Le soleil, 5 juin 1974, mercredi 5 juin 1974
[" / \u2022\u2022 > \u2022 ¦ .«MNM» **$r -aa***-' ; ?*$.'& *4 la météo Possibilité d'orages en fin de journée.Maximum près de 80.Demain: généralement ensoleillé et chaud.Détails à la page 95 SOLEIL * 120 PAGES 78e ANNEE \u2014 No: 133 QUEBEC, MERCREDI 5 JUIN 1974 PRIX QUINZE CENTS REMY BEAULIEU & ASSOCIES DOCTEURS IN OPTOMETRIE 376 du Roi, ch.208.Téü 524-8417 (in haut Société dos Alcools) Au lendemain de la tragédie de Saint-Joseph-de-la-Rive Chasse aux autobus scolaires défectueux par Louis TANGUAY Une véritable chasse aux autobus scolaires défectueux a été déclenchée par la tragédie qui a coûté la vie à 13 passagers d un tel véhicule, pourtant en ordre, au pied de la côte de Saint-Joseph de la Rive, samedi.Les plaintes de citoyens soucieux de la sécurité de leurs enfants abondent, depuis lundi, au service d'inspection du ministère des transports, qui a mis deux autobus dangereux au rancart, depuis le début de la semaine et envoyé deux autres au remisage en attendant les réparations nécessaires.Samedi, Uautobus scolaire qui transportait 44 membres d un club de lAge d'or de La Tuque a manqué une courbe raide, au bas de la côte très abrupte de Saint-Joseph de la Rive et a capoté dans un ravin.11 semble toutefois que l'équipement de sécurité du véhiculé ne serait pas en cause, mais que le chauffeur, surpris par la raideur de la pente, aurait été incapable de maintenir son autobus en compression.MISES AU RANCART Dans le premier cas de mise au rancart, un véhicule de la compagnie Transport scolaire Chauveau a été conduit à l'inspection, lundi après-midi, sur l'ordre d'agents de la Sûreté du Québec, parce que le chauffeur ne réussissait pas à s'arrêter normalement En plus de déficiences majeures aux freins, les inspecteurs ont constaté une usure générale avancée, un Autres photos et informations page 21 malfonctionnement de plusieurs équipements et un pourrissement important de la carosserie.Hier matin, c'est suite à une plainte d'un citoyen que les inspecteurs sont allés examiner un autobus de la compagnie Rowley Transport de Neuchâtel et l'ont aussi définitivement mis au rancart.L arbre de transmission s\u2019était rompu pour tomber sur le pavé en pleine marche et ce bris avait entrainé d 'autres dégâts au véhicule déjà âgé.Un porte-parole du ministère des Transports rapportait, hier, que de nombreuses plaintes du genre ont été enregistrées, depuis lundi.Par conséquent, plusieurs autobus seront inspectés au cours des prochains jours, en plus de l'examen annuel que leur fait subir le ministère entre septembre et avril de chaque année.De telles plaintes en série sont d ailleurs communiquées au ministère, chaque fois qu un autobus scolaire est impliqué dans un accident grave.Dans la tragédie de samedi, il semble toutefois que l equipement de sécurité du véhicule n était pas en cause.Au même ministère, un responsable des routes a d'autre part affirmé que l'état de la côte de Saint-Joseph - de -la Rive ne n- pas être considéré comme la cause de l'accident.(Suite à la page 2, Ire col.) l-f Solril.Jacques Deschénes Les laiteries La réunion secrète n'a rien donné Lors d une reunion secrète qui a duré toute la nuit, les propriétaires des laiteries et les principaux négociateurs syndicaux n ont pu venir à une entente sur les conditions de travail des 312 employés affiliés à la CSN.Réunis dans un hôtel de Sainte-Foy pendant pius de 8 heures, la nuit dernièreda réunion s'est terminée à 5h ce matin), les parties ont tenté de forcer une situation qui fut considérablement modifiée par le vote des grévistes qui ont rejeté lundi soir dernier, la proposition du conciliateur gouvernemental, J.P.Lafleur Incidemment, M.Lafleur a reconnu, hier, que sa proposition n'était pas réaliste puisqu'elle ne mettait l'accent que sur les clauses monétaires.\"Ce que les travailleurs veulent, ce sont des heures normales et des semaines normales de travail, et notre proposition n'en avait pas tenu compte.C'était une erreur, et le vote négatif de lundi l a démontré\", a déclaré M.Lafleur au Soleil.M.Lafleur a d\u2019ailleurs confirmé, hier, à M.J.G.Michaud, principal négociateur syndical, qu'il soutiendrait les demandes syndicales concernant les cédules de travail, l'abolition du travail le samedi, et l'amélioration des conditions des vendeurs de crème glacée et de leurs aides.M.Lafleur aurait même affirmé au principal négociateur syndical que la partie patronale avait fait une erreur psychologique en n'accédant pas aux demandes syndicales sur les conditions de travail.Ainsi, si les événements semblent se précipiter de jour en jour, la situation réelle du conflit ne change guère.Les laitiers des laiteries en grève livrent du lait de concurrent, et ce avec la bénédiction des propriétaires.Même Sealtest, dont le représentant à Québec.M.Gaétan Lebel se refuse à tout commentaire, approvisionne les laitiers Laval et Cité, et ce â la sortie 182 sur la route 20 ouest (St-Nicolas).Des camions remorques remplis â pleine capacité déchargent également à I entrepôt de la laiterie Laval sur la rue Industrielle à Québec.Et, il va sans dire que le piquetage continue.Primes d assurance-auto Tetley suggère de \"magasiner (D'après PC) \u2014 Face à 1 augmentation des primes d assurance-automobile d environ dix pour cent, que les compagnies viennent d'annoncer pour le premier juillet, les Québécois nont qu'un seul choix pratique: faire du \u2019 magasinage'' d'une compagnie à l'autre pour trouver les meilleurs prix possibles.C'est le conseil que donne le ministre des Institutions financières.M.William Tetley, au moment où 1TPIC, l\u2019Institut pour la protection des intérêts des consommateurs, rappelle dans un communiqué de presse que le rapport Gauvin sur l'assurance-automobile a établi qu'il n'y avait aucune concurrence entre les compagnies dans ce domaine.M Tetley a de plus affirmé, hier, que le gouvernement québécois n a absolument aucun pouvoir pour empêcher les compagnies d augmenter les primes.Le ministre peut tout au plus les inviter fortement à ne pas donner suite à leur projet, mais rien de plus.(Suite à la page 2, Ire col.) rowi Le premier ministre Trudeau commence aujourd'hui à étaler ses politiques.Il a déclaré à Vancouver qu'il ferait connaître les vues des libéraux sur le développement industriel, l'habitation et le transport.M.Réal Caouette qui poursuit sa tournée dans l'Ouest du pays a reçu un accueil chaleureux hier à Vancouver.Il compte réaliser des gains en Colombie-Britannique, ancien château-fort des créditâtes.- Nos informations aux pagos 18 ot 19 Pénurie de viande ?CALGARY (PC) \u2014 Les employés de trois importantes salaisons canadiennes se sont heurtés à des portes closes, hier â minuit, ces compagnies ayant décrété un lock out contre leurs employés en dépit du fait que le syndicat des Travailleurs canadiens de l alimentation et des autres industries avait annulé son ordre de grève.Canada Packers.Bums Food et Swift Canadian ont ainsi décidé d'aller de l'avant avec leur projet de lockout général à l étendue de l Alberta.bien que quelques heures plus tôt.un comité syndical eut jugé \"acceptables\" les dernières offres des trois salaisons.Les trois compagnies ont également annoncé qu un lock out affectant leurs employés à l echelle de tout le pays entrerait en vigueur comme prévu le 12 juin.Un porte-parole syndical a commenté la situation en faisant remarquer que les salaisons faisaient complètement fi des intérêts du comsommateur comme de l'éleveur.Au Québec, les effets de ces fermetures massives ne tarderont pas à se manifester puisque l'on reçoit chaque semaine environ 300 wagons de viande de boeuf et de porcs provenant de l'ouest, et principalement l'Alberta.En plus de ressentir cette pénurie sous forme de rareté, le consommateur s'expose à de fortes hausses des prix.Plusieurs charcuteries du Québec dont la principale source d approvisionnement demeure le marché de l'ouest s'exposent egalement à de graves difficultés dont la première répercussion se traduira par des mises à pied.Par ailleurs, cette situation risque d'étre désastreuse pour les producteurs à la reprise alors que des milliers de bétes encombreront le marche canadien en créant des surplus.Alors peut-être, le consommateur profitera-t-il de la situation.OFFRES FINALES Les offres finales des compagnies avaient été soumises mardi au médiateur spécial dansceconflit.M.William Dickie, sous-ministre du Travail de l'Ontario.M.A.E.Child, président de Burns Food, a expliqué 1 attitude de la partie patronale en invoquant le fait que les offres finales des trois salaisons n'avaient été acceptées que par le comité de négociation du syndicat et non par les membres.Dans les négociations avec Canada Packers, de poursuivre M.Child, le comité de négociation avait également accepté les offres de la compagnie, mais lorsqu elles furent soumises aux syndiqués, ceux-ci les ont rejetées.\" Il a ensuite précisé que si les offres des salaisons étaient acceptées par tous les membres du syndicat, les salaisons ouvriraient probablement leurs portes dès lundi prochain, (Suite à la page 2, Ire col.) Saisie de cocaïne à Québec par Louis TANGUAY Une faible quantité de cocaïne a etc trouvée, la nuit derniere, dans un logis du quartier Limnilou par des policiers de Quebec qui y ont egalement arrête trois hommes et une femme.Le butin découvert évalue à environ $8.000 comprenait en outre 25 sortes de médicaments divers, des trousses de médecin et une petite quantité de marijuana.On y apparei volés.ont trois I escouade des drogues aussi arrête, hier soir._____ personnes pour possession de drogues sur la rue Saint-Jean et sur la terrasse Dufferin aussi trouvé des stéréophoniques line étroite rurveillance était exercee.depuisquclques jours autour de ce logis et le enquêteurs ont effectué leur perquisition vers deux heures ce matin.En plu* de cette découverte d< stupéfiant*, le* policiers de sommaire Annonces classées 98àI07 A « J n cher au jou rd hui KO Arts et lettres KOetSl Bandesdessinecs 82etlrt8 Bridge\t106 Décès\t95 Economie-finance 73à77 Famille\t57 et 58 Horoscope\t107 Mot-mystère\t98 Mots croisés\t103 Page documentaire 22 Sport\t37 à 43 Télévision\t81 (2) Abus de pouvoir et discipline Service de la conservation \"pourri\" par Ka>nionii GAGNE Il est prouvé hors de tout doute que le sous-inspecteur du sous-district de Montmorency a.en au moins une occasion, pris sur lui d accorder un laissez-passer à un dénommé Raoul Racine Ce dernier se rendait au lac Savane, dans le parc des Laurent ides L endos dune carte personnelle du sous-inspecteur Daniel Rancourt indique que ce laissez-passer a clé émis en 1973 Nul n est pas sans savoir qu il n est permis à personne, si ce n est aux plus hautes autorités du ministère, d émettre ainsi des permis d accès au parc des Laurentides.Le sous-inspecteurconcerné aurait, semble-t-il.pris sur lui de poser ce geste a de nombreuses reprises t-cs gardiens de la barrière de Saint - Féréol - les - Neiges I attestent par affidavit.On retrouve d ailleurs dans de ces declarations quelques noms de personnes qui profitaient ainsi de la compréhension \u201d, pour ne pas NDLR \u2014 Nous publions aujourd hui le second de trois articles préparés par M.Raymond Gagné qui traite, après enquête et preuves à I appui, de faits troublants sur le comportement de certains agents de conservation (gardes-chasse et gardes pèche) qui ne manqueront pas de susciter de vives réactions.dire davantage, du sous-inspecteur Rancourt.Il s agit là d une forme de patronage qui n a rien à voir avec la politique, mais qui n en demeure pas moins inacceptable.Mais tout ceci ne serait encore rien si des agents de conservation ne venaient renchérir pour cette fois mettre en cause des responsables du service Un cas concernant ( utilisation souvente fois (Suite â la page 2.3e col.) «nla?2 »Québec.U SoUil, m\u2014xydi 3 jum 1974 Au lendemain.(Suite de la première page) Pourtant, il y a quelques années, des citoyens de la région avaient demande que les autobus transportant les écoliers de Saint Joseph dans cette côte soient équipés de dispositifs de securité supplémentaires Depuis ce temps, la flotte d'autobus desservant cette region montagneuse de Charlevoix a été rajeunie et satisfait désormais aux exigences des normes de construction émises en 1969 par le gouvernement provincial.Selon un porte-parole de la Commission scolaire régionale de Charlevoix, il n\u2019a jamais été questiondavoirdes autobus spécialement équipés pour plus de sécurité dans cette côte Dans un mémoire remis au ministre des Transports, l an Pénurie de viande.(Suite de la première page) Quant au porte-parole syndical, il a affirmé que tout serait mis en branle pour assurer le déroulement rapide du scrutin des membres sur l'entente intervenue au niveau des représentants syndicaux et patronaux, mais il a ajouté que le geste des compagnies serait perçu par les syndiqués comme un acte de provocation.Le présent lock out affecte quelque 2.500 travailleurs albertains.Les Travailleurs unis de l'alimentation comptent environ 10,000 membres à travers le pays.LES PRODUCTEURS Les producteurs de porc et de boeuf des Prairies ont été avisés de diminuer leurs livraisons aux salaisons en vue du lock out.Quant au ministre de l\u2019Agriculture de l'Alberta, il a soutenu que ce lock out ne résulterait pas en une pénurie de viande dans sa province, étant donné que les salaisons de moindre importance pourront augmenter leur production.Toutefois, il a admis que Montréal et Vancouver pourraient souffrir d une pénurie de boeuf et de porc si jamais le lock out se prolongeait Tefley suggère.(Suite de la première page) AU MANITOBA dernier, les transporteurs scolaires du Quebec réclamaient, pour leur part, l'abolition des demandes de soumissions pour le transport d'écoliers parce que cette formule mettait la vie des enfants en danger et punissait les travailleurs qu elle privait de leur securité d'emploi.Cette formule ne lie le transporteur avec la commission scolaire que pour une période de six ans et, à la derniere annee de son contrat, le transporteur ne sait s'il sera réembauche et vit dans l'insécurité.Cela expliquerait pourquoi beaucoup de transporteurs negligent l'entretien de leurs véhicules au cours des dernières années d un contrat et mettent ainsi la vie des enfants en danger.Le mémoire soulignait que si les transporteurs avaient un contrat permanent, ils pourraient jouir d\u2019une bonne sécurité et n hésiteraient pas à investir plus d'argent sur les véhiculés, ce qui rendrait la qualité du transport scolaire supérieure et donnerait une plus grande sécurité aux écoliers.(2) Abus dp pouvoir.(Suite de la première page) répétée de ce qu on appelle \"le chalet de la pisciculture\" de Tadoussac, est inclus dans les informations détenues par le ministère.Selon une déposition conservée sur bande magnétique et retranscrite à partir de cet enregistrement, famille, beaux-frères, belles-soeurs, auraient largement profité de cet avantage.De même y parle-t-on longuement de \u2019 La Ber-nache\", un bateau qui avait été mis à la disposition des agents de conservation en poste sur le Saguenay.Ce bateau aurait servi à la pèche à la morue, à la pèche à la truite de mer, et voire même au braconnage.On y parle aussi de ce qu'on appelle La Maison des Fourches , sise dans le parc des Laurentides En 1973.cette maison aurait été à la disposition, \"une partie de l'été''.d'un sous-inspecteur qui, \"malgré qu'il ait été en vacances \", y aurait accueilli des invités, américains pour la plupart.Le témoin ne saurait toutefois dire s il s'agissait là d invités du ministère ou du sous-inspecteur.Donc, pour nous, il ne s'agit pas ici de savoir si ces avancés reposent sur un fondement indiscutable ou non.Il s'agit plutôt de constater qu à la base du service se trouvent des gens qui posent des questions, transportent des affirmations et vont même jusqu à porter des accusations contre leurs supérieurs Dans un service comme celui de la conservation, ça ne devrait d aucune façon etre accepté Le ministère montre là une insouciance et une faiblesse dangereuses ABUS DE POUVOIR Si le fait d utiliser les territoires et les biens de I Etat (dans le cas ou les faits relatés seraient vendiques) afin d en faire profiter des parents, des amis et connaissances, peut être considéré comme une forme de patronage, celui d imposer à ses subalternes Tordre ou de s éloigner ou de fermer les yeux afin de pouvoir en toute tranquillité agir à sa guise, devient tout simplement abus de pouvoir.Le fait d ordonner aux agents travaillant dans le parc des Laurentides de s éloigner de la Maison des Fourches\" pour y recevoir des invités (et si les faits se sont déroulés de la façon qu'oh le raconte), il constitue véritablement un abus de pouvoir De même, le fait d ordonner à un subalterne de participer à un geste qui puisse être discutable, comme la chose se serait produite, le 12 septembre 1972.au lac Pitou ou Marchand \", et si toujours les faits relatés sont exacts, il s agit encore une fois d un abus de pouvoir.Et c'est d autant plus une utilisation abusive de I autorité que le responsable impose à la fois la participation et le silence du subalterne, tout en 1 impliquant et le rendant au même titre participant au délit.Il faut par conséquent, dans de tels cas, tenir compte de T état d âme du subalterne qui, s il est mis en demeure de parler, dira: \"Mais moi je ne voulais pas trop parler; je voulais rentrer au ministère J'avais peur de perdre ma job.J 'ai fermé ma gueule; j'ai fait ce qu il m a dit.Je savais que c'était pas correct, niais c'était lui le boss.\" Cette fois-là.le 12 septembre 1972, une trentaine de livres de truites auraient disparu des cages du lac Marchand, dans le parc des Laurentides.L année précédente, un rapport aurait été rédigé dans lequel on mentionnait la disparition de 250 truites toutes sélectionnées et dont le poids variait entre une livre et une livre et quart.A la vue de ce rapport, le supérieur de l agent de conservation aurait tout simplement répondu: Occupe-toi pas de ça; qu ils s'en occupent de leurs affaires.C est pas de ma faute à moi s'ils se font voler de la truite; ils ont seulement à s'en occuper.\" LA DISCIPLINE Il ne faut pas s attarderlroplonguement a regarder pour constater I absence d une véritable discipline au sein du service.Le comportement actuel d un nombre important d agents le démontré hors de tout doute On explique cebe situation en précisant d abord que.durant plusieurs années, les garde-chasse et ensuite les agents de conservation s'étaient vu reconnaître une latitude extrêmement large Ceci pour ne pas dire que les agents étaient libres d'agir pratiquement à leur guise.Ensuite, le recrutement ne tenait presque exclusivement compte que de deux critères: les mensurations physiques et la connaissance de la forêt.Il y aurait lieu d ajouter 1 appartenance à la couleur politique, laquelle, en dernier ressort, devenait peut-être et dans plusieurs cas sûrement, le seul critère vraiment utilisé.De telle sorte qu aujourd hui, et même si certaines mesures de formation (Ecole de Nicolet: recrutement dans les écoles régionales) ont été prises, la plus grande proportion d agents encore en fonction provient des choix faits selon les anciens critères.Et chose aberrante, s\u2019il en est une, il n\u2019existe dans ce service aucun code de discipline Il ny a donc pas lieu de se surprendre qu un importait pourcentage p«rmi les 23 agents du secteur de Québec aient décidé, à tort ou à raison, de faire maison nette, jugeant qu ils en ont assez vu pour qu'un nettoyage s'impose.De telle sorte que.connaissant 1 existence de cette tare importante au sein du service, les autorités ne peuvent maintenant fermer les yeux, faire mine de n y voir aucun problème, et accepter les nombreuses et graves critiques avec le sourire.S en laver fes mains, quoi! Qu elles le veuillent ou non.les indices sont maintenant suffisamment nombreux pour qu elles soient amenées à craindre la présence du patronage et de Tabus de pouvoir à l'intérieur du Service de la conservation et à admettre de plus, qu'il existe véritablement un manque de discipline grave.Qu'on ajoute à ceci le vol et le braconnage et elles ont déjà là des raisons qui leur commandent d'agir.(Demain: structure inefficace, ignorance de la communication et désaveu de l autorité) Le gouvernement du Manitoba, de son côté, a déjà annoncé les mesures qu'il entend prendre à la suite de la mauvaise volonté manifestée par les compagnies: il créera une compagnie publique d'assurances en tout genre, sauf Tassurance-vie et l'assurance contre la grêle.Cette province possède actuellement, comme la Saskatchewan et la Colombie-Britannique, un régime public d assurance-automobile.Au Québec, le rapport Gauvin, publié il y a quelques semaines, suggère notamment au gouvernement d'instaurer un régime d'assurance sans responsabilité dans le but de réduire le coût des primes.Selon un porte-parole de l\u2019Association canadienne des assureurs, les primes doivent être augmentées parce que les compagnies ont subi des pertes notables dans le paiement des polices d assurance-automobile en 1973.Le porte-parole ajoute que certaines compagnies ont connu des pertes plus fortes dans le premier trimestre de cette année que dans toute Tannée dernière.Les pertessont dues aux augmentations inflationnistes dans le domaine des frais médicaux, des pièces de rechange pour les automobiles et des salaires payés dans les ateliers de réparation.Les nouveaux taux de prime ont été soumis pour examen aux ministères chargés des questions d'assurance dans sept provinces.Il n'y a cependant qu'en Alberta que les compagnies soient obligées de faire approuver les augmentations proposées avant de les mettre en vigueur.Les taux proposés de majoration sont les suivants.Ile - du -Prince - Edouard, 16.3 pour cent, Terre-Neuve, 11.6 pour cent, Nouvelle-Ecosse, 17.9 pour cent, Nouveau-Brunswick.18 pour cent, Ontario, 6.3 pour cent, Alberta, 16.6 pour cent, et Québec, 10.2 pour cent.Dans le cas des véhicules servant à des fins commerciales, les taux de majoration sont les suivants: Ile - du - Prince -Edouard, 15.1 pour cent, Terre-Neuve, 13.2 pour cent, Nouvelle-Ecosse, 17.2 pour cent, Nouveau-Brunswick, 18.3 pour cent.Ontario, 7.3 pour cent, et Québec, 10.5 pour cent.Feux de stationnement uniques à Montréal MONTREAL (PC) \u2014 Le comité exécutif de Montréal a décidé de faire installer, eu coût de $44,500, des feux de stationnement dans trois quartiers de la métropole.Ces signaux clignotants, uniques dans leur genre, sont visibles à au moins 300 pieds, même en plein jour.Ils indiqueront aux automobilistes les rues où le stationnement est temporairement interdit en raison de divers travaux, notamment pour le nettoyage et l\u2019enlèvement de la neige.Ce'\"système présente au moins trois avantages: d une part, il sera particulièrement flexible, puisqu on n'aura qu à manipuler des commutateurs pour interdire le stationnement à volonté dans des rues entières D'autre part, il Dispositifs intra-utérins OTTAWA ( PC) \u2014 Le gouvernement canadien a été alerté par des rapports en provenance des Etats-Unis relat ivement a des décès dus à 1 utilisation de dispositifs intra-utérins.Ces dispositifs, connus sous la marque de commerce iud ont été introduits au Canada.Le gouvernement se propose de réclamer des médecins canadiens des rapports sur les dangers que représentent l u-sage de tels dispositifs.Courrier de la deuxieme dasse - Enregistrement No 1206 permettra de réduire au minimum l'interdiction de stationnement puisque les signaux seront éteints aussitôt que les travaux requis seront terminés.Enfin, il permettra une signalisation beaucoup plus efficace et moins onéreuse que les panneauxquel'ondissémi-ne sur les bordures de neige pendant l'hiver avant chaque déneigement La manutention de ces 37,000 panneaux est coûteuse et requiert trop de temps.Les signaux comporteront une lentille rectangulaire portant le symbole international de l'interdiction du stationnement, c'est-à-dire le \"P\u201d barré, entouré d'un cercle orangé.Conférence du Bien-Etre social (PC) \u2014 Cinq représentants du ministère des Affaires sociales participeront, du 16 au 20 juin prochain, à la Conférence canadienne du Bien-Etre social, afin d'y étudier le thème de la sécurité sociale.Le communiqué qui annonce la nouvelle, précise que les 5 représentants québécois seront MM.Aubert Ouellet, sous-ministre, Pierre-André Bernier, Régent Dion, Jean-Guy Courcelles et Mme Madeleine Valois.La conférence se déroulera à Calgary, en .Alberta, et plus de 1,200 participants y sont attendus.Mystère-aéroport BRUXELLES (Reuter) \u2014 Les autorités de l\u2019aéroport de Bruxelles s\u2019efforcent de déterminer comment des inconnus ont pu, la nuit dernière \u2014 malgré le dispositif de sécurité en place \u2014effacertoutes les inscriptions en français dans le bâtiment de I aéroport, laissant intactes les inscriptions en flamand.\"Ce n'est pas tellement la vieille bataille entre Wallons et Flamands qui nous préoccupe, a déclaré un employé de l'aéroport Mais comment diable les peintres-de-nuit inconnus ont-ils pu échapper à la vigilance des parachutistes et autres forces spéciales déployés pour empêcher les fe-dafin d'entrer.\u201d Canadiens prisonniers OTTAWA (PC) \u2014 Il y a un Canadien qui est emprisonné quelque part au Népal.Un autre Test en Malaysia.Vingt-six sont sous les verrous en Grande-Bretagne et 65 le sont aux Etats-Unis.En tout.208 Canadiens sont incarcérés à l étranger.la plupart pour des affaires de drogue.C'est ce qu annonce le ministère des Affaires extérieures.A VENDRE La Commission Scolaire Régionale du Saguenay, 36 est, rue Jacques-Cartier, Chicoutimi (549-8210), offre à vendre les équipements suivants, pouvant être utilisés dans un service comptable:- \u2014\t1 machine comptable Burroughs, modèle E-4294 (1968) \u2014\t1 lecteur automatique de fiches magnétiques Burroughs, modèle A-4004 (1971) Le premier équipement doit être remis à neuf et exigera certains déboursés de la part de l\u2019acquéreur.Cet équipement est visible à la Commission Scolaire Régionale Jean-Talon à Charlesbourg.Le lecteur de cartes est en très bon état et est visible en communiquant avec M.Laurent Bolduc (549-8210).La Commission ne s engage pas à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Joseph Bonneau, directeur des services de l\u2019équipement.Chicoutimi.27 mai 1974 werîïlD pour retrouver la nature l\u2019ensemble à golfer Du fonctionnel plein aise qui va droit au terrain de golf.Vit pour le plein air.Le blouson coupe leger est en polyester et coton frais.Poches au pluriel.Imperméabilisé.À laver et sécher à la machine.Tailles : 36 à 44.$27.95 Dessous: un t-shirt à la Jack Nick-lauss, signé Hathaway.En jersey de coton fin.Empiècements contrastés.$22 À accompagner d'un pantalon à pinces en demi-laine (polyester et laine).Teinte au naturel.Tailles: 28 à 36.$40 -U Simons, le trente et un pour homme/ place /te-foy fête des pères, 16 juin simons le trente et un pour homme/ place /te-foy Québec le Soleil, mercredi 5 juin 1974 3 Avant-première du match Cloutier-Charron per Pierre BELLEMARE (PC) \u2014 La prise de bec Cloutier-Charron, survenue, hier, à I Assemblée nationale, à propos du fameux projet linguistique, n'augure toujours rien de bon à l'approche du match décisif, qui doit commencer le 11 juin à la commission pat iementaire.en présence des principaux leaders d'opinion du Quebec.Le critique pequiste.M.Claude Charron, est facilement venu à bout de la patience du ministre de l\u2019Education, en lui demandant simplement d'infirmer ou de confirmer les propos que lui prêtait, lundi.Le Soleil.Selon le journaliste, Gilbert Athot, qui a réussi, le week-end dernier, à s infiltrer dans un congrès régional du Parti liberal au Mont Saint-Hilaire.M.François Cloutier aurait rassuré des militants liberaux, en leur disant que le bill 22 préservait en fait la liberté de choix dans la langue d enseignement ' Les enfants pourront facilement passer du secteur francophone au secteur anglophone après le niveau primaire et des amendements au bill 22 seront possibles, dans la mesure où ils ne porteront que sur des modalites' .aurait déclaré le ministre Cloutier, BOURASSA INTERVIENT Cependant, le parrain du bill 22 a élégamment réfuté cette déclaration qu'on lui attribuait, sans toutefois allonger le discours, car le règlement de la Chambre interdit aux parlementaires de discuter un projet de loi au feuilleton, comme c'est le cas pour le bill 22.M Charron, soucieux également de ne pas transgresser le réglement, a voulu immédiatement poser une autre question \"permise\" au ministre Cloutier.Mais le premier ministre s\u2019est interposé: \"S'il faut commenter toutes les déclarations dans les journaux sur le bill 22\".M Charron lui a alors fait savoir que sa question visait le ministre de l\u2019Education.\"qui me semble capable de confirmer ses propos\".M.Bourassa a récidive en invoquant le règlement, ce qui a suscité un court débat de procédure animé par les deux leaders parlementaires, MM.Gérard D Levesque, du côté libéral, et Robert Bums, du côte pequiste.Après l accalmie.M Cloutier n a meme pas attendu la question additionnelle pour préciser sa pensée \"Le représentant du PQ qui filtrait lecongres liberal a certainement mal compris\".TOIT L ETE Elevant la voix, il a ajoute Ou il a compris à travers le prisme déformé qui sert au PQ à évaluer le bill 22' M Cloutier évoquait ensuite le nom du chef de 1 Opposition officielle.M Jacques-Yvan Morin, lorsque M Burns s\u2019est leve pour l'en empêcher.J essayais de placer une petite anecdote, mais j'aurais d autres occasions.ne vous en faites pas\", a lancé M Cloutier.On va avoir tout l'été\", a répliqué le député Burns, et le ministre a enchaine \"Voilà, aussi longtemps qu'il le faudra J ai dit que dans le bill 22.la liberté de choix demeure, mais elle devient conditionnelle.elle est liée à une condition pédagogique qui suppose une bonne connaissance de la langue qu\u2019on voudra choisir\".U rtelrll RayuM Lml« M.Claude Charron Ip lé Soleil.Rjsnald Lavoir M.François Cloutier Protection du consommateur Il faudrait annoncer les décisions administratives (PC) \u2014 La loi devrait obliger l\u2019Office de la protection du consommateur à publier intégralement toutes ses décisions administratives, affirme l'Institut de promotion des intérêts des consommateurs.\"Il s'agit là d un droit fondamental du consommateur: le droit à l'information, surtout celle venant d'un organisme qui a pour rôle de le protéger\u201d,dit l\u2019Ipic dans un communiqué publié hier.Notant que la loi n'oblige pas l'office à publier ses décisions administratives, qui ne sont pas des jugements, le communiqué ajoute: \"Tout consommateur est en droit de connaître le pourquoi des décisions rendues par l'office.On peut comprendre que.pour certains organismes gouvernementaux ou ministères, le secret de certaines décisions administratives soit nécessaire dans l\u2019intérêt public, mais dans le cas de l'office, on peut se demander quels intérêts le secret protège-t-il?\" Comme exemple de cette situation, l 'Ipic a cité le cas d une compagnie spécialisée dans la vented encyclopédies qui vient de comparaitre devant l'OPC.A la suite de nombreuses plaintes, l'office a enquêté sur les procédures de vente de la compagnie et a décidé de ne pas retirer à l\u2019organisation son permis de vente de porte-à-porte, à la condition qu elle se conforme à certaines conditions.L Ipic déplore que cette décision n'ait pas été rendue publique en entier pour l\u2019information de la population.Le vérificateur général recommande de généraliser es dispositions relatives aux conflits d'intérêts par Giibert ATHOT Toutes les lois régissant des organismes 'gouvernementaux devraient contenir des dispositions concernant les conflits d intérêt.Par ailleurs, des règlements et des dossiers devraient être établis et maintenus par chaque organisme gouvernemental pour iapplication des dispositions legales relatives aux conflits d'intérêt.Ces deux avis formels sont contenus dans le rapport annuel du Vérificateur général du Québec pour l'exercice financier se terminant le 31 mars 1973 et déposé à 1 Assemblée nationale hier par le ministre des Finances, M.Raymond Garneau.Ces recommandations en quelque sorte prennent d autant pius d importance à ce moment-ci que le gouvernement Bourassa s\u2019apprête au cours des prochains jours à rendre publiques les mesures qu\u2019il entend prendre en ce qui a trait aux conflits d'intérêt.Le premier ministre s'était engagé, il y a quelques semaines, à poser des gestes dans ce domaine à la suite de la publication dune série d'informations impliquant des membres de sa belle-famille, et surtout son beau-frere et ministre du Tourisme, M.Claude Simard, dans des transactions entre certaines entreprises et lEtat.Dans un document de plus de 325 pages, celui qui est un peu considéré comme l\u2019ombudsman des finances publiques précise toutefois que la plupart des lois constituant les entreprises gouvernementales contiennent des dispositions concernant les conflits d\u2019intérêt.M.Gérard Larose ajoute que de telles dispositions n\u2019existent cependant pas dans les lois qui régissent notamment: la Commission des accidents de travail; la Commission du salaire minimum: 1 Office du crédit agricole du Quebec; la Raffinerie de sucre du Quebec; la Régie de l assurance-dépôts; la Régie des marchés agricoles.DES IRREGULARITES TOUTES SORTES DE Une lecture rapide de l'imposant document du Vérificateur general révèle aussi des irrégularités de toutes sortes, dont certaines sont très sérieuses aux yeux des observateurs politiques attachés à la couverture de (administration gouvernementale.Ainsi, la Société du parc industriel du centre du Québec a enfreint les prescriptions législatives en octroyant à un entrepreneur un contrat de $113.949 sans demande de soumission publique telle que l\u2019exige la Loi pour tout contrat comportant une dépense supérieure à $25,000 Pour sa part, le ministère des Travaux publics a attribué un contrat d'aménagement à un entrepreneur pour un montant de $60,000 sans passer par la voie des appels d offres et en plus a invoqué une raison qui n\u2019est même pas mentionnée dans la Loi des Travaux publics.Le même ministère a utilisé une fois de plus, selon les informations contenues dans le rapport, un mécanisme frôlant l 'illégalité pour attribuer des contrats sans passer par les appels d'offres.Il divise en plusieurs parties (même si c'est le même entrepreneur qui est en eau sa)des commandes d\u2019exécution afin de pouvoir passer outre à la limite de $25.000 en-dessus de laquelle les appels d offres sont obligatoires.Le Vérificateur a également noté que les taux de facturation de la main d 'oeuvre, par deux entrepreneurs oeu- vrant dans le meme genre de travail, ont été par rapport a ceux du décret de la construction.majorés de 43 pour cent à 57 pour cent dépendant du métier de l\u2019employé et de la période de l'année.En outre, un de ces entrepreneurs ajoutait un pourcentage de 20 pour cent pour les frais d administration et le profit.ET CA CONTINUE Le ministère des Richesses naturelles a accepté des cautions inférieures à 10 pour cent (la limite) dans le cas de quelques soumissions.Quant aux cautions d'execution et d'obligation, elles doivent représenter chacune 50 pour cent du coût du contrat, pour former un montant global de 100 pourcent.Dans certains cas, la somme des deux cautions ne représentait que 50 pour cent du coût total du contrat Le ministère de I Industrie et du Commerce interprète de façon différente certaines lois selon les entreprises.Les dépenses relatives au terrassement et à l'embellissement de terrain ont été considérées admissibles Les griefs des détenus d'Orsainville NDLR \u2014 Dans une série de trois articles, dont voici le dernier, Fernando Lemieux expose l'évolution rapide du système carcéral dans notre pays et son développement futur.par Fernando LEMIEUX Certains ont peur de prendre leur responsabilité.La peur existe quelque part.Qui est responsable de qui?La cuisine est excellente, mais il arrive que nous n\u2019ayions pas assez de nourri ture Le gymnase, c'est pour quand?Nous sommes assis à une table où un groupe de prisonniers représentant les détenus d'Orsainville sont en train d'exposer leurs griefs à leur directeur, M Phil Lemay Disons-le tout de suite, la conversation est franche et animée.Les détenus que nous rencontrons veulent gagner des points.et le directeur aussi.Mais il n'y a aucune acrimonie Il y a besoin de revoir toute la réglementation.Ce n'est pas seulement le manque de personnel qui nous barre la route ou nous empêche de faire telle ou telle chose\u201d, soumet M.Lemay à ses vis-à-vis.Nous ne pouvons sortir dans la cour à tel ou tel moment Pourquoi nous cm-pêche-t-on de le faire?\", demandent les détenus Il faut du personnel pour que votre demande soit agréée .répond le directeur qui s empresse d ajouterque les lacunes dans la réglementation une fois corrigées.la question du personnel pourrait aussi étir réglée rapidement Dans l\u2019aile de la prison d'Orsainville où nous nous trouvons, la sécurité est exercée à son minimum.Bien sûr, le détenu dort dans sa cellule, mais dès son reveil.il entre dans la vie communautaire.Les gardiens sont toujours avec lui.mais ils sont plutôt des surveillants de salle comme les ont connus tous ceux qui ont fréquenté, à titre de pensionnaires, les anciens collèges classiques.Cependant, le prisonnier est toujours le prisonnier et que le soleil apparaisse et l envie de liberté le hante davantage.Il trouve le minimum un peu \"rough \".les demandes du comité de detenus sont d ailleurs obstinément anerees en ce sens.Personne n'a le droit de brimer les droits des individus\", souligne le president de ('organisme \"Vous êtes tout de même des prisonniers\u201d, leur répond calmement le directeur.male.Evidemment, la même section loge aussi les détenus condamnés à la prison, mais qui pourraient constituer un \"risque\".Une autre aile, celle de transit, comprend les prisonniers que les autorités doivent évaluer.Ou on les dirigera vers l'aile à sécurité minimale, ou ils y demeureront.selon les recommandations des équipes chargées de l'évaluation.La section à sécurité maximale est soigneusement protégée.De sa console, le gardien peut, comme un véritable pianiste, manier les boutons apportant la lumière et l \u2019eau aux détenus.ouvrir la porte de la cellule ou la fermer.Les évasions spectaculaires qui ont eu lieu à Orsainville ont amené nombre de réfections des locaux.Des murs ont été surélevés.On ne se fie plus guère sur la bonté de la nature humaine et certains detenus ont l'imagination infiniment fertile.PAR CONTRE Dans l\u2019aile à sécurité minimale, la vue sur l\u2019arrière de la prison donne sur la forêt.Il n'y a plus de barbelés et les salles sont vastes, bien éclairées.L'illusion de la liberté.surveillée de loin existe, mais cela ne suffit pas au détenu.DEUX DANS UN Expliquons tout de suite que la prison d'Orsainville peut recevoir des pensionnaires\" jugés dangereux ou qui pourraient le devenir si l'occasion leur en était offerte.Ainsi, les condamnes au ponitencier qui doivent rever r dans la \"Vieille Capitale pour une autre accusation ou comme témoins séjournent à Orsainville dans une section a securité maxi I.» Xolrtl R*tm
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