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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1970-09-28, Collections de BAnQ.

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[" Hussein et Arafat signent un accord assurant la fin des combats meurtriers en Jordanie D'après Reuter-AFP-UPI Le roi Hussein de Jordanie, Yasser Arafat, chef suprême de l\u2019Organisation de libération palestinienne et leader d\u2019El Fath, ainsi que huit chefs d\u2019Etats _ arabes ont signé, hier soir, au Caire, en présence de Nasser, un accord qui doit assurer la fin des combats meurtriers en Jordanie et permettre une coexistence pacifique entre l\u2019autorité jordanienne et l\u2019OLP.L\u2019entente comporte le retrait immédiat des forces gouvernementales fet palestiniennes du territoire de la capitale et la création d\u2019une commission de trois membres, dite \u201ccomité suprême\u201d à qui est dévolue la tâche d\u2019assurer le respect de l\u2019accord.Le premier ministre de Tunisie.Bahi Ladgham, président de cette commission, est arrivé à Amman où il sera re- joint par les deux autres membres, l\u2019un nommé par l\u2019OLP et l\u2019autre par le roi Hussein.L\u2019accord conclu hier au Caire, mais dont le texte n\u2019a pas été divulgué, semble donner au \u201ccomité suprême\u201d, que Voir HUSSEIN, *n page Ai Le plus grand quotidien français d'Amérique Principal obstacle : la question monétaire irk 10Ç Montréal, hindi 28 septembre 1970, 86e année, no 225, 56 pages, 4 cahiers Rupture des négociations spécialistes-Québec Les négociations sont rompues entre le gouvernement et la Fédération des médecins spécialistes du Québec depuis la fin de semaine, et un affrontement 1 décisif se dessine entre les deux parties pour les prochains jours.Et tandis que les médecins spécialistes commencent à prendre leurs dispositions en vue du déclenchement possible d\u2019une grève, le premier ministre Robert Bourassa a fait des déclarations qui clarifient la position de chacune des parties.M.Bourassa a en effet déclaré que la question monétaire restait le principal motif pour les spécialistes de refuser d\u2019adhérer au régime d\u2019assurance-maladie.Au cours d\u2019une émission enregistrée par la station de radio C JMS et devant être diffusée ce soir sur le réseau \u201cRadio-Mutuel\u201d, le chef du gouvernement provincial dit que la question d\u2019argent est, en définitive, l\u2019obstacle le plus important sur la voie d\u2019un règlement avec les médecins spécialistes.\u201cSi le gouvernement consentait à se plièr aux exigences financières des médecins, ajoute le premier ministre, les questions comme le désengagement ou les normes d\u2019exercice de la médecine deviendraient vite secondaires.\u201cLes médecins spécialistes, dit M.Bourassa, réclament plus d\u2019argent\u201d que ce que le gouvernement est en mesure de leur offrir, compte tenu de ses priorités.Il n\u2019est pas question pour le gouvernement d\u2019accroître la masse monétaire qu\u2019il a prévue au titre de l\u2019assurance-maladie et imposé un fardeau supplémentaire aux contribuables uniquement pour satisfaire aux exigences des spécialistes qui veulent la parité avec l\u2019Ontario.M.Bourassa dit é g a 1 e m e n t qu\u2019il Voir RUPTURE, en page Ai Photo Robert Nadon, La Pressa 4, % Au revoir des Expos Les Expos ont clôturé leur saison locale hier, en remportant une victoire de 1 à O en 11 manches, aux dépens des Cardinaux de St.Louis.Et pour marquer cette fin de saison, la direction de l'équipe a fait tirer les casquettes des joueurs parmi les spectateurs.Ci-haut, le lanceur montréalais Claude Raymond salue la foule.Cette année, les Expos ont évolué devant plus de 1.4 million de spectateurs.\u2014 Nos jnformatjonS/ pages B1 et B3 Le document \"secret\" renverse Des oiseaux migrateurs heurtent l'Empire State Building NEW YORK (UPI) \u2014 Le pied de l\u2019empire State Building avait l\u2019air d\u2019un champ de bataille, tôt ce matin, jonché de milliers d\u2019oiseaux migrateurs qui s\u2019étaient écrasés contre le gratte-ciel et étaient tombés dans la rue.Selon la police, les oiseaux ont commencé à se butter contre l\u2019édifice peu après minuit, soit quelques heures après qu\u2019une tempête eut balayé la ré-, gion et occasionné une baisse substantielle de la température.On ne sait pas, toutefois, si c\u2019est là la raison qui a privé les volatiles de leur sens d\u2019orientation.Les autorités de la météo américaine, pour leur part, sont d\u2019avis que les oiseaux ont peut-être été aveuglés par les phares qui illuminent la cime de l\u2019édifice de 1.472 pieds.Normalement, ces lumières sont éteintes durant la saison Voir OISEAUX en page A i Tentative de détournement déjouée à New York ?NEW YORK (Reuter-AFP) \u2014 Grâce à la mise en oeuvre de mesures de sécurité plus strictes et à la vigilance d\u2019un agent de sécurité, ce qui semble avoir été une tentative de détournement d\u2019avion a été déjouée hier soir à l\u2019aéroport international Kennedy de New York.Deux jeunes Américains armés de cinq revolvers et d\u2019une grenade ont été arrêtés au momént où ils s\u2019apprêtaient à s\u2019embarquer pour Tel-Aviv, via Londres, sur un avion de la compagnie britannique \u201cBOAC\u201d.M.Gordon Joseph Ryder, 25 ans, originaire de Los Angeles et Mlle Nancy Voir DETOURNEMENT en page A 6 om maire Annonces classées / 0 3 à D 14 Arts et Spectacles / A 9 à A 11 Bandes dessinées / D 2 Décès, naissances, etc./ D 15 Editorial / A4 Etes-vous observateur ?/ D 5 Finance / B 8 i B 10 Horoscope / C 5 Informations étrangères /DI Les secrets de polichinelle / C3 \"Mot-mystère\" / D 7 Mots croisés /DS Radio et télévision / A 9 i A 11 Sports / B1 i B 7, B 11, B 12, D 16 Tribunaux / A 7 Vie féminine / C 2 è C 5 Votre médecin / C 4 téléphoto UPI Le monastère franciscain, situé en haut des' collines Malibu, le père Terence Cronin, que.l'on voit ici devant les dé-près de Los Angeles, a été ravagé par un des gigantesques combres de ce qui fut le monastère, a déclaré que cette incendies qui font rage en Californie depuis quatre jours.retraite serait vraisemblablement reconstruite.Gigantesque brasier à Los Angeles: des centaines de maisons détruites Un autre incendie a ravagé plus de 115,000 arpents dans les environs de Los Angeles.Les pompiers ont, en vain, tenté de circonscrire le sinistre, ou,tout au moins de le limiter.En partie maîtrisé, le feu s\u2019est alors ravivé et a commencé à progresser de nouveau en direction de la frontière mexicaine.Au moins 50,000 personnes ont fut jff.oir BRASIER en page A C LOS ANGELES.(PA) \u2014 La région de Los Angeles est transformée en un gigantesque brasier.Les incendies incontrôlables qui dévastent une partie de la Californie depuis quatre jours, s\u2019étendent depuis cette nuit aux collines boisées qui surplombent San Diego et Los Angeles, après avoir détruit des centai-nës de maisons et provoqué l\u2019évacuation de Plusieurs milliers de personnes.Déjà, trois personnes ont péri.L\u2019un des feux a dévasté plus de 150,000 arpents dans ie sud du comté de San Diego, avançant même jusqu\u2019aux limites de la banlieue de la ville de San Diego.Un porte-parole du ministère des Forêts a notamment déclaré que jamais encore un incendie aussi important n\u2019avait été signalé dans l\u2019histoire de cet Eta^fméricain.les thèses colportées durant la campagne électorale \u2014 le PQ par Claude BEAUCHAMP de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le document préparé par les hauts fonctionnairès du gouvernement québécois sur le coftt-du fédéralisme \u201crenverse les thèses politiques colportées durant la dernière élection par les libéraux provinciaux et fédéraux\u201d, Bourassa : le document sera publié \"officiellement\" et c\u2019est à eux, M.Robert Bourassa en tête, et au gouvernement fédéral, qu\u2019il appartient maintenant de répondre.Telle est en substance la réaction du Parti québécois exprimée, hier au cours d\u2019une conférence de presse donnée par M.Jacques Parizeau, président du comité e xécutif du parti, à la publication dans LA PRESSE de samedi des principales conclusions du document jùsqu\u2019à présent gardé secret par le gouvernement québécois, \u201cSeloa les méthodes de calcul choisies par les auteurs du document, a rappelé M.Parizeau, ou bien le Québec a perdu $1 milliard en cinq ans, ou bien il n\u2019a rien gagné du tout.Le PQ est, quant à lui, fort aise de commenter ce document gouvernemental car il a constamment dit à la population que ce que le Voir LE DOCUMENT en page A 6 Le premier ministre, M.Robert Bourassa, a confié hier à LA PRESSE que le document sur les coûts et bénéfices du fédéralisme serait rendu public \u2014 officiellement cette fois \u2014 au cours des prochains jours.M.Bourassa a déclaré que le texte publié dans LA PRESSE de samedi (/semblait bien correspondre\u201d à l\u2019essentiel du fameux document préparé par les experts du gouvernement québécois.Le premier ministre a souligné que ce document ne constituait plus en fait qu\u2019un demi-secret, ses conclusions Voir BOURASSA en page A 6 MMUihlIlHl \u2022\tNeuf morts dans une collision près de Sherbrooke \u2014\tpage A 3 \u2022\tLes élections municipales : Faites votre choiX \u2014 page A 13 \u2022\t6e victoire des Alouettes \u2014\tpage B 2 \u2022\tNixon à Rome: les USA vont maintenir leur force navale en Méditerranée i\t-page DI Trudeau : aucun commentaire par Claude TURCOTTE de notre bureau d\u2019Ottawa TROIS-RIVIERES \u2014 Le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, s\u2019abstient, pour l\u2019instant, de commenter le document du gouvernement québécois sur le coût du fédéralisme.Samedi, quand LA PRESSE a publié, en exclusivité, le document secret du gouvernement de Québec concernant les bénéfices et dépenses de la participation au fédéralisme, M.Trudeau se trouvait dans la région de Trois-Rivières.On a informé le prerhièr ministre de la publication de ce document et on lui a demandé, évidemment, des commentaires, mais il a dit préférer ne pas en faire avant d\u2019avoir lu attentivement le document.Voir TRUDEAUl^en page A 6 rneteo Variable aujourd\u2019hui; beau demain, frai}.Max.60° Min, 4Ô°.Détails à I» page A 6.POLLUTION Pollution de l'air à Montréal : 0.01 partie par million d\u2019anhydride sulfureux.Niveau dangereux: 0.10.Mark Ten profonge votre plaisir.Demandez votre catalogue de cadeaux. A 2/LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE 1970 Ottawa doit éliminer toute politique tendant à subventionner le consommqtèur étranger \u2014 Trudeau par CLAUDE TURCOTTE SAINT-GREGOIRE - En face de problèmes agricoles extrêmement difficiles à résoudre, \u201cle devoir du gouvernement est de trouver les voies de l'avenir.\u201d C\u2019est à cette conclusion de longue portée qu\u2019en est venu le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, au cours d'une discussion très serrée et sérieuse qui a duré une heure et demie et à laquelle ont participé des experts fédéraux et provinciaux en agriculture, des syndicalistes agricoles et des fermiers, et ce dans la maison même d\u2019un cultivateur à Saint-Grégoire dans le comté de Nicolet.La discussion, à laquelle ont pu assister les journalistes, était dirigée par le député fédéral du comté, M.Florian Côté et le maître de la maison, M.Eber-hard Reebs, un Néo-Québécois d'origine allemande, parfaitement intégré au milieu social et professionnel.Ce fut, somme toute, une séance de travail extrêmement intéressante pour tout le monde, qui s\u2019est déroulée de la manière la plus simple et la plus directe et au terme de laquelle M.Trudeau a pu déclarer: \u201cMerci de m\u2019avoir mis à l\u2019école, c'est une réunion importante pour comprendre les problèmes économiques et humains\u201d.Doit-il y avoir * una agriculture de l'est?On connaît déjà assez bien les difficultés que rencontrent les agriculteurs, dont la survie dépend souvent d\u2019une subvention.Après avoir parlé naturellement du contingentement de la production de lait industriel, on en est venu assez vite à se demander: Doit-il y avoir une agriculture dans l\u2019est du Canada?et si oui, laquelle?M.Trudeau a répondu dans l\u2019optique suivante: \u201cLe choix est difficile à faire non pas tellement pour l\u2019avenir de l\u2019agriculture comme telle, mais pour l\u2019avenir des enfants de vos enfants\u201d.En d\u2019autres mots, le premier ministre a expliqué qu\u2019il faut voir le problème en tenant compte de plusieurs facteurs, d\u2019ordre économique, social, scientifique, etc.Pour l\u2019économie générale du pays, M.Trudeau estime qu\u2019il faut tendre à éliminer toute politique qui a pour effet de subventionner le consommateur étranger.Par exemple, le lait produit ici et subventionné, qui est e n s u i t e vendu dans le sud des Etats-Unis, représente finalement une subvention pour l\u2019acheteur américain et cela, selon le premier ministre, est très mauvais pour l\u2019économie, que ce soit dans le secteur agricole, dans le secteur minier, dans les pêcheries, etc.Mais, si le gouvernement fédéral atteint son objectif d\u2019éliminer la subvention au consommateur étranger, que faut-il faire lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une subvention au consommateur à l\u2019intérieur du pays?Il faut se demander alors, a expliqué M.Trudeau, s\u2019il vaut la peine de maintenir la subvention qui permet au cultivateur de continuer à produire.Dans ce cas, \u201cc\u2019est une question sociale\u201d, a précisé le chef du gouvernement.Il faut décider si c\u2019est mieux de vivre sur la terre plutôt qu\u2019en ville avec les problèmes nouveaux qui apparaissent avec l\u2019urbanisation, l\u2019habitation, la pollution de l\u2019air, le bruit et les répercussions que cela a sur les humains.Un* politique démographique M.Trudeau a par la suite expliqué aux journalistes, que le gouvernement doit en venir à l\u2019élaboration d\u2019une politique démographique, qui pourra donner des éléments de réponse aux agriculteurs pour leur orientation personnelle et surtout pour celle de leurs enfants.\u201cQuel genre de Canada veut-on?\u201d, s\u2019est demandé le premier ministre, en spécifiant qu\u2019il songeait à cette alternative : améliorer le niveau de vie économique ou chercher à rendre meilleure la qualité de la vie.Une autre préoccupation du gouvernement central concerne les changements scientifiques et techniques quasi imminents, qui permettront de produire des aliments par des procédés nouveaux et qui pourront ranger la production agricole traditionnelle au rayon de la préhistoire.\u201cIl faut prévoir les crises qui découleront de ces inventions\u201d, a fait remarquer le premier ministre.Dans un style plutôt folklorique, M.Trudeau a soutenu que \u201cl\u2019avenir est à ceux qui ont compris qu\u2019il ne faut plus produire de fouets à boggy\u201d, en voulant dire qu\u2019il fallait chercher constamment à s\u2019adapter aux nécessités du marché et de la production.\u201cLe Canada, a-t-il dit, a perdu son avance dans les céréales, parce qu\u2019on n\u2019a pas assez suivi l\u2019évolution du marché international.\u201d Enfin, M.Trudeau a mentionné que peu importe l\u2019orientation que le Canada décidera de prendre à l\u2019égard de l\u2019agriculture de l\u2019avenir, il est certain que pour des raisons de sécurité intérieure, on voudra toujours avoir une production agricole.En ce qui concerne les difficultés auxquelles font face les cultivateurs québécois qui s'adonnent surtout à la production de lait industriel, la discussion a surtout portée sur la façon de contrôler le contingentement.On a dit qu\u2019actuel-ment, ce sont les marchands qui vérifient la répartition des productions subventionnées.On voudrait que ce soient les organismes agricoles qui le fassent et non pas l'Etat.On a peur du favoritisme.On a bien fait sentir au premier ministre que les restrictions de l\u2019an dernier dans les subventions au lait industriel affectent plusieurs producteurs.M.Trudeau n\u2019a pas nié ces effets, mais il a répondu que le devoir du gouvernement est d\u2019appliquer des politiques qui tendront à corriger la situation à la longue.,ei«30a Pour rendez-vous, de 9 a.m.à 9 p.m.725-9588 LA \"DAUPHINMANIE\" DES PISCINES 14 jours de ventes spectaculaires AVEC L'ACHAT DE CETTE PISCINE VOUS OBTENEZ t GRATUITEMENT S 3395.1 échelle, 1 tremplin, ensemble complet d'entretien, I corde de 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Robert Bourassa CHICOUTIMI (PC) \u2014 Le premier ministre Robert Bourassa a déclaré samedi que le domaine des communications présente des possibilités sans limite depuis l\u2019instauration du service de transmission par câble.Il a cependant ajouté qu\u2019il restait à déterminer avec exactitude le rôle que pouvaient jouer les réseaux de transmission par câble et leur coût éventuel, étant donné que les sociétés de diffusion dépensent depuis de nombreuses années du temps et de l\u2019argent à améliorer la programmation fournie au public.M.Bourassa a rappelé que depuis deux semaines une municipalité de la banlieue de Montréal présente une série d\u2019émissions sur les activités qu\u2019elle en- ' treprend et qui sont susceptibles d\u2019int>-resser la population.Le premier ministre d\u2019ajouter: Voilà donc autant de citoyens mieux informés de la chose publique et donc déjà mieux gouvernés.Rien ne nous Interdit de penser que d\u2019ici quelques années, les Québécois vivant dans des communautés plus ou moins éloignées auront autant accès à des émissions à caractère local ou régional que ceux qui vivent dans les grands centres.M.Bourassa a commenté dans les termes suivants la pensée de son gouvernement sur les communications: \u201cLes politiques officielles sont en train d\u2019être élaborées.Je tiens à vous rappeler le programme 70 du parti libéral du Québec au chapitre du droit à l\u2019information, lequel devrait normalement inspirer les travaux que nous effectuons actuellement.\u201cNous nous sommes engagés à garantir le droit du citoyen à l\u2019information et à définir le rôle de l\u2019Etat en ce domaine, et én même temps nous entendons négocier avec le gouvernement central une participation du gouvernement du Québec aux décisions concernant les politiques étatiques en matière d\u2019information.L e néo-nationalisme 'canadien est, selon M.Robert Stanfield, d\u2019abord ontarien et profite surtout aux financiers de Toronto.C\u2019est un sentiment partagé par les milieux d\u2019affaires de Bay Street, qui ont intérêt à contrôler les investissements étrangers au Canada.\u201cIl est assez emballant, a déclaré le chef conservateur, de parler de nationalisme canadien, mais je doute fort qu\u2019on puisse faire partager ce sentiment aux gens de TOuest, des Maritimes et même du Québec\u201d.M.Stanfield, qui p a s s a i t le week-end à Montréal, a fait ces déclarations au cours d\u2019un déjeuner avec les journalistes.Il faisait allusion au nouveau comité pour l\u2019indépendance du Canada, dont la création a été annoncée il y a quelques jours.\u2018\u2018Pour les gens de la Gaspésie, de la Côte Nord, des Maritimes ou d\u2019ailleurs au Canada, peu importe que le directeur de la compagnie soit un homme de Détroit, de Boston ou de Toronto, a dit M.Stanfield.Notre économie est contrôlée et par les Américains et par Bay Street, et nous ne pouvons l\u2019empêcher\u201d.Le leader conservateur passait le week-end à Montréal en compa- gnie de sa fille.Samedi, il a assisté à une réunion de l\u2019Association progressiste-conservatrice du Québec, puis il a visité les nouveaux logements publics de la Petite Bourgogne.En soirée, il assistait au spectacle de Gilles Vi-gneault à la Place des Arts.Il a quitté le métropole hier après avoir assisté au match des Expos.En vue de redorer son blason au Québec, aux prochaines élections fédérales (prévues pour 1972), le Parti progressiste-conservateur mettra notamment l\u2019accent sur la qualité de ses candidats, a indiqué M.Robert Stanfield, samedi, au cours de sa tournée éclair à Montréal.11 a souligné par ailleurs qu\u2019il accordera la priorité aux problèmes économiques plutôt qu\u2019à la question constitutionnelle et à la place du Québec dans la fédération canadienne.M.Stanfield a assuré que le Parti progressiste-conservateur ne prendrait aucune position constitutionnelle qui ne serait pas acceptée par l\u2019ensemble du pays.D\u2019autre part, M.Stanfield a répondu à des questions sur le nationalisme canadien et les moyens à prendre pour rendre le Canada maître de son économie.LYCEE MONT-ROYAL (INSTITUT ALIE) COURS DU SOIR 9e, 10e, lie en un an 12e commerciale en un an Conversation anglaise \u2022\tMêmes programmes et examens qu'aux cours du jour \u2022\tRecyclage par degré \u2022\tRecyclage par matière \u2022\tDiplôme et examens du Ministère de l'Education 4364, rue SAINT-DENIS (METRO MONT-ROYAL) 845-9145 (Entre 9 h et 17 h du lundi au vendredi) (Soir : sur rendez-vous) m ri iflir ïsmh r ATTEINT UNE \\ IOYENNE INFERIEURE À PAR JOUR SUR UNE BASE \u2022.PROGRAMMÉE.f M* VISITEZ LE \"CASINO ROYALE\" DE VIC TANNY\u2019S, LE 27 SEPT.DEMANDEZ DES DETAILS AU GERANT \"Le Studio West Island Mall #*t présentement en construction.Surveiller l'ennonce qui vous renseignera sur tes nouveaui studios.\" ALLEZ CHEZ VIC TANNY \u2022 .rots constaterez vous-même que c\u2019est le centre de cuhrwe pKysftpja le pins luxueux au monde, avec ses boiseries, ses chromes, ses miroirs élégants et son équipement exclusif ultra-moderne, spécialement conçu pour vous aider & atteindre rapidement le but que vous tous être fixé.LES NOUVEAUX PROGRAMMES D'AUTOMNE CHARTER 70 COMMENCENT CETTE SEMAINE EN 20 SEANCES SEULEMENT VOUS POURREZ \u2022\tAMINCIR vce lupche» et TM eniwiM d» \u2022 PERDRE de S *20Iba.gr*ce «n l'à3*\tprogramme* individuels pour boramea et \u2022\tAMINCIR rot» tuer Je firillo 3e 2*1 S' pour femme*.CENTRE D'ACHATS PLACE BONAVENTURE CENTRE D'ACHATS COTE-SAINT-LUC avec ESTEREL 'E'' Mart\tROCKLAND 487-5330\t866-7907\t342-5550 1278, BOUL.LABELLE\tWEST ISLAND MAIL CHOMEDEY\t683 6115 688-7330 COMPAREZ.IL N\u2019Y A RIEN DE SEMBLABLE AU MONDE MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE 1970 - 86e ANNEE - No 225 BENIS\tCola BicycUtUt - T V.CouUur SI 00, $20.00, $100.00\tO\tpou, 53* \u2022 ou, I* Mis»\tOUAIITE, BAS PRIX\t la pr REDACTION (JOUR) 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-6911 / RENSEIGNEMENTS 874-7272 /A 3 Neuf morts dans une collision près /.y ¦' * \u2022 v\u2018\t'.3*.V.& : photo LA PRESSE En pleine nuit, près de Sherbrooke, deux autos se sont heurtées de\tglissante.Neuf des dix occupants des deux véhicules ont été tués plein fouet après qu'une d\u2019entre-elles eut dérapé sur la chaussée\tsur le coup.18 enfants ont perdu leurs parents dans cet accident par René-François DESAMORE envoyé spécial de LA PRESSE SHERBROOKE \u2014 En quelques secondes, le temps d\u2019une collision tragique par une nuit pluvieuse, dix-huit enfants, dont douze âgés de moins de vingt ans, sont devenus les victimes vivantes de la route meurtrière qui leur a ravi leurs parents.Dans une automobile, trois frères et leurs épouses.Claude Marchand, 3L ans, son épouse, âgée de 29 ans, la seule rescapée de cette tragédie, du 509 B, rue Johnson, à Thetford Mines; Gérard Marchand, 40 ans, son épouse, 39 ans, née Doyon, du 662, rue Sainte-Marie, à Thetford Mines, et Yvon Marchand.30 ans, le chauffeur du véhicule et son épouse, du même âge, domiciliés à Cité Provence, Black Lake.Ils r e v e n a i e n t de chez leur frère Jean-Marc, demeurant à Mansonville, où ils avaient été passer une belle soirée, qui s\u2019était prolongée jusqu\u2019aux petites heures.Le cinquième frère, Denis, était aussi de la partie.Six gars de cette jeune famille s'étaient tous réunis.11 ne manquait que leurs quatre soeurs et un de leurs frères.La soirée terminée, Claude, Yvon, Gérard et leurs épouses ont repris la route.Heureux de s\u2019être réunis dans la joie, la pluie, drue à cette heure, ne les inquiétait pas.Ils ne pouvaient se douter que, dans un virage glissant, le destin les attendrait.Claude Marchand laisse dans le deuil sa jeune épouse, qui a échappé à la mort par miracle, et ses trois enfants, Patrick, 4 ans, Richard, 7 ans, et Linda, 10 ans.Mario, 11 ans, Suzanne, 10 ans, Michel, 7 ans, et Stéphane, six mois, ont, eux, perdu leur papa et leur maman, M.et Mme Gérard Marchand.Ils sont désormais seuls, comme leurs cousin et cousines, Daniel, 8 ans, Josée, 6 ans et Julie, 3 ans, qui ont aussi perdu père et mère dans la même catastrophe, M.et Mme Yvon Marchand.Dans l'autre auto, également deux couples heureux qui revenaient d'une petite fête au lac Drolet, où ils avaient célébré le 25ème anniversaire de mariage de leur cousin Bertrand Théberge.Ces deux couples, Eugène Théberge, 55 ans.son épouse, 48 ans, née Saint-Onge, du 917, Jardin Fleuri, à Sherbrooke, et François Théberge, 53 ans, sa femme, 59 ans, née Fauteux, de Mar-t i n v i 11 e7 comté de Compton, étaient presque rendus chez eux lorsque la mort les a fauchés.Eugène et François Théberge sont aussi deux frères d'une famille très nombreuse.Une famille de 16 enfants dont le nombre déjà réduit à onze vient d\u2019être cruellement privée de deux autres membres.M.et Mme Eugène Théberge laissent quatre filles dans le deuil, Jeannette, 29 ans, Rachel (Mme Tardif), 27 ans, Carole (Mme Martineau), 23 ans, et Lise, 13 ans.Quant à M.et Mme François Théberge, ils laissent aussi quatre orphelins, Françoise (Mme Loignon), 29 ans, Cécile (Mme Pépin), 26 ans, Nicole, 23 ans, et Réginald, 17 ans.Hier matin, pour toutes ces familles, la douleur n\u2019avait d\u2019égale que la stupéfaction de l\u2019accident de la route, qui surprend toujours ceux qui l\u2019attendent le moins au monde.y\tphoto LA PRESSE Après avoir sorti la seule rescapée de cette, catastrophe, les ambulanciers se sont affairés à transporter les neuf corps des victimes.Le ministre Saint-Pierre explique comment son ministère réduira les coûts de l'éducation par Daniel MARSOLAIS envoyé spécial de LA PRESSE VAL D\u2019OR \u2014 Repenser le transport scolaire, fixer des normes plus précises dans la construction des écoles polyva- lentes, éviter un dédoublement onéreux aux niveaux collégial et universitaire, voilà autant de mesures envisagées par le ministère de l\u2019Education pour réduire les coûts de l\u2019éducation au Québec.Tels sont les points saillants du dis- cours que prononçait hier soir M.Guy Saint-Pierre, ministre de l\u2019Education, qui inaugurait à Val d\u2019Or, dans le nord-ouest québécois, la tournée provinciale qu\u2019il a entreprise et qui le conduira dans toutes les régions du territoire québécois.Accueilli dès sa descente d\u2019avion par une soixantaine de cito/ens de Malartic venus réclamer la construction, de l\u2019école polyvalente qui leur est promise depuis quelques années, le ministre, se disant très heureux de cette forme de contestation, en a profité pour définir les buts de sa tournée.Se refusant de voir le nord-ouest québécois comme une \u201ccarte minière\u201d, M.Saint-Pierre a déclaré que \u2018.\u2018le ministère de l\u2019Education était décidé d\u2019accorder aux régions excentriques et défavorisées tous les moyens dont il dispose pour qu\u2019ils profitent de cette manne qui tombe, a-t-il dit, inégalement sur le Québec.Mais avant de s\u2019attaquer à ce problème, il faut se rendre à l\u2019évidence et constater que la réforme de l\u2019éducation au Québec n\u2019a pas donné les résultats escomptés.C\u2019est pourquoi, il est maintenant temps de réduire ou de stabiliser les coûts en éducation sans pour autant cesser de donner à chaque région du Québec ce qui lui revient de plein droit.Pour ce faire, le ministre croit qu\u2019il est temps de repenser ce transport scolaire, où, semble-t-il, des économies substantielles peuvent être réalisées.On estime au ministère qu\u2019il est possible d\u2019améliorer la qualité du transport scolaire tout en le rendant moins coûteux.On a d\u2019ailleurs songé, cette année, devant certains abus flagrants, à se doter d\u2019un système de transport public indépendant qui servirait non seulement à La clientèle scolaire, mais également à la communauté, à l\u2019exemple des transports publics urbains.Sur le plan administratif, le ministère croit pouvoir stabiliser les dépenses dès les prochains mois.On étudie les projets de construction des écoles polyvalentes de façon à fixer les normes de construction plus précises pour l\u2019avenir immédiat.Déjà, par cette mesure, on compte éviter des dépenses considérables qui rendent sans cesse les coûts de l\u2019éducation plus élevés.Le ministre a, par ailleurs, souligné, en parlant de l\u2019école nouvelle des années 70, qu\u2019il est urgent de faciliter les rencontres et les discussions.Il importe, a-t-il dit, de laisser à l\u2019élève ou.à l\u2019étudiant une grande responsabilité face à sa propre éducation.Et, selon lui, c\u2019est l\u2019enseignement polyvalent qui peut permettre tout cela, une priorité que le ministère n\u2019oubliera jamais.Reconnaissant que les régions excentriques sont privées d\u2019enseignants spécialisés, le ministre a laissé entendre qu\u2019il sera peut-être possible d\u2019organiser très bientôt des stages de professeurs spécialisés à travers la province.Ceci afin de donner à tous la même qualité d\u2019enseignement.Une première démarche en ce sens consistera à regrouper les options tant au niveau secondaire qu\u2019au collégial même si cette formule entraîne des dépenses supplémentaires au chapitre du logement des étudiants.Mais, à son avis, cette dépense n\u2019est en fait pas plus coûteuse que le maintien de deux options peu fréquentées et où des investissements importants doivent être faits quant à l\u2019achat d\u2019équipement et à l\u2019embauche de professeurs spécialisés.Le ministre n\u2019écarte pas non plus la possibilité d\u2019accorder, des subventions importantes aux étudiants d\u2019une même région qui ne peuvent voyager quotidiennement.AVIS aux propriétaires OBTENEZ jusqu\u2019à 307o de rabais NOUS employons le revêtement d'aluminium REYNOLDS \u2022\tFENETRES COULISSANTES \u2022\tCONTRE-PORTES ET CONTRE-FENETRES EN ALUMINIUM \u2022\tAUVENTS \u2022\tCHOIX DE COULEURS POUR L'ALUMINIUM EMAILLE BUCCIN0 HOME DECOR enr.Tél.: 665-4120 de 9 h.à 21 h.de Sherbrooke par René-François DESAMORE Pour la seconde fois en trois mois, presque jour pour jour, neuf personnes ont perdu la vie dans un seul accident de la route.Cette seconde tragédie est survenue, hier matin, peu avant quatre heures, sur la route no 1 à Ascot Corner, à 5 milles à l\u2019est de Sherbrooke.Deux véhicules ayant respectivement à bord six et quatre personnes sont entrées en collision dans un virage dangereux, détrempé par la pluie.Dans le véhicule se dirigeant vers Sherbrooke prenaient place M.et Mme François Théberge, ainsi que M.et Mme Eugène Théberge.Dans la seconde voiture roulant vers East-Angus se trouvaient trois jeunes couples, M.et Mme Yvon Marchand, M.et Mme Gérard Marchand et M.et Mme Claude Marchand.Selon M.Rosaire Théberge, qui suivait son frère dans un autre véhicule, il semble que l\u2019auto pilotée par M.Yvon Marchand ait subitement dérapé et soit allée heurter, avec sot: flanc gauche, l\u2019avant de la voiture de M.Théberge, qui circulait en sens inverse.A l\u2019exception de Mme Claude Marchand, qui a été projetée à travers la custode arrière de l\u2019automobile dans laquelle elle se trouvait et qui a été trouvée sur le coffre arrière du véhicule, tous les occupants des deux autos ont été tués sur le coup.Tous sont restés dans les véhicules et il semble qu\u2019ils aient tous succombé à des fractures du crâne.Quant à Mme Claude Marchand, elle a tté conduite à l\u2019hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke, où son état n\u2019inspire aucune crainte.Il a fallu faire appel à une dépanneuse pour séparer les deux véhicules.Pour pénétrer dans une des voitures, les ambulanciers ont dû briser les vitres à coups dé hache.Hélas, ils ne pouvaient plus rien pour la vie des passagers.Le dernier accident à faire autant de victimes est survenu le 28 juin à proximité de Victoriaville, également un dimanche.Deux véhicules étaient entrés en collision sur une route secondaire à Saint-Louis de Blandford.Sept adultes et deux bébés avaient été tués sur le coup.Ces deux accidents de la route sont les plus graves survenus au Québec depuis la tragédie du passage à niveau de Dorion qui en 1966 avait fait 19 victimes.il -A\u2019- iw photo LA PRESSE Lorsque les ambulanciers sont arrivés sur les lieux, tous les cadavres étaient entremêlés dans les deux automobiles.m%t*e£jg*5 cW *B!S*\u2018*' M\\S' tut .w 845-ï rtTnUtfllM igisssa\u2014r*- Y \u2019 \u2022$.a i .y* < .y*;:.4 t à montréal .'-'i,.:,.- 1 n.\" ¦ > ¦ .\u2019 ; _ T-r -lü j SERVICE .DE FORMATION r\tCULTURELLE ET PROFESSIONNELLE ' \u2019 \u2022 ~ .~~ - COURS DU SOIR LANGUES VIVANTES \u201cANGLAIS \u2022 ALLEMAND ESPAGNOL FRANÇAIS ITALIEN RUSSE DEBUT DES COURS 5 OCTOBRE 1970 DEPLIANTS SUR DEMANDE 1180, rue Bleury Montréal 111 Tél.876-3030 \"T % A 4/LA PRESSE, MONTRtAL, LUNDI 28 SEPIEMBRE 1970 I* * ' ' i W * \u2022 \u2022 a presse Cheminement ou rupture?Nous publions ci-contre un texte dans lequel le professeur Michel Brunet retrace l\u2019itinéraire des Français d\u2019Amérique, depuis l\u2019origine jusqu\u2019à maintenant.Cette étude, qui nous renvoie jusqu\u2019au XVIe siècle, .ne nous éloigne pas de l\u2019actualité, bien au contraire.Elle jette, cependant, sur les problèmes actuels, un éclairage bien différent de celui qui vient des polémiques ordinaires.Les jugements, contenus dans ce qu\u2019on appelle le choc des* idées et qui est plutôt le choc des préjugés et des partisaneries, présentent le monde d\u2019aujourd\u2019hui comme une chose solide et statique, une espèce d\u2019édifice construit en dur, à prendre tel quel ou à jeter par terre d\u2019un seul coup.On appelle cette imagination la.Société ou le Système.Si l\u2019on parle d\u2019avenir, on imagine qu\u2019à un moment donné, on jettera par terre ce monstre et qu\u2019ensuite rien ne sera plus pareil.Ce moment fatidique où l\u2019on entrera d\u2019un seul coup dans une autre société, comme on entre dans un édifice neuf, est décrit d\u2019une façon différente d\u2019une idéologie à l\u2019autre, mais le même raisonnement simpliste est à la base des discussions ordinaires sur les événements.Dans le monde actuel, tout est laid et pollué, les hommes sont exploités et aliénés, la mauvaise foi est l\u2019âme de la politique.Renversons le pouvoir et après, rien ne sera plus pareil.Après, la beauté et la santé, la bonté et la tolérance, la bonne foi et la pureté.Comme ça, tout d\u2019un coup, à la suite d\u2019un simple changement de pouvoir, comme par magie.Avant, la bête ; après, l\u2019ange.D\u2019après le Parti québécois, le Québec est pauvre, exploité, colonisé.Déclarons l\u2019indépendance.Après, d\u2019un seul coup, comme par magie, rien ne sera plus pareil.\u2014 Le Canada anglais raisonnait de la même façon avant la dernière élection fédérale.Le Québec refuse d\u2019être une province comme une autre.Plaçons un Canadien français à Ottawa et après, rien ne sera plus pareil : le nationalisme québécois disparaîtra comme par magie.\u2014 C\u2019est aussi le raisonnement du monde des affaires du Québec, avant le 29 avril.Nous avons des problèmes économiques.Elisons un gouvernement libéral fort et après, la confiance régnera, les capitaux entreront en masse et ce sera le paradis terrestre.Tous les jours, on nous sert ce genre d\u2019analyses.L\u2019erreur initiale est de se représenter la société d\u2019une façon statique, et de ne pas pouvoir imaginer un autre changement que le passage instantané d\u2019un état à un autre.Or, la société québécoise, comme tout autre, s\u2019est faite et continue de se faire dans une histoire où l\u2019idée de continuité a autant de sens que l\u2019idée de changement.Avant ou après M.Trudeau, ce qu\u2019on appelle le nationalisme québécois garde les mêmes racines, les mêmes raisons d\u2019être et les mêmes ambiguïtés.Avant ou après le Parti québécois, le contexte géographique nord- américain imposerait les mêmes contraintes, et les hommes garderaient les mêmes passions.les mêmes besoins et la même capacité de produire.Plusieurs idéologies politiques voudraient s\u2019annexer le nationalisme québécois.Mais, de sa nature, ce nationalisme, comme tout autre, n\u2019est pas idéologique : c\u2019est un vouloir vivre collectif; c\u2019est aussi un ensemble d\u2019attitudes, de sentiments et d\u2019idées, produit de son histoire.Tout parti politique qui veut s\u2019implanter au Québec doit composer avec lui.Et tout parti qui veut obtenir un appui populaire solide doit le satisfaire.Naturellement, beaucoup d\u2019hommes politiques voudraient recevoir cet appui populaire solide.Parmi les hommes politiques actuels, cependant, aucun ne peut prétendre l\u2019avoir obtenu.M.Trudeau a reçu moins de 40% des votes des francophones du Québec à l\u2019élection fédérale.A l\u2019élection provinciale, M.Bourassa n\u2019a pas recueilli beaucoup plus de 30% de ces votes, et les autres partis sont tous plus faibles à ce point de vue.\"L'élection du 29 avril, conclut M.Brunet, a mis à nu toutes les divisions et toutes les contradictions de la société québécoise.\" Je retiens cette formule comme étant, jusqu\u2019à maintenant, la conclusion la plus valable à propos des résultats du 29 avril.Ceux qui prétendent y voir un oui sans équivoque aux thèses de M.Bourassa, oublient que la force de M.Bourassa repose én bonne partie sur les divisions de la majorité des votes populaires.D\u2019autre part, ceux qui, jouant avec une arithmétique simpüste, voient une évolution claire du vote populaire en faveur du séparatisme (1966 : 9% ; 1970 : 23% ; donc, 1974 ; 59%), ignorent la complexité de la vie d\u2019une société, qui est historique et non pas arithmétique.On peut, parler, comme le fait M.Brunet, \u201cd\u2019un nouvel alignement des groupes en présence\u201d, mais quel est cet alignement ?Quel sera-t-il en 1974 ?M.Bourassa cherchera certainement à gagner la confiance du peuple québécois et, sur cette voie, la possibilité lui est offerte de s\u2019inscrire dans la continuité historique exprimée par les thèmes \u201cautonomie provinciale\u201d, pour les années 50, et \u201cmaîtres chez nous\u201d, pour les années 60.Quel sera l\u2019alignement des forces en dehors du parti libéral ?De ces factions politiques qui sont nées des \u201cdivisions et des contradictions mises à nu\u201d, sortira-t-il un parti politique, une nouvelle union nationale, capable de se gagner un appui populaire ?C\u2019est une inconnue.C\u2019est une évidence cependant, que la division du vote populaire entre plusieurs factions enlève au peuple sa principale force politique.Pour recevoir un appui populaire, il faut peut-être aussi un peu le mériter.Et le mériter, signifie peut-être aussi répondre à ses attentes et respecter sa nature profonde.Jacques TREMBLAY 4MI OU (WMl S3 «SîkSSSSïl E.Kierans, artiste de rodéo D\u2019après M.William Houle, coprésident du Conseil des Unions postales, le premier ministre a commis une grave erreur en retirant à M.Eric Kierans la direction du service postal.Le bon M.William a déclaré textuellement: \u201cLe départ de M.Kierans des Postes\u2019est, à mon avis, prématuré.\u201d A première vue, une pareille déclaration parait relever de l\u2019incongruité la plus totale sinon de la bêtise, quand on n\u2019ignore pas que M.Houle, éminent chef syndicaliste, a croisé le fer maintes fois avec l\u2019ancien ministre des Postes.Imagine-t-on M.Bourassa recevant de M.Bertrand les clefs de son nouveau bureau de premier ministre et saluant son prédécesseur par ces mots: \u201cMais, cher ami! votre départ est grandement prématuré!\u201d Ou imagine-t-on le prisonnier s\u2019exclamant devant le geôlier qui lui rend sa liberté: \u201cPas déjà!\u201d (M.Kierans ayant eu toutes les raisons de se déplaire dans ses fonctions, la seconde allégorie s\u2019applique mieux à son départ que la première.) Donc, àpremière vue, M.Houle a parlé trop vite.Mais ce n\u2019est qu\u2019une impression.Réflexion faite, le passage de M.Kierans aux Postes aura été plein d\u2019enseignement pour l\u2019avenir.M.Kierans est un prototype, l\u2019illustration parfaite d\u2019un nouveau style politique qui tient essentiel-1 e m e n t dans cette définition: tout l\u2019art nouveau de la politique consiste non pas à régler les crises mais à les gérer comme ferait un bon gérant de n\u2019importe quoi.Toute la carrière de l\u2019ancien ministre des Postes peut se résumer ainsi: il a su gérer toutes les crises successives qui ont affligé son service.Certes, il ne -les a pas réglées, et son successeur, M.Jean-Pierre Côté, aura sans doute l\u2019occasion de s\u2019en apercevoir.Gérer les crises, c\u2019est les laisser durer sans leur permettre jamais de prendre la forme de cataclysmes définitifs.C\u2019est l\u2019hebdomadaire français l\u2019Observateur qui a inventé la formule pour rendre compte de situations assez éloignées du contexte politique qui est le nôtre.Mais les hommes étant les mêmes partout, l\u2019humanité n \u2019a u r a plus bientôt qu\u2019un seul vocabulaire politique.Si on fait rapidement le tour de toutes les grandes questions qui préoccupent nos hommes politiques, il faut bien constater qu\u2019ils réussissent mieux dans la gérance des crises que dans leur solution.L\u2019inflation?Nous bénéficions, il est vrai, d\u2019une baisse légère des prix (on ne le croirait pas!) et les exportations cana-d i e n n e s atteignent un niveau fort intéressant.Mais l\u2019inflation persiste.Le chômage?Il croit.La réforme constitutionnelle?Elle n\u2019est pas pour demain.Si on jette \u2018un regard du côté de Québec, on constate que si M.Bourassa a rempli la mpjtié-de son programme pour l\u2019année, que s\u2019il a réussi à créer 50,000 emplois, il a \u201cperdu\u201d également 50,000 emplois.LeS gouvernements ne s o n t peut-être plus de nos jours que des sociétés de gérants spécialisés dans le contrôle des crises.M.Kierans a fait preuve d\u2019une grande endurance dans ce rodéo.On comprend que des spectateurs fascinés par cette performance, comme M.Houle, regrettent que l\u2019artiste soit tombé de sa monture.Guy CORMIER 4 ce que pense LE LECTEUR ¦ ¦ \u2022 .Dossier assurance-maladie Tout semble indiquer que dès demain, le sort de la loi sur l'assurance-maladie sera scellé, le premier ministre du Québec devant fixer ce soir même la date de l'entrée en vigueur de cette loi.Comme il est à prévoir que la période de questions et de discussions sur ce sujet tire à sa fin, il faut se hâter de publier les lettres jugées les plus valables avant que le débat soit clos.Voilà pourquoi nous consacrons tout le rez-de-chaussée d'aujourd'hui à ce sujet.Parallèle entre le Québec, la Suède et les Etats-Unis Le symposium sur l\u2019assurance-mala-die organisé le 27 août dernier par la Fédération des spécialistes et ce \u201cà l\u2019insu\u201d de son président (sic) fut une magistrale leçon de \u201cdémocratie\u201d pour tous ceux qui ont pu y assister.Il a permis à chacun de réfléchir sur la portée réelle du régime d\u2019assurance-maladie en toute objectivité et en toute lucidité___L\u2019appui massif accordé à l\u2019exécutif de la Fédération n\u2019en est-il pas une preuve ?\u201cParce qu\u2019au fond, et précisément pour l\u2019essentiel, on reste indiciblement seul\u201d, disait Rilke.L\u2019assemblée des spécialistes se prononce à la presque unanimité pour le désengagement et contre le contrôle de la médecine par l\u2019Etat; c\u2019est limage\u201d, mais où est la réalité?Que cache l\u2019image?Là où l'émotion prend I* pas sur la raison L\u2019accueil plus que froid réservé au représentant de la Suède, qui a présenté à mon sens le régime le plus sain moralement et intellectuellement, l\u2019empressement montré par le président de l\u2019assemblée à rejeter d\u2019emblée toute comparaison salariale entre la Suède et le Québec, laissent très songeur.Car, même si l\u2019on se refusait à comparer le Salaire moyen du spécialiste suédois, de $25,000, aux offres du gouvernement, il n\u2019en reste pas moins que le résident suédois a un salaire moyen de $10,000 par année, ce qui représente un rapport résident/patron de 1.5.Qu\u2019en est-il du rapport entre le salaire du résident au Québec et celui du spécialiste?Il est de 6.0.Et je crois que le salaire du rési- dent peut être considéré comme raisonnable.L\u2019accueil réservé au représentant de la Belgique, pour tout enthousiaste qu\u2019il fût, se rapprochait beaucoup plus de la sentimentalité que de la simple rationalité.La Suède: modèle de rendement au point de vue recherche et service On peut dire de la Suède, malgré son régime par trop étatisé au goût de nos aînés, qu\u2019elle n\u2019en demeure pas moins le pays le plus productif sur le plan de la recherche scientifique.Le nombre de revues Scandinaves et la qualité de leur contenu en imposent même aux Américains, auxquels on ne peut pas servir le même compliment.Les quelques rares parmi les spécialistes vraiment préoccupés par l\u2019enseignement et la recherche en médecine \u2014 et donc par la qualité des soins \u2014 sauront le confirmer, en toute honnêteté.De là il suit que la médecine contrôlée par l\u2019Etat et qualité de médecine ne s\u2019opposent pas au plan des principes, ainsi qu\u2019on veut bien le laisser croire, mais bien au plan de la pratique.Lo Québec: modèle de zizanie sociale et politique Si, au Québec, il y a opposition entre désengagement et qualité des soins, ce n\u2019est pas à cause du principe, s\u2019il en est un, de la liberté individuelle, ce qui tient du sophisme le plus enfantin, mais bien au plan de la maturité sociale et politique des groupes impliqués.En Suède, le régime marche parce que l\u2019on accepte de s\u2019engager et de participer et ce a tous les niveaux; au Québec, si cela ne marche pas, c\u2019est parce que l\u2019on refuse de s\u2019engager et de participer, non pas à cause d\u2019un principe, mais à cause d\u2019un manqué total de confiance mutuelle.Il y a carrément, au Québec, divorce entre une certaine volonté politique d\u2019instaurer un régime d\u2019assurance-ma- ladie et le contexte social concret de notre médecine.Nous avons au Québec une médecine nord^américaine copiée sur nos voisins du Sud, une médecine pour privilégiés, administrée par des privilégiés.Et ce genre de médecine est incompatible fondamentalement avec un régime universel et sur le plan pratique et sur le plan économique.Ce en quoi les gens de l\u2019American Medical Association ont raison.Le mythe de la médecine américaine Il faut avoir eu l\u2019occasion de discuter avec les étudiants et les résidents en médecine américains pour voir s\u2019écrouler le somptueux gratte-ciel de la médecine américaine.Il faut savoir que seulement 25% de la population américaine bénéficie de soins médicaux qualifiés de convenables et que la nation américaine, malgré sa puissance économique, réussit à peine à se maintenir dans les 20 premiers pays au monde dans ses statistiques vitales.Il faut savoir aussi que les Américains ne suffisent pas à produire les professionnels de la santé dont ils ont besoin.C\u2019est là un produit fini que l\u2019on n\u2019exporte pas, comme par hasard! Au contraire, on importe pour 40% de la main-d\u2019oeuvre de la santé à partir de pays qui, entre parenthèses, peuvent rarement se permettre d\u2019en perdre.La médecine américaine: un monopole Ceci place la médecine nord-américaine dans le contexte général des monopoles.Quand il y a un trop grand écart entre l\u2019offre et la demande, pour un produit déterminé, le manufacturier fait la loi.En médecine, le médecin est à la fois produit fini et manufacturier.Ce qui a fait un économiste américain tracer un parallèle entre le problème du logement et le problème de soin médical.D\u2019une part on a un besoin croissant en services et, d\u2019autre part, une \u201cmain-d\u2019oeuvre\u201d inaccessible de par les salaires qu\u2019elle réclame et de plus en plus chère à former.Les spécialistes du Québec, qu\u2019ils le veuillent ou non, sont dans une situation monopolistique et de par leur nombre et de par le genre de médecine qu\u2019ils ont appris à pratiquer, pour la plupart aux U.S.A.La démocratisation de leurs soins tels qu\u2019ils sont conçus maintenant nécessiterait des investissements en matériel tellement astronomiques qu\u2019il ne resterait même pas assez d\u2019argent pour payer qui que ce soit, même $5,000 par année.Il faut choisir entre une médecine américaine et une médecine québécoise à inventer La médecine américaine est une médecine faite pour répondre aux hesoins de 25% de la population.Si nous voulons une médecine dont la portée sociale soit plus étendue, il faut changer de médecine puisque, même s\u2019ils sont tous engagés, ils vont nçus entraîner vers la faillite.Ainsi, on peut conclure que les spécialistes sont honnêtes (à leur insu?) en voulant se désengager, non pas parce qu\u2019ils sont fidèles à un principe, mais parce qu\u2019ils sont incapables de donner le genre de soins qu\u2019ils connaissent à une couche étendue de la population.Faut-il approuver les spécialistes?Dans un débat aussi mal engagé, ce serait faire preuve d\u2019un manque de maturité que d\u2019approuver sans nuance une telle attitude de la part de nos aînés.Oui, ils ont raison dans la mesure où l\u2019on veut continuer à pratiquer au Québec une médecine nord-américaine.Comme on peut le réaliser facilement, la solution est dans le compromis, en attendant de pouvoir compter sur une autre génération de spécialistes^ préparés et familiers avec les techniques de la médecine sociale et communautaire, sensibilisés à l\u2019i m p a c t économique d\u2019une démarche thérapeutique démocratisée et capables de prendre des décisions fondées sur des données qui ne seront accessibles que par une approche polyvalente et multidisciplinaire.André ARSENAULT, MD Résident.Pour le maintien drun secteur privé * Il y a un point sur lequel tous semblent d\u2019accord, y compris les spécialistes, à savoir que pauvres comme riches ont droit aux mêmes traitements sur le plan de la santé.Rappelons, toutefois, que les mesures proposées par le Gouvernement quant à l\u2019acte médical et au désengagement méritent d\u2019être examinées de plus près, tant pour le bénéfice des patients que pour les spécialistes eux-mêmes.Je donne raison à ces derniers quant au contrôle de l\u2019acte médical et pour ne prendre qu\u2019un exemple, on peut bien prétendre qu\u2019une personne souffrant de diabète ne nécessite que deux visites par année de son spécialiste.Ce peut être vrai dans la plupart des cas, mais quand on a affaire à des humains, on ne saurait prétendre qlié-ëeux_përsonnes atteintes du même mal aurdnt besoin de soins en tout point identiques.Il appartient plutôt au spécialiste d\u2019en juger, sans qu\u2019il lui soit nécessaire d\u2019attendre d\u2019une autorité supérieure une décision qu\u2019il est le seul compétent à prendre.Les fonctionnaires du Gouvernement qui auront l\u2019autorité de décider de l\u2019acte médical pourront bien être, eux aussi, des spécialistes et avoir toute la compétence nécessaire, mais il reste qu\u2019ils devront s\u2019en tenir à des normes générales, n\u2019étant pas les médecins traitants; c\u2019est pourquoi l\u2019actç médical devrait être de la compétence des spécialistes eux-mêmes, sous l\u2019autorité du Collège des médecins.En ce qui concerne le désengagement le Gouvernement ne laisse pas le choix aux spécialistes.Théoriquement, oui; mais, en pratique, non.Si le spécialiste \u201cnon engagé\u201d doit attendre exclusivement sa rémunération de son patient, il ne tardera pas à se rendre compte que dans un très grand nombre de cas on s\u2019en remettra au spécialiste \u201cengagé\u201d, les seins étant payés par l\u2019Etàt; ce qui revient à dire que le spécialiste \u201cnon engagé\u201d devra compter uniquement sur une clientèle fortunée et exclusive; en d\u2019autres termes, lui qui a fait de longues études il risque fort d\u2019être réduit à une position intenable: pour éviter le pire, il devra consentir à devenir \u201cengagé\u201d et par le fait même réduire son rôle à celui d\u2019jin fonctionnaire de l\u2019Etat.On a tort* de croire que le souci premier du spécialiste de demeurer'libre en soit un axé sur l\u2019augmentation de ses revenus; d\u2019autre part, il ne désire pas que l\u2019on détourne une forte partie de sa clientèle du seul fait qu\u2019il désire conserver sa liberté.\tt Que serait-il arrivé si, dans le domaine de l\u2019enseignement, seul le secteur public eut' été subventionné par l\u2019Etat?La conclusion à tirer est simple: le secteur privé et indépendant aurait disparu.Or la preuve en est faite que le secteur privé de l\u2019enseignement a sa raison d\u2019être parce qu\u2019il répond au désir d\u2019un très grand nombre de citoyens, à preuve que les maisons d\u2019en-seignement privées sont remplies, même si les parents doivent assumer une partie du coût des études de leurs enfants.Pour la même raison, un spécialiste indépendant a sa place dans la société, le soin des malades étant une question personnelle au,même titre que le choix d\u2019une maison d\u2019enseignement ou d\u2019un directeur de conscience; ceux qui préfèrent tel spécialiste seront prêts à payer une partie des soins qu\u2019ils en recevront, parce qu\u2019ils correspondront à un choix librement consenti.Les spécialistes qui ne veulent pas s\u2019engager ont raison de demander un remboursement de leurs honoraires, non en totalité, mais dans des proportions raisonnables.Ils resteront libres de réclamer les honoraires qui leur semblent raisonnables, mais ne recevront pas plus du Gouvernement que la proportion établie par celui-ci, selon ses propres normes pour tel traitement ou telle intervention chirurgicale.De cette façon, le spécialiste \u201cnon engagé\u201d demeurera un homme libre exerçant sa profession sous le contrôle d\u2019un corps médical compétent.Aucun secteur de la population n\u2019en souffrira, puisque tous pourront bénéficier des traitements offerts par les spécialistes engagés, sans qu\u2019il leur en coûte un sou.Un dernier point: si le Gouvernement ne devait pas céder sur la question du \u201cdésengagement\u201d, il y a fort à parier que les spécialistes étant \u201cforcés\u201d de devenir \u201cengagés\u201d ou bien en viendront à se considérer comme des fonctionnaires et pour un certain nombre perdront un certain intérêt à leur profession, ou bien s\u2019expatrieront sous des deux plus cléments.Je vois donc qu\u2019il y a tout à gagner dans l\u2019intérêt général en adoptant une loi plus souple et qu\u2019au contraire, il y a beaucoup à perdre en faisant preuve d\u2019intransigeance.François DESMARAIS Outremont IA PRESSE «t publiée p*r U PRESSE, ITIE, 7, lue St-Jieques, Montréal.Téléphona t 874-7372.Saul# La Pressa Canadienne est autorisée à diffuser les Infor* mations de \"LA PRESSE\" et celles des services d» la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulier res à LA PRESSE sont également réservés.\"Courrier de la deuxième classa \u2014 Enregistrement numéro 1400\".Port de retour garant?.Servie* du tinge \u2014 téléphone i 874^91 T* A IA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 23 SEPTEMBRE 1970/A 5 SUR L\u2019ACTUALITE Seules les nations de la francophonie peuvent comprendre l'itinéraire des Québécois \u201cL\u2019itinéraire des Français en Amérique du Nord et les accidents de l'histoire\u201d.Titre que M.Michel Brunet a donné à la conférence qu\u2019il a prononcée le 21 septembre ait premier colloque du Comité international d\u2019historiens et de géographes de langue française, et dont voici le texte intégral.Les sous-titres sont de nous.M.Brunet est membre de l'Académie canadienne-française, de l'Académie des Sciences d\u2019Outre-Mcr (France).Il est professeur titulaire au département d\u2019histoire de l\u2019Université de Montreal et président de l\u2019Institut d\u2019histoire de l\u2019Amérique française.par Michel BRUNET Convaincu qu'a avait droit à sa part de l'héritage d'Adam, François 1er confia d'abord à Verrazano et plus tard à Cartier la fâche de découvrir une nouvelle voie c/'accès vers les richesses de l'Orient.L'explorateur italien donna, en 1524, le nom de Nouvelle-France au littoral atlantique qui s'étendait de la Floride au Cap-Breton.Au cours de ses deux premiers voyages, en T 534 et en 1535-1536, le navigateur malouin explora le golfe et le fleuve Saint-Laurent.Il prit également possession, au nom du roi de France, d'un territoire dont il ignorait l'étendue et les ressources.Sa troisième expédition, en 1541, sous le commandement de La Rocque de Roberval, avait pour but 'd'établir une colonie permanente.Celle-ci vécut moins de deux ans.Les premiers Français venus au Canada constatèrent non sans dépit que cette contrée peu hospitalière n\u2019avait aucune ressemblance avec les régions visitées par Marco Polo ou avec celles où s\u2019étaient établis les Espagnols.Le climat était dur, les indigènes, pauvres et peu intéressants.Pas d\u2019or.Pas d\u2019argent.Pas de pierres précieuses.La cargaison que Cartier rapporta précipitamment en France, lors de son dernier voyage, croyant qu\u2019il avait découvert une mine semblable à celles de l\u2019Eldorado, ne contenait que du quartz et de la pyrite de fer.Les expéditions de Cartier n\u2019avâient pas tenu leurs promesses.Elles laissèrent un proverbe: \u201cFaux comme un diamant du Canada\u201d.De Cartier à Champlain, des pêcheurs et des marchands de fourrures, venus de France et d\u2019autres pays européens, fréquentèrent le golfe et le fleuve Saint-Laurent.Ils n\u2019étaient nullement intéressés à l\u2019établissement de colonies de peuplement.Pour eux, coloniser un territoire du Nouveau-Monde se limitait à s\u2019approprier les richesses qu\u2019il contenait ou produisait.Leur conception de la mise en valeur d\u2019une colonie s\u2019inspirait d\u2019une économie de cueillette.Champlain lui-même vit d\u2019abord dans l\u2019Habitation de Québec une simple colonie-comptoir.Vers 1627, l\u2019Acadie et la vallée du Saint-Laurent se ramènent à un réseau de traite qu\u2019opèrent ou dont vivent une centaine de personnes.Cent ans après l\u2019exploration de Verrazano, la Nouvelle-France deméUre toujours un nom sur une carte, un projet, un rêve.Richelieu et les colonies Richelieu peut être considéré comme le premier et l\u2019un des rares dirigeants français des XVIIe et XVIIIe siècles qui tenta de traduire dans les faits les ambitions colonisatrices de la France.Il avait compris, jusqu\u2019à un certain point, que, si la sécurité du royaume exigeait le maintien d\u2019un équilibre des forces\u2019en Europe, son avenir comme grande puissance était lié à une politique d\u2019expansion maritime et coloniale.La conception même de la colonisation avait quelque peu évolué depuis la finduXVIe siècle.Le développement des colonies espagnoles d\u2019Amérique, l\u2019arrivée des colons britanniques en Virginie et à Plymouth, la fondation de la Nouvelle-Hollande obligèrent les Français de la métropole et de l\u2019Amérique du Nord à s\u2019interroger sur leurs objectifs et à réviser leur politique américaine.La concurrence britannique, en particulier l\u2019expédition des Virginiens qui vinrent raser les établissements de l\u2019Acadie en 1613, leur avait rappelé qu\u2019ils devaient prendre les moyens de s\u2019installer définitivement dans la vallée du Saint-Laurent.Dès 1618, Champlain essaie de A convaincre le gouvernement de Paris que Québec ne peut pas demeurer un comptoir de fourrures.La Nouvelle-France vivra et sera utile à sa mère patrie uniquement si elle devient une colonie habitée par une population permanente qui en exploitera rationnellement toutes les richesses.Neuf ans plus tard, Richelieu, qui a également tenu compte des conseils judicieux d\u2019Isaac de Ra-zilly, entendit l\u2019appel du fondateur de Québec.La Compagnie des Cent-Associés Le sort n\u2019a jamais favorisé les Français de l\u2019Amérique du Nord.Les grands espoirs qu\u2019avait soulevés l\u2019organisation de la Compagnie des Cent-Associés (1627) s\u2019évanouirent en moins de deux ans.Victimes des attaques de marins à la solde de l\u2019Angleterre, alors en guerre contre la France, les deux premières expéditions de la Compagnie en Nouvelle-France se soldèrent par une perte de quelque 300,000 livres.En 1629, des Ecossais s\u2019établissent à Port-Royal et au Cap-Breton.Les Anglais occupent Québec, une première fois, de 1629 à 1632.Remise à la France par le traité de Saint-Germain-cn Laye, ,1a colonie ne peut plus compter sur l\u2019aide de la Compagnie des Cent-Asso-ciés.Ses membres ont risqué près de 400,000 livres dans une entreprise qui ne leur a rapporté que des déceptions, des déboires et des procès.L\u2019avenir de la Nouvelle-France ne les intéresse plus puisqu\u2019ils y ont sacrifié inutilement une partie de leurs biens personnels.Les nouveaux actionnaires qui ont acquis des parts dans la Compagnie n\u2019ont pas l\u2019intention de r e s p e c t e r les engagements de ses fondateurs.Sollicité par d\u2019autres tâches, Richelieu n\u2019a pas pu reprendre les projets de 1627.Après sa mort, la Compagnie abandonne à d\u2019autres groupes l\u2019exploitation de la Nouvelle-France.Décidément, au XVIIe comme au XVIe siècle, le Canada trompait l\u2019attente des Français qui espéraient en obtenir fortune et prospérité.L'enracinement Malgré tout, quelques familles fran-_ çaises tinrent, dès la première moitié du XVIIe siècle, le pari de s\u2019établir définitivement en Amérique du Nord.Vivant du commerce et de l\u2019agriculture, ces pionniers se convainquent que les Français ont un avenir dans le Nouveau-Monde.Si l\u2019Acadie, en proie aux divisions intestines et victime des assauts répétés de ses ennemis, végète jusqu\u2019en 1670, une collectivité franco-laurentienne se constitue après le retour de Champlain en 1633.Les fondations des Trois-Rivières (1634) et de Montréal (1642) complètent l\u2019occupation du territoire.Deux dates importantes marquent cette première période de l\u2019enracinement: 1635, fondation du Collège de Québec à la demande expresse des familles qui veulent faire instruire leurs enfants dans le pays où ils sont appelés à demeurer; 1645, fondation de la Compagnie des Habitants qui réunit les dirigeants politiques et économiques de- la colonie.Ceux-ci ont négocié une entente avec la Compagnie des Cent-Associés.Le Canada compte maintenant une classe dirigeante intéressée à son développement et lui fournissant les cadres dont il a besoin.Compte tenu de la situation dans la colonie et en Europe, le Canada a connu de 1633 à 1663 un développement qui légitime en partie les visions de ceux qui lui prédisent un brillant avenir.Durant ces trente années, la population est passée de quelque 100 habitants à 2,500.De nombreuses institutions se sont établies.Depuis 1659, Québec a un évêque.Ses fondations religieuses rappellent que, sans l\u2019idéal missionnaire de la Contre-Réforme, la colonie n\u2019aurait pas survécu.Mais le chemin parcouru, les résultats obtenus démontrent qu\u2019il faut faire davantage si le Canada veut relever le défi que constituent la menace iroquoise et l\u2019ascension rapide des colonies anglaises voisines.Chaque Français d\u2019Amérique du Nord, depuis le gouverneur jusqu\u2019au plus modeste censitaire, se tourne vers la mère patrie et attend de son souverain les décisions qui mettront fin à l\u2019insécurité du présent et assureront l\u2019avenir.Sous le soleil du Roi Louis XIV, reprenant la politique de Richelieu, n\u2019est pas demeuré insensible, aux demandes de ses sujets d\u2019outremer.Le roi et ses conseillers semblent avoir compris que les Français établis en Acadie et dans la vallée du Saint-Laurent travaillent à l\u2019édification d\u2019un empire colonial qui donnera à la France une position privilégiée sur l\u2019échiquier international.Pour réussir dans leur entreprise, ils ont besoin de l\u2019appui de leur métropole nourricière.Devenue colonie royale, la Nouvelle-Frhnce reçoit une nouvelle constitution.Le régime seigneurial est.complètement remanié.Un régiment de quelque 1,200 hommes vient aider les milices coloniales dans leur lutte contre les Iroquois.L\u2019intendant Talon se propose de mettre en valeur toutes les ressources de la colonie et d\u2019en étendre les frontières au nord, au sud et à l\u2019ouest du continent.Il ne doute pas que \u201cdu côté du Sud, rien n\u2019empêche qu\u2019on ne porte le nom et les armes de Sa Majesté jusqu\u2019à la Floride, les Nouvelles Suède, Hollande et Angleterre, et que par la première de ces contrées, on ne perce jusqu\u2019au Mexique\u201d.Ce fonctionnaire, qui prend ses désirs pour la réalité, s\u2019imagine avoir à ¦K sa disposition toutes les ressources de la France.Jetant un regard de visionnaire sur l\u2019avenir, il soutient que, si le roi ne considère pas le Canada comme un comptoir et veut en faire une colonie de p e u p 1 e m e n t, il s\u2019y formera \u201cun grand Royaume\" qui deviendra un allié utile de la France.Colbert se chargea de rappeler son subalterne à une vue plus réaliste de la situation.Il lui rappela que le roi ne pouvait pas s\u2019occuper uniquement du Canada et qu\u2019il ne saurait être question de dépeupler la France pour augmenter la population de la colonie.Talon s\u2019inclina et renonça à \u201cparler du grand établissement que ci-devant j\u2019ai marqué pouvoir se faire en Canada à la gloire du roi et à l\u2019utilité de son Etat\u201d.La politique étroitement mercantiliste de Colbert, la conception dynastique qu\u2019avait Louis XIV de la politique internationale qui le limitait à son hexagone familial, ses illusions militaristes, la nature même de l\u2019économie française avaient vite mis fin au projet d\u2019une colonisation intégrale en Amérique du Nord.De plus, il ne faut pas oublier que la vallée laurentienne ne pouvait pas, aux XVIIe et XVIIIe siècles, faire vivre une population nombreuse.La rigueur de son climat, son éloignement des grandes voies maritimes, la pauvreté de son sol arable et le nombre limité de ses ressources naturelles facilement exploitables ne favorisaient pas l\u2019immigration.Des soldats-commerçants A la fin du XVIIe siècle, la Nouvelle-France s\u2019étendait de l\u2019Acadie à la Baie d\u2019Hudson, de Québec au golfe du Mexique, de Montréal au-delà des Grands-Lacs.Moins de 15,000 Français habitent ce vaste territoire qu\u2019ils sont obligés d\u2019étendre sans cesse afin de contrôler le commerce des fourrures sur lequel repose principalement l\u2019économie de la Nouvelle-France.A la même époque, les colonies anglaises comptent quelque 250.000 habitants.Grâce à leurs alliances avec les tribus indiennes de l\u2019hinterland, les Franco-Canadiens ont réussi jusqu'alors à contenir les colons anglais sur la côte atlantique.Ils profitent également du fait que leurs ennemis sont divisés en plusieurs établissements.Il n\u2019est pas exagéré de soutenir que les Franco-Canadiens formaient une population de soldats-commerçants.Us avaient conscience de vivre une grande aventure où le courage, la force physique, l\u2019audace, la ruse et la violence assuraient le succès de ceux qui y étaient engagés.Le défi qu\u2019ils avaient lancé à la géographie et à l\u2019Empire britannique, qui prit trois générations à le relever, avait développé chez eux une mentalité de joueurs.Mais combien de temps encore pourraient-ils soutenir leur pari?L\u2019un de leurs porte-parole le plus prestigieux, Pierre Le Moyne d\u2019Iberville, prophétise avec angoisse, dès 1699, que si la France ne s\u2019installe pas solidement dans la vallée du Saint-Laurent et dans celle du Mississipi \u201cla colonie anglaise qui devient très considérable s\u2019augmentera de manière que dans moins de cent années, elle sera assez forte pour se saisir de toute l\u2019Amérique et en chasser toutes les autres nations\u201d.Le traité d'Utrecht La guerre de la Succession d\u2019Espagne, engagée au nom d\u2019un principe qui appartenait à une époque révolue, a affaibli la France et définitivement compromis l\u2019avenir de la Nouvelle-France.Le traité d\u2019Utrecht condamnait celle-ci à une lente agonie.La tentative de rebâtir l\u2019Acadie au Cap-Breton et à l\u2019Ile Saint-Jean, la construction de Louis-bourg, la fortification du Saint-Laurent, l\u2019établissement de nouveaux postes frontaliers pour assurer la garde des Grands-Lacs et de la vallée du Mississipi, la relance de la Louisiane, l\u2019exploration des territoires de l\u2019Ouest par La-vérendrye pour orienter le commerce1 des fourrures vers Montréal, les mesures administratives adoptées pour diversifier l\u2019économie de la vallée du Saint-Laurent et augmenter sa population exigèrent de la métropole et des Franco-Canadiens un effort soutenu et des mises de fonds considérables.Les sacrifices consentis n\u2019empêchèrent pas la débâcle de 1759-1760.Si le succès récompensait toujours les plus courageux et les plus tenaces, les Canadiens auraient dû triompher car ils luttèrent jusqu\u2019à l\u2019épuisement pour défendre leur territoire et conserver leur liberté collective.Les victoires de Carillon et de Sainte-Foy leur donnèrent au moins l\u2019assurance qu\u2019ils auraient facilement vaincu s\u2019ils avaient eu les ressources de leurs ennemis.Les Anglo-Américains l\u2019emportèrent finalement parce qu\u2019ils étaient les plus forts et les plus nombreux.Us détenaient cette supériorité depuis les débuts de la colonisation européenne en Amérique du Nord.Néanmoins, une poignée d\u2019hommes, que Ton peut qualifier de téméraires, les avaient tenus en échec pendant plusieurs générations.Le régime anglais Vaincus, conquis et occupés, les 65,000 Canadiens qui décidèrent de demeurer dans la 7 vallée du Saint-Laurent se soumirent au nouveau roi que le sort des armes leur avait donné.Habitués à vivre en régime de monarchie absolue, ils s'imaginèrent que George III et son gouvernement se consacreraient au progrès de la colonie et de ses habitants canadiens.La propagande du conquérant ne négligea aucun moyen pour les entretenir dans cette illusion.Leurs propres dirigeants, obligés de collaborer avec l\u2019occupant, n\u2019avaient pa^ la liberté de soutenir le contraire.Graduellement, un modus vivendi s\u2019établit entre vainqueurs et vaincus.La majorité de ceux-ci se convainquit que la France n\u2019avait pas dit son dernier mot en Amérique du Nord et qu'une autre guerre libérerait le Canada de ses occupants britanniques.En attendant ce moment si ardemment désiré, la masse du peuplé se réfugia dans un état de résistance passive.La guerre de l\u2019Indépendance et l\u2019appui donné par Louis XVI aux Etats-Unis soulevèrent de grands espoirs chez les Canadiens.Us ne doutèrent pas un seul instant que la mère patrie, maintenant victorieuse en Amérique du Nord, reprendrait son oeuvre colonisatrice dans la va liée du Saint-Laurent.Le traité de Versailles déçut profondément les Canadiens.Ce fut réellement en 1783, beaucoup plus qu'en 1763 \u2014 car alors la France était vaincue \u2014 qu\u2019ils eurent l\u2019impression devoir été abandonnés p a r la mère patrie.Néanmoins, leur attachement envers la France n\u2019en fut pas diminué.Si la Révolution française scandalisa les dirigeants canadiens, le peuple, en général, réagit différemment.Lorsqu'on annonça les exécutions de Louis XVI et de Marie-Antoinette, plusieurs paysans et artisans soupçonnèrent les autorités britanniques d\u2019avoir inventé ces mauvaises nouvelles afin de discréditer la France.Plus tard, les victoires de la République réjouirent les Canadiens et vinrent rallumer l\u2019espoir d\u2019une revanche.En 1794 et 1796, des émeutes éclatèrent dans les régions de Québec et de Montréal.La propagande des émissaires du représentant de la France auprès du gouvernement américain reçut un accueil favorable auprès de la population.mORRIST fLNÈTRLS COULISSANTES GARANTIE ÉCRITE I Marchand il* Mtiffol-i j tant* ou remplacé* I uni charge 'Panoramiques' | tout en aluminium 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ils se sentaient moins humiliés, moins petits devant l\u2019occupant.Les peuples dominés se consolent comme ils peuvent.Un affrontement inévitable Deux générations après la Conquête, les Canadiens s'imaginèrent qu'ils pourraient conquérir leur indépendance sans une guerre internationale et sans l\u2019intervention de la France.Les Canadiens de 1763, de 1778, de 1794-1796 et de 1801-1805 qui avaient compté sur le retour de la mère patrie en Amérique du Nord et sur une modification radicale de l'échiquier international pour libérer leur patrie étaient plus réalistes que les leaders laïcs de la collectivité au cours des années 1822-1837.Ceux-ci avaient peut-être le malheur de vivre à l\u2019époque de l\u2019exaltation romantique ! Papineau et son parti commirent Terreur de croire que les Canadiens avaient reçu du Parlement britannique le droit de gouverner seuls le Bas-Canada.Ils s\u2019entêtaient à ignorer que, depuis 1763, un Canada anglais s\u2019étajt bâti au milieu et au-dessus des Français de la vallée du Saint-Laurent.Maître de l\u2019Assemblée législative du Bas-Canada \u2014 le Québec d'aujourd\u2019hui \u2014 le parti canadien, qui recevait l\u2019appui massif des électeurs francophones auxquels Londres avait inconsidérément accordé le sutfx-age universel, voulut mater le Conseil législatif où le roi maintenait une majorité de membres anglo-britanniques et exercer un contrôle direct sur le gouvernement de la colonie.La bourgeoisie anglaise, qui s'était rendue maîtresse de l\u2019économie laurentienne dès la première décennie après la Conquête, ne l\u2019entendaiï pas ainsi.Les ambitions et l'agitation des Canadiens, les descendants des anciens vaincus, menaçaient ses propres intérêts et compromettaient l'avenir de la colonisation britannique en A m é r i q u c du Nord.Les chefs de la collectivité anglophone bénéficiaient d\u2019intelligences au sein de l'administration coloniale et de l'armée d\u2019occupation.Après-1834, ils conclurent q u \u2019u n affrontement armé entre les Canadiens et les autorités britanniques était devenu inévitable.Ils le souhaitaient même afin de briserl\u2019im-passe dans laquelle la constitution de 1791 avait placé la colonie.Soumission et frugalité L\u2019irresponsabilité des leaders laïcs canadiens, qui avaient surestimé leurs forces et sous-évalué celles de leurs adversaires, servit admirablement les fins poursuivies par ceux-ci.Le soulèvement armé de 1837-1838 permit au gouvernement impérial de changer la constitution et fournit enfin aux Britanniques de la vallée du Saint-Laurent l\u2019occasion tant attendue de démontrer aux Canadiens et à leurs porte-parole où logeait le pouvoir de gouverner le pays.L'emprisonnement, les procès expéditifs, l\u2019exil et la pendaison de plusieurs chefs patriotes, les expéditions punitives de l'armée d\u2019occupation, aidée par des volontaires britanniques dont la haine et ,1e racisme se manifestèrent librement au nom de Sa Majesté, rappelèrent la population française à une vue plus réaliste de sa position dans la vallée du Saint-Laurent, quatre-vingts ans après la Conquête.Les administrateurs ecclésiastiques, qui avaient su conserver une attitude prudente pendant les années troublées de la période 1820-1840.profitèrent de l'échec des dirigeants laïcs.Ils devinrent les guides les plus écoutés d'un peuple qui se reprochait d\u2019avoir cru en la liberté prônée par Papineau et scs lieutenants.Ceux qui dorénavant se disaient ses dirigeants, lui prêchèrent la soumission et la frugalité.Les Français de la vallée du Saint-Laurent changèrent même de nom.A VOIR SUITE EN PAGE D 14 POURQUOI il est important DE CHOISIR TendroitoiJ acheter un APPAREIL auditif Nous nous, spécialisons en appareils 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N'oubliez pas vos parapluies .et vos midis ! Alcide Ouellet, le Grand Templier de l'observatoire de Dorval, n'avait pas tout à fait l\u2019esprit aux subtilités du temps, ce matin, après une croisade d\u2019une semaine en Europe.Neanmoins, il s'est rallié suffisamment pour remarquer d'une voix frissonnante: \u201cJ\u2019aurais du me rapporter du p\u2019tit réchauffant de là-bas!\u201d Jetant un regard morne sur le ciel, il l'a trouvé généralement maussade, présage d'averses au cours de la journée.De petits vents frais sauront donner la chair de poule à ces demoiselles qui ne sont pas encore (heureusement) \u201cmidifiées\u201d.Le maximum ne sera que de 60.soit trois ou quatre degrés sous la normale.La nuit prochaine, le mercure frôlera 45, mais il y aura risque de gel dans les banlieues et les régions rurales.Demain, un \u201c coin de haute pression\u201d (pas artérielle, espérons-le), devrait nous donner du beau temps toute la journée.Voici les prévisions de la météo pour aujourd'hui, avec un aperçu pour demain.Régions de Montréal et Ottawa : variable avec quelques périodes nuageuses et un maximum près de 60 aujourd'hui.Possibilité d'une averse cet après-midi.Beau cette nuit avec un minimum de 45 pour les villes, mais 35 à 45 avec risque de gel en banlieues et les régions rurales.Mardi généralement ensoleillé avec un maximum de près de 60 Réglons de Québec, Laurentides et Cantons de L'Est : périodes ensoleillées avec un maximum de 55 aujourd'hui.Une ou deux averses cet après-midi.Cette nuit généralement beau avec un minimum de 30 S 40 et gel sur une grande étendue.Mardi généralement ensoleillé avec un maximum de 55 è 60.Régions de Baie-Comeau, Rimouski, SepMIes et Caspé : ciel variable mais ensoleillé par moments aujourd'hui, avec une ou deux averses durant l'après-midi.Maximum de 50 à 55.Minimum la nuit prochaine 35 à 40.Mardi généralement ensoleillé avec un maximum de 50 à 55.LE DOCUMENT SUITE DE LA PAGE A 1 Québec donnait et recevait du gouvernement fédéral était à peu près équivalent.\u201cPar contre, il y en a d\u2019autres, a poursuivi le dirigeant péquiste, qui ont affirmé, dans le but d\u2019apeurer une population au moment d\u2019un vote, que si le Québec se retirait de la confédération, il perdrait des milliards de dollars.\u201cCe document, ça les déculotte! Car les libéraux de M.Robert Bourassa se sont fait élire en disant: nous on sait compter.Eh bien précisément, ce document vient leur dire: vous ne savez pas compter! \u201cOn ne peut mettre en doute le sérieux et la valeur du document sur le coût du fédéralisme publié par LA PRESSE car il a été préparé non pas par un parti politique, mais par des fonctionnaires.C\u2019est un document gouvernemental, a insisté M.Parizeau, et ça appelle une réponse du gouvernement fédéral autre que celle du genre \u201cQuoi de neuf\u201d.\u201cC\u2019est bien beau de dire en guise de défense que les chiffres sont sujets à toutes sortes d\u2019interprétations.Si le gouvernement fédéral a des interprétations qui contredisent le rapport du gouvernement du Québec, qu\u2019il les donne, a défié l\u2019ancien conseiller économique du gouvernement du Québec, sous MM.Jean Lesage, Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand\u201d.Interrogé à savoir si les conclusions du document ne seraient pas plus favorables à la cause du fédéralisme s\u2019il portait égalément sur les années 1968-69 et 1969-70, c\u2019est-à-dire depuis la formation du ministère fédéral de l\u2019Expansion économique régionale (le document québécois étudie la période de 1961 à 1968), M.Parizeau a dit douter qu\u2019il en soit ainsi.\"Une coquille nouvelle\" \u201cIl ne se passe pas une journée depuis quelques mois, a dit M.Parizeau, sans qu\u2019on entende parler des subventions fédérales à l\u2019industrie: mais en soi, cela ne veut pas dire que le Québec reçoit proportionnellement plus qu\u2019avant: ça veut tout simplement dire qu\u2019on y fait plus de publicité.\u201cSi vraiment l\u2019action du ministère de l'Expansion économique régionale a modifié Sensiblement, en faveur du Québec, l'affectation de l'argent fédéral, ce dont je doute, c'est à M.Jean Marchand, le ministre concerné, d'en faire la preuve\u201d, a dit M.Parizeau.Le PQ estime que ce ministère fédéral de l\u2019Expansion économique régionale est un trompe-l'ocil car l\u2019aide au développement économique a commencé bien avant la création de ce ministère et existait pendant la période étudiée dans le document gouvernemental.S'il est vrai que le budget global accordé à ccs programmes a augmenté, cette augmentation, a souligné M.Parizeau, est à peu près équivalente à l'augmentation normale des dépenses du gouvernement fédéral, c\u2019est-à-dire à l\u2019accroissement des impôts perçus par Ottawa et dont les Québécois paient leur large part.\t* M.Parizeau a qualifié le ministère de M.Marchand de \"nouvelle coquille couvrant des services existants\u201d et a affirmé que le supposé rôle de redistribution des richesses que jouerait le gouvernement fédéral en faveur du Québec est aussi inefficace ou inexistant que par le passé.\u201cOn a fait tout un battage publicitaire, a dit M.Parizeau, autour des zones spéciales: le premier ministre Bourassa et le ministre fédéral Marchand étaient fiers de dire que le Québec retirerait $52 millions en vertu de ce programme.Or, étant donné qu\u2019Ot-tawa consacrera à cette fin $200 millions pour tout le Canada, $52 millions ça fait bien 25 p.c., ce qui équivaut à la proportion du revenu personnel québécois par rapport à l\u2019ensemble du Canada.C\u2019est bien ce que dit le rapport des hauts fonctionnaires québécois: le Québec ne gagne rien au jeu du fédéralisme\u201d.Quant au leader parlementaire du PQ, M.Camille Laurin, qui participait également à la conférence de presse donnée à la suite d\u2019une rencontre entre les deux membres de l\u2019exécutif du parti et les dirigeants régionaux du parti à Québec, il a déclaré que ce qui l\u2019avait frappé le plus dans le document gouvernemental, c\u2019était la constatation que le gouvernement fédéral avait dépensé très peu d\u2019argent pour le développement économique du Québec en particulier au niveau de la recherche et au niveau des sociétés de la Couronne modernes (Atomic Energy of Canada, Polymer Corp., etc.) M.Laurin suggère de compléter le document québécois par une étude plus approfondie sur l\u2019affectation des fonds fédéraux au Québec pour voir dans quelle mesure elle répond aux véritables priorité du Québec.M.Parizeau pense de son côté qu'une étude sur la duplication de services démontrerait qu'une partie des sommes que le gouvernement fédéral dépense sert en fait à doubler des services québécois existants et constitue non pas.un actif ou un bénéfice réel pour le contribuable mais un véritable gaspillage.DETOURNEMENT SUITE DE LA PAGE A 1 Joan McGovern, 20 ans, domiciliée à New York, avaient éveillé les soupçons d\u2019un agent de sécurité de l\u2019aérogare de la \u201cBOAC\u201d qui avait remarqué des bosses proéminentes sous leurs vêtements.Une fouille a révélé que M.Ryder portait deux revolvers et que Mlle McGovern avait dissimulé trois revolvers et la grenade sous sa robe.Les deux jeunes gens ont été incarcérés sous l\u2019inculpatioh d\u2019avoir tenté de monter sur un avion en possession d\u2019armes à feu prohibées.OISEAUX SUITE DE LA PAGE A 1 migratoire.On a affirmé que les phares avaient été éteints à 11 h.45, hier soir.Quoiqu\u2019il en soit, vers 3 h ce matin, des milliers d\u2019étourneaux et de pinsons gisaient épars dans la Cinquième avenue ainsi que dans les 33e et 34e rues.Plus d\u2019une vingtaine de policiers ont inspecté l\u2019hécatombe, ramassant les oi-veaux encore vivants ou inconscients et les mettant dans des cages improvisées ou des boîtes de carton.A 6/LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE 1970 Il faut mettre le prix pour combattre les disparités économiques \u2014 Marchand QUEBEC (PC) \u2014 Le ministre de l\u2019Expansion économique régionale, M.Jean Marchand, a déclaré, hier, que le développement des régions de faible croissance passe avant toute philosophie sur l\u2019emprise du capital américain au Canada.\u201cJe n\u2019aime pas faire de philosophie économiqu e sur le dos des régions sous-développées\u201d, a dit le ministre, au cours de discussions, dans le cadre d\u2019une journée d\u2019information publique organisée par l\u2019Association libérale du comté de Québec-Est.\u201cSi l\u2019on voulait remplacer les investissements américains au Canada, il faudrait accepter une baisse de 50 p.cent de notre standard de vie sans que \u2022cela crée un seul emploi nouveau,\u201d a insisté M.Marchand.\u201cPlutôt que de racheter le Canada, a-t-il ajouté, il convient d\u2019agir pour que les entreprises canadiennes aient davantage d\u2019importance au Canada que les entreprises américaines.\u201d IBM Le ministre a confié qu'il avait été blâmé en cartains milieux, quand il a annoncé, en juin, qu\u2019une subvention fédérale de $6 millions serait accordée en vue de l\u2019établissement d'une usine de IBM à Bromont, près de Granby.\u201cVoilà une entreprise américaine ar-chi-riche et certains n\u2019ont pas compris qu\u2019elle reçoive une subvention pour qu\u2019elle établisse une usiné à Bromont, dans une zone de faible croissance.Mais sans la subvention, IBM se serait établie ailleurs, dans une région déjà acquise à la concentration industrielle,\u201d a dit M.Marchand.\u201cC'est le prix à payer pour combattre les disparités économiques.Les entreprises américaines y ont droit au même titre que toute autre,\u201d a-t-il ajouté.M.Marchand a mentionné également un projet de la société ITT (International Telephone and Telegraph) d\u2019établir une usine dans la région de Sept-Iles, à Port-Cartier.\u201cCela peut représenter un investissement de $110 ou $115 millions,\u201d a-t-il dit.\u201cSi une subvention de $10 millions, peut inciter cette société à s\u2019établir dans la région de Sept-Iles, voilà quelque $125 millions d\u2019investissement,\" a précisé M.Marchand.\u201cMon boulot, a-t-il conclu, c'est de développer les régions sous-développées.\u201d M.Marchand s\u2019adressait à un auditoire d\u2019environ 150 personnes réunies pour la journée d\u2019information publique organisée par le député libéral de Québec-Est, M.Gérard Duquet.Les participants à cette journée d\u2019information ont discuté, outre de développement économique, de la réforme fiscale proposée par le gouvernement fédéral et du projet de loi sur une réforme de l\u2019assurance-chômage.MM.Bryce Mackasey, ministre du Travail, et Herb Gray, ministre du Revenu, qui devaient prendre part à ces forums ont été retenus par d'autres occupations.Ils se sont fait remplacer par MM.Fernand Leblanc, député de Lau^ rier, et Arthur Portelance, dépuité de Gamelin.;.y ****** téléphofo PA de morts.Ci-dessus, ou Caire, le président de la RAU flanqué à gauche de Yasser Arafat et à droite du roi Hussein.La photo a été prise immédiatement après que les deux adversaires eurent apposé leurs signatures au document de \"paix\".// Fin officielle n Avec le président Nasser agissant comme médiateur, le roi Hussein de Jordanie et le leader d'EI Fath, Yasser Arafat, ont conclu, hier, un accord mettant fin en principe aux combats entre guérilleros palestiniens et troupes \"royales\" qui ont ravagé le petit royaume hachémite et fait des milliers HUSSEIN SUITE DE LA PAGE A 1 préside le premier ministre tunisien, la garde de la souveraineté jordanienne pour le moment, tout en permettant à Hussein de garder son trône.Tandis que l\u2019armée royale est censée quitter Amman pour regagner ses cantonnements, les forces de l\u2019OLP doivent rejoindre \u201cdes postes convenant à leurs activités\u201d- Il semble que cela signifie.des positions face aux forces israéliennes le long du Jourdain.Un porte-parole égyptien a précisé que les signataires, y compris Hussein et Arafat, se sont serré la main après la signature de l\u2019accord.Arrêter l'effusion de sang Le plan fut élaboré au cours de deux séances hier, à la suite de l\u2019arrivée, en matinée, de Hussein.Outre ce dernier et Arafat, les signataires sont les leaders d\u2019Egypte, de Tunisie, d\u2019Arabie séoudite, de Koweït,\u2019 du Yémen, de Libye, du Soudan et du Liban.La Syrie, l\u2019Irak, le Maroc et l\u2019Algérie, autres pays fortement arabophones, n\u2019ont ni participé à la conférence, ni signé l\u2019accord.Un délégué du Sud-Yémen a participé, mais a quitté la Caire hier matin.L\u2019accord vise officiellement à empê^ cher que le sang continue à être versé, à \u201cpréserver la Jordanie de la conspiration impérialiste\u201d, à soutenir la révolution arabe palestinienne \u201cjusqu\u2019à ce qu\u2019elle atteigne son objectif de libération complète et de défaite de l\u2019ennemi israélien usurpateur\u201d.L\u2019accord prévoit que la ville d\u2019Irbid et les autres points d\u2019appui de l\u2019OLP dans le nord de la Jordanie retournent à la \"situation civile et militaire existant antérieurement aux récents événements\u201d.Avant la séance décisive, M.Arafat avait déclaré dans une entrevue au journal officieux égyptien \u201cAl Ahram\u201d que l\u2019OLP ne visait pas au renverse- ment de Hussein: \u201cLe mouvement de guérilla n\u2019a pas pris les armes en janvier 1965 pour renverser des régimes arabes.Il les a prises pour un but bien plus noble, pour la libération de la Palestine\u201d.Le journal publia cette déclaration quelques heures après l\u2019arrivée de Hussein au Caire.M.Arafat s\u2019était antérieurement rendu au Caire malgré le gouvernement Hussein, grâce à l'aide de représentants de la conférence déjà commencée au Caire.Samedi, un nouveau gouvernement jordanien avait été constitué à Amman, d\u2019emblée traité par M.Arafat d\u2019\u201cextension de l'ancien régime militaire qui complota notre liquidation\u201d.Fin du plan Rogers?L'accord prévoit par ailleurs que les signataires devront soutenir la résistance palestinienne \u201cjusqu'à la libération totale et la victoire sur l\u2019ennemi israélien\u201d.On se demande si c\u2019est de la rhétorique ou bien la fin du plan Rogers, comme de tout projet fondé sur la résolution du 22 novembre 1967 du Conseil de sécurité de l\u2019ONU, laquelle ne reconnaît sur le territoire de l\u2019ancien mandat britannique appelé Palestine qu\u2019un seul Etat: Israël.Le roi Hussein reste sur son trône, apparemment parce qu\u2019on craint le vide que causerait son départ brutal.M.Arafat devient de son côté le véritable interlocuteur palestinien du monde arabe.L'accord prévoit que les services de la sûreté intérieure sont chargés du maintien de la sécurité sous l\u2019administration civile, la libération immédiate de tous les internés se trouvant aux mains des deux parties.Les décisions du comité supérieur sont exécutoires.11 doit élaborer et conclure des accords liant les deux parties pour assurer la pérennité de l\u2019action des fedayin et compte tenu de celle-ci, le respect de la souveraineté du pays.Le comité doit créer une atmosphère propice à l\u2019exécution de l\u2019accord.Au cas où l\u2019une des parties n\u2019appliquerait pas l\u2019une des stipulations de l\u2019accord ou entraverait son exécution, tous les Etats arabes signataires prendraient des mesures communes et collectives contre celle-ci.En conséquence de l\u2019accord, en raison du rôle que joue la Tunisie dans son élaboration et son application, ce pays fait son entrée dans la crise du Moyen-Orient, ce qui, dans une moindre mesure, s\u2019epplique du coup aux autres pays du Maghred.Enfin, tout règlement de paix entre les Arabes et Israël passe désormais, sauf cas de remise en cause de l\u2019accord, par la bonne volonté de l\u2019OLP.RUPTURE SUITE DE LA PAGE A 1 existe encore une possibilité d\u2019entente sur la question du désengagement et que les négociations sur ce point peuvent fort bien se poursuivre.Le chef du gouvernement a annoncé également que le cabinet provincial étudiera une proposition suggérant un nouveau plan de désengagement dans le cadre du régime d\u2019assurance-maladie, et qu\u2019une décision à ce sujet sera prise mercredi.C\u2019est le Dr Raymond Robillard, président de la Fédération des spécialistes, qui a soumis cette proposition au gouvernement.La déclaration du premier ministre constitue la première brèche dans l'impasse dans laquelle se trouvent les surer les services d\u2019urgence si la grève était déclenchée.La rupture des négociations laissait présager une grève à brève échéance et le Dr Robillard a déclaré que des mesures avaient été prises pour assurer les services d\u2019urgence si, la grève était déclenchée.Mais quoi qu\u2019il arrive, le gouvernement ne peut retarder davantage et doit fixer une date de mise en vigueur du régime d\u2019assurance-maladie.Toutefois, le gouvernement doit se réunir aujourd\u2019hui et si les nouvelles propositions des spécialistes sont acceptées, la possibilité d\u2019une grève pourra être écartée.Le Dr Robillard a annoncé pour sa part hier que les médecins ont constitué un fonds spécial pour le cas où ils déclencheraient un arrêt de travail.\u201cDe toute façon, a précisé le Dr Robillard.le public sera informé longtemps à l\u2019avance de toute décision des spécialistes.\u201d Le Dr Robillard a reproché au gouvernement de ne pas dire toute la vérité.11 a précisé que ia décision de rompre les négociations avait été prise au cours d\u2019une réunion en fin de semaine de l\u2019exécutif de la F é d é r a t i o n qui compte 4,000 membres, soit 64 p.cent des médecins du Québec.La Fédération doit donner une conférence de presse mardi pour expliquer sa position.Le Dr Robillard a répété que les médecins sont déterminés à s\u2019opposer à une médecine étatisée.TRUDEAU SUITE DE LA PAGE A 1 Quoi qu\u2019il en soit, il ne fait aucun doute que le \u201cbilan\u201d préparé par Québec sera passé au peigne fin à Ottawa, comme on l\u2019a fait d\u2019ailleurs depuis quelques années, chaque fois que des chiffres ont été mis de l'avant par Québec pour tenter d\u2019évaluer les avantages et inconvénients financiers de la participation à la fédération canadienne.C\u2019est une histoire qui a commencé à l\u2019époque de MM.Lesage et Pearson.En ce qui concerne le premier ministre Trudeau, il a déjà déclaré plus d\u2019une fois qu\u2019il avait une certaine répugnance pour le fédéralisme calculateur.Il a du reste expliqué, pas tellement longtemps après la dernière élection québécoise, que le fédéralisme doit être accepté en soi et non pas en fonction de l\u2019intérêt économique qu\u2019on pourrait y trouver à un moment ou l\u2019autre.En d\u2019autres mots, il faut accepter de faire partie d'un pays totalement et non pas d\u2019une façon qu\u2019il pourrait peut-éire qualifier t!' rrerjuine.C\u2019est damo\"> l'atiitude d'esprit -de M.Trudeau» i\u2019é-gard de ces préoccupations de caractère comptable.__ BRASIER SUITE DE LA PAGE A 1 cette région transformée en un immense brasier; des .milliers d\u2019autres, parfois isolées, ont dû être évacuées, notamment près de Los Angeles où l\u2019incendie présente un front de quelque 35 milles de large.Partout ailleurs, en Californie, d\u2019autres feux continuent de brûler, attisés par des vents de 60 milles à l\u2019heure.Par terre et par air, des milliers de pompiers ne cessent de lutter contre cet invincible ennemi.En ce lundi matin, la situation était jugée tellement critique que le gouver-verneur Ronald Reagan déclara la région de Los Angeles et celle de Ventura zones sinistrées.Un appel a été lancé pour venir en aide (dons d\u2019argent ou de vêtements) aux populations évacuées qui ont perdu tous leurs biens.Les réfugiés, arrivant de partout, sont hébergés ici et là par des amis, par de la famille ou par des citoyens solidaires.Les bases militaires et les casernes de l\u2019Etat reçoivent et accueillent des sinistrés par centaines.Tout près de San Diego, plus de 200 maisons ont été la proie des flammes, comme embrasées subitement, toutes.à la fois, tellement le vent était violent.C\u2019est vraisemblablement à la suite d\u2019étincelles provenant d\u2019une 1 i g n e à haute tension qu\u2019un premier incendie s'est déclaré, il y a quatre jours, à 50 milles à Test de San Diego.L\u2019incendie a pris de rapides proportions et a donné naissance, sous l\u2019action du vent, à d\u2019autres foyers un peu partout à travers cet Etat.BOURASSA SUITE DE LA PAGE A 1 ayant déjà été utilisées par exemple au cours de la campagne électorale, et par l\u2019Union nationale et par le Parti québécois.M.Bourassa a ajouté qu\u2019il se proposait, de toute manière, de rendre ce document public \u201csous peu\u201d, c\u2019est-à-dire à la reprise de la session parlementaire.\"Mais avec ce qui vient de sortir dans LA PRESSE, a-t-il ajouté, il n\u2019y a plus de raisons de retenir le document, ce n'est plus un secret, et j\u2019imagine que nous le rendrons public au cours des prochains jours\u201d.Cao Ky renonce à venir aux USA WASHINGTON (AFP, UPI, PA) \u2014 Le général Nguyen Cao Ky a annoncé hier dans une entrevue à la télévision américaine qu\u2019il avait renoncé au voyage qu\u2019il devait effectuer sous peu à Washington, non pas du fait de pressions du gouvernement Nixon, mais parce qu\u2019il avait appris que des hippies, des yippies et divers organismes pacifiques devaient tenir une contre-manifestation pour rivaliser avec celle de son hôte, le prêcheur radiophonique Clark Mclntire.M.Ky devait être la vedette d'un \u201cdéfilé de la victoire\u201d à Washington sous les auspices de M.Mclntire.Il a précisé qu\u2019alors il estimait que sa présence aux Etats-Ünis ne contribuerait pas à la défense de la cause de son pays.Il parlait à l\u2019émission \u201cFace the Nation\u201d du réseau CBS.M.Ky venait par ailleurs de conférer avec M.Henry\u2019 Kissinger, conseiller du président Nixon, en matière de politique étrangère.Le commandement sud-coréen a démenti hier l\u2019allégation d\u2019un député sud-vietnamien comme quoi les troupes coréennes au Vietnam avaient massacré une centaines de femmes et d\u2019enfants plus tôt ce mois-ci.Lca artilleurs du FNL ont intensifié leurs tirs de harcè\u2019einent contre les po-f ons r.\u2019.ricrrrics fl su i-v'jjir.in'c'n- nes dans la nuit de BBnancke à lundi et ont bombardé la ville de Hué, ont annoncé les porte-parole militaires.r wmm ftlSv* .\t** des calvities) peuvent être éliminés par un traitement professionnel.La clinique capillaire Thomas vous offre \u2018\u2018le traitement le plus ancien\u201d et pourtant \u2018\u2018le plus perfectionné\u201d et le plus efficace en fait de prophylaxie contre la calvitie.Car l\u2019habileté des soins qui vous sont assurés à la clinique Thomas est le résultat d\u2019une expérience acquise au cours de plus de 50 années.Au-delà de 9,000,000 de traitements furent donnés jusqu\u2019ici avec succès.Pratiquement tous les développements techniques et toutes les méthodes et remèdes connus et employés dans la phophylaxie des cheveux et du cuir chevelu ont débuté et furent perfectionnés à la clinique capillaire Thomas.Tout dernièrement, à la suite de recherches intenses (sous la surveillance de derma-tologistes).la clinique Thomas a annoncé une nouvelle technique améliorée et radicale qui combat \u201cl\u2019arrêt du fonctionnement des follicules\u201d, une des causes les plus diffides à corn battre qui causent la calvitie.La clinique capillaire Thomas possède tous les atouts pour vous aider à combattre la calvitie.Venez tout de suite pour un examen complet.Tant l\u2019examen que la première consultation sont sans frais.Laissez le spécialiste Thomas vous montrer comment il peut vqus faire pousser de nouveaux cheveux beaux et sains, ainsi que vous débarrasser de vos pellicules et des démangeaisons.DAMES ET MESSIEURS ACCEPTES AUX TRAITEMENTS ¦ N VILLE: 1010 OUEST, RUE STE-CATHERINE (637, Edifîco Carr* Dominion) Tél.: UN.6-3041 PLAZA 3T-HUDCRT: 6339, RUE ST-HUBERT (309, Edifie* tombant) T*l.: 274-3EOI Uh.a.m.è Ih.p.m.- Samedis: ION.a.tn.k 3h.p.m, STATIONNEMENT GRATUIT USA LA CLINIQUE CAPILLAIRE THOMAS Déporté au Kenya l'an dernier Condamné à 6 mois de prison pour fraude Un citoyen du Kenya qui avait été déporté du Canada Tannée dernière, à la suite d\u2019U n e condamnation pour fraude, vient à nouveau d\u2019être condamné à six mois de prison, après avoir reconnu sa culpabilité à des accusations de fraude, de fabrication de faux documents et de possession d\u2019écrits pouvant servir à la fabrication de faux.Copal Chancela, 23 ans, a fraudé le public en général d\u2019une somme de $157 en se faisant passer, en le 28 août et le 15 septembre, pour le représentant d\u2019une compagnie inexistante.Après avoir vanté les qualités des couteaux de la compagnie que soi-disant il représentait, l\u2019accusé exigeait uifpaiement partiel de la marchandise, qui n\u2019était jamais livrée.De plus, l\u2019accusé a reconnu sa culpabilité à l\u2019accusation d\u2019avoir fabriqué un faux chèque au montant de $50 et d\u2019avoir été trouvé en possession de 46 chèques non libellés.Bruno Quesnel, O.D.Optométriste bureau chez PEOPLES CREDIT JEWELLERS 1015 ouest, Ste-Catherine \u2014 849-7071 T COURS OU SOIR DESSIN-PEINTURE D'APRÈS MODÈLES VIVANTS Les cours commenceront au début d\u2019octobre Inscriptions reçues dés maintenant PROSPECTUS ENVOYÉ SUR DEMANDE ÉCOLE D\u2019ART DU MONT-ROYAL «3 CH.CÔTE-STE-CATHERINE,MTL153.TÉL: 273-6148 * Le meilleur tabac qui se puisse acheter Pourquoi la Rothmans Bang Size a-t-elle si bon goût?Tout simplement à cause de son tabac.r-U3 SUÉ sn * v, ; 3g9&$| essai ÜÉÜ \u2022y?,- L Ml mmmÊ iMm.iémmm mm saisi isSjsÉj w&mÊ aBSsS mm mm *3 \u2014O» K ¦ Am, Les cigarettes Rothmans sont aujourd\u2019hui vendues dans plus de 160 pays, 100 lignes aériennes et 150 lignes maritimes.m i KKSF-714FK 7 prix à l\u2019extérieur et d'àmüsement non -\t.\ti\u201e\u201e'.3^gb - 'mm Irak ¥.*m as» 4vys28§ 4VV4-.\u2019tt.' cfb SALLE WILFRID-PELLETIER va ( 4 s \\K l n M< iHîf \u2022 .il I T * i jut i t U K *5 J J \u2019 1 J LES rapports /r# Ses \u2019exploits\u2019 fiïp/ s\u2019achèvent A\\EC FRENESIE L THE HUN FROM, «xwgss> Lym CARTER* LMOflJTZ Fendra HARRIS *.tioe AUSTIN \u2022 Mary STACY - R WALK \u2022nriiTnsDUin oariïîvn TOUS US JOUM l -, >v / I JÉ m ' ^ ' wmmmm 28 sqttMwie ; «u 11 octobre\t* lever du rideau : Jacqueline TOUS LES SOIRS à 7h45, EXCEPTÉ LE JEUDI.LE DIMANCHE à 2h00 JB J~Blue Bonnets a VOIR PREMIÈRE PAGE DES PETITES ANNONCES A 10 /LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE Première discussion libre sur l'art 1970 I, a première \u201cdiscussion libre\u201d internationale sur Part entre des artistes contemporains célèbres aura lieu à Halifax les 5 et 6 octobre.Vingt-trois artistes renommés du Canada, des Etats-Unis, de France, de Hollande.d\u2019Angleterre, d\u2019Allemagne et d\u2019Italie ont été invités à assister à la conférence d\u2019Halifax, qui durera deux jours, au r\u2019Collcge Of Art and Design\u201d de la ville.Mene de main de Maitre.MICHEL DUCMAUSSOY CAROLINE CELLIER ,1E AN VANNE IM (ilIA a* CLAUDE CHABROL 3» SEMAINE I LE CINEMA DE LA PLACE VICTORIA Commanditée par Benson & Hedges (Canada) Limited, la conférence est organisée con-jointemcot par le Collège des Beau Arts et M.Seth Siege-laub connu sur la scène internationale pour l\u2019activité qu\u2019il consacre à faire connaître l\u2019art contemporain.Le président du collège, M.Gary Kennedy, a déclaré que la conférence sera la première rencontre internationale sans sujet établi entre artistes.\u201cAu contraire\u201d, a-t-il ajouté, \u2018les artistes seront libres de choisir leur sujets de conférence et d\u2019organiser des discussions sur n\u2019importe quel sujet concernant leur travail\u201d.FESTIVAL \u201870 99e CHAQUE FILM DERNIERS SOIRS (Jeaqe'aa 1*r act.) UNE PROGRAMMATION SOUDE! DEMANDEZ VOTRE LISTE COMPUTE Al CHOU verdi 1)19 St-U tirant 277*4141 O FILMS SPECTACULAIRES EN COULEURS! OUVERT: 6.30 LE 7ièm« VOYAGE DE [Tous 7*|Ï1.40(! en FRANÇAIS.vm Film pt JOHN FORD JUBflflUTjF3 ennui wal imaïqÉ à 9:20 en FRANÇAIS Asa.1 J Pont r * c*rti§r pont I Victoria a SwinQin cummei» .J*® EN ANGLAIS______ RAQIIEI WELCHjrTÎMË-DAPr pont V Champ* »,nf IVUTC 3) K Miras VC 12 IIS GRATUIT BOUCHERVILLE ROUTE 20 EST - SORTIE 58 TEL.655-5515 CONTRE LES ¦martiens! VENDREDI,tu JEUDI \u202225 SEPT .*«< 1 OCT 3« FILM-COULEURS 5ïu;r,l(r:mwn 3 FILMS COULEURS 11® SALLE CUMATISEE DIX-NEUVIÈME SEMAINE SAINT-DENIS e.Bijou 1»4, 8T-OINH, 84M2II \u2014\tS030.fAnM£*U.M7-llII Voyez \"DEUX FEMMES EN OR\" et gagnez une superbe médaille en or 14 karats, avec bracelet ou chaînette, au choix.Tfa.\"'nusiôutveé- ' Cœmsne y-frnCjatnatA- vu Ça/ MONIQUE MERCURE £ LOUISE TURCOT v sa™ ¦DONTAfD RILOW /\u2022lAneEL-SABoufi'M /*4U^lOUt DC Ç\\OD««T ÇHARLCDOIfl \u201c CL AUDE TOURNIER.TECMMCOlOR TtPMA/ICCO*« Rey^ à St-André A DEUX FEMMES EN ORL.raaka, HiAL LAoariM A OramO*.Uchur.\u2022 UcNBa; \u2022 iC«M»IBMBLiN>klliBW Numéro gagnant de la Minainedamièr* au St-D«nia: 28,263 Numéro gagnant da la aamaina damièra au Bijou: 30,350 CE SOIR 7.30 3.30 Cinémas 0DE0IM BtSiksM» GENEVIEVE DONALD BUIOLD SUTHERLAND Acte du Coeur Film Je Paul Alnumd \u201c Bmm BUTCH CASSIDY at le DAUPHIN BEAUBIEN PALS O'IBERYILLE 721-1080 la SUNÛANCEK1Û POUR nous ) Ktxr HuK BEI flllEUf wïeit lusiuS IWUI1S .I5\u2018 © un Amour de Coccinelle BERRI ST-DENIS.STE-CATHERINE 878-2424 UILLERAV ST-OENIS JARRY 3IIS577 ET- LE CHEVAL AUX SABOTS D'OR\" plMHIH \u2022mu SES MOI CHMIZS mwî az IlUS MAINTENANT AUX DEUX CINÉMAS EN COULEURS 2» FIIUAU CH AU put H LE PIMENT DE IA VIE STE-CATHERINE PAPINEAU 524 1U5\t7» fl LU AU CRËUAZIE\t; LA MARIÉE A DU CHIEN EN FRANÇAIS CHAmPLAin CREmAZIE ST-DENIS CREMAZIE 388-4210 S.1S-72I \u2022 M» ELLIOTT GOULD CANDICE BERGEN ATWATER 1 ALEXIS niHOfl PLAZA 335-424S ^ cu^RiiiKnaa EN COULEUR* LU mot K tau ANNE BANCROFT DUSTIN HOFFMAN UERDUIt 3141 WELLINGTON 7S8-2092 LE LAURÉAT EN COULEURS\u2014\u2014 077 INTRIGUE A LISBONNE mtn K 6 «Ut m LA DERNIERE EVASION IYIERCIER STE-CATHERINE-PIE IX 255-6224 t.r- \u2019LA VENGEANCE DU SHERIF\" [JnsJ ¦nu mi a* Gregory \"L\u2019homme le plus Peck DANGEREUX DU MONDE\" \u2014\u2014\u2014 aussi \u2014 ¦ \u2014 SIE CATHERINE-AMHERSI 522-51 !J SANDOlfRO! l Danielle Darrieux fait facilement accepter le personnage de Coco Chanel NEW YORK ( PA) \u2014 Danielle Darrieux.qui a remplacé Katharine Hepburn pour incarner le personnage de Coco Chanel dans le spectacle de Broadway, \u201cCoco\u201d, s\u2019attache à tous les détails afin d'apporter plus de réalisme à son rôle.A son arrivée à New York, l\u2019actrice française a v a i t les cheveux d\u2019un blond roux.Maintenant, sa chevelure est simplement, à la manière Chanel.Cette comédienne, âgée de 53 ans, cherche à s'identifier à son personnage Elle se donne l\u2019allure et le comportement de sa compatriote, et sa tenue vestimentaire est plus dans la note que les costumes choisis auparavant par Katharine Hepburn.Cette dernière, une célèbre X; 1 jouant le rôle-titre jusqu\u2019au début d\u2019août.Ceux qui avaient prédit que le spectacle serait voué à l\u2019insuccès après le départ de Miss Hepburn, se rendent compte qu\u2019ils s\u2019étaiet trompés.La talentueuse actrice Danielle Darieux fait l\u2019objet de commentaires élogieux, c t Coco\u201d continue à attirer le publie.Maintenant, sa chevelure est Cette dernière, une célèbre \u201cCoco\u201d continue à attirer le brune et elle est coiffée très actrice américaine âgée de 61 public.Sophia Loren: \"Ne jamais oublier devoirs et responsabilités\" NEW YORK (ALT) - De- L'actrice, sure d\u2019elle-mèmc, midi est bien vint nliic Ho fi non cnrrtnfonrs rniina court à toutes les nues- ponHition L'Art nouveau Mario Amaya et Leticia Anchondo, curateurs de l\u2019Art Gallery of Ontario de Toronto, sur un divan d\u2019Hector Guimard, maitre de l\u2019Art nouveau, dont quelques-unes des oeuvres sont exposées à la galerie depuis samedi, et jusqu'au 1er novembre.NEW YORK (AFP) - De vant plus de 6,000 spectateurs du Radio City Musil Hall de New York, Sophia Loren a donné l\u2019avant-première de son film \u201cGrand Soleil\u201d (Sunflower), une conférence de presse à une centaines de journalistes qui avaient pris place sur la scène où les célèbres \u201croquettes\u201d claquent du talon trois fois par jour.En tunique cerise sur pantalon noir, la vedette fit son apparition sous des tonnerres d'applaudissements qui durent plusieurs minutes.\u201cQu\u2019y a-t-il de mal à être un symbole sexuel?\u201d répliqua Sophia à la première question qui lui fut posée et qui allait donner le ton à tout l\u2019interview.Margot Fonteyn tiendra sa place LONDRES (PAl \u2014 \u201cDepuis plus de 20 ans, on a dit à maintes reprise que j\u2019abandonnais mes activités, mais je n\u2019ai jamais dit que je voulais le faire\u201d a déclaré hier Dame Margot Fonteyn.Dame Margot, âgée de 51 ans, commentait certaines rumeurs voulant qu\u2019elle cède sa place à Natalia Makarova, comme partenaire de Rudolf Nureyev.Makarova a récemment abandonné le Ballet Kirov de Léningrad, pour s\u2019installer à Londres.Nureyev et Dame Margot ont acquis une renommée mondiale comme partenaires depuis que le danseur avait quitté lui aussi la même troupe soviétique en 1961, à Paris.En fin de semaine, Dame Margot partait pour les Etats-Unis où elle doit se produire à Washington, mais' sans Nureyev.Ce dernier a qualifié la rumeur indiquant que sa nouvelle partenaire serait Natalia Makarova, comme étant sans fondement.\u201cNotre association n\u2019est pas officielle, et je peux danser avec d\u2019autres partenaires, comme lui, avec d\u2019autres ballerines,\u201d d\u2019expliquer Dame Margot.Nureyev dansera avec Makarova dans un spectacle télévisé, en novembre, et plus.tard dans une production théâtrale.CINEMAS \u201cPrélude ^ aLextase FESTIVAL 1206.E.STE CATHERINE 525 8600 MIRACLE DE LAMOür\\ 1el2vCHCI' n APRES 18ans| Oswalt Kobe par {Adultesl exemple: flAduitèaé* CANADIEN ADOLPHE 0 ARUfK.t DL GAGS DIMME NjijCfAf'¦ OE RIRE.ti*ï.ji ARLEQUIN 288-2943 LES GALERIES D'ANJOU 353 5960 U PliM M 11! ¦ RivbIi wr b 40.7:7b.U* tm.Ns I 30 pa.TenaUct Ms 7 10 RIVOLI\tV 277-4129™* VERSAILLES V SALON BLEU 3524020 JAMES FRANCiSCUS - MM HUNTER UNQ1HJWÜSON .CHWiOKlfs™ COULCUK D«rm«r programma; Châtaau *t Papineau 7: 50.Granada 7:1 6.Var« \u2022aillas 7.00 pm.CHATEAU PAPINEAU 271-44CX)\tS21-ABS3 GRANADA VERSAILLES 255-2428\t352^020 14 ANS 2e film a chaque cinéma f Greenfield: soir 6:1 5.8:00* Laval: Soir 6:10.8:00.GREENFIELD PARK 671-6129\tLAVAL 6888200 CcttB ftttxi.fe twt ïflifwt Bills BhiS loiiyy, kHL J J ^ 17h.1lk.1B.711, Q Valley off theDofls LOEW'S 866 5651 B 1 'MHS ciiic***1 MORAIRC: 17130 llkbQ PALACE 866-6991 A, K MEIllIUR FILM «UE J'AIE VU - N T.TIMES i\u201cSLCATCH-22 jenaauAMHQWJMMMiWMWMa UCH>caw accipHt X 12.10, 233, 1 4.40,7 M, WESTMOUNT .4*6.7395 OE RETOUR 14 MS .ARTHUR HAILEY».(80 M CME SPUK-KAU lülll TICIIMCQIO» CINEMA -;\tFAIRVIEW PLACE VILLE-MARIE CINEMA ?866-2644\t1 avV R06S - ' ' rVM.ilMf.Z4l.4 4f.l it.I ll ».a.faillit*, air.L4lMim i 1 Ib.3 ib b ! b.7 Ib.! BEfiGMAM 3 LE PETIT! CINEMA SI htm ligua PLACE VltlF MAR1F **866 2644 AVENUE 937-274?Sia ptre.Il Riast/i, la i lui craaitü Ores in kokeaieas ha att let ^\tcaïuitie M cal 1 4 PTVENUS ELOEIL laTjOLIETTE\t___ I ROYAL f» du NORD drummondvilIE CUSt JEROME ________ JACQUELINE BISSET [ ÎM BROWN]\taaaw emu tptcTtkcie cnaruT l:M 4 jn M n:«S tM.C SCOTT KARL MA1XCN J POUR TOUS \"TON DORVAL BID ROOM 631997 7 Angeia Lansbury \u2022 Mchael York \u201cSomething foc Everyone\" BOIAJIC: 12.bi.2.5b.4:55.7.85.1.lb fa.Icraar pnpnat caepiet I ff ta.QUE RESTE-T-ll i MONTRER Abo BTm r-|7nr CCI IwHl coion 1 m I l\u2019 JS tlL\u2019I^\u2019S \u2022tour» 11» Il If» .7-=.n.«r»r\u2014-rwr-r »* » 4» >1 HI.2f * lAILniàiraiifiSYTBSfft n him IA PRESSE.MONTREAL, LUNDI 28 SEPTEMBRE 1970 /A 11 ¦Mil ECONOMISEZ k'ï h' t-v \u2022 Grand format emboîtant (60\u201d x 80\u201d) ordinaire (90\u201d x 115\").Super format emboîtant (78\u201d A A A x 80\u201d) Ordinaire (108\u201d x 115\").T ||f| Spécial chacun\tVlWW Taies d\u2019oreillers Spécial la paire 1.99 Percale de coton de bonne qualité.Légères imperfections n\u2019affectant pas la durée.Grand ou super formats, draps ordinaires ou emboîtants.Taies d\u2019oreillers assorties.Blanc.Spéoial 4 pour 2.99 Les légères imperfections dans ces belles serviettes de bain en coton éponge épais, qui ne devraient pas en affecter la durée, nous permettent de vous les offrir Ace bas prix.Grand format environ 20\u201d x 40\u201d.Bleu, ton or, vert, rose.Eaton en ville (niveau du Métro) et Ville d\u2019Anjou.Rayon 936.E ATO N Spéoial 3 ponr 2a99 Bas-culotte diaphane Une seule taille: bas-culotte a l'extensibilité de toutes les tailles.Pointes renforcées.Beige, sucre, cafe ou ivoire.Spécial 1.05 chacun Bas nylon Haut très extensible pour un plus grand confort.Talon et pointes renforces.Beige, sucre ou cale dans les pointures Sa 11.Spéolal 12 pour paires 3.29 Eaton en ville seulement (niveau du métro).Rayon 901.HEURES D'AFFAIRES EATON: LUNDI.MARDI.MERCREDI DE 9 H 30 A 18 H-JEUDI, VENDREDI DE 9 H 30 A 21 H \u2014 SAMEDI DE 9 H A 17 H \u2014 LE STANDARD OUVRE A 8 H 30.842-9211 / A Ift/^^RESSE, MONTREAL.LUNDI 28 SEPTEMBRE 1970 EATON Regardez bien attentivement la télé RCA et vous verrez.ï, $ £&
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