Le soleil, 22 juillet 1993, Cahier A
[" 6,75%* 3 ans : 5 000 $ minimum GARANTI (418)652-8011\t1 800-463-8317 MIDLANDWALWYN LC SCNS DIS VALEURS ««\u2022LUI CHII»\u201c \u2022Taux en date du 21/7/93 Taux sujet à changement et a la disponibilité LE SOLEIL MICRO DATA RABAIS DE $ 20.00 SUR MODEM US ROBOTICS Of'Rt Ml IN JUSQU AU iO JUIN '««} 623-3073 JEUDI 22 JUILLET 1993 QUEBEC.97E ANNEE NO201 42PAGES 3CAHIERS ?1 TABLOID LIVRAISON A DOMICILE (7 JOURS) 3.50 TPS 024 T V O 0 30 4.04 MONTREAL OTTAWA 60Ç PluSJyQ 50C Pk*TPS TVQ LE SPORT a I rrrrrrn rm tttti Le Concours hippique de retour.sur les Plaines Le Concours hippique de Québec revient après 10 ans d\u2019absence, loin des chicanes avec la Société linnéenne.Il a lieu jusqu'à dimanche, sur les plaines d'Abraham.S-8 LE MONDE Trêve pour un marathon de négociations en Bosnie Une trêve est promise pour les négociations sur la paix en Bosnie entre musulmans, serbes et croates qui reprendront demain à midi à Genève.C-1 LE CANADA Les accords parallèles sur l\u2019ALENA sont presque conclus Le ministre fédéral du Commerce a annoncé hier que les négociations parallèles à l\u2019Accord nord-américain de libre-échange étaient pour ainsi dire conclues.A-6 LE QUEBEC Sam Elkas nie avoir rencontré des représentants de Hussein Le ministre québécois des Transports a clamé, hier, qu\u2019en aucun temps il n\u2019a rencontré, en 1991 au Maroc, un ou des représentants du gouvernement irakien.A-4 L\u2019ÉCONOMIE Northern Telecom abolit 2000 emplois au Canada Northern Telecom met à pied 5200 employés à travers le monde, dont 2000 au Canada, dans le cadre d\u2019un important plan de rationalisation de ses activités.B-8 L\u2019ÉDITORIAL Un conflit d\u2019une autre époque au Hilton Les employés du Hilton ont enfin accepté les offres patronales.Faudra-t-il d\u2019autres conflits pour que les syndicats revoient une stratégie dépassée ?A-8 L'INDEX \t Annonces classées\tC-2 à C-6 Arts\tB-3 à B-5 Bridge\tC-6 Décès\tC-6 et C-7 Économie\tB-6 à B-8 Éditorial\tA-8 Horoscope\tC-5 Le Monde\tC-1 Où aller à Québec\tB-5 Québec et l\u2019Est\tB-1 et B-2 TABLOÏD SPORT\tS-1 à S-13 Bandes dessinées\tS-15 Ce soir à la télé\tS-16 Feuilleton\tS-14 Mots croisés / Mot mystère\tS-14 LA MÉTÉO\t Aujourd'hui: Nuageux, averses dispersées, maximum 18, minimum 13.\t1>* Demain: Éclaircies, mais possibilité d'averses, max.21, min.14.S-16\t F.\t*\t Si le cas de Ciment Québec fait boule de neige Des millions sont enjeu QUEBEC \u2014 Le jugement de la Cour suprême du Canada favorisant Ciment Québec contre la municipalité de Saint-Basile de Portneuf dans sa demande de révision des taxes foncières aura un impact considérable auprès des municipalités du Québec à moins que la Loi sur la fiscalité municipale ne soit amendée.par ROBERT FLEURY LE SOLEIL «L\u2019impact sera énorme, je ne sais pas combien ! Ce sont peut-être les deux tiers de l\u2019évaluation des industries qui vont sauter.Ce sont des millions de dollars qui sont en jeu.Si une municipalité comme Saint-Basile perd ainsi 17 % de son rôle d\u2019évaluation, cela signifie que celui de ses contribuables se retrouve augmenté d\u2019autant.Et on ne parle pas du rembourse- ment pour les années antérieures ! » commente Me Paul Bégin de l\u2019étude Pothier Bégin, le défenseur de la municipalité dans cette affaire.Cela signifie que les propriétaires de papeteries ou d\u2019alumi-neries pour ne citer que ces derniers, les producteurs agricoles encore, pourraient demander à être exclus des futurs rôles d\u2019évaluation s\u2019ils ne l\u2019ont déjà fait en prouvant que leurs bâtiments ne servent pas seulement d'abris pour le bétail ou la machinerie mais qu\u2019ils font partie du processus de production par le contrôle de l\u2019humidité ou de la qualité, le papier ne pouvant par exemple être soumis aux intempéries sans voir sa qualité altérée.« La décision qui vient d\u2019être rendue rompra l\u2019équilibre en faveur des industries et amènera les tribunaux à exclure des rôles d\u2019évaluation un nombre important de biens dont les industries toléraient généralement la présence au rôle, notamment les bases de béton et les structures de support des équipements », affirme Me Pierre Pelletier de l\u2019étude Desjardins Ducharme Stein Monast qui a négocié des ententes hors cour avec les municipalités de Jonquière, Alma, La Baie, La-terrière, Shawinigan et Beau-hamois pour son client Alcan et avec la municipalité de Beaupré pour Abitibi-Price.À Saint-Basile, un immense bâtiment de 500 pieds de long sur 114 de large et 64 de haut, grand comme deux arénas érigés côte à côte, abrite un distributeur de pierres.Or à cause des convoyeurs qui y sont installés jusqu\u2019au faîte, parce que les murs contrôlent même l'humidité des cailloux, l\u2019édifice au complet est maintenant considéré comme faisant partie intégrante des machineries de production.« Nous avons de nombreux dossiers qui attendaient ce jugement pour procéder.Nous allons entendre la cause des alu-mineries Alouette de Sept-îles et ABI de Bécancour au cours des deux prochains mois », explique Jean-Noël Potvin du Bureau de révision de l'évaluation foncière du Québec.Or le jugement de la Cour suprême a justement donné raison au Bureau d\u2019évaluation à l\u2019encontre de la façon de faire des municipalités.4 Autres textes en page A-3 Adieux émouvants aux 17 disparus de Verchères i»À4 'y ' 1 Jw: 2 * i jnri#f / » r* ¦¦¦entwnjN h * J y Le village de Verchères au complet a pris part hier aux émouvantes funérailles des 17 victimes du Lac-Bouchette, alors que les commerces étaient fermés et les drapeaux de l\u2019hôtel de ville, en berne.À l\u2019église Saint-François-Xavier et sur le trajet jusqu\u2019au cimetière, près de 2000 personnes sont venues hier saluer une dernière fois les disparus, dont les cercueils étaient transportés sur une plate-forme de camion.Pendant ce temps la petite communauté de Lac-Bouchette a elle aussi fait une pause de quelques heures, pour pleurer les deux victimes locales de la tragédie routière de vendredi dernier.Page A-2 Le nouveau «gratteux» dépasse toutes les attentes Loto-Bingo donne l\u2019impression aux parieurs d\u2019en avoir pour leur argent QUÉBEC \u2014 Loto-Québec a fait bingo ! En effet, le nouveau « gratteux » Loto-Bingo lancé à la fin de mai fait fureur.Au point tel qu\u2019après trois semaines, il y a eu une pénurie de billets pendant quelques jours en juin.par PIERRE PELCHAT LE SOLEIL « C\u2019est ce que les gens aiment.Ils peuvent s\u2019amuser pendant de nombreuses minutes.Ils ont l\u2019impression d\u2019en avoir pour leur argent.Le produit plaît », a indiqué, hier, au SOLEIL, le responsable des communications à Loto-Québec, M.Jean-Pierre Roy.Durant les trois premières semaines, les distributeurs de la société d\u2019État ont écoulé neuf millions de billets à 2 $.« C\u2019est un succès qui a dépassé nos attentes», a ajouté M.Roy.La semaine suivante \u2014 au moment de la pénurie \u2014, 700 000 billets ont été vendus.Par la suite, avec l\u2019impression de nouveaux « gratteux », les ventes se sont maintenues à environ deux millions de billets par semaine.«Au début, c\u2019est normal que les ventes soient plus fortes en raison de la nouveauté.Loto-Bingo demeure un La formule de Loto-Bingo a déjà été expérimentée dans les provinces atlantiques et dans l\u2019Ouest ainsi que dans certains États américains.très bon vendeur », a-t-il poursuivi.Chaque billet comporte 25 numéros à « gratter » que l\u2019on joue dans quatre cartes de bingo.Les prix instantanés varient entre un autre billet gratuit et un lot de 10 000$.D'autre part, les succès de ventes de la Loto-Bingo n\u2019amèneront pas une augmentation des revenus de Loto-Québec.D\u2019avril à la fin de juin, les ventes globales de la société d'État sont demeurées au même niveau que l\u2019an dernier pour la période correspondante malgré l'arrivée de Loto-Bingo.Tout indique que les consommateurs ont délaissé certaines loteries dont l\u2019Inter pour se tourner vers Loto-Bingo.La Loto-Quiz vient d\u2019être retirée du marché.Cette situation semble confirmer la saturation du marché des loteries au Québec.Par ailleurs, Loto-Québec a confirmé que le gros lot d'un million de dollars à la 6/42 n\u2019a pas été gagné depuis 17 se- maines.Cette situation peut laisser croire que la société d\u2019État se remplit les poches en n\u2019augmentant pas le gros lot comme on le fait avec le 6/49 quand le gros lot n\u2019est pas gagné.Or, il n\u2019en est rien selon le porte-parole de Loto-Québec.Au 6/49, le gros lot est établi en fonction des ventes de billets, ce qui n\u2019est pas directement le cas avec la 6/42.Depuis 1991, Loto-Québec garantit, peur des raisons de | marketing, un gius tôt d\u2019un tnil-| lion de dollars à la loto 6/42 =: même si les ventes hebdoma-| daires sont inférieures au mon-I tant du gros lot.En revanche, | elle n\u2019augmente pas le gros lot \u20222 s\u2019il n'est pas gagné la semaine précédente.Avec cette formule, Loto-Québec a remis aux gagnants de la 6/42 plus d\u2019argent que la moyenne des loteries en 1991 et 1992.Environ 48% des ventes de billets de toutes les loteries sont retournées en lots.« Si le gros lot d\u2019un million est gagné lors des trois prochains tirages, les consommateurs auront de nouveau l\u2019avantage par rapport à la moyenne des loteries », a observé M.Roy.Depuis le début de la 6/42, il y a eu 111 tirages et le gros lot a été gagné 22 fois.Par Standard & Poor's La cote de Desjardins surveillée QUÉBEC \u2014 L'agence de crédit Standard & Poor\u2019s a mis la cote de crédit de la Caisse centrale Desjardins sous surveillance, à la suite de l'annonce de la fusion avec La Laurentienne dont les conséquences financières restent inconnues.par HELENE BARIL LE SOLEIL La Caisse centrale Desjardins, qui est en quelque sorte la banque des caisses populaires, a appris mardi qu\u2019elle ferait l\u2019objet d\u2019un credit watch de Standard & Poor\u2019s et ne s\u2019en inquiète pas, a fait savoir hier son président, M.Humberto Santos, lors d\u2019un entretien téléphonique.« C\u2019est la politique de la firme lorsqu'ils n\u2019ont pas toute l\u2019information sur une transaction », a-t-il expliqué.Le fait est qu\u2019on sait bien peu de choses sur cette transaction et sur la façon dont elle sera financée.En annonçant leur mariage le 7 juillet, les deux entreprises sont restées très discrètes sur ces détails d\u2019importance.M.Santos a précisé qu\u2019au lendemain de cette annonce, la Caisse centrale avait contacté les agences de crédit pour leur faire part du projet de fusion.« Le responsable de notre dossier chez Standard & Poor\u2019s était absent, ce qui pourrait expliquer la décision de la firme », a-t-il dit.Selon lui, la situation n\u2019est pas du tout préoccupante pour la Caisse centrale, qui jouit de la même cote de crédit que les provinces d\u2019Ontario et d\u2019Alberta (AA medium).« Nous avons des besoins de financement moins importants maintenant», a-t-il dit.La dette de la Caisse centrale restera sous observation tant que durera l\u2019examen par Desjardins du bilan détaillé de La Laurentienne, qui servira à établir le montant de la transaction.Cet examen pourrait durer plusieurs mois et la Caisse centrale, si elle avait recours au marché des capitaux entretemps, devrait payer plus cher pour se financer.Ce qu\u2019admet son président ; « mais ça n\u2019aurait pas beaucoup de conséquence, peut-être une différence de deux ou trois points de base ».Un point équivaut à un centième de 1 %.Le président de la Caisse centrale a rappelé que les deux agences canadiennes, Canadian Bond Rating Service (CBRS) et Dominion Bond Rating Service (DBRS) avaient toutes deux maintenu leur cote à la suite de l\u2019annonce de la fusion Desjar-dins-La Laurentienne.Ces deux agences, quoique plus petites, connaissent mieux les entreprises canadiennes, a plaidé M.Santos.V A-2 - Québec, Le Soleil, jeudi 22 Juillet 1993 FAITS DIVERS Devant 2000personnes venues se recueillir Dernier hommage aux victimes de Lac-Bouchette VERCHÈRES \u2014 « Leur vie terrestre s\u2019est terminée dans un pèlerinage explicite à la foi et ils étaient parfaitement prêts à devenir par participation ce que Dieu est par définition, Amour.» par DIDIER FESSOU LE SOLEIL C\u2019est par ces mots d\u2019espérance que le curé de Verchères, Pierre Rivard, a salué les 17 dépouilles mortelles, hier matin.Auparavant, la cérémonie religieuse avait été ouverte par la lecture d\u2019un message de condoléances en provenance du maire de Lac-Bouchette, Jean-Louis Vaillancourt.Que ce soit dans la belle église Saint-François-Xavier ou que ce soit sur son parvis, ils étaient venus très nombreux saluer une dernière fois les victimes du terrible accident routier de Lac-Bouchette.Tout près de 2000, selon la Sûreté du Québec qui, dès l\u2019aube, avec 15 policiers sous les ordres du capitaine Mario Choquette, a assuré un service d\u2019ordre efficace, mais courtois.Il est vrai que le village au complet a pris part à ces émouvantes funérailles, alors que les commerces étaient fermés et les drapeaux de l\u2019hôtel de ville, en berne.En plus de la parenté, des voisins et des amis, ils étaient venus de toute la région.Des scouts et des guides en uniforme, des représentants des clubs sociaux et même des membres de la petite communauté asiatique de la région s\u2019étaient joints à eux.Anachroniques mais solennels, les Chevaliers de Colomb de l\u2019Assemblée Léon-Laborde avaient revêtu leur tenue d\u2019apparat et, épées sorties, se tenaient au garde-à-vous sur le perron de l\u2019église.Les Filles d\u2019Isabelle, elles aussi en Le Lac-Saint-Jean pleure également ses deux disparus LAC-BOUCHETTE (PC) \u2014 La petite communauté de Lac-Bouchette a fait une pause de quelques heures, hier après-midi, alors que, sur le coup de 15 h, le cortège funèbre transportant les deux victimes locales de la tragédie routière de vendredi dernier s\u2019arrêtait devant les portes de l\u2019église Saint-Thomas-d\u2019Aquin.Les cercueils de Richard Tremblay, 49 ans, et de son neveu Frédéric Tremblay, 21 ans, étaient exposés, depuis mardi après-midi, à la salle du Conseil 7267 des Chevaliers de Colomb de Lac-Bouchette.Richard Tremblay était très avantageusement connu dans le secteur en raison de son engagement dans le milieu.Il a eu droit aux honneurs de ses confrères Chevaliers de Colomb puisqu\u2019il a déjà été grand chevalier du conseil local.Au moment de sa mort, il était Chevalier de Colomb au quatrième degré.L\u2019un des moments forts des cérémonies a eu lieu mardi soir, alors que, tel que le veut la tradition, l\u2019épée du chevalier Richard Tremblay a été cassée.Le curé de la paroisse, Jean-Louis Vaillancourt, a dans un premier temps transmis un message du curé de Verchères, Pierre Rivard, qui offrait aux familles éprouvées ses condoléances.Pendant l\u2019homélie, il a fait ressortir le sort injuste qui a frappé deux membres de la communauté.4 / i» Le conseil municipal de Saint-Mathieu, à 35 kilomètres au nord-ouest de Trois-Rivières, adoptera une résolution à sa prochaine réunion pour venir en aide à Michel Francoeur, le propriétaire de cette maison qui a été lourdement endommagée par une minitornade, en fin d\u2019après-midi, mardi.Gare centrale de Montréal Policier blessé lors d\u2019une poursuite MONTREAL (PC) \u2014 Un policier du CN a été grièvement blessé hier soir d\u2019une balle provenant de son propre revolver, au cours d\u2019une agression survenue dans un couloir de la Gare centrale.Un important dispositif a aussitôt été mis en place dans la « cité souterraine » du centre-ville montréalais, dans l\u2019espoir de retrouver l\u2019agresseur, un jeune homme d\u2019environ 25 ans vêtu d\u2019une chemise blanche et d\u2019un chandail « kangourou » noir.L\u2019auteur de l\u2019agression est parvenu à s\u2019enfuir avec le revolver Rugger de calibre .357 magnum de l\u2019agent, à l\u2019issue de l\u2019attaque.Atteint à l\u2019abdomen, le policier, dont l\u2019identité n\u2019a pas été immédiatement révélée, a été conduit à l\u2019hôpital Royal Victoria.La « cité souterraine » où étaient effectuées les recherches, est le complexe réseau de voies piétonnières de plusieurs kilomètres reliant la Gare centrale, l\u2019hôtel Reine Elizabeth, le Château Champlain, la gare Windsor, la Place du Canada, les galeries Bonaven-ture et la Place Ville-Marie.Des policiers de la brigade tactique ont été amenés en renforts, alors que les portes de la place Ville-Marie et des autres centres commerciaux étaient fermées dans l\u2019espoir de prendre l\u2019agresseur au piège.La circulation a été momentanément interrompue sur la ligne 2 du métro, qui traverse le centre-ville à la station Henri-Bourassa.Toutefois, des témoins ont affirmé que le fuyard avait réussi a regagner l\u2019air libre et à prendre la fuite, rue de LaGau-chetière vers l\u2019est.|# «fe ' v- « g*si Vers midi, les préposés des pompes funèbres ont transporté les cercueils sur une plate-forme de camion.Défilé terriblement éprouvant pour l\u2019assistance.Au point qu\u2019une jeune femme a perdu connaissance et qu\u2019il a fallu l\u2019intervention d\u2019une équipe de secouristes.Parents et amis se sont alors rendus au cimetière pour l'inhumation de 11 victimes avant d\u2019être reçus à diner par la municipalité à l\u2019école Ludger-Duvemay.Six autres victimes ont été inhumées aux cimetières de Contrecoeur et Varennes.Ensuite, péniblement, la vie a repris son cours dans cette ravis- £ santé municipalité de 5000 âmes, -sur les bords sompteux du Saint-Laurent, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Montréal.Fondée il y a 275 ans, cette petite Des centaines d'amis et de curieux tentaient sans succès de retenir leurs larmes dans la foule massée à l'extérieur de l'église de Verchères, hier, au cours des funérailles des 17 victimes de la tragédie de Lac-Bouchette.Des Chevaliers de Colomb formaient une garde d'honneur et assuraient le service d\u2019ordre, sur le parvis.tenue de cérémonie, n\u2019ont laissé entrer dans la nef que les seuls proches parents.Consentant une exception pour Mme Dell Dunn-Sénéchal, la mairesse de Verchères, la ministre Lucienne Robil-lard, représentant le gouvernement du Québec, les députés Luce Dupuis et Marcel Danis et, enfin, Bernard Landry, vice-président du Parti québécois.Se prolongeant deux heures durant, la cérémonie religieuse a été présidée par l\u2019évèque de Saint-Jean, Mgr Bernard Hubert, entouré du vicaire épiscopal, Lucien Lemieux, de l\u2019actuel curé de la paroisse, Pierre Rivard, et de son prédécesseur, Pierre Saint-Mieux.Une vingtaine de prêtres avaient pris rang dans l\u2019imposant cortège épiscopal qu\u2019ouvraient des enfants de choeur.La chorale paroissiale a agrémenté la cérémonie de chants simples, mais touchants, tandis que deux jeunes violonistes, Noémie Robidas et Véronique Vychytil, ont interprété avec délicatesse le Canon de Pachelbel et le deuxième mouvement du Concerto pour violon en ré mineur de Bach.Unies dans l\u2019amitié au sein du Club Saint-Luc, unies dans l\u2019horreur à Lac-Bouchette, les victimes sont restées unies à Verchères alors qu\u2019il était d\u2019abord prévu que l\u2019une d\u2019elles ait droit à une cérémonie en l\u2019église de Contrecoeur.communauté agricole n\u2019avait pas vécu une telle émotion depuis les aventures de la plus célèbre de ses filles, Madeleine, qui y a vu le jour le 3 mars 1678.Jusqu'à ce stupide mais atroce accident de Lac-Bouchette, le nom de Verchères était devenu synonyme de chaloupe légère en bois que fabriquent les ateliers Desmarais et qu\u2019affectionnent les chasseurs.Désormais, Verchères sera synonyme d\u2019une injuste tragédie qui lui aura ravi 17 des ses plus émi- nents concitoyens.Une tragédie, comme l\u2019a souligné l'abbé Pierre Saint-Mieux, qui nous renvoie à notre propre limite corporelle : « Que sommes-nous pour tant espérer de la vie et pour tant souffrir d\u2019elle ?» T Agressive lorsque contrariée Une femme arrache la moitié d\u2019une oreille à son père en le mordant QUÉBEC \u2014 Une jeune femme qui aurait arraché la moitié d\u2019une _____ oreille à son père de 65 ans en le mordant voulait retourner vivre chez ses parents.Le juge René de la Sablonnière le lui a\tP81, Richard Hérault toutefois interdit, disant se refuser à imposer une telle situation à la ^ S0LEIL présumée victime.\tAu cours d\u2019une violente alterca- tion, Gisèle Plante, âgée de 27 ans, s\u2019en serait prise à son père de cette façon plutôt inusitée.Devant son comportement assez déconcertant, elle a été envoyée subir un examen psychiatrique au début de la semaine.Un couple de Charny arrêté à Mirabel avec 327 000 $ de coke MIRABEL \u2014 Un homme et une femme de Chamy ont été arrêtés mardi vers 20 h à l\u2019aéroport de Mirabel avec en leur possession 436 grammes de cocaïne, évaluée à 327 000 $.par MARIE-HÉLÈNE TREMBLAY LE SOLEIL Isabelle Slater, 22 ans, et Donald Plante, 30 ans, tous deux de Char- par ANNIE ST-PIERRE collaboration spéciale Les recherches aériennes et terrestres effectuées hier, pour retrouver le pilote, Augustin Trépa-nier, sont demeurées vaines.Le passager de l'appareil, de type Cessna, Pierre Boumival, a toutefois réussi à s\u2019en sortir indemne.Blessé au bras, M.Boumival a marché jusqu\u2019à la première habitation pour appeler à l\u2019aide.Il a été rescapé, hier, durant la matinée.Les plongeurs de la Sûreté du ny, ont été arrêtés par Douanes et Accise Canada à leur descente d\u2019avion.Les deux individus revenaient d\u2019Haïti.La jeune femme Québec, poste de Québec, n\u2019ont pas été en mesure de se rendre sur la Côte-Nord, hier, pour entamer une opération de sauvetage.Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l\u2019écrasement de cet appareil.Selon les informations du passager, l'avion aurait subitement piqué du nez lors d\u2019une manoeuvre d\u2019amerrissage au lac Brigitte.Les deux hommes habitent Grand-Mère et Mont-Carmel, en Mauricie.Ils sont tous deux dans la quarantaine.transportait toute la quantité de drogue saisie.« La cocaïne était collée avec du ruban gommé un peu partout sur son corps », a indiqué le porte-parole de la Sûreté du Québec, Maurice Briand.Quant à son complice, qui n\u2019avait pas de cocaïne sur lui, il était en liberté conditionnelle et avait de faux papiers d\u2019identité en sa possession.C\u2019est à la suite d\u2019une enquête menée par l\u2019Escouade des crimes majeurs de Québec que Slater et Plante ont pu être appréhendés.M.Briand a indiqué que leurs confrères de Saint-Jérôme ainsi que Douanes et Accise Canada ont été avertis, ce qui a permis leur arrestation.Les deux suspects ont comparu hier au palais de justice de Saint-Jérôme et font face à des accusations de complot, importation et trafic de drogue.Isabelle Slater et Donald Plante doivent recompa-raitre demain, toujours à Saint-Jérôme pour leur enquête et cautionnement.La jeune femme de Val-Bélair a tout de même été déclarée apte à comparaître.Interrogée hier par son avocat, Me Michel Boudreau, elle a exprimé son désir de retourner vivre chez son père où elle habite depuis un an.Le procureur de la Couronne, Me François Huot, s\u2019y opposait, évidemment, et le juge lui a donné raison.Citant la déclaration du sexagénaire, Me Huot a mentionné que, lorsqu\u2019elle est contrariée, Gisèle Plante se montre extrêmement agressive et que toute sa famille craint pour la sécurité de ses membres.Tentant de répliquer à ces propos, la prévenue a commencé à prétendre que c\u2019était elle la victime avant d\u2019être réduite au silence.De son côté, le procureur de la Couronne, tout en reconnaissant qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un cas de violence conjugale, a enjoint le juge de se montrer sévère afin d\u2019enrayer la violence à l\u2019égard des aînés.Finalement, le juge de la Sablonnière a obligé la jeune femme à se trouver un nouveau domicile, lui a interdit de communiquer avec son père et de se rendre chez lui.Pour recouvrer sa liberté, elle a enfin dû souscrire un engagement de 1000$.La communication de la preuve aura lieu le 28 juillet.6 49 1-6-16-38-41-40 (complementaire) 27 EXTRA 610910 LA QUOTIDIENNE tirage du 21-07-93 '\t2-5-1 4-0-7-9 Hydravion écrasé sur la Côte-Nord On tentera de retracer le pilote aujourd\u2019hui BAIE-COMEAU \u2014 Ce n\u2019est que ce matin qu\u2019une équipe de plongeurs de la Sûreté du Québec pourra se rendre sur les lieux de l\u2019écrasement d\u2019un hydravion, survenu mardi après-midi au lac Brigitte, à 100 kilomètres au nord-ouest de Baie-Comeau.I 4 A M Québec, U Soleil, jeudi 22 juillet 1993 A-3 - LA TROIS LE SOLEIL Répercussions du jugement de la Cour suprême sur Ciment Québec Ryan se dit prêt à discuter avec les municipalités ggKPPi QUÉBEC \u2014 Le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, est tout disposé à discuter avec les municipalités d\u2019éventuelles modifications à la fiscalité municipale afin de contrer les effets du récent jugement de la Cour suprême qui permet à la firme Ciment Québec d\u2019épargner près de 1 million $ en taxes foncières au frais de la petite municipalité de Saint-Basile, dans Portneuf.par GILLES BOIVIN LE SOLEIL Reconnaissant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un jugement « très important » dont il convient d\u2019analyser « de très près » les répercussions sur les finances municipales, M.Ryan se dit prêt à inscrire ce sujet à l\u2019ordre du jour de la prochaine réunion de la table Québec-municipalités, à la fin d\u2019août.Le ministre refuse cependant de promettre qu\u2019une solution définitive sera alors disponible pour études avec les édiles.« Nous discutons depuis longtemps avec les municipalités de cet article (65,1) de la loi de la fiscalité municipale qui touche les entreprises industrielles », a indiqué M.Ryan à son arrivée une mini-séance du conseil des ministre hier.Il doute cependant de l\u2019opportunité de « précipiter les choses » et dit vouloir analyser « la portée du jugement et ses implications pour les municipalités concernées » avant de proposer des modifications à la loi.Vendredi dernier, la Cour suprême du Canada donnait raison à la compagnie Ciment Québec dans sa bataille sur l\u2019évaluation industrielle de ses installations de Saint-Basile.La Cour a statué que l\u2019entreprise peut exclure un immeuble ou partie d\u2019un immeuble de l\u2019évaluation de la valeur foncière de l\u2019usine parce qu\u2019ils sont assimilés à des machines destinées à des fins de production industrielle, donc exempts de taxes.Cette décision était attendue impatiemment par plusieurs industries qui pourraient ainsi se prévaloir d\u2019importantes réductions de taxes foncières.On estime que la catégorie industrielle de l\u2019évaluation municipale représente environ 10% de l\u2019assiette fiscale des municipalités.Réaction de l\u2019UMRCQ Dans une lettre adressée au ministre Ryan, le 16 juillet, le président de l\u2019Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ), Roger Nicolet, demandait au gouvernement de déposer des modifications législatives pour contrer les effets de ce jugement dès l\u2019automne.« Nous sommes conscients des courts délais impartis pour une telle opération mais nous estimons que le sujet ne peut souffrir de retard dans les circonstances », concluait M.Nicolet.L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) a également mis sur pied un comité pour étudier la portée du jugement et proposer des modifications à la législation.Beauport pourrait avoir à rembourser 1 million $ à Ciment Saint-Laurent QUÉBEC \u2014 Beauport risque d\u2019écoper d\u2019une facture de 1 million $ avec le jugement de la Cour suprême en faveur de Ciment Québec.Car Ciment Saint-Laurent conteste son évaluation foncière depuis des années.Dans une moindre mesure, Québec pourrait devoir rembourser un quart de million à la Daishowa.par ROBERT FLEURY LE SOLEIL « Nous faisons front commun avec l\u2019Union des municipalités du Québec et l\u2019UMRCQ pour demander au ministre Ryan de modifier la Loi sur la fiscalité municipale », commente le président de la CUQ, M.Michel Rivard, incapable d\u2019évaluer pour l\u2019instant l\u2019impact de cette décision sur le rôle d\u2019évaluation des munipalités membres de la Communauté urbaine de Québec.À Québec, le maire Jean-Paul L\u2019Allier préfère attendre le rapport du service du contentieux de la CUQ pour évaluer l\u2019impact de la décision.Mais c\u2019est Beauport qui risque de récolter le gros lot, Ciment Saint-Laurent contestant son évaluation depuis plusieurs années.Le trop perçu se chiffrerait à 1071211$.« La ville de Beauport n\u2019a pas prévu ça dans son budget », affirme le porte-parole de l\u2019Association des payeurs de taxes, M.Charles Lecours.Mais la ville dit le contraire.« Nous avions une réserve sur l\u2019évaluation », affirme le porte-parole Yves Marchand.Le cas de Daishowa À Québec, l\u2019évaluation contestée par la Daishowa représente un débours variant entre 40 000 $ et 50 000 $ par an pendant six ans, soit un trop-perçu de Québec variant entre 240 000 $ et 300 000 $.La contestation impliquerait un nouveau procédé de mélange des copeaux.Mais la direction de la Daishowa ignore si le cas est similaire à celui de Ciment Québec.À Saint-Augustin-de-Des-maures, l\u2019usine Glaverbec contesterait également son évaluation mais nous n\u2019avons pu obtenir de précisions sur le sujet.Parmi les autres causes en attente au Bureau de revision de l\u2019évaluation foncière du Québec, on compte toutes les papeteries de Trois-Rivières, Shawinigan, Grand-Mère et La Tuque, les moulins et alumineries du Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean, ABI à Bécancour, Alouette à Sept-îles, la Donohue à Matane, F.F.Soucy à Rivière-du-Loup et de nombreuses entreprises de la région montréalaise.Plusieurs entreprises ont résolu leur litige avec les municipalités concernées grâce à un règlement hors cours.Ce fut le cas d\u2019Ultra-mar à Saint-Romuald, de QUNO à Baie-Comeau et d\u2019Alcan pour ses usines du Québec.Si des bâtiments comme des homogénéisateurs (tours de la photo du bas) sont considérés comme des pièces de production dans les cimenteries, le distributeur de pierres (un bâtiment grand comme deux arénas) n'est plus considéré comme un immeuble imposable mais également comme servant à la production.Contamination possible entre 1978 et 1985 L\u2019Ontario veut retracer tous ceux qui ont reçu du sang TORONTO \u2014 À la suite des révélations faites sur le sang contaminé, le gouvernement de l\u2019Ontario a décidé de lancer un avis général à la population pour essayer de retracer toutes les personnes qui auraient reçu des transfusions de sang entre 1978 et 1985 et de leur faire subir un test du sida.par SUZANNE DANSEREAU de la Presse canadienne L\u2019Ontario est le premier gouvernement à poser un tel geste.On ne sait pas si le Québec ou Ottawa vont emboîter le pas.Selon la Société canadienne du sida, cet avis général devrait être émis à toute la population canadienne.«Tous les Canadiens qui ont reçu une transfusion de sang entre 1978 et 1985 devraient aller passer un test de dépistage du sida.Cela fait plusieurs mois que nous demandons aux ministères de la Santé d\u2019aviser les gens.Le geste de l\u2019Ontario est certainement un bon point de départ », a déclaré hier Pierre Desmarais, l\u2019un des directeurs de la société.Le gouvernement ontarien a procédé en consultation avec le Collège des médecins de l'Ontario, la Croix-Rouge, l\u2019Association médicale et l\u2019Association des hôpitaux.Il a d\u2019abord envoyé une lettre aux médecins, dans laquelle il leur demande de retracer les patients qu\u2019ils ont opérés et à qui ils auraint fait des transfusions sanguines.Puis, hier après-midi, il a publié un avis général à la population.Une simple opération On demande donc à tous les citoyens de l'Ontario qui ont subi une opération entre 1978 et 1985 de contacter leur médecin.D\u2019abord pour savoir s\u2019ils ont eu une transfusion de sang.Et si c\u2019est le cas, on leur demande de passer un test de dépistage du sida.Le test n\u2019est pas obligatoire.11 est estimé que deux millions de transfusions sanguines ont été faites entre 1978 et 1985 en Ontario.Il est également estimé que quatre unités de sang sur 1000 étaient contaminées par le virus du sida.Selon Pierre Desmarais, dans le lot de malades à qui on a administré des transfusions entre 1978 et 1985, il y aurait 800 personnes contaminées.Mais seulement 400 d\u2019entre elles ont été identifiées.Le gouvernement fédéral est au courant de la contamination depuis au moins 1985, mais pendant longtemps, l\u2019information a été cachée au public canadien.Ce n\u2019est qu\u2019en mai dernier qu\u2019Ottawa a décidé d\u2019ordonner une enquête.Mais jusqu\u2019à maintenant, le ministère fédéral de la Santé refuse d\u2019émettre un avis général à la population, similaire à celui que vient de publier l\u2019Ontario.Quant au gouvernement du Québec, il refuse de rencontrer M.Desmarais pour discuter d\u2019un plan de retraçage, indique ce dernier : « On m\u2019a fait savoir que le ministre Marc-Yvan Côté était trop occupé », dit-il.En conférence de presse, l\u2019avocat et hémophile Guy-Henri Godin a prétendu hier que les récentes révélations concernant l\u2019affaire du sang contaminé relevaient les hémophiles ayant reçu une indemnisation fédérale de 120 000 $ de leur engagement de ne pas intenter de poursuite contre Ottawa.« Cette renonciation n\u2019est pas juste car nous n'avions pas à l\u2019époque l\u2019information nécessaire pour prendre une décision éclairée», a déclaré M.Godin, qui s\u2019est adressé aux journalistes en compagnie de deux autres hémophiles ayant contracté le virus du sida après avoir utilisé des produits sanguins contaminés au début des années 80.Me Godin intervenait ainsi dans l\u2019affaire du sang contaminé quatre jours après qu\u2019un médecin rattaché au Laboratories centre for disease control eut affirmé en entrevue à Radio-Canada que le gouvernement fédéral savait depuis juillet 1984 et non pas décembre 1984 comme on le croyait jusqu\u2019alors que le sang distribué à l\u2019époque aux hémophiles canadiens risquait de leur transmettre le virus du sida.Panique ?Une des raisons invoquées par Ottawa pour ne pas lancer d\u2019avis général a été la crainte que cette affaire ne soulève un vent de panique au sein de la population.« La panique est inévitable », convient-on au ministère de la Santé de l\u2019Ontario.Mais pour Pierre Desmarais, cela n\u2019est rien à côté du risque de propagation.Les tests sont nécessaires, répète-t-il, afin que ceux qui ont le Selon le Dr Michael O\u2019S-haughnessy, Ottawa aurait été alerté en juillet 1984 des risques d\u2019utilisation des produits sanguins non chauffés.Les autorités fédérales auraient pu, dès lors, mettre un frein à la contamination en obligeant la Croix-Rouge à utiliser des produits sécuritaires, notamment les cryopréci-pités.«Ces nouvelles informations nous permettent de questionner la validité des quittances », a précisé M.Godin.Rappelons que Me Godin, en mai dernier, avait vu la Cour d\u2019appel rejeter sa demande d'exercer un recours collectif au nom des 160 hémophiles contaminés au Québec.Selon la Cour d\u2019appel, l\u2019hémophile avait dépassé le délai de trois ans pour déposer un recours civil.Me Godin a déclaré hier qu\u2019il n\u2019avait pas abandonné l'espoir de porter cette cause en Cour suprême.Réactions Entre-temps, la Société canadienne de l\u2019hémophilie (section Québec) a choisi de rester neutre face à la volonté exprimée hier par Me Godin, de même que Jean-Daniel Couture et Luc Si- virus le sachent au plus vite et se fassent traiter.Et pour qu\u2019on évite de contaminer d\u2019autres personnes.Selon les dernières recherches, 14 années peuvent passer avant que le virus se manifeste, rappelle M.Desmarais.Déjà, si Ottawa avait avisé le public avant, des centaines d\u2019hémophiles auraient pu être épargnés, disait hier Torn Alloway de la société Hemophilia Ontario.mon, de poursuivre le gouvernement fédéral.« Présentement, nos efforts se concentrent sur le gouvernement provincial », a déclaré Claire Desrosiers, la directrice générale de l\u2019organisme.En juin dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec accordait 10 millions $ à titre d\u2019aide humanitaire aux personnes infectées par le virus du sida à la suite de l\u2019utilisation de produits sanguins contaminés au début des années 80.Cette somme avait été jugée insuffisante par la Société canadienne de l\u2019hémophilie (section Québec).Hier, en conférence de presse, Me Godin et les autres hémophiles ne se sont pas contentés d'attaquer les autorités gouvernementales pour leur « négligence » dans l\u2019affaire du sang contaminé, mais également leur propre Société canadienne des hémophiles.Selon eux, l\u2019organisme a choisi de ne pas diffuser en juin 1983 des informations qui mettaient les hémophiles en garde contre la possibilité de contracter le sida par le sang ou les produits sanguins.Or, une lecture attentive des documents remis aux journalistes ne semble pas supporter les allegations de Me Godin et des hémophiles qui l'accompagnaient.Une chercheuse examine des plaquettes de sang qui pourrait être contaminé par le virus du sida.: JtBà Des hémophiles du Québec veulent poursuivre Ottawa MONTRÉAL (PC) \u2014 Des hémophiles du Québec songent à poursuivre le gouvernement fédéral pour son rôle dans l'affaire du sang contaminé.A ?A y » < A-4 - Québec, Le Soleil, jeudi 22 LA POLITIQUE Sam Elkas nie avoir rencontré des représentants de Hussein QUÉBEC \u2014 Le ministre québécois des Transports, Sam Elkas, a clamé, hier, qu\u2019en aucun temps il n\u2019a rencontré, en 1991 au Maroc, un ou des représentants du gouvernement irakien lors de sa participation au Congrès mondial de la route.par PIERRE APRIL de la Presse canadienne M.Elkas, absent à la réunion du conseil des ministres, hier, a émis un communiqué préparé par son attachée de presse Diane Lépine, cette même collaboratrice qui rectifiait, mardi, les termes d'un autre communiqué qui laissait entendre que le ministre avait bel et bien établi des contacts avec des gens proches du gouvernement de Saddam Hussein.Tout en déplorant avec véhémence la mauvaise foi des médias, qui utilisent, selon lui, leur pouvoir d\u2019information « pour faire de la désinformation », la porte-parole du ministre a rapporté dans son texte qu\u2019un membre du gouvernement québécois, lorsqu\u2019il représente le Québec à l\u2019étranger, dans des fonctions officielles, « est toujours accompagné dans tous ses déplacements par deux ambassadeurs comme ce fut le cas pour M.Elkas ».« En aucun temps, il (Elkas) ne se serait permis d\u2019aller à l\u2019encontre d\u2019un embargo de l\u2019ONU », a ajouté l\u2019auteur du communiqué.«Jamais M.Elkas n\u2019a rencontré les représentants du gouvernement irakien puisque ce pays n\u2019était pas invité au Congrès de la route en 1991 au Maroc», a-t-on précisé dans le document.La résolution 661 du Conseil de sécurité de l\u2019ONU interdit tout échange commercial, de services et de marchandises avec l\u2019Irak.Dans le communiqué, il est aussi précisé que la dernière mission de M.Elkas « était avant tout une mission économique dont l\u2019objectif premier était d\u2019appuyer les sociétés (québécoises) participantes et leur permettre de percer sur ces deux marchés que représentent la Syrie et la Jordanie ».« En affaires internationales, a ajouté le rectificatif, une intervention ministérielle demeure un élément déterminant lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019octroyer un contrat à une société plutôt qu\u2019à un compétiteur étranger.» Il est aussi dit que grâce à la mission du ministre, une société québécoise de génie-conseil du Québec pourrait se voir octroyer, au cours des prochaines semaines, un contrat de 5 millions $ par le gouvernement syrien et qu\u2019un marché évalué à plus de 100 milliards $ pourrait plus facilement s\u2019ouvrir aux entreprises québécoises.« La Syrie et la Jordanie, conclut le communiqué, ont accès à des sources de financement, telles que les banques islamiques et ara- bes qui, faut-il le préciser, ne sont pas accessibles à nos entreprises.Ainsi vous comprendrez notre intérêt de s\u2019associer à tout intervenant pré-qualifié auprès de ces banques pour oeuvrer au Liban.» Dans son communiqué émis après son voyage au Maroc, en septembre 1991, le ministre écrivait que « la Jordanie et la Syrie ouvrent une porte principale pour le Québec sur les marchés considérables que représentent l\u2019Irak et le Liban dans le contexte actuel de leur reconstruction».23 000 $ pour les photos de McDougall OTTAWA (PC) \u2014 Les contribuables canadiens ont payé presque 12 fois plus cher des photos de l\u2019ancienne ministre des Affaires extérieures, Barbara McDougall, parce qu\u2019elle voulait paraître « débordante d\u2019énergie, malgré son âge ».Au lieu d\u2019avoir recours à un photographe du gouvernement fédéral, Mme McDougall s\u2019est adressée à un photographe de Toronto, Tony Hauser, qui s\u2019est fait payer 22 977 $.M.Hauser avait exigé plus tôt 37 551 $, dont 900 $ pour « une session d\u2019étude de caractère ».Pour cette somme, Mme McDougall a eu droit à 1500 pho- tos.Un photographe fédéral aurait demandé 78 cents la photo, soit 1170$, plus quelques centaines de dollars pour la séance de pose.« Barbara McDougall, a-t-il souligné, est une femme d\u2019un certain âge et ils (les membres de son cabinet) voulaient qu\u2019elle paraisse débordante d\u2019énergie.Vous en avez pour votre argent dans ce métier.» Benoît Bouchard présente ses lettres de créances à François Mitterrand PARIS \u2014 L\u2019ex-ministre Benoît Bouchard a présenté ses lettres de créances au président François Mitterrand, hier, et est ainsi devenu officiellement le nouvel ambassadeur du Canada à Paris.¦ Le député Denis Pronovost est autorisé à interjeter appel QUÉBEC (PC) \u2014 La juge Christine Tourigny, de la cour d\u2019appel, a accordé la permission au député fédéral de Saint-Maurice, Denis Pronovost, d\u2019en appeler du jugement de culpabilité d\u2019agression sexuelle rendu par le juge Luc Trudel à Shawinigan le 16 juin.La requête a été présentée hier au palais de justice de Québec par Me Josée Daoust au nom de Me Gabriel Lapointe, l\u2019avocat du député.Les représentations avant sentence ainsi que la sentence elle-même ont déjà été fixées au vendredi 20 août.Dans un texte de trois pages, le procureur de l\u2019accusé explique que le juge de première instance a erré en faits et en droit, par exemple, « en passant sous silence les nombreuses contradictions, les nombreuses imprécisions et l\u2019invraisemblance du témoignage du dénonciateur S.V.(.) de même que l\u2019invraisemblance de la déposition de J.D.qui reconnaît avoir accepté d\u2019aller dans une chambre de motel avec l\u2019accusé et de s\u2019être volontairement déshabillé ».par MICHEL DOLBEC de la Presse canadienne «Heureux» de tourner la page sur la vie politique et les «moments extraodinaires » qu\u2019elle lui a fait vivre, M.Bouchard, comme c\u2019est l\u2019usage, a été accueilli dans la cour du Palais de l\u2019Élysée au son des trompettes et des tambours de la Garde républicaine.L\u2019ambassadeur a été reçu par le président pendant une quinzaine de minutes, ce qui est dans la juste moyenne pour ce genre de cérémonie.MM.Mitterrand et Bouchard ont fait un tour d\u2019horizon des principaux dossiers franco-canadiens, sans aborder «de façon spécifique » l\u2019avenir du Canada.Le président, a raconté le nouveau diplomate, a aussi évoqué la situation dans l\u2019ex-Yougoslavie \u2014 où collaborent étroitement les casques bleus français et canadiens \u2014 et a «beaucoup insisté» sur l\u2019importance de la francophonie.« Ça été excellent.Le président est en pleine forme, a résumé l\u2019ex-ministre sur le parvis de l\u2019Élysée.M.Mitterrand apprécie beaucoup la qualité des relations avec le Canada.L\u2019essentiel de son message est l\u2019espoir que tout ça demeure au même niveau.» Le seul nuage dans le ciel des relations franco-canadiennes demeure le conflit des pêches autour de l\u2019archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.Ce problème « sérieux » a évidemment été soulevé, a indiqué M.Bouchard, mais « n\u2019a pas été la discussion majeure ».«Je pense, a-t-il dit, que M.Mitterrand a la même volonté que le Canada » de trouver une solution négociée au litige.« En tenant compte qu\u2019au Canada, il y a des drames qui se vivent.Des milliers et des milliers d\u2019emplois sont perdus.» Le président de la France, M.François Mitterrand, en compagnie de Benoît Bouchard, le nouvel ambassadeur du Canada à Paris, lors de la séance de photographie officielle, hier, au Palais de l'Élysée.L\u2019arrivée de M.Bouchard à Paris coïncide avec celle d\u2019un nouveau délégué général du Québec, Claude Roquet, qui succède à André Dufour, maintenant responsable du Secrétariat aux affaires internationales canadiennes.Diplomate de carrière respecté, M.Roquet gardera la boutique en attendant la nomination d\u2019un délégué permanent qui viendra vraisemblablement des rangs politiques.Les noms des ministres Guy Rivard et André Vallerand sont régulièrement cités.LE PLUS GRAND CHOIX D ARTICLES DE HOCKEY ET DE PATINS DANS L EST DU QUÉBEC VENTE HOCKEY a première place! 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QUEBEC t 710.rue Bouvier, Carrefour de la Capitale 628-5252 LE PLUS GRAND CHOIX D\u2019ARTICLES DE HOCKEY ET DE PATINS DANS L EST DU QUEBEC i 4 A i A\tA Québec, Le Soleil, jeudi 22 juillet 1993 LA POLITIQUE A-5 - rlfliaiti Campbell refuse de céder la formation au Québec OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a un rôle a jouer dans la formation de la main-d\u2019œuvre canadienne et n\u2019entend nullement se soustraire à ses responsabilités, a affirmé hier la première ministre Kim Campbell.Elle opposait en cela une fin de non-recevoir à la dernière tentative de totale prise en charge de ce secteur par le ministre québécois André Bourbeau.texte* de PIERRE-PAUL NOREAU LE SOLEIL «Notre position est qu\u2019il y a un rôle à jouer pour le gouvernement fédéral dans la formation de la main-d\u2019œuvre.Et je pense que le Québec reconnaît que c\u2019est vrai », a établi hier Mme Campbell à l\u2019occasion d\u2019une rencontre de son équipe ministérielle.Selon Mme Campbell, le guichet unique réclamé par le Qué- bec en matière de formation, c\u2019est ce que le fédéral décrit comme le fait d'étre colocataires, soit loger côte à côte fonctionnaires fédéraux et provinciaux, chacun agissant en complémentarité avec l\u2019autre pour servir le meux possible un seul et même client.« Nous avons un rôle à jouer, mais je ne peux pas dire actuellement quel est le rôle approprié pour le Québec.Cela dépend des circonstances.Il appartient à M.Valcourt et à son équipe de négo- cier avec le Québec.» Or, ce dernier a été sans équivoque.« Se départir complètement de toutes les mesures fédérales au niveau de la main-d'œuvre, ça serait mal servir les Canadiens et les Québécois.Libérer et se départir de toutes nos responsabilités, c\u2019est une abdication de nos responsabilités que moi, en tout cas, je ne recommanderai jamais à mon gouvernement», affirmait le ministre des Ressources humaines à sa sortie de la réunion du cabinet.Le ministre québécois de la Main-d\u2019œuvre soutenait hier de son côté qu\u2019il percevait une volonté du fédéral de régler ce dossier.Mais la proposition de M.Bourbeau faite la veille de ne plus revendiquer la dimension assurance-chômage, ce qui serait suffisant selon lui pour permettre la récupération complète du volet formation, fonctionnaires et budgets inclus, a tout au plus fait sourire le ministre Valcourt.«Je ne vois guère de concession là-dedans, l\u2019assurance-chômage appartient déjà au fédéral.» Mme Campbell a pour sa part visiblement cherché à atténuer les différences hier, soutenant que les « visions » quant aux rôles de chaque palier de gouvernement en matière de formation étaient « presque » les mêmes.Mais on est encore bien loin d\u2019avoir abordé les détails, convenait-elle.Aux dires de la première ministre, son gouvernement en est uni- quement pour l'instant à l\u2019étape des discussions sur les principes de base devant régir les relations entre le gouvernement fédéral et les provinces.«Après ça, nous commencerons les négociations avec elles pour déterminer les rôles particuliers que nous jouerons dans chacune, car les besoins sont différents d\u2019une à l\u2019autre.Et j\u2019espère qu'aussitôt que possible nous commencerons avec le Québec et l\u2019Alberta les négociations visant à mieux servir nos citoyens.» Pas de frais M.Campbell a plus ou moins donné en exemple le cas de la Santé où provinces et gouvernement fédéral vivent une coopéra- tion très intense à son point de vue, étant notamment sur la même longueur d'onde quant à la manière de réduire les coûts des soins et sur les avenues pour améliorer les services aux citoyens.À cet égard d\u2019ailleurs, elle rejette totalement l\u2019idée des frais aux usagers des services de santé, statuant que le système canadien des soins de santé est bien loin d\u2019être en crise.«À la suite de sa rencontre avec ses homologues des provinces, la ministre de la Santé, Mme (Mary) Collins nous a dit que tout le monde est d\u2019accord pour dire que des tickets modérateurs pour obtenir les services, ne sont pas acceptables », concluait la première ministre.ggÉg ¦ |P# Safari Vestes de jupes Groupe Pantalons tour do 120S 0 250S Spécial Special Déficit: le délai de cinq ans reste de rigueur envers et contre tout OTTAWA \u2014 Malgrc les chiffres publiés hier par le ministère des Finances faisant état d\u2019un déficit de 3,6 milliards plus élevé que l\u2019an passé à la même période, Kim Campbell maintient sa promesse d\u2019équilibrer le budget de l\u2019État en cinq ans.« Je n\u2019ai jamais dit que ce serait facile, a-t-elle réagi, mais je crois que c\u2019est possible, la date cible étant l\u2019exercice financier 1998-1999, soit une année de plus que la prévision de M.Mazan-kowski contenue dans son dernier budget.» Pour y parvenir, son ministre des Finances, Gilles Loiselle, a répété hier que tout est sur la table y compris les programmes sociaux.«Ne pas les toucher?Certainement pas.Mais comment ?Ça je ne le sais pas encore.Nous discu- tons actuellement avec les provinces, et une fois cela fait, nous allons déterminer comment y parvenir.» Mais l\u2019objectif, a insisté le ministre-député de Québec, n\u2019est pas de remettre en cause le filet de sécurité sociale dont jouissent les Canadiens, mais bel et bien de le préserver.Et pour y parvenir, le gouvernement n\u2019a d\u2019autre choix que de tout remettre en cause pour réussir ultimement à remettre les finances en ordre.Selon la première ministre, les Canadiens s\u2019attendent à une ac- tion musclée contre le déficit, quel que soit le gouvernement qu\u2019ils éliront.« Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe des imprécisions.Nous ne pouvons pas nous permettre non plus le luxe d\u2019agir sans se soucier des conséquences.Et enfin, nous ne pouvons nous permettre le luxe de jeter de l'argent dans des programmes inefficaces.» Au cours de la campagne électorale, Mme Campbell n\u2019entend pas cependant dévoiler dans le menu, son plan d\u2019action pour terrasser le déficit.Mais, elle soutient malgré tout qu\u2019elle en dira suffisamment pour que les Canadiens sachent très bien à quoi s\u2019en tenir avec le programme d\u2019un gouvernement conservateur.Plus de la moitié des Canadiens veulent l\u2019abolition du Sénat TORONTO \u2014 Selon un sondage Gallup, effectué entre le 8 et le 13 juillet, 54 % des Canadiens interrogés se prononcent pour l\u2019abolition du Sénat.C\u2019est la première fois depuis que la maison de sondage questionne les Canadiens sur l\u2019avenir de cette institution, soit depuis 1944, que ceux-ci se prononcent méuoritairement pour l\u2019abolition de la Chambre haute.La première ministre Kim Campbell s\u2019est adressée aux journalistes hier à l\u2019entrée de sa résidence du lac Meech, peu avant la rencontre avec le conseil des ministres, sous le regard attentif de son attaché de presse, Paul Frazer.-HÔTEL MÉRIDIEN - LE SOLEIL Cette majorité n\u2019est atteinte cependant qu\u2019à cause d\u2019un fort mouvement « abolitionniste » au Québec, soit 68 % des sondés, car, dans les quatre autres régions du pays, un peu moins de la moitié des Canadiens (47 à 49 %) favorisent sa disparition.Lorsque la question avait été posée pour la dernière fois, en décembre 1991, seulement 34 % des Canadiens souhaitaient son abolition.La maison de sondage croit donc que les récents événements £ entourant le vote des sénateurs s\u2019octroyant une allocation supplémentaire de dépenses de 6000$ Les grandes entreprises privilégient le PC OTTAWA \u2014 Certaines des compagnies qui ont les plus gros contrats fédéraux ont réparti leurs contributions également entre les partis politiques, tandis que d\u2019autres ont nettement privilégié le Parti conservateur, en 1992.Ainsi, les données d\u2019Élections Canada rendues publiques cette semaine montrent que la société Bombardier a plutôt favorisé les conservateurs.L'entreprise leur a donné 75 047,50 $, contre 29 932 $ aux libéraux.Air Canada, la société d\u2019Ëtat privatisée par le gouvernement conservateur, a versé 31 853,56 $ au Parti conservateur, et 957,64 $ au Parti libéral.Air Canada a obtenu pour 75,2 millions $ de contrats fédéraux au cours de l\u2019exercice 1991-92, selon la firme de lobbyistes Government Consultants.Spar Aerospace a versé 26 981,08$ aux conservateurs, 8046,65$ aux libéraux.Bell Helicopter Textron, qui travaille à un contrat d\u2019hélicoptères d'une valeur de 1 milliard $, a contribué 11 546,21 $ au financement du Parti conservateur.La firme qui s\u2019est vu octroyer le lucratif contrat des voyages gouvernementaux a été fort généreuse à l\u2019endroit des conservateurs.Rider Travel Group, qui a un contrat de trois ans comme voyagiste pour le gouvernement, a contribué 23 842,80$ à la caisse conservatrice, et 461,11 $ aux libéraux.D\u2019autres, comme Imperial Oil, ont opté pour l\u2019approche équilibrée.L\u2019entreprise a accordé les mêmes 34 000 $ aux conservateurs et aux libéraux, ainsi que 25 000$ au Reform Party.Imperial Oil et son partenaire McColl Frontenac Petroleum ont obtenu pour 186,8 millions $ de contrats gouvernementaux en 1991-92, principalemnt du ministère de la Défense, révèle une étude effectuée par Government Consultants International.General Electric Canada a aussi choisi l\u2019équilibre, accordant 9129,67 $ aux conservateurs, 9191,11 $ aux libéraux \u2014 et 1350$ au Reform Party.Pratt & Whitney Canada a versé 7879,35$ aux conservateurs, 7500$ aux libéraux.À l\u2019inverse, l\u2019entreprise qui fait les plus grosses affaires avec le gouvernement s\u2019est avérée l\u2019un des plus petits donateurs « corporatifs».Computing Devices, une division de Control Data Itée, a obtenu 1,3 milliard $ de contrats du gouvernement en 1991-92.Elle a versé en tout et pour tout 430,06 $ aux conservateurs, et 155,28$ aux libéraux.Offrez-vous un week-end fantastique à Montréal ! Seulement 109$*.Situé au coeur de Montréal, Le Méridien vous donne accès à tout ce que la ville offre de mieux : le Vieux-Port, le Vieux-Montréal, la captivante rue St-Denis et toute la magie des festivals montréalais.Vous trouverez, à quelques pas de votre chambre, théâtre, musée, magasinage et spectacles en tous genres.De plus, profitez d\u2019un moment de répit pour vous détendre dans notre piscine ou sur notre terrasse extérieure.Votre week-end vraiment - fantastique» inclut : \u2022\tArrivée le vendredi, samedi ou dimanche \u2022 Petit déjeuner buffet pour deux \u2022 Coupons-rabais \u2022\u2022 Fantastique» pour activités ou services \u2022\tSeulement 101 S*, si vous payez avec votre carte American Express.Pour renseignements et réservations : composez le 1 800 361-8234 pour le Québec et l'Ontario ou le (514) 285-1450 à Montréal.\u2022\tP.ir chambre, par nuit, ttccupalton simple ou douille.Selon les disponibilités.En vigueur jusqu'au SI octobre 1993.Ne s'applique pas aux groupes.Taxes et MERIDIEN MONTREAL Même l'imprévu est merveilleusement prévu.I Complexe Desjardins, Montréal (Quéhci) H5B 1E5 EN AMÉRIQUE Dll NORD Boston \u2022 Chicago \u2022 Nassau.Bahamas \u2022 Nouvelle-Orléans \u2022 New York Newport Beach \u2022 San Diego \u2022 Vancouver par année sont intimement liés au sentiment actuel des Canadiens envers le Sénat.Ces derniers ont reçu comme un outrage, en ces temps économiquement difficiles, la décision des membres de cette institution dont la majorité doute maintenant de l\u2019utilité.D\u2019autres données du sondage montrent également que les Canadiens moins instruits et âgés de 65 ans et plus sont les plus grands partisans de l\u2019abolition du Sénat.La question posée était la sui- vante : « Laquelle des formules suivantes aimeriez-vous voir adoptée au sujet du Sénat canadien : maintien du système actuel où les sénateurs sont nommés par le gouvernement ; élection des sénateurs de la même façon que sont élus les députés ; élimination complète du Sénat ?» Les résultats du sondage proviennent de 1010 entrevues téléphoniques faites auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.La marge d\u2019erreur est évaluée à 3,1 %, 19 fois sur 20.Quant aux résultats par région, la marge d\u2019erreur s\u2019élargit à cause d\u2019un plus petit échantillon.Ainsi au Québec, 269 entrevues ont été menées et on évalue la marge d\u2019erreur à 6 %, 19 fois sur 20.hh FABULEUSE HISTOl 1 Jour: 2Z 23.24.25.29.30.31 1 0/1 O juillet, 1er.5.6.7, 8 août autocar, A At \\I diner, souper, guide et croisière\tpar personne\tIRE D\u2019UN ROYAUME mm 2 Jours: départs 31 juillet.^090 ( août, 1 nuit, 5 repas, tour deAeX^Z^ ville, croisière, guide\tpur personne \t CHARLEVOIX s.u.iSooü» Les meilleures tables: Dîner : Hôtel Tadoussac Souper: Manoir Richelieu\t« s e% A Visites : Court H*n*.matanti ÛMméi.Vkiüt X X vl xJ) CHATEAU-MONTBELLO (dîner) 11.15.22 août Rlgaud, sanctuaire N.D.Lourdes.Fort Chambly, maison Louis-Joseph -f -J A Papineau, souper à Trois-Rivières, X XU y autocar, guide, taxes.\t- OUEST CANADIEN ET NORD-OUES T AMERICAIN\tJowtsi 24\t14 août\tp.p.occ.double\t2 332$ Montréal, Biodôme ou Jardin botanique, Imax, dîner, souper\ti\t1,7,14 août.\t100$ Les Baleines, Charlevoix, dîner, souper\ti\t8.14 août\t99$ Nouvelle-Angleterre - Cape Cod\t4\t31 août (6 repas)\t459$ Toronto - Niagara\t4\t7 août\t279$ VOYAGES SOLANGE GOULET CHARLESBOURG\tQUÉBEC 626-8966\t681-1456 1-800-463-6940 SAINTE-FOY 657-2004 Permis du Québec Fiez-vous à Ftégina pour vous faire économiser.NOUS PAYONS LES TAXES* ! \u2022cequise traduit par un rabats supplémentaire de 15.56% Stationnement gratuit pour nos clientes dm la erre 2635, Hochelaga Sainte-Foy LES INFORMATIONS GÉNÉRALES Québec, Le Soleil, jeudi 22 juillet 1993 A-6 - ALENA: les accords parallèles presque conclus rOUTt C0^xV '/N TO'S'1'- ACHETEZ AU PRIX DE GROS! Le fabricant de stores NO.1 au pays depuis 1954 est m PUBLIC MAINTENANT OUVERT QUEBEC! HE PATH A MANUFACTURIER! DIRECTEMENT DU HORIZONTAUX \u2022 PUSSES \u2022 STORES de TOILE «518» 7 ACHETEZ DU ¦ MANUFACTURIER NOUS GARANTISSONS DE BATTRE N'IMPORTE QUEL PRIX DANS U RÉGION DE QUEBEC! STORES DE TOILE COMPAREZ nos PRIX, VOUS HE MMIEIHE.EZ JAMAIS STORES HORIZONTAUX Les Micmacs à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de la réserve commenceront à toucher une partie de ce montant « au cours des prochains jours », a indiqué hier le ministre des Affaires indiennes Bill van Iterson.L\u2019entente n\u2019oblige toutefois pas le fédéral ni la province à dépolluer les lieux contaminés par une usine de papier.Au début du mois, 166 des 418 membres de la bande ont voté (141 contre 25) en faveur d\u2019une entente globale avec le gouvernement central.Au même moment, des membres de la société des Warriors, portant uniforme militaire et écoutant des cassettes de musique provenant d\u2019Oka, ont allumé des feux et bloqué une route en signe de protestation contre l\u2019idée du contrat.Boat Harbour, une lagune qui était autrefois une source de nourriture pour les autochtones, a été transformée en centre de traitement des eaux usées de l\u2019usine de papier de la Scott Maritime.Le territoire des Micmacs a été acheté pour la somme de 60 000 $ et le gouvernement avait promis qu\u2019il n\u2019y aurait pas de pollution.Contamination Des Micmacs recevront 35 millions! OTTAWA (PC) \u2014 Des Micmacs de la Nouvelle-Écosse ont officiellement signé une entente avec Ottawa qui leur permettra de toucher une indemnité de 35 millions $ en raison de la contamination d\u2019un port voisin de leur réserve.Le Canada s\u2019est toujours fait l\u2019apôtre d\u2019une approche qui ne soit pas celle des sanctions, a plaidé M.Hockin hier, parce que les sanctions conduisent à l\u2019opposé de ce qui est recherché par les accords de libre-échange, soit un protectionnisme accru.Les entreprises canadiennes ont goûté à la médecine des représailles au cours des dernières années et Ottawa cherche avec insistance une autre voie pour résoudre les différends.La question la plus difficile dans les négociations en cours qui vont se poursuivre jeudi et vendredi prochains dans la capitale Marché mexicain du blé Le Canada porte plainte contre les E.-U.GENÈVE (PC) \u2014 Le Canada a demandé hier au président du conseil du GATT d\u2019empêcher les États-Unis d\u2019utiliser ses subventions à l\u2019exportation dans une tentative d\u2019écarter le Canada du marché mexicain du blé.Le Canada a aussi demandé au président du conseil, l\u2019ambassadeur hongrois Andras Szepesi, de tenter de persuader la Communauté européenne de réduire ses subventions à l\u2019exportation, res- ponsables de baisses de prix.À la réunion mensuelle du conseil du GATT (l\u2019Accord général sur le commerce et les tarifs douaniers), M.Pierre Gosselin, ministre à la mission canadienne, a accusé les États-Unis de se servir de leur programme d\u2019aide aux exportations pour tenter de supplanter le Canada sur le marché mexicain du blé.Les fermiers canadiens ont vendu 500 000 tonnes de blé au Mexique l\u2019an dernier, ce qui représente 2 % de leurs exportations.Les États-Unis faisaient valoir que leur programme d\u2019aide à l\u2019exportation visait à combattre les subsides européens à l\u2019exportation de céréales.«Ce qui est ironique, de dire M.Gosselin, c\u2019est que la CE n\u2019exporte pas de grain au Mexique.Les seuls exportateurs au Mexique sont le Canada et les États-Unis.» Les paiements américains, pour les exportations de l\u2019année ayant débuté le 1er juillet, permettront aux agriculteurs américains d\u2019abaisser leurs prix de vente aux consommateurs étrangers, sans perdre d\u2019argent.Le programme couvre près de la moitié de la production de blé américain.« L\u2019unique objectif du programme de subventions américain, a dit M.Gosselin, est de vendre à des prix nettement inférieurs aux prix du marché et de rendre les prix américains tellement attrayants que les acheteurs mexicains seraient fous de s\u2019approvisionner ailleurs.» La requête du Canada a reçu l\u2019appui de l\u2019Australie, du Brésil, du Chili et du Venezuela, dont les exportations agricoles ont souffert des politiques de subventions aux exportations des États-Unis et de la CE.OTTAWA \u2014 Le ministre fédéral du Commerce Torn Hockin a annoncé hier à sa sortie d\u2019une réunion du cabinet Campbell que les négociations parallèles à l\u2019Accord nord-américain de libre-échange (ALENA) étaient pour ainsi dire conclues.par PIERRE-PAUL NOREAU LE SOLEIL « Je viens tout juste de recevoir un appel du ministre mexicain responsable des négociations sur le commerce et de Mickey Cantor, le secrétaire américain au Commerce.Ils m\u2019ont appelé de Mexico pour me dire qu\u2019il y a eu tellement de progrès dans les négociations techniques ici lors de la ronde d\u2019Ottawa, que les ministres vont se rencontrer jeudi prochain à Washington pour voir si on peut conclure les négociations.Je crois personnellement que nous sommes très proches d\u2019une entente.» M.Hockin n\u2019a pas voulu dire que tout était déjà réglé, faisant valoir qu\u2019on ne peut jamais être totalement certain dans ce genre de dossiers.Mais, a-t-il reconnu, les Américains sont très vivement désireux de voir ces accords parallèles être conclus le plus rapidement possible.L\u2019humeur aux États-Unis et dans une moindre mesure au Canada est beaucoup moins favora- ble que par le passé à une ouverture accrue des frontières, à cause des fermetures d\u2019entreprises et des mises à pied qui se sont multipliées au cours des dernières années avec la récession.Le président américain Bill Clinton tente actuellement de rassurer ses compatriotes avec le fait que les accords parallèles actuellement en négociation vont empêcher que les Mexicains ne viennent accroître la pression sur les entreprises américaines avec une compétition forte d\u2019une main-d\u2019œuvre sous-payée et d\u2019une production sans égard à l\u2019environnement.L\u2019objet de ces accords est de s\u2019assurer que les normes en matière de travail et d\u2019environnement soient améliorées, et qu\u2019en même temps, chacun des pays jouissent d\u2019un potentiel d\u2019activités raisonnable chez ses deux autres partenaires dans l\u2019accord.« La question est de voir comment s\u2019assurer que ces objectifs soient atteints, tout en garantissant que chacun se plie aux exigences sans pour autant que la souveraineté d\u2019un État fautif ne soit violée.» américaine est de s\u2019assurer qu\u2019il y a respect des normes de la part de tous les participants.«Si un des pays signataires viole systématiquement les ententes, qu\u2019est-ce qui doit être fait pour lui imposer le respect.» Parmi les mesures autres que les sanctions, il y a selon le ministre du Commerce extérieur, la possibilité de publiciser les infractions ou celle de procéder à des enquêtes privées ou publiques.Ces choses fonctionnent près- t qu\u2019aussi bien que les mesures de représailles, a conclu hier M.Le ministre Tom Hockin, à gauche, photographié lors d\u2019une rencontre avec le Hockin.\tsecrétaire mexicain au Commerce, à Mexico, le mois dernier.STORES VERTICAUX HEURES D\u2019OUVERTURE Lun.à mer.9h-18h Jeu.et ven.9h -21 h Samedi 9h-17h Dimanche 11 h*17h STORES PLISSE MAHCHEH 0,1 STORE.¦ No.18 DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER 2(5, btul.Wilfrid HoekI \u201e™, «7-0053 (Angle rue Du Pont Scott, directement en face de l\u2019hôpital Christ-Roi) Chrut Roi TOL M7 mj ¦ Une enquête de 11 millions $ TORONTO (PC) \u2014 Une enquête de cinq ans, qui a coûté 11 millions $ aux contribuables de l\u2019Ontario, a conclu que la police régionale de Niagara éprouve de « sérieux problèmes », mais n\u2019est pas corrompue.« Les rumeurs de corruption et d\u2019infiltration par le crime organisé ne sont pas fondées dans les faits », a déclaré le juge William Colter, hier, en remettant son rapport de 600 pages au Solliciteur général David Christopherson.Le rapport contient diverses recommandations pour aider tous les corps policiers de la province à établir des meilleures normes d\u2019embauche et de promotion.A I A A > A «c , BANANES BLEUETS tats-Unis Produit m p o r t 6 ults des Prod 82tie kilo chopre LAI ÏÏJrën CELERI POMME Produit de Californie, grosseur 24 Produit du Québec, grosseur 18 chacune Ichacun CONCOMBRE ANGLAIS BLANC ou CAFÉ, frais, de l'Ontario Produit du Québec, de serre choptne CANTALOUP MELON D'EAU États-Unis, grosseur 23 des États-Unis Produit Produit des mtm 821 le kilo TOMATES PATATES NOUVELLES ROUGES Produit des États-Unis, 6X6, préemballées SAC DE 5 LIVRES du Québec sac 5 livres 2,14$ le kilo PIMENTS VERTS Produit des États-Unis, préemballés Produit Québe.2.80$ le kilo POIRE EPINARDS PACKAMS Produit d'Argentine, mûrie à point RodutduQuôbec^rais,10oncœ(284g) 2,14$ le Mb NOMBREUX AUTRES SPÉCIAUX EN SUCCURSALE.NOUS NOUS RÉSERVONS LE DROIT DE LIMITER LES QUANTITÉS.SPÉCIAUX EN VIGUEUR JUSQU'AU 25 JUILLET 1993 INCLUSIVEMENT DANS TOUTES NOS SUCCURSALES.la livre cello i ÉÉÉÉiÉiË .LE JARDIN MOBILE AUCUN PAIEMENT AVANT L'AN PROCHAIN* LA GALERIE DU MEUBLE 5 MAGASINS BIEN DIFFERENTS A CLASSIQUE:\t1 CONTEMPORAIN:\t?ROCHE BOBOIS:\t\u2022 CUIR NO 1:\tâk SOFA DESIGN: 1215, bout Chares! O.\t18, rue Courcelette\t9, rue Courcelette\t2960, bout Laurier\t10, rue Courcelette Tél : 681-0171\tTél 681-0171\tTél : 681-4101\tTél : 681-0171\tTél : 681-2302 HEURES D\u2019OUVERTURE : LUNDI AU MERCREDI 9 H À 17 H 30 \u2022 JEUDI ET VENDREDI 9 H À 21 H \u2022 SAMEDI 9 H À 16 H POUR! Québbc, L> Soleil, jeudi 22 juillet 1993 LES INFORMATIONS GÉNÉRALES \u2022Conditionnel à l'approbation du crédit-Acompte 30%-lntérêt à compter du 12 janvier 1994 sur solde dû.Jean Chrétien lance son vidéoclip OTTAWA (PC) \u2014 Plutôt relaxe, assis sur les marches de pierre de sa résidence officielle de Stornoway, Jean Chrétien profite de la canicule estivale.Le col de sa chemise de denim bleu, sa marque habituelle de commerce, est ouvert en signe d\u2019intimité.L* chef libéral profite de l\u2019occasion pour lancer son vidéoclip.Premier sujet d\u2019attaque : le chômage.« Avoir là 1,6 million de personnes, qui ne gagnent pas un sou, qui ne paient pas d\u2019impôts, qui font seulement recevoir du gouvernement.c\u2019est pas la façon d\u2019éliminer le déficit ni de remettre le pays sur les rails », lance-t-il dans un vidéo qui a été envoyé cette semaine à tous les candidats libéraux.La première ministre Kim Campbell n\u2019a peut-être pas appuyé sur la détente du pistolet de départ pour le prochain scrutin, mais la course à deux semble bel et bien battre son plein.Un virus s\u2019est toutefois glissé dans la production audiovisuelle, ou du moins une erreur de fait.Contrairement à ce qu\u2019affirme une voue hors champ, Jean Chrétien n\u2019a pas nommé la première femme à la Cour suprême en la personne de Bertha Wilson.C\u2019est plutôt Pierre Trudeau, comme premier ministre, qui peut revendiquer ce bon coup.L\u2019enregistrement de 15 minutes a pour but de stimuler le moral des troupes et de faire connaître M.Chrétien à l\u2019électorat canadien.L\u2019analyse du topo partisan vise ainsi à faire passer un certain nombre de bons points à l\u2019avantage des libéraux : \u2014 mettre en relief l\u2019expérience du chef Jean Chrétien par opposi- tion au côté néophyte de son adversaire Kim Campbell ; \u2014\tmontrer un chef libéral très près du monde ordinaire au cours de bains de foule sélectionnés sur mesure ; \u2014\tinsister sur la défense que prend Jean Chrétien pour les soins de santé par rapport aux conservateurs, qui veulent mettre fin à l\u2019universalité des soins.La bande magnétique donne un avant-goût des thèmes qui seront chers à l'opposition désireuse de reprendre le pouvoir dès l\u2019automne.On y retrouve notamment une touche des idées de Bill Clinton et de ses préoccupations pour l\u2019aspect humain de la politique.« La première préoccupation du gouvernement, c\u2019est les gens.Dans la société, les forts ont les moyens de se défendre eux-mémes », de dire Jean Chrétien.2 pour 695$ TPS 7% INCLUSE UNE VALEUR DE 1 390 $ Bergères à oreilles confortables et élégantes garnies de tapisserie bleu nuit, vert forêt ou écru.Jean CHRÉTIEN QUANTITE LIMITEE 2 pour 495$ TPS 7% INCLUSE UNE VALEUR DE 990 $ Pour le salon, le boudoir ou la chambre à coucher, fauteuils pivotants très confortables, garnis de tissu à chevrons vert forêt, ivoire, rose ou bordeaux.2 pour 895$ TPS 7% INCLUSE UNE VALEUR DE 1 790 $ Fauteuils de repos\"Chippendale\" à haut dossier et repose-pieds escamotable, habillés de tissu à chevrons vert forêt, ivoire, rose ou bordeaux.A v>* 1H A-8 Québec.Le Soleil, jeudi 22 juillet 1993 s \\ \\ \\ ÉDITORIAL Un conflit d\u2019une autre époque lockout touchant les 450 employés du Hilton de Québec depuis le 6 novembre dernier a enfin été levé à la suite de l\u2019acceptation, à 70 %, des ultimes offres patronales.À l\u2019évidence, les employés ont fait les concessions les plus importantes en acceptant des propositions qu\u2019ils avaient refusées en février.Mais, ce long conflit n\u2019aura finalement fait que des perdants: propriétaires, syndiqués et l\u2019industrie touristique régionale.Au coeur du débat se situait, comme dans beaucoup d\u2019autres conflits depuis le début de la récession, l\u2019épineuse question de l\u2019organisation du travail.L\u2019employeur veut retrouver une flexibilité perdue au fil des négociations antérieures dans la définition des tâches et le recours à la sous-traitance.Pour les syndicats, il est odieux de vouloir revenir sur des « droits acquis ».Il faut pourtant se rendre à l\u2019évidence.Aucune organisation ne peut survivre en faisant des pertes à chaque année.Le Hilton accumule des déficits depuis 20 ans \u2014 dix millions de dollars selon le vice-président canadien, M.Robert Frigière \u2014.L\u2019entreprise devait réduire sa masse salariale de 1 million $ par année, pour retrouver le chemin de la rentabilité.La direction avait même décidé de fermer l\u2019hôtel jusqu\u2019à l\u2019ouverture du nouveau Centre des congrès, si ses dernières offres étaient rejetées.C\u2019est « un fusil sur la tempe », se plaindront des représentants syndicaux.Il faut plutôt y voir l\u2019aboutissement du dialogue de sourds qui a régné tout au long de ce conflit.Les représentants syndicaux avaient sous-estimé la détermination du Hilton de revoir l\u2019organisation du travail afin de réduire ses coûts.Et les représentants patronaux étaient loin de se douter que ce conflit pourrirait pendant neuf mois.Un meilleur dialogue aurait permis d\u2019éviter des pertes de revenus, tant pour les patrons que pour les employés, et une atteinte sérieuse à la réputation de l\u2019industrie touristique de la région.Ce conflit reflète, de façon plus large, une mésentente profonde quant aux moyens de faire face à la profonde récession qui continue de faire des ravages.Le Hilton, à l\u2019exemple de nombreuses entreprises, veut réduire les emplois permanents, par le recours à la sous-traitance pour le service de buanderie.On rogne ainsi sur la masse salariale, en particulier au titre des avantages sociaux et des charges gouvernementales de plus en plus lourdes reliées à la main-d\u2019oeuvre.Les emplois perdus au Hilton se retrouveront chez des sous-traitants, mais ils ne seront malheureusement pas occupés par les mêmes personnes.Cette situation explique pourquoi deux emplois sur trois, créés depuis le début de l\u2019année au Canada, étaient à temps partiel.À tort ou à raison, c\u2019est la méthode choisie par les employeurs pour devenir plus concurrentiels.Le phénomène n\u2019est pas anormal au début d\u2019une reprise aussi hésitante, mais jamais il n\u2019aura été aussi marqué dans le passé.Les syndicats devraient en tirer des leçons dans leur statégie de négociation.Fini le temps où il suffisait d\u2019une bonne campagne médiatique pour faire plier le patron et obtenir ce qu\u2019on voulait.La seule façon de garantir son emploi est de s\u2019asseoir avec la direction et chercher l\u2019organisation du travail la plus efficace pour développer l\u2019entreprise.Faudra-t-il beaucoup d\u2019autres conflits, comme ceux du Hilton, pour s\u2019en convaincre?MICHEL AUDET Réplique On ne vit pas que de poésie par PIERRE GRAND'MAISON Selon une lettre de Micheline Moisan, publiée dans LE SOLEIL le 27 juin, CKRL-FM est maintenant une radio « d\u2019incompétents ».Mme Moisan qui se dit « fervente de poésie et de musique », se plaint du fait que la station communautaire de Québec diffuse des publicités ou des bulletins de nouvelles durant ses émissions préférées.Et elle se demande où est passée « l\u2019ancienne équipe », selon elle plus compétente.Mme Moisan doit d\u2019abord savoir qu\u2019une station de radio ne vit pas que d\u2019amour et d'eau fraîche, ni même de cette poésie qui lui est si chère.Il faut des fonds.Fini le règne de l\u2019É-tat-providence : les stations communautaires ne peuvent plus compter uniquement sur les subventions et ont dû trouver d\u2019autres moyens de financement, en se tournant vers la publicité.Le respect des auditeurs passe donc maintenant aussi par le respect des annonceurs, ce qui suppose de diffuser les publicités à l\u2019heure prévue.Même chose pour les informations : une radio qui se respecte doit divertir, mais aussi informer.Et je suis bien certain que Prévert et Schubert, qui revivent régulièrement sur les ondes de CKRL, auraient accepté de se taire cinq minutes pour laisser dénoncer les horreurs en Bosnie.Mais ça dérange Mme Moisan.Dommage.Notons aussi le fait qu\u2019elle invoque le respect des producteurs bénévoles pour protester contre la publicité, alors que ce sont ces mêmes producteurs qui assurent généralement la mise en ondes de leurs émissions.Un non-sens pour quiconque connaît un tant soit peu le monde de la radio.Pourquoi attaquer la nouvelle direction des programmes quand tout le monde sait très bien que la publicité ne relève même pas d\u2019elle ?Par ailleurs, une écoute objective de la radio révèle qu\u2019il est normal que des erreurs techniques surviennent, quelle que soit la station ou l\u2019équipe qui est derrière.Ce n\u2019est donc pas le fait ni d\u2019une « ancienne » ni d\u2019une « nouvelle » équipe, autre mythe qui a la vie dure : CKRL est composée d\u2019anciens et de nouveaux producteurs d\u2019émissions.Non Mme Moisan, les artisans bénévoles de CKRL (dont je suis depuis dût ans) ne sont pas masochistes Mais ils sont dévoués à la cause de la culture, en sont même carrément passionnés.Près d\u2019une centaine d\u2019entre eux y dépensent 8400 minutes chaque semaine, tout en sachant que rien n\u2019est gratuit, même pas les ondes.Rien, sinon peut-être le temps et l\u2019énergie qu\u2019ils y mettent.Pensez-y, la prochaine fois que vous subirez le « choc violent » de nos publicités-maison et merci pour votre quote-part.M.Grand-Maison est un artisan de la station de radio communautaire CKRL-FM.LE SOLEIL P'MKMnt du contai d administration PIERRE DES MARAIS II Président et Editeur ROBERT NORMAND Editeur adjoint at rédacteur an chat J -JACQUES SAMSON Directeur dé I information ANDRE FORGUES Vice-president exécutif OENIS CUCME Directeur de I éditons! MICHEL AUDET REPRISE oint de vue LE NOUVEL Al R CLÎNTOUNE Loto-Québec, comme dans un miroir par YVES COTÉ Q ous-estimé et souvent méprisé, le bingo est pourtant le sport national de bien des Québécoises et de quelques Québécois.Chaque soir de la semaine, sept jours par semaine, beau temps mauvais temps, à travers le Québec, même pendant les séries de la Coupe Stanley, les salles se remplissent.on va « jouer » au bingo ! Je ne sais pas combien cela représente de monde, mais j\u2019imagine que l\u2019on pourrait bien remplir le Forum et le Colisée, bon nombre de fois par année.À Loto-Québec, on a fini d\u2019imaginer.on est prêt à l\u2019admettre.Lancée récemment et inspirée dudit sport national, la loterie instantanée Bingo est un succès sans précédent ! Comme si Mario Lemieux et Wayne Gretzky avaient joué pour la même équipe, à l\u2019apogée de leur carrière.Du jamais vu dans l\u2019histoire, 20 millions $ de vente en trois semaines.L\u2019imprimeur des billets verts loto-québécois ne fournit plus à la demande ! Et ceci, alors que le Québec est gravement atteint de la pire maladie de ce siècle, le chômage.Sans travail, les Québécois sont devenus « grat-teux », le Québec rêve .Bingo ! A Loto-Québec, on ne rêve pas, je veux dire on ne chôme pas.On vient d\u2019engager 30 personnes surnuméraires à temps plein, au moins jusqu\u2019au 30 septembre.Ces 30 personnes s\u2019ajoutent à une trentaine d\u2019autres, affairées à décompter les billets gagnants retournés.Un travail qui demande beaucoup d\u2019attention.À Loto-Québec, on a une multitude de projets : l\u2019un s'appelle « Virage ».On ne comprend pas toujours la signification du nom qu\u2019on donne à tel ou tel projet, mais dans le cas de « Virage », c\u2019est très clair.Le virage en question, en est technologique.Virage, c\u2019est l\u2019installation, à compter de l\u2019automne prochain, de 2500 terminaux (valideuses 6/49 etc.) additionnels à travers le Québec.Ces machines et celles déjà en place, seront équipées d\u2019un lecteur optique, comme dans les supermarchés d\u2019alimentation.Sans entrer dans les détails, disons que cette merveille électronique, ce « progrès » scientifique, cet « avancement » informatique aura pour effet d\u2019abolir les emplois de préposés au décompte.Pas de trucage à la David Copperfield, le lecteur optique agira comme une baguette magique.Et une soixantaine d\u2019emplois disparaîtront pour de bon.Bingo ! Loto-Québec est présidé par Michel Crête, un ancien très haut fonctionnaire du Conseil du Trésor qui vient de s\u2019adjoindre un autre très haut fonctionnaire du même endroit, des experts en coupures aveugles.Des gens « responsables » bien payés pour l\u2019étre.Responsables de favoriser, au nom du progrès, un climat de chaos social.Un peu partout la révolte gronde : le monde veut du travail, pas des machines ! Si plus de gens travaillaient, le gouvernement recevrait plus d\u2019impôts, il n\u2019aurait pas besoin d\u2019augmenter celui de ceux qui travaillent, son déficit diminuerait.On pourrait même avoir une augmentation de salaire.À Loto-Québec, le projet Virage coûtera 28 millions $ pour des machines qui n\u2019auront jamais à produire de déclaration d\u2019impôts.Ces millions pourraient faire travailler 50 personnes (qui paient des impôts) pendant 30 ans, à 25 000 $ par année ! Sans ce projet, Loto-Québec, une société d'État, l\u2019État, par ricochet, ne se porterait pas plus mal.Virage n\u2019augmentera pas les revenus de l\u2019État mais sans lui, on aurait donné au monde ce que le monde exige : du travail.M.Yves Côté est président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Loto-Québec.Votre Qpinion Synode et laïcs (Réactions à la lettre de M.Fernand Moisan du 16 juin 1993) Je suis d\u2019accord avec vos réflexions sur le synode, panies dans LE SOLEIL du 16 juin.À la différence que je n\u2019ai pas été recruté par des amis, mais que j\u2019ai répondu au questionnaire paru dans les médias et qu\u2019on m\u2019a appelé par la suite.Je me situe plus près des contestataires, du genre de l\u2019abbé Pierre qui déclare : « Pour venir en aide à un humain sans toit, sans pain, sans soins, il faut savoir braver les lois » et aussi : «J\u2019aime mieux vivre illégalement que mourir légalement », et des athées du type de Bernard Kouchner, fondateur de « Médecins sans frontières » ! Avec lui j\u2019ose prétendre que «puisque toutes les guerres se terminent toujours par des négociations, pourquoi faut-il tuer, massacrer, violer, ruiner une société, un État, un pays avant d\u2019accepter de se parler?Pour mieux se convaincre de quoi ?» Et « La grande utopie, ce n\u2019est pas l\u2019avenir, c\u2019est le passé », et aussi « s\u2019il reste peu d'espoir pour les humains de l\u2019ancienne Yougoslavie, c\u2019est peut-être que trop de politiciens ont accepté ce qui était injuste ».(Notes de lecture du SOLEIL du 14 juin dans « Vivre malgré les malheurs qui s\u2019ajoutent »).Mon Église passée tend heureusement à s\u2019évangéliser et à éveiller ses enfants qu\u2019elle a malheureusement endormis.Tous les espoirs sont donc permis.Rolland Jobidon Québec Finis les emprunts (Lettre à M.Robert Bourassa) Si vous croyez que les Américains vont acheter de votre électricité, vous vous trompez.Pensez-vous qu\u2019ils vont payer l\u2019électricité au prix que vous leur demandez, quand ils peuvent la produire sur place au même prix, en utilisant des centrales au gaz naturel ou au charbon ?Aller chercher le courant à la Baie James dans le pôle Nord, le transporter par des lignes de transmissions vulnérables sur d'énormes distances, tout cela pour en arriver au même prix.C'est stupide.Les Américains utilisent des matières premières qu\u2019ils ont en abondance.Ils n'ont pas à payer de compensations aux Indiens.Ils font travailler leur monde pour construire des centrales et ensuite ils emploient des ouvriers pour les faire fonctionner.Vous devriez emprunter leurs techniques et leur intelligence plutôt que leur argent.Avec vos grosses dams, vous nous avez endettés de 13 milliards $.C\u2019est épouvantable pour un petit peuple de six millions d\u2019habitants.Et vous voulez emprunter encore pour Grande-Baleine, c\u2019est être fou braque, aucun bon sens.On ne peut plus se payer ces folies.De l\u2019électricité produite par des barrages, c\u2019est trop dispendieux.Études d\u2019impact, vérification de l\u2019environnement, frais de compensation aux Indiens, avocats, territoires inondés, etc.Ensuite, vous devez transporter cette énergie sur des distances très grandes.C\u2019est ridicule.La province est pleine de lignes de transmissions, il y en a partout.Ces lignes polluent le décor, gaspillent du terrain, sont dangereuses et vulnérables.M.Bourassa, il serait plus intelligent de produire l\u2019électricité dans chaque grosse ville du Québec, Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Jon-quière.Vous pourriez utiliser le gaz naturel que l\u2019on a en abondance.Employer des hommes pour construire les centrales et utiliser du personnel à l'année pour les faire fonctionner.Un barrage, ça donne de l\u2019ouvrage pour le construire, mais quand c\u2019est fini.André Thiboutot Charlesbourg Portneuf : la leçon Portneuf vient, pour la première fois, d\u2019élire un député du Parti québécois.Le revers que viennent de subir les libéraux dans un de leurs bastions devrait inciter les dirigeants de ce parti à se poser des questions.Le double échec des tentatives de renouvellement de la Constitution après les promesses et le triste effondrement que l\u2019on sait, l\u2019incompétence du gouvernement à s\u2019occuper d\u2019économie, le taux de chômage, la pauvreté, les taxes rétroactives du budget Levesque et le retour en arrière de la loi 86 ont été rejetés par les citoyens qui cherchent du neuf et non de vieilles formules réchauffées.Le Québec a changé et il ne retournera plus en ar- r*^re'\tFrançoys Drolet Neuville N.D.L.R.Adresser vos lettres à la Tribune des lecteurs et lectrices du SOLEIL, 390.Salnt-Valller Est GIK7J6 (647-3368).Ces missives devront être courtes et accompagnées du nom, de l'adresse et du numéro de téléphone de leur signataire.Nous nous réservons le droit d'éditer et d'abréger ces lettres au besoin.L I I ) Québec, La Soleil, jeudi 22 juillet 1993 LES INFORMATIONS GÉNÉRALES A-9 Les pourparlers portent sur.les objets de la négociation Ryan et les policiers de la SQ discutent toujours QUEBEC \u2014 Les pourparlers se poursuivent toujours entre Québec et les représentants des policiers de la Sûreté du Québec pour tenter d\u2019en venir à une entente sur.les objets de la négociation.par (MLLES BOVIN LE SOLEIL Le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, a soutenu hier qu\u2019il s\u2019agit en fait « d\u2019échanges exploratoires qui visent à identifier des objets précis sur lesquels pourrait éventuellement porter une négociation proprement dite ».Le ministre rappelle que cette négociation devra cependant se dérouler « en conformité » avec les exigences de la loi 102.Le ministre refuse par ailleurs de s\u2019associer à certains critiques qui soutiennent que les agents de la SQ, même s\u2019ils ont levé leur grève du zèle la semaine dernière à l\u2019approche des grandes vacances de la construction, ne mettent toujours pas beaucoup d\u2019ardeur au travail sur les routes du Québec.« Il faut se méfier des impressions personnelles et regarder la situation dans son ensemble », soutient le ministre qui juge que «dans l\u2019ensemble, les policiers s\u2019acquittent présentement de leurs obligations de manière normale », M.Ryan refuse toujours de livrer une évaluation précise du manque à gagner engendré par le refus des policiers d\u2019émettre des contraventions.Comme il s\u2019abstient d'indiquer si des mesures seront prises, comme l\u2019ont fait certaines municipalités à l\u2019égard de leurs policiers, pour récupérer les sommes perdues par la grève du zèle des patrouilleurs de la SQ.Mohawk et Hydro-Québec Par ailleurs, le ministre s\u2019est réjoui de la collaboration offerte par la police amérindienne de Kahnawake (peacekeepers) aux autorités d\u2019Hydro-Québec qui ont entrepris de récupérer les sommes dues par les usagers récalcitrants de la réserve.Depuis le 31 mai, les peacekeepers accompagnent les employés d\u2019Hy-dro chargés d\u2019effectuer des interruptions de courant.M.Ryan a soutenu qu\u2019il « n'est pas question d'aucune exception ou traitement particulier» pour ces clients amérindiens qui refusent de payer leur dû à Hydro-Québec.« J\u2019espère qu\u2019ils réaliseront qu\u2019il doivent payer leurs factures comme tout le monde au Québec.» Mardi, une cinquantaine de Mohawks de Kahnawake ont manifesté devant les locaux du con- Pour récupérer l\u2019argentperdu en amendes La ville de Thetford Mines loge un grief THETFORD MINES \u2014 Dans le monde des relations de travail, il est plutôt inhabituel qu\u2019un employeur recourt à la procédure de grief pour contester une présumée violation de convention collective.par FORTUNAT MARCOUX LE SOLEIL C\u2019est pourtant ce moyen qu\u2019a choisi d\u2019utiliser la ville de Thetford Mines contre l\u2019Association de sa trentaine de policiers-pompiers pour récupérer les 20 000 $ qu\u2019elle allègue avoir perdus durant une période de quatre semaines alors que les agents se sont abstenus d\u2019émettre des billets de contravention.La municipalité réclame aussi des dommages exemplaires de 50 000$.LE SOLEIL a appris que la corporation municipale avait déposé son grief la veille de la levée des moyens de pression exercés par les policiers pour protester contre la loi 102 imposant un gel des salaires pour deux ans aux employés des secteurs public et parapublic.L\u2019association locale avait suivi à la lettre le mot d\u2019ordre lancé par la Fédération des policiers du Québec à laquelle elle est affiliée.Invité à commenter ce dossier, le maire Henri Therrien a déclaré qu\u2019il avait préféré le grief à l\u2019in- jonction parce qu'il y avait eu violation flagrante de la convention collective.« Je me sens fort à l\u2019aise.C\u2019est un moyen auquel le syndicat ne se gêne pas de recourir.L\u2019employeur a aussi ce droit.» Tout en précisant qu\u2019il ne voulait pas jeter de l\u2019huile sur le feu, le maire a fait remarquer que c\u2019est la ville et non pas la fédération qui est l\u2019employeur des policiers.« La tolérance a ses limites.Nous avons fait parvenir des mises en demeure aux policiers les enjoignant de respecter leur serment d\u2019office et leur convention collective, mais ça n\u2019a rien donné.La ville a perdu 5000 $ en revenus par semaine et la sécurité de la population a été mise en danger.On se devait d\u2019agir ! » M.Therrien a confié que la ville n\u2019hésitera pas à se prévaloir des dispositions de la loi 102 pour freiner l\u2019appétit trop gourmand de ses employés.Cependant aucune décision ne sera prise avant une rencontre au sommet avec les présidents des différents syndicats, le 10 août.Cependant, le dépôt de ce grief n\u2019inquiète pas outre mesure le président de l\u2019association des policiers, M.André Bilodeau.« Nos avocats étudient le dossier.On va essayer de régler ça à l\u2019amiable.» y ¦ Épi seil de bande pour protester con- Québec et réclamer « le droit fon-tre cette collaboration de la damental » des autochtones aux police amérindienne avec Hydro- services d\u2019électricité.Le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan.o u mm szztr* t ^Ci\to i / Sensibiliser les jeunes à l\u2019urgence de mener la lutte pour le français : c\u2019est le défi que se sont fixé Martin Carpentier (à gauche) et Ghyslain Guitard, d'Aylmer (Outaouais).Fabrikant s\u2019est trouvé un 10e avocat MONTRÉAL (PC) \u2014 Valéry Fabrikant, dont le procès se poursuit toujours à Montréal pour le meurtre de quatre professeurs de l\u2019université Concordia, s\u2019est trouvé un dixième avocat, Me Michel Ouellette.Fabrikant ne le laisse pas poser de questions aux témoins, mais lui permet parfois de formuler des réponses aux nombreuses objections soulevées par l\u2019avocat de la Couronne.Fabrikant, 53 ans, continue de tenter de prouver qu\u2019il a été victime d\u2019une persécution de la part de l\u2019université Concordia.Hier, le 70e témoin de Fabrikant, le professeur de génie mécanique Sri-tanka Swamy, 61 ans, est venu à la barre.Fabrikant a prétendu que le professeur Swamy l\u2019a forcé à ajouter sa signature à des articles qu\u2019il publiait.Fabrikant a interrogé le témoin pour savoir quelle avait été sa contribution à telle ou telle publication cosignée par Fabrikant et Swamy, mais rédigée essentiellement par Fabrikant.M.Swamy a expliqué que pour justifier une cosignature, il fallait avoir fourni une idée, aidé à résoudre un problème, discuter avec l\u2019auteur, vérifier certains résultats, de façon plus ou moins importante, selon le cas.Fabrikant a accusé le professeur de lui avoir extorqué une cosignature même s\u2019il n\u2019avait fourni qu'une contribution mineure (Swamy lui avait suggéré de simplifier une équation).Tout au long de son interrogatoire, Fabrikant a tenté de faire parler Swamy au sujet de diverses rencontres entre eux et de diverses publications.Me Jean Le-cours, avocat du ministère public, a soulevé plusieurs objections quant à la pertinence des questions de Fabrikant.Deux jeunes de l\u2019Outaouais lancent un cri d\u2019alarme 5000 kilomètres à travers le Québec pour défendre la langue QUÉBEC \u2014 Cinq mille kilomètres en 16 jours dans une petite Renault qui les conduira jusqu\u2019à Natashquan en passant notamment par Québec, Chicoutimi, Percé et la Beauce.Voilà le moyen peu banal que deux jeunes de l\u2019Outaouais ont choisi pour lancer un cri d\u2019alarme aux autres jeunes du Québec.Leur cheval de bataille : la langue.par LISE LACHANCE LE SOLEIL « Le français est de plus en plus menacé dans l\u2019Outaouais.Or, les problèmes que vivent les régions frontalières risquent de s\u2019étendre petit à petit au reste du Québec.La loi 86 ouvre les vannes.Les commerçants n\u2019attendaient que ça.Il est donc très important de sensibiliser les Québécois et de les inciter à se mobiliser», ont déclaré au SOLEIL, hier, Ghyslain Guitard, 23 ans, et Martin Carpentier, 19 ans.Selon les membres d\u2019impératif français, qui étaient de passage dans la Vieille Capitale, «faute d\u2019une législation forte, il est évident que les Québécois devront désormais compter sur eux-mêmes pour promouvoir leur langue».Si tous les francophones doivent veiller au grain, les jeunes doivent être particulièrement vigilants, estiment-ils.Aussi à chaque étape de leur périple rencontrent-ils non seulement les multiplicateurs que sont les médias, mais également des groupes de jeunes.À court terme, Ghyslain Guitard et Martin Carpentier s\u2019inquiètent avant tout pour les régions frontalières comme la leur.Il y a plus de 20 ans, ont-ils dit, l\u2019Ou-taouais était majoritairement anglophone (60 %).Depuis, beaucoup d\u2019efforts ont été consacrés à sa francisation, notamment par l\u2019embauche de professeurs de français venant d\u2019ailleurs au Québec.Ainsi, parallèlement à la francisation de la population (82 % actuellement), la qualité de la langue elle-même s\u2019est beaucoup améliorée.Le franglais a perdu du terrain.MM.Carpentier et Guitard affirment que cet acquis est menacé.Sentant que le gouvernement n\u2019était pas très chaud quant à l\u2019application des lois 101 et 178, plusieurs commerçants de l\u2019Outaouais ont commencé à violer celles-ci impunément.Un rallye de promotion de la langue française organisé il y a trois mois par Impératif français a mis en évidence \u2014 en une heure seulement \u2014 142 dérogations.Depuis les modifications apportées par la loi 86, les infractions se sont multipliées.« Certains dépanneurs et restaurants affichent maintenant en anglais seulement et ont des menus unilingues anglais.Par exemple, la chaîne Pizza 1 for 1 a non seulement un menu rédigé exclusivement dans la langue de l\u2019Oncle Sam, mais encore les clients francophones ont dû exercer des pressions pour obtenir qu\u2019on leur réponde dans leur langue au téléphone pour le service de livraison.En outre, il est impossible d\u2019être servi en français au comptoir», notent Martin et Ghyslain.Par ailleurs, un restaurant vient d\u2019ouvrir ses portes en plein centre de Hull et s\u2019est baptisé The French Frog.Ses propriétaires se disent bilingues « parce qu\u2019ils parlent anglais.et espagnol! » ajoutent, catastrophés, nos interlocuteurs.MM.Guitard et Carpentier assurent que beaucoup de francophones de l\u2019Outaouais commencent à boycotter les commerces qui ne se soucient pas de les servir dans leur langue.Ils sentent croître une agressivité entre les deux communautés linguistiques.C\u2019est pour éviter une détérioration de la situation chez eux et une contagion dans les autres régions qu\u2019ils lancent un cri d\u2019alarme.Tadoussac: Paradis veut mettre fin à des vols d\u2019observation de baleines QUÉBEC \u2014 Le ministère de l\u2019Environnement est revenu à la charge hier, pour la deuxième fois en 15 jours, pour tenter de mettre un terme aux activités d'une petite entreprise de transport aérien qui effectue des vols d\u2019observation des baleines sur la rivière Saguenay.par GILLES BOVIN LE SOLEIL Un inspecteur du ministère était à Tadoussac, hier, pour signifier aux propriétaires d'Aviation du Fjord inc.qu\u2019ils disposent d\u2019un délai de 48 heures pour enlever le quai flottant qu\u2019ils ont installé sur la rivière Saguenay et interrompre leurs vols d\u2019observation des baleines tant qu\u2019ils n\u2019auront pas obtenu les permis nécessaires du MENVIQ et du ministère de l\u2019Énergie et Ressources, propriétaire des rives.À défaut de se conformer aux directives émises, « ils seront rapidement poursuivis », a indiqué hier le ministre de l\u2019Environnement, Pierre Paradis.En fin d\u2019après-midi, hier, le copropriétaire d\u2019Aviation du Fjord, Marc Lafond, a indiqué au SOLEIL qu'il n\u2019avait vu « aucun inspecteur du MENVIQ aujourd\u2019hui et hier » et qu\u2019aucun avis d\u2019interruption de ses activités ne lui avait été signifié.Il y a une douzaine de jours, une première visite des inspecteurs du ministère avait forcé Aviation du Fjord à retirer son quai flottant des eaux du Saguenay.Lundi, le quai flottant ou ponton était remis à l\u2019eau et l\u2019entreprise reprenait ses activités sans permis du gouvernement québécois.S\u2019il n\u2019est pas totalement opposé à ces vols d\u2019observation, le ministre Paradis s'inquiète des risques d'une telle activité et craint qu'elle ne vienne perturber les cétacés.« L\u2019observation par bateau atteint déjà un taux raisonnable et si on ajoute des vols par-dessus ces activités d\u2019observation des baleines, il ne faudrait pas en multiplier le nombre », précise le ministre qui évalue à « une couple de vols par jour » la plage qui resterait à occuper.De son côté, M.Lafond refuse de se laisser impressionner par les menaces de poursuites légales du MENVIQ et entend poursuivre ses activités, laissant à ses conseillers légaux le soin de s\u2019occuper de ses démêlés avec le gouvernement.« C\u2019est une coquille qui va se régler très vite », espère-t-il.L\u2019entreprise s\u2019expose à des amendes de 1800$ à 120 000$ par infraction, selon le ministre de l\u2019Environnement.Aviation du Fjord dispose de deux hydravions qui peuvent emporter six visiteurs désireux de contempler les ébats des cétacés du haut des airs.* 1 A > r' A-10 GRAND SPECIAL Réfrigérateur (106978) Côte à côte \u2022 19,2 pi eu de luxe «Tablettes en verre trempé à hauteur réglable «Support à vin transparent «2 bacs à fruits et légumes hermétiques «Bac à viande transparent «2 compartiments à produits laitiers transparents «Panier coulissant de rangement dans le congélateur «4 clayettes dans le congélateur «5 balconnets dans la porte du congélateur \u2022 Distributeur de boîte à jus «Disponible avec poignée noire ou blanche «Sur roulettes réglables «Sans serpentin 99995$ L'ensembl LAVEUSE GE (117398) \u2022\tTrès grande capacité \u2022\t6 programmes 3\tsélections de temperature lavage et rinçage 4\tniveaux d'eau \u2022\tDistributeur de javellisant SÉCHEUSE GE(ii7402) \u2022\tGrande capacité \u2022\t4 programmes \u2022\t3 sélections de température plus de 300 congélateurs en stock .I.f.rfiTrT \u2014|__q\u2014j\u2014j\u2014\u2014f.\u2014L\u2014 GENERAL Tl.f i I Congélateur General Freezer vertical disponible : 9, 12, 14, 1 7 et 21 pi3 Congélateur General Freezer horizontal disponible : 5,7,9, 13, 15 et 20 pi3 PRIX SPÉCIAL TANGUAY PRIX SPÉCIAL TANGUAY PRIX A PARTIR DE: LAVE-VAISSELLE KitchenAid LAVE-VAISSELLE KITCHENAID
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