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Titre :
La Caisse populaire Desjardins : organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins
Organe du chef de file du mouvement économique coopératif qui vise à informer abondamment ses acteurs sur l'expansion du mouvement et la défense de ses intérêts, sur la doctrine coopérative, sur l'évolution législative dans le domaine, et sur les meilleures méthodes de travail.
Éditeur :
  • Québec, [Québec] :Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins,1935-1940
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Revue Desjardins
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La Caisse populaire Desjardins : organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, 1940-10, Collections de BAnQ.

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QaÂAAe.fto^udaiAe.Vol.vi.No.8 Octobre 1940 / CMMAIE C Un monde nouveau C.Vaillancourt 114 -115 Un relevé intéressant 115 Boîte aux Lettres — Consultations : Dépôt fait par des enfants mineurs Transport d’actions et d’un dépôt d’épargne sans acte de donation L ’Aviseur Légal.Conseils judicieux (suite) M.le Chanoine Rochette ¦ .L’Epargne scolaire et ses aboutissants III Louis Arneau.118 Les Monts de Piété Henri De Surrel, M.A.Ptre .119 -120 Différentes formes de gouvernement.120 Lettre ouverte à messieurs les gérants et officiers des caisses populaires.121 Le malaise économique P.Chaudet.122 Fondations.122 Une belle caisse — Notre-Dame du Mont Carmel (Kamouraska) Paul Bréval.123 Aux gérants des Caisses Populaires .124.Préparation de l’avenir .125 L’Union Régionale des Caisses Populaires Desjardins des Trois-Rivières tient son assemblée.126 - 127 Situation des Caisses Populaires Desjardins au 30 juin 1940 .128 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions Régionales des Caisses Populaires Desjardins Société régie par la loi des Syndicats Coopératifs de Québec Revue à paraître 10 fois en 1940 — (Abonnement: $1.00 par an) (par groupe de douze abonnements: 9.00 par an) " " quatre " 3.50 par an) Rédaction et Administration : Bureau de la Fédération, Chambre 912, Edifice Price, Québec.Cette revue est imprimée par L'Imprimerie Laflamme, 34 rue Garneau, Québec, P.Q.Cdit&ücU Un monde nouveau Tous l’admettent et même presque tous le souhaitent, un monde nouveau est à s’élaborer.En Europe, dans le sang, ici, nous l’espérons, dans ta paix, mais ce monde de demain, que sera-t-il?Meilleur ou pme que celui d'aujourd'hui ou d'hier?une cnose reste certaine, c'est que ce monde nouveau sera ce que nous-mêmes nous le ferons, de meme que celui cl/aujourd'hui est bien celui que nous nous sommes créé.Toutes ces injustices sociales dont on se plamt, toutes ces récriminations que l’on fait contre les tenants du libéralisme économique, nous n aurions pas à les déplorer ainsi si nous l’avions voulu.En effet, qui a donné à ces chefs de la dictature économique leur puissance, si ce n’est chacun des voteurs du régime démocratique qui, trop souvent dans le passé, ne voyait que son intérêt personnel, égoiste, et qui, perdant de vue l'intérêt de la nation, ne donnait son vote qu’au plus haut enchérisseur?Nous apprenons aujourd’hui combien se paient de telles enchères.Pour qu’un monde nouveau naisse demain, meilleur que celui d’aujourd’hui, il faut que chacun de nous devienne meilleur, que chacun de nous, dans l'accomplissement de ses actes ne pense pas seulement à sa propre satisfaction mais agisse en vue du bien commun de toute la nation et pour le bien ultime, la grandeur de notre patrie.Pour organiser ce monde nouveau, bien des gens ont un programme à proposer ou plutôt, un système infaillible d’après eux.Les uns nous disent: “Seule, la dictature peut nous relever.La démocratie a fait son temps, les hommes sont rendus trop mous, trop lâches pour pouvoir se relever par eux-mêmes.Ce qu’il faut, c’est un bras de fer pour les faire marcher et obéir.Il faut une tête, un commandement suprême pour diriger les efforts communs de tout un peuple.” A voir certaines gens, on serait porté à croire que la dictature serait le seul moyen de les sauver.Il y a tellement de gens de nos jours qui vont les épaules courbées qu’en les voyant passer, on se demande s’ils ne seraient pas prêts à recevoir le joug.Espérons qu’on n’en viendra pas là.D’autres nous disent: “Le capitalisme s’amendera et deviendra plus social.De là, viendra notre salut.” Avouons qu’il est bien rare de voir un vieillard avare se convertir sur son lit de mort.Seul un miracle peut opérer sa conversion mais un miracle, cela n’arrive pas tous les jours.Il faut l’avoir mérité ou qu’il ait été mérité pour nous par d’autres.Dans les conditions présentes et étant donné ce qui s’est fait dans le passé, nous doutons que ce miracle puisse se produire.D’autres nous disent: “Une simple réforme du système monétaire va tout transformer l’économie du peuple et par le fait même, donner la prospérité là où il n’y avait que misère et chômage.” Ce n’est pas seulement en changeant l’étalon-or et en le remplaçant par l’étalon-produit ou travail que l’on va rendre les gens plus heureux, plus économes et meilleurs.Que l’on multiplie le papier-monnaie, que l’on fasse l’inflation encore plus grande et vous verrez les gens se livrer davantage au plaisir et devenir plus jouisseurs et moins hommes qu’hier.Vous verrez davantage les spéculateurs, les accapareurs racler l’argent qui sera distribué ici et là, ce qui prouve bien qu’il faut proposer un remède qui opère mais non un remède de surface tel que celui-ci.Il faut au contraire opérer en profondeur et non superficiellement, comme le disait tout dernièrement son Eminence le Cardinal Villeneuve.Faisons un retour en arrière: entre 1920 et 1929, nous avons eu ce qu’on appelle la prospérité.Cependant, pendant cette époque, les dettes privées ont doublé et triplé.Dès le début de la crise, des gens ont été pris au dépourvu, n’ayant rien mis de côté et ayant escompté seulement sur l’avenir.Ils se sont trouvés dans la misère et on a été obligé d’instituer les secours directs afin d’empêcher les gens de mourir de faim.Une telle épreuve, nous semble-t-il, aurait dû assagir le peuple.Ces gens qui ont souffert, dès qu’ils se sont remis au travail, ont continué à faire les mêmes dépenses qu’ils faisaient avant LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Numéro 8 192SJ.Que la guerre arrête aujourd’hui pour demain, ces gens seront encore dans la misère.Ou dépense sans compter, sans penser au lendemain.Que l'on prêche la décentralisation de l'argent, que l’on empêche les amoncellements de fortune entre les mains de quelques-uns, nous en sommes, mais peu importe que la circulation du papier-monnaie soit deux ou trois fois plus considérable, si on ne fait pas l’éducation de chacun ; des individus, on augmentera la misère.Que l’émission du papier-monnaie soit contrôlée exclu- / sivement par l’Etat ou en parti par l’Etat ou les institutions privées, peu importe encore.Ce n’est' pas cela qui rendra un peuple meilleur.\ oyez ce qui s’est passé en France.Pour qu’un monde nouveau naisse meilleur, nous le répétons, et c’est le bon sens même, il faut que chacun de ceux qui composent ce monde devienne meilleur.Que l’on décentralise la richesse, qu’on la répartisse mieux et qu’on l’emploie mieux en faisant l’éducation du peuple, nous en sommes mais on n’arrivera jamais à un résultat tangible si on ne veut atteindre d'abord les individus afin de faire de chacun de nous des hom-> mes raisonnables, charitables, honnêtes, travailleurs.D’après nous, il n’y a qu’un seul système qui puisse atteindre ce but, c’est le corporatisme-coopératisme parce que les deux se complètent et même, l’un ne peut aller sans l’autre.Le premier s’adresse surtout à la profession tandis que le deuxième se rapporte aux moyens d’arriver au bien-être matériel.La coopération bien pratiquée fait par elle-même l’éducation des individus parce que, dans la coopération, chacun est récompensé suivant sa valeur, son effort, son travail.Celui qui travaille et qui, par son travail, produit mieux et davantage, reçoit plus que son voisin qui fait moins et moins bien.Mais là ne s’arrêtent pas les bienfaits de la coopération car celui qui au début produit moins et moins bien parce qu’il est mal renseigné, parce qu’on lui a mal montré, recevra l’aide de ses compagnons qui viendront lui apprendre comment faire pour produire mieux et davantage.Que ce soit une coopérative de production, de consommation ou d’épargne et de crédit, c’est partout le même principe.Dans la coopération, pas de jalousie, pas d’envie.Si l’un réussit, il veut que son voisin aussi réussisse et lorsqu’on est plusieurs à réussir, la prospérité est plus grande et, par le fait même, il en découle plus de satisfaction et de bonheur.Ce bien cependant ne s’obtient pas comme cela, tout seul.Il est nécessaire que le coopérateur travaille, peine, se prive parfois, se mortifie.C’est de cette façon qu’il peut s’éduquer.Le coopérateur, pour mieux exécuter son travail, pour mieux réussir, devra peiner davantage, étudier pour connaître la cause de ses échecs.L’étude sera pour lui sa récréation, au lieu d’une béate nonchalance.Et vous croyez qu’un tel système n’éduque pas, ne forme pas les hommes au travail, à l’honnêteté, à la probité?Une telle éducation fait des hommes forts et véritables et le monde nouveau, s’il veut être meilleur, devra être organisé, créé avec une telle classe d’hommes.Pour harmoniser tous ces éléments de coopération, le corporatisme est l’organisme tout désigné.Tout cela cependant ne peut se faire en un jour mais quand on le veut, cela peut encore aller assez vite mais il faut commencer.Nous terminons en répétant ce que nous disions le mois dernier: Pour changer le monde, il faut d’abord changer chacun de nous et pour que le monde de demain soit meilleur, il faut que chacun de nous devienne meilleur.C.VAILLANCOURT.fyn Aeleué ÂntêàeMcmi D’après les statistiques compilées au 30 juin 1940, sur un total de 500 Caisses populaires, dont les rapports nous sont parvenus, voici les chiffres• qui ont été établis: Titres Caisses urbaines 93 (19%) Caisses semi-urbaines 21 (4%) Caisses rurales 386 (77%) Total 500 (100%) Actif 45% $8,498,764.70 5% $ 978,999.70 50% $9,323,631.71 100% $18,801,396.1 1 Capital social 62% 1,513,490.94 4% 92,400.81 34% 831,350.27 100% 2,438,242.02 Epargne 41% 5,855,762.10 6% 829,732.56 53% 7,524,099.31 100% 14,209,593.97 Placements sur Obliga 56% 3,625,649.28 4% 220,766.87 40% 2,606,347.10 100% 6,452,763.25 Prêts aux sociétaires.42% 3,823,882.45 6% 606,699.37 52% 4,7j 2,396.38 100% 9,142,978.20 Avoir-propre 55% 891,456.92 3% 46,848.56 42% 668,826.57 100% 1,607,132.03 Caisse 24% 645,561.23 5% 126,795.07 71% 1,91 1,940.70 100% 2,684,297.00 115 — Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 8 Boite aux lettres Consultations Dépôt fait par des enfants mineurs Question: — Un sociétaire avait acheté des parts sociales aux noms respectifs de ses petits-enfants mineurs avec l’entente qu’il en retirerait le boni annuel jusqu’à la majorité de ces derniers.Ce sociétaire est décédé.Son épouse, légataire universelle et exécutrice testamentaire, peut-elle retirer ces bonis comme le faisait son mari sans autre formalité.Sinon, quelle mesure devrait-elle prendre pour se faire autoriser à cette fin?Réponse: — La question qui -se soulève est assez délicate.Le gérant parle d’une entente aux termes par laquelle le revenu de la part aurait été versé au sociétaire.Si cette entente existe véritablement, nous sommes en présence d’une véritable donation faite par le sociétaire à ses petits-enfants avec réserve d’usufruit en sa faveur.Une semblable donation doit être nécessairement passée devant notaire.Si elle n’est pas consignée dans cet acte authentique, elle est sans valeur, et dans ce cas, la légataire universelle peut exiger de la Caisse que les actions soient mises à son nom, en fournissant la preuve du paiement des droits sur les successions ou d’absence de droits.Il serait sage cependant dans ce cas, d’exiger une demande par écrit et formelle à cette fin.Si d’un autre côté, cette entente n’est pas certaine, la transaction consistant dans un achat d’actions pour le compte et avec le concours des enfants que le sociétaire a entendu gratifier, constitue un don manuel valable, qui ne permettrait pas à l’épouse de retirer les bonis.Il est possible également que la donation ait été faite par acte authentique, et dans ce cas, l’usufruit représenté par le boni annuel, se continuera en faveur de l’épouse jusqu’à la majorité des petits-enfants.L’article 482 du Code Civil trouve son application: “L’usufruit accordé jusqu’à ce qu’un tiers ait atteint un âge fixe, dure jusqu’à cette époque, encore que le tiers soit mort avant l’âge fixé”.Il n’importe pas que le sociétaire ou que ses petits-enfants soient morts avant la date, qui est ainsi déterminée, de l’expiration de l’usufruit.Dans ce cas également, la Caisse doit exiger la preuve du paiement des droits sur les successions.Il est essentiel également que copie du testament nommant ainsi un légataire universel, soit fournie à la Caisse, ou pour le moins lui soit communiquée.Transport d’actions et d’un dépôt d’épargne sans acte de donation.Question: — Je viens vous demander comment procéder dans le cas suivant: M.a une part dans notre caisse, en plus un dépôt de $23.00 à l’épargne.U y a quelques années monsieur X.a vendu sa terre à son garçon au lieu de faire une donation.Le père et le fils ont toujours restés ensemble.La mère est morte il y a trois ans et le père l’an dernier.Le fils survivant demande la part de son père détenue par la caisse ainsi que le montant d’argent à l’épargne pour déposer cette part et cet argent au nom de son propre fils.Veuillez me donner la manière de procéder dans nu cas semblable?Réponse: — Au point de vue de la caisse, la seule chose qui importe c’est que l’on fournisse au gérant une déclaration de règlement de la succession sous forme de déclaration de transmission, accompagnée d’un certificat du percepteur des droits sur les successions.Cette déclaration de transmission est un document assermenté donnant le nom, prénom, adresse, degré de parenté de tous et chacun des héritiers laissés par M.à sa mort.Il indique également si M.a laissé ou non un testament.Dans l’affirmative, la caisse a raison d’exiger et doit même exiger copie de ce testament.Il est impossible et même probable que les héritiers de Madame.aient des droits dans le dépôt et dans les actions détenus par son mari.Dans ce cas, il faudra voir le règlement de la succession.Je conseille au gérant de demander à ce qu’on lui fournisse pour le bénéfice de la caisse cette déclaration de transmission et ce certificat.S’il veut bien vous transmettre ces documents, nous pourrons vous dire immédiatement si la caisse doit ou ne doit pas mettre l’argent au nom du petit-fils.Ce dernier pourra plus tard lorsque le transfert aura été opéré, donner la somme à son enfant s’il le juge à propos.116 — Numéro 8 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 CONSEILS JUDICIEUX DE M.LE CHANOINE ROCHETTE loM- de .la ^emùcm de la GaidAe Gevd/iale GbeAjaAidmA de JleitiA LE 9 JUIN 1940 (suite) Attention aux adresses Lorsque vous envoyez des chèques en collection, faites attention en retournant votre paiement d’envoyer votre chèque à la succursale de Banque qui vous l’a envoyé.EXEMPLE: si vous recevez de la Banque Canadienne Nationale, 5, rue St-Jean, Québec un chèque en collection et que vous retournez ce dit chèque à la Banque Canadienne Nationale à Montréal, comment pouvoir retracer que le chèque original a été envoyé de la Banque Canadienne Nationale, 5, rue St-Jean, Québec?Signature Nous demandons encore une fois de bien signer vos chèques.Vous devez les étamper avec le timbre en caoutchouc de la caisse (étarupe), de plus, le gérant devra apposer sa signature manuelle.Double signature Lorsque vous faites un chèque qui exige la double signature, un chèque de $500 ou $1,000, tout dépend de votre assurance fidélité, il faut la double signature : celle du gérant accompagnée de la signature du président ou de toute autre personne désignée par le bureau de direction.iSi vous ne vous conformez pas à cette règle de conduite, vos chèques seront retournés en faisant souffrir des retards préjudiciables à votre caisse.Numéro de compte Nous demandons aux gérants des caisses populaires lorsqu’ils font des chèques tirés sur la Caisse Centrale Desjardins de bien vouloir inscrire sur le chèque, le numéro de leur compte.Peut-être direz-vous que c’est un caprice d’exiger ce détail.Vous ne sauriez croire tout le temps que l’on sauverait si vous vouliez vous donner la peine d’inscrire ce numéro.Lorsque nous recevons des milliers de chèques par jour et qu’il nous faut chercher le numéro de la caisse, c’est beaucoup plus long que s’il était inscrit sur le chèque.De plus, le classement se ferait plus rapidement et les erreurs seraient de plus en plus rares.Certains gérants se plaignent parfois qu’à la Caisse Centrale Desjardins, l'on commet des erreurs.Si sur le bordereau, comme sur les chèques, le numéro du compte de la caisse était toujours inscrit, je suis certain que beaucoup d’erreurs seraient évitées.Croyez-le ou non — mais il n’en est pas moins vrai — que certains gérants oublient d’inscrire le nom de leur caisse au bas de leur bordereau.Parfois, il arrive que les signa- tures sont illisibles ; en inscrivant le numéro de votre compte, cela nous aiderait à retrouver l’endroit.De grâce, un peu plus de coopération, plus d’ordre, plus de rapidité, moins d’erreur.Chèques faits sur des formules empruntées 11 y a des gens qui s’en vont dans une Banque pour se procurer des blancs de chèques.Sans scrupule, ils barrent le nom de la Banque pour écrire le nom d’une caisse quelconque.Trop souvent, il a été constaté que ces chèques étaient sans fonds; c’était un moyen détourné pour voler.A l’avenir, ces chèques ne seront • plus acceptés, avertissez vos sociétaires car ils vous seront retournés.Endossement des chèques L’on est prié d’endosser les chèques exactement comme ils sont marqués.Exemple : si vous avez un chèque fait au nom de M.AUDETTE il faut qu’il soit endossé M.AUDETTE ET NON M.AUDET.Attention aux chèques de pension de vieillesse, du crédit agricole, mère nécessiteuse, compagnies d’assurance, endossez exactement, autrement le chèque revient et parfois vous n’avez pas votre argent avant plusieurs semaines.Endossement des chèques au nom des personnes décédées Lorsqu’un chèque est fait au nom de M.décédé, l’exécuteur testamentaire devra endosser au nom du dit M.décédé, et signé com- me exécuteur testamentaire.Le gérant de la caisse devra ajouter après la signature de l’exécuteur testamentaire: nous garantissonns l’eei-dossement de ce chèque, et il apposera la signature officielle de la caisse.Il va sans dire qu ’une telle garantie ne devra pas se faire à la légère.Il faut que le gérant prenne ses précautions : voir le testament de la personne décédée et se rendre compte qui est l’exécuteur testamentaire.En garantissant une signature, vous en prenez la responsabilité.Pour éviter tout vol dans le transport des chèques Dès qu’une personne se présente à votre caisse pour échanger un chèque, vous devez aussitôt au dessous de l’endossement apposer votre timbre en caoutchouc (étampe) “pour dépôt seulement au crédit de la caisse populaire.” De cette façon, si le chèque était perdu, personne d’autre que votre caisse ne pourrait l’échanger, (à suivre) 117 Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 8 L Epargne scolaire et ses aboutissants III Notre dernier larcin, fait à La Survivance, traite comme suit de l’administration d’une caisse scolaire.CHAPITRE III Administration Par qui est administré une Caisse d’Epargne Scolaire?Par un gérant général et son conseil.Qui est gérant général?Le gérant général est l’instituteur ou l’institutrice qui s’est chargé de la fondation d’une Caisse d’Epargne Scolaire.Quelles sont les fonctions du gérant général?Le gérant général : lo.Admet les membres.2o.Il voit aux dépenses pour l’achat du matériel.3o.Il préside à l’élection des officiers qui font partie de son conseil.4o.Il surveille les officiers et les stimule dans l’exercice de leurs charges.5o.Il règle les différends qui pourraient s’élever entre les membres et les officiers.60.Il voit au placement de l’argent déposé dans la Caisse.lo.Il doit remettre lui-même à l’élève le montant d’argent qu’il désire retirer, en tenant compte cependant des prescriptions qui seront signalées plus loin, en parlant du retrait de l’argent.Par qui est nommé le gérant général?Le gérant général est nommé par l’autorité supérieure de l’institut ou le principal de l’école.Dans les écoles ou il n’y a qu’un seul professeur, ce professeur est de droit le gérant général de la Caisse d’Epargne Scolaire.Qui doit aider le gérant général dans l’exercice de ses fonctions?Le gérant général est assisté de son conseil.Qui fait partie de ce conseil?lo.Dans les écoles où tous les grades sont dans la même classe, le conseil se compose d’un propagandiste, d’un assistant-gérant et de trois conseillers.2o.Dans les écoles où chaque grade constitue une classe séparée, il y a un assistant-gérant et un propagandiste pour chaque classe.Alors le conseil est composé de l’ensemble de tous ces propagandistes et assistants gérants, Quelle est la fonction des assistants-gérants?Les assistants-gérants ou trésoriers sont chargés de ramasser l’argent que les élèves veulent déposer à la Caisse.Il est donc chargé de vendre les cartes et timbres scolaires.Que fait-il de l’argent qu’il ramasse ainsi?11 le remet au gérant-général deux ou trois fois par semaine ou plus selon que le gérant-général l’a déterminé.Quelle est la fonction des propagandistes?Les propagandistes sont chargés d’amener le plus grand nombre d’élèves possible à déposer à la Caisse d’Epargne Scolaire.Les meilleurs propagandistes ne sont pas ceux dont le groupe contrôle la plus grosse somme, mais ce sont ceux qui entraînent le plus grand nombre de déposants.Que devient l’argent une fois rendu entre les mains du gérant-général?lo.Là où existe déjà une Caisse Populaire, organisée, le gérant-général dépose à cette Caisse l’argent économisé par les élèves.Le gérant de la Caisse Populaire fait l’entrée au compte d’épargne au nom des timbres scolaires.Loi’squ’un élève a fini de remplir une carte en entier, il se présente à la Caisse Populaire.Là le gérant retire sur le compte des timbres scolaires l’argent indiqué sur la carte de l’élève et ouvre un compte d’épargne au nom de cet élève, en lui remettant un livret de la Caisse Populaire.2o.Dans les endroits où il n’existe pas de Caisse Populaire organisée, c’est au gérant gé-nénéral à décider ce qu’il doit faire avec l’argent déposé dans la Caisse Scolaire.Ou bien il le dépose tout simplement dans une Banque ou bien il fait affaire avec la Caisse Populaire d’une paroisse pas trop éloignée.Cet argent peut-il fructifier?Oui, chaque élève déposant participe aux profits accordés par la Caisse Populaire ou la Banque dans laquelle le gérant aura déposé l’argent économisé par les élèves.Est-ce qu’un élève peut retirer de l’argent qu’il a déposé dans la Caisse d’Epargne Scolaire?Oui, mais il doit présenter au gérant général lui-même un billet signé de ses parents indiquant le montant qu’il est autorisé à retirer.Dans les pensionnats, c’est au gérant général à décider de chaque cas eil particulier.Louis ARNEÂU, 118 — Numéro 8 Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Jleà Moatti Az Piété.Vers la fin du moyen âge l’usure était devenue un vrai fléau pour la société, pour tes classes populaires surtout, en France et en Italie.Les Juifs, à cette époque, avaient, pour ainsi dire, monopolisé le prêt à usure.Le taux en était exclusif et une seule chose peut surprendre, c’est qu’avec de pareilles exactions, les fils d’Israël n’aient pas éprouvé plus durement les effets de la colère du peuple et des châtiments du ciel.D’après une ordonnance de 1360, qui permettait aux Juifs de résider en France, le taux était fixé à quatre deniers par semaine d’où l’expression : prêter à la petite semaine pour signifier le prêt usuraire.Une autre ordonnance de 1380, autorisait les Juifs à prêter sur gages, tout en leur interdisant d’accepter en nantissement des reliques, socs, coutre, ferrements de charrues.Le taux était alors fixé à 43% par an.Au bout d’un laps de temps convenu, d’ordinaire un an et un jour, le gage devait être vendu publiquement et le surplus “boni”, une fois les frais et les intérêts payés, remis à l’emprunteur.Mais le législateur était impuissant à réprimer le fléau de l’usure.L’usurier prêtait au taux qu’il voulait et savait voler en gardant les apparences de la légalité.“Au moyen-âge, dit Michelet, celui qui sait où est l’or, le véritable alchimiste, le vrai sorcier, c’est le Juif.Le Juif, l’homme immonde, l’homme d’outrage sur lequel tout le monde crache, c’est à lui qu’il faut s’adresser.Mais pour que le pauvre travailleur s’adresse au Juif, pour qu’il approche cette sombre petite maison si mal famée, pour qu’il parle à cet homme qui, dit-on, crucifie les petits enfants, il ne faut pas moins que l’horrible pression de la misère et de la faim.Quand donc il avait épuisé sa dernière ressource, quand son lit était vendu, quand sa femme et ses enfants, couchés à terre, tremblaient de fièvre en criant : “Du pain !”, tête basse et plus courbé que s’il eût porté sa charge de bois, il se dirigeait lentement vers l’odieuse maison du Juif et restait longtemps' à la porte avant de frapper.Le Juif ayant ouvert avec précaution sa petite grille, un dialogue s’engageait, étrange et difficile.Le chrétien.— “Au nom de Dieu! Le Juif.— Le Juif l’a crucifié, ton Dieu.— Par pitié ! — Ce ne sont pas des mots qu’il faut ; il faut un gage.— Que peut donner celui qui n’a rien?” Le Juif lui dira doucement : “Mon ami, conformément aux ordonnances du roi, notre sire, je ne prête ni sur habit sanglant, ni sur fer de charrue.Non, pour gage, je ne veux que vous-même.Je ne suis pas des vôtres.Mon droit n’est pas le droit chrétien ; c’est un droit plus antique: votre chair répondra.Sang pour or.” Les économistes contemporains qui prétendraient avoir été les premiers à témoigner de la sympathie et à exercer leur dévouement envers la classe ouvrière et la classe pauvre, se tromperaient 'étrangement.Non, on o’a pas attendu notre siècle pour s’occuper des classes malheureuses.A ce sujet Ed.Drumont a écrit: “Ceux qui s’occupaient autref ois de ces questions (économie politique ou sociale), n’étaient point, sans doute, comme aujourd’hui des membres de l’Institut, des orateurs publics irrités du spectacle de la misère et préoeçupés de s’attirer les applaudissements de la foule en flattant ses passions.C’était les saints eux-mêmes, qui cherchaient à mettre l’harmonie sur la terre ; des rois, comme St-Louis discutant au palais, avec Etienne Boileau, l’organisation du travail ; des moines comme Saint Thomas d’Aquin, s’efforçant de définir le caractère du crédit.Ce crédit, saint Thomas d’Aquin le voulait chrétien et non judaïque; il entendait qu’il fût une aide donnée par un frère à son frère et non une exploitation, non un moyen d’opprimer ceux qui n’ont rien et de dépouiller ceux qui ont peu, aux mains d’hommes qui veulent avoir davantage sans ise donner la peine de le gagner.Les disciplines de saint François d’Assise, le sublime mendiant qui aima tant les pauvres qu’il voulut être encore plus pauvre qu’eux, eurent avec le sûr instinct que donne l’amour, la compréhension très nette de ces problèmes.” Au premier rang des Franciscains qui entreprirent jadis une campagne courageuse contre les usuriers figurent le Frère Barnabé de Terni, le Fr.Fortuné, le bienheureux Bernardin de Feltre, etc.Ils nous ont donné de beaux exemples de dévouement à la cause des humbles et .nous, ne saurions mieux faire que d’imiter ces héros de la justice.et de la charité.Rappelons ici que l’honneur d’avoir pris l’initiative de l’établissement des Monts-de-Piété revient au Père Barnabé de Terni, dont le Père Bernardin de Feltre reprit l’oeuvre et la soutint avec un zèle et une persévérance admirables.Dans le monde, le Père Barnabé avait cultivé avec succès les belles-lettres, la philosophie et la médecine.Lorsqu’il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs de l’Observance, il était déjà docteur en ces trois facultés.Ses progrès dans la vie religieuse furent rapides, et les vertus ainsi que les talents dont il était doué ne lui permirent pas de rester dans l’ombre ait gré de son humilité.Après un temps relativement court depuis sa profession, il devint gardien de son couvent et dans la suite définiteur, puis Vicaire de la Province de Saint-François.Ce n’était pas.on le voit, un homme ordinaire, même au point de vue simplement humain, sans parler de sa sainteté.Il était dans les desseins de Dieu l’instrument choisi pour doter la société d’un ins- Volume 6________________________LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 8 titution des plus utiles, ces Monts-de-Piété, que le bienheureux Bernardin de Feltre devait, après lui, propager avec un zèle si grand qu’on a cru pouvoir lui donner le titre de fondateur de ces établissements, comme au bienheureux Barnabe de Terni lui-même.Barnabé, à l’exemple des autres prédicateurs du XVe siècle, ne pouvait s’empêcher de dénoncer au mépris public le profit sans travail et le gain excessif.'Ce qui excitait son indignation, c’était, plus encore que l’énormité des gains illicites des usu-rieurs, les souffrances de leurs victimes.Il flétrissait avec la dernière énergie les vendeurs de larmes; ces Juifs qui, pour leur usure, buvaient le sang des pauvres chrétiens et s’ engraissaient de leur substance.Que leur importait la douleur d’autrui, si cette douleur pouvait se convertir en écus sonnants ?Avec Fr.Barnabé de Terni vivait au couvent de Pérousse un autre religieux recommandable par sa piété et son savoir.C’était particulièrement avec lui que le Fr.Barnabé s’entretenait de ce triste sujet de l’usure et des projets qu’il formait pour la combattre, l’abolir s’il se pouvait.Fr.Fortuné de Copolis, né à Pérousse même, était lui aussi un savant, un jurisconsulte fameux.Ainsi ces deux hommes connaissant très bien le maniement des affaires allaient, dans ce pauvre couvent, trouver le secret de fonder des établissements appelés à rendre à la société humaine les plus grands services.Barnabé et Fortuné jugèrent que rien ne pouvait mieux détruire l’usure que la création de maisons de prêt où le pauvre peuple trouverait, avec des frais insignifiants, le petit capital qui lui manque et que le Juif lui vend si cher.Il importait, pour commencer, de se procurer les fonds nécessaires, afin de pouvoir faire des avances à ceux que l’on se proposait de secourir, et former ensuite un comité d’hommes honnêtes et charitables, chargés de veiller à la bonne administration et au fonctionnement régulier de l’oeuvre.Réunir un peu d’argent était donc la première chose à faire.Mais les Franciscains ne possèdent ni or ni argent, pas même leur tunique, leurs sandales, leur corde grossière.Que faire?C’est de son «coeur que le bienheureux Barnabé fit sortir l’or dont il avait besoin, car c’est de son coeur que «sortirent les paroles embrasées qui émurent profondément les habitants de Pérouse et provoquèrent des aumônes suffisantes pour assurer le succès de l’entreprise.Après avoir ainsi réuni ces premiers capitaux, Barnabé de Terni et son compagnon s’occupèrent d’organiser à Pérousse le premier Monte-di-Pieta.Cela se passait en 1462.Nous traduisons en f rançais littéralement : Mont-de-Piété, mais« il est bon de faire remarquer que monte, en italien, veut dire aussi bien masse, banque ou réserve d’argent, que mont.La dénomination de pie ta fut ajoutée pour distinguer cette institution des autres «banques et pour rappeler que c’était la compassion, la charité qui l’avait créée.Les Monts-de-Piété rencontrèrent des oppositions acharnées de la part des usurieurs et d’un certain nombre de catholiques rigoristes ou amis des Juifs.Le cinquième Concile de Latran déclara que la rétribution de 1 ou 2 pour cent n’était pas usuiraire, et Léon X, «en_ recommandant aux prédicateurs de proclamer l’utilité des Monts-de-Piété, fulmina l’anathème contre ceux qui blâmeraient cette institution.L’oeuvre du bienheureux Barnabé fit son chemin malgré tous les obstacles qu’on cherchait à lui susciter.Ejt bientôt Dieu lui donna un ferme appui et un «continuateur des efforts de Barnabé de Terni dans la personne du bienheureux Bernardin de Feltre qui établit des Monts-de-Piété dans une multitude de villes d’Italie.L’Abbé Henri DE SURREL, M.A.(Extrait de “Les Fleurs de la Charité”.) Différentes formes de gouvernement Socialisme: Vous avez deux vaches; vous les donnez toutes les deux à votre voisin.Communisme : Yous avez deux vaches ; vous les donnez toutes les deux au gouvernement qui, en retour, vous donne une partie du lait.Fascisme: Vous avez deux vaches; vous gardez vos deux vaches mais vous donnez le lait au gouvernement qui vous permet d’en racheter une partie.“New Deal” américain: Vous avez deux vaches ; le gouvernement tue une vache, achète le lait de l’autre vache et le jette dans la bouche d’égoût.Nazisme: Vous avez deux vaches; le gouvernement vous fusille, s’empare des vaches et vend le lait.Capitalisme: Vous avez deux vaches; vous en vendez une et achetez un taureau.Crédit social: Vous tuez le taureau.Disons que: Nos jeunes caisses ne doivent pas compter uniquement sur nos inspecteurs et sur nos propagandistes pour faire leur propagande et pour tenir leurs livres à jour.La Fédération des Caisses Populaires est bien prête à les aider à leur travail.Mais de là à le faire.Disons que: Le Congrès des coopérateurs a été un succès. Numéro 8 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 X-ettre ouverte à Messieurs les gérants et officiers des Caisses Populaires du Québec Bons et chers amis, Une question aujourd’hui?.Je vous la pose nette.Comme gérants et officiers de caisses, êtes-vous bien convaincus que vous travaillez à une oeuvre de grande portée sociale?Comprenez-vous, que pour les ouvriers, pour les cultivateurs, pour.tout le monde, l’épar- gne doit précéder le crédit?J’ai presqu’envie d’en douter.Depuis un quart de siècle surtout, on ne parle, on ne rêve, ou ne cherche que le crédit.Dans ce domaine, nos gouvernants donnent copieusement des' exemples qu’il ne faut pas toujours suivre.Et chacun se croit, veut être économe, oui; mais.sans jamais se priver de rien, après avoir satisfait tous ses caprices.Il est temps de commencer à se priver de quelque chose, de pratiquer la vertu d’économie qui créera l’épargne, et, de l’organiser cette épargne, la nôtre les canadiens français, ne le croyez-vous pas, vous autres ?.,.Notre gaspillage collectif a créé une bonne partie de la crise.Notre manque d’organisation de l’épargne populaire l’a accentuée.'Cette crise, elle n’est pas le fait de la guerre de 1914 seulement.Elle serait venue quand même.Dès 1891, en face des méfaits du libéralisme économique, S.S.Léon XIII l’avait prévu.Bien des années avant la guerre de 1914, le fondateur de nos caisses populaires, M.le Commandeur Alphonse Desjardins, en s’appuyant sur la doctrine de l’Eglise, et, sur des faits, l’avait prédite.“Toute l’organisation économique de notre pays, nous disait-il, est faite en vue de drainer les capitaux vers les villes, au détriment des campagnes.Dans les villes, la petite épargne est organisée, pour et au bénéfice de la grande finance.Le monopole s’en vient au grand galop”.Et, il est venu.Et, il continuera, en dépit des lois et des gouvernants, aussi longtemps que les travailleurs n’auront pas eux-mêmes, organisé leurs petites épargnes.C’est à cette oeuvre que vous travaillez.Je me plais à vous le rappeler, à vous en féliciter, à vous encourager à continuer.Assez de bavardage.Quelques conseils pratiques.Etudiez les règlements de vos caisses.Appre- nez-les.par coeur.C’est votre code.Il doit vous guider partout et toujours.Cette étude vous empêchera de dire des âne-ries, de faire des fautes.irréparables.Rappelons, en bref, quelques-uns de ces règlements.Ne prêtez jamais sans caution.Exigez le remboursement des prêts, tels que convenus entre vos emprunteurs et votre caisse.Si vous ne le faites pas, vous êtes coupables et gravement coupables de négligence incroyable.Tôt ou tard, vous vous en mordrez les pouces.Et vos prêts, vous ne devez pas les consentir pour que les remboursements durent.jusqu’à la fin du monde, et trois jours après.Ce sont des prêts à court et à moyen terme, c’est-à-dire, sauf de cas très rares, de un à cinq ans.Et, jamais, au grand jamais de prêts aux membres de la Commission de Crédit ou du Conseil de Surveillance c’est contre la loi, les règlements et.le bon sens/ Un examen minutieux de vos prêts vous fera voir, dans ce domaine, les fautes commises.Réparez-les sans tarder.Et croyez-moi, Bons et chers amis, Votre bien dévoué Louis AUNE AU.Abbe P.Grondin Missionnaire Diocésain $0.25 sous l'unité $2.50 la douzaine V $1 7.00 le cent CAISSES POPULAIRES Desjardins — 121 Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro S Le Malaise Economique C’est là u>n terme qui revient souvent dans nos journaux, trop souvent même, en des temps où l’optimisme est nécessaire pour remonter le courant.Certes, il existe, ce malaise, et nous en avons tous les jours des preuves visibles.Le ralentissement des affaires, le chômage, les plaintes nombreuses des commerçants nous le rappellent sans cesse.Mais peut-être cherchons-nous trop à le voir.Nous oublions que notre pays est encore privilégié et que tout a une fin.Si pénible soit-elle, une crise assainit toujours le marché économique du monde.L’Industrialisation à outrance et l’emploi des moyens de production les plus scientifiques ont rompu l'équilibre de l’offre et de la demande.Je ne crois pas que ce soit pourtant là que réside la plus grande cause du mal.Nous souffrons avant tout d’une crise de confiance.Preuve en est certains phénomènes peu reluisants.Tandis que dans notre continent, des milliers d’êtres crient la faim, dans d’autres parties du monde on préfère détruire les récoltes que de laisser tomber les prix.Que la grande finance nous donne d’un fait semblable, une explication plausible, peu importe, il y a là, à l’oeuvre, un monstrueux égoisme.Au point de vue politique, on peut faite les mêmes constatations.L’atmosphère est pleine de méfiance.Le journaliste Gigon signalait au début de l'année comme un danger le développement exagéré de la diplomatie secrète.Le travail au grand jour n’est plus qu’un travail de surface.L’essentiel se fait dans l’ombre, car on a peur de rendre publique la plupart des décisions.Une telle méthode aboutit infailliblement à la négation de tous.Celui qui signe un traité ne se demande peut-être pas s’il a l’intention de tenir ses engagements.Dans le commerce, l’acheteur se hâte d’entrer en possession d’un objet -sans se soucier beaucoup de la manière dont il paiera.La vente dite “à tempérament” encourage d’ailleurs cette tendance.-On vit passablement d’illusions, à un niveau en général supérieur à celui qui doit être le sien.Tout cela détruit la confiance.Qui donc maintenant se fie aux apparences dans un monde accoutumé à montrer double face?Qu’un gouvernement -parle de paix?On -croit que c’est pour masquer des préparatifs de guerre.Qu’un homme se promène dans une luxueuse automobile?Il se trouvera bien quelqu’un pour dire qu’elle n’est pas payée.Il est évidemment facile de faire des constatations pessimistes.Mais -le remède, où est-il?Que préconiser pour remettre de l’équilibre dans un monde desaxé ?Chacun connaît la solution.Les politiciens -comme les moralistes l’ont indiquée -plu-s d’une fois: rendre la confiance à ceux qui ne l’ont plus.Les moyens à employer?Voilà certainement quelque chose de plus complexe.Ce n’est pas nous qui les indiquerons.Ce que je tiens pour ma part à faire ressortir, c’est la merveille sociale que représentent nos Caisses Raiffeisen.Au milieu du désiquilibre actuel et de la crise de confiance, elles réalisent une oeuvre de reconstruction- économique et morale, par le maintien et le développement des qualités qui ont toujours fait la force de -notre peuple.Par le travail, l’épargne et la confiance réciproque, les individus comme les nations marchent vers le progrès, Le marasme actuel -nous rappelle cette vérité, et met ainsi à l’honneur nos -petites institutions de crédit rural.P.CH AUD ET.(Extrait du Messager Raiffeisen) rCNDATBCN f Pendant les mois de mai, juin et juillet, Mai 1940 Comté St-Jean Desckaillons, Lotbinière.Grosse Ile, Iles de la Madeleine Havre Aubert, Iles de la Madeleine Juin 1940 St-Patrice de Magog, Stantead.-St-Vianney, Matapédia.St-Patrice de Beaurivage, Lotbinière.St-Cyrille, L’Islet.St-Philémon de Stoke, Richmond.-Cap Santé, Portneuf.Rivière à Pierre, Portneuf.-St-Louis de France, Montréal.Ste-Anne des Monts, Gaspé-Nord.St-Alban, Portneuf.Juillet 1940 St-Léon le Grand, Matapédia.St-Nazaire, Çhicoutimi, 122 Numéro 8 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Une belle Caisse Populaire NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL (Kamouraska) Elle fut fondée en 1913 par un curé, décédé depuis longtemps.Il en fut le premier gérant.Ce fut un événement dans la paroisse et dans le comté.Imaginez aussi.Deux cent cinquante familles de pauvres habitants et villageois qui fondaient une caisse.Sans caps il y eut des rires narquois et étouffés.Et, elle commença ses opérations.Débuts modestes ; dépenses réduites aux dernières limites.Elle prêchait l’économie, et elle.la pratiquait.Ce qui n’arrive pas tou- jours présentement chez certains prédicants de l’épargne.J’ai sous les yeux le dernier rapport de l’un de nos inspecteurs, et il justifie notre titre : “Une belle Caisse”.Lisez bien: La caisse du Mont-Carmel, (Kamouraska), maintient fièrement son rang parmi les plus importantes caisses rurales du Québec.Avec son actif de $267,000.00 deux cents soixante et sept mille piastres — elle est aujourd’hui un rempart formidable contre les assauts de la dépression et des crises financières.'Situation liquide extrêmement forte.Son encaisse, ses obligations et ses parts à la caisse centrale dépassent les 200 mille piastres, soit 96% du total de ses parts sociales et de ses dépôts d’épargne.La dernière année sociale a vu son avoir propre s’augmenter de près de 3,000.00 Cette caisse compte 546 sociétaires soit, une moyenne de 2 personnes pour chaque famille de la paroisse.En serrant un peu ces chiffres, l’on constate avec plaisir qu’en moyenne, chaque famille possède $1,000.00 d’épargnes s’il en était ainsi dans toutes nos familles rurales ! Et si ces argents étaient déposés dans nos Caisses Populaires.Nous aurions fini d’être pauvres, canadiens français.Et si, des 57 millions de piastres de prime d’assurance que, nous, canadiens-français, nous payons chaque année aux compagnies étrangères, nous en gardions la moitié seulement pour nos assurances administrées par les nôtres, nous aurions fini d’être pauvres les canadiens français.Si nous avions plus de chefs !.Il s’en forme, heureusement.Mais assez de rêves, et trêve à cette dégression, revenons à notre Caisse du Mont-Carmel.C’est vraiment une belle caisse que celle-là! Ses officiers ont raison d’être fiers de l’oeuvre qu’ils administrent.Ces succès, ils sont dûs à leur dévouement à l’intérêt qu’ils portent à leur caisse.Us sont dus aussi au travail du gérant comme un bon gérant peut faire de bien avec• sa caisse.Les directeurs quand c’est nécessaire savent se déplacer.A la dernière visite de notre inspecteur, pas un officier n’a manqué à la convocation pour réunion conjointe des officiers, annoncée quelques jours auparavant.Des belles Caisses comme celle du Mont-Carmel, il y en aurait dans toutes les paroisses, si seulement on le voulait un peu.Qrü nous donnera une once de ce vouloir ?Le concours est ouvert.Paul BREVAL.Disons que : Trop de chèques et de lettres arrivent à la Fédération des Caisses Populaires, et à La Caisse Centrale Des jardins, avec des signatures indéchiffrables.Un conseil à ceux de nos amis qui veident absolument se servir d’encre gelée ou d’encre blanche: Achetez-vous du papier.noir, des blancs de chèques.noir, du noir encore et toujours, puisque vous aimez.le blanc.D’ici là, de grâce, ayez et écrivez avec de l’encre noire, qui n’a pas gelé, qui pourra paraître et se lire sur du papier blanc, et.pesez sur la plume.Disons que: Jusqu’ici les remboursement à l’Office du prêt Agricole provincial se sont faits régulièrement.Il y a donc encore des honnêtes gens à la campagne.Pour les aider à continuer de payer, donnons-leur l’occasion de pratiquer la vertu d’économie en fondant unç boqne Caisse Populaire, — 123 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 8 Volume 6 Aux gérants des Caisses Populaires (Renseignements pour vos sociétaires) Rachats Anticipés d’Obligations : 1er mai 1941 : .HOTEL-DIEU ST-MICHEL DE ROBERVAL :~ Cette institution rachètera, le 1er mai 1941, à 101, le solde en cours d’une émission au montant de $265,000., 4%, datée du 1er nov.1937 et échéant de 1939 à 1953.A partir de mai 1941, ces obligations ne porteront plus intérêt.Tirages au sort: VILLE DE ROUYN :—Cette ville remboursera le premier décembre prochain $11,980 d’obligations de la Série B.COMMISSION SCOLAIRE DE ROUYN Cette corporation a aussi tiré au sort un certain nombre d’obligations de la Série A qui seront remboursées le 1er décembre prochain.Les corporations suivantes ont effectué un tirage au sort de quelques-uns de leurs titres.Nous indiquons plus bas les montants d’obligations ainsi rachetées et la date à laquelle elles doivent être présentées pour paiement, sans quoi elles ne porteront plus intérêt: “CORPORATION DU VILLAGE ST-JEROME, LAC ST-JEAN”, $1,500.1er sept.1940 “COM.SCOL.DU VILLAGE ST-JEROME, LAC ST-JEAN”, $700.1er sept.1940 “CORPORATION DE LA PAROISSE ST-JE-ROME, Lac ST-JEAN”, $600.1er sept.1940 “MUNC.DE LA PAROISSE ST-AUGUSTIN, LAC ST-JEAN”, $600.1er nov.1940 “COM.SCOL.DE LA PAROISSE ST-AUGUSTIN, LAC ST-JEAN”, $500.1er nov.1940 Réorganisations Financières : “COM.SCOLAIRE DE RIVIERE BLEUE”:— Une assemblée d’obligataires a eu lieu au Parlement, le 8 octobre.La majorité a accepté le règlement suivant pour le remboursement du capital; (les intérêts passés dûs étant abandonnés en entier) ; 30% comptant; 30%, le 1er août 1941; 30%, le 1er août 1942 et 10%, le 1er août 1943.Divers : 2% d’intérêts.Les intérêts passés dûs seront réglés à 2% de leur échéance respective à la date du 1er avril 1940 et payables 60% comptant et- 40% par billets échues le 1er avril 1941.Le capital sera remboursable au moyen de tirages au sort à partir du 1er avril 1942.“CORPORATION MUNICIPALE DU CANTON TACHE”: — Les obligataires ont refusé le projet de règlement suivant qui leur ¦était soumis: les obligations actuellement en cours auraient été échangées contre d’autres datées du 1er juin 1939, échéant le 1er juin 1949, à 1% d’intérêt.Les intérêts accrus du 1er déc.1931 au 1er juin 1939 auraient été réglés à 1% payables en cinq versements annuels égaux, le premier payable le 1er juin 1940 et les suivants à la même date de chacune des années subséquentes.On nous informe qu’un nouveau projet sera soumis aux obligataires d’ici une couple de mois.“CITE DE MONTREAL”:—Obligations à 6% — 15 mai 1940; obligations à 3% — 1er juin 1940; obligations à 414% — 15 juin 1940.Le directeur des Finances de la Cité de Montréal vient de publier un avis à l’effet que les intérêts sur les obligations ci-dessus mentionnées seront payés par chèques aux obligataires qui auront fait enregistrer leurs titres.Cet enregistrement s’effectue au bureau du Registraire, Bureau du Directeur des Finances, Hôtel de Ville, Montréal.'Cependant les intérêts seront payés quand même aux porteurs de titres non enregistrés sur présentation de ces titres au même bureau.£ncou’uUfe^ le catnfitain.de ^ap.ete’iie de la fyédésicQio-n ,dei.GaiAAeà.Pap,ulaisieà, Gbamlsie 913.édifice Police, 65, ’lue Ste-Auue, Québec, e*t Uù adsieàiant aoA cammandei.“CORPORATION MUNICIPALE DU CANTON BEGIN” : — Les obligations en cours seront échangées contre d’autres datées du 1er avril 1940, échéant le 1er avril 1950, à rUo-uA, béttéjjicie’ieg, de 4.eA ¦psùx, tiéduiU.— 124 — Numéro 8 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Préparation de I Avenir Lors de la Semaine Sociale de Nicolet ces jours derniers, le Cardinal Villeneuve, entre autres, a fait allusion aux différents systèmes économiques ou sociaux qui demain, croit-on, nous régiront.Mais, selon son Eminence, avant de réformer l’économique, il serait peut-être bon de réformer d’abord les personnes et les institutions personnelles.En effet.Malheureusement on n’y pense pas.Quand les affaires vont mal on a la déplorable habitude de s’en prendre au système quand très souvent, la plupart du temps, on devrait plutôt s’en prendre aux personnes qui sont chargées de faire fonctionner ce système.N’importe quel régime est voué à l’insuccès si les individus ne se sont pas reformés.En France, par exemple, on est à même, par le temps qui court, de constater ces vérités.Incidemment le cardinal a déclaré que c’était perdre du temps que de s’attarder à certains systèmes comme le Crédit Social qui demeurent, quels que soient les avantages que l’avenir pourra en tirer, des remèdes douteux et incomplets.Il est clair que des réformes monétaires s’imposent, mais abstraction faite de son côté électoral et de certaines de ses promesses toutes illusoires, le Crédit Social, dans ses éléments les plus justifiables, ne sera toujours qu’une solution partielle et inefficace, aussi longtemps qu’on n’aura pas rééquilibré le jeu des classes et leur influence dans l’ordre économico-politique.Il n’y a aucun doute que cela peut prendre un certain temps et qu’il ne faut rien brusquer.Toutefois, toujours selon le conférencier, le siècle qui vient devra être corporatif.C’est probable si nous ne voulons pas retomber dans les graves erreurs du passé.Pour cela il va falloir, dit son Eminence, procéder graduellement et par étapes.On n’aura pas dit le dernier mot pour avoir fondé des Caisses Populaires ou des Sjmdicats ouvriers à moins qu’on ne travaille à relier graduellement tous ces éléments divers dans la formule de l’organisation sociale complète : les corporations et le corporatisme.Il est probable que d’ici la fin de la guerre et surtout après la guerre on entendra parler beaucoup de nouveaux systèmes économiques et sociaux.Il n’y a aucun doute aussi que certains systèmes qui ont eu leur heure de célébrité éphémère en ces dernières années vont tomber complètement dans l’oubli.Souhaitons toutefois que les régimes de demain soient basés sur la justice et l’équité sans quoi on retombera encore dans le marasme des années passées et dans les conflits armés d’aujourd’hui.(L’Information octobre 1940) Uqu£ sfXMUeÿ yp/mCPlAe^l sGM Secrétariat de la FEDERATION DES CAISSES POPULAIRES Chambre 912 — 65, rue Ste-Anne, Québec.TIMBRES SCOLAIRES (à l'effigie de M.Desjardins) Timbres d'un, de cinq et vingt-cinq sous.35 sous du mille.Carnets pour timbres d'épargne.40 sous du cent.PHOTOGRAPHIE DE M.le Commandeur ALPHONSE DESJARDINS, Fondateur des Caisses Populaires.$3.00 l'unité.FEUILLES adaptées à la comptabilité des Caisses Populaires Pour l'épargne, " les prêts, " le capital-social, " les comptes généraux $1.00 le cent.FORMULES DE détail de l'encaisse .$0.50 le cent.relieur.0.45 l'unité.FORMULES DE garantie conformément à la loi du nantissement agricole.$0.25 la douzaine.AVIS D'ECHEANCE (1er et 2e AVIS) .$0.30 le cent.RECONNAISSANCE DE DETTE .$0.25 le cent.FORMULES DE COMPTES CONJOINTS Aux caisses qui détiennent au moins six abonnements à notre revue, nous serons heureux de faire parvenir gratuitement sur demande deux douzaines de ces formules dont le prix est de.10 sous la douzaine.ENVELOPPES blanches non-imprimées Grandeur numéro 8.$0.20 le cent - $1.75 le mille.10.0.30 le cent - 2.80 le mille.CHEQUES, (à l'effigie de M.Desjardins) Par livrets de 25, 50 et plus avec talon, il vous coûteront: $4.00 du mille par quantité de 1,000 3.35 " " " " " 3,000 3.00 " " " " " 5,000 2.70 " " " " " 10,000 (Réduction de 70 cents du mille pour chèques sans talon non reliés) 125 — Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 8 Jlr/l/fnion Récfiancde ded Gaid&ed PofuttcU/ied ^hedja*idind deA ^nmA-Pio-iè^ed tient don addemhlee Le 15 octobre 1940, l’Union Régionale des C.P.D.des Trois-Rivières tenait son assemblée annuelle pour l’année 1939 - 40.Du rapport de monsieur Laurent Létourneau, gérant de cette Union, nous extrayons les notes suivantes : “Deux Caisses Populaires ont été fondées et affiliées à notre union: une, dans le comté cl’Ar-thabaska, et l’autre, dans le comté de Drummond.Une société coopérative Agricole dans le comté de Berthier demande son affiliation.Au 31 août 1940, nous avions 19,790 sociétaires, 19,492 déposants et 5,440 emprunteurs.Le nombre des sociétaires, déposants et emprunteurs devrait être un peu plus élevé.En effet, quelques gérants ont omis de nous donner sur leur état du 31 août les renseignements nécessaires et il nous a fallu référer, soit au rapport d’inspection, soit à un rapport mensuel antérieur, souvent vieux de plusieurs mois.Nous profitons de l’occasion pour prier les gérants en faute d’être bien particuliers à nous fournir tous les renseignements demandés sur la formule des situations mensuelles.Quelques caisses seulement omettent de nous donner le nombre de leurs sociétaires, déposants et emprunteurs, mais beaucoup plus nombreux sont les gérants qui ne donnent pas le détail de l’encaisse.Les contributions annuelles des caisses affiliées nous ont rapporté $1,002.84, dont il faut déduire la part de la Fédération de Québec: $183.17.Le mode de contribution dont il a été question l’an dernier sera mis en force dès cette année, c’est-à-dire que nous chargerons ou ferons payer en janvier 1941, à chaque caisse affiliée, 1/20 de 1%, minimum $10.00, sur son actif au 31 décembre 1940.Les caisses dont l’année sociale finira en octobre ou novembre payeront le taux actuel de 2% sur les bénéfices, mais toutes le_s caisses seront ensuite débitées en janvier 1941, au taux mentionné ci-haut, suivant le nombre de mois écgulés entre la fin de leur année sociale et le 31 décembre.Plusieurs caisses ont bénéficié durant la dernière année de notre service de garde des obligations (débentures).Nous pouvons l’offrir à nos caisses à un prix moins élevé qu’elles payeraient ailleurs pour la location de coffrets.Pour toutes les caisses qui ne peuvent louer un coffret de sûreté dans leur paroisse même, c’est un réel avantage de profiter de notre service, car, à part la charge annuelle moins élevée, nous éliminons les pas et démarches qui occasion- nent des déboursés plus ou moins considérables suivant que la caisse est plus ou moins éloignée de la banque où elle a son coffret, nous éliminons encore les frais d’envoi et les risques de pertes ou de vol.Nous détachons les coupons chaque mois et les déposons au crédit des caisses intéressées.Vos administrateurs ont cru bien faire en se portant acquéreurs pour l’Union Régionale, de l’immeuble où sont ses bureaux actuellement.Nous sommes dans un endroit central, à proximité du bureau de poste et des banques, par suite en mesure de hâter l’expédition des affaires, pour le plus grand bien de nos caisses.Lorsque nos réparations seront terminées, nous aurons des bureaux qui nous permettront de vous donner le meilleur service possible.Votre conseil d’administration suggère de maintenir le taux de boni à 6% et désire vous faire remarquer encore une fois que chaque caisse populaire affiliée peut souscrire et payer jusqu’à $100,00 de parts.La taxe d’entrée est de .25c par part de $5.00.Il a été décidé aussi, sujet à votre approbation, de créer une autre classe de capital social pour les caisses qui le voudront, auquel elles pourront souscrire jusqu’à concurrence d’un montant que vous fixerez et sur lequel l’union ne payera pas moins que 3%, mais qui pourra être augmenté quant au taux si les bénéfices le permettent.La taxe d’entrée sera de .10c par part de $5.00.Nos bénéfices sont un peu plus élevés cette année que l’an dernier, dû à certaines transactions heureuses qui ne se répéteront pas cette année, très probablement.Nous avons pu atteindre ce résultat tout en maintenant une encaisse beaucoup plus élevée que durant l’exercice précédent.En effet, durant 1938 - 39, la moyenne de l’encaisse a été de $78,000.00 et en 1939 - 40, de $117,100.00.Au 30 avril dernier, nous avions $238,000.00 près, soit $100,000.00 de plus qu’à la même date l’année précédente, et cependant en juin nous avons dû emprunter.Nos emprunts ont été diminués à $35,000.00 au 31 d’août, et complètement payés durant septembre.Plus que jamais nous insistons pour que vous gardiez une encaisse en rapport avec vos responsabilités.Nous le répétons, nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve.Ainsi, au 30 avril dernier, avec la forte encaisse que nous avions nous croyions, et nous l’avons cru durant mai et une partie de juin, que nous ne serions pas obligés d’emprunter.Mais la peur irraisonnée et injustifiable de juin qui vous a — 126 — Numéro 8 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 fait perdre à plusieurs uu montant considérable de dépôts qui partaient de chez nous en bonne partie, nous a vite prouvé le contraire.Si nous nous étions contentés au 30 avril dernier du montant d’encaisse de l’année précédente, il nous aurait donc fallu emprunter $170,000.00.La banque nous les aurait-elle prêtés?Nous avons prêté nous-mêmes à quelques caisses pour leur permettre de passer la crise.Nous ne l’aurions pas pu si nous avions été-refusés nous-mêmes.Vous voyez donc la nécessité absolue de garder une forte encaisse.En général, les caisses affiliées ont bien suivi nos conseils et nous les en remercions; nous espérons qu’elles continueront à le faire.Quant à celles qui sont portées à trop prêter, elles voient à quoi elles s’exposent et exposent les autres caisses en cas de crise aigue.Si une seule caisse devait suspendre ses paiements, tout notre système en souffrirait.Donc de la prudence.Notre mouvement annuel d’affaires durant 1939 - 40 montre une augmentation de près de 20% dons les rentrées, les emplois et le nom- bre des transactions.Nous sommes à conclure un arrangement avec les banques par lequel les chèques tirés sur vous par vos sociétaires seront traités sur le même pied que ceux des banques quant aux commissions.En retour, ces dernières demandent que nous exigions partout les mêmes taux qu’elles exigent elles-mêmes.Nous vous prions d’en prendre bonne note.Nous vous demandons l’autorisation d’emprunter jusqu’au montant permis par la loi chaque fois que cela sera nécessaire pour la bonne marche de la société durant l’année courante.Vous serez appelés à faire le choix de nouveaux administrateurs.Ceux dont le mandat expire cette année sont: pour le conseil d’administration : M.le chanoine Thomas Caron, ptre, M.l’abbé Edgar Laforest, ptre et M.Téles-phore (Schiller; pour la commission de crédit: M.J.-Frédéric Poliquin, et pour le conseil de surveillance : M.François-Xavier Bergeron.Ils sont rééligibles.L.LETOURNEAU, Secrétaire.SITUATION AU 31 AOUT 1940 ACTIF PASSIF Portefeuille: placements.$ 358,234.66 Capital social.$ 5,715.00 prêts-sociétaires.39,643.49 Epargne.428,218.19 Immeuble.9,000.00 Emprunt.35,000.00 Inventaire et ameublement.1,900.30 Boni 1939 - 40 (suggéré).332.80 Encaisse.80,734.07 - - Total du Passif.$ 469,265.99 Total de l'Actif.$ 489,512.52 Avoir-propre ou Réserves.20,246.53 $ 489,512.52 $ 489,512.52 MOUVEMENT GENERAL DE L'ANNEE RENTREES ou RECETTES EMPLOIS ou DEBOURSES Capital social.$ 500.00 Retraits sur capital social.$ 50.00 Epargne.3,873,458.94 Retraits sur épargne.3,841,643.15 Remises sur prêts-sociétaires.25,571.00 Prêts consentis.39,480.51 Remboursements-placements.38,573.15 Placements faits.53,311.58 Immeuble.9,000.00 Emprunts.120,000.00 Emprunts remboursés.95,000.00 Inventaire.342.18 Inventaire.981.79 Taxe d'entrée.27.50 Intérêts payés.6,091.41 Bénéfices.15,015.36 Boni 1938 - 39 .290.90 Dépenses.4,447.67 Total des rentrées.$4,073,488.13 Total des emplois .$4,050,297.01 Encaisse le 31 août 1939 .57,542.95 Encaisse le 31 août 1940 .80,734.07 $4,131,031.08 $4,131,031.08 MOUVEMENT GENERAL DEPUIS LA FONDATION En rentréés.$18,373,672.84 En emplois.$18,292,938.77 RESULTAT DES OPERATIONS DE L'ANNEE Bénéfices.$ 15,015.36 Dépenses.$ 4,447.67 Taxe d'entrée.27.50 Intérêts payés.6,091.41 Boni 1939 -40 (suggéré).332.80 - Porté à l'avoir-propre ou réserves .4 170 98 • $ 15,042.86 _____________ $ 15,042.86 COMPTES DES RESERVES OU AVOIR-PROPRE Solde le 31 août 1939 .$ 16,075.55 Profits nets 1939 - 40 .4,170.98 Solde le 31 août 1940 $ 20,246.53 L.LETOURNEAU, Gérant. 128 .SITUATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS AU 30 JUIN 1940 ACTIF: Placements.Prêts aux sociétaires.Inventaire.Divers.Caisse.Actif: Dépenses.Intérêts sur épargnes Bonis.Total PASSIF: Capital social.Epargne.Emprunt.Intérêts sur épargne Bonis.Passif: Bénéfices.Taxe d’entrée.Avoir-propre.Total T.-Rivières Québec Gaspè Montréal Sherbrooke Rimouski Non affiliées Dot-Prév.Total C.Rég.Total $1,009,861.40 1,847,344.94 4,644.62 14,087.51 528,515.65 $4,188,153.53 4,314,148.84 65,788.61 186,655.50 1,133,216.21 $ 65,663.61 330,782.98 1,277.00 4,000.00 145,448.64 $1,003,967.48 1,897,225.18 19,675.61 93,611.77 466,206.72 $ 113,112.16 408,579.59 3,871.60 2,492.50 221,237.87 $ 72,005.07 344,896.67 630.13 $ 38,287.85 146.718.51 100.00 329.63 8,690.02 $ 121,140.25 $ 6,612,191.35 9,289,696.71 96,068.07 301,936.91 2,701,853.66 $1,930,182.87 384,373.64 3,225.94 12,993.18 220,631.21 $ 8,542,374.22 9,674,070.35 99,294.01 314,930.09 2,922,484.87 80.50 760.00 8,866.64 189,671.91 $3,404,454.12 $9,887,962.69 $ 547,172.23 $3,480,686.76 $ 749,293.72 $ 607,203.78 $ 194,126.01 $ 130,847.39 $19,001,746.70 $2,551,406.84 $21,553,153.54 21,134.94 5,115.54 141.19 36,724.56 19,385.83 1,014.02 1,925.80 1,505.01 555.52 18,474.46 8,215.44 1,742.25 3,621.30 1,612.87 119.31 2,408.93 918.47 7.37 1,745.96 481.70 36.33 152.00 146.76 86,187.95 37,381.62 3,615.99 6,204.75 8,455.80 92,392.70 45,837.42 3,615,99 $3,430,845.79 $9,945,087.10 $ 551,158.56 $3,509,118.91 $ 754,647.20 $ 610,538.55 $ 196,390.00 $ 131,146.15 $19,128,932.26 $2,566,067.39 $21,694,999.65 $ 244,581.71 2,861,649.30 14,481.30 1,234.67 3,031.17 $1,589,325.89 7,017,045.82 185,431.42 2.592.78 3.062.79 $ 53,729.69 405,724.68 2,375.00 2,950.16 1,863.23 $ 416,306.43 2,764,088.53 42,800.00 2,891.68 1,687.12 $ 51,815,15 661,516.13 6,800.00 307.51 302.83 $ 81,483.15 499,569.51 $ 29,444.57 114,240.61 3,500.00 281.41 132.48 $ 104,301.02 $ 2,570,987.61 14,323,834.58 255,387.72 32,210.30 10,351.92 $ 304,736.57 1,800,183.39 320,000.00 $ 2,875,724.18 16,124,017.97 575,387.72 32,210.30 10,351.92 357.45 272.30 21,594.64 $3,124,978.15 $8,797,458.70 $ 466,642.76 $3,227,773.76 $ 720,741.62 $ 581,682.41 $ 147,599.07 $ 125,895.66 $17,192,772.13 $2,424,919.96 $19,617,692.09 57,723.75 1,085.68 247,058.21 144,791.49 4,107.90 998,729.01 6,158.41 222.79 78,134.60 44,930.83 1,657.60 234,756.72 7,724.61 156.15 26,024.82 5,957.64 469.81 22,428.69 6,215.58 31.90 42,543.45 1,311.56 274,813.87 7,731.83 1,653,614.43 19,470.65 510.45 121,166.33 294,284.52 8,242.28 1,774,780.76 3,938.93 $3,430,845.79 $9,945,087.10 $ 551,158.56 $3,509,118.91 $ 754,647.20 $ 610,538.55 $ 196,390.00 $ 131,146.15 $19,128,932.26 $2,566,067.39 $21,694,999.65 Sociétaires 21,118 49,021 4,549 20,270 7,863 7,724 476 2,772 113,793 572 114,365 17,968 5,411 44,415 12,107 3,268 1,553 21,008 4,787 5,258 2,063 6,201 1,552 839 98,957 27,608 583 99,540 27,655 Emprunteurs Caisses ayant fait 135 47 rapport 92 162 33 123 44 46 3 14 517 6 523 Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 8
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