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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
jeudi 28 juin 1883
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1883-06, Collections de BAnQ.

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el fen- «muni, m lotte iCfLt, «b BU lie (Tea « K njiif 1! fl?I & 5me AnNeE 28 JUIN 1883 Numéro 12 JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE let ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES CÎLOUTïJEltt, liédaeteur-propriétaire Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval ; celtes concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE : — Aux souscripteurs.— Avis du rédacteur.— Actes officiels : Erections et délimitations de municipalités scolaires.— Avis du Département.— Nominations de syndics et de commissaires d’écoles.— Pédagogie: Défauts que l’instituteur doit corriger chez les enfants au point de vue de l’éducation morale, (suite et fin.) — Interprétation d’un aphorisme de Jacotot.— Banquet scolaire.—A propos des vacances.—Comptes-rendus de la distribution des prix et des diplômes aux élèves-instituteurs et aux élèves institutrices de l’école normale Laval.—Liblio graphie.—A nnonce.AUX SOUSCRIPTEURS Nous prions ceux qui nous doivent pour l’abonnement de Tannée courante de nous en fa re parvenir le montant sans délai.L.J.Demers & Frere, -“00u—- monétaires de l’administration, nous n’avons pas même accès aux livre et ne connaissons pas la liste des abonnés.Ainsi, ceux qui ont quelques réclamations à faire au sujet des comptes qui leur sont envoyés perdent leur temps en s’adressant à nous, car nous n’avons aucun contrôle sur les administrateurs pour tout ce qui concerne le paiement des abonnements.-~c 00- Actes Officiels Département dh l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU-VERNEUR, par un ordre en conseil en date du çinq de juin courant (1883), d’ériger en municipalité scolaire, la nouvelle municipalité rurale “ d’Israéli, ” dans le comté de Wolfe, avec les mêmes limites qui lui sont assignées comme telle municipalité iurale par ordre en conseil du quinze novembre 1882.AVIS : Le prochain numéro de Y Ensei; !«*"! 1 (Suite et fin.) IX,—Mauvaise humeur.—La cause de la mauvaise humeur peut être physique, et alors le secours du médecin est souvent nécessaire ; cependant si cette cause est une trop grande sensibilité, on la fera disparaître par des exercices qui fortifient et endurcissent le corps.Ce défaut peut rncore provenir d’un sentiment exagéré d’honoeur ; dans ce cas, se montrer affable avec l’enfant sans avoir l’air de remarquer sa mauvaise humeur, tâcher de porter son attention sur des objects agréables.Dès qu’il a repris son calme, lui faire remarquer combien sa manière d’agir est blâmable.Quelquefois la mauvaise humeur naît de l’orgueil, de l’entêtement.Employer les moyens donnés pour combattre ces deux vices, (Voir le no.4 de Y Enseignement primaire, 15 février 1883, pages 39 et 40.) Si elle est due à la mélancolie, donner à l’enfant un entourage récréatif, lui faire comprendre que l’humeur hargneuse déplaît à tout le monde, le traîter comme il traite les autres, mais se montrer amical dès qu’il change de figure ou de ton.X.—Méchanceté, malice, cruauté.—Chercher toujours à faire naître de douces affections dans le cœur des enfants infecté de ces vices.Leur faire comprendre que l’on établit une grande différence entre une action commise par légèreté ou par faiblesse, et une action qui provient de la méchanceté; désapprouver hautement et punir l’auteur ; s’il montre ensuite d’autres sentiments, l’aborder avec amabilité et affection, profiter de ce moment pour lui adresser des exhortations convenables.La cause de ces vices est quelquefois une trop grande indulgence pour les défauts de l’enfant entêté, ou un traitement trop rigoureux dans le premier cas ; habituer l’enfant à obéir, dans le second, le traiter avec douceur et tâcher de se l’attacher.Eloigner des enfants les exemples pervers, ne les laisser point faire des jeux cruels et assister aux scènes barbares des cuisines et des basses-cours.Eveiller chez eux la sympathie pour les animaux.XI —Poltronnerie et lâcheté.—Le moyen le plus ordinaire et le plus efficace est ici, de forcer les enfants à surmonter les obstacles.Frs.Liénard, Instituteur.-OOO- APHORISME DE JACOTOT \ Toutes les intelligences sont égales.(Jacotot.) Voilà un aphorisme pédagogique qui a soulevé de grandes tempêtes, suscité de sévères critiques et donné lieu à de vives récriminations contre celui qui l’a formulé.Il est bien vrai que, prise isolément, cette maxime paraît pour le moins étrange aux esprits sérieux et exempts de préjugés ; mais lorsqu’on la rattache à l’ensemble des principes posés par Jacotot lui-même, on est forcé d’admettre qu’il n’a pas voulu donner à cette proposition un sens absolu.Pour nous en convaincre, laissons parler M.P.Y.De Séprés, auteur du Manuel complet de Venseignement universel, ou application de la méthode Jacotot.“ Jacotot ayant remarqué, dit-il, que tous les individus qui avaient suivi sa méthode en se proposant un but, avaient toujours approché de ce but, s’ils ne l’avaient entièrement atteint, les uns plus tôt, les autres plus tard, eu conclut que tous les hommes communément organisés avaient une égale aptitude à voir, à juger, à comparer et à déduire, ce qu’il exprime par cette foimule .Toutes les intelligences sont égales ; pensée qu’il ne donna d’ailleurs que comme une opinion, mais qui, faute d’avoir été comprise, lui a valu tant d’attaques, de sarcasmes, et qui a attiré tant d’ennemis à sa méthode ; pensee fécondé, éminemment encourageante, que tout maître doit constamment avoir à l’esprit.Car aucun homme ne pouvant être rationnellement et mathématiquement sûr de l’inégalité intellectuelle de ses semblables, il doit, lorsqu’il se livre à l’éducation, ne jamais cesser de vérifier cette opinion et de la faire vérifier à ses élèves, sous peine de tomber dans le préjuge.” Comme on le voit, il ne faut pas prendre ici les paroles de Jacotot à la lettre et leur donner une interprétation absurde à laquelle l’autaur n’a jamais pensé ; car bien que la forme 136 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE de sa proposition soit trop hardie et trop absolue, on ne peut nier que toutes les intelligences se ressemblent, quant aux facultés et aux puissances intellectivos dont elles sont douces ; toute la différence consiste dans la plus ou moins grande activité de ces mêmes facultés et de ces mêmes puissances chez les individus.En effet, chez les uns la perception est facile et opère avec une rapidité étonnante, tandis que chez d’autres elle est lente, diffîci!e et n ô ve rétive quelquefois.Il en est de même de la mé moire, du jugement, du raisonnement, etc.C'est ce qui explique pourquoi nous rencontrons tant de diversité dans les aptitudes de nos élèves et que l’on peut dire des talents comme des figures, qu’il n’y en a pas deux absolument semblables.L’expérience de tous les jours démontre à l’instituteur qui observe, qui réfléchit, qui compare, qu’il est très rare de rencontrer un enfant dont toutes les facultés soient en parfaite harmonie.Il y a toujours quelque point faible.Tantôt ce sera la mémoire, tantôt le jugement, tantôt le raisonnement, qui laissera à désirer.Quel est dans ce cas le devoir de l’éducateur ?De travailler, au moyen d’une série de procédés habiles, à rétablir l’équilibre.Si c'est la mémoire qui fait défaut, il la cultivera d’une manière active, constante ; chaque jour il exigera que son élève récite par cœur quelque morceau, fort simple d’abord, en commençant par une ligne, puis deux, puis trois et ainsi de suite, en augmentant à mesure que cette faculté se développera.Il aura soin cependant de faire marcher de pair la mémoire des faits avec la mémoire des mots, en cédant toujours le pas à la première.Pour le jugement, il lui exposera les faits, les fera apprécier et rectifiera ensuite les erreurs qire l’enfant aura commises.11 en sera de même du raisonnement.De cette manière l’élève sera amené en peu de temps, non-seulement à retenir les choses, mais à les juger et à en tirer des conséquences.Mais si les puissances intellectuelles sont si diverses, l’instituteur pour donner à chacun de ses élèves la nourriture qui lui convient devra donc employer le mode individuel ?Non, et c’est bien là la pierre d’achoppement, le point principal où doit se concentrer toute l’habileté, toute l’énergie du bon éducateur.S’il connaît son métier, il pourra, même sans y mettre tou les raffinements pédagogiques, varier ses questions et les mettre à la portée des élèves les moin doués ; il saura, dis-je, les rendre compréhensibles pour tout Je monde, et c’est à ce point de vue qu’il faut interpréter l’aphorisme placé en tête de cet article, savoir : Toutes les intelligences sont égales.Jacotot lui-même en le posant n’avait d’autre but que celui d’encourager ceux à qui la naturel n’a pas prodigué ses dons.I lit io> ait les Pois le p flfirc • im-, :1 Le repas a été de tout temps un acte sacré, un témoignage de mutuelle estime, un gage d’union étroite.Les premiers chrétiens avaient leurs agapes communes et Jésus-Christ, en établissant l’Eucharistie,a voulu qu’une même nourriture fûtl le sceau de l’union qui existe entre tous les fidèles La Société de St.Vincent de Paul ne voulait donc pas priver ses noces d'or du festin tradi-l tionnel.Elle a, comme toute autre association, donné un banquet, mais avec cette différence que ce ne sont pas ses membres qui en ont profité mais les pauvres enfants du Patronage.Les membres de, la St.Vincent de Paul servaient à table les petits! enfants au lieu d’en être servis.Eu un mot c’était la fête profane divinisée par l’esprit même de Jésus-Christ.Le 22 mai dernier, vers midi, les Très-Révérends T.E.Hamel et C.E.Legaré, vicaires-l généraux, les RR.MM.H.Têtu et Th.G.Rou-[ lean ainsi que plusieurs membres de la Société St.Vincent de Paul, arrivaient au Patronage, (Mgr.l’Archevêque de Québec devait y assister, mais il était retenu par des circonstances exceptionnelles.) La salle à diner avait été magnifiquement décorée.Une épaisse verdure serpentait autour des colonnes, tapissait le plafond, et faisait res-l sortir des textes de la Sainte-Ecriture, très bien appropriés à la circonstance.Des images et des portraits des principaux patrons et bienfaiteurs de l’œuvre, habilement] disposés, produisaient un très bon effet.Des tables ornées de tout ce qui peut flatter Us j k::_ soins i üîütapwt fidèle fs Dieu noos Qÿj -Vous i fteqiie L'ensei feme j Tùtlç 5 Iâiili» Mi ¦ few 00 Su. ®6utî fcj L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 187 oopréiien- 'liii lésa®, ait d'uni) ient leius, etaW amtureil on, do e que c> ÿ mais l0 iiite jle)p4 ] «a .prltmém0 niV,esî(f p’*i «i< M > goût et reposer la vue témoignaient de la charité et de l’art qui avaient présidé à la confection de ce banquet.Vers 1 heure P.M., les pauvres enfants entrent tranquillement deux à deux, à pas comptés ; on aurait dit de petits militaires.I.eur chef, c’est-à-dire, leur premier professeur, est un capitaine de milice qui, accoutumé à l’ordre et à la discipline, sait les faire accepter volontiers—il y a plus—il sait les faire aimer par ses enfants.Puis le chef de file, (Arnédée Gagnon), lit l’adresse suivante : Bien aimés patrons, Vous venez terminer vos noces d'or au milieu de nous ; le bouquet dont vous auriez pu jouir vous-mêmes, vous le donnez aux déshérités de la fortune, et comme Notre-Seigneur, vous servez de vos propres mains les enfants des pauvres.Soyez béais vous' tous qui comprenez les besoins du pauvre et de l’indigent.Dieu seul peut apprécier votre dévouement et votre abnégation.Dieu seul aus-d peut être l'interprété fidèle de notre amour et de notretreconnaissance.Dieu seul peut vous rendre les biens que vous nous donnez.Nous no souffrons pas trop do la faim : c’est à vous que nous le devons.L’enseignement profane qui doit nous aider à gagner notre vie et nous donner une part aux légitimes jouissances de la terre, nous le tenons de votre charité.La religion nous est enseignée, nous apprenons à prier, nous nous formons à la vertu: tous ces bienfaits ont leur source dans votie dévoûment.Les habits mêmes que nous ; ortons viennent de vous.Nous vivons de votre sollicitude ; comment pomrions-nous ne pas vous aimer?Notre cœur ne serait-il pas l’ingratitude même, s’il ne vous rendait en reconnaissance profonc e et en prières continuelles les bontés immenses que vous nous prodiguez?Puissions-nous un jour imiter ce que nous admirons et rendre a d’autres enfants les soins que vous prenez de nous ! Les arbres qui croissent près des rosiers en exhalent l’agréable odeur ; grandissant à l’ombre de voire chanté, il nous est doux d’espérer que nous en conserverons le céleste parfum pour le répandre plus tard autour de nous, sous vos yeux et sous votre direction.Le chêne planté sur les bords des grands fleuves ne peut cpie grandir et se fortifier.Là société de St-Vincent de Paul se nourrissant dé la charité, qui comme un fleuve immense coule du cœur de Jésus sur l’humanité souffrante, lie peut que se fortifier et abriter sous son ombrage bienfaisant un nombre toujours plus grand de misérables.G’est le souhait des pauvres enfants du Patronage, l’objet de leurs prières les plus ferve*tes, le vœu que nous vous exprimons à ces noces vraiment royales de la charité que nous n’oublierons jamais.Que ces souhaits, ces vœux et ces prières se réalisent non-seulement pour la société de St.Vincent de Paul, mais aussi pour chacun de ses membres.Que vos jours soient heureux, bienaimés patrons ; restez longtemps sur la terre pour le bonheur des pauvres.Que la paix règne dans vos familles ! Quo vos enfants no souffrent jamais la faim ; qu’ils profitent de vos bonnes œuvres comme ils imiteront infailliblement vos exemples ; ce sont les grâces que nous demandons à Dieu qui a promis d’exaucer la priere du pauvre.Vénéré père en Jésus-Christ, nous avons essaye de dire notre gratitude à nos protecteurs constants et dévoués, mais notre cœur n’ed pas satisfait de nos paroles, vous vous faites tout à nous, nous vivons de la plus belle partie de voua, même ; vous connaissez, vous, ce qu’est la chanté, le dévouement, l’abnégation, et nous vous faisons part avec confiance des secrets les p us intimes de nos âmes ; vous vous êtes fait notre avocat de tous les jours,soyez donc, s’il vous plait, 1 interprète de vos enfants en cette fête solennelle, dit,s vous-même à tous nos bienfaiteurs que nous les aimons, que nous les respectons, que nous leur conserverons une reconnaissance éter.nelle.Les enfants du Patronage.Le Ptévd.M.Têtu, comme chapelain de la Société de St.Vincent de Paul, répond à cette adresse avec l’éloquence qu’on lui connaît.Puis tous les enfants fe mettent à table.^ Il faisait beau de voir les deux vicaires gêné» 138 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE raux de l’Archidiocèse servir eux-mêmes les petits enfants : pour notre part nous vénérons le prêtre à l’autel, mais nous avouons que notre vénération s’accroit encore en le voyant serviteur des pauvres.Que celui gui veut commender soit le serviteur des autres.Cet exemple fut imité par les prêtres et autres membres de la Société de St.Vincent de Paul.Nous nous gardons bien d’apprécier ce banquet ; nous craindrions que nos éloges n’en ternissent l’éclat divin.Que chaque chrétien y pense dans son cœur.Le patronage est un mot qui résonne délicieusement aux oreilles des pauvres de Québec ; c’est là que leurs enfants sont instruits, nourris et habillés en partie ; aussi le nom du chapelain, le Eévd.T.E.Hamel, est-il prononcé par les pauvres avec les bénédictions de la reconnaissance.Ce digne prêtre qui a été durant neuf ans recteur de l’Université-Laval, qui en est encore un des plus fermes soutiens» ne se trouve jamais si bien qu’avec les enfants pauvres du Patronage.Que Dieu le conserve longtemps pour le bonheur des pauvres ! c’est le souhait de toute la ville de Québec.Si quelque lecteur voulait participer par quelques oboles à cette œuvre si éminemment chrétienne de l’éducation du pauvre—l'Œuvre du patronage—qu’il adresse son offrande, quelque minime qu’elle soit, au Très-Révérend M.T.E.Hamel, V.-G., Québec, qui la recevra avec une très sincère reconnaissance.-——000- A PEOPOS DES VACANCES Le mois de juin est le linceul de l’année scolaire et l'arbre de la vérité croît, dit on, sur la tombe.Amis lecteurs, nous alions respirer le bon air, le repos.Les tableaux noirs de votre école vont faire place aux riches paysages, les espiègleries des enfants vont être échangées avec les caracolles de la truite et le doux ramage des oiseaux.Juillet et août sont une halte nécessaire à 1 esprit autant sinon plus qu’aux poumons.Défiez vous cependant.Le silence parfait n’est pas le repos que vous jugez devoir accorder à votre poitrine.Il ressemble trop à la solitude du cimetière.De même il ne faut pas que l’oisiveté énerve les facultés de votre âme.Le travail peut s’interrompre, mais Y inactivité n’est jamais permise.Même le paradis terrestre se refusait à l’oisiveté.Dieu 'y plaça l'homme, dit la Sainte-Ecriture, pour qu’il agît -, ut operaniur.J’accorde que les vacances ont pour l’intitu-teur plus d’un trait de ressemblance avec \s para-dis terrestre.Ce n'est pas être sévère.Et bien ! l’arbre auquel il vous est défendu de toucher, c’est Y oisiveté.Abstenez-vous, si le cœur vous en dit, des recherches sérieuses, des études profondes ou arides, des tâches laborieuses.Parfait.Mais il y a tant d’occasions de s’instruire en s’amusant ! Les lacs, les rivières, les forêts et les vallons prêteront les uns leuis poissons et leurs pyrites, les autres leurs lits et les falaises de leurs berges, ceux-ci leurs plantes et leurs fleurs, celles-là leurs arbres et leurs fruits, à votre légitime curiosité et feront admirer la grandeur de Celui qui a abandonné la terre aux recherches des hommes• Qu’un bon volume vous aeeompagne dans vos promenades.Un bon livre est un ami qui ne nous ennuie jamais.Ses feuilles sont sincères comme la vérité et valent mieux que l’or.Il peut se faire que les fatigues de la classe aient pendant l’année scolaire, ralenti votre ardeur pour l’étude et comme les canaux, suivant la comparaison de St.Bernard, vous vous êtes peut être asséchés en instruisant les autres.Durant les loisirs des vacances, comblez les lacunes, réparez les pertes, faites-vous un capital qui vous servira en temps opportun.Eien de plus délicieux, sous l’ombre d’un chêne, que de repasser l’histoire de son pays, de feuilleter Télémaque ou le Génie du Christianisme ; de relire quelques belles pages de Cicéron, de Virgile, de Eacine ou de Louis Veuillot.En un mot, amis lecteurs, ne soyez pas de ces hommes à qui l’on puisse dire avec raison : Cédez-moi vos vingt ans si vous n’en faites rien.L’instituteur digne de ce nom est reconnu même quand il se repose : Même quand l'oiseau marche, on sent qu'il a dts ailes, C’est dans l’ordre : L'homme est fait pour travailler, comme l’oiseau our voler.M.* * * L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 139 ECOLE NORMALE LAVAL Distributions de prix Jeudi, le 21 du courant, l'élite de la société de Québec se réunissait au vieux château St-Louis pour assister à la distribution des prix et à la collation des diplômes des élèves de l’école normale Laval.On remarquait au premier ran" MM.les abbés Bonneau, chapelain de l’hospice de la Charité, Audet, chapelain du couvent de Sillery, Beaulieu, chapelain de l’Hotei-Dieu, D.Vézina, curé de Trois-Pistoles, Bruchési, du séminaire de Québec, Dupuis, de la Basilique et J.Rouleau, vicaire de St-Roch.La séance a commencé à 7d- h.P.M., sous la présidence de l’honorabtc Gédéon Ouimet, surintendant de l’instruction publique.Le programme suivant a fait le3 frais de la soirée, et nous pouvons dire sans exagération que tous les morceaux qu’il renferme ont été rendus avec habileté et à la satisfaction de tout l’auditoire.OUVERTURE 1.Galop de bravoure (piano).Gouaerts M.Th.Sa vary.2.Le beau jour des prix (chœur).Rossini 3.Distribution de prix.4.Le Chat, la Belette et le petit Lapin.La Fontaine M.A.Caron.5.Flower Song (piano).Cr.Lange M.L.P.Hardy.6.Les Soirées de Québec (chœur).E.Gagnon 7.Les Catacombes de Rome.Delille M.R.Fortin.8.Distribution de prix.9.Caprice brillant (piano).Mendelson M.D.Dussault, (ancien élève.) 10.Les animaux malades de la peste.La Fontaine M.A.Tremblay.11.Distribution de prix.12.Prière des enfants (chœur).Rossini 13.Le Capitaine Craque/ort.Plantade M.A.Tremblay.14.Diplômes et Médailles.' 15.Chant national (chœur).Lavallée 16.Remerciements.God save the Queen.Qu’on nous permette de signaler ici le succès qu’a obtenu M.Alphonse Caron dans son débit de la fable : Le Chat, la Belette, et le petit Lapin.Il serait difficile de rendre plus fidèlement qu’il ne l’a fait toutes les nuances délicates, les pointes d’ironie fine, le3 allusions spirituelles qui pullulent dans cette pièce de poésie, toujours jeune, toujours fraîche, toujours nouvelle, du bon vieux La Fontaine.M.Robert Fortin a lu avec beaucoup d’aplomb et de sentiment les Cataconibe de Rome, par Delille.Son maintien grave, son geste sobre, sa voix sympathique ont produit une impression favorable sur l’auditoire.Quant à M.Arsène Tremblay, il était déjà avantageusement connu du public, car c’est la troisième fois qu’il paraît sur la scène : sa voix flexible, son geste gracieux, son air comique^et moqueur, enfin toute l’expression de sa figure en disent autant que ses paroles et provoquent l’hilarité générale.Au-si, sc3 deux morceaux : Les animaux malades de la peste, et surtout : Le capitaine Craqu'fort, ont-ils été un vrai succès.Plusieurs amateurs de la ville avaient bien voulu se joindre aux élèves pour exécuter les différents morceaux de chant du programme.M.Dussault, anciens élève de l’institution, a admirablement bien joué: Un Caprice-brillant de Mendelson.La partie musicale n’a laissé rien à désirer.M.Gustave Gignon doit être fier de son succès.Les élèves qui se sont le plus distingués sont, à l’académie : M.Thomas Savary, qui a mérité le premier piix d’excellence et six autres prix, parmi lesquels figure le premier prix de philosophie ; le second prix d’excellence a été mérité p&r ]\X.Guillaume AÆalfcâiL Dans la première division, le premier prix d’excellence a été remporté par M.Alphonse Vallée, et le second par M.Germain Laberge.Viennent ensuite MM.Zoël Dubeau et Octave DeHsle.Dans la seconde division, le premier prix d’excellence est échu à M.Joseph Gagnon et le second, à H.Alfred Simarl.M.Gagnon a aussi mérité le prix de progrès qui consiste en un volume et une jolie croix dfir donnée par M.le Surintendant.Le prix du Prince de Galles a été décerne a 1140 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE M.Alphonse Vallée et la médaille Lome, pour la lecture à haute voix, à M.Robert Fortin.Voici la liste des diplômes octroyés : DIPLOMES D’ÉCOLE ACADÉMIQUE MM.Thomas Savary, de St-Ra.ymond ; Guillaume Maltais, de St-Jean l’Evangiliste ; Thomas Tremblay, des Eboulements ; Alphonse Caron, de Québec ; Onésime Simard de la Baie-St-Paul ; Arsène Tremblay, des Eboulements et Ulric Paquet, du Cap Santé.— 8 DIPLOMES d’ÉCOLE MODÈLE MM.Alphonse Vallée, de Beauport; Germain Iaberge, de St Edouard de Lotbinière ; Louis Noël, de St-Laurent, Ile d’Orléans ; Zoël Dubeau, de Ste Croix ; Octave Delisle, de Deschambault ; Onésiphore Lemay, de St-Emmélie ; Amable Mercier, de Berthier ; François Brassard, de St-Louis de Métabetchouan ; Joseph Dutil, de St Henri ; Joseph Lemay, de Ste-Emmélie ; Ernest Lebel, de Kamouraska ; George Gagnon, de St Arsène ; Olivier Trépanier, de St-Stanislas ; Philippe Hardy, du Cap Santé et Toussaint Simard, de St Alphonse du Saguenay.—15 DIPLOME D’ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES MM.Joseph Gagnon, de Caeouna ; Alfred Simard, de Québec ; Adolphe Parrot de Ste-Emmélie ; Philibert Tremblay, de la Mal baie ; Théophile Sylvain, de St-Michel ; Eugène Gagnon, de Louiseville ; Remi Pagé, de St-Louis de Lotbinière ; François Chavigny de Lachevrotière, de Deschambault ; Louis Savary, de St-Raymond ; Henri Simard, de la Malbaie ; Alfred Felteau, de St Anselme ; Auguste Marcoux, de Québec ; Herménégilde Plante, de Québec ; Joseph Lavi-gne, de St-Pierre les-Bec juets ; Delphis Coté, de Québec.—15 Après que le chœur eût exécu'é le Chant national) M.Robert For.iu lut l'adresse suivante : Monsieur le Surintendant, Mesdames et Messieurs.Il y a des moments dans la vie où l’âme ne peut contenir les sentiments qui l’animent.Qu’il nous soit donc permis d ' vous retenir quelques instants encore pour déverser en vous le trop plein de nos i œuvs.“ Le secret d’ennuyer est celui de tout dire.” Cette vérité vous deviendrait évidente si nous entreprenions d’énumérer tous les tilres de nos vénérés supérieurs à notre amour et à notre reconnaissance, toutes les raisons qui font que » nos âmes chancellent, à la veille d’une séparation voilant comme d’un crêpe les magnifiques récompenses que votre bienveillance distinguée rend pourtant si précieuses.Les bienfaits ne nous ont pas élé ménagés; nous avons été, durant plusieurs années, l’objet d’un dévouemeut sans bornes, d’une sollicitude à toute épreuve, d’un enseignement que vous aimez à reconnaître parfaitement éclairé.Celui qui dirige depuis douze ans cette institution que nous avons appris à aimer et à admirer vous est connu.Son nom, qui pour nous est celui d’un père dont les connaissances sont toutes à notre service, nous est répété par vous, Mesdames et Messieurs, avec cette estime que vous n’accordez qu’au vrai mérite.y Nos professeurs distingués ont acquis depuis longtemps, par leur savoir et leur expérience, des droits incontestables que vous êtes les premiers à reconnaître et à applaudir.Certes nous ne nous faisons pas illusion.Destinés à prolonger eu quelque sorte la vie pédagogique de ces hommes d’étude, à faire revivre sur tous les points du pays leurs leçons et leurs exemples, nous comprenons la responsabilité écrasante qui nous incombe, et vous nous permettrez, Mesdames et Messieurs, de tourner vers eux, une dernière fois, nos yeux et nos cœurs.M.le Principal, vous nou* avez appris a distinguer la vérité de l’erreur, à cultiver le beau, a aimer ce qui est bien.Vous nous avez dispense sans épargne, durant trois années consécut ves, la vie intellectuelle et morale.Avant de quitter cette maison, qu’il nous soit permis de compter encore sur vos lumières dans nos doutes et nos difficultés.Notre expérience ed si courte et la vie parfois si troublée ! Et vous tous, professeurs dévoués p rmettez-nous de revendiquer le clioit de prescription acquis par nos devanciers, qui ont toujours reconnu en vous des protecteurs assurés dans les situations plus ou moins difficiles où ils se sont trouvés.Monsieur, le Surintendant, c’est sous votre direction et votre haut encouragement que nous avons grandi dans la science et la vertu, laissez- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 141 nous vous dise, devant l’élite do la société de Québec, combien votre présence ici nous encourage et nous honore, que nous quittons l’école normale avec une conlianee d’autant plus grande, que l’on nous a appris à mieux connaître la protection signalée que vous voulez bien accorder aux instituteurs.Mesdames et Messieurs, voire bienveillance est loin de nous laisser insensibles : être applaudis par un auditoire aussi distingué est une des plus belles récompenses qui puissent couronner nos travaux.Merci de tout cœur pour cette sympathie que vous voulez bien nous prodiguer.Merci, Monsieur le surintendant, pour la considération que vous témoignez à l’école normale Laval et à ceux qui ont l'honneur de profiter de ses bienfaits.Merci, bien-aimés professeurs, nous ne vous oublierons jamais, soyez assurés que vos exemples et vos conseils seront pour nous un puissant encouragement à faire le bien.Quant à vous, Monsieur le principal, personne, nous l’espérons, no sera surpris que nous nous trouvions incapables de vous dire un mot qui soit un peu digne de vos bienfaits et de notre reconnaissance.Dieu se charge lui-même de remercier le prêtre fidèle qui se consacre comme vous à l’éducation de la jeunesse.Notre silence vous en dira plus que nos paroles.Nous demandons seulement au ciel qu’il vous conserve longtemps encore à la tête de cette maison, pour l’honneur de la religion et de la patrie.La lecture de cette adresse a assurément été le morceau le mieux réussi.M.Fortin a su y mettre toute la gravité que comportait la circonstance.Sa voix était parfois si onctueuse, si sympathique, si émue, qu’on a vu plusieurs personnes verger des larmes.En répondant à cette adresse, M.le Surintendant sut, comme toujours, se tenir à la hauteur de sa position.Il fit, avec beaucoup de délicatesse, l’éloge de M.le principal, des professeurs et des élèves, et profita de 1 occasion pour engager les futurs instituteurs à professer toujours le plus grand respect pour les autorités légitimement constituées.Le principe de 1 autorité, dit-il “ est le principe de l’ordre, et à l’instituteur incombe le devoir sacré de le gravei profondément dans le cœur des élèves confiés à ses soins.” Le Güd save the Qaecn vint ensuite annoncer que la séance était terminée, et tout le monde s’en alla satisfait d’avoir eu la bonne fortune de passer une aussi agréable soirée.-ooo- ECOLE NORMALE LAVAL Distribution des prix et des diplômes aux élèves institutrices.Nous empruntons au Courrier du Canada le compte rendu suivant : Le 25 juin 1883, à 10 heures du matin, une société nombreuse et choisie assistait, au couvent de3 Ursulines de Québec, à la distribution des nrix et des diplômes aux élèves-institutrices de l’école normale Laval.Dans l’assistance on remarquait MM.J.Auclaiiy curé de la Basilique ; G.Lemoine, chapelain du couvent des Ursuline3 ; 0.Audet, chapelain du couvent de Jésus-Marie ; P.N.Bruchési, du Séminaire de Québec; Th.Rouleau, assisUnt-principal de l’école Dormale Laval ; W.Plaisance, vicaire à Lévis, plusieurs ecclésiastiques, et un grand nombre de personnes notables de la ville.La cérémonie, ,présidée par M.Gédéon Ouimet, surintendant de l’Intruction publique, a été dirigée par M.l’abbé P.Lagacé, principal de l’école ; MM.les professeurs F.X.Toussaint, N.Laçasse, J.Létourneau, J.B.Cloutier et C.Lefèvre étaient présents, ainsi que M.l’inspecteur F.E.Juneau.La fête a débuté par un morceau de piano à quatre mains, T Ouverture d'Elizabeth, de Rossini, jouée avec un ensemble remarquable sur quatre-pianos.Un beau chœur de circonstance, La distribution des Prix, de L.de Burbure, est chanté sous la conduite de M.Gustave Gagnon ; puis Mlle W.Michaud débite Le Renard, le Loup et le¦ Cheval, de LaFontaine.Les prix décernés aux élèves de deuxième' année sont proclamés par une éleve ; puis on entend des exercices qui intéressent singulièrement et Ton regarde vite sur le Programme delà fête, pour constater que deux fois encore on aura le plaisir d’en entendre : ce sont des devoirs- 142 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE fiW d’élèves, compositions pleines de sens, de nature], de simplicité et d’élégance.Les deux premiers sont intitulés Ma petite Sœur, de Mlle Biron, et Mon livre, de Mlle C.Arsenault.C’est Bossini que l’on enlend ensuite dau3 le chœur L’Ange des Vacances : voilà bien la grande et large musique, dont l’audition ne fatigue jamais.Mlle L.Marticotte, élève do Mlle Plan e.débite La Retraite, de Lacan ; INI lia Plante esc une ancienne élève de l’établissement, employée à l’enseignement de li Lecture dans la deuxième division.Masaniello, d’Auber, est joué à quatre mains ; heureuse idée da choisir ainsi dans la musique de3 grands maîtres, Mlle M.Giroux débite d’une manière très expressive et fort touchante Le Fuseau de la Grand'Mere, do Ed.Plouvier.Ce beau et court morceau est suivi d’un cœur de Ckpisson : La Chasse aux Papillons ; et Mlle E.Noël débite une charmante poésie, L’Evêque et 1 Enfant : le nom de l’auteur est caché sous le Baudrier d’Orion, soit trois étoiles ***.Les prix de la division de première année sont proclamés, et nous avons le plaisir d’entendre deux compositions d’élèves : Rêverie, de Mlle D.Côté, et Un Temple, le Mlle A.Beaudet, dont l’organe un peu faible nous force à une plus grande attention, pour ne rien perdre de son beau travail.La Prière, chœur de Félicien David, captive complètement l’attention générale ; puis Mlle.D.Côté débite Le Pont de la Vérité, de G.Lam-bour, morceau fort amusant.Voici du Mozart : Don Juan, joué par huit élèves sur quatre pianos, il n’y a pas à louer : on jouit.Nous entendons encore deux devoirs d’élèves : Mon Bureau, par Mlle.A.Germain, et Une Visite, par Mlle M.Biron.Ces travaux font le plus grand honneur à l’institution qui forme de telles élèves, et justifient pleinement les beaux sentiments exprimés par Mlle A.Germain dans sa composition.Le devoir de Mlle Biron est un tableau fort touchant des tristesses qui envahissent le foyer plongé dans le deuil par la mort d’un père.Le Retour des Amis, joyeux chœur de Bcsuini, fait contraste avec le sérieux de la lecture précédente ; puis Mlle A.Eichard, élève de Mlle Plante, débite L'Ange et la Mère, de S.Pécontal.Après une troisième proclamation de prix, Mlle Z.Fiset débite L“s Tuileries, gracieuse poésie de Mde.Anaïs Ségdas.Voici enfin, comme couronnement de la fete, la proclamation, faite par M.l’abbé P.Lagacé, principal, des diplômes de fin d’année, et des médailles spéciales.Nous reproduisons cette liste plus loin.Le canon de la citadelle tonne en ce moment : il croit peut être simplement sonner midi ou quelque arrivée princière ; il marque, en tout cas, l’instant où les élèves institutrices voient leurs travaux récompensés d’une manière solennelle.C’est avec un véritable plaisir que nous entendons Les Soirées de Québec, chœur charmant de M.Ernest Gagnon, conduit par M.Gustave Gagnon ; le milieu du morceau offre un efi'et particulier ; l’orgue ajoute son grave accompagnement aux douces voix des élèves, et aux sons du piano.Une belle adresse de remerciement, composée par Mlle Biron, est lue par Mlle Z.Fizet ; dans ce morceau fort remarquable, un digne hommage est rendu aux Dames Ursulines qui ont donné leur soins aux élèves-institutrices ; à M.le principal et à MM.les professeurs, dont les leçons ont produit de si beaux résultats ; à M.le surintendant, toujours plein de sollicitude pour le personnel enseignant, et enfin à toutes les personnes qui ont honoré la cérémonie de leur présence.M.le surintendant, dans sa réponse à l’adresse, témoigne toute sa satisfaction ; il félicite les six élèves qui ont donné des devoirs écrits en lecture dans cette belle fête ; il fait l’éloge du succès en musique, soit dans l’enseignement du piano, donné par les Dames Ursulines, soit dans le chant, habilement conduit depuis plusieurs années par M.Gustave Gagnon ; enfin M.le surintendant donne de justes louanges à MM.les professeurs, dont la capacité et la loDgue expérience sont une des conditions de succès de l’école, et aux Dames Ursulines, dont l’établissement à Québec est une vraie gloire pour le pays.Au milieu d’excellents conseils, M.le surintendant donne quelques explications sur le fonds lerpni :< 1er s |$0 *' U • 1er pris deracce- 3?i Prill j.j., Medi I- -U h%!;v liKi MJ Si / L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 14 e de retraite, et sur la retenue qui se fait à cette fin sur fis traitements ; et la fête est close par le morceau Dieu sauve la Reine.Liste des pi’incipaux prix R êves d» première année 1er prix d’exce'lence, Adélia Richard.2e •“ “ Laura Talbot.1er accessit, Marie Lehel.2e “ Emméline Houde.3e “ Johanna Williams.Elèves de deuxième année 1er prix d’excellence, Adé aide Germain.2e “ Wilhelmine Michaud.1er accessit, Marie Biron.2e “ Aimée Beaudet.3e “ L'élima Lagueux.Prix du prince de Galles —Adé aïde Germain.Médaille du Gouverneur - Général.— Zélia ErVt.pour la lectuie à lnute voix.Médaillé de AJ.le Surintendant.—Juhanna Wid ïams, ].our le progrès dans les études.DIPLÔMES D’ÉCOLE MODÈLE Mlles Adelaide Germain, de St-Basile ; Wil-helmine Mi hand, de bit-André ; Marie Biron, de Quebec ; Aimée B audet, de St-Pfirre-R.s-Becquets ; Délima Ligneux, de Si-Jean-Port-Joli ; Arthémise (Routier, de St-Simon ; Maria Larochelle.de St-Anselme ; Zéda Fi;-et, de Québec; Eo e-Aimée Labonté, de Ste-Claire ; Anselme Li-clerc, de S e-Héué line ; Christine Arsenault, de St Bonaventure ; Célina Hudon, de bit Denis ; Lucie Nhud, de St-Apolhnaire ; V rginie Le may, de St-Louis de Lotbinière ; F.oret-tine Berubé, de St-Simon ; Malvina Pochette, de l’Ane enne Lorette ; Joséphine Mai.hot, de St Jean Dischaiilons; Arthemise de Vaivnnes, de Québec ; Rosalie Giguère, de Ste-Anne de Beaupré ; Arzélie Cloutier, de Québec ; Denise Côié, des Ebouleimnts ; Mary-Jane Levey, de St-Alexandra ; Arabella Laii-beité.de St-Anselme ; Marie Dutil, de St-Agapit ; Athénaïse Nadeau, de St-Louis de Lotbinière et Marie Poitras, de St-Gabriel de Brandon.—-26.DIPLÔMES D’ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE • Mlles Adélia Richard, de Wotton ; Laura Talbot de Cacouna q Marie Lebel, de St-Ambroise ; Emméline Houde, de St-Jean Déschaillons ; Johanna Williams, de Tingwick ; Lucina Lemay, de St Jean Lléscha1 lions ; Elodie Noël, de fcit-Antoine de Tilly ; Evéline Hébert, de St-Jean Déschaillons ; Maria Marquis, de Batiscan ; Malvina Beaulieu, de Kamouraska ; Joséphine Galameau, de Québec ; Célestine Godbout, de Lambton ; Octavie St-Laurent, de Matane ; Pamela Lévesque, de fille Veite ; Célina Ouellef.de St-Roch de Québec ; Julie Couillard, de St Thomas de Montmagny ; Alice Dionne, de 1ST.-] ) des Sept-Douleurs (Ile-Verte); Mathilda Giroux.de St-Roch de Québec ; Louisa Lindsay, n
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