Le soleil, 15 février 1975, Cahier D
[" LE SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 15 FEVRIER 1975 \u2014 \"Il faut que je me lève pour $25.38 ! Me laver la face avec de l'eau froide, me raser, mettre une cravate, prendre un autobus bondé, regarder les autos des autres, regarder les vitrines, sourire au type que j'aimerais fesser, supporter la face du portier, tout ça pour $25.38 ça vaut pas la peine ! \u2014 MON, TU M COMPRENDS PAS.J'AI L'ÉCOEURiTE ! \u2014 \"Moi.cost le tango que j aime.mvmb - \"On va attaquer la banque Chicago.\u2014\"BON, FAIS COMME SI J'ETAIS UNE FEMME- Photos André Bowchor moquette Claude Davis POUR Steve McQueen un homme qui courtise le danger Ali MacGraw une femme qui maîtrise bien le volant La critique est unanime IL VOULAIT LA PAIX, ON LUI IMPOSA LA VIOLENCE S> tu.«ÿ \t- i ' - m 11 $£$ V f fj :v du 26 février au 2 mars sfe encore bons billets $4.00 è $0.00 oin\t, Otr» * è la Col»* GRAND THÉÂTRE DE QUEBEC SALLE LOUIS-fRECHETTE.TEL.643-8131 ( « Ouébee.U Soleil, iam«£ 15 février 1775 - L'Opéra du Québec: un paquebot de luxe que l'on met au rancart t*pjfep|îi avec Léopold Simoneau à sa tète, d\u2019enquêter sur les aspects artistiques et administratifs d'un théâtre lyrique d'Etat.Le rapport du comité lui fut remis au mois de décembre de la même année mais resta lettre morte pendant un bon moment.Jusqu'à ce que l'on finisse par apprendre la création, éventuelle, d'une compagnie dont les principaux centres de représentations seraient Montréal et Québec; certains spectacles devant également être présentés en tournée dans les principales villes de la Province.Le projet se concrétise Un changement de gouvernement retarda la réalisation du projet et ce ne fut qu'en novembre 1970 que M.François Cloutier, qui avait succédé à M.Tremblay, annonça, un peu à contre-coeur \u2014 ce secteur de l'activité artistique ne ( intéressant pas outre-mesure \u2014 la création de l'Opéra du Québec.- Après que l'accent eu été mis avec insistance pendant toute la période d\u2019incubation de la compagnie sur l'axe Montréal \u2014 Québec, on apprit au moment de la conférence de presse lançant l'OQ que, suite à une décision prise à peine une heure avant celle-ci, les Montréalais se verraient proposer quatre spectacles par saison et les Québécois.un seul.Et qu'en plus, ceux-ci devaient s\u2019en montrer heureux, M.Cloutier dixit! Décision qui souleva un tollé de protestations et qui força la direction de l'Opéra à revenir sur sa décision en augmentant annuellement le nombre des spectacles à Québec de un à trois.Léopold Simoneau, prêté par le MAC, assumerait le poste de directeur artistique de la compagnie.Pas pour longtemps toutefois.Moins d'un an plus tard, il s'élevait avec véhémence contre l'engagement (suppo-sément contracté plus tôt par la Place des Arts qui songeait alors à se lancer dans la production d\u2019opéra) d'un chef italien inconnu et dont on n'a plus jamais entendu parler depuis qu'il dirigea \"Rigoletto\" ici.Les positions prises par le Conseil d'administration de l'OSQ dans ce conflit, les pressions exercées par le président de la Place des Arts à ce moment, M.Marcel Piché, l'attitude \u2019 je-m'en-lave-les-mains\u201d du ministre Cloutier qui ne posa pas un geste pour défendre son haut-fonctionnaire, sous le prétexte de non-ingérence; tous ces éléments enrainèrent la démission fracassante de Simoneau, et par la suite son exil aux Etats-Unis.En quelques mois l'Opéra du Québec semblait être devenu un \"panier à crabes\", un \"nid à intrigues\", situation à laquelle peu de théâtres lyriques au monde paraissent devoir échapper.Le projet se détériore Un comité artistique fantoche, composé de trois membres, fut formé pour remplacer Léopold Simoneau.Supposément consultatif, il eut la particularité de n'étre pratiquement jamais consulté.! M.Gérard Lamarche, directeur général de la Place des Arts, qui agissait jusque là comme secrétaire administratif de l'OQ en devint le directeur général en titre, et en réalité le directeur artistique sans toutefois en jamais porter le titre.L'emprise de la Place des Arts sur l'Opéra du Québec se renforça, surtout que les représentants québécois au Conseil d'administration se faisaient très discrets et n\u2019élevaient que très rarement la voix.Toutes les productions de la compagnie allaient continuer à être conçues à Montréal.La seule chance de Québec en ce sens s'évanouissait sous le prétexte du changement de dates des représentations de \"Madame Butterfly\" la saison dernière.A sa troisième année d'opération, l\u2019Opéra du Québec se voyait forcé, pour des raisons budgétaires, de réduire le nombre de ses productions de quatre à trois; ce qui voulait dire pour Québec, deux spectacles plutôt que trois.Malgré tout la compagnie se payait le luxe de monter, pour les seuls Montréalais bien entendu, un tout nouveau et fastueux \"Otello\" avec Jon Vickers dans le rôle titre.» par Marc Samson Dans une lettre datée du 9 janvier 1975, le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Hardy, demandait au président de l\u2019Opéra du Québec, le juge Vadboncoeur, de ne pas prévoir de spectacles après la présentation de \"Tristan et Isolde\", en mai et juin prochains.Et il précisait qu'en raison de l'important déficit accumulé par cet organisme, et suite aux recommandations du rapport Jeannotte, une nouvelle politique touchant le théâtre lyrique au Québec devrait être élaborée pour en assurer l'avenir.Les plus optimistes ont vu dans cette position du Ministre un moyen \"de recharger la batterie'\" une sorte d'année sabbatique pour mieux relancer l'aventure après quelques mois de répit.En y regardant de plus près, c'est plutôt un arrêt de mort en douceur que M.Hardy a signifié à l'Opéra du Québec.Qu'on se rappelle la crise de l'OSM qui, en décembre 1973, faillit mettre un terme à l'existence de cet orchestre: le ministre prit des.mesures vigoureuses pour sauver le vaisseau.Dans ce cas-ci, il le met au rancart plutôt qu'en cale-sèche.En ses quatre années d'existence, l'Opéra du Québec aura eu une destinée particulièrement houleuse.Le projet d\u2019un \"opéra national\" remonte à juillet 1967, en pleine euphorie du Festival mondial de l'Expo.Le ministre des Affaires culturelles d'alors, M.Jean-Noël Tremblay, annonçait son intention de créer une telle compagnie.Il chargeait peu après un comité.'MANON\", de Matsenet: un échec spectaculaire.D 3 imuebufê PM WÊWè \u2022 ; ~ ' 'CAVALLERIA RUST1CANA\", de Mascogni: une réussite totale.Les Québécois en étaient tenus à l'écart pour diverses raisons, notammenf celles de rentabilité et de supposée incapacité à répondre aux exigences de l\u2019oeuvre.Tout comme ils devaient l\u2019être pour d'autres productions \"de prestige\" de la compagnie: \"U Trittico\", \"Salomé\" et cette année \"Tristan\".Pour ce qui est de l'axe Montréal \u2014 Québec qui constituait l'un des principes de base de la naissance et de l'existence de l'OQ, personne ne s'en préoccupait plus vraiment.La métropole faisait son affaire et Québec devait s'accommoder de ce qu'on condescendait à lui offrir.Et sans doute aussi s'en montrer satisfaits.Pendant ce temps, le défilé des ministres des Affaires culturelles se poursuivait sans qu'aucun d'eux ne songe à mettre de l'ordre dans cette création qui, pourtant, relevait du MAC.Sa seule mise en garde consista à geler la subvention à $200,000.Mais comme à peu près tous les autres organismes artistiques se trouvaient dans la même situation.» De son côté, le Conseil des Arts du Canada, tout en réclamant avec insistance, quoique sans succès, la nomination d\u2019un nouveau et véritable directeur artistique, continuait à subventionner l'Opéra du Québec.A partir de la même politique qui lui fait accorder des octrois aux autres organismes produisant des spectacles lyriques Le projet s'effrite La situation continua à se détériorer, le déficit à augmenter (il pourrait atteindre $1,5 million à la suite des représentations de 'Tristan et Isolde\"), pour enfin en venir à la triste situation que nous connaissons aujourd\u2019hui.Malgré ses erreurs, ses piétinements, ses ambitions désordonnées, son manque flagrant de réalisme.l'Opéra du Québec n'en a pas moins tenu un rôle d'importance dans la vie du théâtre lyrique chez nous.Au côté d'échecs spectaculaires \" (\"Manon\" de Massenet, par exemple), de succès appréciables (\"Samson et Dalila\", \"Madame Butterfly\"), de productions fastueuses mais néanmoins discutables quant au produit fini (\"Salomé\" et surtout \"Otello\"), il a monté des spectacles d\u2019une très grande qualité qui, eux, atteignaient un véritable niveau international (\"Trittico\", \"Cavalleria Rusticana\" & I Pagliaci\", \"Falstaff\") malgré le caractère traditionnel de leur mise en scène.Sur le plan des distributions, l'Opéra du Québec a toujours fait une place de tout premier plan aux chanteurs québécois et canadiens, la proportion de ceux-ci s'élevant à plus de 90%.Dans la plupart des cas, le choix en était juste et ces distributions bien équilibrées servaient un répertoire qui r* Dosait principalement sur des oeuvres familières, avec certains efforts pour en élargir le cadre et en diversifier le contenu.Le reproche que l'on pouvait adresser avec le plus d'insistance à la jeune compagnie sur le plan de la production, vient de soh manque d'audace dans la présentation visuelle des ouvrages; son peu d'intérêt au renouvellement que connaît actuellement le théâtre lyrique en ce sens.Je me suis toujours demandé pourquoi l\u2019OQ n'avait jamais confié \u2014 j'entends déjà certaines personnes pousser les hauts cris \u2014 une mise en scène à André Brassard, plutôt que de faire appel, année après année, à Carlo Maestrini que l'on qualifie dans certains milieux de \"commis voyageur de la mise en scène lyrique\".Le projet doit renaître Voilà sûrement des éléments dont il faudra tenir compte lorsque l'on relancera l'opéra au Québec.Relance qui s'impose si l'on songe à la réponse enthousiaste des publics montréalais et québécois à l\u2019endroit des spectacles de l'OQ, dont un très grand nombre ont été donnés à guichets fermés et dont le taux de fréquentation se situait parmi les plus élevés en Amérique.Relance primordiale en ce qui touche les Orchestres symphoniques de Montréal et de Québec, pour qui de telles activités sont essentielles à leur survie.Et qui, pour l'instant, doivent trouver une solution de rechange aux sept et trois semaines de travail qu'ils auront respectivement à combler en raison de la perte de l'opéra.Car on peut à peine croire que Montréal et Québec ne puissent se payer annuellement la moitié des spectacles lyriques que Toronto se voit offrir par le Canadian Opera Company; et aussi les résidents de Gand, en Belgique, et de Toulouse, en France, par leurs propres compagnies d'opéra.Que Montréal et Québec ne puissent monter chaque saison un nombre égal de productions à celles données à Winnipeg et à Edmonton.Différence de qualité dans les réalisations?Sûrement mais pas systématiquement De toute façon, la renaissance de l'opéra au Québec devra tenir compte du vieux principe qu'il \"faut vivre selon ses moyens\".Ce qui ne veut pas forcément dire une diminution de la qualité \u2014 il ne le faudrait pas d'ailleurs; plutôt une nouvelle définition et une recherche d'identification plus poussée de notre \"compagnie nationale\".1 le théâtre populaire du québec présente Jeudi 20 février à 20h30 \"Ce soir seulement à l'Auberge de la Fortune\" mw'uflux de roch carrier jean perraud mise en scène gilbert lepage pauline martin Christine prud\u2019 homme jean-guy viau Claude maher jean perraud solartge legendre décors et costumes emmanuel charpentier musique loutiu «A J3J# R» Î2S8KST '\u201c\u2022** GRAND THEATRE DE QUEBEC.SALLE lOUS-FRECHETTE.TEL 643 8131 Belvedere Samedi 15 mars Location: à (SAO an vante aux guichets du Grand Théâtre et ô b Caisie Populaire laurier.une présentation: \u2022* flR GRAND THEATRE DE QUEBEC llH SALLE LOWS FRECHETTE.TEL 643 8131 le cIub musical ôe quéBec pRésente le lundi 3 (11ARS 20h30 Gérard souzay, BAcyton une 6c« plus goatWv voir 6c fpince ' Aprts «voit
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