Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
jeudi 2 novembre 1893
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1893-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
U 15me Année 2 NOVEMBRE 1893 Numéro 5 L’ENSEIGNEME JOURNAL D’EDUCATIOI “ Hendre le pi PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQ NT PRIMAIRE î ET D’INSTRUCTION iuple meilleur ” UE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement: UN DOLLAR par an, Invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.SOMMAIRE.— AVIS.— Pédagogie ; Comment améliorer le sort de l’instituteur et de l’institutrice, III.—La discipline à l’école, I.—Lecture à haute voix.— Partie pratique : Langue française : I, cours préparatoire — II, dictée : St-Nicaize — III, dictée : Le défricheur.— Rédaction.—Exercices de mémoire.—Analyse.—Instruction religieuse.— Langue anglaise.— Arithmétique.—Sciences élémentaires.— Divers : Bureau des examinateurs catholiques de Québec.—Poésies : Le jour des morts.— Contemplation.— Publication reçue, — Actes officiels.—Annonces.AVIS 1° Noirs sommes obligés de remettre beaucoup de matières au prochain numéro, faute d’espace.2° Plusieurs abonnés n’ont pas encore payé leur abonnement.Nous cesserons bientôt de leur adresser le journal.Comment améliorer le sort de l’instituteur et de l’institutrice ?III En donnant à chaque instituteur et à chaque institutrice le moyen de recevoir une revue pédagogique.Le philosophe Sénèque disait souvent : “ L’étude est la nourriture des jeunes gens et des vieillards.Elle est un sûr préservatif contre l’ennui parce que le temps s’écoule agréablement avec elle : elle nous empêche d’être à charge à nous-mêmes et inutiles aux autres ; elle nous procure la compagnie des gens de bien et beaucoup d’amis.” Le bon Eollin a écrit également ce qui suit à ce sujet : “ Un des grands avantages de l’étude est de suppléer à la stérilité de l’esprit qui se rencontre en bieu des hommes.Elle lui fait tirer d’ailleurs ce qui lui manque : elle étend ses connaisances et ses lumières par des secours étrangers, porte plus loin ses vues, multiplie ses idées, les rend plus variées, plus distinctes, plus vives.Elle lui apprend à envisager les vérités par plusieurs faces; lui découvre la fécondité des principes et l’aide à en tirer les conséquences les plus éloignées : car, efin, nous naissons dans les ténèbres de l’ignorance et la mauvaise éducation y ajoute beaucoup de faux préjugés.L’étude dissipe les premières et corrige les autres : elle donne à nos pensées et à nos raisonnements de la justesse et de l’exactitude ; elle nous accoutume à mettre de l’ordre et de l’arrangement .dans toutes les matières dont nous avons à parler ou à écrire : l’étude nous présente pour guides et pour modèles les hommes les plus sages et les plus éclairés de l’antiquité qu’on peut appeler en ce sens avec Sénèque les maîtres et les précepteurs du genre humain.” Avec Sénèque et Rolliu nous répétons : sans études sérieuses, il est impossible d’atteindre un développement intellectuel suffisant aux besoins de son état.Or la profession 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAI RE d’instituteur et celle d’institutrice exiue des O connaissances variées et une formation professionnelle qu’aucune autre qualité ne saurait remplacer.Les anciens élèves des écoles normales mêmes ne pourraient abandonner l’étude, une fois leur cours fini, sans s’exposer à redevenir ignorant des notions pédagogiques les plus élémentaires.A plus forte raison, combien Les titulaires des écoles qui se sont préparés en partie eux- mêmes à l’épreuve du brevet de capacité n’ont-ils pas besoin d’un travail persévérant, d’efforts personnels considérables afin de suivre le mouvement, d’abandonner le sentier de La routine ou prendre les moyens de ne pas y retourner.S’il était donné à ceux qui ont mission d’encourager l’instruction primaire en notre province de constater combien le nombre des instituteurs et des institutrices qui reçoivent une revue pédagogique est restreint, ils en seraient tout simplement découragés.Raisonnablement, peut - on adresser le moindre reproche, à cet égard, aux pauvres maîtres et maîtresses qui reçoivent à peine des municipalités scolaires le 'pain de chaque-jour ?—Non! à Dieu ne plaise que nous voulions taxer ici d’indifférence nos confrères des écoles communes ! Nous comprenons leur situation et tout ce qu’ils ont à souffrir.Une institutrice qui reçoit de $80 à SIOU par année, et un instituteur de $200 à $250 n’a aucune largesse à faire.Mais, faut-il donc abandonner le corps enseignant au grand danger de l’inaction intellectuelle ?Si nous ne donnons pas à ceux qui ont mission d’instruire la jeunesse les moyens de s’instruire eux-mêmes et de perfectionner leur état, où irons-nous ?Le temps est-il bien choisi pour les Canadiens-français cVoublier, de méconnaître leurs plus fidèles serviteurs : les instituteurs et les institutrices ?Il nous semble que plus ! que jamais la province de Québec a besoin de citoyens énergiques et instruits.Mais la formation d’un peuple énergique et instruit réclame le concours d’un personnel enseignant à la hauteur de sa mission.Le mal est-il sans remède ?Loin de là.Pourquoi les municipalités scolaires ou le gouvernement n’abonneraient-ils pas tous les instituteurs et les institutrices des écoles primaires, au moins à une revue pédagogique canadienne ?Ça ne coûterait pas énormément cher.Ainsi, une municipalité qui paierait l’abonnement de ses six, huit ou dix titulaires d’écoles n’auraient à débourser chaque année que $6, $8 ou $10.Et le gouvernement, abonnant en bloc tout le personnel enseignant, n’aurait à débourser qu’un millier de piastres, tout au plus.Ce surplus de recettes permettrait aux revues pédagogiques de doubler leur format, d’illustrer les textes et de s’assurer la collaboration de maîtres aussi érudits qu’experts.Nous faisons cette suggestion avec la plus grande franchise possible.En tiendra-t-on compte ?C.-J.Magnan.La discipline a.Fécole Conférence à VEcole Normale de Québec, 30 septembre 1893 Par M.l’abbé Ed.Lasfargues, supérieur du Patronage St.Vincent de Paul.Monsieur le Président, Messieurs.Le sujet que j’ai accepté de traiter devant vous aujourd’hui est d’une étendue considérable, une foule de questions s’y rattachent, i aussi, n’ai-je pas la prétention d’épuiser la ! matière.Mon humble travail se réduira 1 presque à une simple nomenclature dont les détails pourront tenter l’érudition d’un grand L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 nombre de conférenciers.Pour plus de clarté, je diviserai ces quelques observations en trois parties : 1° Nature de la discipline ; 2U Importance de la discipline ; 3° Moyens d’obtenir la discipline à l’école.I Qu’est-ce que la discipline ?Monseigneur Langevin dans son traité de pédagogie définit très justement la discipline à l’école : Le maintien du bon ordre.Mais l’ordre ou mieux le bon ordre, peut se présenter sous deux aspects différents : sous l’aspect matériel et sous l’aspect moral ; d’où nous avons à étudier la discipline à l’école à un double point de vue ; au point • de vue matériel et au point de vue moral.Ces deux ordres d’idées sont essentiellement constitutifs de la discipline.Le bon ordre matériel seul n’est pas dans une école toute la discipline, il est absolument nécessaire d’y joindre le bon ordre moral.Ce bon ordre moral est même la partie la plus importante de la vraie discipline, car c’est celle dont l’action est la plus précieuse pour la formation de l’intelligence et surtout du cœur de l’enfant.La discipline matérielle toute seule n’est qu’un trompe-l’œil qui peut cacher bien des misères : jamais l’instituteur comprenant bien son rôle ne s’en contentera, il fera, au contraire, porter tous ses efforts sur la discipline morale.C’est cette application, ce but à atteindre qui fait vraiment la noblesse de sa tâche, et élève ses fonctions à la dignité d’une sorte d’apostolat.Bien que ces deux disciplines ne doivent jamais être séparées dans la pratique, étudious-les séparément pour en mieux connaître la nature.La discipline matérielle est le maintien du bon ordre matériel dans la classe, elle comprend : 1" Le silence, 2° la bonne tenue, 3° la sou- mission, 4° l’observation des règlements en usage.1° Le silence.— Il est certainement dans l’ordre que les élèves d’une classe gardent le silence; non pas toutefois un silence d’une rigidité absolue, car l’enfant est absolument incapable de se renfermer longtemps dans un travail exclusivement de la pensée.Aussi?en recommandant aux instituteurs de faire observer le silence, tous les maîtres de pédagogie, primaire surtout, recommandent en même temps aux professeurs de faire parler leurs élèves.Le grand art, la vraie discipline sur ce point consistera donc pour l’instituteur à être maître de la langue de ses élèves, de sorte que sans effort apparent, il sache, à son gré, les faire parler et se taire, sans se laisser jamais déborder, toujours capable de les remettre en silence absolu quand ce silence sera nécessaire, et cela sans user de violence, sans être obligé de vaincre le bruit par le bruit, la loquacité des élèves par ses propres cris.Le professeur doit tenir, pour ainsi dire s ses élèves dans sa main, au point de les calmer, de les dominer d’un seul geste calme et discret, sans qu’ils puissent même soupçonner leur puissance.Quand le professeur n’a pas cette autorité, il y a désordre et par conséquent manque de discipline.2° La bonne tenue.— La discipline matérielle réclame encore la bonne tenue.Bonne tenue dans la position du corps, bonne tenue qui n’est pas plus l’immobilité absolue et guindée qu’un laisser-aller sans contrainte.Quand les élèves se couchent sur leurs pupitres, dans une posture nonchalante, quand ils se tiennent debout à leur fantaisie, quand ils sortent de leurs places hors de propos ou sans permission, il y a désordre dans la tenue et par conséquent encore manque de discipline.Il faut encore à la discipline avec l’ordre dans la posture du corps, l’ordre dans les objets matériels en usage dans la classe.Certaines classes présentent l’aspect encombré 68 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE d’un déballage général, d’un magasin en inventaire ou d’une maison en déménage-ment.Les élèves ont leurs pupitres chargés de livres et de cahiers étalés pêle-mêle, ils ont en mains des objets inutiles pour la leçon qui se donne : règles, couteaux, papier, etc., la classe ressemble à un atelier, c’est du désordre, c’est un manque de discipline.Après le départ des écoliers ce désordre persiste dans une classe indisciplinée, une foule de livres, de cahiers, d’ardoises gisent ca et là sur les tables, les armoires, les tablettes de châssis, à terre on aperçoit les choses les plus invraisemblables, il semble que la classe ait été mise au pillage.Un professeur de pédagogie insistant sur cette vérité que le plancher d’une classe donne assez exactement la note de la discipline obtenue par le professeur, avait eu l’idée de relever la liste des objets trouvés à terre après une heure et demie de leçons, dans une classe indisciplinée et il assurait y avoir rencontré des échantillons variés de 26 substances différentes.Voici cette nomenclature étrange : 1° papier et carton (en abondance) — 2° bois—3° fer—4° pierre—5° plâtre—6° pain —7° queues, noyaux et cœurs de fruits— 8IJ étoffes—9° ficelles —10° morceaux de vitres, miroirs, etc—llu cuir—12° cuivre—13° sucre —14° toile cirée—15° savon —16° corne (fragment de peigne)—17° ambre (bout de pipe) —18° couleurs en pain - 19° os—20° liège— 21u nacre (débris de bouton)—22° caoutchouc —23° osier—24° porcelaine—25° terre cuite (fragment de brique)—26° une queue de lapin.3U La soumission.—La discipline serait, certes, bien imparfaite si les élèves manquaient de soumission aux avertissements du professeur; mais il faut se faire une juste idée de ce que peut être cette soumission, car il serait injuste et dangereux de demander plus que les enfants ne peuvent donner.L’écolier, même le mieux disposé est léger, il oublie vite, aussi ce serait s’abuser étrange-ment que de s’attendre à voir toutes les paroles du maître, tous ses avis suivis sans retour.Nous savons tous qu’il faut répéter et répéter souvent ; mais si nous ne pouvons pas exiger que nos avis une fois donnés ne soient plus oubliés, nous pouvons, du moins, et nous devons exiger qu’ils soient bien reçus et mis en pratique au moment même où nous les donnons, acceptant volontiers de les renouveler aussi souvent que la faiblesse des enfants, sans mauvaise volonté de leur part, nous y obligera, c’est cette soumission à la parole du maître qui est dans l’ordre et qui, par conséquent fait partie de la discipline.4" X’observation des règlements.—Chaque professeur établit dans sa classe des règlements et des usages qui règlent une foule de détails, tels sont par exemple ; la manière déterminée de tenir les cahiers, de corriger les devoirs, de marquer les fautes, de ramasser les copies, de réciter les leçons, de demander ou de prendre la parole, de ranger les objets en usage, etc., etc.Il est évident que l’instituteur établit ces règles et ces usages pour qu’ils soient observés, s’il ne le sont pas il y a désordre, et c’est là encore une atteinte portée à la discipline, atteinte assez fréquente, car bon nombre de professeurs négligent souvent de tenir à ces prescriptions d’ordre qu’ils ont eux-mêmes imposées au début.Je ne parle pas de ceux qui auraient complètement négligé d’établir dans leurs classes des ordonnances de ce genre, il est certain qu’ils ne pourraient prétendre à la discipline la plus élémentaire, surtout si leurs élèves étaient tant soit peu nombreux.Discipline morale.—Il ne faut pas oublier que la discipline n’est pas un but à atteindre comme dernier résultat des efforts de maître, elle n’est qu’un moyen d’obtenir un bien incomparablement plus élevé qu’elle-même : la formation intellectuelle et surtout la formation morale de l’enfant, comme nous L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 l’avons dit, la discipline matérielle seule n’arriverait que très imparfaitement à ce résultat, toute son efficacité lui viendra du bon ordre moral gardé dans l’école ; cette discipline morale comprend comme éléments principaux : le respect, l’affection, et la confiance de l’élève à l’égard du maître.1° Le respect.—Il est évident que l’instituteur a droit au respect, non pas à un respect quelconque, mais dit, Monseigneur Dupanloup, à un respect profond, filial et religieux, parce que l’instituteur tient la place du père de famille, qui lui-même tient la place de Dieu, et que ce respect profond, filial et religieux et dû à l’autorité divine et conséquemment à l’autorité paternelle.Toutefois ce respect n’a rien de commun avec la crainte servile qui fait trembler l’enfant devant son maître, mais qui 11e l’empêche pas de tenir sur son compte les propos les plus désobligeants quand il n’est plus sous ses yeux.Il arrive, malheureusement assez souvent, que l’enfant ne trouve pas l’exemple de ce respect dans sa famille où le père et plus encore la mère ne se font aucun scrupule de critiquer l’instituteur et de désapprouver sa conduite en présence de l’écolier.Le maître 11e peut directement porter remède à ce mal, mais il ne saurait être trop attentif et trop prudent pour éviter le plus possible de prêter, dans ses actes et ses paroles, à la critique qu’on 11e lui ménagera pas, il peut en être certain.Que jamais, surtout, il ne tombe lui-même dans le même travers, en laissant déprécier en sa présence, par les parents ou les élèves, ses confrères dans l’enseignement, quels qu’ils soient.2° TJaffection.—L’instituteur ne doit pas seulement inspirer le respect, il doit aussi inspirer à ses élèves une affection vraie.Le maître vraiment digne de ce nom a droit à l’affection des écoliers, car il leur rend le plus éminent service en formant au prix de mille labeurs, que le salaire ne compensera jamais, leur intelligence et leur cœur qu’il conduit à Dieu.Trop d’instituteurs se consolent facilement de 11e pas jouir de l’affection générale de leurs élèves.Je dis, Messieurs, de l’affection générale, car il ne s’agit pas ici de rattachement particulier de quelques élèves favoris, plus choyés que les autres.Cette affection particulière serait un désordre pire que la haine et c’est elle qui souvent nuit le plus à cette partie de la discipline morale.Cette affection vraie, c’est peut-être ce qui manque le plus dans nos écoles.Lemaître, trop souvent se tient loin de ses élèves drapé dans une dignité exagérée que ne commande même pas le respect mais qui ferme le cœur de l’enfant et creuse un abîme entre lui et son maître chez lequel rien ne lui révèle un ami.Cette affection légitime ne nuit en rien au respect, je connais des écoles, où tous les matins, en arrivant, presque tous les élèves vont saluer les maîtres qu’ils rencontrent, leur donnent la main, leur racontent le lendemain d’un jour de congé ce qu’ils ont fait la veille, les entourent et causent volontiers avec eux quand ils se mêlent à leur jeux en récréation, et je puis vous assurer que ces maîtres n’ont jamais eu à se plaindre d’un manque de respect caractérisé de la part de leurs élèves.Cette affection qui décuple l’action morale de l’instituteur, et c’est là surtout ce que celui-ci doit ambitionner, produit d’elle-même le troisième élément de la discipline morale : 3° La confiance.—Cette confiance, n’est-elle pas dans l’ordre?Comment l’enfant peut-il n’avoir pas, d’instinct pour ainsi dire, cette confiance, quand il voit son père et sa mère la témoigner si largement à son maître en lui confiant ce qu’ils ont déplus cher au monde': leur propre enfant ; en lui confiant cet enfant chéri, pour cultiver ce qu’il y a de plus précieux, de plus aimable et de plus délicat en lui ; sou cœur et son esprit, son âme tout entière.Oui, sans doute, cette confiance est 70 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE dans l’ordre, elle s’impose et là où elle est absente, il y a perturbation grave, il y a indiscipline morale.Là, au contraire où ces trois éléments sont en honneur ; respect, affection, confiance, règne ce que l’on appelle le bon esprit, le maître exerce toute sa puissance, tout son ministère, tout son apostolat ¦ ses élèves sont heureux et il est heureux lui-même, parce qu’il a conscience de faire un bien réel.Telle est, Messieurs, la nature de la discipline, le sujet est vaste, comme vous voyez, et ceux qui se destinent à la carrière de l’enseignement ne sauraient trop l’approfondir, le méditer et s’en pénétrer jusqu’au fond de l’âme.(à suivre.) I^ecture A liante voix Comment il faut lire le “ Vase brisé” de Sully Prudhomme Un des plus grands avantages de la lecture à haute voix, est de nous fournir un excellent moyen de critique littéraire.Apprendre à lire un morceau, c’est apprendre à le juger.L’étude des intonations devient forcément l’étude des intentions.On ne peut arriver à bien exprimer la pensée d’un auteur, qu’en s’en pénétrant profondément, et l’on s’en pénètre d’autant plus, qu’on cherche à la bien exprimer.U y a des beautés cachées, qui ne se révèlent qu’à celui qui veut les traduire par les sons ; les sons donnent une vie nouvelle aux mots, et la voix les revêt comme d’une lumière qui les fait mieux voir.Souvent aussi, votre étude vous aide à découvrir des défauts inaperçus ; tel passage qui vous avait ébloui, vous apparaît déclamatoire ou faux à cette décisive épreuve.Un exemple vous montrera comment la lecture à haute voix nous initie à l’esprit, à la composition, à l’ordonance d’un morceau.Prenons une pièce de vers très célèbre d’un poète moderne, M.Sully Prudhomme.G’est le Vase brisé.Nous y trouverons,je crois, la matière d’une excellente leçon sur ce sujet.LE VASE BRISÉ Le vase où meurt cette verveine, D’un coup d’éventail fut fêlée ; Le coup dut l’effleurer à peine, Aucun bruit ne l’a révélé.Mais la légère meurtrissure, Mordant le cristal chaque jour, D’une marche invisible et sûre En a fait lentement le tour.Son eau pure a fui goutte à goutte, Le suc des fleurs s’est épuisé ; Personne encore ne s’en doute, N’y touchez pas, il est brisé ! ! Ainsi parfois la main qu’on aime, Effleurant le cœur, le meurtrit ! Puis le cœur se fend de lui-même, La fleur de notre amour périt ! Encore intact aux yeux du monde, Il sent croître et pleurer tout bas La blessure fine et profonde.Il est bri^é.n’y touchez pas !.Ce charmant morceau se récite partout.Je l’ai entendu dire eu public par des lecteurs habiles ; hé bien ! faut-il l’avouer, aucun d’eux ne m’a satisfait complètement.Il m’a semblé que, faute d’avoir recherché l’ordonnance générale du morceau, ils tombaient tous dans la même erreur.Entraînés par le charme poétique répandu sur toute la pièce, ils enveloppent ces cinq strophes dans la même harmonie mélancolique ; or c’est enlever à ce morceau son principal caractère, le contraste.Rien n’est plus différent que la première partie et la seconde, que les trois premières strophes et les deux dernières, et l’effet est. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71 précisément dans l’imprévu de la comparaison.Le quoi s’agit-il, en effet, dans les premières strophes ?D’un vase fêlé.Il n’y a pas là de quoi s’attendrir.Ce qui convient dans les quatres premiers vers, c’est donc le ton simple du récit.La seconde strophe est une description, une description pleine de pittoresque et de relief.Peignez avec la voix, ne craignez pas dans ses deux vers : Mais la légère meurtrissure, Mordant le cristal chaque jour, ) ne craignez pas, dis-je, de faire sentir discrètement l’harmonie quelque peu stridente de cette accumulation d’r, meurtrissure, mordant, cristal.Il y a, là-dessous, je ne sais quel petit grincement de scie qu’il faut laisser deviner.Au contraire, dans les deux suivants : D’une marche invisible et sûre En a fait lentement le tour.ayez bien soin d’exprimer, par la souplesse de la voix, par le déroulement sinueux de la phrase, la marche de la fêlure ; ne vous arrêtez pas après sûre, ne faites qu’un vers de ces deux vers, c’est un enlacement.Quant à la troisième strophe, nous rentrons dans le ton du récit, relevé par une petite pointe de poésie, et terminé par la crainte de briser un joli petit meuble.Arrive la quatrième strophe.Changement complet ! Nous entrons dans le domaine du sentiment et de l’émotion.La voix, l’accent, tout se transforme.Plus de ces notes brillantes et claires, propres au pittoresque.C’est au médium qu’il faut avoir recours.C’est le médium, avec ses timbres profonds et un peu voilés, qui seul peut exprimer ces vers si émus ; Ainsi parfois la main qu’on aime, Effleurant le cœur, le meurtrit ! Puis le cœur se fend do lui-même, La fleur de notre amour périt ! Chacun de ces mots doit être senti, touchant ; chacune de ces syllabes doit pleurer.Mais ce sont les trois derniers vers qui demandent toute votre intensité d’expression ! Il sent croître et pleurer tout bas Sa blessure fine et profonde.Il est brisé.n’y touchez pas !.Remarquez-vous cette différence entre le dernier hémistiche de la troisième strophe et celui de la cinquième.Dans le troisième, il finit par il est brisé ! Dans la cinquième, par n’y touchez pas ! C’est une leçon de lecture, que ce changement.Liez donc ensemble la fin de l’avant-dernier vers et le commencement du dernier.Dites : il est brisé ! avec véritable accent de douleur ; puis vous arrêtant tout à coup, changez de ton et prenez la voix de la prière pour : n’y touchez pas ! Ernest Legouvé.P A RTIE P II A l'KHE Langue Fnineaise •> I COURS PRÉPARATOIRE Lorsque les enfants sont fixés sur le sens des mots lettre, syllabe, mot et phrase on leur fait constater la différence qui existe entre le mot et la chose signifiée.Exemples: (1) Mots Choses signifiées Table.Tableau.Rat.Plume.Planche posée sur quatre pieds.Grande planche noire.Petit quadrupède rongeur.Petit objet qui sert à écrire.(1) Autant que possible désigner les objets dont i les noms sont écrits au tableau. 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE II COURS ÉLÉMENTAIRE DICTÉE Saint Nicaize Ecoute un beau miracle que je viens de lire.C’est de saint Nicaize qui, évangélisant dans les Gaules, se trouva dans une contrée ravagée par un énorme dragon.Le saint voulut profiter de cet événement pour faire connaître, à ce peuple, la puissance du Dieu qu’il annonçait.Il donna donc son étole à un de ses disciples et l’envoya vers le monstre, que celui-ci lia de cette étole et amena, devant tout le peuple, aux yeux duquel il creva.J’admire la naïveté du récit et le beau prodige auquel je crois, parce que je crois à la toute-puissance de Dieu, au nom de qui les saints opèrent des prodi ges.Questions grammaticales et étymologiques.—Qu'était saint Nicaize ?Le premier archevêque de Rouen, l’apôtre du Y exin, un contemporain de saint Denis, un martyr qui mourut sur les bords de l’Epte, vers le IVe siècle.— Faites connaître la fonction du mot miracle.C’est le complément direct de écoute.—Donnez la signification du mot miracle.Ce mot désigne un acte de la puissance divine, contraire aux lois de la nature.—Miracle et près idigitation sont-ils synonymes f Non, la prestidigitation n’étant que l’art d’escamoter, de faire rapidement des tours subtils avec les doigts.— Indiquez les dérivés de miracle.Miraculeux : qui tient du miracle ; miraculeusement : d’une façon miraculeuse ; miraculé: qui a été l’objet, d’un miracle.—Quelle est l'étymologie du mot miracle f Ce mot vient du latin mirari, qui signifie admirer.—Qu'est-ce qu'un saint f Celui dont la vie, pure et parfaite, est proposée par l’Eglise à notre imitation.—Où résident les s tints ?En paradis, oii nous devons les rejoindre si nous nous efforçons d’imiter , leurs vertus.III COURS MODÈLE DICTÉE — Le défricheur En face de l’espace et dans la plénitude de sa I liberté, l’homme sent décupler son énergie, son I audace, ses moyens d’action et les ressources I infinies de son esprit inventif.C’est là qu’il se sent bien le roi et le maître de la terre ; là I tout est à lui.et l’empire qu’il a sur les choses, I il l’exerce au gré d’une volonté sans entraves• i Affranchi des servitudes sociales, n’ayant à I combattre que des difficultés et des obstacles I naturels, il déploie hardiment toutes ses forces, sans avoir à redouter de périls cachés, ni d’embûches, ni de machinations hostiles.Il va I droit devant lui, maître du lieu et de l’heure I où il devra entrer en lutte avec la nature ' insoumise, mais bientôt rendue docile et com- I plaisante à tous ses desseins; il n’a aucun secours à attendre, il faut qu’il puise tout en j lui-même; aussi il se sent grandi et fortifié après chaque obstacle vaincu, après chaque effort nouveau dont il reçoit immédiatement la récompense.(Arthur Buies.L’Outaouais supérieur.) Explications de mots.—Décupler : rendre dix fois plus grand.(On dit doubler, tripler, quadrupler, quintupler, sextupler, septupler, octupler, nonupler ; les derniers sont peu usités.—Ressource : tout ce qui peut aider à se ; tirer d’affaire.—Entraves.Instrument de supplice, qui tient les jambes liées et empêche de : marcher; au figuré, comme il est employé ici, ce mot signifie obstacle, embarras, gène.— Affranchi : délivré, rendu libre ; ce mot vient du nom des Francs qui signifie hommes libres.—Machinations: Intrigues, menées secrètes, I pour faire réussir un complot, un mauvais dessein —Hostiles : ennemies.Machinations hostiles.Tout ce qu’un ennemi peut faire secrètement pour nous empêcher de réussir. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 Exercices.—Rétablir l’ordre logique de la première phrase : L'homme sujet; sent verbe; décupler complément dir.de sent; énergie, audace, moyens, ressources compl.dir.de décupler; en face de loc.prépos.fait rapporter espace à sent ; l’homme sent où?en face de l’espace etc.Plénitude : quel est l’adjectif ?plein, pleine, plénier, plénière.Quel est le verbe?emplir.—Déploie : remarque sur le changement de Yy en i dans les verbes en oyer et en ayer.—Il va droit devant lui : tournez au féminin.Elle va droit devant elle.Droit est adverbe et signitie directement.Votre sœur marche droit, sans faire de détours; votre sœur marche droite, sans se courber.—-Dessein, intention ; dessin, image tracée d’un objet.—Puis1', verbe puiser.Faire dire les mots principaux venant de puits : puiser, épuisement,inépuisable,donner la signification de chacun de ces mots.— Vaincu.Faire conjuger ce verbe : Je vaincs.: il vainc.nous vainquons.Je vainquais., nous vainquions.Je vanquis.Je vaincrai.Je vaincrais.nous vaincrions.vaincs.vainquons.que je vainque.que nous vainquions.que je vainquisse.que nous vainquissions.vainquant, vaincu, vaincue.REDACTION I Faire entrer le mot cerise dans cinq petites phrases très simples.Ex.: Notre cerisier a beaucoup de cerises.¦ L’élève répondra par petites phrases aux questions suivantes : Que fait-on avec le cuir ?—R.Avec le cuir, on fait des chaussures, des harnais, des visières de casquette, des ceintures.—Que fait-on avec la cire ?—R.Avec la cire, on cire les parquets, on fait des bougies, des cierges, des statues.— Que fait-on avec le verre ?avec l’ivoire ?avec le marbr„ ?avec te cuivre ?avec le crin ?etc.II SYNONYMES Dans les phrases suivantes, l’élève remplace les mots en italique par leurs synonymes.V otre patron (maître) a pris là un ouvrier très habile (adroit)—Il y avait une grande multitude (foule).—Plusieurs militaires (soldats) se sont arrêtés à l’entrée dn bourg (village).— Quelle heure vient de sonner à l’horloge ?(la pendule).—L’imprudent criait : au secours ! (à l’aide).—Louis est très poltron (peureux)- III UNE MAUVAISE HABITUDE Canevas.—Montrez, par une histoire que vous inventerez, qu’une mauvaise habitude peut souvent dégénérer en vice et conduire un homme à sa perte.DÉVELOPPEMENT “ Détie-toi de cette mauvaise habitude”, me dit parfois grand-père lorsqu’il me voit commettre une de ces petites fautes que les enfants considèrent à tort comme insignifiantes.Et l’autre jour, à la suite d’une observation de cette nature, il ajouta : “ Veux-tu que je te ra conte une histoire à ce sujet ?Tu connais Germain Blochet, celui que les garnements poursuivent parfois à coup.de pierres lorsqu’il est ivre, celui dont on a vendu les meubles et la maison le mois dernier.Eh bien ! Germain était, à l’âge de huit ou dix ans, l’enfant le plus charmant, l’écolier le plus studieux.Malheureusement, il avait une mère très faible et un père plus faible encore, qui ne savaient rien lui refuser,pas même de l’argent, dont il n’avait que faire cependant.“ Or, sais-tu l’usage que Germam faisait de cet argent l’orsqu’il avait onze ou douze ans ?Il allait acheter du tabac et de l’eau-de-vie, qu’il consommait avec deux ou trois drôles plus âgés que lui.Ses parents rirent de ses fredaines, et Clermain s’habitua ainsi à boire de l’alcool et des liqueurs fortes.A seize ans, il lui fallait chaque jour, avant chaque repas, une ou deux absinthes et,pour digérer,disait-il, un demi-setier de cognac.En vain sa famille, revenue enfin de son erreur, ses amis, s’efforcèrent-ils de lui faire perdre cette mauvaise habitude; le malheureux promettait, jurait de se corriger ; puis, le lendemain, retournait au cabaret. 74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “ Tu vois, aujourd’hui, à quel degré d’avilissement il est tombé.La mauvaise habitude contractée dans sa jeunesse est devenue un vice honteux et dégradant.“ Mon enfant, défie-toi des mauvaises habitudes.” Pierre-Paul.Exercices tic mémoire I LA PETITE SOURIS Près d’un chat folâtrait une jeune souris.Sa mère, la voyant, lui dit : “ Chère petite, Tu cours un grand danger ! viens ici, viens donc [vite ! ” Malgré sa mère et ses sages avis, La souris en fit à sa tête.Hap ! “ dit le chat, Miaou et l’imprudente [bête Fut avalé en peu d’instants.X.II LA VERTU Remplir tous ses devoirs, craindre, fuir tous les [vices, X’est point encore assez pour le bon citoyen ; En faisant ce qu’on doit, on est homme de bien ; Mais on n’est vertueux que par des sacrifices.Ne fais à nul mortel ce que tu crains pour toi ; Religieusement garde toujours ta foi ; Sois bienfaisant par goût, sans vouloir le paraître ; Ne crois point aux ingrats, et garde-toi de l’être.__——Bag- vx» Analyse I Analyse grammaticale.— On distingue trois sortes d\ngrais.On : pron.indéfini, 3e pers.du maso, sing., sujet de distingue; distingue: verbe actif, Ire conjug., mode indicatif, au présent et a la 3e pers.du sing.; trois: adj.numéral cardinal fém.plur., détermine sortes ; sortes : nom coin, fém.plur., complément direct de distingue ; d’: pour de, préposition, qui fait rapporter engrais à sortes; engrais: nom com.masc.plur., complément indirect et déterminatif de sortes.II Analyse logique.—Cette obscure clarté gui tombe des étoiles, enfin avec le flux nous fait voir trente voiles.Cette phrase renferme deux propositions, dont une principale et une incidente déterminative.La principale est : Cette obscure clarté, enfin avec le flux nous fait voir trente voiles.En réalité elle comprend toute la phrase, puisque la proposition incidente qui s’y rattache n'en peut être séparée sans nuire au sens de cette principale.Le sujet est : Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ; il est simple parce qu’il n’exprime qu’une idée, complexe, parce qu’il renferme un mot principal, clarté, avec trois compléments de ce mot, qui sont ; cette, obscure, qui tombe des étoiles.—-L’attribut est : enfin avec le flux nous fait voir trente voiles.Il est simple, parce qu’il n’exprime qu’une manière d’être ; complexe, parce qu’il renferme un mot principal, faisant, avec deux compléments qui sont nous et voir enfin trente voiles avec le flux.(C’est comme s’il y avait : faisant à nous voir enfin trente voiles avec le flux.) Le verbe est est.La proposition incidente est: qui tombe des étoiles.—Elle est incidente, parce qu’elle est ajoutée comme complément au mot clarté de la principale déterminative, parce qu’elle détermine le sens de ce mot, et qu’on ne peut la retrancher de la principale sans nuire au sens de cette proposition.—Le sujet est qui ; simple et incomplexe—L’attribut est: tombant des étoiles ; simple, parce qu’il n’exprime qu’une manière d’être; complexe, parce qu’il renferme un mot principal, tombant avec un complément de ce mot, qui est : des étoiles.— Le verbe est est. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 75 Huai ;iie; liter last, if de arte, ailes, rase, sens larce tarce m jette, ribut iiplé-'oiles ntà .) Le jedes ,e est té de léter-it la isens imp's ties fl'oB® retie et Jes," Instruction religieuse PREUVES DE LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST (Suite) I 11.Et les dénions ont-ils, eux aussi, proclamé la divinité de Jésus-Christ ?Oui, par ordre de Dieu, les démons ont proclamé, eux aussi, la divinité de J.-C.par leurs I actes et par leurs paroles, soit pendant qu’il I était sur la terre, soit depuis son Ascension.12.Comment ont-ils proclamé la divinité de E J.-C.pendant qu'il était sur la terre ?Les démons ont proclamé la divinité de .J.-C.pendant qu’il était sur la terre : 1.en lui obéissant comme à leur Maître, lorsqu’il leur I commandait de sortir des possédés; et 2 en I publiant tout haut devant les multitudes qu'il I était le Fils de Fieu, comme on le voit par le I fait rapporté au chapitre iv, Y.41 de l’Evan-! gile de S.Luc, où il est dit que : “ les démons I sortaient de beaucoup de possédés en criant et I en disant à J.-C.: “ Vous êtes le Fils de Dieu." 13.Comment ont-ils proclamé sa divinité de-| puis son Ascension ?Les démons ont proclamé la divinité de I J.-C.depuis son Ascension: 1.en obéissant H aux envoyés de J.-C., qui leur commandaient I en son nom, comme à lui-même, et 2 en pu-| bliant sa divinité, comme on le voit, entre E autres, par le fait raconté au chapitre xvi, I Y.16-18 des Actes des Apôtres.14.Quel est ce fait ?Le voici : l’apôtre saint Paul prêchait Jésus-I Christ, aux habitants de Philippe, ville de E Macédoine, lorsqu’un jour, en se rendant au I lieu de la prière avec Silas, son compagnon, il I rencontra une jeune servante, possédée du I démon, qui se mit à les suivre en criant: Ces 8 hommes sont des serviteurs du Dieu Très-I Haut, et ils vous annoncent le chemin du salut.I Elle fit ainsi pendant plusieurs jours.Saint I Paul, affl igé, se tourna enfin vers cette mal-B heureuse et dit au démon : “ Je t’ordonne, au [| nom de Jésus-Christ, de sortir de cette femme.” E Et le démon sortit à l’instant même.Or saint Paul était, comme il le déclare en cent endroits de ses épîtres, le serviteur de Jésus-Christ, que le démon appelle par conséquent : “ Le Dieu Très-Haut.” On ne saurait rendre un témoignage plus éclatant à sa divinité.(à suivre.) liangue Anglaise LEÇONS D’ANGLAIS D’APRÈS LA MÉTHODE NATURELLE PAR J.AHERN (Tous droits réservés.) SEVENTH LESSON 1.Placez-vous de manière à être vu de la classe et nommez et indiquez trois ou quatre fois: right shoulder fl), left shoulder, chest, back, waist, right arm, right elbow, right wrist, right hand, right thumb, right little finger, left arm, left elbow, left, wrist, left hand, left thumb, left little finger.2.Dites : Show me your right shoulder.— Si les élèves ne comprennent pas, ne leur donnez pas le mot français, mais indiquez de la main ce qui est désigné par, right shoulder, left shoulder, chest, etc.Show me your right shoulder.Show me your left shoulder.Show me your chest.Show me your waist.Show me your back.Show me your right arm.Show me your left elbow.Show me your right wrist.Show me your right hand.Show me your right thumb.Show me your right little finger.Show me your left arm.Show me your left elbow.Show me your left wrist.Show me your left hand.Show me your left thumb.Show me your left little finger.Variez les exercices jusqu'à ce que le mot anglais réveille directement Vidée de la chose : Eighth Lesson Indiquez sur chaque élève à tour de rôle ce i I - ! (1) Les lettres dc.r dans le mot shoulder représen- I tent un son dental en anglais.Ne prononcez donc I pas ce mot comme s’il était épelé shouldeur. 76 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE qui est désigné par le mot hemd et dites au voisin : TVTiat is this?Faites répondre le voisin : It is his head, etc.PROBLÈMES Louis a 3 pommes, et sa mère lui en donne 17.Combien en aura-t-il % Indiquant sur chaque élève à tour de rôle ce qui est désigné par les mots : — OOM'JCaO'iM.cbo £ 5= § O èi § 5 S f/Q ¦ "S p i— ® O A 11 ?—-* 1—' “S i-kGQ *—^CTQ (Th ! — — CD AT* O - >—bGQ >~i ZF >3- o O CD ^ ^ O ^ CD CD ÎT* p CD CD Q 7?2.* /I ' ÊT4 CD ’ P Solution : 17 + 3 = 20.—Rép.M.—Comment se fait-il que vous avez trouvé 2 dizaines ?E.—D’abord il en a une dizaine, puis 7 + 3 font encore une autre dizaine.COURS ÉLÉMENTAIRE Co Co CC CO CO te LO LO LO ! O LO LO LO tO tO ^ ‘ 4- CO LO —1 O O X ^1 CD Oi 4- OJ LC — O O 00 CD CD >-K H-K et- c+- tr1 r_t~ *-'• T1 El £ ® 3 a ' hJ GQ CD ctT* cd" cd^ 2.2.2.2» 2* 4.^ '-b '-b ?—b TO GQ GQ GQ GC Gs eP ' - p" tr p" ti- ^ ^ '-*• et- et- e-t- ct- u et ç+ c-t-‘ ^ CD p 2.~ 3 79 3 r 3 • “ ^ ^ c+
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.