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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
samedi 2 janvier 1886
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1886-01, Collections de BAnQ.

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6me Année 2 JANVIER 1886 Numéro 1 ! || p fl ] « fi \ p ¦ • ' ’ 118 I 11 ” MéS JL «J» ttlafi il JOURNAL D’EDUCATION ET PARAISSANT LE lei ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LËS, ?TÉES - '4$ •B*-B.€Ii0ÏJTIEÈ, üê^Iaeteur’«propel AIDÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATION ?! Sf’î® s a a e y irala aùj wfi 5a àü Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute x.orrespondance, réclamation, etc., concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à Décote normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers-&Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30.rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE :—À nos lecteurs—Excursion à la G-aspésie—L’académie du Plateau.—Méthodologie—Leçon de botanique,—Famille des Solanées.—Partie pratique I, Devoir d’invention— II, Dictée—Mon village (suite)—III, Rapidité de la vie—Etude des contraires— Fable mise en prose—Le loup et la cigogne— Lecture intellectuelle et expressive—Algèbre —Divers : La langue française aux Etats-Unis—Pour rire—Annonces.A îîOS M€TEUE§ Avec le présent numéro commence la septième année d’existence de notre journal.Ici se présente tout naturellement deux questions importantes.Avons-nous atteint le but que nous nous sommes proposé en le fondant ?Avons-nous tenu les promesses que nous avions faites au début à nos lecteurs ?Il ne nous appartient pas de répondre nous-ïïiême à ces questions, car la chose nous est trop personnelle.Nous nous contenterons de reproduire quelques paragraphes de notre programme primitif extraits du numéro prospectus de Y Ecole primaire 1er janvier 1880.Par ce moyen, ceux qui ont suivi la marche de notre modeste publication depuis le commencement pourront, par eux-mêmes, juger si nous avons été fidèle à notre parole.“ Notre humble titre pourrait faire croire à plusieurs que nous avons l’intention de ne nous occuper que de l’enseignement élémentaire ; c’est pourquoi nous devons faire connaître de suite le but réel de la tâche difficile que nous entreprenons, car tout en attachant beaucoup d’importance à préparer les commençants, à leur donner des devoirs proportionnés à leur âge, à leur capacité, à leurs aptitudes, nous ne négligerons pas pour cela ceux qui sont parvenus à un plus grand développement intellectuel.Les écoles modèles comme les académies auront aussi une part à nos travaux.” “ Qu’est-ce qu’un journal pédagogique?une publication où l’on s’occupe de science* de littérature, ou de beaux arts?non, car l’instituteur qui veut étudier les sciences, la littérature ou les beaux arts peut facilement se procurer des ouvrages spéciaux qui traitent de ces matières, tandis que son journal, à lui, c’est celui où il trouve tout préparé son travail de chaque jour, où il puise sans effort la vraie doctrine pédagogique toile que l’ont comprise les grands maîtres ; où il s’habitue à se familiariser avec ces célèbres amis de la jeunesse, à s’approprier leurs idées fécondes et pratiques.” “ Pour quiconque connaît la tâche pénible de l’instituteur, il est facile de comprendre qu’il n’a pas toujours à sa disposition, malgré la meilleure volonté du monde, tout le temps nécessaire pour préparer d’avance, convenablement ses leçons, % L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE /' surtout si son école est nombreuse et ses divisions multiples ; il doit trouver dans son journal un travail déjà tout fait, préparé par des personnes compétentes, qui l’ont puisé elles-mêmes aux sources les plus pures de la pédagogie moderne ; ce sera pour lui un grand soulagement, et pour ses élèves un très grand avantage.Voilà en peu de mots le cachet, le caractère distinctif de notre publication.” “ Chaque numéro contiendra des devoirs préparés pour les élèves des écoles élémentaires et modèles, etc., etc.Voilà, chers lecteurs, le programme que nous avons suivi depuis six ans, celui auquel nous tâcherons de nons conformer encore autant que possible à l’avenir, car notre position n’est plus la même qu’elle l’était au début.Lorsque Y Ecole prim a ire est parue, nous avions deux confrères, le Journal cTéducation et le Journal de.VInstruction publique pour partager avec nous le poids du jour ; chacun dans les limites de ses attributions, poursuivait un but particulier.Le nôtre était principalement de procurer aux maîtres et maîtresses qui n’avaient pas eu l’avantage de suivre un cours normal le moyen de se mettre au fait de l’enseignement moderne* Mais nos confrères nous ont laissé en route’ do sorte que nous devons modifier notre manière de faire pour rencontrer les besoins présents.Dès l’année qui vient de finir, nous ayons dû, plusieurs fois, publier des numéros de seize pages pour ne pas tronquer des documents officiels importants qui nous étaient transmis.C’est un surcroit de travail et de sacrifices pécuniaires que la force des choses nous a imposé, mais que nous avons accepté volontiers, puisqu’il est nécessaire à l’accomplissement de notre mission.Si quelquefois nous avons été forcé de négliger un peu la partie pratique pour faire place à d’autres matières d’une importance majeure, nous sommes convaincu que vous avez su apprécier les motifs qui nous ont obligé d’agir ainsi.D’ailleurs, les document officiels que nous publions vous intéressent grandement ; vous y puisez des renseignements que vous ne pourriez vous procurer autrement Par exemple, les copiptes rendus des séances du bureau des examinateurs catholiques de Montréal, vous fournissent des modèles propres à préparer vos élèves aux examens pour l’obtention d’un diplôme d’instituteur.Les délibérations du Conseil de l’instruction publique comme celles des conférences d’instituteurs sont autant de choses que la classe enseignante a besoin de connaître C’est pourquoi, nous tâcherons, à l’avenir, de vous donner tous les renseignements pos sibles concernant l’instructiou publique sans négliger toutefois la pédagogie, et surtout la partie pratique qui constituera toujours la partie essentielle de notre programme.Si par fois l’abondance des matières nous oblige d’ajouter un certain nombre de pages, comme par le passé, nous le ferons sans hésiter, afin de satisfaire tout le monde.Mais, chers confrères, plus que jamais, nous avons besoin de votre concours et de votre encouragement, sans lesquels notre travail resterait infructueux.Vous pouvez facilement, par votre initiative, par vos conseils, engager vos amis et vos connaissances à encourager une publication dont le seul but est de vous être utile et profitable.Et sachez-le bien, en travaillant à propager VEnseignement primaire, ce sont vos propres intérêts que vous servez.Nous osons espérer aussi que vous voudrez bien, de temps à autre, nous honorer de votre collaboration ; il y a encore tant de sujets nouveaux et intéressants que vous pourriez traiter avec avantage, et dont la famille enseignante tirerait un si grand profit ! Nous devons ici rendre hommage à la bonne volonté de MM.Liénard, Girard et Chatigny qui nous ont fourni des écrits d’un mérite réel, dont l’un a eu les honneurs de la reproduction en Europe.Nous accepterions aussi volontiers tout devoir d’élève bien fait qu’on voudrait nous transmetre.Il nous reste à offrir nos remercîments sincères à tous ceux qui ont bien voulu nous L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIEE 3 accorder leur concours.Messieurs les minisires.U honorable surintendantdel’instruction publique, MM.les inspecteurs ont droit à notre sincère gratitude, et vous tous, chers confrères, dont la bonne volonté à notre égard ne s’est jamais ralentie, laissez-nous vous dire du fond du coeur, merci! merci! Recevez aussi nos meilleurs souhaits de bonheur et de prospérité pour l’année qui commence.EXCURSION A LA GASPÉ3IE (Suita et fin.) Lundi, 24 août.A quatre heures du matin, nous étions en face de la Grande-Rivière, paroisse voisine de Percé.C’était l’heure où les pécheurs laissaient la plage.Rien de plus intéressant que de voir cette myriade de banques, voiles déployées, gagner le largo, au bruit des chants, et des proposaioyeux de beux qui les mon Lut.Nous les suivons des yeux avec le plus vif intérêt.Arrivées à trois ou’ quatre milles du rivage, elles s’échelonnent en ligne presque droite sur une distance à perte de vue.C’est là que les pauvres pêcheurs passent la plus grande partie de leurs journées, pendant la saison de la pêche qui dure ordinairement du mois d’avril au mois cle novembre.Un temps magnifique permet aux excur-sionistes de se tenir sur le pont pour admirer les beaux paysages qu’ils n’avaient pu voir en descendant.¦J’emprunte à M.J.C.Langelier, la description de cette partie de la côte qui offre les points de vue les plus pittoresques.u A partir de Percé, l’aspect du littoral est à peu près uniforme jusqu’à la baie de Cascapédia.La côte est échancrée par des enfoncements dIus ou moins considérables à l’embouchure des rivières et dans les'parties élevées, comme au Cap Désespoir, la falaise est à pic et surplombe même la mer.Mais ces points élevés sont comparativement peu communs, et presque partout les terrains s’approchent de la haie par une pente douce et graduelle, notamment dans Paspébiac et New-Carlisle.Cette dernière localité est situés sur une petite éminence et le village, qui est le chef-lieu du district judiciaire et du comté de Bonaventure, offre un des coupsd’ceil les plus jolis et les plus agréables.A peu près à mi-distance entre ce village et le port de Paspébiac, on aperçoit la résidence princière de M.le Dr.Robrtaille, ci-devant gouverneur de la province de Québec.Cette belle résidence est bâtie sur la déclivité d’une élévation d’où la vue s’étend sur la mer et sur le port de Paspébiac, où la maison Robin a son principal comptoir.La baie de Cascapédia, formée en grande partie par l’estuaire delà rivière du même nom, s’étend depuis New-Richmond jusqu’à Maria.Elle s’avance assez loin dan-s l’intérieur et elle est entourée par des hauteurs qui offrent partout des paysages d’une beauté ravissante.Sous le double rapport du si teût de la richesse agricole, New-Richmond est une de plus belles paroisses de cette région.” Un peu avant midi nous arrivons à Paspébiac.Une fouie nombreuse nous attendait et chacun s’empressa de nous offrir une voiture pour nous conduire à New-Carlisle, où le bateau allait venir nous reprendre.Après avoir visité les établissements des MM.Robin et Le Bouthiliier, ainsi que les somptueuses demeures de leurs agents, qui nous reçurent à bras ouverts, nous nous rendîmes à la résidence princière du sénateur Piobitaille, qui avait eu la gracieuseté de venir à notre rencontre.Là, comme partout, la réception fut magnifique et les rafraîchi s s e m 3 n t s abondants.Notre hôte, par sa courtoisie, sa franche gaieté, et surtout par sa complaisance à nous faire connaître en détail les ressources si nombreuses et si variéesTde ce beau pays, sut nous faire trouver bien courtes les deux heures que nous passâmes sous sou toit hospitalier.Nous visitâmes ensuite le village, après quoi le sifflet du bateau nous avertit 4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ¦' qu’il était temps de nous remettre en route pour Carleton où nous arrivâmes vers six heures du soir.Notre arrivée fut saluée par les vivats d’une foule de personnes qui étaient venues à notre rencontre.On nous présenta une adresse deibienvenue à laquelle répondit notre infatigable président, M.Carrell.Nous nous rendîmes ensuite à la résidence de M.Michaud qui nous fit la plus cordiale réception ; mais, comme l’heure était déjà avancée, il fallut prendre congé de notre aimable hôte, et nous rendre à l’appel de l’impitoyable sifflet qui faisait un tapage à nous fendre les oreilles.Deux heures après nous accostions le quai de Dalhousie, notre point de départ.Les excursionistes décidèrent de coucher à bord, afin d’avoir encore une fois l’avantage de passer ensemble une agréable soirée, g [Après le souper, M.Levasseur présenta, au nom des membres de la Presse, une adresse au capitaine Dugal, comme témoignage de leur reconnaissance, pour la courtoisie, la délicatesse, l’empressement dont il avait fait preuve à leur égard.Le brave capitaine, d’une voix émue, répondit à cette adresse en termes appropriés et fort bien sentis.Mardi matin, 25 août.Dès six heures la plus grande activité règne à bord ; chacun se prépare à partir, fait transporter ses malles dans le wagon No.62, qui nous attend sur le quai de Dalhousie pour nous ramener à Québec.Plusieurs trouvent que l’excursion n’a pas été assez longue, d’autres ont hâte de regagner leurs pénates pour reprendre leurs affaires journalières.Voilà, chers lecteurs, le récit bien incomplet que nous avons cru devoir vous faire de notre excursion à la Gaspésie.Pendant le voyage, nous avions pris de nombreuses notes sur les mœurs, les coutumes, la manière de vivre des habitants de ce beau pays encore trop ignoré, afin de vous en faire part ; mais nous avons renoncé à le faire après la lecture de VExquisse à la Gaspésie, par M.J.G.Langelier.Tout ce que nous aurions pu vous dire serait resté infiniment au-dessous de cette mine inépuisable de renseignements aussi intéressants qu’instructifs.Nous terminons en vous donnant un conseil.Si, dans l’enseignement de la géographie, vous désirez vous conformer aux règles de la saine pédagogie, enseignez parfaitement à vos élèves celle de la province de Québec, sans oublier la Gaspésie, car elle qui doit occuper pour nous le second rang.Faites acheter à vos écoliers le petit livre dont je viens de parler, faites-en lire quelques pages toutes les semaines, et cela en face d’une bonne carte particulière, indiquez vous-même avec la baguette les lieux désignés, et vous parviendrez ainsi, en peu de temps, à leur donner une connaissance parfaite de l’une des parties du Dominion qui doit exciter notre plus vif intérêt.-o-o-~- IL’Académie du Plateau Nous reproduisons avec plaisir l’article suivant, que nous empruntons au Journal du commerce, concernant une institution qui fait honneur au pays et surtout aux Canadiens français.Yoici comment s’exprime ce journal : “ Ce magnifique édifice, dont l’architecture austère et le site si avantageux où il est bâti, excite l’admiration des étrangers, est un monument durable érigé au commerce et^à l’industrie.Les commissaires d’écoles ont compris qu’il était de leur devoir, pour répondre aux besoins urgents et à l’attente légitime de l’influente population catholique de cette cité prospère (Montréal), de n’épargner aucune dépense nécessaire pour placer cette institution sur un pied tel qu’il ne puisse être surpassé en ce pays.Et pour rendre le séjour des nombreux élèves qui la fréquentent, à la fois agréable et avantageux sous le rapport du confort et de la santé, de vastes salles de classe et d’étude ont été abondamment pourvues d’un matériel des plus complets et des plus perfectionnés.Le système de ventilation ne laisse L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5 rien à désirer ; enfin on trouve dans ce superbe établissement toutes les améliorations modernes.On a apporté la plus scrupuleuse attention dans le choix des professeurs, dont le nombre est toujours suffisant aux besoins de l’école.Le but de l’Académie commerciale du Plateau est de rendre les élèves qui suivent ses cours avec intelligence capables d’embrasser avec succès n’importe quelle carrière commerciale ou industrielle.Le grand nombre d’élèves canadiens-français et de ceux parlant la langue anglaise qui ont fréquenté jusqu’ici cette école, contribue à la rendre l’institution la plus propre à faire acquérir promptement et d’une manière pratique les langues française et anglaise, qui sont respectivement enseignées par des professeurs d’une habileté reconnue.Sans s’obliger en aucune manière à procurer indistinctement des situations aux élèves qui ont suivi ses cours, cette institution se fait cependant un agréable devoir d’accorder son patronage à ceux qui se sont le plus distingués.Ses relations avec les principales maisons commerciales de Montréal, et l’intérêt cordial que lui portent ses nombreux amis, rendent cette tâche agréable et facile.Le cours commercial commence dès la première année de la vie scolaire et se continue jusqu’à la huitième.Alors des classes de littérature, d’affaires pratiques plus étendues ; des cours scientifiques et industriels préparatoires complètent les neuf années.L’école polytechnique a pour but de donner aux jeunes gens, dans les arts et dans les sciences, une instruction solide, substantielle et éminemment pratique.Elle leur ouvrira la porte des différentes professions, des différentes carrières ci-après mentionnées, procurant ainsi au pays des hommes pratiques, maintenant si nécessaires pour la création et l’avancement de l’industrie.Quand nous réfléchissons au développement actuel de nos mines, de nos manufactures, de nos industries commerciales, de nos entreprises de colonisation, tels que chemins publics, canaux, chemins de fer en voie de construction ou déjà ouverts au public, et d’un autre côté, quand nous considérons le grand nombre de jeunes gens employés, ou qui pourraient l’être par nos puissantes compagnies d’exploitation, et que nous voyons que la plupart de ceux qui occupent les premières charges ont été formés en pays étrangers, nous ne pouvons qu’applaudir au succès d’une telle école parmi nous, qui ne travaille que pour le bien-être de notre jeunesse, et lui ouvre les portes d’un avenir brillant.Le département scientifique, ou l’école polytechnique embrasse les études suivantes : 1° Le génie civil.2° Les mines.3° Les machines et le travail des métaux.4° Les différentes industries et les différentes productions.Le travail pratique est intimement lié au travail théorique, ainsi que les excursions géologiques, les travaux géodésiques, la visite des manufactures, des fonderies, etc.Le travail du laboratoire et de fabrication commence la seconde année du cours ; la troisième, il occupe une place importante.Les élèves travaillent le bois et les métaux, fabriquent des machines en bois qu’ils feront plus tard en fer, ou autre métal.Es ont à leur disposition des forges, des creusets, des tours, des scies, des étaux, etc.; et pourront, comme dans les écoles spéciales de France et d’Angleterre, construire des machines à vapeur complètes.Ils ont aussi l’avantage de se servir de réactifs et des instruments d’un vaste laboratoire.De plus, durant la belle saison, une série d’opéra tions topographiques, est dirigée par un ou plusieurs des professeurs de l’établissement.L’institutiou est sous le contrôle des commissaires catholiques de ^Montréal, et la direction immédiate de M.U.E.Archambault, reconnu au Canada comme l’un des professeurs les plus habiles et les plus capables, et qui est en même temps surintendant des écoles catholiques de Montréal.” ¦»-"— o-0-o 6 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE lÆÇOJT ©E BOT.AïïiqUE FAMILLE DES SOLANÉES Type : La pomme de terre 1.Objets intuitifs Chaque élève doit être pourvu de la plante-type (feuilles, fleurs et fruits) et de quelques autres espèces de la famille.L’instituteur doit pouvoir montrer aux élèves une racine de pivoine ou de dahlia, et des tableaux représentant des soianées.2.Leçon I.—Voici une plante que vous connaissez très bien : la pomme de terre.Elle appartient au genre m or elle, à la famille des Soianées.Considérez ces masses charnues que nous mangeons tous les jours.Elles poussent sous le sol, et vous pourriez croire qu’elles font partie de la racine.Ce serait là une grave erreur.Regardez bien et vous trouverez à leur surface de petits points; en se développant, ils donnent naissanee, chaque année, à une nouvelle plante.Quel nom donne-t-on à ces organes ?I.—Oui, ce sont des yeux ou bourgeons.Il y en a sur toutes les tiges, sur tous les rameaux ; mais vous n’en trouverez jamais sur les racines.Ces parties renflées dans la pomme de terre sont donc tout simplement des tiges souterraines.On les appelle tubercules et la pomme de terre est dite morelle tubéreuse.Mais ne confondons pas.Voici une pivoine.A la partie inférieure de.la plante, nous trouvons aussi des renflements, mais il n'y a pas là de bourgeons.Sont-ce des tubercules ?1.—En effet ; ce sont des fibres de la racine qui ont acquis une grande épaisseur et non de véritables tubercules.Comment appellerons-nous cette racine ?.R.appelez-vous la qualification que nous avons donnée tout à l’heure à la pomme de terre.(Racine tubéreuse).I.—Bien.Mais revenons à notre sujet.La pomme de terre a donc deux sortes de tiges.Nommez-les.E.—Les tiges souterraines ou tubercules et les aériennes.I.—Examinons ces dernières.Pressez-les entres les doigts.Qu’en dites-vous ?E.—Monsieur, je remarque que je puis les écraser facilement: elles sont herbacées.I.—Et les feuilles ?E.—Les feuilles.sont alternes, car il y en a une à chaque nœud.L—Oui; remarquez aussi leur couleur d’un vert foncé.Les fleurs peuvent être blanches ou violettes.Voyons chacune de leurs parties.D’abord, le calice ?E.—Je compte cinq sépales, et je vois qu’ils sont soudés entre eux, I.—Que dit-on de ces espèces de calices ?E.-—On dit qu’ils sont monosépalcs.1.—Très bien.Remarquez encore dans le calice les divisions profondes.L—Et la corolle, quelle forme a-t-elle?E.—Elle a la forme d’une roue.I.—Eh bien, nons dirons qu’elle est rota-cée.Est-ce tout?E.—Je vois aussi qu’elle est gamopétale à CINQ DIVISIONS.I.—Et ces divisions, sont-elles étalées, plates, ou bien les pétales présentent-ils des plis f 1—Nous dirons donc que c’est une corolle PLISSÉE.Comptez les étamines, et dites-moi ce que vous y trouvez de remarquable.E.—Je trouve cinq étamines et je remarque que les anthères sont jaunes.On ne voit presque pas les filets.I.—Ce sont donc des anthères sans rapport, pour ainsi dire ; ils sont presque.quel est le mot ?E.—Presque scssiles.I.—C’est bien.A la fleur succède ce fruit.Vous remarquez qu’il présente des parois épaisses : c’est un fruit charnu.Ouvrez-le et vous y trouverez des graines nombreuses.A la maturité, il tombe et pourrit sur le sol sans lais- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 7 ser sortir les graines : on dit, pour cette raison, que c’est un fruit indéhiscent.Ces fruits charnus et indéhiscents (raisin, groseille) renfermant beaucoup de graines, on les appelle baies.La morelie noire, la morelle douce-amère, la belladone, ont aussi une baie pour fruit.Toutes les Solanées n’ont pas un fruit semblable.Ainsi, dans le fruit du tabac, on ne rencontre pas ces parties" charnues de la baie, de la pomme, de la cerise ; c’est un fruit sec.Il renferme.des graines très fines et tellement nombreuses, qu’on en acompte plus de 300,000 sur un seul pied.Quand il est mur, il s’ouvre et les*graines se Répandent sur le sol ; dirons-nous encore que c’est un fruit indéhiscent ?I.—Non, c’est un fruit déhiscent.A ces fruits secs et déhiscents (gousse du pois, silique des crucifères, capsule de la cliéii-doiue, etc.,) on donne le nom de capsules.Une autre Solanâe, la stramoine, a aussi pour fruit une capsule; elle est grosse comme une petite pomme, hérissée de pointes aiguës et renferme quantité de graines (noires.A cause de son fruit, ia stramoine s'appelle encore pomme épineuse.* ' t Dites donc si le fruit des Solanées est toujours le môme, comme dans la famille des Papilionacées, par exemple, ou s’il varie d’une espèce à l’autre.[Ici Vinstituteur fera ressortir V analogie existant entre le type étudié et les autres spécimens dont il dispose.Les ressemblances qu'ils doivent présenter entre eux sont indiquées plus haut en caractères gras).I—Ecrivons maintenant au tableau les caractères communs à toutes ces "plantes, c’est-à-dire les caractères de la famille des Solanées : Plantes généralement herbacées.Feuilles alternes.Calice gamosépale à cinq divisions.Corolle monopétale à cinq lobes et plissée.Cinq étamines.Fruit : baie ou capsule.René Sterckx.PARTIE PRATIQUE I DEVOIR D'INVENTION Faire dire ce qu’il y a dans : Les chambres à coucher—, la cuisine—, la salle à dîner—, le buffet—, le salon—¦.Le pâtissier fait., les oiseaux que j’aime le mieux sont :.Le facteur porte., La couturière se sert de :.Dans une gibecière on met.Les chasseurs tirent sur.Le fruitier vend.Le boucher nous fournit.CORRIGÉ II y a dans la chambre à coucher un lit, un bureau, un chiffonnier, uu9 table de nuit, deux chaises, un fauteuil, une chaise berçante et un canapé.Dans la cuisine on trouve un poêle, une table et quelques chaises communes, une batterie de cuisine, consistant en chaudrons, chaudières, poêle à frire, gril, bouilloire, etc., des outils pour débiter les viandes, une'armoire, etc.Dans la salie à dîner on voit une grande table, des chaises, un buffet (side-board) renfermant la vaisselle, les cuillers, les couteaux, les fourchettes, etc.Dessus sont installées les argenteries et plusieurs autres parures.On voit encore appendus aux murs des tableaux, des portraits, des chromos, etc.Dans le salon, le plancher est ordinairement couvert d’un beau tapis, on y trouve aussi un sofa, des chaises et deux fauteuils recouverts de la même étoffe, un piano, quelquefois une table centrale encombrée cl ’objets rares, etc.Les murs sont ordinairement garnis de tableaux magnifiques et des portraits du 'maître et de la maîtresse de la maison.Le pâtissier fait du sucre d'orge, des gelées, des confitures, des gâttaux de toutes sortes.Les oiseaux que j’aime le mieux sont le serin, le rossignol, le goglu et le merle.Le facteur porte à leurs adresses les lettres et tous les autres objets envoyés par la poste.La couturière se sert de Y aiguille, du fil, de ciseaux, d’un panier à ouvrage etc.Dans la gibécière on met le produit de sa chasse.Les chasseurs tirent sur les perdrix, les lièvres, les canards, les cfllouettes, les sarcêlles, etc.Le fruitier vend des pommes, des pêches, des poires, des ananas, des prunes, etc.Le hou- 8 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE cher nous fournit du bœuf, du veau, du mouton du lard, etc.R.B.—On peut continuer cet exercice sur un grand nombre d’autres formes.-O-0- II DICTÉE MON VILLAGE (Suite) La messe étant terminée, nous sortons en silence.Rons allons en attendant l’heure des vêpres, chacun de notre côté, visiter la tombe des êtres qui ont quitté la terre, et dont nous gardons le souvenir au fond de nos cœurs.Rous leur portons une prière, et nous conversons en idée avec leurs âmes, qui nous rappellent qu’au delà de la mort une vie nouvelle nous attend.Elles nous affermissent dans la pensée que la séparation n’est pas éternelle.Et en nous éloignant de ce champ de repos et de prière, pour regagner le lieu saint, nous emportons avec nous, pour nous soutenir dans nos travaux et dans nos peines, une consolation et une espérance.Les vêpres finies, nous retournons à nos demeures et nous passons le reste de la journée dans des amusements innocents, avec nos parents et avec quelques-unes de nos connaissances.EXPLICATIONS La cérémonie terminée : remarquer que ce membre de phrase équivaut à : quand la cérémonie est terminée.—En silence: silencieusement.Des êtres : des personnes ; qui ont quittéla terre : qui sont mortes.—Nous leur porto-ns une prière : expression figurée : nous allons prier sur leur tombe.—Conversons : rapprocher conversation.— En idée, dans notre esprit, dans notre imagination : il nous semble que nous voyons leurs âmes et que nous causons avec elles.— Qu'au delà de la mort, etc.: qu’après que nous sommes morts, nous devons revivre.—Lieu de repos et de prière : lieu où l’on se repose (où les morts se reposent) et où l’on prie.— Une consolation, etc.: une idée qui nous console et qui nous fait espérer, une autre et meilleure vie.III DICTÉE DAPIDITÉ DE LA VIE La vie humaine est semblable à un chemin dont l’issue est un précipice affreux.On nous en avertit dès le premier pas ; mais la loi est portée, il faut avancer toujours.Je voudrais retourner sur mes pas : Marche ! marche ! Un poids invincible, une force irrésistible nous entraîne, il faut sans cesse avancer vers le précipice.Mille traverses, mille peines nous fatiguent et nous inquiètent dans la route.Encore si je pouvais éviter ce précipice affreux! Non, non; il faut marcher, il faut courir : telle est la rapidité des années.On se console pourtant, parce que de temps en temps on rencontre des objets qui nous divertissent, les eaux courantes des fleuves qui passent.On voudrait s’arrêter.Marche! marche! Et cependant on voit tomber derrière soi tout ce qu’on avait passé : fracas effrovable ! inévitable ruine ! On se console, parce qu’on emporte quelques fleurs cueillies en passant, qu’on voit se faner entre ses mains du matin au soir, et quelques fruits, qu’on perd en les.goûtant : enchantement! illusion ! Toujours entraîné, tu approches du gouffre affreux: déjà tout commence à s'effacer, les jardins moins fleuris, les fleurs moins brillantes, leurs couleurs moins vives, les prairies moins riantes, les eaux moins claires: tout se teniit, lout s'efface.L’ombre de la mort se présente ; on commence à sentir l’approche du gouffre fatal.Mais il faut aller sur le bord.Encore un pas : déjà l’horreur trouble les sens, la tête tourne, les yeux s’égarent.Il faut marcher ; tout est tombé, tout est évanoui.Bossuet.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Un poids invincible, une force irrésistible nous entraîne : quand un verbe a pour sujet deux noms synonymes, il s’accorde avec 1® dernier substantif, ou pronom.—Des eaux courantes : courantes, adjectif.verbal, s’accorde avec eaux.—Les prairies moins riantes : rian- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 9 tes, adjectif verbal, s’accorde a ec prairies.On pourrait dire aussi des prairies qui sont moins riantes.Tout se ternit, tout s’efface: quand un verbe a pour s ijet un mot qui semble réunir plusieurs expressions précédentes, il se met au’ singulier : ex.: \otre intérêt, votre honneur, (out Vexige.La répétition des mêmes mots est en général à éviter, parce qu’elle choque l’oreille et affaiblit le style : mais dans certains cas, comme dans ce superbe morceau de Bossuet, elle donne une force, une énergie à l’expression que rien ne pourrait remplacer.Bossuet, né à Dijon en L027, mort en 1704, évêque de Meaux, surnommé par Voltaire l’Aigle de Meaux.EXERCICES ÉCRITS Faire .la liste des noms tirés des langues étrangères qui prennent la marque du pluriel.Chercher les noms qui changent de signification en changeant de genre.—Indiquer les différents noms composés qui ne suivent pas la règle générale pour la formation du pluriel.Pourquoi écrit-on des chapeaux marron, des rubans jonquille, des cheveux châtain clair, des enfants nouveau-nés ?Que faut-il observer dans l’emploi des pronoms pour ne pas donner lieu à des équivoques ?L1 Education.-o-o- o-' ETUDE DES CONTRAIRES Fatigue Eaux Fécondité Fondre , Figer Fortune 'Infortune Forcer Laisser libre Fou Raisonnable Former Déformer Fournir Retirer Fort Faible Créer Détruire Fatigable Infatigable Faveur Disgrâce Délassement Fausseté jExactitude Repos Favorable 'Défavorable Juste Félicitation Reproche Stérilité J Quand les mots de la colonne de droite auront été trouvés, l’élève devra les faire entrer dans des phrases en même temps que les termes contraires.EXEMPLE La chaleur fait fondre le suif et le froil le fait tiger,
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