfants à la succession.Ceci serait évidemment de nature à éviter des frais.Dans quelles dispositions se trouve la veuve, quel est son état de fortune, les dettes laissées par l’emprunteur sont—elles plus élevées que la valeur de son actif, ce sont là autant de questions qu’il faudrait examiner avant de décider ce qu’il est préférable de faire dans les circonstances.— 99 Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 Recommandations pour les mois de décembre Plusieurs caisses urbaines auront leur assemblée générale au cours des mois de décembrre et janvier.Nous recommandons à tous les directeurs de lire attentivement les recommandations suivantes : Assemblée générale: L’assemblée générale doit être bien préparée pour attirer tous les sociétaires.Pourquoi ne pas y inviter tous les gens de la paroisse?Les assemblées qui ont lieu immédiatement après la grand’-n lès se paroissiale semblent peu pratiques et sans résultat.Iil est préférable d’y ajouter une soirée récréative avec pièce dramatique, chant et musique, etc.Plus une assemblée coûte d’efforts, plus elle est fructueuse.Le président et le gérant pourront s’inspirer en lisant les pages 20, 21, 22 et 23 de la brochure intitulée: "La Revue Annuelle dans la Caisse Populaire Desjardins” Vous pouvez vous en procurer une copie gratuitement en vous adressant à La Fédération des Caisses Populaires, 65, rue Ste-Anne, — Chambre 912, — Québec.Rapport annuel au Bureau des Statistiques: Pour rédiger ce rapport, il s’agit de copier fidèlement les deux colonnes “Annuel et Cumulatif’’ avec la Situation du dernier mois de l’année sociale.Ce rapport doit être assermenté par le gérant devant un juge de paix avant d’être envoyé en triplicate au bureau de La Fédération des Caisses Populaires.Voir la “Revue Annuelle dans la Caisse Populaire Desjardins”, page six pour le tableau des prêts.Partages des bénéfices : Voir la même revue à la page neuf.11 y a cependant une erreur que vous voudrez bien corriger.Dans l’exemple donné le boni doit -se lire comme .suit: $19.09 et non pas $19.69 tel qu’inscrit : Clôture de l'année sociale et fermeture des comptes Voir la même revue à la page dix.Nous recommandons à monsieur le gérant de lire ^attentivement toute cette revue.Elle a été préparée surtout pour l’aider dans son travail de la fin de l'année.Abonnements à la revue “La Caisse Populaire Desjardins” Il reste un montant dans le partage des bénéfices qui est versé au compte de surplus pour payer des abonnements à la revue “LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS”.C’est un bulletin que tous les officiers doivent lire mais surtout le gérant.Toutes les caisses doivent avoir au moins quatre abonnements : une copie pour le gérant, une autre pour les directeurs, les commissaires de crédit et le comité de surveillance.Nous demandons à monsieur le gérant d’insister auprès des directeurs pour obtenir au moins le paiement de ces quatre abonnements.Ce serait encore mieux d’y abonner tous les officiers de la caisse.Un prix de faveur est accordé aux caisses qui payent douze abonnements.Recommandations générales pour les directeurs de la commission de crédit de toutes les caisses de la province.Nous recommandons à tous les directeurs des commissions de crédit des caisses populaires de la province de Québec, de faire la révision des prêts consentis par leur caisse populaire.Monsieur le gérant doit inviter tous les directeurs de cette commission à une réunion spéciale afin de reviser ensemble tous les prêts en cours.C’est la meilleure méthode pour activer la collection des prêts et des intérêts.C’est aussi un très bon moyen d’éviter les arrérages.Les arrérages sont : Le tracas perpétuel des gérants, l’ennui continuel des comités, un danger pour les créanciers, un péril pour les cautions, un mauvais .service rendu à l’emprunteur.Il faut avertir en temps les cautions des négligences des emprunteurs.AVI f Une conférence sur les caisses populaires sera prononcée chaque vendredi à midi, du: 27 octobre au 1er décembre inclusivement, au programme du REVEIL RURAL, sous les auspices du poste de Radio Canada.Les conférenciers seront MM.Cyrille Vaillan-court et Emile Tunnel, ptre, respectivement gérant et secrétaire de la Fédération des Caisses Popu- \rt I i-pc LA REDACTION.100 — Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 COURS DE COMPTABILITE (suite) II.Le Journal de caisse.Le livre de caisse, c'est le véritable livre de la comptabilité.C’est le plus important de tous.11 est à la base de toute la comptabilité.Il faut qu'il soit tenu avec le plus grand soin; si les entrées sont bien faites, on pourra toujours rectifier n’importe quelle erreur.C'est lui qui permet d’établir em tout temps la situation de la société.Toute entrée et toute sortie d’argent doivent être inscrites dans le livre de caisse.Un gérant ne peut remettre, ni recevoir des argents, sans en faire d’abord l'entrée immédiate dans ce livre.La pagination du journal de caisse se fait au fur et à mesure.Cette pagination est la même à droite et à gauche.C’est le folio de la caisse.On inscrit ensuite dans le haut de la colonne intitulée DATE, 1’.année, le mois et le jour de chaque opération.Les opérations sont donc nécessairement présentées dans l’ordre chronologique.Ce journal de caisse est divisé en deux parties bien distinctes; Rentrées et Emplois, qui remplacent débit et crédit.Un sociétaire entre à la caisse populaire pour: a) prendre une part ^ b) faire un dépôt c) remettre un prêt d) payer des intérêts e) retirer son dépôt f) retirer sa part g) emprunter taxe d'entrée capital social, épa rgne remise sur prêt bénéfices retrait sur épargne retrait sur capital prêts.RENTREES EMPLOIS Nous insistons de nouveau pour dire que toutes les opérations doivent être comptabilisées d’abord directement au journal de Caisse.Des notes, des brouillons de caisse ne sont pas admissibles.Pour plus de clarté, il est indiqué d'inscrire dans les livres d’abord le nom de famille du sociétaire, suivi de son prénom.Il reste les colonnes Dépenses: pour inscrire les dépenses que le gérant paie au nom de la société; Bonis : pour les intérêts -sur les parts ; Intérêts sur Epargnes : pour les intérêts sur les dépôts.Pendant la première année, les deux colonnes Bonis et Intérêts ne recevront aucune entrée ; les premiers intérêts et bonis ne seront payés qu’à la fin de la première année sociale; Dans la colonne Bénéfices, sont inscrits tous les intérêts reçus des sommes prêtées aux .sociétaires, les intérêts reçus des banques, les charges sur les chèques à collecter, les commissions perçues, les dons, etc.Il y a donc une colonne pour chaque opération de la caisse populaire avec son sociétaire.Il s’agit de placer le bon montant dans la bonne colonne.Au bas de la page, monsieur le teneur de livres additionne chaque colonne; puis, il reporte les totaux dans leurs colonnes respectives à la page suivante, et ce, jusqu’à la fin du mois.Le mois (suivant, il recommence en neuf, à la page suivante, sans rien reporter.Les colonnes TOTAL servent respectivement à inscrire foutes les opérations des argents reçus ou payés.Elles établissent la balance des argents en mains.Elles servent aussi à vérifier les additions.Le total vertical correspond à tous les totaux horizontaux.Le FOLIO c’est le numéro de la page des comptes de chaque sociétaire : au capital social, à l’épargne, aux prêts.C’est très important de toujours indiquer le folio de chaque compte.Parfois un gérant connaît par -coeur tous les numéros de compte de tous les sociétaires.Tant mieux, mais cette connaissance ne doit pas le dispenser de l'inscrire à chaque opération dans le journal de caisse.Le comité de surveillance, l’inspecteur, un successeur plus tard regretteront cette omission.L’absence de ces folios au journal de caisse dénote toujours une négligence.Les pièces justificatives du gérant.Bordereaux de dépôts.Lorsqu’un sociétaire met un dépôt entre les mains du gérant de la caisse populaire une certaine somme d’argent, il prépare et signe un bordereau de versements que le peuple nomme généralement un bordereau de dépôt.C’est une petite feuille de papier signée -par le déposant sur laquelle se trouve détaillé le numémaire qui compose le versement.Cet état numéraire attesté par la signature du déposant demeure au bureau de la caisse.C’est en effet une pièce justificative du gérant qui peut servir à deux choses.D’abord ces bordereaux servent à -contrôler l’exactitude des entrées faites au journal, ensuite ils justifient le gérant en cas de contestation.Ce bordereau de dépôt est donc d’une très grande importance et un gérant qui en néglige l’emploi est très imprudent.C’est -sa seule pièce justificative qui établit le détail du numéraire et le nom du sociétaire qui les a mis en dépôt.Ce bordereau peut être préparé par le gérant mais il doit être signé par le sociétaire qui dépose. Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 Si une femme dépose au nom de son mari ou si un enfant dépose pour son père, on inscrit le nom du père, et l’enfant ou l'épouse qui viennent déposer, contresignent.Le gérant doit habituer les sociétaires à préparer eux-mêmes ces bordereaux.C’est une éducation facile à faire et ainsi les sociétaires s’habituent à la pratique des affaires courantes.Le reçu pour le sociétaire, c’est son carnet.Si le déposant verse une somme pour le compte d’une autre personne, il peut se faire délivrer un exemplaire du bordereau, et l’on stipule que c’est un duplicata.Le duplicata prouve au mandant que la mission est remplie.Chèques et reçus.Les retraits d’argent sont justifiés par un chèque ou un reçu.Ce sont des écrits constatant la remise d’une certaine somme.La loi exige pour les retraits d’argent sur les comptes d’épargne, le paiement d’un droit de timbre sur les chèques et les reçus qui remplacent les chèques.Ce droit de timbre est actuellement de trois sous jusqu’à $100.00 inclusivement; pour les montants de plus de $100.00 ce droit est de six sous.Inutile d’insister pour dire que jamais le gérant ne doit remettre des argents sans exiger un chèque ou un reçu signé avec les droits de timbres requis.'Cette obligation vaut aussi pour les retraits personnels du gérant lui-même.Faire la caisse.Faire la caisse, c’est compter le moulant d’argent que le gérant doit avoir en mains et en banque, puis le comparer à la différence entre les totaux des rentrées et des emplois du journal de caisse.Il faut tenir compte du solde (de la balance) au début du mois et des chèques en circulation.S’il y a une différence, il faut trouver l’erreur et la corriger.Il peut se faire qu’une recette ou un déboursé soit omis, ou encore qu'un chiffre mal fait donne un mauvais total.Il est bien recommandé de faire sa caisse chaque soir si possible.De cette façon, un oubli peut se retracer plus facilement.Le gérant doit garder sur une feuille encore mieux dans un carnet destiné à cette seule fin — l’existant en caisse et sa composition détaillée.Cette feuille porte le nom de bordereau de caisse.Ce bordereau de caisse met périodiquement en évidence les numéraires en mains, les soldes en banques à des dates précises.Comment rectifier une erreur d’entrée.Au cas où par erreur, un montant qui aurait dû être entré au capiptal social a été placé à l’épargne, le gérant peut corriger cette erreur par une contre-entrée sans faire aucune rature.Voici la manière de procéder: Le nom.du sociétaire est inscrit de nouveau avec la mention erreur f.c.(folio du journal où se trouve l’erreur).Le montant est placé dans la colonne capital social et retiré dans la colonne épargne.De cette façon, l’épargne se trouve retiré d’autant et le capital social augmenté; ce qui remet les choses au point.CAISSE “T^enlrées Emplois DÉTAILS CAPITAL ÉPARGNE CAPITAL ÉRARGNE Bois Jos $5.00 Bois Jos.Er.F.12 $5.00 $5,00 On ne rature jamais un chiffre mais on le barre avec la plume quand on ne peut le corriger par une contre-entrée.Il faut éviter les juxtapositions de chiffres, c’est-à-dire, corriger un chiffre par-dessus ¦un autre chiffre.(à suivre) 3tt ÜMttnrtam Nous recommandons aux prières de tous les sociétaires des caisses populaires, Son Excellence Monseigneur Joseph Hallé, vicaire apostolique de l’Ontario-Nord, décédé le 7 octobre 1939, à l'hôpital de Sit-François d’Assise, Québec.Monseigneur Hallé fut l’un des premiers collaborateurs de M.Desjardins, en ce sens qu’il fut le traducteur de toutes les lettres que M.Desjardins recevait ou envoyait à M.Luzzati le promoteur des caisses italiennes.Après avoir quitté le collège de Lévis, l’abbé LIallé (depuis Monseigneur Hallé) a toujours eu beaucoup d’attention pour l’oeuvre des caisses populaires.Par -ses paroles, par son exemple, il ne manquait jamais l’occasion de promouvoir l’oeuvre de M.Desjardins.Aux parents de Son Excellence Monseigneui Joseph Hallé, à son digne Successeur, à tous ses diocésains, nous présentons de la part des sociétaires des caisses populaires, nos bien vives et sincères sympathies.En reconnaissance de tout ce que Monseigneur Hallé a fait pour promouvoir notre mouvement, nous demandons à chacun de nos sociétaires, de dire pour le repos de son âme, une prière.C.V.— 102 — Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 Témoigner une confiance aveugle c?est assumer une responsabilité morale La confiance est une belle qualité humaine et une des plus admirables manifestations de l’esprit chrétien.Si la confiance tend malheureusement à disparaître de plus en plus à l’heure actuelle, on peut constater toutefois qu elle reste encore vivante et toujours fortement en honneur dans nos campagnes.On.ne peut que s’en réjouir.En effet, tout doit- être mis en oeuvre aujourd'hui pour maintenir, développer et fortifier cette confiance qui est à la base de toute activité politique, économique ou financière.Cette confiance n’est toutefois féconde et bienfaisante qui si elle est raisonnée.Il convient donc d’en user toujours avec discernement en évitant tout ce qui est susceptible de permettre ou même de faciliter les abus qui peuvent .se produire dans ce domaine.Avoir confiance en quelqu’un est quelque chose d’admirable.Mais toute confiance doit être pondérée et sage.Une confiance aveugle peut être néfaste, dangereuse même, aussi bien pour celui qui la témoigne que pour celui qui en est l’objet.Il ne faut en effet jamais oublier qu’aucun être humain n’est infaillible et que même l’homme le plus probe et le plus foncièrement honnête peut être l'objet de dangereuses tentations et même de certaines défaillances, à certain moment critique ide son existence, lorsqu’il se trouve aux prises avec des difficultés.Or, cet homme succombera d’autant plus facilement que, faisant l’objet de la confiance illimitée et ne se sentant pas surveillé, il pensera pouvoir effectuer momentanément certaines irrégularités avec l'intention bien arrêtée de remettre la chose en ordre à brève échéance et ainsi avec la conviction absolue de ne rien faire de bien grave et de ne causer du tort à personne.Le directeur du célèbre pénitencier américain de Sing-Sing — et avec lui de nombreux autres criminalistes réputés — prétend que la plupart de ses ‘'pensionnaires”, même ceux condamnés pour des délits les plus graves, sont sincèrement convaincus de ne pas avoir fait de mal, chacun ayant dans son for intérieur une justification appropriée de son acte.Il dit que beaucoup de gens qui seraient sincèrement scandalisés qu’on pût simplement les considérer comme capables de commettre une mauvaise action quelconque seraient les premiers à succomber à certaines tentations et à commettre des indélicatesses s’ils avaient la conviction de n’ê-tre jamais dévouverts.Cette affirmation peut paraître quelque peu exagérée, mais elle démontre tout de même qu’il est du devoir de chacun d’être toujours correct et objectif en matière financière, afin d’éviter à son prochain non seulement des tentations auxquelles il pourrait peut-être succomber, mais simplement toute possibilité de commettre des erreurs quelconques.Dans ce ordre d’idée, on se gardera toujours de remettre de l’argent à un caissier dans la rue, en dehors du bureau, comme cela se fait parfois.Le meilleur des fonctionnaires peut commettre un oubli, une erreur involontaire.En ne traitant toute l’affaire qu’au bureau de la Caisse on évitera ainsi au caissier des possibilités d’erreur, et partant des tracas de toutes sortes, des recherches, des pertes de temps et d’argent peut-être.Lies fiches de caisse, les notes et brouillons de toutes sortes ne sont également, pour ces mêmes motifs, pas admissibles dans une comptabilité.Les opérations se traitant toutes au bureau de la Caisse, le caissier les comptabilisera immédiatement dans les livres principaux.A cette occasion, il pourra comparer chaque fois les carnets respectifs avec les grands-livres et écarter ainsi d’emblée toutes différences ou malentendus.On admet que les titres ‘‘au porteur” doivent toujours être conservés par les titulaires eux-mêmes.Par contre, il arrive fréquemment dans nos Caisses que les titres nominatifs sont confiés au caissier pour la garde dans le coffre-fort.Dans ce cas, le titulaire qui effectue une opération demandera chaque fois son carnet et vérifiera si chaque retrait ou dépôt effectué y est immédiatement et correctement inscrit.De plus, une fois l’an au moins, il demandera son carnet pour constater si les intérêts ont été inscrits et pour constater l’exactitude du compte.Les personnes qui ne tiennent absolument pas à ce que Iles organes d’administration et de surveillance connaissent l’identité des déposants choisiront alors de préférence pour leurs dépôts l’obligation au porteur.Il y a encore, dans la vie pratique, quantité d’autres moyens bien .simples d’écarter, toutes possibilités d’erreurs ou de fautes.On signe par exemple encore beaucoup trop souvent des quittances, des actes, des reconnaissances de comptes, etc , sans vérifier si ces documents sont complètement et exactement remplis.Les quittances ou autres documents comptables dressés au crayon ne doivent également jamais être admis.Aucune opération ne devrait également intervenir sans que les 'écritures soient passées séance tenante dans le carnet respeotif d’épargne ou de compte courant.De cette façon on facilitera la tâche du caissier, et on écartera toute possibilité d’erreurs ou de différences qui peuvent engendrer cas échéant de la méfiance ou même des soupçons immérités.D’une manière générale on peut se féliciter de ne pas faire davantage de mauvaises expériences dans ce domaine.Mais il n’en reste pas moins que chacun doit considérer de son devoir de veiller à ce que toute opération financière qu’il effectue se déroule normalement et correctement.Car montrer en matière financière une confiance démesurée c’est encourir des risques personnels et c’est assumer une lourde responsabilité morale pour tout ce qui pourrait éventuellement se présenter.(Extrait du Messager Raiffeisen organe officiel de l’Union Suisse des Caisses de Crédit Mutuel, juillet - août 1939,) — 103 —- Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 Jïe fèo&ietuMstA fèelae Le Boerenbond est la grande organisation coopérative des agriculteurs catholiques de la Belgique.IL comprend un Sécrétariat général qui préside à l’activité religieuse, sociale et professionnelle des agriculteurs.qui irublie onze périodiques, organise des conférences, des journées d’études, etc.Le travail est décentralité dans les gihles locales et les cercles, au nombre de 1,254.L’action économique comprend un service d’inspection, un service technique (agronomes etc.) un comptoir d’achats et de rentes, des Caisses Populaires (985) avec une Caisse Centrale et 'une société d’assurance mutuelle.L’ASSEMBLEE GENERALE DU BOERENBOND Le 29 mai dernier, le Boerenbond a tenu son assemblée annuelle à Louvain.Plus de 1,200 délégués de ses associations locales affiliées, le Comité directeur au complet, la plupart des membres du Conseil général et de nombreuses personnalités du monde agricole y participèrent.M.De Vleeschauwer, ministre des Colonies, ainsi que M.l’ingénieur De Winter, secrétaire général du département de l’agriculture', représentant le ministre, assistèrent à la réunion.Après la prière et l’allocution d’ouverture de M.le sénateur Mullie, qui présidait l’assemblée, M.l’abbé Borremans, aumônier adjoint, présenta le rapport de l’activité sociale du Boerenbond, au cours de l’exercice 1938.En voici les données principales : A la fin de 1938, le Boerenbond comptait 110,271 membres de famille, groupés en 1,254 gil-des locales.Le Secrétariat général, qui préside à l’activité religieuse, sociale et professionnelle de l’organisation, édita 11 périodiques, organisa 6,391 conférences dans les groupements locaux, de nombreuses réunions régionales et des journées d’études.Il collabora à 468 institutions d’enseignement postscolaire agricole, organisa des concours, des expositions et des champs d’expérience.Il se préoccupa particulièrement de la défense des intérêts économiques de l’agriculture dans le domaine du marché intérieur et extérieur, des impôts, de la législation sociale, etc.Une caisse autonome d’allocations familiales fut fondée.Elle groupe en ce moment plus de 57,000 adhérents.La Fédération de la Jeunesse groupe actuellement 15,791 jeunes paysans, répartis en 536 sections locales.La Ligue des fermières compte 971 cercles avec 96,373 membres, non comprises les 637 sections de jeunesse, groupant 23,851 jeunes filles.Le Service d’inspection forme le lien entre la centrale et les dirigeants locaux.M.Conix, membre du Comité directeur, présenta ensuite son rapport sur l’activité des sections économiques du Boerenbond, rapport dont nous extrayons les chiffres suivants : Le Service technique s’occupe de constructions rurales, de travaux d’aménagement, de drainage et de la vente de matériel agricole (en 1938, pour 3,780,000 francs).Le Comptoir d’achat et de vente livra 554,550 tonnes de marchandises.Le chiffre d’affaire total de la vente en commun s’élève à 145,497,135 fr.La Caisse centrale de crédit comptait, fin 1938, 985 caisses Raiffeisen affiliées.Le total des dépôts à elle confiés s’élevait à 135,520,857 francs, dont 96,705,470 francs par les caisses Raiffeisen.Lesdites caisses avaient, en 1938, environ 130,500,000 francs en dépôt.Elles consentirent à leurs membres 1,159 prêts, pour un montant d’environ 20,300,000 francs.La Société d’assurances compte 232,568 contrats; le total de la prime annuelle s’éleva à 64,334,972 francs.M.Rondou donna ensuite un aperçu très détaillé de la loi sur la généralisation des allocations familiales.Après avoir traité des obligations imposées par cette loi aux agriculteurs, il examina les droits dont ces derniers peuvent se prévaloir en vertu de cette même loi.Enfin, l’orateur exposa quelques considérations critiques.Mgr Cruysbefghs, aumônier général, conclut en soulignant l’esprit de solidarité et de fidélité aux principes de l’action sociale chrétienne qui doit prédominer dans l’organisation de la classe agricole.L'IMPOT SUR LE REVENU Dans une livraison récente du “Business Week”, on (établissait une comparaison entre les impôts sur le revenu versés 'par les habitants du Royaume-Uni, ceux du Canada et ceux des Etats-Unis.Voici un tableau qui donne ces chiffres comparatifs : Revenu de l’homme marié —Impôt sur le revenu— Grande- Etats- sans enfants Canada(a) Bretagne Unis(b) $ 4,000 84 871 44 12,000 945 4,021 602 20,000 2,835 8,220 1,589 80,000 28,160 52,068 21,269 400,000 253,160 323,068 232,194 (a) Impôt fédéral .seulement, et basé sur le salaire proprement dit, jusqu’à $14,000.(b) Impôt fédéral seulement.104 — Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 UNE ECOLE DE Une Ecole de Coopération en cette province?Nous l’avons enfin! Il en fallait une.Elle était nécessaire, très nécessaire, excessivement nécessaire.Elle existe maintenant à l'Université Laval.Elit vient de commencer ses Cours de deuxième année.Elle les continuera.toujours.La raison?Elle est très simple.Le Québec agricole a besoin de compétence coopérative.Dans les paroisses rurales, tout comme dans les centres urbains, nous manquions presque totalement de chefs compétents pour organiser et pour administrer les coopératives.Tout marchait au petit bonheur.Chacun se croyait spécialiste en coopération, du moment qu’il avait coiffé son organisation commerciale du mot coopératif, ou qu’on l’avait affublé du titre d’expert en coopération.S’il s’en est dit et fait des âneries coopératives !.Finis ces jours néfastes.Avec le temps, l’Université Laval, avec son Ecole de Coopération, fournira des compétences coopératives, capables de mener à bonne fin les organisations coopératives de cette province.# # Ce n’est pas tout.Une autre Ecole de Coopération est aussi en marche pour former des coopérateurs celle-là.Vous devinez son nom?“L’Equipe d’Etude” Cet organisme, créé par les soins désintéressés de l’Union Catholique des Cultivateurs, jouera le rôle d’Ecole primaire, chez tous les producteurs et chez tous les consommateurs qui voudront faire de la coopération.A l’heure présente, travailleurs et cultivateurs sentent le besoin de s’unir pour arracher leur vie.Ils le sentiront encore davantage avec les années d'après guerre Aussi, ont-ils un besoin urgent de ces Cours à domicile de saine coopération que donne l’U.C.C.par l'intermédiaire de La Terre de Chez Nous.Assez longtemps, nous avons vécu de théories coopératives creuses et vides de sens pratiques.L’école Supérieure et l’Ecole primaire de Coopération, c-à-d, l’Université Laval et les Equipes d’Etude, vont, avec le temps mettre des bases aux organismes coopératifs de chez nous.* * # Quels sont ceux qui devraient suivre les cours de coopération?COOPERATION En ville, un certain nombre de professionnels, de journalistes, de gérants de Caisses Populaires, de professeurs laïques et ecclésiastiques.A la campagne :.tout le monde.Le coopératisme est un régime économique qui vaut d’être étudié autant que ce régime capitalistique.Et pourquoi pas?Hier, un navigateur me demandait comment il se faisait qu’à Londres, les pommes du Canada, et le pain aussi, se vendaient moins cher que chez nous ?C’est qu’en Angleterre, lui dis-je, il y a de fameuses coopératives de consommation qui donnent le ton du marché.# # * Donc, nous avons une Ecole de coopération, et pour les chefs, et pour les membres.Sachons en suivre les leçons, à Québec ou dans nos foyers.Paul BREVAL.idées directrices.Comme membres du comité, vous pouvez et vous devez avoir une certaine influence sur les membres, mais cette influence vous ne l’obtenez par le fait seul que votre nom est mentionné sur ila liste des membres du comité.Vous obtiendrez cette influence petit à petit, dans la mesure de votre travail, de votre zèle, de votre souci de la prospérité de la Caisse et de ses membres.Travaillez de toutes vos forces à la prospérité de la caisse.Les membres doivent y trouver conseil et soutien, et s’y trouver chez eux.Les membres doivent être convaincus que la caisse, sous votre direction, s’occupe constamment de leurs intérêts; ils doivent sentir que la caisse est une force vivante et agissante ; dans ces conditions votre influence grandira de jour en jour et dans la mesure de cette force.Comment obtenir ce résultat?Réfiléchissez-y et discutez ce point avec les autres membres du comité ; bientôt vous en arriverez à la conclusion que le meilleur moyen d’arriver à ce résultat est de faire du bon travail en séance de comité.(Extrait du Messager Raiffeisen) Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 LA CHARTE DE NCS CAIJXET DCDDLAIEEX Exposé général par M.le Commandeur Alphonse Desjardins {suite) Il ne faut donc pas s’étonner si, à part toutes les autres sauvegardes déjà si nombreuses, ces associations ont cru nécessaire d adopter une mesure aussi bienfaisante afin d'entourer l’avoir des sociétaires d’une parfaite sécurité.L’assemblée générale des sociétaires seule a le droit de fixer le montant maximum qu'un individu peut emprunter sur des garanties jugées bonnes par la commission de crédit, et pas un dollar ne peut être avancé au délà du maximum ainsi fixé.Ce maximum peut être augmenté ou diminué par décision de l’assemblée générale des sociétaires, mais encore faut-il que ce soit sur la recommandation expresse du conseil d administration.Cette recommandation est nécessaire et est prescrite dans le but de prévenir toute surprise ou d empêcher tout changement prématuré.Par cette procédure la question se trouve être bien mûrie, et les sociétaires ont toujours un contrôle absolu et complet sur l'un des sujets les plus importants qui puissent se présenter au cours des opérations de prêt.Le crédit agricole.La question du crédit agricole a été en Europe l’objet de longs et vifs débats.Sans entrer dans un examen approfondi de la question que, du reste, l’éminent économiste Léon Say a résolue pour toujours en démontrant qu'il n’y a en réalité qu un l9eul crédit, applicable à toutes les industries humaines, et qu’il n’y a en fait, qu'une seule différence provenant de la nature même des diverses industrie, différence qui se rattache au temps nécessaire pour obtenir le produit prévu des déboursés exigés par le travail et l’achat des matières premières, il faut bien admettre que les activités agricoles présentent des exigences toutes spéciales.Par exemple, l'agriculture exige un crédit à plus long terme, à raison des conditions particulières qu’elle offre, le temps étant un facteur tout puissant dans ce genre de production que rien, d’ailleurs, ne peut remplacer ou abréger par une surcroît de travail, qui, dans d’autres activités humaines relèvent après tout de la volonté.Il n’en est pas ainsi dans la production agricole, puisqu'il faut compter avec les forces de la nature que l’énergie humaine ne peut contraindre ou influencer de façon à accélérer leur action.De là.la nécessité d’accorder au cultivateur un délai spécial qm est basé sur la longueur du temps indispensable à la production des moissons et à leur placement avantageux.Au Canada, les cultivateurs comme partout ailleurs, ont besoin de crédit, et comme dans îles pays européens, un grand nombre parmi eux peuvent avoir et, de fait, obtiennent des banques ordinaires à fonds social les ouvertures de crédit requises par.leur industrie.Dans l’Ouest, par exemple, le capital nécessaire au mouvement des récoltes est obtenu sans difficulté, soit directement, soit indirectement.Là les opérations agricoles sont plus ou moins considérables pour chaque individu, et cette nécessité qui se renouvelle tous les ans est amplement pourvue à l’avantage réciproque des banquiers et de la classe agricole.Le même état de choses règne dans les autres parties de notre pays où les conditions .sont plus ou moins identiques.Mais à part le mouvement de la récolte requérant des fonds considérables pendant quelques mois, — et qui pourrait nier que le régime actuel pourrait être amélioré — il y a d’autres besoins bien nombreux et à peu près semblables ou encore, d’une nature différente, besoins qui ne sont pas suffisamment satisfaits parce que nous n’avons pas à mettre au service de ces cultivateurs un mécanisme spécial parfaitement adapté à ces mêmes besoins.Dans ces cas-là le crédit, pour être vraiment bienfaisant, devrait être fait pour un temps beaucoup plus long que celui que les banques peuvent consentir, la nature des fonds dont elles disposent ne leur permettant pas de les immobiliser dans des prêts à longs termes.Il va sans dire qu’il y a aussi le crédit hypothécaire auquel on peut recourir, mais pour douze ou dix-huit mois au plus, c’est là une ressource très onéreuse, à raison des frais inhérents à ce genre de crédit, frais qui élèvent le prix de l’argent à un taux excessif, puisque l’ensemble du coût ne se répartit que sur quelques mois.Dans le Canada oriental il n’est pas pourvu au crédit agricole dont les petits cultivateurs ont besoin, si ce n’est d’une façon très primitive, et, dans la plupart des cas, ce crédit est plus ruineux qu’avantageux, entraînant souvent des résultats très déplorables, causant aux cultivateurs des difficultés sans fin et, comme conséquence, la vente à sacrifice de la terre elle-même.Ce genre de crédit est partout plus ou moins nécessaire, et celui qu’une société coopérative peut offrir ferait un bien immense pourvu qu’il fut bien organisé comme il l’est toujours dans une société de ce genre.On nie peut nier qu’une telle société est seule en état d’exercer la contrainte et le contrôle voulus sur l’emploi du crédit accordé, afin dp prévenir dans une très large mesure les abus qui, dans bien des cas, sont si désastreux.C’est ce que nous enseigne l’expérience acquise ici aussi bien que dans n’importe quelle partie du monde, le prêt non contrôlé mène souvent l’emprunteur à la ruine, tandis que le crédit consenti par l’association locale, est le seul qui soit bienfaisant parce que l’emprunteur doit, comme on vient de le voir, ‘faire connaître pourquoi il emprunte, et que l’association se fait un devoir de surveiller l’emploi des 106 — Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 9 : fonds qu elle avance.Cette question est discutée par M.Wolff dans les lignes suivantes:— “De plus, il y a le crédit bancal mis à la disposition clu cultivateur-crédit d'un certain genre.Non pas ce crédit d accès toujours facile, s'otfrant libéralement et que l’on peut obtenir de la manière la plus facile du monde, sur le concours duquel on peut toujours compter, comme l'est celui que le commerçant réclame, et ne réolame pas en vain : niais tout simplement ce crédit qui consiste en un prêt pour ainsi dire accidentel, consenti sur la "bonne réputation”, ou plutôt sur la garantie de la propriété que le cultivateur est censé avoir, ou sur des récoltes sur pied-crédit qui a pour objet plutôt d’aider l’emprunteur à sortir d’une difficulté que de lui fournir les moyens d'aborder avec chance de succès une opération profitable.“Cette espèce de crédit est toujours accordé comme une sorte de faveur parce que l'on soupçonne que l’emprunteur est dans l’embarras.Il semble porter atteinte à sa réputation financière.A tout événement, ce crédit est l’objet d'un marché discuté et de négociations, pourparlers que l’on doit recommencer chaque fois que le besoin d’un prêt se fait sentir.Il n’est accordé que pour un certain temps précisé ou sous-entendu, et on n’y a, par conséquent, recours que dans les moments les plus difficiles — très souvent lorsque le prêt n’arrive que trop tard pour être d’aucune utilité.C’est là un échantillon de ce crédit que M.Déon Say a si bien stygmatisé en l’appelant “illégitime” — ou “crédit de consommation,” suivant M.Leroy-Beaulieu — crédit consenti pour payer une dépense déjà encourrue, crédit qui ne peut donc donner un profit, tout l’opposé de celui qui est “légitime” ou “productif”, “crédit accordé pour un objet pro- ductif qui, s’il est judicieusement employé, peut être la source d’un gain.” (Les Banques Populaires, p.65.) Plus loin : “Je reviens à la question que j’ai déjà posée: pourquoi le crédit ordinaire ne pourvoierait-il pas à tous les besoins du cultivateur?“Plusieurs puissantes raisons justifient la prétention de ceux qui croient que ce crédit ne peut lui être accordé, et le président de la Banque Impériale d’Allemagne, le docteur Koch, en a précisé une d’une façon très claire en parlant, il n’y a pas longtemps, devant le parlement allemand, seule sujet du crédit à l'agriculture: “Les rentrées de fonds, a-t-il dit, sont incomparablement plus lentes dans l’exploitation agricole qu’elles ne le sont dans le commerce et l'industrie.On peut dire, règle générale, qu’il lui faut douze mois pour refaire ses déboursés.Si les récoltes ne sont pas bonnes, ou si un mécompte arrive, une année ne suffira peut-être pas.” Le Dr Koch cite le professeur Marchet qui, dans un livre qui fait autorité, ayant pour titre “Le crédit agricole,” pose en principe que le cultivateur n'est pas en état de liquider sa dette avant la fin de la "période de végétation,” et qu’alors il ne peut la payer que si sa nouvelle moisson est suffisante pour combler le déficit de la dernière.Comme l’observe le Dr Koch, ce facteur si incertain qu’on appelle “la nature” entre donc dans ces calculs.Les difficultés qui se présentent dans ce cas ne proviennent donc pas seulement de la lenteur des rentrées de fonds en matière agricole, lenteur beaucoup plus grande que dans les autres industries, mais elles sont aussi causées par le même facteur.(à suivre) Un Aeleué jMtéàedAaMt D’après les statistiques compilées au 30 juin 1939, sur un total de 454 Caisses populaires, voici les chiffres qui ont été établis: Caisses urbaines 86 (19%) Caisses semi-urbaines 47 (11%) Caisse rurales 321 (70%) Total 454 Actif 45% $7,921,003.99 6% $ 959,822.96 49% $8,685,749.48 $17,566,576.43 Capital Social 59% 1,397,366.92 5% 109,275.34 36% 841,648.88 2,348,291.14 Epargne 42% 5,568,854.29 6% 796,653.14 52% 7,01 1,906.92 13,377,414.35 Placements sur Obligations.56% 3,513,494.91 3% 187,288.46 41% 2,586,135.82 6,286,919.19 Prêts 42% 3,582,927.22 7% 630,363.25 51% 4,404,950.70 8,618,241.17 Avoir-Propre 54% 824,978.51 3% 46,025.82 43% 654,1 16.80 1,525,121.13 Caisse 27% 633,656.49 5% 127,695.28 68% 1,630,551.10 2,391,902.87 107 Numéro 9 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 5 ' Recommandations du mois de décembre Ces recommandations s’adressent spécialement aux Caisses Populaires qui terminent leur année sociale, le 30 novembre prochain.Les Directeurs doivent: lo—Fixer le taux d’intérêt sur les épargnes.2o—Prévoir le boni qui sera so lirais à l’assemblée générale.3o—Accepter les dépenses de l’année.4o—Etablir la liste des officiers qui sortent de charge.Les Commissaires de Crédit doivent: Se réunir plusieurs fois durant le mois afin d’activer la collection des prêts et des intérêts.C’est le temps d’avertir les cautions des négligences des emprunteurs.Le Conseil de Surveillance doit: lo—Bien vérifier l’encaisse.2o—Se rendre compte des opérations de la caisse populaire qu’il surveille.3o—Approuver le partage des béréfices avec les réserves prévues par la loi.4o—Faire payer la contribution à l’Union Régionale.5o—Rédiger un rapport qui sera soumis à l’assemblée.Assemblée générale: Deux mois sont accordés pour tenir l’assemblée générale.Nous recommandons de tenir cette assemblée durant le mois de janvier autant que possible.Les Gérants, les Caissiers, les Comptables doivent lire attentivement la brochure distribuée gratuitement par La I é-dération des Caisses populaires intitulée “LA REVUE ANNUELLE DAEè LA CAISSE POPULAIRE DES JARDIN S.” C’est un résumé des devoirs du gérant pour la fermeture des comptes à la fin de l’année.Faites lire cette revue aux présidents des divers comités.108 —
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