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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1979-11-24, Collections de BAnQ.

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[" r i * ?\u201d * rTîn * r t i f f s / * \u2022 BLE SOuEIL QUEBEC, SAMEDI 24 NOVEMBRE 1979 dossiers Onhîlail.* = Mieux.TRUST GENERAL DU CANADA courtier en immeuble Claude vaillancourt Claude Vaillancourt a suivi l ensemble du grand debat des négociations entre l Etat et ses salariés.Il explique les gestes de l une et de I autre partie et propose une sorte de bilan.L'Etat et ses salariés Marcel Gilbert, porte-parole de la CSN, Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ et André Therrien.porte-parole de la CEO L'aube des grandes manoeuvres syndicales Tout le monde était fatigué et surtout tanné: les équipes de négociation et leur personnel de soutien, les hommes politiques et les chefs syndicaux.les maudits journalistes et leur clientèle respective.Cette autre ronde de négociations entre l'Etat et ses employés allait-elle finir par finir un jour'\u2019 Eh bien, c est presque fait; presque\u201d parce qu il reste encore une étape importante à franchir avant de conclure définitivement à la fin des négociations.C'est la ratification par les 250,000 employés concernés des ententes de principes intervenues aux tables de pourparlers ou des propositions que le gouvernement a déposées là où il a jugé impossible la conclusion d\u2019une entente.Le dépôt par le gouvernement, dans la nuit de mercredi à jeudi, de propositions sur lesquelles les syndiqués sont obligés de se prononcer peut être interprété par certains radicaux comme une sorte de décret déguisé Si tel était le cas.le décret déguisé\" ne vaudra que pour les chefs syndicaux et leurs équipes de négociations puisque l'assemblée générale des syndiqués l'aura accepté en toute dernière instance.Il faut se rappeler aussi que ce décret\" n'aura pas été le premier dans cette infernale ronde de pourparlers.Quand les parties patronale et syndicale ne s'entendaient pas sur la fixation des services minimums de santé, dans les hôpitaux, au moment d une greve.il appartenait alors aux syndicats de fixer unilatéralement la liste de ces services.Cette tois-ci, la situation est inversée: si apres une période suffisamment longue de pourparlers, les parties patronale et syndicale ne peuvent s\u2019entendre sur les conditions de travail, il appartient au gouvernement de décréter\".quitte à faire ratifier cé décret\" par ceux qui sont au bas de la pyramide syndicale La loi spéciale Les maudits journalistes, ceux que le gouvernement accuse de dramatiser la situation mais que les militants syndicaux blâment parce qu'ils démobilisent les grévistes sur les lignes de piquetage, sont appelés à la fin d'une telle négociation à dresser un bilan pour le bénéfice de leurs lecteurs.Il se veut très sommaire.La réflexion durera encore longtemps.Traitons d'abord de cette question de la loi spéciale adoptée le 12 novembre par un gouvernement qui se disait et qui se dit toujours sympathique aux travailleurs.Elle a surpris bien des gens, du professeur d'université spécialisé dans les relations de travail au simple balayeur de la même institution de haut savoir.En 1972 et en 1975, sous l'empire du gouvernement de M Robert Bourassa.on avait soutenu, à tort il faut s'en rendre compte, que c'était là le caractère prédominant du régime Bourassiste Et les syndicats avaient misé forte ment sur le gouvernement qui lui a succédé, un gouvernement dans lequel les syndicalistes avaient remplacé les avocats et notaires.Mais le gouvernement du Parti québécois, par sa loi d exception, n'a pas fait exception.Il a.lui aussi bouleversé le rapport de forces qui s était établi et modifié les règles du jeu.Il faut en conclure que quel que soit le gouvernement en place, qu il ait des préjugés, favorables ou non.envers les travailleurs, les lois spéciales.dans le régime de négociations des secteurs public et parapublic, sont une donnée dont il faudra toujours se souvenir dans l\u2019établissement des stratégies respectives de négociations Basée sur celle du secteur privé, la mécanique de négociation dans le secteur public s'avère fausse, distordue, à la base.L\u2019expérience démontre clairement qu\u2019on ne peut utiliser, dans le secteur public, les règles de jeu en vigueur dans le secteur privé.Les enjeux sont trop différents.Les tentatives de \"civilisation\" du régime de négociations dans le secteur public, selon l'expression consacrée par M.René Lévesque, ont donné quelques fruits mais l'état d'émotivité est trop fort, lorsque le travail cesse dans les hôpitaux, pour s'en tenir aux règles établies.Il faudra, tous en conviennent, poursuivre la réflexion sur le mécanisme de négociation dans le secteur public.Les centrales On ne s'étonnera guère, dans les prochains jours et les prochaines semaines, d'entendre les chefs des centrales syndicales et les militants les plus engagés soutenir qu'il faut nécessairement déclencher une grève pour obtenir satisfaction aux revendications formulées par les travailleurs.Le président de la CSN.M.Norbert Rodrigue, s\u2019est dit \"très fier\u201d des camarades de la Fédération des affaires sociales, à la suite de la lutte qu ont menée les employés d'hôpitaux.Vous avez résisté aux tentatives de vous faire imposer des conditions de travail par la partie patronale\u2019, a-t-il déclaré aux militants de la F AS Le gouvernement n'eut été du recours à la grève, même illégale, aurait continué de tout essayer pour maintenir ses offres sous le statu quo \u201d A I opposé, les enseignants de la CEQ ont continué de donner leurs cours malgré l\u2019invitation contraire formulée par leurs dirigeants.Et on affirme qu'ils sont les grands perdants de cette négociation, qu'ils n'ont pas obtenu satisfaction tant sur le plan des salaires que sur celui de la charge d'enseignement et de la sécurité d'emploi.La grève constitue-t-elle la seule arme pour régler les différends dans le milieu du travail?Le gouvernement soutient le contraire.\"La FTQ n'a pas débrayé, signale le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure.et elle a pu conclure des ententes dans tous ses dossiers.\" En toute honnêteté, il faut convenir que les négociations véritables n\u2019ont commencé que lorsque l'imminence d une grève générale a pointé.Il a fallu, dans un cas, faire sortir les troupes.Cela a eu pour effet, commente le ministre Jacques Parizeau, de précipiter de quelques jours, deux semaines tout au plus, le règlement des conventions collectives.Et la FTQ.devrait-on ajouter, a tiré profit de cette situation A moins d'inventer un nouveau regime de pourparlers dans le secteur public, à moins de trouver une réglementation qui ne serait pas une copie carbone de la législation en vigueur dans le secteur privé, on ne peut négocier que de cette façon Les faits sont là: le mécanisme de la négociation s\u2019est enclenché il y a plus de 18 mois, le règlement pour les salariés qui adhèrent au Front corn mun est survenu cinq mois après 1 expiration de leur convention collective mais les véritables de près le dossier de négociation à la Fédération des affaires sociales en savent quelque chose Le maraudage Reste à savoir ce qui se passera dans les prochaines semaines et dans les prochains mois.La Fédération des travailleurs du Québec, tous en conviennent, a admirablement tiré son épingle du jeu.Réticente comme toujours à s'accoler aux autres centrales (la CSN et la CEQ) elle a mis en place une stratégie dont elle risque de tirer profit lors de la prochaine campagne de maraudage.Le maître d'oeuvre de la revalorisation de l image de la FTQ dans l opinion publique et auprès du gouvernement a été M.Fernand Daoust Il s est gagné 1 appui d une large partie de la population et de travailleurs syndiqués lorsqu'à la veille du déclenchement de la grève illégale des salariés affiliés à la CSN, il a annulé le mot d'ordre de débrayage des troupes de la FTQ en expliquant: Il nous semble impérieux à la FTQ d'entourer le déclenchement d une grève dans le secteur public et para-public, et particulièrement dans le secteur hospitalier, d'infimes précautions La plus élémentaire de celles-ci \u2014 et c'est là où l'exercice de la démocratie syndicale prend tout son sens \u2014 c'est de vérifier si les mandats obtenus au moment où le dossier de négociation justifiait de poser un geste de grève ont la même qualité et valeur lorsque le même dossier global de négociations a connu un avancement qui laisse poindre à l'horizon un règlement à court terme \u201d Ces propos ne sont pas tombes dans les oreiTles d un sourd Le premier ministre Lévesque a donne un solide coup de main dans cette campagne de maraudage qui commence plusieurs années avant le moment légal de décider à quelle centrale veulent militer les travailleurs gilles lesage\ta\t*\t/\"\\ ¦\ti\t¦ àquébec PlâCG 3 GlâUCl© Ryâll! kitfjujijgfc: m a A moi le parapluie du 'Non\" I C\u2019est une bonne année pour M Claude Ryan La meilleure nouvelle de toutes lui est venue cette semaine avec la démission de M Pierre Trudeau Après avoir gagné sans coup férir toutes ses élections partielles, dont celle qui l a fait élire député, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) avait solidement implanté ses assises au Québec.Mais il restait une épine au flanc, l\u2019ombre du grand frère fédéral.En se retirant, M Trudeau laisse à M Ryan toute la place, incontestée, de chef des forces fédéralistes.Il est vrai que M Trudeau conserve une très grande autorité morale au Québec, où ce n'est pas sans raison qu'il a fait élire 67 députés et recueilli 62 pour 100 des suffrages populaires, en mai dernier.C'est probablement en se fondant sur ce charisme étonnant que des libéraux fédéraux prétendent que l'ex-premier ministre aura plus de crédibilité et de disponibilité pour participer à la campagne référendaire Ainsi, M.Jean Chrétien estime que M Trudeau pourra désormais jouer le rôle d\u2019un \"elder statesman*, ne parlant plus comme un politicien, mais comme un homme sage et expérimenté.\"Il pourra dire des choses qui ne sont pas nécessairement partagées par le Canada anglais\", ajoute le député de Louis-Hébert.M.Dennis Dawson Je pense pourtant que l\u2019interprétation de M Jean Marchand est plus juste et que, entre autres raisons, M.Trudeau ne voulait pas qu\u2019on assiste éventuellement à un \"chamaillage* entre deux chefs francophones.Sous le parapluie de Ryan De même.M Jean-Luc Pépin croit que la démission du chef libéral peut résorber toute difficulté que M Trudeau aurait éprouvée à travailler sous le leadership de M Ryan durant la campagne référendaire II n\u2019y a plus de dispute quant à savoir qui dirige désormais les forces fédéralistes.\"Je donne ma parole aux Canadiens que je continuerai de me battre pour notre pays, où que je me trouve et quoi que je fasse, a dit M Trudeau mercredi, sachant aussi que \"le combat pour l'unité canadienne n'est pas près de s'achever et qu'il durera longtemps après le référendum\".En écho, à Québec.M.Ryan a dit que \"M.Trudeau se sentira plus libre de s'engager à fond dans les grands débats qui se poursuivent II reste, à mes yeux, un grand Canadien, mais d\u2019abord un Québécois avant tout A ce titre, à toute participation qu'il voudra prendre dans nos luttes politiques et sociales à venir, il sera le bienvenu\u2019 En d autres termes, M.Ryan souhaite la \"collaboration\" de M.Trudeau, mais il ne lui réserve aucun rôle particulier sous le parapluie du \"non\" qu'il tiendra lui-même Après avoir rabroué son collègue, M Claude Forget, qui avait dit que le référendum était avant tout une affaire de Québécois, M.Ryan vient de lui donner raison sans le dire.Car c'est à titre de Québécois qu'il invite M.Trudeau à se mettre sous sa férule.Ce que ce dernier fera de bonne grâce, d\u2019ailleurs.C'est une bonne nouvelle pour M Ryan parce que c\u2019est lui qui.sans conteste, déterminera les orientations et les stratégies.M Trudeau devra mettre la sourdine sur ses propres idées pour véhiculer celles de M Ryan Et elles sont fort différentes, même s\u2019il y a presque un monde entre le discours que tenait le directeur du Devoir et celui que livre maintenant le chef politique Plus de piédestal Sans entrer dans les détails, il faut quand meme rappeler que MM Tru deau et Ryan ont des vues différentes.smon opposées, sur la société québe coise Pour le premier, le Québec est une province comme les autres et le problème canadien en est un de bilinguisme et d'égalité des chances partout au pays.Pour le second, il y a un problème d'égalité politique, qui découle de l'existence de deux corn munautés culturelles, linguistiques ou, si l\u2019on veut, même de deux communautés nationales différentes Le premier a piloté la charte de Victoria et, au besoin, le rapatriement unilatéral de la constitution canadienne; le second a combattu la première et s'oppose farouchement au second, encore tout récemment.Ce sont deux hommes forts, articu lés, qui savent ce qu'ils veulent et sont prêts à se battre à la limite pour leurs idées.Il fallait que l\u2019un des deux cède à l'autre.La loi 92 sur la consultation populaire (référendum) prévoit un rôle de premier plan pour M Ryan.mais il risquait d'y avoir encombrement sur le terrain En s'éclipsant M Trudeau dit à M.Ryan: à vos ordres, commandant! M.Ryan ne bombe pas le torse, mais c'est tout comme.Il sait fort bien que le charisme est fugace et volatile et qu'une vedette ne le de meure que lorsqu\u2019elle joue de grands rôles.Ce n'est plus le cas désormais pour M.Trudeau.Et il peut lui arriver exactement la même chose qu à M Marchand, en 1976.dans le comté de Louis-Hébert.L'ex-ministre a eu beau crier au loup, il a subi une défaite lamentable aux mains de M.Claude Morin Comme M Marchand alors.M Trudeau a perdu son piédestal et sa tribune privilégiée; il rentre dans le rang et.sa liberté retrouvée, il laisse le haut du pavé à M Ryan.qui a désormais le rôle titre Toute la place à Ryan En un an.quel revirement pour M Ryan Où est-il, que fait-il?demandait on ironiquement.Il se promenait partout en province, reorganisant les associations, plaçant ses hommes et femmes aux bons endroits, éliminant le bois mort.Puis, des élections partielles l'amènent à Québec, où des péquistes arrogants se promettaient de n'en faire qu'une bouchée.Mais il a appris rapidement son nouveau métier, trop rapidement peu t-être, ne dédaignant pas les coups fourrés et un soupçon de démagogie, à l'occasion Les liberaux perdent le pouvoir a Ottawa, et sa stature monte d'un cran parmi les fédéralistes de tout poil.Il gagne trois autres élections partielles (et une quatrième lundi, dans d\u2019Arcy McGee), misant avec justesse sur le renouveau de son parti et profitant avec habileté de l'assainissement des moeurs électorales et politiques mis en oeuvre par le Parti québécois.Ce n'est pas la première fois qu'un chef politique récolte ce qui a été semé par un autre Mais il restait M.Trudeau, fort comme un chêne, encombrant de sa forte stature le paysage référendaire Il se retire avec élégance M Ryan n'en demandait pas tant Lui qui a déjà transforme le Parti libéral à son image et à sa ressemblance peut impunément lancer à M Rodrigue Tremblay, qui veut savoir si les députés seront libres de voter comme ils l\u2019entendent, au référendum: 'Dans le parti que je dirige, l'entrée est libre, et la sortie aussi \u2019 Cela peut sembler une boutade, mais ça veut dire précisément qu'entre Centrée et la sortie.M Ryan occupe toute la place et que f est lui le 'boss' Il l'est encore plus depuis mercredi Bien en selle, tout I appareil de son parti soumis à sa façon de voir les choses, qui lui réussit, M Ryan se dirige allègrement, d'un pas vainqueur, vers le référendum l i ?J .* -\t/ B 2 Quebec, le Soleil, tomedi 24 novembre 1979 Crise du leadership chez les libéraux 1 / \\\t m 4kl\trichard daignault \tà Ottawa Une femme a la direction du Parti liberal\u2019 Peut-être l Mais commençons par le commencement.Le dilemme dans lequel se retrouve le Parti liberal du Canada ressemble étrangement à celui qui le confrontait en 1968, lorsqu'il a choisi Pierre Trudeau, un professeur de droit qui n'était pas vrai ment un libéral, qui avait accepté l'étiquet te pour la raison bien simple que le parti lui offrait la chance inespérée de faire valoir ses idées sur le fédéralisme canadien alors que le mouvement indépendan tiste québécois commençait à prendre de l'ampleur avec l\u2019adhésion de René Lévesque Trudeau donnait aux libéraux l'espoir de demeurer au pouvoir encore longtemps alors que les libéraux donnaient a Trudeau la chance de faire avancer ses idées sur l'unité canadienne et la société juste Ce-n'est pas sans raison que Trudeau a parlé, le soir de la défaite de son parti, le 22 mai dernier, de ses \u2019rêves brisés\u2019 Car, aucune des réformes constitution nelles qu'il ambitionnait de réaliser, particulièrement le rapatriement de la Consti tution qui demeure toujours assujetti au Parlement britannique, n a pu être effec tuee Sur le plan économique, la société juste demeure, pour une grande partie de la population, un idéal encore plus éloigné aujourd\u2019hui qu'il ne le paraissait il y a 10 ans.Légalité linguistique qu'il a voulu imposer par la loi des langues officielles constitue sa principale réussite sur la scène canadienne bien qu\u2019elle ait provoqué de féroces réactions chez les anglophones.Dilemme Oui, le Parti liberal fait face au même dilemme qu'en 1968 Où aller chercher le nouveau chef, la nouvelle personnalité transcendante qui, par l\u2019universalité de son attrait, pourrait rallier une majorité de l'électorat d'un océan à l'autre?Sous la bannière du Parti libéral du Canada?Oui.le dilemme est là.mais en pire pour le Parti libéral.Car depuis 1968.la situation econo nuque s'est détériorée Du point de vue politique, le gouvernement central est fortement contesté par les gouvernements provinciaux en général, et non seulement par le Québec comme c'était le cas en 1968 Le Parti libéral a survécu par son etonnante capacité d\u2019attirer des hommes neufs dans une machine politique vieillotte et peu respectueuse des principes démocratiques.Un homme de la taille de Louis F'errand.recruté sur le vif par le rusé Ernest Lapointe, pendant la Deuxième Guerre mondiale, avait permis aux libéraux de demeurer au pouvoir de 1949 à 1957 Diplomate de carrière.M Pearson a réchappe le parti en 1962 et n'eut été le rôle qua joué le sénateur Jean Marchand dés 1965 dans les hautes sphères du parti.Trudeau n'aurait probablement jamais consenti d'accepter la direction du Parti libéral.Alors, en résumé, de 1949 à 1979.trois chefs et 25 ans de pouvoir car durant ces années les conservateurs n'ont été au pouvoir que de 1957 à 1962 Axé entièrement sur la brillance de sa direction, jouissant d une puissance inouïe dans les hautes sphères de la bureaucratie fédérale et dans les milieux d'affaires, le Parti libéral du Canada ne s'est pas tellement rendu compte au cours des années de la détérioration incroyable de sa base, particulièrement dans les provinces anglophones Trudeau s'est accroché à quelques recentes victoires provinciales du Parti libéral pour dire qu'il remettait à son successeur un parti en bonne santé.La succession Mais la vérité est que la situation du Parti libéral est plus dramatique aujourd'hui qu'elle ne l'était en 1968 II n'y a plus un seul gouvernement provincial dirigé par des membres du Parti libéral.C'est là une situation grave mais ce qu'il y a de plus terrible encore est que les Partis libéraux provinciaux sont à peu près disparus de la scène politique dans les provinces de l'Ouest.Ce n'est pas tout.Seuls deux candidats demeurent sérieux à la succession de Trudeau, selon ce que racontent les ex perts d'un bout à l'autre du pays: John Turner et Donald Macdonald, tous deux de Toronto Or.ce sont deux anciens ministres des Finances libéraux, sous Trudeau, et on sait le sort électoral qui est généralement réservé aux ministres des Finances au Canada De plus, si William Lyon Macken zie King avait prévu sa succession en préparant un Saint-Laurent, et Saint-Laurent la sienne en préparant un Pear son, Trudeau lui n'a fait aucun effort pour préparer sa succession C\u2019est pourquoi tous les candidats à la direction actuelle sont des libéraux de carrière, des politiciens, ce qui est inusité dans l'histoire récente du Parti libéral Les problèmes du Parti libérai du Canada ne s'arrêtent pas là De 1949 à 1979.le Parti libéral a été dirigé par des Canadiens français pendant 20 ans.L\u2019ap pui des Canadiens français à leur chef a été indéfectible, c'est d'ailleurs ce qui a maintenu le Parti libéral au pouvoir si longtemps Et il faut se souvenir, que lorsque le vote anglophone des autres provinces s\u2019est tourné massivement pour les conservateurs, comme en 1957, les francophones ont démontré qu\u2019ils pouvaient appuyer d'autres formations politiques que les libéraux Surtout si le chef liberal était un anglophone.Un commentateur de l'Ouest rappelait, avec optimisme, que les conservateurs avaient fait élire 50 députés au Québec en 1958.lors de l'éclatante victoire de John Diefenbaker Il a oublié de dire cependant que ce revirement électoral avait été rendu pos- sible.apres la défaite et la démission précipitée de Saint-Laurent, par la mise en branle de toute la machine de l'Union nationale sous l'impulsion personnelle de Maurice Duplessis.Une telle operation ne peut se repéter aujourd'hui avec les pequistes Toutefois, l\u2019histoire de 1958 à 1968 démontre que les libéraux feront face à des problèmes extrêmement difficiles au Québec sans compter ceux qui se sont déjà accumulés depuis une génération dans l'Ouest Le chroniqueur Charles Lynch a suggéré que Mme Iona Campagnolo se présente à la direction du parti La vedette de la télévision Jak Webster a repris ce thème hier C'est peut-être l\u2019idée la plus originale qui est apparue depuis la démission de Trudeau Jeudi soir, je lui ai parlé ici a Vancouver et elle m'a informé que beaucoup de gens l'appelaient: elle m'a même mentionné le nom d'un député du Québec, pour lui demander de se présenter à la direction du parti Belle, élégante, vedette de la télévision elle-même sur la côte du Pacifique depuis sa défaite aux élections du 22 mai, Campagnolo m a avoué qu elle est tentée mais qu elle n'ose vraiment songer à la possibilité de retourner à la terrible insécurité de la vie politique alors qu elle a maintenant parfaitement bien organisé sa vie Mais qui sait?Il y avait dans sa voix quelque chose qui semblait dire: peut-être, peut-être.Oalton Camp était président du Parti conservateur du Canada de 1964 à 1969.Il fut intimement lié à la campagne qui amena la course au leadership conservateur qui se solda par la défaite de John Diefenbaker et Centrée en politique active de M.Robert Stanfield.Il fut aussi candidat conservateur aux élections fédérales de 1965 et 1968.Il fut défait les deux fois.Journaliste à ses heures, il rendait public récemment une série de documents offrant une réflexion sur les dernières années de la politique canadienne.Dans le texte, r espiègle peut être identifié à Dalton Camp lui-même.Ce texte a été écrit avant la démission de Pierre Trudeau.1111 ' Wï % % mm %: % M m lêmi a.ü * V si m > t .fT ) A y %r Un gouvernement central fort\" Le bilinguisme a détruit le lien fédéral par Dalton Camp Il n > a pratiquement pas de gouverne ment provincial qui n'ait pas joint la génération égoïste actuelle confirmant cet te triste prémisse de \u2019l'espiègle\u2019 selon laquelle le pays a perdu l'idée du fédéra lisme Cette idée est tombée si bas, elle est devenue marginale pour plusieurs que ce fut la dominante de ses lamentations durant les années de règne de Trudeau L'antifédéralisme, cette longue défense des droits fondamentaux des provinces remontant a George Drew, devenait à la mode et finalement en accord avec l'hu meur nationale Mais sa plainte était lourde aussi du remords, causé par le fait que la loi des langues officielles, aussi bien que toute I irritation qui raccompagnait du fait d'entendre tant de malaises nationaux s'exprimer avec un accent français, fut la principale raison du déclin du fédéralisme Et lorsque Trudeau aura été défait pour cette cause, le problème de Tes-piegle sera de savoir que le stimulant mandat de Clark lui viendrait du ressenti ment grandissant au Canada anglais à I égard de la première et unique tentative de fournir aux Canadiens français l'occasion de s'identifier à leur gouvernement fédéral La cavalière présomption du bilinguisme Le bilinguisme a cte une noble expe rience.mal conduite.\"L'espiègle* lui-méme s'y était engage plus que du bout des lèvres: en fait, il l'avait appuyé obstinément Mais la lenteur et l\u2019arrogance de ses partisans et de ceux qui étaient chargés de l'appliquer I ont dépouillé de tout l appui populaire qu il mentait Peut-être que Trudeau lui-méme a etc le premier à se fourvoyer \"Si je ne crois pas qu on puisse créer une certaine forme de bilinguisme, a-t-il dit aux Canadiens, je ne suis plus intéressé à travailler à Ottawa St je veux travailler comme un anglophone, je me chercherai un \u2019job\u2019 dans un autre pays Le fait qu il ait pu dire cela, tout en le pensant moins, laissait à penser qu\u2019il n'avait aucune idée, ni souci, de savoir comment cette cavalière présomption tomberait dans les oreilles de la majorité anglophone Mais cette présomption était cruciale, parce qu'elle donnait un avis sur la façon dont les liens de \u2019patronage\u2019 entre le gouvernement fédérai et les fils et filles unilingues de générations de Canadiens anglais devaient être rompus, pour servir la réalité interne du bilinguisme fédéral Pouvait-il signifier autre chose\u2019 La désintégration du pays De plus, la medecine du bilinguisme federal a toujours été administrée à la matamore et en grondant: 'Ce que j\u2019essaie vraiment de montrer aux Canadiens (ce qu'un autre premier ministre canadien disait en pensant tout haut en face de cette même tâche), c'est qu\u2019un pays dont les citoyens ne peuvent pas se mettre d'accord sur les droits fondamentaux, y compris les droits linguistiques, est sur la voie de la désintégration \u2019 Un avertissement peut être destiné à une protestation silencieuse, quoique insuffisante pour calmer le ressentiment cache de ceux dont la langue était menacée clairement.11 n\u2019y avait pas là d\u2019erreur historique à la base, mais cela ne pouvait qu'exciter la rancoeur des autres ethnies du Canada Tel n était pas le marche que beaucoup de Canadiens pensaient avoir passé avec Trudeau, dont l'affirmation antérieure d'un seul Canada' et son joyeux mépris des confusions sémantiques des \u2019deux nations\" des Tories, ne laissaient pas entendre qu\u2019ils en seraient exclus par la suite L elite federale le prit de haut, les fonctionnaires du plus haut échelon en vinrent à être admirés et à s'admirer l'un I autre, non pour leur competence administrative, mais linguistique Une nouvelle caste de \"brahmanes* puissants, ces anglophones qui parlaient français, se mirent à grimper très vite dans la mosaïque Une fois bien établis, ils appliquaient les structures du bilinguisme officiel avec le zèle messianique des néophytes (.) Il y avait quelque chose de franchement pervers avec ce nouveau fédéralisme qui subordonnait les considérations de mérite personnel aux réalisations d'une politique de bilinguisme.Toutefois le premier ministre n\u2019était pas au-dessus de tout soupçon de tromperie quand il niait que sa politique n\u2019avait pas d'application pratique C'était une idée fausse, disait-il, \"de penser que la loi des langues officielles empêcherait les Canadiens qui ne parlaient qu\u2019une seule langue, de travailler pour le gouvernement, les forces armées ou les sociétés de la Couronne ou d étre promus à d'importantes fonctions gouvernementales.Il n'y a pas de clause dans la loi qui affirme cela, ou qui pourrait avoir ce résultat\".Mais tout cela ne marchait pas ainsi.Ce qui se passait, c\u2019est que les promotions au sein de la bureaucratie étaient manipulées par un cadre enhardi de linguistes de haut rang, qui pouvaient et ont pu, grâce à un système de clins d\u2019oeil, de signes de tête, de sourires, de minauderies et de calculs rusés, comme les preneurs au livre d'Ascot.embaucher qui ils voulaient, et les élus étaient sans aucun doute à leur propre image, ineffables.Le Québécois unilingue n\u2019était plus le seul citoyen qui ne se sentait pas chez lui dans la capitale nationale Un Etat bilingue, ça coûte cher \"Naturellement, disait le premier ministre.comme premier signe d\u2019alerte, un Etat bilingue coûte beaucoup plus cher qu'un Etat unilingue \u2019 Il ne pouvait pas savoir jusqu\u2019à quel point l effort pouvait coûter plus cher, (si on l'exprime en simples dollars, on aurait assez dépensé en heures/homme et en mémoires pour financer un programme spatial destine à propulser Keith Spicer sur la Lune) Mais le coût en était encore plus élevé, parce qu'à la fin trop de Canadiens se souviendront de l\u2019échec de l'expérience au lieu de la folie qui garantissait cet échec Pendant que la politique sapait péniblement le fédéralisme, elle encourageait une attitude militante ethnocentrique, et.malgré toute la pruderie des média et des universités, comme Berlitz, qui y pressen laient de bonnes affaires, elle formait une nouvelle génération de bigots élégants qui devenaient de plus en plus florissants dans tous les cabinets canadiens comme des champignons se multipliant dans les caves Une pluie régulière de décrets sur le bilinguisme heurtait la sensibilité de légions de fonctionnaires, de soldats, de marins, d'aviateurs et de Canadiens ordi naires.Une femme de Kamloops, poussant un panier dans un supermarché, était confrontée, même mise au défi, par la politique fédérale Etait-ce par accident que \"l'espiègle* se demandait souvent pourquoi les paquets, cartons et boites de conserves bilingues semblaient invariablement se déployer sur les tablettes avec les étiquettes françaises dévisageant le client anglophone\u2019 Les formules gouvemementa les.qui ne sont jamais invitantes pour le public, maintenant avec leurs instructions et directives obligatoirement dans les deux langues, devenaient aussi encombrantes à manoeuvrer que des cartes routières Et tout le temps, les Canadiens anglais entendaient la voix de leurs politiciens et savants les semoncer et pontifier comme ceci: le bilinguisme est une bonne chose, c'est essentiel, oui c'est vital Durant un temps, dans les petits salons des ambitieux.c'était même chic.Finalement le pays ne pouvait plus supporter cela Le bilinguisme ressemblait un peu a un rationnement du temps de guerre, il fallait l'endurer pour le bien commun Mais ce qui manquait le plus, c'était la motivation.Vous ne pouviez pas vous donner à corps perdu pour le bilinguisme, on n'en voyait pas la fin ni même le temps oû la victoire pouvait être en vue Ce n est pas qu'il ait duré trop longtemps, mais la certitude qu\u2019il allait le faire aurait été un sujet eternel d'irritation pour des généra fions à venir La persistance et la subtilité croissante du bilinguisme avait détourne les Canadiens anglais du fédéralisme, préférant s'en remettre à des compétences plus familières et plus proches dans les provinces.Rien n'était plus clair, au cours des conférences fédérales-provinciales.que l'isolement du premier ministre, qui semblait entouré par des porte-parole plus puissants et plus sûrs d\u2019eux-mêmes des intérêts et des inquiétudes du Canada.Le gouvernement du Canada avait perdu sa consistance.Il n'avait plus la sympathie du public pour l'idée de fédéralisme: cette sanction de l'opinion publique n\u2019attendrait que le leader national ou le parti qui en promettrait le moins à ce sujet.\"Un gouvernement central fort\" était une expression devenue aussi accablante pour les Canadiens anglais qu'elle l'avait été pour les Québécois.La majorité dans une société démocratique doit avoir la commande; elle ne se laisse pas conduire longtemps En 1979.la majorité anglophone a été vidangée de sa tolérance et.comme il se trouve que le Parti libéral était fatalement identifié au fédéralisme, les quelques gouvernements libéraux qui restaient dans les provinces ont perdu le pouvoir, tandis qu'ailleurs les partis libéraux se sont presque évanouis Pourtant il y a quelque chose d'admirable, même de magnifique, dans l\u2019homme qui, durant une décennie, s'est si obstinément accroché à son but Le Canada anglophone s'est finalement montré corn me il était en face de lui, résultat d'un grief longuement nourri, mais quoique son orgueil ait eu à souffrir bien des tourments dont certains doivent être tus.il lui reste encore du courage et de la fougue Ne pas reconnaître l'étoffe de ! homme.qui repose maintenant dans les ruines de ses bonnes intentions, aurait été une trahison du système de valeurs de T espiègle*.Le potentiel d'un homme politique vaut autant que la substance de sa politique Décider de voter pour ou contre Trudeau, c'était un choix difficile à faire, sinon pour le pays, du moins pour Tes-piègle\" r*\t\u2022+ *\u2022 ** « ^ / / ^ / Québec, U Soleil, Kimedi 24 novembre 1979 B 3 D'Arcy-McGee: un comté anglophone et \"rouge\" K - i I èi , f ¦ lise |y lachance L abandon de la vie politique du député libéral de D'Arcy-McGee, Victor Goldbloom a nécessité une septième élection partielle au Québec depuis l'accession au pouvoir du Parti québécois.Elle aura lieu lundi.Lise Lachance fait le portrait de cet étonnant comté- Herbert MARX David LEVINE MONTREAL \u2014 L\u2019issue du scrutin de lundi prochain dans le comté montréalais de D Arcy-McGee est déjà connue: c'est le candidat libéral.Me Herbert Marx (47 ans), qui raflera la quasi totalité des votes Tout comme l'avait fait son prédécesseur, le député démissionnaire et ancien ministre du cabinet Bourassa.Victor Goldbloom L'élément nouveau cette fois-ci par rapport aux élections de 1976.c'est que le porte-couleurs libéral, un membre de la communauté juive aux relations étroites avec les francophones (il est professeur de droit constitutionnel à l'université de Montréal depuis dix ans), fera face à un coreligionnaire, lui même intégré au groupe francophone II s'agit du candidat du PQ.David Levine (31 ans) qui.jusqu à son entrée en politique active, agissait comme conseiller spécial auprès du ministre d'Etat au Développement économique.Bernard Landry Anglophone et rouge bon teint Aux élections de novembre 1976, c'est un francophone.Jacques Mackay.qui portait le flambeau du Parti québécois.Un flambeau bien pâlot, il faut le dire, puisque seulement 10 pour 100 des 40.000 électeurs de ce comté cossu de l\u2019ouest montréalais sont de langue française La très grande majorité des autres \u2014 près de 80 pour 100 \u2014 sont d origine juive En fait, le vote avait été écrasant en faveur du Dr Goldbloom- 21.248 voix comparativement à 7.058 pour l\u2019Union nationa le et 1.476 pour le Parti québécois.Soit une majorité de 14.190 sur l\u2019Union nationale, absente de l\u2019échiquier au cours du présent scrutin Dans cette circonscription a la tradi tion rouge bon teint, les suffrages accordés à l'Union nationale étaient davantage des votes de protestation contre le premier ministre liberal d'alors, Robert Bourassa.qu'un appui véritable à la formation de Rodrigue Biron C'est ainsi qu'aux élections de 1973.l\u2019UN s'était classée au quatrième rang dans D'Arcy-McGee.Elle avait recueilli 152 voix, soit presque trois fois moins que le Parti communiste! Les 7,058 voix unionistes de 1976 favoriseront donc cette année le représentant de l'option fédéraliste.Me Marx.Aussi le PQ de D'Arcy-McGee considè-re-t-il que s\u2019il maintient le pourcentage obtenu dans le comté la dernière fois (4.6 pour 100).ce sera un succès.Naturellement.augmenter cette proportion \u2014 ne serait-ce que d'une façon minime \u2014 constituerait pour lui une victoire morale \"Ouf!' Le fait que M.Levine soit juif et issu du comte peut, selon certains, lui valoir quelques voix de sympathie.D'autres soutiennent, par contre, que la majorité des Juifs le considèrent comme un traître et.ainsi, se détourneront totalement de lui.Plusieurs regretteront que ce \"good Jewish boy\", ce jeune homme brillant, détenteur d une maîtrise en génie biomédical de l université de Londres et d une maîtrise en administration de la santé publique de l\u2019université de Montréal, ait opté pour le Parti québécois.Car ils éprouvent pour cette formation un véritable rejet viscéral M Levine nous a lui-même fait part du soulagement de ses parents et de ses beaux-parents d échapper de justesse aux limites de la circonscription \"Ouf!' se sont-ils écriés.Cela leur évite dètre déchirés entre leur affection pour lui et leurs convictions politiques.Si des êtres chers réagissent ainsi, il est facile d'imaginer ce que le PQ repre sente pour la très grande majorité de la communauté juive, même si le candidat est entouré d'autres citoyens de même origine, notamment du président du Comité anglophone pour la souveraineté-association (CASA), Henry Milner et de son agent officiel Claude Ananou.un juif franco phone Soulignons à ce propos que D'Arcy-McGee compte quelques milliers de juifs sépharades.Près de 5,000 semble-t-il.Même si ces derniers partagent la langue de la majorité québécoise, la plupart se sentent juifs avant tout et.de ce fait, sont solidaires de la communauté sur le plan politique.M.Levine sait qu'il n\u2019a aucune chance.Peu importe La campagne constitue pour lui une occasion en or de prêcher \"la bonne nouvelle* dans un milieu hostile, de préparer la voie au référendum C'est d'ailleurs un véritable plaidoyer en faveur du \u2019oui* qu'il expose dans le dépliant unilingue anglais distribué dans les foyers anglophones.La teneur de ce document diffère d\u2019ailleurs de celle des deux dépliants de langue française.Le candidat y exhorte ses coreligionnaires de relever ce défi; prendre la place qui leur revient dans la société québécoise en participant à son évolution.Et d'ajouter que la communauté juive doit \u2019contribuer à l'émancipation d\u2019une société qui, presque sans exception, nous a traités avec justice et équité à travers les ans\".Porte à porte chez les francophones Les contacts de M.Levine avec la communauté juive ou anglophone de D Ar cy-McGee ont été les suivants: rencontre de personnes âgées à la maison David, en présence de son adversaire libéral; plusieurs entrevues à la radio; une confronta tion télévisée avec M Marx; des assemblées publiques aux universités McGill (en compagnie du ministre Yves Bérubé) et Concordia, de même qu'au Vanier College.Une rencontre était prévue dans une synagogue lundi soir dernier mais elle a du être annulée, le conférencier invité.M René Lévesque, devant alors prononcer sa fameuse allocution télévisée sur le non respect de la loi 62 Quant au porte a porte, il s'est fait dans le quartier francophone, à l\u2019est de la circonscription, là où les chances de décrocher des votes sont naturellement meilleures Précisons que D'Arcy-McGee recoupe une partie des villes de Montréal et de Mont-Royal, la plus grande partie des villes de Côte-Saint-Luc et de Hampstead où.selon les récentes statistiques du gouvernement du Québec, on trouve les revenus les plus élevés de la province $29,030 par annee.La majorité de la population (environ 80 pour 100) oeuvre dans les secteurs de la finance, des services sociaux, du commerce et de la fabrication Constitution.Contrairement aux deux autres cir conscriptions de la région montréalaise où viennent de se tenir des élections partielles (Maisonneuve et Prévost), D'Arcy-McGee n'est pas affligé, comme on le voit, de problèmes locaux douloureux Aussi, les discussions pivotent-elles toutes autour de l'axe constitutionnel Mettant en exergue la déclaration du ministre Yves Bérubé faite en septembre dernier et selon laquelle *le véritable objectif du PQ demeure l'indépendance du Québec\u2019, le candidat libéral Herbert Marx centre sa campagne sur le fédéralisme renouvelé vs \u2019la séparation\u2019.L'expert en droit constitutionnel insiste également sur les libertés civiles et les droits de la langue, sujets on ne peut plus vitaux pour ces électeurs particulièrement sensibles aux changements sociaux .et langue En ce qui concerne la langue, M Marx s\u2019en prend à la loi 101.affirmant qu\u2019il est possible de concilier la protection des droits de la majorité et ceux de la minorité Il propose, pour cette dernière, cinq points: 1\t\u2014 L admission à l'école anglaise des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, peu importe leur lieu de naissance 2\t\u2014 Le rétablissement du droit à l'utilisation de la langue anglaise devant les tribunaux du Québec.3\t\u2014 Le droit d'afficher en anglais.4\t\u2014 La possibilité pour les organismes du monde (je l'éducation, de la santé et des services sociaux anglophones de fonctionner en anglais, tout en assurant leurs services dans les deux langues 5\t\u2014 L'élimination de toutes les formes abusives de législation sur la langue Un branle-bas de combat Meme s'il est convaincu de gagner la bataille, le \u2019Parti libéral a tout mis en branle dans le comte Son objectif est d'améliorer sa performance de la dernière fois.Le candidat et des personnes bénévoles (on en compte 500 en tout) se livrent a un porte à porte systématique, listes électorales en main.Ainsi donc, avant même que ne s'ouvre la porte, on sait déjà à qui on a affaire \u2014 du moins en ce qui concerne le nom et la profession M.Marx se rend aux arrêts d'autobus, visite les magasins.Des kiosques d'information ont été dressés dans deux centres commerciaux.Pancartes et photos abondent au Cavendish Mall où se trouve le quartier général du parti.On y affiche également les invitations aux assemblées publiques comme celle qui a eu lieu, mercredi soir, à la synagogue Chevra-Kadisha B'nai Jacob en presence de Claude Ryan Le leader liberal avait auparavant rencontré les rabbins et les maires de Hampstead et de Côte-Saint-Luc.Le lende main soir et hier toute la journée, il a sillonné le comté, visitant notamment des résidences pour personnes âgées Il n'y a pas que le chef qui a mis la main à la pâte Tous les députés anglophones du parti ont apporté leur concours, se sont livrés à du porte à porte Le député de Robert-Baldwin, John O'Gallagher.a suivi continuellement le candidat Travail et études M.Marx passe bien la rampe Ce professeur de droit constitutionnel à l'université de Montréal n\u2019est pas un universitaire froid.Il a travaillé pendant dix ans dans la vente de produits électriques avant de pouvoir terminer ses études Membre de la Commission des droits de la personne, il se préoccupe particuliérement du droit des pauvres et des libertés civiles.II a d'ailleurs publie des livres et de nombreux articles sur ces sujets Du temps où Claude Ryan était directeur du Devoir, les commentaires de Herb Marx trouvaient souvent place dans les colonnes du quotidien.Plus qu'un collaborateur.c'est un ami que l'ancien jouma liste s'apprête à retrouver à l'Assemblée nationale.La politique scientifique mm Vers la résignation tranquille Claude tessier Une vaste séance de consultation sur le développement de la science et de la technologie vient d être levée! Le ministre Camille Laurin mijote.Claude Tessier a suivi cette vaste consultation et en dresse le bilan.assez sombre.La séance est levée! L état-major de la science au Québec tire sa révérence au ministre Camille Laurin A son tour, le ministre se retire pour aller mijoter au cours des deux prochains mois ce que sera le plan d'action du gouvernement sur une politique pour le développement de la science et de la technologie au Québec Les consultations sur la politique scientifique ont duré tout le mois d'octobre; 150 mémoires ont surgi au cours de l'été en réaction au livre vert de 200 pages qui a été publié en mars Le livre vert accusait déjà un an de retard sur le plan originel de publication Au pouvoir, le gouvernement du Parti québécois a promis de mettre fin à dix ans d'assoupissement dans lequel la politique scientifique s'était enlisée II y eut sans doute la création de ITNRS et de quelques institutions de recherches Mais elles ont été créées alors que le désenchantement à l'égard de la science et de la technologie, en 1969.commençait à se manifester sur la scène internationale Sur le plan scientifique, l'évolution du Québec depuis 1920 a toujours accusé un retard par rapport à l'évolution scientifique internationale Voilà pour l'arrière-plan de cette \u2019résignation tranquille\u2019 en science et en technologie.Le bâton et la carotte De cette consultation sur la politique scientifique, on garde une impression de discussions de salon Avec des mots pro- pres aux gens bien éduqués et bien instruits, on a parlé de tout en évitant de se blesser mutuellement dans des termes trop crus et en ne parlant pas des gros sous, des sommes d'argent qui, assorties d'objectifs déterminés, peuvent influer grandement le cours d'une politique scientifique \"Le bâton, c'est bon; la carotte, c'est meilleur-.rappelait au cours d'une conversation le président du Conseil de la politique scientifique.M Michel Norman-din.Il estime que les choses en sont à un niveau si bas en politique scientifique (moins de 1 pour 100 du produit national brut consacré à la recherche ou environ un demi-milliard de dollars) que les choses ne peuvent que remonter maintenant Le Conseil de la politique scientifique est un organisme moribond présentement parce que l Etat l'a laissé honteusement pour compte au cours des dernières années Les milieux québécois de la recherche avaient besoin d'être secoués par des discussions viriles.Le bâton du ministre Camille Laurin n'a pas été bien méchant même si la consultation était fortement dirigée, sous forme de questions Les chercheurs et les universitaires sont des milieux susceptibles \u2019On ne donne pas d ordres à l'université*, a dit le recteur de l'université de Sherbrooke.M Yves Martin, à la sortie d'une séance pénible caractérisée par les réticences aux changements des universités les plus vieilles Il était ennuyeux de les entendre parler de critère d'excellence, de pertinen ce.de finalité de la recherche alors que les jeunes universités faisaient état d\u2019un désir plus grand d'ouverture et de collaboration.Tous ont reconnu à l'Etat un rôle de la planification à long terme des grandes orientations scientifiques au Québec alors que le court et le moyen terme reviennent aux institutions Une question aux gens instruits En regardant les intervenants aux ateliers, l'homme de la rue, peu familier avec les rouages complexes de la science, aurait pu néanmoins poser pertinemment cette question: 'Comment se fait-il que des gens aussi instruits aient tant de misère à s'accorder entre eux\u2019?Il a été démontré que souvent, l'un ignore ce que fait l'autre en recherche et en développement.Cet homme aurait pu ajouter: \"Et nous autres, dans tout ça\"7 En effet, même s'ils sont difficiles à identifier, les consommateurs de la science ont été oubliés dans cette consultation Aux ateliers sur la recherche industrielle, les échanges et l'interaction étaient beaucoup plus vivants.On y a discuté de la loi 101 sur les chercheurs, de recrutement de chercheurs, de relations université-industrie.de la PME qui a du mal à se retrouver dans des centaines de programmes d\u2019aide, etc Les chercheurs gouvernementaux ont tenté en regardant avec prudence leur patron de dire des rhoses Peu de mémoires ont été remis, et souvent en retard II apparait que la recherche gouvernementale a une faible audience et les conditions de travail parfois pénibles Un atelier a porté sur la recherche medicale.Il y eut un plaidoyer important sur la recherche biomédicale Mais d'autres ont fait voir aussi les besoins nouveaux en recherches sur la santé: recher che sur les handicapés, par exemple On oublie qu'au fond des choses, c\u2019est aussi une question d\u2019argent.L'Alberta fait présentement des ravages dans les milieux scientifiques canadiens, y compris parmi les chercheurs en santé du Québec, grâce aux fonds disponibles de l\u2019Heritage Foundation Cet Heritage est constitué à même les profits fabuleux découlant des ventes du pétrole et du gaz albertains L'Alberta attire les chercheurs chez elle parce qu\u2019il y a de l'argent Une restriction mentale Il est aussi surprenant de voir qu il n y a pas eu de discussion sur le rôle du gouvernement fédéral en science et en technologie Les universités n'ont pas eu le courage d'y faire face et d'informer la population sur leur position.Comme 60 pour 100 du financement direct de la recherche universitaire proviennent de sources fédérales, a-t-on voulu ménager la chèvre et le chou'\u2019 Doit-on conclure, corn me se le demande le Conseil de la politique scientifique, que le fédéral contrôle la recherche universitaire au Québec\u2019 On n'a pas fait les liens du développement scientifique au Québec avec la politique du développement culturel, de celle des loisirs, de l'économie avec \"Bâtir Québec\", de la politique des musées aux Affaires culturelles et du musée scientifique Car après tout si on cherche à mettre sur pied une politique du développement scientifique au Quebec, c'est pour permettre de tirer le maximum des bénéfices des ressources scientifiques du Québec dans l'analyse de problèmes particuliers à la société québécoise Il est à souhaiter que le ministre Camille Laurin donne suite à l'idée du recteur de l'université Laval.M.Jean-Guy Paquet d'une rencontre entre les hommes politiques et les scientifiques.\"Les connaissances sont inutiles et sans valeur s'il ne se trouve pas dans la société des esprits spécialement préparés pour se les approprier et à les transformer en vue d'autre chose\u201d, lit-on dans le livre sur le développement culturel Des ponts pour un réseau Les problèmes d'information ont quasi ment surgi d'eux-mêmes au cours des ateliers.On veut des choses aussi simples que des inventaires, des répertoires, des banques de données, etc Cette richesse documentaire existe pourtant.C'est son accès qui est boiteux et réservé à quelques privilégiés.L\u2019énoncé de politique dans ce domaine apparait comme une priorité La communauté scientifique québécor se n est pas grande: 6,500 chercheurs tout au plus On s'étonne, après la lecture des documents et l'écoute des discussions, qu'on ait autant de misère à s\u2019entendre et à bâtir des ponts entre chercheurs, entre chercheurs et industriels, entre chercheurs et communicateurs et entre chercheurs et utilisateurs Une politique scientifique, c est pourtant l'utilisation optimale des connaissan ces pour le développement social, économique et culturel La connaissance est aujourd'hui la richesse naturelle d un peuple, c est le pouvoir et la liberté I » * / / r / r i /\t/ / .'\t/ f / / / i B 4 Québec, U Soleil.Mmedi 24 novembre 1979 science * >3 3V j M François Picard vient de dresser un bilan de 20 ans de recherches archéologiques au Québec Une des 232 paires de souliers en cuir trouvées en bon état à bord de l'épave du Machault, un navire français coule dans la baie des Chaleurs, en 1760.et retrouvé à la suite de fouilles sous-marines Pour François Picard, la reconstitution de la batterie Royale à Québec n'était pas necessaire puisque les vestiges étaient assez importants Les gens sont capables de reconstituer ce qui manque L archéologie au Québec Vingt ans de recherches à diffuser par Claude Tessier Suite a un bilan de vingt ans de recherches en archéologie histo rtque au Quebec publié sous le titre Les Traces du Passé\"* dans le cadre des grands dossiers de Que bec Science.François Picard esti nie que I important actuellement est de rendre accessible au public les informations provenant des fouilles faites sur plus d une centai ne de chantiers au Québec II faut aller au bout de ces recherches, compléter les rapports ou les sortir de> tiroirs, les faire connaître, les faire circuler et expliquer les artefacts trouves Kstimant que le bilan est posl tif sans plus'.M Picard estime qu il faut aller plus loin I archéologie historique a été boudée jusqu'à maintenant par les universités du Quebec L université Laval donne néanmoins un cours de maîtrise et fait des fouilles sous les deux ensoleillés de la Méditerrannee II faut penser a la formation universi taire des chercheurs en archéologie François Picard.32 ans.détient une maîtrise en histoire et en archéologie de Besançon Son ou vrage fait un bilan des fouilles au Québec depuis vingt ans.Il rend ainsi hommage aux pionniers de I archéologie au Québec, les Du mas.Gaumond.Levesque et autre Ms sont une vingtaine d archéologues au Quebec.Mais les budgets ont diminué, les responsables de la distribution de ces sommes connaissent mal l'archéologie: cesadminis trateurs ne sentent pas la pression publique et politique pour que I archéologie québécoise aille plus loin La couleur de la vie quotidienne M François Picard affirme que I intérêt des archéologues ne se tourne plus seulement vers les grands personnages comme Champlain mais aussi vers les gens ordinaires comme ceux qui vivaient au Régime français, par exemple, et dont on sait peu de choses.Grâce à I archéologie et à l'anthropologie, il faut que l'histoire prenne les couleurs de la vie quotidienne des gens simples, des trappeurs, des pécheurs, des artisans, des soldats, des curés de campagne, etc \" L archéologue recherche les de tails qui lui permettent de corn prendre un tout.On en sait déjà assez, dit M Picard, pour que les trouvailles des vingt dernières an nees au Québec puissent se refléter déjà dans les manuels scolaires dans renseignement, dans les activités des sociétés historiques et les musées.Il voit dans I archéologie régionale un bel avenir Sous la conduite d archéologues compétents, il y aura beaucoup de place pour les amateurs II voit déjà des médecins aider a l'analyse d'ossements humain'.de biologistes faire de même avee des os d'animaux, des inge nieurs forestiers examiner le bois et les agronomes les graines.C'est à partir de ce genre d'artefacts et d autres comme les poteries qu on peut reconstruire la vie quotidien ne.Picard estime qu il faut arrêter de penser qu apres les fouilles.U faut toujours reconstruire Les gens ne sont pas si bêtes Ils sont capables de reconstituer dans leur esprit ce qui manque Suite aux travaux des dernieres années, on connaît mieux l'industrie et les habitants des Forges du Saint-Maurice, près de Trois Rivières On a mis au jour une soixantaine de batiments et près de deux millions d'artefacts.On eonnait mieux aussi l'architecture militaire française et anglaise.la production des premiers potiers québécois, le milieu de vie de Champlain et de ses hommes Le jugement de M Picard sur la place Royale est sévère \"C est une sorte de mensonge culturel' esti me-t-il.Plus de $20 millions ont servi à reconstituer un faux quar tier historique' du 18e siecle un gâchis sur un des plus intéressants depots d Amérique du Nord F.spe rons que la leçon portera des fruits pour ailleurs', ecrit-ii L archéologie a permis d affirmer que la plus vieille maison des Jésuites, a Sillery.n'est pas la plus vieille maison connue au Canada Elle n'a pas été construite vers 1637 mais au 18e siècle à une epoque ou le site a davantage servi a des activités agricoles François Picard a obtenu le Prix canadien de journalisme scien tifique 1977 et le Prix d excellence en information sur le patrimoine en 1979 PJI \\KI) français l/s Trarrs do Pjssf 1^*-Ikixsirrx de tjueh»*f Sriflirr.t/urher |$7.Y 2#t» page*.ouvrage qui sera lance le 2».au Salon du livre rte Montreal *\u2022>.- j\u2018ÿ V-'V \u20193 m* Æ?' % lit ™ « Médecine génétique Réussite québécoise par Marianne KUGLER-GAGNON icollaboration spéciale» il y a dix ans.se mettait en place, discrètement, dans un local minuscule au Centre hospitalier de I université Laval /\u2022 Sou Pac\t5 108\tX%\tX',\t33% +\tV,\tTgor In\t4\tSX\t18%\t18».\t18' j- %\tWK't Cr\t5\t61\t22%\t22%\t22%\t Sou Ry\t5 268\t53%\t52%\tS3'; +\t\tTime In\t8\t302\t42*.\t41%\t42*.*1\tWh.* M\t2\t217\t5»,\t5\t5\t South*)\t8 107\tX\t27%\t27%-\t'/«\tfirnkr'\t5\t29\t»\u2019,\t»%\t50%+ %\tWmbaoo WrtoOC\t1X225\t\t2%\t2\t2V,\t Spe*y R\t7 43?\t48\t46%\t47% +\tvs\tTonko\tB\tX\t12%\t12\t12\u2019/++ %\t\t5\t93\tX\t24*.\t24%-\t4 Squ£b\tU 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déc.comme annoncé précédemment.Hudson, Ray Co.27 5 cents, 31 janv., inscr le 10 janv Newfoundland Telephone Co.Ltd.7 25 pc priv .36 25.9 75 pc priv .48 75 cents; 8 85 pc priv.44 25 cents, tous le 15 déc., inscr le 1er déc Nova Scotia Savings and l-oan Co.10 25 pc priv.51.25 cents.1er janv.inscr.le 5 déc H.Pantin and Co.Lid, classe A, 10 cents, semestriel.classe B, 10 cents, semestriel; 18 déc., inscr le 4 déc St-ljwrence Cernent Co., classe A.50 cents; classe B, 50 cents; 31 janv., inscr.le 15 janv.l\u2019or MNM^EO (RC) \u2014 Cary dp I ar o fr*** pr do'bn cnencoriv o c Ban# Jmn dé Wmn^rg «ended\u2019 Contrats ta CO anew Ou* Haut\tBas\tF«m\t399 80b 415 30o 473 50b A»\t415® 416 00b 415®\t Oet\t \t453 50b Votai ta 4 xriroti\t Cor»«i d, '® aras Dm\t392 M 395 50b 392 » Mtr\t410.® 411 50b 410 n\t395 OOn 4IC5ÛJ 424 Xn \u2022wc-439 00b 0*\t- 450 10* 450 iOb VflJir» ad 8 cor*tj* *C) \u2014 Caun dp cita* ât 1 ».tr m wrrB*m v; ai cr-vrçoui mrtVi *\u201ddui sv* mW» ptrwrfpKFv.« cam A « ion» trpcadpjw» tawHi\t13^2»'1393 00) R®'\t$4'0\t77($41! |4 F'wcbrf\t139!\t52 $39651 Z*r^\t1392\t75 $39430 \"Hrg > -rç\t$389\t19 ($391 19 Chicago (AP) \u2014 Les cours des céréales ont viré à la baisse à la Bourse des denrées de Chicago, vendredi A la clôture, le soya marque une baisse de 0 50 à 4 cents dans les contrats de janvier cotés $6 89; le ble perd 1.25 à 4 cents, dec $4 3725; le mais baisse de 0.25 a 3 cents, déc $2 7650, 1 avoine recule de 0.50 a 0.75 cent, déc $1 4850 WINNIPEG (PC) - Les cours des céréales à terme ont terminé sur une note irrégulière à la Bourse des denrées de Winnipeg, vendredi Les oléagineux et le seigle étaient en baisse modérée, tandis que I orge et 1 avoine étaient généralement en legere hausse la> jour precedent, jeudi, le volume comprenait 68.340 tonnes de colza, 68.100 t d orge.36,720 t de lin.13.4601 de seigle.9.700 t de grain de provende et 4.460 t d avoine p* *', ' ?* ' v t ' iv dans le sens du poil B 12 Oo*6ec U Soleil, samedi 24 novembre 1979 par Pierre MATHIEU Concours de photos Un concours de photos représentant des animaux familiers pas comme les autres peut vous valoir un bon d achat de Slit K) à I une des succursales du Québec Pet Shop (Place I.ebourgneuf, Place Laurier et Jadis).Les concurrents doivent nous envoyer une photo en noir et blanc d un animal familier remarquable, soit à cause de ses performances dans des concours, soit à cause de son comportement sympathique, amusant ou extraordinaire.La photo doit être accompagnée d un texte expliquant pourquoi le sujet n est pas comme les autres.A chaque semaine, nous publierons une photo qui rend son auteur éligible au tirage final, le 22 décembre 1979.Ecrive! a Pierre Mathieu.Dans le sens du poil, journal LE SOLEIU 390 est.Saint-Vallier, Québec, G1K 7J6.N oubliez pas d indiquer votre nom.votre adresse et votre numéro de téléphone.Sors-tu?Pauline Dumas, de Trois-Pistoles, nous a envoyé la photo de sa chatte courtisée Un Labrador \"grisonne \".Question: Nous aimerions savoir pourquoi notre chienne Labrador de 7 ans commence à 'grisonner' autour de la gueule et des pattes Elle a subi la ligature des trompes il v a quelques années Y a-t-il un lien avec ce fait?L.I-avoie.Ile d Orleans Réponse: Votre chienne vieillit, comme le monde! L'âge de 7 ans chez un chien correspond à peu près a44 ans pour un humain II est donc tout à fait normal que des poils blancs commencent à apparai-tre ici et la.C'est le simple phéno mène du vieillissement et ça n'a rien à voir avec la ligature des trompes.Est-ce qu'une chatte doit avoir une portée avant d'être opérée?Question: Voulez-vous me faire savoir si nous sommes mieux de faire avoir une portée à notre chatte avant de la faire opérer'' l\u2019ne lectrice de Portneuf Réponse: L'idée de faire avoir au moins une portée à une chatte avant de la faire 'opérer' est répandue, mais il se trouve plus d un vétérinaire pour affirmer que rien n'y oblige et qu on peut, sans problèmes pour la chatte, lui faire subir cette opération entre 8 et 10 mois, avant quelle ait ses premières chaleurs.C'est à votre choix! Le chroniqueur Pierre Mathieu reçoit vos questions par téléphone et se charge de trouver pour vous des éléments de réponse.Les questions susceptibles d intéresser la majorité sont traités dans la chronique.Les autres reçoivent une réponse personnelle.Téléphonez à 847-3371 ou écrivez à Dans le sens du poil.BOUTIQUE AUJOURD\u2019HUI VOUS AVEZ BONNES RAISONS POUR CHOISIR w GROUPE VOYAGES QUÉBEC (VOIR ANNONCE CAHIER A) lAaaI %.UNIFORMES \u2014 LINGERIE A NOËL POUR ELLE.ft I ft ft ft 5 ft Si 6 ft ft ft ft ft Si ft ft 7.-jgr.jff.&.-j/f.j0.¦&.Jtr.j/f.j0.j/f.j/f.j/r.OFFREZ-LUI UNE ROBE DE CHAMBRE EN RATINE DE VELOURS.LA COLLECTION EST COMPLETE VENEZ FAIRE VOTRE CHOIX MAINTENANT Place Laurier, 2700, boul.Laurier, 3e étage, Ste-Foy \u2014 653-3941 SALETEX Couvre-lits et douillettes de 25% DE RABAIS sur couvre-lits et douillettes en magasin TEXTILES \u2022\tTISSUS \u2022\tLAINE \u2022\tDECORATION 586, RUE ST-JEAN, QUEBEC TEL: 529-1658 Sears M.ROBERT LAFORCE OPTICIEN D'ORDONNANCES ANNONCE QUE SA SUCCURSALE DU MAGASIN SEARS DE PLACE LAURIER OFFRE LES SERVICES SUIVANTS: \u2022\tgrand choix de montures \u2022\tdes exclusivités \u2022\tverres de contact rigides, souples, permanents à port prolongé \u2022\tlunettes solaires de qualité \u2022\tlaboratoire de taillage sur place pour service immédiat OUVERT LE SAMEDI 658-3460 ANDRE GREGOIRE Gérant en laboratoire UN JOURNAL TOUJOURS PROPRE PROCUREZ-VOUS VOTRE BOITE PROTECTRICE EN POLYETHYLENE RESISTANT, DISPONIBLE EN NOIR OU BLANC.FACILE A INSTALLER.LIVREE AVEC FIXATIONS ET INSTRUCTIONS.GRANDEUR: 1G%x6%x5 .SEULEMENT: 2 FAÇONS DE VOUS LA PROCURER: rSercher votrs-môffy; à I > 90, Sf-Voifier est, Quéfee qndo RwnpJrssez chèque
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