La presse, 23 janvier 1970, vendredi 23 janvier 1970
[" La CECM: politique scolaire pour les milieux défavorisés La Commission des écoles catholiques de Montréal a adopté hier après-midi les grandes lignes d'une politique scolaire en milieux défavorisés.Ce programme d\u2019action qui.en cinq ans, doit toucher une quarantaine d'écoles situées dans les zones grises de Montréal, devrait commencer dès septembre prochain, dans un certain nombre d\u2019écoles.Il comprendra notamment les mesures suivantes: \u2014des mesures de rattrapage dans le cas des écoles situées en milieu défavorisé, qui devront bénéficier de services supérieurs à ceux des écoles en milieux favorisés; \u2014 la conclusion d'ententes avec d\u2019autres organismes (ministères ou administration municipale) afin d\u2019assurer une meilleure coordination des ressources déjà existantes; \u2014\tl\u2019obtention d\u2019octrois spéciaux du ministère de l\u2019Education pour la catégorie d\u2019enfants \u201cinadaptés\u2019'; \u2014\tun plan précis permettant à la CECM de toucher par des mesures intensoives et sur une période de cinq ans, une quarantaine d\u2019écoles \u201cdésignées\u201d de Montréal; \u2014\tl\u2019expansion des services personnels aux étudiants et des services d\u2019c-ducation spéciale pour mieux encore desservir ces milieux; \u2014\tl'ouverture de prématernelles expérimentales pour enfants de 4 ans, permettant aux éducateurs de récupérer les enfants à un âge où les structures de langage ne sont pas encore définitivement formées; \u2014\tinsistance de la CECM en ce qui concerne la formation spécialisée des lieux défavorisés.enseignants qui se destinent aux mi-\u2014 poursuite de la recherche dans le domaine de l\u2019enseignement en milieux défavorisés et création d\u2019une ou deux écoles pilotes à cet effet.Approbation do principe Les commissaires, qui ont étudié pendant plus d'une heure les différents aspects des problèmes scolaires dans les zones grises, ont accepté en principe ces mesures, proposées dans le rapport du directeur de la division des services spéciaux, M.Jean-Jacques Paquet.Celui-ci, en présentant les grandes lignes de son étude, a tenu à souligner la dimension du problème: à Montréal.Voir CECM en page 6 le plus grand quotidien français d\u2019Amérique la presse Montréal, vendredi 23 janvier 1970, 86e annéo, no 19, 46 pages, 4 cahiers 106 Rémi Paul demande à Ottawa de rétablir la peine de mort La décision de Wagner : le \"mystère\" reste entier par Pierre SAINT-GERMAIN M.Claude Wagner a beau faire silence.on continue à parier de lui, et beaucoup.Au cours d\u2019une réunion \"semi-clandestine\", tenue mercredi soir à i'hôtel Windsor, à Montréal, il a été question d'un Comité populaire Claude Wagner à l\u2019échelle provinciale: il s'agit d'ap-p u y e r l'éventuelle collaboration de l'ancien ministre de la Justice avec le nouveau chef du Parti libéral du Québec \"aux conditions qu\u2019il posera à M.Robert Bourassa\u201d.Cette information a été confirmée par au moins deux des quelque 100 \"fidèles\" de M.Wagner qui assistaient à la réunion.Cependant, a précisé Mc Jean Rony, de Sherbrooke, Je Comité n'a pas été vraiment constitué \u201cmais vaguement mis sur ¦ pied\".Plusieurs organisateurs libéraux sont prêts à en faire partie, à travers le Québec.On ignore si M.Wagner a donné \u201cle feu vert à ce comité\", mais on sait' qu'il a déclaré: \"Je continuerai à travailler pour le bien-être du peuple québécois et pour la majorité des libéraux\".\"Que Lesage parte\" Selon certaines sources, M.Claude Wagner aurait notamment exigé, \u201ccomme condition de sa réconciliation avec le PLQ et de sa collaboration avec M.Bourassa\", que MM.Jean Lesage, ex-chef du parti, et Claude Desrosiers.organisateur dans la région de Montréal, \"quittent immédiatement le PLQ\".Hier soir.M.Desrosiers s'est dit \"très étonné\" d\u2019une telle condition.\u201cJ'ai toujours eu d'excellents rapports avec M.Wagner\", a-t-il expliqué.Par ailleurs, un autre des participants à la réunion de mercredi soir, _M.Léonard Poitras, vice-président régional (Montréal) de la Fédération libérale du Québec, a déclaré: \u201cOn n'a pas discuté du départ de M.Lesage et le nom de M.Desrosiers n'est pas venu sur le tapis\".Selon M.Poitras.\"aucune décision n a été prise et M.Wagner n\u2019a encore pris aucune décision\" au cours de la réunion qui a eu lieu dans le \u201csalon de chêne\" et s est terminée vers 2 heures du matin.Un nouveau parti?-.Par conséquent, indique-t-on parmi ceux qui ont vu M.Wagner mercredi soir, rien n\u2019a été décidé au sujet du lancement d\u2019une souscription en faveur du Comité populaire Claude Wagner et de la fondation d'un parti libéral dissi- Voir WAGNER en page 6 ' Annonces classées / 28 à 32.36 à 44 Arts et Spectacles / 3 à 11 Bandes dessinées / 33 Cinéma / 11 \u2022 Décès, naissances, etc./ 45 Editorial / 4 Etes-vous observateur?/ 29 Finance / 13 \u2022 14 et 16 Horoscope / 19 Informations étrangères / 17 Informations nationales / 7 les secrets de polichinelle / IS loisirs et récréation , 33 Mots croisés / 30 ''Mot-mystère\" / 33 Télévision / 21 Sports / 23 à 26 et 44 Tribunaux / 7 Vie féminine / 18 \u2022 19 Vie mondaine / 19 Votre médecin / 19 Météo: neige intermittente, Max.153 Mirf/'ft! \u2022 Détails à la page 6 w JT : > A t Trois autres hommes pour ~ la Lune i.¦ teirphstiupi James A.lowell Jr, Thomas K.Mattingly 11 et Fred W.Haise sont les astronautes nus la NASA a choisis pour la prochaine envolée spatiale, celle d'Appolo-13, dont le départ est prévu le 11 avril prochoin.Les trois hommes, qui poursuivent leur entraînement à Cape Kennedy, en Floride, ont choisi i'embllème de leur mission.Il s'agit de Ici reproduction stylisée de trois chevaux tirant un char de feu do la Terre à la lune.L'inscription latine EX LUNA, SC1ENTIA signifie \"de la lune, la connaissance\".par Gilles DAOU5T de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le ministre de la Justice du Québec, M Rémi Paul, a révélé hier qu'il avait fait parvenir un télégramme à son homonyme fédéral, M.John Turner, - lui demandant, devant \u201cla hausse spectaculaire des meurtres\u201d au Québec, de considérer l'opportunité de rétablir la peine de mort dans les cas autres que celui d'un policier ou d'un gardien de prison.Il faudrait en particulier, selon le ministre, rétablir l\u2019imposition de la peine capitale pour les personnes qui commettent un meurtre lors de la perpétration d'un autre crime ou lorsqu\u2019il s\u2019agit de criminels récidivistes reconnus dangereux et qui tuent avec préméditation.Au cours d'une longue conférence de presse traitant de l'administration de la Justice et du crime\u2019 au Québec, M.Paul en a par ailleurs profité pour: \u2014 Lancer Un appel public aux juges québécois afin qu'ils fassent preuve de plus de sévérilo (et même se montrent sans pitié) dans l\u2019application des sentences aux \u201ccriminels d\u2019habitude\u201d; \u2014\tannoncer qu'à l'avenir, tous les criminels d\u2019habitude (que Ton peut considérer comme repris de justice) qui auront été déclarés coupables à trois occasions distinctes d'un act'c criminel entraînant une peine d'emprisonnement de cinq ans et qui mènent une vie criminelle, de façon habituelle, de-^ vront fade face à une accusation \u2019 dé\u2019 criminels d'habitude, ce qui entraine la possibilité d'un emprisonnement à vie; \u2014\tannoncer la création à Montréal d'une quatrième chambre d\u2019assise au niveau criminel afin d'accélérer encore davantage le processus judiciaire; \u2014\tcritiquer l\u2019attitude de la Commission fédérale des libérations conditionnelles (manque de consultation avec les autorités québécoises) et affirmer \u2022là nécessité pour le Québec de possé- Le nouveau ministre de la Fonction publique projette une politique des ressources humaines par Pierre VENNAT Le nouveau ministre de la Fonction publique.M.Jean Coumoyer, qui prononçait hier soir son premier discours depuis sa récente nomination au cabinet à la tête d\u2019un nouveau ministère, a énoncé, devant les présidents des trois grandes centrales svndiêales.la CSN; la FTQ et la CEQ.les principes de la 'nouvelle politique qu\u2019il entend instaurer.M.Cournoyer, invité de la Société des conseillers en relations industrielles.a déclaré notamment : o qu'il faudrait à son avis repenser le régime d\u2019accréditation chez les employés du service public: ® qu'il faudrait peut-être aussi réexaminer en même temps les mécanismes de négociations susceptibles de s'appliquer dans ce secteur;' o qu\u2019il songe à une révision de ccr- Les seins nus rue Mont-Royal U»c plantureuse jeune femme qui.s'était.vu refuser un emploi de modèle dans un ,studio de photographie, hier après-midi, s'csl tout simplement dévêtue, en guise de protestation, devant un employeur ahuri et sans autre commentaire a quitté l\u2019immeuble, par un froid sibérien.Les Montréalais qui circulaient dans les environs du 1026 est, rue Mont-Royal, un peu avant une heure, n\u2019en croyaient pas leurs yeux lorsqu'ils ont vu sortir d'un immeuble la jeune femme nue, qui ne portait qu\u2019une paire de bottes, probablement pour éviter de prendre un rhume.Cette lointaine émule de Lady Godwa s'est promenée pendant quelques dizaines de secondes en face de l'immeuble abritant le studio, puis a lentement traversé la rue, est montée dans une automobile stationnée, et le véhicule s'est perdu dam la circulation.Aucun témoin, et pourtant ils étaient assez nombreux-, n'a pu remarquer le visage de la jeune femme.iains secteurs de la politique administrative, à la réorganisation de certaines directions, au recyclage des administrateurs: o qu\u2019il- désire introduire de nouveaux stimulants dans le système administratifs et réévaluer les effectifs professionnels: o qu\u2019il désire que Ton procède à l\u2019audition administrative des divers services, à la' mise en marche prochaine d'un système d\u2019information par ordinateur et d\u2019une banque de données sur les cadres, à la mise en place de nouveaux équipements, etc.\"Et cn.ce qui me concerne, a-t-il déclaré en présentant cc programme ambitieux.ce n'est pas qu'un rêve\".Un projet-pilote Le ministre, qui avant, rie s'engager -en politique était le négociateur du gouvernement dans plusieurs secteurs de la fonction publique, a déclare que son .ministère veut constituer un projet-pilote d'une véritable politique des ressources humaines.\u201cNous voudrions également, dans les mois à venir, non seulement mettre sur pied le ministère, mais constituer des équipes de travail.\" Celles-ci auront pour objet de s\u2019attaquer à deux ordres de problèmes fondamentaux : d'une part une révision\u2019en profondeur de la politique de relations de travail; d'autre pari, un examen aussi fouillé de la politique des conditions de travail des fonctionnaires.\u2019 Pas de vase clos Tout ceci, le ministre n'entend pas le faire en vase clos.Cesl.pourquoi il a lancé un appel aux trois présidents de centrales syndicales présents hier soir, ainsi qu\u2019au président du Conseil du patronat et à celui du Ccnlre des dirigeants d\u2019en'.rç-prises également présents, .s\u2019ils pensent avoir des réponses aux questions que se pose le ministère, \u201cà participer a cette révision en profondeur pendant les prochains mois durant lesquels, je l\u2019espère, les conflits qui surgiront, ne seront des conflits de travail\".\u201cM.Cournoyer a déploré, la multipü-Voir POLITIQUE en page 6 // OTTAWA \u2014 Le ministre de la Justice, M.-John Turner, ne prise pas du tout la recommandation de la Commission Dunfon-Gngnon touchant ia création d'unités francophones au sein de la fonction publique fédérale.M.Turner croit qu\u2019un tel système accentuerait le fossé ordre \"les deux solitudes\" plutôt que de mieux servir la communauté francophone.S'adressant à un groupe d'élecletus de son comîé.en banlieue d\u2019Ottawa.M.Turner a dit craindre que la creation d'unités spéciales où le français serait l'unique langue de- travail conduirait h la balkanisation de la fonction publique fédérale.11 a également mis en doute l'efficacité d\u2019un tel système.sur le plan pratique.Les.propos du ministre ont été rapportés par le quotidien Le Droit.On sait que dans le troisième rapport de la commission sur le bilin- guisme.il est recommandé la création d'unités francophones dans tous les ministères cl organismes fédéraux, afin de permettre aux Canadiens français qui veulent faire carrière dans la fonction publique d'utiliser le français comme langue de travail.Au lieu d'unités francophones.M Turner préconise d\u2019accentuer la bilin-guisation de la fonction publique, sur ¦ ic plan institutionnel, où les fonctionnaires auraient le loisir d\u2019utiliser la langue de leur choix au travail.Par contre.M.Turner a soutenu que là région de la capitale, et la fonction publique fédérale, devraient sc faire plus accueillantes pour les fraricophn-.nés qui désirent, faire carrière à Ot-tawa et atteindre les plus hauts échelons de la fonction publique.M.Turner représente une circonscription où résident un grand nombre de fonctionnaires fédéraux francophones.Les hallucinogènes: un mal social p«r Gilles NORMAND L'usage des stupéfiants et autres hallucinogènes chez les jeunes n'est pas un problème d'ordre légal.C'est avant (out un mal social et, sans vouloir la rejeter, il n\u2019entre pas dans le rôle de la loi de le régler.C\u2019est ce qu'a déclaré, hier, a Monlréal, le directeur régional du ministère de la Justice, Me.Louis-Philippe Landry.qui a souligne qu'à son avis la lutte contre l'usage des drogues devrait en premier lieu être menée par les parents.Ceux-ci, a-t-il dit, y gagneraient sûrement à créer en climat favorable au dialogue entre eux et leurs enfants.\u201cLes communications tranches entre der ses propres services de libération conditionnelle autonomes.Hausse des meurtres Le ministre de la Justice a affirmé qu'il y avait depuis deux ans recrudescence des crimes avec violence au Québec et que la hausse \"\"spectaculaire'\u2019 des meurtres coïncidait avec la sanction à Ottawa, le 30 novembre 1067, du bill C-168 abolissant la peine de mort dans tous les cas sauf dans ceux de meurtre d'un policier ou d\u2019un gardien de prison.Le ministère de la Justice aurait entrepris, devant ces constatations troublantes, une étude poussée des meurtres commis au cours des dernières années au Québec ainsi que de leurs auteurs.¦ Voici quelques chiffres cités par M.' Paul: il y a eu 92 meurtres au Québec en 1969 contre 53 en 1967; les chiffres démontrent que la grande majorité des auteurs de meurtres se recrutent parmi les criminels récidivistes considérés comme très dangereux.Le chiffre des meurtres commis à l\u2019occasion de la perpétration d\u2019autres crimes en particulier a doublé depuis l'abolition de la peine de mort.Selon M.Paul, une étude fouillée des dossiers tendrait à indiquer que la Voir REMI PAUL en page 6 O Texte intégral de la.conférence de presse de M.Paul \u2014 page S o Ottawa refuse le vote sur quesïion de rArctiaue U \u2014 page 2 parents et enfants sont exlrcmenent importantes\".\"La loi n'est qu'un insiruerhent pour aider la société, pour vous aider vous, les parents, et pour limiter les dégâts en tentant de faire échec au marché international de la drogue, qui a atteint .les dimensons d'un empire\", a précisé Voir MAL «n psg ».4 o Lussier : appui partiel c!ss demandes de Saulnier \u2014 page 3 o Laaos ouvre *** un pont aérien vers le Biafra \u2014\tpage 17 o Québec^est - sur le point d'accepter le choix de Sainte-Scholastique \u2014\tpage 35 1 2/t-A PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER 1970 L'ONF force le gouvernement à préciser sa politique culturelle par Marcel PEPIN de notre bureau d\u2019Ottauxi OTTAWA \u2014 Le malaise à l'Office national du film aura eu au moins un avantage: il force le gouvernement à préciser plus rapidement les grandes lignes de sa politique culturelle.En déposant aux Communes le rapport de M.André Saumier, chargé d\u2019enquêter sur les licenciements à l\u2019ONF, le secrétaire d\u2019Etat, M.Gérard Pelletier, a déclaré en effet que d\u2019ici la fin de la session, il exposera la politique de son ministère concernant l'en-semble de l\u2019industrie cinématographique, et la place que doit occuper ! ONP dans ce contexte global.M.Saumier, sous-ministre adjoint au -ministère de l\u2019Expansion économique régionale, avait été chargé de faire î apport siir la situation à l\u2019ONF, après que les cinéastes eurent violemment dénoncé les mises à pied décrétées par la direction, et affirmé que la haute réputation de l'organisme fédéral était menacée.Le rapport Saumier, très bref, et incomplet, de l'aveu même de l\u2019auteur, affirme qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de prédire une paralysie imminente de la production.à l\u2019ONF.D'autre part, M.Saumier a attribué à l\u2019absence de politique fédérale d'ensemble de l\u2019information et de la culture les difficultés éprouvées par la direction de l\u2019ONF dans l'application des mesures d\u2019austérité décrétées par le gouvernement.Rappelant que le malaise, résultant de l\u2019annonce de 90 mises à pied dans le \u2018secteur de la production fut d'autant plus aigu que la nouvelle direction de 1 ONF avait mis au point un programme ambitieux d'expansion, soulevant ainsi l'enthousiasme du personnel.M.Saumier reproche Subtilement aux administrateurs de l'office de n\u2019avoir pas su pressentir la vague d\u2019austérité qui allait s'abattre sur eux quelques mois plus tard.M.Saumier émet l\u2019hypothèse que les dirigeants de l\u2019ONF sont trop éloignés de la capitale, et pas assez familiers avec les arcanes de l\u2019administration.^ De l'administration de l\u2019ONF, il dit \u2022 quelle était peu aguerrie pour faire face à la crise de croissance de l'organisme.ce qui la porta \u201cinévitablement à faire des choix d'une rationalité et______ d'une cohérence faibles,\u201d note l\u2019auteur, en parlant des décisions touchant les mises à pied.¦ Reconnaissant que les dirigeants de l'ONF ont été placés devant une situation difficile, M.Saumier conclut quand mèmç \u201cau caractère fatalement arbitraire des décisions de la direction.\u201d Cependant, Fenqucteur conclut à l\u2019impossibilité objective d\u2019une analyse rationnelle des mises à pied annoncées par la direction, et se garde de formuler des recommandations précises quant à une solution de rechange.Sur le pian des constatations pratiques, M.Saulnier énumère les remarques suivantes : \u2014 Les services techniques absorbe-3 nient une trop large part des ressources financières et humaines de l\u2019office.\u2014 L\u2019expérience de l\u2019auto - finance -ment du réseau de cinémathèques parait valable.\u2014 Il faudrait réévaluer\u2019 la nécessité du groupe coûteux et croissant d\u2019informatique dont i\u2019administration est à se coter.\u2014 Le secteur de la production i anglaise et française.) se voit durement touché, le secteur anglais davantage que le secteur français.Hausse de 25 cents pour parler aux téléphonistes du Bell OTTAWA iPCi \u2014 Une nouvelle charge additionnelle de 25 cents pour les appels interurbains.de numéro à numéro nécessitant l\u2019intervention d\u2019une téléphoniste sur le système de la compagnie de téléphone Bell du Canada au Québec et en Ontario entre en vigueur aujourd'hui.La Commission canadienne des transports a annoncé hier qu\u2019elle avait également approuvé des hausses de tarif supplémentaires pour les frais d'interurbains se chiffrant à cinq sous chacun, sur certains appels placés dans un rayon de 100 milles.Bell Canada a reçu la permission de la commission, en septembre dernier, d'augmenter ses tarifs qui doivent lui rapporter S27.500.000 par année.De ce montant.$19.900.000 doivent provenir d'une hausse de tarif sur les appels interurbains.Mais la compagnie a déclaré dans une autre demande à la commission, on décembre dernier, que les hausses de tarifs approuvées par l'agence gouvernementale ne produiraient pas les $19,900.000 requis.La commission a approuvé les hausses additionnelles, mais a précisé quelles n'excéderaient pas les SI9.900.000 déjà approuvés.L\u2019Ontario et le.Québec et les représentants des 256 municipalités dans les deux provinces, qui seront affeetéej?par la hausse, ont été avisés de la deuxième demande de Bell Canada et ne s'y sont pas opposés.La nouvelle charge de 25 cents s'appliquera aux appeis interurbains qui nécessitent l'intervention de la téléphoniste.Les usagers qui logeront leurs appels interurbains sans cette intervention ne paieront pas cette charge supplémentaire.-Quant au tarif additionnel de cinq Cents il s\u2019appliquera seulement à certains appels dans un rayon de 100 milles.Certains d\u2019entre eux sont dans un rayon de 15 à 18 milles et la plupart sont en-dessous de 85 milles.K M.André Saumier .\u2014 Le recours au pigisme sera nécessaire dans l\u2019équipe de production de langue française.M.Saulnier estime que la réduction des budgets, compte tenu de l'augmentation des coûts et salaires, ramène le secteur de la production au mieux à son niveau de 1964-65.Le nombre de cinéastes passe cependant de 146 Q964) à 156 f 1970-71 Quant à la production du secteur anglais, elle se trouve ramenée à un ni-1964-65, note M.Saulnier, alors que la wau sensiblement inférieur à celui de section française représentera 206 pour cent du chiffre comparable pour 1964- 65, alors que ses effectifs ne passent qu\u2019à 142 pour cent.En déposant le rapport Saumier aux Communes, M.Pelletier a rappelé qu\u2019en dépit des réductions de budget, ''ONF avait encore une allocation de dix millions, ce qui n\u2019est pas négligeable, précisa-t-il, en notant que d\u2019autres agences fédérales, Radio-Canada et la Société de développement de l\u2019industrie cinématographique prévoient consacrer plus de $15 millions à la production de films en 1970-71.\u201cLa question qui se pose maintenant est la suivante: quel rôle doit jouer chacune des institutions qui composent cet ensemble et quelles relations doivent exister entre elles?Cette question est à l\u2019étude depuis plusieurs mois et nous comptons y répondre avant la fin de la présente session,\u201d a déclaré M.Pelletier.M.Pelletier s'est dit heureux d\u2019avoir obtenu l\u2019assurance que les mises à pied à l\u2019ONF ont été réduites, et différées dans plusieurs cas.\u201c11 apparait que les cadres créateurs essentiels de l'ONF demeurent en place, dit-il; son développement sera assuré par une définition nouvelle et dynamique de sa contribution irremplaçable à la vie culturelle du Canada.\u201d Réaction do McPherson Le président de l\u2019ONF, M.Hugo McPherson, a couché sur papier ses remarques sur le rapport Saumier.Il note d'abord que M.Saumier ne propose pas d\u2019autre mode de congédiement.M.McPherson rappelle ensuite que l\u2019Office a pris certaines mesures pour atténuer l'incidence que la politique d\u2019austérité exerce sur le secteur de la production, en réaffectant à d'autres postes certains employés, et en accor- dant de plus longs avis de licenciement (un an, dans 12 cas).Le nombre de mises à pied a été réduit de 90 à 73.Quant aux coûts des services techniques, ils feront l\u2019objet d\u2019un nouvel examen.\u201cmais il n\u2019est pas certain qu\u2019il serait plus économique pour l\u2019ONF de faire faire une plus large tranche de ses travaux à l\u2019extérieur,\u201d note le président.Quant au coût du service de l'informatique, M.McPherson ne le juge pas exorbitant, compte tenu du grand usage que fait l\u2019Office de ce service.Reprenant un à un les points particuliers soulevés par M.Saumier, M.McPherson y répond point par point: 1\u2014\tProduction française: si l\u2019équipe anglaise a paru plus touchée, c\u2019est que l\u2019équipe française est plus jeune, et qu\u2019il fallut plusieurs années pour la doter du personnel requis; 2\u2014\tExpérience de la direction: il est exact que l\u2019expérience cinématographique du commissaire et du directeur général est inexpérimentée en cinématographie, mais les cadres administratifs ont une compétence reconnue en la matière: le directeur général, pour sa part, a 17 ans d\u2019expérience en administration publique.3\u2014\tAustérité: la direction était au courant des mesures d\u2019austérité qui ont été annoncées en 1969 4\u2014\tExpansion de l\u2019Office: les films canadiens devraient atteindre le grand public au Canada; une plus haute et nouvelle priorité aux activités de l\u2019ONF devrait être accordée à l\u2019avenir.\u201cL\u2019effritement de l\u2019ONF est une question très- importante pour la société canadienne,\" conclut M.McPherson.après avoir émis l\u2019opinion que 1 organisme qu\u2019il dirige est \u201cla plus grande richesse culturelle du Canada à l\u2019étranger.\u201d W&&A e.;.v .-.\t: « » \u2019\u2022v-.r _ 1 tri mm \u2022< v VN imM Wæ, MU'V/vVÙ \u2019 '\u2022\u2022\u2022sa:'**: Des médicaments pour le 'Nigeria Des membres de la Croix-Rouge canadienne ont chargé, hier après-midi, à l\u2019aéroport de Dorval.un premier stock de médicaments destinés au Nigeria a bord d\u2019un appareil d\u2019Air Canada.Cet envoi à la Croix-Rouge nigériane, ir tk I» deustè'\"# clfsst \u2014 tnreçis?er*ir'-t no 1400'* \u2014 Pert c* retour gtrcniu * !'Associated Pres* ou è tft LA PRÏ5SE sont êca>mn-\u2018.t rftenr*^.t. ^SSPPk-Jfe^i:'?IKS y- ' wm&i.liliiilPi KM* A^ï'WkM x\\ t ¦ KSI \u2019rnmm IfM Rémi Paul réclame des juges une sévérité accrue et promet une justice plus rapide LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER 1970/f\t1 1 Le ministre de la Justice du Québec, M.Rémi Paul, a convoqué hier la presse pour lui faire part des directives déjà émises à l'intention de la police et de certaines requêtes qui s'adressent aux juges.Nous reproduisons ici le texte intégral de la conférence prononcée par M.Paul.Messieurs, J\u2019ai envisagé depuis le 5 janvier der-nior.après une rencontre de quelques heures avec monsieur Maurice St-Pierre, directeur de la Sûreté du Québec.certaines mesures au>ç fins d'enrayer si possible la recrudescence du crime dans le Québec.C'est -mon intention de vous faire part de certaines directives déjà émises et de certaines demandes que j'ai l'intention de formuler par la voie des média d'information, spécialement à messieurs les juges et aux autorités fédérales, pour obtenir une coopération sans réserve et une' participation de tous les intéressés dans la lutte contre la criminalité.Je m'en voudrais de ne pas remercier ici les sous-ministres de mon ministère.le Dr Maurice Gauthier, directeur du service de la Probation et des Etablissements de Détention et monsieur Maurice St-Pierre, directeur de la Sûreté du Québec pour le travail d'équipe que nous avons ensemble réalisé.Si les mesures adoptées n'ont pas été communiquées plus tôt au public et spécialement dans le cours de la semaine dernière, c'était dans ie but de ne pas participer directement ou indirectement au choix ou à la défaite d'un candidat ou l'autre à la chefferie du parti libéral.Il ne s'agit pas de proclamer que \u2018 rien ne se fait au ministère de la Justice\" car tous réaliseront les mesures que j'ai prises depuis mon entrée en fonction au ministère pour tâcher de rendre la justice beaucoup plus expéditive sans cependant qu elle soit dépouillée de toute humanité.Pour tâcher d\u2019accélérer davantage l'expédition de nos causes, spécialement en matière criminelle, nous avons obtenu la création d'une troisième chambre' d'assises pour le dis-, irict de Montréal et il me fait plaisir d'informer aujourd'hui la population du districtMontréal qu'à compter du 1er mars prochain nous aurons une quatrième chambre d'assises au criminel à Montréal et au nom de tous les justiciables du Québec je veux remercier l'honorable S.Challies.juge en chef adjoint et tous les juges de la Cour supérieure pour leur généreuse et constante collaboration et pour le souci qu'ils mettent dans une administration expéditive de la justice tant civile que criminelle.I! y aura de plus un terme spécial d'assises à Juliette dans le cours du mois de février et c'est bien mon intention d'ordonner des termes additionnels d'assises criminelles là où le besoin se fait sentir en raison du nombre de causes inscrites.Nous avons pressé le déblocage de certains rôles de la Cour des sessions de la paix dans des districts ruraux et un accent de plus en plus marqué est donné en ce sens pour éviter davantage ce qui.en certains cas, était de flagrants dénis de justice.A Montréal, par exemple, grâce à la collaboration du juge en chef André Fabien el des juges de la Cour des sessions de la paix que je remercie également pour leur coopération, il nous a été possible d'augmenter le nombre de chambres d'audience à la Cour des sessions de la paix et qui est maintenant de sept comparé à quatre cri juin dernier.D'ici dix jours environ, je verrai à recommander au Cabinet !a nomination de certains juges conformément aux dispositions du bill 72.ce qui nécessairement va grandement contribuer à une expédition plus rapide de la justice tant dans, les causes civiles que criminelles.Toutes ces mesures cependant ne règlent pas le problème de la recrudescence du crime dans le Québec et c'est à ia suite d'une étude de toute là situation nue je suis en mesure aujourd'hui de transmettre les communications et invitations suivantes: 1\t\u2014 hors de l\u2019étude du bill 72 j'avais informé les membres de l\u2019Assemblée nationale de mon désir de transmettre certaines directives à tous ies procureurs de la Couronne'dans le Québec aux fins de les inviter à ce que la justice criminelle soit, plus expéditive et que si parfois elle retarde ce ne soit pas dû à mes mandataires.Effectivement, en date du Jj janvier dernier j.'ai transmis une lettre person-r>-lie à chacun des procureurs de la Couronne et dans laquelle je disais entre autres ceci : \u2022\u2022.Je vous offre ma collaboration et celle des officiers du ministère, mais il faudra que chacun de ceux de qui dépend l'administration de !a justice fasse 1 impossible pour accélérer la marche des procedures judiciaires.A celte fin, je vous prie de faire le nécessaire, dans votre district, pour que ia Couronne soit toujours prête à .procéder aux dates fixées pour .la tenue des enquêtes préliminaires et des procès et qu'on ne puisse nous reprocher que les causes retardent paico que le poursuivant n'est pas en mesure^ de présenter sa preuve devant le tribunal.Je vous demande, en outre, de \u2022vous opposer énergiquement à toutes demandes de remises injustifiées.Je vous demande aussi de vous opposer à ce que des cautionnements soient.accordés à des individus qui sont accusés de crimes graves qui ont entraîné !a mort de victimes et spécialement tié vous opposer à la remise en liberté d'individus qui sont accusés d'avoir pris part à des vols à main armée, de façon à ce qu'ils ne profitent pas de cette liberté temporaire pour commettre de nouveau ies mêmes crimes et mettre en danger la vie des citoyens\".Si les procureurs de la Couronne se montrent plus sévères et plus fermes dans leurs représentations il faudra comprendre le rôle qu'ils ont à jouer et sûrement que ies procureurs de la défense collaboreront avec eux.sans couloir cependant restreindre ou influencer l'exercice de leurs devoirs professionnels pour ie respect de cette directive.2\t\u2014 Je voudrais traiter d'un problème particulier et.cette fois, je me vois dans l'obligation de m'adresser directement à messieurs les juges qui ont charge de l'administration du droit criminel ou pénal.Je n'ai pas voulu convoquer tous les juges à mon bureau pour leur donner des directives et pour assister à une ingérance de l'exécutif dans le pouvoir judiciaire ou pour exercer certaines influences occuites pour tâcher de corriger une situation qui existe présentement au Québec.Messieursjes juges, avec le public je me pose les questions suivantes: A.\tN'y aurait-il pas lieu de vous montrer beaucoup plus exigeants dans l'octroi des' cautionnements à l'endroit des bandits de carrière qui.souvent admis à caution, à des conditions très faciles, se dépêchent d\u2019aller commettre un autre crime pour être en mesure de payer tous les frais nécessaires pour assurer leur propre défense par l'engagement d\u2019avocats réputés et quelque-loi s.ma r l\u2019achat de conscience dans le chauffage à blanc de témoins assignés et tout à fait étrangers au crime reproché.Il est souvent beaucoup plus difficile pour un criminel primaire ou par accident d\u2019obtenir un cautionnement devant nos tribunaux que ce ne l\u2019est pour des criminels de carrière.N\u2019y a-t-il pas là une situation à cor: riger et je n\u2019ai aucun doute que vous pourrez vous monlrer excessivement prudents dans l\u2019octroi des cautionnements lorsque vous aurez affaire à des bandits de carrière, surtout aux spécialistes de vois à main armée.B.\tLe public s\u2019interroge sur les sentences très disparates et trop souvent à l\u2019eau de rose qui sont accordées à des criminels de carrière.Certains criminels ont la chance de bénéficier de la clémence d\u2019un juge soucieux de faire do la réhabilitation sociale alors qu\u2019à l\u2019endroit des bandits de carrière c'est tout à fait inutile ou presque et qu\u2019il me soit permis de vous rappeler une déclaration que faisait l\u2019honorable Antoine Rivard, juge à la Cour d\u2019appel de la province de Québec lorsqu'il disait: (Revue du Barreau 1969 \u2014 pages 167 et suivantes» \u2019Les tribunaux, les cabinet s des juges, leur résidence ne sont pas des centres de réhabilitation.Nous présentons à l\u2019opinion publique, dans le strict exercice de nos fonctions, assez d'occasions d'etre critiqués pour ne pas les multiplier en exerçant dos fonctions que le législateur a confiées à d'au très.Dans la fixation des sentences, nous ne devons pas assumer le rôle de ia Commission nationale des libérations conditionnelles mais garder en mémoire ia régie que posait la Cour d, ap- pel dù .Manitoba dans R.V.Calder: \"The gravity of the offence must be measured by the penalties which the Criminal Code provides.The sentence should be in accordance with the standard set by the code.The intention of the code is that, where heavy maximum penalties are provided, substantial sentences should be imposed.'1 (Fin de ia citation».Je n'ai aucun doute messieurs les juges que vous continuerez d'exercer vos fonctions avec plus d'attention si possible pour que chaque criminel de carrière qui passe devant vous soit traité avec sévérité et ce pour la protection du public et de la société.il arrive souvent que les hommes de loi à tous les niveaux se penchent trop sur le sort des prisonniers et pas assez surie sort des victime» et de leur famille.Je m'excuse, messieurs les juges, de vous présenter une telle requête mais je le fais avec beaucoup de déférence et je ie fais avec d'autant plus d'aise que toujours vous imposez des sentences en visant et la réhabilitation sociale du bandit de carrière et la protection de la société.Il reste que le bandit primaire ou d'occasion devrait continuer à être considéré comme une victime des circonstances et non pas comme un bandit qui ne vit qu'avec ie fr: ; des vois.C.\tPeut-être que ; i nous voulons mettre fin à cette recrudescence du crime, spécialement dans les vols à main armée, n'v aurait-il pas licu-pour vous, messieurs les juges, de vous montrer sans pitié à l'endroit des bandits de carrière qui procèdent à la commission de leur crime avec des cagoules: façon presque exclusive au Québec d'agir dans les vois à main armée.S'il m'était permis de vous faire une suggestion que vous \"les libres de suivre ou de ne pas suivre, ce serait que vous soyez sans pitié tant dans ies cautionnements que dans les sentences lorsqu'un vit! a été commis avec violence et surtout avec des cagoule De plus en plus la Couronne sîvvoit dans l'obligation de porter en appeN sentences qui sont prononcées el la Cour d'appel multiplie très souvent par quatre ou cinq les sentences imposées.Je rappelle à la population que tous les juges dans l'exercice de leurs lourdes responsabilités essaient de réhabiliter les bandits et tous se rendent compte aujourd'hui, devant l'évidence des faits, que chez cette niasse de ban- -dits de carrière la récupération n'est qu'un rêve et que très très rarement une réalité.J'ai voulu, messieurs ies juges, m'a dresser à vous, en toute honnêteté et quant à moi j'aurai fait mon devoir en portant à votre attention publiquement les nombreuses questions qui me sont adressées cl que se posent beaucoup de justiciables.Je vous soumet» lu tout, messieurs les juges, bien respectueusement et je ne veux en aucune façon vous donner des directives connaissant trop ie sens de vos responsabilités, votre intégrité et le dévouement avec lequel vous administrez la justice pour que vous voyiez dans mes propos une ombre de reproche.C'est une réalité brutale que nous vivons ét devant laquelle tous nous avons le devoir de réagir el je me croyais obligé de mentionner en justice ia réaction de tant d'honnêtes citoyens.3\t\u2014 Rôle de la Commission des liberations conditionnelles - Nos juges n accordent pas cependant que dès MGtence» à ! eau de rose mais, dans a 1res grande majorité des cas, Jl» impo- sent des sentences proportionnées au dossier du criminel et au crime dont il est trouvé coupable.Dans bien de.s cas.les sentences exemplaires deviennent vite sans effet par suite du rôle joué par la Commission des libérations conditionnelles.Il arrive très souvent, pour ne pas dire dans presque tous ies cas, que la Commission nationale des libérations conditionnelles accorde une requête de libération conditionnelle présentée par un bandit ou criminel de carrière sans recueillir l'avis des personnes chargées de l'administration de la justice dans ie Québec.Combien de fois est-il arrivé qu'un criminel de carrière, condamné à dix ou douze ans de pénitencier, reçoive une libération conditionnelle après environ trois ans de la peine purgée?11 faudrait que la Commission des libérations conditionnelles échange des communications avec le ministère de la Justice pour que les bandits de carrière soient traités avec moins de ménagement et purgent les sanctions qui leur ont été imposées, afin de mieux protéger la société.C'est dans ce sens que j'ai communiqué avec l'honorable George Mcllraith.Solliciteur Général, sur deux sujets: Premièrement, pour lui demander de faire des representations à la Commission dos liberations conditionnelles afin que l'avis des procureurs généraux de chacune des provinces soit obtenu de même que celui des dirigeants de nos grands corps policiers et des personnes chargées de l'administration de la justice.lorsqu'elle décide de libérer des criminels oc carrière qui ont généralement la sagesse d'avoir une bonne con-, duite lorsqu'ils sont incarcérés, sachant bien que cette façon d'agir leur facilitera une libération rapide et un retour à leur vie criminelle.L'autre problème que j\u2019ai porté à l\u2019attention de l'honorable George Mcll-raith.Solliciteur Général, c\u2019est tout le problème de la rehabilitation des personnes incarcérées dans les prisons.Au niveau des institutions penales, le ministère de la Justice s\u2019efforce de couvrir ses responsabilités.Pour y parvenir, il nous semble essentiel d'n-çoir à notre disposition tous les rnÏH^ns^qtnfhcilitcraicnt la réintégration sociale ded personnes-incarcérées, (\"est pourquoi! nous trouvons impérieux que le Québec possède ses propres services autonomes de libérations conditionnelles.D\u2019ailleurs, ma demande à l'honorable George' Mcllraith est dans l'esprit du hill C-150.En effet, une analyse du bill omnibus fait découvrir qu'au niveau de.s établissements de détention, la nouvelle legislation accorde enfin aux provinces les mêmes privilèges dont jouissaient les autorités pénitentiaires fédérales depuis 1982.soit rémission statutaire du quart du temps, remission gagnée, libérations temporaires.etc.Donc, alors que dans les 'autres secteurs couvrant les établissements de détention, le bill C-150 favorise la dé-rentralisation des pouvoirs en faveur ces provinces, nous constatons au contraire qu'en matière de libérations conditionnelles il conserve l'autorité exclusive des décisions sur toutes les sentences, que lesdites sentences soient purgées dans une institution provinciale ou fédérale.Nous'saisissons mal les raisons motivant une telle centralisation.Aussi, en accord avec l'esprit du bill C-150.nous nous sommes crus justifiés de demander.en matière de libérations conditionnelles.-la responsabilité exclusive de.: sentences inférieures à Jeux an».N Notre position s'explique aussi du fait que la Commission des libérations conditionnelles avôue elle-même que l\u2019étude exhaustive d\u2019un candidat à une libération conditionnelle prend environ quatre mois.11 en résulte qu\u2019au niveau (ies prisons provinciales, la Commission nationale des libérations conditionnelles avoue son impuissance à rendre une décision pour la majorité des personnes incarcérées suite à une sentence inférieure à six mois, ce qui implique, d\u2019autre part, que plus de 80\u2018< de nos détenus ne peuvent jouir des privilèges de la loi et que, d\u2019autre part, ce sont les meilleurs cléments parmi nos détenus qui se voient privés d une libération avant terme.Je suis obligé d'affirmer qu'il .devient ainsi plus facile pour une personne condamnée au pénitencier, donc à des peine» de deux ans.de recevoir une libération conditionnelle que pour un détenu de nos prisons provinciale».D\u2019aiheurs.une des recommandation» du Comité Canadien de la réforme penale el correctionnelle, dit Comité Ouimet.ne sc lit-elle pas: \u2018 Le Comité recommande que le Gouvernement central conserve la compétence en matière de libération conditionnelle clans le cas de» détenus des pénitenciers fédéraux et que les provinces assument la même responsabilité dans le cas des prisonniers des établissements provinciaux.\" Personnellement, j'ai confiance en la réhabilitation des personnes que l'on considère comme criminels primaires eu d\u2019occasion, et i! ne faut pas perdre une chance de travailler à leur réhabilitation et nous avons, au ministère, un excellent service, celui de la direction générale de la probation et des établissements de détention,' dont le Dr Gauthier est le directeur, et nous vouions ii tout prix faire un travail social efficace à l\u2019endroit, de ceux qui sont condamnés à la prison et.pour ce faire, il nous faut à tout prix récupérer ou obtenir ce droit d\u2019avoir nos propres services de libération» conditionnelle» autonomes.J'ai à coeur, et mes officiers également.de réhabiliter le criminel d\u2019occasion et c\u2019est eelui-ià qu'il faut récupérer et.de la façon que la Commission oes libérations conditionnelles, fait son travail actuellement, dans trop souvent de cas les condamnés à la prison se révoltent contre la société et deviennent de.s bandits de carrière.Je n'ai pas l'intention d'avoir aucune pitié à l'endroit des bandits de carrière, mais je veux travailler à la réhabilitation de ceux qui se sont trompés mais qui peuvent reprendre leur piace dans in société et assumer leurs responsabilités.C'est dans ce but que j'ai fait des représentation» à l'honorable George Mcllraith.Solliciteur Générai, pour obtenir les modifications qui s'imposent à la loi pour avoir, au Québec, nos propres services de libérations conditionnelles et, ainsi, nous assaieron» de rtc pas conduire dans la voie permanente clu crime ceux-là qui.no sont pas- traités adéquatement dans nos prisons.4\t\u2014 Moratoire de la peine capitale.La recrudescence de» meurtres et des trime» avec violence commis dans la province de Québec depuis deux ans cau»c des problèmes accrus à nos forces policières particulièrement dans la legion métropolitaine de Montréal, ce qui n'est pas sans inquiéter sérieusement Sa population québécoise.Nous remarquons que cette\" hausse spectaculaire des meurtres coïncide avec la sanction du bill C-163.le 30 no-vembro 1957.Loi abolissant la peine de mort à l'exception des seuls meurtres commis contre les policiers et les surveillants de prisons.Celle constatation, qui à première vue.est pour le moins troublante nous a contraint à entreprendre à partir de nos filières une étude poussée des meurtres commis au cours des dernières années et do leurs auteurs, afin d'être en mesure do donner réponse à no» interrogateurs et d'apporter les solutions qui s'imposent.En effet alors que 53 meurtre» avaient été commis dans la province de Québec en 1987, nous devons déplorer 71 meurtres en I960, 92 en 1989 et 18 du 1er au 17 janvier 1970.Une brève analyse des dossiers révèle que la grande majorité des au-ti-urs de meurtres se recrutent parmi les criminels récidivistes considérés comme très dangereux.Il y a surtout trois grandes catégories de meurtres.a)\tVictimes dans un milieu familial A ce niveau, nous nous apercevons que le nombre de meurtres dits \u201cpas-finnnels\u201d c'est-à-dire ceux commis sur un proche ont subi des variations appréciables tant avant l\u2019abolition de la ! mine de mort en 1907 qu'après.b)\tVictimes lors de la commission des crimes Dans cette catégorie, le nombre de meurtres a doublé au cours des deux dernières années, soit depuis l'abolition de la peine de mort.c)\tVictimes-autres\t1.C'est-à-dire meurtres commis contre des étrangers.Les chiffres parlent par eux-mêmes.Le nombre de meurtres sous cette catégorie a subi une hausse spectaculaire depuis deux ans, soit depuis l'abolition de la peine de mort.De 29 qu\u2019ils étaient en 1987, cette catégorie de meurtres est passée à 54 en 1989.Une étude poussée de nos dossiers a, de plus, permis de découvrir que.dans cette catégorie de meurtres ia grande majorité de leurs auteurs se recrutaient parmi ies criminels récidivistes, considérés comme très ifflkereux, comme si, depuis deux ans, gSsanction du Bill C-168 signifiait pour une partie oc- nos criminels dangereux, une fier-mission au meurtre.Cc-tte opinion que nos chefs de police ont d\u2019ailleurs exprimée à maintes repri->.c», se trouve ainsi corroborée dans les faits.En raison des fails ci-haut relatés.j\u2019ai écrit à l\u2019honorable John Turner.ministre de la Justice et Procureur-Général du Canada et de cette let- -tre ie tire le paragraphe suivant.En ma qualité de responsable du maintien de l\u2019ordre, de la paix et de l\u2019administration de la justice dans la province de Québec, je ne puis demeurer insensible à cette situation et je vous invite à considérer sérieusement l\u2019opportunité d'amender le bill C-1G3 de façon à rétablir l\u2019imposition de la peine de mort pour les personnes qui commettent un meurtre lors de la perpétration d'un crime ou lorsqu'il s'agit de criminels récidivistes reconnus dan-.poreux et.qui tuent avec préméditation.Afin que je ne sois pas seul à soutenir cette revendication auprès des autorités fédérales, je demande à la,.population de me faire connaître sa réaction.son point de vue et tous ceux qui voudront bien me supporter dans cette démarche auprès de» autorités fédérales sont invités à me faire parvenir k urs commentaires ou leurs résolutions d'acceptation ou de condamnation ce cette demande de revision du moratoire adopté quant à l'application de la peine capitale.11 est presque assuré que seul je n'obtiendrai pas les amendements désirés au code criminel, mais avec l'appui de la population et de» citoyens honnêtes du Québec, nous avons la chance de faire des pressions effectives auprès des autorité» fédérales.5\t\u2014 Dans le but d'adopter des méthodes uniformes de travail et de lutte ef-1 icaee contre le crime organisé dans le Québec, j'ai lancé une invitation à tous le» chefs de police du 'Quebec pour une rencontre avec les hautes autorités de , mon ministère et avec le directeur de la Sûreté du Québec, monsieur Maurice St-Pierre, et cette rencontre aura lieu à Montréal aux quartiers généraux de' la Sûreté du Québec, sur la rue Rarthenais, le 5 février prochain, à 9:30 heures de l'avant-midi.fi\u2014A l'avenir, tous les criminels d'habitude que l'on peut, considérer cômme repris de justice qui à Irois oc-, ( usions distinctes auront été déclarés coupables d'un acte criminel passible u'un emprisonnement de cinq ans et qui mènent une vie criminelle de façon d'habitude, devront faire face \"à une accusaiion.de criminels d'habitude.UNIVERSITÉ \u201cURS DU SOIR .DU QUEBEC à mcntrèal DROIT Le dred civil.ECONOMIE Introduction aux fondements de , l'activité économique.Initiation au fonctionne-\t,.ment des institution» ece-\t\\ nomiques canadiennes.\t^ ; SERVICE 06 FORMATION CULTURELLE ET PROFESSIONNELLE DEBUT DES COURS 23 FÉVRIER 1970 DÉPLIANTS SUR DEMANDE 1180.rue de Bleury Montréal 111 Tét: 866-1571 1 N 3 6AA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 23 JANVIER 1970 Une rue au mauvais endroit à Anjou par Florian BERNARD La rue Edison passe au mauvais endroit! Telle fut l\u2019étonnante constatation» des dirigeants d\u2019Anjou, vers 1965, lorsqu\u2019ils apprirent que l\u2019une des rues du parc Industriel avait été construite ailleurs que sur les plans originaux.Le résultat était désastreux.En effet, telle que construite, la rue Edison empiétait \u201coutrageusement\u201d sur les terrains d\u2019un important promoteur, M.Scheffner .Si la rue Edison avait été construite au bon'\u2022endroit.Anjou n\u2019aurait probablement eu qu'à verser la somme, minime de $1 pour son emplacement.C\u2019est l\u2019urbaniste Charles-Edouard Campeau qui l\u2019affirme lui-même.Il précise que non seulement à Anjou, mais dans la plupart des autres villes, les promoteurs cèdent pour $1 les assiettes des rues à la corporation municipale.La ville, en retour, installe les services d\u2019aqueduc, éclairage, etc.En 1965, à Anjou, cette pratique avait cours.Et c\u2019était bien normal.Rien à redire à ce sujet.Mais il y a eu un hic de taille.La rue a été construite au mauvais en-' droit.Que faire, sinon exproprier les terrains sur lesquels on a empiété.Dans le cas de la rue Edison, ça représentait pas mal de pieds carrés puisque ladite rue, à lest de la Montée Saint-Léonard, s'étend depuis le boulevard Métropolitain jusqu\u2019à la deuxième avenue.Aux gçands maux les grands moyens.L\u2019expropriation fut décrétée et l'urbaniste-conseil Charles Edouard Campeau, également évaluateur en chef de la ville, en fixa la valeur.Les terrains situés dans les zones commerciales de deux compagnies de M.Scheffner, Anjou Golf Garden et Olympic, furent donc expropriés au coût total de $275,000, soit $207,000 pour la première et $63,000 pour la seconde.M.Campeau s\u2019est empressé d'expliquer aux commissaires qu'il avait tenté d'amener les parties concernées à s\u2019entendre afin qu'Anjou n\u2019ait pas à payer plus que SI pour ladite rue.Mais ses efforts furent vains.Le coût de l\u2019expropriation fut réparti sur les propriétaires riverains, d'une part, et sur le fonds industriel en seconde part.Une erreur de $275,000 devait, forcément, retenir l\u2019attention des procureurs Jean Filiatreault et André Paquette.Ce dernier demanda à M.Campeau d'expliquer les raisons d'un tel empiètement?\u201cJe ne sais pas\" fut l'unique réponse.Puis, M.Campeau expliqua qu'on s'était probablement basé sur un vieux plan pour tracer cette rue.Il n'en sait pas plus.Ironiquement.Edison est le nom d'un grand homme, celui qui a inventé la lumière .CECM SUITE DE LA PAGE 1 a-t-il dit, 40 pour cent de la population vit dans la pauvreté, et 25 pour cent dans la misere la plus grande (incidemment, a-t-il précisé en réponse à une question de M.Fernand Daoust, la plupart des élèves provenant de ces milieux défavorisés- sont francophones).Toutes les éludes faites dans ce domaine, a expliqué M.Paquet, confirment le fait que ce sont les écoles situées dans ces milieux où l'on trouve les plus hauts pourcentages d'échecs scolaires, d'abandon prématuré de l\u2019école, d'instabilité de personnel (les professeurs, en grande partie, quittent ces écoles dès qu'ils le peuvent) et d\u2019enfants inadaptés en général.Selon M.Paquet, ces écoles sont le plus souvent beaucoup moins bien équipées que les autres sur le plan matériel.Le président de la CECM.M.Pierre Carignan, a souligné à ce propos que les écoles mal équipées recevaient la plupart du temps moins de services que les autres parce que trop pauvres ou trop vieilles, elles ne pouvaient pas bénéficier des normes en vigueur.Dans l\u2019esprit du rapport, endossé dans ses grandes lignés par la CECM, il ne suffit pas d'un rattrapage sur le plan matériel pour résoudre le problème : seule une- action planifiée, qui consistera à coordonner ce rattrapage matériel et une série de mesures sur le plan des techniques d'enseignement, des-services personnels aux étudiants et aux parents, peut constituer un début de solution au problème.Cette action planifiée devrait s'inscrire dans le contexte des objectifs suivants : 1.\tFaire porter l'effort principal sur les enfants les plus jeunes pour prévenir l\u2019aggravation des problèmes.2.\tTrouver un minimum de réponses aux besoins vitaux des enfants : nourriture, vêtements, etc.Améliorer la santé des enfants.3.\tAméliorer le cadre physique et l'organisation matérielle des écoles.4\u2014\tIntensifier les ressources pédagogiques, régulières et spéciales (enseignants s formés spécialement pour le milieu, psychologues, etc.) ainsi que les services d'aide aux étudiants.5\u2014\tCréer des liens plus étroits entre l'école et la famille, en favorisant la participation des parents à la vie de l'école.Dans cet optique, les commissaires, cjui reviendront par ailleurs sur ces problèmes lorsqu'il s'agira de décider de mesures concrètes, ont été d'accord pour dire que tout ce programme de rattrapage et de redressement ne pouvait se faire sans une consultation et une participation étroites du milieu, et en particulier de groupes tels que les comités de citoyens.REMI PAUL SUITE DE LA PAGE 1 grande majorité des meurtres ont été commis par des criminels d\u2019habjtude, ce qui voudrait dire que l\u2019abolition de la peine de mort aurait signifié pour eux une \u201cpermission au meurtre\u201d.Le ministre a demandé hier à toute la population de lui faire connaître son opinion et de l\u2019appuyer dans ses revendications auprès du gouvernement fédéral afin que le \u201cmoratoire\u201d touchant la peine de mort (jusqu\u2019en 1972) soit reconsidéré.Appel aux juges Face à la recrudescence du crime en général au Québec, M.Rémi Paul a par ailleurs décidé d\u2019avoir recours à d'autres mesures.\\ Le 5 janvier dernier, il transmettait une lettre à tous les procureurs de la Couronne leur demandant de faire l'impossible pour accélérer la marche des procédures judiciaires, d\u2019être toujours prêts à \u201cprocéder\u201d aux dates fixées et de s\u2019opposer à toute demande injustifiée de cautionnement.Il leur a également demandé de s'opposer à ce que des cautionnements soient accordés à des individus qui sont accuses de crimes graves ayant entraîné mort d'homme et de s'opposer également à la remise en liberté d'infi-vidus \u201cqui sont accusés d\u2019avoir pris part à des vols à main armée de façon à ce qu'ils ne profitent pas de cette liberté temporaire pour commettre de nouveau les mêmes crimes et mettre en danger la vie des citoyens\u201d.Cette directive, selon M.Paul, ne vise nullement à restreindre les droits des procureurs de la défense qui, a-t-il dit, collaboreront certainement avec la Couronne pour la faire respecter.S'adressant ensuite directement aux juges, par le biais des média d'infor-malion (M.Paul se refuse à tout ingérence directe de l'Exécutif dans le Judiciaire), le.ministre leur a demandé \"s'il n'y- aurait pas lieu\u201d pour eux d'etre \u201cbeaueouj> plus exigeants dans l'octroi des cautionnements à l\u2019endroit des bandits de carrière (surtout les spécialistes du vol à main armée, qui.souvent admis à caution, à des conditions très faciles, se hâtent d'aller commettre un autre crime pour être en mesure de payer tous les frais nécessaires à leur défense et, quelquefois, à l'achat de consciences dans le chauffage à blanc de témoins .\u201d M.P.aul devait signaler qu'il est parfois beaucoup plus difficile pour un criminel primaire ou par accident d'obtenir un cautionnement.Il a également signalé que le public s'interrogeait sur les sentences \"très disparates et trop souvent à l'eau de rose\u201d qui sont accordées à des criminels de carrière.Dans la fixation des sentences, selon M.Paul, les tribuanux ne doivent pas tenter d\u2019assumer le rôle de la Commission nationale des libérations conditionnelles.Le bandit primaire ou d'occasion doit continuer à être considéré comme une victime des circonstances mais il arrive trop souvent que les hommes de loi, à tous les niveaux, se penchent trop s\u2019- le sort des prisonniers et pas assez sur le sort des victimes et de leur famille.Tout en s'excusant de présenter une telle \"requête\u201d aux juges québécois à l'endroit desquels, affirme-t-il, il n'a^ aucun reproche à formuler, le ministre\"* de la Justice n'en continue pas moins, dans le texte qu'il a lu devant des journalistes, à demander aux magistrats d'être sans pitié, tant au niveau de la sentence que du cautionnement, pour les bandits de carrière, en particulier ceux qui commettent leurs crimes en s'aidant de cagoules ou en utilisant la violence.\tf Selon M.Paul, dans le cas des bandits de carrière, la réhabilitation r.'est souvent qu'un rêve.\t, Les libérations conditionnelles^ Le ministre de la Justice s'enest ensuite pris à la Commission nationale des libérations conditionnelles qui, selon lui, détruit souvent l'effet des sentences exemplaires que des juges québécois imposent.\u201cIl arrivé très souvent pour ne pas dire dans presque tous les cas, affirme M.Paul, que la commission nationale accorde une requête de libération conditionnelle présentée par un bandit ou ' criminel de carrière sans recueillir l\u2019avis des personnes chargées de l\u2019administration de la Justice au Québec.\u201cIl faudrait que ces bandits de carrière soient traités avec moins de ménagements\u201d.Le ministre a déclaré qu'il avaïHalt.'des représentations auprès du Solliciteur général du Canada.M.Georges Mcllraith, afin que la commission nationale obtienne l'avis des procureurs généraux des provinces (et des chefs de police) avant de libérer un criminel de carrière.M.-Paul a également signalé à M.Mcllraith le cas de.la réhabilitation des personnes incarcérées dans les pinsons (Peines de moins de deux ansK'^A ce niveau, il serait impérieux, selon le ministre Paul, que le Québec ait ses propres services de libération conditionnelle.Le cas des prisons est le seul où l\u2019on ne favorise pas la déeen- \u2022 tralisation au niveau des institutions pénitencières.Le temps que prend la commission nationale à l\u2019étude des dossiers fait que plus de 80\"\u2019 de nos détenus ne peuvent jouir des privilèges de la loi et que ce sont les meilleurs éléments parmi nos détenus qui se voient privés .d'une libération avant terme.Rencontre eu sommet i Le ministre de la Justice a enfin signalé que, dans le but d'adopter des méthodes uniformes de lutte contre le crime organisé au Québec, il avait lancé une invitation à tous les chefs de police du Québec à une rencontre avec les autorités du ministère de la Justice et la direction de la Sûreté du Québec.Cette rencontre aura lieu * Montréal, aux quartiers généraux de la SQ.rue Parthenais, le 5 février prochain, à 9 h 30 ami t MAL SUITE DE LA PAGE 1 en substance Me Landry.Le conférencier qui s\u2019adressait aux membres du club Kiwanis-Champlain, s\u2019est dit d'avis que les journaux et autres véhicules de l'information avaient un rôle prépondérant à jouer dans cette lutte contre les moyens d\u2019évasion populaires parmi la génération de la \"mari\u201d.Ii a blâmé les médias d'information dont la plupart, a-t-il dit, assurent à grands coups de manchettes une publicité qui ne peut être que malsaine pour les jeunes, en ce qui a trait justement aux stupéfiants.\u201cUn personnage influent sc dit en faveur de la légalisation de la marijuana: les journaux titrent en manchette le lendemain.Mais lorsque un spécialiste vient parler des dangers des stupéfiants, la nouvelle perd vite de son importance\u201d, a-t-il en substance souligné.Me Landry a dit qu\u2019à sôn avis les journaux devraient plutôt concentrer leurs efforts vers un rôle plus éducatif qui consisterait à informer la jeunesse sur les dangers qui la menacent.Ces temps-ci, ajoute-t-il, on répand que ia marijuana est moins nocive que la cigarette.\u201cMais on ne révèle pas par exemple qu'une équipe de spécialistes qui ont déjà analysé une cigarette de marijuana brûle deux fois ont été révélé qu\u2019elle contenait une concentration épouvantable de goudron\u201d.Des expériences ont révélé que la marijuana est une drogue qui procure des hallucinations et qu\u2019après un certain temps elle peut créer une certaine détérioration, a ajouté.Me Landry qui est également procureur la eGndar-merie royale.A ce titre, il a précisé dans une interview, après sa conférence, qu-'il était extrêmement rare de retrouver une deuxième fois devant les tribunaux une personne déjà arrêtée antérieurement pour possession de marijuana.\u201cLa malheur, c'est que trop de parents ne prennent conscience de leur véritable rôle vis-à-vis de leurs enfants que\" le jour où ceux-ci se retrouvent devant la justice\u201d, a conclu le conférencier.WAGNER SUITE DE LA PAGE 1 dent, sous le nom de \u201cAction libérale Québec\".L'un des organisateurs présents à la rencontre du Windsor estime néanmoins que \u201cla rumeur concernant la fondation d'un nouveau parti libéral québécois a un certain fondement\".Et il précise: \"Les partisans de M.Wagner s'attendent qu'il fasse, une déclaration avant la reprise des travaux de l'Assemblée nationale.11 annoncera alors, à la lumière de ses discussions avec M.Bourassa, la décisjpn que tout le monde attend depuis sa défaite au congrès du PLQ\".\u201cBourassa acceptera\" Les personnes interrogées, parmi celles qui avaient été convoquées par l\u2019organisation de M.Wagner, mercredi soir, croient que le député de Verdun finira par \"faire accepter ses points de vue\" à M.Bourassa.\u201cPour le moment, explique l'une d'entre elles, il n'y a pas dans le PLQ de fentes qui peuvent se voir, et ia dernière chose qui viendrait à l'esprit serait la fondation d'uri^parti dissident ou \u2014 autre rumeur \u2014 l'adhésion de M.Wagner au Crédit social et'son élection à la direction du parti de M.Caouette.\u201d Malgré plusieurs tentatives, il a été impossible de joindre M.Wagner et l'un de ses plus proches collaborateurs.Me Gabriel Lapointe.Tous^deux se refusent jusqu'ici à faire la moindre dc-\u2022clnration publique au sujet de la réunion de mercredi et des informations rapportées plus haut.M.Wagner doit partir en vacances prochainement et rentrer à Montréal avant la mi-février.POLITIQUE SUITE DE LA PAGE 1 cité des tables de négociations et l'in-ter-rclation entre les divers groupes.Mais il a admis que penser à une négociation globale au niveau des centrales syndicales n'apporterait pas la souplesse désirée.\u2022\t\u2022\t- .Par ailleurs, les mécanismes juridiques actuels ne favorisent pas un regroupement.logique qui permettrait de réunir à une même table des groupes syndicaux représentant des employés dont les fonctions s'insèrent dans une même famille d'emplois.C\u2019est pourquoi il faudrait, à son avis, repenser le régime d'accréditation chez les -employés du secteur public et examiner en même temps les mécanismes de négociations susceptibles de s'appliquer dans ce secteur.\u201cIl faudrait prévoir dans le secteur public et para-public des mécanismes légaux d'accréditation ou de négociation qui.tout en respectant la liberté, d'association, permettent un regroupement des unités en présence, et ce, de part et d\u2019autre de la table de négociations.\u201d Le droit de grève Enfin, le ministre a tenu à rassurer les leaders syndicaux en ce qui concerne le droit de grève.\u201cQuoiqu'il suscite, plusieurs questions, c'est un droit fondamental qui a .déjà été accordé aux employés du secteur public et nous ne croyons pas qu\u2019il y ait lieu de le retirer indûment.\"Nous croyons que seuls des abus , marqués dans l'usage de ce droit par 1 les syndicats pourraient en justifier ie retrait/ \u201cCependant, nous nous attarderons à trouver des moyens susceptibles de ra-.tionàjiserrie processusjie décision col-lective'quant à son exercice\".Le ministre, malheureusement, n'a pas approfondi\u2018ce qu'il entend par des \u201cmoyens susceptibles de rationaliser le processus de décision collective quant à son exercice\", mais le sous-ministre adjoint Réal Mircault doit justement parler, aujourd'hui, de \u201cla grève dans les services publics sous le nouveau Code du travail\" et on s'attend à ce qu'il apporte des précisions à ce sujet- Un \"congressman\" s'élève contre la visite de Pompidou aux Etats Unis WASHINGTON (AFP) - Un représentant démocrate de New York, M.Bertram Podell, a demandé hier que le Congrès refuse de se réunir en session spéciale le mois prochain pour recevoir le président Georges Pompidou en raison des livraisons d'armes de la France aux pays arabes.Dans une lettre adressée à M.Joyn McCormack, président de la Chambre des représentants, M.Podell déclare: \u201cJé ne vois aucune raison de rendre hommage à un président étranger qui met la paix du monde en danger.\u201d Il est prévu qu'au cours de la visite officielle qu'il doit faire aux Etats-Unis à partir du 23 février, M.Georges Pompidou prononce un discours devant les deux Chambres réunies du Congrès américain.\u201cLe président Pompidou a montré son mépris pour les efforts faits par le président Nixon pour réduire ia tension au Moyen-Orient, et je ne vois pas pourquoi il devrait être invité aux Etats-Unis\u201d, ajoute M.Podell.Le représentant de New York a annoncé par ailleurs sa décision de quitter la salle de séance si la visite du président Pompidou au Congrès est maintenue et il invite ses collègues à l'imiter.M.Podell a accusé le président Pompidou de \u201cfaire la cour aux Arabes aux dépens des Etats-Unis et d'Israël\u201d et il prête au gouvernement français l\u2019intention de créer un centre d\u2019entrainement militaire arabe à )a base américaine de Wheelus que les Etats-Unis sont en train d\u2019évacuer.Il qualifie la politique française au Moyen-Orient \u201cd\u2019affront au peuple américain\u201d et ajoute que les ventes massives de matériel militaire par la France à un gouvernement arabe \u201cextrémiste\" mettent en danger les intérêts fondamentaux des Etats-Unis et la sécurité d\u2019Israël.Sans donner plus de précisions, M.Podell se plaint également d\u2019avoir été traité d'une manière \u201cinamicale et inhospitalière\u201d par le gouvernement français lors d\u2019une visite privée qu\u2019il vient de faire à Paris avec plusieurs autres membres du Congrès américain.Le représentant de New York demande enfin au \u201cSpeaker\" de la Chambre d\u2019intervenir auprès du président Nixon pour que le discours devant le Congrès soit supprimé du programme de la visite du président Pim-pidou.\u201cDurant sa visite aux Etats-Unis, le mois prochain, le président Pompidou peut s'attendre à voir et à entendre les expressions de désapprobation à l\u2019égard des actes de la France telles que celles que nous cherchons à exprimer dans cette déclaration\u201d, a affirmé hier le \"Congrès juif américain\u201d dans un communiqué remis à la presse et dans lequel il condamne la vente de cent avions à la Libye par la France.c- le TEMPS qu'il fera Ùn léger répit, puis du froid La vague de froid que nous connaissons depuis plusieurs jours se poursuivra encore après un léger répit dû au passage d une perturbation mineure qui traverse aujourd\u2019hui la région de Montréal, se frayant un chemin vers l\u2019est du pays.En plus de laisser environ un pouce de neige pur son passage, cette perturbation aura pour effet secondaire de faire grimper le thermomètre jusqu'à un maximum d'environ 15 degrés, ce qui n\u2019a pas été vu depuis quelques semaines.Toutefois, à la faveur d'un ciel clair, le thermomètre retournera à 0 degré au cours de la nuit prochaine, à Montréal, alors qu'il atteindra quelque 5 degrés sous zéro dans la banlieue.Demain le temps sera généralement ensoleille et le maximum devrait se situer entre 5 et 10 degrés, alors que notre région sera sous l'influence d'une zone de haute pression.Pour les jours à venir, les prévisions ne sont pas tellement intéressantes.On ne prévoit pas en effet de réchauffement marqué de la temperature dans l'imrqédiat.Peut-être connaitra-t-on un autre léger moment de répit dimanche, à la faveur du passage d'une autre miniperturbation mais le froid reprendra aussitôt sa place.MAXIMUM AUJOURD'HUI :\t15 MINIMUM LA NUIT PROCHAINE : S Provisions officielles émise* p.ir le Bureau météorologique tic Montreal \u2022 Region* do Montré', Ottawa, L'ijienlidcs r» Can tons de l'Est : r.?:qo intermittente qui\tav-rr* la sotrér.Mo-r.» (rôti AUiCurci *¦>\u2022.Lnso'-e'it ; Sa>»¦-Agathe, 15 er 5 tous rc'-o ; Srrrb-ookc, 15 et :cro.MOYEN-ORIENT : réplique des Efaîs-Umis à l'URSS WASHINGTON (Reuter-AFP) - Les Etats-Unis ont averti l\u2019Union soviétique hier qu\u2019il ne pourrait y avoir de progrès véritable dans leurs pourparlers réciproques sur le règlement pacifique du conflit israélo-arabe que si Moscou faisait preuve de plus de flexibilité, selon des fonctionnaires américains.Les informateurs ont précisé que telle était l\u2019essence de la réponse officielle des Etats-Unis à ia répudiation, le 23 décembre, par l'Union soviétique, de la formule américaine de règlement du conflit israélo-arabe.\u2022 Les Russes avaient qualifié la proposition américaine, soumise en octobre, de partisane et de pro-israélienne.Par ailleurs, -les représentants permanents des Quatre grands ont décidé hier soir de maintenir leur \u201cconcertation\" .sur la situation du Proche-Orient.Ils se réuniront en effet cet après-midi à la résidence du représentant permanent des Etats-Unis, M.Charles Yosl.Salaire minimum : 51.S© Pfoeyre en 1971 par Marcel DUPRE t .de noire bureau de Québec QUEBEC \u2014, Le salaire minimum atteindra $1.50 l'heure par tout le Québec le 1er novembre 1971, a annoncé le mi- nistre du Travail et de la Main d'oeuvre, M.Maurice Bellemarrc, au cours d'une conférence de presse, ce matin, au Parlement de Québec.A la même occasion, M.Bellemarre a annoncé que la compagnie MacDonald Tobacco Limited, de Montréal, achèterait vraisemblablement la fabrique de chemises B.V.D., de Saint-Ro-muald.cl empêcherait ainsi la mise à pied des employés.Le ministre a également annoncé la nomination de cinq nouveaux juges au nouveau Tribunal du Travail et du président du Conseil consultatif du travail et de la main-d'ocuvrc.ainsi que les dates du recensement des travailleurs de ia'construction.L'augmentation du salaire minimum touchera 923.723 salariés du Québec et sera appliquée par étapes jusqu\u2019en novembre 197-1.Actuellement fixé à $1.25 l\u2019heure dans la région de Montréal et à $1.15 ailleurs au Québec, le salaire minimum sera porté à $1.35 et à SI.30 dès le premier mai prochain.Le premier novembre suivant, les nouveaux minima seront majorés à $1.40 et à $1.45.Les distinctions régionales disparaîtront le 1er mai 1971 alors que le salaire minimum sera porté à $1.45 l'heure partout dans la province.Une nouvelle majoration de $0.05 sera enfin D'autre part, aux Nations unies, un porte-parole de M.Thant a affirmé que le secrétaire général de l\u2019ONU \u201cdéplorait l'escalade des combats au Moyen-Orient et estimait que cette escalade sape les possibilités d'un rétablissement de la paix dans la région dans un proche avenir\".Le représentant de la Jordanie à l\u2019ONU a adressé au président du conseil un rapport sur la \u201cgrave et scandaleuse attaque\u201d d\u2019Israël contre la Jordanie le 20 janvier.Par contre, dans une lettre en date du 22 janvier, le représentant d\u2019Israël à TON U déclare que c'est par \u201cmesure de légitime défense\" que les forces israéliennes ont attaqué la région de Safi en Jordanie.Régions de Québec c» Saint-Maurice : nt.*»g?u»' aujourd'hui- Nc>,3 Kgère ¦ -t'rrrr.?-c.V' cul co?*-* rrcnccra ce matin *.t c.-: \u2022.:?\u2022\u2022 s !a ri\u2019 proch.a.rr.Vo is frr a auiourq hu-.Samedi
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