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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1972-11-14, Collections de BAnQ.

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[" mm mm* mFm mm LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQUE MONTREAL, MARDI 14 NOVEMBRE 1972, 88e ANNEE, NO 239, 100 PAGES, 8 CAHIERS METEO Risque de neige cel après-midi et ce soir Demain : dégagement graduel Max.40° Min.20° \u2014 Détails à la page A 6 ?15c Atmosphère tendue à Québec Bernard Lamoureux, téléphoniste par Claudette TOUGAS \u201cVivre avec cinq femmes, à la maison, ou cent au bureau, quelle différence ?On me chouchoute davantage, c\u2019est tout !\u201d Bernard Lamoureux a 19 ans.Depuis trois semaines, il est téléphoniste au service de 1 interurbain de Bell Canada, rue Belmont.On compte maintenant une quinzaine de téléphonistes mâles à l\u2019assistance annuaire, à l\u2019interurbain et au service outre-mer.Ceci, depuis un peu plus de six mois seulement.On engage des hommes seulement parce qu\u2019il manque de femmes.Sans aucune autre raison.\u201cCe qui m'a conduit au métier de téléphoniste?Mais le chômage ! Quand j\u2019ai terminé ma 12e année, j'ai refusé d\u2019aller au CEGEP.J\u2019avais trop vu de mes amis sécher tout d'abord leurs cours là, pour ensuite les abandonner avant Noël.Non, le CEGEP ce n\u2019était pas pour moi.\u201cJ\u2019aurais pourtant aimé suivre un cours en administration.\u201d Mais Bernard Lamoureux le suivra probablement \u201cson cours en administration \u2019 car, ne dit-il pas, sûr de lui : \u201cAu Bell, il y a de l\u2019avenir ! Quand on fait bien son travail, on sait le reconnaître.Et pour ça, point n\u2019est besoin de \u201clécher\u201d les bottines du patron ! \u201cD'ailleurs je n\u2019ai pas l'ambition de rester téléphoniste toute ma vie !\u201d Il n\u2019a pas encore pu acheter de parts dans la compagnie, mais ça viendra.Et cette compagnie est presque une affaire de famille : sa mère et sa soeur y travaillent aussi.Après sa douzième année .Bernard a fait tous les métiers : il a travaillé un certain temps dans l\u2019alimentation, pour le gouvernement fédéral et a même fait la \u201cfinition\" de pièces d'avion (\u201cC\u2019est là que j\u2019ai pratiqué la patience que 1 on doit avoir pour être \u201cun bon téléphoniste\u201d.) Il voulait tout d'abord devenir installateur.Mais tous les postes étaient comblés.A la même épo- Voir LAMOUREUX, page A 6 TH- phoîo Michel Gravel, LA PRESSE ¦ cliffy: 4- 4- -y \u2018 mm* ¦ .« \u2022 SSésêSH .-K - \u2022 »,i'/: , , > : ¦¦.*.- '4- ¦\u2019 - \u2022\u2022 ¦ $è*ù£j AUJOURD'HUI photo Réal St-Jean LA PRESSE o.->\t\u2022 :\t\u2022 WÊÊÊË Au Cégep Saint-Hyacinthe, les étudiants organisent des cours parallèles \u2014 page C 16 SOMMAIRE Arts et spectacles : B 2, E 3 à E 5 Bandes dessinées : E 2 Cinéma : E 4 Décès, naissances, etc.: E 17 Economie : H 1 à H 8 Editorial : A 4 En direct radio-TV : B 2 Etes-vous observateur ?s E 9 Horoscope : A 15 Informations étrangères : B 1 Informations nationales : A 2, El La bonne table : A 8 L'auto : C 6, C 7 \"Mot-mystère\u201d : E 11 Mots croisés : E 14 Petites annonces : E 6 à E 16 Radio et télévision : B 2 Radio FM : E 4 Sports : C 1 à C 5, C 8, C 10, C 11 Tribunaux : A 16, E 2 Vivre aujourd'hui : A 10 à A 15 Votre médecin: A 13 Au congrès libéral : du pain et du beurre \u2014\tpage A 2 Un campus tout neuf pour les étudiants en aérotechnique à Saint-Hubert \u2014 page A 11 Nouvelle rencontre Kissinger-Le Duc Tho à Paris Peron quitte Madrid pour rentrer en Argentine vendredi page B 1 Dans l'immédiat, le NPD ne veut pas contrecarrer le gouvernement libéral \u2014\tpage E 1 Des policiers de la CUM lancent une guerre aux lettres piégées page E 2 Le juge Coderre désavoue le rapport Daigneault Le rapport Daigneault sur l\u2019intégration des forces policières a été trial présenté, est mal défendu par son auteur et a été élaboré sans consultation.Les ambiguités qu\u2019il contient sont en grande partie responsable de l\u2019anxiété et de la crainte qu\u2019engendre dans les villes de la banlieue l\u2019intégration.Tels sont en résumé les propos tenus par le président du Conseil de sécurité de la Communauté urbaine de Montréal, le juge Jacques Coderre, au cours d\u2019une entrevue exclusive qu\u2019il vient, d\u2019accorder à Daniel L\u2019Heureux.Le juge reconnaît que ses commentaires équivalent ci un désaveu substantiel du rapport du directeur de police René Daigneault.page A 5 HEBDO ECONOMIE Des Américains veulent transformer ia Gaspésie en paradis pour naturalistes L'artisanat devient une industrie en Gaspésie L'américanisation du Japon : un mythe Gare aux pratiques frauduleuses des marchands en herbe Anik est sur orbite quasi circulaire Le Dow Jones à un pas du 1,000 La chronique de Maurice Régnier pages H 1 à H 8 Élllilit SSPi P&IP L'américanisation du Japon : phénomène superficiel Les néons et l'anglais de Tokyo n'ont pas louché l'âme asiatique des Japonais.Claude Beauchamp a retenu de son séjour au Japon l\u2019impression que l'américanisation tant décrite de ce pays est un phénomène qui demeure, à plusieurs égards, superficiel.page H 2 Charbonneau - Pepin - Laberge; l'Hydro-Québec; le bill 63.par Claude MASSON de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 La tension règne à Québec en ce début de semaine parlementaire.Les députés, réunis en session de l\u2019Assemblée nationale à compter de trois heures, aujourd\u2019hui, sont confrontés avec trois problèmes majeurs : les réactions entourant le maintien par la Cour d\u2019Appel du jugement initial rendu contre MM.Marcel Pepin, Louis Laberge et Yvon Charbonneau; le conflit à l\u2019Hydro-Québec et la nécessité de tenir un débat d\u2019urgence; enfin, le dépôt par le Parti québécois d\u2019un projet de loi visant à éliminer le bill 63.Ce n\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui, en effet, que l\u2019on connaîtra vraisemblabelent la réaction officielle du premier ministre Robert Bourassa, du ministre de la justice Jérôme Choquette et du ministre du Travail Jean Cournoyer devant le jugement maintenant la sentence d\u2019un an d\u2019emprisonnement contre les trois chefs du Front commun intersyndical.Les députés de l\u2019opposition devaient profiter de la période quotidienne des question, destinée à interroger le gouvernement sur les problèmes d\u2019actualité, pour connaître ses commentaires à la suite d\u2019un jugement unanime de la Cour d\u2019appel.Commentaires de l'opposition Il faut envisager également que les chefs des partis d\u2019opposition feront connaître leurs vues sur le sujet.Hier, seul le chef du Ralliement crédi-tiste, M.Armand Bois, a commenté brièvement le jugement : \u201cDevant la loi les chefs syndicaux savaient à quoi s\u2019en tenir comme citoyens.Ils ont contrecarré une loi; ils auraient pu prendre d'autres moyens pour appuyer leur action\u201d, a-t-il dit.Il faut se rappeler que les créditâtes avaient voté contre le bill 19 forçant le retour au travail des employés de la fonction publique, en mai dernier.M.Gabriel Loubier, chef d'Unité-Québec et chef de l\u2019opposition officielle à l'Assemblée nationale, n'a pu ) être rejoint.Enfin, M.Robert Burns, porte-parole du Parti québécois a été très prudent, annonçant qu\u2019il ne ferait connaître la réaction de son parti qu\u2019au-jourd hui.M.Burns n\u2019a été informé du jugement qu'hier après-midi.Le leader parlementaire du PQ avait déclaré initialement qu\u2019ii trouvait excessif ia sentence rendue contre les présidents des trois centrales syndicales.Comme l'Assemblée nationale ne siégeait pas, hier, et que la presque totalité des députés et ministres étaient absents du Parlement, il a été difficile d\u2019obtenir les commentaires des hommes politiques.l e premier ministre Bourassa était à son bureau de la capitale mais c\u2019est en vain que les journalistes ont tenté de le rejoindre pour obtenir ses commentaires.Tous les hommes publics voulaient étudier le contenu du jugement ainsi que l\u2019attitude de MM.Pepin Laberge et Charbonneau avant de formuler leurs propres commentaires.Hydro-Québec et bill 63 Par ailleurs, si le conflit qui persiste depuis plus d une semaine à l\u2019Hydro-Québec n\u2019est pas réglé aujourd\u2019hui même, il est à prévoir que l\u2019Assemblée nationale entreprendra un long débat d\u2019urgence dès la fin de l\u2019après-midi ou en soirée ou au plus tard demain.La semaine dernière, le président de l'Assemblée a refusé durant trois jours d\u2019affilée la tenue d'un tel débat, réclamé par les péquistes et par les créditistes, mais il avait promis de l\u2019accorder vendredi.Cependant, à ia dernière minute, devant les signes op- Laberge, par Ingrid Saumart et Léopold Lizotte Les trois chefs syndicaux n\u2019ont pas été surpris par le jugement rendu hier par cinq juges de la Cour d\u2019appel, mais le monde syndical a été bouleversé d'apprendre que les leaders des trois centrales, la CSN, la FTQ et la CEQ étaient menacés de douze mois d'incarcération.\u201cCela ne me fait ni chaud ni froid! On ne s\u2019attendait pas à pire ni à mieux\u201d (Yvon Charbonneau \u2014 CEQ).\u201cCette décision ne maintiendra pas des sentences exemplaires comme on par Huguetfe LAPRISE Hier après-midi, dans le cabinet du ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, on discutait de \u201cquestions subsidiaires\u201d, à savoir: \u201cquand allons-nous arrêter les trois chefs syndicaux ?\u201d \u201cIl n\u2019est absolument pas question de les arrêter ces jours-ci, de mettre la police à leurs trousses, a déclaré M.Charles Bélanger, chef du cabinet du ministre, à qui M.Choquette avait confié le soin de répondre en son nom aux journalistes, lui-même refusant de faire ses commentaires parce qu'il timistes du ministre du Travail qui espérait un règlement porchain du conflit les députés avaient accepté de remettre à mardi un tel débat sinon l'adoption d\u2019une loi d\u2019exception forçant les employés de 1 Hydro à assurer certains services essentiels.Finalement, c\u2019est aujourd\u2019hui que le Parti québécois doit déposer son projet de loi visant à faire enterrer le fameux bill 63 adopté sous l\u2019Union nationale en 1969.Le projet, si les ministériels le veulent, pourrait être bloqué dès sa présentation en première lecture.Si le gouvernement ne bronche pas devant son dépôt, les discussions reprendront dès demain alors que le PQ espère le faire adopter en seconde lecture, ce qui semble très peu probable, voire même impossible.La semaine politique débute fébrilement.au moins, voudrait le laisser croire, mais des sentences vengeresses contre des représentants syndicaux qui n\u2019ont voulu qu\u2019obtenir justice pour des travailleurs\u201d (Louis Laberge\u2014FTQ) \u201cJe pensais bien que ça allait arriver.Il reste à savoir maintenant si nous aurons la possibilité d\u2019en appeler à la Cour Suprême du Canada.Il faudra consulter nos conseillers juridiques.\u201d (Marcel Pépin \u2014 CSN).Des trois leaders syndicaux, M.Louis Laberge est le seul qui ait devoir LABERGE, page A 6 \u201cn'avait pas encore vu noir sur blanc la copie du jugement rendu hier par la Cour d\u2019appel.M.Choquette, qui sa trouvait hier à Montréal, a pris connaissance du jugement, quand on le lui a lu au téléphone de son bureau à Québec.\u201cAprès tout, a ajouté M.Bélanger, ce sont des gens \u201cde calibre\u201d et non pas des criminels au sens général du terme, et nous voulons leur laisser le temps de consulter leurs avocats avant qu\u2019ils soient arrêtés\u201d.La sentence est exécutoire dès Voir CHOQUETTE, page A 6 interjettera appe! Choquette étudie le jugement La grève à IHydro: 5,000 mises à pied par Pierre VENNAT La grève de l\u2019Hydro-Québec commence à avoir de sérieuses répercussions sur l\u2019économie québécoise alors que des centaines de compagnies ont dû licencier, temporairement, des milliers de travailleurs, faute d'électricité.Un relevé de l'Hydro-Québec, hier soir, soit une fois la journée normale de travail terminée, indiquait que plus de 4,000 travailleurs ont été mis à pied sur Tile de Montréal, hier, et près de 1,000 en province.Ces chiffres sont appelés à grossir aujourd\u2019hui, si la situation ne s'améliore pas en ce qui a trait aux pannes.Or celle-ci, justement, a plutôt tendance à empirer.Ainsi, à Côte-Saint-Luc, on manque d\u2019électricité depuis plus d\u2019une semaine et à Anjou, depuis maintenant quatre jours.Hier soir, 23,000 personnes au Québec étaient plongées dans l\u2019obscurité, dont 9,200 sur l\u2019ile de Montréal.A Anjou, 125 propriétaires d\u2019industrie ont dû mettre temporairement à pied 4,000 employés.Réunis à l\u2019hôtel de ville sous la présidence de M.Marcel Renaud, président-directeur général de la Compagnie de trempe des métaux de Montréal, ils ont élaboré tout un plan d\u2019action pour remédier à la situation.C'est ainsi qu\u2019ils se rendront à Québec aujourd\u2019hui, en compagnie de deux conseillers municipaux et fort probablement du maire Ernest Cré-peault, afin de réclamer du premier ministre Robert Bourassa et du minis-Voir LA GREVE, page A 6 Le budget de Sa CUM: un débat de $146 millions par Daniel L'HEUREUX Voulez-vous voir la Communauté urbaine de Montréal en ébullition?Voulez-vous la voir en pleine crise?Alors, demain soir, ne ratez pas l\u2019occasion: c\u2019est le grand soir! Le conseil de la Communauté va débattre son budget de $146 millions dont la majeure partie, $97 millions ira à l\u2019administration de ia police, un poste sur lequel la CUM n'a pas le contrôle.A moins d\u2019un revirement de dernière heure, ça va barder.Vous aurez l\u2019occasion de voir de vos yeux évoluer les élus qui composent le gouvernement métropolitain.Et ce, à un moment particulièrement choisi où la crise qui hante la CUM depuis sa fondation se manifeste concrètement.Où et quand: mercredi soir, 20 heures, hôtel de ville de Montréal.Les citoyens, tout comme les élus, doivent emprunter le garage qui donne sur le terrain de stationnement du Champ de Mars, les autres portes étant verrouillées le soir.Mais ne venez pas en trop grand nombre: il n'y a de la place que pour une centaine de personnes.La majorité de rassemblée se déroule en français bien que les maires anglophones s'expriment généralement dans leur langue.Voici les principaux éléments à Tor-Voir LE BUDGET, page Ai \\ * LA PRESSE, MONTREAL, MARDI i4 NC CMBRE 197: A 2 .-.vX-J-c :\t' v-\t\u2022\u2022 v v'-'r:: V'.¦ \u2022 \u2022 ' - \u2022\t.v, ¦ / ?iàfp.i: ¦ ¦ : '¦ -,r ¦ *-\u2022\u2022\u2022:'>\t' rr-yr: C: r fa ONAUQAiTMie^h De SE LANCEE- DA»* L.E FëoMA&E Poc/fiSi OUÏ PEE T EDP.i-A N£ coûte CUE / j *¦50 DPV£riPe ' J /TS ' ¦ « V \u2022 ; .'\u2022*, , \" \u2022=7Z%£> Le projet de la baie James n'aurait pas de conséquences néfastes sur le milieu \u2014 un dirigeant de la SDBJ OTTAWA i PC i \u2014 Selon un dirigeant de la Société de développement de la baie James, il serait faux de prétendre que ce projet hydro-électrique nuira à l'écologie.M.Rac Grinnell.nouveau directeur rie la section de l'environnement et de lu recherche de la SDBJ a affirmé hier que les propos tenus par l'écologiste John Spence, de l'université McGill constituaient des opinions plutôt que des conclusions scientifiques Après une étude sur la région de la baie James.M.Spence avait déclaré que les digues du projet détruiraient les réserves alimentaires des (i.OOd indigènes qui habitent le nord-ouest québécois et les rendraient dépendants de l'importation de nourriture du sud.¦'Seulement les deux tiers des constatations de M.Spence sont basées sur une étude de trois semaines et demie.¦'Seulement les deux-tiers des conclusions de cette étude sont présentement connues et le Dr.Spence a fait scs remarques à mi-septembre\" a dit .M, Grinnell.L'étude du Dr Spence a été faite pour la coalition des Indiens de la baie James opposés au projet, avec des fonds fédéraux.\"Les déclarations ne concordent pas avec les conclusions de l'étude'' a ajouté' M.Grinnell.Un groupe d'étude federal-provincial a déjà fait savoir qu'à son avis, le projet de la baie James n'occasionnera pas de conséquences néfastes sur le milieu.\".Vous n'inonderons que 3.6 pour cent des 133.000 milles carrés qui nous sont accordés\" a notamment affirmé M.Grinnell.La société de développement doit surveiller les travaux de $6 milliards qui visent à harnacher cinq rivières convergeant sur la baie James.Elle doit administrer les 133,000 milles carrés de cette région et développer les ressources minières, forestières et touristiques qui s'y trouvent.Un projet de recherche de -S2.5 millions doit se réaliser au cours des quatre prochaines années afin de s'assurer que le milieu soit protégé.Revêtement Alcan ESTIMATION GRATUITE 481-7983 RESIDENTIEL COMMERCIAL INDUSTRIEL CORNICHES\tPORTES BORDURES\tFENETRES AUVENTS\tGOUTTIERES DISTRIBUTEUR AGREE AlCAfl CENTRE D'ALUMINIUM DE MONTRÉAL 4640, Décarie Revêtement Alcan TORONTO i PC i Le premier ministre de l\u2019Ontario.M.William Davis, s\u2019est dit d'accord, hier, avec les conclusions d'un groupe d\u2019études préconisant la transformation de l'Hvdro-On-tario en société de la Couronne responsable devant le Parlement.Dotée, jusqu'ici, d'une assez grande autonomie, on reproche surtout à l'Hydro-Onlario d'avoir du plusieurs fuis, au cours des dernières années, hausser ses tarifs.Au cours d'une conférence de presse tenue hier.M.Davis s\u2019est montré favorable à la plupart des recommandations contenues dans le rapport, ajoutant qu'elles pourraient bien être transformées en projet de loi assez rapidement.Le groupe d'études composé de sept personnes a surtout fait valoir que la transformation de l'IIydro-Ontario pourrait rendre l\u2019organisme plus compétitif en plus d'amorcer la réorientation de l'ensemble des services publics en Ontario.c POURQUOI PIPI ?Chez nous, les livres vous regardent dans les yeux .C\u2019est donc facile pour vous de reperer le volume que vous cherchez On dit de nous que nous sommes la plus belle librairie au Québec.Vous aussi, découvrez Daigneault Plus.OUI MAIS.POURQUOI PLUS?OUÏT PIU5 i T 31 n Si librairie et fournitures de bureau centre lava! 688-5425 Des questions de pain et de beurre au congrès des libéraux du Québec (Droits réserveï) par Cilles LESAGE QUEBEC \u2014 Ce sont d'aburd des questions de pain et de beurre dont seront saisis les délégués au congrès du Parti libéral du Québec en fin de semaine, à Montréal.Ainsi, on discutera beaucoup de revenu minimum garanti et de développement économique, mais les cahiers de résolutions \u2014 il y en a plus de 300 \u2014 ont été agencés de telle sorte que d\u2019autres sujets fort litigieux, dont celui de la langue d'enseignement ou de travail, risquent fort d'être relégués dans l'ombre.Le congrès débutera vendredi soir par un discours de la présidente.Mlle Lise Bacon, et il prendra fin dimanche par une allocution du premier ministre, M.Robert Bourassa.Entretemps.les délégués étudieront, en trois ateliers puis en assemblée plénière.les résolutions émanant des diverses instances du parti, notamment des dix congrès régionaux qu'a tenus le PLQ.Des résolutions demandent à l'Etat d'assurer à tous les citoyens un revenu minimum convenable, mais d'autres lui suggèrent d\u2019axer ses efforts vers l'incitation au travail.D\u2019autre part, une cinquantaine de résolutions portent sur l'éducation, mais celles concernant la langue d'enseignement viennent à la toute fin du cahier.Il en ressort, selon les dirigeants du parti, un souci d'assurer la pérennité du français, principalement en motivant les immigrants à l'adopter dès leur arrivée.La commission jeunesse du Parti demande carrément que le bill G3 soit retiré.D'autres résolutions insistent sur le bilinguisme et demandent un enseigne- ment valable de la langue seconde pour les deux groupes linguistiques.Les textes concernant la langue de travail viennent aussi à la lin d'un autre cahier de résolutions.L'on y demande que toute politique à cet égard soit élaborée d'abord et avant tout en fonction de la majorité des travailleurs du Québec, dans tous les secteurs d'activités.Economie Des militants suggèrent que la Société de développement industriel du Québec (SDI) devienne société de la Couronne et qu'elle participe davantage au financement des entreprises et à l'écoulement des produits.D'autres préconisent que la SDI participe à la création de syndicats financiers régionaux.Quant à la Société générale de financement (SGF), on devrait lui confier le rôle principal d\u2019attirer des sociétés multinationales au Québec.Nombre d\u2019autres résolutions portent sur l'information et l'agriculture.Tout comme l'an dernier, l'habitation retiendra l'attention des militants libéraux, qui veulent que l'on favorise l\u2019accès à la propriété comme un droit fondamental de tout citoyen.Il en découle un grand nombre de résolutions.Au chapitre des affaires municipales.deux points retiennent l'attention: o les affaires urbaines ne devraient être dirigées que par le gouvernement du Québec: \u2022 le gouvernement doit accélérer la fusion des municipalités, ce qui va directement à l'encontre d'une décision récente du gouvernement de les \"geler\" pour l'instant.Dans le secteur du travail, relevons trois points: \u2022\tpermettre à tout mouvement qui ne serait pas la CSN ou la FTQ de négocier au nom des travailleurs: \u2022\tréglementer de façon plus sévère le droit de grève: \u2022\tabolition des centres de main-d'oeuvre du Québec, au bénéfice dè-ceux d'Ottawa, ce qui va à l'encontre\u2019 de la politique du gouvernement.Les affaires du parti?La liste permanente d'électeurs fait l'objet de résolutions.Bar contre, assez curieusement, les questions de voirie et de justice sont inscrites sous le thème \"Pour un Québec plus libéral\".En voirie, l'on note surtout des préoccupations locales, mais aussi la demande de la commission politique visant à donner un caractère prioritairement francophone à l'affichage routier.Au chapitre de la justice, l'on recommande la création d'un tribunal de la famille, de même que l'adoption d'une loi anticasseurs.L'on demande aussi aux congressistes de se prononcer sur la question de la carte d'identité obligatoire et sur la pendaison, mais nulle part il n'est question d'un référendum Bourassa.Mlle Bacon a dit à cet égard que tous les partis bien organisés font à longueur d\u2019année des sondages pour leur usage exclusif.Le PLQ en fait un et a l\u2019intention de continuer, mais il ne s'agit pas là de référendums au vrai sens du mot.Le thème général du I7èmc congrès du Parti libéral du Québec est bilingue : \"Québec c'est ton affaire I It's up to you!\" L'Hydro-Ontario deviendrait une société de Sa Couronne Les conclusions du groupe d'études ne semblent tuutcfois pas avoir été accueillies avec le même enthousiasme dans tous les milieux.Ainsi, le chef de l'Opposition au Parlement ontarien.AL Robert Nixon, a fait valoir que ces changements dans les structures de l'IIydro-Ontario ne correspondraient pas nécessairement à un plus grand contrôle gouvernemental.Pendant ce temps, le président de l'Association municipale de l\u2019Electricité de l\u2019Ontario.M.Archie McGugan.qui représente plus de 350 commissions municipales qui achètent leur courant électrique de l\u2019IIydro-Ontario.a fait savoir que cette transformation risquait de placer l\u2019organisme sous le contrôle autocratique de politiciens et de fonctionnaires.Des commentaires défavorables au projet ont également été émis par la Commission des services publies de St-Cotliarines et de Kingston.tM \u2022\u2019'Hi :\tîi ' NOUS RÉGLERONSTOUSVOS PROBLÈMES DE RÉNOVATIONS EN UNE SEULE VISITE LORSQUE VOUS VOUS RENDREZ À NOTRE NOUVELLE SALLE D\u2019EXPOSITION VOYEZ VOUS-MÊME.magnifiques salies de jeux, caves à vins, cuisines et salles de bains 1973 dans notre spacieuse salle d'exposition.ILUliliu SALLES DE JEUX les rjôuts Nouveautés, panneaux pIa lends revêtements de sols et autres m.t CUISINES de reve Les plus recen tes armoires, beau* comptoirs et accès soues SALLES DE BAINS desplu5 lu «lieuses Belle robinetterie, carrelaqe et céramique VERIFIEZ VOS BESOINS Huiouts Salles de jeu» Cuisines Salle, te bams Lucarnes Mansardes T oitur es Garages Revêtements d aluminium Pénétrés il aluminium Charpentes boiseries Ti.ivaux ciment ainsi que tous autres genres rtc reno valions 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Importé du Portugal MONTREAL, MARDI 14 NOVEMBRE 1972 88e ANNEE - No 239 A 3 Enquête à l'Ile-Perrot Activités immobilières du maire et de plusieurs dirigeants municipaux par Lucien RIVARD Le maire de la ville de rile-Perrot.le secrétaire-trésorier et un conseiller la même municipalité, de même que le chef de police Paul Ducasse, sont parmi les dirigeants de la firme \u201cles Entreprises Vaudreuil-Soulanges\u201d, qui ne poursuit ses activités dans le domaine immobilier que dans les limites de Pile Perrot.C'est ce qui a été révélé, hier après-midi, à la reprise de l\u2019enquête de la Commission de police du Québec, sur la conduite du chef de police de la ville.Le secrétaire-trésorier de l'Ue-Per-rot.M.Albert Portelance.a en effet déclaré au tribunal d\u2019enquête, présidé par le juge Ludovic Laperrière et le commissaire Pierre Laforest, qu\u2019il était lui-même directeur de la firme et que le maire Florian Bleau en est le président.Le conseiller Aurélien Séguin et le chef Paul Ducasse sont directeurs de la firme qui compte onze directeurs et six ou sept actionnaires.Le juge Laperrière a tenté de connaître le rôle précis que jouait le chef Ducasse au sein de cette compagnie, afin de savoir si cetté révélation pouvait être reliée à l'enquête qu\u2019il conduit.M.Portelance a souligné que les \u201centreprises Vaudreuil-Soulanges\u201d ne font qu\u2019acheter et vendre des terrains et des immeubles, mais qu\u2019elles ne construisent pas de maisons.Quant au chef Ducasse.en plus d'être directeur de la firme, il détient un poste d'inspecteur en bâtiments à la ville de F1-le-Perrot.Pour tenter de voir un peu plus clair dans toute cette affaire, le juge Laperrière a demandé au témoin Portelance de lui apporter, aujourd'hui, les règlements que l\u2019on avait à faire respecter dans le domaine des bâtiments, de même que des documents écrits sur le rôle et les fonctions de l\u2019inspecteur en bâtiments, en l'occurrence le chef de police.11 a également été mis en preuve que ie^ Entreprises Vaudreuil-Soulanges ont prêté de l'argent â au moins cinq policiers de l'Ile-Perrot.M.Portelance a toutefois précisé que le chef Ducasse n'était pas intervenu auprès de la compagnie dans ces prêts.Il a également révélé ne pas être intervenu personnellement.Toutefois, les agents René Dupuis et Jean Lacombe sont venus, par la suite, affirmer au tribunal que c'est par l\u2019entremise de M.Portelance qu'ils avaient obtenu des prêts.Dans le cas du policier Lacombe.il s'agit d\u2019un prêt hypothécaire qui a été fait sur une maison achetée de lu firme, alors que l\u2019agent Dupuis a soutenu qu\u2019il ne s'agissait pas réellement d'un prêt mais d\u2019une avance sur son salaire.La CPQ a également tenté de connaître les faits entourant l\u2019acquisition, en mai dernier, du motel le \u201cMontrealer\", comptant 35 unités, par les Entreprises Vaudreuil-Soulanges.Le tribunal s\u2019est vu affirmer par le secrétaire-trésorier Portelance qu\u2019il n\u2019y avait aucune loi régissant l\u2019ordre et l'entretien de cet établissement.Le seul règlement de la ville pouvant opérer étant un règlement sur la construction future.Le fait n\u2019a pas encore été porté â la connaissance de la CPQ.mais il appert, selon les déclarations recueillies en coulisse, que le chef Ducasse aurait été \u2019.\u2019administrateur de cet établissement pendant environ un mois ou un mois et demi.Les activités de la firme les Entreprises Vaudreuil-Soulanges n\u2019ont pas été sans attirer l'attention des contribuables de l\u2019Ile-Perrot.En effet, le 30 août dernier, la Fédération des policiers du Québec adressait une requête au ministère des Affaires municipales afin qu'une enquête soit instituée sur le rôle joué par cette firme â l'Ile-Perrot.Cette requête est toutefois demeurée sans réponse.Plus tôt dans la journée, l'agent René Dupuis avait révélé qu\u2019il avait été congédié sous trois accusations, mais que 14 autres avaient été ajoutées par la suite.Il a affirmé n\u2019avoir jamais en de reproche de la part du chef de police avant son congédiement.L\u2019agent Jean-Paul Mercier, pour sa part, a souligné que le chef lui avait parlé, sans lui faire de reproches, sur trois des 15 points soulevés dans son congédiement.Rappelons que les quatre policiers de l\u2019Ile-Perrot ont été congédiés entre le 4 avril et le 5 septembre dernier, pour être remplacé par deux policiers permanents et deux autres \u201câ temps partiel\u201d, de même que par un capitaine, ancien policier de la police de Sainte-Anne-de-Bellevuc.Ce sont les policiers congédiés qui ont réclamé la tenue d'une enquête de la CPQ.prétextant la maladministration du chef Ducasse.86e meurtre à Montréal Un jeune homme de 22 ans.André Bouchard, du 8430 boul.Saint-Michel, est devenu la cinquantième victime de meurtre à Montréal depuis le début de l\u2019année * si l'on exclu les 3G victimes de l'incendie criminel du cabaret Blue Bird 1 Le cadavre de Bouchard a été retrouvé à quelques pas du poste de police Xo ââ.peu après midi, hier.Le corps était allongé en bordure de la ruelle courant entre la 10c Avenue et le boul.Saint-Michel, donnant accès au terrain de stationnement du poste de police.La vicitmc avait le visage tuméfié et une pierre d'une quinzaine de livres, qui a été retrouvé à proximité Allégation de fraude du c a d a v r e, serait apparemment l arme dont s'est servi le meurtrier pour tuer Bouchard.La pierre a été recueillie par les enquêteurs, les sergents-détectives Arthur Laurin et Roger David, de la Section des enquêtes criminelles qui s'occupent de cette affaire sous la direction du lieutenant-détective Emile Boire, responsable de l'escouade des homicides.Pour l'instant, il semble que la victime ail succombé a une fracture du crâne, mais l\u2019autopsie qui devait être pratiquée ce matin par les experts de l'Institut de médecine-légale du Québec permettra peut-être d'en connaître un peu plus long sur la mort d'André Bouchard, Requête contre les Entreprises CLN: annulation d'un contrat TROIS-RIVIERES iPCi \u2014 L'ancien propriétaire d'un rond-point sur la route Trans-canadiennc à la hauteur de Sainte-Eulalie.où loge maintenant une station-service, a déposé hier, devant la Cour supérieure une requête pour faire annuler le contrat de vente intervenu entre lui et les Entreprises CLN, pour cause de fraude.M.Henri Constant a relaté comment, avant la vente conclue le 25 février 1970.il avait été induit en erreur et menacé d'ennuis par quatre hommes qui se sont dits des \"organisateurs politiques\", et dont l\u2019un est le beau-frère de M.Bernard Pinard, ministre de la Voirie dans le Cabinet Bourassa.M Constant a déclaré en Cour que MM.Benoit Nadeau, président de la compagnie.Jean-Marie Croteau.J.-M.Lemaire et Marcel Lamothe, représentants des Entreprises CLN.ont conclu avec lui une entente pour l'achat d'un terrain.Apres cette entente, ils auraient exigé qu'on leur cède, pour la même somme, le rond-point.M.Constant aurait alors refuse, évaluant la valeur de ce rond-point a 855.000.Devant le refus de M Constant, on l'aurait menacé de certains \u201cennuis' Le terrain qui fut finalement vendu, avec le rond-point, pour $10,500 a été cédé peu de mois après par les Entreprises CLN a la compagnie British Petroleum BP pour $85,000 et cette compagnie a construit, sur le rond-point.une station-service qui dessert les automobilistes de la route Trans-canadiennc.¦ÜÜ^ mm ¦ffd' \u2014 OPTICIEN .nuances .1V-4868\t£ SHAH mm® M**vr*>' \u201c\u2018\u2022wwaüpH >-*1 \u2022¦¦i\tfttuor \u2018'y :î\u2018 JWSlüh n > T\u201d\u2018N «vn % % V-riVri ;< «.w y.'y-r- .Je suis le premier .M.Marcel Lauriault, du 4838 est, rue Sainte-Catherine, exibe fièrement ses nouvelles plaques d immatriculation pour l'année 1973, qu il s'est procurées .\u201e .____________________________ pnotos A-.îc ni?Désileîs.LA PRESSE des ! ouverture des bureaux, hier.Il est ainsi I un des premiers qui pourront afficher la nouvelle plaque blanche aux chiffres rouges sur leur automobile.Vos plaques: pas de délai en 1973?Le 28 février prochain, quelque 200.000 ou 300.000 automobilistes sc mordront les pouces et.prendront l'autobus, en apprenant officiellement qu'il n'y aura pas de délai pour le renouvellement des plaques d'immatriculation.Ces \u201céternel:, retardataires\" ont pourtant tout le temps voulu et toutes les facilités pour sc procurer â temples nouvelles plaques blanches, ornées de chiffres rouges.En fait, la période de vente a (lobule hier matin, et elle se poursuivra pendant trois mois et de a.ce q a donne plus qu'amplemcnl le temps de faire emplette de ces deux petites plaques de métal qui coûte moins de 50 cents de fabrication mais que l'on vous écoule à des prix Variant d'environ $20 à $45 on $50 selon le poids de votre automobile.Le ministre des Transports du Quebec.M.Bernard Pinard, a tenu a préciser.en annonçant le début de la période de vente des nouvelles plaques, qu'il n'est pas question d'accorder des jours de grâce aux retardataires.La politique du ministère est de ne pas accorder de délai, sauf principalement dans les cas d'urgence.On se rappellera la violente tempête de neige d'il y a deux ans et.la grève des employés manuels de la Ville de Montréal.Seuls des cas semblables pourraient, sembie-t-il amener le ministre â accorder un délai cette année, et encore.ce n'est pas là une promesse formelle.Première urée S'il y a des retardataires, il en est également qui tiennent â tout prix a être les premiers â arborer les plaques d'immatriculation de la nouvelle année.Ainsi, dès la première heure, hier, les bureaux d'immatriculation ont été littéralement assaillis par une meute d'automobilistes désireux d'être les premiers.Au bureau situé â i'intersection de la rue Amherst et du boul.Dorchester.où les représentants de LA PRESSE se sont rendus, on sc serait cru un 27 ou un 28 février, en voyant les filées d'automobilistes qui faisaient le pied-de-grue pour sc procurer les nouvelles plaques La situation ciait à peu près identique un peu partout dans la région de Montréal, On parlait de la \"première ruée\", en précisant que ce mouvement s'atténuera dans quelques jours pour ne reprendre qu'à la toute fin de la période d'émission alors que tous ceux \u201cqui ont oublié\" perdront pres-qu'utic demi-journée pour se mettre en règle avec la loi.Service postal Et pourtant, comme le faisait remarquer.hier, un porte-parole du service de l'information du ministère des Transports, ça ne coûte que le prix d'un timbre et le temps de signer un chèque pour sc procurer ses nouvelles plaques.L an dernier, un total de 521,842 automobilistes sc sont procurés leurs plaques bien au chaud en ne faisant qu'étirer la main pour les prendre dans leur boite aux lettres.Mais ce service, que les autorités voudraient voir s'étendre davantage, iv se noie pas encore s'être gagné la laveur des quelque 2.584.711 proprié taires de véhicules f il s\u2019agit du chiflre de l'an dernieri.En plus du service postal et des trois mois et demi mis a leur disposition.les automobilistes peuvent acheter leurs nouvelles plaques dans 73 bureaux du ministère à travers la province?\u2019 dont 38 dans la région de Montréal, en plus des quelques centaines de bureaux â commission dont les horaires sont plus souples, mais où il faut débourser 50 cents de plus.Les services policiers de lo CUM Coderre ont réclamé la financière de Québec Hanigan et contribution par Daniel L'HEUREUX Le président de la Communauté urbaine de Montréal.M.Lawrence lla-nigan.et le président du Conseil de sécurité, le juge Jacques Coderre, ont rencontré hier après-midi le ministre de la Justice.M Jérôme Choquette, afin de lui demander que le gouvernement contribue financièrement au coût des services policiers sur File de Montréal.On ignore s'ils ont reçu un accueil favorable.Mais i! est ;i noter que cette démarche survenait a deux jours de l'assemblée du Conseil de la Communauté urbaine de Montréal au cours de 'laquelle sera débattu le budget.Rappelons que ce budget de 8146 millions prévoit des dépenses accrues de $16 millions, dont 813 millions pour la police.Les dépenses do cette dernière atteindraient, en 1973.-Tl7 million:\u2019.Or.c'est particulièrement lo coût de la police sur lequel la CUM n'a pas ce contrôle direct - qui est le plus contesté par les villes de la ban-iieur.Les banlieues veulent voir Bourassa De son côté, la Conférence des maires de banlieue, présidée par le maire Bernard Benoit, de Pointe-aux-Trem-bles.lient absolument â rencontrer !c premier ministre Robert Bourassa avant que soit tenu le conseil de la Communauté, demain soir.La Conférence a adressé vendredi un premier télégramme au premier ministre mais n'a reçu aucune réponse.Un deuxième a été envove hier La conférence des maires voudrait de plus que cette rencontre avec le premier ministre ait lieu en présence du ministre des Affaires municipales.M.Maurice Tessier, a indiqué hier, à I.A PRESSE, le maire Benoit.I! est évident qu autant la rencontre llanigan-Coderre-Choquette que celle que les banlieues souhaitent avec le premier ministre pourrait modifier la tournure de cette assemblée.Mais, jusqu'ici, on s'attend à ce que les banlieues rejettent en bloc le budget de la CL'M.laissant ainsi l\u2019adoption automatique prévue par la loi suivre son cours.Si tel est le cas.cela ne se produira pas demain soir, car ic conseil devra se réunir au moins une lois tous les huit jours jusqu'au 15 décembre, après quoi seulement l'adoption automatique prendrait force.P s preference 6741, rue SAINT-HUBERT QPTDÎVJËTH1STE Rsi li F b 272-7611 ® 7616 HEURES DE BUREAU lundi au jeudi: 9 h a R h Ver.dtedi 9 h a 9 h Samedi FERME Projet d'Ottawa Consultation permanente sur les affaires t municipales Le gouvernement fédéral a l'intention d'établir sur une base permanente la consultation entre les trois niveaux de gouvernement en ce qui concerne les affaires urbaines et municipales.Ce projet entraînerait la création d'un programme permettant aux administrations municipales de participer directement et de façon permanente aux discussions et aux prises do décision entre le gouvernement central et les provinces.Telle est la proposition qui sera formulée, la semaine prochaine, par le ministre dédéral responsable du département d'Etat aux affaires urbaines.M.Ron Basford.lors de la conférence tripartite de Toronto.I! est d ores et déjà assuré que cette proposition fédérale soulèvera do nombreuses discussions, surtout du côté des délégués du Québec.Le premier ministre Robert Bourassa a déjà signalé, pour sa part, que le seul médiateur autorisé entre les municipaltés et le gouvernement central est le gouvernement provincial.Il avait précisé cette attitude â l'occasion du congrès de la Fédération canadienne des maires, â Halifax, il y a deux ans.alors que les municipaltés désiraient participer directement aux négociations et aux prises de décision avec le gouvernement fédéral.Le projet qu'entend soumettre Ottawa aux provinces prévoit la création d'un mécanisme de discussion et d'élaboration de politiques sur les questions urbaines fondamentales par exemple le logement, les transports, la dégradation du milieu, la pauvreté l'insuffisance des ressources financières des municipalités et l'instabilité sociale.Il s'agit d'une tentative d'Ottawa de faire participer directement les cités et villes à l'élaboration des politiques urbaines nationales Un document de travail prépare par le directeur des communications au département d'Etat chargé des affaires urbaines M.Courtney Tower, précise qu'Ottawa désire concevoir un nouveau mécanisme de discussion et de préparation de politiques officielles, c'est-à-dire un mécanisme qui rompt définitivement avec la vieilles tendance à la tragmentalion et â la division des efforts, tout en respectant malgré tout les compétences constitutionnelles.L'attitude d'Ottawa a cette conférence tripartite sera la suivante: il est prêt â soumettre ses programmes d ordre urbain â l'examen des délégués.et il les modifiera lui-même â la lumière des renseignements globaux.des échanges de vue et des priorités qui émaneront de la conférence.31 accusations centre le présumé felquiste Lévesque Trente et un chefs d'accusation ont été portés, hier, contre Raynald Lévesque présumement membre de la cellule felquiste Narcisse Cardinal\".Lévesque aurait fabrique\u2019- et posé plusieurs bombes, â Montréal, au cours de l'année 1971.Son enquête préliminaire a été fixée au 17 novembre et sa requête en cautionnement doit être entendue demain.Lévesque, qui est représenté par Mc Claude Archambault, aurait conspiré, avec Jacques Baulnc.23 ans.pour commettre un hold-up de Mi).irai dons un eegep.de la rue Sherbrooke est.Beaulne a comparu, hier matin, devant le juge Arthur t.épine, sons deux chois d'accusation: conspiration et complot pour perpétrer un vol à main armée.288-3111 Pour améliorer rapidement votre anglais * vous devez le parler plus Chez Berlitz, vous parlerez anglais* avec un vrai professeur des la premiere minute fl nous vous donnerons une sérié rie cassettes \u2019 pour repefer vos leçons a ta maison e?prn gresser encore plus vite Vous pouvez suivre des leçons individuelles vous (Oindre a un pent groupe ou si le temps presse vraiment vous plonger dans noue méthode exclusive d Immersion To tale * Berlitz A langues vivantes, méthode vivante MONTREAL 50 Place Cicma/ie MONTREAL ?05S me IB/ 756b 788 3111 A us n.tspaqno/ Italien Allemand LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 14 NOVEMBRE 1972 A 4 i la presse PAUL DESMAEAIS\tROGER LEMELIN président du conseil d administration\tprésident et éditeur ROCH DESJARr .iS vice-prétidr .JEAN SI, TO directeur de l'it.^ motion VINCENT PR.4CE éditorialiste en chef L'alliance Bourassa-Davis Il est bien évident que le resserrement de l\u2019alliance Bourassa-Davis s\u2019explique, du moins en partie, par l'élection récente d\u2019un gouvernement minoritaire à Ottawa.Les premiers ministres du Québec et de l\u2019Ontario estiment à bon droit qu\u2019ils ont plus de chance qu auparavant de faire céder l\u2019administration fédérale et d\u2019obtenir une plus large part de l\u2019assiette fiscale.Certains se scandaliseront d\u2019une initiative de ce genre.Et ils s\u2019empresseront de regretter l\u2019absence dans la capitale canadienne d\u2019un parti ministériel majoritaire, c\u2019est-à-dire fort.Nous croyons, nous aussi, qu\u2019il est bon d\u2019avoir un gouvernement central fort face aux administrations provinciales, surtout quand ces dernières, comme c\u2019est le cas présentement, disposent toutes d\u2019une solide majorité dans leurs parlements respectifs.11 faut un gouvernement fort à Ottawa pour défendre les prérogatives qui sont de la compétence du fédéral.Toutefois, l\u2019expérience nous enseigne que les prérogatives fédérales sont rarement en danger.C\u2019est l\u2019inverse qui se produit la plupart du temps.Ce sont les gouvernements centraux forts qui menacent continuellement de fouler les plates-bandes provinciales.et.surtout, qui y parviennent.Quand l'Ontario et le Québec \u2014 et sûrement d\u2019autres provinces aussi \u2014 veulent plus de points d\u2019impôt, c\u2019est simplement pour avoir les moyens financiers de s\u2019acquitter des tâches que la constitution leur a confiées.Ce n\u2019est pas pour assumer celles qui relèvent d\u2019Ottawa.Leur demande est nettement justifiée, car c\u2019est dans le secteur provincial que les engagements gouvernementaux connaissent la plus grande expansion et.donc, deviennent de plus en plus onéreux.11 y a un autre argument encore qu'a évoqué le premier ministre Bourassa et qui est sûrement valable.Quand Ottawa est trop riche, par rapport aux provinces, les zones grises de la constitution deviennent, à toutes fins pratiques, la chasse gardée du gouvernement central.Rien ne sert de se le cacher.Celui qui :: l\u2019argent détient le pouvoir.Celui qui a plus d\u2019argent qu\u2019il ne lui en faut se cherche des domaines où le dépenser.Le premier ministre Trudeau a déjà dit cavalièrement aux provinces quelles n\u2019avaient qu\u2019à taxer davantage si elles n\u2019avaient pas suffisamment de revenus.Ce n\u2019est pas une réponse acceptable.Dans une fédération comme le Canada, c\u2019est toujours le même contribuable qui paie, en définitive.Et ce contribuable a déjà à supporter un fardeau accablant.La seule solution véritable consiste a redistribuer le produit des impôts existants.Si MM.Bourassa et Davis le proclament plus solennellement en ce moment, en jugeant l\u2019occasion plus propice de le faire, il ne faut pas oublier qu\u2019ils réclament la même chose depuis longtemps.Ils ne veulent pas profiter des circonstances pour infliger une injustice à Ottawa, mais simplement pour obtenir justice pour eux-mémes.© Tout ce qui précède doit s\u2019interpréter dans le contexte de la constitution actuelle.On pourrait souhaiter que cette dernière soit différente, qu\u2019elle accorde plus de pouvoirs à un palier de gouvernement qu\u2019à l\u2019autre.Tel n\u2019est pas l\u2019objet de notre propos.Ce qui nous intéresse ici c\u2019est uniquement le respect du pacte de 1867.C\u2019est le respect de ce pacte qui nous amène à souhaiter que les deux types d\u2019administration disposent de revenus correspondant à leurs obligations.Il n\u2019est pas question d\u2019empècher Ottawa de jouer pleinement son rôle, de l\u2019empêcher, en particulier, d\u2019assurer une certaine péréquation au profit des provinces moins fortunées.Si nous voulons un Canada uni, il faut que la qualité de citoyen signifie à peu près les mêmes avantages d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.Et, à cet égard, l\u2019action du fédéral demeurera toujours essentielle.En d\u2019autres termes, on ne peut s\u2019opposer a un certain pouvoir de dépenser du gouvernement central.Mais ce pouvoir pourrait et devrait être limité.Or.la meilleure façon d\u2019y parvenir serait sans doute un nouveau partage de l\u2019assiette fiscale qui avantagerait davantage les provinces.De toute façon, il restera toujours que le fédéralisme véritable postule la décentralisation des pouvoirs et.donc, des sources de revenus.Si un gouvernement fédéral minoritaire devait nous permettre d\u2019effectuer plus facilement cette décentralisation, il ne faudrait pas trop s\u2019attrister du résultat des dernières élections.Vincent PRINCE Le CEBiNsr trudeau éruD,e uns vûü!/£ll£ sWArée/ë' .Mollet TErrou, Piep cAMBeé.Soutien,,, -re TE -DPOiTE, BEGABP Fixe-, fAUPiées a.fissebouës'ef., fl éc/iiEeez.Fc écA/'ssez., Sootzisz.Droits réservés) Le prix du progrès Une nouvelle, qui n\u2019est pas dépourvue d\u2019intérêt mais qui ne commande pas de gros titres dans les journaux, nous apprend qu'un métier de plus est menacé, celui de surveillants de bouilloires et chaufferies dans les grands bâtiments modernes.Des dispositifs automatiques peuvent remplacer les hommes.Cette évolution émeut les syndicats; ils songent à organiser la défense de leurs membres.La tension qui s\u2019ensuit est la conséquence naturelle de changements fréquents, s o u v e n t a peine perceptibles, mais gros de conséquences pour les intéressés, dans presque tous les secteurs de l\u2019activité humaine.Tantôt c\u2019est un métier, tantôt un autre qui perd tout objet, par suite de ce que les savants appellent les étapes de la révolution technologique.Peu à peu.la machine pensante se substitue à l\u2019homme.La tension devient d\u2019autant plus forte que ce sont deux ordres de valeurs impossibles à comparer qui s'affrontent.D\u2019un côté, le progrès technologique poursuit son avance implacable.On ne l\u2019arrête pas plus qu\u2019on aurait pu tenter avec succès d'enraver 1 a substitution de l\u2019automobile à la traction ani- male.De l\u2019autre côté, la revendication de l\u2019humanité exigeant du travail, une rémunération pour ce travail et une fonction sociale symbolisée par l'exercice d'un métier qu\u2019on a besoin de croire indispensable.D'où tant de dossiers sur les bureaux des ministres du Travail traduisant la crainte mais aussi l\u2019espérance que la machine, si évoluée soit-elle.ne prévaudra pas contre le travail de l\u2019homme.Les choses ne se trouvent nullement simplifiées du fait que les changements comportent des aspects économiques aussi bien pour ceux qui remplacent l'homme par la machine que pour les employés qui se voient \"voler\u201d leur gagne-pain par la technique.Par exemple, dans un budget comme celui de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, on remarque.au seul poste des salaires, la somme de S72 millions sur un budget total de S97 millions.Or.clans certains systèmes de transport en commun (le métro de Munich, sauf erreur) on ne trouve ni vendeurs de billets ni préposés au contrôle.(Quelques inspecteurs circulent dans les rames de métro et les voya- geurs qui omettent de se munir d\u2019un titre de transport, distribué par des machines, paient une forte amende).On sait également que les plans originaux du métro de Montréal prévoyaient un système entièrement automatisé, capable de se passer de conducteurs.Ces \"progrès\u2019\u2019, qui sont de véritables progrès au plan technique.ne portent pas en eux-mêmes la promesse de relations harmonieuses dans le monde du travail, on ne le sait que trop 1 Que va-t-il se passer?D\u2019ici quelques années, si le rythme de développement des techniques nouvelles se maintient, la semaine de travail devrait être de 20 à 22 heures.Que de loisirs en perspective mais aussi combien de chômeurs plus ou moins déguisés en travailleurs-actifs ! Avec plus ou moins de conviction.la société tente de laisser à des catégories de plus en plus nombreuses de travailleurs l\u2019illusion qu\u2019ils conservent encore une fonction indispensable.C'est encore la manière la moins inhumaine de ménager les nécessaires transitions vers un futur aux contours encore bien ma! connus.Guy CORMIER ce que pense t LE LECTEUR Parlons-nous encore français ?J'ai lu avec grand intérêt l'article de monsieur Lucien Caron sur l'abus fautif de certains mots français comme DE FUGITIVEMENT, le pronom QUE employé à mauvais escient, etc.J\u2019aimerais ajouter, pour l'information du lecteur, certaines tournures qui me semblent employées abusivement en français.Tout d\u2019abord signalons un vrai TIC LINGUISTIQUE qui consiste à répéter jusqu\u2019à cinq ou dix fois dans une mc-_.me conversation l\u2019expression DISONS QUE.Certaines personnes répondent à une question qui leur est posée (l\u2019on entend cela souvent à la télévision) par les deux sempiternels mots DISONS QUE.Jamais je n'ai entendu un Français répondre de cette manière.Si encore on les disait une seule fois, quitte à varier ensuite la tournure de la phrase.ce ne serait pas si crispant car la monotonie engendre l\u2019irrascibilité.Mais passons.DISONS QUE ça passera quand le vocabulaire français des nôtres sera meilleur et plus étoffé.J'aimerais signaler aussi la méprise que l'on fait entre : STAGE et STADE.C'est à en donner le frisson quand on écoute parler certaines personnes à la TV.Un stage est un séjour plus ou moins long effectué quelque part tandis .que STADE indique un degré, une pha-¦ se, une période.Je fais un stage d\u2019un mois dans un hôpital tandis que je suis ** ûu STADE primaire d\u2019une maladie.Par *1 la même occasion pourrais-je signaler u que PECUNIER n\u2019est pas un mot, mais \u2022 bien PECUNIAIRE.J\u2019ai donc des cm-Il barras PECUNIAIRES et non pécu-niers.C\u2019est bien dommage, qu'elle \u2022, qu\u2019en soit l\u2019orthographe.En passant, ' remarquons comment s\u2019écrit QUEU QUE devant le verbe être, toujours en Jeux mats.Monsieur Caron signalait aussi deux autres expressions fautives que j'entendais justement hier soir : si l'aurais, si je serais, si l'on ferait, pour si J\u2019AVAIS, SI J ETAIS, SI L\u2019ON FAISAIT.ETC.Surtout ne l\u2019oublions pas.ce serait dommage et malsonnant.Ces quelques considerations feront peut-être réfléchir les tenants d'un bilinguisme trop précoce et les adeptes d'un jc-m'cn-fichisme qui fuit Ircmir les épidermes sensible.'.I! ne vous res e p'us, chers lecteurs, qu'à corriger mes propres erreurs, car personne ne peut prétendre à l'infaillibilité quand on veut parier correcte- ment cette langue si riche et si belle que les Canadiens français possèdent en héritage.Vive la langue française bien parlée, bien articulée, partout, toujours.A bas les sacres, les expressions vulgaires.les anglicismes, la facilité qui laisse dire n'importe quoi et n'importe comment.Marie-Rolande TAILLEFER, Montréal.Attention ! Canettes dangereuses Si je prends quelques minutes pour écrire ces lignes, c'est que j\u2019ai l'impression de souligner un fait qui mérite qu'on s\u2019y arrête et, dans la mesure du possible, qu\u2019on le prévienne.Fris isolément, le cas parait insignifiant, mais c'est sa répétition qui justifie qu\u2019on prenne des mesures pour enrayer ce qui.à mon sens, peut être qualifié de danger: l\u2019ouverture des soi-disant canettes de bière, de liqueur ou autres breuvages de même acabit.On a sûrement du vanter « et avec raison ) le génie des inventeurs de ces merveilles d'efficacité que sont ces petits contenants de métal légers, faciles à ouvrir (plus besoin de trainer les bons vieux ouvre-bouteilles), et dont les dimensions offrent un substitut idéal au verre si encombrant.Et pop : Le tour est joué ! Plus de verres à laver, moins de ferraille à apporter.et vive le sens pratique ! Mais aie ! Un doigt, deux doigts, trois doigts, parce que ça s\u2019ouvre bien et vite, mais si vite et si bien qu\u2019il fallait y laisser quelque chose.\"On n\u2019a rien sans rien\" nous enseigne le vieux dicton.Et le malheur ici c'est que ce rien se déguise en écorchures, coupures et taillades de toutes dimensions.Et puis ça fait mal.fiez-vous à moi qui ai dû garder mon doigt au-dessus de ma tète, dans l\u2019avion dans lequel je travaillais, durant quinze bonnes minutes, pour tâcher d\u2019arrêter le plus tût possible le flot qui jaillissait vaillamment de mon appendice digital handicapé.Or l\u2019opération fut concluante et c\u2019est avec un majeur en quarantaine et un sourire un peu moins facile que je continuai à abreuver mes passagers désyclratés.Le' lendemain de ce petit incident, et alors que je croyais l\u2019histoire enterrée.un passager me demande très gentiment pourquoi je m'amusais à camoufler de si jolis doigts.Je lui lais aussitôt part des événements de la veille, pour le voir ensuite se redresser et exhiber sous mon nez un pouce cicatrisé du bout de l'ongle à la jointure, et d'ajouter: \"C\u2019est le prix que j'ai payé pour avoir aimé la bière, ma bonne amie!\u201d Eh bien, ça faisait deux ! En moins de 24 heures, deux victimes de la canette-miracle-à-languettc-magique se rencontraient.Or je vous garantis, messieurs les inventeurs, que vous n\u2019auriez pas assez de vos dix .doigts pour faire le compte des malheureux individus qui se sont, de la même innocente façon, fait dégouliner le bout des mains.Et que dire des enfants, aux gestes maladroits.qui inévitablement entrent en possessions de ces \u201cjack knives \" travestis ! Une semaine après cette expérience, il n'y avait plus de traces, Dieu merci, d'une coupure qui n\u2019avait été que superficielle.Mais, pour l\u2019amour des doigts des victimes passées (qui s'en sont plus mal tirées) et à venir île plus rarement possible, j'espèrei.je lance un appel, messieurs les inventeurs, à votre esprit créateur, pour enrayer, dans les plus brefs délais possibles, ce fléau réel engendré par votre bonne volonté de nous simplifier la vie ! Marie CHARLAND Montréal, P.Q.P.S.\u2014 Un coup de pouce, dans cette démarche, serait apprécié si les gens touchés, ou qui se sentent concernés, faisaient parvenir leurs commentaires à ect effet à l'Office pour la protection du consommateur.Deux autres voyageurs mécontents de CP Air Ma femme et mot avons voyagé par CP Air.Montréal-Rome.D'après Monsieur Bourgault, directeur adjoint, service clientèle, \"CP Air a institué des cours de perfectionnement du français et de l'anglais pour tous les employés désireux d\u2019approfondir leur connaissance de l'une ou l\u2019autre langue\u201d.Ces cours; non pas de perfee-Lciiiicment.mais de base, devraient être obligatoires pour tous les employés Des le depart, nous nous sommes adressés tout naturellement en français Tout d'abord, on nous a répondu dans notre langue par quelques monosyllabes.Puis le personnel, le maître du bord de premier, nous a parlé uniquement en anglais, et avec une insolence inqualifiable.Manque de courtoisie cl d'affabilité total.Pour terminer ce voyage qui a duré près de neuf heures, on nous a servi comme petit déjeuner, du café tiède et deux petites tartelettes sèches! Quelle différence avec Air Canada à bord duquel nous sommes revenus, où le personnel était bilingue du premier jusqu\u2019au dernier.Un personnel affable, courtois, souriant.En plus du déjeuner (diner canadien) on nous a servi une collation-buffet, composée de sandwiches, olives petits fours, thé ou café.Si C P Air doit continuer son intense publicité sur l'emploi du français, la courtoisie de son personnel et le sourire de ses hôtesses, elle devrait réviser ses positions, cl le plus tôt possible.Ça presse.Adhémar Bernard, McMasterville.Fléau du terrorisme M.Solomon est rédacteur de CANADA-PROCHE-ORIENT.Il nous coin mimique des réflexions ove lui inspire la vague de terrorisme qui déferle sur le monde.Notts reproduisons ici un extrait de son texte (.) \"les diabletons de Dostoyewsky continuent à foisonner sous nos yeux, à travers le monde, infectant des pays où leur existence n\u2019était même pas soupçonnée, par des actes de piraterie, d'enlèvement, explosions de bombes incendiaires, manifestant par l\u2019ensemble de leurs actes de terreur leur décision ferme de secouer violemment et d\u2019écrouler finalement notre civilisation.Les violents frissonnements dont la société occidentale est visitée appro-eheut rapidement le point au-delà duquel le système que nous connaissons dévient instable et voué à la destruction.L'esprit de Munich (qui avait conduit à la seconde guerre mondiale, une fois que les démocraties occidentales succombèrent nu chantage d\u2019Hitler.n.n.) continue à dominer ie restant du XXe siècle.Lu civilisation mondiale intimidée ne trouve rien d\u2019autre à opposer à l'assaut brutal 11 frontal de la barbarie nue sauf des concessions honteuses et sourires cou pables.\u201d Grâce a son intuition géniale.Solje-nytsinc a réussi d'appeler de leurs propres noms ces esprits malfaisants \u2014 les diabletons dostoyewskiens \u2014 qui infestent notre vie quotidienne cl empoisonnent l'air que nous respirons.Ces \u201cdiabletons\u201d parmi lesquels se nombrent les extrémistes dissimulés sous la bannière du Septembre Noir trouvent un accueil généreux dans certains pays arabes.Ces pays qui souffrent d\u2019une maladie incurable, celle de l'exploitation odieuse des masses ouvrières par une minorité aisée et privilégiée incapables de trouver des remèdes à leurs propres maux, ont découvert dans la haine contre Israel leur dénominateur commun.Pour détourner l'attention des masses arabes de leur misérable existence on exarcerbc un nationalisme aveugle et on enflamme le fanatisme à un niveau Jihad.Les régimes les plus réactionnaires ont fait front commun avec les dictatures les plus abjectes \u2014 de l\u2019Ouganda du disciple hitlérien ldi Amin jusqu'au colonel usurpateur de pouvoir Muhammad Kadhafi \u2014 passant à travers 1\u2019Yemen et la Syrie, au long de deux continents et cent millions d'habitants dans leur espoir d'ef-lacer Israël et ses habitants de la face de la terre 1.1 J'ai vu mourir le président Paul Doumer.à l'exposition du Livre a Paris en 1931, sous les balles d'un fou assassin Gorgouloff.sous les veux horrifiés d'un public d'élite, et j\u2019ai regardé quelques années après le cadavre du premier ministre roumain 1 G.Duca, gisant dans son propre sang sur le perron de la gare de Sinaia, criblé de balles des assassins de la Garde de (cr envoyés et payés par Berlin.Dans un cas et dans l\u2019autre ces assassinats n'étaient que le thermomètre de la tempête qui devait nous engouffrer tous en 1939 (.\u2022 Michel M.SOLOMON Pas d'a nimosité contre le Canada français On ric.-t pas surpris quand René Levesque annonce que le résultat du scrutin indique que le Canada anglais n'accepterait jamais le Canada fronçais.Pourtant il est extraordinaire que les rédacteurs des grands journaux français à Montréal tirent la mémo conclusion ' Même si on avait !a simplicité des prit de penser que tous les anglophones du Canada basent leurs votes sur la position des partis politiques vis-à-vis les francophones, i qu'on n'admet pas», tous les chefs des partis soutiennent le bilinguisme officiel.Toutefois, étant donné, que ie rôle des Québécois dans le parti libéral est clair au moment du scrutin, et qu'il n\u2019existe pas ' dans le parti progressiste-conservateur.regardons ces résultats: Il le parti libéral a augmenté sa représentation dans les Provinces Maritimes : 2) il y a actuellement 35 candidats libéraux élus en Ontario, comparé avec 41 membres conservateurs (et le votre populaire est presque le même pour les deux partis): 3i dans les provinces de l\u2019Ouest isauf en Alberta), le vote populaire en faveur des libéraux est assez nombreux en comparaison avec celui favorable aux conservateurs .Combien de francophones du Québec ont remarqué qu'en Saskatchewan, il y avait presque deux fois le nombre de voles pour le parti libéral que pour le parti progressiste-conservateur ?Tous ces faits sont indiscutables Tous prouvent que l\u2019animosité contre le Canada français était un élément minuscule dans le scrutin.Dire autrement est de fausser les faits.Les journaux français ont la responsabilité d\u2019informer leurs lecteurs et de ne pas laire d'affirmations qui ne sont pas en accord avec la réalité.C.J.PYCOCK Montréal la gsresse-\u2014 If PP6SSE es: p.a: ee m IA PRESSE.LTEE V.rue S: Jaro.iec Mo-.-nl St.:* L* '\tC*r>*3 e-.-e a: « ,'offee * eiffuttr '! mton-a ,or ¦ :c n- PRESSE' et ctlltc >'\u2022« «n.o,n J p-e-.te Assorte e: «je Reu-reprodt n ce.fo;-\u2022 -\t-*e a .4 f RESS: tot-i etja- ' -\t¦\tvn- a oe.i.jen-.e - .\t.\t- :\t' 4\t, .-: üf (.3 .TL LL °- \u2022cr\t#74-7272 PlDA ,\t8 74-7061 PUBl\t874-7306 ANNON\t874-7111 LIVRAISON A DOV\t.' J.874-8311 LA PRESSE, MONTREAL,.MARDI 14 NOVEMBRE 1972 ___________________________________________ ____________________________________________________________________________________________ A 5 pleins feux sur l'actualité WÊmÊmÊÊlÊmÊÊÊÊmÊmÊmÊÊÊÊÊmamÊmiÊmÊÊÊtimÊÊÊÊÊÊammmÊmmm^mmmÊÊÊÊÊmmÊimmiaÊÊÊÊÊÊmmiÊÊmÊÊÊÊmm^mmÊÊÊÊÊÊÊmÊ^mmmÊaKmmmÊÊÊmÊÊmÊÊÊÊÊÊmÊÊÊmÊtÊmiÊÊmmiÊÊÊÊÊÊÊmÊÊÊimm^ÊÊaiÊÊÊÊÊIÊÊÊÊÊÊÊÊmÊlIÊÊÊÊÊmmÊmÊÊtÊÊÊIÊÊÊmÊÊmÊÊÊmÊÊÊmÊÊÊÊÊÊÊÊÊtmÊÊIÊamÊamÊmÊÊÊIÊÊÊmtmÊmÊÊimÊÊÊm Selon le juge Coderre, le rapport Daigneault a été mal présenté, et a été fait sans consultation Daniel L'HEUREUX chroniqueur aux affaires urbaines LE président du Conseil de sécurité de la Communau- té urbaine de Montréal, le juge Jacques Coderre, est d'avis que le rapport du directeur René Daigneault sur l'intégration des forces policières a été \"mal présenté\", qu'il est \"mal défendu\" par son auteur et déplore qu'il ait été élaboré \u2022 sans consultation.Selon le juge, le législateur n\u2019a pas été réaliste en confiant une tâche de \u2022 cette envergure uniquement à des policiers.Heureusement, ajoute-t-il, le législateur a eu la prudence de prévoir que ce plan d\u2019intégration pourrait être amendé par \\c Conseil de sécurité avant qu\u2019il ne soit soumis à la Commission de police.Le président du Conseil de sécurité reconnaît que ses commentaires.faits à l\u2019occasion d\u2019une entrevue exclusive accordée à LA PRESSE, équivalent à un désaveu substantiel du rapport Daigneault.Le juge, qui raréfie ses déclarations publiques depuis quelque temps, s\u2019est montré très réticent à nous accorder cette entrevue.\u201cJ\u2019ai peur de gâcher toute l\u2019affaire\u201d, disait-il en faisant référence à l\u2019intégration des forces policières sur l\u2019ile.invité à justifier ce prudent mutisme à l\u2019heure où les villes de banlieue mènent la guerre à l\u2019intégration et que la CUM tente de reprendre le contrôle sur le budget de la police, le juge a répondu: \u2019Je trouve ça délicat d\u2019aller devant le public.parce que je ne veux pas me prendre pour le chef de police.Mais lui.il ne parle pas.Au moment donné, je vais bien être obligé de sortir puis d\u2019v aller parce que ça ne peut durer longtemps comme ça\".En fait, \"le rapport Daigneault\u201d, intitulé \"Plan d\u2019allocation des ressources humaines et physiques\u201d, a été rendu public au mois d\u2019août dernier.Il propose une intégration c-tendue sur une période de quatre ans au terme de laquelle le nombre de postes de police serait réduit de 44 à 24, répartis en cinq grands secteurs.Un \"projet\u201c .Ouvrons une parenthèse pour dire qu\u2019offieiellement, ce n\u2019est qu\u2019un projet soumis pour consultation auprès des différentes municipalités et des syndicats représentant les policiers.Ce n\u2019est qu\u2019après cette consultation qu\u2019il sera présenté, amendé ou pas, au Conseil de sécurité qui.lui aussi, peut l\u2019amender.Par la suite, les municipalités et les syndicats pourront en appeler à la Commission de police, dont la décision sera sans appel.Le rapport Daigneault a la texture d\u2019un plan détaillé, rédigé dans un langage souvent hermétique, et non d un document de travail qui se veut avant tout une invitation au dialogue.En réalité, avons-nous appris d\u2019autres sources, le directeur Daigneault a présenté son rapport comme un produit fini.Ce n\u2019est qu\u2019après qu\u2019on lui eût fait remarquer que la loi l\u2019obligeait à consulter villes et syndicats qu\u2019il surimprima, sur la première page, de son document, la mention \"projet\u201d.Et sa consultation semble se résumer à recevoir les commentaires que veulent bien lui adresser les intéressés.Fin de la parenthèse.Le juge Coderre estime que le rapport a été mal présenté.11 contient à son avis beaucoup trop de choses pour un rapport de cette nature tout en demeu r a n t plein d\u2019ambiguïtés.Le document, cite-t-il en exemple, donne l\u2019impression que le poste de police de Mont-Royal va disparaître.De fait, soutient-il, ce poste ne disparaîtra pas.Encore pour Mont-Royal, le rapport dit que le nombre d\u2019autos-patrouille sera réduit de six à \"2.25\u201d.En réalité.Mont-Royal fera partie, pour les fins de sa protection policière, d'un territoire plus vaste comptant plus de véhicules.Or, face à ces ambiguïtés qui ont soulevé les plus violentes critiques, se trouve le directeur René Daigneault qui, fait remarquer le juge, ne va pas sur la place publique pour défendre son rapport, l\u2019expliquer, en discuter et écouter les suggestions des villes et des citoyens concernés.Pas assez de consultation \u2014Mais sur le fond, croyez-vous que c\u2019est un bon produit?A cette question, le juge Coderre, qui nous a prévenu dès le début de l\u2019entrevue qu'il était placé dans une position délicate et que ses commentaires devaient être sobres, répond ceci: \u2014Je pense que le législateur n\u2019a pas été réaliste quand il a demandé à des policiers de préparer un rapport de cette envergure.Ils n\u2019ont ni la formation ni la compétence pour le faire.Le président du Conseil de sécurité ne veut pas dire que l'opinion des policiers doit être exclue de cette opération.Au contraire, il reproche aux auteurs du rapport (six jeunes policiers de la section recherche et planification \u2014 sous la direction du directeur Daigneault i de ne pas avoir assez consulté de policiers d'expérience.\"Ils auraient pu s'adjoindre des conseillers en administration.Us ne l\u2019ont pas fait.Le législateur a trop présumé de ces gens-là\u201d, d'ajouter le président.Puis, il enchaîne: \"C\u2019est un rapport qui représente un effort louable mais on n\u2019a pas consulté assez de monde.C'est un rapport qui contient des informations valables mais qui est incomplet.C\u2019est son manque de précision qui a provoqué l'anxiété et l\u2019inquiétude des banlieues\".Et s\u2019il n\u2019én tient qu'au juge Coderre \u2014 contrairement à ce que laisse croire le rapport Daigneault - la protection des villes de banlieue ne sera, pas diminuée.Au contraire, là où c\u2019est nécessaire, elle sera augmentée.Le juge va même plus loin en disant qu'il faudra laisser aux divisions locales le plus d\u2019autonomie possible afin de permettre aux policiers de la banlieue de continuer à rendre \u201cle service personnalisé\u201d qu'ils rendent actuellement.Dans plusieurs villes de l\u2019ile en effet \u2014 surtout les plus petites \u2014 il est possible de prévenir la police d\u2019un départ pour vacances et d'être assuré qu\u2019elle viendra chaque nuit surveiller votre maison.Aurez-vous laissé une fenêtre ouverte qu\u2019un policier pensera peut-être de la fermer pour vous.Un autre jour, un policier viendra peut-être chez vous pour vous dire que votre fils est imprudent à bicyclette.Cela ne se rencontre que dans les petites villes de banlieue.Mais c\u2019est ce contexte que bien des banlieusards ont peur de voir disparaître en voyant leur corps de police s\u2019intégrer à la Communauté.Le juge Coderre en est conscient et il tient à ce que ce caractère local soit préservé.Il est évident, ajoute-t-il, que cette mentalité ne colle pas et n'est pas applicable.sur la rue Sherbrooke.Le président du Conseil de sécurité n'est pas insensible aux protestations des milliers de citoyens qui ont signé des pétitions contre l\u2019intégration.Mais, à ses yeux, ce n\u2019est pas contre l'intégration que ces gens-là ont signé: c\u2019est contre la disparition de leur poste de police.\"Je les comprends, ajoute-t-il.Dans ces villes, le poste de police fait partie de la vie du quartier.Les gens y vont pour régler toutes sortes de problèmes.Un va acheter le permis pour son chien.Les enfants pour obtenir leur \u201clicence\" de bicyclette, etc.Le poste de police est une entité opérationnelle et vivante et le citoyen en est près.\" Invité à commenter la vague d opposition qui déferle contre l'intégration.le juge a répondu par trois exemples.Il y a le cas de Mont-Royal où, soutient-il.les gens ont compris er-ronément \u2014 à cause d\u2019une ambiguïté du rapport \u2014 que leur poste disparaîtrait.Par ailleurs, une ville comme \"LaSalle a définitivement raison de s'inquiéter de perdre son poste de police.Je verrai personnellement à ce qu\u2019ils ne le perdent pas.II est néanmoins possible que le poste d'incendie soit relocalisé pour être mieux situé\u201d.Le juge est cependant moins conciliant pour le type de protestation que mène Pointe-Claire, une ville dont il dira par contre qu elle a besoin d\u2019une protection policière accrue.Selon lui, le maire Arthur Séguin est parfaitement conscient du total des dépenses effectuées pour la police dans sa ville puisque cette ville envoie chaque mois le compte des dépenses qu\u2019elle a effectuées à cette fin.Or, jamais le Conseil de sécurité n'a coupé les dépenses de Pointe-Claire et la Communauté l\u2019a toujours remboursé.La police aura coûté cette année environ $700,000 à Pointe-Claire cependant que la quote-part de cette ville à la CUM est de $1.4 million.La différence couvre les autres dépenses de la Communauté et, surtout, le partage, selon le critère de l\u2019évaluation, du coût des services policiers sur l\u2019ile.\"Ça.M.Séguin doit le savoir puisqu il était à l\u2019Assemblée nationale quand cette loi a été votée\", de conclure le juge.DEMAIN : La lutte pour le contrôle de la police Le juge Jacques Coderre Wlffîk Mmm mm?ms S® m.m il La libération de Changhai par Tchiang Kai-chek Dans ce troisième extrait de son plus récent livre \"LE DELUGE DU MATIN\u201d, publié eux Editions La Presse, Han Suyin décrit la prise de Changhai par l'armée de Tchiang Kai-chek, un des épisodes les plus sombres de la Révolution chinoise.Obtenue à la suite du massacre de milliers d'ouvriers, elle consacre l'accession au pouvoir en Chine du chef du Kuomintong, Tchiang Kai-chek.(3e extrait) Tchiang (Kaï-chek) occupe Nankin le 24 mars et en fait sa capitale.Il avance désormais avec une lenteur calculée sur Changhai, ville symbole de l\u2019impérialisme étranger.Déjà plusieurs milliers d\u2019ouvriers s\u2019y sont soulevés en octobre 1826 contre le seigneur de la guerre local.Sun Chounng-fang.Chou En-lai se trouve ià pour organiser les ouvriers.Il déclenche une grève générale en février 1927.\u2022Mais la filiale de la Confédération du travail communiste est dirigée par Li Li-san et elle adhère fermement au principe de l\u2019\u201cunité\u201d avec le K.M.T.slogan de Chen Tou-hsiou.Les syndicalistes du K.M.T., par conséquent, mobilisent aussi les ouvriers pour les préparer à accueillir les \"héroïques armées de l\u2019Expédition du Nord\u201d commandées par Tchiang Kaï-chek.Le Comité central n\u2019envoie aucune directive pour préparer le combat.Mais Chou En-lai a institué un conseil municipal clandestin ainsi qu\u2019un conseil provinci a 1.prêts, le cas échéant, à prendre le pouvoir avec une coalition.Il entraîne aussi les ouvriers au maniement des armes.Le commandant de la garnison, officier du K.M.T.s'efforce de prévenir un coup de force éventuel de Chou En-lai et prend des dispositions pour livrer ia partie chinoise de la ville à Tchiang Kaï-chek.et à lui seul.Chou En-lai.cependant, s\u2019apprête à prendre la ville chinoise et le soir du 20 mars il dirige en personne lus ouvriers qui occupent le quartier général de la police, l\u2019arsenal et le bâtiment des postes.Son plan comporte une série de sept attaques surprises menées en même temps.La gare est occupée egalement.Ces opérations retardent rentrée de Tchiang dans la cité et donnent un avantage décisif aux communistes.Rendant trois semaines, les ouvriers occupent la ville chinoise.Les communistes ne touchent pas aux concessions étrangères ni à la colonie internationale pendant que les troupes de Tchiang Kaï-chek attendent a l\u2019extérieur de Changhai.Jusqu\u2019au 16 mars 1927, les conseillers russes du K.M.T.estiment encore que \"la pression révolutionnaire venant d\u2019en bas est si forte que Tchiang se voit contraint de jurer obéissance aux principes de fidélité révolutionnaire.\u201d.Clien Tou-hsiou dément qu\u2019un conflit ait éclaté entre le K.M.T.ci le P.C.C.Vers la fin de mars.Wang Ching-wei revient de France via la Russie où il a eu de longues conversations avec de hautes personnalités soviétiques.Clien Tou-hsiou va à sa rencontre ù Clian-ghai.Le 6 avril, ils publient une déclaration commune réexprimant la solidité de l\u2019alliance entre le gouvernement du K.M.T.et le P.C.C.et taxent les rumeurs de rupture de \"m è d i s a n c c s\u201d.Le même jour, Wang Ching-wei a aussi un entretien avec Tchiang Kaï-chek.On crée ainsi une atmosphère d'entente et d\u2019optimisme qui affaiblit la volonté de lutter chez les dirigeants ouvriers les pins militants.Pendant ce temps, les intermédiaires de Tchiang Kaï-chek parlementent activement avec les eom-pradores chinois et étrangers ainsi qu\u2019avec les banques de Changhai.qui accordent au commandant en chef un don immédiat de cinq millions de dollars.Le 8 avril, Tchiang rencontre ses anciennes relations, les chefs de sociétés secrètes de Changhai.Ceux-ci, à leur tour, consultent plusieurs fonctionnaires des consulats étrangers.Des armes et des munitions, en même temps que des fonds importants.sont amenés par camions des concessions étrangères et remises aux gangs.Le 12 avril, six jours après ces réunions tenues \"dans un esprit d\u2019unité, d'amitié et de collaboration\".des équipes de tueurs à ia solde des sociétés secrètes, armées jusqu'aux dents, foncent sur les ouvriers des organisations communistes formés en milices et les assassinent.\"La fusillade éclata et ne cessa pins dés lors pendant trois semaines\u201d, écrivit J.B.Powell.Le 14 avril, l\u2019armée de Tchiang entre dans Changhai et poursuit le carnage.Plusieurs milliers d'ouvriers périssent: d\u2019autres, par milliers eux aussi, sont atrocement torturés.Pendant des mois, quotidiennement, le fracas des camions militaires qui emmènent leurs victimes aux lieux d'exécution ébranle la ville.Pendant presque deux ans, à la fin de chaque semaine, il y aura des exécutions spectacles.C\u2019est ainsi que Changhai fut \"sauvée\u201d par Tchiang Kaï-chek.Chen Tou-hsiou, qui avait été invité à diner par Tchiang Kaï-chek la semaine précédente, échappe de peu ii l\u2019emprisonnement.Il se trouve une cachette avec un ami qui parvient à le faire sortir secrètement de Changhai.Chou En-lai.dont la tête a été mise à prix, échappe à la mort à quelques minutes près et parvient à Wouhan .juste à temps pour le cinquième Congres du P.C.C.qui a été prévu pour le 27 avril.Le 13 avril.Tchiang Kaï-chek installe ït Nankin son gouvernement qui est aussitôt reconnu par toutes les puissances occidentales comme le seul gouvernement légal de la Chine.Deux gouvernements existent désormais: l\u2019un à Nankin et l\u2019autre à Wouhan, où Wang Ching-wei a été accueilli avec enthousiasme.au moment même où on massacrait les ouvriers de Changhai.Le gouvernement du K.M.T.à Wouhan est plongé dans un désordre total.Les canonnières étrangères opèrent un blocus complet cl les grands hommes d\u2019affaires ainsi qu\u2019un certain nombre de militaires se tournent maintenant secrètement vers Tchiang Kaï-chek afin qu'il les sauve comme il a \"sauvé\u201d Changhai.Beaucoup de militaires sont d\u2019ex-seigneurs de la guerre, opportunément ralliés ù la cause du K.M.T.après avoir été vaincus par l\u2019armée nationaliste, cc qui a eu une influence corruptrice sur l\u2019armée nationaliste, et sur ses chefs.Pourtant le K.M.T.do Wouhan dénonce Tchiang comme étant \"à la solde des impérialistes\u201d.A Pékin, soixante communistes et chefs syndicalistes sont arrêtés, y compris Li Ta-chao, qui est étranglé le 17 avril.On perquisitionne dans les ambassades de l\u2019U.R.S.S.Kouangchou et à Pékin.A UFSS Cours de conversation ANGLAIS-ESPAGNOL-ALLEMAND QQ00 WW (10 s (10 SEMAINES) étage f PLACE BONAVENTURE 878-2821 Kouangchou.on tue des diplomates russes ainsi que leurs épouses.Dans toute la Chine, des propriétaires fonciers et des seigneurs de la guerre massacrent les paysans et les ouvriers.Les militaristes et les ex-seigneurs de la guerre de l'aile \"gauche\u201d du K.M.T.à Wouhan prennent la relève de Tchiang Kai-chek.Ils passeront rapidement des meurtres isolés à un carnage systématique \u2019 - fi imvMBe ïty ;v.rt.ï.-\u2019 r.ï \u2019é\u2019.-.'-.WÙ Safe] MVsÆ »\t-: v ' \u2019Va-'-\u2019v ; OUVERTS 7 JOURS PAR SEMAINE U plu* importante et la plus chic chaîne de clubs de santé et de mise en lormr au Canaita Caite de ?0 visites valable pour 8 semaines 866-3992 \u2022\tCentre d jehatv Cote Sjioi lue \u2022\tCentre d\u2019achau Rockland \u2022\tCentre d achats Wes* island v.j \u2022\tPlace Bonjventure \u2022\tPlace Oesormeaui \u2022\tPlace fîourasva Chorcrdet Centre d'acîiai: Newman Pla/a VlQTAMfcâY CLUBS DE SANTE fl DE MISE EN FORMI C'est un merveilleux cadeau pour la parente, les amis et les associations d\u2019affaires Ils découvriront le monde merveilleux de V ic Tanny plein de gaiete, de detente et d\u2019a propos.C\u2019est un cadeau soigneusement emballe qui contient une carte de membre donnant droit a 20 visites, une brochure en couleur et une lettre de bienvenue du president de Vie Tanny Faites votre liste de cadeaux aujourd\u2019hui et n'oubliez pas d\u2019inclure le nom le plus important le votre ] n LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 14 NOVEMBRE 1972 A 6 LA MËTËO Les radars voient de Les radars sont des appareils extrêmement utiles, à peu près indispensables et très coûteux.Ils sont aussi très fragiles.Ainsi, ceux du bureau météorologique de Dorval sont défectueux et la compagnie qui les construit songe à en rappeler une bonne douzaine pour examen.Motif?Ils prédisent de la neige depuis quelque temps, mais il n\u2019y en a pas.enfin .pas beaucoup, à peine de à Montréal AUJOURD'HUI Nuageux avec risque de chutes de neige légère durant l'après-midi et la soirée.la neige partout quoi blanchir vaguement lame d\u2019Alcide Ouellet! L o r s q u \u2019o n rappelle un radar, nous informe la compagnie, c\u2019est qu\u2019il est dangereux.Mais en quoi, pouvez-vous légitimement vous enquérir, ceux-ci sont-ils menaçants?C\u2019est que s\u2019il est déjà difficile d\u2019admettre qu\u2019ils puissent se tromper pour les bonnes nouvelles, ce l\u2019est d\u2019autant plus lorsque ce sont de mauvaises! DEMAIN Max.40 o Min.20 Dégagement graduel Max.40 au Québec REGIONS\tMm.\tMax.Abitibi\t15\t25 Saint-Maurice\t15\t25 Outaouais\t30\t40 Laurentides\t25\t35 Cantons de l'Est\t30\t40 Québec\t30\t35 Rimouski\t30\t35 Lac-Saint-Jean\t25\t35 Baie-Comeau\t20\t30 AUJOURD'HUI Neige légère Neige légère Périodes de pluie Chutes de neige légères Périodes de pluie Chutes de neige légères Chutes de neige légères Chutes de neige légères Chutes de neige légères DEMAIN Neige Neige Neige Chutes de neige légères Neige Neige légère Neige légère Chutes de neige légères Neige légère (Cet, chiffres indiquent le maximum enregistré hier et le minimum la nuit dernière) LA GREVE SUITE DE LA PAGE 1 tre de la Justice, Me Jérôme Choquette, des mesures énergiques pour remédier à la situation.Si Québec n'intervient pas, on réclamera des injonctions à la fois contre l'Hydro et le SCFP.Sur Pile de Montréal, six autres compagnies, sises Montée-de-Liesse, ont également dû mettre leur personnel à pied.Il s\u2019agit de compagnies importantes qui embaucheraient quelques centaines de personnes chacune.L\u2019Hydro-Québec recensait également 300 mises à pied dans neuf usines de Québec, 191 dans la région du Richelieu, 68 à Trois-Rivières et 45 dans les Laurentides.Encore s'agit-il exclusivement de mises à pied qui ont été portées à sa connaissance par les intéressés et uniquement dans le secteur manufacturier.En un mot, on ignorait encore hier soir combien d\u2019employés de commerces divers avaient dû être envoyés chez eux.Cet état de chose, alors que les négociations se déroulent toujours sans l\u2019annonce d\u2019un règlement, n\u2019est pas sans indigner le monde des affaires.Le directeur général de la Chambre de Commerce de Montréal, M.Pierre Schooner, s\u2019en est pris hier à 1\u2019 \u201cirresponsabilité\u201d des syndiqués qu\u2019il accuse \u201cd\u2019attentat contre la sécurité des gens\u201d.La Chambre de Commerce trouve complètement \u201cinjustifié\u201d et \u201cinacceptable\u201d que l\u2019on se serve ainsi du pouvoir électrique comme d\u2019un \u201cotage\u201d afin d\u2019otbenir de meilleurs conditions de travail, si justifiés soient les griefs des syndiqués.L\u2019organisme, d\u2019ailleurs, se penche depuis quelque temps sur la question et doit, très prochainement, faire état publiquement du fruit de ses recherches.M.Schooner en a toutefois indiqué, hier, les grandes lignes à la presse : il s\u2019agirait, en fait, d'un élargissement des pouvoirs du Tribunal du travail afin que celui-ci, dans des conflits du genre, puisse servir d\u2019arbitre de même qu\u2019interdire la grève ou tout au moms forcer la réparation, immédiate, de toutes les pannes.De même, la Chambre de Corn-m e r c e préconisera l\u2019établissement d\u2019un Centre de recherches qui verra à fournir au Tribunal du travail toutes les données dont il a besoin pour amener un règlement rapide et juste des conflits du genre.Pendant ce temps, les négociations ont repris cette nuit à l\u2019Hydro, mais, hier soir, ni du côté patronal, ni du côté syndical, on était d\u2019accord pour dire qu\u2019une entente de principe n\u2019est pas encore en vue.D\u2019ailleurs, la discussion sur les clauses salariales n\u2019était pas encore commencée, une vingtaine de clauses normatives étant encore en suspens.Or, ce n\u2019est que lorsqu'on abordera ies clauses salariales que l\u2019on pourra vraiment parler d'un règlement prochain.En fait, il n\u2019y a que les journalistes ici le ministre Jean Cournoyer) pour parler d\u2019un accord prochain.Les deux parties se contentant de dire : \u201cRien de nouveau, les pourparlers se poursuivent normalement\u201d.A Québec, toutefois, les observateurs ne l'entendent pas ainsi.L'Assemblée nationale doit reprendre ses séances à 3 h.cet après-midi et si le ministre Jean Cournoyer n\u2019a pas de règlement imminent à annoncer, l'on s\u2019attend à ce que le gouvernement ne puisse éviter un débat d'urgence sur la question.Débat qui pourrait conduire à la présentation, immédiate, par le minis- tre Jean Cournoyer, d'un projet de loi sur les services essentiels.On sait que quant à lui, M.Cournoyer a indiqué vendredi après-midi qu\u2019il préférait attendre que le conflit de l\u2019Hydro soit terminé pour présenter son projet, vu que la ronde des négociations dans la Fonction publique sera alors terminée pour trois ans et qu\u2019on aura tout le temps voulu pour trouver, froidement, de nouveaux mécanismes de négociation.Si le conflit devait s\u2019éterniser, ce délai pourrait bien lui être refusé.CHOQUETTE SUITE DE LA PAGE 1 qu'elle est prononcée, mais le délai prévu pour interjeter appel est d\u2019une trentaine de jours.Si les trois chefs syndicaux décident de ne pas aller devant la Cour suprême du Canada, la Justice n'aura pas le choix : ils seront arrêtés dès l'expiration du délai.Par ailleurs, la Cour suprême pourrait refuser d\u2019entendre la cause.Le chef du cabinet de M.Choquette a refusé de commenter ce dernier point.Interrogé sur les raisons pour lesquelles le jugement rendu est unique et non à cinq exemplaires comme c\u2019est habituellement le cas, M.Bélanger a déclaré qu\u2019il ignorait ce fait avant que nous le lui apprenions et que par conséquent il ne pouvait pas plus commenter.Les commentaires de M.Bélanger sur la décision du plus haut tribunal du Québec de maintenir les peines de prison imposées aux présidents des trois centrales syndicales et par contre de diminuer celles infligées aux autres syndiqués, ont aussi été rares.\"J\u2019imagine, a-t-il dit, que les juges ont tenu compte du niveau de responsabilité\u201d.Quant aux allégations d\u2019ingérence politique dans le judiciaire qui pourraient et qui sont déjà formulées dans certains milieux, le chef du cabinet du ministre de la Justice a répondu : \"Ça ne nous surprend pas, c'est toujours ce qu\u2019ils disent\u201d, a-t-il dit en parlant des syndicats.Il a ajouté : \u201cLe jugement parle de lui-même\u201d LE BUDGET SUITE DE LA PAGE 1 dre du jour de cette soirée.En plus du budget de la Communauté, qui sera l\u2019article le plus débattu de la soirée, le conseil de la CUM sera également saisi des prévisions budgétaires de laCTCUM.Le conseil procédera à la nomination d\u2019un vérificateur pour l\u2019année 1973 et fixera le taux d\u2019intérêt poulies paiements en retard des municipalités à la Communauté.Enfin, le conseil sera appelé à former une commission spéciale chargée de tenir une audience publique relative à l\u2019adoption d'un schéma d\u2019aménagement du territoire de la Communauté.Ce n\u2019est qu'à la séance du mois de décembre que le schéma d\u2019aménagement \u2014 qui élabore les grandes lignes de l\u2019utilisation du sol sur le territoire de la CUM \u2014 sera présenté au conseil.Le service de la planification en a néanmoins présenté un avant-projet, au mois de juin dernier et c'est à partir de ce travail, qui a été soumis aux villes pour consultation, que la Communauté présentera en décembre son plan d'aménagement.L\u2019avant-projet présenté en juin prévoyait la décentralisation de l\u2019ile de Montréal en créant deux pôles industriels et commerciaux à l'ouest et à l\u2019est de I'ile.Ba press® IA PRESSE est pub1 *e par LA PRESSE.LIEE.7.rue Si J»t-«ues.Mont-eaL 'î 'phorr: 874 7272.Suie U Presse Caru-d71 fl 2.comparativement à ccl i * 1970/71 .\tCependant ?\tI » ésulia:\tLi t a fléchi ' \u2019 s eu:: -ou » *\t; \u2022 \u2022 ir d*\t>, 000 annu*-H \u2022\u2022* i*-n:\t\\ dû.à r \u2022\u2022g» et\t, int* *ronipr*- \u2022\u2022 .eu - i p ti* mis .' e; ,«\t.i\ti\t:\tau\ti 1 ¦* ;\t' Hoiuu u.\tInt.\u2022 ; .\u2022\tu\t< .»\u201c: \u2022 : à- mk *»r»f *.v?V JJ .'!¦ SI-MI «!' pAKnpWÏM '»'£ A SANDWICH' £1 pAMsPATt ':\tJ P^essi suffit à LA vous Les abonnés de LA PRESSE gagnent chacun un billet dt bre).La liste des gagnants sera p du lundi au jeudi et la liste vendredi.TOUTES LES SEMAINES EN ARGENT PLUS 125 BILLETS DE SUPER-LOTO (TIRAGE: le 31 décembre) LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 14 NOVEMBRE 1972 Au sommet de ia Place Ville-Marie Altitude au 45e étage Réservations: 861-3511 un buffet de plus de 45 mets exquis et un panorama à vous en couper le soufflet Céleri Olives vertes et noires Relishes Hors-d\u2019oeuvre Asperges vinaigrette Salade au saumon Salade au fromage suisse Sardines importées Anchois Thon Coeurs de palmiers Coeurs d\u2019artichauts Eperlans marinés Oeufs farcis Vichyssoise Gaspacho Consommé en gelée Soupe aux pois à la canadienne Consommé Soupe du jour Saumon entier, paré et tranché Dinde entière, parée et tranchée Jambon entier, paré et tranché Poulet rôti Charcuterie Homard froid Sauce fine Champagne Sauce mayonnaise Entrecôte de boeuf rôtie au jus Estouffade de boeuf Fruits de mer à la Newburg Cou poisson du jour) Pommes mousseline Pilaf de riz Haricots verts au beurre Carottes glacées Salades: de pommes de terre du Chef de poivrons de tomates de maïs en grains Salade russe Salade de betteraves Laitue romaine Fromages: Roquefort Cheddar Oka Camembert Gruyère Bleu, danois Mini-pâtisseries françaises Tarte aux pommes Tarte aux cerises Tarte aux pêches Tarte aux bleuets Tarte au citron Tarte à la pacane Tarte au sucre Charlotte russe sur biscuit de Savoie Gâteau étage Talmouse Pouding au riz Baba au rhum Bavaroise Paris-Brest Saint-Honoré Gelée Jello Melon Petits fours secs Fruits frais Stationnement seulement $1.00 nu \"Canadawide Parking\u201d do la P.V.-M.dos 1oh30.Faites valider votre billet au restaurant.g g AVEC FRANÇOISE KAYLER b p oire &^Êâkfr(mmge Un nouveau club gastronomique est sur le point de voir le jour.Il ne sera composé que de femmes qui, le cas échéant, quand bon leur semblera, et comme font ces messieurs, inviteront des hommes à partager leur table.Les bases de cette \u201cconsoeurie\u201d ont été jetées dernièrement au restaurant Bellavista, siège attitré de la Confrérie des Fines Fourchettes.Elles étaient vingt-quatre, presque toutes épouses des \u201cFines Fourchettes\u201d qui ont décidé de former un cercle parallèle à celui de leur mari.Elles doivent encore trouver un nom à ce nouveau club dont le comité provisoire prévoit déjà trois rencontres par an et dont la formule a été choisie.Les plats se dérouleront en effet selon un ordi'e légèrement différent de celui des repas classiques.La démonstration d\u2019un plat y sera faite chaque fois par le chef.C\u2019est de cette manière qu\u2019a été présenté le repas de fondation avec l'a démonstration en salle du plat principal, un médaillon de veau à la Padoue (déglaçage au cognac, liaison à la crème).Quant à ces messieurs de la Confrérie des Fines Fourchettes, ils se réuniront pour leur premier diner de la saison, lundi prochain 20 novembre, au Bellavista.La vente aux enchères de la récolte 1972 des célèbres Hospices de Beaune aura lieu le 19 novembre et sera placée sous la présidence de M.Léo Cadieux, ambassadeur du Canada à Paris.Six cent trente et une pièces de 228 litres chacune de vin rouge, soixante dix-sept pièces de vin blanc et quinze feuillettes de 112 litres chacune d\u2019eau-de-vie seront ce joui- là mises en vente.La Commission des Hospices civils de Beaune a donné une appréciation qui permet d\u2019espérer un bon millésime: \u201cGrâce à un automne exceptionnel, la récolte abondante a mûri dans de bonnes conditions, ce qui a permis de rentrer sous un soleil admirable des raisins très sains qui donnent des vais d'une belle robe, d'un bouquet très net et d\u2019une forte constitution\u201d.On prévoit déjà que les records établis l\u2019an dernier en ce qui concerne le total de la vente seront battus.En 1971, pièces avaient été mises en vente, c'est-à-dire un peu sfeins de la moitié de la récolte 1972.Le record des cuvées avait été pulvérisé l\u2019an dernier alors qu\u2019un Corton Charlotte Dumay avait atteint dans les vins rouges près de $2,800 et un Corton-Charlemagne I'raçois de Salins, dans les vins blancs, avait atteint près de $4,000.Un vin séduit par sa rube, son bouquet, son arôme.par les temps qui court, séduit aussi par son prix.Il peut aussi ajouter à tout cela l\u2019attrait d\u2019une bouteille aux formes inédites ou d'une étiquette enluminée.Depuis quelques mois sur le marché québécois, le Liebfraumilch de ia maison allemande Hermann Kender-mann adopte la plus ancienne forme de contenant, la cruche en grès.Baptisé \u201cBlack Tower\u201d, ce vin du Rhin est embouteillé dans un cylindre de grès authentique, extérieurement teint en noir, qui a l'avantage de conserver naturellement au frais le produit qu\u2019il contient.L\u2019étiquette bordée or explique que les Romains conservaient déjà leurs vins blancs dans ce matériau.Ce Black Tower, blanc léger à 10% d'alcool est un cru de 1970.(538,$2.45).table gastronomie PAR ROGER CHAMPOUX photo Yves Beauchamp, LA PRESSE La Bagna Cauda, c'est le nom de cette nouvelle confrérie gastronomique qui vient de s'établir à Montréal.C'est aussi celui d'une fondue piémontaise que dégustent au cours d'un premier chapitre d'intronisation, deux \"Maîtres\" de la Confraternita, Pierre Touchette et Bernard Brault, en compagnie d'un nouveau membre, Conrad Handheld.Une confrérie gastronomique italienne s'installe à Montréal par Françoise KAYLER Une nouvelle confrérie de gourmets vient de s\u2019installer à Montréal; gourmets, un tantinet gourmands et surtout amateurs de vins.Les buts de ce club sont très précis puisque ce sont uniquement des vins italiens du l\u2019téfnnnt qui seront servis à chaque rencontre, accompagnés des mets typiques de cette région.L a Confraternita de la Bagna Cauda est ici aux vins italiens ce qu\u2019est, aux vins our participer à PRESSE, il d'être abonné PRESSE 6 jrs par semaine, et participez automatiquement, car votre nom est sur la liste des participants.Pour plus de détails consultez LA PRESSE du samedi.LA PRESSE dont les noms apparaissent ci-dessous un billet de la SUPER-LOTO (tirage le 31 décem- ubliée par tranche de 25 noms par jour, complète des 125 gagnants paraîtra le 1010 288173\tAbonnés chanceux M.BA1LLARGE0N\t11841.hlion\tMontreal T 38164\tM.BÉLISIE\t2156.Jokette.-3\ttongueuil 288104\tM.BONIN\t33/.8AULARGE0N.CP\t 28819/\tMme CANTIN\t2059.St-Oément\tMontréal 288165\tMme CHEVALIER\t1622.de Chantpigny\tMontreal 288103\tM.DA0UST\t7569,1 otiis-Heber?\tMort irai 288143\tM ÜÉSltU\t455.St-Hemi\tlapioine 283ÎÎI6\tM.UOYlf\t2539, Letourneuv\tMon ire.il 20814;,\tM.GAGNON\t2535.Bossuei z5\tMuni mal 288118\tM.GIGUERE\t621, fatima\tPont-Viau 288179\tM.GREGOIRE, C.\t217.Lefebvre\tChAteauguay Centre 29641/\tM.MINSE H\t92/0, Waverley\tMontreal 288124\tM LANGLOIS\t1525.de LaSalle\tOuvernay 288167\tMme LAVALLEE\t1825.50eme\tPt es au*-Tr erotoies 296411\tM LEDUC\t2951.2eme\tlaval Ouest 288176\tM.LtVEIllcE J -P.\t2/5.Seigneuriale r 4\t$t-Bruno 288135\tM.MARTIN\t6344.Chambord\tMontreal 288155\tMme MEUNIER\t628.Oupuis\tBoucherville 288177\tM OUIMET ANDRÉ\t25 Bruno-Nante!\tSt Jérôme 288136\tM PEll ETIER PIERRE\t1036.Audair\tSt-Vincent de Paul \tMme PCUQUIN\t354 louis OueviHcn\t 288162\tM SARRAZIN.A\t267.Rene Philippe\t \tM.TESSIER J G.\t\tLa Ptame \t, \u201e T.J7V3LT.\u2022 » 1 '\ti *\t\u2022\t>\t» \u2022 \u2022\tf*7'v*r » \tMme RIVARD G\t6453 St Dominique\tMontreal français, la Confrérie des Vignerons de St-Vincent.Elles illustrant toutes les deux une région vinicolc déterminée; elles sont toutes les deux détachées à l\u2019étranger en ambassadrices e t demeurent liées à leur maison mère.Tx- premier diner, la première soirée d\u2019intronisation du chapitre de Montréal de la Bagna Cauda a eu lieu la semaine dernière au restaurant La Rustica avec le cérémonial qu\u2019entraîne le port d\u2019un costume.Celui-ci comprend la cape et le chapeau, ic tout joué dans différentes nuances de gris; importé d\u2019Italie, il n\u2019était*porté ce premier soir que par le Grand Maître et les membres du comité; il le sera par tous les membres de la Confraternita aux prochaines rencontres.Le taste-vin est évidemment de rigueur et l\u2019on ajoute à cet appareil vestimentaire une grande serviette que l\u2019on porte autour du cou.Elle est indispensable pour la dégustation de la \u201cbagna cauda\u201d.T duit littéralement ce nom adopté la confrérie signifie \"bain chaud\u201d et c'est aussi le nom d\u2019un plat pié-montais, une fondue d\u2019un type spécial.Préparée dans un caquelon de terre cuite, elle est faite d'huile et de lait, d\u2019ail et d'anchois et doit cuire longtemps à petit feu pour devenir ce bain que l\u2019on maintient chaud sur un réchaud de table et dans lequel on trempe des légumes crus, des languettes de piment rouge et vert, des bâtonnets de carde, de céleri.Les vins du Piémont qui furent servis font partie d\u2019une importation privée du restaurant et ne sont pas dans les magasins de la SAQ.ils provenaient tous de la maison Bersano dont le propriétaire a fondé cette confrérie en Italie.Le Rosolino della Cremo-sina est un rosé léger que l'on peut servir frais, au hors-d\u2019oeuvre et sur les poissons: le Barbera Cascina Tranquillo tire son nom d\u2019une \u201cvigne tranquille\u201d et chambré, peut accompagner un bon repas.Le Nebbiolo est, dit-on le roi des vins du Piémont: sec, il accompagne bien les plats les plus divers, du barbecue aux pâtes.Le Barberesco est un produit dans le Piémont des meilleurs vins rouges d\u2019Italie.Une trentaine d\u2019amateurs de bons vins ont été intronisés par le grand maître Pierre Touchette, gérant des ventes de \u201cInternational Wines\u201d et la prochaine réunion de la Confraternita de la Bagna Cauda aura lieu à la fin du mois de février 1973.Pas à la portée de toutes les bouches Notre bon maitre, le \u201cprince\u201d Curnonsky qui avait soin de nos cerveaux autant que de nos estomacs, ne cessait de répéter qu'il est malsain d\u2019être trop savant.\u201cMangez, disait-il, des escargots mais ne vous avisez jamais de tout savoir au sujet de ces mollusques terrestres.\u201d Ce qu\u2019il avait raison le bon Curnonsky.En matière escargotière, il importe nullement d'apprendre que les Romains engraissaient ces limaces selon un procédé mis au point par Flavius Lupinus (d'autres disent Herpinus, voyez ça débute mah et que, de nos jours, les Hongrois et les Japonais les expédient à pleins wagons (des tonnes i aux divers marchés du monde.Niais il est primordial de savoir si vous aimez les escargots.Oui ou non?That is the question.Certains connaisseurs méritent vraiment ce titre pour avoir dévoré les cent chiquantes et une livres consacrées à l'escargot, MM.Robert-J.Courtine et Pierre-Jean Vaillard étant les corautcurs du dernier ouvrage publié à ce jour, soit \u201cl\u2019Escargot est dans l\u2019escalier\u201d.* Dévorer des livres, passe toujours.L'authentique épreuve se déroule dans l'assiette à alvéoles.Attention, c'est brûlant! Si vous avez de la répugnance pour les escargots.vous aurez l\u2019intelligence de n'en point commander.Mais pour devenir un véritable gourmand-connaisseur il faut avoir l'audace de vaincre les petites répugnances et déguster tout avec courage.Entre des huîtres et des escargots, \u2014 à en juger qu\u2019à la simple apparence \u2014 difficile de dire lequel de ces mollusques est le moins dégoûtant! Or, les amateurs d'huitres sont ravis aux anges lorsque les quatre douzaines sont avalées; de même en esl-ii des fervents de l'escargot dont l'oeil se mouille d\u2019une larme (de joie) quand, de la coquille tarabiscotée, ils extraient la petite boule de chair craquelante de beurre rissolé et embaumant le thym, le laurier, le safran sans oublier, surtout l'ail.Ceux qui aiment nagent dans le bonheur gustatif; ceux qui n'aiment pas tremblent d'effroi stomacal.D'où vient la popularité de l'escargot?Nos amis Courtine et Vaillard ont fouillé les vieux grimoires pour découvrir que ce sont les médecins qui les premiers ont proclamé les mérites du petit animal.Puis, chacun à son époque, Hippocrate, Galien, Ambroise Paré ont signalé les vertus de l'escargot réduit en pommade.Suprême comme cicatrisant, indiqué contre les saignements de nez, i\u2019anasàrque et les indigestions, souverain pour dégager les pectoraux.On raconte que le chanteur d\u2019opéra Laborde, souffrant des cordes vocales, se mit avec succès au régime thérapeutique des escargots.On imagine quel bien ça ferait à Charles Aznavour.(La blague n'est pas de moi.) Revenons à nos casseroles.Permier conseil, n'entreprenez pas de préparer des escargots à !a maison.Complexe et compliquée, l\u2019affaire pourrait tourner au désastre car les escargots \u2014 en coquilles ou en grande sauce \u2014 sont des plats de restaurant.Second conseil, n'aliez jamais boire un vin (blanc) fruité avec ce mets: ce serait catastrophique.Vous accuserez les escargots de tout désordre intestinal alors que le vin est le seul responsable du lancinant malaise.Entrée de luxe, pas toujours à la portée de toutes les bourses, l'eseargol n'est pas à la portée de toutes les bouches, faut-il le dire.La petite béte qui promène sa maison sur son dos, éprouve beaucoup de mal à se faire apprécier, et je me souviens d'un restaurateur qui pour ne pas effrayer les clients les annonçait \u201cles danseuses de la pluie\u201d.Joli, n'esl-ce pas.En fin d'automne, c'est la saison de l'escargot.Un peu de courage, essayez.Qui sait, si à votre répertoire gourmand ne s'ajoutera pas une splendeur.\u2018Editions \u2018'La Table Ronde\u201d, Paris Le Québécois devient plus matelot à chaque gorgée de rhum Lamb's Parmi les 125 gagnants de cette semaine se trouve aussi le gagnant d\u2019un prix de $1,000 (mille dollars) en argent, donné par LA PRESSE.Voyez le nom du gagnant du prix de S1 .OOO dans La Presse de sa medi.LAMB'S TJ! *> Jjgrâsr tir \u2022 ' i-> m-i s ¦ \u2022hum m am m; °HV WHITE HI \u2022< I \u2019 \" J V Choisissez Paris mm .et servez une Salade Suprême SALADE SUPREME V Une salade qui plaira à tous! Facile a préparer avec le délicieux Pâle de Foie Paris Pâté.I cube de bouillon de poulet 1\tc.à table de gelatine 2\tboites de 3 onces ou 1 boite de 6 onces de Pâté de Foie Paris Pâle Dissoudre un cube de bouillon de poulet dans une tasse d'eau bouillante.Ajouter une c.à table de gélatine et deux c.à table d'eau froide.Dissoudre en brassant puis laisser refroidir Quand la gélatine commence a épaissir, y mélanger 2 boites de 3\tonces de Pâté de Foie Paris Pâté.Placer dans un moule et laisser prendre.Démouler et servir sur des feuilles de BROCHURE Ecuvez-nuus pour notre brochure GRATUITE, menant en vedette un grand nombre rie recettes pour preparer une variété de plats savoureux avec 1er, pâtés â la viande Paris Pâté.Envoyer vos nom et adresse a: Paris Pâte, Casier Postal 393.Station O, Montreal 379 P O.Montreal 379.PO Vérifiez sous le couvercle Votre prochaine boite de Paris Pâte peut vous gagner un RADIO transistor ou un OUVRE-BOITES automatique â votre choix.Des centaines de couvercles imprimes gagnants dans les 6 variétés de pâtés a la viande Pans Pât»?ïtK/T QUALITE sûre, et VARIETE , qui ajoutent un cachet a tout repas collation ou pour vos invites Dégustez un different pât** a la vtande Paris Pâte chaque jour' Pâte do Foie \u2022 Jambon \u2022 Porc.Fioeuf & Veau \u2022 Veau, Porc & Poulet \u2022 Crotons \u2022 Pate a Sandwich Mf.- P.ins Pjte aujim'd hui-métm* ver liiez l'intérieur d ;.ouvert le n uritcivust! SilVL-jr ur Paris Pâté r LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 14 NOVEMBRE 1972 A 9 U MAISON EN VOUS ofÏRANT COMME TOUJOUR: UN ASSORTIMENT COMplET n&nnARnic Aic\\ aidatjp RÉpONdANTÀTOUS Les qOÛTS ET TOUS Us bESOINS (Jans UNE qAMIV fc|^dcpRix (Jes plus CÉlèbRE RENOUVELEZ VOS AB A T-JOUR POUR LES FETES ¦qpvpupppi VASTE CHOIX BAS PRIX \"\u201c\u201cHI éjgÊÊê& si r/juyas IwNiP M mwë W*m wMir^ SS'im, Pilf «2ÜII XirtZ/i Æ:; RP** f%'P' âïllk A?' \" L-^.v.; .Sm H 6924, rue SAINT-HUBERT 276-2621 1126 est, rue MONT-ROYAL 527-1261 5001, rue WELLINGTON 766-4333 1018 \u2014 Chandelier Mario Thérèse a cinq lumières.Diamètre 18\u201d.Hauteur 18\u201d.Longueur hors tout 36\u201d.Lampe è base candélabre a cinq branches, peuvent recevoir jusqu'à 60x.Métal fini laiton satiné.PRIX CLOVIS $5595 P4393 \u2014 Fixture d inspiration méditerranéen- § 4 fl 30 ne.Fini noir et laiton antique.PRIX CLOVIS B B P3742 gnole.Fixture fer forqé d'inspiration espa- S^3j(D70 PR IX CLOVIS P4055 \u2014 Fixture style moderne noir et chrome.$9360 Verre fume.PRIX CLOVIS 295003 \u2014 Ravissante lampes à chaînes à motifs do 5 fleurs faits à la main sur du verre opalin, dôme do 14 S rl/5i9 5 po.\tPRIX CLOVIS 6 P4565-Fixture \"Early American\u201d fini bronze § \u201c| H'TfiR antique.\tPRIX CLOVIS B 65 B 7\t1251 B \u2014 Elogant lustre laiton et cristal a 5 lumières.\t-a.« \u2014 Diamètre 18\u201d, hauteur 15\u201d.longueur hors tout 33\u201d.S fl Cl 9 5 PRIX CLOVIS B & 8 S 15 10 11 12 P3865 \u2014 Fixture murale fini bronze antique.'Early American\u201d PRIX CLOVIS 1403 \u2014 Style colonial en bois de pin.globe de verre dépoli avec abat jour de cuivre antique.PRIX CLOVIS 1217 \u2014 Lustre laiton et cristal à 6 lumières.Diamètre 1 9' longueur du fut 1 5\u201d, longueur hors tout 36\u201d.6 lampes bougies.Prix de detail sugg.S85.00 PRIX CLOVIS P4174 \u2014 Chandelier de 1er forgé fini noir.6 lumières.\tPRIX\tCLOVIS P4241 \u2014 Fixture de style antique.6 lumières fini laiton antique.\tPRIX\tCLOVIS 4111-31 \u2014 Fixture moderne métal noir, boule blanche.\tPRIX\tCLOVIS Aussi vert avocado ou or moisson $32Ç5 $3150 $425° S9725 $7850 $3995 14 Lampe moderne fini chrome Dome transparent 16\u201d.Do couleur fumée Avec rhéostat pour contrôler l'intensite de la lumière PRIX CLOVIS B 512 \u2014 Fixture importes A s69,s B s89,s C s69,s 8 lumières bronze et cristal C \u201c7 *1 PRIX CLOVIS II L'ensemble six morceaux comprend un- t.iMr a café ovale 48 .« dessus de marbre.deux tables de hunt .1 dessus de marbre deux lam pes de table et un cendriei s325( L ensemble trois morceaux comprend une table de bout une lampe de table et un cendrier $11000 n Radiateurs électriques.Modèle de plinthe Mark Hot avec thermostat.Long.36\u201d 1000 watts S 1 Cl 5 0 Long.48\u201d 1 500 watts C O O 5 0 PR IX CLOVIS\tBS\tPRIX CLOVIS 18 113-58 \u2014 Diamètre 12\u201d.PRIX CLOVIS S5995 112-58 \u2014 Diamètre 8' PRIX CLOVIS S3495 106-58 \u2014Diamètre 18 .PRIXCLOVIS $8995 Foyer électrique Norglo \u2014 Le Norglo F2.Foyer électrique (de la série Acadian) se vend en deux .y 1 modèles.1500 watts.Couleur rouge mandarin.\t5 8\tPRIX CLOVIS y ^ B3303 \u2014\u2014 Ventilateur de cuisine avec renvoi extérieur, 3 vitesses, 30 pouces do large, coulours i cui- 3 A.Q 9 5 vre antique, blanc, avocado.\tPRIXCLOVIS A 10 vivre aujourd'hui LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 14 NOVEMBRE 1972 La bouche et les dents sont la porte santé et de la maladie d'entrée de la che examinée et sa dentition remise en bon état.L'extraction n'est pas une solution \u201cNos dentistes sont dépassés'', explique, désolé, le Dr Roger Chapdelaine, surintendant des cliniques dentaires, au cours d'une interview accordée à LA PRESSE, \u201cils arrachent les dents quand elles sont pourries; s\u2019ils ont des prothèses, ils les posent, sinon ils attendent d\u2019en avoir les moyens et entre-temps, les bouches sont désorganisées.\" Beaucoup de gens pensent que l\u2019extraction guérit le mal.mais le soulagement qu\u2019elle procure n\u2019est pas sans effets secondaires.L\u2019espace laissé vide ébranle les dents voisines et les déplace: il empêche la mastication complète et oblige l\u2019estomac à fournir un surcroit de travail \u201cC\u2019est comme l\u2019auto,\u201d d\u2019ajouter le Dr Chapdelaine.\u201cenlevez une dent du mécanisme, et le moteur est désorganisé.\" Des prothèses à 15 ans, quelle tristesse! Le surintendant des cliniques dentaires est effaré par le nombre d\u2019adolescents de 15, 16 et 17 ans qui sont obligés de subir des extractions complètes et de porter des prothèses.Mais avant d\u2019en arriver là.que d\u2019aliments absorbés à travers de mauvaises dents ou peut-être des gencives qui suppurent! \u201cComment peuvent-ils bien digérer s\u2019ils n\u2019ont pas les instruments voulus?Cela suffit pour entraver la croissance,\u201d souligne le Dr Chapdelaine.\u201cLa santé des dents est un élément important de la santé en général,\" insiste-t-il.Les murs du bureau du Dr Chapdelaine sont recouverts de photographies de visages souriant à pleine dents.\u201cY a-t-il rien de plus beau qu\u2019un sourire,\u2019\u2019?observe-t-il.Le brossage contrôle 50 p.cent des caries Si les jeunes veulent avoir ques dentaires, alors qu'une ville comme Philadelphie en emploie 60 pour une population semblable à la nôtre.Le rapport de l\u2019an dernier de cette ville révèle que 75 à 80 p.cent de sa population âgée de 3 à 18 ans, a eu sa bou- par Lily TASSO La porte d\u2019entrée de la santé et de la maladie \u2014 c\u2019est-à-dire la bouche et les dents \u2014 est bien mal entretenue chez les enfants de Montréal.En effet, de leurs dents, mais ne les soignent que s\u2019ils le peuvent.Les rendez-vous doivent être pris trois ou quatre mois à l\u2019avance.tion pré-scolaire et scolaire d'environ 184,000 enfants âgés de trois à 12 ans, seulement 17,297 d\u2019entre eux, soit ceux de sixième année, sont examinés à l\u2019école par les dentistes de la Ville de Montréal.Ceux-ci les renseignent sur l\u2019état de leur bouche et 11 faut dire que la Ville de Montréal ne compte que 18 dentistes dans ses 16 clini- sur une popula plus que deux à trois caries par enfant.\u201d A part le brossage quotidien.il existe un autobrossage que l'on fait aux enfants dans les écoles, avec une pâte spéealc à plus grande concentration
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