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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
jeudi 28 mai 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1970-05-28, Collections de BAnQ.

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[" Postes: les négociations au ralenti /lit rts ttOtft c£POfst U' fiesre \" ;y\tv * \\eÆT I\" r ^V«éV£> Dro«t» reserves Sans rien dire de neuf, Nixon éveille l'optimisme des hommes d'affaires WASHINGTON\u2019 (D'après PA) \u2014 Bien qu'il n'y ait pas eu de communiqué officiel ni de déclaration formelle des participants, la réunion, hier soir à la Maison Blanche, du président Nixon et des hommes d'affaires les plus importants des Etats-Unis, semble n'avoir rien apporté de vraiment nouveau.Cependant.les hommes d'affaires paraissent assez satisfaits, et plus encu.-s à Tchécoslovaquie mai 1970 Deux ans, mois pour mois, après î\u2019extraordin aire aventure connue sous le nom de \u201cPrintemps de Prague\u2019\u2019.Une aventure dont on connaît le dénouement tragique : l'intervention militaire des forces du Pacte de Varsovie, le 21 août 1968.Alexandre Dubcek.le spectaculaire leader de cette tentative de \u2022'libéralisation'.est en exil.Dirigé de Moscou, surveillé sur place par quelque 60,000 soldats soviétiques, le nouveau régime de - Gustave Husak resserre graduellement l'étau sur les 14 millions de Tchécoslovaques.L/C 5 mai, quatre jours après les traditionnelles festivités du 1er mai.à peine célébrées par la population.Husak et le secretaire général du PC soviétique, M.Brejnev signaient, au château de Prague, un traité d'amitié de 20 ans.Fernand Beauregard était en Tchécoslovaquie au moment où les deux diet.; de gouvernement paraphaient le document.Le pessimisme de ces \u201cdubcékiens\u201d est-il justifié ?C'est la réponse à oette question que Fernand Beauregard a tenté d\u2019obtenir pendant une visite de 11 jours en Tchécoslovaquie.Dans une série de trois articles, dont le premier parait aujourd'hui en page 5, il commente la situation à Prague.Annonce» classes» / 62 à 7$ Arts et Spectacles / 57 i 59 (landes dessinées / SA Camping / 48 Cinéma / 59 Décés.naissances, etc./ 54 Editorial / 4 Etes-vous observateur 7/63 Finance / 35 4 41 Golf / 50 Horoscope / 22 Informations étrangères / 61 Informations nationales / 2 les secrets de polichinelle / 23 loisirs et récréation / 56 Mots croisés / 63 \u201cMot-mystère'' / 56 Radio et télévision / 58 Sport./ 43 i 50, 52, 55, 60 Tribunaux / 8 Via féminine / 20 è 27 Via mondaine / .21 Votre médecin / 22 partager l'optimisme du président quant à une reprise de l\u2019économie américaine.La remontée spectaculaire du marché boursier de New York au cours de la journée d'hier avait sans doute détendu les esprits.D'après plusieurs des personnalités présentes, le président Nixon s'esi fait dire pur ses invités que le plongeon de Wall Street les jours précédents était directement relié à l'affaire du Cambodge.A cela le président a répondu que cette phase de la guerre en Indochine devait hâter la fin de l'intervention américaine au Vietnam, \u201cque le pays en soit conscient eu non''.M.Nixon s'est dit persuadé qu'une reprise de l'économie se produira au cours du troisième trimestre de l\u2019année en cours.Le problème de l\u2019inflation a lui aussi été abordé ainsi que l\u2019agitation des jeunes sur les campus universitaires.Voir NIXON an page 6 Hausse sans précédent à WaH Street d'après AFP, PC, PA NEW YORK \u2014 Wall Street a connu, hier, une des meilleures séances de son histoire.L'indice des valeurs industrielles a clôturé à 663.20.en hausse de 32.04 points, ce qui constitue un record.Le précédent record datait du 26 novembre 1963 et avait suivi la baisse consécutive .à l\u2019assassinat du président Kennedy.L'indice avait alors progressé de 22 03 points.En pourcentage toutefois, des reprises plus importantes avaient été enregistrées lors de la crise de 1929.A l'issue de cette séance qui a permis à la cote de récupérer les pertes des deux journées précédente tout Wall Street se demande s'il s'agit d une simple reprise technique tempo- ¦ raire ou d'un redressement durable indiquant que le fond de la baisse des six dernières semaines est maintenant dépassé.Le caractère, technique de la reprise est indiscutable.Les affaires ont été fort actives puisque 17,440,000 actions ont été échangées.Parmi les gains les plus spectaculaires figurent IBM aux ordinateurs, American Airlines aux transports aériens, Dupont de Nemours aux Chimiques.Xerox aux machines de bureaux, et Walt Disney aux cinémas.GM, General Electric, Westinghouse, Crown Zellerbach et Bethlehem Steel ont également bénéficié de gains supérieurs à la movennp far Marcel DECJARDtNS de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA - Pendant qu'on attend la nomination d\u2019un médiateur «t que se mult plient les grèves tour.ntes dans les différents bureaux de poste du pays, les négociation?so poursuivent au ralenti entre le Conseil du Trésoi et le Conseil des unions des postes (CUP).Lt \u201cOK\u201d magique qui pourrait tire le conflit de la présente impasse n\u2019est pas encore sur le point d'être renoncé.Les detx ; artic-c sont au bord i.-précipice, ni le gouvernement ni « syndicat ne semblent disposes ; 1er d\u2019un pouce.On l\u2019a de nouveau ccvîoté, hic soir, au cours d\u2019une 2 tjr.üo-'.-f.\tjc i-\ty\ti- -.s \u2018\u2022Maires i\tAtrI:\t\u2022}' emploi, a répété M, W*IUa.r p-.-u'.: pour la *.h /ois depuis\t: >1 /.°ra pas tir pnotm\u201d.r pour min' t; \u2019.!\u2022 .cl,eg .-y.id'cnl a> rcypeU.'1 !«*« V**r fsAfÉia n ov-jjc 6 1,100 postiers en grève à Ottawa OTTAWA \u2014 Les 1,100 postiers et facteurs de la ville d\u2019Ottawa ont commencé à 6 h ce matin une grève de 24 heures.I) s\u2019agit d\u2019une autre grève conforme à la politique du Conseil des unions des Postes, ^lle fait tuite à celles de Winnipeg et le Windsor.Fin des privilèges de certains professionnels & S Monhéal.feudt ?H c ' lit\" *-.« Violentes bagarres à Paris -page 61 \u2014 16 pages rrieteo Partiellement ensoleille aujourd'hui.Risque de gelée la mii\u2019 prochaine.Ensoleil.a demain.Max 60° Min.40° v Détails à la page 6 pompon Pollution de l'air à -tcnlreal : 0.02 partie par million d\u2019anhydride sulfureux.Niveau dangereux: 0.10.uvm CCS C évolueront révélera si les pays de l\u2019Est Voir L'OTAN en page 6 IBREVVAGZS 16 Mstneet différentes TOUJOURS U $«45 \u201c MÊME PRIX! Pmr service è demlcile .S Æt U et/ vs=y \\ 2 IA PRESSÉ.iVvONTREA JEUDI 28 MAI 1970 telephoto PC mmm ' \u2022 ¦ s*sr*»r «.'.vs* 29» *453r.\u2019¦ vues par le syndicat ne peuvent pas.selon le directeur de la Société d\u2019adoption et de protection de l\u2019enfance, M.l\u2019abbé Pierre Hurteau, répondre aux besoins des très jeunes enfants qui peuplent les crèches.Dans le conflit actuel, deux de ces crèches sont touchées, l'une à Montreal et l\u2019autre à Québec, abritent sensiblement la même clientèle.Bien que ne soyant pas une partie en cause, M.l'abbé Hurteau a expliqué hier aux journalistes que la crèche d\u2019Youville préférait confier ses 450 enfants, un à un, à des foyers nourriciers temporaires, que les exposer à des soins improvisés, avec un personnel réduit.\u201cLa Société d\u2019adoption, a expliqué l\u2019abbc Hiirfeau, est responsable du va-et-vient des enfants des crèches dans la région métropolitaine; elle a reçu un mandat des parents naturels de veiller à, la protection de ces enfants.Par la voie des journaux, de la radio et de ia télévision, M.l\u2019abbé Hurteau s\u2019est surtout adressé aux l\u2019cyet s noun i-ciers déjà connus de son agence, La réponse a été renversante Le standard téléphonique de la S.A.P.E.a été pris d\u2019assaut pendant tout l'après-midi.A huit heures hier soir, la \u201créserve\u2019\u2019 de l\u2019abbé Hurteau était déjà assez nombreuse pour qu\u2019on puisse se permettre d'être exigeants.\u201cNous sommes émerveillés, dit l\u2019abbé Hurteau., de 'a qualité des offres.Dans un même immeuble, sept jeunes couples ont offert leurs services, et la plupart des mamans sont des intirmières et des gardes-bébés.Notre expérience dans !e domaine des foyers nourriciers nous permet de déceler, même par téléphone, les candidats sérieux.Le pubiic peut être rassuré.Nos enfants seront entre bonnes mains.\u2019\u2019 La NASA à Terre des Hommes photo Réal Saint-Jean, LA PRESSE la fusée Thor-Delta, prêtée à Terre des Hommes par la NASA, vient de faire son entrée dans les îles.L'engin d'une hauteur de 125 pieds s'inscrit dans la présentation du pavillon de l'Espagne et s'élèvera à l'extérieur du pavillon, sur ta terrasse voisine de la station Notre-Dame de l'Express des Iles.La penbîon de $17.50: les employés manuels de Verdun sont bouleversés Marcîi: certains policiers n'ont pas tiré une cartouche depuis vingt ans Mini-loterie ça se vend trop bienS Les billets pour lr premier tirage hebdomadaire de la nouvelle mmi-lote-rie du Québec, qui doit avoir lieu le 5 juin, \"se vendent trop bien\u201d, a déclaré hier une des responsables du tirage.\"Les billets étaient presque tous vendus après deux jours de vente, a-t-elle précisé.Ca dépasse tous nos espoirs.\u201d \u201cLa \u201cmini-loto\u201d, appelée ainsi parce que le coût des billets et les prix qu\u2019elle offre sont moins élevés que ceux de Loto-Québec, attribuera chaque semaine un total de $76,000 en prix.Les billets coûtent 50 cents chacun.On offre cinq prix de S5.000 chacun, 35 prix de $500 et 335 prix de $100.D\u2019autre part, le valeur des prix du tirage mensuel de Loto-Québec s\u2019élève à $305,000.Le premier prix est de 5125,000.le deuxième prix de $50,000 et le troisième prix de $25,000.Les billets coûtent $2.Pour la Mini-Loto, le numéro gagnant devra correspondre à un numéro clef de cinq chiffres, établi par un ordinateur qui tient compte de toutes les ventes de villets.Le détenteur de ce billet méritera $5,000.Par ailleurs, les billets dont les trois derniers chiffres sont les mêmes que ceux du numéro clef rapporteront $100 à leurs détenteurs, tandis que les quatre derniers chiffres du numéro clef indiqueront les gagnants de $500.Prix supplémentaire Le porte-parole a ajouté cependant que les billets se vendent si bien qu\u2019il faudra produire des billets supplémentaires \u2014 qui seront gravés plutôt qu'imprimés, afin d'éviter les contrefaçons.En conséquence, pour chaque mille billets qui seront vendus par surcroît, on ajoutera un prix supplémentaire.Tandis que les billets de Loto-Québec sont, vendus par l'entremise de banques et d'autres vendeurs accrédités, les billets de la Mini-loto sont achetés en bloc par des agenis et vendus par divers magasins de détail tels que les tabagies et les pharmacies.\"Comme les billets sont automatiquement inscrits par l\u2019ordinateur au moment où ils sont vendus à un agent, ceux qui achètent des billets n\u2019ont pas à craindre que leurs numéros ne soient pas inscrits au tirage\", a fait remarquer ie porte-parole.Elle a ajouté cependant que plusieurs personnes, apparemment ignorantes du système de distribution, envoyaient de l\u2019argent par la poste pour payer leur droit de participation.\u201cNous ne sommes pas organisés pour recevoir ce genre d\u2019envoi.L\u2019acheteur ne sait même pas que l'argent va nous parvenir\", a poursuivi le porte-parole.Troisième loterie Les profits de cette loterie servant d'abord à défrayer les frais d'administration, le reste étant distribué à parts égales au gouvernement et aux gagnants de prix.D\u2019autre part, 60 pour cent des profits de Loto-Québec sont remis au gouvernement, à part des dépenses d'ordre administratif, tandis que les gagnants de prix reçoivent au total 40 pour cent des recettes.\u201cDans domaine, nous nous conformons aux recommandations internationales\u201d, a opté le porte-parole.En outre, M.Maurice Custeau, président de la corporation mise sur pied pour administrer les loteries, a promis une troisième loterie avant la fin de l\u2019été.Il s\u2019agira \u201cd\u2019une grosse loterie, comme les Irish Sweepstakes, avec des billets de $4 et $5 et un premier prix de $200,000\u201d.a-t-il révélé au mois de mars, quelques jours après le premier tirage mensuel de Loto-Québec.A l'intention des bénéficiaires de l'assistance sociale A cause de la situation dans !e conflit.postal, les personnes qui doivent recevoir, au début de juin, leur chèque d\u2019assistance sociale du service du bien-être social de la Ville de Montréal, sont priées de se présenter avec leur carte d\u2019assistance médicale, à leur bureau de section, samedi, le 30 mai.Les gens dont le nom de famille commence par la lettre \u201cA\u201d et jusqu'à la lettre \u201cK\u201d inclusivement pourront se présenter entre 8 h 30 et midi.Les autres pourront s\u2019y présenter de 1 h à 4 h., l\u2019après-midi.lie midi à 1 h, les bureaux seront fermés.Pour les personnes demeurant dans le quartier Rivière-des-Prairies, il est à noter que les chèques seront livrés à domicile.Ceux et celles qui ne savent pas à quel bureau de quartier se présenter pourront composer 872-4262.par Florian BERNARD Les employés manuels de Verdun, véritablement \u201cbouleversés\u201d par l'affaire Francis l\u2019Etoile, ce vieil employé qui ne recevra qu'une pension de $17.50 par semaine après vingt ans de service, viennent d\u2019informer la ville qu'ils ne signeront désormais aucune convei.lion collective à moins qu\u2019on ^tablirse un régime équitable de retraite.Le président du syndicat, M.Guy Chartier, a déclaré à LA PRESSE\u2019, hier soir, que le cas \"l\u2019Etoile\" a fait déborder un vase qui était déjà plein à saturation.\u201cCette vieille loi paternaliste du Québec qui fixe les montants des pensions aux employés municipaux doit disp i-raitre\" a 'pr^t\u2019 M.Chartier.Eu effet, selon cette loi, la ville de Verdun a voté une pension maximum de $17.50 par semaine à un homme quest demeuré vingt ans au service de la municipalité.\u201cIl est absolu \u2022 impensable qu'un fonctionnaire municipal ne reçoive, er 1970, qu'une pension aussi ridicme après tant d\u2019années de service.Si Verdun doit user de pression auprès de Québec pour faire modifier la loi, c\u2019est son pioblè.'iiC.qmant à nous, l'affaire est c'r.re.Nous refuserons de signer un contrat tant et aussi longtemps que cette situation existera.\u201d M.Chartier devait ensuite déclarer que les employés manuels de Verdun, iront jusqu'à la grève, s\u2019il le faut, pour obtenir justice et équité.Permanence après 10 ans En vertu du système actuel, les employés des travaux publics de Verdun ne deviennent permanents qu\u2019après 10 ans de service.Le syndicat négocie présentement, une clause qui accorderait cette permanence après six moin, soit neuf ans et demi plus tôt que dans le contrat actuel.\u201cNous sommes encore au moyen âge, ici\u201d devait prie; ser M.Chartier à LA PRESSE.En 1968, la ville avait promis de préparer un plan de retraite équitable pour ses employés manuels.Rien n\u2019a été fait.\u201cNous avons signé à l\u2019époque, notre contrat sur de telles promesses, mais cette fois, on ne nous reprendra plus.\u201d Paternalisme Le président du syndicat a déclaré que les dirigeants de Verdun se livrent à un perpétuel paternalisme à l\u2019endroit de certains employés.Le cas de M.Francis l\u2019Etoile en fut un .Cet employé a d'abord été empoisonné par le DDT, alors qu\u2019il était au sendee de la ville.Reconnu comme accidenté de travail, la ville lui a versé 10 semaines de salaire.Puis, un peu plus tard, M.l\u2019Etoile faisait un infarctus du myo- carde.nécessitant une nouvelle hospitalisation.Finalement, Verdun décidait de conserver cet employé de 71 ans en service jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait complété 20 ans de service.Cependant depuis plusieurs mois, il était visible, selon ;e syndicat, que cet employé ne pouvait plus travailler à cause de son âge , '-ancé et de son état de santé.\u201cNous ne voulons pas de paternalisme.devait déclarer le président du syndicat, mais tout simplement l\u2019élimination des situations qui occasionnent ce paternalisme.\u201d Rencontre avec le gérant Le président du sundicat a eu une longue conversation avec le gérant de la ville, M.Guy Gagnon, hier après-midi, et lui a exposé la situation.AI.Chartier a reconnu que M.Gagnon est un homme animé par d\u2019excellents sentiments humains, mais qu\u2019il est lui aussi \u201cdominé par une petite clique de politicailleurs\".A Verdun, il se passe des choses incroyables.La veille des élections, la ville a rappelé au travail une trentaine de manuels.Le lendemain de l\u2019élection, ils étaient tous congédiés.Aucun journal n\u2019a parlé de ça.Il est temps qu\u2019on fasse un peu de lumière sur Verdun\u201d, a conclu le président du syndicat.par Florian BERNARD Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, le lieutenant Guy Mardi, a déclan' qu'à cause de certaines économies de bout de chandelles, plusieurs policiers de la région métropolitaine n\u2019ont pas tiré une cartouche depuis vingt ans et qu\u2019ils ne savent même pas si leur arme ne s'enrayerait pas dans l'éventualité d\u2019un vol à main armée.Dans une entrevue exclusive accordée à LA PRESSE, le lieutenant Mar-cil a dit qu\u2019il appuie entièrement le juge Jacques Coderre lorsque ce dernier soutient que les policiers d\u2019au moins 20 des 29 municipalités de la région métropolitaine n'ont aucun accès à des salles de pratique de tir.Certaines villes de la région de Montréal n\u2019ont pas acheté de munitions \u201cd'entrainement\u201d depuis des années, devait-il enehainer.Selon le lieutenant Marcil, une arme à feu est l\u2019instrument de travail d\u2019un policier de même qu\u2019un marteau est l\u2019outil quotidien d'un menuisier ou qu\u2019un stétoscope est indispensable journellement à un médecin.\"Le policier qui n'a pas tiré depuis 20 ans parce que sa viile ne lui fournit aucune facilité à cette fin.expose sa vie à tous les instants de même qu'il expose celles des citoyens qu\u2019il est chargé de protéger\u201d.Selon le lieutenant Marcil, il est inconcevable qu\u2019un corps de police n\u2019ait pas un programme permanent d\u2019entrainement au maniement des armes à feu.Policiers politisés Le président Mardi a ensuite déclaré que les policiers de certaines villes de la région métropolitaine sont les esclaves d\u2019un chantage politique.\u201cCes villes, a-t-il dit, se servent des policiers comme des agents de publicité, mais négligent de les entraîner selon les exigences traditionnelles de cette profession.\u201d \u201cDans d\u2019autres villes, telles St-Lam-bert ou Greenfield Park, on tient les policiers dans la crainte perpétuelle de procéder carrément à la dissolution du service de police si les demandes salariales sont trop fortes\u201d.Et M.Marcil ajoute: \u201cIl s'agit là d'un chantage.Ces villes et d\u2019autres laissent entendre qu\u2019elles abandonneront leur service de police pour demander à d\u2019autres municipalités de prendre à contrat la pro- par André BEAUVAIS II s'est produit, au cours de l\u2019année 1969, plus de 78 accidents graves à l\u2019intersection Rachel-Sherbrooke-Pie-IX, dont 15 ont fait des blessés.De 1965 à 1968, les policiers ont enregistré à cet endroit, 73, 93, 61 et 63 accidents impliquant des automobiles.Le taux d'accrochages se maintient donc dangereusement élevé à cette intersection qui est la quatrième la plus critique sur 6,953 intersections dans la métropole.Les trois autres intersections où il est hasardeux de passer sont, par ordre d\u2019importance: les ronds-points Saint-Laurcnt-Crémazic, Saint-Michel-Crémazie et L\u2019Acadie-Crémazie.On dénote 89 accidents, Tan dernier, dans le rond-point Saint-Laurent-Crémazie, ayant causé des blessures à plusieurs automobilistes et des dizaines de milliers de dollars de dégâts matériels.Le service de la circulation de la ville de Montréal accorde une attention particulière à ces quatre intersections Mais le cas Pie-IX-Sherbrookc-Raciiel suscite beaucoup d\u2019intérêt chez ie directeur de ce service.M.Jacques Barrière, ingénieur.Tout comme chez le maire Jean Drapeau qui n'est pas sans savoir que cette intersection sera de plus en plus achalandée au cours des années à venir et qu\u2019elle sera l\u2019intersection la plus fréquentée, en 1976, à l\u2019occasion des Jeux olympiques d\u2019été qui seront présentés au parc Maisonneuve.Cette semaine, M.Drapeau a lancé l\u2019idée de construire un tunnel qui permettrait de faire passer le boulevard Pie-lX sous la rue Sherbrooke, ce qui éliminerait tous les croisements dangereux et les virages à gauche qui sont actuellement permis.Obstacle: la glaise Un obstacle sérieux, toutefois, pourrait s'opposer à la réalisation rapide d\u2019un projet identique à celui de la rue Berri qui passé sous la rue Sher- tection publique de ladite municipalité si les revendications deviennent trop fortes\u201d.\u201cIl est temps qu\u2019on cesse, dans la rég'on métropolitaine, d'utiliser des policiers comme des organisateurs politiques ou des hommes à tout faire\u201d.Selon M.Mardi, le gouvernement doit prendre des mesures \u201cafin de libérer le policier municipal de la petite politi-caillerie\u2019\u2019.Equipement de la pègre Les gens de la pègre possèdent un équipement ultra-moderne et des armes ultra-rapides.Pourtant, les policiers chargés de les combattre ne possèdent même pas un équipement équivalent.\u201cCertaines villes doivent cesser de faire des économies de bout de chandelles et doivent procurer à leurs policiers d\u2019excellentes armes, des salles de tir, des voitures qui démarrent rapidement.des systèmes anti-balles adéquats.etc.Il y va de la sécurité des citoyens.\u201d M.Marcil devait signaler que la seule expérience des armes que possèdent certains policiers de la région métropolitaine est celle qu\u2019ils ont acquise lors de parties de chasse.\u201cL intégration des forces policières de la région métropolitaine aurait l\u2019immense avantage de garantir l\u2019entrainement aux armes à feu de tous les policiers\u201d devait ajouter le président de la Fraternité.L'exemple de Montréal M.Marcil, même s\u2019il n\u2019a pas toujours été tendre à l\u2019endroit des dirigeants de Montréal, a quand même souligné que la métropole se tient à la fine pointe du modernisme en ce qui touche l\u2019entrainement de ses policiers et les facilités de tir.\u201cLa précision du tir est même une condition de promotion\u201d devait-il signaler.Le président de la Fraternité a ajouté que des salles de tir sont régulièrement à la disposition des policiers et qu\u2019on organise même des concours de précision.\u201cLe travail d\u2019un policier est sensiblement le même à Montréal que dans les banlieues.Il n\u2019y a aucune raison pour que les policiers des banlieues n\u2019aient pas les mêmes facilités que leurs confrères de la métropole\u201d devait' conclure M.Marcil.brooke.Le sol, à l\u2019intersection Pie-IX-Sherbrooke, est constitué d\u2019environ 60 pieds de matière glaiseuse.M.Barrière ne cache pas qu\u2019il faudrait étudier sérieusement la question tout en précisant que cette difficulté n\u2019est pas insurmontable.La question d\u2019un rond-point à voies étagées est complètement écartée puisqu\u2019il faudrait alors empiéter sur le terrain du Jardin botanique et faire disparaître le château Dufresne situé à l\u2019angle sud-ouest de Sherbrooke et Pie-IX.D\u2019après M.Barrière, l\u2019aménagement.d\u2019un tunnel sous la rue Sherbrooke améliorerait considérablement la situation.L\u2019analyse des chiffres de 1969, démontre que les deux mois où Ton a enregistré le plus grand nombre d\u2019accrochages sont janvier et février avec, respectivement, 13 et 11, Au cours de ces mois, c\u2019est entre 13 et 14 heures et entre 18 et 20 heures que les automobilistes furent le plus imprudents.Un relevé effectué par le Service de la circulation précise notamment que les conflits de mouvement sont principalement dus aux virages à gauche.Les plus dangereux sont les virages ouest-nord.Par ailleurs, la circulation nord-sud et ia circulation ouest-est occasionne très souvent des accrochages.Cette intersection pose définitivement un problème de taille au service de la circulation mais M, Barrière ne se considère pas comme battu.\u201cAu cours des prochains mois, nous étudierons et appliquerons certaines mesures nouvelles, à cette intersection\u201d, a-t-il fait savoir.11 ne veut pas pour autant déplacer le problème mais c\u2019est bien ce qui pourrait se produire en interdisant les virages à gauche.M.Barrière reste persuadé que la meilleure formule est celle du tunnel sous la rue Sherbrooke.Si le comité exécutif ordonnait un jour de mettre ce projet à exécution, ce serait alors au service des travaux publics à résoudre ia question de la glaise.\t> îtfléphoto PA Accident sous l'orage mm wfy S iîÆ t Xsr~ .¦ ¦¦¦ -T ,:,i' KSjÿ&f ;-r *- ¦ V-TXSdWXJ ' «.'IJ M Un homme a perdu la vie cf ses trois compagnons\tfossé, hier soir, sous un ciel orageux, près de de route ont été blessés, lorsque ia voiture qu\u2019ils\tWorthington, dans le Minnesota, occupaient a quitté la voie pou* capoter dans le En 1969, 78 accidents graves ont été signalés à l'angle Pie-IX - Rachel - Sherbrooke AU sscVr **¦.: liait* MWMj \u2018 - ' .N-\t- ->-\t.\t-\u2022\t,.V.* i _____________~ T* «\"Safe x V mmasm rv.\t\t 4/LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 23 AAAI 1970 la presse^ Les fluctuations imprévisibles de la bourse de New York, de même que l\u2019apparente inefficacité des moyens utilisés pour lutter contre l\u2019inflation et ses conséquences sur le chômage, ici même au Canada, inspirent aux spécialistes des sentiments tantôt pessimistes, tantôt optimistes.Le ministre canadien des Finances, M.Edgar Benson, s\u2019abandonne à l\u2019optimisme, malgré les raisons qu\u2019on pourrait avoir de se montrer pessimiste.\u201cJe ne crois pas, dit-il, que nous soyons dans une situation an^ogue à celle des années 30.Je pense que la base de l'économie, du moins pour le Canada \u2014 je ne peux parler pour les Etats-Unis \u2014 demeure solide et forte.Lorsque le rajustement des marchés aura eu lieu, et lorsqu\u2019on aura réussi, jusqu\u2019à un certain point, à surmonter l\u2019inflation, alors on assistera a la reprise des affaires.\u201d Ces paroles optimistes du ministre reçoivent l\u2019appui de nul autre que M.George Hees, ex-président de la Bourse de Montréal, critique acerbe des politiques de M.Benson, et ex-ministre du Commerce dans le cabinet conservateur de Diefenbaker.On capte aussi des sons de cloche optimistes de l\u2019autre côté de la frontière.Ainsi, les économistes du gouvernement à Washington se disent confiants plus que jamais de voir l\u2019achvité économique reprend.o dès cet été ou, au plus tard, au début de l\u2019automne.L\u2019Attorney General John Mitchell ne craint pas d\u2019affirmer qu\u2019une croissance constante de i'économie s'établira dès le milieu de la présente année.A ces paroles autorisées, s\u2019ajoutent celles de la maison Midland-Osler qui avoue ne pas croire que l\u2019économie soit dans un état \u201caussi mauvais que les gens l\u2019imaginent\u201d.S\u2019agit-il d\u2019un optimisme officiel mis de l'avant par des personnes en autorité dans le but de rassurer les gens ?C\u2019est bien possible.En tout cas, on signale des témoignages et des faits pessimistes tout aussi nombreux et qui font également autorité.Wall Street s'efforce d'embrayer sur une courbe ascendante, mais les soubresauts des derniers jours commencent à provoquer des débuts de panique à Londres, Paris, Zurich, Francfort et Tokyo.Aux Ftats-LTnis, le sénateur démocrate Mike Mansfield ne craint pas d\u2019affirmer que le public a perdu confiance en l'économie américaine, et des leaders démocrates ont demandé à l\u2019administration Nixon de considérer sérieusement l\u2019imposition d'un contrôle sur les prix et les salaires.Le maire John Lindsay de New York abonde dans leur sens, précisant qu'il y a lieu d'avoir recours à ce genre de contrôle pour une période d\u2019au moins six mois afin de juguler l'inflation \u201cqui mine la nation américaine\u201d.Notai! Ici même, au Canada, les signes de mauvais augure ne manquent, pas non plus.On annonçait hier que l\u2019indice des coeurs industrielles à Toronto comme à Montréal était tombé lundi et mardi de 6.09 et 3.67 à Toronto, et de 6.43 et 4.97 à Montréal.De plus, la réduction du volume des affaires a amené d\u2019importantes maisons de courtage à pratiquer des coupures de salaires de l\u2019ordre ue 20% dans le but de réduire les dépenses proportionnellement à la réduction sensible des revenus.Ainsi, la maison Doherty, Roadhouse & McCuaig Ltd a réduit le salaire de 400 de ses employés répartis dans ses divers bureaux de Montréal jusqu\u2019à Victoria.Les officiers supérieurs de l\u2019entreprise vont se passer de salaire pour une période indéterminée et vont réduire de 20% l\u2019intérêt qu\u2019ils retirent des capitaux investis dans l\u2019entreprise.Pour ce qui est des grands commis, ils ont accepté une réduction de 50% de leur salaire, ainsi qu'une réduction d\u2019intérêt sur leurs capitaux investis.Même phénomène chez Bâche & Co., la deuxième en importance des grandes sociétés membres de la Bourse de New York, et qui administre des bureaux tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Bâche a congédié 600 employés au cours des derniers mois, n\u2019en conservant que 6,000 répartis dans ses 130 bureaux en Amérique du Nord et outre-mer.A qui faut-il se fier, aux pessimistes ou aux optimistes ?Il semble qu\u2019on puisse provisoirement faire confiance aux optimistes, du moins ceux de chez nous.Au Canada, en général, plusieurs facteurs permettent de penser que l\u2019économie se ranimera.M.Benson se montre, en tout cas, fort peu empressé à imposer les restrictions au crédit à la consommation, restrictions annoncées dans son budget du 12 mars.Il se pourrait même qu\u2019il renonce à recourir à cette mesure si le gouvernement obtient la certitude qu\u2019elle pourrait réduire excessivement l\u2019économie canadienne.Autres bons signes.De Tokyo, on apprend que le gouvernement japonais lèvera ses restrictions sur 40% des produits canadiens actuellement interdits sur son territoire.11 est vrai qu'il s'agit, dans la plupart des cas, de matières premières, alors que le Canada importe surtout du Japon des produits manufacturés.Mais Ottawa entend corriger progressivement ce vice de l\u2019économie canadienne.Par ailleurs, le ministre Jean Chrétien lance des appels à la jeunesse pour qu'elle retrouve l\u2019esprit des pionniers et qu\u2019elle parte à la conquête du grand Nord, plutôt que de s'anémier en une stérile contestation.Enfin, ici même au Québec, un nouveau régime semble assuré de la collaboration des milieux d\u2019affaires, ce qui incite aussi à l\u2019optimisme.Jean PELLERIN Aurons «nous une crise?OO LS MUR DSS LDMSNTATÏOMS 5E-3E > \\ / ! H Mm D'Ciit* réservé* ¦ .L'information est un bien commun De même qu\u2019un gouvernement (ministres, cadres, fonctionnaires) n\u2019est pas propriétaire du domaine public, de même !e journalisme (propriétaires de journaux, éditorialistes, journalistes) n\u2019est pas propriétaire de l\u2019information.Le journalisme est serviteur et gardien de l\u2019information, comme le fonctionnaire du ministère de l\u2019Education, par exemple, est serviteur et gardien du système scolaire.Se définir comme serviteur détermine une attitude: le respect de l\u2019information et de ses destinataires.Se définir comme gardien fonde la responsabilité vis-à-vis du domaine que l\u2019on garde.Il y a dix ans, à peine, les journalistes avaient littéralement le devoir de tisonner l\u2019opinion publique, car celle-ci était presque inexistante.Certains hommes se sont alors donné comme mission de la tisonner.Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019ils ont réussi.En 1970, la situation est très différente.L\u2019opinion publique est éveillée et articulée.Il est d'ailleurs incorrect de parler de l'opinion publique au singulier: il existe plusieurs opinions publiques.et dans le temps et dans l\u2019espace.L \u2019o p i n i o n publique montréalaise n\u2019est pas la même à l\u2019est et à l\u2019ouest; elle n\u2019est pas la même non plus de six mois en six mois.L\u2019une des difficultés propres au métier de journaliste, en 1970, c\u2019est de résister à l\u2019éini t-tement oui pourrait résulter des pressions contradictoires qui s\u2019exercent sur ses artisans Les problèmes, et les opinions sur ces problèmes, ne rivalisant pas deux à deux, mais chacun contre tous.Je ne suis à LA PRESSE que depuis quaiques jours et déjà, des lecteurs, par écrit ou directement au téléphone, m\u2019ont sommé d\u2019être ou de ne pas être ceci ou cela; de dire ou de ne pas dire ceci ou cela.Par contre, je n\u2019ai encore reçu aucun ordre de la Direction.Ecrire dans un quotidien, c\u2019est agir; et agir, c\u2019est choisir.Les choix sont difficiles et toujours contestables.Ce sont les limites, dans n'importe quel domaine, qui acculent aux choix.Je dis bien: les limites, et non pas les richesses.Plus on est riche de temps, d\u2019intelligence ou de puissance, moins vite on est acculé au choix.On peut sortir de cette difficulté en se branchant, une fois pour toutes, sur un seul courant d\u2019opinion.On peut en sortir également en ne se branchant sur aucun courant.Peut-être ne faut-il pas essayer de sortir de cette difficulté, mais accepter de vivre avec elle.Et savoir que celui qui a mille vies connaîtra mille morts.L\u2019acceptation de cet inconfort, pour dire le moins, ne peut s\u2019enraciner que dans la certitude que 1\u2019informaticn est une des conditions de la démocratie, \u201cLes malheurs millénaires de l\u2019humanité viennent, non d\u2019une perversité ou d\u2019une absurdité congénitales (.), mais d\u2019un défaut d\u2019information sur cette com-p 1 e x i t é et ces contradictions.L\u2019action presse nos décisions, de telle sorte que la plupart de ces décisions sont nécessairement prises alors que nous n\u2019avons pas le centième, et souvent le cent millième, des informations qui devraient les motiver.(.) Mais tout effort d\u2019information nous (.) élève un peu au-dessus de la misère millénaire.\u201d (Fourastié, Les 40,000 heures) L'information dont parle Fourastié a un sens plus restreint et plus profond que l\u2019information telle qu\u2019on l\u2019entend dans le journalisme.Et encore! Dans la mesure où l\u2019on croit en la démocratie, dans la même mesure on croit dans l\u2019information et dans la fécondité du pari sur l\u2019intelligence du citoyen.Dans la même mesure, on s\u2019oblige à le respecter, à l\u2019écouter et, au bout du compte, à se prononcer.Car, soi aussi, on est un citoyen.Et non pas une fonction.Jean-Paul DESFIENS la presse étrangère _____ Wall Street et l'Europe Plusieurs quotidiens parisiens portent leur attention sur la baisse enregistrée à la bourse de New York.LA NATION (gaulliste) écrit notamment à ce propos: \u201cLa baisse que connaît depuis plusieurs mois !a bourse de New York va-t-elle se poursuivre?(.) Pour l\u2019instant, la baisse des cours à Wall Street s\u2019est répercutée dans toutes les autres bourses, sans exception.(.) En dépit de ses réactions Inévitables, en raison du leadership mondial qu\u2019exerce toujours l\u2019Amérique en matière économique et financière, il serait absurde et psychologiquement dangereux de s\u2019abandonner à la perspective d\u2019une nouvelle crise mondiale analogue à celle des années trente.Bien qu\u2019inquiets, les Américains eux-mêmes considèrent que la situation doit se redresser.Quant aux Européens, et spécialement aux Français, ils se doivent de considérer que la baisse des cours de Wall Street est due à des causes spécifiquement américaines et ses répercussions mondiales devraient être, de ce fait, limitées.\" LE FIGARO (droite modérée) note de son côté: \u201cLa récession s\u2019est combinée à la poursuite de l\u2019inflation.Le message économique à la nation que doit présenter le président Nixon à une date indéterminée, devra être tout à fait remarquable pour parvenir à contrebalancer le ressentiment provoqué par l\u2019entrée des forces américaines au Cambodge et pour remonter le courant de scepticisme à l\u2019égard de sa maîtrise de l\u2019économie.(.) Les milieux financiers internationaux estiment que la Maison Blanche n\u2019a plus beaucoup de temps avant d\u2019adopter une position claire.La baisse de Wall Street, qui est un effet de l\u2019inquiétude suscitée par la conduite de l\u2019économie et de la combinaison récession - inflation, risquerait, autrement, de devenir à son tour une cause grave de ralentissement tde la machine de production.\u20191 COMBAT (Indépendant de gauche) remarque pour sa part: \u201cLes faits viennent souligner l\u2019étroite Interdépendance des situations économiques et financières nationales.(.) La baisse de Wall Street, agent moteur de la baisse de Paris, est la traduction d\u2019une conjoncture économique dépressive, souci profond des milieux d\u2019affaires américains dont la majorité ne voit la solution à ce mal que dans le recours à une relance de l\u2019expansion génératrice d\u2019inflation.(.) Une inflation américaine se répercuterait immédiatement et directement en Europe, venant ajouter ses effets aux tendances inflationnistes qui déjà s\u2019y manifestent.Pour la France, ce serait un coup d'autant plus grave que le moment approche où M.Giscard d'Estaing va devoir relancer l'économie, desserrer le crédit, augmenter la demande intérieure.Une coïncidence entre ces deux laits pourrait être fatale au plan de redressement.La crise américaine est en train de raidir la corde sur laquelle la France cherche son équilibre.\" \"Où va l\u2019économie américaine?\" interroge L'HUMANITE (communiste) qui ajoute: \u201cDepuis le début de l'année, les Etats-Unis subissent à la fois la récession et l\u2019inflation, cumul inquiétant.(.) Les coups de poker ne suffisent pas plus à régler les difficultés internes inhérentes au développement du capitalisme monopoliste d'Etat aux Etats-Unis qu'à résoudre les problèmes de l'Impérialisme envers les peuples.(.) Les contradictions économiques et fondamentalement sociales du capitalisme, portées de ncs jours à une échelle accrue se concentrent au coeur même du système impérialiste aux Etats-Unis.Où les remous déferleront-ils ensuite?(.) Un souci élémentaire de la sécurité française exigerait que notre pays prenne ses distances.Mais la nouvelle étape du pouvoir des monopoles en France le conduit, au contraire, à resserrer les liens avec Washington: danger.\" ce que pense LE LECTEUR e Yadeboncoeur répond à Jean Marchand Je n\u2019ai pas l\u2019intention d\u2019entretenir une longue correspondance.Un mot seulement encore, pour les gars de La-palme, qui sont sur le pavé.Tu parles beaucoup de toi dans ta lettre.Un peu trop.Je ne t\u2019ai pas écrit pour te parler de tes misères, mais de celles des camionneurs.Tu te trompes de propos.Je laisse donc de côté tes plaintes, aussi bien d\u2019ailleurs que ta riposte: ce sera pour une autre fois.Ma sensibilité et la tienne n\u2019ont pas beaucoup d'importance dans cette histoire.Je cours au plus pressé: l\u2019affaire La-palme, dont tu es responsable, puisque tu l\u2019avales.J\u2019ai peu donné de détails dans ma première lettre.Il faut que j en ajoute.Car tu ne manques pas seulement de mémoire; tu manques aussi d'exactitude.Ces détails, les voici : \u201cLes travailleurs ont été protégés dans l'o p é r a t i o n\u201d.écris-tu.C\u2019est beaucoup dire.Sur environ 450 chauffeurs, 285 seulement devaient être repris à plein temps par le gouvernement.Pierre Trudeau, mal informé, est même allé jusqu\u2019à prétendre à la télévision que le gouvernement avait offert de prendre tous les chauffeurs.Or, cette offre n\u2019a jamais été faite.Tu dis : \u201cNous offrions à la majorité d\u2019entre eux.\u201d (jolie majorité: 165 laissés dehors).\u201cNous offrions à la majorité d\u2019entre eux, sans discrimination aucune et en respectant leur ancienneté, une sécurité d\u2019emploi qu\u2019ils n\u2019avalent jamais connue auparavant.\u201d C\u2019est faux.Le gouvernement n\u2019a jamais offert de icconnaltre cette ancienneté.Non seulement il ne l'a pas offert, mais il ne pouvait pas le faire, car, dans la fonction publique, les chauffeurs allaient être régis par une convention collective à laquelle un syndicat déjà en place était partie: le gouvernement pouvait-il promettre que cc syndicat accepterait, contre l\u2019intérêt de ses propres membres, l'ancienneté des nouveaux venus dans la fonction publique?Tu paries de \u201cla sécurité d\u2019emploi\u201d que le gouvernement aurait proposée aux chauffeurs.Celle-ci n\u2019a pas été offerte non plus.On ne pouvait pas l\u2019offrir, d'ailleurs; car si l'ancienneté n\u2019était pas garantie et ne pouvait pas l'être, comment parler de sécurité d'emploi ?Bien plus, même les postiers actuels n'ont pas cette sécurité et la réclament ! Tu écris: \u201cAu niveau du cabinet, nous avons fait accepter par le gouvernement une responsabilité à l'endroit des conducteurs de camions de La-palme qu'aucun employeur au Canada n\u2019aurait acceptée,\u201d Un cadeau, quoi! Tu ferais mieux d\u2019écrire qu'aucun syndicat au Canada n'aurait accepté le coup de force de Kierans, l\u2019arbitraire du cabinet, la morgue de ses ministres, la destruction du syndicat, tes piètres excuses et 165 chômeurs de plus! Non, le problème demeure entier, car il découle d'une saleté, soutenue ensuite d'une manière ou d une autre par la force de l\u2019Etat.Dans tout le Canada, le camionnage des postes est donné à contrat, sauf à deux ou trois endroits.Fallait-il que le gouvernement prit ici ce travail à sa charge, après qu\u2019un ministre eut tenté de détruire un syndicat ?Cela n\u2019était pas nécessaire et ce ne l\u2019est pas aujourd\u2019hui davantage.Il fallait vraiment que le Cabinet fût complice du ministre, avant le fait ou après.Mais en ce cas, ce n'est pas seulement Kierans qui a frappé le premier coup, mais c\u2019est le gouvernement, et c\u2019est toi : il n\u2019y a pas de différence.Tu as donc le problème sur les bras.Un syndicat.Quatre cent cinquante hommes ou à peu près.Un coup direct au droit d\u2019association.Arrange-toi comme tu voudras, tu es collé avec cette responsabilité-là.Tu n\u2019es pas un quidam ; tu es un ancien dirigeant syndical et tu avais mis ton âme dans la cause des travailleurs.Homme politique, il faut composer, bien sûr, je sais cela.Mais quand le compromis atteint les principes mêmes qui ont inspiré les trois quarts d\u2019une vie, l\u2019homme politique lui-même a très précisément à décider si, à l\u2019épreuve, il reniera ce qu\u2019il a cru.Est-ce ne pas respecter ton passé que de l'évoquer parce qu'il t\u2019honore et qu\u2019en même temps il risque de te condamner ?Tu ne sors pas d on ne sait où; tu as passé ta vie à te battre pour le droit d'association.Penses-tu pouvoir alors, parce que tu es ministre et dans un cas ap~*l clair, revenir sur ta vie pour marcher dessus?De toute façon, penses-tu que nous allons te laisser faire ?Pierre VADEBONCOEUR 1001 St-Deni* Montréal 1?.\u2019 Encore Loto-Québec Dans la Presse de vendredi le 1er mai, Mlle Pouliot dit qu\u2019elle aimerait savoir où M.Dalpé s'est procuré ses statistiques du Sweepstake irlandais.La réponse est au verso du billet de loterie où il est expliqué que le fonds réservé aux prix sera divisé en autant de tranches de 120,000 livres sterling que ce fonds pourra en contenir.Chacune de ces tranches de 120,000 livres sterling contient un gros lot et tous les autres prix moins importants.Pour cette raison nous sommes toujours assurés d'un gros lot par tranche de 120.000\tlivres sterling, quel que soit le nombre de billets vendus.Comme preuve de ceci, La Presse de lundi, le 29 décembre i969, à la page 35, publiait les noms de quatre Canadiens remportant chacun le gros lot de $130,000 au Sweepstake irlandais.Cependant, il faut vendre environ 200.000\tbillets à une livre sterling chacun (prix indiqué sur le billet de loterie) pour obtenir 120.000 livres sterling attribués en prix car il faut soustraire environ 80.000 livres sterling versées au fonds des hôpitaux et en frais d'administration.C'est donc une chance sur environ 200,000 que nou3 avons de gagner le gros lot et non une chance sur 120,000 tel qu\u2019indiqué dans la lettre de M.Dalpé.C\u2019est encore beaucoup mieux qu\u2019à Loto-Québec.Roger LEDUC 103, rue Notre-Dame, Cap-de-la-Madeleine, Quê.LA PPESSE ut publié* p«r U PKESSt, ITEE.7.nn Sf-Jacquet, Montré.!, Téléphone i 874-7272.Seule la Prêts# Canadienne *sf autorisée à diffuser U* information at \"LA rRESSE\" «i celle* des service» d* il Prêts# Attociée et de Reuter.Tout dreit» a# reproduction det Information* parflcultl* re» k LA PRESSE sont également réservés.\"Courrier de la deuxième classe \u2014 Enrtglitramanf numéro 1400\".Port de retour garanti.Service du llrage - îfléphena « 874-691 T. LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 28 MAI 1970\u2019/S lp Dubcek et la liberté vivent en exil Fernand BEAUREGARD CHRONif3UE\"4 A L'INFORMATION ÉîRANGèKt envoyé spécial de LA PRESSE Le 5 mai dernier, pendant que sous un soleil printanier la foule praguoise noircissait les grands boulevards et les squares millénaires de la capitale, pendant que le héros du \"Printemps de Prague\", dans son exil ambassadorial en Turquie, assumait cérémonieusement ses fonctions et que quelque 90 Canadiens, dont le signataire de ce texte, visitaient Bratislava, chef-lieu de la Slovaquie, Leonid Brejnev et Gustav Husak, respectivement r.fcrefaire général des PC soviétique et tchécoslovaque, apposaient leur signature au bas d'un traité d'amitié de 20 ans.Huit mois auparavant, soit le 21 août 1969, un an jour pour jour après l\u2019invasion de la Tchécoslovaquie par les forces armées du Pacte de Varsovie, la correspondante de \"France-Presse\" à Prague, Claudine Canetti, écrivait: \"Officiellement \"normalisée\" mais pas encore \"consolidée\u201d, aussi désunie politiquement et idéologiquement quelle était unie l'an dernier, économiquement exsangue et intellectuellement musclée, ainsi apparait la Tchécoslovaquie, un an après l'intervention des forces du Pacte de Varsovie\".Voici donc que le 5 mai 1970, 24 mois après le célèbre \"Printemps de Prague\u201d, ce pays d\u2019Europe centrale a franchi la dernière étape d'un voyage turbulent vers une virtuelle extinction nationale.\"Normalise\u201d dès 1969, le voilà maintenant \"consolidé\", c\u2019est-à-dire démuni de tous moyens de contestation politique, idéologique et intellectuelle.En acceptant de signer le texte du Traité en vertu duquel TEiat fédéral tchécoslovaque jurait amitié et assistance militaire à l'URSS pour les deux prochaines décennies, en permettant d'inclure dans ce document \"honteux\u201d, une clause de gratitude à l\u2019endroit des armées libératrices de 1968, Gustav Husak a livré son pays et ses 14 millions de citoyens, pieds et poings liés aux maitres du Kremlin.L'insulte du silence Ces maitres du Kremlin, Léonid Brejnev et le premier ministre Alexis Nossyguine, les Praguois leur ont fait l'affront suprême.Plutôt que de dénoncer, avec toute la violence et l'éclat dont elle est capable, leur présence en sol tchécoslovaque, plutôt que de manifester sa haine et son mépris, la foule praguoise leur a servi l'insulte du silence.Et les dirigeants soviétiques, traités sous le bras, ont dû repartir presque à la sauvette vers Moscou.Inutiles avaient été les extraordinaires mesures de sécurité prises par le régime de Gustav Husak.Tragico-cc-mique le pavoisement des édifices publics où à toutes les fenêtres flottaient en côte à côte les drapeaux des deux Etats.Car les seules festivités qui se déroulèrent depuis le 1er mai jusqu\u2019au départ des \"libérateurs\u201d soviétiques furent boycottées par la population dans son ensemble.Le square Venceslas, où le 1er mai 1968 quelque 400,000 Praguois avaient pendant plus de 14 heures et dans un enthousiasme indescriptible, célébré le 23e anniversaire de la libération et qui, le 21 août 1969, premier anniversaire de l\u2019invasion des forces du Pacte de Varsovie, avait été la scène de sanglants accrochages entre forces de l'ordre et manifestants n'a réuni qu'on-viron 15,000 curieux en cet après-midi de mai 1970 pendant que le président Svoboda et le leader du PC en présence de Rrejnev et Kossyguine installés sur une tribune improvisée face au Musée national, clamaient leurs discours de circonstance.**.**-.*\u2022*\u2022 - - V * *\"/ I* Le 21 août 1968, les chars d'assaut «ovifcMques s'installaient forces armées de quatre pays du Pacte de Varsovie.La sur la Place Venceslas, à Prague, quelques heures après violence s'emparait de la Tchécoslovaquie, avoir traversé la frontière du pays en compagnie des Alexandre Dubcek, héros du \"Printemps de Prague\", a parcouru en deux ans la route cahoteuse qui Ta mené de la gloire du combat à l'humiliation de l'exil.***** télSpholo UPI La photo montre les quatre \"vedettes\" à l'aéroport Rusyne, en banlieue do Prague, quelques instants après l'arrivée des maître*, du Kremlin, dans la matinée du 5 mai.Les quatre signataires du Traité d'amitié de 20 ans conclu entre Prague et Moscou, le S mai dernier, dans la salle espagnole du majestueux Château de Prague.Dé ?à d.: Ludvik Svoboda, président de l'Etat fédérai tchécoslovaque, Gustav Husak, p-emier secrétaire du parti communiste, Leonid Brejnev, son homologue soviétique, at Alexis Kossyguine, premier ministre de l'URSS.^ J ¦ \u20224:» \u2019 > */\u2019*¦ fry- Extrêmement faible également fut l\u2019assistance au grand défilé militaire qui faisait montre à la population «le la force de frappe tchécoslovaque.Les Tchèques n\u2019aiment pas les blindés, et pour cause.Un peuple désormais sans leader Apathie, désintéressement, passivité.Au point de vue politique, les Tchécoslovaques en sont rendus là.Ils n\u2019ont plus de leader capable de les guider vers une autre aventure de libéralisation.Alexandre Dulrcck est disparu de la scène.On l\u2019a exile et avec lui, la liberté est partie en exil.Délesté de toutes ses prérogatives dans le gouvernement et dans le parti, affublé, pour la forme du titre d'ambassadeur en Turquie, le héros de 1968, le champion de la libéralisation, le \u201créformiste\u201d honni de Moscou, sera éventuellement expulsé du PC et peut-être, si Husak cède aux pressions de plus en plus fortes des \"staliniens\u201d du régime, subira l'humiliation d'un procès politique.Ec pourtant, à peine deux ans se sont écoulés depuis ce magnifique printemps de 1968 où, solidement et unanimement rangés sous son leadership, étudiants, travailleurs, intellectuels, militaires et fonctionnaires de Bohême, de Moravie, de Slovaquie faisaient l'expérience fantastique de la liberté.Ce que Dubcek leur offrait n'était pas le rejet de la doctrine communiste.Loin de là.Cet homme de 46 ans, issu d\u2019une famille modeste, avait épousé dès son jeune âge, la cause du communisme.11 avait, par son talent et sa persévérance, gravi tous les échelons menant aux hautes sphères du parti.Non, ce qu\u2019il désirait instaurer dans son pays, c'était un régime où communisme et liberté acceptaient de coexister dans l\u2019harmonie, un communisme loyal cerfes mais non asservi au diktat du Kremlin.C\u2019était en fait un communisme authentiquement démocratique.Un gigantesque pari perdu Ce pari gigantesque, les Tchécoslovaques l\u2019ont presque gagné.Presque.Il a fallu, pour mater celte \"insurrection nationale\u201d que l\u2019Union soviétique use des plus habiles et ignobles stratagèmes.Il a fallu aux Brejnev, Kossyguine et autres leaders d'URSS, faire mine de jouer le jeu, mentir effrontément, jurer de ne jamais recourir à l\u2019invasion et ce au moment même où les plans d\u2019invasion étaient mis au point.Il leur a même fallu braver la réprobation mondiale et répéter le tragique et détestable scénario de la répression hongroise de 1956.Car, et cela le peuple tchécoslovaque et les incrédules du monde occidental -l\u2019ont brutalement appris le 21 août 1968, s\u2019il existe une hégémonie améri- \u2022 cainc.il existe également et plus redoutable encore, l'hégémonie soviétique qui pour survivre ne peut pas tolérer que le soleil de la liberté brille et que le vent de l\u2019indépendance souffle sur l\u2019Europe centrale.Ce fut la grande erreur du \"réfor- \u2022 miste\" Dubcek et de ceux qui, entraines par la vague libéralisante du \"Printemps de Prague\u201d, ont voulu pousser trop loin et trop vite leur élan.L'aventure a échoué lamentablement.Et, par son échec même, elle a provoqué un ressac désastreux qui place la Tchécoslovaquie, en cette première année d'une nouvelle décennie, sur la voie d\u2019un long et pénible \u201cvoyage au bout de la nuit\u201d.Dans cette longue nuit qui ne pourra manquer d'être peuplée de cauchemars, le peuple tchécoslovaque n'aura peut-être d'autre recours que de se souvenir et d'espérer.Demain, \"Un voyage au boui de la nuit\".LA VENTE 60% LA VRAIE N Bateau 17'.Rég.$2000.Spécial $995 Remorques-accessoires Camper-amphibie $1095.Spécial $595 Propulseur Jet $495 Spécial $125 Stock d'hiver \u2014 autoneige W.H, BENOIT Inc.544 DES LAURENTIDES P0NT-VIAU, LAVAL I VIA PRESSE, MONTREAL.JEUDI L'OTAN SUITE DE LA PAGE 1 sont vraiment animés, eux aussi, par le désir de détente qui anime les Occidentaux.Alors, on pourra songer à cette conférence sur ia sécurité et la coopération européenne dont or» a toujours parlé jusqu\u2019ici sans grande conviction.On y parlerait de la renonciation à la force, et plus généralement de l'établissement d'un code de bonne conduite entre les peuples.Les t4 membres de l\u2019Alliance appartenant à l'organisation militaire intégrée veulent qu'on y parle aussi do réduction mutuelle et équilibrée des forces conventionnelles.Mais .la France, qui n'y croit guère, et qui r.e veut en tout cas prs que le désarmement figure comme condition piéalable à la convocation d\u2019une conférence sur la sécurité, ne s'est pas associée à ce dernier chapitre.C'est pourquoi la proposition d'une réduction des forces fait l'objet d\u2019une déclaration à part, distincte du communiqué, et signée seulement pa; tes 14 pavs de l'organisation militaire intégrée.Cette dissociation sur un point precis de l\u2019entreprise de détente n'a pas trouble l'atmosphère de bonne entente qui a dominé ia session du Conseil atlantique.On a tenu pour particuliérement important que l'accord se soit établi entre les quinze sur la notion d'une approche multilatérale vers les pays de l'Est.Ceci par opposition à la notion d'une négociation \"de bloc à bloc\u201d qui aurait cristallisé la séparation de l\u2019Eure pe et du monde en deux.Si, en acceptant d'examiner pratiquement ia possibilité de conversations multilatérales, les Occidentaux ont pénétré, avec appréhension pour certains, sur le terrain choisi par l'Est au bout du compte: Une conférence, l'offre de conversations exploratoires sur les réductions mutuelles et éauilibrées de forces eu Europe est par contre une initiative purement occidentale.Trois fois déjà depuis juin 1968.à Reikjavik, les pays participant à l'organisation intégrée de l\u2019Alliance ont manifesté vainement leur intérêt pour ce sujet.Cette fois, comme le souhaitaient pratiquement tous les partenaires de la France, iis présentent un cadre de négociation.Réservés sur la question d une approche multilatérale du problème de la détente en général, les Etats-Unis < qui ont 300.000 hommes en Europe: et les Allemands étaient par contre favorables à cette démarche.Malgré les réserves de certains pays excentriques (Grèce et surtout Turquie.croit-on savoir) la zone retenue par priorité est celle de l\u2019Europe centrale.celle ou la concentration des troupes est la plus forte Le texte adopté précise également qu'un accord eventuei devrait concerner aussi bien les troupes nationales que les troupes étrangères stationnées; celte précision, bien que les espoirs de négociation réelle et fructueuse soient toujours aussi lointains, intéressera certainement le Congrès américain et notamment le sénateur Mansfield, partisan d'un retrait important des forces américaines d'Europe.En cas de refus du camp socialiste ou déchec des négociations, le prési- 28 MA?1970 dent Nixon disposera, s'il le souhaite encore, d'un argument contre M.Mansfield.A ce propos, l'intérêt évident de l'OTAN pour une réduction \"asymétrique\u201d (tenant compte de la \"profondeur\u201d de Taire géographique relative des deux alliances européennes.) risque fort, comme Ta fait remarquer M.Schumann (France), rebuter un Kremlin déjà indifférent.Toutefois.fait-on remarquer dans diverses délégations, Washington a dû attendre 19*9 pour que les Russes répondent favorablement à l'offre de négociation sur les armements nucléaires stratégiques lancée pour la première fois par le, président Johnson en 1967.Londres et Bonn (dont les ministres de la Défense.MM.Healey et Schmidt, s'étaient entretenus à ce propos mardi avec le secrétaire d'Etat Rogers) souhaitaient mentionner les armes nucléaires tactiques parmi les armements à \"réduire\u201d.Washington, qui, par le système de la double clé.contrôle les quelque 7,000 engins de ce type installés en Europe, s'y est opposé.La déclaration comporte une ai-iuaion d'une imprécision voulue aux \"systèmes d'armes\u201d dans les zones concernées par un éventuel accord.Les \u201c14\u201d ont chargé le gouvernement italien de sonder, à ce propos, les gouvernements socialistes, neutres et non-alignés.non pas de moins d'hommes\u201d, souligne le CUP dans sa déclaration.\"OK.Entendons-nous pour ne pas jeter des hommes sur le pavé.Entendons-nous pour que l\u2019entrainement adéquat soit donné à ceux qui travaillent lorsque des nouvelles méthodes seront mises en vigueur.\u201cEn un mot, ajoute le CUP, que les porte-parole du gouvernement mettent par écrit ce qu\u2019ils affirment aux Communes en parlant de la sécurité d\u2019emploi, ils devraient l\u2019inclure à la convention collective qui.à ce compte, aurait été signée depuis longtemps.\u201d Les pourparlers doivent reprendre aujourd\u2019hui à 14 h.30.Hier soir, les représentatifs syndicaux et gouvernementaux se sont rendus à L'aéroport d\u2019Uplands, à Ottawa, pour rencontrer le président de la Commission des Relations i\u2019.i Travail dans la fonction pu- 1 blique, M.Jacob Finkelinan, afin de discuter de la médiation.MM.Houle et Décarie demeurent convaincus que la présence d'un médiateur n'est pas nécessaire à ce moment-ci.Ils sont toutefois prêts à poursuivre les négociations en sa présence s'ils sont forcés de le faire.QUEBEC \u20221 ' \u201c3 VOTE POSTES SUITE DE LA PAGE 1 postiers étaient disposés à faire des grèves tournantes jusqu\u2019au dénouement du conflit.(Une seule indication quant à l'échéance, le rendez-vous de pèche de M.Houle, au lac Croche, au mois de juillet.».Un lock-out D'autre part, ia perspective de grèves tournantes permanentes embête au plus haut point les dirigeants des postes et le Conseil du Trésor qui n'ont cessé depuis quelques jours de laisser croire à l\u2019imminence d'une grève nationale des postes.A sa sortie des Communes, hier, le président du Conseil du Trésor, M.Charles Drury, a expliqué que jusqu'à présent, les grèves tournantes à Winnipeg et Windsor (la troisième n'était pas encore connue) n'avaient pas trop ralenti le service postal.Il a avoué cependant qu\u2019il serait virtuellement inutile de tenter de maintenir en opération un service postal qui aurait peine a se débrouiller avec les embouteillages resultant des grèves tournantes.De là, la possibilité d\u2019un lock-out.Le gouvernement, par ailleurs, qui soutient depuis le début du conflit avoir la faveur du public de son côté, doit mesurer l'impact qu'un iock-out pourrait avoir chez les Canadiens s'il décidait lui-même de suspendre son service postal.Dans une déclaration remise à la presse, le CUP souligne qu'il est prêt a faire face au défi que pose le 20ième siècle, qu'il est disposé à faire face à l\u2019avènement des changements technologiques.transformation qui menace leur emploi.\"M.Kierans va même jusqu'à dire qu'il aura besoin de plus d'hommes et SUITE DE LA PAGE 1 le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, à la suite de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.M.Bourassa a présicé qu'un projet de loi apportant des amendements à la charte do la Ville de Montréal, sera soumis à cette fin à l\u2019Assemblée nationale, dès la reprise de la session.Ce projet de loi accordera le suffrage universel pour tous les citoyens ayant 18 ans révolus.Jusqu a présent, seuls les citoyens de Montréal, possédant le titre de propriétaire et ayant 21 ans, avaient droit de vote lors des élections municipales.D'après AL Bourassa, le président du comité exécuiif de la ville de Montréal, M.Lucien Saulnier, se serait dit d'accord avec le projet de loi du gouvernement.Ce projet de loi fait suite à la campagne entreprise au début du mois de mai par le Front d'action politique (FRAP) en vue d'obtenir le suffrage universel et de faire abaisser de 21 ans à 18 ans le droit de vote en prévision des élections municipales qui auront lieu à l'automne.Selon cet organisme le changement qui sera apporté portera de 408.000 à 823,000 le nombre de personnes qui auront droit de vote à l'occasion des élections.Les personnes les plus nombreuses qui seront affectées par l'amendement sont les épouses des propriétaires qui n'avaient pas droit de vote.Depuis le 1er janvier 1969.le suffrage universel existe dans toutes les municipalités du Quebec à cause des amendements apportés à la Loi des cités et villes et au Code municipal.La ville de Montréal, qui possède sa propre charte, n'était pas affectée par ces amendements.Quant à la ville de Quebec, l'Assemblée nationale lui avait déjà accorde en 1965 le suffrage universel à compter de 18 ans.SUITE DE LA PACS I gent à nos architectes et ingénieurs.Mais quelles incidences cela a-t-il en d'autres secteurs?11 faut songer aussi que cela coûte cher parfois.Il y a également des \u201cconsultants\u201d qui servent d'intermédiaires entre les fonctionnaires et les ingénieurs privés.C'est tout ce système que Ton revise actuellement.Nous avons révoqué deux contrats du genre dont les prix nous semblaient disproportionnés.11 y a aussi des terrains d\u2019écoles que Ton a payés trop che.1.Nous allons à la limite pour révoquer des contrats du genre.A la Voirie, incidemment, il y a des engagements qui ont été pris pour 20 ans avec des firmes de consultants\".Y aura-t-il nue loi pour énoncer définitivement une politique gouvernementale en ce domaine?M.Bourassa n'a pu l'rifirmer.Il a cependant indique que sor gouvernement étudierait la question de façon globale, en tenant compte des représentations des professionnels syndiqués du gouvernement.Ceux-ci ont déjà protesté contre cette habitude de confier à certaines firmes privées des études et projets qu'ils bourraient tux-mémes réaliser.Quant aux coupures budgétaires que son gouvernement cherche à effectuer ces jours-ci, M.Bourassa a admis que les prévisions de certains observateurs selon lesquelles elles seraient d'environ $70 millions, étaient assez réalistes.Ces coupures, toutefois, ne touchent pas uniquement le livre des prévisions budgétaires déposé durant la campagne électorale par Tex-ministre des Finances.M.Mario Beaulieu mais également d'autres secteurs de dépenses.Malgré tout, a répète le premier ministre, il n'est toujours pas question de sabrer dans les services essentiels destinés à la population.D\u2019autre part, a dit M.Bourassa, le gouvernement fera en sorte de couper dans les dépenses sans engendrer une baisse des emplois.Toutefois, a-t-il ajouté, le Parti libéral a été élu autant sur ses promesses de création d emplois que sur celle d\u2019instaurer l'efficacité administrative.\"Nous ne pourrons jamais dégager les sommes essentielles a la relance économique, a dit M.Bourassa, si nous n'avons pas une administration efficace.\u201d Quant à la création de nouveaux emplois, le premier ministre a déclaré que son gouvernement espérait toujours remplir sa promesse d'en créer 100.000 en 1970.La situation économique nord-américaine, surtout la situation boursière, n'est guère rassurante, avoue M.Bourassa.Mais les fondements mêmes de l'économie nord-américaine sont sains et nous ne pouvons comparer la situation actuelle à celle de 1929.ALLOCATIONS SUITE DE LA PAGE 1 Quant aux déclarations pretees au ministre fédéral John Munroe selon lesquelles Ottawa ne céderait jamais a une demande québécoise en ce domaine.le premier ministre a déclare ; \"Cette affirmation n'est pas nouvelle.C'est toujours sujet à négociations.Tout dépend de la façon dont nous pourrons appuyer notre demande.\u201d Fraise et 1 champagne à la Bourse Le jus de fraises et le champagne couleront, ô délices, sur le parquet de la Bourse, à Montréal.Avec l'autorisation émue et bienveillante, bien sur, des autorités boursières montréalaises et canadiennes, qui ont permis que le bal printanier des Jeunes Associes du Musée des Beaux-Arts de Montréal se déroule en ces lieux.Ledit événement est devenu synonyme d'une soirée annuelle; où tous les jeunes gens \u201cdans i vent\u201d de Montréal, et aussi de ses banlieues, vêtus d\u2019un smoking ou d'ur.c robe longue, dégustent dr, fraises et du champagne et s\u2019amusant terme.L cura cette année un thème pou.le moins évocateur, sinon inspiré du décor dans lequel il aura lieu; \"Les Jeux de hasard\u201d Encore retentissant des cris et exclamations particulières à de tels endroits, le parquet de la Bourse sera décoré de façon à accentuer l'ambiance financière: on fer?notamment usage de photographies des anciens locaux de la Bourse.Quoi» à la musique, elle n'aura rien qui puisse rappeler celle qui accompagne généralement les acti vités plus normales des habitues des lieux.Les groupes Pops Mer-rely.Pandora Sound et Light Show en feront lis frais.!î y a cinq ans, l'inauguration du nouveau parquet de la Bourse de Montréal et de la Bourse canadienne avait été l'occasion de grandes célébrations, mais ce sera la première fois qu'il sera le théâtre d'un événement social d'allure aussi gaie Le bal des JAMM aura heu dans la soirée du samedi, 6 juin.Hôpitaux privés: la conciliation a repris La conciliation a repris ce matin, à 10 heu* es.entre les représentants de quelque 2,300 employés des institutions privées de santé et ceux des représentants des trois associations patronales en cause, TA.F.A.(association des foyers pour adultes) TA.P.T.E.(association provinciale des institutions pour l\u2019enfance) et TA.D.E.P.(association des directeurs et établissements privés).en présence des représentants des différents ministères concernes.Cette reprise de la conciliation fait suite à la rencontre du ministre de la Santé, de la famille et du bien-être.M.Claude Castonguay, avec les représentants de la CSX.le président Marcel Pepin, et M.Norbert Rodrigue, président de ia Fédération nationale des services.La conciliation était rompue depuis le 12 mai, et la grève est annoncée pour le 31 mai.Une seule association patronale a accepté de négocier des services d'urgence.le TEMPS qu'il fera Ensoleillé et frais Le ciel sera ensoleillé durant toute la journée, mais un centre de haute pression situé au-dessus de la baie James affecte tout le Québec et gardera la température froide pour encore quelques jours.Cette perturbation se concentrera sur les régions centrales du Québec vers la fin de la journée, demain, pour ensuite occasionner un réchauffement gradue! du temps.Dorval prévoit pour aujourd hui un maximum de 60 degrés à Montréal, et un minimum.!a nuit prochaine, de 40 degrés.Les météorologistes n'écartent oas la possibilité de gel dans les Gantois de l'Est et dans les Laurentides, au cours oc la nuit./-'.aximum aujourd'hui : 40' Minimum la nuit prochaine : 40* Prévision! \u2022ffictétlos tmiiei çjr »\u2022 **vr«ou mé-têoroloqtqut d* Montréal : Montréal a» la région, région da l'Abitibi, regtt* Ha Pontlae-Témiscamingue.Ottawa et la région, r eg ton dci Laurentidas : enw.-iHt, avec que ques périodes noageusoa aujourd'hui.Risque de geien cnrr,* les région* rurales ¦* nuit prochaine.Doma.-s ensoleillé *« couvrant on fin de journée.Frais.Venls légers.AAaxlmum aujourd'hui et minimum a nuit prochains à Men>ré»l 60 et 40 ; è Val d'Or e- Rouyn-Nor =rda 6 et 30; è T émise»mingue 50 e\u2018 32 ; à Ottawa et S\u2019e-Agathe 60 et 35 Villa oa Quebec et ia région, région des Cantons de l'Est, région de 5t-Maurica : ensoieil'é avec pé'ixtes T\u2019uagewKri, aujourd'hu .R'sque de
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