Le soleil, 4 septembre 1976, Cahier E
[" Cahier E yt*W «Z&tgL »« 14 tr+Ar?LE SOLEIL QUEBEC, SAMEDI 4 SEPTEMBRE 1976 En 1920, Sept-lles.on petit village de pêcheurs X- Ml SOMMAIRE \u2014\tLe maire Jean-Marc Dion: la vie à Sept-lles \u2014\tLouis-Ange Santerre: histoire de la \"petite patrie\" \u2014\tClément Godbout: l'apport des travailleurs \u2014\tYves Joncas: la vie communautaire \u2014\tMgr Jean-Guy Couture: la vie religieuse \u2014\tFlorent Boivin: la petite et moyenne entreprise \u2014\tMme Regine Bergeron: la présence indienne \u2014\tGilles Oueïlet: l'aspect social, économique et politique \u2014\tDr Claude Desmarteau: la lutte pour la sidérurgie \u2014\tClaude Masson: Sept-lles vu de Québec.\u2014\tProgramme des fêtes.¦ '\u2022>.I ; \"'-Y\tVA':: - - >/\u2022 ¦' A**\"- mm imm Wmm s\u201cV.* raf»* r* y * wmm '\u2014\"WUX I8M& \u2018V&Sfj - Kl mm SB».kWWAMt\u2019, Î2fi ja» 3?^ lli|g§§g \u2022-»' #\u2022* pm r«yoV./-V '\u2022:\u2022\u2022\u2022' HMBMB ppr Une ville quart de siècle Deux anniversaires Deux anniversaires: Sept-lles a 25 ans et LE SOLEIL a 80 ans cette année.Deux vocations: Sept-lles, à son titre de métropole de la Côte-Nord, doit faire rayonner son dynamisme économique, social, politique et culturel sur toute l 'étendue de cette vaste région.LE SOLEIL, à son titre de seul quotidien de l'Est du Québec, est conscient du rôle de plus en plus exigeant qui lui est dévolu comme communicateur entre l'opinion publique et les diverses facettes de l'activité locale, régionale, provinciale, nationale et internationale.Depuis 15 ans, Sept-Hes et LE SOLEIL sont associés, chacun à sa façon, au développement de cette ville et de toute la région de la Côte-Nord, la croissance de l\u2019une n'allant pas sans influencer le développement de l'autre Le cahier spécial publié aujourd hui sur le TWrnfPT quart\" tJç sléclé it?Sept Tie?, faîi vôlr pu quelques séquences le chemin parcouru depuis la naissance de cette ville exclusivement minière à ses origines et qui est devenue aujourd'hui un pôle de croissance économique et une cité de services.Depuis 15 ans, LE SOLEIL est présent à cette évolution, M.Gérald Ouellet, maintenant directeur du service régional, a été le premier correspondant permanent sur la Côte-Nord II a été suivi de MM Pierre Bissonnette, André Dionne, Paul Therrien, Louis Tardif et Gilles Ouellet qui occupe cette fonction depuis deux ans et demi.Au nom de la direction du journal LE SOLEIL, au nom des lecteurs, des annonceurs, de tous ceux qui collaborent à dispenser une information quotidienne sur la Côte-Nord, nous souhaitons un très joyeux 25e à la ville de Sept-lles.& tous ses habitants et à tous ceux qui côtoient fréquemment ou occasionnellement cette ville quart de siècle Claude MASSON Directeur de I information Québec Le Soleil, samedi 4 septembre 1976 W3 mm WW% 5 wfm mmi, S?Ü2§a mmm » t i Jk x£t8Sù ^5® | rMr Wi Xw.*.- ;ÿ-x> ftycx-eTb \u2022:$*\u2022 -\u2022¦;\u20228.,«î!JÜ O.ja» vS.3^lim^%î»>S!!S> PPi :rS #5tSSs®! r-iér; par Mgr Jean-Guy COUTURE Mgr Couture conduit les destinées de 1 immense diocèse de Hauterive depuis le 15 août 1975.Ce diocèse comprend Sept-Iles, Port-Cartier, Raie-Comeau, Hauterive, la Moyenne et Basse Côte-Nord et les villes nordiques.Depuis l\u2019été 1650 où le père ¦Jean Dequen est venu faire une ' mission volante\u201d chez les Ouma-miouek, l\u2019évangélisation a franchi bien des étapes à Sept-Iles Dès i\u2019annéee suivante, le jésuite fonde la mission l\u2019Ange-Gardien, mais il s\u2019écoulera plus de deux cents ans avant que l\u2019Eglise soit vraiment présente d\u2019une façon permanente sur les bords de la grande baie En 1892, même si l\u2019exploitation forestière n'est pas encore commencée.la traite et surtout la pêche avaient amené une petite population suffisante pour permettre l'ou-^rture d'une mission organisée et la présence d'un missionnaire.Cette année marque le début des registres de Saint-Joseph de Sept-Iles.Moins de 10 ans plus tard, le 12 juillet 1901.Mgr Michel-Thomas l.abrecque.évêque de Chicoutimi et administrateur apostolique du Golfe Saint-Laurent, fait sa visite pastorale à Saint-Joseph et y passe quatre jours.L'année 1905 marque une étape importante dans la vie de l'Eglise à Sept-Iles.Le 12 septembre, le pape saint Pie X érige la préfecture apostolique du Golfe Saint-Laurent en vicariat apostolique et le 15, il choisit le provincial des Eudistes pour en être le premier évêque Mgr Gustave Blanche, avant même sa consécration, laisse entendre qu'il établira éventuellement son siège épiscopal à Sept-Iles.En fait, sa décision ne tarde pas, car il l'annonce officiellement l'automne suivant et affirme qu\u2019il choisit Sept-Iles \"comme plus central et comme devant devenir dans un avenir plus ou moins éloigné la capitale du vicariat\u201d.Mgr Blanche décéda le 27 juillet 1916 alors qu\u2019il était en voyage à Paris et son successeur, Mgr Patrice-Alexandre Chiasson.décida de réinstaller la résidence de l'évèque à Saint-Pierre de la Pointe-aux-Esquimaux (Havre Saint-Pierre).Celle que l\u2019on appelle aujourd'hui la métropole de la Côte-Nord aura donc été siège épiscopal pendant 10 Après 1 érection en diocèse du Golfe Saint-Laurent, le 24 novembre 1945, il devint possible d'ériger les missions en paroisses et c\u2019est ainsi que la paroisse-mère de Sept-Iles ne fut érigée canoniquement que le 1er avril 1948.presque trois cents ans après la venue du premier missionnaire.Quelques années plus tard, le 8 novembre 1954.la réserve monta- gnaise de Maliothenam devint la paroisse de Notre-Dame-du-Cap.Pendant ces années cinquante, le développement de Sept-Iles se fit de plus en plus rapide et il devint nécessaire de créer d\u2019autres paroisses.Le 26 avril 1958, Marie-tmmaculée est fondée et confiée aux Pères Oblats, puis le 9 janvier 1960.la communauté catholique anglophone est regroupée en paroisse nationale par la fondation de Christ the King.Enfin c\u2019est le tour de Sainte-Famille le 5 septembre 1963.Paradoxalement, c'est la dernière-née qui reçoit l\u2019annexion de Moisie en 1973, lorsqu'elle cesse d'exister après plus de cent ans de service.Et déjà en 1974, Sainte-Famille devait ouvrir une succursale dans le secteur de Grasse-Moisie.Mais la vie de l'Eglise à Sept-Iles ne s'est pas limitée à l\u2019organisation des paroisses et la présence de nombreuses communautés religieuses a permis une collaboration importante à la pastorale paroissiale, scolaire hospitalière et sociale.Les Clercs de St-Viateur, les religieuses de St-Paul-de-Chartres, de Notre-Dame-Auxiliatrice, de Ste-Famille-de-Bordeaux s'y sont im- plantés successivement de 1947 à 1957.Puis ce fut au tour des religieuses du Bon-Conseil de Montréal, des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, de la Charité de Québec et de Marie-Réparatrice de 1964 à 1974.Cette année.Sept-Iles aura I avantage de recevoir encore trois familles de religieuses: les Filles de la Sagesse, les Soeurs de Notre-Dame-de-l\u2019Assomption et les Frères de l'Instruction chrétienne Il faut ajouter que de plus en plus la pastorale de l'Eglise septi-lienne déborde les limites paroissiales et tend à s'organiser au niveau urbain et à utiliser au besoin les moyens de communications de masse, journaux et radio.Les laïcs prennent une responsabilité accrue dans les conseils de pastorale et d'administration.Ils contribuent à inventer une pastorale adaptée aux besoins d'une ville jeune et en pleine expansion dont le dynamisme de la population est prometteur.Mais le travail de l\u2019Eglise qui est l\u2019évangélisation est infini, et ceux qui veulent s'y consacrer ne risqueront jamais d'è-tre affectés par le chômage Ce n'est qu'un début! Sept-Iles, une ville en plein essor qui, déjà, a beaucoup réalisé et se propose d'en faire autant dans l'avenir.Venez nombreux participer aux fêtes de ce quart de siècle! Vignola & Vaillancouxt Jnc.PLOMBERIE ¦ VENTILATION - CHAUFFAGE \u2022 AIR CONDITIONNE 417, OTIS, SEPT-ILES TEL.: 962-4809 - TEL.: 962-7059 SEPT-ILES BIENVENU! PAU CHU NOUS! HOTELS COTE-NORD » OPERANT motel SEPT-ILES INC.451, AV.ARNAUD, SEPT-ILES \u2022 (418) 962-2581 AUBERGE DES CASCADES port-cartier - (4i8) 166-2395 \u2014 Usine de boulettage, cour de stockage et quai à Pointe Noire, Québec.une ville hospitalière Pour y bien vivre, se détendre ou s'amuser, on sait y faire! Depuis 25 ans, notre accueil chaleureux plaît aux visiteurs.Nommages è la population de Sept-Iles à l'occasion du 25e ANNIVERSAIRE de son essor économique.Soyons tous fiers de nos accomplissements La direction, Wabush Mines Québ*c, U SoWil, tamadi 4 «eptambre 1976 , A M*> *\t< 5J»!¦%* » liiiiji jyW *\"' y**\u2019*1 Photo But Kommick Une partie de la métropole de la Côte-Nord.La ville s'étend continuellement, au rythme du progrès et du développement qui commande.E 3 Photo Hans Kommick Lo vie trépidante de Sepf-lles: rues achalandées, nombreuses voitures, Limoge d'une ville qui bouge.f fïiC CH N A».* mæ Les faits réalisés valent mieux que mille désirs La Terre de Caïn changée en Terre Promise par Jean-Marc DION M.Dion, qui vit à Sept-Iles depuis plus de 15 ans, est maire depuis le 4 novembre 1974.Il agit comme superviseur au service de formation à la compagnie Iron Ore.Comment s'est déroulé le quart de siècle dans ce coin de la ; Côte-Nord qu'on appelle Sept-Iles et qui comptait à peine quelques centaines de Blancs?Ce petit village de pêcheurs est devenu la capitale de la Côte-Nord, battant tous les re- cords dans son ascendance démographique.Cette croissance est due à l'installation de la compagnie Iron Ore du Canada, laquelle fête également son jubilée d'argent.Les septiliens, qui attirèrent à juste titre l'attention de Jacques-Cartier par leur emplacement bien agencé, en ont fait un havre naturel pouvant abriter un nombre illimité de gros et moyens navires venant des quatre coins du monde.Sept-Iles peut donc, à juste titre, étiquetter son port de Superport avec les quelque 30 millions de tonnes d'expédition.Ces faits réalisés valent mieux que mille désirs désespérés.Sept-Iles offre à ses citoyens des services municipaux adéquats au point de vue de réseaux d'aqueduc, d\u2019égout et de voies caros-sables ainsi qu'un service de protection du citoyen qui fait ses preuves.Les magasins ne manquent pas et quelques centres commerciaux satisfont les goûts des consommateurs Bientôt, les Galeries Montagnaises ouvriront leurs portes au grand public.Ce complexe commercial des plus modernes, approchant les $8 millions, est une première au Québec et les Monta-gnais résidant à Sept-Iles et Malio- tenam peuvent s'enorgueillir.Le Service des loisirs, utilisant le dixième du budget municipal satisfait une clientèle jeune et adulte avec des installations sportives répondant aux besoins de la population.Notre ville étant constitué d'éléments jeunes, il a fallu s'adapter à cette dernière.Cette fraction de la population s'est dirigée vers un type d'habitation dite de maisons mobiles.Quelque $7 millions sont investis pour doter cette partie de notre population d'un endroit, ou paysage, où elle trouvera les services municipaux de même qualité qu\u2019ailleurs, sur les quelque 1,200 lots en voie de développement.Consciente de sa vocation industrielle.Sept-Iles a entrepris le développement d\u2019un parc municipal d'unt étendue de quelque 500 acres.Pour l'immédiat, une première phase de 125 acres sera développée et près de $15 millions de travaux surgiront de terre d ici un an.Un tel développement implique également une augmentation graduelle de la population et nous avons créé notre première banque de terrains domiciliaires.Dès sep- tembre 1976, quelque 200 lots seront à la disposition des citoyens et un tel développement s'autofinancera, c'est-à-dire que les autres propriétaires n'auront pas à payer pour les nouvelles infrastructures.Et il en sera de même pour tout autre développement éventuel! Ce 25e anniversaire apparaît donc comme une consécration des efforts de ceux qui ont oeuvré pendant ce quart de siècle.Les citoyens peuvent être fiers et nous invitons les gens du Québec à venir voir la Terre de Caïn métamorphosée en Terre Promise.1951 - 25e ANNIVERSAIRE DE LA CITE DES SEPT-ILES 1975- agaaass oûys.\u2022*$.; A y\\ ¦n :A ¦ \u2022XWiy.< Z** .>' y\u2019i 1951 \u2014 SEPT - ILES \u2014 1,800 h.une ville en pleine expansion.SEPT - ILES 1950.1955.1960.1965.1970.1975.1977.(PREVISIONS SELON URBEC) \u2022 \u2022 1,800 h.5,500 h.15,100 h.19.000\th.22.000\th.35.000\th.46.000\th.Un passé garant d'un avenir prometteur ! mmm ~ Mm \u2022* ¦.V.\u2022¦ «**£L Sfr-j&l SagSP ^?àr ' ®u*^>*c< U Soleil, samedi 6 septembre 1976 rès 7,500,000 heures de grève dans l'industrie minière Photo Hans Kammjrk (.apport du travailleur demeurero toujours essentiel pour le fonctionnement de ces immenses usines par Clément GODBOCT M.Godbout est le coordonnateur régional des Métallurgistes unis d Amérique.Cette force syndicale, l une des premières à se manifester sur la Côte-Nord, compte plus de 12,000 adhérents sur la Côte-Nord, au Nouveau-Québec, au Labrador et en Gaspésie.Oui, il s\u2019en est passé des choses dans notre région depuis 1944.Tout ce que nous appelons \"le Nord ou les régions isolées\", ce n'était pratiquement pas connu du Québec en 1944 Sept-Ues, capitale de la Côte-Nord, n'était qu'un petit village de pécheurs La vie tranquille de ses citoyens devait être très bientôt bouleversée par l\u2019industrie représentée par de puissantes sociétés multinationales qui, à travers les années, nous prouveront que les responsabilités sociales engendrées par des changements aussi brusques et les graves problèmes de déracinement de familles québécoises seront souvent laissés aux travailleurs et leur famille qui devront y faire face avec le Cependant, se groupant ensemble dans un syndicat puissant qui les a bien appuyés, ils y verront naître une région exemplaire à bien des niveaux.1944-1951 C\u2019est le début des travaux d'exploration minière qui commencent.On effectue des relevés techniques pour le passage des voies ferrées et pour établir le futur site de la ville du Nord qui deviendra Schefferville.En même temps, la production commence à Havre-St-Pierre à la mine du lac TIO.Les travaux sont de grande envergure: construction du quai de chargement à Sept-Iles.construction du chemin de fer.C'est également la construction de Schefferville.On y transporte les matériaux par voie aérienne, à partir des premiers tracteurs qu'il a fallu parachuter en pièces détachées pour construire les pistes d'atterrissage.Le mot d'ordre \"Iron Ore for 1954\".Sept-Ues est à peine sorti de son état de viilage de pécheurs, on n\u2019y trouve aucun logement.Des salons et des chambres sont loués à des familles à des prix exorbitants tandis que dans les hôteis on y couche dans des lits de corridors.Au mille 3, on a érigé des installations pour 3,000 hommes sous forme de camps temporaires en contreplaqué.Les journaliers travaillent de longues heures payées à salaires très bas.12 heures par jour à 90c de I heure.c'est règle courante Pour les hommes de métiers, les salaires sont meilleurs.Comme on veut les garder.ils travaillent les heures qu'ils veulent.Le 14 mars 1951, la Commission des relations ouvrières du Québec accrédite les Métallos, local 4466 de Havre-St-Pierre.Ceci sera la première accréditation de ce syndicat sur la Côte-Nord.1952 Le Syndicat des métallos qui représentera plus tard tous les travailleurs miniers de la région signe sa première convention collective de travail à Havre-St-Pierre avec la Québec Iron & Titanium (Kennecott Copper) 1953 Emile Boudreau qui fera sa marque sur la Côte-Nord comme leader syndical arrive et ouvre le premier bureau du syndicat au 490, rue Arnaud 1954 Maurice Duplessis, alors premier ministre du Québec, et Joey Smallwood, premier ministre de Terre-Neuve.viennent presser conjointement le bouton qui actionne le déverseur pour les deux premiers wagons de minerai.Le flot de minerai est commencé Les prévisions: 10 millions de tonnes en 1955.50 millions de tonnes pour bientôt 1954-195\u201c Pendant que la production continue à augmenter et que les rumeurs vont bon train quant à la venue de nouvelles industries dans le Nord, l'organisation des travailleurs se fait difficilement mais avance.A Schefferville, appelé alors \"Knob Lake\", Ed Goguen, que tous connaissent bien à Sept-Iles.s\u2019installe avec son compagnon Jos Rankin dans une tente pour y rencontrer les travailleurs, car la compagnie Iron Ore livre une lutte sauvage contre l'organisation de ses travailleurs en syndicat Ils réussissent à survivre pendant une dizaine de \u2019ours grâce à l\u2019aide du curé qui leur fournit la nourriture et finalement ils sont expulsés par la police dans un avion de la compagnie.Et des syndicats maisons se forment.Finalement.en 1957, les travailleurs de Schefferville et de Sept-Iles signent leur première convention collective avec les Métallos, le syndicat étant accrédité après une campagne d\u2019organisation qui aura duré au-dela de quatre ans.1960-1963 Une nouvelle compagnie s'installe dans la région, c\u2019est la Québec Cartier Mining, filiale de United State Steel Corporation, qui exploitera les gise- ments du lac Jeannine avec quai de chargement à Port-Cartier (Shelter Bay) et y construira un chemin de fer.Plus tard, elle développera la mine de Fire Lake et celle du Mont-Wright qui a fait couler beaucoup d\u2019encre Les travailleurs de cette compagnie s'organisent également dans le même syndicat 1965-1966 C'est au tour de Wabush Mines de commencer ses opérations à son usine de Pointe-Noire et d'y exploiter le gisement de la mine Scully au Labrador.Egalement, ces travailleurs se joindront au même syndicat.De plus, la compagnie Iron Ore a commencé sa production au Labrador et les travailleurs deviendront membres du même syndicat.Les Métallos représentent alors tous les travailleurs de ces compagnies sur la Côte-Nord Un effort de coordination s'amorce parmi les travailleurs et les premiers résultats se font sentir: meilleur régime de vacances prolongées en Amérique du Nord, primes d'isolement pour les travailleurs du Nord, meilleur régime d'assurance et clauses normatives fortement améliorées.Il y aura courte grève des machinistes.A Havre-St-Pierre, la grève durera près de quatre mois -salaires, fonds de pension et travail à l'année 1968-1969 Première grève qui durera au-dela de trois mois.Elle paralysera tout le Nord.Sept-Iles, Port-Cartier.Pour ce qui est de Pointe-Noire, les travailleurs seront en grève un mois de plus dans le but d'améliorer une fois pour toutes les relations de travail.La raison importante de cette grève sera la réduction de la semaine de 40 heures de travail, avec pleine compensation.Ce but sera atteint.Pour les familles vivant dans le Nord, on obtient une prime améliorée d'isolement.Durant ces grèves, les travailleurs y investiront environ $10 millions en salaires perdus, les négociations auront coûté dans l\u2019ensemble au syndicat S3,» de million et le syndicat versera en secours de grève $523.056.1971-1972 La greve éclate partout dans le Nord à cause des problèmes causés par l'isolement et la grève durera près de quatre mois Partout dans la chaîne Québec Cartier Mining, il y aura grève d\u2019au-delà de trois mois car cette compagnie veut faire avaler à ses travailleurs un contrat de travail inférieur aux autres travailleurs de la région.Sur ce point de coordination, les travailleurs de QCM ont gain complet A Havre-St-Pierre, il y a également grève à cause de la disparité des salaires avec la Côte-Nord et on exige des meilleures conditions de travail au niveau du régime de vacances, fonds de pension.Les travailleurs du Havre auront gain de cause 1975-1976 Avec les dernières négociations bien orchestrées sur la Côte-Nord, les conditions salariales et les bénéfices marginaux se trouvent les mieux situés dans l'industrie minière sur le continent Les travailleurs l'ont bien construite cette Côte-Nord et ils ont trimé dur.Les conditions furent difficiles et des luttes furent livrées Partout, dans tous les secteurs, les conventions collectives des compa gnies minières ont grandement influencé les autres domaines de la vie régionale.Si, de l'extérieur, on peut envier ces conditions de vie sur la Côte-Nord, il ne faut surtout pas oublier que pour atteindre ce but il y a eu environ 7,500,000 heures de grève faites contre de multinationales puissantes et très dures La population travailleuse est jeune.bien instruite et politisée.Ce sont des hommes et des femmes courageux, conscients de Ipurs responsabilités sociales et bien au fait de leur force syndicale.L'avenir leur appartient mais des luttes devront continuer contre les multinationales, contre l'exploitation de l'homme par l'homme, contre les prix effarants du coût de la vie, contre la spéculation de terrains et les prix trop élevés du logement, pour une meilleure qualité de vie chez nous, pour de meilleures conditions sécuritaires de travail, pour un plus grand respect et pour une répartition plus équitable des richesses.En fait, ici comme ailleurs, rien n'est facile.Sur la Côte-Nord comme partout, ce que l'on obtient il faut le gagner.L\u2019avenir appartient aux jeunes et c'est sur la Côte-Nord qu'on les retrouve en très grand nombre dans l'industrie.Un avenir prometteur se dessine à l'horizon Espérons que les travaillemrs ainsi que leur famille pourront en profiter vraiment.Pour ce faire il faut absolument que les grands employeurs de notre région devien nent plus attentifs aux besoins d une population isolée et éloignée de grands centres du Québec II faut également que les grands propriétaires.les grandes chaînes d'alimentation et les autres qui offrent les services aux citoyens de la Côte-Nord cessent d'obtenir par n'importe quel moyen les plus grands profits possi blés Les meilleures conditions de travail sur le continent Hh * PORT DE SEPT-ILES S ¦+: \u2022Mif* \u2022AvnV«-*$*.K N - Mü .ill® *\ty.\u2022\u2019\t\u2022\ty >'*v- ¦ ¦ » \u2022*» »«¦* - - ma m - ' - - ¦ ¦ ¦ - -.' iirtn rf - ü ! m >\u2022&£ La cité des Sept-Iles grandit avec son super-port de mer et le super-port des Sept-Iles grandit avec l'expansion de la cité.L'autorité portuaire du port de Sept-Iles et son directeur I ¦\t¦\tIII ¦ !« Il ¦!.I II I«ia\t¦ III .Il »¦ I\tII I I .Il\t.I II .I| , Québec.Le Soleil, samedi 4 septembre 1976 Une \"ville jeune\" trois fois centenaire iüi Et &£* w;m: ¦ «S3Ê \u2022vÿ'- \u2022: ¦y»\"*-* par Louis-Ange SANTERRE M.Santerre, président de U commis sion scolaire et directeur de la bibliothèque municipale, vit à Sept-Ues depuis 1951.11 a publié 'Terre promise\u201d en 1958, La grande aventure du fer en 1970, en collaboration avec Marcel Dubé et Alain Pontau, De Tadoussac 5 Sept-Iles\u201d, en 1971, et De Sept-Iles 5 Blanc-Sablon \" est en préparation pour publication prochaine 11 est assez courant, et c'est normal, qu\u2019un peu partout au Québec, au Canada et dans le monde, quand on parle de Sept-Iles, on pense à une ville jeune née de l\u2019industrialisation, dans une région difficile et il y a à peine vingt-cinq ans, encore considérée comme inaccessible De fait, Sept-Ues et la Côte-Nord, où a débuté sans aucun doute toute l\u2019histoire du Canada, par les Vikings d'abord, les Esquimaux ensuite, les Indiens montagnais et les Basques espagnols et français, tous bien avant Jacques Cartier, notre découvreur, même si c\u2019est un village datant de 1898.n'a quand même que vingt-cinq ans comme ville.Mais quand je présente ma ville aux visiteurs, je me demande toujours si je dois insister surtout sur les vingt-cinq dernières années et leur faire voir les édifices modernes, les centres d\u2019achats, les organisations communautaires et civiques, les quelques milliards d\u2019investissements industriels et le superport naturel, première raison de tous ces développements.ou insister davantage sur cette merveilleuse histoire de ce qui a précédé et ce que fut ce beau petit village de pécheurs \u2014 qu'il nous arrive de regretter Nostalgique un peu, réaliste quand même, c\u2019est ma ville d\u2019aujour-d hui avec tout ce qu'elle comporte de fabuleux dans son prodigieux développement que je me fais un plaisir d\u2019expliquer en la reliant toujours à toute son histoire, de façon à ce que, on se souvienne toujours que les habitants d\u2019aujourd\u2019hui ont été bien accueillis par ceux du petit village, ce qui leur a permis de profiter au maximum des grands développements industriels tout en conservant un coeur et une âme.C\u2019est d'abord et avant tout à 1 importance de son port de mer naturel que Sept-Iles et sa région doivent le prodigieux développement que nous avons connu et qui se continue encore La ville elle-même est située le long d une large baie circulaire qui est abritée des eaux du Golfe St-Laurent par un rampart d iles.ce qui en fait le plus grand port de mer naturel au Canada Quelques pages d histoire Quoiqu'il ne fait plus de doute que Sept-Iles fut un lieu de rendez-vous pour les Montagnais et les Basques français et espagnols, bien avant Jacques Cartier, des vestiges et des noms de lieux en témoignent, c\u2019est quand même à ce Malouin que nous en devons la première mention historique relevee dans son livre de oord le 18 août 1535; il désigne d\u2019abord ces îles du nom de \"les îles rondes\u201d pour les appeler ensuite lors de son retour, \"les sept îles\u201d.Il faut revenir ensuite aux écrits des Jésuites pour entendre parler de Sept-Ues une deuxième fois, alors que le père Jean Dequen fait le récit de son voyage pour visiter les Indiens de la Côte-Nord et qu'il mentionne son arrêt dans la baie de Sept-Iles où il a célébré une première messe à l\u2019intention des Indiens qui y résidaient l\u2019été; c\u2019était en août 1651.Vers cette date les premiers commerçants, trappeurs, commencent à y venir régulièrement C\u2019est d\u2019abord François Bissot à partir de 1661.Louis Jolliet, son gendre à partir de 1679 II y fait construire un poste de traite et quelques autres bâtiments qu\u2019il habite lui-même à l'occasion de ses visites sur la Côte jusqu'aux îles de Mingan.A deux reprises, en 1692 et en 1746, le poste de Sept-Ues est détruit par les Anglais qui étaient en guerre avec les Français pour la possession du Canada A partir de 1762, des entreprises privées, la John Gray, la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson sont tour à tour propriétaires du poste et s\u2019en servent pour la traite des fourrures.U faut attendre jusqu\u2019en 1875 pour qu\u2019arrivent les premiers résidents blancs; ce sont des familles de l'Ile d\u2019Anticosti et des Iles-de-la-Madeleine.De 1876 à 1900.ils furent rejoints par d\u2019autres familles venant de la Gaspésie et des Iles Gersey.Déjà en 1893, année où le village fut officiellement incorporé.40 familles, tous pêcheurs y vivaient Industrialisation Ce n'est pas de 1950 mais bien de 1863 que datent les débuts de l\u2019industrialisation de Sept-Iles avec l'établissement cette année-là d\u2019une entreprise de pèche et de préparation de la morue, qui avait ses installations près de la rivière Ste-Marguerite.En 1867, commence l\u2019exploitation des sables de magnétite de la Rivière Moisie par l\u2019établissement d\u2019une importante fonderie à cet endroit En 1893 c\u2019est l\u2019arrivée d\u2019une compagnie très importante.Revillon & Frères de Paris, ce qui va donner un essor très important à la traite des fourrures.En 1895, dans la baie, débute l'exploitation de 1 herbe d\u2019outardes\u2019 qui va être expédiée à différentes manufactures pour le rembourrage des meubles.Puis en 1898.des Norvégiens fondent une fabrique d\u2019huile de baleines dans la baie près de Pointe-Noire Avec le début du 20e siècle, soit en 1908, commencent les développements plus sérieux avec l\u2019installation par les trères Clarke, d\u2019une usine de pâte à papier sur le bord de la rivière Ste-Marguerite.C\u2019est la fondation de Clarke-City.aujourd'hui un quartier de Sept-Iles Mais, c'est en 1940 et en 1942 que commencent ce que nous avons appelé les \"grands développements\" par l'ar- rivee des premiers prospecteurs et l'incorporation \u2022 de notre première compagnie minière la Hollinger North Shore Exploration et en 1950 c\u2019est la concrétisation de tous nos espoirs par I octroi du contrat pour la construction d'un chemin de fer devant relier Sept-Iles.le port de mer.à Knob Lake où sont situées les réserves de minerai de fer.Depuis les investissements industriels n\u2019ont pas cessé; c\u2019est le port de mer.les installations maritimes, l'usine de séchage de minerai, l\u2019usine de boulettage et l\u2019édifice administratif pour l\u2019Iron Ore.C\u2019est en 1962, à Pointe-Noire la construction d'un port de mer, d\u2019une usine de boulettage.d'un tronçon de chemin de fer et d'un édifice administratif pour la compagnie Wabush-Mines qui exploite le minerai de Wabush au Labrador.Investissements qui pour ces compagnies continuent encore.Construction d une cité Normalement nous n'aurions pas dû être pris au dépourvu, les développements annoncés pouvaient nous faire prévoir que Sept-Iles deviendrait très vite une ville importante, malgré tout il faut avouer que la construction de notre ville a débuté un peu dans la confusion.D'abord le zonage n\u2019avait pas été planifié et les, premières constructions domiciliaires se firent sans trop d\u2019ordre.Puis l\u2019arrivée de milliers d\u2019ouvriers de passage causait des problèmes d'hébergement pas faciles à résoudre.Quand même, il fallait se mettre à l\u2019oeuvre et tous les intéressés le firent, citoyens, dirigeants municipaux et scolaires.compagnies, avec une collaboration assez remarquable pour des gens qui quelques temps auparavant ne se connaissaient pas encore.Dans peu d\u2019années, c'est déjà une ville et en 1951 elle en reçoit le statut officiel Mais, malgré cette fièvre de construction.malgré ces développements essoufflants, malgré l\u2019arrivée de plus en plus nombreuse d\u2019ouvriers désireux de gagner beaucoup d\u2019argent et en peu de temps, nous ne pouvions oublier notre histoire et en 1951.des grandes fêtes furent organisées pour marquer le troisième centenaire de la première messe dite sur le territoire de notre ville.Après ces fêtes, très élaborées pour le temps, se succèdent les unes après les autres des dates importantes qui marquent notre histoire.Le 14 février 1954, M.Jules Timmins, à l\u2019aide d\u2019un clou en or, fixe le dernier jalon du chemin de fer qui relie maintenant Sept-Iles à Schefferville et le 31 juillet suivant, des fêtes spéciales qui se terminent dans le grand hangar de la compagnie Iron Ore, réunissent sur une même tribune et à une même table les premiers ministres Duplessis et Smalwood.les autorités de la compagnie Iron Ore.Thompson, Timmins et Humphrey, les autorités municipales et l\u2019évéque du diocèse.Mgr Labrie.\u201cFélicitations à Sept-Iles à l'occasion de son 25e anniversaire\".Hewitt Equipement Ltée Succursale au 400, boul.Laure, Sept-Iles, Que.Simples citoyens d\u2019une ville nouvelle qui semblait ne pas trop nous appartenir, nous avons assisté à ces fêtes, visité avec fierté ces installations importantes et fait une ballade sur ce nouveau chemin de fer jusqu\u2019au mille douze pour nous retrouver au lendemain, au quai de la compagnie, regardant partir le S.S.Hawaienne avec la première cargaison de ce précieux minerai de chez nous qui désormais servirait à alimenter bien des industries en Amérique surtout et ailleurs dans le monde où grâce à lui bien des emplois importants seront créés.Mais nous ne nous arrêtons pas longtemps, il faut construire, nous doter d\u2019organisations sociales, organiser notre vie, rendre notre ville la plus agréable possible pour que demeurent chez nous les familles toujours plus nombreuses dont nous avons besoin.En 1959, les autorités municipales demandent et obtiennent le statut de cité pour notre ville qui compte alors quinze mille habitants.Cette année-là, Sa Majesté Elisabeth II.reine d Angleterre et du Canada, et le prince Philip nous visitent, précédés par le yacht royal qui les attendait au quai de l\u2019Iron Ore, ils arrivent par avion et après une visite des grandes industries, ils sont reçus par les autorités municipales.Maintenant les développements sont continuels, la ville grandit, la population augmente, et par des efforts continus des autorités municipales et scolaires et avec le support d\u2019une population de plus en plus unie autour d\u2019objectifs communs, nous nous donnons toutes Ses structures nécessaires à une vie civique et sociale normale.Hôtel de ville, hôpital, écoles élémentaires et polyvalentes, centre socio-récréatif, arénas, bibliothèque, théâtres, etc Au même rythme naissent les différentes associations et organisations sociales, culturelles et sportives, pendant que les gouvernements provincial et fédéral assurent de plus en plus la presence permanente de leurs différents ministères La ville on il fait bon vivre Sept-Ues est maintenant une ville moderne où il fait bon vivre.La population y est accueillante et chaleureuse Les facilités sportives d\u2019intérieur et de plein air sont accessibles à tous avec assez de facilités et il se crée de plus en plus un esprit communautaire qui permet à la population de s\u2019unir et de travailler ensemble chaque fois que le besoin s\u2019en fait sentir pour le bien commun.Ces derniers vingt-cinq ans d\u2019histoire ne sont encore qu\u2019un début car il est bien évident pour nous tous, que nous sommes encore dans une période d\u2019expansion qui va s\u2019intensifier avec les prochaines années et nous en sommes fiers, sachant très bien qu\u2019il est normal qu\u2019une région connaisse à certains moments de son histoire, des développements plus rapides que d\u2019autres, mais nous savons aussi que toute notre Cote-Nord va en profiter et partant notre Québec.Photo Lout v A Sinterrr Le 14 février 1954, M.Jules Timmins, à l\u2019aide d un clou en or, fixe le dernier jalon du chemin de fer qui relie maintenant Sept-Iles à Schefferville et le 31 juillet suivant, des fêtes spéciales qui se terminemt dans le grand hangar de la compagnie Iron Ore.réunissent sur une même tribune et à une même table, les premiers ministres M.Duplessis et J.Smalwood, les autorités de la compagnie Iron Ore, Thompson, Timmins et Humphrey, les autorités municipales, et I évêque du diocèse, Mgr Labrie.les 9aleries MONTAGNAISES La compagnie Hcwitt est tiere du rôle important qu'elle a loue dans le développement industriel de Sepi-Iles durant les 15 dernières années, en tant que concessionnaire des tracteurs Caterpillar au Québec.Elle y fournit le matériel lourd aux industries de la construction, des mines, des exploitations de bois et à des entreprises maritimes, tout en leur assurant les services complets des pièces et de l'entretien.La succursale Hewitt de Sept-Iles s'étend sur une superficie de 152.000 pi ca: elle possède l\u2019équipement et les aménagements les plus perfectionnés, ainsi qu'un personnel expérimenté et formé en usine, afin d'assurer un service rapide et efficace à la clientèle.Pour obtenir des renseignements détaillés, téléphoner a (418) 962-7791 \u201cA votre se nice\" tfewitt Equipement Ltée »\tt Montréa' \u2022 Québec \u2022 Sebt-Hes \u2022 Cnicoutimi » Vai-Dor \u2022 Hull \u2022 Baie James rteivitt Œ COftCCSSlOWUttt CATBHPILLAn DEALER ^ Nous sommes neureux d apporter à la ville de Sept-Iles un projet économique d\u2019envergure.Les Galeries Montagnaises c\u2019est un rêve qui devient réalité, et ce n\u2019est que le début de la contribution des Montagnais à la vie économique de la région\u201d.L\u2019Immobilière Montagnaise Ltée i Viens voir la vie! A Québec, le Soleil, samedi 4 septembre 1976 life mm WœMMmÆ 'J#< i: ÆM^ÊÈt* .\ts - ?\tAj.W* &.*-v,.\u2019\t'1 5 ! C, Vingt-cinq années de progrès ont fait de Sept-lles une ville florissante, où il fait bon vivre.Nous sommes fiers de participer à son développement et c 'est avec joie que nous nous associons à toute la population pour célébrer cet heureux anniversaire. ?\t* V \\ E 12 Québec, Le Soleil, samedi 4 septembre 1976 ?**»*',< \u201c% «kM: ' *1 Msæ 25e ANNIVERSAIRE DE LA CITE DES SEPT-ILES MOT DU MAIRE La terre que Jacques Cartier découvrait en 1535 était dénommée \"Terre de Caïn\" parce que déserte et inhabitée.En 1551, le Père Dequen, Jésuite, venait y établir une mission et il ne se doutait pas alors qu'il posait les jalons d une communauté, laquelle 325 ans plus tard, deviendrait une ville débordante d'activités.En 1951, notre ville prenait le statut de Cité et avec l'arrivée de la Compagnie Iron Ore du Canada, une course vers la découverte et l'exploitation du minerai de fer débutait.Pendant 25 ans, notre cité n'a cessé de se développer et le souci des administrateurs municipaux s'est porté vers une conciliation entre l'explosion démographique et l'offre de services adéquats pour aider et maintenir cette population.Pendant ce quart de siècle, une phalange de bâtisseurs sont passés à Sept-lles et y ont laissé un peu d'eux-mêmes.Cette semaine du 5 au 12 septembre devient en quelque sorte la semaine du souvenir.Nous en profitons également pour faire connaître Sept-lles sous son vrai jour et non sous l'image d'un petit \"Klondyke\" où chacun exploite un filon d'or des rentiers bénéficiant des retombées de leurs efforts.Notre population est bel et bien constituée de travailleurs qui peinent quotidiennement pour faire l'acquisition de ce qu'ils possèdent et y apporter de l'amélioration.La Cité, d'une part, assume sa responsabilité en ce qui concerne l'environnement; mais il faut donner crédit à chaque propriétaire qui a bien voulu apporter sa quote-part dans l'embellissement de notre ville.Le Service des Loisirs met à la disposition des jeunes et des adultes des facilités récréatives avec un certain nombre de moniteurs expérimentés et spécialisés; cependant, sans la participation bénévole de centaines de pères et de mères de famille, nous ne pourrions couvrir un si grand nombre d'activités et figurer avec fierté dans les compétitions régionales et provinciales.Les compagnies exploitant le minerai de fer et les multiples autres compagnies dites de service ont également collaboré à bâtir Sept-lles et en faire la véritable Capitale de la Côte Nord munie d'un super port débordant d'activités.Cet anniversaire de notre Cité résume donc un quart de siècle d'activités intenses et diversifiées.C'est donc un hommage collectif que je rends à tous les défricheurs en 1976 et dont la relève peut être fière d'en suivre les traces.Gardons tous cet enthousiasme et célébrons ensemble dans la joie ce jubilé d'argent tout en nous dirigeant vers un jubilé d'or des plus prometteurs.m ;«\u2014i « n ^*sk**'5 .5.
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