Gazette de Sorel, 23 avril 1879, mercredi 23 avril 1879
22ème ANNEE.SOREL (PROViNoi DE QUÉBEC), MERCREDI, 23 AVRIL 1879.No, 90.(Gazette tic V-) b W urrl Journal fît-McMoMtadakc politique, (Sowiuraial, Agricole et iptteaite.S ,9 " G.I.BARTHErPfiopRiÊTAiRE.} PUBLIÉ DANS LES INTÉRÊTS DU DISTRICT DE RICHELIEU.^ Ls.LA LIBERTE, Imprimeur.Feuilleton de"la Gazette de Sorel" 9 Le Comte Kostia.VIL (Suite.) Saisi d’horreur, éperdu, hors de lui, Gilbert se retourna et pi it la fuite.Malgré l’obscurité, il trouva miraculeusement sou chemin.Il traversa lecorri-dor à la course, gravit en trois sauts l’escalier, s’élança dans sa chambre, dont il verrouilla la porte, alluma précipitamment une bougie, et, après aveir promené ses rega-als autour de lui pour s’assurer que le fantôme n’avait pas pénétré à sa suite dans son réduit, il se laissa tomber sur une chaise, interdit et sans haleine.Quand il se fut recueilli quelques instants, ii eut honte de sa terreur; mais malgré lui son trouble était tel qu’à chaque bruit qui frappait son oreille, il croyaU entendre les pas du comte Kostia gravissant l’escalier de la tourelle.Ce ne fut qu’après avoir inondé d’eau froide sa télé brûlante qu'il recouvra le calme, et, voulant par un eflort suprême conjurer les images effrayantes qui l’obsédaient, il s’assit à sa table de travail et ouvrit résolùment l’un dos in-folio de la Byzantine.Comme il allait se mettre à Ire, ses regards tombèrent sur une lettre non-r.aehelée qu’on avait déposée sur sa table pendant son absence.Il l’ouvrit; elle ôtait ainsi conçue: “ Homme à grandes phrases, je t’écris pour t’infoimer de la haine que tu m’inspires.Sachc-Ie bien, dès le premier jour que je te vis, ta démarche, ta figure, tes maniiyes, toute ta personne me fut un objet de défiance et d’aversion.J’avais cru reconnaître en toi un ennemi, l’évènement a prouvé que je ne me trompais pas.Acelie heure, je te hais, et je tele déclare franchement, car je ne suis pas un hypocrite, et je désire que tu saches que, tantôt dans mes prières, j’ai supplié saint Georges de me fournir une occasion de me venger de toi.“Qu’esi-lu venu chccher dans celte maison?Qu’y a-L-il entre toi et nous?Jusques à quand prétends-tu m’infliger le supplice de ton odieuse présence, de tes sourires ironiques et de les regards insultants?.Avant ton arri- vée, il manquait quelque chose à mon malheur.Dieu soit loué,tu t’es cha-gé d’v mettre la dernière main.Autrefois je pouvais pleurer tout à mon aise.sans que personne s’occupât de compter mes larmes: celui qui les fait couler ne s’abaisse pas à ces petits calculs, il a confiance en moi, il sait qu’au bout de l’année le compte y sera; mais toi, tu m’observes, tu m’epies, tu m’étudies.Je m’aperçois lies bien qu’en me regardant lu le livres à de petits dialogues intérieurs, et ces potits dialogues me sont insupportables.Entends-moi bien, je le défends de m’étudier,je te défends de chercher à me définir.C’est un af front que tu n’as pas le droit de me faire, et moi, j’ai le droit d’être indéfinissable, si cela me plait.Ah I tout à l’heure, comme j’ai bien devuié que in avais les yeux braqués sur moi! Et alors j’ai relevé la tête, je l'ai regardé fixement, et je t’ai forcé de rougir.Oui, lu as rougi, M’essaie pas de le nier.Quelle consolation pour moi, quel triomphe!.Hélas! cela n’etn- pas que je n’ûse plus me mettre à la fenêtre,de peur de t’apercevoir lorgnant le ciel et faisant d’un air sentimental des déclarations d’amour à la nature.il Et dites-moi donc un peu, habile homme que vous êtes, comment vous y prenez-vous pour combiner tant de sensiblerie avec un si raffiné savoir faire ?Tendre ami do l’enfance, de la vertu et des couchers du soleil, quel adroit courtisan vous faites ! Du premier jour que vous fûtes ici, le maitie vous honora de sa confiance et de sa tendresse.Comme il vous estime! comme il vous chérit! Que d’attentions ! que de faveurs.Demain ne nous commandera-t-il pas de baiser la poussière devant vous ?.Si tu veux le savoir, ce qui me révolte le plus eu toi, c’est l’inaltérable placidité de ton humeur et de ta figure.Tu connais ce faune qui se mire nuit et jour dans le bassin de la terrasse; il rit toujours et se regarde rire.Cet éternel l ieu-, je le déteste du fond de l’Ame comme je te déteste toi-même, comme je déteste le monde entier, à l'exception de mon cheval Soliman.Mais il y a du moins de la bonne foi dans sa gaieté, il se donne pour ce qu’il est, la vie l’amuse, grand b>en lui fasse ! Toi, tu enveloppes ta béatitude d’une inaltérable gravité.Tes airs tranquilles me consternent ; tes grands yeux satisfaits semblent dve : “ Je me porte b'on: tant pis pou'1 les malades I." Un mot en- core.Tu me traites d’enfant, je veux te prouver que je ne le suis pas, en te montrant à quel point je l’ai deviné.Le secret de ton être, c’est que tu es né sans passions.Avoue, si tu es de bonne foi, que lu n'as jamais ressenti dans ta vie un mouvement de révolte, de co-lè’-e ou de p't'ô.Y a-t-il, dis-le-moi, y a-t-il une seule passion dont lu aies fait l’expérience et que tu connaisses autrement que par les livres ?Il en est de ton âme comme de ton nœud de cravate, qui se ressemble toujours, et qui a je ne sais quel air posé et raisonnable que je no puis souff 'r.Oui, ce nœud de c 'avale m’exaspère ; les deux bouts eu sont exactement de la même longueur, et ils ont e chose d’inclù- rangiablc qui pourrait me rendre furieux.Ce n’est pas que ce fameux nœud soit élégant.Oil ! certes non ! oh ! nulle fois non ! mais il est d’une correction désespérante.Et voilà justement l’Iiistoiro de ton âme.“ Chaque soir, eu te couchant, tu la remets dans ses plis; chaque malin tu la déplies soigneusement sans la froisser! Et lu oses te targuer de ta sagesse! Qu’est-ce qu’elle prouVe, celle prétendue sagesse?Rien, sinon que tu as le sang pauvre, et que lu avais cinquante ans eu naissant.Il y a pour- tant une passion qu’on ne saurait te contester.Tu m'entends.Horn* me à la langue dorée et au cœur de vipère, vous avez la passion du bien d'autrui!.Ah! tiens, en commen- çant cettre lettre, je voulais le cacher que j’avais tout découvert.Je craignais de te causer trop de plaisir eu te faisant savoir que je savais.Oh ! que ne puis-je eu cet instant te faire comparaître devant moil comme je le confondrais! comme je le forcerais à tomber à mes pieds, à crier grâce !.“ O mes chères fleurs, ma croix de malle, mes verveines, mes phlox étoilés do blanc, ô vous, mon rosier musqué, et toi surtout, mon bel œillet panaché, qui a dû L'ouviir aujourd’hui, était-ce doué pour lui, éiait-ce pour réjouir les yeux de cet insolent parasite que je vous avais plantées, arrosées, élevées avec tant de soin?Fleurs bien-aimées, n’entrerez-vous point dans mes ressentiments ?“Que do chacune do vos corolles sorte des insecte dévorants, quelque guêpe à l’aiguillon pointu, quelque taon furieux, et quêtons ensemble ils se jettent sur lui, le harcèlent, le persécutent de leurs bourdonnements menaçants, et lui dédirent le visage de leuis dards empoisonnés ! Et vous-mèmes, mes filles chéries, à son approche, à sa vue, repliez vos beaux pétales, relusez-lui vos parfums, trompez ses soins et ses espérances, que la^jève tarisse dans vos fibres, (ju’il ait le chagrin de vous vo:r dépérir entre ses mains et tomber en poussière 1 El puisse-t-il.cet homme sans foi, puisse-t-il, devant vos corolles flétries et vos tiges languissantes, sécher lui-même, sécher d’ennui, de dépit, de colère et de remords I " IX.Le domestique do M.Leminof se composait d’un cuisinier français, du valet de chambre allemand nommé Fritz, et du fidèle et robuste Ivan.Il avait encore à ses gages un jardinier et un commissaire ; mais ils uc faisait pas partie de sa maison, et chaque soir ils s’en retournaient au village voisin, où ils passaient la nuit.Le cuisinier et le valet de chambre n’étaient que depuis quelques mois au service du comte Kostia.Ils couchaient l’un et l’autre à l’entresol, et pendant la nuit toutes les communications entre les deux étages étaient interrompues par une grande porte en plein chêne située au bas de l’escalier, et que le comte fermait lui-même à double tour.Quant à Ivan, sa position n'était pis celle d'un vulgaire subalterne.En sa qualité de serf, il était la propriété, la chose de son maître; mais son in tel* ligenco et son dévouement lui avaient mérité l’honneur de devenir son homme, un appendice de sa personne, son âme damnée, disait Stéphane.Depuis plus de trente ans, il ne l’avait jamais quitté ; à Moscou comme en voyage, il l’avait servi avec une irréprochable fidélité, s’était L'ouvc mêlé à toutes les avcutu'fis grandes ou petites do sa vie, lui avait donné des prouves essentielles de son attachement et de son savoir-faire, et ce qui éiail plus important en-co-e.sans jamais avoir reçu de confidences, il possédait tous les secrets et n’en marquait rien.Vrai trésor pour un maître qu’un serviteur qm a le don de fini dans son coeur, et dont la clairvoyance 11e se trahit jamais par un mot.par un sourire, par un regard 1 Aussi Ivan possédait-il tome la confiance du comte, et il jouissait do celle demi.liberté qui est le partage des agents responsables.Mal-hoiir à lui toutefois s’il venait à commettre le plus léger manquement I Ses moindics négligences, ses oublis les plus excusables l’exposaient à de sévères châtiments, cl il expiait cruellement l’honneur dosa responsabilité.Si dangereux à vrai dire que fût e.et.honncur, il en était fier, car il avait de la dignité à sa façon.Ce n’est pas qu’autre-fo's il n’eût souhaité d’être émancipé : il avait rêvé dans son jeune âge sc faire maichand forain, et do s’ou aller courir les grandes routes; mais depuis que sa barbe avait commencé de gii-sonnor, il avait pris le goût de la vio sédentaire, et si son maître l’eût affranchi, il n’an'.iit plus su que faire de sa liberté.Se sentir nécessaire était le fond de sou bonheur, et ce bonheur était réel.Tel ôta*t lo secret dî ce sourire perpétuel qui donnailtanl à penser à Gilbert.11 faut dire aussi que d’habitude, et quand il n’avait rien à lui reprocher, M.Leminof traitait humainement son serf.Si le jour précédent il l’avait châtié avec tant de rigueur pour un délit qui n’élail pas imputable, c’est qu’il avait des ancrages à lui payer.Six semaines auparavant, comme on l’a vu, l'infatigable surveillance d’Ivan s’était laissé mettre en défaut par son prisonnier, et Stéphane, pour la première fois do sa vie.avait couru les champs sacs son gardien.Celte escapade impiôvue avait plongé Ivan dans un tel e.:cès de désespoir que le comte Kostia avait eu pitié de lui.“ Ne l'arrache pas les cheveux, mon fils I lui avait-il dû.Pour cotte fois,je te fais grâce; mais je ne pardonne pas lus récidives, et à la irioid'e peccadille tu seras payé double.’’ Encore, après l’avoir fustigé, le comte avait-il pansé do sa main ses blessures, témoignage do bienveillance qui, sans contredit, n'avait rien de banal.Le lendemain, quand !e pèie Alexis avait éié mordu par l’odieux Solon, le comte Kostia avait-il bassiné de sa main la joue saignante du pauvie pope ?Avait-il même songé à lui offrir de sou baume '! .Ah ! c'est que dans le tchia de ses ailections, sou serf et son aumônier ne tenaient pas lo même rang I Ainsi Ivan avait des raisonsdu u’être pas trop mécontent de son maître, il en avait de meilleures encore d’être content de lui-même.Il possédait dans le caractère une certaine noblesse naturelle môlée de douceur, ses manières étaient graves et mesurées, il était tou-jou"s do sens rassis ; jamais homme libre ne se respecta davantage.Satisfait de son sort, il n’était point tenté d’en chercher l’oubli dans les surexcitations de l’ivresse ; il 11e buvait jamais de liqueurs fortes ; en revanche,il avait un goût ti os-prononcé pour le thé ; le comte lui eu faisait boire à discrétion, et quand il eu avait avalé cinq ou six tasses, il se trouvait dans un étal d'extase tranquille où il jouissait pleiuemeiilde la vie et de lui-même.Dans ces 1110.ments-là, il chantait d’une voix pure et mélodieuse, eu s'accompagnant de la guitare, l’un de ces chants populaires de son pays dont la beauté a frappé tous les voyageurs.O pauvres nerfs malades do Stéphane, quels douloureux tressaillrments vous causaient ces chansons et cette guitare !.Ajoutons qn’lvan 11e connaissait pas non plus 1111c autre sorte d’ivresse, très commune parmi la geiilo servile ; il ne se grisait jamais de sa patole.Loin du inaitro comme en sa présence, il 11e se départait jamais de son ton posé, et il y avait autant de discrétion dans scs discours quo dans sa conduite.Avec cela robuste au delà de ce qu’on peut croire, maniant dans l’occasion, avec une adresse incomparable, la hachette qu'il portait toujours suspendue à sa ceinture, capable, avec son secours, de construire au besoin une barque, nue voilure ou une maison, il possédait, sans avoir leurs vices, toutes les qualités do corps et d'esp'it de ccs moujiks qui seront peut-être l’un des premiers peuples de la terre quand ils auront secoué le collier de misère et de servitude.Cependant une chose chagrinait Ivan.Il avait le coeur sensible, et il aurait voulu se faire bien venir de tout ce qui l'entourait.C’est là ce que marquait encore son sourire.Etre aimé deSté-l>, il eût donné beaucoup pour cela ; mais c’était là un problème aussi dilllcilc à résoudre que la quadrature du cercle.Comment Stéphane cùt-il pu aimer celui dont la vue lui rappelait sans cesse toute la misère de sa condition, lo séide du tyran, le guichetier de sa prison ?Et quand je dis prison, ce n’est pas par inaniè”e de parler.Stéphane menait bien à peu près la vie d’un prisonnier, et,s’il n’y avait pas de barreaux à sa fenêtre, c'ost qu’elle donnait sur un to*l fort rapido, lequel plongeait dans un précipice ; c’en était assez pour rendro tout grillage fort inutile.L’appartement de M.Leminof se trouvait à une espèce do rond-point où aboutissaient les deux longues galeries parallèles qui conduisaient, l’une à la tourelle de Gilbert, l'autre à la tour carrée habitée par Stéphane.La galerie de gauche était coupée, à moitié de sa longueur, par une grande porte do chêne, comme celle de droite par une porte de fer ; mais cette porte de chêne ne s’ouvrait jamais,on y avait seulement pratiqué un guichet dont Ivan gardait la clef.A quelques pas de la porte s'ouvrait dans la muraille un long et étro't cabinet : c’était là que logeait le serf.A quarante pas plus loin; au fond du corrjdoi',se trouvait la gage de l’escalier tournant qui montait à l’appartement de Stéphane, situé au second étage de la tour et composé de trois grandes pièces.Celte tour n’avait pas do dégagement secret comme celle qu’habitait Gilbert, on n’en pouvait sortir que pav le corridor, et du coiri-dor que par le guichet.Le jeune boni, me était donc bien gardé.Et notezque le guichet 11e s'ouvrait pour lui d'habitude que le dimanche matin à l'heure de la promenade, et les autres jours seulement à l’heure du dîner, c’est-à-dire vers le soir! Le reste du temps il vivait en reclus, et pour 3e distraire il se mettait à la croisée et regardait le ciel, ou bien il se promenait, comme un lionceau en cage, le long du corridor voulé, qui 11e tirait du jour que par deux étroites Incarnes, et il s’arrêtait pensif, les bras croisés, devant l’énorme porte de chêne, dont il contemplait les vantaux, les ferrements et les épaisses membrures,qui semblaient jeter un ironique défi à ses bras débiles et à son cœur dévoré.Ainsi le domaine privé d'Ivan se corn posait d’une porte, d'une galerie, d’une tour et d’un enfant, cl personne ne chassait jamais sur ses terres à l'exception du père Alexis, qui, chaque samedi, s’en venait montrer le catéchisme à Stéphane pendant deui heures.Ivan était seul en possession de donner dC5 soins à son piisonnier; il blanchissait et raccommodait son linge, il taillait même et cousait ses habits, oliice dont il s’acquittait à merveille, ayant des doigts de féo et beaucoup de goût naturel.On sait qu’eu Russie l’homme du peuple a des instincts innés d'élé-gauccquiso trahissent dans tous les ouvrages de ses mains.Passe encore s'il n’eût été que valet de chambre, tailleur et guichetier; mais par surcroit il était encore gouverneur, car M.Lemi- nof, qui s'occupait do son fils le moins ) possible, 11e donnait à ce sujet que des instructions génévales, laissant à son; seifle soin do régler le détail.Ivan était porté à faire l'usage le plus modéré île ses pouvoirs, et s’il eût écouté son penchant, le fameux guichet serait resté plus souvent ouvert quo fermé; mais il savait par experience que,da us l'intérêt même du son pupille, il devait le tenir de court: trop do complaisance eût été provoqué les rigueurs du matlro cl empiré le sort do la victime.L'année précédente, les promoundes à cheval étant devenues trop fréquentes, lo comtu avait parlé mi beau jour de vendre Soliman.C'eût ôté un coup terrible pour Stéphane.Soliman, comme U l’écrivait à Gilbert, était lo seul êiro qu'il aimât au monde.Une autre fois, sur les instances pressantes du jeune homme, Ivan avait consenti à le mener plusieurs soirs de suite respirer 10 fra!s sur la terrasse.Au boni de huit jours, lo comte, à qui rien 11’échappait, dit à Ivan : “ Mon (ils, lus cheveux do ton jeune matlro sont trop longs, je to donnerai au protnicr jour l’ordre Je les couper.” Celte menace lit frémir Ivan, car Stéphane, qui autrefois s’occupait peu de sa parsonuo, s’ôtait épiis depuis quelque temps d’mio graiulo passion pour ses magnifiques cheveux bouclés! 11 les soignait beaucoup, les lusirail.les .Et, un jour qu'il les contemplait dans la glaco avec un excès de comp'aisance, Ivan s’était mis à son-rire : “ Ne ris pas, s’ôlnu-il écrié eu se retournant vivemeni; ces clic vouy-là, voisin, sont la seule attacha qui 1110 retienne à la vio ! ” Couper lus cheveux do Stéphane 1 la main d'ivaii eût œoniolé eu exécutant cet oi'di'o bai i)a'e / mais Stéphane ne croyait pas à sos bonnes intentions.L’idée d’êire gouverné par un so'T ré.voilait l’orgueil de 00 bouillant jeune homme et scs muu'èresoii faisaient foi, car, lui qui Lomblail (levant sou père, il traitait d'ordinaire avec une impérieuse aroganco coi intérieur qui le louait en son pouvoir, et qui du bout de son doigt lu pouvait faire ployer comme un roseau.Cependant, comme en dépit de ses seize ans et de sa L iste vie, il étau resté plus e ‘ ou aurait pu croire, il se flattait toujours de venir à bout de son géofier, et il employait pour lo réduire dos moyoïis dont il avait cent fois reconnu l’impuissance.Tantôt c’était des raisonnements à perte do vue, plus souvent il s'emportait et lui prodiguait les derniers mépris.Parfois aussi, sa barrel le sur l’oro'lle, il descendait d’im pas léger l’escalier de la tour, traversait rapidement leco'ri-dor, elarnvanl un guichet: “ Ivan, s'écriait-il d'un ton dégagé, ouvre-moi la porte, et va seller mou cheval.Allons, vite, jo suis pressé.” Ivan levait les épaules.—Vous rêvez, répondait-il.—El loi, lu dors.M’as-ln compris ?Le temps est beau : jo veux sortir, je veux courir, je veux passer toute la journée dehors.—Vous voulez! répondait Ivan, et il hochait mélancoliquement la tête.M est certain que ce mol je veux faisait un effet étrange, prononcé par Stéphane.Alors le jeune homme se fâchait, criait, tempêtait, ut Jvau de lui dire: “ Ne parlez pas si haut ! le père vous entendra.” Ge qui lui faisait baisser la voix ; mais scs propos n’eu étaient que plus âpres, plus violents.Pour eu finir, le serf prenait sa guitare et faisait mine de l’accorder, sur quoi Stéphane s'enfuyait en se bouchant les oreilles.C’é- taient là ses bons jours.Il en était d’autres où, retiré profondément en lui-mé-mê et cédant à l’accablement de son sort, il gardait un morne silence et demeurait des heures entières accroupi sur le plancher dans une des encoignures de sa chatnbie, la tête dans ses mains, contemplant, les yeux fermés, lus horizons voilés et grisâtres de »u vie, et frémissant à l’idée que les heures allaient succéder aux heures, les jours aux jours, les années aux années, sans apporter aucun changement dans les monotones aridités de sa destinée, Gilbert n’avait jamais affaire à Ivan.Il iti voyait quelquefois dans lo cabinet de M.Leminof, mais ils n’avaient pas échangé deux mots depuis leur premières rencontre dans la forêt.L’hou-uèto serf,qui se connaissait en physio-tuiü, lui avait vomi dos l'abord une af-feclion respectueuse.Ses sympathies étaient devenues bien plus vives encore, on peut lo croire, depuis quo Gilbert avait intercédé en sa faveur, et l’adini'-aiion s'y mêlait, sachant mieux quo personne eu qu''l fallait de courage pour sc jouer A son tumble inaitro quand la cotera le transportait.Aussi voulait-'I mal do mort à Fritz, lo valet do chambre, pour les propos cavaliois 'qu’il tenait à l’ollice sur lo compte du jeuno secrétaire.Ge Fritz, qui avait pour le moins s>.\ p’eds do haut, était un grimacier d'antichambre "qui se croyait un personnage.Gilbert s’affectait peu de sa maussaderie et de son ton roguu : mais un jour ce maître sol s’émancipa si étrangement que la patience lui échappa.Goeiar.iva le matin mémo qui smvit colle nuit agitco pendant laquelle Gilbert avait éprouvé tant d'émotions diverses.Fritz prônait uni son temps.Il est des moments où il su(111 «lu bourdonnement importun d'une mouche pour faire sortir des gonds l’hommo lo plus doux de l'uni-vers.X.L’horloge du chateau sonnait huit heures, quand Gilbert se jeta hors de son lit.Oserai-je dire qu’en s'habillant, en vint à nouer sa cravate, il oui un instant d'iiésilaiion ?Cependant après réflexion,il refit son nœud do tous les jours, et croyez quo eo fameux nœud, si lègnlier, il lo faisait sans y penser.Sa loilello achevée, il s'approcha do la fenêtre.Un changement subit s’ôtait fait dans lo temps; unu pluie froide cl fine tombait d’aplomb ci sans bi'ii'l.Pou de veut : les horizons étaient enveloppés d’un épais brouillard ; une In.iguo file de nuées basses, en forme de poissons gigantesques, se promenait dans la vallée el accompagnait le cours du Rhin ; le ciel, d'un gris uni, distillait l'ennui el la tristes se; la terre el l'eau, tout était couleur do houe.Gilbert jeta les yeux sut son cher précipice; et! ii'élail plus qu'une fondrière d'une affreuse laideur.Il se laissa tomber dans un fauteuil.Ses pensées étaient do la cou leur du temps; elles formaient mi lugubre paysage où défilait silencieusement un long cortège do sombres ennuis et du sinistres appréhensions, cortège som.liable à ces nuées liasses qui erraient sur les bords du Jt.liiii.—Non, mille rois non I se disait-il, je nu puis demeurer plus longtemps dans cette maison ; j’y perdrais ma force,ma joie, ma santé.Etre eu Imite à la haine nveuglo d’n 11 malheureux enfant que ses chagrins font délvcr, être le commensale d’un pojin sans dignité et sans noblesse qui dévore en silence les derniers outrages, devenir lu familier, lo coin plaisant d’un grand soi.gueiir dont lo passé est sinistre, d’un père dénaturé qui hait son fils, d'un homme qui, à do certaines heures, se transforme eu specirc, eL qui, le cœur bounclé (Je remords ou altéré do von genuco, remplit du riig:ssomeiils sauvages les corridors do son château,.nue telle situation m'est insupportable, il faut que j’eu sorte à tout p>ix ! Ge château est un lieu malsain ; les murailles m'en sont odieuses I Je ne veux pas attendre pour les quitter d'avoir pénétré plus avant dans leurs secrets.Fartons, parlons.Et Gilbert se creusait l'esprit pour découvrir un prétexte du quitter le GiûciTels sur-le-champ.Pendant qu’il se livrait à cette rcchcrcnc, on frappa à la porte : c’était Fritz qui lui apportait sou ur.Ce malin-là, il avait l’air émoustillé d’un sot quia prémédité une sottise à la sueur de son front el qui touche à l'heureux instant de produire son invention au grand jour.Il entra sans saluer, posa sur la table lo plateau qu'il tenait dans sus mains, puis, so tournant vers Gilbert, qui s'était rassis, il lui dit en clignotai! 1 des yeux : —Bonjour, camarade I Camarade, bonjour ! (A continuer.) 99 C-D 445 7517 9^98 C6D LA GAZ^TTis DE SOftEL.AVIS AU COMMERCE FRANÇAIS.Monsieur U.Mailler, 16, rue de la Grango Batelière, Pari», est notre seul sgout pour Paris et la France.Il est exclusivement autorisé il recevoir les abonnements et les annonces pour G.I.Barthe, Ed.propriétaire de la Gazette île Sorti.giit Mit de Jnewl, MERCK UDI, 23 AVRIL 187!).Lu petit» ci In grande ultttorpiiuii.I Une chose que nous devons conserver précieusement, c'est notre indépendance provinciale.Une clioso que nous devons redouter et repousser de toutes nos forces, c'est L'Union Législative.Notro indépendance a bien vulu qu'on établît la Confédération, car c’est véritablement parccque nous avions des droits particuliers à protéger, qu’on a choisi le système fédéral.Ce système est trop coûteux, suivant les autres provinces, qui pourtant devraient nous remercier d'avoir obtenu que le pouvoir fût décentralisé, chose qu’elles n'auraient pas obtenue par elles-mêmes.Notro intérêt, nous dirions mêmu notre unique devoir, car il comprend tout, est donc de ne pas souffrir qu’on touche même à notre autonomie.Sur ce point, nous no dovons pas du , tout cutcndro le badinage.Han.U off, dirons-nous à l’américaine, dès qu’une main profane voudra toucher à notre trésor I Malheur il nous si la passion, l’acharnement des luttes politiques nous en faisaient, jamais sacrifier la moindre parcelle I C’est l’affaire Lctcllicr qui nous amène il ces considérations.J,’,année dernière, la Chambre dus Communes a refusé d’intervenir, pareeque c'était une question locate que la province intéres sée allait, être bientôt appelée à juger.C'était là, de la part du l’arl -meut centrai.la consécration de uotre autei.oniic provinciale.Depuis ce temps-là, la province a jugé, et, si elle est indépendante, il n’y a pas d'appel de sa sentence, n’cst-ce pas ?Malheureusement, la passion politique, qui est bien l'une des pires passions humaines, l'a emporté sur le patriotisme.Et l’on a voulu à tout prix en appeler du jugement prononcé par le peuple bas-canadien ! On voit aujourd’hui où l’on en est rendu .Est-on bien plus avancé ?Les prétendus conservateurs, vivent sous des espérances chimériques qui sont parties pour l'Angleterre, mais qui auraient aussi bien fait de prendre la route de l’Espa- S»cl.II L’on n’en appelle pas d’une sentence prononcée par un arbitre indépendant.C’était l'an dernier, lorsquo le pays n’avait pas encore jugé, qu’il fallait invoquer le droit de la chambre fédérale de s'ingérer dans nos affaires provinciales, si ce droit existe ! Aujourd'hui ?C’est trop tard.Que chaque province fasse scs affaires I Elles sont, maîtresses clics elles.Doue, en appeler île leurs décisions, c’est nier leur autonomie.Sir John McDonald a diverses opinions là-dessus, mais la première, la seule dont il ne reviendra jamais, c'est qu’il doit garder le pouvoir hi/ till mains.Nous allons mettre en regard quelques-unes de ses contradictions, afin de faire voir comme l'amour du pouvoir peut faire d’un des auteurs du pacto fédéral un partisan de l'absorption, sous quelque forme que ce soit On dit que Sir John avait promis, avant l’élection, la destitution de Son lion.M.Lctcllicr, s'il arrivait au pouvoir, Les Anglais appelleraient cela a rush promise, puisque les conservateurs ont été eux-mêmes surpris de leur triomphe.Dans tous les cas, cette promesse, sérieuse ou non,était parfaitement d'accord avec la doctrine d’intervention fédérale que SirJ olm avait l’an dernier développée si longuement aux Communes.Nous n’en parlons ici que pour établir que, dans l’opposition.Sir John était partisan de l’intervention fédérale.c’est à-dire de la petite absorption.1ère contradiction.— Une fois au pou voir, Sir John recule devant l’énoruiité de ses engagements.Cependant, loin d'avouer carrément qu'il avait trop promis, il hésite, tâtonne, éludo les instances de scs amis, cherche et fait chercher des midi à quatorze heures: tout cela pour retarder d’autant l’orage qui s’amoncelle.Ceci n’est pas de l'histoire officielle ; mais c'est le dessous des cartes, tel qu’il nous a été dévoilé par les murmures bruyants de la Minerve, les indiscrets grognements du Canadien ot autres indices parfaitement intelligibles.2c contradiction.—Lorsqu’il n'y a plus moyen de reculer, c'est-à-dire après plusieurs semaines d'hésitations, Sir John se décide à lancer sa première boule.Il annonce que le Gouverneur n réléré la question à Londres; L'orage éclate alors, et la barque ministérielle va sombrer, lorsquo Sir John s’avise de détourner la violence des éléments dédiai nés sur uuo autro tête que la sienue.Il annonce en chambre quo c'est contre son avis que lu Gouverneur a référé lu question Lctcllicr en Anglctcrc.île contradiction.—Mais, quelques jours après, voyant que scs amis ont assez lavé la tête du marquis de Lome, Sir John assume la responsabilité de l’acte du 11 jeune homme sans expérience ” (Montical Gazette) ot du “forban” (Minerve).Seulement, pour calmer les mécontents, il envoie un de ses collègues en Angleterre.Le plus drôle, c’est que le voyage de l'Iion.M.Langevin les satisfait, en apparence du moins, et leur ferme la bouche.Et c’est un des ennemis les plus acharnés de M.Lctcllicr, et qui plus est, un homme compromis, qu’on envoie ainsi en Angleterre pour assister, sans doute, “ l'im-xpéricneo " du “jeune homme qui gouverne à Ottawa I" Quel esprit dé justice I Quelle courtoisie envers le Marquis de Lortiô ! Mais surtout quelle bonne comédie ! III Ainsi, voilà Sir John d’abord en faveur de l’intervention fédérale.Puis bientôt cela ne lui suffit plus, il se déclare en faveur do l’intervention impérialo dans nos affaires intimes.(J'est le principe de la centralisation poussé à scs limites, le rêve do Sir John que M.Cartier avait détruit I C’est, la grande absorption.Voilà où nous eu sommes rendus ! Kl dire qu’une bonne partie de nos compatriotes, pourtant si fiers de leur indépendance, endurent cela sans rien dire ! Triste effet de l'esprit de parti, qui obligo à baisser ht tête sous les coups, et dont toute la discipline se résume parfois en un seul mot : lâcheté! S'ils réussissaient, lo Bas-Canada aurait perdu ttu lambeau de son indépendance, qui a coîlté du sang autrefois ! Ça serait le commencement de la grttn.de absorption prônée aujourd'hui par Sir John et ses collègues, ministres responsables.,,,,, de tout et du rien ! I,VM IHH'linil’M «I» SOIM‘1.M, Lat raverse, l’inspecteur des Pêcheries à Sorel, a défendu ht pêche du 15 avril au 15 mai.Il confisque le poisson do ce temps-ci.U'est encore la protection I L’an dernier.M.Barthe, avait obtenu pour les pêcheurs de cotte partie du pays le droit do pêcher jusqu’au 1er mai.Voici comment c’était arrivé.Les pêcheurs s’étaient plaints à ce député.Celui-ci leur dit.: “ faites une requête, laite» valoir vos raisons, établissez votre droit et justice vous sera rendue.” Eu conséquence, un commissaire vint.Il s’enquit et justice fut rendue aux pêcheurs et au public, malgré la mauvaise volonté, disaient.les pêcheurs, de l'Inspecteur des Pêcheries, à qui M.Barthe avait pourtant rendue ' ' s et entière justice.Ailleurs, le même avantage pour les pêcheurs et par suite pour le public, n’existait pas et l'on s'eu étonnait.Ou était si mal représenté alors ! Cette année, qu’arrivc-t-il ?11 arrive que la justice accordée à nos pêcheurs, l’au dernier, leur est refusée cette année ! Cela n'empêche que la pluspart de ces braves gens ont voté contre M.Barthe qui leur avait fait rendre justice et ont même crié hip ! hip ! ! hourrah ! ! ! pour M.Huet qu’ils n'avaient jamais vu ni connu 1 Non-seulement les pêcheurs, mais le publie souffre de cette défense arbitraire et déraisonnable d’exercer le droit de pêche à cette saison.C'est une récolte perdue pour les pauvres pêcheurs et un bénilicc de moins pour le publie.devant du cortege.Lo violon fut interro mpu et il fit présenter un bouquet au glorieux vainqueur I Eu définition encore, c'était son droit ctcct enthousiasme s’expliquait à cause du présent ot do l’adresse.Plus tard, Whispine répandait les flots de son éloquent enthousiasme dans lus lieux publics contre cette puuvre vieille Gazelle qui n'en pouvait mais, n'étant pas là pour ss défendre.Que pouvait la vieille ?Ainsi provoquée et un peu irritable,comme toutes les vieilles gens, elle donna un coup d7 ou de griffe à Whispine.Elle piqua juste au défaut de la cuirasse du vieux loup.d’e.iu douce !.t Aussi la eolère de Wliispinc était belle A contempler !.Elle débordait, Whispine ayant le sang vif.ainsi que les gens de St François et de l’ierrcville ont pu l’apprécier lorsqu’il était à bord do leur vapeur.Mais comment La Gazette pouvait-elle, autrement que dans ses colonnes, rendre A Whispine la monnaie de sa pièce?.Pas moyen.C'es choses expliquées, lu conduite de Whispine et celle do la vieille Gazette s'expliquent également.Mais Whispine s’est désabonné I II a déchiré et brûlé à petit feu le node la Gazelle en dernier lieu mentionné.Quant à l’autre, ce- lui contenant l'adresse, il l’a fait encadrer.,,.C'est ainsi que tout est compensé en ce bas momie, même pour ceux qui ont le mal de Gazette I.Ces explications données, n’en parlous plus et.sans rancune.Il y a des gens qui sont punis par oh ils ont péché.Voyez plutôt I Une place do douanier devient vacante.Vite, Papa-Michel so rend A Ottawa et tint ce langage A M, Huet : “ Comprenez-vous que, pour notre parti, la politique, c’est lo patronage ! Vous vous ôtes bêtement fait rouler, il y a quelque temps, lorsque le père llobi vous a demandé une place pour son fils ; réparez cela en faisant nommer le vieux à oetle plaoo vacante de douanier et, surtout, n'oubliez pas la jityeric !.” En définition, M.Huet, promit tout et ou attendit le résultat avec confiance.Quel est-il ?(J'est quo M.Mathieu ne sera pas fait juge et qu’un autre a ou la plaoe de douanier !.C’est qu'on a offert, comme fiche de consolation à ce pauvre , vieux Robe une place de messager ou l'équivalent, à §150 ou 8200 par au.,.Franchement, nous sommes désarmés !.En définition, M.Huet devient notro vengeur.Fatalité I 11 ne nous resto plus qu’à protéger (nous qui sommes contre la protection) nos plus implacables ennemis contre les piqûres de nos guêpes.les mor- sures do M.Huet étant trop cruelles vraiment !.Toujours est-il, qu’en face de pa- reils résultats, nous comprenons parfaitement quo le pèro llobé est bien mal récompensé d’avoir tant et si bien crié et surtout fait crier par les voyous île Sorel, hip ! hip I I hourrah ! ! !.Aussi, à moins de graves événements, nous allons supprimer le guêpier de la Gazette.Ces MM.ayant trouvé le moyen de se punir cux-iuêmcs par oh ils ont péché, ça serait cruauté de notre part do les faire dévorer par nos guêpes.Doue nous les livrons, en définition, à la merci de l'intelligent député pro tcnijiorc qui a fait, au comté de Richelieu, l'honneur de l’aehc-tcr !.U11 comté qui est dans une telle situation mérite une définition.Et la définition, c'est que les gens sont toujours jmnispur oh ils ontjiéché I.COMMUNICATIONS.Mais -u'impmte à M.Huet.Massue?.Quand il aura besoin de votes, il les acliè Ira encore ! U pêchera eu eau trouble I Honneur au comté de Richelieu !.B.l'.S «ÏIBCPKS.*** Il y a des gens qui croient que La Gazette est méchante.C'est une erreur profonde I La bonne vieille est douée, au contraire, d'une excellente nature.Mais l’injustice l'indigne ! Mais lo charlatanisme politique excite sou ire! Mais la ca-tmillcric politique, que la vieille a si souvent combattue, l’a rendue implacable I Et, quand on l’attaque, la bomio feimno se rebiffe.Sans effort, elle retrouve l'ardeur de scs jeunes années.Pour prouver que la bonne vieille est grivoise, a le mot pour rire, voici dans quel guêpier elle s'est laissée cltcoir l’autre jour.L’été dernier, Whispine recevait un joli présent et acceptait une adresse A bord de son bateau.Le présent fut gardé pour lui comme de raison, mais l’adrosso (ut envoyée1, à La Gazette, qui l’a publiée.\ E11 reconnaissance de co bon procédé, Whispine abandonna son b.itcnu et fit plusieurs lieues, pour venir déposer son bulletin en faveur do M.Huet, et eu, contrairement A son passé.Du reste, c’était son droit, si scs convictions avaient viré do bord ou s’étaient échouées, comme uuo fob son bateau, pas par sa faute, sans doute, ni dans l’un ni daus l'autre cas I Lors du Triomplic-IIuet, Whispine alla au SUGGKSTION AUX ANCIENS AMATEURS.Le défaut d’espace nous forçant A remettre A samedi lino chronique théâtrale do *• De Prévert ” nous prenons cependant la liberté d’en extraire un passage trop actuel pour attendre A plus tard : .En somme, la soirée a été brillan te, bien exécutée, et a satisfait pleinement tous ceux qui y ont assisté.“Comme les temps sont dûrs ot que beaucoup do persouncs ont été empêchées d'y as.sister A cause du prix élevé do l’admission, cst-cc que messieurs les amateurs ne pourraient pas répéter cette soirée dans lo même , but et A moitié prix ?Je pense que la recette serait encore assez rondo pour valoir la peine d’être ajoutée A celle de lundi.“De Puévert.” NECROLOGIE.Est décédée, le 19 du courant, A St.David, Madame Mathilde Paradis, veuve de fou Moïse Fortier, cx-M.P.P.pour le comté d'Yamaska, A l’âge de Cü ans.La déluntc était universellement estimée do tous ceux qui la connurent, et l’on gardera longtemps le souvenir des éminentes qualités de coeur et d’esprit qui la distinguèrent durant sa vie.Elle laisse une nombreuse postérité pour pleurer et chérir sa mémoire.Elle était la mère do Mesdames N.II.La-douccur et Ed.C.Wurtcle, de Sorel, et do MM.J.J.0.Fortier, marchand, et Alexnndro Fortier, M.D., tous deux de St David, du Révd.M.Jacob Fortier, vicaire A Yamachichc, ot de M.Alma For.tier, étudiant en médecine A l’Université Victoria A .Montréal, qui vient d'y rempor-ter de brillants succès dans un examen partiel.Les funérailles de la défunte ont lieu aujourd’hui A St David à 94 heures a.m.It.I.I».Les funérailles du M.Antoine Antayn ont eu lieu dimanche A l'église paroissiale au milieu d'un grand concours de parents et d'amis.Lo défunt possédait l'estime de tous nos concitoyens, qui le connaissaient.Emporté à un âge encore peu avance pur la terrible consomption, sa mort a causé parmi ses nombreux parents et amis une émotion extraordinaire, ainsi qu’on a pu ic voir par lo grand nombre de personnes qui assistaient A scs funérailles.K I.1*.Au moment de mettre sous presse, nous apprenons la mort de Mme DcBonald, née Eliza Cairns, de Bert hier.Nos condoléances A la famille en deuil.U.I I*.ANNONCES NOUVELLES.NOUVELLES DU PRINTEMPS ET DU L’ÉTÉ.Il,IVIII FIE,H Le magnifique assortiment de MARCHANDISES SECHES de DAVID FINLAY est maintenant ouvert à ses pratiques et au publie en général.Malgré la hausse sur les marchandises depuis le nouveau tarif, nous continuerons A vendre à l'ANCIEN PRIX, vû nue nous avons acheté notre Stock du printemps avant celte hausse.SAVOIR: Tweeds, Draps, CasiniU'S, Coatings, Tricots, Etoffes il Robes, :»S, Mérinos, l'ar us Et Soies de toutes couleurs.Aussi un grand assortiment de CHAPEAUX pour Daines et Messieurs.Nous avons aussi engagé une des pi omit,10s modistes do Montréal pour les chapeaux de l'nmes, et toute commande laissée à notre établisse lient sera servie sous le plus court dé'nb Il an est de même pour notre boutique de laideur.Nous continuerons toujours à tenir un grand assortiment do Imrdes faites et A TAIl.l.iîlt GRATIS co qui sera acheté ici pour habillements de niossieiirs.Toute commande donnée le matin sera livrée le soir même.Venez voir avant d'aller ailleurs, et tous verrez que vous no serez pus trompés do co quo l'on vous dit, vu que tous 110s admis ont clé laits avec do l'argent comp-tant.«'OUBLIEZ PAS L’ADRESSE: SO et, S3 ItUE mj KOI, SOll EL, 23 Avril 1879.—6m A LA C’est là que vous ferez des emplettes avantageuses en fait de NOUVEAUTÉS, CHAUSSURES, Ere.On vient d’y recevoir ‘2 Fonds do Banqueroute, consistant en NOUVEAUTES d CHAUSSUHES.Plus : — Uu assortiment de THE de première qualité.ENCAN ! ENCAN ! TOUS LES SOIRS Et le SAMEDI toute la journée AU No.G, RUE AUGUSTA, En face du Marché, A l'ouseigno de la GROSSE BOTTE ROUGE.1», LEVI, Encantcur.8 Mars 1879.—ua.CANADA ) PnovixcE DE Quebec \COUR SUPERlEUItE.District de Richelieu J No.23-ii.DAME HENRIETTE CARTIER, de la paroisse de St François du Lac, dit district, épouse commune en biens de Emmanuel Lauziürc, cultivateur, du mémo lieu, et duement autorisée à ester en justice aux fins des présentes par un juge de la Cour Supérieure.Demanderesse, vs.La dit EMMANUEL LAUZIÉRE, du .lit lieu d-St François du Lac, Défendeur.Une action en Réparation de corps et de biens n été ce jour instituée en celte cause.Sorel, 22 avril 1879.I.A.DeBLOIS.Procureur et Avocat de la Demanderesse.23 avril 1879.—im.A VENDRE A três-bus prix, Le Vapeur “ Ignatius Tyler,” Tel qu’il se trouve actuellement aux chantiers Fréchette, A Sorel, F.Q.S'adresser à Al.JOHN SAXTON, u Sorel.ou à GEORGE CHILDS A Cic.20 A 22, Uuo St.François Xavier, Montréal.IG avril 1879.—4ins.BONNE NOUVELLE! LETtNDRE, ARSENAULT & Cie.INFORMENT leurs amis et anciennes pratiques qu’ils viennent d’ouvrir, an No 591, EUE Ste CATHERINE, A MONTREAL, un magasin do MARCHANDISES SÈCHES où ils auront constamment eu mains un grand choix de marchandises à des prix très-réduits.La réputation de M.J.Narcisse Arsenault est toute faite.Ayant été dix ans marchand à Sorel il a su s'attirer l’estime et la coiiliance d’une nombreuse clientèle qui, il l'espère, continuera à le palroniser.M.1.Ble.Lelendro, après avoir été marchand à Sorel, a été cinq années employé par ht célèbre mais nPilou.où iluvnit la charge de la comptabilité et des finances.Il a été, 011 celte qualité, on rapport direct avec nombre de manufacturiers et d'agents avec lesquels la NOUVELLE MAISON a fait (les arrangements des plus avantageux.MM, LETENDBE.ARSENAULT X Cio.invitent cordialement tours amis et le publie à aller v siler leur établissement, leur promettant, en retour, qu’ils auront lieu d'etre satisfaits des aeluilH laits chez eux ; car, outre les uinrchnmlisss régulières, 011 y trouvera toujours des marchandises d'encan à des bas prix incroyables.QUELQUES PRIX.Draps et Coalings, depuis 75 cts ù S3,50.Tweeds, 25, 3 -10 50, G0, 70 cls on montant Mérinos noirs, 40, 50, GO cts on montant.Thibets, 25, 30, 35 et audessus.Matelassé à manteaux, 75 els.valant S 1.50 Alpacas noirs, lo, 12,15, 20, 25 olaudessus.Marchandises de deuil à bon marché.Colon, 4, 5,G, 7 et S cts.53 douz.Parasols pour cufauls à partir do 10 cent, valant trois fois ce prix.N'OUBLIEZ PAS L’ADRESSE : 591, RUE Ste.CATHERINE, entre les runs AMHERST cl WOLFE, MONTREAL.Avril 1S79.—un.AVIS Est par le présent donné que,durant la prochaine session de la Législature do ta province de Québec, ia “ Compagnie du chemin à Rails du St Laurent et du village d’in, duslric ” demandera des amendements à son acte '.l'incorporation pour changer lo nom de la dite compagnie, changer l'époque de l’assemblée générale annuelle, augmenter son fonds capital, obtenir lo pouvoir de prolonger sa ligne du terminus actuel de Joliotlo à ou dans ia direction de Sto Julienne, dans le district de Joliotto, do construire un omhrau-chotnoiiLjusqu'à ou dans la direction de St Gabriel de Brandon, dans le district de Richelieu, de vendre ou donner à loyer son chemin, d'acheter ou prendre ù loyer tout autre chemin on connection avec lo sien, contracter des emprunts et émettre des bons, et autres pouvoirs plus étendus pour la gestion des nll'uires cl administration des biens de la dite compagnie.Joliotlo, le 15 Mars 1S70.BABY, McCONVILLE & MoGONVILLE, Avets.et Procs.de la dite compagnie.12 Avril.—jno.GRAND ETABLISSEMENT A I.OUEIt.M.Hubert Drolet, le carrossier bien connu de cctto ville, offre ù louer son vnslo établissement de carrosserie, savoir.Uno boutique à bois, une boutiquodo forge, une boutique do peinture, et l'usage des grands hangars qui dépendent do l'établis-sèment.11 offre aussi de vendre nu locnlniro une certaine quantité do bois entrant dans la confection des voitures.Lo tout à bonnes conditions.S'ADnESBEB A HUBERT DROLET, rue Charlotte, SOREL.26 mars 1879.—.2m.Terrible Accident a Ottawa 11 Rien de cassé cependant I QUITTES POOR LA PEUR! Le char ministériel, auquel 011 avait attelé le grand cheval de la Protection, allait petit train, lorsquo quelqu'un, trouvant ([liera n’allait pas assez vite, eut duns l'idée d'ajouter dans les traits une jument fougueuse, communément appelée : la Qucstion-Lolellicr.Il y eut du cliaugcnienl ou effet : la première iiout elle qu'on en eut, c’est que le char ministériel!, lancé comme un trait,renversé, ballotté sur tous les sens, avait rasé l'abîme.O prodige ! presque pas d'avaries : les roues seules oui été endommagées, mais 011 vient do les envoyer en Angleterre pour les faire réparer.A côté d'aussi tristes accidents, il est consolant de lire des choses coinmo celles qui suivent : LA BLAGUE dans les annonces est aujourd'hui en grande vogue.Les choses 011 sont rendue.- au point que les lecteurs assidus des journaux jettent ù peine un regard distrait sur les colonnes dnnnonces.Pourtant, UNE ANNONCE SÉRIEUSE, qui 11e promet que ce qu’011 peut donner, qui attire l’attention sur des réalités cl non sur dns chimères, devrait mériter d'ètro lueiitieu-tivemeut.L'acheteur profilerait ainsi, à coup sûr, des avantages qui lui sont promis ; cl, après avoir visité et fait ses emplettes chez le marchand qui aurait ainsi annoncé, il s'eu retournerait au logis en so disant: “ Voilà un honnête !ioinmo;j’ai trouvé chez lui co qu’il m'avait promis,” Depuis sept ou huit ans qu'il lient magasin.le soussigné n'a pas annoncé , Il s’est coutcnté do servir consciencieusement ses pratiques, et ç.'a été sa seule unnonco.Aujourd’hui cependant, on lui dit tant do bien d'une annonce sérieuse et honnête qu'il veut en faire l’essai.I.c publie, qui lo connaît, no devra pas s'attendre ù une réclame pompeuse, qui promette mer et monde et donne plus de beurre que de pain en fin de compte.Lo publie est donc invité à lui payer lino visite ù son magasin, RUE DU ROI, voisin de l’HOTEL PICIIE, afin do s'assurer personnellement de la vérité do co qui précède et de ce qui suit.On n'ignore pas qu'aujoitrd’hui ies prix sont ù la hausse : c’est lo cri général.Eh bien ! le soussigné, ayant acheté son stock do printemps avant celte hausse, est en position de vendre aux mêmes prix que par le passé.Les indiennes se vendront, comme auparavant, entre 5 et 10 cts.Les cotonnades do 5 ù 10 cls.Les étoffes à robes do 10 à 30 cts.Los tricots do $1.00 à Ç3-00.Les tweeds de 4’) cls.à $1.00 tout laine.et ainsi de suite.‘Aucun changement dans tes prix.AUÏ DE LA CAMPAGNE.N.B.—Lo soussigné profile do l’occasion pour annoncer, à ses fidèles pratiques de In campagne quTù part l’avantage d'acheter chez lui aux memes prix malgré la hausse.il leur accordera, par-dessus le marché, une remise liberale sur les achats argent comptant.J.A.GERMAIN, Xo.ss, nu K mi itoi.Voisin de Wm.LUNAN.2 Avril 1879.—un.x viiximi:.Des morceaux de terre propres pour lots n bâtir, situés aux coins des rues Snpliie et Royal et sur le chemin de ligne, voisin du moulin A farine et ù carde do M.Bnziucl et près du dépût des enarn.Pour informations s’adresser à ED.O’HEIR, Eneanteur.Sorel, 1 mars 1879 REDUCTION 33ES PRIX.-0O0- aux lUareliiimlH «lu ht Canijiagne ut au (Jominui'uu en général.Nous offrons tous les articles de notre fabrique au prix LES PLUS BAS, en gros.Farine Préparée, en paquets de 3 et 6 Ibs.Farine Préparée de SARASIM en paquets de G Ibs.Poudre à Pâte “ORIGINAL’’ en paquets de 3, 5 et 16 oz.GRAND ASSORTIMENT DE' CONFISERIE, 34 VARIÉTÉS DE CRACKERS Wm.Lniian & Fils.SOItEL, QUE.1 mars 1879.—ua 400,000 Briques À VENDRE.Cctto brique est de première qualité et falto l'année dernière.S’adresser A JAMES SHEPPARD, Son Et.1 murs 1870.—3m, 496549 0 4 7 \,\ GAZETTE DE SOREL.Notes Locales.Lisez : le feuilleton sur la 1ère page.Le discours de lTlon.>1.Laurier sur la question Lctellier sur la 4e page.La débâcle du Richelieu s'est opérée partiellement dans la nuit de dimanche à lundi, et les joyeux coup3 de sifflet des tugs du Ilûvrc se sont chargés d’annoncer les premiers cette joyeuse nouvelle à la ville endormie.Depuis quelques jours, on recevait des nouvelles de la descente rapide des glaces en haut de la rivière.Samedi, la glace était devenue très-mauvaise et même dangereuse pour les piétons, ainsi qu’un jcuuc M.Bul-ley, employé dans le Havre, en a fait l'expérience personnelle en prenaut presque coup sur coup deux bains glaeés dans le Richelieu.Lundi matin, les derniers glaçons du port s'amoncelaient au confluent du fleuve ou, emportés par le courant, s’engouffraient sous la glace encore solide du fleuve.Restait cependant eucorc uu “ embarras ” un peu en haut de la ville.L’eau avait quelque pou monté, mais il s'en fallait encore d'un pied et demi qu'elle u'eut attciut le niveau du quai de la Cie Richelieu près des bureaux, La glace du fleuve semblait avoir foulé quelque peu durant la môme nuit, en haut de la Pointe, à en juger par un amas de banquises visible sur l’Lie au Sable.Los préparatifs des bateaux-à-vapour se faisaient rapidement, et le port avait retrouvé une partie de sou activité.Le Richelieu s’est définitivement vidé de glace vers neuf heures a.in.et le chenal s’est insensiblement ouvert sur le St Laurent jusqu'à une certaine distance, sans que les quelques bateaux ancrés à l’entrée do la rivière aient subi aucune avarie.Hier matin, la glace du fleuve a exécuté en face de la ville une courbette gigantesque, comme une manière de salut d’adieu, politesse dont l'extrémité nord du quai de la Cie Richelieu a pourtant à se plaindre quelque peu.• lia banquise en convergeant est venu frapper en plein sur le brise-glace, qui n’a pas bronché, mais a subi quelques avaries, du reste peu importantes.La dernière bonne nouvelle que nous ayons à donner, «’est que la nuit dernière a été venteuse, et que ce matin le fleuve est libre de glace à perte de vue dans toutes les directions.L'eau, après avoir monté quelque peu, a do nouveau baissé ce matin.La navigation.—C’est le Sorel, C npt.Latraversc, qui a ouvert la navigation sur le Richelieu.Il est parti lundi à une heure p.m.pour St.Hilaire, ayant à son bord une vingtaine de passagers.Le môme matin, lorsque la glace du port se fut mise en mouvement, c’est le Nautilus de M31.Buauchcmin qui “ étrenna ” la rivière.La soihéE de lundi a été magnifique ; nous y avons entendu de bonue comédie et d’excellente musique.Notre ville, après les diverses démonstrations scéniques de l’hiver passé, peut Gtrc fière de posséder en son sein tous les éléments de clubs dramatiques do première classe.Si nous ne nous trompons, il n’y a pas d’endroit dansla province,et peut-être dans la puissance, où l’art de la scène soit autant cultivé.Nous félicitons in hloco les acteurs de lundi, nous contentant de cela pour aujourd'hui, vù quo lo défaut d’espace nous force de remettre au prochaiu numéro une appréciation circonstanciée do cette soirée.“Pennv-ueadings.”—Nous avons assisté la semaine dernière ù l’une des réunions littéraires et musicales données chaque semaine ù l’Académie anglaise de cette ville sous le nom de Fenny-reading s.Nous en sommes revenus enchantés.Rien de mieux que ces concours d’élocution pour former le goût littéraire et orner l’esprit.Nous croyons savoir que mardi prochain aura lieu lo dernier penny-reading do la saison.Revue Parlementaire.A la séance de jeudi, l’hon.M.Tilley a fait un Sème discours sur lo tarif, et l’on on a profité pour vider l’incident personnel survenu l'autre jour entre l’hon.Ministre des Finances et Sir A.J.Smith.Ensuite, après tut dise mr.s do M Cart wright, on a commencé IVxuinen détaillé du tarif.La seconde résolution est ensuite lue.M.Tilley dit que cette résolution est très-importante, vu qu’elle affecte particulièrement l’industrie sucrière.Il explique que la prime (drawback) des Etats-Unis a été réduite d’un dollar à 25 cts.par cent livres et que liî résolution a été rédigée de manière il faire face à cet état de choses, afin d’empêcher que le système des primc3 puisse mettre lo3 américains en mesure d’obtenir en ce pays et d’y envoyer des effets entrés à environ la moitié de leur prix.La proposition empêchera l'importation des sucres raffinés des Etats-Unis et laissera un champ plus libre à nés ralfincurs.Après une assez longue discussion ù cc sujet, M.Holton demande si la résolution aura pour effet d'empêcher qu'on achète, en entrepôt, aux Etats-Unis des sucres ou autres articles spécifiés dans 1a résolution.M.Tilley dit que ce n’est pas là le but do la résolution.Après quelques remar- ques do MM.Buuting et MacKenzie, la résolution est adoptée.Les autres résolutions sont adoptées séparément.Sur la troisième résolution, une discussion s’élève au sujet de la réciprocité pour le commerce do charbou avec la Graude-Bretaguc, M.MacKenzie exprimant l’opinion que, le charbou canadien étaut admis en franchise en Angleterre, le charbon auglais devrait entrer en Cauada franc de droit.A la séance de vendredi, ou a continué l'examen du tarif.Chaquo item soulevait uue forte discussion, mais, grâce à la majorité ministérielle, était fiualemeut adopté.A propos des droits sur les céréales, M.Uharltou a suggéré d’élever las droits sur le maïs, vû qu’à son avis ils n'étaient pas assez hauts.Entre parenthèses, cotte sugges-sion était favorable ù notre province, mais elle a été rejetée, et l’ou a passé au blé, dont la protection est diamétralement oppo sée à nos intérêts provinciaux.M.Houdc propose que la Chambre se forme en comité pour adopter la résolution suivante : “ Quo dims aucun temps, ayant raison do croire que la récolte de blé ne sera pas suffisait te il la consommation, il soit permis au gouverneur en conseil de réduire ou d’enlever les droits sur le blé importé pour lo temps qu'il jugera à propos.” M.Fiset propose un amendement à l’effet do faire admettre le blé en franchise.M.Charltou propose en amendement à l'amendement que le blé, le charbon et le fer brut soient admis eu.franchise.Après uue courte discussion, l’amendement de M.Fiset est mis aux voix et perdu par 53 pour et 114 contre.L’amendement à l'amendement est aussi mis aux voix et rejeté sur une division de 57 contre 113.Sir John dit, eu parlant de la motion de M.Houde, que, si le besoin s'ett faisait sentir, les droits sur le blé seraient relevés et qn’il désirait que la motion fut retirée.Voilà une promesso qu'il sera bon de se rappeler en temps et lieu, bien que ça ne soit qu’une promesse.Est ensuite venue la farine do blé, encore quelque chose d'intéressant pour nous.Le débat a été là-dessus encore plus animé, et nous remarquons que plusieurs députés protectionnistes de cotte province se sont opposés à cette protection que nous paierons, puisque l’hon.M.Tilley a dit formellement que c'était dans le but d’ctnpêchcr l’importation do ht farine américaine et par consé-séquent pour nous forcer d'acheter et de payer plus cher la farine d’Ontario.Mais ecs messieurs sont tout-à fait- inconséquents avec eux-mêmes ; ils ont voulu la protection, ch bien ! il faut la boire jusqu’à la lie.Ainsi, c’est une question réglée ; nous devons nous résigner à payer le pain plus cher.Il s'est élevé à ce sujet un petit incident que nous prendrons la liberté d’intercaler ici.M.Guthrie demanda au ministre des Finances s’il était vrai que des promesses avaient été faites que les droits sur le blé seraient relevés après les élections d’Ontario.M.Tillcy répondit qu'il pouvait très-bicti répondre à cette question,mais qu’il refusait de le faire.Sir John dit quo la question était des plus insultantes.,M.MacKenzie soutint que la question pouvait très-bien se faire.M.Guthrio demanda à l’honorable miuistre des finances s’il pouvait uicr cette rumeur.M.Tilley.—Je le puis ! M.Guthrie dit qu’il tenait cet avancé d’une personne qu’il nommerait plus tard à l’ho-norublc ministre des finances.Piu3 tard, M.Vallée, un homme qui no veut plus avaler la protection qu’il a pourtant aidé à préparer, a carrément proposé l'admission en franchise do la farine.[Quel libre-échangisme chez un protectionniste comme lui ! ] Le débat s’est élevé, et la Chambre a dû s'ajourner sur la farine.Nos protec- tionnistes ont maintenant de la peine a ava 1er l'huilrc, n’cst-co pus ?Ça, et la question Lctellier, il y a de quoi leur douncr une gto-se indigestion !.Le correspondant du Star parle d'un grand sentiment d'inquiétude qui phanc sur le ministère.Il attribue cela au défaut de confiance : suivant lui, le gouvernement n’a ¦ pas la confiance des autorités impériales ; ] il n'a pis la confiance de ses propres mem-• ires [IJ, non plus que celle des conserva-tours Canadiens-français, nonplus que Celle des innombtubles personnes auxquelles il a promis des places.Pendant ce temps-là, on .s’occupe en comité du pont du Coteau.On a examiné trois ingénieurs civils; deux sc sont prononcés contro le projet, un seul a paru le favoriser.La question devait être hier on comité, réglée définitivement ou bien en définition, comme dirait M.Huet ! XimivcHcn Etruiigcrts.Du roman RÉEL.—Voici des détails authentiques sur l'organisation du nihilisme en Russie : Il y a d'abord un grand comité, d’où partent tous les coups sinistres racoutés depuis peu, composé de représentants élus par les innombrables clubs locaux Ces olubs comptent daus leur sein des artisans, des étudiants, des officiers publics, des paysans, des officiers militaires, et même des femmes do basse classe et de grande tiais-jance.La fidélité des associés aux règle- LES monts a été parfaite, excepté dans deux cas, et, dans chacuu do ces cas, le trnitro a été tué avant de compléter sa trahison.Le comité secret agit comme cour secrète et instruit les procès, coudamne et exécute les officiers de l’Empire pour les notes qu’il punissables de mort.On croit que lo comité, dont il existe des brauchcs daus chaque grande cité, envoie ses décisions à un chef qui les approuve ou les désapprouve et, dans le premier cas, désigue celui qui devra exécuter la sentence.C'est par l'entremise de ce comité que le géuéral Trepoff, chef de la police secrète, tomba sous les balles de Vera Sassoulich ; que son successeur, le général Metzeulzcff, a été tué ; quo le chef de la gendarmerie, Géu.Drentolm, a été frappé ; que le gouverneur do Kliar-koff, l’rince Ivrapotkir, a été tué ; que le col.Knapp a été étranglé à Odessa.C'est par la même entremise que plusieurs employés subalternes ont été tués à Moscou, Odessa, Taganrog, Kief et en-d'autres endroits encore.Vera Sassoulich a été la seule personne ainsi désignée pour exécuter 1 es sentences du grand comité qui ait été arrêtée ; mais elle s’est échappée et est maintenant en sûreté.Solovicf est maintenant en prison ; mais, si les nihilistes sont aussi puissants qu'on le dit, il n'y restera pas longtemps.On soupçonne jusqu’à la police de complicité avec les conspirateurs, nu du moins de les redouter tellement qu’elle n’ose opérer d’arrestations.Depuis quelques jours, des proclamations du comité secret ont été directement envoyées au Czar, do même qu’à plusieurs membres de la famille impériale.Daus les cercles officiels de St Fetcrsbourg et de Mots-) cou, le sentiment commun eu est un de terreur, mêlé do rage et de soupçon mutuel, et l’on va même jusqu’à dire que la tentative criminelle faite sur le Cznr lundi le 14, est le résultat d'un complot auquel le Czarevitch n'est pas étranger.Cette calomnie, cependant, no semble pas être partagée pur un grand nombre.Au moment où nous terminons cette énumération de faits, le télégraphe nous apprend que le chef de police d'Archangel vient d’être assassiné.Evidemment, il y a, chez les nihilistes, parti pris de se défairo des autorités de l’ordre intérieur.Est-ee pour terroriser davantage la police, pour la priver de su tête ou pour se venger des mauvais traitements que ens dignitaires font, dit-on, subir aux prisonniers ?Mystère I Petites notes.—D.G.O.C.19 avril 1879.—2L A VEJHMUk Une torro do la contenance du 80 arpents, dont la moitié on bois debout et l'autre moitié eu culture,enlevant la proprietor) de J, H.Que- «y.Cotto terre crt à un millo du marché do No-rel, sur lu liivtéro Richelieu, voisin do chez M.lamesSheppard.Il y a dessus maison ut grange.—AUSSI :— Deux terres à bois dans lo Ifaurbay.Ces terres sont entrées dans le Cadastre.Titre parfait et conditions faciles.JAMES SHEPPARD, Sorel, 1 mars 1879.—.7m.MAGASIN A LOUER.(A deux élngcs en briques.) nvoc logo ment et dépendances au coin do in ruo Charlotte et.Marché St Laurent, avec do bonnes conditions.S'adresser à Win.LA MB HH.Sorel, 1 mars 1879.AGENTS, EISEZC’ECI.Nous paierons aux agents un salaire do 5100 par mois et leurs frais, ou leur allouerons une forte commission pour la vente do nos nouvelles et merveilleuses inventions.Ce que nous disons, nous le pensons.Echantillons franco.S'adresser à SHERMAN J- CO., Marshall, Midi.12 Mars 1S79.—3m.AUX ANNONCEURS.La liste choisie tajoanain locam DK GEO.I*.IMMVDLL A CIE.Plusieurs personnes supposent que celte liste se compose de journaux à lias prix.C'est tout lo contraire.Le catalogue désigne exactement l'importance du journal.Quand le nom du journal est imprimé en PLEINS CARACTERES, c’est dans tous les eus lu meilleur journal de la localité.Imprimé en Capita' uks, s’est le sstn.journal do la localité, imprime eu caractères romsius, ce n'est ni le melt • tour n lu seul journal, mais c'en est un bon ordinairement La liste donne la population do chaquo ville et la circulation do chaque journal Ci: n'kst ras unk i.ihtx coopSuativu.CE N'EST PAS UNE LISTE A RAS PRIX, Au pied du Catalogue pour chaque Etat, les villes importantes qui ne sont pas tmbrassées par la liste sont énumérées.C’EST UNE LISTE HONNÊTE.Les taux de l'annonee sent à peine uu cinquième du tarif îles éditeurs Pour tut police, 4 semaines, dans toute la liste, le prix est 5389.Les taux réguliers des journaux, pour lu mémo espace et lo mémo temps, sont 53,138,3D.Lu listu embrasse 970 journaux, -irait 1(13 quortoisNS et SII7 iiKtinoM aux liras Ils sont placés dans 825 cités et vdlrs.lilV, rentes, dont ‘i'JcupihdoH d'E-(at, 328 localités d'une population do plus do CINQ Mlt.l.K et Ql'ATIlK OKNT QOAItANTK QUA I IIK chefs-liou.v du comté, I-istks kxvovKus suit ,\p- PI.IOATION S'adresser au Roiikaii d'annonoks ni: jouiixakx ns Gko.I” liowKt.i.A Cie., 10, me Spruce (Printing House Square), New-York.Sorel, 1 mars 1879.—lia.Ci ¦ I DE G.HARDY, 26, RUE AUGUSTA, SOREL.Le soussigné, tout en olt'ranl nu public ses romorcimoms sincères peur Pciicourugemcid libéral qu'il en u reçu depuis sen récent éla-hllsseumnt à Suivi,a lo plaisir d'annoncer qu'à punir du ce jour, il liumlru à lu dl-position des amateurs du bonno lillémturc.UNE COLLECTION DE VOLUMES CHOISIS, QU’IL LOUERA A DES CONDITIONS FACILES ; moyen le plus l'conomiquu du sidlsfuiru son gout peur la lecture,(ont en luisant la connais-sancu des autours les Meilleurs et les plus en vogue du jour.MM.les Commissaires il’Ecuies pourront su pourvoir dans cul étublisscnimil du tout ci, dont ils peuvent avoir besoin pout les municipalités tcoluiivs aux luémi-s candi' lions et.prix q l'ail dépôt du gouvernement.Facilité sera donnée de changer lus livres «pii pourraient ne pua être uu usage dans les écoles pour lesquelles ils auraient été achetés.M.Hardy sc chargera do faire vciiii-d'Eitrope tons les livres que l'on pourrait lui commutulrr ut qu m- Hctrouvuriiiènlpasdans son magasin Il tiendra tmiloiirs un Iml assortiment du Tapisserie, Papeteries, Fournitures de bureaux, etc, On tinuvem uu ma-nillqiie u-siulitneiit de CHROMOS, cln-z M.HAlIDY.qui se clmrgcm de l'uncudruinent île IoiiL-ih gravures à don prix très-réduits.Espérant., par les bous seins et la prompt|.tilde avec laquelle il exécutera les eoiiiiiumdi-s qui seront faites, mériter l’eiieourngemuiit 8 o o 3 o O* 3 3 rrt « f/) CD, f» O S3 "» Ü •n 1 g 2 O 3 C o ; 3 o tn 3 05 \ O | : • Ut’ : r* ! j j ¦3 -3 3 3 3 3 rf o 2.g P “ « — 3 * & a ut 3 : r3 ^ s 3 3 m o »._ w n 3 3 m ~ 3 o o’ 3 *5 S" 01 : a f O ; | K » f • i l ?5?* 7» : ! : o i : ; ; O o r/i p 5.3- ~ ~ - ° % a s s S'31 '"S3s_=;3.— ° 3*3 5,5.5 B “ “ I P r.3 s | “ “G.* S Ut C,‘ s ?o i**' — 6 3 S r- yt O c/) o CD o 3 =• C l’rix du Recueil—Price of (lie Collection : Kn brochure-(Puper) - - $8.00 délié-(Bound in Cloth,) - - $3.50 A.LAVIGNE.Editeur, Québec, 0!) mars 1870.—jno.RHUMES, r.oQHEi.iiCilE, G RIP P £ irritations db roirnixB tr nej wionchks l.’onlreces i(i'lis|iosi’-ions, la l’dle et lo .Si.-o;> I pectoral de Nafe do liolongicnier poisèknl F une effleacili certaine, coiHlatéo par 50 md-decios dot hôpitaux do Paria.— Dtîpôla rue Ri- I ohilieu, 10, Paris; i Montréal, ehei l abre el I Gnvel.SI», rue Notre-Dame.(Se md/1 ar des [ eonlrefdfona.) Sorel, 1 murs ta79.Mu île Fer È Genveneiit.DIVISION OUEST.Chemin de fei Q.M, fl, & 0- LE CHEMIN LE l’LUS COURT ET LE PLUS DIRECT TOUR OTTAWA.A commencer de LUNDI lo DIX-SKPT FEVRIER 1879, les trains laisseront le dépût d'ilocliclngii comme sidt : Train express pour Hull fi 9.30 A.SL et 5.00 l\ SI., arrivant il Hull A 2 lirs.P.M.et 9.15 his.P.M.Train express de Hull il 9.10 hrs A.M.et 4.45 Urs P.M.arrivant il IloeUelngn d 1,40 hrs l>.M et 9.00 I>.AL I,o train do St.Jéroiuo partira d’Hocliclnga à 5.30 heures P.M I,e train do St Jérôme arrivera il 7 A.Ai.Les trains laissent la station du Milc-lùn:l 10 minutes plus tar i.Bureau Général:—13 Place d'Artnes.STAHNES, LEVE k ALDKN, Agents pour les tickets.Bureaux :— 202, rue St Jacques, et 158, rue Notre-Dame.U.A.SCOTT, Surintendant général, Division Ouest, C.A.S l'Ail K, Agent général pour lo fret et les pnssngers.mars 1879.— tan.Un autici.k de production cannadieiinc ot u no préparation réellement lionne pour In toux, lo frisson et toutes les affections do in gorge, c'est lo Svifor de Gommk ii’Ki'isktti-.Rouge n Ghay.Les Canadiens en vovago en ont déjà ouvert uno lionne demande en’ Angleterre et en France, tandis que, sur ce continent, ou est sùr do pouvoir s'en procurai do Manitoba à la Nouvelle-Ecosse et de .Montréal à la Nouvelle-Orléans Failes-cn l’essai.Voir l'annonce.Sorel 15 Mars 1879.—Im.MÉDAILLE D’HONNEUR.ASTHME CATARRH B, OPPRESSION,TOUX, PALPITATIONS et toutes les affections des voies res-piratoircHsont calmés il l'instant même ut gué-ris par les TUBES LEVASSEUR.NEVRALGIES MIGRAINES, CRAMPES D'ESTOMA et toutes les malndlcs nerveuses sont -.-tif-iies Immédiatement pnr les PILULES ANTI-NÉVRALGIQUES dn DocteurfüiOX'IEH.Dépôt contrai du Dr.LEVASSEUR, phnrm-cliimistc do lroclnsse, 23, tue delà Monnaie.I'aiIs 1 mars 1879.-na VÉRITABLE BENEDICTINE DE FECAMP "XEDICTir Créée en t O Apiritivo, digestive, fortifiante, suave et d'un goût exquis, la Bénédictine est au joli ril iitti la reine des liqueurs adopté-s sur loulcs 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PltLY SONT Une visite est sollicitée au nouvel établissement situé EN FACE DU MARCHE Voisin de M.James Morgan, MHtl'lL.DI,LUS.LUSSIElt, Modistes.I mars 1879.—0m.I>i> SjjilO il 91000—Investies sur les stocks du Wall Street, font fortune, chaque mois.Des livres sont envoyés gratis, expliquant tout.S’adresser à Baxter ,1-Co, Banquiers, 17, Wall-Street, N.Y.8 Mars 1S,'Ü.—1 an.LA V EL 0 U TIN E CI-I.FA Y test uuo jKimlro do ri/, spéciale» pru|iiirée nu Bismuth, par oonsétpioMl d'une action salutaire pour la peau.1211e est Invisible.Impalpable et.adhérante et donne au teint ten lie heur ot Transparence.eu FA Y, 9, Rue de la Paix, A IM ISIS.1 mars I879-—un.LE Scientific American.Trente-quatrième Aimée, Le Journal Scientifique le plus populaire de l'Univers.83.20 par année seulement, y compiis les frais de poste.Hebdomadaire, 52 pages par an, formant tin volume de 4,000 pages.Lo SCIENTIFIC AMERICAN est un grand journal hcddonimlairc de première classe, contenant seize pages, imprimé a vcc le 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1S79.—ua ADRESSES D’AFFAIRES.G.I.BARTHE, Avocat et Conseil de !a Reine, SOREL.Ao.17.HUE UEOKGE, Attdcssus des Bureaux de La Gazelle de Sorel.Suivra régulièrement les Cours ù Sorel et In Cour do Révision cl (l’Appel ù Monténl.M.Burthc remercie scs amis du patronage qu’ils lui ont accordé, depuis quelques mois surtout, cl il fera tout en son pouvoir pour mériter la confiance générale duns l'exercice du sa profession.il sera régulièrement à son bureau do 10 heures A.M.à I heure l\ 11.et ,1e 2 heures » \ heures P M., tons les jours.Sorel, i murs 1879.—un.L.P.P- CARDIN, XOTAKUE.No.86.RUE AUGUSTA.Sorel, 1 mars 1879.—iuo, J." aTÈTOEN EREÜX, H (Jl.HMI.lt ET AGENT COLLECTEUR, Bureau: à BERTH 1ER, (Ville).1 mars 1879.—ua.J.R.DESROSIERS, Notaire Publie.Bureau, No.30, rue Georges.Ancienne résidence du M.MATHIEU, Avocat.Sorel, 1 mars 1879.—ua.Agence Generale d’Assurance.Polices d'assurance sur la vie, contre lu feu ut contre lus accidonts, cmnnéus aux taux les plus iicconiiniHtniltx.La propriété de 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