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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
samedi 15 novembre 1884
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1884-11, Collections de BAnQ.

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4me Année 15 NOVEMBRE 1884 JNüméro 18 L’ENSEIGNEMENT FRIMAIRE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE.—Actes officiels : Nominations d’examinateur—Nomination de commissaires et de syndics d’écoles.—Délimitation de municipalités scolaires, etc.—Pédagogie : Principale* règles à suivre pour instruire les enfants.— Rapport de M.l’Inspecteur Prémont, {suite).—Bureau des examinateurs catholiques de Montréal, (suite et fin.)—Partie pratique : I, Dictée—Soyez honnête.—II, Dictée —Le Canard,—III, Dictée—L’exilé—Tenue des livres—Fable à mettre en prose.—Le héron.—Annonce.N AVIS Prière à nos abonnés qui nous doivent des arrérages de bien vouloir nous en faire parvenir le montant.L.J.Demers & Frère.Département de l’Instruction publique 11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 7 octobre courant (1884), de nommer le Rév.Robert Kerr, membre du bureau protestant des examinateurs de Québec, en remplacement du Rév.W.Rawson, qui a résigné.Département de l’Instruction publique 11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 20 de septembre dernier (1884), de nommer M.Alexis Lagueux, commissaire d’écoles, à Saint Frédéric, comté de Beauce.Département de l’Instrüction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 15 septembre dernier (1884), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires cVécoles.Comté d’Ottawa, canton Bouchette.—MM.Napoléon Labelle et François Carré, en remplacement de MM.Désiré Gauthier et Joseph Lecuyer, sortis de charge.Comté de Saguenay, rivière Moisie.—MM, Amé-dée Lapierre, Joseph Perrault, Thomas Bernatchez, Wenceslas Lévesque et Peter Desmond.Comté de Beauce, Sainte-Agnès de Ditchfield, —MM.Henry Mead et François X.Génest, en remplacement du Rév.T.Charbonnel et de M.H.Mead, vu qu’il n’y a pas eu d’élection en juillet dernier.Syndics d'écoles.Comté de Drummond, Kingsey.—MM.Charles Henry Hovey Wadleigh, Sylvester Martine et Joseph Lodge, aucune élection n’ayant eu lieu dans le temps voulu par la loi.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par ordre en conseil en date du 19 septembre dernier (1884), de faire les nomination* suivantes, savoir : Commissaires d'écoles.Comté de Mégantic, Notre-Dame de Lourdes— MM.Louis Taschereau et Arthur Castonguay, en remplacement de MM.Louis Brunelle et G* Talbot. 206 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Comté de Rimouski, Métis.—MM.Robert Craig et Neil Blue, en remplacement de MM.Duncan et Angus Campbell, sortis de charge.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 23 de septembre dernier (1884), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d'écoles.Comté de Mégantic, canton de Nelson.—M.John Ccx, en remplacement do lui-même, et M.William Haskett, en remplacement de M.F.A.Mathews, aucune élection n’ayant eu lieu en juillet dernier.Syndics d'écoles.Comté de Missisquoi, Farnham.—M.John Wilson, en remplacement de lui-même, et M.Winfield S.McCorkill, en remplacement de M.J.C.McCorkill, absent.DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil en date du 9 octobre courant (1884), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d'écoles.Comté de Chateauguay, Saint-Jean Chrysostôme No.1.—M.François Delâge, en remplacement de M.G.Colpron.Comté de Rimouski, Saint-Paul des Capucins.— M.Jean (alias John) Larivée, en remplacement de M.J.Gagné.Comté de Saguenay, Bergeronnes.-M.Benjamin Simard, en remplacement de François Maltais, décédé.Comté de Saguenay, Mille Vaches.—MM.David Tremblay et Pierre Tremblay, en remplacement d’eux-mêmes, et M.François St.Gélais, en remplacement de M.Octave Côté, absent, aucune élection n’ayant eu lieu en juillet dernier.Département de l’Instructiom publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 14 octobre courant (1884), de faire les nominations suivantes, savoir : 1.Comme membres du bureau d’examinateurs de Kamouraska.—Le Révd.F.X.Ludger Blais, en remplacement de feu le Révd.Pierre Patry et M.Louis Vincent Dumais, en remplacement de feu Alexis Thomas Michaud.2.Comme membre du bureau d’examinateurs des Iles de la Magdeleine.Le Révd.Auguste Picotte, en remplacement du Révd.Tancrède ! Allai d.3.Comme membre du bureau d’examinateurs de Waterloo.—Le Révd.Alfred Nadeau, en remplacement du Révd.Israël Courtemanche.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 9 octobre courant (1884), de distraire de “ Notre-Dame Auxiliatrice de Buckland,” dans le comté de Bellechasse, la paroisse de “ Saint-Damien de Buckland,” dans le même comté, et l’ériger en municipalité scolaire distincte, avec les mêmes limites qui lui sont assignées comme paroisse.Département de l’Instruction publique Il a plu a Son Honneur par un Ordre en Conseil en date du trois septembre dernier (1884), d’annexer à la municipalité de Notre Dame du Mont-Carmel, comté de Kamouraska, pour les fins scolaires, toute cette partie de la deuxième concession de Saint-Pacôme, qui est annexée à Notre-Dame du Mont-Carmel, pour les fins religieuses, savoir : depuis la terre d’Octave Beaulieu inclusivement, jusqu’à celle de Louis Roy, aussi inclusivement, formant en tout douze arpents de front.-o-000-o- PÉDAGOGIE Principales règles à suivre pour instruire les élèves.Pour instruire les élèves, il y a trois choses à considérer.Celui qui donne l’enseignement (le maître) ; celui qui le reçoit (l’élève), la matière donnée et reçue.Règles qui ont rapport au maitre.Trois choses contribuent puissamment aux progrès des élèves de la part du maître ; la perfection avec laquelle il connaît la matière, les qualités qu’il possède pour la communiquer et l’empire qu’il exerce sur les élèves.D’où: I L'instituteur doit posséder à fond ce qu'il L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE doit enseigner.II est impossible de faire comprendre parfaitement ce qu’on ne comprend pas soi-même, ou qu’on ne comprend qu’à demi: il est impossible de donner ce qu’on ne possède pas.Donc 1° L’instituteur ne doit pas se contenter de l’étude qu’il a faite des diverses branches à l’école normale.Ce n’est qu’une préparation éloignée qui ne suffît pas pour bien enseigner.2° Quelque temps avant la classe, il doit voir la matière de sa leçon pour s’assurer des détails à donner, prévoir les difficultés, choisir les exercices, se fournir de différentes ressources pour faire comprendre tel ou tel point obscur.C’est la préparation prochaine.3° De plus, il doit toujours étudier ses matières d’enseignement et les étudier sous toutes les faces.Plus il sera instruit, plus capable sera-t-il de remplir sa fonction.II V instituteur doit tenir note des fautes qui lui échappent et en profiter pour se corriger.Tout homme est exposé à se tromper, et l’instituteur plus qu’aucun autre parce que ses devoirs sont nombreux et difficiles.Il doit donc être attentif sur lui-même, reconnaître ses fautes, en tenir note et se corriger.Qu’il éclaircisse par exemple un point obscur, qu’il redresse l’erreur qui lui sera échappée, la règle inexacte qu’il aura donnée, etc.Il n’est pas nécessaire qu’il paraisse infaillible aux yeux de ses élèves.III L'instituteur doit montrer qu'il prend réellement intérêt à sa besogne.L’enfant aime celui qui se dévoue pour lui et il écoute volontiers le maître qu’il aime.Cet intérêt se manifeste parla chaleur et l’ame de la parole, la conviction affectueuse du ton, la modeste vivacité du geste, le feu du regard et l’expression de la physionomie.Tout cela est facile et naturel au maître qui est dans sa véritable vocation, qui comprend l’importance de ses fonctions et s’efforce de les remplir avec zèle.Au contraire, si le maître est froid et sans vie, les élèves écoutent parce qu’il le faut et dès lors l’école devient pour eux un séjour de fatigue, de contrainte et d’ennui.IV L'instituteur doit rendre Venseignement 20-7 attrayant.On fait accepter le travail et on le rend profitable lorsqu’on le fait aimer, car rien ne coûte à celui qui aime.Si l’instituteur met de la clarté dans ses explications, de la variété dans ses exercices, de la vie dans son ton et ses manières, s’il fait comprendre aux enfants l’importance de ce qu’ils doivent apprendre, ils l’écouteront avec attention, étudieront de bon cœur et feront des progrès rapides.V L'instituteur doit mettre de la dignité & de V énergie dans son enseignement.La dignité se révèle 1° dans un maintien grave et & dans un son de voix ferme et sérieux.L’énergie prend sa source 1° dans une volonté ferme et raisonnable ; 2» dans une sévérité intelligente et juste.Ces deux qualités concilient au maître l'estime et le respect des élèves et lui assurent un grand empire sur eux.L’ordre, le silence, le travail, l’obéissance régnent ainsi dans l’école et l’instituteur s’épargne ainsi à lui-même beaucoup d’embarras et à ses élèves beaucoup de punitions.Frs.Liénard, Inst (A suivre.) -ooo- RAPPORT DE M.L’INSPECTEUR PREMONT (Suite.) TENUE DES LIVRES u Voilà encore une étude à laquelle os.n’attache pas assez d’importance dans ls, plupart des écoles élémentaires.Il n’est pas nécessaire d’enseigner à des enfants qui seront cultivateurs à leur sortie d’école, cette tenue des livres en partie double que l’on apprend à ceux qui se destinent au commerce et qui vont ordinairement s’y préparer dans quelque haute école commerciale, mais ce que je veux, c’est que l’on enseigne à tous les enfants la manière générale de tenir leurs comptes plus tard, dans n’importe quel état de vie qu’ils se choisiront en ser- 208 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE tant de l’école élémentaire.Donc, il faut bien faire comprendre à ces enfants la différence qu'il y a entre un débiteur et un créancier, débiter, créditer, solder un compte ; il faut les accoutumer à faire des entrées dans le livre des récettes et des dépenses, à faire une facture, un billet promissoire, un reçu, etc., toutes choses pourtant si nécessaires qu’il est étonnant que certaines institutrices fassent la sourde oreille à nos remontrances à ce sujet.” En effet, comme le dit M.Prémont, la tenue des livres est trop négligée dans les écoles élémentaires et dans plusieurs écoles modèles.On devrait exiger qu’elle fût enseignée dans toutes les écoles, et môme refuser l’octroi à celles où elle ne s’enseignerait pas ; car après tout, c’est une des branches les plus essentielles dans la vie pratique.Il n’est aucun homme, quel que soit l’état qu?il exerce, aucune femme quelle que soit sa position sociale, qui n’ait à gérer des affaires monétaires, et comment le faire avec intelligence et discernement, si l’on n’a aucune notion de la tenue des livres ?Impossible.IL est vni qu’un grand nombre d’institutrices ne l’ont apprise que d’une manière fort imparfaite, et qu’elles seraient incapables de l’enseigner convenablement sans le secours d’un guide, et ce guide est encore à faire.Nous avons bien, en français, une couple d’ouvrages sur cette matière, mais ils sont faits au point de vue commercial, renferment plus de théorie que de pratique, et ne rencontrent pas tous les besoins populaires.Ce qu’il nous faudrait, ce serait un livre traitant de la comptabilité industrielle et agricole, contenant un grand nombre de modèles pour tous les genres d’affaires qui se rencontrent tous les jours, soit chez l’homme de métier, soit chjpz le cultivateur.Nous connaissons quelqu’un bien qualifié pour faire ce travail, et ce quelqu’un, c’est M.l’inspecteur Prémont.Il est fort en chiffres, il a longtemps vécu à la campagne et connaît mieux que personne le genre d’affaires qui s’y transigent.Il pourrait donc sans trop d’efforts doter l’enseigne- ment d’un ouvrage qui rendrait de très grands services, et il verrait bientôt que les bons conseils qu’il donne seraient suivis sur toute la ligne.DESSIN ET AGRICULTURE “ Ces deux études introduites dans le programme officiel depuis quelques années seulement, sont peut-être celles qui figurent le mieux dans nos statistiques scolaires.Il ne faut pourtant pas se faire illusion sur le résultat pratique de cet enseignement, qui menace d’en rester aux premiers éléments.Dans un certain nombre d’écoles élémentaires, on se contente de faire tracer quelques lignes au tableau, et on appelle cela du dessin.On n’a ni cahiers, ni cartes, ni modèles.J’ai conseillé dans l’origine aux institutrices de suppléer aux cartes par des modèles qu’elles traceraient elles-mêmes au tableau, mais je m’aperçois qu’on s’en tient là, et à chaque fois que je passe, on me fait toujours crayonner les mêmes lignes et aussi mal que la première fois.Cependant, bien que cette étude ne soit point prise au sérieux dans quelques écoles, il n’en est pas de même partout, et dans celles qui sont dirigées par des institutrices compétentes, les résultats sout satisfaisants, et il y a progrès.J’ai remarqué même un certain nombre d’élèves qui s’adonnent parfaitement bien à l’étude du dessin.Ils ont déjà produit plusieurs pièces qui leur font honneur ainsi qu’aux institutes s ou institutrices qui les ont formés.Quant à l’agriculture, on se plaint quelquefois du manque de livres.Je conseille alors à l’institutrice d’y suppléer par un enseignement oral.Elle lit elle-même un chapitre du manuel, le commente devant toute la classe, et s’en fait rendre compte par les élèves.Il serait excellent pourtant que chaque enfant eût son livre, car en préparant sa leçon, le soir, dans sa famille, l’attention des parents serait attirée sur toutes les bonnes choses que contient ce manuel, et ils en feraient leur profit.Dans certaines paroisses à proximité des L’ENSEIGNEMENT ËRIMAIEE 209 villes, l’enseignement de l’agriculture est à peu près nul, et pour se justifier aux yeux de ceux qui ont droit de s’enquérir d’une pareille négligence, on allègue que l’agriculture n’est point pratiquée par les parents des élèves dans ces localités.,Te le sais bien, mais je sais aussi que le but qu’on s’est proposé en décrétant l’enseignement de l’agriculture dans toutes les écoles, n’est pas tant d’enseigner la théorie de la science agricole à ceux qui, par état, la mettent en pratique tous les jours, que d’en propager le goût dans toutes les classes de la société, et d’amener ainsi un plus grand nombre de jeunes gens à embrasser l’état si beau, si noble de cultivateur.D’ailleurs, qui nous assure que, plus tard, ces enfants, qui ne sont point fils d’agriculteurs, qui vivent dans un milieu où on ne respire que l’industrie et le commerce, n’auront pas quelque occasion fortuite d’acquérir une ferme ou un lopin de terre quelconque qu’ils seront désireux de faire exploiter sous leur direction.C’est alors que les saines notions d’agriculture qu’ils auront puisées à l’école, leur reviendront en mémoire, et leur seront d’une grande utilité.LEÇONS DE CHOSES élèves.Tout cela, c’est du par cœur, et je n’en veux point.Ni l’institutrice, assez souvent, ni les élèves jamais ne comprendront cette leçon de choses ainsi puisée dans les livres et répétée mot à mot.Il vaudrait aussi bien dire à l’institutrice : Prenez Ganot et Deguin, et enseignez la physique et la chimie.Le livre est seulement bon à celui qui le comprend.Je ne suis point contre les leçons de choses; au contraire, je sais apprécier les beaux résultats obtenus par des professeurs qui s’en servent avec avantage dans leurs écoles, et je ferai mon possible pour engager les instituteurs et les institutrices que je crois qualifiés à cet effet, à adopter ce mode d’enseignement ; mais je croirais manquer à mon devoir en obligeant certaines institutrices non qualifiées à entrer dans une voie qui leur est inconnue, quand je suis convaincu qu’elles ne pourraient que s’y égarer avec leurs élèves.” Dans ses trois précédents rapports, M.Prémont ne fait pas mention de ce mode savant d'enseignement ; dans celui-ci, il constate que 1022 élèves, ou un cinquième du grand total, ont été initiés aux leçons de choses.C’est assurément un très grand progrès.J’ai pu constater, cette année, que 1022 élèves ont été initiés aux « leçons de choses» ; c’est à peu près le cinquième du grand total des élèves de mon district.Si l’on veut que ces leçons de choses soient fructueuses, il faut qu’elles soient données, pour commencer,, sur des sujets parfaitement bien connus de l’institutrice, afin que, dans l’occasion, elle puisse même en parler d’abondance.Une leçon de choses bien faite suppose beaucoup de science chez son auteur, et je suis d’avis qu’un brevet d’école élémentaire ne nous garantit pas suffisamment que l’institutrice peut, sans danger, ou au moins avec avantage, se servir de ce mode savant d’enseignement.On dira peut-être qu’elle pourra puiser sa leçon de choses dans les livres ou les revues pédagogiques, et qu’elle la fera répéter à ses u Une leçon de choses bien faite, dit-il, suppose beaucoup de science chez son auteur.” Cela dépend du sujet que l’on traite comme des élèves auxquels on s’adresse.Il serait aussi absurde de traiter des sujets relevés avec des commençants que des sujets trop simples avec des élèves déjà avancés.De plus, on conçoit facilement que, pour parler d’abondance sur la physique, la chimie, l’histoire, la géographie ; sur les différentes industries, il faut des connaissances étendues que la plupart des institutrices tfe possèdent pas ; d’ailleurs, les notions à donner sur ces sciences ne doivent venir que dans leur temps.Les leçons de choses, (ou l’enseignement par l’aspect, comme quelques-uns les appellent), procédé aussi facile qu’intéressant, lorsqu’il est bien compris, ont pour but de développer l’intelligence des 210 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE enfants, d’exciter leur curiosité, d’éveiller en eux l’esprit d’observation, deles accoutumer à considérer les choses non seulement dans leur ensemble, mais jusque dans leurs plus petits détails.Or, les objets les plus simples et les plu- connus, les choses les plus usuelles,—un livre, une ardoise, tous les objets scolaires, sont autant de sujets de leçons de choses qui doivent être choisis-de préférence.Ainsi, toute institutrice quelque peu intelligente, avec de bons modèles, peut se mettre en état d’en donner avec profit.Mais M.Prémont a horreur des modèles : u C est du par cœur, ü n'en veut point." Mais comment se fait-il que, jusqu’à ces dernières années, il ne parle pas même des leçons de choses dans ses rapports et que tout d’un coup, un cinquième des élèves de sa circonscription y soient initiés ?Les modèles que nous donnons dans notre journal pourraient peut-être avoir un peu contribué à ce progrès ?Quant à nous, nous avons constaté que les élèves-maîtres de l’école normale, depuis qu’ils ont des modèles pour se guider, donnent des leçons de choses avec beaucoup plus de facilité et d’intelligence qu’ils ne le faisaient lorsqu’ils n’en avaient pas.Bien qu’ils ne se fassent pas les esclaves du mot à mot.ils trouvent sur le sujet à traiter, des connaissances qui autrement leur coûteraient beaucoup de recherches.Ils apprennent de plus la manière de bien question-neret donnèntensuite, en enseignant les différentes branches, des explications variées qui équivalent à de véritables leçons de choses.Nous ne voyons pas pourquoi les institutrices, en suivant la même marche, n’obtiendraient pas le même résultat.Ainsi, nous pensons que M.Prémont pourrait, sans manquer à son devoir, conseiller à toutes les institutrices qu’il dirige, même celles qui ne sont pas des plus qualifiées, de préparer des leçons de choses sur des sujets faciles, quand même elles seraient obligées de se servir de modèles, et d’en donner à tous les enfants qui certainement en bénéficieraient.(à suivre) Bureau des examinateurs catholiques de Montréal (Suite) NARRATION FRANÇAISE Le Gigot de Malebranche Les intelligences les plus distinguées ne sont pas toujours exemptes des préoccupations les plus vulgaires, et l’on a vu les esprits les plus sains et les plus vigoureusement trempés en proie à des hallucinations dont ils avaient grand mal à se guérir.On serait même tenté de croire, comme le dit Sénèque le Philosophe, qu’il 11’existe aucun grand génie sans une certaine dose de folie.Qui ne sait que Pascal, cet esprit si ferme et si lucide, fut tourmenté vers la fin de sa vie (et il mourut jeune) par une vision étrange ?Il croyait toujours apercevoir à son côté un abîme qui menaçait de l’engloutir ; et quoiqu’il eût soin de placer toujours près de lui une chaise, afin de convaincre sa raison qu’elle était dupe de son imagination, il ne parvint point à se guérir de sa monomanie.Malebranche, père de l’i ratoire, l’un des plus grands philosophes du grand siècle, fut aussi pendant longtemps le jouet de la plus singulière idée.Il s’imaginait voir sans cesse un énorme gigot de mouton pendu à l’extrémité de son nez.Si l’on avait le malheur de rire de cette étrange aberration, ou seulement de le contredire, le philosophe se fâchait tout de bon.Il tenait à son gigot par conviction, comme nous tenons à nos idées saugrenues par orgueil.Un de ses amis, homme d’esprit et oratorien comme lui, qui avait toujours flatté adroitement sa manie, s’ingénia à trouver un expédient pour l’en guérir.Non, je ne puis comprendre, dit-il, un jour que Malebranche se plaignait de ce fâcheux parasite, je ne puis comprendre que vous n’ayez pas cherché à vous en débarrasser.Une légère incision.ce serait si tôt fait! fiez-vous à ma dextérité.—Oh ! mon ami, reprit Malebranche, je vous devrai plus que la vie.” Sans perdre de temps, l’ingénieux ami, qui tenait entre les doigts un instru- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 211 ment tranchant, entame légèrement l’extrémité du nez de Malebranche, à qui l’appréhension avait fait fermer les yeux.quelques gouttes de sang coulent.—C’est fait ! s’ecrie l’opérateur, en tenant triomphalement dans sa main gauche un énorme gigot qu’il avait adroitement extrait de sa large manche orato-rienne.—Ah! je vis! je respire! s’écrie Malebranche ; je me sens maintenant la tête aussi libre que l’esprit; vous êtes mon sauveur, et je vous dois une éternelle reconnaissance ! En effet, dès ce jour Malebranche n’eut plus aucune persécution à souffrir de la part de son gigot-fantôme et il continua à se livrer en toute liberté d’esprit à la Recherche de la Vérité.DICTÉE ANGLAISE The Humming-Bird Where is the person, who on observing this glittering fragment of the rainbow, would not pause, admire, and instantly turd his mind with reveience towards the All-mighty Creator, the wonders of whose hand we at every step discover, and of whose sublime conceptions we everywhere observe the manifestations in his admirable system of creation ?There breathes not such a person ; so kindly have we all been blessed with intuitive and noble feeling—admiration.No sooner, has the returning sun again introduced the vernal season, and caused millions of plants to expand their leaves and blossoms to his genial beams, than the little humming-bird is seen advancing on fairy wings, carefully visiting every opening flower-cup, and, like a curious florist, removing from each the injurious insect that otherwise would ere long cause their beauteous petals to droop and decay.Poised in the air, it is observed peeping cautiously and with sparkling eye into their innermost recesses, while the ethereal motions of its pinions, so rapid and so light, appear to fan and cool the flower, without injuring its fragile texture, and produce a delightful murmuring sound, well adapted for lulling the insects to repose.The prairies, the fields, the orchards, the gardens, nay the deepest shades of the forest are all visited in their turn, and everywhere the little bird meets with pleasure and with food.COMPOSITION ANGLAISE The Friars and the Knight Two friars of Paris, travelling in the depth of winter, came at the first hour of the night, fatigued, covered with mud, and wet with rain, to the gate of a house where they hoped to received hospitality, not knowing tha it belonged to a knight who hated all friars, and who for twenty years had never made his confession.The mother of the family replied to their petition, u I know not, good fathers, what to do.If I admit you under our roof, I fear my husband ; and if I send you away cruelly in this tempestuous night, I shall dread the indignation of God.Enter, and hide yourselves till my husband return from hunting, and has supped, for then I shall be able to supply you secretly with what is needful.” Shortly, the husband returns, sups joyfully, but perceiving that his wife is sad derises to know the cause.She replies that she dares not desclose it.Pressed and encouraged, she at lenght relates what has happened, adding, that she fears God’s judgment, seeing that his servants are afflicted with cold and hunger, while they are feasting at their case.The knight, becoming more gentle, orders them to be led forth from their hiding-place, and to be supplied with food.The poor friars came forth and drew near the fire, and when he sees their emaciated faces, humid raiment, and their feet stained with blood, the hand of the Lord is upon him, and from a lion he becomes a lamb.With his own hands he washes their feet, places the table, and prepares their beds bringing in fresh straw.After the supper, with altered look and tone, he addresses the elder friar, and asks whether a shameless 212 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE sinner, who had not confessed since many years can hope for pardon from God.u Yea, in sooth, ” replied the friar ; “ hope in the Lord and do good, and he will deal with thee according to his mercy ; for in whatever day the sinner repents, he will remember his iniquity no more.The contrite host declares that he will not then defer any longer approaching the sacrements.“ This very night, ” said he, “ I will unburden my conscience lest my soul should be required of me.” The friar, however little suspecting danger of death advised him to wait till morning.All retired to rest ; but during the night the friar became alarmed, rose, prostrated himself on the earth and besought God to spare the sinner.In the morning, however, the master of the house was found dead.The man of God judging from what had passed, consoled the widow, declared that in his dreams he had been assured of the salvation of her husband; and the man was buried honorably, bells were tolled, and mass was sung, and the friars departed on their way.It is to instances of this kind that St-Je-rome alludes in his beautiful epistle to Lacta, where he says, u A holy and faithful family must need sanctify its infidel chief.That man cannot be far from entering upon the career of faith who is surrounded by sons and grandsons enlightened by the faith.ARITHMÉTIQUE II.Quel est le coût de 96 acres, 1 vergée, 14| perches, à £7 — Ils — 5£ d.par acre ?Réponse : £729 — 9 — 7^ Solution : £ 7 — 11 — 54-96 726 — 18 — 0 1 V r = i 1 — 17 — II O tWe 10 P = 9 — 717 '-’¦gr — tWtt 4 P = - A “10 3 — q « o — ^TfcTO — 5 5 2 T280 P = = i ^ 8(19 °xWo — T826s^r £729 — 9—7 Tifs TT ALGÈBRE I.Quatre personnes ont acheté ensemble 66 oranges.La première en a autant que la deuxième et la troisième ; la deuxième a la moitié de ce’qu’ont ensemble la troisième et la quatrième ; et la troisième en a trois fois autant que la quatrième.Quelle est la part de chaque personne ?Réponse : la 4e, 6 ; la 3e, 18 ; la 2e, 12 ; la 1ère, 30.Solution : x — 4e 3x — 3e 2x = 2e 5x = 1ère Tlx = 66 x ~ 6, la 4e 3x — 18, la 3e 2x = 12, la 2e 5x = 30, la 1ère I.Si 13 hommes construisent un mur de 28 pieds de hauteur en 15 jours, combien faudra-t-il d’hommes pour construire un mur de 32 pieds de hauteur en 8 jours ?Réponse : 135 hommes.Solution : 1 ieds 28 : 32 5 > : : 63 h : x Jours 8 : 15 J Simplifiant, 1 : 15 : : 9 : x 15x9 = 135.II.Divisez 48x3—76ax2—64a2x x 105a3 par 2x—3a.Réponse : 24x2 — 2ax — 35a2.Solution : 48x3-76ax2-64a2x + 105a3 | 2x—3a 48x3—72ax2 24x2-2ax-35a2 — 4ax2—64a2x — 4ax2+ 6a2x —70a2x + 105a3 —70d2x + 1053 T .’T7\rflT7lTrX\TU\ti7XPf' PT?TÎvi A TT?TT! 91A L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 21a MESURAGE I.Quelle est la surface d’un triangle, ABC, dont les trois côtés?AB, BC, et CA ont 24, 36, et 48 pieds ?Réponse: 418.282 pieds.Solution : AB = 24 BC = 36 CA — 48 2 | 108 54 54 54 24 36 48 30 18 6 54 y 30 x 18 x 6 = 174960 ^174960 = 418.282.II.Quelle est la surface d’un panta- o gone régulier, ABCDE, dont chacun des côtés a 25 pieds, et la hauteur OF, 17.2 pieds ?A F B Réponse: 1075 pieds.Solution : 17.2 25 x 5 = 125 ; 125 x -= 1075.2 A.D.Lacroix, Secrétaire.146, St-André.-ooo- PARTIE PRATIQUE I DICTÉE l’œuf à la voisine.“C’est très bien, dit la voisine, tu es une honnête petite fille ; je réprends cet œuf, mais je te récompenserai.(.A suivre) L’élève écrira cette dictée au masculin, comme suit: Augustin était le fils d'un père pauvre, etc.-ooo- II DICTÉE LE CANARD Yqus connaissez tous le canard, cet oiseau de la basse-cour qui aime tant à barboter.A peine est-il sorti de la coquille, que le caneton se précipite dans l’eau.C’est là qu’il se plaît et qu’il aime à passer sa vie.Regardez—le s’ébattre ; tantôt il plonge lestement, tantôt il se tient immobile, ou glisse avec légèreté, sans paraître faire aucun mouvement.On sent qu’il est créé pour l’eau.En effet, un liquide gras qui suinte de ses plumes l’empêche de se mouiller : c’est donc à tort qu’on dit : mouillé comme un canard.Ses pattes palmées sont parfaitement conformées pour la natation, son bec large et plat lui fournit un moyen de s’emparer facilement des proies dont il se nourrit.Le canard est un très grand mangeur et digère ses aliments avec une facilité et une rapidité extraordinaires.Outre le canard domestique que Ton élève dans les fermes, il y a encore le canard sauvage qui vit de préférence sur le bord des lacs et des rivières.Ce dernier a une chair excellente qui est fort recherchée par les gourmets.EXPLICATIONS.SOYEZ HONNÊTE Augustine est la fille d’une pauvre femme qui ne gagne pas assez pour vivre, mai3 qui est très honnête.Un jour, elle trouva près de sa maison, un bel œuf et courut le porter à sa mère.Quel bonheur ! maman, dit-elle, voilà un bel œuf pour votre souper.Mais sa mère lui dit : “ Ma fille, l’œuf n’est pas à nous ; il est à la voisine, car c’est sa poule qui est venu le pondre.Ya le lui porter à l’instant.” Augustine alla porter A peine.que, etc.: le caneton se jette dans l’eau aussitôt qu’il est sorti de^ la coquille ; la tournure par à peine.que, qui permet de renverser la phrase, est plus vive.— Caneton : diminutif de cane (et non canne), nom de la femelle du canard.— Coquille: diminutif de coque.— Regardez-le : distinguer le pronom personnel de le article masculin.— S'ébattre : prendre ses ébats, s’agiter en battant des ailes ou des bras, comme on fait quand on est content.— 214 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Créé pour V eau: pour vivre sur l’eau.—Suinte : s’écoule de.— Palmées : dont les doigts sont réunis par une membrane, ce qui les fait ressembler à la paume d’une main ouverte [paume, du latin palma: au se substituant à al; animaZ, animaux, cmbe et aZbumine, du latin aZbus, blanc, etc.) — Pour la natation : pour l’art de nager, en latin natare (vessie natatoire).-ooo- III DICTÉE l’exilé Il n’en est pas des exilés que la nature proscrit comme des exilés condamnés par les hommes.L’oiseau n’est banni un moment que pour son bonheur ; il part avec ses voisins, avec son père et sa mère, avec ses frères et ses sœurs ; il ne laisse rien après lui : il emporte tout son cœur.La solitude lui a préparé le vivre et le couvert ; les bois ne sont point armés contre lui ; il retourne enfin mourir aux bords qui l’ont vu naître ; il y retrouve le fleuve, l’arbre, le nid, le soleil paternel.Mais le mortel chassé de ses foyers y ren-trera-t-il jamais ?Hélas ! l’homme ne peut dire, en naissant, quel coin de l’univers gardera ses cendres, ni de quel côté le souffle de T adversité le portera.Encore si on le laissait mourir tranquille ! Mais, aussitôt qu’il est malheureux, tout le persécute : l’injustice particulière dont il est l'objet devient une injustice générale.Il ne trouve pas, ainsi que l’oiseau, l’hospitalité sur sa route : il frappe et l’on n’ouvre pas ; il n’a, pour appuyer ses os fatigués, que la colonne du chemin public, ou la borne de quelque héritage.Chateaubriand (Génie du chistianisme).QUESTIONS ET EXPLICATIONS .Prescrit : ordonne, commande,—prescription est de même employé pour ordonnance.—Qu’est-ce que la prescription légale 1=Bannir, exiler : ces deux verbes sont souvent considérés comme synonymes ; le bannissement diffère cependant de l’exil en ce qu’il n’est jamais volontaire.= Le vivre : la nourriture, ce qui est nécessaire pour vivre.—Le couvert : un abri, un gîte, où il est à couvert des intempéries.Qu’entend-on par un couvert, des couverts ?=Aux bords : dans les lieux, dans les contrées.—Paternel : les substantifs formant une sorte de gradation, l’adjectif s’accorde avec le dernier seul et reste au singulier.—cendres : ses os ; on désigne ainsi, dans le style élevé, les restes des morts à cause de l’usage des anciens de brûler les cadavres.= L'adversité : le meilleur,—le sens de adverse, son emploi 1=11 est Vobjet: être l’objet, c’est être celui qui reçoit, qui est atteint, est frappé ; ici ; est la victime, — objet a aussi le sens de but.— Faire analyser logiquement la seconde phrase (principales coordonnées).EXERCICES ÉCRITS Chercher à.placer dans quelques phrases plusieurs infinitifs employés substantivement.— Combien de propositions sont nécessaires pour former une phrase ?—Donner des exemples de l’emploi de la virgule pour séparer : 1° les diverses parties d’un sujet, d’un attribut multiple ; 2* le sujet et l’attribut de leurs compléments.=Quels sont les pronoms relatifs qui peuvent commencer une proposition incidente ?peuvent-ils servir à déterminer sa nature?—Donner des exemples L.S.-ooo- TENUE DES LIVKES Nous publions ci-après, le brouillard d’un set de tenue des livres avec le résultat financier.Les transactions en sont faciles à classer et surtout très pratiques.Connaissant la compétence de l’auteur, nous avons cru pouvoir nous dispenser de vérifier les calculs.Dans un prochain numéro, nous donnerons la traduction de ce travail pour l’avantage de celles de nos lectrices qui ne savent pas l’anglais.Chicoutimi, May 1st, 1884.Commenced business this day with a cash capital amounting to $3,000.—Bought of Peter Scott, for cash : 100 brls.Flour @ $6.50. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 215 2— Bought of Robert Lemieux, on a/c ; 300 bush.Oats @ 45c.* 3— Sold Albert Guimont, on his note at 20 days ; 15 bris.Flour @ $7.10 ; 25 bush.Oats @ 50c.5— Bought of Louis Martel, on my note at 30 d’s ; 500 bush.Wheat @ $1.12.6— Paid Robert Lemieux, cash on a/c $100.8—Sold Albert Lemieux, for cash ; 3 bris.Flour @ $7.00.10—Paid cash for stationary and other expenses, $33.00.13— Sold Joseph Gilbert, on a/c; 150 bush.Wheat @ $1.20.14— Paid Robert Lemieux, cash to balance a/c $35.00.15— Bought of Peter Scott, 600 bush.Corn @ 40c., 200 bris.Flour @ $6.55 ; gave in payment, cash $1,000 ; our not9 at 3 months for balance $550.00.17—Sold Victor Plante, for cash; 200 brls.Flour @ $6.75.19—Received cash on a/cof Jos.Gilbert $100.00.23—Received cash in full of Albert Guimont’s note of the 3rd inst.$119.00.26— Sold James Campbell, on a/c ; 150 bush.Corn @ 45c.27— Paid cash for rent of store, one month, $30.00.29—Paid cash for clerk’s hire $50.00.Inventory of mdse, unsold, May 31st, 1884 .$1,228.75 FABLE A METTRE EN PROSE LE HÉRON Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où, Le Héron au long bec emmanché d’un long cou : Il côtoyait une rivière.L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux [jours ; Ma commère la Carpe y faisait mille tours, Avec le Brochet son compère.Le Héron en eût fait aisément son profit : Tous approchant du bord ; l’oiseau n’avait qu’à [prendre.Mais il crut mieux faire d’attendre Qu’il eût un peu plus d’appétit : Il vivait de régime et mangeait à ses heures.Après quelques moments, l’appétit vint : l’oiseau S’approchant du bord, vit sur l’eau Des tanches qui sortaient du fond de ces demeures Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux, Et montrait un goût dédaigneux, Comme le rat du bon Horace.Moi, des tanches ! dit-il, moi, Héron, que je fasse Une si pauvre chère ! Et pour qui me prend-on ?La tanche rebutée, il trouva du goujon.u Du goujon ! c’est bien là le dîner d’un héron ! J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux dieux ne [plaise ! ” Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon Qu’il ne vit plus aucun poisson.La faim le prit : il fut tout heureux et tout aise De rencontrer un limaçon.Ne soyons pas si difficiles : Les plus accommodants, ce sont les plus habiles.On hasarde de perdre en voulant tout gagner.Gardez-vous de rien dédaigner.Surtout quand vous avez à peu près votre compte.Bien des gens y sont pris.FINANCIAL STATEMENT Ressources.$4,068.25 Liabilities.1,110.00 To stock—Present worth.$2,958.25 Losses.$ 113.00 Gains.71.25 By stock—Net loss.$ 41.75 Questions et explications M.—Q u’est ce qu’un héron ?E.—C’est un grand oiseau à long bec, de T ordre des échassiers, et qui vit de poisson.M.—Qu’est-ce qui distingue les échassiers des autres oiseaux 1 E.—C'est parce qu’ils ont de longues jambes et semblent marcher sur des échasses.M.___Que veut dire le mot échasse 1 E.—C’est un long bâton muni d’un fourchon ou étrier, pour marcher à une certaine hauteur au dessus du sol.L’Abbé D. 216 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE M.—Que veut dire cette expression : L’eau était transparente ?E.—L’eau était tellement tranquille et claire, qu’on pouvait voir à une grande profondeur.M.—Que faisait la carpe et le brochet 1 E.—Ils s’approchaient du bord et faisaient mille tours, c’est-à-dire qu’ils poursuivaient leurs proies en tous sens.M.—Pourquoi le héron ne voulut-il pas manger de carpe ni de brochet, puisqu’il lui était si facile d’en prendre î E.—Parce qu’il n’avait pas faim, et peut-être aussi, s’attendait-il à mieux.M.—Que lui arriva-t-il ensuite ?E.—Les carpes et les brochets disparurent, et quand l’appétit lui vint, il ne trouva plus que des tanches et du goujon.M.—Qu’est-ce que des tanches et du goujon 1 E.—Ce sont deux espèces de petits poissons d’eau douce dont la chair est peu appétissante.M.—Pourquoi le héron n’en mangeat-il pas?E.—Parce qu’il se croyait trop grand sire pour faire un si misérable repas.M.—Gagna-t-il quelque chose à attendre ?E.—Non, monsieur, car les tanches et le goujon s’en allèrent aussi, et lorsqu’il fut trop pressé par la faim, il fut bien aise de trouver un limaçon.M.—Qu’est ce qu’un limaçon 1 E.— C’est un molusque rampant, habitant une coquille.M.—Qu’avez-vous à remarquer dans la conduite du héron ] E.—Il s’est conduit comme un orgueilleux et un sot, et il en a été grandement puni, car au lieu de faire un bon repas à la carpe et au brochet, il lui a fallu manger un dégoûtant limaçon.LA MÊME FABLE EN PROSE Un héron, dont le cou, le bec et les jambes ne laissaient rien à désirer sous le rapport de la longueur et de la solidité, se promenait un jour sur le bord d’une rivière.C’était au moment où carpes et brochets sautaient par ci, par là, à la poursuite de leur proie.Il aurait aisément pu s’en remplir l’estomac, et Dieu sait quelle quantité il aurait absorbé, car le héron est grand mangeur de poisson, mais il ne sentait pas la faim ; excellente raison, n’est-ce pas ?Quelques mo- ments aj)rès, l’appétit vint, et le gourmand chercha à manger, mais carpes et brochets avaient disparu; il na restait plus que des tanches.Grand désappointement ! Quoi, dit-il, d’un air dédaigneux, moi, je mangerais de misérables tanches ! Pour qui me prend-on 1 Pendant ce monologue, les tanches disparurent, et il ne resta plus que quelques goujons.Pour le coup, c’est trop fort, dit-il encore, ce serait le comble du ridicule de voir un héron s’abaisser au point de se rassasier avec du pareil fretin.Jamais je n’ouvrirai le bec pour si peu ! Cependant, la faim augmentait toujours et il ne voyait plus rien, si bien qu’àla fin, il fut fort aise de rencontrer un limaçon qu’il avala avec avidité.Il ne faut pas être trop difficile, surtout lorsque l’on trouve à peu près ce qui nous convient, de crainte de ne pas avoir autant.Un tient vaut mieux, que deux tu l'auras.rationnelle de lecture La méthode rationnelle de lecture est destinée aux commençants.Elle forme dix tableaux en tête desquels se trouvent des instructions pour le maître.L’usage de ces tableaux offre de grands avantages pédagogiques, surtout pour une classe nombreuse.Voici le moyen de s’en servir.Les élèves réunis en groupe devant un tableau tiennent en mains le Premier livre des enfants, calqué sur cette méthode.Le maître leur donne les explications nécessaires et indique avec la baguette les éléments des mots de la leçon.Les élèves lisent ensuite ces mêmes mots dans leur livre, et chaque fois qu’ils échouent, le maître les ramène aux éléments sur le tableau.Les tableaux sont imprimés en gros caractères afin que les élèves puissent les voir d’assez loin.J8@“Chaque école devrait être munie de cette excellente série.EN VENTE CHEZ M.I.P.DERY, libraire, RUE ST.PIERRE, NO.40.PRIX DE LA SERIE, $1.00.1923
de

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