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Titre :
Jeunesse et hérauts
Revue contenant des bandes dessinées, d'abord traduites, puis québécoises, publiée à l'intention de la jeunesse catholique.
Éditeur :
  • Montréal :Frères des écoles chrétiennes :[1947]-
Contenu spécifique :
jeudi 1 septembre 1949
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin du Très Saint Enfant Jésus
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Jeunesse et hérauts, 1949-09, Collections de BAnQ.

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Fl DES mass® aWffaftS FRERES DES ECOLES CHRETIENNES 949, RUE COTE, MONTREAL (î) 1er septembre 1949 Volume XXXVI, Numéro 1 ¦map r-.;: J § £: '/ÿ.iàS* * fffiMïyjl: m§mm gllii - I?wâmÊÊiSÊk WÈm 11 sissif§f§ 'I , I 02LL' y.;; EST! üii - Wâïsmi il- wÆÊmmw wnm ¦ L ran •., ••• ;\ : ISSU :7r;VÏSWW;/.*WW &&Êm ÜfÉI wwmm wii -¦ 2 ÉDITORIAL Vivent les étudiants I OUI, VIVENT' LES ETUDIANTS! mais à une condition : qu'ils soient réellement VIVANTS ! Vous savez bien que certains morts parlent, rient, marchent, etc.; ils paraissent vivants, mais ce sont de vrais morts spirituels; ils n’ont plus en eux la grâce divine; ils ne sont plus en état de grâce.Parmi les écoliers, ceux qui seraient morts, au cours des vacances, en offensant gravement le bon Dieu, vont pouvoir ressusciter, à leur RETRAITE DE RENTRÉE.Ensuite, ils ne voudront plus mourir.Pour cela, rien de plus simple: suivons tous le conseil du Saint-Esprit: « Pensez à vos fins dernières, et vous ne pécherez jamais », donc vous ne mourrez pas.Voilà, pourquoi je mets au fronton de votre revue, cette année, ces bons vieux conseils que je trouvais déjà, à votre âge, dans le livre de messe de grand-mère.Lisez-Ies lentement, plusieurs fois, pendant votre retraite.Et au cours de l’année, revoyez-les encore jusqu’à les savoir par cœur.Vous me direz ensuite si je pouvais vous donner de meilleur avis pour passer une bonne année scolaire 1949-50, une année VIVANTE.Votre bon ami, le directeur de JEUNESSE, Frère M.- Cyrille, des Écoles chrétiennes.MA RETRAITE DE RENTRÉE.Elle sera, cette année, la meilleure de toutes.Confession et communion comme si ce devaient être les dernières de ma vie.j0 REPARATION pour les fautes commises pendant les vacances.SOUMENS-TOI, CHRETIEN, QUE TU AS AUJOURD’HUI: Dieu à glorifier, Jésus à imiter, Marie et les Saints à prier, Les bons Anges à honorer, Une âme à sauver, Un corpl à mortifier, Des vertus à demander, Des péchés à expier, L’ENFER A ÉVITER, L’éternité à méditer.Le temps à ménager, Le prochain à édifier, Le monde à appréhender, Le démon à combattre, Des passions à abattre, PEUT-ÊTRE LA MORT A SOUFFRIR, Et le jugement à subir.LE PARADIS A GAGNER, PÈSE DONC, Ô MON AME, CES TROIS VÉRITÉS : UN DIEU.„.UN MOMENT UNE ÉTERNITÉ.ô mon Dieu, faites que je vive de telle sorte que j’évite l’enfer et que je mérite le ciel! JEUNESSE Approuvé par Son Ex.Mgr l’Archevêque de Montréal.ABONNEMENT REDACTION ET ADMINISTRATION : Frère M.-Cyrille, é.c.-— Frère Majorique, é.c.— Frère Marie-Paul, é.c.Frère Placide Vermandere, c.s.c.— M.Roland Canac-Marquis.A) Pour 10 exemplaires ( 5 mois),’ Canada : $ 1.00 — Etranger.?1 • 15.B) Pour 20 exemplaires (10 mois), Canada : $2.00 — Etranger : $2.25.Les abonnements commencent en SEPTEMBRE et en FEVRIER.— CRA T IS : Un exemplaire par dix abonnements à U même adresse.LES FRÈRES DES ÉCOLES CHRÉTIENNES, 949, Côté, Montréal — PLateau, 9066.Autorise comme tnvoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa. 3 y' Le Bienheureux Frère SîbIoihoii 4 1 Le LA SALLE HOME, an Japon Mission des FF, dfifr'EE.chrétiennes canadiens à Sendaï* P ’HIVER dernier, les Frères des Eeoles chrétiennes ; ouvraient au Japon un orphelinat destiné à recevoir L_> surtout les enfants des soldats tués à la dernière guerre.L’inauguration officielle eut lieu le 26 décembre; laissons le Frère MARIE-MARCEL, procureur de l’orphelinat, nous en parler.«La maison n’était pas terminée, que le premier orphelin nous était amené, le 24 septembre, par un officier de l’armée; un brave enfant de 13 ans, qui a vécu deux ans parmi les soldats.En novembre, nous avons accueilli trois catholiques et deux catéchumènes.Depuis le 15 décembre, tes constructions de l’Orphelinat sont terminées.En forme « Le président des orphelins, en sa langue maternelle, souhaita la bienvenue aux autorités et autres invités.Le C.F.Romuald-Oscar présenta une saynète de sa composition intitulée: « L’AMI DI3S ENFANTS ».Çet ami des enfants, on le devine, n’est autre que saint Jwtu-Bap-tiste de La Salle.Pièce d’une facture assez bonne et fort bien rendue dans le rôle principal par le postulant, M.démens Ansai, et six orphelins pour les rôles secondaires.«M.le postulant, Joseph Ishii, bon musicien, fît exécuter par son petit orchestre d’Harmonicas tout un program/sse fort apprécié des auditeurs, qui Srent plusieurs rappels.Pour nous tous, ce fut une révélation.Quelques chants ss ’ .y MW»: SîïiHSïS Iliii mm MMiM msM-, ÿv-.v.V FRÈRES, ORPHELINS, POSTULANTS et VISITEURS à l’inauguration du LA S ALLE HOME, à Sendaï, Japon.— Au centre, M.le Maire de Sendaï; à.sa droite, le C.F.Léo, directeur.de « E », avec une façade de 120 pieds et deux ailes de.70 pieds chacune, c’est une maison assez pauvre, située à 85 pied* au nord-est de la résidence des Frères, couronnant le plateau artificiel que l’armée nous a préparé, en bousculant la motié d’une montagne.* Le 24 décembre au soir, deux de nos protégés ont reçu le baptême.Emouvante cérémonie! Le 26, lors de l’inauguration, nous avions 17 orphelins.Le programme comprenait deux parties bien distinctes; réception et discours, puis séance donnée par les Orphelins aidés des Postulants.« A deux heures, les invités prennent place au réfectoire â« l’Orphelinat.Le représentant du Gouverneur, après avoir félicité les architectes et entrepreneurs, remit officiellement l’administration de l’Orphelinat aux Frères des Ecoles chrétiennes.« Le Maire, en pédagogue averti, appuya sur le côté moral dans l’éducation et la rééducation; puis le Président d« la Chambre remercia les Frères du zèle charitable qu’ils déploient dans l’éducation des"orphelins de la Province; il me pria de remercier les Supérieurs d’avoir accepté l’Or-pheUnat et d’avoir envoyé des Frères pour cette œuvre.exercés par le Frère Daniel, directeur de l’Orphelinat, furent très bien rendus par les orphelins, les postulants et quelques Frères.Les invités se dirent enchantés de si brillants débuts.« Que pensez-vous de l’idée que chaque école adopte quelques orphelins et nous envoie habits, sous-vêtements, souliers, mouchoirs, paletots, plumes, crayons, cahiers, etc., pour ses protégés ?Je ne demande pas du neuf, mais quelque chose de propre et qui vaille le transport.« D’avance, je remercie les frères Directeurs, les confrères et leurs élèves qui voudront bien se faire les bienfaiteurs de nos orphelins.» Frère Marie-Marcel, é.c.Sendaï, Japon.Note.— Le C.F.Thêophilus recevra avec reconnaissance tout ce que nos lecteurs voudront bien lui envoyer, à 1655 Montcalm, Montréal, pour nos orphelins du Japon.Merci d'avance l / a.A-*.^ A A A AiA, AAAAAAAAA *'0NC PAS UN \ RÊVE/.-GARDES/ TROUVE1-MOI CETTE MISÉRABLE, ISM W •May rQUt)N FOUILLE LA CAMPAGNE/\ IL FAUT PUNIR CELLE QUI AOSÉ \ DÉSOBÉIR X MES ORDRES/ÛU-EST-L CE QU'ELLE A PU DONNER y POUR U ÉGLISE mmMM LC LENDEMAIN PAS DE FEM*^ ME DECENOM-LADANSLAVIL LE,SIRE/ Hl mmm ) ^VRAIMENT/ MAIS TU AS DÛ DON-W NER QUELQUE CHOSE POUR L'ÉGUSE' _ SINON, COMMENT SE FAIT-IL QUE TON NOM SOIT INSCRIT LÀrHAUT?.in KvXs'xV^ INSCRIT/ a i8ÈSfê « .f;:'r -¦ JE N’AI RIEN FAIT DE MAL,SIRE/ ^ rccjnc iimc D4irv/t3C v/cimc vaimc > JE SUIS UNE PAUVRE VEUVE.J’AIME r DIEU, ET LE PRIE TOUS LES JOURS ^ pourvou$,quiétes$ibon.iVtlibÉ JE COMPRENDS?LE BON DIEU A VOULU ME DON-NERUNELE ^7 VNl ^VRAIMENT/MAIS TU AS DÛ DON-W NER QUELQUE CHOSE POUR L'ÉGLISE' _ SINON, COMMENT SE FAIT-IL QUE TON NOM SOIT INSCRIT LÀrHAUT?.1IEI !#• ' ¦HH TV* f\\ WÊÊÊ ¦nm 'AH H A/AINSI,TU AS Y FAIT PLUS QUEMOI POUR DI EU/.EXPLIQUE-TOI/ VOICI LA COU RABLE, SI RE/ ON L'ÀTROUVÉE SUR UNE FERME,PRÉS DE LAVILLE._ JE N’AI RIEN A DONNER,SIRE/ JE N'AI QUE LES OEUFS QUE JE VENDS,ET LE FOIN QUE JE j- DONNE AUXANIMAU*.^**^ JE COMPRENDS.ET JAI HONTE DE MOI/JE CHERCHAIS MA GLOIRE ET TOI, TU SERVAIS DIEU SEUL/VA EN PAIX, MARI A/TON NOM,SUR LÉGLISE, C'EST VRAIMENT UN ANGE QUI L'A ÜGTOIDllD Le mur de glace Vous avez déjà entendu parler de la grande muraille de Chine, jadis construite pour servir de rempart à ce pays ?On peut trouver ailleurs, par le vaste monde, une autre formidable barrière naturelle, moins connue parce qu'on n’en parle presque jamais.J'ai nommé le mur de glace que les navigateurs rencontrent aux approches des régions polaires.La glace, cet endroit franchi, ne fond jamais plus.Impossible d’aller plus loin en bateau.Si l’on veut firogresser davantage vers les pôles, il faut donc le aire sur la glace, à pied ou *en traîneau à chiens.Aujourd’hui, les explorateurs se sont modernisés avec le progrès, et c’est encore l’avion qui les assiste le mieux dans leurs expéditions.La fleur qui parlé .y.t ¦ Dans les vallées qui s’étendent au pied des Andes, en Patagonie, les indigènes ont donné le nom de bablajlor à une fleur appartenant à la famille des liliacées.Son calice, s’èntr’ouvrant à l’aube, provoue un froissement des pétales et produit un bour-onnemertt semblable à celui de l’abeille, mais qui de loin imite parfaitement la voix humaine.Les Patagons soutiennent que cette fleur a un langage que l’homme ne saurait comprendre, mais qui lui permet de converser avec d’autres fleurs, même très éloignées.« Au lever du soleil, dans les régions où cette plante pousse abondante, on croit, en effet, entendre comme de véfitables dialogues." L« plut puissant courant d*eau chaude Ce puissant courant fut observé une première fois par l’Espagnol Ponce de Léon en 1513 ; malgré un vent favorable, il lutta désespérément pour descendre au Sud, contre une force invisible et inconnue ; c’était le Gulf-Stream.Aujourd’hui, ce courant n’a plus de secret pour le bon marin.Dans sa « Géographie de la Mer », Maury lui assigne une place capitale et le considère comme une des choses les plus merveilleuses de l’océan.« Il est, dit-il,' un fleuve dans l’océan.Ses rives et son lit sont des couches \ d’eau froide entre lesquelles coulent à flots pressés des eaux tièdes et bleues.Il est plus rapide que l’À.nazone, plus impétueux que le Mississipi, et là masse de ces deux fleuves ne représente pas la millième partie-du volume d’eau qu'il déplace.» Le Gulf-Stream a son origine dans le golfe du Mexique et dans la mer des Antilles.Dans sa partie la plus étroite, ce merveilleux courant a 30 milles de largeur et plus de 2,000 pieds de profondeur.C'est lui qui entretient en France et en Angleterre la température actuelle ; si on détournait le cours duce fleuve, le climat de l’Angleterre deviendrait aussi rude que celui du Labrador, et celui de la France ressemblerait à celui de la province de Québec.Le pont de Québec Le pont de Québec, qui joint les rivages nord et sud du Saint-Laurent à Québec, est le pont « cantilever » le plus long du monde.Là construction de ce pont, long de 1800 pieds, fut terminée au mois dç septembre 1917.Deux accidents désastreux, survenus au cours des travaux, firent périr 82 hommes quand le pont s'écroula, et 12 autres lorsque la travée centrale s’affaissa.On décida tout de suite de construire une nouvelle arche, et on prit beaucoup de soin pour éviter les erreurs qui avaient causé l’accident précédent.En septembre 1917, cette arche fut d’abord flottée en position, et le troisième jour on l'éleva au-dessus de la rivière ; enfin, on*venait d’ériger une merveilleuse structure solide comme le roc Lo merveilleux citronnier Le citronnier de Menton (France) est le plus merveilleux de son espèce, et voici la légende qui s’y rattache .Lorsque Eve fut chassée du Paradis avec Adam, elle emporta un fruit d’or qu’elle s.e proposa de laisser au pays qui lui rappellerait le plus, par son aspect et son climat, les douceurs de l’Eden perdu.Ce fruit était un titron, et elle en jeta la semence en terre mentonnaîse.Depuis lors, ce germe s’est multiplié à tel point que la récolte y est de plus de 40 millions de citrons par an.Et cependant, cet arbuste est loin d’y atteindre la taille de 73 pieds, comme sur les bords de l’Euphrate d’où il est originaire. Aü 17ièmt SIECLE, UNE PETITE FilLE DU NOM DE MARGUERITE-MARlE ALA COQUE VIVAIT AU MAGNIFIQUE DOMAINE DE LAUTECOUR.EN FRANCE.ELLE AIMAIT À FAIRE LE DIABLE AVEC SES TROIS FRÈRES, MAIS SOUVENT ELLE SEN ALLAIT TOUTE SEULE SUR UNE COLLINE “POUR ETRE PLUS PRÈS DU BON DIEU".LORSQUE SON PÈRE MOURUT, ELLE FUT ENVOYEE AU* COUVENT.¦¦¦¦ CE NE SONT PAS DES JEUX POUR LES PETITES FILLES, ÇA, M ARGUE- JE NE LE FE RAI PLUS J, MAIS, MA SOEUR/ HE/ MAR-6UERITE/TU VASTE T, FAIRE /fnV MAL/ / ELLE N'A PEUR DE , RIEN DU TOUT/ IJ, ^ C'EST ÉTRAN-GE/ ELLE PEUT MET- y^Tr^ T RE LE VACARME V ILL DANS TOUTE L'ECOLE, ET L’INSTANT D’APRES, J ON ON LA TROUVE DIRAIT, À GENOUX7 p MA FOI, .J QU'IL Y à -( A DEUX HAR r'/wÉk GUERITES' MÉÉBMBÉi y*#8SSÊS**S MARGUERITE OE* VINT UNE ÉLÈVE Si PIEUSE QU'ON LUI ACCORDA LA PERMISSION SPÉCIALE OE FAIRE SA PREMIÈRE COMMUNION SANS OÉLAI.MAiS PEU DE TEMPS APRES ELLE TOfT a A MALADE QUATRE ANS MAMAN elle était au lit depu ELLE SOUFFRE BEAUCOUP/ ELLE NE MANGE PAS, NE DORT PAS.SON SEUL SOU LACEMENT, CEST SON ch a- JE TE SUIS BiEn k f haRGUêRiTE CHARGE, MAMAN/ / PENDANT SI JE POUVAIS J quE NOUS GUERIR/.- RÉCITIONS LE CHAPELET CEMA-T»N IL M'EST VE NU UNE IDEE.VENIR RELIGIEUSE?POURQUOI NE PAS PROMETTRE À LA SAINTE VIERGE.SI ELLE TE GUÉRIT, DE D£- À PEINE PROMIS 6 MAMAN / COMME IL FAIT BON DE ri SE SENTIR GUERIE' C’EST INCROYABLE/ TU ES PLUS GRANDE QUE MOI / ^ NON, MAMAN/ C'EST LE BON DIEU QUI LE VEUT/ O V’ jfijÈ ¦¦:¦'¦.*V V> .T“" ' " ‘ ' ^N.sv>-,N.viv,v-.-::x-:::¥ÿS.:îÿvir6v^Â’::Æ:::::X"S^M ¦ % v ' •¦ *"" ï:-xi® 33STOa»^ ?* *V i ^¦'4^®®®SS3TOp,ft!5ÿÿ>:-5&?sfiEÿ«f'!,Â*ÿ,5wS65jSÿ *§§ I i .liiiii - ;0 w&m T^m TO® m,m i^ip a«:»V, '••'VV Une pauvre femme, nommée Rose Labonté, allait mourir et, dans cette dure extrémité, elle se désolait de laisser sans ressources et sans soutien son fils André, un enfant de dix ans.Rose était bonne; elle avait fait le bien toute sa vie, s’était montrée charitable envers les malheureux, aussi beaucoup de voisins vinrent-ils lui rendre visite à son lit de mort.Sur le tard, entra une femme qu’elle ne connaissait pas.« Je suis la fée CHARITAS, dit-elle, je sais que tu as été bonne pour les vieillards et les misérables; mon pouvoir ne va pas jusqu’à permettre d’arrêter la mort, mais je peux faire que tu partes tranquille sur le sort de ton fils.» André qui n’avait que ce parent, s’en allait en pleurant, lorsqu’une voisine sortit et, s’enquérant du motif de ces pleurs, fut prise de pitié et emmena André dans sa maison.Cette voisine était la femme du barbier Bernard Lemire, un brave homme qui accueillit avec plaisir le petit garçon.Le cœur d’André se gonfla de reconnaissance pour ces braves gens et il s’efforça de les satisfaire en se rendant aussi utile qu’il le pouvait: il nettoyait le plat à barbe, balayait les cheveux coupés, époussettait les meubles.Un jour, l’oncle Ignace entra chez le barbier juste au moment où celui-ci s’apprêtait à couper les cheveux du petit garçon.Faisant approcher celui-ci, elle passa la main dans ses cheveux blonds, en disant: « Désormais il portera une fortune avec lui, à moins qu’il ne fasse un jour, du mal à son prochain.» Et la fée disparut, tandis que Rose, confiante dans cette promesse, s’endormit pour toujours avec un sourire tranquille.Lorsqu’on eut rendu les derniers devoirs à Rose Labonté, le petit André se trouva seul; il se rendit alors chez son oncle — qui n!était même pas venu assister à la sépulture de sa sœur — pensant qu’il aurait peut-être pitié de lui.Cet oncle, nommé Ignace Latulipe, était un homme dur, avare, qui ne voulut pas se charger de l’enfant et le mit à la porte.kVâV* WAV AVéVi &?>>>>: kVéVA! •AVè%f i w* ¦Vai Wr# VA Arê4 ATèV WA A.V*4 >.w.v*v i WV A*A 5HHQSS WéV*fV Mfi&W WAW ?•A» >5 WA AAVSi AVé% Wê% Vi mm AVéVi WA" hVWêi WéV# v*AVr< L’avare se moqua du voisin qui s’était donné la charge de cet enfant.« Il faut être charitable, maître Latulippe! répondit Lemire.Il ne peut rien vous en arriver de désagréable.— A part que ça rogne la bourse, rétorqua l’avare.II m’aurait fallu nourrir mon neveu au moins pendant cinq ans, sans profit.Vous l’avez adopté, grand bien vous fasse! » Tout en écoutant parler Ignace, le barbier commençait de couper les cheveux blonds de l’enfant et, en tombant sur le carreau, ces cheveux rendaient un son métallique.Cela étonna les deux hommes.« Que veut dire ceci?fit Bernard.» Et se penchant, il ramassa quelques-uns de ces cheveux coupés: ils avaient l’apparence de fils d’or. « * « Mais oui I s’exclama Latulipe qui s’était penché aussi, c’est de l’or, de l’or vrai !» Et il voulut aussitôt mettre plusieurs mèches dans sa poche.« Halte-là! cria le barbier.En or ou pas en or, ces cheveux sont à moi.—Pardon! ils proviennent de la tête de mon neveu.—Dehors, vil avare!» Comme Ignace s’entêtait,Lemire lui fit lâcher prise en le menaçant de ses ciseaux.Au bruit, la femme du barbier était accourue et, comme son mari, resta stupéfaite devant le prodige.Cependant, pour en avoir le cœur net, elle ramassa soigneusement les cheveux et alla les montrer à l’orfèvre du voisinage.Celui-ci affirma que c’était du bel et bon or fin et en offrit plusieurs dollars.André avait été tout aussi surpris que les autres en voyant ses cheveux se transmuer en or, sous les ciseaux, mais il se rappela la prédiction de la fée : « Désormais il portera une fortune avec lui.» '\"vr mm mm m 1fftôtewi Les Lemire apprenant cela, ne s’étonnèrent plus et à partir de ce moment, la fortune, en effet, entra dans la boutique.L’oncle Latulippe, lui, dépérissait de dépit de voir que tout cet or lui échappait par sa faute.Il essaya de se faire souple et cajoleur pour reconquérir son neveu, mais celui-ci ne se laissa pas fléchir.Un jour, il guetta l’enfant qui était allé faire une commission aux environs, et s’approchant de lui, lorsqu’il fut hors de la ville, il tenta de lui arracher quelques cheveux; mais il en prit trop à la fois dans sa main crochue, ce qui fit qu’il n’en déracina aucun.André hurla de douleur; à ses cris, des paysans accoururent et tombèrent sur Ignace à coup de fourche.L’avare s’enfuit chez lui, moulu et déconfit.II ne renonça cependant pas à son projet.On était en été et André allait souvent faire la sieste dans une prairie voisine de l’habitation de Latulipe; celui-ci résolut de profiter du sommeil de l’enfant pour lui couper une longue mèche de cheveux.im i « Jugeant que ses ciseaux ne couperaient pas assez pour cette rapide opération, il se rendit chez le remouleur pour les faire aiguiser; il s’y rencontra avec Latulipe qui faisait aussi aiguiser les siens.Le barbier, qui avait appris la tentative de l’avare, se méfia en le voyant chez le remouleur et, en rentrant, il coupa tout ras les cheveux d’André.Le lendemain, Ignace fut bien surpris de voir sa tentative devenue impossible et retourna chez lui fort en colère.De rage, se disant qu’il ne parviendrait jamais à avoir ces cheveux d’or, il voulut que personne ne pût en profiter.II se rendit chez le droguiste et lui depianda une lotion pour faire tomber les cheveux, expliquant qu’il souffrait d’une certaine maladie sur la tête et qu’il devait, pour se soigner, commencer par se débarrasser de sa chevelure.Une fois en possession de son flacon, il attendit une journée chaude où André viendrait s’étendre dans la prairie.Cette journée étant arrivée, il aperçut l’enfant allongé dans l’herbe et lui tournant le dos.y.-:v: •vxs « Ecole Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salie, à Montréal ZI N moins de 40 ans, l’histoire de l'école Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle a connu bon nombre d’événements.Ouverte .en 1911, rue Letourneux; détruite par le t'eu, le 12 décembre 1914; reconstruite quatre ans plus tard, Blvd Pie IX, voilà __ pour l’école.La résidence des Frères a subi un peu les mêmes vicissitudes; on la trouve rue Letourneux, de 1912 à 1929, sauf quelques, jours à Maisonneuve, lors de l’incendie de 1914, puis de nouveau à Maisonneuve, de juillet 1929 à mai 1931; enfin Blvd Pie IX.Ici la construction de l’école a précédé l’ouverture de la paroisse (1913), dont le titulaire fut choisi par Son Ex.Mgr Bruchési, archevêque de Montréal, comme un témoignage d’affection envers ses anciens maîtres, les Frères des Ecoles chrétiennes.ECOLE SAINT-JEAN-BAPTISTE-DE-LA-SALLE, — Boulevard Pie IX, Montréal.- A St-Jean-Baptiste-de-La- Salle, les relations entre la paroisse et la communauté furent toujours des plus cordiales, tl est vrci que jadis la maison provinciale, le MONT-DE-LA-SALLE, était située dans la paroisse, car il s élevait sur 1 emplacement actuel du Jardin Botanique.Il en fut de même dans les relations entre les citoyens et les Frères.De 1912 à 1914, plusieurs résidents fouruirent du mobilier pour la chapelle de la communauté.En 1919, fêtes splendides à I occasion du deuxième Centenaire de la mort de saint Jean-Baptiste de La Salle.En mai 1927, brillant triduum pour saluer la béatification du Frère Salomon.En 1929, neuf cent vingt-sept familles signent une pétition demandant de construire aux Frères une résidence dans la paroisse.En 1934, inauguration du nouveau maître-autel orné d’un grand tableau du saint Patron de la paroisse, tableau offert par la maison Provinciale de Laval-des-ltapides.A son tour, M.le Curé fait don d’une grande statue du Saint, à l’école.Parmi les Frères qui ont laissé le meilleur souvenir à l’école St-Jean-Baptiste-de-La-Salle, rappelons le nom des FF.Hubert.Alban, Sylvain, Ernest et Cyprien, ce dernier décédé le 1er septembre 1933.De belles vocations sacerdotales et religieuses sont sorties de l’école, en particulier de la Société du Sacré-Cœur.La Croisade eucharistique, la J.E.C., les enfants de chœur, la chorale, les organisations sportives diverses permettent à tous, les élèves de se cultiver et les attache beaucoup à leur école.Il en est de même de la société des Anciens.On compte actuellement à St-Jean-Baptiste-de-La-Salle, 21 classes et 600 élèves sur lesquels veille le saint et glorieux patron de l’enfance.« J EL NESSE » sglue avec joie ses nombreux lecteurs de la belle école SAINT-JEAN-B^PTISTE-DE-LA-SALLE.Fr, M.-Cyrille \ 47 C\Stro\jJUit&, SUIVRE TOUTE CANNÉE raasS msszà vMs*.Mes jeunes Amis, i* Vous aimiez beaucoup, m'a-t-on dit, la grande HISTOIRE A SUIVRE que vous présentait chaque année le Bulletin du T.S.Enfant Jésus, et que continue JEU N ESSti avec empressement.Vous vous souvenez tous de ce fameux PIERRE DE BE AU MON T, orgueilleux et cruel dans son enfance, mais que la grâce et Le chapelet ont transformé si admirablement en un fervent religieux._ U an dernier, vous avez suivi avec un intérêt palpitant les épisodes de la vie si mouvementée du pauvre FU TARD.Voici que 19.19-50 vous relate la vie extraordinaire de CIBOULETTE, petite paysanne devenus reine, grâce à un.robinet magique! Mais ne dévoilons pas le secret.Rendons cependant hommage ü M.I.Baisez qui a bien voulu nous offrir le schéma de ce récit et dessiner les belles illustrations qui /’accompagnent pour les lecteurs de JEUNESSE.Je l’en remercie en votre nom.I.DANS LA FORÊT Il y a bien, bien longtemps, vivaient au milieu d’une épaisse forêt un pauvre charbonnier nommé Mathurin, sa femme et leur petite fille.Pour gagner sa vie, le brave homme fabriquait du charbon de bois: la matière première ne lui manquait pas dans cette grande forêt percée à peine de quelques clairières.Mathurin était un gaillard, rude de manières et de langage, qui prenait souvent un petit coup «pour s’enlever, disait-il, le charbon du gosier)).Un excellent cœur cependant pour sa femme Zélia,qui lui prêtait souvent le concours de ses bras.Leur commune affection se concentrait sur leur petite fille Jeanne, une enfant délicate, aux yeux bleus comme le ciel des clairières, aux cheveux blonds comme le chaume des blés coupés, au teint halé, car Jeanne vivait presque toujours dehors — et au rire sonore comme le cri des oiseaux qui s’appellent à travers les grandes futaies.Le charbonnier et sa femme ne sortaient guère de leur domaine que pour aller vendre leur charbon de bois et retirer le prix de leur travail auprès du seigneur à qui appartenait cette forêt.C’était pour Jeanne, une grande joie de les accompagner.Bien qu’âgée de dix ans, la fillette n’avait encore fréquenté ni l’école, ni l’église.Elle s’en plaignait souvent à ses parents, afin, disait-elle, de pouvoir lire dans les livres d’images, et de faire sa première communion.Il est vrai que Jeanne savait déjà ses prières, car sa mère était pieuse; on récitait ensemble la prière du soir; et quand Mathurin était de bonne humeur, on y ajoutait le chapelet.Quant à la messe du dimanche, hélas! Mathurin se trouvait toujours trop fatigué pour s’y .rendre.Pour plaire à Jeanne, on la plaça donc en pension chez une tante, pour lui permettre de fréquenter l’école des Sœurs.Temps fort agréable pour la petite paysanne, qui pouvait ainsi jouer avec des compagnes, apprendre bien des choses intéressantes, aller prier et chanter à l’église, et préparer sa première communion.Mais dès que la fillette eut accompli ce grand acte, on la ramena vèrs la hutte paternelle, au fond de la forêt.(A suivre à chaque numéro.) Pour gagner sa vie, Mathurin fabriquait du charbon de bois./ aUmml IliK FOV1 RECOMPENSES SCOLAIRES Chaque album est entièrement illustré en quatre couleurs.La vie des hommes célèbres dans tous les domaines : gu&rriers, hommes d'Etat, savants, sportsmen, évêques, cardinaux, missionnaires, est racontée sous forme "comics".Leur exemple servira à éveiller l'idéal chez la jeunesse.HERAUTS Album No 1 - $0.75 " " 2-épuisé " " 3 - $0.75 " " 4-$1.00 " " 5 - $1.00 " " 6 - $0.65 " " 7-$1.00 " " 8-$1.00 " " 9-$1.00 (Album No 10 dont la photo n'apparaît pas - - - - $1.00 Ajoutez 10% pour frais de poste).F I D E S 25 EST.RUE SMACQUES MONTRÉAL
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