Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1898-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
L'Enseignement Primaire Revue illustrée de l’Ecole et de la Famille O.-U.MAGNAN Rédacteur - en - chef e veuve - ¦ ¦ Wmm ®iS WmÊ : ¦£' i| Wy%M * 'WÊmmk ¦U.# ' ty".''' /&' wm ' TOal-.au t|PH arn;_ mlm -mm v >JS ' [ 5jg ¦ ; - ¦ 3§gg»v3 ¦ wip H $WÊm0 i: ' |V «s|S£ .W?~: Honorable GEDEON OUIMET ,iW 1# de Sai’n?-Hyacinth ° elfau^oltè Je°de’ Mon freef LAa7al.> le 3 &in 1823- H fit ses études au séminaire ïhi 57 à 18,61’ et de Heux-Monte-aes^lfifi?A a-rre^u e.n 1844 î député de Beauharnois rable sous l’Union.Il devint dins llfcnu-i8 d 1876- — 0mmet a joue un rôle politique considé-tion publique, secrétaire et réedstraire dn 07 f™ie?m11Piftre de sa Province, ministre de l’Instruc-?®t n°mmé Surintendant de lTustrueHnnevrier 18J3 au 22 septembre 1874.En février 1876 il S Ouimet est aujourd’hui mernbie^j f cYmsèd'X^l’Tn V 0C(;l-pa av£?.dignité jusqu’en avril 5"* Hvit heureux au milieu de ses enfwi 1 deJ Instruction publique et conseiller lée-is-de Rouville.eu ae ses eufants> dans sa charmante retraite de Saint-Hilaire, comté 298 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PÉDAGOGIE PREMIER ET DERNIER AVIS Nous ne sommes pas en mesure (l’adresser gratuitement notre revue aux instituteurs et aux institutrices.Prière aux amis de Y Enseignement primaire de propager cette publication dans toute la mesure de leurs forces, afin que nous puissions la maintenir dans la voie de progrès où elle est entrée depuis le mois de décembre dernier.Le fardeau est lourd et nous sommes seuls à le supporter.Avis à qui de droit.LE DESSIN Notre distingué collaborateur, M.C.-A.Lefèvre, professeur à l’Ecole normale Laval, a terminé dans la dernière livraison de Y Enseignement primaire, une étude très soignée sur le dessin à Vécole primaire.La haute valeur pédagogique de ce travail a été justement appréciée par les connaisseurs, et les écrits de M.Lefèvre ont fixé les esprits sérieux sur la nature de l’enseignement du dessin à l’école de tous.Notre ami a indiqué les causes de l’insuccès de cet enseignement, chez nous, et les moyens propres à faire disparaître ces causes.Ces causes, les voici : 1° Absence d’orientation officielle; 2° Insuffisance de préparation du personnel ; 3U Inefficacité de sanction.Comment les faire disparaître?1° Par un programme et des commentaires officiels ; 2“ Par une meilleure préparation du personnel ; 3° Par des moyens sérieux d’encouragement et de sanction.Chacun de ces points a été développé de main de maître par notre collaborateur.Et il reste établi, définitivement établi, que sans un Programme clair, complet et détaillé, l’enseignement sérieux du dessin est absolument impossible ; que de toute nécessité, il faut songer à la préparation du personnel ordinaire de nos écoles en vue de cet enseignement ; que sans moyens de surveillance et de sanction, l’enseignement du dessin sera toujours défectueux.Les instituteurs comprennent tellement l’importance d’une telle réforme, qu’à la dernière conférence pédagogique de Québec, ils ont adopté la résolution suivante à l’unanimité : “ Proposé par Chs-A.Lefèvre, secondé par C.-J.Magnan et J.Ahern : “ Que les membres de l’Association des instituteurs catholiques de Québec ont lu avec un vif plaisir les suggestions suivantes du dernier rapport de Monsieur le Surintendant de l’Instruction publique : “ Si l’on veut faire sérieusement enseigner le dessin dans nos écoles élémentaires, il importe que des programmes soient rédigés par des hommes L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2991 i m [ que .épais à à ée par sur la compétents, afin de donner à cet enseignement une orientation bien définie.On ne saurait donc adopter trop tôt les mesures propres à atteindre le but désiré.“ Mais pour atteindre l’élève et lui apprendre à dessiner, il faudra procéder d’abord à la préparation du personnel enseignant et le mettre au fait des méthodes les plus perfectionnées, celles qui ont cours maintenant en Belgique,, en France et ailleurs “ Et cette Association forme des vœux ardents pour que les autorités donnent suite, sans plus de retard, à ces suggestions.“ Adopté unanimement”.Tout récemment, le Monde Canadien, un des journaux les mieux écrits du Canada, a publié un article signé Pédagogue qui corrobore en tout point les vues de Y Enseignement 'primaire sur le dessin.Nous espérons qu’un programme du dessin sera préparé, sans retard, par une personne compétente, et que ce programme sera accompagné d’un commentaire pratique.En cette matière, nous devrions suivre l’exemple de la Belgique qui, en 1890, a réorganisé l’enseignement du dessin en moins d’une année, en confiant cette tâche importante à un spécialiste, M.Germain, devenu plus tard Directeur général de l’Instruction publique.A tout événement, les déclarations de l’honorable Surintendant de l’Instruction publique nous laissent espérer beaucoup, et nous faisons des vœux pour que la campagne que Y Enseignement primaire poursuit en faveur du dessin porte des fruits immédiatement.Les autorités doivent cette amélioration à l’enfance, aux instituteurs, à la province entière.C -J.Magnan.LA CORRECTION DES DÉFAUTS l1#’ i poi# I ! iforttd 1#;, le»! Le sujet est facile, et je suppose que plus d’un jeune professeur se contentera du titre pour passer à l’article suivant.Corriger les défauts!.tout le monde est de cet avis, excepté peut-être l’enfi ; ; mais il n’est pas appelé à délibérer.La façon d’appliquer ce remède est connue de tous ; élèves et professeurs sont suffisamment renseignés à ce sujet.Je m’en vais donc dépenser de l’encre en pure perte?Telle n’est pourtant pas mon intention.Que faut-il à l’éducateur pour s’acquitter de ce devoir ?Qu’il se fasse' craindre, me répondra certain autoritaire.Vous le verrez, l’insigne du pouvoir à la main, se promener avec la dignité d’un prêteur tenant lui-même, pour s’en servir à point, le faisceau du licteur : sa figure prend une expression maussade, ses yeux cherchent un coupable, son front se ride à ce travail : tel un.dompteur au milieu de ses fauves.La crainte, vous dira-t-il, n’est-elle pas le commencement de la sagesse ?Oui, mais ce n’est que le commencement, ne 300 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE î oubliez pas.—La crainte révérencielle est nécessaire ; n’allez pas y substituer celle de l’esclave.Corrigez, ne vous vengez pas.C’est-à-dire, n’agissez jamais sous le coup de l’indignation, du dégoût.L’élève est plus clairvoyant que vous ne pensez : meme s’il est coupable, il saura bien discerner le motif qui vous guide, et si quelque motif personnel vous a fait agir, vous serez à ses yeux un fort qui le punit ou l’opprime, vous ne serez jamais un père qui reprend, un médecin qui soigne.N’allez pas supposer que l’enfant ira vous remercier immédiatement de la correction reçue à propos et selon toutes les règles de l’équité, mais cependant soyez assuré qu’il gardera longtemps le souvenir de vos réprimandes coléreuses, même lorsqu’elles seront légitimes.Travaillez à vous posséder avant de vous rendre maître de vos élèves ; après ce travail préliminaire, vous n’arriverez pas toujours à convaincre ces derniers que vous cherchez leur seul intérêt, mais, ce qui est de toute nécessité, ils ne supposeront pas que vous agissez par caprice, rancune ou mauvaise humeur.Vous vous préparez à communiquer la science, vous apprenez les méthodes les plus expéditives, les mieux appropriées à l’intelligence de vos élèves, pourquoi négligeriez-vous l’étude non moins importante de ces jeunes cœurs et des défauts dont ils sont affligés ?Le médecin qui met en pratique sa science, s’est préparé par de longues études ; il a consulté, interrogé et ce n’est qu’avec hésitation qu’il donne ses soins au patient qui a recours à son savoir.—Dans un ordre plus élevé, le prêtre se prépare durant de laborieuses années à la direction des âmes : pour lui aussi l’émotion est grande, lorsqu’il traite avec les cœurs et qu’il devient le confident de souffrances intimes.L’éducateur peut-il, à moins d’être parfaitement ignorant de sa responsabilité, aborder avec tranquillité et sans appréhension la mission à laquelle il se destine?Je n’hésite pas à le dire, son premier devoir est d’étudier les divers tempéraments, les maladies qui les affectent, la façon de les traiter.Ces connaissances pédagogiques sont malheureusement abandonnées à des spécialistes : pour le commun des professeurs un peu de tact, de savoir faire doit suffire.—Je concède aisément que le côté scientifique de la pédagogie n’est pas également nécessaire pour tous ; mais ce que je ne saurais admettre, c’est qu’un instituteur entre en fonction avec cette idée : la règle étant la même pour tous, l’application de cette règle doit être uniforme, les répressions identiques quant au mode et au temps.Ces paroles du prophète me paraissent pleines d’à-propos: “ Vous n’avez point travaillé à fortifier les brebis qui étaient faibles, ni à guérir celles qui étaient malades ; vous n’avez point bandé les plaies de celles qui étaient blessées ; vous n’avez point relevé celles qui étaient tombées, et vous n’avez point cherché celles qui s’étaient perdues : mais vous vous contentiez de les «dominer avec une rigueur sévère et pleine d’empire ”.(Ezéchiel, 34). L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 301 Qu’est-ce que Dieu reproche aux pasteurs d’Israël, si non cette sévérité uniforme ?Ne leur donne-t-il pas le conseil de varier les soins suivant les maladies ?Comme conclusion, il nous faut admettre pour tout éducateur, l’obligation d’étudier par avance les différents terrains sur lesquels son activité devra se dépenser.Il connaîtra la nature de ce terrain, les soins qu’il réclame ; et lorsqu’il recevra ses élèves il pourra ainsi prévoir le fort et le faible, les qualités et les défauts.Il évitera le découragement naïf de ces professeurs qui sont surpris de découvrir un vilain côté dans le travail de l’éducation : il aura aussi le grand avantage de savoir appliquer les remèdes et de ne pas imposer le même traitement à des natures opposées.Qui ne comprendra en effet qu’un enfant sanguin ne peut être mené comme un lymphatique, qu’un élève enclin à l’orgueil peut être puni autrement que celui qui reçoit avec la même indifférence reproches ou compliments.Le professeur pourra, avec le temps, acquérir un coup d’œil plus ou moins sûr, mais qu’il ne l’oublie pas ; il s’agit ici d’une étude constante.En effet, le défaut, pas plus que la maladie, n’existe en dehors du patient qui en est atteint ; ce défaut prendra donc des formes diverses d’après le sujet.Cette considération a son importance, en raison du traitement qu’on apportera.Ce traitement devra être proportionné au défaut lui-même ainsi qu’à l’enfant.N’est-ce pas trop demander, que d’imposer pareille tâche à l’éducateur ?—Je ne le pense pas.Partant de ce principe, que l’éducation de l’enfant nous est confiée bien plus que son instruction, nous devons nous acquitter de ce qui est notre devoir essentiel.Cette éducation sera nulle si nous ne nous préoccupons pas sérieusement de l’âme de nos enfants : elle aura des résultats néfastes, si au lieu de redresser ces défauts, de les corriger, nous les brisons.Donc, il nous faut corriger ces défauts : pour cela il est nécessaire de les connaître et de savoir le traitement qu’ils nécessitent.A.Nunesvais, ptre.A LA PROCHAINE LIVRAISON Tous les ans, M.le Principal de l’Ecole normale Laval consacre entièrement le mois de février à la visite des deux départements de cette institution : le département des Elèves-Instituteurs et celui des Elèves-Institutrices.Chaque élève subit, devant le directeur de la maison, un examen détaillé et sévère sur toutes les matières du programme scolaire, y compris la pédagogie théorique, et de plus donne une leçon pratique aux jeunes élèves de l’école primaire annexée à l’Ecole normale, et cela en présence de tout le personnel enseignant de la maison.Il est facile de comprendre la somme de travail que coûtent ces examens à notre vénéré collaborateur, M.l’abbé Rouleau.Voilà pourquoi la suite de son travail : Moyens de former Vhomme, est remise à la prochaine livraison. 302 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Un de nos confrères, directeur d’une revue, veut bien nous louer en proclamant bien haut la valeur pédagogique de Y Enseignement 'primaire.Nous Ten remercions cordialement.Il trouve moins bien la partie religieuse et sociale.Sur ce point, dit le confrère, nous sommes réactionnaire.Nous ne le contrarierons pas à ce sujet.Puisse-t-il consentir à nous lire tel que nous sommes, catholique sans épithète ! Il nous fera un honneur que nous apprécierons et tirera peut-être quelque profit de cette lecture.Notre journal est essentiellement pratique.Il a autant d’horreur pour la discussion que l’attaque lui répugne.Il se contente d’exposer, de développer.LES TRAVAUX MÉNAGERS A L’ÉCOLE PRIMAIRE Nous aurons la bonne fortune de commencer, le mois prochain, la publication d’une étude essentiellement pédagogique, sur la pratique des travaux ménagers à l’école primaire, par notre infatigable collaborateur M.Chs-A.Lefèvre.^^L’introduction à l’école des travaux ménagers est-elle désirable ?Dans quelle mesure est-elle possible ?Comment l’école de tous peut-elle donner à la pratique de ces travaux la portée éducative et utilitaire qu’ils comportent ?Voilà les grands points que M.Lefèvre se propose de développer.Cette étude vient à son heure (1).Elle est—avec celle de VEnseignement du dessin et celle de V Organisation des écoles d’Arts et Métiers—le résultat de voyages d’Europe entrepris à ces fins en 1890 et en 1896 par M.Lefèvre.C’est dire qu’elle n’est en aucune façon spéculative, mais uniquement basée sur des choses vues.C’est dire de plus qu’elle est facilement réalisable.Puisse-t-elle contribuer à nous ramener à ce beau temps d’autrefois où u Nos mères en chantant nous filaient des habits ” C’est le vœu de Y Enseignement primaire.(Le Rédacteur-en-chef).MATHÉMATIQUES ARITHMÉTIQUE Dans notre dernier article nous avons posé en principe qu’il faut : 1° Développer, chez les élèves, une idée nette, exacte de chaque nombre, au moyen d’objets; leur montrer ensuite le signe ou chiffre qui représente le nombre, c’est ce qu’on appelle aller du concret à l’abstrait ; 2° Paire comprendre d’abord, apprendre ensuite, — au lieu de faire apprendre d’abord et se fier au temps pour faire comprendre ; Pour atteindre ce résultat on doit se servir du boulier compteur dans les (1) Déjà dans plusieurs de nos communautés religieuses de femmes, les travaux manuels occupent une place d’honneur. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 303 écoles qui en sont pourvues, — ailleurs on se sert de bûchettes, de bâtonnets, de pois, de fèves, de barres sur le tableau ou enfin de points.En indiquant, dans I’Enseignement primaire, la marche à suivre, nous employons des point8 parce que c’est le moyen qui nous permet d’expliquer notre pensée, dans cette revue, avec le moins de difficulté ; — mais cela ne signifie aucunement qu’il faille, en dévoloppant l’idée des nombres, se servir, en classe, de points de préférence au boulier compteur, etc.LE NOMBRE tl’OÎS.LE CHIFFRE îi (Note.Dans les explications qui suivent, la lettre p est employée au lieu de points ou point ; Q., signifie question ; R., réponse.En interrogeant, formulez la question d’abord, — ensuite nommez l’élève qui doit répondre).1° Examinez l’exercice que les élèves avaient à faire ; 2" Revue rapide de la leçon précédente ; 3" Dites : Faites sur vos ardoises trois points.— Examinez les ardoises.(Les élèves qui ont fait moins que trois points ou plus que trois points sont ceux dont les idées en fait de nombre ne dépassent pas deux).Faites faire § ° sur le tableau.Faites effacer un p.sur tableau et sur ardoises.Faites vous-même § sur tableau.Q.Combien?R.2.Faites encore un p.° °.Q.Combien?R.Trois.—Q.Combien de p.avais-je fait d’abord ?R.2.Q.Combien de p.ai-je fait ensuite?R.1.Q.Combien en tout?R.Trois.Q.Combien faut-il ajouter de p.à 2 p.pour avoir trois p.?R.1.— Q.1 p.et 2 p., combien?R.Trois.—Montrant vous-même le dernier p., puis les deux premiers p., puis les trois p.|° ensemble, faites dire par tous les élèves simultanément : 1 p.et 2 p.font trois p.—Effacez les trois points.Faites sur le tableau o.Q Combien?R.1.Faites 2 p.deplus0§„ Q.Combien en tout?R.Trois.—Q.Combien de p.avais-je fait d’abord?R.1.— Q.Combien en ai-je fait ensuite?R.2.—Q.Combien en tout?R.Trois.—Q.Combien de p.faut-il ajouter à 1 p.pour avoir trois p.?R.2.— Q.2 p.et 1 p., combien ?R.Trois.—Montrant vous-même les 2 derniers p., puis le premier p., puis les trois p ensemble, faites dire par les élèves simultanément : 2 p.et un p.font trois p.Montrez les g G.Q.Combien ?R.Trois.Effacez-en un ° o.Q.Combien en ai-je effacé?R.1.—Combien en reste-t-il?R.2.—Q.Combien faut-il ôter de p.de trois p.pour qu’il en reste 2 ?R.1.—Q.1 p.de trois p., combien ?R.2.—Faites dire par les élèves simultanément: 1 p.de trois p., il reste 2 p.Effacez.—Faites §0 de nouveau.Q.Combien?R.Trois.Effacez-en deux o: Q.Q, Combien en ai-je effacé?R.2.Q.Combien en reste-t-il?R.1.Q.Combien de p.faut-il ôter de trois p.pour qu’il n’en reste qu’un?R.2.Q.2 p.de trois p., combien ?R.1.Faites dire par tous les élèves simultanément : 2 p.de trois p.il reste 1 p.Faites de nouveau ° Q.Q.Combien ?R.Trois.Effacez les trois ° 304 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Q.Combien en ai-je effacé?R.Trois.Q.Combien en reste-t-il?R.Il n’en reste pas.Q.Combien faut-il ôter de p.de trois p.pour qu’il n’en reste pas ?R.Trois.Faites dire par les élèves simultanément : Trois p.de trois p., il ne reste pas de p.Q.Les crayons se vendent un centin chacun,—vous avez trois centins^ combien de crayons pouvez-vous achetez?R.Trois.Q.Les pommes se vendent trois centins chacune, vous avez trois contins, combien de pommes pouvez-vous acheter ?R.Une.Faites ooo sur le tableau.Q.Combien?Trois.Dites: le signe qui représente trois, c’est 3,—le chiffre 3.Ecrivez sur le tableau.Faites sur le tableau ?.Q.Combien de carrés?R.Trois.Dites le signe qui représente trois, c’est 3,—le chiffre 3.Ecrivez-le de nouveau sur le tableau.Mettez sur le tableau l’exemple suivant : ?oo oo ^ no ?0 ooo ^ ^ 1231 2 3 12 3123 Dites aux élèves de le copier, autant de fois que vous le jugerez convenable, et qu’ils auront à vous présenter ce travail à la leçon suivante.LES NOMBRES DE • .¦ ¦ ;• : A >>i -• > j - ÏËIÉII ¦t ,.//, / ¦ %- mati ma mm mâm S , '• .mm À pw : 0V* ÛM m- ¦ ¦&XjÆ y .:¦ ¦.:.•'.¦fi : : ¦ > V:.< ¦ ¦ ¦: £ ' i - fPI» mèwSmÈÈ SH» glorieux monuments de la papauté.Elles ont conquis l’admiration de l’univers, elles sont esprit^ et vie.Toutes les questions qui intéressent davantage l’individu, la famille et la société, la science et la foi, Léon XIII les a successivement traitées ; les grands problèmes qui agitaient les peuples, il en a donné la solution ; il est vraiment le maître de son siècle.Mais, s’il a enseigné l’Eglise universelle, il n’a pas négligé les Eglises particulières, et il n’en est presque point aujourd’hui, en Orient comme en Occident, auxquelles sa voix ne se soit fait entendre, et qui n’aient reçu de sa bouche auguste des conseils et une direction.Son grand cœur embrasse toutes les nations, les plus humbles comme, les plus puissantes, celles qui ont des siècles derrière elles et celles qui commencent, celles qui sont restées dans la voie droite et celles qui s’en sont détournées.Pour toutes et pour chacune, son 312 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE admirable intelligence, enrichie des plus beaux dons de la nature et de la grâce, a été une lumière comme le Verbe, son divin exemplaire, dont elle continue l’œuvre et le bienfait.Naguère, parlant aux Evêques d’Autriche, d’Allemagne et de Suisse, au sujet de la question de l’éducation,—question qui, plus que toutes les autres peut-être est l’objet de ses préoccupations et de son zèle,—il résumait, dans une page magnifique, les principes que les catholiques ne doivent jamais perdre de vue.Nous avons été frappé de cet enseignement si clair, si ferme, et qui répondait si parfaitement aux besoins de notre époque agitée.Léon XIII exhortait les Evêques à ne rien négliger pour maintenir la foi pleine et entière dans toutes les écoles, celles des jeunes •enfants et celles qu’on appelle secondaires ou académiques.Il mettait en garde contre l’école neutre ou mixte, celle où la religion est altérée et celle d’où elle est bannie L’indifférentisme ou la neutralité dans l’école lui apparaissait comme un sacrilège et il ne craignait pas de dire que “ organiser l’enseignement de manière à lui enlever tout point de contact avec la religion, c’est corrompre dans l’âme les germes mêmes du beau et de l’honnête, c’est préparer non point des défenseurs de la patrie, mais une peste et un fléau pour le genre humain Puis, désireux de faire bien comprendre aux chefs de famille et à tous ceux qui doivent s’occuper d’éducation, que ce que l’enfant réclame, comme baptisé et catholique, ce n’est pas seulement un peu d’instruction religieuse reléguée au second rang, mais un enseignement pénétré tout entier de l’esprit chrétien, il écrivait ces belles paroles que nous aimons à reproduire ici : “ Il faut non seulement que la religion soit enseignée aux enfants à certaines heures, mais que tout le reste de l’enseignement exhale comme une odeur de piété chrétienne.Sans cela, si cet arôme sacré ne pénètre pas et ne ranime pas l’esprit des maîtres et des élèves, l’instruction, quelle qu’elle soit, ne produira que peu de fruits, et aura souvent, au contraire, des inconvénients fort graves ”.Ces importantes leçons, N.T.C.F., Léon XIII les répète aujourd’hui en s’adressant à nous dans la Lettre magistrale que nous avons mission de promulguer.Les catholiques du monde entier en tireront profit, mais c’est à vous surtout qu’incombe le devoir de les écouter avec le plus profond respect et de les mettre fidèlement en pratique.Que l’immortel Pontife daigne ainsi particulièrement s’occuper de nous, étudier nos multiples besoins, se rendre un compte exact de notre état social, de nos forces et de nos faiblesses, chercher la cause des maux dont nous souffrons et des luttes qui nous divisent, pour nous indiquer la voie qu’il faut suivre et les remèdes que nous devons employer, c’est assurément pour le Canada tout entier un honneur insigne et un inappréciable avantage.Celui à qui il a été dit par Jésus-Christ lui-même : 11 Pais mes agneaux et mes brebis;—confirme tes frères ” ; oui, c’est celui-là qui parle de la sainte colline du Vatican, et les pages pleines de tendresse et de forte doctrine que sa main a tracées formeront l’un des plus beaux chapitres de notre histoire nationale.Mais pourquoi le Pape a-t-il parlé à vos Evêques et par eux à tout le peuple canadien?Pourquoi vient-il vous rappeler avec plus de force peut-être qu’il ne l’a encore fait dans aucun des documents émanés de son autorité, les règles immuables dont les enfants de l’Eglise ne sauraient jamais se départir en matière d’instruction et d’éducation ?Il est bon que vous le sachiez, et nous allons vous le dire brièvement.Depuis leur entrée dans la Confédération canadienne, les catholiques du Manitoba avaient leurs écoles où leurs enfants étaient instruits conformément à leurs principes religieux et à la direction de l’Eglise.Ils possédaient ces écoles, non pas en vertu d'une concession ou d’une tolérance quelconque, mais en vertu d’un pacte solonnel que l’honneur et la justice défendaient de briser et dans lequel ils mettaient leur absolue confiance.Respectueux eux-mêmes pour les convictions et les libertés de ceux qui ne partageaient pas leurs croyances, ils demandaient non une faveur, mais simplement l’exercice du droit qu’ils avaient d’élever leurs enfants suivant les dictées de leur conscience.Pendant vingt ans, ces droits furent reconnus, et la paix et l’harmonie régnèrent dans toutes la province du Manitoba.Tout à coup, pour des raisons que nous n’avons pas à rechercher ici, en I89D, une loi malheureuse vint jeter la consternation aux milieu de nos frères et leur enlever à eux, les plus faibles, les moins nombreux, les plus pauvres de cette contrée, une liberté que leur assuraient des engagements sacrés et à laquelle ils tenaient plus qu’à leur propre vie.Leurs écoles disparaissaient pour faire place à des écoles publiques, à l’érection et à l’entretion desquelles ils étaient forcés de contribuer de leur argent, et que leur conscience de catholiques leur faisait cependant un devoir d’interdire à leurs enfants, à cause des règlements qui y étaient suivis, des livres qu’on y adoptait, de la neutralité religieuse qu’on y introduisait.Ils se sentirent blessés ; ils comprirent d’autant plus l’injustice dont ils étaient victimes que, dans une province où les protestants sont le petit nombre, les frères de ceux qui leur ravissaient leurs droits étaient traités par les catholiques avec une équité et une cordialité hautement reconnues de tous.Ce fut une ère de deuil et de sacrifices qui commença pour eux.Ils protestèrent noblement, énergiquement, et dans L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 313 tout le pays, on peut le dire, tous ceux qui ont le sens de la justice, et pour qui les stipulations d’un contrat ne sont pas chose vaine, qu’ils appartinssent ou non à la même foi, protestèrent avec eux.Après des revendications restées malheureusement sans effet, la lutte légale s’engagea.Il s’agissait d’une question qui intéressait au plus haut point la conscience catholique ; les Evêques ne pouvaient donc pas rester neutres et inactifs ; ils furent fidèles au devoir ; unis ensemble, ils firent appel aux catholiques et à tous les citoyens sincères et loyaux.Il leur semblait qu’une cause si juste et si sainte devait triompher bientôt.Leurs enseignements et leurs conseils sont encore présents à votre mémoire; la postérité, nous en sommes certains, leur sera reconnaissante de ce qu’ils ont fait pendant ces douleureuses années, en faveur d’une minorité opprimée.Hélas ! une question que l’on aurait pu si facilement et si promptement résoudre d’après les seuls principes d’équité naturelle, rencontra des complications nombreuses et inattendues.Portée de tribunal en tribunal, elle tomba dans l’arène politique.Là encore, comme c’était leur droit et leur devoir, les Evêques, se plaçant au-dessus de tous les inté-têts de partis et de toutes les spéculations de la politique, essayèrent de la faire triompher parce que, alors comme avant, elle restait toujours une question de conscience, et ils ne pouvaient pas l’abandonner.La foi fédérale proposée pour la résoudre échoua, et, depuis ce moment, notre pays.continua à être le théâtre des luttes pénibles.Un nouveau gouvernement remplaça l’ancien, et nous apprîmes un jour que entre lui et le gouvernement du Manitoba une entente était survenue, un compromis avait été arrêté.Ce compromis n’était pas la restitution des droits violés, il n’était pas même une amé _ lioration qui pouvait se concilier avec les prescriptions si formelles de l’Eglise.Comment l’épiscopat aurait-il pu l’approuver ?11 le déclara donc inacceptable, et les catholiques du Manitoba continuèrent à soutenir leurs propres écoles au prix des plus grands sacrifices.La situation devenait de plus en plus tendue.La question fut déférée au Pape, à ce chef vénéré de l’Eglise, que les catholiques reconnaissent comme leur pasteur suprême, à ce grand diplomate, à ce maître prudent et sage, que ceux mêmes qui ne sont pas ses fils ont plusieurs fois choisi pour arbitre dans leurs difficultés.Comme il l’avait fait, en des circonstances analogues, pour d’autres peuples, Léon XIII voulut bien se faire notre docteur et notre guide.Mais avant de se prononcer sur une question aussi grave, et afin de donner satisfaction à tous, le Souverain Pontife nomma un Délégué Apostolique, et le chargea de lui faire rapport après avoir entendu les parties intéressées.Léon XIII nous parle donc aujourd’hui, N.T.C.F., non seulement avec un cœur rempli de la plus vive affection, mais après avoir tout étudié, tout pesé mûrement, confiant que sa parole sera accueillie comme une parole d’équité et de paix.Son admirable Encyclique pourrait fournir le sujet de nombreuses et salutaires instructions, mais ce n’est pas notre intention de la commenter aujourd’hui.Nous voulons simplement la promulguer en en donnant le sens et la portée.Ce sens, du reste, est bien clair et ne saurait fournir matière à discussion.Après avoir payé un juste tribut d’hommages aux gloires religieuses qui ont marqué les origines et les progrès de l’Eglise du Canada, après avoir rappelé ce que l’Eglise a fait au milieu de nous pour l’instruction de l’enfance et de la jeunesse, et après avoir mis le peuple canadien “au niveau des peuples les plus policés et les plus glorieux ”, et en avoir fait “ leur émule ”, Léon XIII se hâte d’aborder, pour la résoudre la grande controverse scolaire dont nous avons parlé plus haut.On peut, dans sa Lettre, distinguer trois parties principales : F Principes de l’Eglise catholique en matière d’éducation : 2° Appréciation de tous les événements qui se rapportent à la question scolaire du Manitoba depuis la loi 1890 jusqu’à ce jour ; 3° Devoir des catholiques et de tous les citoyens relativement à cette question, pour l’avenir.(à suivre) 314 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE MÉTHODOLOGIE UNE LEÇON PRATIQUE DE DESSIN Dans la prochaine livraison de VEnseignement primaire nous publierons une leçon pratique de dessin : cette leçon sera illustrée.M.Chs-A.Lefèvre est à préparer cette leçon type.Nos lecteurs sont témoins des efforts que nous faisons et des sacrifices pécuniaires que nous nous imposons pour faire de notre revue la plus belle du genre en Amérique.Hélas ! le dévouement est souvent payé à rebours.ENSEIGNEMENT PRATIQUE (Préparé spécialement pour VEnseignement primaire, par MM.Magnan, Ahern et Nansot) INSTRUCTION RELIGIEUSE CATECHISME (1) CHAPITRE DEUXIÈME De Dieu et de ses perfections 10.Q.Qu’est-ee que Dieu ?R.Dieu, est un esprit infiniment parfait.—Un esprit est un être qui n’a pas de corps et qui ne tombe pas sous nos sens.Nous avons cinq sens qui sont la vue par laquelle nous voyons au moyen des yeux, l’ouïe par laquelle nous entendons au moyen des oreilles, l’odorat par lequel nous sentons les odeurs au moyen du nez.le goût par lequel nous discernons les saveurs au moyen du palais et de la langue, et enfin le toucher par lequel nous connaissons les qualités palpables des objets qui nous entourent au moyen de toute la surface de notre corps.Or un esprit ne peut être ni vu avec les yeux, ni entendu avec les oreilles, ni senti avec le nez, ni goûté avec la bouche, ni touché avec les mains.Il n’y a pas que Dieu qui soit esprit, nos âmes et les anges sont aussi des esprits.Il y a deux sortes d’esprits, ceux que l’on appelle simplement esprits et ceux que l’on appelle purs esprits.Ceux que l’on appelle simplement esprits sont, comme nous l’avons dit, des êtres qui n’ont pas de corps, qui ne tombent pas sous nos sens, mais qui sont destinés à être unis à des corps, telles sont nos âmes.Les purs esprits sont, des êtres qui n’ont pas de corps, qui ne tombent pas sous nos sens et qui ne sont pas destinés à être unis à des corps.Dieu et les anges sont de purs esprits.(1) Voir Explication littérale et sommaire du catéchisme par M.l’abbé E.Lasfargues.Prix : 25 çts.S’adresser au Patronage, 62, Côte d'Abraham, Québec. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 315 Infiniment parfait veut dire que Dieu n’a aucun défaut, qu’il a toutes les qualités imaginables, aussi complètes que possible.Il est impossible de dire toutes les perfections de-Dieu parce qu’elles sont sans nombre, les principales sont : l’éternité, la sainteté, la justice, la bonté, etc.11.Q.Dieu a-t-il eu un commencement ?R.Dieu n’a pas eu de commencement, il a toujours été, et il.sera toujours.—Dieu existait avant le ciel et la terre.Cela n’est pas, à la vérité, facile à comprendre^, mais il serait encore plus difficile de comprendre comment il aurait pu avoir un commencement, puisqu’il faudrait trouver celui qui lui aurait donné l’existence.Il est certain que Dieu n’aura pas de fin, puisque Dieu étant supérieur à tout, ni rien, ni personne ne peut, lui ôter l’existence- Cette qualité de n’avoir ni commencement ni fin s’appelle l’éternité de Dieu.HISTOIRE SAINTE IV.-ADAM ET EVE S’EXCUSENT 23.Mais Dieu appela Adam : “ Adam ! Pourquoi craignez-vous ma présence ” ?24.Adam répondit : u La femme que vous m’avez donnée pour compagne m’a présenté-du fruit défendu et j’en ai mangé 25.Alors le Seigneur dit à la femme : “ Pourquoi avez-vous fait cela” ?26.Eve répondit : “ Le serpent m'a trompée ”.27.Le Seigneur dit au serpent: “Puisque tu as trompé la femme, tu seras maudit entre tous les animaux ; tu ramperas sur le ventre et tu mangeras la terre.11 existera entre toi et la femme une liaine éternelle, et ce sera elle qui, un jour, t'écrasera la tête ”.28.Dieu annonça ensuite à la femme qu il multiplierait ses peines et qu’elle serait soumise à l’homme.Questions IV—23.Que dit Dieu en appelant Adam ?—24.Que répondit Adam ?—25.Que dit Dieu à la femme?—26.Que répondit Eve ?—27.Que dit le Seigneur au serpent?—28.Qu’est-ce-que Dieu annonça ensuite à la femme?LANGUE FRANÇAISE VOCABULAIRE Cours préparatoire Le cri des animaux.Le chien aboie, jappe, hurle__La brebis, la chèvre, le mouton bêlent_L’âne brait_Léchât miaule—L’oiseau chante, siffle, gazouille.Le pigeon, la tourterelle roucoulent_Le lion rugit—Le bœuf, la vache mugissent—Le cheval hennit.—La grenouille coasse.Le corbeau croasse.Cours élémentaire Hire ce que font les animaux que désignent les noms suivants-: La poule (pond des œufs)—Le chien (garde la maison)_Le bœuf (traîne la charrue).—Le cheval (traîne la voiture)—Le chat (mange les souris).—La vache (donne son lait)_ L’hirondelle (annonce le printemps)—La taupe (creuse la terre)_Le brochet (mange les autres poissons)—Le renard (mange les poules)—L’abeille (fait le miel)_La belette (mange les œufs)—Le renne (conduit les traîneaux)_Le chameau (transporte les far- deaux)— La sangsue (suce le sang)—L’écureuil (mange les noisettes.)—Le îrriPon (donne-sa laine). 316 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE (Jours moyen L'élève choisira, parmi les mots en italique, le complément qui convient le mieux aux synonymes donnés.Grain, graine {de pavot, de blé).G rillage, grille {d’une volière, d'une prison).La hache, la cognée {du bûcheron, du sapeur).Câble, corde, cordon, lacet {de bottine, de navire, de puits, de sonnette).File, rangée {d’arbres, de voitures).Fermeté, vigueur {de caractère, du corps).Balle, ballon, bille, boule, boulette, bulle {depain, de savon, de neige, de plomb, d'a,gate).Bourgeon, bouton {de sapin, de rose).Cours supérieur DONNEZ TROIS SYNONYMES A CHACUN DES NOMS SUIVANTS Logis: demeure, domicile, maison.Enterrement: funérailles, inhumation, obsèques.Sort: destin, fortune, hasard.Dispute: contestation, querelle, débat.Conte: historiette, légende, récit.Bataille : combat, lutte, rencontre.Haine : aversion, inimitié, antipathie.Terreur: frayeur, épouvante, peur.Insulte: offense, injure, outrage.Cime: pointe, faîte, sommet.Rive: rivage, bord, plage.Drapeau: étendard, enseigne, bannière.Durillon: cor, cal, oignon.Boue: vase, fange, bourbe.C.-J.M, ORTHOGRAPHE, IDEES ET GRAMMAIRE DICTÉES Cours préparatoire LE CHAT ET LE FROMAGE Une ménagère avait mis dans son buffet un beau fromage blanc.Souvent elle venait y jeter un coup d’œil, tant elle le trouvait appétissant.Mais voici quelle aperçoit par une fente un rat qui vient rendre visite au beau fromage.Vite, elle appelle son chat et le glisse dans le buffet, pour prendre le rat.Mais le rat pris et mangé, le chat ne fit qu’une bouchée du fromage.Qui fut bien attrapé, ce fut la pauvre ménagère ; elle n’avait point prévu cela.Exercices :—1° Copier la dictée au propre après correction en classe.2° Classer par colonnes: 1° les noms masculins, 2° les noms féminins, 3° les adjectifs.Cours élémentaire LE CHANVRE Le chanvre a besoin d’un terrain fertile, profond, qui reste frais pendant toute la durée de la végétation.La rapidité de sa croissance permet de le cultiver dans des climats très opposés.La terre à chanvre doit être bien préparée et abondamment, fumée, à moins qu’elle ne soit par elle-même d’une extrême fertilité, périodiquement renouvelée, par des inondations ou autrement.La récolte du chanvre se fait en deux fois.On arrache d’abord le chanvre mâle et quelques semaines après lechanvre femelle quin’arriveà maturité qu’un peu plus tard.Orthographe d’usage__Quelques mots où la dernière consonne se prononce comme si elle était suivie d’un e : Abraham, Siam, Amsterdam, — as, hélas, atlas, — exeat, Goliath, vivat, — idem, gluten, gramen, — mer, amer, fier, magister, pater, — est, ouest, lest, zest, test,— intérim,— déficit, aconit, accessit, transit, huit,— choc, soc, troc, estoc, foc, froc, manioc,— rhinocéros, albinos, mérinos, tétanos, — dot. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 311 Cours moyen IÆ PELOTON DE FIL Un génie donna à un petit enfant un peloton de fil.u Ce fil, lui dit-il, est le fil de tes jours ; tu pourras à ton gré ralentir ou précipiter le cours de ta vie L’enfant, fatigué d’être sous la surveillance de ses parents et des domestiques, tire le fil pour avoir dix ans ; bientôt après il le tire encore pour n’avoir plus de précepteur et être en âge d’entrer au collège ; mais il s’ennuie au collège, encore un tour et le voilà soldat.Mais de chaque état, de chaque époque de la vie, il ressent plus les inconvénients que les avantages ; il ne comprend pas qu’il n’est pas de plaisirs sans peines ; il voit toujours dans l’avenir quelque chose de mieux que le présent.Il déroule toujours le peloton, si bien qu’il arrive en six mois au terme de sa vie.Filon.Questions et explications Le fil : la Fable figurait la vie humaine par un fil que trois déesses, les Parques, filaient dévidaient et coupaient____D’autres sens défit1 le fil d’un couteau, le fil d’un discours, le fil de l’eau ?= Un génie : un personnage imaginaire, doté, comme les fées, d’un pouvoir surnaturel;—le génie ?avoir du génieS= Un peloton : diminutif de pelote, balle ; une boule formée par le fil roulé sur lui-même.= Précipiter : en ce sens, hâter, accélérer, faire avancer plus vite.= Le cours: par comparaison de la marche de la vie avec le mouvement d’écoulement des rivières.= Tire : le présent est ici employé pour le passé^Scm précepteur : l’homme que ses parents avaient chargé de son éducation.= Ressent: non sentir de nouveau, mais éprouver, reconnaître sentiment et ressentiments = Terme: la fin,—un terme é tait une borne qui marquait la limite, la fin de la carrière dans le cirque, ou la limite des propriétés, de l’Etat.Exercices Donner un exemple de l’emploi de chacun des temps du mode indicatif_____Souligner, dans les phrases qui renferment un passé, les mots qui commandent l’emploi de ce temps, = Définir quelques homonymes.C.-.J.M.Cours supérieur LES VACANCES IL Y A CENT ANS I Parfois, au commencement des vacances, il arrivait que lassés d’attendre le départ d’une goélette, qui n'était jamais prête à lever l’ancre, et sentant leur bourse fort légère, les élèves les plus vigoureux regagnaient à pied la maison paternelle, et se rendaient ainsi de Québec à Montréal.C'étaient les voyages les plus amusants, ceux qui laissaient les plus agréables souvenirs dans la mémoire des courageux piétons.La navigation parles goélettes était fort lente et fort ennuyeuse, lorsqu’il fallait remonter le fleuve.On rapporte que de malheureux écoliers, partis de Québec au milieu du mois d’août sur un de ces petits bâtiments, eurent à passer cinq semaines dans leur étroite prison, et arrivèrent à Montréal au moment où finissaient les vacances.Rien différente était la voie de terre pour les vigoureux gaillards qui préféraient la suivre.Réunis dans la chapelle du séminaire, les voyageurs saluaient, par un cantique, la protectrice des pèlerins ; puis la bande joyeuse défilait ; elle poussait un cri d’adieu au milieu de la grande cour, et, comme une volée d’outardes à l’automne, se dirigeait vers l’ouest, qui pour elle renfermait la terre promise. 318 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE II Avec six semaines de vacances à l’horizon, un léger paquet sur les épaules, et un cœur ’bondissant de plaisir, le jeune étudiant marchait lestement, tantôt au refrain de quelque chanson populaire, tantôt au milieu des gais propos et des rires bruyants de ses compagnons.Vers le milieu du jour, on s'arrêtait sur le bord d’un ruisseau, ou au pied de quelque orme séculaire ; les sacs se vidaient, et les provisions étalées sur l’herbe disparaissaient rapidement devant l’appétit des voyageurs.Le soir on frappait à la porte d’une de ces blanches maisons qui bordent le grand chemin de Québec à Montréal ; le costume de séminariste procurait partout un accueil favorable et une bienveillante hospitalité.La grande chambre était, mise à la disposition de messieurs les écoliers ; pour eux le feu pétillait plus ardent dans la cheminée, la nappe la plus blanche était étendue sur la table, et les omelettes les plus rebondies se succédaient dans la poêle, l 'était dans la grange, sur le foin nouveau, que les voyageurs allaient se reposer des fatigues de la journée.Au soleil levant tous étaient sur pied ; lorsque, après un bon déjeuner, le trésorier de la bande offrait à la maîtresse du logis de payer les dépenses causées par lui-même et ses compagnons, il était arrêté par un refus, que suivait une invitation de ne pas oublier la maison quand ils descendraient.L’abbé Ferland.Explications et exercices:—1—lassés: de l’adjectif las (fatigué); donnez un homonyme?lacé, lié avec un lacet—sentant : indique une action passagère participe présent invariable__vigoureux : quel est le nom?vigueur.Une foule de mots en eur se terminaient autrefois en our.De là les formes : rigueur, rigoureux ; saveur, savoureux ; etc.Beaucoup de ces mots se retrouvent avec leur forme ancienne dans la langue anglaise qui les a reçus du français : labour, honour, favour, etc.—C'étaient : Les verbes être, devoir et pouvoir precedes de ce et- suivis d’un attribut de la troisième personne du pluriel, s’accordent avec cet attribut: ce sont eux ; ce furent nos amis ; ce devaient être les ennemis; etc.Dans les autres cas on met toujours le verbe au singulier, même s’il y a plusieurs attributs : c'est nous, c'était vous, c'était mon frère et ma sœur amusants: indique une qualité: adjectif.— piétons : ceux qui vont à pied.Donnez d’autres mots dans lesquels le d final de pied se change en f?piétiner, piétinement, empiéter, empiètement___vacances : ce mot signifiant le temps de repos accordé aux écoliers à la fin de l’année scolaire est toujours au pluriel.Quand il signifie le temps pendant lequel une place est vacante, c’est-à-dire manque d’un fonctionnaire, il est du singulier.La vacance du Saint-Siège (le temps qui s’écoule entre la mort du pape et la nomination de son successeur_____Bien différente : cette expression est-elle à sa place logique ?non ; elle est mise à dessein en avant par inversion ; on la remarque mieux -ainsi_volée: une troupe d’oiseaux qui voyagent ensemble (ne pas dire un voiler).Il_Un peut dicter cette partie telle qu’elle est en exigeant que les élèves emploient le présent au heu de Vimparfait.On suppose que les choses se passent de nos jours.Les verbes seront alors : marche, s'arrête, vident, disparaissent, frappe, procure, est, pétille, est, succèdent, est, vont, sont, offre, est, suit, descendront_quelque chanson: une chanson quelconque________________________________________________bruyants: quel est le verbe ?bruire (quand il s’agit d’un léger bruit continu) bruissant part.prés.Les feuilles bruissent : le ruisseau bruit; le vent bruissait, etc— séculaire: qui a duré ou vécu un siècle.Donnez les adjectifs semblables pour 40, 50, 60, 70, 80, 90, 100 ans ?quadragénaire (koua), quinquagénaire (kouinkoua), sexagénaire, septuagénaire, octogénaire, nonagénaire, centenaire_sacs: donnez un diminutif?sachet.Les sacs ~se vidaient: dites la même chose sans employer la voie réfléchie1 On vidait les sacs— rebondies : épaisses__foin: la récolte du foin s’appelle?fenaison; l’abri dans lequel on sert le foin ?fenil.Le mot foin commençant une phrase exclamative marque le mépris: Foin des richesses, s’il faut les acquérir au prix de l’honneur! On peut ensuite faire relire cette seconde partie en traduisant au futur simple ; les ¦verbes seront alors : marchera, s'arrêtera, videront, disparaîtront, frappera, procurera, sera, pétillera, sera, iront, seront, offrira, sera, suivront, descendront.H.Nansot. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 319 ANALYSE Cours élémentaire Analysez les noms de la phrase suivante: indiquer l’espèce, le genre et le nombre: — Un père et une mère sont les représentants de Dieu sur la terre.père mère représentants ;n.c.m.s.Dieu n.c.f.s.terre In.c.m.pl.Cours moyen n.p.m.s.n.c.f.s.Tous les malheurs qui peuvent frapper un peuple se sont réunis pour accabler les Canadiens.I Dans cette phrase il y a deux propositions : 1ère Prop.: Tous les malheurs se sont réunis pour accabler les Canadiens.sujet verbe compl.dir.compl.ind.Tous les malheurs (se) sont réunis se (mis'pour malheurs) pour accabler les Canadiens.2e Prop.: qui peuvent frapper un peuple.sujet verbe compl.dir.qui ^peuvent frapper un peuple.II Adj.ind.m.pl.dét.malheurs, art.simpl.m.pl.dét.malheurs, n.comm.m.pl.suj.de se sont réunis, pro.rel.3e p.m.pl.(ant.malheurs), suj.de peuvent, v.act.3e conj.irrég.ind.prés.3e p.pl.qui a pour suj.qui.v.act.1ère conj.rég.inf.prés, compl.dir.de peuvent, adj.num.m.s.dét.peuple, n.comm.m.s.compl.dir.de frapper, pro.pers.3e p.m.pl.compl.dir.de sont réunis.v.pron.ac.2e conj.rég.ind.passé déf.3e p.pl.qui a pour suj.malheurs* prép.fait rapp.accabler à se sont réunis.v.act.1ère conj.rég.inf.prés.comp.cire, de but de se sont réunis, iart.simpl.m.pl.dét.Canadiens, n.prop.m.pl.compl.dir.de accabler.Cours supérieur L'orgueilleux aime à se vanter et cherche continuellement à rabaisser les autres.I Tous les malheurs qui peuvent frapper un peuple se se sont réunis pour accabler les Canadiens Dans cette phrase il y a deux propositions : 1ère Prop.: L’orgueilleux aime à se vanter.» » sujet verbe compl.L’orgueilleux aime à se vanter. 320 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2e Prop.: Et cherche continuellement à rabaisser les autres.sujet verbe 1er compl.2e compl.L’orgueilleux (sous entendu), cherche continuellement à rabaisser les autres.II L’ (pr le) orgueilleux aime à se se vanter et cherche continuellement à rabaisser les autres art.élidé m.s.dét.orgueilleux.n.c.m.s.suj.de aime et de cherche.v.act.(aimer), 1ère conj.mode ind.au prés.3e pers.du sing, (aimer, aimant aimé, j’aime, j’aimai), qui a pour sujet orgueilleux, prép.fait rapp.se vanter à aime pr.pers.3e pers.m.s.représente orgueilleux, compl.dir.de vanter, v.pro., 1ère conj.mode inf.au prés, compl.de aime (se vanter, se vantant, s’étant vanté, je me vante, je me vantai), conj.unit l’orgueilleux aime, etc., à cherche continuellement, etc.v.act.régulier, 1ère conj.mode ind, au prés.3e pers.du sing, (chercher, cherchant, cherché, je cherche, je cherchai), qui a pour sujet orgueilleux.adv.compl.cir.de cherche, prép.fait rapp.rabaisser à cherche.v.act.rabaisser, 1ère conj.mode inf.au prés, compl.de cherche (régu lier, rabaissant, rabaissé, je rabaisse, je rabaissai), pr.indéf.m.pl.compl.dir.de rabaisser.C.-J.M.RÉCITATION Cours préparatoire PRIÈRE DE L’ENFANT Mon Dieu, donne l’onde aux fontaines, Donne la plume aux passereaux, Et la laine aux petits agneaux, Et l’ombre et la rosée aux plaines.Donne aux malades la santé, Au mendiant le pain qu’il pleure, A l’orphelin sa demeure, Au prisonnier sa liberté.Cours élémentaire LA POULE AUX ŒUFS ü’OR L’avarice perd tout pour vouloir tout gagner, Je ne veux, pour le témoigner, Que celui dont la poule, à ce que dit la Fable, Pondait chaque jour un œuf d’or.Il crut que dans son corps elle avait un trésor ; Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien, S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.Belle leçon pour les gens chiches ! Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus Qui, du soir au matin, sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riches.La Fontaixe. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 321 Cours moyens l’hiver L’hiver !.Voici l’hiver! Il plane sur nos têtes Comme le cygne blanc sur les flots.L’hiver, sous notre ciel, c’est la raison des fêtes ; C’est le signal des longs sanglots ; C’est l’heure redoutable où les froides chaumières Abritent des malheurs sacrés ! Sur le flanc des coteaux, au milieu des prairies La r.eige étincelle au soleil ; On dirait jusqu’au loin d’immenses draperies Auxflls d’argent et de vermeil.Et des troupes d’enfants, sur leurs rapides traînes.Glissent en riant aux éclats.Enfants que je chéris, vers la saison des peines Vous glissez bien plus vite, hélas ! Cours supérieur L.-P.Le May.UN SONGE Le laboureur m’a dit’en songe : u Fais ton pain ; Je ne te nourris plus: gratte la terre et sème”.Le tisserand m’a dit : “ Fais tes habits toi même ”.Et le maçon m’a dit : “ Prends la truelle en main ”.Et seul, abandonné de tout le genre humain Dont je traînais partout l’implacable anathème, Quand j’implorais du ciel une pitié suprême, Je trouvais des lions debout dans mon chemin.J’ouvris les yeux, doutant si l’aube était réelle, De hardis compagnons sifflaient sur leur échelle, Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés.Je connus mon bonheur, et qu’au monde où nous sommes Nul ne peut se vanter de se passer des hommes, Et depuis ce jour-là je les ai tous aimés.Sully Prudhomme.INVENTION Cours préparatoire 1° Dire ce que fait le bon écolier: il écoute, obéit, travaille, prie le bon Dieu, respecte son maître, fait bien ses devoirs.2° Trouver un nom de personne: cultivateur.Indiquer une action faite par le cultivateur : labourer.Dire ce que le cultivateur laboure : son champ.Réunir ces trois éléments pour en former une petite phase (proposition): Le cultivateur laboure son champ.Cours élémeniaire Ajoutez un nom à la phrase : 1° banc, couverture, lame, page, rameau ; 2° aiguille, barreau, fenêtre, plat.Corrigé.—1° Dans un couteau, il y a le manche, le ressort, les lames.Les principaux meubles d’une classe sont le tableau noir, les bureaux, les bancs.Un lit sc compose d’une paillasse ou d’un sommier, d’un matelas, d’un traversin, de draps de lit, de couvertures.Dans un arbre, il y a les racines, le tronc, les branches, les rameaux.Dans un livre, il y a la préface, la table, les chapitres, les pages.2° Dans une montre, on distingue le ressort, le cadran, les aiguilles.Pour un service de table, il faut une nappe, des serviettes, des cuillers, des fourchettes, des vers, des couteaux, des bouteilles, des plats. 822 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Dans un appartement, on distingue le plancher, le plafond, les murs, les cloisons, la cheminée, les portes, les fenêtres.Dans une chaise, on distingue les montants, le dossier, les barreaux.Cours moyen Phrases a compléter___Changez le nom en italique par un nom féminin ayant le même sens, et mettez l’adjectif au féminin.1° Constitution, intelligence, nation, tenue.2° Ame, contrée, histoire, musique.1° Un esprit vif comprend facilement les leçons qu’on lui donne.Un tempérament chétif ne saurait supporter de grandes fatigues.Un maintien modeste charme tout le monde.Le peuple juif a méconnu le Messie qu’il a si longtemps attendu.2° Un cœur envieux se ronge et fait son propre tourment.Un récit nouveau intéresse vivement notre curiosité.Un pays étranger n’a pas pour nous les charmes de la patrie.Un concert mélodieux flatte agréablement nos oreilles.Corrigé U Une intelligence vive pénètre promptement la raison des choses.Une constitution ne résiste guère à une longue maladie.Une tenue modeste plaît surtout dans un jeune enfant.La nation juive a rejeté le Sauveur et l’a fait mourir.2° Une âme envieuse ne connaît point la paix ni le bonheur.Une contrée étrangère ne fait point oublier le ciel de la patrie.Une histoire nouvelle captive notre attention.Une musique mélodieuse est un doux et agréable délassement.Cours supérieur ÉCRIRE CINQ PENSÉES SÜR LE MOT : DIEU 1° L’homme propose et Dieu dispose.2° Que de gens qui font un dieu de leur ventre.3° Il faut élever les enfants dans la crainte de Dieu.4° La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse.5° Autrefois les princes ne relevaient que de Dieu et de leur épée.6° La voix du p>euple est la voix de Dieu.¦ RÉDACTION Méthode à suivre : — Lire aux élèves le développement; poser des questions sur le sujet ainsi développé ; écrire le canevas du développement.Les élèves rédigent à la maison le sujet ainsi étudié, et le maître corrige ces rédactions qui sont alors mises au propre dans le cahier de devoir journalier.C.-J.M.Cours élémentaire LE POUCE Canevas__Disposition particulière du pouce—Son emploi—Avantages qui en résultent.Développement LE POUCE Au lieu d’être parallèle aux quatre autres doigts, le pouce est disposé sur le côté de la main de façon à pouvoir venir se mettre en face des autres doigts.Il nous permet de saisir et de retenir fortement les objets petits comme une aiguille ou gros comme un bâton.La main de l’homme doit au pouce sa perfection. L’ENSEIGrNEMENT PRIMAIRE 323 Cours moyen DÉSOBÉISSANT Canevas___Un jeune lapin sort de son terrier malgré les avis de sa mère qui craint de le voir dévorer par le renard.Le renard l’aperçoit en effet et le mange.Morale.Développement DÉSOBÉISSANT Un jeune lapin échappé du terrier, contre l’ordre de sa mère, se jouait au beau soleil du matin sur l’herbe tendre et le serpolet odorant; il était tout entier au plaisir, tandis que sa mère, inquiète sur son sort, le cherchait partout.“ Hélas ! disait-elle, si le renard le rencontrait, il serait perdu ; il ne saurait pas encore éviter et fuir ce méchant animal ”.Le renard le rencontra en effet.—“ Bien ! mon petit, dit le renard dès qu’il l’aperçut, bien ! Vous ne pouviez mieux faire que de quitter le terrier, pour jouir de cette belle matinée ; sans vous je courais grand risque de ne pas déjeuner d’aujourd’hui ”.Et, cela dit, il sauta sur le petit lapin dont il ne lit que trois bouchées.La désobéissance a conduit plus d’un enfant à sa perte.Fénéi,ox.Cours supérieur l’exactitude Leçon et questions—L’exactitude est une précieuse qualité.Vous verrez plus tard, par vous-même, que pour réussir dans n’importe quelle entreprise, il faut être exact.Et c’est dès votre enfance que vous devez prendre cette honne habitude.Une ouvrière qui arrive en retard à l’atelier, un employé qui ne vientpas à l’heure à son magasin, s’exposent à des reproches mérités et risquent de perdre leur place.Il faut donc être exact.Quelle était l’une des qualités de l’ami Jean?Qui lui avait donné le goût de cette qualité ?Que faisait-il en venant en classe?Quels étaient les avantages de cette exactitude ?A quoi faut-il attribuer les progrès de Jean ?Comment sa marraine le récompensa-t-il?Quand doit-on s’habituer à être exact?Développement J'ai un petit ami qui s’appelle Jean, et c’est- mon ami, parce qu’il a de belles qualités.Parmi ces qualités, Jean en possède une que j’estime beaucoup : l’exactitude.Il est vrai que ses parents lui donnent l’exemple ; chaque jour ils l’envoient à l’école, toujours à l’heure, et Jean, de son côté, ne s’amuse pas en chemin ; il sait qu’il n’a que le temps d’arriver, et il serait bien fâché s’il n’était pas entré au commencement de la classe.C’est ainsi qu’il peut profiter de toutes les leçons, de toutes les explications, et ses progrès sont plus rapides que ceux des enfants qui manquent d’exactitude.11 n’est- donc pas étonnant qu’il soit aussi instruit pour son âge, et que tous ceux qui l’interrogent s’étonnent de ses progrès.Dernièrement je rencontrai sa mari-aine qui lui avait envoyé une belle boîte de compas, en étrennes, pour le récompenser d’une jolie lettre qu’il lui avait écrite.Comme la bonne dame me demandait à quoi j’attribuais les progrès si merveiileux de son petit tilleul : —A sa parfaite exactitude, répondis-je. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE MATHEMATIQUES ARITHMETIQUE ( I ou s droits vesert.es) Questionnez les élèves à tour de rôle ; — ne permettez pas aux élèves de répéter votre question avant d'y répondre ; — donnez à chaque élève un temps raisonnable pour trouver la réponse ; — énoncez votre question brièvement, clairement et rapidement R.25.R, 11.46.—et R.16.—et 6 ?R, 56.—et 11 ?Dites : 1 et 7 ?R.8.—et 8 ?R.16.—et 9 Dites : 1 et 8 ?R.9.—et 9 ?R.18.Dites: 2 et 2 ?R.4.—et 3 T R.7.—et 4 R.22.—et 7 ?R.29.—et 8 ?R.37.—et 9 ?R.R.67.—et 12 ?R.79.Dites 2 et 3 ?R, 5.—et 4 ?R.9.—et 5 ?R.14.—et 6 ?R.20.—et 7 ?R, 27.-et 8 ?R.35.—et 9 ?R.44.—et 10 ?R.54.—et 11 ?R.65.—et 12 ?R.77.Dites 2 et 4 ?R.6.—et 5 ?R.11.—et 6 ?R.17.—et 7 ?R.24.—et 8 ?R.32.—et 9 ?R.41.Un homme dépense 55 cts par jour pour sa nourriture, $5.75 par mois pour son logement, et $54 par an pour son entretien, ses menus frais, etc.Quelle somme dépense-t-il en tout par an ?Solution : .55x365=1200.75 ; 5.75xl2=$69.200.75 + 69.+ 54.=$323.75.—Rép.Dans un minot il y a 8 gallons.Combien y a-t-il de minots dans 32784 gallons'?R.409S minots.Dans un mille il y a 1760 verges.Combien y a-t-il de pouces dans un mille ?R.63360 pouces.FRACTIONS Le plus petit dénorr.inateur commun.— Soustraction De 25f retranchez 12§.Solution : 25+ -124.(Quand il y a des entiers joints aux fractions on soustrait d’abord la frac tion, puis on soustrait le nombre entier.Réduire les entiers et les fractions en fractions improprement dites avant de soustraire est un procédé stupide).Transformons les fractions en grandeurs de même espèce.— Pour cela trouvons d’abord le plus petit multiple commun des dénominateurs 5 et 3.C’est 15 ( Voir règle, page 73).Lorsque A et f auront été transformés en grandeur de même espèce, chacune des nouvelles fractions aura 15 pour dénominateur,—15 sera donc un dénominateur commun à chacune de ces fractions, pour cette raison on l’appelle dénominateur commun.Dans 1 entier combien de quinzièmes ?R.15.—Dans -1- combien de quinzièmes ?R.T+.—Dans £ combien de quinzièmes ?R.Dans 1 entier combien de quinzièmes ?R.15.—Dans 4 combien de quinzièmes ?R.T5g.—Dans f combien de quinzièmes ?R. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 325 f—t transformés nous donnent \z~tÎ~ts ?25f—12f=25^f— 33t2b.—Rép.De 78f retranchez 24f.—Rép.54T1?.De 158§ retranchez 94f.—R.6422T.PERCENTAGE rentes sur l’état (Suite) Le gouvernement fédéral, le gouvernement d’une des provinces a besoin d’une somme considérable pour faire exécuter des travaux publics, pour payer des subsides, pour solder une dette, etc.Voici la marche suivie pour obtenir le montant nécessaire au moyen d’un emprunt : 1° Le gouvernement fait adopter par les Chambres une loi qui l’autorise à emprunter la somme voulue.Sans cette loi, qui n’est rien autre chose que l’engagement pris au nom du peuple, par ses représentants, de payer la rente de l’emprunt et de rembourser le capital à l’échéance, le gouvernement ne trouverait pas de prêteurs.Dans une loi autorisant un emprunt : (a) Le but de l’emprunt, c’est-à dire l’emploi qu’on doit faire de l’argent emprunté est déclaré; (b) La somme est déterminée ; (c) Le taux maximum d’intérêt est généralement fixé ; ('d,) Le gouvernement est autorisé à fixer le taux minimum du cours d’émission et à décider de la durée de l’emprunt ; (e) La provenance des sommes nécessaires à payer les intérêts et à rembourser le capital est indiquée.Nous donnons ci-après la loi autorisant le dernier emprunt provincial : LOI AUTORISANT [.’EMPRUNT DE CERTAINES SOMMES REQUISES POUR LE SERVICE PUBLIC i TTENDU qu’il est à propos et nécessaire de pourvoir au payement de la dette flottante V\ de la province de Québec, et des subsides auxquels auront droit certaines compagnies de chemins de fer ; A ces causes, iSa Majesté, par et de l’avis et du consentement de la législature de Québec, décrète ce qui suit : 1.Il sera loisible au lieutenant-gouverneur en conseil d’autoriser le trésorier de la province à se procurer par voie d’emprunt, sur le crédit de la province, de temps en temps, suivant que les besoins de la province le requerront, de l’argent aux fins de payer la dette flottante de la province et les subsides de chemin de 1er, pour un montant n’excédant pas $i,50f),(JUU, au moyen d'obligations ou rentes inscrites.2.Ces obligations ou rentes inscrites porteront un intérêt annuel n’excédant pas quatre pour cent, et seront émises pour les montants, porteront les dates, et seront payables, tant en ce qui regarde le capital que les intérêts, aux temps et lieux que pourra déterminer le lieutenant-gouverneur en conseil.3.L’intérêt et le capital de ces obligations ou rentes inscrites constitueront une charge sur le fonds consolidé du revenu de la province.4.Le lieutenant-gouverneur en conseil déterminera les conditions auxquelles il sera disposé de ces obligations ou rentes inscrites ; et le produit en sera affecté au payement de la dette flottante de la province et des subsides de chemin de fer qui deviendront dus en vertu d’octrois faits par la législature de la province.5.Les obligations ou rentes inscrites émises en vertu de cette loi seront sujettes aux dispositions de la loi de cette province, 60 Victoria, chapitre 2, relative à la dette publique. 326 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ALGEBRE INTRODUCTION Ces exercices sont gradués de manière à servir de trait d’union entre l’arithmétique et l’algèbre 23° A, qui fait 3 milles à l’heure, part de Québec pour se rendre à Montréal ; huit heures plus tard B qui fait cinq milles à l’heure le suit ; à combien de milles de Québec B le rejoindra-t-il ?Combien d’heures après le départ de A sera-t-il rejoint par B ?Solution : Soit # le nombre de milles : Lorsque B rejoindra A ils auront tous deux parcouru le même nombre de milles (x).De ce nombre de milles (x), A avait déjà fait 24 au moment du départ de B.Il lui reste donc à faire la différence entre x et 24, c’est-à-dire #-—24 pendant que B parcourt toute la distance x.A prendra autant d’heures à parcourir (#—24) milles que B prendra à parcourir # milles.ï^2_4_ie nombre d’heures qu’A prendra.~ = u u que B “ ïn2_4 — _* 3 5 Multipliant les deux termes de l’équation par 15 on a : 5#—120=3# 5#—3# =120 2#=120 #= 60 milles.—1ère réponse.A est rejoint par B à 60 milles de Québec et sa vitesse est de 3 milles à l’heure, donc il a pris 20 heures à parcourir cette distance.PREMIERS ÉLÉMENTS DE GÉOMÉTRIE PRATIQUE NOTIONS PRÉLIMINAIRES Lignes perpendiculaires, obliques C A.B O 14° On dit qu’une ligne droite est perpendiculaire sur une autre lorsqu’elle forme avec celle-ci deux angles égaux.Ces angles égaux se nomment des angles droits.La ligne CD (Fig.1, 2, 3) qui forme avec AB deux angles égaux CDA et CDB est perpendiculaire sur AB. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 32T Note.—En expliquant si vous vous contentez de n’élever qu’une perpendiculaire comme dans la Fig.1, beauconp d’élèves seront sous l’impression que la perpendiculaire prend toujours la position qu’elle occupe dans cette figure ;—ils croiront que la verticale est la perpendiculaire ; il est bien vrai que la verticale est une perpendiculaire, mais il ne faut pas laisser supposer aux élèves qu’il n’y en a pas d’autres.Le meilleur moyen de prévenir ceci c’est de tracer plusieurs perpendiculaires autres que la verticale.Figs 2, 3.Pour le tracé des perpendiculaires on se sert généralement de l’équerre.Figs 4, 5.LEÇONS D’ANGLAIS D’APRÈS LA METHODE NATURELLE PAR J.AHERN In every sentence there must be at least two parts : one the part tlial tells what is spoken about, the subject ;—the other what is said about this subject, the predicate.The subject may consist of a single word as in : Horses run,—clogs bark,—girls sew, the subject in each case is a single word.The subject generally consists of several words as in : Tlie black clog has a big bone, —the subject in this case is composed of the three words, The black clog.In a subject composed of several words there is always one wore! which is more important than the others,—this is the word which more particularly names the thing spoken about.In the sentence, The black dog has a big bone, the subject is The black dog and the important word in the subject is clog.The principal or most important word in the subject of a sentence is called the bare subject.In the sentence, The black dog has a big bone, the bare subject is clog.The bare subject with all the words that belong to it is called the complete subject.In the sentence, The black dog has a big bone, the complete subject is The black dog.Bare subject.The principal word in the subject of a sentence is the bare subject.Complete subject.The bare subject with all the words that belong to it form the complete subject.Underline with a single line the complete subjects and with a double line the bare subjects of the following sentences : The dear little violets grow under the green hedges.The tired old man sat on the door [ 1 O Fig.4—Equerre.Fig.5—TÉ.E 15° On dit qu’une ligne droite est oblique sur une autre lorsqu’elle forme avec celle-ci deux angles inégaux.A F ,B La ligne EF qui forme avec AB deux angles inégaux EFA et EFB est oblique sur AB.J.A HERN.LAKRIIE ANCiCAISK (Tous droits reserves) Lesson sixteenth step, hacques Uartier, a native of tSt.Mato, discovered Canada.Montreal, the chief com- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 328 mercial city of Canada, has a population or nearly three hundred thousand inhabitants.A rolling stone gathers no moss.A gent saved is a cent earned.The brown bear climbed the mountain.The traveler rested on the fallen tree.DICTÉE THE OLD MAN AND HIS SONS An old man had many sons, who were often quarreling.Their father tried to make them good friends, but he could not.At last he called all his Sons to him, and showed them a bundle of sticks tied tightly together.“ Now”, said the Father, “ see if you can break this bundle of sticks ”.Then each of the sons took the bundle, and tried with all his might to break it, but not one of them could.When they had all tried, and given it up, the Father said”, Untie the bundle, and each of you take a stick, and see if you can break that.This they could do very easily.Then said the Father.“ You saw when the sticks were bound together how strong they were ; but as soon as they were untied, you broke them easily.Now, if you would stop quarreling, and stand by each other, you would be like the bundle of sticks,—no one could do you any harm ; but if you do not keep together, you will be as weak as one of the little sticks all by itself”.Que les élèves trouvent des expressions équivalûtes pour les mots en italiques.Par expressions équivalentes, nous entendons des expressions qui pourraient être mises à la place des mots en italiques, sans que le sens des phrases en fût altéré.Many, several_Quarreling, fighting__Tried, attempted___Could not.did not succeed.—At last, finally__Bundle, number____Tied, fastened, bound__Tightly, securely.—«See, try.— Tried, made the attempt_Might, strength___Could, was able.Given it up, abundoned it.— Untie, undo, unfasten__Bound, fastened, tied___Untied, separated, unbound—Easily, without difficulty.— Stop, cease.—Like, similar to—Do you any harm, injure you.Recitation THE FOUNTAIN (1) A fountain bubbles forth, hard by the lake, Between two stones up-sparkling ever, And merrily their course the waters take, As if to launch some famous river.Softly she murmurs, “ What delight is mine ! It was so cold and dark below : But now my banks green in the sunlight shine, Bright skies upon my mirror glow; ‘ The blue forget-me-nots through tender sighs, ‘ Remember us,’ keep ever saying ; On a strong wing the gem-like dragon-flies Ruffle me, as they sweep round playing.“ The bird drinks at my cup ; and now who knows Alter this rush through grass and flowers, I may become a giant stream, that flows Past rocks and valleys, woods and towers.il My foam may lie, a lace-like fringe, upon Bridges of stone, and granite quays, And bear the smoking steam-ship on, and on, The earth-embracing seas.” Abridged from Sir F.II.Doyle.(1) Taken from Macmillan’s Recitation Cards. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 329 ta.i id lijMy 1 Fountain.Bubbles forth.Hard by.2 Up-sparkling ever.3 Their course.4 To launch some famous.river.'.8 Mirror .Glow nfethe I 9 Tender sighs.could ho 1 11 Gem-like dragon-flies.standby I 12 Ruffle me.•, but if I 15 Giant stream.I 16 Valleys .;ia, Fur I Woods.Inet I 17 Foam.A lace-like f ringe.eed.I try.I 18 Granite.[onedit' j| ' Quays.jjjjil, 1.20 Earth-embracing seas.NOTES A spring of water.Rushes out in bubbles.Very near to.Always rising and shining brightly.Their path, their way.To be the beginning of a large river.Looking-glass : the water is called a rniri’or because things are reflected in it.Shine brightly and clearly.The soft breeze.Dragon flies are large and beautiful insects, with long bodies and gauzy wings.They are of all colours, and shine in the sun like gems or precious stones.Stir my water.A very large stream ; a river.Low grounds between hills.A number of trees growing in the same place.White froth, seen on running water.The light foam left behind on the sides of bridges and quays or wharves, and looking like a lace edging upon them.A very hard kind of stone.Wharves, places by the river-side where ships load and unload.The sea stretches quite round the earth.n:\Li: des livres (Droits réservés) EFFETS A RECEVOIR J.Thomas est marchand de farine.Le 3 avril 1894, il vend 50 barils farine à $6, $300, à Geo.Bernard, de qui il reçoit le billet suivant : $300T°oon Québec, 3 avril 1894.A deux mois de cette date, je paierai à Vordre de J.Thomas, trois cents oiastres pour valeur reçue.GEO.BERNARD.Le billet ci-dessus est un Billet à ordre.Ce billet est payable à J.Thomas, ou à on ordre, c’est-à-dire à tout autre personne à laquelle J.Thomas ordonnera de le payer, ¦’ar ce billet, Geo.Bernard s’engage à payer $301» piastres à.J.Thomas, au bout de deux uois.Un billet à ordre est un engagement écrit de payer au bout d’un espace de temps léterminé à une personne nommée dans l’engagement, ou à l’ordre de cette personne, ou u porteur, une somme déterminée d’argent.En tenue des livres, les billets sont classés sous le titre deüets de commerce.Comme J.Thomas s’attend à recevoir le paiement du billet ci-dessus il lui donne le om d’eft'ets à recevoir.Tout billet en faveur d’une personne est appelé par cette personne un effet à ecevoir.J.AHERN.3 330 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE GÉOGRAPHIE 4ÈME LEÇON.-LA FORME DE LA TERRE I.Ce qu'on appelle l'horizon_Lorsque nous sommes au milieu des champs, par un beau temps, nous voyons tout autour de nous une ligne bleuâtre où le ciel semble venir toucher la terre.Cette ligne paraît être partout à la même distance de nous ; elle a donc la forme d’un rond très grand et nous sommes au milieu de ce rond.On nomme horizon cette ligne qui sépare le ciel de tout ce qu’on voit sur la terre, quand on regarde au loin.II.La terre est ronde comme une houle—1° Une fourmi qui serait sur une grosse balle à jouer ne verrait autour d’elle qu’une petite partie de cette balle.La fourmi, si elle se tournait de tous les côtés, se verrait au milieu d’un rond au delà duquel elle n’apercevrait plus la surface de la balle.Ce rond serait l’horizon pour la fourmi.Les hommes sont à la sur-face de la terre comme cette fourmi sur cette grosse balle.2° Si nous ne voyons rien au delà de la ligne d’horizon, c’est que la terre tout entière est ronde comme une boule ou comme un globe.—Mais dans les pays où il y a de grandes montagnes, est-ce que cela n’empêche pas la terre d’avoir une forme ronde ?Non, car les montagnes les plus grandes sont encore beaucoup plus petites que le globe terrestre.3° Supposons que la terre soit de la grosseur d’une orange, les plus grandes montagnes du globe, si on les représentait sur cette orange, seraient plus petites encore que les petites saillies qui sont sur la peau de l’orange.4° La Terre est isolée dans l’espace comme la Lune que nous voyons au milieu du ciel j la Terre n’est supportée par rien.Questionnaire ?—I.Qu’est-ce que l’horizon ?—IL 1° Si une fourmi est à la surface d’une j grosse balle qu’est-ce que l’horizon pour cette fourmi ?—2° Quelle est la forme de la terre ?— |, 3° Si une orange ligure la terre, par quoi sera représentée la grandeur des montagnes ?—.j 4° Est-ce que la Terre est supportée par quelque chose?d'après A.Seignette.SCIENCES USUELLES L’HOMME Comment on respire I.Respiration__1.On sait qu’il faut respirer pour vivre, c’est à dire qu’il faut aspirer et rejeter de l’air par le nez ou par la bouche.Si la bouche et le nez restaient complètement fermés, on mourrait étouffé au bout de quelques minutes.2.La respiration, c’est-à-dire cette action d’aspirer et de rejeter de l’air est donc absolument nécessaire ; c’est par la respiration que le sang se transforme en sang rouge.II.Les poumons___1.Les poumons sont deux grands sacs très mous et roses (PP, lig.) placés dans la poitrine à droite et à gauche du cœur (C lig.).Ce quon appelle vulgairement du mou de veau, et dont les chats sont si Iriands, est un morceau de poumon de veau.2.C’est l’air qui change, dans les poumons, le sang noir en sang rouge.Questionnaire I.—1.Qu’est-ce que respirer?Qu’arriverait-il si on se bouchait complètement la bouche?2.Qu’est-ce que la respi-Des onfJ pp sont placés dans la | ration ?Quelle est l’action de la respiration sur le sang noir ! poitrine autour du cœur C, et reçoi-i II__1.Où sont placés les poumons?Qu’est-ce que le mou de vent l’air qui vient de la gorge par veau?Où le sang noir se transforme-t-il en sang rouge.e con Ult ' 'mm ¦ j|- - yv“ (De VEcole moderne). L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 331 LE CABINET DE L’INSTITUTEUR A LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ I DE L’IMMATÉRIALITÉ DE L’AME L’histoire nous rapporte de Socrate qu’ayant été condamné à mort par une injuste sentence de ses compatriotes, il but la ciguë que lui apporta le bourreau, et s’entretint ensuite avec des amis, de l’immortalité de l’âme.Ce trait de courage en face de la mort, l’un des plus beaux de l’antiquité payenne, est fort ordinaire dans la religion chrétienne où les Socrates se comptent par milliers ; mais il est tout de même d’une imitation assez difficile pour certains phénomènes modernes connus sous le nom de savants matérialistes.Car, s’il en est peu parmi eux qui soient, comme fut le maître de Platon, dans la triste nécessité de s’empoisonner à cause de l’éclat de leurs vertus, ils seraient fort en peine, le cas échéant, de s’entretenir des mystères de la vie future pour la raison bien simple qu’ils n’y croient pas.L’âme est, à leurs yeux, une certaine portion du cerveau, sécrétant la pensée, et, probablement aussi, communiquant à l’organisme humain le mouvement et la vie.Cette manière d’envisager la mystérieuse captive de notre corps n’a pas germé, comme on serait tenté de le croire, dans l’une des fortes têtes du siècle progressiste.JLes matérialistes modernes peuvent en faire leur deuil, ils n’ont pas sur ce point l’honneur de l’invention.Bien longtemps avant Buchner, Moleschott, Ach.Comte, Littré de notre époque, et même Helvetius, Diderot et Lamettrie du siècle dernier, quelques philosophes de l’antiquité un peu jouisseurs de leur nature, Dicearque, Aristoxène, Gallien, les disciples de Démocrite et d’Epicure, avaient imaginé un homme à leur fantaisie tout en corps et n’ayant rien à faire châtier par les supplices du noir Tartare.Cette doctrine est commode aux jouisseurs mais fort dégradante pour l’espèce humaine qu’elle ravale au rang de la bête ; elle est désespérante pour les pauvres humains dont elle détruit les rêves d’immortalité, et de plus grossièrement fausse comme nous l’allons démontrer.L’âme est immatérielle.Car, voyez-vous, n’en déplaise au grand Dicearque et à ses illustres collègues en matérialisme, nous avons un principe de vie, généralement connu sous le nom d’âme, qui a l’habitude bonne ou mauvaise de faire graduellement connaissance avec presque tous les êtres de l’univers, y compris certaines choses qui ont oublié de se choisir des corps et qu’on appelle êtres de raison : tels sont l’honneur, la vertu, la science, etc.Il y a plus, l’aimable compagne qui empêche notre corps, suivant une expression pittoresque, d’aller ^oir pousser l’herbe du côté des racines, a une manière de connaître assez extraordinaire.Mise en relation avec les choses du dehors, par les sens qui ne lui apportent que du concret et du singulier, elle arrive, par je ne sais quelle combinaison, aux idées universelles qu’elle 332 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE peut ensuite appliquer, selon l’espèce, aux individus.Par exemple l’idée d’homme qui nous vient à l’esprit quand nous avons déjà contemplé plusieurs spécimens de la race humaine est applicable, à Pierre, à Paul, etc.Enfin, la pauvrette que les seigneurs de la cornue et du scalpel voudraient transformer en un peu de moelle cérébrale, semble protester hautement contre une pareille humiliation.Elle secoue fièrement les entraves de la chaire, érige un tribunal et cite à ses pieds bes détracteurs et tous les êtres qui sont du domaine de sa connaissance.Elle instruit leur procès, apprécie leurs qualités, s’enquiert de tout ce qui les concerne, et, par une série de sentences appelées jugements, leur applique les notes qu’ils méritent ou les attributs qui.leur conviennent.Cependant, non contente de sa souveraine judicature, comme pour jeter un suprême défi aux matérialisants, elle se replie sur elle-même, se connaît, se juge, recueille dans sa mémoire les jugements déjà rendus qu’elle met en regard les uns avec les autres, et, s’armant alors de la puissance du raisonnement, elle s’élance à la conquête de la vérité, renverse sur son passage les sophismes de l’erreur et parvient après maints efforts au sommet du savoir, où elle peut contempler les ravissantes splendeurs du vrai, du beau et du bien.Eh ! bien, ces différentes opérations de l’âme intelligente, que les matérialistes sont forcés d’admettre, sont pour eux d’une explication assez difficile.Ils ont bientôt fait de nous dire que la pensée n’est qu’une sécrétion du cerveau, un peu comme le rhume, je suppose ; mais leur vaste savoir si fécond en hypothèses, d’ordinaire, s’arrête prudemment après cette lumineuse théorie.Je m’étonne qu’on n’ait pas eu recours, pour expliquer l’origine des idées, à l’un de ces fluides complaisants qui s’empressent de faire tout ce qu’on leur demande, et qui sont appelés sans aucun doute dans un avenir prochain à remplacer Dieu et diable aux yeux des savants !.Les philosophes, ces vieux rêveurs, qui passent leur vie à se repaître d’abstractions, n’ont pas été satisfaits de la solution facile donnée au problème qui nous occupe, par les matérialistes anciens et modernes.Ils ont mis la matière en présence des opérations de l’âme et se sont demandé si, en toute justice, on pouvait lui attribuer l’honneur d’en être la cause.La réponse a été négative pour les raisons suivantes : 1" Si l’âme était matérielle, l’intelligence ou la faculté de connaître serait nécessairement un organe corporel et, par conséquent, déterminée pour une espèce d’objets seulement ; l’œil, par exemple, ne voit que les couleurs, l’oreille n’entend que les sons, etc.Or, nous l’avons dit, notre connaissance intellectuelle s’étend ou peut s’étendre à tous les êtres de l’univers, sous quelque rapport qu’on les considère.Voilà donc un premier embarras pour une âme qui aurait sa formule dans la chimie.2' Supposons pour un moment que cet organe de chair ou de moelle /parvienne à se plier aux exigences d’une connaissance universelle, il lui resterait encore à trouver le moyen d’atteindre ou d’attraper les êtres de raison qui, malheureusement, n’ont ni chair ni moelle.3J Et puis, à moins d’être une substance très élastique, si elle est matérielle, on se demande comment la faculté de penser peut absorber tout un monde d’espèces intelligibles et avoir encore de la place à l infini pour en recevoir d’autres ; car, au dire de ceux qui s’y entendent, la matière a pour eflet de rétrécir, autant qu’il lui est donné de le faire, les malheureuses formes qui lui passent par les mains. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 833 4° Une âme matérielle qui n’est qu’une partie du corps humain doit ressembler à ce dernier et répugner comme lui à tout ce qui n’est pas singulier et concret.Aussi, ai-je beau faire, mon œil, mon oreille, mon imagination même ne perçoivent que des couleurs, des sons et des images concrètes.La couleur qui n’est pas rouge, jaune, violette, etc., en un mot telle couleur, ne pourra jamais affecter mon nerf optique.C’est pourquoi l’âme des animaux, toute simple qu’elle soit, parce qu’elle est dépendante de la matière dans son existence et de la sorte, matérielle, n’a jamais pu franchir l’abîme qui la sépare de la science, laquelle est basée, comme on sait, sur l’universel et l’abstrait.Il faut avouer que c’est bien dommage, car, autrement, nous aurions eu l’intéressant spectacle d’un bœuf ou d’un âne, etc., siégeant gravement au sein de quelques-unes de nos sociétés de savants ! Or, ajoutent les philosophes, il est évident que l’objet propre et formel de l’opération intellectuelle est l’idée universelle et abstraite, c’est-à-dire, celle'qui s’applique indifféremment à tous les individus d’une même espèce.Donc, etc.f>° Le jugement se fait par voie de comparaison entre deux idées.Leur convenance constitue un jugement affirmatif, et leur répugnance un jugement négatif.Exemple ; l’homme est raisonnable ; la brute n’est pas raisonnable.De plus, il paraît que pour faire cette comparaison il faut que les deux idées se joignent l’une à l’autre comme pour prendre leur mesure.Or, ce rapprochement n’est pas du tout praticable dans une âme matérielle où, semblent dire les philosophes, les idées sont un peu comme des navets dans un jardin potager, plantées les unes à côté des autres sans pouvoir se rencontrer sur un même point.Donc, etc.La même difficulté revient et s’aggrave encore pour le raisonnement où la comparaison n’a pas lieu seulement entre les idées, mais entre les jugements eux-mêmes qui, au nombre de deux, s’en vont se mesurer avec un troisième connu sous le nom de moyen terme.6° Enfin, le plus grand obstacle que puisse rencontrer sur son chemin une âme composée de molécules et d’atomes est certainement sa propre connaissance qui ne peut avoir lieu que par un retour complet de la substance intelligente sur elle-même.Or ce tour de gymnastique est des plus difficiles pour tout ce qui est sujet à l’attraction universelle.Il y a longtemps que notre œil y a renoncé et notre âme, fut-elle liquide ou gazeuse, voire même de la forme d’un sac, ne saurait commodément y réussir.Les présentes raisons ont porté les philosophes à conclure que l’âme est immatérielle et je suis de leur avis.Mais, répondent les matérialistes, nous avons des expériences qui sont loin de confirmer la thèse des philosophes.La science, qui n’aime pas à se repaître de termes embrouillés, et qui ne recule devant aucune entreprise, a soulevé un coin de l’enveloppe osseuse qui recouvre le cerveau et par ses observations a surpris sur le fait les palpitations de la pensée.Encore un peu de temps, et nous reproduirons par la photographie les secrètes conceptions de l’intelligence.En entendant des affirmations si sûres d’elles-mêmes, des catholiques de notre pays ont souri mystérieusement et se sont dit : “ Enfin nous allons voir ce que va devenir cette religion dont la mission est de sauver des âmes immortelles” ! On s’est trop pressé de conclure, évidemment, car il y a longtemps, bien longtemps, même avant l’invention des machines à coudre et des faucheuses,. 334 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE que la philosophie a résolu la présente difficulté en disant que “ l’âme humaine est une substance raisonnable servie par des organes ”.Or, les dits organes sont à l’extérieur du corps et à l’intérieur.Ceux de l’intérieur, généralement placés dans le cerveau, sont au nombre de quatre : le sens commun, l’imagination, l’estimative et la mémoire.Eh ! bien, ces différentes facultés organiques étant au service de l’intelligence ne restent pas inactives quand leur souveraine travaille.Et toutes ces differentes epérations des sens internes et organiques occasionnent nécessairement une commotion ou un mouvement dans le cerveau.Voilà précisément ce que certains foyers lumineux du dix-neuvième siècle, appelés savants, ont pris pour les palpitations de la pensée ! D.-M.-A.Magnan, ptre.UNE PAROLE DE MONTCALM ( Ne parlez jamais de crime aux hommes ”.) Il est certain que l’on parle beaucoup trop de friponneries, d’assassinats, de suicides dans nos journaux quotidiens.Chacun déplore les indiscrétions et les audaces énervantes du journalisme dit “ à sensation” ; mais le mal n’en continue pas moins pour cela.L’idée seule du crime est quelque chose qui inspire tout d’abord la répulsion et l’horreur ; mais les lectures de chaque jour familiarisent les esprits avec cette idée, émeuvent le sentiment, et, advenant certaines circonstances, certaines situations particulières de la vie, le souvenir de circonstances et de situations analogues d’où surgirent des crimes se présente aussitôt à l’esprit.Avant que la réflexion n’ait pu dominer l’impression, le névrosé de l’alcool, du roman-feuilleton et du fait-divers a déjà pu devenir un grand criminel.L’exemple est contagieux, dit-on, or, quels exemples place-t-on chaque jour sous nos yeux?A lire certains journaux, on croirait que le vice est la règle, et la vertu l’exception; que les honnêtes gens sont des êtres singuliers et rares, et que la dépravation est le milieu où se meuvent les foules.Il me semble qu’on ne devrait parler de choses criminelles que le moins possible, toujours pour en inspirer l’horreur et jamais pour satisfaire une malsaine curiosité.Montcalm écrivait à Bourlamaque, le 8 mars 1759 : “ L’histoire de mon empoisonnement s’est renouvelée dans le gouvernement de Montréal, il y a quinze jours, et a été à M.et Mme de Vaudreuil.Elle en a bien rabâché, et le peuple disait : On veut donc vendre le pays ! Au' reste, je n’aime pas ces bruits.Ne parlez jamais de crime aux hommes ”.Cette dernière parole ne manque pas de profondeur.Je la livre aux réflexions des gens de presse.Mais ce conseil d’outre-tombe sera-t-il entendu ?Ernest Gagnon. L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE 335 A TRAVERS LES BEAUX-ARTS (Tous droits strictement réservés) CHAPITRE DEUXIÈME LA SCULPTURE La sculpture n’est pas un art créateur comme l’architecture, la musique ou la poésie : c’est un art d’imitation : en d’autres termes, c’est l’art “ de représenter les objets et les êtres avec leur relief Mais le sculpteur ne se contente pas de copier les objets : “ il en fait les signes de son sentiment ou de sa pensée u La plus grande difficulté pour le sculpteur, dit Pellissier, est le choix de la pose ou de l’attitude de son sujet.Son œuvre étant immobile, pour que la signification en soit bien claire, il faut que le sujet se présente dans l’attitude la plus expressive.Aussi l’application la plus difficile de la sculpture est la statuaire ou représentation de l’homme ”.Charmer les yeux, plaire à l’imagination, élever l’âme, tel est le but de la statuaire.L’artiste atteint ce but en donnant l’illusion de la vie à ses œuvres, et en les animant, pour ainsi dire, de la pensée et du sentiment.La sculpture ne fut longtemps que l’accessoire et le complément de l’aîné des arts, l’architecture.Mais avec les progrès de cette dernière, la sculpture prit insensiblement son indépendance.La sculpture, comme art, naquit d’un regard de l’homme sur la nature organisée.“ Après avoir admiré l’univers, dit Charles Blanc, l’homme en vient à se contempler lui-même.Il reconnaît que la forme humaine est celle qui correspond à l’esprit et qui en est, pour ainsi dire, l’appareil ; que, réglée par la proportion et la symétrie, libre par le mouvement, supérieur par la beauté, la forme humaine est de toutes les formes vivantes la seule capable de manifester pleinement l’idée.Alors il imite le corps humain.Alors naît la sculpture ”.L’histoire de cet art comprend la sculpture antique et la sculpture moderne.La sculpture antique se subdivise comme suit: sculpture égyptienne, sculpture assyrienne, sculpture étrusque, sculpture grecque, sculpture romaine.La sculpture moderne se subdivise comme suit : sculpture italienne, sculpture espagnole, sculpture allemande, sculpture flamande, sculpture anglaise, sculpture française. 336 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE I Sculpture Egyptienne “ En même temps que les Egyptiens creusaient dans les rochers les hypogées de Samoun ou le temple de Karnak, et dressaient sur les confins du désert les grandes pyramides de Djizeh, ils gravaient des stèles en relief pour épitaphes de leurs sépultures, ils plaçaient pour avenues de leurs temples des allées de Sphinx couchés sur des piédestaux, et, dans ces temples, les images de leurs dieux et leurs pharaons presque déifiés (1) Les œuvres de l’architecture égyptienne sont innombrables.Plusieurs ont été conservées : la statue de JRa-em-ké, faite vers l’année 4000 avant l’ère chrétienne est encore en parfait ordre.Il en est de même de la statue colossale d’un pharaon de la quatrième dynastie, Schafra, celui qui fit élever la seconde des grandes pyramides ; il vivait un siècle avant Ra-em-ké.MPI I «Mil ÜÜB jj- SCHAFRA RA-EM-KE mm.mm -C /irsife'-:- j&ÿüaiÿ' » a w -, g|igjÿpnmwy?i Sculpture Assyrienne La civilisation des Assyriens a exercé plus d’influence sur celle des Grecs et des Etrusques que celle de l’Egypte.Les plus anciens monuments de la Grèce et de l’Etrurie (2) portent l’empreinte de l’imitation de l’art assyrien.(1) Viardot.(2) Ancienne région de l’Italie. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 337 Les musées de Paris et de Londres contiennent plusieurs œuvres nées sur les rives du Tigre et de l’Euphrate.Voici un specimen du vieil art asiatique ; felSsgSiSli co ce; gifeSf® C.DÂRVEAÜ, PHOTO-QRAV •UEBPC iW UN DES 4 COLOSSES DE KHORSABAD (MUSEE DU LOUVRES) III Sculpture Etrusque L’art le plus personnel de l’Etrurie fut celui qui s’exerce par le travail des métaux : ciselures, fonte des statues, fabrique des armures, etc.Les musées de Florence et de Paris possèdent des objets étrusques d’une grande valeur.Ci-dessous nous reproduisons une œuvre étrusque : C/UXk> statuette d’apolon enfant avec un canard (Musées des antiques, à Paris) 338 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE U si L darveau, PHOTQ-ORAV, •G'.'V.' QUEBEC r-:- PfitP mm mmSm gli mm ïïgj&em : r- : : • '-V- * cas: «2^ »jfisw4 le gaulois moukant (Rome) Voici mie liste des principaux chefs-d’œuvre de l’architecture grecque et le lieu où ces trésors sont conservés : Paris—Au musée du Louvres: Venus de Milo (1)— Achille—Pallas de Velletri—Bacchus—Mercure—Le Tibre —Le Faune à Venfant—Le Prétendu Germanie us—Le Discobole.Rome.-—-Musée du Vatican : Le NU—IVApollon du Belvedere (2)—Le Laocoon—Le Torse du Belvedere.Rome.—Musée du Capitole: VAgymU, PHOTO-GHA\C ¦ ¦'V'Jj LE PETIT RAMONEUR {Conte français pour les enfants) Il fait froid ; la neige couvre les toits : les rues sont toutes blanches.En petit ramoneur tout noir passe sur le trottoir.Devant lui marche son maître, qui l’introduit dans les maisons pour ramoner les cheminées.Le petit ramoneur chante : Ah ! ramouna la chemina du haut en bas ! ” Mais sa voix tremble, il a le nez et les mains rouges, il aimerait mieux être auprès d’un bon feu.Sur l’autre trottoir passe le gentil Paul, avec sa bonne qui le conduit en classe.“ Ça doit être amusant d’aller ramoner les cheminées dit Paul, bien plus que d’aller en classe ! —Oh ! non, lui répondit la bonne, c’est bien triste, et je suis sûre que le pauvre ramoneur aimerait mieux aller à l'école que de faire sou vilain métier” ! Regardez, mes enfants, comme il est noir et sale ! Et puis il n’apprend rien, il restera ignorant, plus tard, il ne pourra pas, comme vous, choisir un bon métier ; son maître a l’air dur.il le bat peut-être ?Plaignons le petit ramoneur et soyons bons pour lui.Les enfants iront à Vécole pour ne pas être obligés de faire le métier de ramoneur.RÉCRÉATION » 1" Devinette.—On demandait à quelqu’un se disant habile calculateur, quel é.tait le nombre, le sexe et la nationalité de certains convives dont le repas commun avait coûté 4 francs 50 pour pain et vin, 5 francs pour viande et autres mets, et 2 francs 06 pour dessert.Devinez ce qu’il fit et répondit. 350 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2° Proverbe.—Quel est le sens du proverbe suivant : “ Les mules ont été demander des cornes, et elles ont perdu leurs oreilles 3Ü Charade.— Médecins, mon premier vous fait toujours honneur; Mon second pour manger est chose nécessaire ; Mais si n’en avoir plus est un bien grand malheur, De mon entier, du moins, vous n’avez plus que faire.{Les réponses aux problèmes ci-dessus paraîtront dans la livraison d’avril.) HYGIÈNE * Quand tu es à table, ne fais pas le difficile, ne fais pas le dégoûté.Prends l’habitude de manger de tout ce que l’on mange.S’il y a des plats que tu n’aimes guère, fais-toi violence.Au bout de peu de jours, tu ne te souviendras plus de ne j)as les avoir aimés.Ne mange point à la hâte.Mets-y tout le temps.Surtout, mâche avec soin.N’avale pas une bouchée avant de l’avoir réduite en bouillie.Avaler sans mâcher est le fait d’un sot : tes dents sont dans ta bouche et non point dans ton estomac.Cesse de manger dès que tu n’as plus faim.Dr Pécault.DOCUMENTS OFFICIELS DEPARTEMENT DE ^’INSTRUCTION FLREItiUE I.—RAPPORT DU SURINTENDANT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE—{Suite) Résumé statistique concernant les élèves des écoles élémentaires, des écoles modèles et des académies Ecoles élémentaires, écoles modèles et académies Nombre d’élèves dont la langue maternelle est le français.Nombre d’élèves dont la langue maternelle est l’anglais.Nombre d’élèves étudiant les différentes branches de l’enseignement : L’histoire sainte.La lecture.L’écriture.La grammaire.Le calcul mental.248,622 48,706 223,965 285,315 283,763 137,390 286,581 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 351 L’arithmétique.L’algèbre.Le mesurage.La physique.La tenue des livres.La géographie.La cartographie.L’histoire du Canada.L’histoire d’Angleterre.L’histoire de France.L’histoire des Etats-Unis Le dessin.L’agriculture.Ecoles élémentaires Elèves français étudiant l’anglais.-caeves anglais etudiant ie irançais Elèves dans le cours élémentaire, 1ère année.do do 2me année.do do 3me année.do do 4me année.Elèves dans le cours modèle Ecoles modèles et académies Elèves français étudiant l’anglais.Elèves anglais étudiant le français .Nombre d’élèves dans le cours élémentaire.Nombre d’élèves dans le cours modèle, 1ère année.do do 2me année.Nombre d’élèves dans le cours académique, 1ère année.do do 2me année.277,906 8,120 9,175 2,067 43,275 133,911 55,603 147,344 7,461 6,363 2,185 183,388 71,161 17,334 11,531 86,184 56,017 36,308 18,007 1,417 41,697 11,059 78,551 10,352 6,082 3,215 1,195 (à suivre).II.—RAPPORT DE M.LE PRINCIPAL DE L’ECOLE NORMALE JACQUES-CARTIER Montréal, 19 octobre 1897.Monsieur le Surintendant, J’ai l’honneur de vous présenter le rapport de l’état et des progrès de l’Ecole normale Jacques-Cartier pendant l’année scolaire 1896-97.I Dans le cours de cette année, 97 candidats se sont présentés pour être admis à l’école : 16 ont été rejetés sur examen, et 81 ont été reçus.L’augmentation qui avait commencé à s’accuser en 1894 a donc continué sa marche ascendante.Les tableaux suivants indiquent les différentes classifications : Elèves anciens.44 Elèves nouveaux.37 Total.81 Elèves pensionnaires.64 Elèves externes.17 Total.81 352 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Elèves admis dans la classe de Quatrième Année.9 “ “ “ Troisième Année.19 “ “ “ Seconde Année.25 “ “ “ Préparatoire .28 Total.81 Elèves dont les parents résident à Montréal.27 “ >l “ à la campagne,.54 Total.81 Le nombre des enfants admis à l’école modèle annexe a été de 185 : ce qui fait un grand total de 266 élèves qui ont reçu l’enseignement à l’Ecole normale.II Je regrette d’avoir à déclarer que l’installation de l’école modèle est insuffisante et ne répond nullement à celle de l’Ecole normale.Elle laisse à désirer à tous les points de vue, et c’est avec difficulté que nous pouvons y suivre un système vraiment pédagogique.Mais en justice pour le gouvernement, je dois reconnaître que la construction en brique où nous tenons les enfants ne devait être que temporaire, et j’appelle de tous mes vœux le moment où elle pourra être remplacée par un édifice commode, assez spacieux et remplissant les conditions que M.le Surintendant exige des maisons d’école qui sont érigées à la campagne.Ill J’ai été obligé de donner les vacances avant la fin de juin immédiatement à la suite des examens.Les fêtes jubilaires de la Reine et les trois jours de congé accordés à toutes les écoles nous empêchaient d’occuper convenablement les élèves et de terminer le travail de la correction des derniers concours et des examens.J’ai donc remis à plus tard, dans l’automne, la distribution des prix, médailles et diplômes.En conséquence, j’aurai l’honneur de vous présenter : 8 élèves pour le diplôme d’académie ; 17 “ “ d’école modèle ; 18 “ “ d’école élémentaire.IV Dans le cours de l’année, j’ai reçu plusieurs objets pour les différentes collections de l’Ecole normale; mais je dois surtout témoigner ma reconnaissance à MM.M.-C.Lymburner, qui a donné une hache de pierre, ouvrage des anciens sauvages qui habitaient le pays ; L’abbé Duckett, qui a donné plusieurs volumes des documents publiés par le gouvernement ; P.-S.Murphy, qui n’a cessé, depuis longtemps, de nous offrir des documents historiques, des plaquettes imprimées, des notes documentaires et surtout plusieurs objets qui se rapportent à l’histoire et à la fabrication du caoutchouc ; J.-0.Cassegrain.Ce monsieur, professeur de l’école normale, a bien voulu se défaire, pour enrichir notre bibliothèque, d’une collection très considérable de revues et de journaux qui traitent de l’éducation et de l’instruction à ses différents degrés, et qui sont publiés dans différents pays.Cette collection est précieuse surtout pour la richesse et la variété des renseignements pédagogiques qu’elle renferme.J’ai l’honneur d’être, etc., H.-A.-B.Verreau, Ptre, Principal. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE III.—NOMINATION'S Nominations de commissaire et de syndic d’écoles Il a plu à son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, le 13 janvier dernier, 1898, de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d’écoles Melbourne, Richmond—M.William Morrison,en remplacement de M.Robert-A.Ewing,, absent.Syndic d’écoles Upper Lichfield, Pontiac__M.Francis Murtagh, en remplacement de M.Paul McNally,.dont le terme d’office est expiré.IV.—ARRÊTÉS MINISTÉRIELS Erection d’une nouvelle municipalité scolaire Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 20 janvier dernier (1898), d’ériger en municipalité scolaire, sous le nom de“ Robertson & Pope, ” comté d’Ottawa, le territoire suivant, savoir : Le canton Robertson dans toute sa longueur, sur les rangs I, II, III, IV, V, VI et VII, et les 24 premiers lots dans le canton Pope, sur les rangs II et III.Cette érection ne devant prendre effet que le 1er juillet prochain, 1898.Annexion du “ Quartier Saint-Denis ”, à la cité de Montréal Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 20 janvier dernier (1898), d’annexer à la u Cité de Montréal, ” pour les fins scolaires,.“ le quartier Saint-Denis,” de la dite cité de Montréal, avec les limites qui lui sont assignées comme tel quartier.Cette annexion ne devant prendre effet que le premier de juillet prochain, et ne s’appliquera qu’aux catholiques seulement.Formation d’une nouvelle municipalité scolaire Détacher de la municipalité scolaire de Saint-Polycarpe, comté de Soulanges, les lots suivants du cadastre, savoir : Depuis et y compris le No.497 jusqu’au No.575 inclusivement,, et les ériger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ Bourbonnais ”.Cette érection ne prendra effet que le 1er juillet prochain (1898). 354 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE V.—AU TABLEAU D’HONNEUR Liste des instituteurs et des institutrices qui ont obtenu des gratifications pour leurs succès dans Venseignement, en 1896-97—Suite District d’inspection de M.J.-K.Belcourt 175 écoles sous contrôle.Somme à distribuer, $437.50.Nos Nom et prénoms Municipalité où le titulaire a enseigné Montant de la gratification 45 Mlle Georgine Forest.Saint-Wencesla.s $ 37 50 46 do Alida Denoncourt Nicolet 30 00 47 do Anny Héon Saint-Grégoire ,.30 00 48 do Rose-Anna Garni ran d Sainte-Monique 30 00 49 do Edouardina Outras La Baie-du-Febvre 30 00 50 do Hortense Martel Saint-Thomas 30 00 51 do Rose-Anna Désilets Saint-Zéphirin 30 00 52 do Marie-Flore Va,nasse T Saint-Guillaume , 30 00 53 do Ma,rie-Alvina, Roisvert Sain t-B on a venture 30 00 54 do Albertine Beauchemin Sainte-Monique 20 00 55 do Zénaïde Pinard Nicolet 20 00 56 do Mélanie Mayrard Saint-Sylvère 20 00 57 do Lucias Béliveau Sainte-Gertrude 20 00 58 do Cordélie Héroux Saint-Samuel ¦^0 00 59 do Joséphine Lahaye Sainte-Brigitte 20 00 60 do Marie-Elise Montambea.u Bécancour 20 00 61 do Alma Desmarais Saint-Pie-de-Guire 20 00 $ 437 50 District d’inspection de.M.JL.-H.Bellerose 149 écoles sous contrôle.Somme à distribuer, $372.25.62 Mlle Georgia,na Trottier Saint-Ferdinand d’Halifax.$ 42 25 63 dn Philomène 1,a,rivière Saint-Paul-de-Chester 30 00 64 dn Glarice Tonsi.cma.nt.Saint-Norbert d’Arthabaska 30 00 65 dn Valérie Vivneault Sainte-Sophie d’Halifax 30 00 66 do Alphonsine Tourigny Saint-Paul-de-Chester 30 00 67 do Adélaïde Morrissette Saint-Norbert d’Arthabaska 30 00 68 do Emérentienne Dubois .^ainte-Anne-du-Sault 30 00 69 do Clara, Fontaine , Sainte Sophie-de-Lévrard 30 00 70 do Alexina Rernard Stanfold 20 00 71 do Amanda, Dumas Saint-Ferdinand d’Halifax 20 00 72 do Suzanne Pressé Saint-Paul-de-Chester 20 00 73 do Anna,-Relia, Désilets Sainte-H élène-de-Chester 20 00 74 do Lucia Pratte Saint-Rosaire 20 00 75 do Alma Pratte - Sainte-Anne-du-Sault 20 00 $ 372 25 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 355 District d’inspection de M.Cëlestin Bouchard 158 écoles sous contrôle.Somme à distribuer, $395.00.Nos 76 77 78 79 80 8] 82 83 84 85 86 87 88 89 90 Nom et prénoms Municipalité où le titulaire a enseigné M.François Turgeon.Mlle Hermine Tanguay.M.C.-P.Gagnon.Mlle Adeline Blais.do Philomène Côté.Mme M.-Henriette L’Espérance.Mlle Emélie Boivin.do Rosalie Côté.jM.Albert Guimond.Mlle Valéda Labrecque.do do do do do Hélène Beaudoin Aurélie Chabot.Eugénie Morissette.Mary Larochelle.Alice Vézina.Saint-Gervais, Bellechasse.do do .Saint-Michel, do .Saint-Vallier, do .Beaumont, do .Saint-Pierre, Montmagny.Saint-François, do .-.Saint-Thomas, do .Saint-Vallier.Bellechasse.Saint-Gervais, do .Saint-Cajétan d’Armagh, Bellechasse.Saint-Nérée, Bellechasse.Notre-Dame de Buckland, Bellechasse Berthier, Montmagny.Cap-Saint-Ignace, Montmagny.Montant de la gratification 45 00 30 00 30 00 30 00 30 00 30 00 30 00 30 00 20 00 20 00 20 00 20 00 20 00 20 00 20 00 $ 395 00 District d’inspection de M.C.Brault 117 écoles sous contrôle.Somme à distribuer, $292.50.91 92 93 94 95 96 97 98 99 ! 100 1 101 102 M.Siméon-Edouard Dorion.Mlle Oliva Leblanc.M.Cléophas Gendreau.M.Maurice Lapointe.Mme Maria Jacques.Mlle Malvina Rochon.do Arthémise Lavigne.M.Jean-Joseph Denoncourt Mme Stéphanie McMurray.Mlle Marie-Louise Gauthier do Helen Riley.M.Joseph-E.Lefebvre.Station-du-Coteau .Très-Saint-Rédempteur.Saint Clet.Saint-Zotique.Saint-Télesphore.Sainte-Anne de Bellevue, paroisse Ile-Perrot .Saint-Polycarpe .Coteau du Lac.Rigaud, paroisse.Sainte Justine de Newton.Saint-Polycarpe.32 50 30 00 30 00 30 00 30 00 20 00 20 00 20 00 20 00 20 00 20 00 20 00 $ 292 50 District d’inspection de M.M.-J.C’urot 156 écoles sous contrôle.Somme à distribuer, $390.00.103 104 105 106 107 Mlle Alma Lacombe.do Elise Gosselin.do Marie-H.Fitzpatrick do Marie Lallier.do Amanda Blain.Saint-Vital de Lamb ton, No 1, Beauce.Saint-Evariste de Forsyth, No 1, do Marston-Sud, No 3, Compton.Barford, No 4, Stanstead.Sainte-Suzanne de Boundary Line, No J, Stanstead.$ 40 00 30 00 30 00 30 00 30 00 356 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE District d’inspection de M.M.-J.Curot—(Suite) Nos ¦ - Nom et prénoms Municipalité où le titulaire a enseigné Montant de la gratification 108 do Ma,rie- A .-C.Théherge Ditton, No 1, Compton $ 30 00 109 do Célestine Mercier Saint-Evaristede Forsyth,No 11 ,Beauce 30 00 110 do Philomène Dubreuil Saint-Honoré de Shenley, No 1, do 30 00 111 do Philémoni.e Gagnon Saint-Vital de Lambton, No 1.do 20 00 112 do Orpha Devault do do No 3, do 20 00 113 do Marie-Louise Fortier Saint-Sébastien d’Aylmer, No 2, do 20 00 114 do Eugénie Primeau Villatre Mégantic, No 1, Compton 20 00 115 do Marie-Louise Boisvert Saint-Evariste de Forsyth, No 3, Beauce 20 00 116 do Marie Angéline Proulx do do No 10, do 20 00 117 do Amanda Jobin.Saint-Honoré de Shenley, No 6, do 20 00 $ 390 00 District d’inspection de M.Josepli Chîlbot 94 écoles sous contrôle.$235.00 118 119 120 121 122 123 124 125 126 Mme Ve O.Desjardins.Mlle Catherine Sirois .Mme A.Savage.Mlle .lane Myles.do Marie-Malvina Molloy do Mélanie Malouin.do Véronique Bujold.do Salomée Huard.Mme Ve Brotherton.Grande Rivière.Cap d’Espoir.Percé.Douglastown.Petit Pabos.Anse-au-Griffon .Cirande Anse.Grande Rivière.Sain te-Adélaïde-de Pabos $ 35 00 30 00 30 00 30 00 30 00 20 00 20 00 20 00 20 00 $ 235 00 (à suivre) VI.—CENT DIX-HUITIÈME RÉUNION DES INSTITUTEURS DE LA CIRCONSCRIPTION DE L’ÉCOLE NORMALE LAVAL, TENUE LE 29 JANVIER 1898 La séance s’ouvre à 9.^ heures A.M., sous la vice-présidence de M.Lionel Bergeron, j Présents : M.l’abbé Tb.-G.Rouleau, ptre, principal de l’Ecoie normale Laval ; M.1 abbé L.-A.Caron, ptre, assistant-principal ; MM.P.-J.Ruel, Jos.Prémont, Ths Tremblay, C.Bouchard, J.-A.Chabot, J.-E.Genest-LaBarre, Z.Dubeau, inspecteurs d’écoles : M.J.-B.Cloutier, ancien professeur à l’Ecole normale Laval; MM.N.Laçasse, Jos.[.étourneau, J.Ahern, C.-J.Magnan, C.Lefèvre, Jules Cloutier.Z.Bergeron, N.Tremblay, T.Simard, O.Goulet, J.Donaldson, M.Côté, P.Goulet, W.Noreau, N.Demers, Al.Gilbert, A.Deléglise, J.-D.Frève ; MM.Bluis et Arsenault, maîtres-d’études, et les élèves-maîtres de l’Ecole normale Laval.Le procès-verbal de la dernière réunion est lu et adopté. «F ; ^ w L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 357 LE MAITRE ET LE LIVRE Après la lecture du procès-verbal, M.l'inspecteur Prémont fait remarquer que l’expression neuf-dixième que M.Ahern a employée au cours de ses remarques sur la Rédaction, à la Conférence précédente, pourrait être mal interprétée dans le public.Il serait regrettable que l’on pût croire que la presque totalité du corps enseignant ne sait pas enseigner.M.Ahern dit qu'en se servant de cette expression, il a voulu tout simplement faire comprendre qu’un trop grand nombre d’instituteurs et d’institutrices enseignent encore exclusivement à coups de livre,sans se soucier de faire comprendre avant de faire apprendre.Mais qu’il n’a pas voulu donner une signification mathématique au terme ci-dessus cité.Il s'en suit une longue et intéressante discussion sur le rôle du maître et du livre dans l’école.Prennent part à ce débat : MM.J.Létourneau, J.-B.Cloutier, MM.les inspecteurs Prémont, Dubeau, Ruel et Tremblay, et MM.Magnan et Tremblay.M.le président résume le débat et l’incident est clos.ENSEIGNEMENT DU LATIN A la séance de l’après-midi, M.N.Laçasse donne une conférence pratique sur l’enseignement du latin qui est fort remarqué des auditeurs.LE FONDS DE PENSION Puis M.Ahern rend compte de ses devoirs de délégué à la Corn nission administrative.Un compte rendu complet des opérations du Fonds de retraite, durant l’année 1897, sera publié dans la prochaine livraison de VEnseignement primaire.REVUE PÉDAGOGIQUE 11 est ensuite longuement question des journaux d’éiucation.Tous les membres de l’Association, MM.les inspecteurs d’écoles surtout, déclarent hautement qu’un instituteur (ou une institutrice) soucieux de ses devoirs ne saurait se passer d’une revue pédagogique telle que VEnseignement primaire est actuellement publié.Puis les deux propositions qui suivent sont adoptées aux applaudissements de la Conférence entière : Proposé par M.M.Tremblay, secondé par M.G.Beraeron : “ Que l’Association des instituteurs catholiques de Québec désire témoigner sa reconnaissance à M.J.-B.Cloutier pour les services qu’il a rendus à la classe enseignante en fondant Y Enseignement primaire et en le maintenant durant de longues années au prix de lourds sacrifices.Elle le félicite aussi pour avoir confié cette revue en aussi bonnes mains que celles de son directeur actuel.” Proposé par MM.C.Bouchard, J.Prémont, inspecteurs d’écoles ; secondé par MM.P.Ruel.Z.Bubeau, J.-E.GenestLaBarre, J.A.Chabot, inspecteurs d’écoles: “ Que l’Association des Instituteurs catholiques de Québec félicite bien sincèrement VEnseignement primaire à l’occasion de la transformation que son nouveau directeur-propriétaire, M.C.-J.Magnan, lui a fait subir en décembre dernier.Ainsi améliorée, cette publication est un engin scolaire puissant.Que cette association exprime le vœu que cette revue soit adressée gratuitement par le gouvernement, à tout le personnel enseignant des écoles primaires de la province.Que cette mesure devrait avoir le pas sur tous les autres projets de réformes pédagogiques, attendu que, ce qu'il importe surtout d’améliorer, c’est la valeur professionnelle des éducateurs.” LE DESSIN Le comité chargé d’étudier la question du dessin présente son rapport sous la forme suivante : “ Proposé par M.Chs-A.Lefèvre, secondé par MM.C.-J.Magnan et J.Ahern : “ Que les membres de l’Association des instituteurs catholiques de Québec ont lu avec un vif plaisir les suggestions suivantes du dernier rapport de Monsieur le Surintendant de l’Instruction publique: Si l’on veut faire sérieusement enseigner le dessin dans nos écoles élémentaires, il importe que des programmes soient rédigés par des hommes compétents, afin de donner à cet enseignement une orientation bien definie.On ne saurait donc adopter trop tôt les mesures propres à atteindre le but désiré. 358 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “ Mais pour atteindre l’élève et lui apprendre à dessiner, il faudra procéder d’abord à la préparation du personnel enseignant et le mettre au fait des méthodes les plus perfectionnées, celles qui ont cours maintenant en Belgique, en France et ailleurs.” “ Et cette association forme des vœux ardents pour que les autorités donnent suite, sans plus de retard, à ces suggestions.” Adopté unanimement.l’association provinciale M.Magnan dit que les comités nommés par les Association de Québec et de Montréal au sujet de la création d’une Association provinciale des instituteurs catholiques de la province de Québec n’ont pu se réunir pour la raison suivante : La date de la réunion de ces comités avait été fixée à la vacance de Noël ; mais à la même époque, la Législature de Québec était à discuter un projet de loi où le Fonds de retraite était grandement intéressé.Après en avoir conféré avec le distingué président de l’Association des instituteurs catholiques de Montréal, M.F.-X.-P.Demers, la réunion des comités ci-dessus indiqués fut remise au mois de mai prochain, afin de permettre à MM.Ahern et Magnan d’assister aux séances de la Chambre d’Assemblée et de surveiller les intérêts du Fonds de pension.M.Ahern donne alors de longs et intéressants détails sur le travail des deux délégués durant la dernière session de la Législature, relativement au Fonds de retraite.SUJETS DE DISCUSSION POUR LA RÉUNION DE MAI PROCHAIN M.N.Tremblay : De la pratique de l'écriture droite dans mon école.M.C.-J.Magnan : Une leçon pratique de rédaction à Véole primaire.Cette leçon sera donnée à de jeunes élèves devant la conférence.M.C.Lefèvre : Une leçon pratique de dessin à Vécole primaire.Cette leçon sera donnée à de jeunes élèves devant la conférence.Et la séance est ajournée au dernier samedi du mois de mai prochain.J.-D.Frève, Secrétaire.CHRONIQUE DU MOIS Le 12 février dernier, Sa Sainteté Léon XIII, le chef bien-aimé de l’Eglise catholique,, célébrait le 68e anniversaire de la célébration de sa première messe.Sa Sainteté entrera demain, le 2 mars, dans sa 88e année.Aux pieds du vicaire de Jésus-Christ, nous déposons l’hommage de notre respect, de notre affection et de notre dévouement.Torn Nulty, le meurtrier de Rawdon, a été trouvé coupable du meurtre de son frère de ses trois sœurs et condamné a être pendu le 20 mai prochain.Nous constatons avec bonheur par VImpartial de Tignish, Ile-du-Prince-Edouard, que les instituteurs acadiens font des efforts considérables en faveur de l’enseignement du français dans leurs écoles.M.l’inspecteur Arsenault prend une part active à la lutte.Nous sommes un peu pas mal de l’avis de notre bon ami du Pionnier, de Sherbrooke: 11 D’après notre faible expérience, le meilleur “ Klondike ” du monde est la carrière dans laquelle chacun est déjà engagé.“ Soignez bien votre besogne actuelle, mettez-y un travail assidu et sagement ordonné,.At vous réussirez mieux que ceux qui passent leur vie à courir après la fortune ”. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 359 Le Christ offert au pape par des Américains.—Il y a quelques semaines, les journaux de New-York parlaient d’un christ exposé chez un des principaux joailliers de cette métropole et disaient que cet objet d’art, garni de pierres précieuses, serait offert au pape à l’occasion de ses noces de diamant sacerdotales.Voici, d’après VUnità Cattolica, de Florence, la description de ce précieux don : u Le crucifix, d’une longueur de six pouces, est entièrement en or.Les bras de la croix sont garni de diamants : la pièce montante a une ouverture servant de reliquaire, dans-lequel le Saint-Père mettra une relique de la Sainte-Croix.On compte en tout quarante diamants de deux carats et demi chacun, et cinquante diamants d’un demi-carat ; le diamant central est d’une vraie splendeur et pèse trente carats.“ Sur le dos du crucifix il y a des inscriptions bibliques.D’un côté on lit : Jesus homi-num Salvator, et de l’autre côté : Jésus gardien de mon âme, en anglais ”.L’ JJnità Cattolica dit que la valeur du crucifix est de 45,000 dollars, prix fort minime quand on pense au seul diamant de trente carats.La feuille florentine ajoute que le cadeau sera remis par un personnage américain, qui l’offrira au nom des sociétés qui ont fourni les fonds_(La Semaine Religieuse de Montréal”.Les citoyens de Chicoutimi parlent d’ériger un monument à feu Mgr Racine, l’apôtre du Saguenay.Très bien.Le curé Labelle et Mgr Racine ont plus fait pour la patrie cana-dienne-française que dix gouvernements ordinaires.Un juge peut manquer gravement à ses devoirs, un avocat trahir l’honneur professionnel et un député voler la caisse publique: il ne vient à l’idée de personne d’accuser la Magistrature tout entière de malhonnêteté, le Barreau de trahison et la Chambre de concussion—Pourquoi alors être plus sévère à l’égard du Tiers-Ordre de saint François parce qu’tm des membres d’une Fraternité aurait trompé la confiance de son maître.Le bon sens est un tribunal impitoyable.Tous les Québecquois soucieux de l’honneur de leur bonne vieille cité constatent avec peine que le théâtre est ouvert le dimanche à Québec.Cette regrettable institution du théâtre en plein jour du Seigneur détourne la jeunesse de ses devoirs religieux.L’Union-Franco-Canadienne, société catholique de Bienfaisance et d’Assurance dont le siège provincial est au No 73, rue Saint-Jacques, Montréal, est maintenant approuvée et recommandée par tous les archevêques et évêques du Canada français.Des conférences ont eu lieu entre S.G.Mgr Langevin, archevêque de Saint-Boniface, l’honorable M.Laurier et un représentant du gouvernement du Manitoba.Il est à peu près certain que les bases d’un modus vivendi temporaire ont été jetées : les catholiques du Manitoba auraient obtenu une justice partielle qui donne satisfaction à leur évêque.Tant mieux ! La voix du Pape a été entendue, c’est consolant pour l’avenir de notre nationalité.BIBLIOGRAPHIE —Official Handbook of the Dominion of Canada.Publié par ordre du Ministre de l’Intérieur, Ottawa.Document très intéressant.Nous espérons que ce travail sera traduit en français.— La Revue Canadienne vient d’entrer dans sa 34ième année.C’est sans contredit la plus belle publication canadienne-française.En voici le sommaire de la livraison de février : Science et Art, gravure, d’après D.Huntington ; L’artiste et le tableau, par Alphonse Leclaire ; Les trois amis, gravure, d’après H.Salentin ; Lettre Encyclique de Notre Très Saint.Père Léon XIII ; Les Bibliophiles de New-York, par Raoul Renault; Jacques Callot, par- 360 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Alphonse Leclaire ; Franca-Trippa et Fritellino, gravure, d’après J.Callot ; Le dernier ouvrage de M.l’abbé Casgrain, par Jean Lefranc; Les Barbares du XIXe siècle (suite), par Camille Derouet ; Un bal costumé, tribulations d’une millionnaire américaine, par E.-F.Johanet ; Charles Guérin (suite), par Pierre-J.-O.Chauveau ; Près d’une grande croix noire.un jeune homme et une jeune hile étaient à genoux, gravure initiale, représentant une scène de la tin du chapitre III; Qu’est-ce que cela?s’écrièrent-elles ensemble, gravure; Vers le Pôle, Fridtjof Nansen (suite), par Marie Dronsart ; Chronique du mois, par Ed.Fabre-Surveyer ; A travers les livres et les revues, par A.L.—La Famiele Chrétienne, une nouvelle revue très bien faite publiée à Masson, comté de Labelle.$1.00 d’abonnement.—La Semaine commerciale, Québec.—Numéro Klondike.Nos félicitations à notre ami, M.U.Barthe, pour la splendide livraison de sa revue du 28 janvier dernier.—Les Contemporains, revue hebdomadaire, Maison de la Bonne Presse, 8, rue François 1er, Paris.Une des publications les plus intéressantes que nous connaissions.Abonnement: 6 fr.Formant chaque année deux énormes volumes de 400 pages illustrées avec soin.—La Bibliothèque Canadienne_____Telle est le titre d’une revue-livre que notre excellent confrère, M.Pierre-Georges Roy, de Lévis, se propose de publier.Son but est d° mettre à la portée de toutes les bourses les travaux littéraires, historiques, etc., de nos écrivains canadiens.La “ Bibliothèque Canadienne ” paraît tous les mois.Chaque livraison forme un volume d’à peu près cent pages.L’abonnement à la “Bibliothèque Canadienne” n’est que de une piastre par année, plus douze centins pour frais de poste.La première livraison que nous venons de recevoir, contient l’histoire du dernier Récollet canadien, le Frère.Louis, par M.l’abbé Charles Trudelle.Le prix en est de quinze centins.S’adresser à M.Pierre-Georges Roy.l’éditeur, à Lévis.La lecture de cette intéressante brochure donnera une idée du mérite de l’œuvre entreprise.On ferait bien de s’en procurer un exemjilaire.—Le Naturaliste Canadien, Chicoutimi.Directeur: M.l’abbé V.A.Huard.Cette revue vient d’atteindre sa vingt-cinquième année d’existence.Fondé par feu M.l’abbé Provanclier, en 1868, le Naturaliste^a rempli une longue et belle carrière.Et sous l’habile et savante direction de son directeur actuel, cette publication à rendu des services réels à la science en notre pays.Tous nos meilleurs souhaits à notre confrère.— Les Fleurs de la charité (ancienne Bibliothèque canadienne-française)—Gentille revue mensuelle publiée.par M.l’abbé Nunesvais.directeur du Patronage.Abonnement: 25 cts par année.UN ÉTABLISSEMENT ARTISTIQUE À QUÉBEC Le bon goût a des droits ; mais ces droits sont rarement observés chez nous.Ainsi, prenons l’imagerie et la gravure.Eh ! bien, quelle monstruosité n’étale-t-on pas sous les regards des enfants dans les maisons.Ici, c’est un chromo horrible : sujet vulgaire, dessin manqué, couleurs criardes ; là une gravure insignifiante, qui ne dit rien à l’esprit et au cœur.Il arrive parfois que la gravure est passable, mais alors le cadre ne lui convient nullement.Il existe à Québec un sculpteur-doreur, M.Ls.Morency, 171 rueSt-Jean, qui est à la tête d’un établissement de fort bon goût.M.Morency expose une foule de gravures marquées au coin de l’art véritable.U y a des sujets religieux et profanes sur acier qui ont une grande valeur.Quant aux cadres, M.Morency en fait une spécialité.Le style est appropié au sujet : cadres pour peintures et gravures style Louis XV" et style Élorentin ; moulures en chênes.Nous recommandons cette maison aux amateurs.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.