Gazette de Sorel, 28 novembre 1878, jeudi 28 novembre 1878
22èm« ANNÉE.SOREL (PROVINCE DE QUÉBEC), JEUDI, 28 NOVEMBRE 18T8 No.45.louiual J-tmi-^notidien folitiquc, éomutet&& Attirait et littéraire.oiQ > I 11U J.A.CHENEVERT.Prop.-Edt, Poblié dans les Intérêts dn District def .0 .0 COMPAGNIE DU CHEMIN DK PEU DU SUD-EST.Ciiansement d'heures du derail des raina.\ A COMMENCE U DE Mardi le S Janvier 1878, Les chars partiront de Sorel pour Actou et d’Acton pour Sorel comme suit : Sorel St.Robort Yamaska St.David St.Guillaume Lavalle’s Corners St.Germain Drnmmondville Wickham Aoton (arriveront à) “ à 6.30 hrs.?.M.K « • ( h h h 6.45 7.00 7.15 7.35 7.55 8.10 8.30 9.05 9.40 ii h ii U h h h h ii Aoton Wickham Urummondville St.Germain Lavalle’s Comers St.Guillaume St.David Yamaska St.Robert Sorel (arriveront à) h 11.00 hs.A.M." J 1.30 *« 12.10 •• 12.30 “ 12.45 •« 1.05 “ 1.25 •« 1.40 “ 1.55 “ 2.10 h P.M.14 II II II II I II Irait litvtiLi POUB LES canadiens Qu'ils ont l’intention d’emlcrer am ETATS-UNIS.LES CHARS ELEGANTS DE PREMIERE CLASSE DCJ Prix du passage doHSorcl à Montréal ou de Montréal à Sorel, $2.50.Billet de re- our pour $4.50.En partant de Sorel par ce train/ es passa-gers arrivent à Montréal à midi* lie fret sera transporté à bon marché.A* B.Foster, Mina r Soro Janvier 1878 DÉJEUNER de; t(Di Pour fortifier les tnfaéts et 14s pdnofcnes faibles de la poitrine, Je Yesiomae.on at-tciutcs de chlorote ou d’anémie, le meilleur et le plus agréable déjeuner est le Racahoct ues Arabes, aliment nutritif et reconstituant, préparé par Delangrenier, rue Richelieu, 26, à Paris.Dépôt à Montréal, che« Fabre et Grt-] tel, 219.rue Notre-Dame.(S# méfier iss contrefaçons ) Partent Maintenant Do Montréal, via St.Hyacinthe, Upton, Acton, Richmond et Sherbrooke, pour Manchester, Nashua, Lowell, ct^Boston, Partent de Montréul à 3.15 P.M., tous les jours (Dimanche excepté), Belœii 4.lis.P.M., Ht.Hilaire 4 10 P.M„ Sto Madelalne4.20 P.M.St.Hyacinthe 4.40 P.M., St.Liboire 5 P.M., Upton 5.07 P.M., Acton 5.23 P.M., Durham 5.50 P.M„ Richmond §.li p.M., Sherbrooke 7.3Q P.M.^Arrivent le lendemain à Concord à 5 hrs, Hooksett 5.30, Suncok 7.47, Manchester 6.15, Nashua 6.55, Lowell 7 30, Boston 8.35, Salem 8.50, Lawrence 7.28, Biddeford 11.28, Worccs- Soref, 16 avril 1878.AUX ANNONCEURS.La liste IL!, ta jonrnani locam DK OEO.P.ROWELL A CIE.Plusieurs personnes"supposent que cette liste se compose de journaux à bas prix.C'est tout le contraire.Le catalogue désigne exactement l’importance du journal.Quand le nom du journal eBt imprimé en PLEINS CARACTÈRES, c’est dans tous les cas le meilleur journal do la localité.Imprimé en Capitales, s’est le seul journal de la localité.Impri* mé en caractères romains, ce n’est ni le meil • lçur n< le seul journal, mais c’en est un bon prdinairement La liste donne la population dé chaque ville et la circulation do phàque journal.Ce n’est pas üne lirte coopérative.CE N’EST PA8 UNE LISTE A BAS PRIX.Au pied du Cataloguo pour chaque Etat, les villes importantes qui ne sont pas ( mbrossées par la liste sont énumérées.C'EST UNE LISTE HONNÊTE.Les taux do l’annonce sont & peine un cinquième du tarif des éditeurs Pour un pouce, 4 semaines, dans toute la liste, le prix est §365.Les taux réguliers des journaux, pour le même espace et le mémo temps, sont $3,136,35.La liste pmbrassc 970 journaux, dont 1G3 quotidiens et 807 hebdomadaires Us sont placés dans 825 citéB et villes différentes, dont 22 capitales d’Etat, 328 localités d’une population de plus de CINQ MILLE et QOATRE CENT QUARANTE QUATRE chefs-lieux de comté, Listes envoyées suk ap PLICATION.S’adresser au Bureau d’annonces de journaux di Gio.P.Bowell & Cio., 10, rue Hpruce (Prin ting House Square), New-York.Sorel, 20 Août 1878.—«ua.NOUVEAU Les soussignées, modistes, informent respec tueusement le public de la ville, de Sorel et des paroisses environnantes qu’elles viennent d’ouvrir uu nouveau magasin contenant un assortiment général d’étoffes de toutes sortes pour Dames et Messieurs.Elles tiennent aussijtoutes les garnitures et fournitures nécessaires convenables & n’importe quelle étoffe, de quelque valeur qu’elle soit.Comme par le passé,les sousignées reçoivent chaque semaine les livret de modes les plus nouvelles et elles se chargent de tailler et de confectionner les toilettes de toutes sortes pour les Dames.tes Prix sont Modérés.Une visite est sollicitée au nouvel établissement situé EN FACE DU MARCHE, Voisin de M.James Morgan, HOHELt Dllis, LUSSIER, Modistes.Sorel, 20 Mol 1878.tic 5 P.M„ Woonsocket 11.65 A.M., Providence 12.35 P Al.ot Fall River (par Boston) 2 P.M., Brnttleboro, Central Village, Chicopee, Fitchburg, Great Falls, Greenfield Haverhill,Holyoke, Hartford, Jewett City, Keene, Marlboro, Newport, New-fiedford, New-Londou, Northampton, North Adinis.1 New-Hayeh, Né^-tW, Palmer, Pawtucket, Portsmouth, Springfield,Soutbbridge,Taunton, Wauregan, Walpole, Wincliindon.6 I.BARTHK, Rédactenr-en-chef PROTECTION SUR LES CH A USSURES D AUTOMNE ET U HIVER.Le soussigné a l’honneur d’informer le pu-blic de Sorel et des paroisses environnantes qu’il vient de recevoir un immense stock de Chaussures consistant eu Chiiiiiisiires commune» cl Clinii&siircN sic goût, POUR HOMMES, FEMMES ET ENFANTS.Toutes ces chaussures, nyaut été achetées argent comptant, pouvent être vendues A des prix qui défient toute compétition.Uno visite est respectueusement sollicitée au magasin dç FELIX PLOUF, I«1S, ItVE AUWIJSTA, EN FACE DU MARCH fi, Voilin du magasin de Cy.Mongeon feuilleta fàMaciteta'Sotel Du 3 Novembre 1878.—oa XBij » Sércl, 6 Not.1878.lUPPËLEJH'OIJS -r—QUE LE—- PASSUMPSIC S.R.est la seule ligne qui contrôlo des chars de première classe sur tout le parcours de la ligue entre Montréal et Boston en passant par St.Hyacinthe, Acton, Richmond et Sherbrooke.On enregistre les bagages à destination.Les voyageurs partant d?Mflnpéal font visiter leurs bagages ^u dépôt de Montreal et évitent ainsi beaucoup de trouble pendant le veynge.gfirPour les achats de billets et pour touios informations, adresses vous aux agents ci-dessous : Jos R Michaud, Richmond C K Ogden, Trois-Rivières C St Amour, Acton Vale E Bouesquest, Roxton Fplls • U Noël, Riohmond H Pepin, Warwick A Bouchard, Arthabaska L Lavergne, Htanfuld P L Bourse, Somerset Joseph Prince, do A H Burbank, Danville J E Turgeon, Ste Julie J Z Miquelon, St Camille A Rosseau, Lyster R Préfontaine, South Durham A Ouçllette, Aston M De B lois, St Frauçoisdu Lac J Dufresne, Trois-Rivières R Dussault, Doucei’s Landing L O Dorion, St Grégoire O fiournival, St Bqrnabé W Dcsuulniers, Trois-Rivières E Arsencau, St Célcstin H Fournier, St Casimir P A Tessier, St Anne de la pérade St Leclerc, St Albans Alfred Perreault, St Pierre les Becqueta E Brunelle, Cliamplain D Martel.La Baie du Febvc H.Grondin, Shawinigan, A Bauvin, St Barnabe H A Cinqmar8, Batiscan J Lambert, St Angèle H.Goderre, Arthabaska J B Brodeau, Weedon Jumes Miller, Lake Wcedon F G Stacey, Marbleton Les passagers qui s’en vont aux Etats-Unis peuvent maintenant prendre les trains partant de Sorel, Yamaska, St.David, St.Guillaume, Ht.Germain, Orummondville et Wickham, tous les jours, et rencontrer à Acton les chars du Passumpsic qui re rendent aux Etats-Unis directement et leurs bagages sont chéquéti ù ces stations et remis en bon o>dre à n’importe quelle station des Etats-Unis ci.dessus mentionnée, snn« charge extra.W.RAYMOiv D, Agent général., JJ.H.MICHAUD.Agent Voyagea pour le Canada 25 Mar 1878.•: .i LE MOINS DISPENDIEUX ET LE MEILLEUR INTERMÉDIAIRE D’ANNONCE, POUR ATTEINDRE LE LECTEURS EN DEHORS DES GRANDES .- CITÉS .Plu» de 1,000 journaux dittribui* en tix différente* liste».Annonces reçues pour une ou plusieurs listes.Pour les catalogues contenant les noms des journaux, et antres rénseignements ainsi que pour les-prix, s’adresser à ‘ BEALS 6 FOSTER, lo, Spruce St., New*York.20 août 1878.— KRK NOUVELLE MA1NIEU PLESST * Cr.de U Ut.d’IIon.à l’E».umv.de 1867.Médaille de Mérite à l’Exp.de Vieille 1873.ENCltE NOUV.1)OI!BLEVIOL|T A ÇPflW adop.par toutes les grondés administrations Dépit chei tous 1st papetiers Elles laws maints éo Cvéfiàt- Sorel, 2 .Juin 1877 5.000 7 DU NORD-OUEST De qualité supérieure, viennent d’être reçues, et sont en vente à très-bon marché chez U .( FILS CIE.517, 519, 521, 523, 524, 525, 526 RUE ST.PAUL, MtmiAi.28 Sept 1878.—3m.DEPAllïlîMENT DES IMPRESSIONS DE La Gazette de Sorel.L’administration,ayant renouvelé une partie du matériel et s’élant pourvu des plus nouveaux caractères, «st en mesure de donner satisfaction sons tous rapports à ses pratiques.On exécutera avec promptitude et dans les derniers goûts toutes commandes d’ouvrages de ville,etc., tels que i— Tctes de Comptes, Cartes cPAffaires, Mémorandums, Chèques* Millets, Traites, Enveloppes, Catalogues, Listes de Prix, Programm-s, Rapports, Pamphl ts, Affiches, Circulaires, , Pancartes, Lettres Funéraires, eic., etc Blancs dm toutes soktss.Les ordres de la campagne recevront toute notre attention et seront exécutés 6ans délai.S’adresser ù 20 Fevner 1878.J.A.CHENEVKBT, 17 rue Georges.—Sorel.i a PAR HENRY GRÉVILL1Î.XX (Suite.) —Oui demain.eh bien! je.je ne sais pas ce que je ferai.Le pis qui puisse arriver serait que mon jeune homme fût cassé.11 a repris goût û la vie, il ne se brûlera pas la cervelle.Je donnerai tout ce que j’ai trouvé, et le créancier sera bien obligé do se contenter de ma signature à longue échéance pour le reste.—Combien avez-vous trouvé ?—Vingt-sept mille roubles, et pas sans peine ! —Allons, non ami, cherchez le reste J fit la princesse en ser levant.Don courage ! —Vous me renvoyez?dit pitouse-ment Pierre qui n'avait pas envie de s’eu aller, —Ne vous souvient-il plus que mon frère vous attend pour vous sermoner ?—Ah! moi Dieu ! je l’avais oublié! s'écria Mouritf en cherchant sa casquette,qu’il louait à la main, J'y cours ! Si vous saviez, pvinoesse, oommo il est facile de porter le poids d'une faute qu'on n‘a pas commise !.Bien sûr, je ne changerais pas avec mon polit cor-netto ! Son hédu sourire se relléta sur le vi-çage de la princesse» • —Alors, dit-il en lui prenant la main, vous no m'on voulea pas de vous avoir fait souffrir ! —Non, dit-elle en la regardant sans fausse honte.Vous êtes sorti de page, monsieur Mourief, désormais vous avez prouvé que vous êtes un homme ; vous pouvez tout tenter et tout espérer.—Tout?demanda Pierre qui retenait sa main.—Tout 1 répéta-t-elle, le visage couvert de rougeur, • — Eh bien 1 quand je serai hors de ce pétrin, je vous demanderai quelque chose.—Demandez-le tout de suite; j’aime mieux vous l’accorder pendant qu’aux yeux du monde vous n’étespas encore innocent.Pierre l’attira dans ses bras et lui murmura quelques paroles d’une voix si basse que personne n'a jamais eu ce que c’était.ii , —Oui, dit-elle fermement, et j’en suis Aère! Il la serra sur son coeur et se rendit chez Platon pour essuyer par procuration la semonce du colonel.: < XXL Mourief entra chez son ami, la tête haute et le regard vainqueur, ainsi qu’il sied à un homme heureux.La physionomie de Sourof le ramena au sentiment de la véritable situation.Les jambes croisées, le visage sévère, Platon représentait dignement l'autorité.—Tu as joué i dit-il d’un air grave.' Pierre hocha affirmativement la tête.Mentir n'est pas chose si facile pour ceux qui n’en ont pas l'habitude.—Tu as perdu?'* Cette répétition exacte de l'interrogatoire qu’il venait de subir prodiiiéit chez Mourief une violente envie’ de rire aussistôt réprimée.Il réitéra son .signe de tôle aflirmatif.—Plus qné tu ne peux payer ?continua Sourof impitoyable.' '1 v —Ce dernier point n'est pas’ enCoré* prouvé, fit Mourief dW air de bôilnè humeur.Je tâcherai defaire honneur à ma signature.Peurt-tu me prêter quelques miliera de roubles ?• " ' " Platon abasourdi se leva.—Moi?1—Oui, toi ! Je le les rendrai, tu peux en être sûr.Si lu ne les as pas, mettons que je n'ai riert dit.—Comment ! s’écria Platon tout scandalisé, tu fréquentes des endroits impossibles où tu compromets, notre uniforme ; tu y perds en une miit une somme.ridicule ! Toi mon ami,notre, ami, que j’ai présenté dans ma famille, que j’ai traité comme un.comme un.v -i ¦ > Comme un frère, acheVa Mourief; voyant qu’il restait^court^èt 'je le te rends bien! .' .* Absolument démonté par ce sang-froid, Platon prit le parti de se mettre en colère.• ' - AJ Aimi, —Je te conseille de railler ! Et pour combler la mesure, après une aventu-re comme celle-là, c’est à moi que tu viens demander de le prêter l'argent que tu as si indignement perdu ! •• *r —Que veux-tu?dit Mourief du toiv d’un philosophe convaincu, ce n'est pas à mes ennemis, si j'en avais,—ce dent, grâce au ciel, je doute!—que j-irtris celle de joie si fantastique, sa physionomie exprimait si peu de repontir,— malgré toute la peine qu'il so donnait pour avoir un air contrit,—que Sourof éclata en reproches amers.Le colonel, l'honneur du régiment, la démission obligatoire, l'exil volon-taire en province qui pouvait seul ré-parer ce scandale, la nécessité de payer a quelque prix que ce fût,—tant cela roula dans un Ilot d’éloquencb et tomba en douche implacable sur la têto de Mourief qui écoutait sans sourciller, d’un air attentif, hochant la tête aux endroits pathétiques.Quand Sou roi s'arrêta pour reprendre haleine,—peut-être aussi parce qu’il n'avait plus rien à dire,—Pierro se leva, le visage rayonnant des meilleures sentiments.t —Tu es un ami unique au mondo, s écria-t-il, tu m’as parlé connue la voix de ma conscience; je t’en -saurai gré toute ina vie, —Lh bien I à quoi te décides-tu ?demanda Platon, adouci pur cette expansion amicale.—Je vais chercher de l’argent partout où il y on a, puisque tu ne veux pas m’en prêter ! répondit le délinquant d’un air radieux.La main que Platon tendait généreusement à son camarade déchu retomba à son côté.C'était là le résultat do sa semonce ! Pierre rattachait son sabre/ —Que dois-je dire au colonel?fit Sourof d’un air glacial.—lout ce que tu voudras, mon cher; tout ce qui te passera par la tête.Demain* oe sera une affaire arrangée.Platon garda encore le silence.—Que dit ma soeur?reprit-t-ilaprès uno longue pause ; comment apprécie-belle la façon originale dont tu promis les choses ?Pierre, déjà dans l’antichambre, ajustait son manteau sur scs épaules.—Ah ?mon ami, s’écria-t-il soudain, je suis le plus heureux des hommes ! Il faut que je t’embrasse! li donna une véhémente accolade à Sourof ébahi et disparut, accompagné d'un grand cliquetis de sabre et d’éperons sur los marches de pierre de l’escalier.Platon rentra chez lui fort perplexe, et au bout, de cinq minutes, il prit le parti d’aller voir la princesse.Celle-ci le reçut au salon.Elle avait le visage rosé,ses yeux brillaient d'une joie profonde; elle offrait, en un mot, l’image de la félicité.Dosia, assise au piano, tapait à tour de bras un galop d’üffenbach.—Quelle gaieté I fit Platon, qui resta pétrifié au milieu du salon.—C’est l’air de la maison, monsieur Platon! s’écria Dosia sans s’arrêter; nous sommes gaies ici, très-gaies ! Le piano couvrit sa voix et ses rires.Platon alla s’asseoir près de sa soeur, le plus loin possible du redoutable instrument.—Tu as vu MouHtef ?dit-il.—Oui, mon àmi.—Eh bien ! Qn’y a-t-il de vrai ?La princesse regarda son frère avec une expression de triomphe et d'orgueil.—Rien ! dit-elle.—Comment, rien ?r :—Si, au fait, il y a quelque chose.Peux-tu me prêter quelques milliers de roubles ?.J ; Platon bondit et se mit à marcher à 'travers le salon.—C'est une gageure,?s'ëpj’ia-t-il.1 Au même moment* Bosia quittait le piano ; en se retournant, Sourof la liouva on face de lui.L'air,;.railleinet satisfait de la jeune f}lle acheva de lui faire perdre là tête.v,' 1 .—Voyons, s’écria-t-il du ton lelmoiiis encourageant, deqiii se moque-t-on?Si c'est dé moi, je trouve la plaisanterie trop prolongée.—Qui est-ce qui s’est moqué de vous, monsieur?fit Dosia en ouvrant de grands yeux et en penchant un peu la tête de côté comme elle le faisait d’ha-bitûde quand elle cherchait à s’instruire.—Vous ! s'écria Sourof exasDéré.Joriiti emprunter des fonds ! ( Pierre avait dans les yetix une étUf- La princesse prit le bras de son frère.' /—Platon, lui dit-elle, Mourief est uh héros ! ; • ' ; V;."' '* /r^Pour avoir mené cette vio de polichinelle?: 1 —C’est1 trn héros! répéta la princesse sans serlaisser décontenancer.conté quelque bourde, grom-mèla Platon/et tu l’as cru.La priucesea *pâlit et retira le bras qu’elle avait passé sous celui de son frère/ >>¦ .;—Pierre ne ment jamais, s’écria Do-sia qui vint à la rescousse.Je De puis pas le souffrir, c’est vrai ! mâis il ne ment jamais.Platon, de moins en moins satisfait, regardait alternativement les deux femmes et tourmentait sa moustache, l’ai prorâis de nç rien dire, reprit IdAMM il’ill.nrti Aine aiaiAiïv mni» U princesse d'uu arr plus sérieux, mais H faut trouver de l'argent, il faut que tettedette soit intégralement paÿééde-'ihàin matin.i m&G'M toi qui veux que cett^dëtte- 1A soit payée ! fit Sourof d’un air sombre.d âi compté sur toi: de combien d argent poux-tu disposor en ma faveur ?—A toi ?tu veux prêter do l’argent à Mourief?S’il l’accepte, il prouvera bien qu'il est le dernier dos misérables ! —Quo non I on peut tout accepter de sa femme ! —Sa femme ! Sourof, complètement anéanti, se laissa tomber dans un fauteuil.Dosia, la têto toujours un peu de côté, le contemplait avec une certaine inquiétude.C ^ t qu’il en réchapperait sans le secours do l’art, olle fui rit au nez, mais si gentiment, que cet acte irrévérencieux put passer pour un sourire.—Oui ! sa femme ! dit lo princesse en levant la tête.Il n'est pas do cœur plus noble, plus généreux, plus.—U n’est pas d’âmo plus absurde qu'une belle âuio I s’écria Platon en so levant.Cela vous fait rire, vous ?dit-il à Dosia qui l'examinait curieusement.C’est drôle, if est-ce pas, de voir une femme d’esprit Cairo une irrémédiable sottise I -Ce n'est pas ça que jo trouve drôle, riposta vertement Dosia.Le vieil homme n'était pas tout à fait mort on elle.— —Et quoi donc ?—•Vous ! Platon regimba.•—Moi ?et pourquoi, s'il vous plait?—Parce que vous vous fâchez sans savoir pourquoi, répliqua lâ jeune rebelle ; il n’y a rien de drôle commode voir un homme d’esprit se battre contre un moulin à vont.Mais je ne suis qu’une petite fille, ajouta-t-elle en lui faisant la révérence.—Si tu ne peux pas to mettre d’accord avec lui, dit-elle à la princesse, appelle-moi, je t'apporterai du renfort.Elle sortit majestueusement,laissant Platon plus bourru que jamais.— Tu peux confier à Dosia un secret que tu me caches ?dit-il à sa sœur d’un ton do reproche.—Jo no lo lui ai pas confié, mais tu sais quelle fine mouche est cette ingénue.Elle a deviné sur-le-champ.—Qu'est-ce qu’elle a deviné ?—Que son cousin ne pouvait avoir fait celte abominable folio.* —Qui l'a donc faite, si ce n’est lui?—11 no te l’a pas dit?—Tu vois bien que non.Depuis une heure, olle ot toi vous me promenez dans un amphigouri ! —Eh bien ! mou ami; tâche de déployer autant de perspicacité quo Dosia, car j’ai promis de ne risu dire.Au bout d’une heure, Platon, parfaitement d’accord avec sa $œur, sortait de chez elle, emportant tout ce qu’elle possédait do valeurs: Il passa chez lui, dépouilla son secrétaire et* se rendit sur-le-champ ah logis dè Mourief.Ceini-ci, très-fatigué, attristé par l’insuccès de ses dernières démarches, venait de rentrer choz lui.Couché tout de son long sur le canapé, il méditait sur la sottise des humains en général et des jeunes cornettes en particulier.L'annonce de la visite de sou ami ne lui causa qu'un médiocre ^plaisir, car il s’attendait à une seconds édition de la; semonce; —Je suis venu voir si je pouvais t’être utile, dit Souf'of en franchissant le seuil, i , .: .* < .—Je te remercie, dit Mourief un peu embarrassé.:• * —Je/suis fâché (l’avoir été si injuste.Tu ne m’en veux piw ?/dit Platon eu tendant les deux mains à son camarade.—Ah ! s’écriaiCeüibcCàlle a parlé ! —Non, mon cher, mais j’ai deviné;., il n'est rien qu’ou.ne fasses pour son frère» continuM-il;i voici mon portefeuille, je crois que tujy,trouveras de quoi terminer cette enii.uyeu^e^affJire.Pierre sauta au cou de son ami, qui, cette fois, lui rendit son accolade.—Qùelle femme 'qiie là sœur ! lui dit-il quand il put parler.—Je t’avais bien dit; fit Platon avec orgueil, qu’il n’y eu avait qu’une au monde.,u i*» .—Je 4ie suis pas digne d’plle, murmura Pierre en secouant la tête; je ne sais pas comment elle a pu consentir.-11 en esbqueJ'iueft’Miis de plus mauvais que loi, ré pond it.-Sourof ; d’ailleurs,.je suis enchanté de.4’avoir pour beau-frère.Mais occupjns-nous d’affaires séné uses; i * r • Lies deux amis réglèrent le» comptes et, quand tout fut arrangé,} Platon se leva.; , t ! I Jlü' —Je vais chez le coloupl,.dit- il; je crois que le digne homme sera bien aise de me voir.n * —Que vas-tu lui dire ?fit Pierre effrayé.t.» ••! ü r v» xoa -, r—Je vais lui dire que ta dette sera payée, parbleu^ > hw.-.v - h, -aj (A continuer.) ii .1 •** Sif* • ^ * S» *1 • i • « i .* 9J ' 0 • - .i.l > I r.Ii t i j **rjis t * • ( ( ’d ^ 9 t » il' LU ¦y 'L IIi 55 r LA GAZETTE DE SOREL, JEUDI 28 NOVEMBRE 1878 .v • V AVr^AtT COMMERCE FRANÇAIS.Monsieur H.Mahler, 10, Rue de lu Grange Batelière, Paris, est notre seul agent pour Paris et là France.Il est exclusivement autorisé à recevoir les abonnements et es annonces pour J.A.Chênovert, Ed.propriétaire de la Gfuzptte de Sorel.la tottte de Jtel, JEUDI, 28 NOVEMBRE 1878.LA FRANCE ET LE CANADA.Nous avons commencé mardi et terminerons samedi la reproduction de la première partie d’un remarquable travail dû à la plume d'un écrivain français, M.Raoul Frary.Voilà bien longtemps que nous travaillons à attirer l'attention du monde européen, et particulièrement de la Belle France, qui, absorbée par ses révolutions, a oublié ses anciennes colonies.Notre histoire contemporaine en particulier ne manque pas d’exemples de généreux dévouements et de travaux sérieux inspirés par cette idée patriotique.Connue le dit si bien M.Suite, c’est par nos livres que nous pouvons attirer l’attention de la France, avec laquelle nous sommes eu union morale par notre langue, notre religion et nos lois.Notre b stoire en particulier, qui a déjà été l’objet d’une élude suivie de la part d’écrivains étrangers, contient certainement tout ce qu’il faut pour passionner le reste du monde.C’est au retentissement qu’aura notre littérature au loin que nous devrons de sortir de l’obscurité passagère qui nous a entourés jusqu’ici.C’est donc avec joie que nous reproduisons le travail de M.Frary, qui est destiné à nous faire mieux connaître et apprécier en France.POLITIQUE, AFFAILtES etc, —LaninjoriUS exacte de l'hon.M.l'ortiu à Gaspé est de 794.—On dit que les médecins ne jugent plus l’état de M.Tremblay, M.P., aussi grave.La plus forte crise est passée.L’amputation n’est pas jugée nécessaire.—Les personnes résidant au Canuda qui pourraient avoir quelques réclamations à exercer contre la succession de J.F.L.Ge-tieway, ué eu Suisse, sont averties d’avoir à produire ccs réclamations avant le 29 août prochain.Cette suecucoion est assez importante, puisqu’elle vaut 0,700 florins.—On dit qu’il y a quelque difficulté entre le nouveau cabinet néo-écossais et le Lieu-etnanUGouverneur Archibald, qui refuserait de consentir à certaines démissions.—L’Ile du Priuce-Edouard va abolir son conseil législatif.Ce corps est électif dans la petite île, et conséquemment la volonté du peuple ne vieiit pas échouer sur l’opiuiâ-treté de mandataires inamovibles comme ceux qui composent notre conseil législatif.Sur l’île du Prince-Edouard, le peuple a élu au couscil une majorité favorable à l’abolition.—On dit que l'hon.M.Tilley doit demander au gouvernement impérial un octroi de six millions de louis sterling pour aider le Canada à construire le ehemiu de fer du Pacifique.Un journal fait remarquer à ce sujet que l’Angleterre est intéressée au succès de cette grande voie ferrée, qui devra ouvrir une nouvelle voie vers l’Orient.Cette entreprise est uue partie importante du système de la Confédération qui a déchargé l’Angleterre d’une grande responsabilité et de grauds déboursés à la fois.On est d’avis quo lord Bcaconsficld ne serait pas opposé à un tel octroi, pourvu que la sommo soit appliquée sur les tiavaux au-delà des Montagues Rocheuses.Taut mieux pour les Co-lombains, si la chose se réalise.—Les nouvelles du Nord-Ouest ne sont pas très-rassurantes depuis quelques jours.On signale chez les Indiens un sourd mécontentement qui pourrait se Traduire par des actes d’hostilité ouverte, et l'on sc demande si uous n’aurons pas, nous aussi, nos guerres indiennes comme celles qui ont fait couler taut dt* sang aux Etjts-Uuis.Le Free Press, de Wiunipeg, public un télégramme de Brattleford.qui lui apprend que la police montée, partie pour urrêter le chef Big Bear, a dû s’en revenir les maius vides.Uue dépêche plus récente va à dire que la guerre pourrait deveuir géuérule.de la paix étant une des brunches lc9 plus importantes des matières soumises à votr# juridiction et la dépense nécessaire à cette fin étant d'un caractère indispensable.Et^ils ne cesseront de prier.Sorel, 23 .Novembre 1878.Communications.IUd L L Dupré Rvd A St Louis Rvd F Jeerosiere Chs Gill M F Cyr Mongeon Dr Ladoucour L E D Cartier W II Chapdelaino A À Tuillun G I Burthe J F Armstrong Josoph Mathieu A N Gouin P Guévremont Dr Latraversc J A Chênevert Win Lunan F Payau W Faris J O Beilerosc Cyr Labello Louis Trempe Labello & Frère Frs Label le lt Lcvi N Rajotto 01 Lesieur E Letendre J Bergeron C Labossiùre G Vuillctte J Matte L F Bellefouille Ch* Daveluy L Scnécal F Gelimis .1 A Germain J O Lavallée Chngnon & Frère J O Dauphinais Dr Iléroux L O Gariépy ltvd J B Miohon ltvd M Petit J B Brousseau M FF C L Armstrong D.Z.Gaultier J O Duplessis A Germain Four la banque des Marchants A A 'Paillon Gérant Four la banque Molsoa Geo Crebassa Gérant C Ilarpin E Jobiu Léo Fosbrookc Chs Dorion A Stephen C J C Wurtele David Finlay E Iloudc Geo Crebassa Ph.Girard Tréfilé Guilbault M Matte Cyr Blette Elio Chagnon Ls Trempe F Paul Hua M Matte O Gaultier A Allard O Plante Frs Allard J Morency A Gorric J Généreux E Sénécal A Garceau F Plouf C Robitaille A Desnoyers H Trnnchemoutagne J Tobin W Woolley J St Jacques A Brimer J Connell Dr Gladu Capt Latraversc Km Crépeau Z Olivier G ltoy J B Roy D Duvul M Proulx O Rajotte P Cournoyer P Dufault Bel Guévremont C Clément P Lizotte C Clément, fils Jos Cartier Paul Latraversc N Carpentier H Drolot L A Bourret F Dragon G Grenier J Gilberton M Beauchemiu E llondeuu Ls Mo: ssc A Richard J B Vigneau O II McKeuzic John Mullen M C Blais J Lord T Duplessis L Lesieur W Rochette L Raymond O Rondeau A Francœur D Jacques J Bussièrc A Trudollo G Généreux N Lavallée Léon Lcduo A Magnan J Robidoux N Robidoux C KobHoux Ed Lizotte Chs Latraverse E Lussier Jjus Lussier J Ladéb-uche A Dandcncau D Bcrthiauiue II Lavallée N Blette J Mongeon A Prudhowme 0 Matte A Magnan A Crépeau J Laviolctte lt Berthiaume Et plusieurs autres, A Son Honneur le Maire et MM.les Con- !• seillers de la ville de Sorel en session réunis.Qu’il plaise 4 votre Conseil, La requête des soussignés propriétaires et locataires de biens-fonds et contribuables de la ville de Sorel Expose respectueusement : Que, tant à raison du chiffre considérable de la population que de la situation géographique de la dite ville do Sorel, le main tien d’une force de police est grandement nécessaire en vue du bon gouvernement intérieur et pour la protection et des personnes et des propriétés.Que, vos requérants apprenant qu’uuc résolution a été dernièrement adoptée par votre Conseil pour le renvoi de la force de police existante, le motif de cette résolution étant que les fonds de la dite ville sont insuffisants pour pourvoir au paiement des frais que la chose entraine, ils ont cru devoir venir prier votre Conseil de reprendre de nouveau en considération la question du maintien de la susdite force de police, convaincus comme ils le sont que, si le renvoi de cette fbreo a lieu, il s’en suivru des conséquences graves ePquo la susdite ville on souffrira do beaucoup.À ccs causes donc, vos requérants concluent à ce qu’il plaise à votre Conseil de rescinder sa susdite résolution, et ordonner danB lo8 prémisses ce qui lui paraîtra dans sa sagesse le plus en accord avec les besoins de la localité, le maintien du bon ordre et A Sou Honneur le Maire et MM.les Conseillers de la ville de Sorel, L’humble requête des soussignés, hôteliers et contribuables do la ville de Sorel, Expose humblement : Qu’ils ont appris avec regret que, par une résolution adoptée par le Conseil de Ville le 12 nov.1878, il avait été résolu : 11 Que le Secrétaire-Trésorier ait instruction de notifier les hommes de Police, y compris le chef, que leurs services ne seront plus requis après le 1er janvier 1879 ” ; Que les taxes imposées pour l’obtention d'une licence d’hôtel sont assez fortes pour donner droit aux hôteliers à une protection suffisauto de la part des autorités; Que cette protection leur fera complètement défaut si le corps de police maintenant en activité est dissous le 1er janv.1879 ; Que le corps de police tel qu’il est actuellement composé u toujours dunué satisfaction au public en général et à vos requérants en particulier.Pourquoi vos dits requérants, hôteliers et contribuables de la ville de Sorel, supplient votre dit Conseil de ville de prendre leur humble requête en considération et de rappeler leur ordre en conseil passé le 12 nov, 1878, de manière à ce que le corps de police maintenant en activité soit requis de continuer scs services comme par le passé ; Et vos dits requérants ne cesseront de prier.Sorel, 25 Novembre 1878.Hubert Fiché James Fish J B Archambault F Lapointe Ed Lemoine Michel Hébert* * F B E Bourque A F Guudlack Joseph Yanosse Félix Latraverse Pierre Paul Simon Singler J B Lcclairc J B Guévremont.Notes Locales.Sommaire de la 1ère page : Dotia (feuilleton).A TRAVERS LA ville.—Le Montréal et le Quebec sont arrivés dans cotre port pour prendre leurs quartiers d’hiver, le Montréal mardi à 5.40 p.m,, et le Qudbec mercredi à la même heure.On est actuellement à dégréer , le Canada.Le Rocket ^de la Cio Allan,arrivait dans notro port dimanche #§wr., Il employa la journée de lundi à re- morquer dans notre port plusieurs barges lighters delà même compagnie,qui étaient ancrées duos le fleuve vis-à-vis la ville depuis quelques jours.11 les plaça à leur cudroit d’hivernement.Il fit la meme chose pour le Nepegon et le Mataioan.Mardi matin, il rendait lo mémo service au Meteor et,mardi après-midi,lo Rocket prenait lui môme ses quartiers d’hiver au milieu du groupe de vaisseaux qu’il venait de localiser pour l’hiver.La coustructiou de l’Etoile est déjà commencée à l’ancien chantier de MM.Girard et Fréchette.Ou sait que, depuis la faillite de ccs derniers, la Société de Construction de Sorel avait fait l’acquisition des chantiers et du moulin à scie qui y est érigé.Les MM.Beauchemiu ont acheté, ii y a quelques mois, de la Société de Construction, T’ancien chantier de MM.Girard et Fréchette.C’est sur cette propriété nouvellement acquise que les MM.Beauchcmin construisent l'Etoile.Lundi matin, en montant à Montréal, le lléro brisa son arbre de couche ( shaft.) Le Cultivateur, qui était à Montréal et à qui on avait communiqué l’accident par télégraphe,est descendu à Verchôrcs à la rencontre du Hero et l’a remorqué jusqu’à Montréal.On sait que le Hero a éprouvé le même accident il n’y a pas longtemps.Il n’y aura pas ainsi de jaloux, puisque les deux arbres de couche ont été brisés.La barge-ponton (le Ya- machiohc et les deux chalands i\ charbon de la Cic Richelieu à Québec ont été montés sur les chantiers de la Cic Richelieu,qui avoisinent le chauticr Lussier.Vû le mau- vais état des chemins, la pierre de taille de l’église de Etc Anne est transportée en petit chaland jusqu’à destination.Hier m:itiu,on chargeait un de ccs chalands au quai de la Cic Richelieu.Lundi soir,il est tom- bé quelques pouces de neige.Mardi matin, plusieurs voitures d’hiver firent leur apparition, mais c’était l’exception, et les voitures d’été étaient loin d’être supplantées.Encore une petite bordée, s’il vous plait ?.Lun- di matin, on a commencé à monter lo Vermont sur les chantiers de MM.McCarthy.Hier soir, l’opération était terminée, et le yankee était juché au pinacle de son nouveau lit, coudoyant son confrère Y Albertini y est installé depuis plusieurs semaines, .La Mouclie-à-Fcu n’est pas coquette et sa toilette lui coûte peu.Uns journée suffit pour la déparer de scs atours.Lundi matin, on a commencé à défaire sa toilette, et le soir même clic était déjà en négligé.Mardi matin,on l'a conduite au pied des chantiers de M.Fréchette, oû elle attend qu’on lui eu fasse faire l’ascension.Madame À.Germain a résigné, il y a quelques semaines, la charge de Secrétaire de l’Association des Dames de Charité de Sorel.Elle a été remplacée par madame Conlin, que le comité de régie a élue à l’unanimité.Une preuve que l’hiver est définivemeut assis à nos foyers, c'est que les hot scotch font fureur.Le yacht do M.Joe.Vin- cent,de Montréal,a été monté sur le chantier Fréchette la semaine dernière.Il doit y passer l’hiver.C’est un sûr moyen de ne pas se mouiller les pieds.Hélas 1 les excursionnistes qu’il a portés ne prenaient pas toujours la mimes précautions.Les Sorelois out étiré Sto Catherine pn vrais conservateurs des us et coutumes.De joyeuses réunions de familles ont eu lien pour fêter I celle.que les vieilles filles coiffent.Après avoir bien étué la tire, chacun sc retirait en s'étirant de fatigue.W Evénement do Québec remarque que le Marquis de Lome a été assermenté le jour de la Stc Catherine et ajoute que ceci est do bon augure pour les vieilles filles.Nous est avis que les vieilles filles canadiennes devraient lui tirer une révérence.Nous publions dans une autre colonne une copie des requêtes qui ont été présentées au Conseil de Ville mardi soir.Nos lecteurs verront, par les nombreuses signatures qui accompagnent cos requêtes,quel est le voeu populaire de la ville de Sorel.Tous les contribuables ont été unanimes à signer cette requête, à l’exceptiou de trois.Ces trois noms méritent do passer à la postérité.Nous leur réservons pour plus tard une mention honorable (// /) dans notre journal.La navigation.—On uc prend aucune mesure pour faire relever lo vapeur Riche-lieu, qui a été coulé à fond par le remorqueur Rocket, et ce qui reste de ce vapeur fiera probablement détruit par les glaces au priutemps.Le Richelieu faisait le service depuis trente ans.Le Troifrlfivipres, le Chambly et le Berlhier continuent leur service cette semaine ; ils ne rentreront dans leurs quartiers d’hiver que lorsque les glaces auront rendu l’abord des quais impossible.Officiel.—Sommations de commissaires d'écoles pour le comté de M askiuougé, Iluu-terstowu.—MM.Frs St Onge, fils, et Max.Boucher, fils, en remplacement de MM.Ed.Maguire et Hon.Bergeron, sortis de charge.Commissaires pour la décision souuuairo des petites causes pour la paroisse de St Gabriel de Brandon, dans le comté de Bcrtbicr.—Jos.Hamelin, Aub.Hamelin, On.Hé-naut, Noé Lcfrançois, Dos.Beuuvillier, II.Fayette, 01, Grauger et Nar.Corueillier,' Eers., Je la djtc parojsse do St Gabriel de Brandon.Aucienoc commission révoquée.L’eau de Floride de Murray et Landman est probablement le parfum le plus simple et le plus pur qui ait jamais été fait, n’étant absolument rien de plus que l’es-senco délicieuse de fleurs rares, conservée et rendue permanente, et il u’y a pas de doute que c’est à la pureté do sa composition que Pou doit attribuer eu grande partie son immense popularité.LA SEMAINE.Cote fois les événements ne manquent pas.La semaiue en a été même si fécoudo que je ne sais par où commencer.L’attentat de Naples, la guerre afglmue, le duel Gum-betta-Fourtou, .les grèves anglaises, les faillites'américaines, le déficit prussien, tout cela se presse sous ma plume et veut occuper la première place.Four trancher la difficulté, je vais commencer par autre chose et parler, par exemple, des progrès qu’a pu faire la question d’Oricnt pendaut la semaiue qui vient de 9’écoulcr : j’entends lu questiou d’Oricnt circonscrite à la Turquie, et sans m’occuper dos évènements aux Indc9, qui seront plus loin l’objet de mon attention particulière, car j’ai des choses particulièrement intéressantes à en dire.On sc rappelle que la Russie, tout eu faisant sonner bien haut son respect pour le traité do Bcriio, a fait croire tout le contraire par ses actes.Cette dernière opinion tend de plus en plus à s’accréditer, au grand préjudice de l’houneur national du peuple qui l’a provoquée.Les vues ambitieuses de la Russie sur l’ompire ottoman font désormais partie de l’histoire ; il y a là comme une tradition nationale.Or, il est aujourd’hui bien établi que la Russie a manqué son coup, faute d’une main directrice ; si,* par exemple, elle eût possédé un Bismark, il ne lui serait pas arrivé l’affront do voir les conditions qu’elle •avait poséc3au vaincu à San Stcfano amendées sans merci au Congrès de Berlin, après avoir épuisé son trésor et versé un sang précieux.S’être vu aux portes de Constantinople et u’y être pas entré 1 voilà ce qui fait mal au cœur du Czar aujourd’hui.Aussi disait-il récemment au général Tod-leben : “ Quel dommage que nous ayons suivi le* conseils dTgnatieff et que nous n’ayons pas occupé Constantinople lorsque uous le pouvions ! Nous avons perdu là une magnifique occasion de frapper uue contribution de 10U millions comme ont fait les Prussiens à Francfort.Les Anglais eussent-ils rejimbé, nous eu aurions eu facilement justice.Quelle bévue nous avous commise ! ” Et voilà pourquoi aujourd’hui nou-seulement le prêtre légendaire de Ste Sophie est encore prisonnier dans son mur, mais encore la politique moscovite eu est réduite à suivre les voies tortueuses de la diplomatie à deux faces, au lieu d’avoir écrit son triomphe sur les murailles byzantines.On comprend donc tout le dépit qui inspire désormais les faits et gesfr-s du Czar.Faute du prestige que ne lui a pas donné sa cam-pague turque, il est forcé de se rabattre sur les petites choses, maintenant qu’il a perdu les grandes, Tirer le muillnur parti possible de son échec, voilà désormais sa devise.Le traité de Berlin lui ordonne d'évacuer la Roumanie ; il y pose des conditions qui intriguent fort les autres puissances ; ii lui faut un chemin permanent à travers la Roumanie pour pouvoir communiquer militairement avec la Bulgarie quand cela lui plaira.Déjà uue dépêche de Berlin annonce que huit divisions russes, en tout 120,000 hommes, doivent passer en Bulgarie avant la fin de i’aunée.Est-ce là une malice prussienne, laucéc dans lo but d’attiser le feu à Londres ?D’autre part, il parait que l’Allemagne partage l’opinion de la Russie, nui! est juste d’accorder à celle-ci uue prolongation du temps fixé pour l’occupation de la Roumanie : solution .toute .“naturelle” de la difficulté soulevée par la Russie nu sujet de son chemin militaire à travers la Dobroudcha.D’après uue dépêche, toutes les puissances seraient opposées à cette cxigeuce des Russes, qui se trouve tout-à-fait en désaccord avec le traité de Berlin, Cela n’empêehc que le Golos, .évidemment iuspiré do haut, déclare qu’uue communication permanente ‘entre la Russie et la Bulgarie, à tiavers la Roumanie, est.indispensable.Schouvaloff avait soufflé un mot au même sujet à sou dernier voyage à Arienne, mais on lui avait fermé la bouclip tout d’abord ; il est donc à craindre que la persistance du Golos n’amène des conplica-tions avec l’Autriche, Le comte Andrassy vient de déclarer, devant les délégatious hongroises à Pestli, “ que l’Autriche ne consentirait à aucune infraction, infime indirecte, à la foi jurée,” La veille, il avait fait part aux mêmes déléT gatious d’uuo circonstance très-signiticalivc ; lo Prince Labunofl’, l’ambassadeur russe à Constantinople, aurait déclaré à la Porte que l’évacuation de laltoumauie ne sc forait que trois mois après que la Porte aurait si-gué un traité équivalant à celui de San Stcfano, qui a été si bieu mutilé à Berlin ; l’Autriche ayant protesté .coutre une semblable proposition, le cabinet de Petcrsbourg aurait de suite désavoué LabanofF.Tout cela n’e>.t-il pas assez louche ?Le bout de l'oreille perce toujours, malgré les efforts que fait le Czar pour le cacher sous des assurances pacifiques et des protestations de sincérité.Peut-être pour détourner l’attention, ou annonce des changements importants daus le personnel des legations russes ; et la dernière uouvellc du genre est la démission volontaire (?)de Gortschakoff et du Priucc Üiloft’: ce qui ferait un chancelier deb’chou-valoff, graud ami do Bismark.A l’intérieur, la politique du Czar est, aussi, bien malade ; les nihilistes profitent de l’occasion pour s’agiter, on demande même en haut lieu des changements à la constitution du pays, et d’un autre côté, le peuple semble fatigué de fournir sou argent et son sang pour obtenir si peu, L’autre jour,il s’est fa if, à Riga, une insurrection de conscrits “malgré eux”; ou a dff en arrêter plusieurs.Qu vient pourtant d’apprendre une atrocité commise par des Turcs flaus un petit village de cédoine, oh 300 personnes ont été massacrées : cela devrait exciter l’indignation généreuse du peuple russe, qui a entrepris de civiliser à coups de fusil ses voisins les Ottomaus.Du reste, ce malaise intérieur u’est pas confiué à la Russie.• Socialisme en AJleipar gno, labor party aux Etats-Unis, nihilistic eu Russie, voilà peut-être autant de transformations de l’Internationale ; il est même possible qu’elle utilise eu tous les pays les sociétés ténébreuses qui y sont établies depuis longtemps, .Aiusi, la Cuworra, à Naples, pourrait bieu lui prêter main-forte nU besoin ; oy, c’est justement à Naples quo Passauantc a tenté d’assassiner le roi Humbert.Au sujet de cet attentat, non-sculewcut on a découvert que le coupable était membre de l'Internationale, mais encore son arrestation eu a amené nombre d’autres,entre autres celle du jourualistcMelillô, ÂNaples,on a arrêté 300 personnes suspectes ; le jour de l’attentat, uu homme qui s’est avisé de dire qu’uuo régoucc était imminente a été appréhendé de suite.A Florence et à Fisc, à quelques jours d’intervalle, des bombes ont été lancés dans des processions royalistes.On vu môme jusqu'à dire qu’il existe un vaste complot daus le but d’u^sassiucr le roi, Le gou-vernemeut italien promût d’employer les moyens les plus rigoureux pour réprimer les menées socialistes, et veut suivre l’exemple donné à Berlin.Le roi a reçu les lettres et télégrammes de félicitation par milliers ; le Pape, quoiqu’on ait dit d’abord 1 cDiritto, a félicité le roi par l’entremise do 1'nrclicvô-que de Naples.Pauvre roi Humbert ! on le dit profondément affligé du mal qui ronge son pays ; l’attentat de Naples l’a particulièrement rendu mélancolique et soucioux ; on a remarqué une grande émotion chez lui lorsqu’il est rentré daus Rome aux applaudissements de la foule.Il était accompagné de son épouse Marguerite, l’idole du peuple italien ; et tous deux se sont fait fêter à Rome, où ils revenaient après une absence de quelques jours, tout comme s’ils y arrivaient pour la première fois, et j’ajouterai même pour faire* une comparaison en passant, comme le Marquis de Lome et la Princesse Louise au Canada, Le fait est que l’attentat de Naples a rendu le roi Humbert tout-à-fait intéressant ; ou ne parle que de lui, et nous savons maintenant qqe, depuis longtemps déjà, on éprouve des craintes pour sa santé, qu’il est peut-être attaqué de pulmonic, que c’est uu travailleur infatigable, et le reste.S’il y avait un reporter anglais à Rome en ce moment, uous apprendrions bieutôt le nom de son chien favori, le prix de ses chevaux et autres détails également importants.Pour le moment, ce qu’il importe de constater, c’est qu’il s’est empressé de marquer sa reconnaissance à son premier ministre Cairoli, qui s’est fait si bravement son gardc-du-corps à Naples, en sc jetant sur l’assassin et lui sauvant ainsi la vie, au risque d’être tué lui-même: ce loyal sujet vient de recevoir une médaille d’or en récompense de sa bravoure et le roi lui promet en outre de le décorer bientôt du Collier do l’Annonciation.J’allais oublier une nouvelle bien singulière, je devrais dire stupéfiaute : on dit à Rome que le gouvernement possède les fils d’une trame ourdie coutrc la vie du roi, et que l’on a découvert un dépôt secret de 2,500,000livros italiennes^roduit d'un récent vol de banque / Mais alors, yous écriez-vous, ce sont les 3 millions ou une pay tie des 3 millions volés à lu Banque Mauhattun à New-York ?Et pourquoi pas ?Le coup de la banque Manhattan pourrait bien être le fait do membres de fInternationale, de même que le vol du cadavre de Stewart le millionnaire, sur lequel, quoiqu'on en dise, le mystère plane plus que jamais.Qui sait donc où s’arrête le bras de cette puissante organisation, qui s’agite dans les téuèbres, élément naturel du crime ?Le lendemain de l’affaire do Naples, on apprenait que Don Manuel Pardo, ex-président de Pérou, venait d’etre assassiné.Dans J’Equateur, veys la même date, fi était rumeur d’un complot contro la vio du Président.Qu’est-ce que cela veut dire ?Est-il possible que le meurtre politique sc produise à tant d’endroits divers sans être inspiré par une seule et même tête ?.Un point du globe qui attire l’attention en oe moment, c’est l3 Afghanistan.Lés troupes anglaises l’ont décidément envahi et se sont emparées presque 9ans eoup férir dé deux forts importants du défilé Khaïber : Ali-Musjid et Kapyon.Il n’est pas probable cependant qu’elles y avancent davantage pour le moment : le froid est trop intern-se déjà, l’hiver va empêcher les hostilités d’ici au printemps.Voilà donc l'Angleterre embarquée dans une autre guerre : guerre eu Asie, guerre cnEuropo, guerre en Afrique contre les Caffrcs, il faut avouer que l’aunée est fertile en événements militaires pour ia Grande-Bretagne.LcsÀnglais commencent à s’émouvoir de leurs nombreux engagements; l’opposition profite de ce mouvement pour frapper d’estoc et de taille lo gouvernement, qui a pourtant bonne envie de vivre.Gladstone comparait l’autre jour l’origine de la guerre afghane à celle de la guerre franco-prussienne : une insulte à un ambassadeur a mis le feu aux poudres dans les deux cas.Imprudence dans l’un comme dans l’autre cas, dit Gladstone.etil pourrait bieu avoir un peu raison D’autre part, Lord Lawreuce, cx-gouverneur des Indes, s’est mis à la tête d’une opposition acharnée à Lord Beaeons-ficld au sujet de sa politique iudienue.Cela a mis l’emoi dans lo ministère, dont quelques membres trouvent qu’ils ont suivi Disraeli assez Ioîd, et désjreut consulter les Chambres, On ne sait trop pourquoi, mais Lord Bcaconsficld a d’abord réjimbé tant qu’il a pu, refusant carrément la demande de Lord Lawrence, qui voulait la convocation immédiate du Parlement afin que les documents concernant la guerre afghane y soient produits.Enfin, des scènes orageuses dans le cabinet, peut-être des menaces de défection, ont forcé la main au Premier : le Fàrlcmcut est çoiivoqué pour le 6 décembre prochain.Lorfl Bcaconsficld avait même d’abord refusé à Lord Lawreuce communication d’un raessago adressé par Lord Crau-brook, secrétaire d’Etat pour les Indes, à Lord Lytton, vice-roi des Indes, mais ce documont a paru depuis, et l’on y trouve des détails intéressants sur toute l'affaire afghane.A l’aide de ce document et d’au-très qui me sont vcjius sous les yeux, je vais faire en peu de mots lliistorique de la question aujourd’hui soulevée.L’Afghanistan est uu petit pays de 400 ou 500 milles de long et de large, situé au nord-ouest des possessions anglaises dans l’Iu-•de.La politique anglaise fut de tout temps de faire de l'Afghnui-tan un pays neutre, indépendant et amical, qui pût lui aider à protéger ses frohtififes en'cas d'agression étrangère : en un mot?de douucr à l’Afghanistan uu intérêt dans l’intégrité de l’Empircqu’clle travaillait à édifier depuis le commencement du siècle.De son côté, la Russie, postée au uord, mais d’abord à uue distance considérable de l’Afghanistan\ jetait naturelle-îpçpt los yeux vers lo sud, et c’est pour sc prdtégtr Joqtre lu Russie que l’An-glotorro avait tout d’abord adopté la politique dont jo parlais plus haut, Los premières relations qu’eut l'Angleterre avec le pays de l’Emir remontent à 1809.Les col-lossalcs intrigues, les ambitions gigantesques dp ?JapQlt$qn fer s’étaient portées vers l’O-rieut, et de là pa panjpagne de Russie.La Providcuec attendait là le grand conquérant et, l’arrêtant tout-à-coup,fit échouer par là môme tous ses projets ambitieux.Malgré tout, l’Angleterro s’était émue des* faits et gestes de l’Empereur des Français, et résolut d'envoyer une mission à Caboul : ce fut*le çommcnpemeut de scs rapports avec l'Afghauistau et aussi* la’souroo, pour ainsi dire, des difficultés d’aujourd’hui.L’espèce de protectorat qu’elle assuma sur l’Emir l’engagea dans les affaires intérieures de ce dernier.Depuis 1S09, elle s’est vu forcée par lea droonstances à prêter la main aux révolutions de ce petit pays, tantôt en prenant parti pour Dost Mohammed, lo père de l’Emir actuel, contre Shah Soojah, l’fî.mir qui l’avait accueillie si cordialement en 1809 ; tantôt en replaçant Shah Soojah sur le trône à la place de Dost Mohamucd, qui se sentant do l’importance, voulut pur la Buito poser ses conditions à l’Angleterre et meuuça même de passer aux Russes.L’anuée 1S41 fut particulièrement fatale aux Anglais ; une armée de 15,1)00 hommes fut complètement massacrée dans les défilés par les indigènes, et cela à la suite d’une révolution do palais où Akkar Khan, frère aîné de l’Emir actuel, joua uu rôle terrible.Lo résultat de cette immixtion continuelle fut que le petit pays faisait mine de passer de temps eu temps aux Russes ou aux Anglais, selon qu’il lui plaisait ; les Russes entretenaient cet esprit d’indécision avec un soiu scrupuleux.L’Emir actuel, Cliir-Ali, n’a pas manqué à sa tradition ; après avoir juré allégeance à l’Angleterre, il s’est laissé séduire par sou voi-sin du nord (le général Kauffman vient de lui faire cadeau d’un sabre d’honueur, qu’il a accompagné de paroles flatteuses, où il parlait du Czar et de l'Emir comme de deux puissants souverains !), et insensiblement il eu est venu à refuser l’entrée de son pays à la mission anglaise.De là, l’ultimatum do Lord Lytton, auquel l’Emir n’a pas même répondu, détail humiliant pour la fière Albion; de là, la guerre qui commence, M.Gladstone prétend qu’on aurait pu éviter ce résultat eu montrant plus de tact, Lord Lawrence de même ; aussi, l’on peut s’attendre cjue, pendant que les soldats grelotteront dans 1 Afghanistan, la lutte sera brûlante entre les hommes d’Etat au Parlcmeut.Les finances prussiennes accuseut cette année le joli déficit de 73,750,000 marcs.Je m’explique à présent le ton mélancolique des journaux allemands quand ils sc tournent vers la France, riche et prospère, et qu’ils parlent de l’Exposition qui s’est si bien passée d’eux !.1 ” ‘ • , En Angleterre, les grèves ouvrières, les reductions de gages, sc succèdent, et l’hiver s’anuoncc sinistre.IJeurcuscnitmt qu'il s’y produit, comme cela et arrivé h Liverpool la semaine dernière, des brouillards de trqis ou quatre jours où, la circulation étant empêchée, les débiteurs sont privés de la vqe de leurs créanciers, ce qui est uu plaisir comme un autre 1.Aux Etats-Unis, le sud redevient gênaut ; les élections y ont déterminé des commotions dont on a peine à sc remettro, politiquement parlant ; en outre, les faillites s’entassent, et les catastrophes, telles que l’explosion de Sullivan, Ind., où nombre de mineurs out trouvé la mort, viennent s’ajouter à la calamité publique.Ainsi, tristes nou vcllcs sur toute la ligne.Jo me trompe j il on est une assez réjouissante: je veux parler du duel entre MM, do 1)ourtou et Gambetta.L’élection du premier vient d’ôtre invalidée par la Chambre des députés, et, à cette occasion, M.de Foui tou, 1 cx-ministre do l’Intérieur qui avait tant aidé au coup-d’Etat du IG niai, a dit en pleiue Chambre que, s'il avait't fait son devoir, la gaucho ne serait pas où elle est à présent I * ‘ Cette parole a causé beaucoup d’iudigna-tiou de la part fies républicains, qui parlent maintenant de faire une enquête sur le mj-nistère de Broglie*.Dans le cours du dis-cours de M.de Fourtou,M.Gambetta a interrompu une fois l’orateur en disant : “ C’est un mensonge.” De là, cartel et duel.La rencontre a eu lieu en effet ; M.do Fourtou avait le choix des armes et a choisi le pistolet à trente-cinq jins., ce qui rappcllcinvolon-taircment lç duel fantaisiste dû vaudeville, à l'épée à dix pas ! Comme de raison, nj l’un ni l’autre des combattants n’a été ton?ché ; mais, tout do niêmc, l’honneqr a été déclaré satisfait / Ce petit roman couvre scs personnages do ridicule des pieds à la tête.Pour le bouquet, M.Dufaure a annoncé qu’ii allait demander la permission do la Chambre de mettre Gambetta en accusation pour s’être battu on duel, permission nécessaire lorsqu’il s’agit d’un député, et qui, pour cetfo raison ne l’est plus pour M.de Fourtou ; M.Ru-faure ajoute que la Chambre devra acquit?ter 1 accusé, et que le procès uc deyra sg faire que pour la forme ot pour sauver principe / Le fait est que M.Gambetta pourra plaider qu’il n’y a pas eu duel 1 NÉCROLOGIE.Nou3 voyions dimanche dernier se rdpé* ter un.bieu triste speotaolc : la mort venait d’atteindre une nouvelle victime.O jeunes gens qui, couamo nous, avez pu apprécier à sa juste valeur cette jeune existence que la mort vient do moissonner dans toute la vigueur de l’flge, n’est-ce paa un douloureux* speçtaçie de yoig qne amie partir pour le grand voyage de l’éternitd ?Vendredi matin.Dieu appelait à lui mademoiselle.Adèlt^ Champagne, ' Cette jeuue persouue, dout lAme ne counut jamais le remords, menait une vie exemplaire et irréprochable aux yeux de ses amis, ici-bas, et, nous l’espérons, aux regards du Souverain .Juge ;' mais à péiuc a-t-elle fait uu pas dun9 la - vie ou’il lui faut quitter ses pareuts, ses amis et tout ce qu elle a de plus cher dans ce nioudq pour aller rejôffidre sou Créateur.Vous maintenant parente, qui avez fait fructifier lo germe de toutes les vertus daus le coeur do votro enfant, devrez-vous être privés pour toujours de sa douce présence ?Vous sera-t-il permis de l’oublier jamais ?Non, Dieu peut uous paraître sévère pour lo moment, mais consolez-vous, car, il est infaillible en tout, il récompense le bien aussi nécessairement qu il punit le mal, et, vondriez-vou* vous soustraire ù ses bontés, il vous donnera malgré vous la récompense que vous méritez.Vous vous rappellerez un jour cetto visite (Je Dieu et voqs lui on rendrez grâce comme d’un bienfait, mais il sera pins grand encore, lo jour où, si nous suivons le droit sentier dans lequel elle a marché, nous la verrous dun9 un séjour plus beau que le lieu malheureux où nous vivons ici-bas.Et qu’avait-ello vdc plus à faire sur cotte terro ?Toute sou existence était vouée m service fle Diou efc'4 l’éditiçatïoa de W ^ LA OAZETTifi DG tiORKL, JEUDI, 28 NOVEMBRE 1878 amis.N’a-t-clle pas donné jusqu’à sa dernière heure l’exemple do tous les vertus, et ne servira-t-elle pn9 plus parfaitement le bon Dieu eu s’approchant immédiatement du trône sur les marches duquel elle devra le louer éternellement ?Pour nous, jeunes gens qui l’avons conuue, que nous reste-t-il à faire, siuon de la suivre, uon seulement par la pensée, mais aussi dans nos actions, jusqu’à l’Eternité bienheureuse que Dieu prépare à tous ceux qui l’aimeut et le servent comme elle l’a aimé et servi ?deux amis L.ET R.L’hon.Sénateur Lacoste, de Boucherville, père de A.Lacoste, Ecr., de Montréal, et beau-pèro de P.R.Chevalier,C.R., Ecr., de cette ville, vient de mourir à l’Age avancé de SI ans.11 était Lieut.-Colonel com-maudaut le premier bataillon de milice de Chambly.Il avait été président de la Chambre des Notaires à Moutréal, réprésenté Chambly dans la Chambre d’Assemblée du Bas Canada de 1834 à 1S3S et sous l’Union de 1843 à 1SG1, puis ensuite été élu Cou seiller Législatif pour la division Montarville.Eu 1867, il fut appelé au Sénat par proclamation royale.Les funérailles auront lieu lundi prochain à Boucherville.madame: aikd, ayant un piano à sa disposition, informe le public qu’elle donnera des leçons do mosique à sa résidence, No 98, rue Charlotte.Scs condition son£ très-libérales.Sorcî, 25 nov.1878.CANADA, ) Province u* QosnEc.[Cour de Circuit.District de Richelieu.) Le vingt-troisième jour de novembre mil huit cent soixante et dix-huit.(DnHANT LA VACANCB.) No.1511.JOKEPII HONORÉ VOISARD, marchand épicier, domicilié à Baltic, daus l’fitat de Connecticut, l’un des Ktats-UnU d'Amérique.Demandeur.vs.Dume MARIE MARTINEAU, voiive de feu Claude LACHAPELLE, de la paroisse de St.Bonaventurc d’Upton, dans le dis-trictde Richelieu.Défenderesse, La Cour ordonne, sur motion de Chs.Gill, Ecr, avocat du Demandeur, en autant qu*Ü appert par le retour de P.C.Vauasse, Huissier do la Cour Supérieure pour la Province de Québec, exerçant dans le district de Richelieu, annexé nuBrefdc Sommation émané en cette cause, que la Défenderesse a laissé son domicile en cette Province, et ne peut être trouvée dans ce district de Richelieu, que la dite Défenderesse soit par un avertissement à être deux fuis inséré eu laugue anglaise dans le papier-nouvelles publié en la Ville de Sorel, appelé The Sorel Pilot, et deux fois en langue française dans le papier-nouvelies pvhliè en laVille de Sorel, appelé La Gazette de Sns facih s.Rappelez-vous de Tancicnnc boutique de HUBERT DROLET, RUE charlotte, 80UEL Sorel, 19 Novembre 1878,—un.PHARMACIE ! I.e Dr.Edm.Uéronx A l’honneur d’informer le public qu’il vient \ île faire l'acquisition de la pharmacie ouverte | le printemps dernier par M.Wallace Dawson au No.57, RUE AUGUSTA.L’ASSORTIMENT est des plus complets et d’EXCELLKNTK QUALI I Ê.DROGUES, ME D LC l A ES paient ces, REMEDES de Joules sortes, TEiynniES je., j*.Et articles do toilette, tels que : DROSSES, SAVONS, PARFUMERIES, Jv., .Je., J*, l.e tout il griMMl marché.MJNETTK^ DK ( KYNTAL DK IIOK1IK.{ours et les chantres les trouveront aussi avantageuses.A vendre par tous les droguistes et marchands de campagne pu prix (ic 25 ctp.par boîte, eut.com PHIP magne cmui tâtions • • 28 Nov.1878.— CDIDNI1 FRANCIUM Dans i’Arkan 1AAA Afin ’A€HK« do terre à JV/JeFV/^V/V/1L/ vendre à prix réduits avçc «déments faciles, dans l’Ouest de l’Ar-hansaj.Le çhemfTrsdo fer; Little-Rock et Fort-fcmith, amai que Tkfteuve Arkansas, tra-verseitjfaute la vallée.jhsbl C6t généralement très-fwt)l$; Je climat«oli|et tempéré.Lclotoi, lo labacifle cfJnvre, le froment, le îqpB,j/rgo, l’av^fce, JA pommes de terre, le trilret hr fojWF r\yAftnt très^Men, ainsi que wVjKpe ktEt ^bres fruitb ÇnwfoSfcMIBFOvtRproB A epir terres, Situées loul’dif cAcmin de fevMJm Nprd du fleuve it.Esprit frour la fondatidir l’une oolqnie.A 0 milles de LiüJMlIck, près de lajffatû • Morillon, non lohpne Lolisbourget^dr un gnifiqtie plateau, s’étenAnt v^i^e Nonces Fèves UujSLj’sprit out lesefve 80,000 Jfcres pour les colons françaj**TUne église ce «Tcou-vent sont en \oie de roustruction^rès de Moriltbri et une scconddàéglise fraçaise va cire construite près (le S^ngfiai^lQ milles ' pîiis loin, dès* que 1 élx; 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KstT?ëoïïr™remè3oTônm^>om: l^mîmSuHiuo sur lo coutiuont américain, ainsi que l’ont éprouvé des milliers uo per souues.ApcimMippliquéjpiwluitnnsou-lagement ïïumS3Tînr^mBvr^^5la3!)^T*St mpidemt'u^^lîsîîrCÎT'TïéuîtrtTûsqîTânx os, s’introduit tiuns la circulation, nentmlise tmis les •^oisou^Uhmmdjfaue»/’ cli'culo avec le snng^^^rSJëttTTï^ÿstomo pur es issues uaturellos.^ GUERIT le mal de deuts, lo mal d'oreilles, ’es maux de tète, la névralgie, lo rhumatiMue, les entorses, les enflures, l'inflammation, les brulu-roe, les coupures, les contusions, les maux de côté, les (101110111*8 du dos, tes maux d'estomac, les douleurs d’epaules, la toux, les frissons, les engelures, la diarrhée, la dysen* torio, etc,, etc.Guérira les douleurs excessives soit iuté-rleures soit extérîëurëT dans un tusiaiTl ^ëtuTvôT7>rëjûgë^ôürTn)T"?naïïcîreîr Cessai ; la dépense est insignitiante et le sou lagement certaiu.Lo grand secret de sou succès parmi toutes les classes résidu daus le fait que ce remède est sur et inoffensit, ngnnble è prendre, donne uu soulagement tuiuu diat, est applicable avec plus de stu cè« dans uu plus grand nombre de cas, daus la vie journalière, qu'aucune dos compositions jusqu’ici produites par les recherches, pim.bileté et la “Science Moderne.” A preuve (Lnàjsgrnîulseüets eu mti fs, qui quo se soil, riche ou pauvre, jeune ou vieux, soutirant (l'îuîeum^lesinunwnëîrïumrGaût éiiuméréês.qui prendra la peine do payer une visite au bureau ù Toronto, 011 aucun temps, verra fl sau^rïeî^lcbourseï ” des preuves l^j Iq’iesfliMamveii^uagTqm^h^êTemTrfê sur unu pro'mere application.*ol,le»hn, etc., de L.H.BOURRET Lu soufsigué a l’honneur d’informer ses amis et le public en général qu’il vient (le transporter sa Manufacture de Portes, Chassie, Moulures, etc., aux Nos ni et m, RUE DU ROY, où l’on tiouvera toujours un bel assortiment de Portes et Chassis de toutes dimensions ainsi qu’une graudo variety de moulures faites du meilleur bois et des patrons les plus nouveaux, à des prix très-réduits.Le soussigné a profité de sou déménage n ent pour njoufcr p)i)b}cu-‘« machines nouvelles'à son (fabîissement es il*espère merit 1 l’encouragement du public par In satisfaction qu’il est en état de donner L c eux qui le favoriseront de leur pratique N’oubliez pas les Nos.171 et 173, près du pont de l’aqueduc, rue du Roi.L.H.BOURRET.PENSION PRIVEE.Chambres spacieuses, Bonne table, Prii: raisonnables.Enoobk place roua deux pensionnâmes.No.113 rue Charlotte.* h’orel, 19 Octobre 187$.^ nière mode.Dordures de Manteaux de toutes sortes, faites sur ordre, tention spéciale cat donnée pour tontes pelleteries faites à ordie 8UUlC,nent ,,0Ur une*compto On achèteta toutes Pelleteries au plus haut prix pour nrgent comptant.DUPLESSIS, LESIE1ÎM CIE.Sorçl.Nov, 1878.—im.î'-r.— «4 • I * »— .r' id Sorel, 20 Novembre 1878,—lm, .'ii •».» » 1 m v JLjü LIQUEUR BÉNÉDICTINE DE L’ABBAYE DE FÉCAMP (FRANCE) Exquise, tonique, digestive et apéiltive LA MEILLEURE DE TOUTES LES LIQUEURS VÉRITABLE HQUKHH BÉNÉDICTINE Trance et à lZoranger.•Ji /J Toujours exiger l'étiquette du bu de U bou-teil le, poilant U signature du Directeur général:, Dépoaluirea A Montréal: AVIS PUBLIC w EST par lp présent donné que de^nat^de spra faite à fa Législature de la Province.IME8SlEU,,S A* G,BERT0N & ClE- Représenta,Us,8 rue de Brisoles.Montréal.incorporant la ville de Sorel ; en divisant la ville en quartiers ; pourvoyant à l’élection d’é-1 MÉDAILLE D’HONNEUR, chevias et déconseillera ; augoientaut le nom- a CT UifllJfe u bre des membres du Conseil de Ville, et auto- Ad I fllwl IL risant la nomination d’un pro-malré.GATA HR IIÉ) QPPHK8S10N,TOUX, i^ALPI JOHN GEO.CBEBAS8A.INB-, TAÏIOMS it toute» leu »ffcctiong de» voie» res- ** « piratoireüont calmés fi l’instant même et gué- Sict.-Tri*.ris par les TU 1 .hS LEVASSEUR.a 1 ._ Pas do Protection possible chez cos Marchands qui commercent d’après le système de plusieurs prix— et qui vous protégeront peut-être sur quelques Marchandises dont vous connaissez la valeur,mai» vous tromperont indignement sur des articles moins à la portée de votre connaissance : cela est de la f , , i», ( , # 4 FAUSSE PROTECTION.• * • • •, • .• ,«.i • V , t »q»* I» •# * i * , • , Donc, si vou» voulez une Pko-TECTIonLvraik et honnête, venez tous au grand magasin populaire Quelques portes k l’ouest de chez le Du P 1C AU LT, MON THE AI., à l’Enseigne du Drapeau Au quatre saisons, 97, HIIK MimiMMK.07 médUtcment par les PILULES ANTI.NÉ- .VBALGIQUE8 du Docteur ORONIKR.BOtel-de Ville, borel, 28 octobre 1878.—2m.I Dépûtcontral uDr.LEVASSEUR,pbaraadeB.cbtmiite;d« lèreclMW,l3^w •o.lo 0.45 9.65 2.5* 2.00 0.60 0.12 0.15 9.00 0.06 5.00 0.60 0.7O (.10 1.02 0.45 0.20 0.14 0.14 0.25 0.IU 0.02 0.15 1.20 0.00 1.00 2.00 0.50 1.00 à 1.50 2.00 à 3.30 5.00 à 6.0C 0.20 A 0.25 0.50 à 0.60 1.40 à .1.60 1.00 à 0.00 0.50 i ' 0.60 0.18 A 0.20 0.15 A 0.00 0.10 A 0.00 0.08 A 0.00 0.16 A 0.10 0.04 A 0.00 0.60 A 0,88 8.00 A 10.05 0.00 A 0.00 0.30-A 0.30 0.75[A 0.40 .t.OÜ A 0.65 0,35 A 0.45 0:60 A O.Vf 0.00 A 0.06 0.00.A O.oO 9.00 A 0.00 Nous avons aussi lin lot (1e Casques en mouton de Perse, que nous avons achetés A l’encan, lesquels seront alors sacrifiés.MAGASIN de PEINTURE HUILES, Etc., Etc.Le soussigné, toul en remcrcLni ses amis elle public on général Je l’encouragement qu’il on a reçudepiiis qu’il a ouvert son établissement de Peintures, Huiles, Vernis, Verres à Vitres, Glaces de Miroirs Teintures, Coal Tar, Ciment, Plâtre pour la terre, Lampes, Clheminées de Lampes, MONTREAL* No.350, KDE NT.PAUL, Brèsde la Rue St.Vincent, i A P Enseigne de la Lampe, du Baril de Peinture et du Pinceau, etc.Sollicite île lire aau o faire une vipileàson élnMKsuineiü .«nr les différentes Peintures, etc., •ju’il reçoit actuellement des bâtiments venant Pomre^ruftr et yoni il dispose n 1res bas prix.J.B.LETOUNr.AU, 28 Juillet 1871.—ua.Mr.Piciii suivra régulièrement toutes les Cours de Sorel, et les Cours de Circuit de Ber-tbler et de St.François, Il s’occupera d’une manière toute spéciale des collections qu’on voudra bien lui confier J et il peut certifier qu’elles seront réglées sous le plus court délai.Sorel, 18 janvier 1878.—ua.1EHLEUB à Cie.ONT TRANSPORTE LE Lit MAGASIN AO No.652, RUE CRAIG, ÇFrès delà Rue Bleury) OU ILS AURONT UN ASSORTIMENT QONBIDÉRABLI DE Poêle^, Four noises.Couchettes de Fer, SOMMIERS A RESSORTS,MATELAS Réfrigérateurs et Coffres à la glacey Machines à Laver et à Tordre le Linge, E' un assortiment général cT Ustensiles de Ménage AUSSI : • t A .Jets d’eau do toutes grandours et qualité.C'estnotre maison quia fourni et posé la plu8-| art des jets d oau a Montréa* Montréal 1er.juin 1875.Tous les tweeds, draps, beavers, etc., achetés A ce magasin pour habillements de Messieurs sont taillés gratis.G.HARDY, 26.RUE AUGUSTA, SOREL Le Fousilgné, tout en offrant au public sea mî?61?*111?-1?10 8*nc®rfis P°ur l’encouragement libéral qu’il en a reçu depuis son récent cta-blissement 4 Sorel.a le plaisir d’annoncer au’à partir de ce jour, il tiendra A la dbposition des amateurs de bonne littérature,UNE COLLECTION DE VOLUMES CHOISIS, QU’IL LOUERA 1 DES CONDITIONS FACILE» : moyen le plus économique de satisfaire s.gout pour la lecture.tout eu faisant la connu*, sancc des auteurs les meilleurs et les pluo v vogue du jour.1 HH.les (Mssaires Mes pourront se pourvoir dans cet établissemuuc de tout ce dont ils peuvent avoir besoin les municipalités scolaires aux mêmes coru {ï011.8.®?prix qu’au dépôt du gouvernemem facilite sera donnée do changer les livres qin pourraient ne pas étro en usage dans les éco*.pour lesquelles ils auraient été achetés.M.Hardy se chargera do faire venir d’Euro*, tous les livres que l’on pourrait lui commander et qu ne se trouveraient pas dans sonmagae.,, Il tiendra toujours un bel assortiment de Tapisserie, Papeteries, Fournitures de bureaux, etc.On trouvera un magnifique nrsortmenr CHROMOS, chez M.HAltDY, qui se chart; 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On trouvera aus3i «les roues de voitures de plusieurs proportions.Ferrures pour bateaux-à-vapeur, Moulins, etc.,et tout ce qui esf nécussnire aux bâtiments.______________ - et en général toutes espèces (.’ouvrages en fer j ^®®®CINE SPECIFIQUE du Dr Wm GRAY, garantie être de la meilleure qualité possible ; réparation de bouilloires et tuyaux neufs.M* SYNDIC OFFICIEL Four le District de Richelieiu Bureau No, 25, Rue George, 4 quelques pas du Carré Royal, SOREL.AI.Brassard, de la ci-devant société Barth# ë Brassard, iuivra régulièrement tou tes les Cours du District.Son bureau sera actuellement ouvert de 8} A 5 p.m.Il s’est assure les services d’un comp table d’expcrienee pour les affaires de faillite, et toutes atlaire8 en collection qu’on voudra lui | confier seront réglées dans le plus court délai.Sorel.26 juip 1877.-=-jno.241* Rue Augusta, en face du maiu que tant de gens se rendent ehaque jour 4 leur besogne sam la moindre ardeur, mais plutôt comme de vrais esclaves poussés par l’aiguillon do la nécessité.C’est pareeque le mécanisme pour ainsi dire, du corps humain est devenu rouillé, après t'étre bourré de Corbone qui-contient leu matières* foi tes nécessaires pour supporter fhiver sous un elimai comme celui du Canada.Au printemps, l’hom* mo souffre dé maux de têts, dyspepsie, irritation du système nerveux, bitte, prostration, lassitude.etc., Cola ne dovrait pas être, car le Photphozo-ne, le grand.tonique des nerfs, dissipe la cause promière de'ces maladies, remet le système et fera disparaître tonte les impuretés du sang.2sctU5j, * Pratiques sont servies avec politesse.Venez nous voir avant d’aller ailleurs.Notre magasin est eo face È Hardi i Fadeur place le H.Kdlj.M.ARSENEAULT, Gérant.C.0.PARADIS.Popriétaire.Sorel, 22 octobre 1878.Bureau principal : 103, RUE ST.1RS, XAVIER, MONTREAL.Président, 1 Vice-Président.Sir A.T.Galt, K C.M.G.j Joiin Rankin,écr Gérant et Secrétaire, Edward Rawlings, Écr.Les transactions do cotto compagnie pour l'année 1876 ontphie qoo ripJé celles io* autres compagnies d'assuranco contre les accidents ensemble.Cette nompagnio ne fait pas d’autres affaires qué contre les accidents et ses polices Bout de la nature la plus libérale et moins restrictive posëiblo, grâce aux acquisitions faites par la Cie et 4 stn personnel primitif.On fait remarquer quelques-unes des centaines de personnes qui ont reçu indemnité pour aecidcnts, et au tiaitemeut servie aux recla.manispar les directeurs W.F.Henderson, Toronto, La médecine spécifique est le résultat de l’étude de toute une vie et de plusieurs années dc’xpérience acquise dans le traitement de ces maladies.Livret envoyé franco par la malle.La médecine spécifique est vendue par tous les Droguistes A $1 le paquet ou $5 pour 6 paquets, ou sera envoyée par la malle sur récep-/on de l’argentadressô 4 WILLIAM GRAY k Cxs., WINDSOR, ONT i - • • • gâTVen'Ju© 4 Sorel par tous les droguistes Kerry, Watson k Cie., Montréal, et Nos-TlROp à Lyman, Toronto, agents pour le gros.3 vr.1877;—lan.Agence Generale (l'Assurance.Polices d’assurance sur la vie, contre le feu et contre les accidents, émanées aux taux les plus accommodants.La propriété de toute espèce est assurée chute d’escalier.$588.57 contre les dommages ou pertes causés parle D.McFarlane, Fitsroy, coup de hache* feu.Alex W.Achison, Montréal, chute sur la glace .J.S.Diamond, M.D.Toronto, chute do cheval.John Adams, St Thomas, accident dé chemin do Fer.,*.E.B.Eddy, Bull accident au fou.4S7.50 70.00 125.00 1,000,00 200.00 ASSURANCE “ MUTUELLE ” des Cantons de l’Est, contre le feu, Waterloo, P.Q.ASSURANCE MUTUELLE 4‘ SUN »» i i C’est la seule compagnie d’assurence purement contre les accidents en Canada et la seule qui ait effectué le dépôt spécial au gouvernement pour la sûreté des porteurs de polices, On pouc obtenir tous renseignements et s’as* surer par l’entremise do M.C.BLAIS, ^ ALFRED COUTÜ, Agent Sorel, f ‘ Agent Berthier, BEN MACDONALD, Inspecteur des agences.Sorel, il octobre 1877j sur la vie et cpntre les accidents, Montréal, P.Q.Ces compagnies de premier ordre représentent $1,070,000 00.Toute perto est promptement rfgleo.3.PELTIER,; Agent Général, 43, rue Reiné.K.WILSON BOYD, 1 Admit spAcul t>K I* Mutuelle « Sun, ’• 20 *oû^ 1877.ïft i* Sor^ï, JOURNAL SEMI-QPOTÎPIE^.Publié les Mardi, JüuDi et BameduIg chaque semaine, en la Ville do Sorel, No.17, Hue Georges, dans le District de Richelieu, par J.A.CIIENEVERT, Prop.-Edit., Domicilié No.135, Rue du Roi (King).G.I.BAHTHE, Redacteur-en-Chcf, Domicilié No.62, Hue du Roi (King) Ls.LALIBERTÊ, Imprime^, Domicilié, No, 81, Hue Charlotte.Ceux qui veulent discontinuer sont obligés a en donnor avis en refusant La Gazette leur Bureau de Poste 4 l’expiration de leur semestre.il sera aussi nécossairo d’acquitter les arrerages, s’il y en a.Toutes correspondances etc., concernant la redaction, doivent ôtro adressées au Rédac-teur-en-chel, G.I.Bartlie, Ecr., ou au propriétaire, J.A.Cliênevert, affranchies et munies d une signature responsable.Toutes correspondances d’une nature personnelle seront considérées comme nnnonr et chargées 4 tant la ligne.ABONNEMENT: DITI0N SEMI-QUOTJDIXNNK.Pour douze mois.;,.$3.00 Pour six mois.150 Edition IIiddomadaire, (le Samedi).Pour douze mois.ÇQ 75 Pour six mois.0 ^ Aucun abonnement pour moine de 6 mois.TARIF DES ANNONCES : Les annonces sont toisées sur type Brevier.La 1ère.insertion, par ligne.$0.10 Les insertions subséquentes, par ligne.0.03 Une annonce d’une colonne avec conditions pour l’année.30.00 Do do une 4 colonne, pour l’année.15.00 Do do un quart do do do 8.00 Adresses d’affaires, pas plus de 6 lignes pour un an.5,00 Les réclames seront chargées 4 un centin par mot.Naissances, Mariages, Décès 25 cts, chaque, pour les abonnés gratis.- La circulation de La Gazette est aujourd’hui de 1,200 et le public trouvera-son avantage en annonçant aux conditions ci-dossus.Aucun# annonce ne sera insérée 4 d’autres conditions.• l t • 1 » • * ' • * • A • M.Toute annonce sans condition sera insérée jusqu’à contre-ordre à 10 cts.et 3 cts.la ligne.Et tout ordre pour discontinuer une annonce doit ôtro fait par écrit.On accordera aux pratiques une diminution libérale.c • • â'V* le Journal io CoMenr et de Mer Edition Hebdomadaire de La Gazette.c (Paraissant le Samèdi matin).Un an (payable d’avance^.$o.7ft (Frais de Port payée par les Editeur9)4 Sorel, 13 Février 1
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