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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
samedi 1 mai 1886
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1886-05, Collections de BAnQ.

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6me Année 1er MAI 1886 .Numéro 9 JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES L rJLa «3 i" cl.”13» SSésI AIDÉ PAR UN COMITÉ J Rvd U Ga Pris de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeUrs, I.no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE.—Actes officiels : Nominations des commissaires et syndics o’écoles.— Pédagogie : La bonne Rumeur dans l’école, par M.0.Dufort, inspecteur d’écoles.— Bibliographie.—Grammaire euphonique, analytique et synthétique de M.Géhaut.—Partie pratique : 1, Exercice d’application et devoir d’inven-tion.—II, Dictée—Les membres supérieurs.— III, Dictée—Les nègres esclaves.—Les rives de la Méditerranée.— Lecture expliquée.— L’écureuil—Aiithmétique—Problème—Toisé —Algèbre.— Québec à Londres.— Divers : L’Association scientifique britannique.—Une histoire sérieuse.-—Annonces.Actes Officiels Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil, en date du trois avril courant (1886), de nommer M.Dominique Napoléon St.Cyr, de Québec, conservateur du musée du Département de l’Instruction Publique.Département de l’Instruction publique.11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 15 avril courant (1886), d’établir un bureau d’examinateurs pour les candidats à l’enseignement des comtés de Nicolet, Arthabaska et Yamaska, et pour les candidats catholiques du comté de Drummond, avec pouvoir de décerner des diplômes d’académie, d’école modèle et d’école élémentaire, et que ce bureau soit composé des Eévds Irénée Douville, Tboma3 Moreau et Victor Tbibaudier, et de MM.Ephrem Belcourt et Théophile Roy.Département de, l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en Conseil, en date du 30 mars dernier (1886), de nommer M*.François Dupuis, commissaire d’écoles poar le canton de Barford, dans le comté de Stanstead, en remplacement de M.Alfred Goyette, qui a quitté la municipalité.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en Conseil, en date du 12 avril courant, (1886b de nommer M.Valérie Lemieux, commissaire d’écoles pour la paroisse de Saint-Cajétan d’Armagh, dans le comté de Bellecbasse, en remplacement de M.Michel Roy, qui a quitté définitivement la municipalité.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOU* N EUR, par un ordre en Conseil, en date du 19 avril courant (1886), de nommer MM.Médard Perrault et Pierre Boucher, membres de la commission scolaire de u Peterborough,’' dans le comté de Maskinongé.en remplacement de MM.Onézime Saint-Jean et Israël Lajoie, qui ont quitté la municipalité.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un ordre en conseil, en date du 6 avril courant (1886), de nommer M.Cyprien Pâte 98 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE aaude, commissaire d’écoles pour la municipalité du canton de Barford, dans le comté de Stanstead, en remplacement de M.L.B.Dupont, qui a quitté définitivement la municipalité.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR par un Ordre en Conseil en date du 15 avril courant (1886), de rappeler l’ordre en Conseil No.191, du 14 juin 1831, érigeant le territoire connu sous le nom de “ Petite Vallée,” dans le comte de Gaspé, en municipalité scolaire distincte, et de remettra les choses dans l’état ou Quand par son humeur emportée il a donné à ses élèves une occasion de l’imiter, il s’est grandement trompé dans son instruction ; morale, il a commis une erreur qui se grave dans l’esprit des enfants et qui souvent ne s’efface qu’avec la vie.Au contraire, l’instituteur qui sait réprimer son tempérament colérique et conserver une humeur égale exerce une influence salutaire sur l’esprit de ses élèves et par là même rend sa tâche plus facile.Il cultive en eux l'habitude de savoir se gouverner et aide à la formation de leur caractère.elles étaient avant l’établissement de la dite municipalité.-cr-O-o- PÉDAGOGIE * LA BONNE HUMEUR DANS L’ÉCOLE La bonne humeur est une disposition qui nous porte à nous rendre plaisants.Elle caractérise un bon instituteur, et est indispensable pour gouverner une école avec avantage.C’est une huile qui fait fonctionner la machine uniment.Si elle vient à manquer, les ressorts ne sont pas aussi élastiques, le tout se meut avec friction et produit des sons discordants qui choquent l’oreille.L’instituteur a une grande influence sur ses élèves, et cette influence produira des effets salutaires s’il sait l’exercer d’une manière convenable., Si, à la moindre faute, il se plaît à lancer contre ses élèves des épithètes grossières et vulgaires, il produit sur eux une mauvaise impression et leur donne un très mauvais exemple qui, à coup sur, ne peut manquer de leur être pernicieux.Les enfants suivent plutôt l’exemple que le précepte.Le caractère moral de l’enfant ne doit pas être sacrifié au développement de son intelligence.De làje conclus que le premier et le principal devoir de l’instituteur est de donner à la jeunesse une instruction tout à fait morale.Peut-être, à la maison paternelle, de mauvais exemples sont donnés an pauvre enfant il y a là des emportements, des querelles, et lui, tout naturellement suit l’exemple qu’il a trop souvent sous les yeux.Le lendemain il reprend la route qui conduit à l’école, et passe toute une journée sans s’être fâché une seule fois ; comme de raison la nonne humeur de son maître l’en a prévenu, sans qu’il s’en soit aperçu.Il est surpris.De jour en jour, quand, à l’école le maître exerce sur lui une bonne influence, peu à peu, il s’accoutume à avoir une humeur égale, et cette bonne habitude le suit à la maison.Dans ce cas, l’influence du maître, ou plutôt son exemple, n’est-elle pas plus grande et n’a-t-elle pas plus d’effet que celle des parents ?L’enfant n’aime pas un maître qui, s’il à le malheur de ne pouvoir résoudre un problème, s’emporte, devient sarcastique, l’humilie devant toute la classe et le met dans la confusion.Un sentiment d’aversion naît dans l’âme de cet enfant, et jamais il ne peut aimer celui qui le traite ainsi.Avec un tel maître les heures de classe ne passent pas assez rapidement, et, en vérité, nous ne saurions blâmer les enfants de ne pas aimer une telle école.Il est bien rare qu’on trouve des enfants qui n’aiment pas l’école, quand ils sont bien traités par leur maître.Le maître doit savoir pardonner une faute, laisser à son élève le temps de la corriger, donner des louanges quand elles sont méritées, en un mot, savoir encourager, s’il veut L’ENSEJG-NEMENT PRIMAIRE h’est-|T arriver au progrès.C'est ainsi qu’il se ftoij ., ' .india acrreabie a ses cieves et en sera res-| rave: B ,, , , sec e et aune.¦ Q0 m B J’ai assez dit pour démontrer que la bonne humeur doit régner dans l’école, et que c’est DU- ! J - le maître qui doit en donner l’exemple.Si fous ôtes sur le point de dire quelque chose 1C6 BT 1 x ae désagréable, arrêtez-vous un m'ornent et considérez si vous ne pouvez pas reprendre l’une manière plaisante.Il sera d’abord difficile de vous réprimer, mais vous serez bientôt récompensé de vos efforts par le sou- (tire de ceux qui vous entourent.I Avis donc à celui ou celle qui ne se fait aucun scrupule de se servir d’expressions vulgaires, basses et dégradantes.Avis à celui ou celle qui s’emporte au point d’arracher le livre des mains d’un petit enfant timide pour le lancer d’un côté à l’autre de la classe.Avis, dis-je, à celui ou celle qui s’oublie I point de fustiger ce petit enfant qui a à I.peine atteint sa cinquième année d’existence, ' et qui se faisait une joie d’aller à l’école, pensant y trouver.la tendresse que lui prodiguait sa bonne mère.; Souvenons-nous que la maison d’école est l’humble temple où la jeunesse doit non-seulement avancer en science, mais aussi en vertu.O.DüFÜRT, Inspecteur d’écoles.-— c-o-o- sans; BIBLIOGRAPHIE! Tous les grammairiens définissent la grammaire “ L’art de parler et d'écrire correctement ” ; cependant leur travail ne porte que sur la dernière partie, laissant complètement de côte la première.On s’efforce de fournir aux élèves les moyens d’écrire correctement les mots, de les classer selon leur ordre, de faire les accords voulus par les règles grammaticales, de les agencer suivant les données de la syntaxe, etc.tandis que le langage parlé reste lettre moite, i C’est ce qui explique pourquoi un si grand nombre de personnes sont en état d’écrire leurs pensées correctement, voire même avec une certaine élégance, et dont le langage laisse beaucoup à désirer.M.J.E.Y.Géhant, lecteur à l’université de ¦Munich, a compris cette anomalie et dans le but’ de la combattre, il vient de publier un ouvrage intitulé : u Grammaire euphonique, analytique, et syntcoxique.’’ Laissons parler l’auteur : “ Par 1er correctement est la première chose que les grammaires doivent apprendre à la jeunesse, et c’est ce qu’elles n’apprennent point.Lhomond, l’excellent Llromond, qui débutait, il y a un siècle, par cette définition, l’art de parler, ne s’est pas occupé do cet art ou du langage.En développant sa bonne petite grammaire, ou en la1 changeant plus ou moins, les grammairiens qui lui ont succédé, ont tous laissé subsister cette ¦ lacune.” Après avoir expliqué la raison d’être dé sa méthode euphonique, parue il y a plus de vingt ans, et rééditée l’année dernière, méthode dont nous avons parlé dans notre numéro du premier d’octobre dernier, l’auteur ajoute : “ Yotre Méthode qui suffit au maître, ne suffit pas à l’élève.Ce dernier a besoin d’une grammaire qui lui fasse connaître les règles les plus élémentaires de la langue.C’est à cette connaissance que nous avons songé à pourvoir.” “ Elous donnons aujourd’hui au public, pour les écoles, aussi bien pour l’enseignement secondaire que pour l’enseignement primaire, une Grammaire euphonique, analytique et syntaxique, c’est-à-dire une grammaire complète.” “ La première partie, la partie euphonique qui manque dans toutes les grammaires actuelles, apprend à parler correctement, c’ est-à-dire conformément au bon usage ou à l’eupbonie du langage.” “ Mais comment apprend-on à parler aux élèves 1 Eu les faisant lire.Elous avons appliqué les caractères euphoniques du langage à la lecture.Cette application gradue l’art de bien lire qui comporte trois degrés.Nous les avons fondés aussi sur l’expérience de notre enseignement; pratique,’ “ Elous nous taisons sur l’étude complète que nous avons dû faire des sons de la langue dans cette première partie ; l’essentiel, c’est qu’elle renferme une méthode claire et pratique d’ap- I 100 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE prendre à bien lire, et par conséquent à parler.” L’auteur explique ensuite le sous-titre, “ Le Maître de langue éducateur.” Suivant en cela la Méthode du Père Girard, il veut que le professeur de langue soit en même temps le continuateur de la première éducation de la mère et de la famille, c’est-à-dire qu’il profite de cet enseignement pour former l’esprit et le cœur de ses élèves ; puis il ajoute : “ Plein de cette pensée, j’ai introduit dans mon petit livre des exercices, dij maître de langue éducateur.C’est un bien court et imparfait essai, mais il pourra peut-être servir à ouvrir, sur cette noble et haute vocation, l’esprit de plus d’un instituteur de bonne volonté.Je me souviens avec tant de bonheur combien, à l’école primaire, un bon instituteur, un laïque, qui était éducateur, a fait de bien à mon âme ! ” Comme on peut le constater par ce qui précède, le3 vues de M.Géhant sont en parfaite harmonie avec le mouvement qui se produit ici depuis douze ans, lequel tend à améliorer notre prononciation, tant pour la lecture à haute voix que pour le langage.La méthode phonique préconisée par feu M.l’abbé Lagacé, dont le Cours de lecture à haute voix produit de si heureux résultats, ne saurait rencontrer un plus puissant auxiliaire que la Grammaire euphonique, analytique et syntaxique de M.Géhant.Elle devrait se trouver dans la bibliothèque de tous les hommes instruits, et surtout entre les mains de tous les instituteurs et institutrices qui ont à cœur de faire acquérir à leurs élèves nue bonne prononciation française.(En vente chez Mme veuve Eugène Belin et fils, libraires-éditeurs, Paris, rue de Vaugirard, Ho.52).-c-o-o- PARTIE PRATIQUE Exercice d’application L’élève mettra au singulier ou au pluriel, selon le cas, les noms suivants : 1.Un attirail, des.-.7.Un éventail, des.2.Les deux, le.8- Mes aïeux, mon.8.Les coraux, le.9.Le bétail, les.bien 4.Le vantail, les.10.Des rails,, un.5.L’émail, les.11.Des soupiraux, le.0.Un œil, les.12.Le travail, les.devoir dtnvextion de l’Algérie XIV.Les wagons des chemins de fer rou- o-O-c II DICTÉE Les membres supérieurs 1U L’élève remplacera dans les phrases suivantes, les points par T un des mots de l’exercice précédent.Chacun des deux battants d’une porte ou d’une fenêtre s’appelle 4.Le 3.est une espèce de pierre rouge qui imite la forme des branches d’un arbrisseau ; on le pêche dans la Méditerranée, surtout sur les côtes Henri IV est 8 1’.de Louis liés! lent sur des 10.Le.mouton, la chèvre, le cochon, &.c.forment ce qu’on appelle le petit 9.Un arsenal encombré d’un 1.inutile.—A l’approche de l’orage le 2.est couvert de nuages.—On pénètre dans cette cave par deux 11.L’abus du tabac gâte 5.des dents, il faut que les domestiques soient toujours sous 6.du maître.Les dames ont de jolis 7.Le 12.entretient la santé.De toutes les machines qui font l’admiration des ingénieurs les plus habiles, des mécaniciens les plus célèbres, il n’en est pas d’aussi bien agencée que le corps humain.Dans ce chef-d’œuvre de l’auteur de toutes choses, toutes les parties, toutes les pièces s’ajustent, s’harmonisent avec une perfection inimitable.Prenons par exemple les bras.Le point d’attache du bras au corps se nomme l’épaule ; c’est une véritable charnière qui permet au bras de se mouvoir en tous sens, sauf en arrière.Le bras se continue, à partir de l’articulation du coude, par l’avant-bras.Celui-ci se termine, à son tour par le poignet et la main, dont la partie X com L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE loi élargie a reçu le nom de paume.A côté et un peu détaché de la paume est le pouce, qui n’a que deux phalanges, tandis que chacun des quatre autres doigts en a trois.Remarquez en outre que les cinq doigts portent à leur extrémité libre une substance cornée et vivace, destinée à amortir les chocs des corps durs qui pourraient nous blesser ; c’est l’ongle.EXPLICATIONS Attache.—vient du verbe attacher, comme attachement ; mais attachement se dit surtout des choses de l’ordre moral : j’ai beaucoup d’attachement pour cet enfant.— Mouvoir : conjuguer ce verbe à ses formes principales.—Sàuf : à l’exception de; préposition.—Se continue par: a à sa suite l’avant-bras.— Paume : du latin palma : on appelle aussi paume une balle qu’on lance avec la paume de la main : le serment du jeu de paume (prêté dans la salle dite du jeu de paume) ; rapprocher palmier, palmipède, palmetto, etc.—A côté, etc., etc.: à coté de la paume et un peu détaché de la paume.—A leur extrémité libre : à l’extrémité qui ne tient point.à la paume.—Cornée : d’une matière analogue à celle de la corne.—Vivace : possédant par elle-même une sorte de vie qui lui est propre ; qui repousse, par exemple quand on l’a coupée.—Amortir : rapprocher mort ; à proprement parler, diminuer la vie, c’est-à-dire la vivacité, la force, la violence.—»- 0-0-0- m DICTÉE \ Les nègres esclaves La légèreté, la paresse, la superstition du nègre sont à coup sûr les causes de l’état où il a été trop souvent réduit.Certes, nous condamnons de toute notre énergie Vignoble commerce de chair humaine.Rien n’excuse la traite à l’époque actuelle, et il faut mettre un terme au trafic abominable des Egyptiens et des Arabes, qui approvisionnent les marchés de l’Orient.Mais il est impossible de se dissimuler que la plupart des nègres, dans leur propre pays, se laissent soumettre à une tyrannie, à un esclavage qui est d’une rigueur et d’un poids excessif.Un grand nombre de peuples noirs possèdent des esclaves qu’ils se procurent par la guerre, et ces peuples font preuve par là d’un sentiment relatif d’humanité, car ceux qui n’en font point, ou exterminent sans pitié leurs ennemis, ou réservent les prisonniers qu’ils font pour leurs festins de cannibales.G.de Rialle, les peuples de /’ Afrique.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Sont : pourquoi le verbe est-il au pluriel ?n’est-il pas des cas où il reste au singulier après plusieurs sujets ?Voir plus loin qui est.=Ignoble : absolument, non noble ; mais ordinairement, bas, indigne de l’homme.— Trafic ; commerce ; c’est surtout par Zanzibar et le Soudan méridional qu’il se fait.=a Approvisionnent: l’accord avec trafic pour rait être admis.=Qui est : les deux sujets sont synonymes.=Font preuve : prouvent, montrent par là.—Qu* entend-on parfaire la preuve ; faire ses Preuves ; en venir à la preuve ?=R- latif : l’opposé df absolu ; & ::e sont pas absolument humains, mais le sont, si on les compare à ceux qui le sont moins.Cannibales : synonyme d’antropophages, mangeurs d’hommes.EXERCICES ÉCRITS Donner cinq exemples de verbes ayant plusieurs sujets synonymes et ne s’accordant qu’avec le dernier.=Relever dans la dictée tous les verbes présentant un cas particulier d’accord; expliquer cet accord.=Construi-re six phrases où les verbes auront pour sujets les mots beaucoup, peu, assez, trop, combien, la plupart.Conjuguer aux temps primitifs : coudre et ses composés, résoudre et dissoudre. 102 RENSEIGNEMENT PRIMAIRE Les rives de la Méditerranée La Méditerranée est belle surtout par deux caractères ; son cadre si harmonique et la vivacité, la transparence de l’air et de la lumière.G’est une mer bleue, très amère très salée.Elle perd par évaporation trois fois plus d’eau qu’elle n’en reçoit par les fleuves.Elle ne serait plus que sel et deviendrait d’une âcretê pareille à la mer Morte, si des courants inférieurs, comme celui de Gilbràltar, ne la tempéraient sans cesse par les eaux de l’Océan.Tout ce que j’ai vu de ses rivages était beau mais un peu âpre.Rien de vulgaire ; la trace des feux souterrains qu’on y trouve partput, ses sombres rochers plu toniques ne sont jamais ennuyeux comme les longues dunes de sable ouïes sédiments aqueux des falaises.Si les fameux bois d’orangers semblent un peu monotones, en revanche, aux coins abrités, la végétation africaine, dans les champs, des haies où dominent le myrte et le jasmin, enfin des landes odorantes, sauvagement parfumées : tout vous charme.Sur votre tête, il est vrai, le plus souvent, de chauves et stériles montagnes vous suivent à l’horizon.EXERCICES ÉCRITS Construire douze phrases où le verbe aura pour sujet deux pronoms : lo.de la première et de la deuxième personne ; 2o de la première et de la treizième personne ; 3o de la troizième et de la seconde personne.=Relever les verbes actifs ; lesconjuguer : lo sous ceite forme, au passé indéfini j 2o sous la forme passive, au présent de l’indicatif.= Conjuguer les formes usitées de traire et de ses composés (abstraire, distraire, extraire, soustraire).1' Instruct ion primaire.-o-o-o- — LECTURE EXPLIQUÉE l’écureuil.(Buffon) L’écureuil est un- petit animal qui n’est qu’à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l’innocence même de ses mœurs, mériterait d’être épargné ; il n’est ni carnassier ni nuisible, quoiqu’il saisisse quelquefois des oiseaux ; sa nourriture ordinaire sont des fruits, des amandes, des noisettes, de la faîne et du gland ; il est propre, leste, vif, très alerte, très éveillé, très industrieux ; il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps nerveux, les membres très dispos ; sa jolie figure est encore rehaussée, parée par une belle queue en forme de panache qu’il relève jusque par dessus sa tête, et sous laquelle il se met à l’ombre.Trouvez-vous l’étymologie du nom écureuil d’après ce que vous venez de lire ?(ombre de la queue)— Qu’est-ce que la faîne 1 — Différence qu’il y a dans la signification des diverses épithètes qu’on attribue à l’écureuil ici ?— Expliquer le sens propre à chacune d’elles ?— Baffon soigne-t-il son style ?— Comment sont placées ces épithètes ici ?(en gradation ascendante) — Combien d’espèces de gradations ?— Dans quel cas emploie-t-on la gradation ascendante ?— Que cherche Baffon dans son style ?(souci de l’harmonie).— Comment vous le représentez-vous d’après ses écrits, puisque lui-même a dit que “ le style, c’est l’homme ?” (représentation devant lui-même).— Si vous remplaciez l’écureuil par le lièvre; l’expression s’appliquerait-elle également 1 — L’écureil est-il un gibier ?—Qu’est-ce que des carnassiers ?— L’homme en est-il un ?Citez un carnassier ?— Différence qui existe entre le carnassier et le carnivore ?Il est, pour ainsi dire, moins quadrupède que les autres ; il se tient ordinairement assis presque debout, et se sert de ses pieds de devant, comme d’une main, pour porter à sa bouche ; au lieu de se cacher sous terre, il est toujours en l’air ; il approche des oiseaux par sa légèreté, il demeure comme eux sur la cime des arbres, parcourt les forêts en sautant de l’un à l’antre, y fait aussi son nid, cueille les graines, boit la rosée, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ; -jlt ore ¦' et ne descend à terre que quand les arbres sont agités par la violence des vents.De quoi le passage que vous venez de lire est-il le développement ?(définition du quadrupède) — Que signifie le mot quadrupède ?Comment Buffon développe-t-il son idée, et montre-t-il que l’écureuil n’est pas un quadrupède au même titre que les animaux de cette espèce ?(saut) —¦ Quelles sont les expressions saillantes que vous avez remarquées dans la lecture que vous venez de faire ?— Comment vous représentez-vous l’action de cueillir des graines faite par un écureuil 1 — Cette expression est-elle juste ici ?— Quel est l’animal qui cueille avec ses mains ?(le singe : quadrumane) — L’écureuil procède-t il de la même façon ?— A quelle espèqe d’animaux appartient l’écureuil 1 On ne le retrouve point dans les champs, dans les lieux découverts, dans les pays de plaine ; il n’approche jamais des habitations ; il ne reste point dans les taillis, mais dans les bols de hauteur, sur les vieux arbres des plus belles futaies, il craint l’eau plus encore que la terre, et l’on assure que, lorsqu’il faut la passer, il se sert cl’une écorce pour vaisseau et de sa queue pour voile etpourgouvernail.il ne s’engourdit pas comme le loir pendant l’hiver, il est en tous temps éveillé, et, pour peu'que l’on touche au pied de l’arbre sur lequel il repose, il sort de sa petite bauge, fuit sur un autre(arbre, ou se cache à l’abri d’une branche.Que signifie ici le mot retrouve ?Pourquoi Buffon n’a-t-il pas employé le mot trouve ?— S’il l’eût fait, serait-ce la même chose ?— Où nous a-t-il fait voir l’écureuil dans ce qui précède 1 (dans les mêmes forêts où on le trouve).— Qu’exprime le préfixe re ou ré ! —A’ n'app'roche jamais des habitations.comment peut-on appeler l’écureuil à cause de cela ?(sauvage).— Connaissez-vous l’étymologie du mot sauvage ?— Qu’est-ce que veut dire sauvage ici 1 (qui habite dans les bois).Il ramasse des noisettes pendant l’été, en remplit les trous, les fentes d’un vieil arbre, et a recours en hiver à sa provision, il les cherche aussi sous la neige qu’il détourne en grattant, il a la voix éclatante, et plus perçante encore que celle de la fouine : il a de plus un murmure à bouche fermée, un petit grognement de mécontentement qu’il fait entendre toutes les fois qu’on l’irrite.Il est trop léger pour marcher, il va ordinairement par petits sauts et quelquefois par bonds ; il a les ongles si pointus et les mouvements si prompts, qu’il grimpe en un instant sur un hêtre dont l’écorce est fort lisse.Pcurrait-on dire il recourt en hiver au lieu de il a recours ?— Quel serait le changement de sens de la phrase et la modification orthographique ?— Pourquoi peut-on dire le nid de l’écu reuil ?(comparaison faite avec les oiseaux, desquels il se rapproche par sa légèreté).— Quel est l’animal qui a une demeure analogue à celle de l’écureuil l (le sangl-ier, bauge).— Quelle description trouvez-vous dans ce que vous avez lu 1 (description de l’écureuil et de ses mœurs), — Comment Buffon décrit-il ses mœurs Que répondriez-vous à un enfant qui vous demanderait comment Buffon a vu tout cela 1 Où demeurait Buffon ?— Qu’est-ce qu’une futaie ?— Bacine cle ce mot ?(fui) — Connaissez-vous des mots formés avec cette même racine h (le fût d’une colonne).— Y a-t-il une analogie entre le fût et un tronc d’arbre ?On entend' les écureuils, pendant les belles nuits d’été, crier en courant sur les arbres les uns après les autres ) ils semblent craindre 1 ardeur du soleil, ils demeurent pendant le jour à l’abri dans leur domicile, dont ils sortent le soir pour s’exercer, jouer et manger.Ce domicile est propre, chaud et impénétrable à la pluie ; c’est ordinairement sur l’enfourchure d’un arbre qu’ils l’établissent ; ils commencent par transporter des bûchettes qu’ils mêlent, qu’ils entrelacent avec de la mousse ; iis la serrent ensuite, ils la foulant et donnent assez de capacité et de solidité à leur ouvrage, pour y être à l’aise et en sûreié avec leurs petits ; il n’y a qu’une ouverture vers le haut, juste, étroite, et qui suffit a peine pour passer ; au-dessus de 1 ouverture est une espèce de couvert en cône qui met le tout à 1 a— bri, et fait que la pluie s’écoule par les cotés es ne pénètre pas.Que veut dire à Vabri 1 — Au lieu de dont quel mot pourrait-on employer ?(où) — Pourquoi se servirait-on plutôt de 1 adverbe de lie a ?Que veut dire eufourchure 1 — Comment feriez- 104 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE vous comprendre ce mot à des enfants ?— Quelle est la partie essentielle du mot ?{fourche") — Qu’est-ce qu’une fourche ?— Dans une fourche où se trouve Venfourchure ?(au point de rencontre des deux branches) — Qu’est-ce qu’une bûchette ?— Qu’est-ce qui la distingue de la bûche ?— Quelle espèce de mot est bûchette ?(diminutif) — Qu’appelle - t - on diminutif 1 —V Education.-o -O- o- ARITHMÉTIQUE Problèmes 1.— Un cultivateur a récolté 356 minots d’avoine, 86 minots de blé, 260 minots d’orge, 135 minots de pois et 296 minots de pommes de terre.Il garde pour son usage 120 minots d’avoine, 40 minots de blé, 20 minots d’orge, 20 minots de pois et 80 minots de pommes de terre.On demande combien, après avoir donné au curé la dime de son grain, il réalisera sur sa récolte ?Solution : Récolté.Dime.Usage.Reste à v.Avoine.356 - (13T9g + 120) = 222T% Blé.86-( 3TU + 40) = 42^ Orge.260-(10 + 20) = 230 Pois.135-( 5/e-+ 20) = 109§£ Pommes de terre 296- 80 =216 $0.45cts.x 222-^3 = $100.04 -$1.15cts.x 42tA = 49.09 + $0.7octs.x 230 = 172.50 $1.12cts.x I09fi= 122.99 $0.43cts.x 216 = 92.88 - $537.50 2.—Un marchand a acheté 4S pièces de drap de 28 verges chacune à raison de $3.95 la verge ; il a vendu le tout avec un profit de 7£%.On demande le prix d’achat, le prix de vente et le profit du marchand.Solution raisonnée : Le prix d’achat est : $3.95 x 48 x 28 = $5308.80 prix d’achat.Le prix de vente est de : $5 3 O S.8.0X = 5 706.96.Le profit est de : $5706.96 - 5308.80 = $398.16 3.—Un homme en travaillant seul ferait un ouvrage en 2\ jours ; sa femme seule le ferait en 2f- jours ; et leur jeune fils mettrait 4| jours.En combien de temps feraient-ils le môme ouvrage en travaillant tous les trois 1 Solution raisonnée : L’homme ferait l’ouvrage en 2ÿ j.= -§- ; en 4 j.il en ferait T, et en 1 j.| ; la femme le ferait c-n 2-f j.=f de jour ; en de j.elle en ferait ^, et en 1 j.le fils le ferait en 4|-j.= 4P de jour ; en l de jour A et en 1 j, -£G.Ainsi, en travaillant ensemble, ils feront : 2 I JA _2 ?JL il -l- ^ Q -r- O 4.0 fl P 1A111.5^8 1 40 4U ‘ 4# r 4 O 4 0 JUUi* Rép.1 jour.TOISÉ Combien faudra-t-il de planches de 12 pieds de longueur sur 7 pouces de.largeur pour enclore un terrain de 54 pieds sur 68.La clôture devant avoir 9 pieds de hauteur, et quel en sera le prix à $7.50 le cent ?* Solution : Le périmètre du terrain est : (54 + 68) x 2 = 244 pieds x 12 = 2928 pouces.+0-3J.= 4l8-f-.Ainsi, si les planches n’avaient que 9 pieds de longueur, il en faudrait 418-f-, mais 3 planches de 12 pieds rempliront un espace égal à quatre planches de 9 pieds.On aura donc la proportion 4 : 3.418-f- x 3 _ 4 $7.50 x 313f- = $23.43 + L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 105 ALGEBRE Un -fils demanda à son père quel était son âge 1 Celui-ci répondit : Si vous soustrayez 5 de mon âge et que vous divisiez le reste par 8, le quotient sera le 1 do votre âge ; mais si vous ajoutez 2 à votre âge et que vous multipliiez la somme par 3 et qu’ensuite vous retranchiez 7 du produit, vous trouverez mon âge.Quel était l’âge du père et celui du fils ?Solution : Soit x l’âge du père, et y l’âge du fils.(1) N^5=§, 1ère condition.(2) x — [y ~b 2j.3 — < x — oy + 6-7 ou x = 3?/ - 1 Dégagez les fractions dans la 1ère équation.ox - 15 = 8y s A-hj_5.o 3y-1 ^^-5-Dégagez la fraction.O O 9y - 3 = 8y+ 15 y = 18, l’âge du fils.Mais x = oy - 1 = 54 - 1 = 53, l’âge du père.Solution par Varithmétique : Supposons l’âge du père de 37 ans.Alors 37—5 = 32, et 32 + 8 = 4, et 4x3 = 12 l’âge du fils, et 12 + 2 = 14x 3 = 42; 42-7 = 35 ; 37 - 35 = 2 d’erreur en moins.Supposons encore que l’âge du père soit de 45.Alors, 45 - 5 = 40, et 40 + 8 = 5.Ainsi 5x3 = 15 l’âge du fils.Ensuite, 15 + 2 = 17, et 17x3 = 51; 51-7 = 44; d’où 45 -44 = 1 d’erreur en moins.2e sup.1ère.erreur.1ère sup.2e erreur.Alors, (45 x 2 erreur) - 37 x 1 erreur = 90 - 37 = 53, l’âge du père.Alors 53 - 5 = 48,et 4S + 8 = 6 = £de l’âge du fils, et 6x3 = 18 l’âge du fils.QUEBEC A LONDRES.La commission chargée de s’occuper de la préparation des objets scolaires devant être exposés par la Province de Québec vient de publier son catalogne.Elle le fait précéder des remarques suivantes : “ Notre exposition scolaire est loin, nous devons l’avouer, de donner une idée exacte du degré d’avancement de l'instruction publique dans la province de Québec.“ Le temps trop limité que nos maisons d’éducation supérieure et nos écoles primaires ont eu pour se préparer au grand concours scolaire auquel toutes les colonies de la Grande-Bretagne ont été conviées, a été cause de bien des abstentions regrettables.Car, plusieurs de nos institutions de l’un et de l’autre sexe, parmi celles qui pouvaient figurer le plus avantageusement dans cette joute intellectuelle, ne se trouvant pas suffisamment préparées et craignant peut-être de risquer une réputation légitimement acquise n’ont pas répondu à notre appel.“ Telle qu’elle est, notre exposition, due uniquement à l’initiative propre de toutes les maisons d’éducation supérieure ou écoles primaires qui y prennent part, représente les travaux journaliers de chacune d’elles.“ Cependant nous osons espérer que— étant données ces circonstances,—ces spécimens d’enseignement scolaire ne seront pas trop désavantageusement appréciés par les hommes spéciaux et compétents qui seront appelés à les juger.” “ Les universités qui seront représentées à Londres sont celles de Laval, de McGill et le Bishop’s collège de Lennoxville ; les col-Jègrs classiques seront le séminaire de Québec, les collèges de Saint-Hyacinthe, de l’Assomption, de Chicoutimi, de|Sainte-Thé-rèse et de Lévis.Prendront aussi part à l’exposition de Londres, les écoles normales Laval de Québec, McGill de Montréal, Jacques-Cartier de Montréal, l’ecole Polytechnique, les écoles primaires, secondaires et élémentaires de Ste-Adèle de ierrebonne, 106 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE de St-Agapit de Lotbinière, de Sfce-Agathe de Lotbinière, de Sl-Alplion.se du Saguenay, de Ste-Anastasie de Nelson, de St-André d’Argenteuil, de Ste-Anne de Chicoutimi, de Ste-Anne des Plaines, de St-Antoine de Tilly, de St Apollinaire, de St-Augustin, des deux Montagnes, de Barachois, de Bed.ford, de Bristol, de Beech-Redge, de la Belle-Rivière, de Bert hier, de Boucherville, de Cacouna, de St-Caiixte de Somerset, du cap des Rosiers, de Carillon, de cap Cove, de Garleton, de St-Césaire, de Champlain, de Charlesbourg, de Chatam, du "Château-Riclier, de Chélsea, de Chicoutimi, de Clarendon, de Cloridorme,Coaticooke,deComb, de Cookshire, de Ste-Groix, de Bardiez, de Ste-Ernilie, de St-François de Salles, de St-Fulgence, de St-Gabriel, de St-Joseph de la Malbaie, du bassin de Gaspé, de la Grande Vallée, de Grouly, de Grenville, de Haldi-mand, de St-Iîermas, du Cap d’Espoir, de St-Kubert, de Huntingdon, d’Inverness, de V Islet, de St-Janvier, de St-Jean, de St-Jean Deschaiîlons, de St Jean l’Evangeliste, de St-Jérôme, de Jonquière, de St-Jbsenh de la Beauce, de Ste-Julie de Mégantic, de Ste-Julie de Verehère, de Lacoile, de Laprairie, de Lavaltrie, de Leclercville, de Lévis, de Ligori, de Lotbinière, de la Malbaie, de Maria, de Masham, de Ste-Monique, de Montebello et du Mont Louis.Montreal ne restera pas en arrière dans cette joute intellectuelle.L’académie commerciale, l'école de Montcalm, l'école Champlain, l’école Sarafield, l’école Belmont, l’école Ollier, l’école de madame Marchand, l’école des demoiselles Cronin, Gravel, Dorvai, Cornwell, Généreux, Montreuil, Desormeau, Blanchard, Thibodeau, seront dignement représentées à l’exposition de Londres.Il en sera de même des écoles des Commissaires protestants de Montréal.p" Parmi les antres institutions scolaires, nous citerons de mémoire les sœurs de l’Assomption de Nicolet, l’école élémentaire de Notre-Dame de Grâce de Hochelaga, les sœurs du Bon Pasteur de Notre-Dame* des Laurentides, l’école élémentaire de Onslow, l’école modèle des filles de St-Pascâl, l’école élémentaire de Paspébiac, l’école modèle et l’école élémentaire de Percé, l’école modèle de Ste-Philomène de Châteauguay, l’école élémentaire de Ste-Philomène de Lotbinière, les écoles élémentaires de St-Pierre Baptiste de Mégantic, de St-Pierre de la Malbaie, de Pigeon Hill de Missisquoi, du Port Daniel, les couvents du Bon Pasteur et des Sœurs de la Charité de Québec, les écoles modèles de St-Rémi de Somerest, de St-Sylvestre, de Waterloo, les école élémentaires de Riceburgh, de la rivière Madeleine de St-Roch de l’Achigan, de Rockburn, de Rosseville, de St-Sauveur de Terrebonne, de Shawville, de Shigawaki, de Somerest, de Ste-Sophie de Mécantic, de Sîe-Sopliie de Terrebonne, de St-Stanislas, de St-SnI-pice, de Stanstead, de St-Sylvestre, de Ste-Thérèse, de West Brome, de West Frariip-ton, de Wright, de York et l’école de dessin de l’abbé Chabert.” Ainsi qu’on peut le voir par cette intéressante nomenclature, les commissaires n’ont pas perdu leur temps.Nous les félicitons de leur travail et nous souhaitons à l’exposition scolaire de la province de Québec d’obtenir à Londres le même succès qu’elle a eu un jour à l’exposition universelle de Paris.L honorable G.Ouimet est parti pour l’Europe, vendredi, le 16 avril, pour représenter notre province à l’Exposition.La connaissance parfaite que possède l’honorable surintendant tout ce qui se rattache à notre système scolaire, ne laisse aucun doute sur le succès de son importante mission.Il sera plus que personne en mesure de faire connaître le mérite de nos produit sscoîaires et de les faire apprécier à leur juste valeur.-o-O-o- L'ASSOCIATION SCIENTIFIQUE BRITANNIQUE .L’année dernière, l’Association pour l’avancement des sciences s'est réunie au Canada, et cette année elle se réunira à Birmingham, Angleterre, sons la présidence d’un Canadien, Sir L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 107 Willliam Dawson, L.L.D,, F.E.S., de t’Uni-versité McGill.La date de l’assemblée est fixée au 1er septembre*, Ce sera la quatrième fois que cette association se réunit dans cette cité.Les réunions précédentes ayant eu lieu en 1838, 18-19 et 1865, respectivement.-o-o- o- Une histoire sérieuse —Le quiproquo.(1)— Un étranger très riche, nommé Suderland, était banquier de la cour et naturalisé (2) en Eussie ; 'il jouissait auprès de l'impératrice Catherine II (3), d’une assez grande faveur.Un matin on lui annonce que sa maison est entourée de gardes, et que le maître de police demande à lui parler.Cet officier, nommé Eeliew, entre avec l’air consterné : “—Monsieur Suderland, dit-il, je me vois avec un grand chagrin, chargé par l’impératrice d’exécuter un ordre dont la sévérité m’effraye, m’afibge, et j’ignore par quelle faute eu par quel délit vous avez excité à ce point le ressentiment de Sa Majesté.—Moi ! monsieur, répond le banquier, je l’ignore autant et plus que vous ; ma surprise surpasse la vôtre.Mais enfin quel est cet ordre 1 — Monsieur, répond l’officier, en vérité le courage me manque pour le faire connaître.—Eh quoi ! aurais-je perdu la confiance de l’impératrice ?—.Si ce n’était que cela, vous ne me verriez pas si désolé.La confiance peut revenir ; une place peut être rendue.—Eh bien ! s’agit-il de me renvoyer dans mon pays 1—Ce serait une contrariété, mais avec vos richesses on est bien partout.—Ah ! mon Dieu ! s’écria Suderland en tremblant, est-il question de (1) “ Quiproquo.” Mot latin qui signifie qui, pour quoi, une chose pour une autre, méprise.(2) “ Naturalisé.” On appelle naturaliser accorder à un étranger tous les droits et privileges qu’ont les naturels, c’est-à-dire les habitants nés dans un pays.(3) 11 Catherine IL ” Née à Stettin, ville de Prusse, en 1729, elle monta sur le trône de Russie en 1762, et mourut en 1796, après un règne long et glorieux.m’exiler en Sibérie (1) ?—Hélas ! on en revient.—De me jeter en prison ?—Si ce n’était que cela ; on en sort.—Bonté divine ! voudrait-on me Knouter (2) 1—Ce supplice est affreux, mais il ne tue pas.—Eh quoi ! dit le banquier en sanglotant, ma vie est-elle en péril ?L’impératrice, si bonne, si clémente, qui me parlait si doucement encore il y a deux jours, elle voudrait.mais je ne puis le croire.Ah ! de grâce, achevez ; la mort serait moins cruelle que cette attente insupportable.—Eh bien ! mon cher, dit enfin l’officier de police avec une voix lamentable, ma toute puissante souveraine m’a donné l’ordre de vous faire empailler.—Empailler, s’écrie Suderland 6n regardant fixement son interlocuteur ; mais vous avéz perdu la raison, ou l’impératrice n’aurait pas conservé la sienne ; enfin vous n’auriez pas reçu un pareil ordre sans en faire sentir la barbarie et l’extravagance.— Hélas ! mon pauvre ami, j’ai fait ce qu’ordinairement nous n’osons jamais tenter ; j’ai marqué ma surprise, ma douleur ; j’allais hasarder d’humbles remontrances ; mais mon auguste souveraine, d’un ton irrité, en me reprochant mon hésitation, m’a recommandé de sortir et d’exécuter sur-le-champ l’ordre qu’elle m’avait donne, en ajoutant ces paroles qui retentissent encore à mon oreille : “ Allez, et n’oubliez pas que votre devoir est de vous acquitter, sans murmure, des commissions dont je daigne vous charger.” Il serait impossible de peindre l’étonnement, 3a colère, le tremblement, le désespoir du pauvre banquier.Après avoir laissé quelques instants un libre cours à l’explosion de sa douleur, le maître do police lui dit qu’il lui donne un quart d’heure pour mettre ordre a ses affaires.Alors Suderland le prie, le conjure, le presse longtemps en vain de lui laisser écrire un billet; à l’impératrice pour implorer sa pitié.Le magistrat, vaincu par ses supplications, cède, en tremblant, à ses prières, se charge do ion billet, sort, (1) “ Sibêne ” Province de l’Asie Russe, pays très froid et généralement inculte, où les souverains de Russie exilent les criminels d’Etat.(2) « Knouter ” Barbarisme formé du _ mot knout, fouet garni de gros nœuds.En Russie on condamne, comme peine correctionnelle, a recevoir un certain nombre de coups de knout. 108 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE et, n’osant aller au palais, se rend' précipitamment chez le comte de Bruce, gouverneur de Saint-Pétersbourg.Celui-ci croit que le maître de police est devenu fou ; il lui dit cle le suivre, de l’attendre, dans le palais, et court, sans tarder, chez l’impératrice.Introduit chez cette princesse, il lui expose le fait.Catherine, en entendant cet étrange récit, s’écrie : “ Juste Ciel ! quelle horreur ! En vérité, Beliew a perdu la tête.Comte, partez, courez et ordonnez à cet insensé d’aller tout de suite délivrer mon pauvre banquier de ses folles terreurs et de le mettre en liberté.” Le comte sort, exécute l’ordre, revient et trouve avec surprise Catherine riant aux éclats.“ Je vois à présent, dit-elle, la cause d’une scène aussi burlesque qu’inconcevable : J’avais depuis quelques années un joli chien que j’aimais beaucoup, et je lui avais donné le nom de Suderland, parce que c’était celui d’un Anglais qui m’en avait fait présent.Ce chien vient de mourir ; j’ai ordonné à Beliew de le faire empailler ; et, comme il hésitait, je me suis mise en colère contre lui, pensant.que, par une vanité sotte, il croyait une telle commission au-dessous de sa dignité : voilà le mot de cette ridicule énigme.” (Extrait des Mémoires de M.de Ségur, de l’Académie française.) Vous trouvez, je le vois, cette aventure bien plaisante, mes amis, et vous croyez que j’ai voulu vous tromper en vous annonçant une histoire sérieuse : eh bien ! réfléchissez un peu, et vous n’aurez plus envie de rire.En effet, de quoi s’agit-il ! D’un honnête homme qui a manque d’être la victime d’une méprise affreusement cruelle Pourquoi ?parce qu’il avait le malheur de vivre dans un pays où la volonté du souverain est la loi suprême, et veut être obéie immédiatement.C’est ce qu’on appelle un régime despotique.Remercions Dieu de nous avoir fait naître dans un pays, où la loi règne sur tout le monde, où les droits de chacun sont garantis par la constitution qui met un frein à la puissance des dépositaires du pouvoir, et les empêche d’en abuser contre la liberté ou la vie des citoyens.N’oubliez pas cette histoire du banquier Suderland, et souvenez vous, qu’il y a souvent un enseignement sérieux, dans des récits qui paraissent d’abord comiques et plaisants.LIVRES CLASSIQUES AVEC SYNTAXE REVUE PAR J.B.CLOUTIER GMMMM DK LHOIÛÎID PAR LE MÊME y LMJUi L’USAGE DES ÉCOLES PRIMAIRES, MODÈLES ET ACADÉMIQUES, DES COLLÈGES, COUVENTS, ETC., ETC.T?AA je J".IB.GLONTIER, Professeur à V école normale Laval et Rédacteur de 11 L'Enseignement primaire ”.Ce livre est indispensable à tous les instituteurs et institutrices qui ont à cœur de sa conformer au désir du Conseil de l’Instruction publique au sujet des leçons de choses.En vente chez tous les libraires de Québec et chez MM.Cadieux et D arôme, J.B.Rolland, Beauchemin et Valois, à Montréal.LÀ GRAMMAIRE LEVESQ APPROUVÉE ET RECOMMANDÉE PAR LE Conseil de Instruction publique, LE 19 OCTOBRE 1881.o-o-o Prix à la douzaine.$0.84.En vente chez tous les libraires, à Québec et.à Montréal.
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