Gazette de Sorel, 17 juillet 1877, mardi 17 juillet 1877
âÔèmto.ANNÉE.«SOREL, (PROVINCE DÉ QtJËBÉC,) MARDI, 1?JUILLET 1877.# * ou é No.180 ï> y , (Æoiaiamtal, K et Mttetara.G.I.BAR THÉ; JProp-Rêd.-.j ÿljWfl'WWtt^>i|s>w,amniraBag‘ Publié dans les- Intérêts du District de Richelieu.J.A.CKENEVERT, Imprimeur.mm ï B I BONO pUBLlCO JL LOUER ^ La maison en brique ci- répétées uussi sincèrement, par .des amis uussi sincères de lu liberté ! Si la liberté était bien eutle virago si-nistre, je comprendrais lus anathèmes de nos adversaires, et je serais le premier à m’y associer.Mais ni» n’o^tpan 1:Y lu liberté.Uu pacte uuglais, Tennyson, a chanté la liberté, la liberté de son pays ut du nôtre.Dans son poème la memoriam, Tennyson s’adresse à un ami qui lui demande pourquoi il ne va pas chercher, dans les îles des mers du sud, uu climat plus doux, et pourquoi, malgré sa santé altérée, il persiste à rester sous le ciel brumeux de l’Angleterre.Et le poète lui répond : “ It is the land that freemen till, That sober-suited Freedom chose, The land, where girt, with friends or foes, A man may speak the thing lie will ; “ A land of settled government, A laud of just and old renown, Where Freedom broadens .slowly down, From precedent to precedent ; ‘* \\ here faction seldom gathers head But by degrees to fulness wrought, The strength of some diffusive thought Hath time and space to work and spread M Le poüte répond à son ami qu’il ne veut pas s'éloigner de l’Angleterre, parce que : “ C’est la terre des hommes libres, c’est la terre choisie par la liberté calme et modérée, où, qu’il soit environné d'amis ou d’ennemis, uu homme peut dire cc qu’il veut dire,” “ Une terre d’un gouvernement stable, une terre d’un juste et antique renom, où la liberté s’gpund lentement do précédent en précédeut.” “ Où les factious lèycut raremeut la tète, où la force de toutes pensée féçondo s’élevant par degrés jusqu'à maturité a le temps et l’espace pour sc développer.” Telle est la liberté dont nous jouissons, telle est la liberté que nous défendons et que nos adversaires attaquent sau9 la comprendre, et tout en cnpossédautfcs bienfait.Joan-Bapiisto Rousseau, dans une do ses odos, parle de peuplades barbares qui, un jour, dims uu moment d’inooneovablo folie, bc mirent ù insulter lo soleil, do leurs cris et de leurs imprécations.Le poëtc caractérise d’uu mot cette inepte impiété : Le Dieu, poursuivant sa carrière, Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs Jdasphéuiufeurs.Ainsi en est-il parmi nous de ceux qui Üuaquent la liberté.La liberté les couvre, les inonde, les protège et Tes défend jusque dans leurs imprécations.Lo Dieu, poursuivant sa carrière, Versait des torrents do lumière, .Sur scs obscurs blasphémateurs.Mais nos adversaires, tout eu nous reprochant d’être les amis de la liberté, nous reprochent encore, par une inconséquence qui serait très gravé, si l’accusation était fondéc—dc refuser à Végliso la liberté t\ laquelle elle a droit.Ils nous reprocheutde vouloir fermer la bouche au corps admi* aistratif do l’église, au ! clergé, de vouloir l’cmpêchcr d’enseigner au peuple scs du* voirs de citoyoü et d’électeur, lis nous ro* proohént,1 pour me servir dê la phraso cou* sucrée, do.vouloir empêcher le clergé de sc mêler do politique et de lo véléguor A la sacristie, .Au uoqi du parti libéral, au nom des principes libéraux, je repousse cette usser tiOD !4J '"VJ;.J * v Je dis qu’il n’y a paB un seul libéruü caujidieii qui.veuille empêcher le clergé do preudre part.aux uffuircs politiques, si lo ce droit uo lui sera contesté par un libéral canadien.La constitution que nom avons invito tous lus citoyens ;\ prendre part la direction des allaires de l’etat ; elle ne fait d’exception pour personne.Chacun a le droit non seulement d’exprimer son opinion,mais d’intlucncor, s’il le peut, par l’expression de son opiuioti, l’opinion de ses concitoyens.Ce droit là existe pour tous ; il ne peut y avoir de raison pourquoi le prêtre en serait exclu.Je suis ici pour dire toute ma pensée, et j’ajoute que je suis loin de trouver opportuuc l’intoi ventton du clergé dans fe domaine _ # comme « Ile s’esti exercée depuis quelques années, rie crois au contraire que le piètre a tout à perdre du respect qui est dû.à son caractère, en s’immisçant dans les questions ordinaire.*) de la politique ; cependant, son droit est incontestable, et, s’il choisit de s’en servir, notre devoir à nous, libéraux, est de le lui garantir, s’il était contesté.Cependant, ce droit n’est pas illimité.Noua n’avons pas parmi nous de droits absolus.Les droits de chaque homme dans notre état do société, finissent à l’endroit précis où ils empiètent sur les droits d’un autre.Le droit d’intervention en politique finit à l’endroit où il empiéterait sur l'indépendance de l’électeur.La constitution de cc pays repose sur la volonté librement exprimée de chaque électeur.La constitution entend que chaque électeur dépose son vote, librement, volontairement, comme ii l’uiitcnd.Si la majorité des électeurs d’un pays sont d’une opinion aujourd’hui, et que, par suite de l’influence d uu ou du plusieurs hommes par leurs paroles, ou leurs écrits, ils changent leur opinion, il n’y a là rien que de parfaitement légitime.Biun que l’opinion qu’ils exprime soit difiéronlc de celle (j a ’ils auraient exprimée sans cette intcivention, cependant l’opinion qu’ils expriment est bien celle qu’ils veulent exprimer, cella qui est au fond de lour conscience ; la constitution i cçnit son entière application.Si cependant, malgré, tous lus y.iisonueuientrtj l’opinion dus éLo.tbuys est restée la même, mais (me, par intimidation, ou par fraude, vous lus forciez de voter, l’opinion qu’il expriment n’cot pas Lui opinion, et alors la constitution e&t violée.La constitution, connue je l’ai déjà dit, entend que l’opiui-on de chacun soit librement exprimée comme il la reçoit au moment qu’il exprime; et la réunion collective de chacune do cc3 opinions individuelles librement exprimées, forme le gouvernement du pays.Lu loi yeUlc d‘\yn œil si jaloux à cc quo l’opinion de l’electcur soit exprimée telle qu’elle est, que si, duus un comté, l’opinion exprimée par uu seul des électeurs n’csfc pas son opinion réelle, mais une opinion arrachée par ia craiuto, par la fraude ou par la corruption, l’élection devra être uu-ni\lée.Il e&t donc parfaitement permis de changer l’opinion de l’électeur, par lo raisonnement et par tous les autres moyens de persuasion, mais jamais par intimidation.Au fait, la persuasion change lu conviction do l’électeur, l'intimidation uc la change pas.Quand, par persuasion, vous avez ohungéla conviction de l'électeur, l’opinion qu’il exprime est son OU'.'.vion ; mais quand, par terreur.Vous forcez l’électeur à voter, l’opinion qu’il exprime, o’est votre opinion ; faites disparaître la cause de terreur, et 4.7 alors il exprimera une autre opiuiou, U», sienne propre.Maintenant, on le conçoit, si l’opinion exprimée de ia majorité des électeurs n’est pas leur opinion réello, mais une opiuion arrachée par fraude, par menaco ou par corruption; la constitution.est violée, voua n’avez pas lo gouvernement do la majorité, mais lo gouvernement d’une minorité.Or, si un tel- état de choses so continue et sc répète ; si après chaque élection, la volonté exprimée n’o^t pas la volonté réelle du pays, cncoro uuc fois, voua ontravez la constitution, le gouvernement responsable u’est plus qu’un vniu mot, et tôt ou tard, ici comme ailleurs, la compression produirait explosiou, violence et ruines.: Mais ii ne manquera pas de gêna qui diront que.le olergé a droit do dicter au peuple quels sont ses devoirs.Jo réponds simplement oeui : nous sommes ici sous lo gouvernement de la Roioe d’Angleterre, sous l autorité qui nous a été acoordéa comme uu acte do justice, et que, sil exor-moo des droits quo vous réolumez, devait avoir pour effet d^ntruyer cette constitution et do uous exposer a toutes les oonséqueacefl 5584 3593 7746 P \ > LÀ GÀ2ÛTTK DÛ SORËL, MàRDÎ, 17 JUILLET 1877 Oààk ¦ •*-" d’un pareil acte,le clergé lui-même n’en voudrait pas» de ne *uis pas de ceux qui se donnent avec affectation comme les amis et les défenseurs du clergé.Cependant, je disced: connue la plupart des jeunes gens, j’ai été élevé par des prêtres, et au milieu des jeunes gens qui sont devenus des prêtres.Je me flatte que je compte parmi eux quelques amitiés siucères, et à ceux là du moins je puis dire, et je dis : voyez s’il y a sous le soleil nu pys plus heureux que le nôtre ; voyez s'il y a sous le soleil un pays oCi l’église catholique soit plus libre et plus privilégiée que celui-ci ! Pourquoi donc iriez-vous, par Ja revendication de droits incompatibles avec notre état de société, exposer ce pays à des agitations dont les conséquences sont impossibles à prévoir ?31 uis je m’adresse à tous mes compatriotes indistinctement.et je leur dis : Nous sommes un peuple heureux et libre ; nous devons cette liberté aux institutions libérales qui nous régissent, quo nous devons aux efforts de nos pères, et à la sagesse de la mère-patrie.Jja politique du p-irti liberal est de protéger ct.s institutions, ^ défendre et de les protéger, et, sous l’empire de C** ,ustl tutions, de développer les ressources latentes de notre pays.Telle est la politique du parti libéral ; il n’en a pas d’autre.Maintenant, pour apprécier toute la valeur des institutions qui nous régissent aujourd’hui, comparons l’état actuel de uotre paj*s avec ce qu’il était avant qu’elles nous eussent été octroyées.II y a maintenant quarante ans, le pays se trouvait sous le coup d’une émotion fiévreuse,eu proie à une agitation qui,quelques mois plus tard, éclatait en insurrection.La couronne britannique ne fut maintenue dans le pays que par la force de la poudre et du canon.Et cependant, que demandaient-ils ?Ils ne demandaient lieu autre chose que les institutions que nous avons maintenant ; ces institutions nous ont été octroyées et loy-alemeut appliquées ; et voyez la cousé* queucc : le drapeau britannique flotte sur la vieille citadelle de Québec, il flotte ce soir îuulossus de nos têtes, et il ne se trouve pas dans le pays un seul soldat anglais pour le défendre ; sa seule défense, c’est la reconnaissance que nous lui devons, pour la liberté et la sécurité que nous avons trouvées sous son ombre.Quel est le can adieu qui, comparant son pays aux pays même lco plue libros, ne se r-entirait fier des institutions de son pays ?Quel est le canadien qui, parcourant le* rues de cette vieille cité et arrivant au monument élevé à deux pas d’ici à la mémoire des deux braves morts sur le même champ de bataille, en se disputant l’empire de ce pay-», ne se sentirait pas fier de son pays ?Dans quel autre pays sous le soleil, trouverez-vous un autre monument semblable, élevé à la mémoire du vaiucu comme du vainqueur ?Dans quel autre pays sous le s-oleil, trouverez-vous le nom du vaiucu et du vainqueur honorés au même dégré, occupant la même place dans le respect de la population ?'• Messieurs, lorsque, dans cette dernière bataille que rappelle le monumenr de Wolfe et Montcalm, la mitraille semait la mort dans les rangs de l’armée française, lorsque les vieux héros que la victoire avait tant de ibis suivis virent enfin la victoire leur échapper, lorsque,couchés sur le sol, sentant leur sang couler et leur vie s’éteiudre, ils virent, comme conséquence de leur défaite, Québec aux mains de l’ennemi et le pays à jamais perdu, sans doute leur pensée suprême dut se tourner sur leurs eufants, sur ceux qu’ils laissaient sans protection et sans défense ; sans doute ils les virent persécutés, asservis, humiliés, et alors, il est permis de le croire, leur dernier soupir dut s’exhaler dans un cri de désespoir.Mais si, d’un autre côté, le ciel permit que le voile de l’avenir se déchirât à leurs yeux mourants ; si le ciel permit que leur regard, avant de sc clore pour jamais, pénétrât l’inconnu ; s’ils purent voir leurs enfants libres et heureux, marchant le front haut dans toutes les sphères de.la société ; s’ils purent voir, dans la vieille cathédrale, le banc d’honneur des gouverneurs français ; s’ils purent voir les flèches des églises de toutes les vallées, depuis iéS eaux de Gaspé jusqu’aux plaines de la Riviêre-Rougé ; S’ils purent voir ce vieux drapeau qui nous rappelle la plus belle de leur victoire, promené triomphalement dans toutes nos cérémonies publiques ; s’ils purent enfin voir nos institutions, d’est-il pas permis de croire que leur dernier soupir s’éteignit dans un mur- _ • • • • mure de reconnaissance pour le ciel, et qu’ils moururent consolés ?.» Si leB ombres de ces héros planent encore sur cette vieille cité pour laquelle ils sont morts, si leurs ombres planent ce soir sur cette salle,il nous est permis de croire, nous, libéraux, —du moins nous avons cette chère illusion,—que leurs sympathies sont toutes avec nous.* v W.Laurier.fgfl ênv'M üt Sfewl, MA11DI, 17 JUILLET 1877.Quelque?* mots sur l’Orangisme.Les orangistes étant tout-à-Iait à l’ordre du jour, nous en profitons pour faire quelques remarquesqui nous sont venues à l’idée à la lecture du sermon, ou plutôt de la véritable harangue de rue prononcée par le ministre Dou-diét devant les orangistes réunis à l’église Knox, a Montréal, jeudi dernier, le 12 juillet.Les événements de la semaine dernière sont de nature à faire ouvrir les yeux sur un fait bien regrettable : le progrès fait en ce pays par celle de toutes les sociétés secrètes qui,dans tons les pays, a fuit le plus grand mal à notre religion ; celle qui, abritée sous le mystérieux manteau de son organisation^ s’est rendue coupable de plus d’excès; colle du moins qui lève le plus * • haut la tète et n’hésite pas à procla - 1)^ franchement anti-catlio- mer ****•- „ .•'scnciatioii, ténébreuse lique.Cette nas dans ses moyens d’action, ne , du moins dans son origine, dont elle se fait gloire, ni dans sa haine implacable contre la Papauté.Le 12 juillet de chaque année, choisi par elle comme jour commémoratif, rappelle la chute des Stuart, et l’avènement de la maison d’ürange dans la personne du roi Guillaume ; mais cette date rappelle aussi le triomphe des idées protestantes sur le catholicisme, et c’est là le côté regrettable de la question.Du reste, le ministre Dou-diet, bien qu’il sût que sa violente harangue affronterait les yeux d’un public animé de diverses intentions après avoir frappé les oreilles de son auditoire orangiste, n’a pas hésité à déclarer que, “par la nature même de ses lois,l’association orangiste se trouvaiten conflit constant avec les deux éléments de la trahison (trahison religieuse, s’entend) et du Papisme.” Venons-en maintenant aux droits de cotte association, si toutefois elle en a, ce que nous nions carrément, de môme que le nient une fouie de protestants sagos et sans préjugés.L’an dernier, la loge orangiste du Haut-Canada a voulu se faire incorporer ; elle ne l’a pas été ; ce droit-là lui a été nié par un parlement anglais et protestant.Aujourd’hui, l’orangisme veut s’affirmer hautement dans notre province, en face d’une population dont la majorité est catholique; il demande qu’on lui laisse, de meme qu’aux diverses nationalités, un jour de fête où il fasse parade publique.Mais qu’est-il donc pour avoir de telles exigences ?Parcelle infime de la population protestante du globe, lui a-t-on donné charge de célébrer les grandeurs de sa religion, et doit-on voir, dans l’attirail guerrier dont à certainsjours il s’affuble publiquement, les attributs de la foi protestante?On bien veut-il simplement célébrer l’élévation du roi Guillaume d’Orange au trône d’Angleterre, aujourd’hui que c’est la maison de Hanovre qui nous régit et que le Royaume-Uni désire oublier, dans la paix et le progrès, les troubles d’un autre age?Comme on le voit, si cette association n’avait pas pour se soutenir le mystère dont elle couvre ses actes, elle périrait bientôt par le ridicule.' Rien nela: retiendrait,, pas même l’extravagant regalia de ses membres ; pas même son emphatique devise : “ l’Autel et le Trône Ses actes seuls la soutiennent, pàrcequ’ils sont- secrets, sans respect pour la loi et sans égard aux convictions d’un peuple libre, qui voit sa liberté plus ou '.moins menacée par l’existence de pareilles associations.L’orangisme n’est pas une société nationale, puisqu’il ne compte pas dans ses rangs toute'une nationalité; les toujours condamnable et,dans un pays comme celui-ci, en user contre l’oran- gisme, c’est non-seulement un malheur, mais encore c’est courir le risque de s’attirer des représailles dont il est impossible de calculer les conséquences néfastes t OPINION DE LA PRESSE.(Du Courrier du Canada.) Si les grandes questions qui sont la base de la prospérité d’un peuple étaient toujours étudiées au point de vue de l’intérêt général, du bicu commun, leur solution serait vite un fait accompli.Mais, malheureusement, il se trouve dos esprits revêches ou ambitieux ou étroits, qui ne voient rien en dehors d’eux-mêmes ou de ce qui les touche de près.Parlez d’union de vos compatriotes, vous trouverez deux espèces d’adversaires : les ambitieux et les officieux.Ceux-là vous blâmeront de vos nobles efforts pareequ’ils croiront voir leur efiaccment personnel dans tout ce qui ferait le bien et le bonheur de la généralité.Ceux-ci ont des maîtres à défendre, une pitance à ménager, ils sont liés à l’état de chose existant ; c’est pourquoi ils vous combattront sous le prétexte que vous voulez tout absorber au profit de l’un plutôt que de l’autre.Pour eux, le terrain neutre, l’oubli des haines passées, c’est l’abdication de leur personnalité au profit Je la société.C’est trop leur demauder.Voilà les adversaires que -••a rencontrons dans le projet de l’union UUuo « • -»«ïa des canadicns-irauyaAw.«•* L ' Evénement t répondant au Courrier du Canada, dit : Il n’y a pas un homme sincère qui puisse dire que les partis soient hostiles à l’Eglise ; tous les canadiens sont sincèrement catholiques, et pas un, quelles que soient scs opinions, ne souffrirait un instant qu’une atteinte quelconque fut portée aux droits, aux privilèges, à la liberté de la religion de ses pères.Si ceux qui veulent mettre en pratique la politique dont vous parlez forment le parti catholique, ce parti se compose de tous les canadiens ; comment sc fait-il donc que nous sommes divisés ?Non, la division qui existe parmi les canadiens ne vient pas d’une différence d’opinion dans les principes religieux, elle vieut tout simplement d’une question d’hommes.Vous le savez, et vous l’avouez quelquefois.C’est votre conviction intime, nous en sommes persuadé.POLITIQUE, AFFAIRES, etc.—Le nowbro doo îiommos qui ont fait partie de la milice de 1S12 15, qui sc sont fait conuaitre à l’autorité d’Ottawa, et pour lesquels le gouvernement a voté 850,000, s’élève à 7,295, dont 2,-112 ont été payés et 197 ne sont point identifiés.SIS,240 ont été payés aux réclamants.ANTIQUITÉS CANADIENNES.Récemment,M.Piret adressait au Franc-Parleur la lettre suivautc, qui ne manquera peut-être pas d’intérêt pour nos lecteurs: “ Dernièrement, eu faisant des recherches à St.Maurice, dans les terrains qui avoisinent les dépôts de pétrole, au rang St.Alexis,M.L.U.A.Geuest, avocat, greffier de la Justice de Paix, à Trois-Rivières, et moi, nous avons fait uno singulière découverte et nous laissons aux savants archéo logues, en attendant l'Exposition de Paris, le soin de discuter l’origine des objets qui sont en notre possession “ Près du calcaire pétrolien, où la silice, combinéo au pétrole en pâte ou cristallisé, offrent des échantillons remarquables dans des masses compactes de calcaires, il y a un endroit sur lequel la végétation refusait de se montrer.“ Depuis près d’une année, nous nous proposions, avec M.Genet, d’enfoucer un puits pour avoir raison de ce phénomène.Différentes circonstances ont retardé le début de nos travaux, qui s’exécutent depuis le commencement de la bonne saisou, “ La surface des lieux annouce l’argile ; le terrain dénudé semblait indiquer uue source, par des buries qui se montraient avec une certaine continuité, laissant parfois échapper un bruit singulier ressemblant au sifflement d’uue machine à vapeur.A huit pieds de profondeur, dans l’argile massive et compacte, s’est présenté un vase en forme de cône renversé.Sur ce vase rnuui d’un couvercle, se trouvaient des objets rangés comme pour recevoir un gaz devant être utilisé à l’éclairage.Les objets placés sur le vase ont la forme de lampes phéniciennes, telles qu’on eu voit dans les musées d’Europe.Ces lampes, percées au centre, paraissent avoir été en commutation avec de3 tuyaux de petites dimensions con anglais ont leur jour, ta St.George, lesj^te dc rintériour Pour éclairer uu cndroit \JL AVIS Aü COMMERCE FRANÇAIS.Monsieur H.‘ Mahler, 16, Rue de-la Grange Batelière, Paris, est notre seul agent I oui* Paris èt la' France.Il est ‘ exclusive-meut autorisé à recevoir les ‘abonnements et les annonces pour G.îi Barthe, Kd.pro-priétuire de la Gazette de Sorti.ïUi: •:> V.v, h: o) j.i an • écossais la St.And ré,les irlandais la St Patrice.Ce u’osf pas même une société religieuse dans le bon sens du mot,puis-que le grand nombre des protestants la désavoue.C’est tout au plus une secte, qui n’essaie même pas de cacher» sous des mots creux et sous des voiles impénétrables au public, la haine im.placabiequ’elle a vouée au calholieisme-Et c’est dans un pays libre, où l’on voudrait que des nationalités et des religions disparates vivent paisiblement ensemble, que l’on tolère un pareil état de choses 1.••••••• .Tout cela est vrai à la lettre, mais eucore faut-il que la pai*et l’union du pays, que le bon sens, la charité J’ûrçv portent et que, au lieu d’user de vior-leuce contre l’orangisme, on le laisse périr dans son insignifiance.C’est‘ ce que les catholiques en générai et les Irlandais catholiques en particulier ne doivent pas oublier.La violence est n, quelconque.Le vuse, comme tous les objets trouvés, est couvert dans tout son intérieur d’uue épaisse couche de calcaire déposé d’anuéos.Ce calcaire s’est formé par son ascension et doit sa formation à l’eau venant des profondeurs par un tqyaij, ce que l’on peut juger en voyant les térraius dif pjiits.Par une circonstance assez bizarre de la pression d’ajr, l’eau rentre continuellement dans le tuyau /$.ljeu d’en sortir, ; lorsque nous détachons des parties /.• J,0 A.i.6.1MEEUUDG IB II I S H I E It ET u (J A A T COLL J£ C T EU h Bureau i L’;‘.vlUil;I (VillcL 22 lévrier 1868.—lan Ferronnerie, Coutellerie, A rt iclos El, cl ro-j >1 aqu 6s,'J Corniches et rouleaux pour fenêtres, Baguettes do cadres et d'escaliers, Couchettes en fer battu, Poêles de cuisine et de passage, à bois et À cVarbnii Aussi agent au célèbre Eo/olio pour nettoyer les cuivres, ferblanterie, les vitres, ôier les taches de sur le marbre, etc., etc.L.J.A.SÜKVEYER, 534, Bük Ciiaio.Montréal, 26 juillet 1872, — lan.:JP O jEH Car AUGUSTIN POKTELANCJfi, Duc CIiui’küc'—S^ïirL.Ali GRAND MAGASIN rONJLAIRK 05,107 ET RU ) ilU p .LJ im LAURENT Coin de la Rue Lagauchçiitre, MORTRÉAL fin >• PRATIQUES, ATTENTION ! Vous devriez venir de bonne heure le matin, autrement vous ne poliriez pas vous faire servir, parce que la foule est effrayante, malgré que nous ayons trois magasins réunis eu un seul.Tout le inonde a connaissance de la quantité de pratiques qui viennent à, notre mugir Mil ; ainsi preneznotic avis et venez de bonne heure le matin et vous éviterez la foule.VENTE ÉPOUVANTABLE ! Cette vente sera bien considérable, parce que beaucoup de marchands, qui sont jaloux de notre succès, font tout cur posibla pour vendre plus bas que nous, mais ils feraient tout uu>si bien d’essayer d'ariTttr le fleuve Ed.r,auient que d essayer vendre à meilleur marché que nous.m m&imi Fous tenons le connu rcc de la vilie en mains, et nous désirons le garder ; cela nous a coûté beaucoup de trouble pour l’obtenir £cn conséquence, nous ne nous en départirons pas aisément.HAROS IV où l’on s»* procure le meilleur ouvra gt j il Sorgl à îles nrix modérés et à des conditions , IZ 1.JL — I ._ • _fi » ._ *._ .« ., l .* fmurn il O Fous uflrons maintenant des avantages- ex* ceptioiiiiéls j neus sommes capables de vendre bon marché.— Person'né n’est obligé «l’achetc-r ; , tout ce que nous de nui ml on s, c’esi de tenir et ) de voir nos prix.LE MASSACRE ! Celle liste .' îi clrc lue ftttiiitiveiiniil.Alpaca Noir! Alpaca Noir! $19,735 VALANT D’AI.PACA noir.t ont à vendre.Fous avons acheté l’assortiment complet d’un marchand d’Alpaca Noir.ement bas.11 doles autres dans Je libérales, aim/i q.ie du charbon de forge de nient complet u un nmitn première qualité, du fcfr i'e Eoufes especes ' Nos Alpacas sont excessn ' '‘‘i t’ueier.^&a i piinent ¦ turdetsus ue tou3 Uoü îùUct dv voilures de j .cornme cp.Voyez.15 R 1 Q U E.S A VEND R E.|.y500,000 DE LA MEILLEURE QUALITE, iv-ESLLEUH «t C ie.O FT TBAFSPORTELELU MAGASIN AU No.652, RUE CRAIG, (/Vèfi de la Rue Bleury) \ 0 j JL.-I auront un assortiment considêuallk d 1 iféle , Eo u r n a i ses, Cu uchctlesde Eer, - O M M LEItS A a ESSO 11 T S, M A TE LAP # Ixcjrujêmleurs et Coures à la glace, I I Livrables ù demandvj à “la Briqueterie de borel.JAMES SHEPPARD, ?iSoic-1, le 22 mai 1876.—jnt, i i Un trouvera au.,., plusieurs propoi lions.Ferrures pour baleaux-à-vapeur, Moulins, etc.,et loui ce ijiii est nécessaire aux bâtiments, et eu general tonies espèces i.’ouviuges i*n fei garant.* être de la meilleure qualité possible .réparation de louilioires et tuvau>* neufs.H se Halle de pouvou méntet une large pari •lu palron.igu public.A «g ks H» 1*0 rl el a i: ce.Sorel, 15 Octobre 1862.— lan.EL2EAR DROLET, CARROSSIER, • • •—w»it55oir# Pi*ulpnipnt 9c la verge Très-bel Aq.- * —tuo ht verge, Bon Alpaca Foir, seuicmv.* *- Très*bon Alpaca Noir, seulement 12Acm *^.Q bjiUndide Alpaca Noir, fini en soie, lôc la verge valant le double de l’argent Tiès bel Alpaca Noir, fini en Soie, 20c la verge Alpaca Foir lixtn: oublia ire, seulement 25c la veige.Ce te ligne d’Alpaca Noir à 25c la verge, méiitc d’etre mentiomu e.Bien de pareil ne peut se vendre ù Moi.trtul lonv le même prix l et Alpaca est supirieur à tout autre Alpaca qui se vend 50c et est égal aux Alpacas de 75c dans la ville.Etoiles î\ Robe Noires ! Avantage extraordinaires dans le Département des h i Ktolfes il Kobe boires.Cobomg Noir, seulement I2jc, (4c, ,15c jusqu’à 20c.Paramattas Noir.25c, 30e, 35e.Diap Impératrice, Noir.15c, 17c < ( 20o Cordes de Russel, Foires, 18c 20c et 25c Meilleures cordés de Perse, Noires, i7c, 20c et 25c Mérinos Français Noir, depuis 35 en montant Henriettas Noir, à tout prix.Tweeds ! Notre magasin est la meilleure place poulies '1 weeds : nous pouvons dificr n'iinpo: te qui en ville.Tweeds réellement très-forts et très-pesants, seulement 30c la véigc.Oo Tweed convient aux ouvriers ou poi.rdi-ç habillements d’enfants.Très-bon 'I’wced, 35c, 40e, 50c Mouilleur Tweed,.ooublc largeur, quelque those de beau, seulement $1 la verge.Cotons et Coutils ! Nous no ppuvons être battus pour les Cotons et Coujils, Nos prix sont bumeonp plus bas que n’importe quelle maison en gros à Montiéal.Pertonno ne peut coin prendre comment nous pouvons vendre les Cotons et Coutils si bon marché, c’est uu mystère pour tous les marchands delà ville Nous sommes si bien connus pour vendre nos Cotons et nos Coutils à bon marché, qu’il n’est pas nécessaire d’en donner la liste.1JÜARCHANDISESD'ENCAN ! Nous avons une quantité consult ruble du Marchandises iPKnçau dont pous lüjprons nous dèbanasser ; en ciü-aquenee, ces ma rebuild i- m ries ses seront vcniu.io .‘JOURS SPECIAUX.îyg&ütîLS I W ’ ! * j r».: - -; .c r.» ¦ I ^ “ Ceux qui pourrmieni avoir été trompés par des vendeurs de faux -‘ Pilules et Onguents de Holloway,M et les aurai ht pris pour ma pio re fuç«>n, seront amplement rémunér rés, s’ils m’uj eomiminiqiieiit les détails, efc l-ur nom ne sera jamais divulgué, •iigaé) THOMAS HOLLOWAY, poudres, 1er.Janvier l
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.