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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-07-11, Collections de BAnQ.

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[" iAJSSEZ æes ctovuh -, |w!^2s,b: ÀTl4 *2*3* ¦BÉMjj 1 >^i.' £r» . CABANA AU SALON DISCO-JEUNESSE raectroni**- trange.Avec leurs cheveux hérissés comme ça sur la tête, on dirait qu'ils reviennent d'un violent choc électrique.Celui de notre société?Le fameux «choc du présent »?Je me sens tout à coup vieux.A trente-trois ans, en plein samedi soir, au coeur du Salon discojeunesse 81, à la recherche du filon.Il y a douze ans, c'était Wood-stock: les grands rassemblements de trois jours, la musique psychédélique, les cheveux longs et le peace and love.Ce soir, ils ont dix-sept ans, les cheveux mauves, verts, ou orangés, l'air un peu désabusé, solitaires dans la foule Les hippies disparus, la génération pepsi aurait-elle produit la génération punk d'aujourd'hui ?« Nous ne sommes pas des punks.N'écris pas ce mot-là dans ton journal » C'est le leader du groupe « 2 2 2» qui vient de s'approcher, dans la loge attenante à la scène du Vélodrome.|e le dévisage un instant, me demandant bien à quoi un vrai punk pouvait ressembler.« Nous autres.tn,jn\u2018 tnastiche .é ,# sent, bien sûr, la majorité du public visé par le Salon Dans la foule, on Pi Phulo Pierre Filion Normand Bouchard croit qu'on assiste présentement à un virage à droite généralisé « t es jeunes ont la hantise de leur futur emploi, parce qu'il y a un chômage épouvantable au kiosque de I armée, ils n'ont |a-mais eu autant de demandes, continue le professionnel des salons (également promoteur du salon Va cances-Voyages, qui se tenait juste à côté, au stade Olympique) Notre Salon, conclut il, c'est une école po apprend, tout en pulaire où l'on ayant du plaisir » lout ça part de bonnes intentions Difficile d'évaluer si les jeunes ve nus au Salon y ont effectivement ap pris quelque chose.Quant au plaisir, nous l'avons bien cherché.Désireux de moins considérer les jeunes comme des consommateurs de produits, le Salon continue néanmoins de les considérer comme des consommateurs d'informations, de spectacles, de bruit et de services Mais où iront ils participer ?Le spectacle de ces grands adolescents aux cheveux électrocutés, jouant sur scène à plein volume, m'a laissé perplexe Ftait-ce pour nous rendre sourds, ou parce que nous l'étions déjà, qu'ils criaient si fort ?environnement! Ils connaissent la pollution, savent le risque d'une troisième guerre mondiale, et ils ont pleuré la mort absurde de John Lennon Désemparés dans un monde qui s'effrite, confus à I intérieur d'une structure familiale en crise, comment pourraient-ils déambuler ici, au Salon-Disco, avec ( innocence heureuse que l'on prête à leur âge'* Que faire, dans une position où I on voit tout, mais où on ne peut inter venir nulle part ?ne les remarque pas.Ils sont la foule D autres stands signalent pourtant la diversité de leur engagement, tantôt politique \u2014 le MEOUI (maintenant LQIIQC) \u2014, tantôt religieux \u2014 le café Chrétien \u2014 ou encore mystique avec le mouvement Raël (vous vous j souvenez du journaliste français qui, j l en ovni, rencontra le Christ et les au- i très sur une planète.) On trouve j | donc un peu de tout Même un pro- | .phylactique gratuit, à l'intérieur d un ; petit dépliant sur les contraceptifs j masculins Mais on y trouve surtout j l'ennui.pas: sur leur tee-shirt, une femme, écartelée, enchaînee Goût de cho quer?De provoquer une réaction?Toute repliée sur elle-même, la so ciété adulte serait elle devenue complètement indifférente au malaise de sa jeunesse ?Pourtant, il devrait être fantastique d'être jeune aujourd'hui! Les héros de la publicité \u2014 généralement dans la vingtaine \u2014 ont tous l'air bien dans leur peau! Difficulté de vivre dans la vie comme à la télé ?Quand on est rendu \u2014 comme le groupe Kiss 81 \u2014 à penser à la gloire juste en copiant le vrai groupe Kiss et en faisant semblant de chanter leurs succès à la télévision, avec d'autres groupes-copies, dans une émission hebdomadaire (Jeunesse-Express).on se demande si l'électronique libère vraiment les forces créatrices ! Heureux, ces jeunes nés dans la société d'abondance, en plein confort moderne ?Allez passer une journée dans le béton architectural de ces polyvalentes où l'on entasse jusqu'à 4000 étudiants Ce n'est pas parce qu'on les maintient le plus longtemps possible dans l'irresponsabilité sociale que les adolescents d'aujourd'hui sont aveugles à leur i Certains ouvrent des J>oîtes \u2014 comme le Studio 10 \u2014 où la sous-culture punk de Montréal peut se retrouver à l'aise, dans des lieux par ailleurs austères et déprimants, où seul le mot de passe énigmatique fait sourire (Bambi ruIes\u2019OK les lois de Bambi sont correctes) D'autres préparent déjà le Salon-Jeunesse 82 (le mot Disco aura disparu), que l'on projette ouvrir pendant une semaine.Le hasard fera probablement que les étudiants iront alors passer leur «semaine étudiante» au Salon, comme le souhaiterait son promoteur «On peut attribuer le succès du Salon-Jeunesse en partie à l\u2019échec de l'école d\u2019aujourd'hui » Nerveux, enthousiaste, très homme d'affaires, Définitivement, ce sont les «punks» qui nous intéressent ici Peut-être parce qu'ils brisent la monotonie de l'ensemble: la téche de couleur sur le mur gris.Peut-être, aussi, parce qu'on n'a qu'à les regarder, pour se poser un tas de questions.« La drogue favorite dans notre milieux»?Les trois musiciens à qui je pose la question ne répondent q'après réflexion.« Nous autres, notre «dope» c'est le sexe Surtout avec les «chicks » de moins de 18 ans ».Tout à fait « machos », ces jeu nés hommes qui chantent des choses comme She's a dumb girl («c'est une fille stupide» ne s'en cachent V ¦¦RU PP I il Une journée dins li vie de quelques poney s sauvages: dins leur île; li grande Inversée; /'arrivée «en ville»; li mise iux enchères; le retour dins Hie des invendus.Trente-cinq kilomètres de sable blond et fin, remodelé sans cesse par le va-et-vient des vagues d'une mer invitante, telle se présente l'île côtière d'Assateague qui déroule son long ruban de plages et de marais salants depuis Ocean City, au Maryland, jusqu'à Chincoteague, en Virginie.C'est un Eden pour les amoureux du soleil, de la mer et de la nature, car la partie sud de l'île abrite un refuge d'animaux.\u2022Mais les 40000 touristes, venus souvent de très loin, qui, le dernier mercredi de juillet, envahissent la ville insulaire de Chincoteague, voie d'accès à l'île d'Assateague, ne sont pas attirés en premier lieu par ces attraits naturels.Ils viennent assister à un événement annuel qui remonte à 1924: la traversée de l'étroit bras de mer qui sépare les deux îles par un troupeau d'environ 150 poneys sauvages et la vente aux enchères des jeunes nés de l'année.L'origine de ce troupeau est obscure et la légende raconte que ces poneys seraient les descendants des survivants du naufrage d'un gallion espagnol survenu au XVIe siècle.Des recherches plus récentes pointent dans une autre direction, durant le XVIIe siècle, les troupeaux de chevaux importés par les premiers foire aux poneys sauvages Extra Douce blée plusieurs heures à l'avance pour former une double haie d'honneur reliant les deux rives et entre lesquelles nagera le troupeau Quant à ceux qui ont choisi d'assister à l'arrivée des poneys sur la terre ferme, c'est aux petites heures de l'aube qu'ils sont venus occuper les meilleures places, en sorte que vers midi le rivage n'est plus visible, totalement recouvert par une marée humaine.Arrivés «en ville», les poneys sont rassemblés dans un corral sis sur le terrain où sont dressés les attractions et manèges du carnaval.Le lende- main, entre huit heures et midi, une trentaine de poulains et pouliches effarouchés auront troqué leur brève vie de poney sauvage contre celle, plus stable, de «cheval de famille».Les enchères se déroulent parmi une foule dense et une atmosphère tendue, du moins pour ceux qui sont venus avec la ferme intention d'acheter, et cette tension n'affecte pas que les adultes, bien au contraire, car souvent l'acquisition est faite en faveur d'une petite fille ou d'un petit gars et il s'ensuit des flots de larmes lorsque l'animal convoité échoit à quelqu'un d'autre.Les prix fluctuent en fonction du nombre de bêtes mises en vente et aussi du désir des acheteurs, mais oscillent entre 150 et 500 dollars.À midi la vente arrête, mais la fête continue jusque tard dans la soirée.Le lendemain, aux petites heures du matin et presqu'à la sauvette, les pompiers-cow boys reconduiront les autres poneys jusqu'à leur île familière où, durant une autre année, ils retrouveront leur liberté vagabonde TEXTE ET PHOTOS ROLAND WEBER colons auraient causé des dommages aux récoltes en raison de leur errance.Les autorités coloniales auraient alors voté une loi ordonnant la mise en enclos et imposant une réglementation du bétail Les colons auraient alors refoulé tous les chevaux dans nie d'Assateague, ces derniers retournant ainsi à l'état sauvage.Les rudes conditions climatiques qui prévalent dans nie, fortes chaleurs de l'été et neige de l'hiver, ainsi que le faible pouvoir nutritif de la végétation des marais salants, ont donné naissance, après une période d'adaptation et d'élimination qui dut être sévère, à une race de chevaux plus petits que la normale, ne dépassant guère 1,20m à 1,50m, très poilus mais aussi très robustes.Il existe deux troupeaux, un petit cantonné dans la partie nord de l'île dépendant du Maryland, l'autre, le plus important, occupant la partie sud rattachée à la Virginie.Le territoire est sous le contrôle du Service des Parcs nationaux (S.P.N.), mais le troupeau virginien appartient au Corps des Pompiers de Chincotea- f;ue, composé exclusivement de vo-ontaires.Ils ont l'entière responsabilité de veiller sur l'état de santé du troupeau, comme à son approvisionnement en fourrage, particulièrement durant certains hivers rigoureux.Le S.P.N.limite à 150 têtes le nombre de poneys, ce qui donne lieu à une vente annuelle aux enchères au cours de laquelle de 25 à 40 poulains et pouliches, parfois tout juste âgés de 4 semaines, quitteront les prés salés de leur île pour d'autres lointains pâturages.Le tout se déroule en quatre étapes.La première, peu ou pas accessible aux visiteurs, est le rassemblement des petites hardes dispersées sur le territoire.C'est alors que les pompiers volontaires de Chincotea-gue se transforment en «cow-boys d'eau salée», parcourant l'île de long en large durant les deux semaines qui précèdent la vente Petit à petit, les chevaux sont regroupés dans un enclos, accessible au public, dans l'île d\u2019Assateague.La deuxième étape a toujours lieu le dernier mercredi de juillet.Elle est le point culminant du carnaval de 15 jours organisé par le Corps des Pompiers Volontaires et c'est pour elle que des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées d'aussi loin que la Floride ou la Nouvelle-Écosse.À l'heure de la marée étale, période qui ne dure qu'une quinzaine de minutes, le troupeau, encadré par les pompiers-cow-boys, entreprend la traversée de l'étroit bras de mer, large d'environ 500 mètres, qui sépare les îles d'Assateague et de Chincoteague.La traversée ne dure que quelques minutes, mais c'est pour elle qu'une flottille nombreuse d'embarcations de tous genres et de tout tonnage s'est assem- AŸIS Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage -éviter d'inhaler Morenne par cigarette\u2014formats Kmg S at & régulier goudron\" 7mg.nicotine ?mg Peter Jackson Extra Douce.* Une extra douce avec,autant de goût, c\u2019est étonnant! Il y a des goûts qut ne s'irnpf avisent pas Ainsi le goût do Peter Jankson Extra Donne Une juste satisfont o rjac LA GRANDE RÉVOLUTION DE NOTRE THÉÂTRE .UN QUEBEC QUI Nicole Lecavalier et Pol Pelletier, du Théâtre expérimental des femmes, dans une scène de U Lumière blanche, de Pol Pelletier.A dr., Monique Miller et Pierre Dufresne dans une caricature de la bêtise humaine, les Voisins, de louis Sara et Claude Meunier.Il y a loin depuis l'époque, heureusement révolue, où on allait au théâtre pour se regarder vivre sur une scène, pour assister à des représentations conformes de nos vies quotidiennes.Le théâtre québécois de création semble accéder à la «théâtralité».Nos auteurs dramatiques ont abandonné presque totalement le réalisme quotidien du «passe-moi le beurre» où les avait enfermé le style des continuités télévisées, pour enfin oser transposer pour la scène La saison de théâtre québécois riche et diversifiée qui vient de se terminer \u2014 et elle suit en cela une tendance amorcée depuis quelques années déjà \u2014 impose en particulier une conclusion éloquente: une quarantaine de pièces (sur 75) écrites par nos auteurs pourraient être regroupées sous le thème général de «réflexion sociale», dont la moitié sont carrément des comédies.Tout en nous penchant sur le fonctionnement de notre société, nous n'avons plus peur de rire de nous.C'est là un acquis indubitable.Ce rire n'est pas un phénomène nouveau; ce qui l'est, c'est sa généralisation.Déjà, pendant les années quarante, Cratien Gélinas, dans ses Fridolinades, ironisait à grands traits en une sorte de compensation pour la dureté de cette époque de guerre.Mais le théâtre québécois, outre les rares exceptions de jacques Langui-rand avec le s Insolites (1956) et de Robert Gurik et de ses Louis d'or (1966), se prit en général très au sérieux et pencha davantage du côté du drame réaliste avec la suite de l'oeuvre de Gélinas et la montée, au cours des années cinquante et soixante, de Marcel Dubé.Il fallut attendre 1968 pour que surgissent du même souffle les productions des Belles-soeurs de Michel Tremblay et du Cid maghané de Réjean Ducharme.L'année suivante, lean-Claude Germain et les Enfants de Chénier remettaient en question toute la tradition théâtrale québécoise et ouvraient les écluses à un déferlement d'humour dont les premières manifestations furent signées par lean Barbeau, Roch Carrier et Yves Sauvageau; c'étaient le Chemin de Lacroix, la Guerre, Yes Sir, et Wouf! Wouf! Le théâtre était cependant encore Quelques spectacles marquants.En haut à g., Albert Miliaire dans la Céleste bicyclette, de Roch Carrier.A dr., scène de Pourquoi s'mett' tout nus, création collective de La Rallonge avec, ici.Lorraine Pintal et Louise Saint-Pierre.Ci-dessus, ENFIN ECLATE DE RIRE.alors fortement institutionnel et seules quelques compagnies osaient entrer en compétition avec les grandes troupes prestigieuses.Le foisonnement du jeune théâtre et l'arrivée soudaine d'une multiplicité de nouvelles compagnies suivirent l'ouverture à Montréal de l'Ecole nationale de théâtre ainsi que des options théâtre aux cegep Lionel-Croulx et de Saint-Hyacinthe, qui se mirent à déverser annuellement sur le marché du travail une profusion de jeunes comédiens.Aujourd'hui, on peut compter environ 300 troupes de théâtre professionnel au Québec, dont 75 à Montréal seulement et une vingtaine dans la ville de Québec, les autres étant largement répandues dans toutes les régions.Ces chiffres excluent évidemment les compagnies de théâtre amateur.(On en retrouve quelque 350 dans la seule région de Montréal.) C'est l'explosion de ce média, nettement le plus populaire mode d'expression artistique chez nous.Une enquête gouvernementale révélait d'ailleurs, l'an dernier, que le théâtre vient en deuxième place, immédiatement derrière le sport professionnel, dans la liste des loisirs extra-domiciliaires les plus fréquentés par les Québécois.\u2014 Avant le cinéma.A Montréal comme à Québec, la portion de ce public qui fréquente le théâtre de création a vu, depuis quelque temps, de plus en plus de comédies (plus d'une sur trois).Même les pièces à thèmes sociaux jettent sur notre société un regard humoristique.Depuis les premières pièces de Michel Garneau, en 1974, depuis Louise Roy et Louis Saïa avec Une amie d'enfance (1977), depuis Elisabeth Bourget et en particulier Bernadette et luliette ou la vie ce si comme la vaisselle, c'est toujours à recommencer, dont la production s'échelonne sur trois saisons différentes, de 1978 à 1980, depuis Broue (1979) au Théâtre des voyagements, depuis Panique à Longueuil, de René-Daniel Dubois, grand succès de l'an dernier au café Nelligan repris au Quat'Sous ce printemps, nous rions de plus en plus de nous-mêmes au théâtre.Et même pas d'un rire jaune masquant une frustration retenue ou une sourde colère, nous rions grassement de nos travers, adroitement caricaturés par des auteurs habiles qui ont développé un sens du dialogue précis, percutant, efficace.Sur ces textes simples et caricaturaux, les artisans de théâtre, travaillant de plus en plus près des auteurs, ont réglé des mises en scène franchement théâtrales, transposées à l'extrême dans certains cas, faisant éclater la dimension spectaculaire du théâtre.Alexandre Hausvater, auteur et metteur en scène de Métamorphoses, d'après Kafka, joué au Quat'Sous en novembre et décembre, ne fait que s'inspirer de la célèbre nouvelle et son produit est, en fait, plus fascinant encore que l'original.Chaque petit filon de l'histoire est exploité pour en assurer une transposition vivante, colorée et méticuleuse.Dans /eux de forces (café-théâtre l'Ex-Tasse, à l'automne également), réflexion postréférendaire amusée et sérieuse à la fois, la coordination est sublime entre les mots mordants du vocabulaire riche et coloré de Michel Garneau et les véritables coups de poing que s'échangent littéralement les comédiens coauteurs, Denis Bouchard et Christian Saint-Denis.Le tout se passe dans une véritable arène de boxe et repose visuellement sur différentes situations de simulacre de combat qui, loin de distraire du texte, en accentuent le punch.Et puis c'est nous; c'est notre portrait qui est tracé: autant rire ouvertement de nos contradictions.Chez lean Duceppe, en janvier, Louis Saïa et Claude Meunier offraient, avec les Voisins, une image de nous-mêmes qui est franchement dure à prendre: la caricature totale des plus mentalement dépourvus d'entre nous, un horrible constat de dégénérescence qui devrait au moins avoir le mérite de nous ouvrir les yeux.Le public adora ce spectacle, qui est repris cet été.C'est d'un réalisme affligeant et cruel.Au Théâtre des voyagements, ce sont les filles qui ont emboîté le pas aux gars.Après le succès retentissant de Broue, qui mettait en présence différents personnages typiques dans une taverne, elles ont monté Mousse, centré cette fois dans le lavoir public et autour de l'équivalent des conversations de tavernes que ces dames peuvent y échanger Par le biais de ce théâtre écrit et joué par des femmes seules, elles rejoignent un autre courant majeur: le théâtre féminin, pas nécessairement féministe militant mais témoignant d'une volonté d'affirmation des femmes dans notre pétite société.Une création québécoise sur trois présentées à la scène au cours de la saison qui se termine était l'oeuvre de femmes A part le défi de mettre à jour certaines contradictions inhérentes à l'attitude féministe elle-même, défi magistralement relevé dans la Lumière blanche de Pol Pelletier, par le Théâtre expérimental des femmes, en avril, et abordé sur un autre mode dans les incursions esthétiques et poétiques de l'Eska-bel ou de l'Opéra-Fête, des femmes ont parlé d'elles simplement et avec humour.Dans Môman, repris pour la énième fois depuis trois ans, Loui-sette Dussault s'offre une démystification du rôle de la mère; voie que suit également Jocelyne Goyette, elle aussi seule en scène, dans Ma p'tite vache a mal aux pattes.Authenticité du propos racontant le déchirement d'une mère-amoureuse-comédienne, alternance de temps graves et de rires francs et une scénographie brillante avec des moyens très limités et loin du réalisme, ont permis à ce spectacle de passer de la toute petite salle du café-théâtre L'Ex-Tasse au Théâtre des voyagements (100 places) puis à la Comédie nationale (560 places).A Québec, sauf pour le texte marquant de Jean-Pierre Bergeron, Macho Macho Man, et l'interprétation sublime qu'en donna Germain Houde au Théâtre du Vieux-Québec, l'appui populaire et les succès qui en découlent vont encore aux pièces humoristiques qui se penchent sur notre société.Le grand moment du Théâtre de la bordée, ce fut, en novembre, Ben voyons donc, ma tante, comédie de femmes pleine de moments de tendresse.Au T.V.Q., c'est une autre création collective sur un ton de folie totale comme l'indique son titre, la Foire, qui remporta le plus grand succès d'assistance.Il s'agissait d'une paro- die de la société de consommation s'appuyant sur le phénomène an nuel d'Expo-Québec.Impossible par ailleurs de rendre compte de la saison théâtrale dans la Vieille Capitale sans souligner que ce fut l'année Marie Laberge De cette auteur de 30 ans, on a joué à Québec comme à Montréal C'étail avant la guerre, à l'Anse à-Cilles, compte rendu d'un moment dans l'éveil de la conscience féminine au Québec (1936) à travers le récit le plus adroitement quotidien de la vie de village à cette époque.On a aussi donné en lecture publique dans l'une et l'autre ville /o celyne Trudelle, trouvée morte dan* ses larmes A Montréal, en 1980, on avait joué d'elle Profession je l'aime et fait lecture de Ils étaient venus pour.Egalement comédienne (elle jouait le rôle principal dans.l'An-se-à-Cilles, à Québec), metteur en scène et professeur de théâtre, Marie Laberge est sans contredit la plus intéressante découverte des dernières années comme auteur dramatique, même si (ou justement peut-être parce que) elle se situe à contre-courant de cette ruée vers l'humour de notre théâtre Autre constatation que procure un regard sur le théâtre québécois des dernières années: il n'y a plus de problème de langue et si Tremblay a scandalisé avec les Belles-Soeurs, en 1968, il a permis que nous surmontions notre complexe de colonisés linguistiques.Effet secondaire de la fierté croissante de posséder notre propre idiome et de lui savoir droit de cité, la très grande majorité de ces pièces sont écrites en une langue uébécoise enfin assumée qui onne à ces représentations scéniques une plus grande authenticité.Langue de tous les jours dans les études du milieu, langue régionale et patois chez Marie Laberge, langue lyrique du Québec d'hier dans les oeuvres de Jean Daigle ou de Roland Lepage, langue imagée pleine de métaphores chez Jean-Claude Germain et chez les jeunes auteurs qu'il a formés et dont il monte les spectacles dans son théâtre, langue éclatée et poétique, bourrée de fantaisie et d'humour chez Michel Garneau, la langue québécoise s'épanouit sans limites dans le théâtre de création.\tIACQUES LARUE-LANGLOIS AOTSDEUX ROGER JOUBERT iiWWwn^ **-* i *\t' r-«s» *\t* ¦\ts*- ¦«¦¦&*[ i s * ¦'¦' * w 1 « -ï , : : * ;aï ¦ - .1 * - .^ 44f; «£*£***«2! *\t»\t>\u2022' C**««rl»» Ï4.r:*irfi : ?* i2*r*«.4?n £ * * * ?,M ¦¦I\t% ¦¦ -k?réSTÏVVAL OE UVAUVAOUR HISTOIRES 1 NOTE DE LA | RÉDACTION.\u2014 A la suite des inquiétudes qu'ont I soulevées des I nouvelles alarmistes sur la présence de corps étrangers dans les eaux de nos rivières, J particulièrement la rivière des Prairies, nous avons demandé à notre rédacteur Guy Fournier d'écouter les appels téléphoniques faits aux autorités municipales à ce sujet.Pour montrer à quel point les contribuables paniquent pour rien, nous publions ici la transcription d'une conversation typique entre un citoyen affolé et un fonctionnaire.\u2014 Allô?j'suis-tu à la pollution, là?\u2014 Vous êtes à la Division de la qualité du milieu, monsieur.\u2014 Euh.ben c'est parce qu'y'a des écailles qui sortent de ma champlure.On serait-tu mieux de faire bouillir l'eau ou bedon d'en acheter à l'épicerie?\u2014 Des écailles, dites-vous?\u2014 Ça se peut-tu que ça soit des queues de homard ?\u2014 Quelles dimensions ont-elles ces «queues»?\u2014 J'dirais un demi-pouce à trois quarts! Ça passe juste dans la champlure.\u2014 Pourriez-vous me donner les dimensions en métrique?Toute notre division a adopté le système métrique.\u2014 Menute, j'vas demander à mon plus vieux.Il dit que ça doit faire dans les deux à trois centimètres Celsius! \u2014 Deux à trois centimètres! Il s'agirait plutôt de queues de crevettes, si vous êtes certain que c'est bien un crustacé.\u2014 On croit que c'est assez, certain! Mais on veut savoir s'il faut faire bouillir l'eau.\u2014 Il n'y a aucun danger à boire de cette eau.Les fruits de mer ne peuvent pas survivre dans une eau polluée.\u2014 C'est parce qu'on a trouvé un clou aussi.\u2014 Serait-il possible de nous le décrire, monsieur.\u2014 Euh.ben, y'était pas mal rouillé.\u2014 Il est tout à fait normal qu'un objet comme un clou se couvre d'oxyde ferrique qui l'altère s'il est exposé à l'air humide ou à un POUR 360 glace en FOURNIER D'EAU T- liquide comme l'eau.Pourriez-vous m'indiquer la taille de votre clou ?\u2014 Encore en Celsius?Un instant.Mon plus vieux dit que ça mesurait deux centimètres et demi.\u2014 Ne devrions-nous pas parler de broquette?\u2014 Un clou ou bedon une broquette, quand ça sort par la champlure, c'est énervant en maudit.\u2014 À chaque jour, les échantillons prélevés dans nos usines de filtration sont vérifiés en double, monsieur.Une première fois par le préposé à l'usine qui est à l'emploi des travaux publics, et une deuxième fois par un technicien de notre service.De plus, nous avons aux quatre coins de la ville des dizaines de points d'échantillon où nous faisons des prélèvements d'eau quotidiens.\u2014 Pis ils trouvent jamais de clous?\u2014 Toutes nos filières de traitement comportent la désinfection par le chlore gazeux et l'ozone en série.Ces procédés sont reconnus internationalement.Nos usines de filtration sont aussi bonnes, sinon meilleures, que toutes les autres aue l'on retrouve dans nos villes.Elles sont constamment surveillées par des fonctionnaires du ministère de l'Environnement et nous répondons parfaitement aux normes de Santé et Bien-être social Canada.\u2014 Là, on voudrait rien que savoir si on peut boire l'eau ?\u2014 Certainement, monsieur II y a 999 chances sur 1 000 que le clou que vous décrivez ne soit qu'une vulgaire broquette ayant déjà retenu la semelle d'une chaussure comme on en trouve par milliers dans toutes nos rivières, même celles qui sont les plus limpides.\u2014 C'est pas méchant, de même?\u2014 Voyons, monsieur, est-ce que vous portez des chaussures?\u2014 Dans le moment, chu en pantoufles.Pourquoi c'est faire que vous demandez ça?\u2014 Pour vous faire comprendre que notre eau n'offre aucun danger pour la santé.Vos souliers vous ont-ils déjà rendu malade?\u2014 Euh.non.\u2014 Vous voyez! Vos souliers peuvent parfois vous blesser, mais ils ne sauraient être toxiques.Une fois débarrassée de ces occasionnelles broquettes, l'eau de votre municipalité est aussi bonne à boire que n'importe quelle autre au Québec ou au Canada! *°saa*s ! Sacs , 36o 3%>oi°Cu\u2018>es 9,*ï°ns GLAÇONS à peu près le double de la Cherchez SCUBS dans cet étalage ou dans les , rayons du \u2018 magasin./ Faites-en l'achat et l'essai aujourd'hui même.partout dans le monde Aidez à défendre les droits humains \"Devenez membre d'Amnistie Internationale\" Amnistie Internationale 1800 ouest, boul Dorchester #401 Montréal, Québec H3H 2H2 Tél (514) 931-5897 V ^ interné Une nouveauté pratique économisant l'espace Scubs, le nouveau distributeur de glaçons sans éclaboussures, idéal pour le chalet, le bateau, les pique-niques ou les réceptions.Chaque sac de Scubs peut contenir 18 glaçons.Rem-plissez-le d'eau, laites un noeud au sommet et mettez au congélateur.Ensuite, détachez simplement des glaçons par torsion selon les besoins.Scubs enchante également les eniants.Utilisez des boissons aromatisées au lieu d'eau dut les rafraîchir l'été.Les sacs de Scubs rendent inutiles les encombrants plateaux à glaçons, on peut en empiler beaucoup dans un petit espace ou les glisser entre des aliments volumineux dans le con- 1 gélateur.Vous ne serez plus jamais à court de gla - çons! Scubs est le distribu teur de glaçons qui rend les autres inutiles. HENRIETTE MAJOR Chaque jour, les photographes amateurs et professionnels, dans le monde entier, prennent plus de 11 millions de photos sur films Fuji.La raison est bien simple.depuis un demi siècle, Fuji offre des films fiables qui répondent fidèlement aux exigences des photographes.Forte d\u2019une expérience de cinquante années dans les domaines de la recherche, du perfectionnement et de l\u2019innovation technologiques, la société Fuji assure à la clientèle des produits de qualité, des couleurs naturelles et des avantages sans pareils.Voilà pourquoi tant de gens se fient aux films Fuji pour leurs photos.Si vous désirez obtenir des photos nettes, claires et magnifiques, fiez-vous à Fuji.le film par excellence! LES PLUIES ACIDES RENDUES FACILES\tbec, résidant à Trois-Rivières, meuble ses loisirs en confectionnant de ses propres mains des maisons d'oiseaux depuis 1974, année où il quit- Sur demande et n'importe où au Québec, la Société pour vaincre la pollution (S.V.P.) tiendra jusqu'à la fin d'octobre des rencontres sur la grave question des pluies acides qui affectent de façon irréversible nos lacs, en plus de s'attaquer aux arbres et aux plantes, aux bâtiments, aux automobiles, etc.Outre des exposés, ces rencontres comportent des discussions et l'évaluation des moyens\ttait l'entreprise après 35 ans de ser- I vice.«Depuis que je suis à la retraite, j'ai construit 460 maisons d'oiseaux, dit l'ancien chef commis.Je commence mon travail après la saison de golf, vers le 1er novembre, et je le termine ordinairement à la fête de Saint-Joseph, le 19 mars, pour pouvoir exposer mes oeuvres» (Hydro Presse) d'action possibles.On remet également aux participants des documents écrits.On retient les services (gratuits) du comité des pluies acides de la S.V.P.en composant (514) 844-5477 ou 844-8070.C'est une invitation.\tL'écologie de la Mauricie \tCeux qui circuleront dans le parc de la Mauricie cet été auront intérêt Pour une chanson\tà consulter «Le Passage Wapizagon-ke-Antikagamac».Ce livret de 26 pages toutes couleurs contient une étonnante somme d'informations sur le parc et constitue un excellent résumé des connaissances sur l'écologie de la région de la Mauricie.Il s'adresse à tous les canoteurs et ! campeurs qui fréquentent le parc ! Si, comme le dicton le veut, «une hirondelle ne fait pas le printemps», on peut quand même attirer cet oiseau dans nos parterres en lui offrant un gîte et un peu de nourriture.Théo Landry, retraité d'Hydro-Qué-\t national de la Mauricie et plus particulièrement ceux qui emprunteront la vallée des lacs Wapizagonke-Antikagamac.Il s'adresse aussi à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire naturelle et à tous ceux qui veulent comprendre la nature des Laurentides.On peut se procurer ce livret d'interprétation au prix de 3$ dans les centres d'accueil du parc National de la Mauricie ou dans les bonnes librairies.Par la poste, il est possible de le commander à l'adresse suivan-te:Centre d'édition, Approvisionnements et Services Canada, Hull (Québec).K1A0S9.Il faut faire un chèque ou mandat à l'ordre du Receveur général et ne pas oublier de mentionner le numéro de catalogue: R64-119/1981 F.pâtS9?e Wsp
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