Le soleil, 2 juin 1979, Perspectives
[" 2 I N juin LIONEL GAGNON A LA PECHE AUX BOURGOTS PAGES -éom V v». jKÉSiÜ Mon A l'école Saint-Pascal-Baylor», les tout-petits de maternelle (4 et 5 ans), préparant le dessin collectif pour le concours «Mon professeur», ont expliqué à leur institutrice, Mme Alfrédine Lemyre, comment ils la voyaient.Barbara a dessiné le corps en coeur en disant «|e te fais en «coeur» parce que je t'aime.» )ulie et Renée se sont chargées de la chevelure: «On fait les cheveux en rayons de soleil pour que tu sois lumineuse!» Thiu qui a fait le nez a déclaré: «|e fais le nez en étoile pour la lumière et je t'aime très beau.» Franco, lui, a dit: «)e fais le cou en tige de fleur et les yeux bleus parce que tu es la plus belle du monde » David: «Les épaules en fleurs parce que tu sens bon.» Frédérick a suggéré de dessiner les enfants à l'intérieur du coeur qui forme le tronc parce que: «C'est moi dans ton coeur.» Et les autres ont ajouté: «Moi aussi, moi aussi!» 2 ¦ 2 juin 1979 ^PAR MARIE-ODILE VEZINA J Ils ont entre 9 et 13 ans.Comme la [plupart des enfants du monde, leur vie jse partage entre la famille, les copains et l'école Au demeurant, à ces âges-là, l'école est surtout représentée par une personne: le professeur.Parmi les nombreux projets suscités aar l'Année internationale de l'enfant, , jn concours de textes et de dessins sur le thème de «Mon professeur» a été organisé conjointement par la direction de la région ouest de la Commission des écoles catholiques de Montréal (qui regroupe environ 50000 élèves dans cinquante écoles), l'Alliance des professeurs de Montréal et le Comité régional i des parents.Les extraits de textes et les dessins pu- Iliés dans nos pages sont tirés de l'en->mble des pièces retenues au niveau rimaire après une première sélection vant le choix final.Les grandes personnes reconnaissent nfm que les enfants ont des choses à ire qui méritent d'être entendues, ette fois-ci, avec humour, amour, naï-eté, mais surtout avec beaucoup de to-¦rance, ils racontent leurs professeurs! dernièrement, le ministre de l'Educa-on, lacques-Yvan Morin, publiait la ouvelle politique du gouvernement en I-natière d'éducation.On se souvient de a vaste consultation populaire orches-rée par le M.E.Q.à la suite du livre vert, ous les grands ont pu donner leur avis ur le système d'éducation.Les princi->aux intéressés (les enfants) n'ont pas \u2018u droit au chapitre.Considérons donc es réflexions qui suivent comme une jnnexe au livre blanc sur l'éducation! sMain Richard \u2014 Ecole 1 acques-Viger \u2014 4e année «Mon professeur est très bien habillé I :\u2018t très bien coiffé.Avant elle portait des I serres de contact mais plus présente-f nent.Maintenant elle porte des lunettes I xiur encadrer ses yeux clairs.Elle a un I rès bon caractère.Même quand elle i tous gronde, elle est bien gentille.Elle a de belles qualités et elle a sûre-! nent de mauvaises qualités, mais je ne i es connais pas.Elle enseigne très bien I \"'est surtout le français qu'elle enseigne I rès bien.|e ne veux pas dire qu'elle en-| .eigne mal les autres matières, mais je I :rois que c'est le fiançais qu'elle ensei-! >ne le mieux.Nous ne recevons ïamais t Je récompense pour rien Quand nous ! ?n recevons c'est parce que nous avons [ Tien fait quelque chose.» slanon Lafleur \u2014 Ecole 1 canne-Leber \u2014 6e année «Le plus grand ange souriant de notre I lasse.Cinq pieds de haut, il est à peine tIus haut que nous.Il a un très bon jugement et il nous l'a prouvé à plusieurs eprises.Quel bon gars! Croyez-vous ju'il enseigne bien?Oui Et sans compli-ation.Il rend toujours la tâche facile: 'est sans douleur.Il est parfois sévère.Et I nous fait étudier fort.Cré Fernand! «Il n'est peut-être pas grand mais il est rès jeune de coeur.Mais il a un gros dé-aut: il fume trop, oui trop.Fernand est végétarien et je crois qu'il tient beau-oup à sa santé.Pourtant s'il est capable le se passer de viande, il est capable de e passer de cigarettes.» Suite page 4 AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler Moyenne par cigarette\u2014Formats King Size & régulier, \"goudron\" 7 mg, nicotine .7 mg.AUJOURD'HUI DANS PERSPECTIVES Cahier publicitaire de 8 pages sur la Route des pionniers (Québec et Ontario) FINIS LES PROBLÈMES QUOTIDIENS DE DENTIERS le Couasinet Snug lut retient fermement pendent des semaines, en tout confort.Adieu crèmes el poudres salissantes! Adieu operations délicalcs chaque matin el après les repas! Avec le coussinet Snug, le dentier adhere parfaitement de jour en jour el reste confortable pendant des semaines En effet, le coussinet Snug.doux et efficace, crée un lien tout confort entre les genc ives et le dentier.Il adhère au dentier, non pas aux gencives.On peut rincer, frotter, savonner le coussinet Snug .il se nettoie facilement, mais ne risque pas de se décoller ou de s'écailler Menez vite un terme à vos problèmes.Utilisez le coussinet Snug II retient fermement le dentier pendant des semaines, en tout confort.\tcommun t oemei 2 juin 1979 \u2022 3 Mon professeur \u2014 Ecole\t\u201c '\t/ ^ y 7 \\ France Forest \u2014 Ecole Saint-Eusèbe \u2014 4e année «Elle se prénomme mademoiselle Danièle Sa grandeur est raisonnable pour une du sexe féminin.Toujours élégante et suivant les caprices de la mode saisonnière, ce qui lui fait une très belle personnalité mais à mes yeux de petite fille quelques fois c'est un peu trop exagéré dans l'ensemble.Lorsque nous sommes trop agités, elle nous fait entendre son cri d'alarme tellement perçant que je saute sur ma chaise et mon coeur s'arrête de battre » Brigitte Laramée \u2014 Ecole Marie-de-Nncarnation \u2014 5e année «André, comme tous les élèves l'appellent, m'enseigne le français, les mathématiques et l'anglais.Tous les élèves l'aiment beaucoup même ceux qui se font punir quelques fois.Mais quand il y en a qui sont tannants, il les prend par le collet et les met dans le corridor pour seulement une dizaine de minutes.Il a peut-être quelques préférences mais il ne les laisse pas trop voir.Il connaît toutes sortes de méthodes pour rendre les cours plus intéressants que les autres professeurs.Il ne donne jamais de gros devoirs.» Diane Champoux \u2014 Ecole Charlevoix \u2014 4e année «O chère Julie, c'est à ton tour.|ulie, mes amis et moi t'aimons beaucoup! le me rappelle que les premiers jours tu nous a demandé de partager nos souvenirs de vacances.C'était amusant.Ensuite tu nous as demandé de bien travailler et de ne pas s'absenter pour rien.Tu nous as souvent répété cela par la suite et c'est peut-être pour cela que de ton côté tu n'as pas été absente une seule journée depuis septembre.Parfois, nous ne sommes pas toujours attentifs car nous aimons jaser.A ce moment-là tu prends un air sévère et tu nous donnes des devoirs supplémentaires pour reprendre le temps perdu Ce n'est pas drôle mais comme tu le dis c'est pour notre bien.«Il y a des jours où tu nous dis que tu n'es pas de bonne humeur et que tu es fatiguée, le comprends ça, car cela m'arrive aussi et je pense que tu as sûrement bon caractère pour endurer des élèves turbulents comme nous.» 7 ) / /// / '/) ^\t, I.J 7.\t- ! \"i\t\u2019\tj Madeleine est une femme.de qua fonte ans.Elle est enseignante e] mère dë famille.Nathalie Duchesne \u2014 Ecole Lartigue \u2014 6e année Mon professeur est mon ami Parce qu'il est très gentil.Si un jour vous le rencontrez Tout de suite vous l'aimerez.Il a un air sympathique et aussi très pacifique.Si vous lui montrez sympathie Vous vous en ferez vite un ami.le crois qu'il aime son métier Malgré ce qu'on lui fait endurer.Mon professeur a un grand coeur Mais qui se brise comme une fleur Et devient un gros rocher Qu'il est impossible de briser.Il nous enseigne mathématiques, français, etc.Et la plupart des élèves n'écoutent même pas.Stéphane Messier\u2014 Ecole Saint-Pascal-Baylon \u2014 Se année «Maryvonne est mon professeur de français.D'ailleurs elle vient de France.Maryvonne est très belle.Elle porte le plus souvent des jupes mais presque jamais de colliers.Dans la classe, il y en a qui disent que Maryvonne n'est pas gentille et trop sévère.Moi je dis qu'elle est sévère et pas gentille quand on n'est pas gentil.Mais quand on est gentil, elle est gentille.«le sais qu'elle aime le silence, et la nature.Ce qui est amusant chez Maryvonne c'est qu'elle nous aide beaucoup et quand on veut s'améliorer elle le voit tout de suite.|e ne suis pas sûr mais je crois qu'elle aime tout le monde dans la classe.Elle nous fait souvent remarquer le temps qu'il fait dehors, s'il y a beaucoup d'oiseaux, si les bourgeons sont avancés.Mais par contre elle aime ceux qui sont vigoureux au travail, ceux qui ne parlent pas, ceux qui sont polis, ceux qui sont heureux.» Manon Pelletier\u2014 Ecole Ludger-Duvernay \u2014 4e année «C'est une femme charmante et spirituelle.Elle a une voix douce et elle est patiente.Elle est tendre et toujours souriante.Elle est souvent de bonne humeur et ne se fâche que rarement.C'est une femme sérieuse et toujours aimable.Elle est gentille, propre, polie et jolie et elle sait ce qu'elle a à faire.Quand elle explique aux élèves c'est clair son affaire.|e l'aime parce qu'elle est compréhensive et attentive.Elle nous gâte de temps en temps.|e l'aime comme elle est.» Martin L'Abbée \u2014 Ecole Sainte-Brigide \u2014 4e année «Mon institutrice est belle et attrayante.Elle ne nous fait pas jouer, elle nous fait travailler.Ses qualités sont d'être sévère et gentille quand c'est le temps.En rentrant dans la classe le matin, elle nous donne la permission de tailler nos crayons.Mon institutrice a 15 ans d'expérience et je lui souhaite encore beaucoup d'années dans l'enseignement.» François Labonville \u2014 Ecole Champlain \u2014 4e année «Ma belle maîtresse s'appelle Odette.Elle corrige notre devoir et enseigne les mathématiques.Chaque vendredi elle donne une médaille.Chaque vendredi du mois elle amène les enfants chez McDonald's.Chaque mois elle nous amène à des sorties.» Maryse Bélisle \u2014 Ecole Notre-Dame-du-Perpétuel- Secours \u2014 5e année «je veux dire que mon professeur est très attachant.Soeur Louise arrive tous les matins le soleil ébloui dans ses yeux, l'air réjoui et les doigts explosifs de travail.Elle a le sens de l'humour mais nous ne pouvons pas douter de sa parole.Sous cette petite femme se cache une grande dame!» Nathalie Fernand \u2014 Ecole Saint-Charles \u2014 6e année «Moi dans mes années scolaires, de maternelle à 6e année, mon professeur préféré c'est celle de 4e.Quand j'ai su que c'était mon professeur, j'ai demandé à ma mère de me changer de classe.Elle m'a dit: non! |e ne voulais pas être dans sa classe parce qu'elle criait trop les années précédentes.Cette année-là, elle ne criait pas.» Louise Gendron \u2014 Ecole Saint-Zotique \u2014 6e année «Elle est fine, jolie, sévère, elle me montre beaucoup de belles choses Ce que j'aime le plus entendre c'est quand elle chante de l'opéra et ce que j'aime encore plus c'est que quand on lui fait quelque chose, elle ne nous le pardonne peut-être pas tout de suite mais bien souvent le surlendemain Quand elle veut expliquer quelque chose, elle n'y va pas par quatre chemins et quand elle parle, elle pense ce qu'elle dit.» Karine Damarsing\u2014 Ecole Notre-Dame-des-Neiges \u2014 5e année «Un jour que j'étais en 4e, je la vis par la porte de la classe.Au début, je l'ai trouvée drôle.Pourquoi?Parce qu'elle farçait tout le temps Mais quelques fois, elle est très sévère.Quand nous sommes tannants, elle frappe son bureau de sa règle, ce qui est très bruyant Mais j'avoue qu'elle est plus souvent gentille que méchante.Elle est ratoureuse.Elle n'est pas très sportive mais cela n'enlève pas son savoir-faire.Il n'y a pas un jour où nous manquons de travail, il faut dire qu'elle a beaucoup de stencils en réserve.»» 4 - 2 juin 1979 FAUT SE PARLER! Voilà, on m'a demandé de vous écrire et je me sens comme une enfant appelée au salon pour dire bonjour à la visite.alors qu'elle en meurt d'envie.C'est très naïf ce que j'avoue là et je m en rends compte.Tant pis, sachez-le, je suis naïve Mais, curieusement, je ne manque pas pour autant de lucidité, ce qui me fait mesurer toute l'importance du geste que je pose : je vous écris.l'ai fermé la porte de mon bureau pour être seule avec vous.Et devant ma page blanche, un peu tremblante, je réfléchis.le vous fais l'effet d'une débutante, sans doute, alors que j'ai vingt ans de métier.Mais faire un reportage, c'est raconter une histoire, exposer des faits, les expliquer, transmettre des opinions Le journaliste n'est là qu'intermédiaire.Vous écrire, comme au|ourd'hui.c'est bien autre chose.C'est vous faire face, toute seule, investie de cette tâche merveilleuse et un peu effrayante: vous atteindre et vous intéresser.Or, chers lecteurs, rendez-vous compte ! Notre rédacteur en chef vous l'a rappelé, il y a deux semaines, vous êtes deux millions ! Le salon dont je parle plus haut est à la mesure du Québec et déborde même un peu ses frontières.Comme tous ceux qui écrivent, je connais l'angoisse de la page blanche.Mais ce n'est pas elle qui m'étreint ce matin.Elle se fond dans l'angoisse immense de toutes ces mains, les vôtres, qui saisiront cette page sur laquelle j\u2019aurai aligné des phrases sûrement très ordinaires mais qui porteront un formidable espoir de communication Et d'abord, qui êtes-vous ?le n'ai jamais rédigé le moindre communiqué sans me le demander avec beaucoup d'insistance parfois.Sans vous imaginer Sans vous mettre en bouche des questions, des remarques.Et sans essayer de répondre à vos questions et de tenir compte de vos remarques.Il m'est arrivé de m'impatienter de votre silence, de m'en désoler en tout cas.Ce monologue qu'est un article écrit dans la solitude, par quel tour de passe-passe en faire une sorte de dialogue ?l'ai mille choses à vous dire, là n'est pas le problème.Mais que choisir, justement, parmi toutes ces envies de vous communiquer une pensée, une émotion, une idée, une frayeur peut-être, un espoir ?Est-il vain, par exemple, ou trop puéril de vous confier que ce matin, dans I autobus, je n'ai pu m'empêcher de chantonner et qu'une des quelque cinquante personnes présentes m\u2019a lancé un regard amusé et complice ?le ne le crois pas.Car des milliers d'entre vous, j'en suis sûre \u2014 et c'est un miracle dans ce monde si dur \u2014 ont éprouvé ce matin pareil sentiment d'allégresse.Ma petite confidence, distribuée par Perspectives aux quatre coins de la province, aura ce prodigieux résultat que nous serons des milliers à nous faire un clin d'oeil Or, un petit signe d'amitié, d'un humain à un autre, c'est à la fois peu de chose et un événement considérable.Ne suffirait-il pas de le multiplier par quatre milliards pour que notre pauvre chère terre baigne dans la paix ?La candeur refait surface, je vous avais prévenus.Disons, plus modestement, qu'un petit signe d'amitié aide à vivre et celui qui le fait et cet autre qui le reçoit.Avons-nous un peu fait connaissance?Commençons-nous, vous et moi, à nous apprivoiser, selon le mot de Saint-Exupéry ?|e vous donne rendez-vous, toutes les quatre semaines, et vous redis ma joie et mon émoi d'être ainsi admise à bavarder avec vous, hommes, femmes, enfants de tout âge et de partout.A cause de cette lettre que dans mon coeur, dans ma tête, j'écrirai tout au long du mois, et que j'aurai ensuite un mal fou à faire tenir sur quelques feuillets, vous ferez partie de ma vie.l'avais déjà tendance à voir grand, nous serons maintenant trois mille dans l'autobus.Et quand j'observerai mes voisins, vous vous profilerez derrière eux Claudine, de Chicoutimi : garde Bérubé, de Maria ; M Roy, de Mont-loli ; Albert, Marie-Louise, de Sherbrooke, et vous M.Lafontaine, de Rouyn, et la petite lulie, de Granby.Vous serez là aussi Noëlîa Bertrand, d'Ottawa; lacques.Thérèse, René, de Québec ; soeur Alexandra, de Montréal; Paul, Andrée, Diane, Richard de la baie de lames le vous verrai, je vous entendrai et nous aurons ensemble des conversations imaginaires qui pourraient être vraies.N\u2019attendez pas de moi que je vous instruise ou que je vous éclaire car je n\u2019ai ni la science ni la lumière.Et si vous m'en croyez, nous ne parlerons pas des grandes questions de l'heure, ce n'est pas l'endroit.Plutôt des grandes questions de la vie le temps qu'il fait, le bonheur, le rire et les pleurs, l'enfance, le vieillissement et les mille façons que nous avons, que nous aurions surtout, humains, de nous rejoindre et de vivre ensemble, le mieux possible, le morceau de siècle à chacun de nous donné.Il me tarde déjà de vous retrouver.Isabelle Lefrançois Notre hist v ¦ \u2022¦ r - ^ \u2022-i* \\ C'a?/ ^ » i HERITAGE HIGHWAY ROUTE DES PIONNIERS ¦ ¦¦ ¦ - 'i', .:,£** rr «*f TryTWf ^ r- pw ÏW^.y 4î; / / I fev W .\u2018 *-¦ «s **»«*£; » ~ * r-., r * ¦\tr^s \t i\tw r « » *4 \u2022S \u2022y-^ïw Wî?Bir|i À LA SOURCE Sur cette route séculaire qui va de Niagara à Percé.Montréal représente la plus grande concentration de civilisation française en Amérique.C\u2019est la ville cosmopolite, industrielle, centre de la vie culturelle québécoise.Son bassin regroupe le tiers de la population du Québec et c'est de Montréal que rayonne le principal de la création artistique.Montréal est aussi la ville de Terre des hommes; capitale mondiale du sport amateur en 1976 lors des jeux Olympiques, Montréal est toujours la reine du sport professionnel.Le stade Olympique qui peut recevoir 70000 spectateurs reste le symbole de cette primauté de Montréal.Plus près de l\u2019histoire, le Vieux Montréal aux rues étroites bordées de maisons anciennes revit depuis quelques années, animé jour et nuit par ses restaurants gastronomiques, ses théâtres et ses cafés.Quant aux attraits touristiques plus anciens et bien connus, ils sont toujours là! L\u2019oratoire Saint-Joseph, le musée de cire, le planétarium Dow et les écluses de la Voie maritime du Saint-Laurent.La Route des pionniers quitte Montréal pour suivre le chemin du Roy en bordure de la rive nord du Saint-Laurent jusqu\u2019à Québec, capitale et berceau du pays.De Montréal à Trois-Rivières, les évocations du passé sont splendides et nombreuses; églises, vieilles demeures, maisons de ferme affirment la qualité de l\u2019architecture d\u2019autrefois ! A Trois-Rivières, capitale mondiale du papier journal, se trouvent les vestiges des forges du Saint-Maurice qui marquèrent la naissance de l\u2019industrie lourde sous le régime français.Tout près du port, dans la vieille ville, on retrouve de nombreux exemples de l\u2019architecture des XVIlle et XIXe siècles.Trois-Rivières est la porte de la Mauricie.région d\u2019une sauvage beauté où lacs, rivières, forêts et montagnes convient les campeurs, les amateurs de canoë, les pêcheurs et les chasseurs.A la sortie de Trois-Rivières se trouve un des lieux de pèlerinage les plus connus du Québec ; le Cap-de-la-Madeleine.avec sa très vieille chapelle (1714) et sa vaste basilique.Puis le visiteur traverse un chapelet de villages historiques qui.tout au long du chemin du Roy, l\u2019amènent à Québec.De toutes les villes du pays.Québec est le joyau ! Sa topographie exceptionnelle.son passé historique font de cette vieille forteresse un lieu unique en 2 juin 1979 - 11 Amérique.Le musée du Québec, sur les plaines d\u2019Abraham, renferme les plus beaux trésors d\u2019art de l\u2019histoire québécoise.La vieille ville elle-même est un grand musée en plein air.qu\u2019on peut arpenter agréablement, passant d\u2019une vieille église attachante à un café-terrasse plein de vie.des magnifiques fortifications aux grands restaurants.La place Royale, la citadelle, la terrasse Dufferin, autant de promenades à faire à pied, lentement, en s\u2019arrêtant ici et là aux boutiques d\u2019antiquaires ou aux ateliers d\u2019artisans.En juillet, Québec se met à chanter et à danser: c\u2019est le Festival d\u2019été, qui attire des centaines d\u2019artistes de toutes les disciplines.Théâtre, musique classique, folklorique et populaire, jazz, expositions d\u2019art et d\u2019artisanat donnent lieu à un grand nombre de manifestations populaires et gratuites.C\u2019est un Festival qui se vit en grande partie dans les rues! Près de Québec, l\u2019île d\u2019Orléans reste le coin le plus traditionnel du pays.L\u2019excursion autour de l\u2019île, où l\u2019on trouve d\u2019excellents restaurants, vaut la journée qu\u2019il faut y consacrer.De Québec, le traversier \u2014jolie balade \u2014 donne accès à la rive sud où se succèdent les belles églises anciennes qui marquent chaque village.C\u2019est à Saint-Jean-Port-Joli, berceau de l\u2019artisanat contemporain, qu\u2019on trouve la plus rare et la mieux conservée.Tout au long du littoral parsemé de villégiatures s\u2019offre le panorama grandiose du Saint-Laurent maintenant salé.A Rivière-du-Loup, un bac donne accès, sur la rive nord, à de magnifiques excursions dans Charlevoix ou vers le Lac-Saint-Jean.Plus loin sur la route de Gaspé, à Sainte-Anne-des-Monts, la route 299 mène au parc de la Gaspésie, au mont Albert où se trouve la réputée auberge gastronomique du Gîte.Et jusqu\u2019à Gaspé.c\u2019est le parcours vertigineux de la route qui grimpe au sommet d\u2019immenses falaises et redescend vers la mer.Le parc Forillon, Gaspé au fond de sa baie, la merveilleuse auberge de Fort-Prével nous mènent à Percé, endroit de villégiature par excellence: le célèbre rocher, l\u2019île Bonaventure et ses milliers d\u2019oiseaux, l\u2019omniprésence de la mer.Et Percé n\u2019est pas la fin du voyage! Le littoral de la baie des Chaleurs est semé de villages attachants jusqu'à Matapédia qui prête son nom à la grandiose vallée qui ramènera le visiteur au bord du Saint-Laurent. TOUS LES CHEMINS MENENTÀ EHÎSTORE - *5 ÿâ \u2014* i D étape en étape, la Route des pionniers et les nombreux chemins qui s\u2019y greffent vous procurent un merveilleux voyage dans le passé.Entre Percé et les chutes Niagara, le Québec et l\u2019Ontario vous proposent tout un monde de découvertes.îtî* ( il * 4 IAjM Une route de longue histoire En remontant vers la source du Saint-Laurent, vous traverse: ensuite d'anciens établissements > de la Nouvelle-France.Rivière-du-Loup, aujourd\u2019hui surnommée \"ville des loisirs!\u2019 date de 1673.De là jusqu'à Québec, de belles vieilles églises parent des localités plusieurs fois centenaires, dont celle de Saint-Jean-Port-Joli.Cette ville, réputée pour ses sculpteurs sur bois, est aujourd hui la capitale de l\u2019artisanat.Islet-sur-mer, Cap Saint-Ignace, Montmagny et File d\u2019Orléans offrent des vues d'un charme serein et d\u2019une grande JPf beauté naturelle Le cours de l\u2019histoire Parte: de la mer d'où nos ancêtres sont venus.Le golfe Saint-Laurent baigne le rocher Percé, le joyau de la Gaspésie.Percé s\u2019offre à vous dans un fantastique décor qui marie la mer et la montagne Le parc de l'Ile Bonaventure, comme le parc de la Gaspésie et le parc Forillon, vous feront vivre une nature d étonnante beauté Sur la piste des découvreurs Gaspé, où Cartier planta une croix, est blottie au fond de la baie.Ensuite viennent les pittoresques villages de pêcheurs au pied des falaises jusqu\u2019à Sainte-Anne-des-Monts, qui donne accès au mont Albert.C\u2019est pour les naturalistes et les fervents de la vie au grand air un véritable paradis Le long du chemin qui marche En longeant le fleuve, la route vous mène à Matane, du nom de la rivière découverte par Champlain.Le parc de Métis est un bijou de l\u2019aménagement paysager.Citons, parmi tant d'autres attraits, le vieux moulin de pierre de Saint-Luce transformé en musée.File aux Basques et son sanctuaire d oiseaux, les villégiatures de Cacouna, 1 isle-Verte et Trois-Pistoles, sans oublier Rimouski avec son centre industriel, commercial, et de communications La vieille capitale En face de Lévis, qui possède plusieurs lieux historiques et l\u2019ancienne église Notre-Dame-de-la-Victoire, se dresse Québec, la plus ancienne ville fortifiée de ce continent, au nord du Rio Grande.Les vieux quartiers au cachet européen, la Place Royale, la réplique de la Grande Hermine, la Promenade des Gouverneurs, le château Frontenac, la rue du Trésor et la Citadelle sont autant de points d\u2019intérêt historique qui font ressortir le modernisme des nouveaux édifices gouvernementaux, du Grand Théâtre et, juste à l\u2019ouest, du campus de l\u2019Université Laval.Au coeur d\u2019une région de lacs, de rivières et de montagnes, Québec est aussi une capitale renommée des sports et des loisirs.Le chemin du Roy Entre Québec et Montréal, l\u2019ancien chemin serpente à travers des localités historiques et d'anciennes seigneuries.Trois-Rivières, fondée en 1634.est riche en beaux spécimens d\u2019architecture du 18e siècle.Au nord de la ville, se trouvent les vestiges des forges du Saint-Maurice Les vieilles Forges sont en voie de restauration et sont ouvertes au public l\u2019été.Au coeur même du Saint-Laurent C\u2019est Montréal qui se dresse sur une île, au confluent de grandes voies d\u2019eau et de routes terrestres Montréal offre de nombreux visages: métropole bourdonnante d\u2019activité économique et culturelle et renommée pour sa fine cuisine et son goût de la tête.Le vieux ASS » vsg .-«sv-ias\u2014'I industrielle de Hamilton qui a un magnifique jardin botanique La route traverse une riche région agricole où les vergers et les vignobles s\u2019étendent à perte de vue.A l\u2019époque de la floraison, le spectacle est inouï Montréal est parsemé de monuments et de maisons d'époque.Restaurants de grande classe, cabarets, discothèques et cafés-terrasses abondent dans toute la ville.Terre des Hommes fait revivre chaque été la culture universelle et La Ronde est le rendez-vous des jeunes de tous âges A la rencontre de nos voisins L\u2019Ontario et le Québec sont liés par la Route des pionniers et par trois siècles d\u2019histoire.Ottawa vous accueille en mai et au début de juin par le spectacle de ses tulipes en fleur.C\u2019est aussi la ville aux manifestations spectaculaires, aux parcs vastes et nombreux et aux trésors du patrimoine national.La majesté des édifices du Parlement, les beaux quartiers et les divertissements de classe font de la capitale du Canada une merveille à visiter.La route du Sud En passant par les Mille-Iles, une Une excursion passionnante Il vaut la peine de quitter le trajet principal pour se rendre, au nord de Toronto, visiter la mission reconstituée de Sainte-Maric-des-Hurons.Etonnante d\u2019authenticité, cette mission a été fondée par les Jésuites en 1639.On y recrée pour vous la vie quotidienne de ces valeureux missionnaires et donnés.La route des fleurs En revenant à Toronto, le parcours reprend vers l'ouest, et mène à la ville l\u2019automobile d'Oshawa trace 1 histoire de ce mode de locomotion.Oshawa, et d\u2019autres villes en bordure du lac Ontario\u2014Cobourg, Belleville et Trenton -ont gardé le charme des villes ontariennes du début du siècle.Pour obtenir l\u2019attrayant guide couleur de ce parcours historique, écrive: à: La Route des pionniers, Tourisme-Québec, 150 est bout.Saint-Cyrille, Québec, Québec ROUTE DES PIONNIERS LE QUÉBEC ET L\u2019ONTARIO La voix des canons Le vieux Fort Henry, à Kingston, vous donne l\u2019occasion d assister à d'impressionnantes cérémonies militaires, qui se déroulent deux fois la semaine au cours de l\u2019été Toute une région qui sait bien accueillir les voyageurs au terme d\u2019un long périple.Suivez le symbole Des panneaux de signalisation, arborant la route des véhicules de nos ancêtres, jalonnent tout l\u2019itinéraire de la Route des pionniers.A pied, à cheval, puis en voiture Si les pionniers ont voyagé à pied et à cheval, le voyageur moderne lui a le confort de l'automobile.Le Musée de ses boutiques et sa cuisine internationale.Du haut de l\u2019audacieuse et élégante Tour CN, la ville offre un spectacle inoubliable Animée et accueillante, Toronto offre comme attraits de beaux musées, des spectacles, de la musique et des divertissements pour tous les goûts.Une ville à redécouvrir Toronto, ville moderne et dynamique où les nouveaux complexes encadrent des oasis de fleurs et de verdure.La capitale provinciale de l\u2019Ontario offre un visage cosmopolite avec ses festivals ethniques, ses centres culturels (les franc» phones en comptent deux parmi ceux-là) excursion en bateau s'impose pour contempler toute la beauté du paysage.Ensuite, la route vous mène vers un haut-lieu historique de l\u2019Ontario, le Upper Canada Village à Morrisburg.C'est une fresque vivante de la vie des pionniers Loyalistes.A partir de Brockville.une chaîne de parcs et des terrains de camping et de caravaning bien équipés s'étalent le long du fleuve et vous invitent à la détente Le clou de la fin La grande cataracte de la Niagara est une des merveilles du monde.Vous pouve: la contempler du haut de trois tours, depuis les terrasses, à bord du Maid of the Mist.Les chutes sont le joyau de la péninsule, mais elle a aussi d\u2019autres attraits.A Niagara Falls, Marineland et la Réserve de gibier font la joie de tous les visiteurs.Un réseau de 40 kilomètres de parcs relie les chutes à Niagara-sur-le-lac, cadre du Festival de Shavv.¦ HERITAGE HIGHWAY ara m (fcfcTt* QWHN \u2022 V?>- i \u2022-_« HORS DES SENTIERS BATTUS Sur l\u2019itinéraire principal de la Route des pionniers se greffent un nombre de routes qui, à leur tour, se prolongent dans des régions qui sauront, elles aussi, satisfaire votre passion de l\u2019histoire ou votre goût d\u2019évasion et de dépaysement.Un tour d'horizon Au terme de la Route des pionniers, aux chutes Niagara, il reste à explorer une de ces régions aux multiples attraits: le sud-ouest ontarien, où vous attendent des villages au charme ancien, des petites villes prospères, des fermes ancestrales et des paysages de toute quiétude.La voilà la jolie vigne ! La péninsule de Niagara est la « corbeille de fruits » de l\u2019Ontario.Vignobles et vergers au printemps font des routes de longues avenues fleuries.L\u2019opulence des vignes en été annonce la Fête des Vendanges, qui a lieu à St.Catharines fin septembre.Un autre plaisir pour les yeux vous attend à Welland, surnommée la « Ville des roses ».Un lac aux couleurs de mer La rive nord du lac Erié est bordée de belles plages et agrémentée de plusieurs parcs, dont le mieux connu est le parc national de la peinte Pelée.Il est doté de centres d'interprétation, de terrains de pique-nique et de 23 km de plages.Un trottoir de bois permet d\u2019observer la vie du marais.Juste à l\u2019ouest, se trouve le sanctuaire d'oiseaux Jack Miner où viennent des milliers d'oies et de canards de la mi-octobre à la mi-avril.Les fruits de la terre Leamington a été surnommée la « Capitale de la tomate ».Les exploitations agricoles des environs produisent aussi une vingtaine de légumes et, au temps des récoltes, les stands sur le bord des routes en regorgent.A Windsor, vous pouvez visiter une distillerie de whisky et le Musée historique Hiram Walker, lequel montre l\u2019importance stratégique de Windsor dans le passé.L\u2019île Bois Blanc (aujourd'hui appelée Bob-Lo) a joué un rôle militaire, mais elle est de nos jours connue pour son grand parc d\u2019attractions.Des aventures peu connues A Dresden se trouve le musée « Unde Tom\u2019s Cabin ».On y raconte l'histoire de certaines familles de la région, descendantes d'esclaves qui se sont enfuis du sud des Etats-Unis au 19e siècle.Le musée Chatham-Kent, à Chatham, traite aussi un chapitre de cette aventure.Non loin de Sarnia, centre pétrochimique de l'Ontario, il faut visiter le Musée du pétrole du Canada.des modèles réduits mécanisés et de véritables appareils de forage retracent l\u2019histoire de l\u2019or noir.Les marchands de sable Un ruban de plages se déroule sur la rive est du lac Huron.L\u2019auberge The Little Inn de Bayfield reçoit des voyageurs depuis 1848.Goderich, un peu plus loin, a un imposant musée des pionniers.Tobermory, sur la pointe de la péninsule de Bruce, est un village fort pittoresque.Dans les eaux claires de la baie Géorgienne on pratique, parmi une cinquantaine d'épaves, la plongée sous-marine.La baie est bordée de plages, dont Wasaga qui fait 14 km de long.Le coeur en fête Au coeur du sud-ouest ontarien, c\u2019est Stratford, cadre du Festival de Shakespeare.Cette ville de style anglais offre aussi des expositions d\u2019art, du jazz, de grands restaurants et de magnifiques jardins.Les Iroquois de la réserve des Six-Nations font revivre leur histoire dans un amphithéâtre en plein air, à Brantford, par un pageant impressionnant.Belles boutiques, gastronomie et jardins floraux ont fait la renommée de London.Un grand village de pionniers, où des artisans font revivre les métiers traditionnels, se trouve dans le parc Fanshawe.Le village indien Ska-Nah-Doht présente un autre mode de vie du passé.Une terre généreuse Il ne faut pas manquer le fameux marché de Kitchener, où se rendent les fermiers amish et mennonites.Au sud-est s\u2019élève la ville de Doon et son village de pionniers.Elmira est le coeur du pays mennonite, qui renferme les fermes les plus riches de l\u2019Ontario.Juste à l\u2019est on peut voir à Montrose, le dernier pont couvert de la province.La gorge Elora, un peu plus au nord, offre une vue splendide avec ses falaises calcaires.Le parc de la sauvagine Kortright se trouve à Guelph, ville dont l\u2019université est reconnue pour son collège d\u2019agriculture.Sur le chemin du retour Juste au nord de Toronto Kleinburg vous offre sa Galerie McMichael.qui a une remarquable collection du « Groupe des Sept ».Non loin de là, Markham et Stouffville font la joie des amateurs d'antiquités.Le sud-ouest ontarien vous réserve beaucoup d\u2019autres attraits encore et, surtout, un accueil des plus chaleureux.Pour obtenir d\u2019autres renseignements, en français, appelez frais virés au (416) 965-3448.s*.\t\t > * v O If- Là» 14 - 2 juin 1979 V/i: \u2022*=*h ;.\\ '.\u2018}M : Faites l\u2019expérience des chutes! Bruit saisissant.Arcs-en-ciel.Embrun.Contemplez-les de l\u2019un des trois belvédères.Voyez-les aussi depuis la galerie d\u2019observation au pied même des chutes.Ou à bord d\u2019un petit navire circulant tout près.Et quand vous avez fini de visiter les chutes, tout ne se termine pas là.Traversez le turbulent Niagara par téléférique.Ou empruntez le petit pont franchissant la crique.Retrempez-vous dans le Niagara des pionniers .ou dans l\u2019eau rafrafchissante d\u2019une piscine.Observez les ébats d\u2019une baleine, ou commandez une sole de Douvres.Contemplez les chutes au crépuscule ou sirotez un tequila dans un bar sympathique.Visitez le musée de cire.Dégustez un casse-croûte.Golfe.Boutiques.Danse.Camping.Réunions amicales.De bons moments en perspectives.Pour vous.*09 KV \u2022 VV-*' ¦\t' L'ensemble de voyage les Bons Moments regorge de suggestions pour vos vacances à Niagara rails.Demande/ le vôtre aujourd hui.Resort Niagara 5433, avenue Victoria, Niagara rails, Ontario L2(î 3L1 NOM ADRESSE VILLE PROV./ETAT CODE + XT JR JS J \\ i&m \"1 FALLS CANAD SSspc VOUS Y PASSEREZ UNE FAMEUSE DE BELLE JOURNÉE ! Marineland, le meilleur spectacle d'animaux dans le plus grand centre d\u2019attraction du Canada! Il y a le parc d'animaux sauvages où se trouvent des centaines de bisons, lions, ours et une multitude de \u201ctoutous\" que vous pouvez approcher et caresser.Ajoutez-y l\u2019aquarium; le terrain de jeu; les acres de bosquets ombragés réservés aux pique-niqueurs et vous serez d\u2019avis que l\u2019été n\u2019est pas complet sans une journée passée à Marineland.Son prix unique donnant accès à tout est une autre raison, à part les Chutes, qui en font l'endroit le plus populaire du Niagara. s* .'\u2022¦AS* POUR LUTTER CONTRE LE CHÔMAGE CHRONIQUE, 24\t.1 PROJETS DE STRATÉGIE COMMUNAUTAIRE D\u2019EMPLOI O0UI AVAIENT ÉTÉ MIS AU POINT»*\u2014.iMiBuniri\u2014=M^ À TRAVERS LE PAYsKJI^IIIïKIllOlKIVIIIG a su relever le défi \"La Stratégie communautaire d'emploi est une formule d'avenir\", selon M Bud Cullen, ministre fédéral de la Main-d'oeuvre et de l\u2019Immigration (ci-dessous).M.Denis Lazure, ministre des Affaires sociales, à l'écoute de M.lean-Guy Forcier, président du projet drummundvillois.PAR JEAN LAUZON \u2014 PRISME Bien peu de gens refuseraient de prêter une somme de dix dollars, par exemple, si en retour on en rendait vingt-cinq.C\u2019est là un marché qui ferait le bonheur de n\u2019importe quel prêteur, surtout si la personne qui accepte une telle offre n\u2019en est pas particulièrement affectée et souhaite même que l\u2019expérience se répète.C\u2019est un peu ce qui se passe actuellement à Drummondville entre les gouvernements provincial et fédéral et la Stratégie communautaire d\u2019emploi de Drummond En un peu plus de trois ans, ce groupe de lutte contre le chômage chronique a fait économiser aux différents ministères concernés plus d\u2019un million de dollars en paiements de transfert (assurance-chômage et assistance sociale).Chaque dollar dépensé par les gouvernements pour l\u2019élaboration de cette stratégie, à Drummondville, leur rapporte $2.60.L\u2019origine de cette étrange transaction remonte à l\u2019année 1973.La stratégie d\u2019emploi a été la première d\u2019une série de cinq proposées par le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social dans le Document de travail sur la sécurité sociale au Canada ( livre orange ) du 18 avril 1973.Le 8 août 1974, le Cabinet fédéral donne le feu vert à la phase de mise au point triennale de la Stratégie d\u2019emploi communautaire.En novembre de la même année, le ministre de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration écrit aux ministres compétents de chaque province pour les inviter à participer avec le gouvernement fédéral à la phase de mise au point du projet.En avril 1975, on annonce officiellement le début de la phase d'élaboration des différentes stratégies à travers le pays.Vingt-quatre projets en tout dont deux pour le Québec : un à Alma et l'autre à Drummondville.Quatre ans plus tard, on se rend compte que seul ce dernier a rempli les objectifs visés par l'idée originale du projet.Mais qu'était donc ce défi que seul le groupe de Drummondville a réussi à relever?Il s'agissait simplement d'élaborer une stratégie visant à procurer de l'em- ploi aux personnes qui éprouvent des difficultés réelles à en trouver et en garder un et qui sont de ce fait portées à compter sur le gouvernement pour la plus grande partie de leurs revenus.Rien de moins! A Drummondville, cette clientèle qu'on a appelée «groupes-cibles», est principalement composée d'assistés sociaux employables, de handicapés physiques, d'alcooliques et de familles monoparentales, soit environ 1 500 personnes.De ce nombre, en trois ans, 491 ont été directement touchées par la Stratégie drummondvtlloise.Ça continue! LA CLÉ DU PROBLÈME Mais comment a-t-on pu en arriver là ?Drummondville a été le seul endroit où l'on a appliqué à la lettre le principe de régionalisation inhérent à l'idée même de la Stratégie d'emploi telle que pensée par les promoteurs du projet.Dans un document de travail publié à l'époque, on lit en effet: «La solution consiste à apprendre comment résoudre ces pro- blèmes à l'échelle de la communauté.Un programme unique et uniforme conçu pour satisfaire aux besoins de personnes dispersées dans tout le Canada est sans doute moins efficace que des programmes adaptés aux problèmes spéciaux des communautés.» La clé du problème à résoudre se trouve dans les sept derniers mots et le groupe de Drummondville l'aura compris.Il y a longtemps d'ailleurs que Drummondville l'avait compris.Depuis plusieurs années, de nombreux groupes à vocation sociale s'étaient formés dans la communauté drummondvilloise.Le premier pas était déjà fait.Il s'agissait maintenant de transformer ce sentier en autoroute.Qui de mieux placé qu'un animateur social pour coordonner les énergies déjà en place afin d'aider les sans-emplois?L'un d'eux, Gilles Théberge, était engagé le 18 août 1975 pour remplir le poste de coordonnateur pour la Stratégie locale.Gilles Théberge avait déjà oeuvré à l'intérieur de groupes comme l'Association coopérative d\u2019économie familiale, la Té- 2 juin 1979 - 17 Suite page 18 ce-chômage et qui sont en proie à des problèmes chroniques face au marché du travail, pour une raison ou pour une autre.Et la Stratégie ?Elaborée par le G.L.C.,\t,, elle consistera à établir un réseau de communication entre trois pôles: la masse dispersée des sans-emplois, les services existants ainsi que certains autres (qu'il faudra créer), et le marché du\t* travail.Pour la première fois, le G.L.C.a réussi à faire asseoir autour d'une même table, sans bureau pour les séparer, les chômeurs et les employeurs.Image concrète du ton que l'on veut donner à la Stratégie: insister sur l'aspect communautaire d'un projet qui se veut collectif.Le G.L.C.selon Gilles Théberge, est l'essence même de la Stratégie, le cerveau qui la fait fonctionner.Vient ensuite un autre module du réseau de communication élaboré par le G.L.C.: le Noyau opérationnel.Il est formé de représentants des ministères des Affaires sociales, du Centre de main-d'oeuvre du Québec et du Centre d'emploi du Canada.C'est le lieu où se vit le quotidien de Stratégie communautaire d'emploi de Drummond (Seed), là où sont les ambassadeurs du secteur public, concertés vers une même action, celle de trouver de l'emploi à ceux qui éprouvent des difficultés chroniques à le faire.En plus des groupes-cibles, qui forment également un autre module de la Seed, en plus de faire partie du Groupe local de concertation, on retrouve la création de deux entreprises : les Reliures Vigneault et Fleurs des Bois-Francs, réunies sous le vocable Travaction La première se spécialise dans la reliure de livres et l'autre fabrique des fleurs en bois, que l'on vend par la suite.Les deux fonctionnent d'après le modèle d'une industrie traditionnelle et sont une création typique de Seed, où sont directement impliqués certains employeurs du secteur privé.Travaction emploie en permanence plus de trente-cinq personnes, dont la majorité proviennent des groupes-cibles visés par Seed.\u201cUN ÉVÉNEMENT QUI FERA ÉPOQUE\u201d Présent à Drummondville le 1er février 1978, lors de l'inauguration des entreprises Travaction, le ministre de l'Emploi et de l'Immigration du Canada déclarait: « Le lancement officiel et public auquel nous assistons aujourd'hui est un événement qui fera époque non seulement au Québec, mais dans toutes les régions du Canada.Les artisans de cette réalisation peuvent être fiers de ce qui s'est fait ici » Au sujet de l'ensemble de la Stratégie élaborée à Drummondville, le ministre Cullen ajoutait « le réalise que la Straté-\t^ gie communautaire d'emploi est une formule d'avenir.(.) Au fait, je ne vois pas comment, dans notre société, quel que soit le domaine envisagé, nous pourrions relever les défis auxquels nous\t-i sommes confrontés sans cultiver, au sein de chaque communauté, le sens d\u2019une réelle solidarité fondée sur ses propres ressources et son riche potentiel.» Et voilà la boucle bouclée.M.Bud Cullen le dit lui-même: «La Stratégie commuta - 2 juin 1979 Iatî meilleur tabac qui se puisse acheter »*¦\tw.\t.i fois Santé et Berêtre social Canada considère que le danger pour la santé croît avec I usage -éviter d'inhaler Moyenne par cigarette \"goudron\u2019\u2019 16 mg,mc.0.9mg Bon goût, qualité exceptionnelle.voilà les raisons du succès de la Rothmans dans le monde entier.Drummondville lévision communautaire Drummond, la Coopérative funéraire et était donc à même de rejoindre rapidement les groupes populaires visés par la Stratégie.Première phase pour Drummondville: élaboration de la Stratégie.De Stratégie d'emploi communautaire, on passe à Stratégie communautaire d'emploi Les couleurs sont envoyées.Il ne s'agit pas de créer des emplois communautaires, mais bien de travailler à ce que la straté- gie élaborée soit communautaire.C'est là une nuance fondamentale à la compréhension de ce qui va suivre.Trois étapes sont prévues.La première consiste à étudier le profil socio-économique de Drummondville.La population est de 43 360 habitants ( 1971 ).Celle dite active est de 16 795 travailleurs en regard d un taux d'activité de 53,9 p.c.Plus de 50 p.c.de la population a moins de dix ans de scolarité.Autre étape, formation d'un groupe local de concertation (G.L.C.).« Entre la confrontation et la concertation, nous dit Gilles Théberge, nous avons opté pour cette dernière.» La tâche de ce groupe sera d'élaborer la Stratégie proprement dite.Il sera formé de représentants des groupes-cibles, des ressources gouvernementales, des ressources socioéconomiques (secteur privé) et des municipalités concernées soit Drummondville et Drummondville-Sud Dernière étape de cette phase préliminaire: identification de la clientèle des groupes-cibles déjà connus, personne par personne, cas par cas, soit tous ceux qui perçoivent la majeure partie de leurs revenus de l'aide sociale ou de l'assuran- nautaire d'emploi de Drummond illustre, de façon concrète, ce que l'on entrevoyait il y a trois ans.» En effet, la Seed peut aujourd'hui afficher les résultats suivants: l'impact éco- *\tnomique de Seed se chiffrait à $4 834 350, en date du 25 mars dernier Le temps de travail des gens touchés par la Seed s'est passé en majeure partie sur le marché du travail régulier.Les autres se *\tsont trouvés du travail à leur compte personnel, dans les entreprises Travac-tion ou dans des projets gouvernementaux, tels que Canada au travail.Le nombre de semaines de travail varie de I à plus de 60 par personne.Cela correspond à plus de 200 années de travail depuis le début de la Seed.Les coûts économisés par les ministères impliqués en terme d'aide sociale ou d'assurance-chômage sont actuellement de $1 379 672.M.Cilles Théberge, coordonnateur local pour la Stratégie de Drummond.La masse salariale globale des travailleurs impliqués, qui provient des salaires gagnés via les emplois trouvés par la Seed, se chiffre exactement à $2 668 144, en date du 15 février dernier.Et la situation évolue de mois en mois, voire de jour en jour.Ces personnes qui sont en proie à des problèmes chroniques face au marché du travail peuvent provenir de toutes les classes sociales de la société.Ce prisonnier incarcéré au Centre de développement correctionnel de Laval, drum-mondvillois de naissance, marié et père de deux enfants, qui écrivait récemment à Gilles Théberge, aux bureaux de la Seed, est assuré de recevoir de l'aide à sa sortie de prison pour lui trouver de l'emploi.Autre exemple, ce diplômé d'université, drop-out de la société, désa-busé, s'est trouvé un emploi comme professeur d'histoire en Abitibi.Il lui aura suffi d'une rencontre avec un des responsables de la Seed pour s'orienter vers une nouvelle fonction.Tous les cas ne sont pas aussi simples, mais il arrive que ces gens n'ont besoin que d'un coup de pouce pour qu'ils puissent travailler.C'est ce que la Seed leur donne.D'ailleurs, une enquête effectuée au-2 juin 1979 - 19 près de la clientèle afin de mesurer le taux de satisfaction envers la Stratégie nous apprend que 87 p.c.des clients sont satisfaits des efforts déployés par leur regroupement ; 88 p.c.sont satisfaits du noyau opérationnel ; 75 p.c.sont satisfaits des services de ressources ; 87 p.c.se sont sentis appuyés dans leurs efforts et 90 p.c.trouvent l'idée originale.QUÉBEC CONTINUE Bilan satisfaisant s'il en est et ce n'est pas tout.Un autre élément s'est ajouté à la Seed, soit la banque communautaire de ressources techniques.Le comité coordonnateur de ce dernier-né de la Seed s'est fixé comme but de favoriser la création d'emplois dans la région de Drummondville, en fournissant bénévolement, à différents groupes ou individus, l'expertise nécessaire leur permettant de mettre sur pied une entreprise moyenne ou petite Près de 200 personnes ( retraités, gérants de banque, comptables, notaires, administrateurs.) de la région se sont joints à cette banque communautaire de ressources et ont accepté de fournir gratuitement de leur temps à des initiateurs de projets qui, souvent, n'ont pas les moyens nécessaires pour se payer les conseils d'un expert en administration, en comptabilité ou en planification.Le projet de Drummondville fut donc le seul sur vingt-quatre qui ait réussi à relever le défi.Ailleurs, on a eu tendance à percevoir l'idée de cette nouveauté comme un autre programme fédéral de création directe d'emplois.A Drummondville, on aura compris avant la lettre que ce n'était pas le cas.On voulait construire une Stratégie qui serait permanente.On a réussi.Ce sera d'ailleurs un des rares projets qui continuera à être financé après la date d'échéance prévue, soit mars 1979.Et l'avenir?On est confiant, bien que l'on estime que les gouvernements semblent pris au dépourvu par cette réussite.C'est du moins ce qu'a soutenu Gilles Théberge devant le ministre des Affaires sociales du Québec.M.Denis La-zure, lors de sa visite aux locaux de Seed, le 30 janvier 1979.Il demandait alors au ministre ce qu'il adviendrait du groupe de Drummondville après les dates d'échéance du projet initial prévu pour trois ans.Le ministre Lazure devait le rassurer.Peu importe la réponse du fédéral à cet égard, « Québec continuera de financer le pro|et», devait-il déclarer.Quant au gouvernement fédéral, le ministre Cullen adressait une lettre à son homologue québécois, en date du 6 novembre 1978, dans laquelle il annonçait « son intention de mettre fin au financement de la phase d'élaboration de la Stratégie communautaire d'emploi à partir du 31 mars 1979» Drummondville est cependant exclue de cet arrêt de subvention.Les deux paliers de gouvernement se sont en effet récemment engagés à financer le pro|et pour l'année en cours à 50 p.c.chacun Comment, en effet, aurait-on pu envisager sérieusement le refus de financer un projet qui rapporte plus du double de ce qup l'on y investit ?\u2022 ARMOR AU.*wry»i Tu* * ri * il jM PROTEGE & EMBELLIT I Ht ml AÜ< *?»\tv 114 II \u2018'f* *\ti it m ri a i i f\u2018A* VtKNt » 11 AHit A* .- Un gftrt coup ici.Un pftit coup parla é Â\\ Il embellit tous les objets en vinyle, cuir, bois, caoutchouc et plastique.protège contre les effets du brouillard fumeux, l'ozone, les rayons ultra violets, la chaleur, le froid, la saleté et la suie.ARMOR ALL Protectant peut faire le travail de 4 à 5 autres produits par lui-même.Utilisez-le pour votre maison, bateau, voiture, patio, atelier, bureau, j n\u2019importe où.al II protège tout ce qui en vaut la peine.REMET TOUT COMME NEUF Obtenez un échantillon gratis en écrivant a Canadian ARMOR ALL* Products Limited, P O Box 2027, Station 'B', Rexdale, Ontario.M9V 2B3 ' Canadian ARMOR ALL Products Ltd.1979 Ticvs / i/n HAitren Siooei-ty UoccXAierR S MK2B xv'Fc peux rupg«s Rous-Rc/ce gg ICV-I* spex M K loi// HFr T'4s Atis coy8i£W DF TEMPS PCKiR | CAiRE ÇA ? 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