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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1982-01-16, Collections de BAnQ.

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[" Quebec, samedi 16 janvier 1982 La réforme Laurin Les écoles sous tutelle de l\u2019Etat La population québécoise apprenait par l\u2019entremise d\u2019une primeur du SOLEIL, cette semaine, le contenu du projet de refonte globale du système scolaire que proposera le ministre de l\u2019Education, M.Camille Laurin.Alors que s entame le débat public et que les \\ parties commencent à ouvrir leurs cartes, notre chroniqueur à l\u2019éducation, Damien < * Gagnon, analyse la portée réelle de.cette réforme qui par son ampleur ne laisse personne Indifférent iiPH ;\"\"V: '*¦ yjan damien gagnon La lutte contre la réforme scolaire est véritablement amorcée et elle s\u2019annonce chaude si l\u2019on en juge par les premières réactions à l\u2019avant-projet de loi du ministère de l\u2019Education Il s\u2019agit d\u2019une réforme de taille.Le ministre de l\u2019Education.M.Camille Laurin.joue avec les cordes sensibles de la société québécoise: la religion et la langue.Il éclabousse tous les intervenants du système scolaire, du commissaire d'écoles à l'enseignant, sans oublier les parents.Déconfessionnalisation des structures scolaires et des écoles, réduction considérable du nombre et des pouvoirs des commissions scolaires.\u201cdécentralisation\u201d des pouvoirs pédagogiques à l\u2019école, porte de sécurité d\u2019emploi pour le directeur d\u2019école, réduction du champ de la négociation, etc.Les réactions n\u2019ont pas tardé Le ministre aura réussi au moins une chose, faire l\u2019unanimité contre lui.de l\u2019ensemble des intervenants de l\u2019école qui jusqu\u2019ici ne s\u2019entendaient pas sur la nécessité et l\u2019importance à donner à la réforme.Tous, pour des raisons diverses, disent non au plan Laurin.En effet, les commissaires d\u2019écoles et l\u2019Association des parents catholiques du Québec ne sont plus les seuls à s'opposer aux intentions du ministre de l'Education* Il y a maintenant les directeurs généraux.les directeurs d\u2019écoles.l'Association des cadres scolaires du Québec et même la Fédération des comités de parents de la province qui jusqu'ici s'était fait l\u2019alliée du ministre dans sa réforme.Aujourd'hui, la fédération soutient s'être fait rouler par le ministre Laurin.Nous avons été psychanalisés On reproche au ministre de l\u2019Education sa façon de procéder Les principaux intervenants du système scolaire ont l\u2019impression d'avoir été psy-chanalisés.Au cours des derniers mois, le ministre a rencontré un par un les groupes.leur a parlé de ses intentions sans remettre de texte écrit, les a écoutés et leur a promis un avenir meilleur.Il s\u2019est toujours refusé à rencontrer les intervenants en groupe.Le plus grand reproche qui lui est fait, c\u2019est, par le biais d'une réforme qui vise supposément à faire de l'école le centre du système d'éducation, de vouloir mettre la main sur l'acte pédagogique de l'école.Il a fort à parier que les oppositions ne tomberont les unes après les autres comme le prétend le ministre Laurin à moins qu\u2019il modifie ses positions ou qu'encore une fois, la population québécoise se laisse emporter par la passion de la confessionnalité, ce qui permettrait au ministre de faire la révolution qu\u2019il propose.Un projet de longue date Si la restructuration scolaire au Québec fait la manchette des journaux depuis quelques mois, c\u2019est depuis beaucoup plus longtemps qu\u2019il en est question.En réalité on n a pas cessé d\u2019en parler depuis l\u2019adoption des lois 27 et 28 sur le regroupement des commissions scolaires au début des années 70 Mais, cette réforme a véritablement été amorcée lors de la conférence Québec-commissions scolaires en janvier 1979 et elle a commencé avec l\u2019adoption de la loi 57 sur la fiscalité qui a enlevé aux commissions scolaires la presque totalité du champ de l'impôt foncier scolaire.Pour atténuer la contestation des commissaires d\u2019écoles, le gouvernement fait miroiter une décentralisation des pouvoirs du ministère de l\u2019Education vers les commissions scolaires et les écoles En 1979.le ministère de l'Education lance son plan d'action \u201cl'Ecole québécoise\u201d oui met l'accent sur un re- nouveau scolaire axé sur la qualité de la pédagogie et des apprentissages plutôt que sur le réaménagement des structures Une école en otage Or, le ministère de l\u2019Education se dit convaincu que le renouveau scolaire pro posé passe par la revalorisation de l'école et que cette revalorisation ne peut se faire sans une réforme en profondeur des structures scolaires.L\u2019école, écrit-on dans un document de travail qui a précédé la rédaction de l\u2019avant projet se heurte violemment à des obstacles qui semblent tenir au partage des pouvoirs et aux règles du jeu du système scolaire actuel.Structures scolaires, répartition des pouvoirs de décision et de contrôle, conventions collectives sont tour à tour identifiées par le gouvernement comme les handicaps majeurs du projet de revalorisation de l\u2019école.La réforme qu'il propose vise donc à libérer l'école des contraintes syndicales et de celles imposées par les commissions scolaires Pour le ministère de l\u2019Education.l\u2019école est actuellement en résidence surveillée, elle est tenue en otape oar des organisations syndicales toutes puissantes.Une école libérée Pour libérer l'école du joug de la commission scolaire, le ministère de l\u2019Education propose de renverser les rôles C'est l\u2019école qui détiendrait un statut juridique et il y aurait transfert à l\u2019école du gros des pouvoirs pédagogiques actuellement entre les mains des commissions scolaires Pour libérer l'école des contraintes syndicales, le ministère de l\u2019Education envisage modifier le champ de la négociation des enseignants en rendant plus flexible la sécurité d'emploi, en aug mentant la mobilité du personnel et en redéfinissant la tâche de l'enseignement pour mettre fin à ce que le ministre Laurin appelle la pédagogie du minutage.On ne peut que donner raison au ministère de l'Education lorsqu'il affirme qu'en éducation, les préoccupations des parents et des citoyens en général se situent au niveau de l'école Depuis longtemps.les parents souhai\u2019ent que l\u2019école soit proche de leurs préoccupations et de celles de la communauté en générale.Pour administrer l\u2019école, le ministère propose un conseil d'école comjxisé rie cinq membres, le directeur d'école et quatre parents choisis lors d'une as semblée générale des parents avant un enfant dans l\u2019école.Toutefois, ce conseil pourra s'ad joindre deux représentants du personnel de l'école, dont au moins un enseignant, et deux représentants de la communauté.Il est pour le moins étonnant de constater que le ministère de l'Education ne juge pas nécessaire la présence des enseignants et des étudiants (au secondaire) sur le conseil de l'école Pour tant, le ministre Laurin et ses prédécesseurs ont toujours soutenu que la revalorisation de l'acte pédagogique â l'école nécessite la participation de tous les agents de l\u2019école Dans presque tous ses discours, le ministre Laurin s'est fait le défenseur des étudiants, de leur prise en charge Mais il ne se sert pas de l'occasion qui lui est donnée de les intégrer à l'intérieur du conseil d\u2019école au niveau secondaire L'explication qui vient à l'esprit, c\u2019est que le ministre ne veut pas trop déplaire aux parents qui ne sont pas d accord avec la présence d'enseignants et d\u2019étudiants sur le conseil d\u2019école.Abandon des structures de participation A part d'être plus près d'eux, les parents n\u2019ont aucune garantie que le conseil d\u2019école sera davantage à leur écoute que ne l\u2019est la commission scolaire actuellement.l'avant projet de loi prévoit une iis semblée de (virents avant le 20 mai de chaque année pour choisir les membres du conseil d\u2019école Sous prétexte de ne pas développer un mode de fonctionnement unique pour l\u2019ensemble des écoles du Québec, le nu nistre laisse chaque école établir ses pro pres règlements II lui appartiendra de former un comité de parents ou un comi té pédagogique ou tout autre comité s'il le désire.Il n'est donc fait aucune obligation au conseil d\u2019école rie rendre ries comptes à la population Pourtant le ministère rie l'Education a senti le besoin d'inclure dans l\u2019avant-projet tir- loi l'obligation pour les commissions scolaires et les éco les de lui faire rapixirt annuellement.les structures de consultation et rie participation des parents à la vie rie l'école comme le comité d'école et le comité de parents n'ont plus leur raison d\u2019être Si ces comités n'ont pas donné rie grands résultats, il n'en demeure pas moins qu'ils ont permis a ries milliers rie parents de prendre contact et de s'in téresser â la vie rie l'écble Dans ces conditions, il y a danger, du moins dans certaines écoles, qu'une pe tite clique impose ses vues â la matorité Il est encore heureux quisle ministère de l'Education ne laisse pas â l\u2019école le soin de déterminer son statut confessionnel ou non En ne définissant pas davantage les pouvoirs et les res|x>nsahilités du conseil d\u2019école envers les parents et la commit nauté.le ministère de l'Education ai crédite la thèse selon laquelle il vise la mainmise sur l'acte pédagogique de l'é cole compte tenu que les écoles seront du moins au plan pédagogique, sut le contrôle du ministère par le biais ries bureaux régionaux Rappelons en outre que le principal doit détenir un permis du ministère ce qui est nouveau, et que ce dernier peut le démettre après cinq ans.Une coopérative de service On savait déjà que le ministère «le l\u2019Education songeait sérieusement a ré duire les pouvoirs des commissions sco laires Elles deviennent «les coopératives au service «les écoles.Il est à prévoir qu\u2019éventuellement.«-Iles deviendront un sous comité «le la municipalité régional»' de comté.Déjà, l'avant protêt de loi pré voit qu«\u2018 trois représentants l ___dossiers Quebec.Le Soleil, samedi 16 janvier 1982 '¦% Clément RICHARD UKftEÎI WJ?t^-4 -&r^.>?', y*.: Les relations sont à l'orage électrique entre la Corporation des artisans de Québec (CAQ) et le ministère québécois des Affaires culturelles.Pour des questions de gros sous et de principes, le directeur général de l\u2019organisme regroupant les artisans de la grande région de Québec, Jean-Pierre Tremblay, et le titulaire des Affaires culturelles, Clément Richard, ne peuvent plus se voir en peinture.Pierre Boulet fait le point sur la chicane entre ces deux parties pourtant liées par le désir de promouvoir l'identité culturelle du Québec.g.mm mm ,*-\u2022*«* ¦et'*** « \\ rm'ï+i imm M\u2019yé wm Jean-Pierre TREMBLAY Les relations artisans-Affaires culturelles au plus froid Chicane de gros sous et de principes i Le moins qui- l'on puisse dire, c\u2019est que le torchon brûle entre la Corporation des artisans de Québec (CAQ) et le ministère des Affaires culturelles.Ceux qu\u2019on percevait, hier encore, comme deux partenaires liés par un désir commun de promouvoir l'identité cultu relie du Québec, ne se parlent plus désormais qu'en échangeant des gros mots et en se criant des noms sur la place publique.Bien sûr.il est question de gros sous.La CAQ.qui regroupe quelque 250 artisans professionnels de la grande région de Québec, réclame une aide financière accrue du ministère, entre autres pour combler deux déficits annuels successifs, le ministère répond qu'il n'a plus d\u2019argent et oue.de toute manière, la cor poration doit viser l'autosuffisance.Mais il est aussi question de principes.de priorités politiques, de style de gestion ministérielle.On compare la's libéraux et les péquistes.On nomme des personnages.L'Allier, Vaugeois, Richard Alors là, le ton monte.Et le débat devient politique.C\u2019est ici que la goulache commence à prendre au fond.Line indication sur le ton qui prévaut dans les relations entre la CAQ et le ministère des Affaires culturelles?Lulu Turgeon et Jean PietTe Tremblay, pré sidente et directeur général de la CAQ.la fournissent: \"L'arrivée au pouvoir du PQ et le départ de L'Allier ça été la plus grosse claque que nous ayons reçue.L'AI lier, lui, comprenait.\" Pas besoin de faire de dessin sur l'humeur du ministre Clément Richard Quand on est ministre des Affaires culturelles dans un gouvernement qui appuie une bonne partie de sa crédibilité sur la promotion de la culture et.de là de l'identité québécoise, on se passe volontiers de ce genre d'allusion.Le grand désenchantement Mais tout cela, ce n'est encore que le ton.Il y a les raisons Au creux de cette marmite mijote le devenir collectif des 250 producteurs de métiers d'art, membres de la CAQ Un devenir marqué par deux enjeux prioritaires: le développement à court et à long terme de l'industrie régionale des métiers d'art; et la mise en marché de la production artisanale aux échelles nationale et internationale.Il est vrai que pris individuellement, les artisans ne semblent pas éprouver de difficulté majeure de survie et qu\u2019ils ne font guère état d'un contentieux tendu avec le ministère des Affaires culturelles.C'est en terme de collectivité que se pose le problème.Absorb»' par les exigences de la pro duction et par l'administration de sa petite entreprise, l'artisan doit s'en remettre à la corporation dont il est membre quand vient le temps de penser au développement collectif et global des mé tiers d'art formation, promotion, mise en marché, plans collectifs d\u2019assurance, mise sur pied d'infrastructures régionales, etc.C\u2019est jiar le biais de cette gestion et de cette mise en marché communes que l'artisan peut espérer contrer plus efficacement la concurrence en provenance de l\u2019extérieur et.parallèlement, prendre pied sur les marchés hors-Québoc Et c\u2019est à ce chapitre que la Corporation des artisans de Québec vit pré sentement un grand désenchantement dans ses rapports avec le ministère.\"Pour nous, il doit y avoir une politique de développement à partir des créateurs, affirme Jean Pierre Tremblay.Ce que l\u2019on veut, c\u2019est que le gouvernement aide financièrement les créateurs pour qu'ils assument leur propre développemen t.\" Donc, aide économique accrue de la part de l\u2019Etat et autonomie de gestion pour la collectivité des artisans, réunis à Québec à l\u2019intérieur de la CAQ.Mais, aussi, planification à long terme' Ce que demandent les dirigeants de la CAQ.c\u2019est la reconduction d'un plan quinquennal (le premier programme quinquennal de soutien des métiers d'art 1976-1981 vient tout juste de prendre fin) qui garantirait d'avance la sécurité financière des regroupements d'artisans et qui leur permettrait d'élaborer en toute sécurité des plans de développement.\"L\u2019Aliter avait compris ça.Le gouvernement fédéral comprend ça.Avec le gouvernement du PQ et avec Clément Richard, tout se négocie à la pièce, à la petite semaine\", affirme Tremblay avec amertume\tO Une crédibilité certaine Lulu Turgeon et Jean-Pierre Tremblay se sentent d'autant plus autorisés à en demander davantage et à contester l'attitude du ministère des Affaires culturelles que les artisans ont.selon eux.déjà fait largement leur part S'appuyant sur les statistiques officielles les plus récentes, celles de 1976, ils rappellent l'apport appréciable des métiers d'art dans l'économie québécoise: \"La valeur des ventes au détail des produits d'artisanat totalisait au Québec, en 1976.la somme impressionnante de $150 millions comparativement à $100 millions pour les livres et périodiques.$100 millions pour le cinéma et $85 millions pour le disque, affirme la présidente Lulu Turgeon dans une lettre envoyée récemment au ministre Clément Richard.Près de 50 pour 100 du total des ventes au détail des produits d\u2019artisanat représenterait la production québécoise.On estime qu'au Québec, environ 3.000 personnes tirent un revenu relativement important de la production d'oeuvres artisanales.\" En outre, entre 1976 et 1981, les artisans ont injecté de leurs poches des sommes considérables et croissantes d'année en année dans les activités et le développement de la corporation: $99,350 en cotisations; $459,886 en frais de participation aux salons des artisans; $22,000 en cotisations pour des plans d'assurances collectives; $18.000 pour la mise sur pied de Plein-Art 81.Au total, plus d'un demi-million de dollars en cinq ans investi par quelque 250 producteurs de métiers d\u2019art de la région de Québec.Deux poids, deux mesures! Les administrateurs de la CAQ crient aussi à l'injustice et affirment que le secteur des métiers d\u2019art est largement défavorisé au profit d'autres secteurs \u2014 le livre, par exemple \u2014 depuis l\u2019arrivée du PQ au pouvoir et la prise en charge des Affaires culturelles par les ministres Vaugeois et Richard.\u201cJe ne vois pas pourquoi-le ministère subventionne à grands frais les salons du livre et refuse, en dépit de nos nombreuses demandes, de subventionner les salons des artisans, commente Jean-Pierre Tremblay.Le Salon du livre de Québec, c\u2019est l'affaire d\u2019un promoteur privé et ça réunit les multinationales de l\u2019édition.Le Salon des artisans, c'est la propriété de l\u2019ensemble des créateurs membres de la CAQ et ça réunit les artisans producteurs de la région.\u201d Les derniers rapports annuels du ministère des Affaires culturelles accréditent les allégations de Tremblay.Entre les années financières 1979-1980 et 1980-1981, la portion de budget du MAC destinée à soutenir les métiers d'art est allée décroissant, tandis que celle prévue pour le soutien du livre a augmenté.En 1979-1980.par exemple, les salons du livre au Québec ont reçu $251.600 du ministère Les éditeurs et distributeurs québécois ayant participé à ces salons ont reçu, quant à eux.$26.690 Au chapitre de l\u2019aide à la distribution et à l'exportation du livre québécois, le MAC a versé $114.300 pour la même année.En 1981- 1982.ces trois postes budgétaires passaient respectivement à $256,723.à $29.243.58 et à $135.729.76 En 1979-1980.les 13 corporations et associations d'artisans du Québec recevaient globalement $609.000 Les salons d\u2019artisans et leurs participants n\u2019étaient pas subventionnés.Quant à l\u2019aide financière au développement et à la mise en marché des métiers d\u2019art, le MAC lui consacrait $189,217 En 1980-1981.ces sommes étaient réduites à $550,600 et à $75,000 respectivement.Le règne des bureaucrates?C\u2019est donc un retour aux sources de 1976 et aux principes mis de l'avant par le ministre L\u2019Allier que réclame la Corporation des artisans de Québec: la création d\u2019un programme à long terme qui donne plus d\u2019argent aux créateurs et qui leur laisse plus d\u2019autonomie dans l'orientation de leur développement.Un programme qui.au chapitre du quantum, rétablirait aussi l'équilibre entre la part des métiers d\u2019art et celle des autres disciplines ou secteurs d'activités.Malgré le blitz systématique mené à cette fin par les dirigeants de la CAQ.tant aux niveaux politique que technocratique.ceux-ci se disent pessimistes.\u201cOn a l'impression que le ministère est en train de reprendre tout le pouvoir et toute l\u2019autonomie délégués aux organismes, dans le cadre de la régionalisation, pour les remettre aux fonctionnaires qui vont se charger, eux.de penser, de décider et de développer à notre place.lance, acide.Jean-Pierre Tremblay.Et là.le patchage et l'administration à la petite semaine vont recommencer.\" Si le diagnostic de Jean-Pierre Tremblay et de Lulu Turgeon se révèle être juste, c\u2019est la raison d'être et la survie des corporations d artisans qu'on s\u2019apprête à mettre dans la balance Il semble bien que le torchon n'a pas fini de brûler' Clément Richard crie au chantage Le ministre des Affaires culturelles.Me Clément Richard, en a plein le dos.Pas des artisans, mais plutôt de celui qui.depuis quelques années, a pris l'habitude d'entrer au ministère comme un bulldozer sur un chantier.Il en a plein le dos et il ne le cache pas \"J'ai envie de dire que si les relations sont mauvaises avec la Corporation des artisans de Québec, c\u2019est à cause de la personnalité du directeur général.Jean-Pierre Tremblay, déclare excédé le ministre Richard Si ce n'était pas île lui.il n'y aurait pas de problème.\" Depuis quelques années, en effet.Tremblay a adopté la stratégie du lob bying systématique pour obtenir des fonctionnaires ce qu'il réclame.D'autres parleraient de harcèlement.Le ton est monté d\u2019un cran en décembre.lorsque la CAQ est allée chercher un octroi fédéral de $75,000 pour financer la réalisation d\u2019un catalogue des produits de métiers d'art Pourtant, même le gouvernement québécois ne crache pas sur l'apport économique d\u2019Ottawa dans le domaine culturel A preuve, la participation fédérale de $100.000 dans la rétrospective Riopelle au Musée du Qué bec.Mais c\u2019est moins la subvention \u2014 \"c'est moi qui leur ai suggéré d'aller la chercher\", affirme le ministre \u2014 que la mise en scène déployée pour la circonstance qui a choqué Me Richard.En plein Salon des artisans, le ministre Pierre Bussières, à la tête des cinq autres députés fédéraux de la région de Québec, est venu remettre le chèque aux dirigeants de la CAQ sur une tribune où apparaissait le drapeau canadien Le gros show' En cette période de tensions constitutionnelles.il n'en fallait pas plus pour faire sortir le ministre québécois de ses gonds.\"Si Tremblay terrorise mes fonctionnaires.il ne me fera jamais céder à son chantage.Je refuse le jeu de la surenchère avec le fédéral Et puis à un moment donné, si les députés fédéraux veulent les artisans, je vais les leur donner.Ils les prendront, les artisans.\" Et il ajoute: \"Ils font toute une mise en scène pour une subvention de $75,000.Mais est-ce qu'ils parlent des $600.000 qu'on leur a versés depuis cinq ans?\" Voilà pour la qualité des relations entre la CAQ et le ministère des Affaires culturelles.Reste le fond du problème.Et le reste.Le ministre admet que le MAC a une part île responsabilité dans le déficit de la Corporation des artisans de Québec \u201cNous avons changé les nonnes en cours de route.C\u2019est d'ailleurs pour ça que nous avons contnbué à éponger le déficit.Mais voilà, quand on leur donne le cheval, ils demandent aussi la bnde.\" \"Si je payais la totalité de leur déficit ce serait une incitation à en faire d autres, poursuit Me Richard Pas question d'encourager la mauvaise gestion.Et de toute façon, il n\u2019y a plus d'argent disponible.\" Et les accusations de discnmmation par rapport au secteur du livre?Pourquoi subventionner les salons du livres et pas ceux des artisans?\"Les participants aux salons du livre ne font pas de profits immédiats, soutient le ministre Pour eux l'exposition n'est pas immédiatement rentable.Le livre est plus difficile à vendre que les produits de métiers d'art.En outre, les organisateurs de salons du livre sont condamnés à réclamer un pnx d'entrée, ce à quoi les artisans se sont toujours refusés.\u201d \"Si je subventionne les salons du livre, c'est qu'il n'y a pas de corporation du livre à subventionner.Je pourrais tout aussi bien dire qu'on se mettra à financer les salons des artisans et à ne plus donner d\u2019octrois aux corporations.Et à part ça.Tremblay a eu largement plus que sa quote-part \u201d Quant à la reconduction d\u2019un plan quinquennal du style de celui qu'avait mis sur pied l'ex-mmistre L\u2019Allier, les artisans sont mieux de faire une croix dessus: \u201cOn a dit qu'on les appuierait pendant cinq ans et qu'après, ils devraient voler de leurs propres ailes, ajoute ,le ministre On a même réparé les pots cassés.Si leur gestion n'est pas saine, je n\u2019y peux rien.\" En dépit de l'état du dossier, Me Richard refuse de parler de \"bordel\u201d.\"Economiquement, le dossier est fermé.Pour le reste, on peut toujours discuter!\" C\u2019est quand même le bordel' 4 À Qu*b«c.Le Soleil, samedi 16 janvier 1982 dossiers _JL?Il y a un an, les citoyens de la vallée de la Ma-tapédia bloquaient routes et voies ferrées pour protester contre la lenteur des gouvernements à débloquer un projet de pa-.peterie.Aujourd\u2019hui, ils se réjouissent de leur geste: une usine est en construction à Sayabec, une autre attend un meilleur climat pour s\u2019implanter à Causapscal.Quant à la papeterie réclamée au départ, elle n\u2019est toujours pas sortie, du sol de Matane à qui on l\u2019a attribuée.La vallée crie victoire, nous explique Michel Corbeil, de notre bureau de Matane.M ___N'SV» fit;! vij V® &¦ *.ify\" **fP*^|L v ,x'' - mm Quelque part dans la vallée de la Matapédia.janvier 1981.La Matapédia: une colère rentable michel corbeil Un an après être descendus dans la rue, les Matapédiens sont considérés comme les gagnants de l\u2019épreuve de force qui les a opposés aux deux paliers de gouvernement A pareille époque l'an dernier, bien malin qui aurait pu prédire ce que retirerait la vallée de la Matapédia de ses tractations pour obtenir l'implantation chez elle d'une papeterie.Depuis septembre 1980.da te du dévoilement d\u2019une étude de localisation de l\u2019usine, le projet s\u2019en fonçait chaque jour un peu plus dans les marécages politiques.Sentant le dossier glisser hors de la vallée, le Ralliement populaire pour la papeterie de la vallée de la Matapédia est créé.Du coup, une population, en butte au chômage chronique et à l\u2019exode marqué de ses jeunes, trouve un levier à ses é-nergies.Le 19 janvier sonne le départ d'une série d'actions orchestrées par le ralliement et qui tiendront les médias de tout le pays sur le qui-vive.La population de 24,000 âmes adresse un message clair aux gouvernements qui ont profité du dossier pour amasser du capital politique: la vallée exige un projet moteur pour son économie, une papeterie.Le 19 janvier, plus de 2.000 personnes, réunies à l\u2019église de Amqui.\u201cchantent la grand-messe\u2019\u2019 de la papeterie à des députés et fonctionnaires \u201csoustraits\u201d à leurs activités.Le 27 janvier, la route 132 est bloquée.Le 31 janvier, c\u2019est au tour du train de Via Rail d'être immobilisé à Amqui.Le 4 février, l\u2019aile féminine du ralliement prend d\u2019assaut le poste de la Sûreté du Québec de Amqui.Le 12 février, les 24 maires de la vallée menacent de démissionner en bloc.Les autorités politiques se doivent d\u2019agir rapidement.Le 19 février MM.Pierre de Bané et Yves Bérubé, annoncent l'implantation de la papeterie à Matane et l\u2019octroi de projets de rechange à Sayabec (usine de panneaux-meubles) et Causapscal (scierie géante): Grands gagnants Un an après la lutte, tous donnent les Matapédiens comme les grands gagnants du \u201cmarché politique\u201d.Du moins, soulignent plu sieurs, la victoire est évidente tant que la papeterie ne sera pas en voie de se bâtir à Matane alors que les travaux de construction de l\u2019usine de Sayabec ($65 millions en investissements et 350 emplois directs) ont débuté.La réalisation de la scierie de Causapscal semble à la merci de la conjoncture incertaine de l\u2019industrie du bois.Mais la vallée se réjouit des emplois qui seront créés à Sayabec: plus nombreux que ceux d\u2019une éventuelle papeterie, ils seraient da- vantage à la portée de la main-d'œuvre locale De passage à Sayabec.cet été, le premier ministre René Lévesque a lancé que la vallée a décroché le gros lot.\u201cNous ne l\u2019avons jamais caché, a commenté récemment un porte-parole de la société d'Etat Rexfor, par tenaire avec les industriels allemands Kuntz pour l\u2019usine.M Jean Ferron; les gagnants sont les Matapédiens pour l\u2019instant.Les panneaux-meubles créent 350 emplois et rentabilisent plusieurs scieries.\u201d Politiquement, les autorités se gardent d\u2019accorder un quelconque crédit aux moyens de pression, question sans doute de ne pas donner l\u2019idée à d\u2019autres régions.M.Denis Perron, le député québécois de Du plessis, sur la Côte-Nord, vers lequel les rumeurs ont déjà acheminé le projet de panneaux-meubles, commente: \u201cJe doute fort que l\u2019usine soit redevable au Ralliement po pulaire.Notre type de forêt ne convenait pas\u201d Les Gaspésiens de toute la péninsule diffèrent d\u2019opinion.Le maire de Matane, M.Roger Dion, est le premier à le reconnaître: \u201cLe projet aurait pu se diriger ailleurs.Le résultat est le fruit de leurs presisons\u201d.M.Roger Pelletier, responsable du Regroupement économique Shick-Shocks de la région Cap-Chat / Sainte-Anne-des-Monts, se fait plus direct: \u201cS\u2019ils (les Matapédiens) n'avaient pas gueulé, ils n\u2019auraient db-tenu ni papeterie, ni panneaux-meu blés.ou bien une usine de panneaux dans vingt ans\u201d.Un outil M.Jean-Guy Gagnon, responsable de la Société d\u2019exploitation des ressources de la vallée, a été au coeur de l'action: il a occupé la pré sidence et le leadership moral du Ralliement populaire \u201cLe ralliement a provoqué la re cherche rapide de solutions de re change.Sans ralliement, je ne suis pas certain que les autorités auraient nécessairement orienté les Kunl/ vers la vallée.\u201cAvec le recul du temps, je dirais que les gens se sont battus pour un projet moteur et les Kuntz peuvent recevoir jusqu\u2019à maintenant re titre honorifique.Les gens se sont battus pour une papeterie parce qu\u2019ils réa gissaient à des promesses non tenues.\u201cL\u2019époque des promesses est ré volue, affirme M.Gagnon avec conviction.Il y a un élément de prudence dans les discours des po liticiens maintenant.On ne fera plus 15 ans de politique sur un dossier Dans la vallée, nous avons mis un point final à ça.\u201d \u201cL\u2019élément moteur a été la situation économique, pas les individus du ralliement.Avant la création de la structure, la mobilisation s\u2019était déjà cristallisée.\u201d Le président du défunt organisme se veut réaliste: tous les problèmes ne sont pas réglés II fau dra se méfier de la désarticulation du secteur agricole au profit des emplois industriels.\u201cMais il ne faut pas négliger l\u2019impact de l\u2019usine de panneaux-meu blés.Le dossier réglera le sort de Sayabec et de ses alentours.\" Impact Journaliste à la radio locale de la vallée.M Gilles Dufour ajoute: \u201cLe projet des Kuntz en est un d\u2019avenir I^s industriels d\u2019Allemagne sont des hommes d\u2019affaires agressifs Ils sont heureux de la région et d'autres pro jets pourraient se greffer aux pan neaux meubles \u201cDes gens, surtout de Causapscal, sont nostalgiques de la pa peterie.Mais la vallée est dans l'en semble satisfaite.Au niveau de l\u2019ha bit al ion, c\u2019est en ce moment très difficile de se trouver un logement à Sayabec ou Amqui.Les gens demeurent sur place et même reviennent.L\u2019exode semble se freiner temporairement \"Maintenant, poursuit M.Dufour.il faut réaliser d\u2019autres projets par nos propres moyens Nous avons crié une fois pour de l\u2019aide.Une seconde fois ne fonctionnerait probablement pas .\u2019\u2019 \"Ce qui a fait la force de la vallée, c\u2019est que deux hommes politiques se sont compromis, fait-il en allusion aux ministres de Bané et Bérubé.l.es gens ont exploité ce ca pital politique.I.es deux hommes se sont engagés dans des formes de promesse et les gens les ont con frontés.Oui, je pense que la vallée est gagnante de l\u2019affrontement \" Une population debout depuis 1970 La vallée de la Matapédia ne sera jamais plus la même.La constatation émane de M Jean-Guy Gagnon, président de l'ex-Ralliement populaire pour la papeterie vallée de la Matapédia.D\u2019abord, insiste celui qui a été le leader par excellence des Matapédiens dans leur bataille politique pour l\u2019obtention d\u2019un projet moteur de l\u2019économie, les politiciens ne se hasarderont plus jamais à laisser trainer des promesses inconsidérées dans le paysage de la vallée \u201cJe rêve du jour où \"ils\" élaboreront un véritable plan de développement des régions périphériques.Les Conseils de ministres sont composés pour la plupart de gens des grandes villes.Les hommes politiques, de quelque tendance qu\u2019ils soient, devraient se battre envers et contre leur parti s'il le faut II devrait y avoir un ralliement populaire pour les hommes politiques.\"La plus grande victoire des Matapédiens a été de travailler en- semble.Le climat est maintenant moins bruyant, mais les gens s\u2019impliquent et œuvrent sur différents comités.\" Ce résultat, avance-t-il, n\u2019est nullement le produit du ralliement.\"Dans la vallée, les gens sont éveillés.Les gens se sont levés en 1970 et ne se sont jamais assis depuis.\" En 1970, souligne-t-il, l'abbé Charles Banville, à Sainte-Paule a répondu à une demande du milieu qui a débouché sur les Opérations-dignité.En 1975, Sainte-Marguerite a lancé la bataille sur la rétrocession des lots intramunicipaux.Formule connue Les Matapédiens n\u2019ont nen inventé au chapitre de l\u2019action.Le journaliste Réal Laberge, du SOLEIL, a couvert les événements turbulents d'août 1970 qui ont présidé à la naissance d\u2019une cartonnene à Cabano.dans le Bas-Saint-Laurent \"C\u2019est une suite éloignée du tra- vail du Bureau d'aménagement de l\u2019Est du Québec (BAEQ) qui a fait l\u2019animation pendant quelques an nées, dit-il.Dans le Bas-Saint-Laurent, les gens disent qu\u2019ils feront un \"Cabano\" quand ils menacent de réagir avec force.\u201d Depuis l\u2019hiver dernier, des gens de partout au Québec ont contacté les animateurs de l\u2019ex-ralliement \"Cabano a sûrement fait école au même titre que le Ralliement semble faire école ailleurs\u201d, laisse entendre M.Gagnon De fait, plusieurs organismes, depuis l\u2019an dernier, semblent s\u2019être inspirés du ralliement A Marsoui et Pointe-à-la-Croix, par exemple, cette dernière localité s'étant doté de son propre ralliement populaire, la population a bloqué la route 132 pour amener les gouvernements à se pencher sur les problèmes de leur scierie respective.\u201cIl est évident, rapporte le président de la Commission de développement industrielle Port-Daniel / Percé, M Eugène Bouchard, que seule la rue peut donner des résultats dans un dossier politique.Seule l\u2019action porte des fruits, l\u2019action sou tenue.\u201d \u201cAu début, témoigne le préfet de la Municipalité régionale de comté de Bonaventure, M.Jean-Guy Poirier, nous nous posions des questions sur leur action Maintenant, nous voyons les résultats.\u201d Premier ingrédient de la \"recette\u201d, la population doit se lancer dans le débat.Cet automne, le ministre québécois Bernard Landry est venu dans la baie des Chaleurs pour enterrer le projet d\u2019usine de carbonate de soude de $500 millions à Port-Daniel.Un maire et un commissaire industriel ont réagi.\u201cJe suis très surpris de la réaction de la population qui a avalé la pilule sans broncher\", laisse tomber M Poirier.Le dossier de Port-Daniel a été mené en coulisse.Celui de la vallée sur la place publique.Le journaliste Gilles Dufour, de Amqui, tire ses conclusions.\u201cLorsqu'un dossier ne bouge plus, il faut le dire pu bliquement.\u201d M Gagnon complète: \u201cTous les dossiers commencent en coulisses Dans notre cas, nous essayons de développer des mécanismes d'information\".La vallée est redevenue plus cal me.Des projets de prises en main plus locales sont cependant en branle, moins gros, tout aussi importants.Et certains Matapédiens n\u2019ont pas abandonné leurs prétentions à une papeterie.Les rumeurs laissent croire à une faillite de lancement de papeterie à Matane Dans la vallée, plusieurs se frottent les mains.Un groupe privé a recueilli plus d\u2019un million de dollars pour un projet de papeterie à Amqui, somme issue d\u2019une souscription populaire.Et.un an après l\u2019octroi du projet à Matane, la Société d\u2019im-plantation de la papeterie Matapédia n\u2019est toujours pas démantelée et tient toujours des réunions au cas où.» L Quebec, Le Soleil, samedi 16 janvier 1962\u201c\u201c Expérience de climatisation à l\u2019aide d\u2019un bloc de glace géant par Claude TESSIER Il y a encore des gens qui se réjouissent des grands froids que l\u2019on connaît.M Sarto Buies souhaite quant à lui que ça dure encore un lion bout de temps Cet ingénieur en mécanique du Centre de recherches industrielles de Sain te-Foy travaille présentement à bà tir un bloc de glace naturelle de H pieds sur 8 sur 9 pieds de haut, ce qui est à peu près la grosseur d'une cabane à pèche, dans le but de s\u2019en servir durant les jours chauds «lu prochain été Dans le cadre d'une expérience qui durera un an et pour laquelle le* gouvernement fédéral a versé au Centre de recherches une subvention de $156,000.M Buies es père montrer qu'il sera rentable de climatiser «les immeubles au moyen de glace naturelle en t reposée.Quand le froid est gratuit M Ruies s'est dit: \"La climatisation de certains immeubles est non seulement souhaitable mais elle est parfois essentielle.lui climatisation consomme beaucoup d'énergie.-Cela coûte cher' Du fr«»id.il y en a «-n quantités il limitées autour de nous, ces temps ci II suffit d'ouvrir la porte.C'est gratuit' Pourquoi ne pas entreposer le froid sous forme de glace naturelle pour s\u2019en servir plus tard?\u201d Son niée rappelle les anciens Canadiens qui allaient couper la glace sur le fleuve Saint-Laurent pour l\u2019entreposer dans le bran de scie des glacières Le froid de nos hivers trouvait ainsi une vocation en été Dans la décennie 1980.à cause des coûts de main-d'œuvre et de manutention, il ne semble pas intéressant de retourner au découplage de la glace sur les lacs et les rivières.Mais il appiarait possible d'en fabriquer sur place, à pieu «le frais, avec l'eau de l'aqueduc, un gicleur «-t un fl«>t d'air froid tiré de l'extérieur Quatre pouces par jour Pour les fins de son experience compiortant un tas de mesures et d'observations, M Buies a fait construire un cabanon à côté de l'édifice du Centre de recherche, à Sainte-Foy.A l\u2019intérieur se trouve un grand bac où est fabriquée la glace.Chaque jour de grand froid, cette semaine, la glace épaississait de 4 pxiuces par jour Cette glace est faite automat iquerm-nt, par couches minces successives, A partir de l'eau du robinet et du froid canalisé de l\u2019extérieur, et amené par une petite soufflerie.Il s\u2019agit «Tune glace dure.un peu comme celle que l'on trouve au \"pain de sucre\u201d qui se foi me au pietl de la chute Montmorency, en hiver.La glace a des propriétés d'absorption d'énergie de 144 fois supérieures A cellc-s de l\u2019eau.Les sys-tèm«-x de climatisation utilisent ha Rituellement comme refroidisseur des systèmes mécaniques, des tours d'eau par exemple, et non la glace M Buies climatisera une par tie de l'air des ateliers du centre grâce à un système de tuyaux s««us terre ayant comme cal«>porteur du glycol (un mélange d'eau et d alcool) relié au gros bloc de gluct-conservé dans le cabanon isolé.Les caprices de la glace De l'observation minutieuse de tout ce qui se passera dans cette expérience, déc«»ulera un tas de mesures qui permettront de for muler les résultats et des projets II ne serait pas interdit de pienser qu'un jour dans un des bosquets entourant le centre de recherches il y aurait un bloc de glace de 100 pieds sur 100 sur 15 de haut, enfoui sous terre, qui pourrait servir à la climatisation de l'édifice.Pour le moment, M.Buies se contente de faire la première expérience La deuxième phase pour-rait être faite p>ar la réalisation d'un système de glace naturelle ap pliquée à la climatisation d'un immeuble ordinaire.Un premier résultat semble se dessiner: fabriquer piar des moyens simples comme l\u2019eau de l'aquefluc et un courant d'air froid de 1'ex-téneur un bloc de glace solide de 9 pieds d'épaisseur, cela est plus compliqué que ça en a l\u2019air' la glace: c'est capricieux! Les physiciens «1e la mécanique des glaces en savent quelque chose! Pass - 4 nomigue découlant «le la régleiru\u2019ntation et de la lé gislation.Plus de 600 participants de 60 pays se rendront A l'hôtel Sheraton Mont Royal pour abortler les grands sujets de controverse au sujet «le l\u2019amiante.Ce svmposium mondial est sous les auspices «les gouvernements du Québec, «lu Canada et «le la Commission «les communautés européennes.- La fabrication des fûts de raquettes en contre-plaqué sera une réalité industrielle à l'automne à la compagnie Kabir Kouba Inc.du Village-des-Hurons.La presse, qui subira d'ici là une période de rodage, a été mise au point par la compagnie Forintek.d'Ottawa, dans le cadre du programme fédéral d'aide à la nouvelle technologie dans l'entreprise Le projet a coûte $100.000 incluant celui de la machine La presse moule une dizaine de paires de raquettes à la fois à partir de bois déroulé Elle permet aussi l'utilisation d'autres vanétés de bois que le frêne, un bois facile à manier mais dont les sources d'approvisionnement se raréfient Les nouveaux fûts fabriqués sous presse se révèlent plus résistants Ici.l'ingénieur-concepteur.M Paul Georges.et le directeur général de l'usine.M Alphée Picard.Les nouveaux fûts seront sur le marché à l'hiver de 1982-83 Raquettes en contre-plaqué sur ta PROMENADE du 19 au 23 janvier inclusivement Une profusion d\u2019aubaines dans toutes nos boutiques.Venez en foule profiter de ces super-économies! LES PROMENADES DE 5555, 3e Avenue ouest, Charlesbourg - Stationnement facile Chinois inspirés par le Musée de la science de l\u2019Ontario Les Chinois ont trouvé au Canada non seulement le Musée de la science qu'ils construiront à Betjing mais également une partie de son financement Après avoir fait le tour du monde, ils ont retenu le concept du Musée de la science de l\u2019Ontario.En retour, ils ont proposé de tenir à Toronto une grande exposition internationale sur \"les secrets chirxus ou 7,000 ans de découvertes\u201d Cette L\u2019or gris traité Les ojmpagmes canadiennes de services informatiques dépenseraient $1.5 milliard en 1985 pour faire traiter aux Etats-Unis les informations sur ordinateurs Cela inquiète gran dement 70 entreprises canadiennes qui ont demandé au gouvernement exposition exceptionnelle aura lieu du 1er mai au 30 octobre.Etant donné son ampleur, le Musée de la science de l\u2019Ontario ouvrira ses portes jusqu'« lOh le soir, les fins de semaine et le prix d\u2019entrée a été haussé à $5 pour les adultes Pas foux ces Chinois! Ils ont demandé et obtenu un partage des profits pour financer le Musée Fhinois de la science.Chinois et Ontariens ont su se comprendre1 aux E.-U.fédéral de limiter le volume des données canadiennes traitées par ordinateurs aux Etats-Unis Le même problème se pose pour le Québec quant aux données traitées le plus souvent par des ordinateurs situés à Toronto.« * < En vigueur jusqu'au 4 février 1982 CALENDRIER PROMOTIONNEL DU SALON DE COIFFURE LUNDI MERCREDI RABAIS DE s7.Permanente spéciale RABAIS DE s7.Permanente spéciale MARDI RABAIS DE 57.Teinture et coupe JEUDI RABAIS DE V.Balayage Composez \u2022 Place Fleur de Lys \u2022 Galeries Chagnon 529-9861\t833-471 1 poste 336\tposte 202 Sears vous en avez pour votre argent, et plus \u2014- -\" Simpsons-Sears Limitée-_____ KSmE v>«*> *X*sis \"M; HL*i4 - '¦; % '¦f :5 *», - ¦ ; M£fajg|jt2^&.iâiüimi?nIwSss m sm ' i*'\u201d ./' 4 jjsRÿy f-3-M fg pgÉ&àgÿi $!£:éÈ2Eïï\"P Sil v O .s§B£>$;i: WW: :y.:?'\u2022::'.-'x:- f.\\ t i^ijaPS Wmm i m * \u2019A pifeg msm ïfâ/s'Ü-
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