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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
mercredi 2 janvier 1884
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1884-01, Collections de BAnQ.

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JOURNAL T flIHU raii'CHli II D'INSTRUCTION Paraissant le 1er et le 15 de chaque mois, les vacances exceptées ?t J.-B.CLOUTIER, Râdaoteur-propriétaire.TOME IV , QUEBEC TYPOGRAPHIE DE L.-T.DEMERS & FRERE 1884 TABLE DES MATIÈRES.-•rq-rr .T • '1 ACTES OFFICIELS Nomination de commissaires et de syndics d’éco-les —Erections et délimitations de municipalités scolaires, pages 1, 25, 37, 73, 97, 121, 133, 145, 157, 169, 193, 206, 217, 232.Réunion du conseil de l’instruction publique.181 “ des examinateurs de Montréal.187, 197, 210 Bureau des examinateurs de Montréal, séance du 5 février.85 CONFÉRENCES D’INSTITUTEURS Réunions des instituteurs à l’école normale Laval.,.14 Réunions des instituteurs à l'école normale Laval.25 Réunions des instituteurs à l’école normale Jacques-Cartier.86 Réunions des instituteurs de Prescott-Russell 135 Réunions des instituteurs à l’école normale Laval.138 Réunions des instituteurs à l’école normale Laval.163 Réunions des instituteurs à l’école normale Jacques-Cartier.161 Réunions des instituteurs à l’école normale Jacques-Cartier.218 ARTICLES DE FONDS A nos lecteurs.3 Les conférences d’instituteurs.;.27 Lecture à haute voix.39 Les leçons de choses, thèse pédagogique.51, 66, 76, 89 Quelques abréviations pour la multiplication.70 Qualités de l’instituteur.98 Quelques abréviations sur la division.104, 116 Qualités de l’instituteur.111 Congrès pédagogique.135 Compterendu de la distri aution des prix à l’école normale Laval.140,141 Appréciation d’un livre de lecture.150 Bibliographie.227 Bibliographie de M.Lagacé.229 Analyse de l’oraison funèbre de M.Lagacé.231 Les écoles de ménage.235 PÉDAGOGIE La forme de l’orthographe.4 Enseignement de l’histoire.11 Grammaire.14, 63 Les conférences d’instituteurs par J.-B.Cloutier.27 Des conjugaisons orales.30 Lecture.t.38, 49 Les leçons de choses.51 Du rôle de la mémoire dans l’enseignement .75, 122 Pratiques anti-pédagogiques.78 Avantages de la douceur en éducation.88 Quelques mots sur les lettres.90 Qualités de l’instituteur.97 Hygiène scolaire.99 Les devoirs à domicile.109 Qualités de l’instituteur.111 L’éducation des jeunes filles.119 Lectures utiles.139 Importance du rôle économique des femmes.144 Extrait du rapport de M.l’abbé Lagacé.146 Lectures utiles.148 Rapport du surintendant de l’instruction publique.q.159, 169 L’enseignement de l’économie domestique dans écoles de filles.172, 193 Le calcul mental à l’école.,.,.173 Rapport de M.l’inspecteur /Piémont, 136, 195,207 Principales règles à suivre pour instruire les élèves.222, 233 L’homme de caractère.j.223 Les écoles de ménage en Allemagne,.234 \ *3 », > ' ./ , J ^ MÉTHODOLOGIE Analyse littéraire, l’âne et le petit chien.20, 106 Leçon de grammaire.32 Lecture à haute voix.35 “ “ “ .39 Leçon de grammaire.100 Leçon d’histoire du Canada.123 Lecture expressive—Un sou de plaisir.125, 155 Leçon de grammaire.173 Tenue des livres.214,240 244 TABLE DES MATIERES.PARTIE PRATIQUE f • r t - i*r y • « .1 : * ^ ’ / I A\ DICTÉES ET DEVOURS, I Les saisons.6 La mère.40 Les deux sœurs.79 Métiers, constructions.112 Les plus grands monuments.175 La franchise récompensée.188 Soyez honnête.213 Devoirs d’invention, pages 17, 33, 53, 68, 92, 101, 127,165, 199, 224, 226 Exercice grammatical.152 DICTÉES ET DEVOIRS, IL Le mouton.7 Les harnais.18 La chèvre.33 Mon lit.r.41 L’ecurie.,.53 Le porc.68 D’où vient l’eau.80,92 Les personnes pieuses.101 La substance du corps.112 La brebis.128 Une bonne tradition.152 Le coq.166 La tête et les cinq sens.175 La couveuse et ses poussins.189 Un arbre.199 Le canard.213 L’oie.224 Les aliments.236 LiUTKES ET DEVOIRS, III Beauté des fleurs.b.18 Lés Thermopylcs.;.42 lies grands hommes.,.54 Evaporation de la mer.69 Le ¦ eyjgne.81 La guerre.„.93 Bibliomanie.102 Le repas.113 Cause ordinaire de l’incrédulité.129, 176 Les forêts.153 Un bouquet de lilas.:.189 La neige.200 L’exilé.214 Gymnastique de Franklin.237 ARITHMÉTIQUE ') >'¦ " :• ¦ ¦ - 1 1 Problèmes divers, 8,9, 22, 34, 44, 56,70, 82, 94, 104, 117, 130, 166, 178, 190, 201, 225.ALGEBRE Problèmes divers,- 8, 9, 35, 44, 56, 95, 105, 118, 153,' 167,178,192,203,226.TOISÉ Problèmes divers, 9, 45, 57,71,96,106,154,169, 191.POÉSIE Les amis disparus.11 Le bébé de Noël.23 Bébé dort.72 La jeune captive.132 Question d’enfant.180 LEÇONS DE CHOSES 7 Le combustible.45 La chaleur dilate les corps.115 Le lait et ses produits.238 DEVOIRS D’ÉLÈVES Compositions diverses, 10, 22, 34, 43, 55, 70, 82 95, 103, 114, 130, 155, 203.FABLES MISES EN PROSE Le Loup devenu berger.58 L’Ourse et ses oursons.104 Le Héron.215 DIVERS Notions utiles, 12,—Loterie en faveur d’uu instituteur, 13.— Question de grammaire et de langue, 24.—Maximes pédagogiques, 24.—Pensée, 57.— Population du globe, 59.—Notions utiles, 59.—Comparaison, 60.—Un problème, 60.—Loterie en faveur d’un vieil instituteur, 61.— Les grandes églises, 71.— L’éducation dans Ontario, 72.— Maximes et proverbes, 86.— Anecdotes scolaires, 84.—Suisse, 108.—Compliment de fin d’année, 118, 13 .—Progrès remarquables, 119.—Une ville sans femmes, 120.— Notions utiles, 120.—Pensées, 120.—Instruction publique, 119.—Instituteurs célèbres, 156.— L’Empire-Britannique.— Bibliographie, 168.— L’Education des filles, science de l’âme, 179.— Anecdotes, 180.—Lettres du jour de l’an, 237. 2 JANVIER 1884 Numéro 1 4me Année 'ï® T c-cÆo* J0Ur'^-5^G>44 ;I0N ET D’INSTRUCTION PARA1SSAN.%i\vVXV° ^ i5 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES |S 0 M M A I R E.— Partie officielle : Avis de demande d’érection et de délimitation de municipalités scolaires—Nominations de commissaires et de syndics d’écoles.—A nos lecteurs.— Pédagogie : La réforme orthographique, par B.Dussand.—Partie pratique : 1, Dictées—Les saisons — L’obéissance aux parents.—II, Dictée—Le mouton—Explications.— III, Dictée — L’exemple.— Explications—Arithmétique—Problèmes—Algèbre -Toisé.—Devoir d’élèves—Mon tablier—Poésie —Fait scolaire—Enseignement de l’histoire —Notions utiles—Annonces.huit inclusivement, dans le second rang, les lots depuis trente-sept à quarante inclusivement, dans le rang C, et les lots depuis trente-sept à quarante inclusivement, dans le rang D, de Lingwick, faisant maintenant partie de la municipalité de c- Hampden” dans le comté de Compton.AUX SOUSCRIPTEURS Nous prions ceux q.ui nous doivent des Arréragés ou l’abonnement de l’année coulante de nous en faire parvenir le montant lans délai.L.J.Demers & Frère.-000- r I Actes Officiels Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-OUVERNEUR par un ordre en conseil en date u 29 novembre dernier (1883), de réannexer our les fins scolaires à la municipalité de Ling-ick,les lots depuis onze à dix-huit inclusivement, ans le premier rang, les lots depuis onze à dix- Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par uu ordre en conseil en date du 29 novembre dernier (1883), d’ordonner qu’une nouvelle municipalité scolaire soit érigée, sous le nom de “ municipalité de la Banlieu de Québec”, dans le comté de Québec, comprenant les limites suivantes :—Toute la u Banlieue ” de la paroisse de Notre-Dame de Québec, renfermée dans les limites qui divisent la dite “ Banlieue ” de la cité de Québec, des paroisses et municipalités de “ Saint-Sauveur ”, “ Sainte-Foye ”, et “ Saint-Colomb de Sillery ”, et la détacher do la dite paroisse et municipalité de 11 Saint-Colomb de Sillery”, pour les fins scolaires, à compter du premier juillet prochain.Département de l’Instruction publique Avis de demande d’érection, délimitation, etc., de municipalités scolaires en vertu de l’acte 41 Viet., chap.6, sect.5.Détacher de la municipalité de la ville de Lévis, toute cette partie d’icelle située entre la rivière Etchemin et la limite entre la dite municipalité de la ville de Lévis et celle de la paroisse de Saint-David de l’Auberivière, dans le comté de 2 RENSEIGNEMENT PRIMAIRE -Lévis, et l’annexer à cette dernière paroisse pour les fins scolaires.Département de l'Instruction publique Avis de demande d'érection, délimitation, etc., de municipalités scolaires, en vertu de l’acte 41 Viet,, chap.6, sect.5.De détacher les lots suivants des municipalités de Masham et WakefielJ, comté d’Ottawa, et les annexer à la municipalité de La Pêche, pour les fins scolaires, à savoir : Les lots de 1 à 16 inclusivement, dans le premier rang de Masham.Les lots de 1 à 15 inclusivement, dans les deuxième et troisième ïungs de Masham.Les lots de 1 à 11 inclusivement, dans le quatrième rang de Masham.La moitié sud de chacun des lots 13 et 14, dans le quatrième rang de Masham.Les lots 1, 2, 3 et partie de 4, à l’ouest de la rivière Gatineau, dans le premier rang de Wakefield.Les parties sud des lots 1, 2 et 3, dans le deuxième rang de Wakefield, bornées au nord et au nord-est par la municipalité La Pêche, la rivière Gatineau, et le lot No.1, et cette partie du lot No.2, située à l’ouest de la rivière Gatineau, dans le troisième rang de Wakefield.Département de l’Instruction publique II a plu à Son Donneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil, en date du sept de novembre courant (1883), de nommer •Sother Chouinard, écuyer, commissaire d’écoles pour la municipalité de Saint-Modeste, dans le comté de Témisconata, ea remplacement du Révd.Joseph Magloire Moreau, qui a quitté définitivement la municipalité.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT GOUVERNEUR par un ordre en conseil en date du 26 novembre courant (1883), de nommer M.Freman L.Eldiidge, syndic des écoles dissidentes, du village de Roxton Falls, dans le comté de Shefford, aucune élection n’ayant eu lieu en juillet dernier.Département de l’Instruction publique Nominations de Commissaires d'écoles.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil en date du 29 novembre dernier (1883), de faire les nominations suivantes de commissaires d’écoles, savoir : Comté d’Arthabaska, Arthabaskaville.— MM.Basile Théroux, fils, et Louis Ovide Pepin.Comté deBeauce, Sainte-Agnès de Ditchfield.— MM.Révd.T.Charbonnel, J.S.Wilson, Andrew Meade, Ferdinand Picard et Paul Roy.Municipalité nouvelle.Comté de Gaspé, Rang Saint-Paul, (Barre-à-Choir.)—M.Jacques Rail, en remplacement de Joseph Miricu, décédé.Comté de Mégantic, Sainte-Sophie d’Halifax.— Révd.M.Charles S.Richard, en remplacement du Révd.M.A.Pelletier, qui a quitté la municipalité.Comté de Québec, Saint-Félix du Cap-Rouge.— Révd, M.Placide Beaudet, en remplacement du Révd.P.Drolet, qui a quitté la municipalité.Comté de Rimouski, Saint-Joseph de Lepage.— M.Joseph Labbé en remplacement de M.H.J.Bernier, qui a quitté la municipalité.Comté de Saguenay, Mille-Vaches.—M.Octave Côté, en remplacement de M.Henry St.Gelais > qui a quitté la municipalé.Comté de Stanstead, Barford.—M.Cyrus Dana Dyke, en remplacement de M.Charles A.Baldwin.Comté de Témiscouata, Sainte-Françoise.—M.Joseph Côté, en remplacement de M.Léandre Rioux, qui a quitté la municipalité.Comté de Terrebonne, Seint-Hippolyte.—M.Léon Dauzon, en remplacement de M.Magloire Quevillon, qui a quitté la municipalité.Departement de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil en date du 26 novembre dernier (1883), de nommer le Révd.Louis Charles H.Tremblay, prêtre, cammissaire d’écoles pour la paroisse de Saint-Mathieu de Rioux, dans le comté de Rimouski, en remplacement du Révd.Thomas Gravel, qui a quitté définitivement les limites de la municipalité.Lépartement de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre on conseil en date du 3 de décembre courant (1883), de nommer MM.Adam Simard, Joseph Bouchard, Antoine Fortin, Joseph Thibault et Ildebert Simard, commissaires d’écoles pour la municipalité scolaire de Saint-Urbain, dans le comté de Charlevoix, l’élection ne paraissant pas avoir été faite légalement. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3 A NOS LECTEURS Avec le présent numéro, notre journal com-nence sa cinquième année d’existence.Au point le départ, nous nous aventurions dans une route nconnue, remplie de difficultés de toutes sortes, jour explorer un domaine encore peu cultivé en ie pays, celui de la science pédagogique.L’entre-jrise était hardie, téméraire meme, car nous l’avions pour toute ressource que notre bonne yolonté et le désir d’être utile à la classe enseignante.L’accueil sympathique que nous avons rencontré, tant de la paît des autorités que de celle de nos confrères, a dépassé de beaucoup nos 3spérances, et grâce à l’encouragement constant que nous avons reçu, notre publication a pu se maintenir avec ses propres ressources.Il est bien vrai que notre travail est resté sans rémunération aucune, mais comme nous savions la chose d’avance, nous nous en consolons facilement.A la dernière session de la législature, le gouvernement a bien voulu prendre note de notre existence et nous accorder une part du subside destiné à soutenir les journaux d’éducation ; neus profitons de l’occasion pour îemercier bien cordialement les honorables ministres de la bonne volonté qu’il nous ont montrée en cette circon-tance.Si l’Etat continue de nous honorer de son haut patronage, nous pouvons dire que désormais l’existence de notre journal est assurée, puisque, débarrassé de toute inquiétude, de tout soucis, sous le rapport pécuniaire, nous pourrons employer notre temps, nos forces et notre énergie à la rédaction seule de cette publication.L'Ecole primaire et Y Enseignement primaire, qui ne font qu’un, ont changé depuis le commencement, quatre fois d’administration.On comprend facilement tous les désagréments, les ennuis que ces fréquents changements ont dû causer à nos abonnés.Nous sommes heureux de les informer qu’à l’avenir, ils ^’auront plus à compter avec ces difficultés, car nous avons pris avec nos éditeurs actuels des arrangements pour cinq ans.Tout en remerciant bien sincèrement ceux qui, de près ou de loin, ont encouragé notre oeuvre, on nous permettra d’exprimer ici un regret, celui de voir un si petit nombre de nos confrères nous favoriser de leur collaboration.Nous avons bien souvent fait appel à leur bonne volonté, et c’est à peine si quelques-uns y ont répondu.Cependant, ils sont nombreux pourtant ceux qui, sans faire des eiforts extraordinaires,pourraient de temps à autre traiter une question pédagogique, ou même nous transmettre de bons devoirs de leurs élèves.Nous les accueillerions avec empressement et reconnaissance, car ces travaux auraient pour nous le double avantage de nous fournir de la matière et d’intéresser nos lecteurs.En effet, on conviendra que la tâche que nous avons assumée est fort lourde, puisque, au milieu des nombreuse?occupations que nous impose notre charge à l’école normale, il nous faut fournir tous les mois vingt quatre pages de matière, en corriger les épreuves et répondre aux nombreuses lettres qui nous sont adressées ; ainsi, un peu d’aide de la part de nos amis bien disposés nous ferait grand bien.D’ailleurs, lorsque plusieurs personnes s’occupent de la rédaction d’un journal, les sujets en sont toujours plus variés et sont traités à des points de vue différents ; cela rompt la monotonie et plait davantage aux lecteurs.Pourquoi les Revucs d'éducation européennes sont elles toujours si intéressontes, sinon parce que la plupart des instituteurs se font un devoir d’y collaborer ?Là, il est impossible d’arriver à quelque emploi important sans donner auparavant des preuves de ses talents, de ses aptitudes et de ses capacités; or, le meilleur moyen d’y parvenir, c’est de se faire connaître par l’entremise des journaux.Aussi les directeurs des feuilles pédagogiques ont-ils toujours de la matière d’avance pour plusieurs numéros, de sorte qu’ils n’ont que l’embarras du choix.Outre ce premier mobile, l’instituteur qui travaille, qui étudie, qui médite devrait plus que personne se faire un devoir de procurer aux autres l’avantage de bénéficier du fruit de ses labeurs, de ses recherches et de son expérience, puisque l’état d’isolement dans lequel il vit, à la campagne, D met dans l’impos3ibilité de communiquer avec ses confrères autrement que par la voie de la presse ou aux conférences.De plus, l’instituteur qui écrit ne travaille pas seulement pour les autres, mais pour lui-même ; 4 L’ENSEIGNEMENT PKIMAIRE car avant de livrer un article à la publicité, il faut qu’il le possède doublement, qu’il l’approfondisse dans son ensemble comme dans ses plus petits détails.Yoilà certainement un travail propre à développer l’esprit d’un jeune instituteur, à le fortifier, à le mûrir, à le préparer aux luttes si difficiles de la vie scolaire ; il est fort regrettable qu’un si grand nombre semblent en méconnaître l’importance.Nous ne nous décourageons cependant pas : c’est l’époque des vœux et des souhaits.Nos vœux les plus ardents demandent au ciel pour la classe enseignante une ère de prospérité et de bonheur marquée du sceau de la religion, du travail et de la science.S’ils sont exaucés, l’instituteur se dévouera avec une nouvelle ardeur et une joie nouvelle à la tâche noble mais difficille, ardue mais consolante d’instruire et de former la jeunesse suivant les vrais principes de la religion et de la science pédagogique.Il contribuera aussi largement à préparer une génération intelligente et chrétienne %ui puisera dans l’attachement à son Dieu le dévouement à sa patrie, dans l’amour de la religion le goût du vrai, du bien et du beau.Nous souhaitons tout spécialement à nos abonnés la paix dans leur famille, la prospérité dans leurs entreprises, le bonheur dans le devoir et ce qui résume tout, l’union dans le Christ lien mystique et infiniment suave de la famille chrétienne.-ooo- PÉDAGOGIE LA RÉFORME DE L’ORTHOGRAPHE Depuis longtemps déjà des hommes éminents en Europe se sont occupés, et s’occupent encore des réformes à opérer dans l’orthographe de notre langue.L’Académie française en a adopté quelques unes dans la dernière é Jition de son dictionnaire, telles que par exemple, les mots en ége où elle a changé l’é aigu en è grave, comme siège, collège, quelques noms composés qui ont perdu le trait d’union pour s’écrira en un seul mot, etc., etc., mais de là aux changements proposés par les novateurs, il y encore à franchir une distance immense, comme on pourra s’en convaincre par l’article suivant que nous extrayons de Y Educateur de Genève, du 1er novembre dernier : “ Notre comité central a mis à l’étude pour le prochain congrès la réforme orthographique.Je suis de ceux qui pensent qu’il a fort bien fait de reppeler l’attention sur cet important sujet, tout en en limitant la portée.Les réformateurs se partagent en deux camps : les phonographe et les simplificateurs.Ecrire comme on parle, selon la formule des phonographes, conduirait par le chemin le plus court à la tour de Babel.Yoyez-vous d’ici un Provençal, un Auvergnat et un Parisien, ou sans aller aussi loin, quatre Suisses romands de différents cantons, écrivant la même phrase suivant les sons qui s’y trouveraient.La phonographie, ou plus correctement, suivant les partisans de cette révolution, la fonogrofie, bien loin de rien simplifier, compliquerait l’écriture d'une manière effroyable.Mais est ce à dire que parce qu’il y a dans ce système une exagération ina» ceptable, il n’y ait rien à faire 1 il if J tiçirigi Y Il lap Èi Foi m\ Th fit SQ] Je Y a-t il un seul instituteur qui ne déplore le temps fabuleux qu’exige aujourd’hui l’enseignement de l’orthographe i Est ce qu’il y a le moindre développement intellectuel dans le fait d’apprendre que indolent s’écrit en ent et nonchalant avec ant.On peut me répondre oui.L’histoire du mot nous apprend que l’adjectif indolent est dérivé de l’adjectif latin indolens et indolencia.indolence, ou indolentem, tandis que nonchalant dérive du participe présent du verbe chaloir, se soucier, et du préfixe non.Que par conséquent le participe présent étant chalant, il est naturel de conserver l’a dans les dérivés.Nonchalant est ausû bien formé qu’insouciant.Dans les deux cis, l’étymologie est respectée.J’accepte ces raisons, et tant que vous m’en donnerez d’aussi bonnes, je serai de votre avis, et je me déclare partisan de la méthode étvmolo pique.Mais alors pourquoi écrivez vous adhérent avec un e ?Il est dérivé du participe présent adhérant.Yous m’objecterez qu’adhérent est dérivé du latin adhcerens ; très bien.Alors que devient ®ejii I >\ .ton ;À.;- : ; .: % ÏOllj ¦ «Fl w L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE imp: if i«i plus ici i mam diffe-imii .ns de alien ma-pute inü eigne* d'ap- iétire 11?9 ¦ Jetti m’eu # ,/jfec $ 0 ¦••vie» la règle du participe présent?Vous aurez de la peine, je Arous en avertis, à me persuader qu’il y a un avantage quelconque à écrire les substantifs président et adhérent ainsi que ]es adjectifs excellent, négligent, etc., autrement que les participes présents dont ils dérivent: présidant, adhérant, excellant, négligeant.Pourquoi caillou, chou, genou, pou, etc., prennent-ils un x au lieu d’un s?x indique t-il peut-être la^dureté de la pierre ou qu’à l’occasion le supplice de la croix pourrait être remplacé par la lapidation! les poux sont ils plus nobles avec un x qu’avec un s .?Pourquoi homme avec deux m et humanité avec un, chariot avec un r et charrier avec deux.Y a-t-il dans cette exception quelque chose s’appuyant sur l’étymologie 1 Cette étude fastidieuse contribue-t-elle au développement intellectuel des enfants ou leur donnera-t elle le goût du savoir ?J’en doute.Il me serait facile de continuer dans cette voie et sur des points de plus d’importance.Je veux seulement montrer que les partisans de la réforme orthographique sont prêts à garder tout ce qui peut s’appuyer sur l’étymologie.Toutefois, je crains bien que le bagage ne soit léger 1 ce qu’ils demandent avant tout, c’est de la logique’ de l’uniforEnité, de la méthode.Ce qu’ils réclament, c’est que l’on débarrasse la grammaire des irrégularités ridicules qui en rendent l’étude si difficile et si rebutante pour les enfants.“ Les choses étant ainsi, elles doivent rester-Il faut s’incliner devant la grande divinité moderne : l’usage.” Je n’en vois pas la nécessité.L’usage a changé et change chaque jour.Consultez le dictionnaire de Richelet publié à Genève en 1680, le dictionnaire de l’Académie dans ses différentes éditions, Eoquefort, Gattel, Bescherelle, etc.Prenez nos auteurs seulement depuis le seizième siècle et vous verrez combien notre orthographe s’est modifiée ; malheureusement c’est rarement avec méthode.Très bien me dira-t-on, mais cela s’est fait fort lentement; une modification brusque dans l’orthographe jetterait une grande perturbation dans le langage.Momentanément, c’est possible ; mais c’est l’affaire d’une génération au plus.Nous lisons facilement les ouvrages du commencement de ce siècle, malgré Yo au lieu de Va et l’s long.Ceux des 17e et 18e siècle ne nous coûtent pas davantage à lire.Cette réforme s’est opérée tout d’une pièce en Italie et en Espagne.Et l’on a continué, dans ces deux pays, à parler, à écrire, à se comprendre et à lire les auteurs qui avaient employé l’ancienne orthographe.Dans ess deux pays, ce sont les Académies qui ont opéré d’elles-mêmes la réforme.Il n’y arien de semblable à attendre de l’Académie française, Quand la réforme sera accomplie, elle l’acceptera conformément à son rôle d’enregistratriee.Qui donc proposera la réforme et qui en fixera l’étendue ?C’est ce qui reste à chercher, c’est justement le but et la question de notre prochain congrès?Quand elle sera opérée, qui l’acceptera ?On peut hardiment répondre : Tout le monde, sauf ceux que tout changement offusque et qui voudraient encore enrayer les progrès de l’ins-1 traction populaire.Qu’on se dise bien qu’il n’y a peut-être pas une réforme pédagogique ayant un caractère social aussi prononcé que celle dont nous nous occupons.En effet.Les conditions dans lesquelles se trouvent les populations ouvrières et agricoles obligent les parents à placer leurs enfants le plus tôt possible en apprentissage ou à les employer aux travaux des champs.Cela n’est point un mal en soi-même, c’est un bien ; seulement il faudrait que l’instruction proprement dite ne fût point arrêtée, qu’elle fût au contraire, longtemps encore continuée parallèlement aux travaux manuels.Nous ne serons véritablement arrivés à un résultat satisfaisant que lorsque l’instruction sera réellement obligatoire jusqu’à dix-huit ans.(*) Aujourd’hui, que voyons-nous ?Dans toute la Suisse, l’instruction régulière cesse vers douze ou treize ans.Un grand nombre de cantons inscrivent l’instruction obligatoire jusqu’à seize ans; mais nous savons tout ce que cela vaut.( * ) Nous ne partageons pas l’topinion de l’auteur quand à l’instruction obligatoire. 6 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE L’industrie et l’agriculture, pour progresser, réclament l’appui de la science.Une instruction solide est la base du succès de l’artisan et de l’agriculteur.Le champ des études s’élargit chaque jour, les programmes sont surchargés, on le dit partout, et cependant ils sont loin de con-temir tout ce qui serait nécessaire pour une éducation suffisante.Les années n’ont toujours que 365 jours ; le temps passé à l’école est toujours le même et ne saurait être augmenté.Il est déjà trop long et dépasse presque partout la mesure normale ; six heures d’études pour des enfants au dessous de douze ou treize ans, est un maximum qui ne peut être élevé sans danger.Ce temps devrait être réduit à quatre heures pour la division moyenne et à trois heures pour la division inférieure ; le reste de la journée devant être employé aux travaux manuels, aux jeux et à la vie en plein air, surtout pour les citadins.Au reste, c’est une illusion de croire qu’eu augmentant les heures de classe, l’enfant s’instruira mieux.Quand soa cerveau sera fatigué, vous ne le ferez pas mieux écouter, vous ne lui inculquerez pas plus une nouvelle idée, que vous ne l’obligerez à digérer quand son estomac est satisfait ; vous arriverez bien, peut-être, à le forcer d’ingérer de nouveaux aliments ; il en résulteia une indigestion : l’enfant sera malade, il se nourrira moins bien, et c’est tout ce que vous aurez gagné.On n’oblige pas à danser les boiteux, les paralytiques, ni même les enfants faibles ; mais quand il s’agit du cerveau on est sans pitié.L’enfant mal doué, ou qui se fatigue vite est un paresseux, un mauvais élève, un entêté.On le rebute de toute étude et l’on s’écrie : Il ne fera jamais rien.Sans doute, la réforme orthographique n’obviera pas à tout ; elle ne rendra pas plus intelligent l’enfant qui ne l’est pas ; mais elle facilitera sensiblement l’étude à tous ; elle permettra de donner à des choses utiles un temps employé actuellement d’une façon si peu fructueuse au point de vue intellectuel.Aujourd’hui, où le temps est si précieux, la vie si active, nous devons dans tous les domaines rechercher les chemins qui conduisent le plus vite au but.C’est ce que nous voyons dans l’industrie, le commerce, les sciences naturelles; c’est ce que nous devons rechercher également dans la science pédagogique.La réforme de l’ortographe est désirable à ce point de vue.Comment doifelle ou comment peut-elle s’exécuter ?C’est ce qu’il faut étudier.En attendant, M.Colomb a eu parfaitement raison de poser la question devant le Congrès scolaire de Genève en 1884.” B.Dussaud.-ooo- PARTIE PRATIQUE DICTEE S I.ES SAISONS L'année -e divise en quatre saisons : le printemps, l’été, Y automne et Yliivtr.Le printemps est une agréable saison.L’été est le temps de la chaleur Fendant l’automne on récolte les fruits.L’hiver est F époque des froids rigoureux, de la neiget des frimas.EXERCICES ORAUX Epeler : annê\ quatre, printemps, automne, hiver, froid rigoureux, neige.= Le maître fera trouver quelques qualificatifs pour le mot hiver.Ex.: On peut dire que l’hiver est.froid, long, ennuyeux, pluvieux, humide, sect doux, etc.— Il appellera l’attention des enfants sur ce fait que certains des qualificatifs donnés peuvent s’exclure : Ex.: doux et froid, humide et sec, etc.= Enumérer plusieurs mots où, comme dans saison, F s a le son du z.Ex.: maison, poison, rose, cerise.EXERCICES ÉCRITS Relever les mots renfermant comme automne une ou plusieurs lettres inutiles à la prononciation.Exemple : temps.— Ecrire dix mots où on trouvera une double consonne, comme dans année : Exemple: canne, s elle, appétit, etc.G.R L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 7 Obéissez toujours a vos parents Pour se rendre à l’école, Emile traversait une rivière sur un pont de pierre.—Ne te penche jamais sur le parapet, lui disait sa mère.Mais Emile avait grande envie de regarder par dessus le parapet; il se disait :—On voit peut être les poissons dans l’eau ! Un jour il monta sur un tas de pierre, se coucha à plat ventre sur le parapet, et, regarda.Il ne vit rien du tout, mais il perdit l’équilibre et tomba au fond de l’eau.On le retira évanoui, à demi noyé, avec une grande fente au front qu’il s’était faite sur les cailloux du fond de la rivière.C’est ainsi que le qauvre Emile apprit qu’il faut toujours écouter sa mère et ne pas faire ce qu'elle défend.Questions et explications M.—Q’est-ce qu’une rivière ?E.— C’est un cours d’eau qui coule dans un lit et se jette dans un fleuve ou dans une autre rivière.M.—Qu’est ce qu’un ruisseiu 1 E.—C’est un cours d’eau plus étroit qu’une rivière.M.—Qu’est ce qu’un pont ?E.—C’est un ouvrage en bois, en pierre ou en fer élevé d’un bord à l’autre d’une rivière pour la traverser.M.—Qu’appelle-t-on parapet ?E.—On appelle ainsi un mur à hauteur d’appui au-dessus d’un pont, le long d’un quai, etc.M.—Qu’est ce que perdre l'équilibre ?E.—C’est ne plus se tenir, commencer à tomber.M.—Qu’est-ce que s'évanouir ?E.—C’est perdre connaissance, devenir semblable à un mort.M.—Que doit faire un enfant quand ses parents ou ses maîtres lui défendent quelque chose ?E.—Il doit prendre bien garde de le faire.M.—Comment appelle-t-on la faute qu’il commet ?E.—On appelle cette faute une désobéissance.DICTÉE II LE MOUTON Voilà un animel si doux qu’on lui compare les personnes d’un naturel paisible.La brebis mérite mieux encore peut-être cette réputation.Et le petit agneau donc ! Entendez-le bêler d’une voix plaintive pendant que sa mère broute Iom de la bergerie.Mais qu’il la voie revenir : aussitôt il se précipite vers cette bonne mère qui vient à sa rencontre, qui lui présente le pis et le regarde cl’un œil aimant.Sans défense et sans armes, la timide brebis n’attaque personne, n’est hostile à personne ; elle aime mieux, comme l’a dit un poète, souffrir le mal que de le faire.Voyez, d’ailleurs, de quelle utilité est pour nous cet animal inoffensif.Son fumier est un des meilleurs engrais ; sa chair donne une nour-ritura succulente, notamment dans le gigot, qui est la cuisse de la bête ; sa laine sert à confectionner le drap dont nous faisons nos chauds vêtements d’hiver, et sa peau tannée constitue la basane, sorte de cuir très souple.De celle du petit agneau on fait le parchemin, dont les anciens manuscrits et les chartes du moyen âge nous offrent de beaux échantillons explications.—Nature, : caractère ; rapprocher nature, Bêler : mot imitatif, pris du cri du mouton : bêê.—Bergerie : rapprocher berger : l’étable destinée aux troupeaux et que garde le berger.Berger et brebis sont deux mots de même origine ; remarquer que, dans certains pays, on dit berbis, ce qui indique mieux l’analogie.— Mais qu'il la voie : le subjonctif et non l’indicatif ; c’est comme si on disait : mais supposez qu’il la voie venir.—fis nom, et pis adverbe.— D'un oeil aimant : d’un œil, d’un regard qui indique l’amour, l’affection maternelle.—Hostile : de hostis, qui, en latin, veut dire ennemi.— Un poète : un auteur qui écrit en vers.—Souffrir : dans un rôle actif, avec le sens de supporter.— Inoffensif : qui n’est pas de nature à nuire, qui ne peut nuire : fra-offensq/ : préfixe négatif ; suffixe indiquant la possibilité de faire une chose, la disposition à faire une chose.—Basane : rapprocher basané : qui est noirci, hâlé, en parlant de la peau, par allusion à la couleur de la basane. 8 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE —Parchemin : mot d’origine curieuse : c’est une forme corrompue du latin pergamena ou perga-mina, voulant dire de Pergame, ville d’Asie où on fabrique ce produit ; le papyrus, dont on se servait pour écrire, y étant devenu rare à la suite d’une guerre entre l’Egypte, pays producteur du papyrus, et le royaume de Pergame.D& papyrus, papier.—Manuscrit : chose écrite à la main.— Charte: d’un mot latin qui veut dire papier: les chartes sont des actes publics ou privés dont l’origine est ancienne.-ooo- III DICTEE L’exemple L'exemple, même dans les choses triviales en apparence, a une importance d’autant plus grande qu’il se mêle sans cesse à la vie des autres, et contribue forcément en bien ou en mal à former leur caractère.C’est ainsi que nous voyons le caractère des parents et des maîtresses se reproduire constamment dans les enfants, et les exemples d’affection, de discipline, cl'ord:e, de travail, d’empire sur soi-même, de bonté qu’ils leur donnent chaque jour, vivre et agir encore alors que tout ce qu’on a appris par cœur est depuis longtemps oublié.La simple manière d’être et d’agir naturelle a un père, à une mère» à un maître peut suffire pour donner au caractère de l’enfant un cachet qui ne s’efface jamais.Il Et qui pourrait dire combien de jeunes gens se sont arrêtés sur la pente fatale, en songeant à quelque parent bien-aimé dont il ne fallait pas déshonorer la mémoire en commettant quelque acte indigne ou en se complaisant dans quel' que impure pensée.Les moindres bagatelles acquièrent ainsi de l’importance et deviennent susceptibles d’influencer le caractère des hommes-Un baiser de mère di-ait le célèbre artiste an" glais, Benjamin West, fit de moi un peintre.C’est de la direction que des choses en appa rence si insignifiantes impriment à l’enfance que dépendent principalement le succès et le bonheur futur de l’homme fait.En vérité, l'in- fluence journalière que les parents exercent sur leurs enfants par la vie qu’ils mènent est si grande, que le meilleur système d’élucation paternelle, et j’ajouterai d’éducation scolaire peut se résumer dans deux mots : Améliore-toi toi-même.Samuel Smiles.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Triviales, communes, vulgaires, Substantifs : trivialité, vulgarité.— Combien la première phrase commençant par ce mot : l'Exemple ren-ferme-t elle de phrases différente* ?dire la nature de ces phrases.- Expliquer les mots discipline, ovdre, travail.—La pente fatale, le penchant, l’entrainement qui nous portent à mal faire.—Mémoire, différents sen < de ce mot : signifie ici la réputation, l'honneur d’une personne après sa mort.—Mémoire, souvenir, faculté de conserver le souvenir des choses connues ou apprises par cœur, des êtres aimés.—Mémoire, s.m., écrit sommaire relatant les faits ou les « actes de tels individus, ou les particularités de telles situations.—Mémoire d’un fournisseur, exposant ce qui est dû, etc., etc.—Influence, action, crédit, autorité d’une personne sur une autre.Exercices et devoirs.—Indiquer les phrases principales, incidentes et subordonnées qui se trouvent dans cette dictée.—Préciser la nature de ces différentes espèces de phrases, donner des exemples.—Prendre quatre verbes, indiquer le sujet et le complément ; dire s’ils ont plusieurs sujets et plusieurs compléments, indiquer la nature de ces derniers : directs, indirects, etc.L'Education.-ooo- ARITHMÉTIQUE PROBLÈMES 1° D’après le rapport de la fromagerie de St-Hugues, il appert que 42 patrons ont fourni 274,787 lbs de lait, avec lequel on a fabriqué L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 9 29768 lbs de fromage.Combien de fromage par livre de lait?Solution : •jWfrr = 0.10839 + 2.Combien de livres de fromage par gallon impérial ?Solution: .10839 x 12.5 = 1.364875.3.Valeur du 29768 lbs de fromage à lOf cts.Solution: 29768 x .1075 =$3200.6.2.Supposons 'qu’il a travaillé 30 jours et perdu 10 jours.30 jours à .75 = $22.50 10 jours à .20 — 2.00 $22.50-$2.00 = $20.50 Ce devrait être 13.85 6.65 trop grand.Les erreurs se trouvent dans la proposition de 3 : 7.4.Combien de livres de beurre aurait on fait avec ces 274787 lbs de lait 1 Solution : ^= 21982.96 gallons.21982.96 x .3509 = 62647.36 + livres.(20 x 7)+ (30 x 3)-230 230 + (7 + 3) — 23 jours d’ouvrage.D.McSwebney.2°.Un commis voyageur reçoit quand il voyage, un salaire fixe de $2.50 par jour et 3% sur les marchandises qu’il vend ; il dépense $3.30 par jour pour sa pension et pour son trajet.Après une course de 60 jours, il lui reste net $140.00.Pour quel montant de marchandises a-t-il vendu ?Solution $3.30 - 2.50 =$0.80 Au bout du voyage sa dépense est $0.80 x 60 = $48.00 Le total de son percentage est donc $140 + 48 = $188 Ce percentage égale 3 centièmes du montant vendu.Le 100e de ce montant est 188 + 3 = $62.6666 Le montant vendu est 100 fois plus = $6266.66 + .» 3°.Un homme s’engage pour 40 jours à $0.75 pour chaque jour qu’il travaillera, et les jours où il ne travaillera pas, il donnera $0.20 à son patron pour sa pension.A l’expiration de son engagement il reçoit $13.85.Combien de jours a-t-il travaillé 1 1.Supposons qu’il a travaillé 20 jours, alors il a perdu 20 jours.20 jours à .75 = $15.00 20 jours à .20= 4.00 $15.00- $4.00=$11.00.et $13.85 - $11.00 = $2.85 trop petit.—ooo ALGEBRE Un marchand achète un baril d’eau de vie à $192, et en vend les trois quarts plus 2 gallons, à 25 % de profit.Il vend le reste de manière à gagner 60 % sur toute la transaction et s’il eut vendu le tout à ce dernier prix, il aurait gagné 175 %.Combien y avait-il de gallons dans le baril 1 Soit ix — le nombre de gallons.192 48 , .a., —- ou — = le prix coûtant par galion.100 : 125 : la première vente — ^2 x x 100 : 275 :: — la seconde vente—- x X (3a;+ 2;.^?+ (x-2).—- - 192 -le gain tôt.180 + + 132 -i-192 x x 144 144 312 - - 192 = 120- — x 100 : 60 :: 192 : 120 x 144 x ou 5 : 3 : : S : 5 - — x 0.30 .30 24 = 2d - — ou 1 — — •.x - 30 x x De là, ix — 120 nombre de gallons. 10 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE *192 Preuve = $1.60 = le prix coûtant d’un gallon 120 T""' "Jr".' ° 100 : 125 :: $1.60 : $2 prix de la Ire vente par gallon.(3x + 2) = 92 x $2 = $184.100 : 160 :: $192: $307.20 $307.20-$184 = $123.20 $123.20 $123.20 ,A 0n — ou _ü__-= $4.40 2° vente par x - 9 28 gallon.$4.40 - $1.60 = $2.80 gain par gallon au dernier prix.$1.60 : 2.80 :: 100 : 175 gain % pour la 2e vente.Daniel McSweeney.-ooo- TOISE Combien coûtera le pavage en marbra d’une place de forme octogonale à raison de $0.90 le pied carré, dont chaque côté à 9 pds 6 pcs, et la distance d’un côté au côté opposé est de 22 pds 11 pcs ?pds pcs pds 9 " 6 X 8 = 76 périmètre de i’octogone.22 " U f-2 = ll ”5 " 6 perpendiculaire du centie à l’un des côtés 76 x 11 " 5" 6 11 pcs 836 " 0 * = ï 25 "4 1.6=i 9 " 6 2) 870 " 10 435 5 surface entière .90 pcs pds 391 50 w 30 w 75 $391,875 Réponse.D.McSweeney.DEVOIR D’ÉLEVES Ma clièra Virginie, Un matin, en ouvrant un tiroir de ma commode, je fus toute surprise d’apercevoir un joli tablier neuf ; je l’interroge, lui demande d’où il vient, s’il m’appartient, et mille autres questions semblables ; je n’en ai jamais vu de si beau.“ Je viens, me répondit il, ah ! je viens de bien loin ; j’ai fait beaucoup de chemin avant d’arriver ici.D’abord, je fus petit végétal humble et modeste ; j’avais une petite fleur bleue ; je recevais de la terre na nourriture, du ciel, la goutte de rosée, mais je fus ingrat et insensé, ei commis une faute bien grande en admirant ma jolie robe, et en m’élevant au-dessus de la rose, dédaignant son éclat, sa beauté.Je devais être bientôt puni de mon orgueil.“ Un jour, je me sentis pressé très fortement par une main robuste qui me déracina et me laissa tout languissant s-r le sol.Le soleil dessécha ma corolle, et je ne reçus plus aucune nourriture ; je restai là bien longtemps.De nouveau, cette main, que je connaissais, me lia étroitement, et je fus porté dans uu endroit obscur.J’épiais tout pour connaître le sort qui m’était réservé.J’entendis plusieurs voix répéterde concert : “ Il est bon à broyer, il est bon à broyer.” Ce mot, broyer, était étrange à mon oreille, mais j’en compris bientôt le sens.On me fit souffrir le plus affreux supplice : je fus grillé dans un grand four et battu avec d’immenses barres de bois.Pour comble de malheur, on m’enleva ma belle robe, ensuite je fus porté chez une bonne vieille qui me rendit presque la vie.Elle rassembla mes membres tout disloqués par les coups et prit bien soin de moi.Cette bonne femme me fit passer deux fois dans je ne sais quelle machine ; n’importe, cela ne me faisait aucun mal.Je fus aussi étendu sur un métier, on passa des fils autour de moi, horizontalement, verticalement je ne sais, et je devins belle toile.Depuis je fis de longs voyages; enfin, on m’enferma dans un splendide magasin où je m’effbrçais de faire ressortir mes bonnes qualités ; c’était en vain, personne ne voulait de moi.J’allais me laisser aller au découragement lorsque, l’autre jour, une jolie dame eut pitié de moi etm’ache- L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE 11 ta.C’est elle qui m’a placé ici, en me recommandant bien fort de vous plaire.Ainsi parla mon tablier.Ne va pas croire qu’il soit babillard ; il n’est qu’aimable et patient, et a déjà supporté sans rien dire, plusieurs petites égratignures que mon étourderie se plaisait à lui faire souffrir.Dis avec moi, ma chère, qu’il est très intelligent, mon tablier.Et, cette belle dame, de qui il parla, si je ne me trompe, je la connais.Est-ce que ce ne serait pas toi ?J’en suis certaine, il ne me reste plus qu’à te remercier mille et mille fois et à t’embrasser.Ta petite sœur affectionnée, Dîna.-000- POÉSIE LES AMIS DISPARUS Ainsi nous mourons feuille à feuille : Nos rameaux jonchent le sentier, Et quand vient le moment qui nous cueille, Qui de nous survit tout entier ?Ces contemporains de nos âmes, Ces frères, ces amis, ces femmes, A ce chœur joyeux de la route Qui commençait à tant de voix, Chaque fois que l’oreille écoute Une voix manque chaque fois.Chaque jour l’hymne recommence Plus faible et plus triste à noter ; Hélas ! C’est qu’à chaque distance Un cœur cesse de palpiter !.• Adieu les voix de notre enfance ! Adieu l’espoir de nos vieux jours ! La vie est un morne silence Où le cœur appelle toujours.Lamartine.-ooo- FAIT SCOLAIRE M.Vialan, instituteur français, a formé parmi ses élève3 une société pour la protection des nids et des couvées en même temps que pour la des- truction des insectes nuisibles.Les résultats de cette association, fondée depuis quatre ans, sont attestés par des chiffres très encourageants.Des associations de ce genre parmi nous rendraient de grands services à l’agriculture.-ooo- ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE Nous empruntons à VEducateur de Genève, le résumé suivant de ce qui a été dit sur l’enseigne, ment de l’histoire dans un congrès d’instituteurs Suisses : “ L’enseignement (tout le monde applaudit à cette conclusion) doit se faire par récits simples et attachants, au degré inférieur et il sera raisonné au degré supérieur.La conclusion dit : qu’il sera raisonné et détaillé.M.Daguet pense qu’il doit être détaillé au degré inférieur et raisonné au degré supérieur.“ Au point de vue de la transmission, l’Assemblée conclut qu’une exposition claire, simple, animée du souffle patriotique (1) est la meilleure forme d’exposition.Les rapports considèrent la lecture d’un chapitre accompagnée des explications du maître comme une méthode qui n’est pas bonne, mais qu’on peut tolérer à la rigueur.M.Daguet rompt une lance en faveur de ce mode qui, bien appliqué, vaut mieux qu’un récit oral fait par un maître qui ne connaît pas suffisamment le sujet ou qui n’a pas le don ou le talent de narrer, plus rare qu’on ne pense.Il y a unanimité, en revanche, à condamner la méthode ou plutôt le triste procédé qui consist à apprendre par cœur et machinalement l’histoire.Il y a certaines paroles qu’il peut être utile de reproduire textuellement, mais c’est là une exception.On en doit faire apprendre que ce que l’on a fait comprendre.“ Il y a unanimité également pour la conclusion tendant à déclarer comme moyens auxiliaires : les interrogations fréquentes, les appels .aux jugements (il faudrait y ajouter : et à la conscience de l’élève), l’usage continuel des cartes, y compris les reliefs et le globe, les tableaux (1) Il aurait fallu dire: animé du souffle religieux et patriotique. 12 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE synoptiques succincts, l’exhibition de gravures, la visite des monuments et des ruines historiques.” -ooo- NOTIONS UTILES LIVRES CLASSIQUES GRAMMAIRE DK LHOMOND (Suite) Farine de blé.On donne le nom de furine au produit de la mouture des céréales et de diverses graines légumineuses.La farine de blé est la plus riche en matières nutritives.La mouture s’obtient au moyen de moulins à vent, de moulins à eau, ou de moulins à vapeur.La qualité de la farine tient à la nature du blé ainsi qu’à la perfection de la mouture et du blutage.La farine vieille est sans consistance ; elle a le goût et l’odeur du son ; échauffée par la fermentation, la farine devient granuleuse ; avariée, elle est de couleur roussâtre, d’un goût âcre et d’une odeur nauséabonde.On falsifie la farine de froment avec de la fécule de pommes de terre, de la farine de haricots, de lentilles, de riz ou de maïs.Les boulangers pétrissent la farine de froment avec des pommes de terres cuites à l’eau.Toutes ces fraudes peuvent être facilement reconnues ; elles sont réprouvées par la pro bité et passibles de peines édictées par les lois.Le muids de farine, à Paris est de six sacs, pesant chacun 325 livres, environ 163 kilog Un sac doit produire 101 pains de 2 kilog.Nous renverrons à l’ouvrage précité pour les procédés de vérification et de cuisson.Voici la composition des principales farines de céréales : Amidon C2 .09 en œ .to ai 09 .• Cellu- dextrine ^ 0) '0) f-1 O) '09 02 «S «.aj œ 'g d o lose ou matières ¦g g % s ¦£ as s tissu Eau.sucrées.3 « a « végétal.Blé.63.05 14.60 1.02 1.06 J 1.07 14.00 Seigle.67.05 9.00 2.00 1.09 3.00 16.60 Orge.Avoine 63.07 13.40 2.08 4.05 2.06 13.00 61.05 11.90 5.05 3.00 4.01 14.00 Maïs.50.09 12.80 7.00 1.01 1.05 17.70 J AVEC SYNTAXE REVUE PAR J.B.CLOUTIER DEVOIRS GRAMMATICAUX PAR LE MÊME OU LE PREMIER LIVRE DES ENFANTS PAR LE MÊME Tous ces livres ont été approuvés parle Conseil de l’Instruction publique et sont en vente chez tous les libraires de Québec et de Montréal.NOUVEAUX LIVRES POUR LES CLASSES ET LES ECOLES • 1.Recueil No.1 d’Exercices d’Arithmétique.Annexe à l'Arithmétique élémentaire, par F.X.Toussaint, c’est le livre de l’enfant.2.Recueil No.2 d’Exercices d’Arithmétique, d’Algèbre et de Toisé.La première partie est destinée au maître ; elle contient les réponses aux devoirs et concours du recueil No.1 ; le reste est le livre de l’élève.3.Réponses aux devoirs et concours de recueil No.2.Ce livre est pour le maître.Les errata du recueil No.1, se trouvent dans les premières pages de ce livre.En vente chez tous les libraires.
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