Le soleil, 5 avril 1975, Cahier D
[" / ¦ / LE SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 5 AVRIL 1975 Une tournée de nos orchestres symphoniques Toronto-Hamilton-Ottawa Boris Brott au pupifrr de l\u2019Orchestre de Hamilton.>jr wk.Des maisons de Bernarda au Québec en 1975?Les comédiennes de la production québécoise de \"La maison de Barnarda\".rr ir\\ PETER FONDA SUSAN GEORGE Rien ne les arrête ! Horaire! Hoir o i d i A 99%: I 05 -4.43 - 8.23.Lorry la Dm-guo: 2.43 \u2022 6 40 - 10.00 (Dirty Mory Croay lorry ) '¦'Refroidi à 99%' FRONTENAC I LES CINEMAS ODEON SEM.t* POUR TOUS / Un jeu mortel dont la moindre erreur est fatale ! ROGER MOORE vf-Fi dan: le rôle de JAMES ^ BOND » °07\" L\u2019HOMME un film reolise por CLAUDE ZIDt .ç^LUEi \\i Les AVENlU*i$ « VpRQFfO^0 FOVJ1 Les moins de 14 ans $1.29 tiré de l'œuvre de IAN FLEMING AU PISTOLET D\u2019OR (THE MAN WITH THE GOLDEN GUN) DU PONT & BOUL.CHAREST INF.529 9745 Un homme est mort' FRONTENAC II STATIONNEMENT INTERIEUR Horaire: l'homme ou pistolet d\u2019or: 12 55 - 5.10 \u2022 9.30; Un homme est mort: 3.15 \u2022 7.40 FIERI h RICHARD JANE BIRKIN MMOIIURK NEtronrt mm S mats au.¦7 ¦ist datte passée fa 7::çompaÿtiie to 7* compogm* 1.00 * 4.25 * 8.10.la moutarde me me ES-*.LE DAUPHIN PARC AUTO PAQUET & LALIBERTE ! 1 \"1 ' *¦ D 2 Québec.U Soleil, samedi 5 avril 1975 théâtre Monique Mercure,comédienne par Martine Corrivault Si la Compagnie des Deux-Chaises avait reçu une certaine aide financière, la pièce de Garcia Lorca \"La maison de Bemarda Alba\u201d qu'elle présentera à Québec mercredi soir prochain, au Grand Théâtre, aurait été couplée aux reprises des \"Belles-soeurs\u201d de Michel Tremblay et présentée en tournée à travers la province, les deux oeuvres pouvant être jouées par les mêmes comédiennes (13 pour Bemarda et 15 pour les Belles-soeurs).Mais ce projet intéressant ne verra probablement jamais le jour parce qu'il est difficile d'obtenir d'une quinzaine d'actrices qu elles se libèrent d\u2019engagements pris ou escomptés, \"au cas où\" la subvention nécessaire serait versée.Monique Mercure \u2014 qui a vécu l'aventure des Belles-soeurs à Paris et à Toronto \u2014 où on jouait en anglais \u2014 est bien heureuse de la \"tradaptation\u201d de Michel Gameau de la pièce de Lorca.Pour cette comédienne, le jeu direct et vrai est une condition essentielle au théâtre.'Tl n'y a aucun inconvénient à ce qu'un texte écrit en espagnol et parlé par des personnages issus du peuple, soit présenté ici dans un langage équivalant pour nous, à celui des gens dont il est question.Et en plus, Gameau \u2014 qui est un poète et un maître de la musique du langage \u2014 a réussi à conserver la rythmique de l'auteur espagnol dans sa version québécoise.Je ne vois pas pourquoi tant qu'à traduire d une autre langue, on ne le ferait pas dans la nôtre Mais je ne suis pas prête à imaginer seulement, du Claudel en québécois.C'est là la nuance qui s'impose.\u201d Cette comédienne qui, tout en faisant des études musicales \u2014 \"c'était les seuls cours que l'on admettait qu\u2019une fille puisse suivre, dans mon temps.J'ai quitté l'école après ma neuvième année, mais je prenais des leçons de musique, piano et violoncelle.Ca m\u2019a toujours servi par la suite\u201d, \u2014 rêvait de théâtre, a fini par y arriver en empruntant de bien curieux détours.Elevée sévèrement par une maman dont le père était hôtelier et un papa commis de banque, Monique Mercure avoue que le cinéma et les \"Deux femmes en or\u201d ont été pour elle une manière de recommencer une \"carrière\u201d C'est d\u2019abord au Collège St-Laurent, où l'on venait Une coupe de cheveux héritée de \"Ce fou de Gogol' d'admettre que des filles pouvaient tenir les rôles de femmes dans les productions de l'école, que Monique Mercure a débuté au théâtre.Comme bien d'autres dont les noms sont aussi connus que Robert Prévost, Jean Bissonnette, Jean-Pierre Goyer ou Marc Lalonde.C'est aussi là qu'elle rencontra celui qui ailait devenir son mari, le compositeur Pierre Mercure, fille le suivra à Paris en 1949 et là, au lieu de \"faire du théâtre, j'ai fait des enfants\", blague-t-elle.De retour au pays, le Père Legault qui l'avait vue jouer au Collège St-Laurent, lui demande d\u2019ètre Blanche de la Force dans le \"Dialogue des Carmélites\u201d.Retournée en Europe avec son mari, elle en profite pour s\u2019inscrire à l'école du Théâtre national populaire et suivre des cours chez Le Coq.Avant de partir, elle avait passé une audition au Nouveau Monde; en rentrant au pays, des rôles l\u2019y attendront Pendant trois ou quatre ans, avec un groupe de comédiens montréalais, elle suivra aussi les cours que l'Actor's Studio venait donner (en anglais) à Montréal.Plus tard, cette connaissance de l'anglais en fera une des comédiennes francophones recherchées par des metteurs en scènes canadiens comme John Hirsh.\"Il faut savoir prendre des risques, mais toujours rester qui on est\" affirme la comédienne qui reconnaît que son rôle dans les ' Deux femmes en or\u201d fut un risque qui a bien tourné pour elle.\"On m'a retrouvée.\" La comédienne qui reconnaît avoir tout essayé au théâtre, avoir même joué au cabaret, en français et en anglais, rappelle qu'on lui a offert le rôle de Poncia alors qu elle jouait en anglais à Toronto \"Les Belles-soeurs\" et \"Electre\" Lorsque je lui ferai remarquer qu'on l'a souvent vue dans des pièces de femmes, écrites par des hommes, elle avouera ne s'y être jamais arrêtée.Sa plus récente expérience du genre est le \"one woman show\" qu'elle a joué au Patriote il y a quelques semaines, \"Ce fou de Gogol\u201d Mais à bien y penser, elle aussi aurait le goût d'une pièce écrite par une femme.Quand ce ne serait que pour comparer les optiques.\"La maison de Bernarda\".La comédienne qui a aussi été vendeuse de bijoux à dans ce qu\u2019elle appelle \"une de ses périodes transitoires\", trouve le théâtre aussi intéressant que le cinéma.Surtout le théâtre comme le conçoivent des metteurs en scène comme Brassard qui admettent que les acteurs \"jouent\u201d avec un public qui lui aussi, \"joue\" à croire.Entre deux propositions émanant des deux milieux, elle choisira \"la plus intéressante\" selon sa situation financière et d'après la qualité des projets.\"J'aime me faire plaisir des fois.\" Pour elle, Bernarda est un peu le grossissement d\u2019un état d'esprit qu elle s'est surprise à vivre, il y a une dizaine d'années, avec sa propre fille.\"J\u2019ai toujours vécu comme je t'entendais, malgré les règlements et la surveillance de ma mère.Un bon matin, j'ai constaté que j\u2019étais en train d'imposer les mêmes contraintes à ma fille: moi aussi, j'avais peur des garçons qui pourraient l\u2019approcher.Ca m'a fait réfléchir.\u201d Et l\u2019avenir.?Rempli de projets et de rêves à concrétiser.Le premier et celui auquel elle tient beaucoup, dans le moment, est un film écrit par une femme \u2014 Brigitte Sauriol \u2014 abordant un problème de femme dans une optique bien féminine.L'avenir de ce film est entre les mains de la Société de développement du cinéma canadien.Il y a aussi un film d'une heure au réseau anglais de Radio-Canada, la sortie du prochain Jutra, \"Pour le meilleur ou pour le pire\u201d \u2014 où elle retrouve son violoncelle \u2014 et.dans un coin de son esprit, des rôles comme Anne dans \"L'Opéra de Quat'Sous\u201d \u2014 qu elle connaît pour s'y être aussi, après Monique Leyrac, cassé une jambe \u2014 la veuve Bic-Bic, Mère Courage, et des créations.La maquette du décor de \"La maison de Bemarda Alba\".Le monde de Bernarda Alba Il y a tout un monde, entre Monique Mercure et Bemarda Alba.Pourtant, les deux se rencontrent et se côtoient depuis quelques semaines, dans une production théâtrale mise en scène par André Brassard, présentée par la Compagnie des Deux-Chaises, \"La maison de Bemarda Alba\", du poète espagnol Federico Garcia Lorca.Dans cette production, la comédienne québécoise tient le rôle de Poncia, la servante-complice, de la famille de Bemarda, celle qui sert depuis presque toujours la riche bourgeoise campagnarde qu'est Bemarda, qui monte la garde sur \"l'honneur\" \u2014 dans le sens ancien du mot \u2014 des filles de Bemarda parce qu'elle aussi \"est de la maison\".Ne dit-elle pas aux filles qui se disputent \"Je n'ai de préférences pour aucune de vous, mais je veux vivre dans une maison honnête.Je ne veux pas être salie à mon âge.\u201d Poncia a 60 ans dans le texte de Lorca.Au fil de l\u2019action on apprendra qu elle déteste sa patronne \u2014 ou sa \"bourgeoise\" -qu elle la désigne sous le nom de \"tyran\u201d mais sait être aussi dure qu elle.Les filles lui font raconter comment elle se vengeait de son mari.Bernarda la fera taire en lui rappelant ses origines.Mais c'est elle, la \"servante\u201d qui apprendra, avec un certain plaisir à Bemarda, le scandale qui couve dans sa maison.Elle guette les filles, devient presque leur complice par son silence, mais résume le drame ou la* cause du drame par cette simple phrase: \"Ce sont des femmes sans hommes, voilà voilà tout En pareil cas, on oublie jusqu'aux liens du sang.\u201d Cette pièce dure, au premier abord, se déve- loppe comme un grand feu dévorant depuis la première minute, alors que Poncia et la servante profitent d'un moment de calme en l'absence de la famille qui assiste aux funérailles du père, jusqu'à la fin, quand Bernarda refusant l'évidence, impose à ses filles le silence devant la mort de leur soeur.\"Les larmes, quand tu seras seule.Nous nous noierons toutes dans un océan de deuil! Adela, la plus jeune des filles de Bernarda Alba, est morte vierge.Vous m'avez entendue?Silence.J\u2019ai dit Silence!\" Mais, c'est l'amour, la soif, de vivre, la dure poursuite d'un bonheur refusé à l\u2019une pour l'intérêt de l'autre, qui provoque le drame.Ce monde dont on pourrait croire qu'il sert de trait d\u2019union entre l'univers des grandes tragédies classiques et la société d\u2019aujourd'hui, est curieusement familier aux Québécois que nous sommes, par l'obstination avec laquelle on refuse d'y admettre le changement, l\u2019évolution, le droit même à la dissension.On s'imagine encore qu'en fermant toutes les fenêtres et en se cloîtrant chez soi, on peut éviter maladies et accidents.Par son manque de tendresse, le monde de Bemarda Alba s\u2019attire irrévocablement tous les maux.Comme dans la société québécoise du début du siècle, on s'exposait à toutes les servitudes en prêchant l'ignorance qui sauve des contacts dangereux de l'extérieur.Une \"tradaptation \u2022_____h Michel Garneau désigne par \"tradaptation\u201d l'opération par laquelle il en arrive à soumettre au spectateur d'ici, le texte de Lorca dans une langue qui lui est familière.\"C'est à partir d une traduction américaine et du texte espagnol dont j'ai consulté \"la musique\" qu'a été rédigée la \"tradaptation\" québécoise de \"La maison de Bernarda Alba\u201d.Une fois le travail fini, continue Michel Garneau, j'ai regardé la traduction française pour vérifier si on disait la même chose.Et on disait la même chose, en d'autres mots.\u201d Monique Mercure, montréalaise de naissance, précisera que le langage donné par Gameau aux personnages de la pièce de Lorca, pourrait être celui, disons, des gens de Baie-Saint-Paul.Ce n\u2019est pas une langue de citadin; d'ailleurs, la pièce de Lorca se situe à la campagne.Et Michel Garneau ajoute: 'Tout est là: en ces autres mots qui nous disent et un souffle, une respiration, une musique qui sont les nôtres.A condition que l\u2019on s'entende soi-même, ce qui n'est pas général.Les mots et le souffle de notre identité deviennent clairs à mesure qu'on travaille à nous exprimer, à mesure que nous travaillons à nous inventer.\u201d Et il précise encore: \"Lorca n'écrivait pas en parisien, ni en snobespa-gnol mais dans le vif de sa langue (La maison de Bernarda pourrait s'appeler les belles-soeurs).Lorca faisait du théâtre populaire.\" (Les extraits cités plus haut dans le texte sont tirés d'une traduction de la pièce d'André Beia-mich, la version québécoise n'étant pas publiée).Comme pour donner raison à Garneau, Garcia Lorca précise, au début de son texte: \"La maison de Bemarda Alba est un document photographique\u201d.Et Marcelle Auclair dans son ouvrage consacré au poète, rappelle la petite histoire de cette pièce née des indiscrétions et de la curiosité de l\u2019écrivain espagnol.L'indiscrétion A Valderubio, près de Grenade, le père et l'oncle de Lorca possédaient deux maisons dans une rue où habitaient une veuve et ses quatre filles.Depuis la disparition du chef de famille, les femmes vivaient derrière des volets fermés et ne sortaient que voilées de noir, pour aller à l'église.La propriété de l'oncle de Lorca était contiguë à celle de la veuve et un puits mitoyen, à sec, se trouvait sur le terrain.De ce puits, le jeune Lorca découvrit que l'on entendait tout ce qui se passait dans le patio de la veuve, les disputes et discussions entre la mère, ses filles et les deux servantes.Federico en profita donc pour être curieux et vivre, en témoin invisible, le drame qui est devenu la pièce terminée deux mois avant sa mort, sous les balles des gardes civils espagnols, en 1936, près de Grenade.Ce drame nous est-il encore familier, contemporain?Peut-être pas dans ses détails, peut-être plus en 1975, en pleine ville, mais qui sait vraiment ce qui se passe dans le coeur des êtres?La transposition du thème exposé, à des situations sociales actuelles au Québec se fait trop facilement pour que l\u2019on s'y attarde longuement.\"L'ordre triomphe\" re-trouve-t-on sur les publi-cités de la pièce.Combien d'entre nous ne souhaitent pas dans leur for intérieur qu'il en soit ainsi.?Martine CORRIVAULT Une présentation SERGE MONDOR LA BOITE POÜ* #i*\"VAnOM# loot, 3« av.\ts25-3144 Une présentation EDITH *£» BUTLER LA BOITE lOOt, 3e av.POUR RIMRVAnONS 525-5144 LIBELLULE avec CATHERINE BEGIN PIERRE THERIAULT GUY HOFFMAN 27 et 28 avril, à 20H.30 Location $3.00 à $6.50 En vente aux guichets du Grand Théâtre et à la Caisse Populaire Laurier.GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE_LOÙIS-FRÉCHETTE.TÉL.643 8131 T LES LUNDIS DU CONSERVATOIRE DE DE QUÉBEC GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE OCTAVE-CRÉMAZIE LE 7 AVRIL 1975, à 20H30 f ¦ '&r'.RECITAL DE SONATES par les professeurs LILIANE GARNIER-LE SAGE LUCIE LANGEVIN-CAPLAJN Ludwig van BEETHOVEN PROGRAMME I-\tSonate en Ut mineur opus 30 no 2 PAUSE II-\tSonate \"à Kreutzer\" en la majew opus 47 L.van BEETHOVEN ENTRÉE LIBRE (talon las plaças disponibles) itMwmi i i t 93 / Quebec.U Soleil, ton-edi 5 avril 1975 D 3 Orchestres au Canada (1) L'Ontario, un réseau d'orchestres actif, diversifié et nécessaire par Marc Samson La musique symphonique suscite un intérêt en Ontario, en même temps qu'elle y connaît une popularité que l'on peut presque difficilement imaginer au Québec.N Des quelque 52 orchestres figurant dans le bottin publié par l'Association des orchestres canadiens, on en compte pas moins de 27 dans cette seule province, nombre auquel il faudrait ajouter 14 formations de jeunes du même genre.Le Québec, pour sa part, n'en soutient que quatre Et même là, il faut inclure l'Orchestre de chambre McGill et les Concerts symphoniques de Sherbrooke dont les activités ont été plus ou moins suivies ces dernières années.A quoi attribuer la vitalité de cette forme musicale au-delà de la frontière ouest du Québec?Difficile de pointer 4 : f \u2019\u2019 ' s Mario Bernard; à Ottawa du doigt tel ou tel élément jouant en faveur de ce phénomène.Néanmoins on peut avancer 1\u2014\tla présence de la musique dans les écoles élémentaires et secondaires, qui se concrétisent par l\u2019existence non seulement de fanfares et d'harmonies mais aussi de formations à caractère symphonique et qui constituent du même coup un important réservoir d'instrumentistes; 2\u2014\tle goût plus prononcé des Canadiens anglais, et aussi des Néo-Canadiens nombreux là-bas, pour ce moyen d\u2019expression artistique, par comparaison à la préférence accordée au théâtre par le public francophone; 3\u2014\tet peut-être également le fait que les Ontariens ont compris l'impact économique de tels organismes, comme le révélait une récente enquête menée pour le compte du Conseil des Arts du Canada.Sur ces 27 orchestres, il s'en trouve évidemment de catégories, de standards, de compositions, de moyens financiers très différents.Du très professionnel OST (Orchestre symphonique de Toronto) à celui nettement amateur de Peterborough, en passant par la formation \"semi-professionnelle\" de London.Ce genre de classification correspond plus ou moins à une certaine politique dans la répartition des subventions, provenant de divers paliers, qui assurent l\u2019existence de ces orchestres.Le Conseil des Arts de l\u2019Ontario contribue, proportionnellement au budget de la plupart, voire de la totalité d'entre eux, tandis que le Conseil des Arts du Canada, lui, s'intéresse avant tout aux orchestres dits \"professionnels\".C'est-à-dire aux ensembles de caractère permanent qui regroupent un certain nombre de musiciens engagés pour une saison de \u201dx\u201d semaines, plutôt que rémunérés \"à la pièce\".Ces orchestres professionnels sont au nombre de trois en Ontario: Toronto, Ottawa.Hamilton.Le premier est depuis longtemps associé à l\u2019évolution de la vie musicale canadienne, le deuxième a réussi en tout juste cinq ans à y gagner une place particulièrement significative et le troisième témoigne d'un enthousiasme et d'un renouvellement qui pourraient lui faire jouer un rôle déterminant.Ottawa A tout Seigneur, tout honneur! Non pas parce que Ottawa est la capitale fédérale; plutôt parce que son orchestre possède un statut unique au pays.En effet, l\u2019Orchestre du Centre national des Arts, dont le chef depuis sa création, en 1969, demeure Mario Bernardi, relève entièrement de l\u2019Etat, à qui il sert d\u2019instrument de diffusion et de prestige autant chez lui qu\u2019à l'étranger Des 46 semaines qui composent la saison annuelle de ses 46 musiciens, huit doivent être consacrées aux tournées.Tournées qui l\u2019ont déjà amené à New York, Moscou et Londres, et aussi à Sept-Iles, à Saskatoon et dans des villes peu connues des Etats-Unis.Relevant directement du CNA, l\u2019Orchestre jouit non seulement de la priorité pour l\u2019occupation de la salle Opéra de ce complexe destiné aux arts, mais il dispose apparemment de moyens financiers dépassant en comparaison, ceux des autres formations symphoniques du pays.Apparemment, car son budget n\u2019a jamais été rendu public comme tel (il serait cependant évalué à près de $1.5 million) et s\u2019intégre à celui de la section Musique du Centre.Ces moyens financiers lui permettent une latitude et aussi une originalité dans le choix des oeuvres et des invités (solistes et chefs) qui semblent attirer plutôt que rebuter le public; à preuve, la plupart de ses concerts sont donnés à guichet fermé.Et en même temps, une attitude un peu \"repliée\u201d vis-à-vis certaines catégories d\u2019auditeurs éventuels.Ainsi l \u2019Orchestre du CNA se déplace de moins en moins souvent pour visiter les écoles et délaisse progressivement les \"matinées symphoniques\".à la suite d'essais peu probants et du manque de véritables animateurs pour ce genre d\u2019audition.Il préfère accueillir les jeunes au CNA et leur proposer des concerts de type régulier répartis Boris Brott ô Hamilton dans des séries destinées aux étudiants et \"aux familles\".Au départ, l\u2019Orchestre du Centre national des Arts comptaient un nombre largement majoritaire de musiciens canadiens que Jean Beaudet, son iuitiateur, avait réussi à rapatrier.Avec le temps, cette proportion tend à baisser et en 1975 les instrumentistes venant de l\u2019extérieur, particulièrement des Etats-Unis, se rapprochent numériquement des autochtones.A titre d\u2019explication, la direction affirme que peu de musiciens canadiens se présentent aux auditions, et ceux qui y viennent correspondent plutôt rarement aux normes d'excellence fixés par l\u2019ensemble.Un relevé des abonnes a révélé que l\u2019Orchestre du CNA ne rejoint que la population d'Ottawa et ne touche pratiquement pas celle de Hull.La partie francophone de sa clientèle qu\u2019on croise aux concerts vient de la Capitale.La rivière qui sépare les deux villes prend pour ces manifestations l'aspect d\u2019une barrière.Toronto Le premier à avoir été reconnu sur le plan international, et parfois encore le seul, l\u2019Orchestre de Toronto dispute à celui de Montréal le titre de meilleure formation symphonique du Canada.Après une crise financière qui, il y a quatre ans, menaça son existence, il est parvenu à mobiliser et à regrouper diverses forces tant des gouvernements (fédéral, provincial et municipal) que du monde des affaires et du grand public.Ces appuis ont en même temps permis à cet orchestre de retrouver un équilibre économique et de modifier son profil auprès de la population.Le chiffre de ses abonnés a pratiquement doublé ces derniers temps et même la mort prématurée de son directeur artistique Karel Ancerl, qui avait succédé à ce poste à Seiji Osawa, n\u2019a pas enrayé la courbe ascendante de popularité de l\u2019OST.Avec un budget s\u2019élevant à plus de $2.5 millions, 95 musiciens permanents, une saison de 48 semaines partagée en diverses séries de concerts (dont celle présentée depuis deux ans, à l\u2019été, à Ontario Place, qui attire près de 10,000 auditeurs pour chacun de ces trois concerts hebdomadaires), et aussi une direction administrative reconnue comme \"saine\u201d, Andrew Davis \u2014 son jeune, anglais et nouveau chef permanent \u2014 prendra en main, l\u2019automne prochain, un Orchestre de Toronto plutôt en bonne santé financière et artistique.Il ne devrait toutefois pas perdre de vue l\u2019identité que veut se donner cette formation en misant le plus possible sur le \"fait canadien\".Autant en ce qui a trait à la présentation d\u2019oeuvres de nos compositeurs qu\u2019à l\u2019engagement de son personnel musical.Sur ce dernier plan, treize jeunes instrumentistes formés à l\u2019université de Toronto ont été invités (après audition, bien entendu) à se joindre aux rangs de l\u2019OSQ ces deux dernières années.II devra aussi veiller à maintenir le niveau de qualité que l\u2019Orchestre a atteint grâce à son prédécesseur, lequel pourrait risquer de se détériorer en raison de ce que certains qualifient de \"surexploitation\": l'opéra, le ballet, les concerts d\u2019été montés à la hâte, s'ajoutant à ses nombreuses activités régulières.Hamilton Fort de son expérience d'adjoint d\u2019Osawa et de Bernstein aux Orchestres de Toronto et de New York, et aussi de quatre années de direction en Grande-Bretagne, Boris Brott s'est amené à Hamilton, en 1969, avec une conception nouvelle de la double fonction de chef et de musicien d'orchestre.Ou plus exactement avec une conception qui remonte à près de 150 ans, inspirée des Sociétés philharmoniques du temps de Mendelssohn, qui veut qu'un orchestre parte du rassemblement de divers groupes de musiciens, plutôt que de la réunion d'instrumentistes isolés.A Hamilton, ville pourtant située à moins de 60 milles de Toronto, le terrain lui paraissait propice pour la réalisation de son projet.L\u2019orchestre naviguait, à son arrivée, à une vitesse de croisière de six concerts par année et employait un personnel \"semi-professionnel\" Il ne lui en a pas moins fallu se débattre avec le syndicat local \u2014 et prouver, cartes sur table et garantie monétaire à l'appui, que les musiciens en viendraient vite à travailler 10 à 20 fois plus qu'auparavant \u2014 pour faire accepter l'engagement du Quatuor à cordes tchèque (dont les membres allaient occuper les premières chaises de ces sections) et, peu de temps après, la venue d'un quintette à vent de Minneapolis.Le pouvoir de persuasion de Boris Brott paraissant à l\u2019égal de son sens du marketing, il en vint vite à mettre le syndicat de son côté, et après coup à convaincre les commissions scolaires de la région de la nécessité de présenter des concerts à leurs élèves de tous les niveaux.La saison dernière la Philharmonique de Hamilton, qui compte 32 membres permanents auxquels se joignent 11 étudiants avancés fréquentant l'Institut qui lui est rattaché, et des instrumentistes recrutés sur place et à Toronto pour compléter ses cadres, a donné 50 concerts réguliers et 450 auditions (en petites formations) dans les écoles.En six ans, Brott a réussi à gagner à son orchestre une importante clientèle qui, apparemment, ne demandait qu'à être sollicitée et qui, selon ses prupus, vient au concert sans arrière pensée \"sociale\", Hamilton ne possédant pas d\u2019élite proprement dite.Pour arriver là, il a pris des moyens pas toujours orthodoxes, lesquels moussaient en même temps sa propre publicité et sa renommée.N\u2019a-t-on pas vu et revu de ces photos où il apparaissait entouré de jolies filles, image correspondant assez peu au caractère \"officiellement\" sérieux associé aux chefs d\u2019orchestre?Sur le Andrew Davis à Toronto plan strictement musical, il a vu à ce que Hamilton ne prenne pas l\u2019allure d 'une succursale de Toronto en apportant un soin particulier à différencier la programmation de sa Philharmonique.Le fait qu'on y compte une centaine d\u2019abonnés venant de la Ville Reine apporte caution à ses intentions.Samedi prochain, les orchestres \"amateurs\" et semi-professionnels\" de l'Ontario.Le Moulin de St-Laurent Ile d'Orléans La cabane à sucre du Moulin es» ouverte samedi et dimanche de lOh.A.M.à minuit Au Moulin Repas canadiens et danse avec musique canadienne.Réservations seulement sur semaine 828-2688.628-2709 FESTIVAL DU SOLEIL L'ensemble folklorique national du 60 chanteurs, danseurs et musiciens i 1 et 2 MAI 20H.30 Location: $3.00 à $7.50 _ GRAND THEATRE DE QUEBEC « SAUE IOUIS-FREChLTTE TEL 643-8131 LE THEATRE DU TRIDENT PRÉSENTE DU 24 AVRIL AU 17 MAI AU PALAIS MONTCALM.DU MARDI AU SAMEDI A 20H30 LA TOUTE DERNIERE CRÉATION OUÉBÉCOISE DE JEAN BARBEAU L'AUTEUR DE \"0-71\", DE \"MANON LASTCALL\", DE \"JOUALEZ-MOI D'AMOUR' fl UNE MISE EN SCENE DE JEAN-PIERRE RONEARD» DÉCORS ET COSTUMES DE DENIS LENONCOURT AVEC JEAN GUY.L'OSCAR DE LUNDI.AU LIT! RAYMOND BOUCHARD.MARIE CANTIN, PIERRE LEGRIS UN* MOSS* BIEN QUEBECOISE.UN* VRAIE.VRAC.DE QUOI RIRE OC TOUTES IES COUIEURS BILLETS EN VENTE AU GUICHET OU PALAIS MONTCALM TOUS LES JOURS DE 12MOO A 21HOO ' TEL 692 2275 k / 7 / D 4 lettre Quebec.le Soleil, somedi 5 avril 1975 Pierrette Sartin: Est-ce bien toujours la même?par Paule Turgeon « «¦ , * :>¦\u201e.>V;- .*¦&¦ ¦ \u2022\u2022 *VV - A .'\t.\t, »%'\t\\ y' V, x .-\t¦' \u2022\t:\t.-V.V t &\t* J Il y a de cela plusieurs années, le journal \"La Patrie\" avait l\u2019habitude de publier toutes les fins de semaine un supplément en couleurs.En page frontispice de ce supplément, on retrouvait toujours une nouvelle signée Rodolphe Girard, illustrée par un dessin qui n\u2019avait rien à voir avec le texte.Les héroïnes de IL Girard étaient toujours de superbes filles aux yeux pers, aux jambes fines et aux doigta fuselés.Leurs amoureux, toujours éperdus et beaux, étaient généralement des Wally-Bras-Ports qui défonçaient les portes d'un coup de coude quand ils volaient au secours de leur bien-aimée, car celle-ci toutes les fins de semaine, avait affaire à un bellâtre qui en voulait à sa vertu.Chaque semaine, sous une forme à peine atténuée, nous revenait l'histoire de la fille aux yeux pers, de son amoureux bras-forts et du vil individu qui ne cherchait que le plaisir de ses vils sens.Le style était galant, un peu vieillot, et nous avions l\u2019habitude d'en faire des gorges chaudes en revenant a l\u2019école le lundi matin.Mais je ne croyais jamais, après tout ce temps, retrouver un peu de cette atmosphère divine qui régnait dans les nouvelles de M.Girard.Après avoir lu le livre de Mme Pierrette Sartin: \"Destins en croisière\" (IX c'est fait Pierrette Sartin: est-ce bien la même qui venait à Québec il y a quelques années pour enseigner â Laval, et qui écrivait des textes dans les journaux?Elle m\u2019était alors apparue comme une dame sérieuse et féministe.La jaquette du livre a beau m'avertir que c'est d'elle qu'il s'agit, j\u2019ai peine â le croire.Car sous des dehors impressionnants, cette femme cachait une âme d'adolescente que lui envieraient bien des quinze ans de 1975.Sylvie DuhameL c\u2019est l'héroïne de son livre, a lâchement été abandonnée par son mari il y a deux ans.Aucune pension, aucune pitié.Sylvie quitte son bel appartement, ses beaux meubles, ses beaux bibelots, bref ses belles choses, et se voit dans la pénible obligation de devenir accompagnatrice pour une agence de voyages.pour cette femme d'élite aux goûts relevés et â la réserve de bon aloi, c\u2019est un dur contact avec le menu fretin de cette société sans merci qui s'agitait autour d'elle sans qu'elle en eût conscience.Pour mieux préserver son intimité, elle se fait même appeler Solange! Un malheureux hasard fait qu'su cours d une croisière, son mari et la maîtresse de ce dernier se trouvent sur le même \u2022 bateau qu\u2019elle La maltresse vraie maltresse.est une Elle est jeune, vulgaire, aime l'argent évidemment et sa superficialité n'a d égal que ton talent au liL C'est au dire de l'auteur, un bel animal sensuel\".Quant au mari, qui est tombé tout de go dans \"les rets de la sémillante Lydia\" (sic), c'est un être sans couleur et sans saveur.Il fait la navette lamentablement entre ses deux femmes, attiré au lit par la \"commune\" et par tout son être vers la \"distinguée Ce sera là la cause d'un long débat intérieur pour Sylvie alias Solange, dont la vie déjà assez compliquée l'est encore plus par l'amour que lui porte le commissaire du bord, don Juan converti par la passion en saint Joseph.Ira-t-y, ira-t'y-pas?Tel est le dilemme affreux qui se posera à la douce charmante, merveilleuse, économe et charitable Sylvie alias Solange, qui au gré des flots, voguera entre ses deux amours et ses trop exigeants passagers Elle retournera, je parie que vous l\u2019aviez deviné, au domicile conjugal.Mais seulement après avoir connu les affres de l\u2019agonie dans un hôpital miteux où son mari repentant baisera ses mains exsangues avec ferveur chaque fois qu'elle ouvrira ses yeux dilatés par la fièvre.Et après avoir mis son pied à terre, en tant que \"fèème\u201d: désormais, elle travaillera: Na! On rirait beaucoup si on ne sentait chez l'auteur un désir de passer un message entre les li- Pierrette Sartin lors de l'un de ses premiers voyages au Québec.Elle lançait alors ici un de ces romans à l'eau de rose (remarquez l\u2019illustration en couverture du volume qu elle a en main) assez peu conformes déjà, à ses enseignements gnes, son message féministe que, semble-t-il, elle n'avait pas oublié.Son roman contient certaines situations où son héroïne fait un retour sur elle-même et considère sans indulgence le vase clos où elle vivait depuis douze ans; et l'évolution individuelle du couple pourrait être intéressante si elle était présentée d'une façon plus proche de la réalité Mais les sentiments décrits dans le roman sont malheureusement noyés sous un fatras de romantisme qui fait sourire bien plus qu'autre chose.Et l ame torturée de Sylvie alias Solange et de son volage mari ne parviennent pas à nous faire oublier \"la belle bou \u2022 che voluptueuse\u201d, l'\"aube de la lassitude\" et \"la belle fille experte aux plaisirs de la chair\" qui faisaient elles aussi, les beaux dimanches de M Girard.(1) Destins en croisière \", roman de Pierrette Sartin.Editions Casterman 1974.225 pages Françoise Sagan: la fin d'une époque par Daniel Tacet PARIS \u2014 Les critiques sont unanimes: Françoise Sagan est enfin devenue un authentique écrivain.Verdict plus cruel que louangeur, en vérité, pour une personne qui en écrivant une demi-douzaine de romans a connu la gloire et la richesse, bref tout ce qu'une petite personne ambitieuse comme elle pouvait rêver d\u2019obtenir.Elle est autant connue aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne qu'à Cajarc dans le département français du Lot où sa maison natale côtoie ce qui fut la résidence secondaire du président Pompidou.Récapitulons.En 1954 paraissait un petit livre au titre insignifiant: \"Bonjour Tristesse\" Son contenu l'était moins mais les moeurs ont tellement évolué depuis cette époque que ce même livre passerait complètement inaperçu en 1974.Il y a vingt ans l'ouvrage allait faire la fortune d'une jeune fille en même temps que celle de son éditeur René Julliard: 900,000 exemplaires traduits en 21 langues.Un des plus gros succès de librairie depuis la guerre Grâce à son sens du titre plus prononcé qu un propre style littéraire; Françoise Sagan allait récidiver deux ans plus tard avec \"Un certain sourire\": 600,000 exemplaires traduits en 17 langues, puis quelques mois après avec: \"Dans un mois dans un an\": 400,000 exemplaires traduits cette fois en quinze langues.Une régression, certes, mais une régression confortable qui allait amener l'écrivain, après quelques expériences théâtrales, à \"sortir\" ces dernières années \"Des bleus à lame\u201d: 200,000 exemplaires.Françoise Sagan a récidivé avec un roman bien charpenté, peinture féroce de notre Coccinelle peut maintenant tout faire POUR TOUS 2* Sem.S j* + Distribution Fronce-Film ENFANTS MOINS DE 14 ANS 1.25 tOUffT a\\oPanf© Une cO\"- COüUU* fini\u2019*™ * PARIS QUEBEC 964 »Uf ST lirm Ch».**-IJft CwcmD» : mur ia f LEVIS Nora**: la* a» **.-Cæcmafia t 2JI \u2022 lit Mfc H* U» \u2022 IJk i* IA.U ChavaaeNaa I MM \u2022 >1 IM «a*: U époque \"Un profil perdu\", l'histoire d'un homme d'affaires tout puissant mais impuissant à susciter l'amour d une jeune femme pourtant bien vulnérable au sortir d'un divorce dramatique Pour la première fois, les critiques parisiens pourtant peu tendres à l\u2019égard de la romancière ont considéré qu'il s agissait-là d'une oeuvre importante chez elle.L'époque des beaux tirages va peut-être revenir.ce qui ferait l'affaire de l'écrivain car sur le plan financier il s'agit plutôt d'un fiasco Françoise Sagan appartient, en effet, à cette catégorie de personnes à qui il manque toujours 10,000 francs lorsqu\u2019elle en gagne dix fois plus \"Mais dit-elle dans quelques mois, mes dettes les plus criardes seront épongées, je pourrai alors vivre pendant un an avec les résultats des ventes de mon roman.en attendant de me décider à écrire le prochain\".Sur les $5.000 que son éditeur Flammarion lui verse mensuellement, sa banque ne lui donne que $200 d argent de poche par quinzaine.Pas de carnet de chèques.Sagan se connaît trop.Alors, faute de pouvoir dépenser beaucoup d'argent comme elle le faisait au temps où la \"dolce vita\" était sa seule raison de vivre, elle se contente de passer ses soirées chez elle, seule, avec un bon livre Plus de casinos où elle s'est elle-même faite interdire l'accès aux salles de jeux.Plus d'alcool trop longtemps ingurgité à forte dose Quelques amis lui rendent de temps en temps visite à Ecquemauville en Normandie où elle possède une maison ou encore dans son appartement parisien.\u2019 Dire que j'ai passé quinze ans de ma vie cachée derrière des Ferraris, des bouteilles de whisky, des ragots, des mariages, des divorces, une comédie perpétuelle.\" Mais l'écrivain n'a heureusement pas perdu en cours de route cette drôle de gaieté qu elle traine comme une seconde nature Rappelons-nous.Quand parut \"Bonjour tristesse\", le nom de Raymond Radiguet, que le cinéma avait ressorti, quelques années plus tôt de la boite aux souvenirs fut beaucoup prononcé.S'agis-sait-il d'un nouveau \"Diable au corps\"?Quelques-uns le crurent, abusés par une certaine impertinence et un ton à la fois simple et hautain, désinvolte et cynique, qui leur étaient communs Et puis il y avait l'âge de Sagan.17 ans, le même que celui de Radiguet trente ans avant.Les années ont passé.Sagan, mais aussi ses premiers lecteurs, ont vieilli.Ils ne se posent plus de question de cet ordre.Pour eux Françoise \"la scandaleuse\" mais qui n\u2019était en fait qu'une femme libre avant l'heure.Françoise donc n\u2019est plus qu'un écrivain comme un autre qui dit les choses de la vie plus franchement que certains, un point c'est tout François Mauriac écrivait dailleurs à son sujet: \"A mon âge! Et quand on est le chrétien que je suis, je ne devrais pas marcher.Mais cette romancière me rend moins attentif à la fragile et trompeuse beauté des corps, pour parler comme Bossuet qu'à cette brume de mensonges et de pitié qui tremble au-dessus d'eux, lorsqu'ils s\u2019étieignent.Et puis ils sont si jeunes: A chacun ses dégoûts: l'érotisme des vieillards, voilà ce qui me fait horreur.J'y devrais être ac-coutumué par des exemples illustres.Et après tout, chez cette Sagan, les garçons aiment les filles, et les filles les garçons.Dans la littérature.c'est presque un frisson nouveau.\" Jamais, en vérité, un témoignage n aura été plus actuel.Mais aussi quel compliment! A trente-neuf ans Sagan ne s'étonne plus d'être Sagan, la gloire est sa vieille amie Mais la romancière est un personnage à multiples facettes.La meilleure définition que peut donner aussi bien à l'ensemble de son oeuvre qu'à sa propre personnalité réside d ailleurs certainement dans la réponse au célèbre questionnaire de Proust: \"Vos héroïnes dans la vie réelle?Réponse: \"C'est quoi la vie réelle?\".Sans commentaires.iC«Maboratl*a spécule) LE VRAI 14 ANS BRUCE LEE ^¦SON DFRNIEB Bill FUREUR-DRdGOH COULEUR Return of The Dragon 2e GRAND FILM D'ACTION OPERATION KAMIKAZE HORAIRE) LE ORAOONi 3.00 \u2022 6.00 - 9JO OPERATION KAMIKAZE) t JO - 4J0 > 100 n PIGALLE QUEBEC 315.»Uf St-JOSfPM 1ST m 525 9724 LES GRANDS CLASSIQUES DE CHARLIE CHAPLIN DU 4 AU 6 AVRIL LA RUEE VERS L'OR La tragédie des eHorts humains qui s enlisent dans I absurde l humanité ne se divise pas en héros et en traîtres, mois simplement en hommes et en femmes\tChorhe Chaplin ou meme programme VEN.: Aurore I enfant martyr* SAM.: IXE-13 t\tDIM.: Séraphin\tommencant / Horiiri: CHARIOT: Ymv, sam: BAL Dinu 3 «t 9 Les chÏÏÏ .-ompiemsn*' Vsn^ sam.\u2019 730.Dim 1 M Th de la vie fitted LE BIJOU QUEBEC IS CMIMIN STI for TU 'S23 7956 ( r Qu*b«c, U Soleil, samedi 5 avril 1975 fittév roture Un ouvrage sur la grande comédie du XIXe siècle, au Canada par Robert Tremblay ¦ Essayons, de façon succincte, d'imaginer le Québec (Bas-Canada) du siècle dernier.A l'aube du XIXième siècle, sa population atteint à peine deux cent mille âmes; on y retrouve trois villes importantes: Québec (14 mille habitants), Montréal (18 mille) et Trois-Rivières (12 cents).Pour ce qui est du reste de la population du Bas-Canada (l'expression possède encore tout son sens), elle est disséminée dans les nombreuses seigneuries qu'on retrouve le long du Saint-Laurent; les paysans y survivent de façon pénible, à cultiver la roche sur des terres trop petites (de trois à neuf arpents).Extrayons maintenant quelques chiffres de 1 \" Appendice du Journal de la Chambre d'assemblée'' de 1831-1832.Nombre de familles vivant de l'agriculture au Québec: 50,824; celles qui vivent du commerce: 2,503.Les statistiques, on le sait, sont souvent trompeuses.Dans le présent cas, cependant, elles ne risquent pas de prêter â confusion: pour le vaste Empire Britannique, le Québec était une colonie insignifiante, mais coûteuse (soulignons simplement que pour les fortifications de la ville de Québec, érigées de 1823 à 1832.il en coûta 35 millions de dollars à l'Angleterre \u2014 et dire que ces fortifications devaient nous protéger contre l'envahisseur américaia.) Au fait, au siècle dernier l'intérêt de l'Angleterre pour le Bas-Canada était une conséquence directe du blocus continental imposé par Napoléon.Ne pouvant plus s\u2019approvisionner en bois sur le continent européen (Scandinavie), les Anglais, pragmatiques, optèrent pour un pis-aller: nos vastes ressources forestières.Mais écoutons ce que deux historiens de ^ l'époque pensent de la politique du gouvernement provincial d'alors: \"L'improvisation, l\u2019imprévoyance, le favoritisme caractérisent la politique forestière du Québec de 1851 à 1896.Doté de faibles revenus, administré par des hommes imbus de libéralisme économique et préoccupés par l'électoralisme, le gouvernement du Québec est beaucoup plus l'instrument des groupes mercantiles que celui de ta collectivité\u201d.On croit rêver.H pourtant.Ces quelques renseignements ne constituent qu\u2019un avant-goût de ce que vous découvrirez en ouvrant le livre capital de Gérard Parizeau, \"La société canadienne-française au XIXiè- me siècle\" (1), récemment paru aux Editions Fides.11 faut souligner ici l'originalité de l\u2019approche choisie par Gérard Parizeau.L\u2019ouvrage débute sur une solide étude du milieu, divisée en trois parties, pour ensuite nous présenter une galerie de personnages qui illustrent \u2014 et de façon très vivante \u2014 \"la grande comédie du XIXième siècle au Canada français\".Ainsi donc, plutôt que de nous entraîner dans les dédales arides de l'histoire, Gérard Parizeau a préféré faire revivre pour nous quelques personnages-clefs, à la fois témoins et acteurs de la lente évolution de la société québécoise du siècle dernier.Comme il le précise en préface, tous ne sont pas de premier plan.Vous n'entendrez parler, par exemple, ni de La Fontaine, ni de Cartier (Georges-Etienne), ni de Laurier.Les uns y verront une lacune grave; pour ma part, il m'a plu d'aborder ce siècle obscur et confus par le biais de personnages moins déformés par le mythe du héros national.Mais avant de faire plus ample connaissance avec ces divers types sociaux, un dernier mot sur le siècle lui-méme.Gérard Parizeau l'a divisé en trois parties, n traite, dans un premier temps, du régime colonial (1800-1810, pour ensuite aborder le Bas-Canada en ébullition (1837-1840); enfin, il termine cette synthèse du milieu par un chapitre intitulé \"Une société nouvelle\", chapitre qui couvre les années 1870 à 1900.S'appuyant sur une vaste documentation, Gérard Parizeau ne s'embourbe cependant jamais dans une erudition rébarbative.Certains lui reprocheront même de faire de la vulgarisation à outrance.Mais la valeur d'un livre d\u2019histoire, que je sache, ne se mesure pas au coefficient d'ennui qu'il dégage.Et, n'ayez crainte: cet ouvrage vous passionnera.Maintenant, regardons ces hommes que nous présente Gérard Parizeau dans sa galerie de portraits du Canada français, au XIXe siècle.La plupart se ressemblent par bien des points: origine modeste, vaste curiosité d esprit, acharnement au travail, etc.Il serait trop long, ici, de pénétrer dans la vie de chacun d'eux \u2014 par effraction ou autrement Retenons par contre qu'ils appartiennent tous à la bourgeoisie naissante d\u2019alors, et que certains d'entre eux, pour défendre leurs idées, firent même de la prison (il faut dire que le gouverneur Craig avait l\u2019emprisonnement généreux pour les culs-terreux du Bas-Canada).D'autres, comme Philippe-Aubert de Gaspé, tâtèrent aussi de la prison mais pour des motifs moins nobles (Phillip-pe-Aubert de Gaspé y séjourna quatre ans pour avoir puisé de façon \"trop généreuse\", dans les coffres de l\u2019Etat).Parmi ces hommes, nous retrouvons aussi Joseph Bouchette, arpen- teur et géographe; Mgr Ignace Bourget, plus catholique que le pape Pie IX \u2014 à qui il était dévoué de façon indéfectible; Joseph Papineau, dont le fils deviendra \u2014 à tort?\u2014 célèbre; Faucher de Saint-Maurice, qu'on redécouvre aujourd'hui (grâce, notamment, aux Editions l\u2019Aurore) et qui mérita ce jugement équivoque d'un de ses contemporains: \"Il n\u2019avait rien à lui.Il eut volontiers donné sa chemise à qui la lui aurait demandée; mais par compensation le bien de ses amis était son propre bien\".En tout, Gérard Parizeau nous brosse onze portraits très pittoresques lesquels illustrent, de fascinante façon, la première partie de son ouvrage.\"Voici le fruit de multiples lectures et de recherches dans de vieux documents poussiéreux ou décolorés, mais qui ont gardé leur substance\".Gérard Parizeau, pour sa part, a su leur redonner vie.Il faut l'en remercier comme il sied de rendre hommage aux Editions Fides pour avoir réalisé, avec \"La Société canadienne-française au XIXième siècle, un fort beau livre.(1) LA SOCIETE CANADIENNE FRANÇAISE AU XIXe SIECLE \u2014 Essai sur le milieu; par Gérard Parizeau; Fides, 550 p.Collaboration spéciale L'aventure des Patriotes de 1837 comme on la connaissait il y a 40 ans par Raymond Giroux Ni anges ni démons, les Patriotes de 1837-38 mais simplement un groupe d hommes qui ont dû se défendre contre les incessantes provocations de la bureaucratie anglaise et les tracasseries de ses alliés.Gérard Filteau a raconté leur aventure, il y a 37 ans déjà, dans un fort volume que les Editions de l'Aurore ont eu la bonne idée de rééditer récemment (1), et dans lequel l'auteur tente de faire la juste part des responsabilités, dans l'optique, ne l'oublions pas d\u2019un Canadien-français qui sort à peine de l'époque de Taschereau pour tomber dans le duplessisme.Le lecteur ne doit pas s'attendre à y trouver une analyse marxiste de la rébellion, à la manière de Léandre Bergeron, qui y voit l'équivalent québécois de la Révolution française, mais qui aurait mal tourné.Le fait du combat armé en soi, écrit Filteau, n'a été ni prémédité, ni organisé par les chefs du Parti canadien, Papineau en tête.Au contraire, les Patriotes n\u2019ont fait que résister, du moins en i837.à l\u2019initiative des autorités coloniales qui incarcéraient leurs chefs montréalais à l'instigation du Parti anglais.A preuve du manque d\u2019organisation, les Patriotes possédaient plus de pelles et de fourches que de fusils pour combattre les troupes régulières britanniques et les volontaires coloniaux.Le malaise, cependant, était très profond, et le mécontentement des masses, sérieux, en particulier dans les régions entourant Montréal.Filteau décèle une série de causes qui peuvent se classer en quatre catégories: l'administration coloniale corrompue et injuste, le surpeuplement des campagnes.dont les terres de la Couronne bloquent le développement, les attaques des conquérants contre ce qu'il appelle \"la vie spirituelle' des Canadiens-français, et le choc des nationalités, où les \"bons\" (i.e.: nous) affrontent les méchants\" (i.e.: eux).Devant cette situation, l'auteur délaisse très souvent la sacro-sainte objectivité de 1 historien pour donner son avis personnel sur la valeur de telle ou telle des 92 Résolutions de 1834.ou encore sur la pureté des intentions des personnages, en général très attachants, de son livre.Quelques-uns de ses jugements, d'ailleurs, sont sujets à caution, comme sa défense de Papineau sur l\u2019accusation de lâcheté qu'on a souvent porté contre lui, après sa fuite des champs de bataille et son analyse du rôle du clergé.Même si l'évêque de Montréal, Mgr Lartigue, était ouvertement opposé aux Patriotes, Filteau tente d'en limiter la portée, et raconte, par contre, les diverses tacu-tilisées par les curés pour \"oublier\" de faire connaître sa protiques-clamation à leurs paroissiens.Il s'agit, dans ce cas, d'un exemple parmi d\u2019autres des hésitations de l'auteur entre le respect intégral de la constitutionnalité, et ses sympathies pour un peuple qui cherche à se libérer, mais déchire ses déclarations d\u2019indépendance avant de les proclamer, comme Papineau à Saint-Denis, en 1837 (à la veille de la première et dernière victoire \"militaire\" des Canadiens-français, de 1760 à 1975!) Il se dégage de cette aventure que les chefs politiques canadiens ont monté le peuple contre les maîtres, puis l'ont abandonné à son sort dès que le canon a tonné, sans rien lui expliquer.Sur les douze qui furent pendus au Pied-du-Courant, à Montréal, neuf étaient des cultivateurs ou du \"monde ordinaire\".Les vrais leaders, médecins, avocats, députés, quittèrent temporairement le pays ou s'accommodèrent avec les autorités.En lisant ('Histoire des Patriotes, on voit tout de suite qui paie les pots cassés quand les élites se querellent: la conclusion de l'auteur s'accroche mal à son récit pathétique, peut-être n'avait-il pas les choix, dans les années trente?(1) Filteau.Gérard.Histoire des Patriotes.Montréal, I Aurore, 1975, 496 pages.$15.95.Schoolgirls Report -part 2\u201c ;¦ cauchemar parents © AMERIQUE A NU Matinée dimanche seulement TARZAN L'HOMME SINGE IhOO CHITTY CHITTY BING BING 2h25 2£g Grands films sur la RIVE-SUD .à 5 minutes dus 2 ponts! 37, ruu du l'Eglise St-Romuald 839-6553 Horaire samedi et dimanche: INTIMES RAPPORTS -\t6h00 - 9h20 AMERIQUE A NU -\t7h43 RAPPORT* AU COIltGE DE ^ PIUE* Sur semalnei INTIMES RAPPORTS AMERIQUE A NU liéme partie Admission! $2.50 N.S.Club dt I Ag* d Or loiu«i-pois*r SALLE CLIMATISEE STATIONNEMENT FACILE H GRATUIT I4ans C& \\ mm- :¦% bidasses j s'en venu en guerre' TOUT NOUVEAU! e GRANDE SEMAINE Les POUR TOUS CHARIOTS Sa Ec/of de ÏPU-RIRCSÎ q |q charge.Moins de 2e FILM EN COULEURS de RETOUR à la demande générale! \"LES AVENTURES de RABBI JACOB avec LOUIS DE FUMES HORAIRE: \"Les Chariots à 12.45, 3.45, 6.40 et 9.30 \"Rabbi Jacob\" à 2.10, 5.10 et 8.05 p.m.n Pu m GALERIES CANARDIERE, 661-8575 - STATIONNEMENT GRATUIT / / > JUüLk àt\u2019JJELJL ^oyaq^> EN .FLAMMARION Tnfrx otxt V mm *s®P -H5 r*w,wj MIDI MINUIT 252 ST JOSEPH EST 522 2828 MS® j%g3S 4ww \u2022:v::: mm « v/X Bonne àTout Faire avec Lina Romay * Howard Vernon \u2022 en Couleur Eternellement nouveau POUR TOUS Un* production DAVID O.SiLZNfCK lifé# du roman do ^orgor»! Mite ht fl AUTANT LEVENT ¦ ' Vi/ te fifiéma de PARIS 18ans1 Adultes maison close au monastère \\A BONZESSE ^ : SYLVIE MEYER.BERNARD VERLEY .OLGA VALERY I dans un film de FRANCOIS JOUFFA couleur %/ |« Fwtml dw Futtrih Vç LE NOUVEAU PROORAMMI CAlENO«IER' est momttfiont OlSPONIBtf tous vos films A voir jutqu ou 77 mol qirtier IO»9 CARTIER 9340 525 é\\ IjJ ctocun tes Ww (% ALOUETTE 2500 LAURIER biko vi lot, 656 0592 Samedi .Rmonrf» .Mneredi Mettra lan» 6 ta» loir* 12.90 \u2022 4.IJ \u2022 7 JJ, la Bon»»* 2.25 ¦ 5 55 - 9.15 VnM ¦ Uni \u2022 Marti ¦ taxi ta Son»» 6.15 \u2022 9.30; Centra Ion» 4 ta» to»£ 7.55 ¦» mm-\t3id*a*»w«d* Quebec.U Soleil, samedi 5 avril 1975 roture Parutions récentes Nos \"premiers modernes\" accueillis à \"Poésie I\" par Jean ROYER Poésie 1\" accueille les \"premiers modernes\" du Québec: Desrocher, Granbois, Granmont, Hébert, Las-nier, Loranger, Lozeau.Nelligan, Piché et St-Denis Garneau.Cette première grappe de poètes québécois composent le premier de quatre numéros de la revue française consacrée à la poésie.\"Poésie 1\u201d, on le sait, est une revue animée par les frères Breton, Serge Brindeau et d autres, qui diffusent dans un format populaire la poésie se retrouvant entre quelques pages de publicité.Cette formule assure la survie d\u2019une revue de poésie dont le premier numéro était consacré à Cocteau.Le professeur et critique québécois Jacques Rancourt vient se joindre à l\u2019équipe de \"Poésie 1\u201d après avoir écrit le livre sur le Québec dans l\u2019historire de la poésie contemporaine de langue française, chez Borduas.Jacques Rancourt présente nos \"Premiers modernes\u201d dans \"Poésie 1\" par une brève introduction.Chaque poète vient ensuite dans un ordre chronologique avec un poème et quelques notes sur l\u2019activité littéraire.Le deuxième numéro de Poésie 1, consacré aux poètes québécois, réunira entre autres, Paul Cham-berland, Raoul Duguay, Gérard Godin, Gilbert Lange-vin, Pierre Morency et Suzanne Paradis.Ce qui frappe, dans ce premier de \"Poésie 1\", c\u2019est la pertinente de L éditorial des frères Breton concernant \"une langue pour se battre\u201d.On y raconte une récente visite à Montréal et Québec et l\u2019on constate une fois de plus qu un Gaston Miron a su bien faire comprendre la situation du Québec et le rôle de la poésie dans un pays qui se bat Sur le terrain de son langage.(1) Poésie 1, no.35.Trimestriel.68-70, rue du Cherche-midi.75006, Paris.De la haine de la beauté à l'oeuvre d'art PAR ROBERT TREMBLAY Il y a vingt-cinq ans, le Japon apprenait, dans la consternation, la destruction d\u2019un de ses plus célèbres trésors: le Pavillon d\u2019Or du temple Rokuonji, a Kyoto.Cette merveille \u2014 légère comme un château de cartes \u2014, avait su résister pendant cinq siècles, et voilà qu'un incendie criminel la réduisait à néant.Pour l'élite japonaise, ce fait divers prit les dimensions d'une catastrophe Mais pour Yukio Mishima, alors âgé de vingt ans, ce sera le point de départ d'un roman qui fera de lui \"un des plus grands artistes de la littérature contemporaine (Roger Grenier, LE FIGATO LITTERAIRE) Sous la recommandation du P.E.N.Club international et sous les auspices de l'U.N.E.S.C.O., cet ouvrage vient d\u2019être publié dans la collection Folio (1).Mais écoutons Yukio Mishima noua le présenter lui-même: \"Mon livre est une étude approfondie des mobiles d\u2019un crime.Une conception superficielle et baroque de quelque ehose comme, par exemple, la Beauté, peut suffire à provoquer l\u2019acte criminel d\u2019incendier un trésor national\u201d.Hayashi (le responsable de l\u2019incendie) affirma pourtant avoir posé son geste parce qu'il avait perdu tout espoir d'ètre, un jour, le successeur du prieur Murakami à la tète du Pavillon d\u2019Or.Mais le tour de force de Yakio Mishima est ue démontrer \u2022*- sans la moindre faille \u2022 - que le jeune Hayashi a commis son crime par haine de la Beauté\u201d.Ainsi donc, le fait divers se trouve transcendé par la présence de l\u2019esthétique absurde (?) du destin.Mais le grand intérêt du livre de Mishima ne s arrête pas là: il nous permet de pénétrer dans le quotidien du bouddhisme Zen du Japon contemporain \u2014 au lendemain de la guerre du Pacifique et de Hiroshima.Ajoutons, en terminant, que Yukio Mishima est, à travers le monde, un écrivain très controversé et que son culte de la vedette lui a valu de nombreux détracteurs.Mais derrière tout ce brouhaha, on découvre un écrivain d\u2019une puissance exceptionnelle.\"Le Pavillon d\u2019Or\u201d est un livre d\u2019une grave densité dégageant, néanmoins, un lyrisme qui n'est pas sans rappeler la paisible perfection des jardins japonais.(1) LE PAVILLON D OR - Roman par Yukio Mishima; Folio; P-\tCollaboration spéciale y vj, y u.v.> ÿ y; JL 14*- N ANE CARZOU itéi r NIE, paru chez Flammarion, Nane Carzou nous donne en avant-scène, pourrait-on dire, ce qu\u2019est la vie russe contemporaine, si différente de celle des peuples occidentaux.De fait \u2014 on l\u2019oublie trop \u2014 I Union soviétique, constituée d\u2019une centaine de peuples amalgamés par le pouvoir politique, est fortement marquée par l\u2019Orient \u2014 cet Orient que I académicien-politicologue André Siegfried situait déjà à l\u2019est de l\u2019Elbe supérieur.L\u2019éternelle Russie, celle qu'a vue Mme Carzou et son mari le peintre, s\u2019est sans doute modernisée depuis un demi-siècle, mais il y règne toujours cette nonchalance propre aux peuples slaves.Foule russe bariolée, muette, silencieuse, passive aussi, que l\u2019auteur du livre a observée dans la rue, dans le métro, au restaurant, au théâtre.Foule mal habillée et s\u2019en souciant peu, mal logée et sans problème de pollution atmosphérique (presque pas de voitures de tourisme en Urss), pour qui l\u2019heure ne compte pas.Mentalité orientale, qui a sauté au visage des Carzou.tout particulièrement dans ce train de la grande ligne Moscou-Everan (Arménie), à banquettes de bois pour les voyageurs qui s\u2019y entassent avec un barda indescriptible.Train tortillard, brinquebalant terriblement ses passagers à 40 milles à l\u2019heure, sur une distance de 2.000 milles! Rien de comparable avec le \"Mistral\", le rapide Paris-Côte d\u2019Azur, note Nane Carzou, qui eut le courage d\u2019entreprendre le retour par rail Erevan- Moscou, avec une autre foule sale, boustifailleu-se, marchant pieds nus dans les wagons, courant après les samovars.Le charme A travers les côtés disgracieux de ce long et pénible voyage du nord au sud de î\u2019Urss, la femme du peintre a toutefois relevé les aspects charmants et changeants de la campagne russe: les immenses forêts de bouleaux et de pins de la Moscovie sous le ciel automnal brûlant de tous ses ors; les isbas et chaumières avec leurs bandes de canards et d\u2019oies, les rives de l\u2019immense Volga, les contreforts du majestueux Caucase, les stations balnéaires vieillottes de la Riviera russe, emin les hauts plateaux de l\u2019Arménie et dans le lointain, le mont sacré, Ararat, qui culmine à 15,500 pieds (5,165 mètres).en territoire turc.Accueil inoubliable au peintre Jean Carzou, venu inaugurer son exposition à Erevan, et à sa femme, par les autorités de la république socialiste d'Arménie.Les intellectuels d\u2019Erevan, capitale de 700,000 habitants, sont très au courant de la vie artistique, littéraire et théâtrale française.Faut-il s\u2019en étonner, si l\u2019on retient que les fils des Arméniens émigrés en France, il y a cinquante ans, entretiennent des liens étroits avec ceux demeurés dans la mère patrie, qui même déchirée et martyrisée par la politique des grandes puissances, reste belle et envoûtante pour tous ceux de la diaspora.VOYAGE EN ARMENIE, récit d un séjour en Arménie soviétique, par Nane Carzou, 215 pages.Editions Flammarion, Paris.Vous aimez les récits de voyages dans les pays \"inhabituels\".?Si la Grèce, au début du XIXe siècle, réussit, avec l'appui naval franco-anglais.à s affranchir du joug séculaire de l\u2019Empire ottoman \u2014 imitée, cinquante ans plus tard, par la Bulgarie, la Serbie, la Bosnie et ('Herzégovine \u2014 le petit peuple arménien, qui avait formé un royaume indépendant du XVle au XVlIe siècle, ne parvint pas, iui, à briser ses chaînes.La rivalité russo-turque (guerre de 1877-78) lui fut fatale.Malgré la dislocation de l'Empire turc en 1918 et la constitution d'une éphémère république d'Arménie trois ans plus tard, les Turcs et les Russes dépeçaient à nouveau l\u2019Arménie Les régions de Kars.d\u2019Ardahan et de Van étaient laissées à la Turquie, avec le célèbre mont Ararat, où selon la Bible s\u2019arrêta l'arche de Noé.et Ani, Cantique capitale du peuple arménien, tandis que l'Urss s\u2019attribuait la partie orientale du pays, avec les villes d\u2019Erevan et de Leninakan.Fatalité La fatalité historique pèse depuis deux siècles sur les Arméniens, placés pour leur malheur à la charnière ilslamique et slave.Position d'autant plus inconfortable que les Arméniens, d\u2019origine et de civilisation très anciennes (ils descendraient des Phrygiens), sont de religion chrétienne.Ce qui devait leur apporter bien des tourments dans ce monde turc, intolérant et dur.auquel ils ne s'assimilèrent jamais.Les programs.les massacres d\u2019Arméniens commencent en 1895 et 1896, années cruelles qui marquent le début de l'émigration du peuple arménien; mais c\u2019est après la Première guerre mondiale que la Turquie de Kemal Atatürk procède au génocide, à l'extermination systématique de ses deux millions d\u2019Armé-niens.qui ne seront plus que cent cinquante mille quelques années plus tard.Une tuerie qui n\u2019aura d'égale, en atrocités, que celle dont furent victimes les Grecs d'Asie mineure, établis en Turquie depuis des siècles (massacres de Smyrne en 1922) La république socialiste soviétique d\u2019Arménie, la plus petite de l\u2019Union, compte aujour-d hui à peine plus de deux millions et demi d habitants, qui, sur un sol montagneux et aride, de climat fortement continental, se consacrent essentiellement à l'élevage du mouton et à l\u2019agriculture.Peu d\u2019industries.A l\u2019instar des Juifs, les Arméniens émigrés forment une importante diaspora de près de trois millions d\u2019individus dispersés à travers le monde.En 1966.un fils de l'un des deux cent mille membres de la communauté arménienne fixée en France depuis le terrible exode des années 1920, le peintre parisien Jean Carzou, était l\u2019invité, avec sa femme, du gouvernement de la république socialiste d\u2019Arménie (10 octobre \u2014 2 novembre 1966).Un voyage Dans un livre plein d\u2019humour et d\u2019impressions saisies sur le vif, au cours d'un long voyage par le train qui les conduisit à travers les deux Allemagnes.la Pologne, la Moscovie, les plaines steppiques de la Volga, la Géorgie et le Kouban, jusqu\u2019aux confins extra-méridionaux de l\u2019immense Urss, l'Arménie soviétique, Mme Nane Carzou nous livre une profusion d\u2019images sur la vie actuelle de ce peuple martyr, qui ayant pu espérer, un temps (traité de Sèvres de 1920 imposé par les Alliés à la Turquie vaincue) un tout autre destin national par sa réunification, n\u2019en continue pas moins aujourd hui à poursuivre son existence propre dans le régime fédératif soviétique.Dans cet ouvrage qui a titre VOYAGE EN ARME- Semora et Dimoncfcr Mettra Ion» à \u2022oui faire 1.15 - 4.30 - 7.50; Lo Barrette 2.45 - 6.05 - 9.25 Samedi teulemenl: la Bornent 12.30 \u2022 3 45 - 7 05 -10 25; Mettra Ion» 4 tod taxe- 2.15 - 5 30 - 8 50 \\ / J ! / PLUS ^ REDOUTABLE.ÎE TOUS .ESà films fared I EMPIRE ?ammm '^>yy.m Elle a preommis des crimes si terribles que même les SS la craignaient! avec DYANNE THORNE ^ SANDIRICHMÀN JO JO DEVILLE USCHI DIGARD VF de' USA, SME WOLF OF TME SS\" COUlfUR CAPITOL 972, ST-JIAN, 522-6300 Québec, Le Soleil, samedi 5 avril 1975 UNANIMITÉ! 18 ANS Adultes lu (prisse (fnimise et Sliujlaisc Mit /mm: \u2018 CONTES IMMORAUX\u2019EST UN GRAND FILM \"L'érotisme est à Borowczyk ce que la mélodie est à Haendel.\" \u2014\tLé Nouvel Observateur \"Borowczyk atteint le cérémonial calme du véritable érotisme \" \u2014\tL E «prêts \"Avec Borowczyk, l'érotisme devient oeuvre d'art.\" \u2014\tLt Conord Enchoiné * \"Il est déjà évident que l'érotisme'de Borowczyk est expression, communication.\", -l'Hwmontlé \"Laréussite est sans (aille.Un niveau encore jamais atteint \" -\tAndré Pierre de Mandierguet -\tLe Figero littéraire \"Sur cet érotisme sublimé, une porte vient de s'entrouvrir.' -\tLt Monde \"Un film unique, irrésistible et inoubliable,\" \u2014\tThe Deity Telegraph ' \"Une grande beauté c'est un film surprenant.\u201d \"Exquisement composé \" -\tSundey*TetegropA \"Une composition - incomparable, jamais vue au cinéma \" -\tSunday Timet \"Une (été pour les yeux \u2014 Timet Educational \"Un style immense, des images brillantes \u201d -\tThe Observer PRIX DEL\u2019AŒDOR un filmdeYVALERIAN BOROWC/.YK 3e Sem.de Succès! 24, DE LA FABRIQUE 692-2190 avei PAl.OM A PICASSO uni leur HORAIRE: Rep.complète à 1h.- 3h.- 5h.- TH.- 9h.p.m.BIENTOT AU CAPITOL 18ans Adultes La violenee'de justice sauvage vous impressionnera mais sa vérité vous bouleversera .Voici I aventure vécue d'un héros le shériff Budford Pusser qui contre tous a livré une bataille incroyable pour debarasset sa ville de la pègre, de la corruption et de la matia.Après la projection, vous ferez comme des millions d'autres, vous applaudirez .LES FILMS MUTUELS présentent V.F.de WALKING TALL Avec Joe Don Baker Elizabeth Hartman Rose Mary Murphy C0um qufieegnmnt guy l'écuyer réal béland denis drouin raymond lévesque gilles pellerin marc gélinas celles gw allument celine bermer damele ' ouimet Irancine < morand damele naud I nadme I cart ginette pelissier et les miss écrit et réalise par ' gilles richer avec jean lapointe andrée boucher ft COULEUR En nomination pour 11 Oscars incluant: MEILLEUR FILM Meilleur acteur: Al Pacino Meilleur réalisateur: ;- Francis Ford Coppola » \"LA PLUS HAUTE COTE \u2014 Iilhl*M C»rr«ll, LT.Oui) Int.2e\t £ Sem.\t HORAIRE: Sam.et Dim.: Rep.complète à 1h.- 3h.\u2022 5h.- 7h.- 9h.- p.m.EGALEMENT A L'AFFICHE AU CINEMA LAFONTAINE, MONTMAGNT ?V»\t* \"LE DIGNE SUCCESSEUR DE SON PREDECESSEUR!\" Kchari SdwM, Tm Mips» \"C'EST PEUT-ETRE LE FILM LEGENDAIRE LE PLUS PASSIONNANT JAMAIS REAUSE AUX ETATS-UNIS.UNE VISION LEGENDAIRE DE LA CORRUPTION EN AMERIQUE!\" \u2014FaAm btr, It* In Ttftw tbpDM \"UNE REALISATION D'UN GRAND MAITRE! UN FILM PUISSANT, INTENSE ET EXTREMEMENT TROUBLANT!\" -Sn.SM, MC-n \"SON AMBITION, SON AUDACE ET SON SENS ARTISTIQUE DEPASSENT TOUT CE QU'ON POUVAIT ATTENDRE DE \u2019 CETTE HISTOIRE EMPREINTE DE FATALITE.\" -hà D.an\u2014, Iwé \"BRAVO! UN FILM EXCEPTIONNEL! IL EXPRIME TOUTES LES ESPERANCES DU PUBUC-ET BIEN DAVANTAGE! BEAUCOUP PLUS CONVAINCANT QUE LA REALITE!\" -Un» ScMn*r, fmü) Cirât iÜripril Oyez! Oyez! Citoyens de 65 ans et plus! De nouvelles formules pour obtenir votre carte de membre de notre Ciné-Club (avec photo) sont disponiblos à tous les CINEMAS UNIS.Voyez le garant pour toute information (Lundi au vendredi).[H PMMWR SSisstiutw» MLUSIll URRIM»*1111 NNSfW*r ____.ss»s?m ma\\HRmMth CINÉMAS UNIS 2e Sem.Version originale (en anglais) horaire: tm.Oim.jnjEEHUD \u201cTSSS.\u201d fiCg PLACE QUÉBEC 525-452» nm nl.bln s SUTtf ÉRLHI|0 JULIE CHRISTIE ,H 2* , Sem.\u2022 IMiOV letDCt'M ot OUIt T LOOR IJOW' NE VOÜS RETOURNEZ PAS D; HORAIRE : i Ptoufatc S2S 4»24 ^ - 3h - 5h.- 7h, \u2022 %, p.» INEMA p.OOMM\"S HORAIRE: Vierges: IhüO \u2022 «hJS Th.40.wam faut ÜP PAS WJOUER AVEC LES VIERGES HORAIRE: Donnez-nous: 2H.40 \u2022 5H.55 \u2022 9h.20.Vierges: IhDO - 4h.25 \u2022 7H.40 2' MOIS A QUEBEC 18 ANS Adultes Sept Orchidées Tachées de \u2018Sang CHAMPLAIN nacr src-tor.dm-ose?H»\u2022: IM - LU \u2022 IA Orehidn»; IJI LM -ML Dor.ip ewnplpt è TM8 pje.LAIRET 1044, 3.A VtNUf $33 S0$0 « D 8 cinéma Québec.U Soleil, samedi 5 ovni 1975 Quand Richer se prend pour Mack Sennet par Claude Daigneault TOUT FEU TOUT FEMME: rite québécois de 197S.Realisation et scénario: Gilles Richer.Images: Paul van der Linden.Musique: Paul Raillargeon.Interprètes entre autres: Jean Lapointe, André Boucher.Raymond Lévesque, Réal Béland.Denis Drouin, Marc Gélifias, Guy Lécuyer.Au cinéma Canadien.Avantageusement connu depuis quelques années pour ses succès de scénarisation, Gilles Richer a décidé de passer derrière la caméra cette (ois et de mettre lui-mème en images les élucubrations comiques qui le caractérisent En (ait ce n\u2019est pas un succès mirobolant Ca ne dépasse pas ce qu\u2019on a pu voir depuis quelques années sur les écrans québécois en particulier grâce aux bons soins de Denis Héroux Richer privilégie un milieu: celui d\u2019une caserne de pompiers maladroits, mais sans s\u2019y arrêter longuement.Une fois que ses quelques personnages de premier plan sont inscrits dans la mémoire du spectateur, il se hâte d échafauder une suite de situations caricaturales (ondées sur la grande timidité d un des pompiers (Jean Lapointe) à l'endroit des femmes.Subjugué par l\u2019attention d\u2019une \"p'tite débrouillarde\" (Andrée Boucher), il se laissera aller à une débauche d expériences sexuelles avec d'autres (emmes qui lui (eront vaincre sa timidité, mais ne l\u2019empêcheront guère d'être le pire pompier (bien aidé par d'autres hurluberlus pires que lui) de toute la ville de Montréal Ce n\u2019est pas un (Uni à proprement parler, mais une suite de sketches visuels dont le principal ressort comique est le jeu de mimiques des protagonistes.\"Tout (eu tout femme\u201d souffre du même mal que l\u2019immense majorité des (ilms comiques québécois: le manque d\u2019idée directrice.On ne développe pas une histoire par une suite de rebondissements inattendus jusqu'à son terme; on se contente de permettre à des comédiens de la télévision et du vaudeville de (aire leur petit numéro.Richer se distingue d\u2019autres réalisateurs par un effort ténu d interpréter au cinéma parlant le style des (ilms comiques muets mais ce n'est plus possible en 1975 de retrouver l\u2019atmosphère de l\u2019époque de Sennet, Langdon, Keaton.Lloyd et Chaplin.En (aisant de ses pompiers une bande de Keystone Kops volubiles, Richer les place dans une situation de porte-à-(aux où ils doivent exagérer leurs gestes et l \u2019ensemble de leur jeu à un point où le comique sent le réchauffé.Par ailleurs, les budgets dont disposent les grosses compagnies de production internationales pour réaliser des (ilms comiques leur permettent de pousser un gag jusqu\u2019au bout de sa réalisation.Privé de moyens (inanciers inépuisables.Richer doit se contenter de (aire voir le résultat d\u2019un gag, plutôt que le gag en train de s\u2019accomplir.(1 procède en somme comme les concepteurs de dessins animés japonais ou comme les équipes de Hanna et Barbera.Sa caricature est brossée à larges traits: ce sont tout» les blagues les plus courues sur le métier de pompier qui y passent (comme de défencer tous les murs d'un appartement pour éteindre le feu dans un hibachi sur le balcon).La connotation érotique de certaines situations ne sauve pas l'ensemble.Pourtant, la séquence (inale donne à penser qu\u2019il aurait pu (aire beaucoup mieux: son sens de la catastrophe donne de bons résultats visuels.Pour (aire rire, il (audrait peut-être avoir des ambitions plus simples.'Tout feu tout femme\" rappelle la grenouille qui voulait se (aire plus grosse que le boeu(.;W ¦ Jean Lapointe, le héros de \"Tout feu tout femme\u201d.Location: $3.00 à $6 JO aux guichets du Grand Théâtre et à la Casse Populaire Laurier.Belvedere SOIREES D'INFORMATION sur le YOGA avec GUY ST-LAURENT Mardi soir le 8 avril - 20h00 COUVENT DU BON PASTEUR 185 ouest, 80# Rue, Charlosbourg et Mercredi soir le 9 avril \u2022 20h00 AU 280, 12e RUE, LIM0IL0U ENTREE GRATUITE Venez vous renseigner sur cette méthode pouvant vous aidor à combattre le \"Stress\" et les maladies qui en résultent.Pour renseignements: 626-0238 SUS GRAND THÉÂTRE DE QUEBEC llll SALLE LOUIS-FRECHETTE.TEL.643 8131\t% GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE L0U6-FÇÉCHETTE, TEL 643 8131 H1 avril 20h50 LOCATION: $5.00 mi pnefeh *\tT*** f * \u2022» Caisse hr**-'* I GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE LOUIS FRECHETTE.TÉL 643 8131 CE CHAMEQE AVEC | LE QMJCQ ORFOQD William Tritt, pianiste Le dimanche 6 avril, 16 heures Au programme MOZART - VON KUNITZ - BRAHMS teaiiasiaa 16 AVRIL 20h.30 Location $3 A) 40» Si» ST-PREUX 5-6 mai Location : $4.00 à $7.50 En vente aux guichets du Grand Théâtre et â la Caisse Populaire Laurier GRAND THEATRE DE QUÉBEC SALLE LOUIS-FFËCHET TE.TEL 643 8131 ORDRE cocnon Supplémentaire SAMEDI 26 AVRIL 20N.30 HARMONIUM .GRAND THEATRE DE QUEBEC.SALLE LOUIS-FRECHETTE.TÉL 643 8131 Location: $3 à 17 (n rsnts am guichets du Srsnd Theatre et à la Csisst Populaire Lsurisi.! *m RR GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC UH SALLE LOUIS-FRÉCHETTE.TÉL.643 8131 le cIub musical ôe quéBec pRésente le maRôi 8 AV Pli 20h30 anôRé navàRRA, violoncelliste werner genuit pianiste\tw pocmice pot» Ou concouvs intcona tforul Oc vienne.peofct
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