Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1895, mercredi 15 mai 1895
1 No 22 DEUXIÈME ANNEE 15 Mai 1895 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL Prix d’abonnement .10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST SACREMENT Adresser toutes communications et" demandes de seignements au Président de la Chambre.ren- MOürTRBA.1.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimaneh >, de 10 heures à midi, et de 1 heure à 3 heures.Boîte de Poste, 2311, à Montréal, (Canada).Compte-rendu des séances de la Chambre meilleures sources.Elle possède encore une bibliothèque ouverte à ses membres, et a pu offrir dans le local dont elle dispose Vliospitalité à une foule d’associations, de syndicats et de comités divers, heureux de profiter de cette faveur.La Société demande l’envoi des rapports publiés par notre Chambre de Commerce depuis sa fondation.Il sera répondu à son désir en lui faisant parvenir d’abord nos compte-rendus annuels et enfin notre bulletin mensuel.La Chambre de Commerce française de Lisbonne accuse Compagnie et se met à notre disposition pour tous les renseignements dont nous aurions besoin.Il est question de la ligne Canado-Franco-Belge pour laquelle le gouvernement canadien demande des soumissions.Après une discussion à laquelle plusieurs membres prennent part, il est décidé qu’on sollicitera le ministre du commerce d’Ottawa de ne pas adjuger définitivement, si les conditions du cahier des charges n’étaient pas remplis.On le priera de tenter un nouvel essai d’adjudication, en prévenant les intéressés de suite, et en accordant un délai suffisant toutes les offres puissent se produire.Séance du 1er mai 1895 Extrait du procès-verbal de la séance tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal le 1er mai 1895, au lieu ordinaire de ses réunions, édifice du Board of Trade à 3 heures 30.Etaient présents : M.Émile Galibert, président.M Séance du 17 avril 189-1 Extrait du procès-verbal de la séance tenue par la Chambre de Commerce française de Montréal le 17 avril 1895 au lieu ordinaire de ses réunions, édifice du Board of Trade.Etaient présents : M.Emile Galibert, président ; M de Sièyes, secrétaire ; M.H.Jouas, trésorier ; M.de Polinière, conseiller ; M.Auzias-Turenne, M.Girard, M.Monier, M.Fauchille et M.Rougier.M.Kleczkowki, consul-général de France, assiste à la séance.M.Balcer, agent consulaire de France à Trois-Rivières est également présent.Le-dépouillement du courrier de quinzaine apporte un certain nombre de demandes de renseignements et aussi d’agents de la part de maisons françaises.La Société pour la défense du commerce de Marseille fait parvenir à la Chambre de Commerce un résumé important des travaux pendant l’année 1894 de la Chambre Syndicale de cette ville.Cette société comptait 393 membres au 31 décembre 1893 réception des documents envoyés par notre 1 pour que Ses ressources assurent son existence, grâce à des réserves s élevant à plus de 25,000 francs.Elle les emploient à faire donner des cours commerciaux où l’italien et l’espagnol sont enseignés, ainsi que la sténographie, sans parler des études rentrant exclusivement dans le programme commercial.En outre la Société publie journal contenant des renseignements puisés un aux 2 le pays de nos ancêtres, en tant qu’cxportation des provinces de Québec et d’Ontario du moins, avaient toujours querent généralement de de Sièyes, secrétaire, M.H.Jonas, trésorier,M.de Poli nière conseiller, M.C.A.Chouillon.Le dépouillement du courrier de quinzaine effectué.En dehors des lettres contenant des deman- avee esfc été des plus faibles, qu’elles man suite et donnèrent rarement de réelles satisfactions.Un travail sérieux seul pouvait donc dégager do ces transactions du passé ce qu"el!es aval lit de défectueux et mettre en évidence les chances de succès de demain.des de renseignement, et aussi d’agents, adressées par des maisons françaises à notre compagnie, nous tmu- vons une lettre intéressante qui noue eat envoyée pur CetravaiIest«uparti«accompli.Le5mar,,1esous la Chambre de Commerce du Havre, en réponse a celle des pelleteries lit son rapport ; le 21), celui des Bois que nous lui avons adressée en janvier dernier, solhci- (,éposa ,e fipjl Les autrPS comités ne tardaient pas à en tant son appui dans nos démarches pour presser les £aire autant Bref, la commission d’études est aujourd’hui armateurs français à s’occuper activement de la créa- ^ même (je présenter son rapport général sur l’ensemble des tion d’une ligne directe entre la France et le Canada, travaux que la Chambre de Commerce a bien voulu lui La Chambre de Commerce du Havre espère détermi-Compagnie très importante à établir une ligne mais elle avoue Canadien, on ne sait, M.le président, si l’on doit s’étonner on fit preuve dans confier.En examinant le Traité au point de vue exclusivement, ner une de cargo-boats entre les deux pays, être encore dans la période des efforts.le plus, ou du peu d’empressement dont MM.Jusselain, propriétaire des rhumeries de Carbet, le monde officiel lorsqu'il s’agissait d’accepter la convention, (Martinique) ; MM.Dorgueilh et fils, banquiers à Bor- ou de l’hostilité pour ainsi dire aveugle avec laquelle on deaux ¦ M Jean.Won] propriétaire au domaine du cherchait, dans certain milieu, non pas à le combattre, car Mouron,àBordeaux-Talence ,M.G.Richard, proprié- c’est là un droit, mais à dénigrer ce traité.Il ne s’agissait taire au château de Couloumez à Casseuil par Gironde, pourtant ic, que d’un f.utmaténel facdeà saisir; dun arrangement comportant de graves interets publics, dont chacun est à même d’apprécier ou la valeur ou les défauts, et qui se prête, ce nous semble, à la plus franche discussion, Rapport général de la commission chiffres et documents en mains.d’étude de la Chambre de Commerce du district de Montréal sur un projet de délégation en France sont admis comme membres honoraires.Mais ce pauvre traité méritait encore d’autres considérations.Résultat tardif, quoique logique, d’une succession d’efforts datant d’une quarantaine d’années déjà, il est le premier traité avec une grande puissance européenne que la Confédération ait été appelée à discuter et à ratifier.Il préparait donc, pour ainsi dire, la voie à des arrangements semblables d'autres puissances.Cependant, signé voilà deux ans Notre collaborateur et ayMJtL_£âlçer, agent consulaire de France à Trois-Rivières, a été chargé par la Chambre de Commerce du district de Montréal, de faire le rapport de la Commission d’études nommée par cette Chambre sur le protêt d’envoyer en France une délégation des industriels canadiens Ce rapport expose avec beaucoup de clarté les articles que le Canada peut exporter et donne A ce propos des renseignements que nous tenons à porter à la connaissance de nos lecteurs.avec déjà, il attend encore aujourd’hui sa sanction officielle pour lui assurer une existence légale.Fort heureusement, ou nous assure que tout est à la veille de s’arranger.Puisse-t-il en être ainsi.Avant de procéder à l’analyse des détails, il y a encore autre forme d’appréciation que votre commission ne croit pas devoir laisser sous silence.C'est l’opinion qui parait vouloir s’accréditer auprès d’une fraction du public que le 1 traité avait été accepté uniquement pour donner un semblant de satisfaction à l’élément canadien-français ; que la convention, sans force commerciale aucune, restera lettre morte, les relations d’affaires avec la France ayant toujours été considérées comme impraticables et même impossibles; du reste, la convention n’est que temporaire et révocable au bout de douze mois.Monsieur le président, A la suite de l’adoption par le parlement fédéral de la convention commerciale avec la France, notre Chambre de Commerce, par résolution du 30 novembre 1894, institua une commission d’étude chargée de rechercher le meilleur moyen pour mettre en exécution les conclusions du traité.Un certain nombre de sous-comités fut nommé afin d’examiner à fond et séparément : lo Chaque article porté sur le traité ; 2o Les produits qui n’y figurent pas, mais que le Canada (lue> espère pouvoir raisonnablement placer sur le marché de France; 3o Les conditions et la répartition de ce marché, les moyens de transport, la valeur économique des principaux ports de France par rapport au commerce canadien ; 4o Les relations actuellement existantes.La tâche de ces sous-comités, monsieur le président, à répondre n’était pas une sinécure ; d’autant plus que les relations et P'us étendues une Nous protestons, M.le Président, contre une semblable as.sertion.Et si nous avons le droit de demander qui pourrait, risquer une impertinence, reprocher à ta Chambre du sans Commerce du District de Montréal, le sentiment d’orgeuil et de légitime satisfaction qu’elle éprouve de se voir appelée au désir de renouer des relations plus intimes avec l’ancienne mère-patrie, nous s concédera bien la pour autre chose ; cependant on nous possibilité, maintenant que les armes sont égales, de lutter un nombre de spécia- demandons également à tout homme de bonne foi, en quoi un semblable sentiment s'oppose à apprécier à sa juste valeur une convention commerciale dont l’importance saute aux yeux et qui équivaut assurément à n’importe quelle tentative de rapprochement avec les Antilles, par exemple, avec la Nouvelle Zélande, avec le Gap ou l’une ou l’autre des colonies Australiennes dont le gouvernement et le monde des affaires s’occupent depuis des années avec une si louable persévérance ?.Gomment ! voilà un marché de 38 millions d’habitants, (ioub'é de nombreux consommateurs coloniaux, qui ne vaudrait pus l’attention accordée à la plus petite colonie du Pacifique 1 Voilà 30 à 40 millions de piastres d’effets et de marchandises que mentionne le traité; la France les importe ; le Ganada produit les mêmes articles en quantités souvent plus considérables, ces produits jouiront du tarif minimum, c’est à dire d’un traitement, privilégié et vous n’auriez pas le courage d’entrer en lice pour en fournir une partie ?.Mais, M.le Président, ce serait étrangement méconnaître l’esprit éminemment pratique et entreprenant de ces adversaires que de croire qu’ils se complairont longtemps darg une attitude plus que réservée, du moment que l’on aura compris que ce traité avec la France contient encore autre chose qu’nn échange de bons procédés entre diplomat!s, que de mots dépourvus de sens, ou qu’il soit tout uniment l’écho d une sentimentalité douteuse.On se prêtera à l’évidence, M.le Président, et on fera comme nous.Il n’entre pas dans les intentions de votre Commission de rouvrir les débats qui eurent lieu lors de la discussion du Traité.Ces débats sont clos.Si la France doit jouir désormais de certains avantages, principalement sur les vins, i* suffit de savoir que quand bien même elle parviendrait à accaparer tout le trafic d’importation des produits portés sur le traité, son débit sur notre marché, d’après les relevés de notre douane, ne peut guère dépasser le chiffre de 7 à 800,000 piastres par an.Car c’est là, en effet, le maximum de la consommation du pays en vins mousseux et non mousseux, en savons de castille, en prunes, amandes, etc., de n’importe quelle provenance ils puissent être.Voyons maintenant la position que la convention fait par contre au Canada.En première ligne, nous avons les bois.En consultant le rapport de notre sous comité, nous trouvons que la France achète pour au-delà de 200 millions de francs par an.Deux tiers de ces bois sont d’essences semblables à celles que produisent nos forêts, que nos scieries préparent et pourraient fournir en des quantités pour le moins équivalentes.La moitié de cette proportion est affectée par le tarif minimum, c’est-à dire jouira d’une réduction en douane variant de fl.25 à fl.95 les mille pieds, mesure de planche.Mais nous n’avons pas la prétention, n’est-ce pas, de voir supplanter du coup, ni même à la longue, tous les compétiteurs sur ce marché de France, ni pour les bois, ni avec quelque chance de succès pour lités au moins.Cela devrait être d’autant plus aisé, qu’eu dépit du tarif général, nous avons encore pu placer pour au-delà de f 100,000 de madriers et de planches, après que le système douanier français eut frappé notre produit nouveau d’une taxe si élevée, et que d’autres pays producteurs jouissaient déjà de droite réduits.Du reste, nous laissons, en cette circonstance, à nos amis des Provinces Maritimes, le soin de convaincre leurs compatriotes du centre, et pour eux de doubler ou tripler leur exportation des bois.Persuadés que nous sommes que dans cette section de la Confédération au moins, l’opinion est depuis longtemps faite sur la valeur de notre nouvelle position.Viennent ensuite, par ordre d’importance, les Homards et Langoustes.La Prance achète, à part les produits de ses propres pêche-million à $1,200,000 par an.Le Canada ries, pour un exporte pour $1,800,000 et sur ce chiffre,nous avons fourni à la première $125,000 en 1893 et 8200,000 en 1894 a 1895, soit 16 0/0 de ses importations.Si c’est là la meilleure preuve que notre article est justement apprécié en France, il est également évident que l’application du tarif minimum, 25 francs au lieu de 30 francs les 100 kilos, n’empêchera pas le développement de ce commerce, ni diminuera les chances de succès de voir augmenter nos ventes dans cette ! direction.Le même raisonnement tient bon pour les Salmonidés fiais, les Poissons conservés au naturel et les autres Poissons d’eau douce qui se trouveront réduits de 15 à 10 francs,: de 30 à 25 frs et de 10 à 5 francs les 100 kilos respectivement.Les importations en France de ces articles réunis donnent au moins un million de piastres.Le Canada exporte pour le double: en 189-1, on triplait même ce chiffre.Les salmonidés vont en Angleterre et les poissons frais aux Etats-Unis.Mais jusqu’ici, aucune tentative sérieuse, que sachions, n’a encore été faite pour placer “directement” ces produits sur le continent européen.Avec les moyens de conservation dont jouit l’industrie aujourd’hui, il serait prenant que nos négociants ne trouveraient pas moyen d’alimenter le marché français avec plusieurs de nos excellents poissons frais, nos saumons et nos truites par exemple, de même qu’ils sont aisément parvenus à fournir le marché d’Angleterre avec de la viande fraîche.Avec le saumon en conserves, il n’est pas hors de propos de mentionner que c’es;, l’Angleterre qui fournit à la France les 2/5 de sa consommation, soit un montant de plus de $300,000.Comme l’Angleterre reçoit son approvisionnement pi esqu exclusivement de la Colombie Britannique ($2,327,000 en 1894), il est fort probable que l’article vendu par la première à la France est en droit de porter l’estam pille de cette Province.Il est évident, en tous cas, que concitoyens de la côte du Pacifique feraient mieux et nous sur- > nos 4 Votre commission n’a certes pas l’intention de conseiller a nos cultivateurs d'abandonner leur fructueuse occupation de produire du beurre et du fromage.Mais à une époque de compétition ardente, où la lutte menace de devenir difficile, où des signes non équivoques d’une prochaine congestion du marché d’Angleterre laisse peu de doute à qui veut réfléchir, ne serait il pas prudent, nécessaire même, tout en créant une nouvelle industrie, de soulager quelque peu notre fabrication de fromage et en remplacer une partie parla production de ce “lait concentré ” dont le marché de France est preneur pour un montant d’au-delà $500,000 1 (2,743,000 frs.en 1893.) Mais à part ce “ lait concentré ” pur, il y a le “ lait concentré additionné de, sucra” qui ne figure pas, il est vrai, dans le traité, qui est au contraire sujet à une tarification spéciale, mais dont la demande, en France, excède le chiffre de 14 millions de francs.Le différence entre les deux tarifs pour le lait condensé pur, est de moitié : 5 francs au lieu de 10 francs les 100 lui.Voilà donc une source de production absolument nouvelle, nos cultivateurs de la province de Québec aussi bien que d’Ontario et du Manitoba ne pourront manquer de tirer parti et de bon profit.Viennent en dernier lieu les objets ouvrés, ou en partie manufacturés.Commençons par la pulpe.La France achète, suivant le rapport du sous-comité, au-delà de 100,000 tonnes, estimées à 22 millions de francs, principalement de la Suède.Le Canada n’en vend pas à la France et n’en exporte encore que très peu en Angleterre : 5,000 tonnes à peu près en 1893 et environ 20,000 tonnes en 1894.Pourtant nos moyens de production sont tels que nous pourrions facilement approvisionner,en bonne partie au moins, et ce marché de France et le marché d’Angleterre et en même temps continuer à fournir nos clients de ce côté ci de l’Océan.L’avantage accordé par le tarif minimum est sensible : 50 cents la tonne, soit 50 centimes au lieu de 75 centimes les 100 kilos pour les pulpes mécaniques humides De la pulpe au papier, la transition est naturelle.L’article, mentionné par le traité, est importé en France pour une valeur de près de 5 millions de francs.L’Angleterre fournit plus de la moitié (3,600 tonnes) puis vient la Belgique, suivie de près par l’Allemagne.Jusqu’ici, le Canada ne produit que pour sa propre consommation et n’exporte pas de papier.Mais étant donnée notre situation privilégiée par rapport à la matière première et notre incomparable outillage naturel au point de vue de la fabrication à bon marché, étant donné l’avantage du tarif minimum (60 cents par tonne — 10 frs.au lieu de 13 frs.les 100 lcil.) il serait assurément fort curieux qu’un débouché profitable ne se présentât pas là à notre jeune industrie du papier.Nous avons ensuite les bois ouvrés, et les produits des bois : meubles, planchers, pavés, écorces ou extraits de tanin et surtout les murrains et douves qui, à sentent une importation de 32 millions de francs ; tons également portés par la convention sur le tarif minimum, trouveraient infiniment plus d’avantage de s’adresser eux-mêmes directement aux centres de consommation.Nous trouvons également sur la liste du traité les conserves de viandes.En certaines années, les achats de la France se chiffrent par millions ; principalement pour l’alimentation de l’armée.Eu 1893, ils atteignaient 13 millions de francs.Les Etats-Unis fournissent naturelle ment la plus grosse part, soit le 2/3, l’Angleterre vient après.Nous avons tont lieu de croire que dans la quantité fournie par cette dernière, de même qu’avec les conserves de saumons, une forte proportion, sinon la presque totalité ue soit d’origine canadienne et que, par conséquent, notre produit à nous, n’arrive également sur le premier marché que par voie détournée ; car nous dirigeons sur l’Angleterre 95 o/o de notre exportation de conserves, soit pour un million de piastres, tandis que nous n’expédions en France que pour $1300 en 1893.Quoiqu’il en soit, et quand bien même l’importance de ces conserves de viandes semble diminuer en ces derniers temps en France, la réduction de 20 à 15 francs les 100 lcil., soit à peu près 4 cent la livre, devait assurément engager nos intéressés à essayer d’ouvrir un débouché direct et par conséquent plus profitable avec le consommateur lui-même.D’autant plus qu’il ne faut pas oublier que les exportations directes seules sont appelées à profiter de la tarification réduite.Il en est de même pour les fruits.Si la variété n’est pas nombreuse, nous avons par contre dans nos pommes, un excellent produit, surtout fruit de table.Nos envois en Angleterre, qui dépassent deux millions de piastres, le témoignent aisément.Nos producteurs d’Ontario trouveront donc là marché tout disposé à acheter et à payer le prix, pourvu toutefois que l’article soit toujours de choix ne leur est il pas indifférent de savoir que les Etats Unis expédient sur ce marché au-delà de 25,000 barils par an, ot que le tarif minimun nous offre une réduction de 50 o/o sur les droits ; c’est-à dire 2 francs au lieu de 3 francs les 100 kil.Les importations en France de “ pommes de table ” étaient en 1893 de 1,253,000 francs.comme un nouveau .Aussi On demande également les pommes tapées et sèches ; la pomme à cidre fraîche ou tapée.Les deux sortes sont por„ tées sur le traité et jouissent du tarif minimun, soit 1.50 franc au lieu de 2 francs les 100 kil.pour les fraîches, et 10 francs contre 15 francs pour les autres.L’année dernière, nous vendions en France $3,000 de sèches.pommes Nous ne possédons que de maigres renseignements sur les conserves de fruits.Notre statistique n’en parle que vaguement et semble les confondre avec les fruits séchés.Notre exportation, en tous ne dépasse pas $50,000 par an les Etats-Unis.pour l’Angleterre et On note cependant pour 1894, 99 cas, pour ventes de “canned fruits” pour St Pierre Miquelon.L’article mérite, en tous cas, considération puisqu’il est également porté sur la liste du traité.Pour clore la série des produits alimentaires, nous trouvons le “ lait concentré pur.” seuls repré eux U 5 Le rapport du sous-comité des bois donne à leur sujet de existantes et ceux qu’un courant d’affaires régulièrement établi ne peut manquer d’attirer dans son orbite.très amples renseignements.Il n’y a pas jusqu’aux bâtiments de mer, qui figurent Il ne nous est pas permis d’entrer ici dans trop de détails ; sur la liste et dont nos provinces maritimes pourraient pro- d’autre part, il n’est nullement nécessaire d’accumuler tou titer avec avantage.tes les preuves.Aussi nous bornons nous à rappeler que la statistique française mentionne dans ses importations, des La grande variété de ces produits prêtera peut-être au fourrages et des céréales du Canada (foins $66,350 ; avoi-commencement à quelque confusion par rapport à Papplica- nés $20,000 ; graines à ensemencer $6,000.) Les Etats -tion de ce tarif minimum à tel ou tel article.En tous cas, Unis vendaient 2,448 tonnes, 1,274.250 francs de graines la consommation en France de peaux et de cuirs est sim- de Luterne) en 1894 ; des objets en caoutchouc (Robber plement énorme.En 1893, les importations de diverses Shoes) ; des instruments agricoles et une vingtaine d’autres peaux préparées montaient à 45 millions de francs ; pelle- articles plus ou moins importants.Elle mentionne égale fériés préparées et confection 3,870,000 francs.Voilà donc ment des bêtes à cornes et à laine pour boucherie, un débouché pour les produits de nos tanneries et même Viennent encore les peaux préparées et ouvrées.Mais ce même traité accorde aussi le bénéfice du tarif pour une partie de nos fourrures ; et bien téméraire serait minimumauxcolonies françiiseset nous faisons actuellement celui qui voudrait aujourd’hui limiter 1 importance et la déjà avec St.-Pierre Miquelon, qui n’a qu’une population de valeur de ce débouché.Aussi nos fabricants de Québec et 6,000 âmes, pour au-delà de $220,000 d’affaires et avec les d’Ontario qui ont réussi à placer avec avantage leurs pro- Antilles pour $46,000 (Statistiques de 1893 et 1894).duits en Angleterre et essayé le marché français, non sans Rappelons encore que la France achète pour 13 millions apparence de succès et cela même en dépit du tarif général de francs de fromages ordinaires, dits “ hollandais,” que notre fort élevé, ne seront pas lents à continuer à peusser dans dans cette direction, aujourd’hui que le tarif minimum leur accorde une réduction sur les droits d’entrée variant de 25 0/0 à 50 0/0, et que le Canada, par sa richesse du tanin contenue dans ses forêts, occupe une position exceptionnelle pour la production du cuir.article canadien pourrait remplacer fort avantageusement j que ce pays importe pour au-delà de 200 millions de francs de peaux et de pelleteries b fûtes ; pour 300 millions de laine ; passablement de bêtes à cornes et de moutons et en moyenne de 15 à 20 millions d’hectolitres, soit 50 à 60 mitions de minots de blé par an ; que la plombagine ou Les chaussures, qui vont de pair avec l’article cuir, vien- graphique, le mica, l’amiante, le nickel, les phosphates et nent clore la liste, assurément fort respectable, des avantages accordés à la production canadienne par notre traité.A première vue, il semble étrange que le Canada puisse songer à placer cet article sur le marché de France.Beaucoup en doutaient ; mais tout bien considéré, la chose est non seulement possible, mais ne manquera pas de prêter à des transactions passablement étendues.La France importe pour plus d’un demi-million de piastres de chaussures et c’est l’Angleterre qui en fournit le tiers.L’article semble être de qualité bien ordinaire, la moyenne du prix étant $1.50 la paire.Dans les dernières années, l’industrie des chaussures canadiennes a su placer en Angleterre certains de ses produits.Pourquoi n’en ferait-on pas autant avec la France qui en achète à ce dernier pays ?Et veut-on connaître le bénéfice du tarif minimum ?Il est de 25 centi autres minérais que le Canada possède et exporte sont également demandés en France et admis en franchise, par surcroît.En 1893, à titre d’essai, nous avons expédié 50 tonnes d’amiante de la valeur de $1,100.Voilà, n’est-ce pas, des chiffres et des données suffisam- ment éloquentes et qui pourraient engager le plus opiniâtre à modifier son opinion.Cependant ce n’est pas tout.La France entretient des relations fort étendues avec les Etats-Unis.Ses transactions avec nos voisins sont nombreuses, surtout pour les céréales, les conserves de viandes salaisons, etc.La plupart de ces produits viennent dé l’Ouest, par Duluth ou Chicago.Combien ne pourrait-on pas expédier de ces produits à destination de France, en transit, par le Canada t C’est la route la plus courte et la plus économique et le moyen de la faire est parfaitement connu de nos par paire de souliers, 50 centimes par paire de bottes et 1 franc par paire de bottines tant pour hommes que pour femmes ; soit 60 cents à $2.40 de réduction par douzaine.Du reste nous faisons déjà un trafic de ce genre avec St.Pierre Miquelon, auquel nous vendons, bon pour près de $6,000 de nos chaussures.mes expéditeurs.Ils viennent d’expédier, du reste par cette route, une centaine de mille bushels de blé en 1894, ainsi qu’une certaine quantité de lard et de salai, sons.Il en est de même avec les soies brutes de la Chine et an, mal an, du Japon qui, par les steamers et la route de la Compagnie du Pacifique, pourront également atteindre leur marché par Voilà, M.le Président, autant que le permet le sujet, la la voie du Canada, réponse aux détracteurs du traité, à ceux qui prétendent qu’il n’y a rien à faire, qui ont l’air de demander à quoi nier moment : c’est l’exclusion de France des bestiaux des peut bien servir “ that little French treaty.” Mais si nous Etats-Unis, trouvons dans les seuls artic.es énumérés ci haut, ample Dans les années précédentes, de très grandes quantités de matière paur occuper notre activité, combien d’autres pro- bêtes à cornes y furent expédiées par nos voisins; cette me-duits, non compris dans la convention, peuvent être exportés sure restrictive, sinon prohibitive, pourrait bien permettre en France ! Ceüx qui font déjà partie des transactions à nos exportateurs d’en expédier un plus grand nombre du , Et voici une autre question encore qui survient au der- 6 développé et concentré sur un seul point, se fait sentir là bas beaucoup moins qu’il ne se fait sentir ici.Votre commission, en terminant son rapport, déclare adhérer fermement à l’idée qui présida à sa nomination.Elle appuie de toutes ses forces tout effort tendant à faciliter un rapprochement plus intime et plus étendu entre notre pays et la France, absolument convaincue que dans la situation créée en ce moment par la convention franco-canadienne, l’initiative du mouvement revient de droit à la Chambre de commerce du District de Montréal, sufisam-ment éclairée sur l’insuccès manifeste des tentatives isolées.Votre commission est d’avis quo notre Chambre s’adresse au gouvernement pour obtenir le concours des pouvoirs publics et les moyens de permettre à une délégation composée d’hommes d’affaires compétents de se rendre en France, et de se mettre en rapport direct et immédiat avec, les Chambres de commerce et autres corporations et syndicats industriels de ce pays.Cette délégation, investie du caractère officiel dûment constaté, munie d’échantillons et possédant drs renseigne, ment s sur chaque branche de commerce, produits et indus, tries du pays, chargée en outre de recueillir, sur les lieux mêmes, toutes les données qui pourront être utiles, ne peut manquer d’inspirer la confiance qui, jusqu’ici, semblait faire défaut.Elle provoquera, nous n’en doutons pas, un mouvement analogue parmi les intéressés français et engagera les négociants et industriels désireux d’étendre leurs relations, à venir au Canada examiner la situation à leur tour.Par une semblable démarche de notre part—et cela surtout à la veille de l’exposition universelle projetée pour Montréal où le caprice et l’intérêt individuel feront place à l’intérêt général, on préparerait le terrain et on écarterait du coup la plupart des difficultés que l’on a l’habitude de rencontrer à chaque pas.Et les hésitations pleinement jus tifiées et les fausses impressions qui n’ont cessé de surgir à la suite de nombreux désappointements et aussi de déboires; s’effaceront,nous en sommes sûrs ; et ni les obstacles créés par les systèmes monétaires, les poids et mesures ditiérents ; ni les usages commerciaux plus différents encore ne tiendront longtemps devant une explication loyale, un échange de vue entre gens pratiques, ayant le sentiment de leur devoir et de leur responsabilité et l’intention bien arrêtée d'aboutiy à quelque chose de sérieux et de durable.Dans cet ordre d’idées, votre Commission croit devoir recommander : Que la Chambre passe une résolution à l’effet de demander au gouvernement fédéral d’envoyer, dans le plus court délai possible, une délégation en France, avec mission de se mettre en rapport avec les autorités compétentes et les hommes d’affaires de ce pays ; étudier le marché français au point de vue de placer le plus de produits possibles et de rapporter de leur mission toutes les données susceptibles d’éclairer le gouvernement et le monde des affaires, sur les avantages et la mise en pratique des conclusions du traité Et que cette délégation soit nommée et pourvue des Canada.Surtout si par une judicieuse entente entre les deux gouvernements, la rigueur et la durée de la quarantaine, qui rend aujourd’hui ce commerce des animaux si difficile, pouvait être réduite à quelques jours seulement* Ensuite nous avons nos chevaux.Mais votre commission, M.Le Président, peut s’en tenir là.Pour compléter cet exposé, il n’y a plus qu’à jeter un rapide coup d’œil sur la situation économique de ce marché de France, tant au point de vue des intérêts généraux canadiens que des communications directes avec ce pays.En parcourant la géographie commerciale de France, on s’aperçoit aisément que la plus grande partie du trafic extérieur du pays se fait par ses grands ports, avec Marseille, le Havre et Bordeaux comme tête de ligne, c’est à-dire que les régions du Nord, du Midi et de l’Ouest sont également bien partagés.Toutefois, au point de vue canadien, c’est Bordeaux qui vient le premier, puis par ordre d’importance, Marseille, Cette, Rouen, le Havre, Boulogne, Dieppe, Dunkerque, etc.C’est vers ces ports que se dirigent de préférence les marchandises canadiennes et la plupart de celles mentionnées sur le traité.Le rapport de notre sous-comité des bois et la carte qui l’accompagne, donne à cet égard d’utiles renseignements.De ces ports, le transport à l’intérieur se fait, soit par chemins de fer, soit par eau sur tout le parcours du territoire.Le transport par canaux est naturellement parfait.Pour les questions de détail, les frais et déboursés et les avantages matériels de chaque port “ L'Annuaire de la Marine, de Commerce Française,' fournit les plus minutieux renseignements.Par rapport aux communications avec la France, votre commission tient à déclarer que si quelques divergences d’opinion se sont produites en tant que détails d'exécution, il y a eu unanimité absolue sur la nécessité d’établir au plus tôt des communications directes et régulières par vapeurs entre les dtux pays.Et pour ne pas donner prise à des malentendus et éviter toute conception erronée, votre Commission croit devoir ajouter que l’insuffisance du fret du côté de la France et dont se plaint, à juste titre, tout promoteur de projets d’une ligne de vapeurs, est nullement due au manque d’initiative du négoce, ou à l’apathie du peuple français, mais uniquement à ce que les produits fabriqués et dont se compose l’exportation de France ont plus de valeur que de poids et de volume.D’autre part, les expéditions sur le Canada se font de la Méditerrannée et de la Manche aus-i bien que de la Gironde et de la Charente, c’est à dire des trois côtés du littoral à la fois, à intervalle plus ou moins régulier sur une saison de douze mois.Conséquemment et contrairement à ce qui a lieu au Canada, où les produits, en général, ont moins de valeur, mais beaucoup de poids et surtout de volume, où les expéditions sont concentrées sur un seul et unique parcours et le vement d’affaires réduit à une saison de navigation écourtée : le déploiement d’un outillage maritime perfectionné, plus 1 I mou- 7 La valeur ries marchandises importées pour la con- moyens nécessaires pour remplir sa mission dans la forme et dans les conditions que le gouvernement jugera à propos sommation au Canada est la suivante en 1894 et en de déterminer et de fixer.1893.D.Parizeau, Georges Balcer, JOS.CONTANT, G.Boivin, J Haynes, (Signé) 1893 1894 $38,717.267 $43,148.413 53.034.100 58,221,976 2.536,964 2 832.117 5,841,542 3,835,763 389,293 47.106 402,443 344.806 550.237 814.562 3,677.411 872.392 2,524.919 274,825 Les droits de douane perçus sur les marchandises importées s’élèvent à : Grande-Bretagne Etats-Unis.France.Allemagne.Espagne.Port ugal.Italie.Hollande.Belgique.Terreneuve .Antilles.Amérique du Sud.Chine et Japon.Suisse.343,500 52.481 170,504 373.858 » 9 511 653,270 4,244.609 772,613 2,425.572 258,464 LE COMMERCE ETRANGER DD CANADA Les statistiques officielles établissent que pour l’année 1893 94 finissant au 30 juin dernier, le commerce étranger du Canada s’est élevé à $240,999,889 contre $247 638,620 pour 1892-1893, et $241,369,343, pour 1891-1892.Dans les cinq dernières années les chiffres des exportations et ceux des importations ont été les suivants : 1893 1894 Grande-Bretagne.Etats-Unis.France .Allemagne.Espagne.Portugal.Italie.Hollande.Belgique.Terre-Neuve.Antilles.Amérique du Sud.Chine et Japon.Suisse.$8,2-15.845 .6,960.950 .1,019,568 978.224 .207,724 22,894 49,073 .879,107 .119,020 .1,623 292,464 .23,489 .273,712 73,695 $9,498,747 7.630.075 1,058,095 857,264 180,132 27,171 30,816 815,200 112,08) 1,494 314,148 78,592 313,798 70,418 Exportations Importations .$117,524.949 $123.474,940 129.074,218 127,406.068 119,967,638 121,858,241 Les droits perçus sur les importations et la part afférente par tête d’habitant sont résumés dans le tableau suivant : Années il 1894.1893 .118,564,362 113.963.375 98.417,296 96,749,149 1892 1891 1890 Population .5.021,467 $19,379,822 $3.86 4.961,528 21.161,710 4.26 .4,899,098 20,550,581 4.20 .4.843.256 23,481,069 4.84 .4,789,028 21,014,908 5.01 Les sommes perçues sur la valeur des objets importés, imposables ou entrant en franchise étaient en .de 15.64 pour 100 .de 16 39 .de 16.13 de 19.52 .de 19.63 de 20.60 Années Droit Par tête Droits sur les alcools et le sucre en Canada 1894.1893.1892 1891.1890 Le sucre brut, qui était admis en franchise, va payer un droit de hc.par livre ; le droit de 64 centièmes de centin par livre sur le sucre raffiné est augmenté dans la même proportion et est désormais de le.et 14 centièmes par livre.Dans la situation du marché, lorsque les consommateurs payaient le sucre blanc raffiné 4c.la livre, la hausse de A à f-c.que produira cette augmentation de droit, quoique représentant une avance de 12| p.c., ne devrait pas susciter beaucoup de réclamations.Et, d’un autre côté, ce droit de le.14/1000 permettra aux raffineurs de mieux se défendre contre l’invasion des sucres étrangers.Les droits d’accise sur les spiritueux canadiens sont remaniés de manière à peser moins lourdement sur les alcools distillés de grains canadiens que sur ceux qui proviennent de la distillation de malt ou de mélasse importés.La différence entre les deux est de 2 à 3c.par gallon.L’augmentation est de 20c.par gallon de preuve pour les alcools distillés de grains diens, soit $1.70 par gallon ; de 22c.pour les alcools 1894 1893 1892.1891.1890 1889.La valeur des exportations du Canada aux divers pay s étrangers est indiquée dans le tableau suivant pour 1894 et 1893.1894 1893 Grande-Bretagne.Etats-Unis.France.Allemagne.Terre-Neuve.Antilles .Amérique du Sud, Chine et Japon.'.Australie.Espagne.Portugal.Italie.Hollande.Belgique.$68,538,856 $64,080,493 .35,809,940 43,923.010 .544.9*6 264,047 .2,046,052 750.460 .2,818.592 2,594.633 .3,443,761 3,145,708 .1,392,285 1,326,743 .540,849 .522.745 .56.274 .79,363 109,188 .281.058 .708,955 341,140 288 352 44,355 83,001 87.387 282.569 669,040 can a- s Bois de menuiserie et d'ébénisteric.-Ÿ&r 1000 pds B.M Frêne.Merisier.Erable.Tilleul (bois blanc) Noyer tendre.Grains.—Une hausse très-prononcée s’est établie sur les blés ; ceux d’Ontario ont presque atteint les cours de ceux du "Manitoba ; pas d’exportation possible à ces cours, qui ont été surexcités par le fait que les exportations de 1 automne dernier ont laissé à peine les existences nécessaires à la consommation.Les cours suivants sont pratiqués sur place : de malt importé, soit $1.72 ; de 23e.pour les alcools de mélasses, de sirop et de sucre, soit $1.73.Les spiritueux importés payaient $2.12Je.par gallon ; ils paieront $2.25, soit une augmentation de 12£c.par gallon.$16.00 à $20.00 .14.00 18.00 .12.00 .22.00 20.00 26.00 16.00 30.00 REVUE COMMERCIALE Montréal 15 avril 1895.L’ouverture de la navigation du St Laurent a donné lieu, comme d’habitude, a une reprise générale des affaires ; d’ailleurs, la hausse marquée des grains, des farines et d’une foule d’autres objets de grand commerce a communiqué au commerce une activité qu’il ne connaissait plus depuis longtemps.La réorganisation de deux de nos principales compagnies de navigation qui menaçait de diminuer la flotte de notre port, s’est effectuée au contraire, en augmentant le nombre de nos navires à vapeur ; trois compagnies maintenant existent à la place des deux qui ont liquidé et chacune nous a amené de nouveaux navires.Notre port sera donc au moins aussi fré-juenté cette année que les années précédentes.Les propositions pour l’établissement d’une ligne de rapeurs entre le Canada et la Belgique, avec escale en France, ont dû être examinées la semaine dernière par e gouvernement du Dominion.Mais, jusqu’ici, le gouvernement en a gardé le secret et tout ce que nous savons encore à 1 heure qu’il est, c’est que plusieurs propositions ont été faites.La Chambre de Commerce du District de Montréal, qui avait confié à une commission l’étude des moyens à prendre pour tirer parti du traité de commerce franco canadien, vient, en adoptant le rapport de cette commission, de pétitionner près du gouvernement pour lui demander d’envoyer en France des délégués officiels chargés d’étudier sur place les besoins du marché français et de fournir aux négociants et industriels français les données dont ils auraient besoin sur le marché canadien.Bois.—Les exportations de Québec vont commencer; les premiers radeaux arrivent des cours supérieurs des tributaires de St Laurent et les frets sont, au début, à bas prix.On signale un affrètement à 18 s.6 d.par standare, bois carré pour Londres.On cote f.à b.à Montréal.Madriers.—Par 1000 pieds B, M.Pin blanc Pin faune Epinette.Proche.0.88 .0.85 Blé Manitoba No 1 dur par 60 liv.Blé Ontario d’hiver “ Blé Ontario de printemps “ Pois No 2 par 66 liv.Avoine blanche No 2 par 34 liv.Avoine mélangée “ .Orge à malter par 48 liv.Orge à moudre “ .Sarrazin " .Seigle par 50 liv.0.85 0.75 0.41 0.46 .0.60 0.53 0.51 I 0.55 Farines.—Le marché domestique est maintenant plus élevé que les marchés étranger, les farines ayant suivi la hausse du blé.On cote sur place par 196 liv.net.$4.15 à $4.25 Patent d’hiver.Patente du printemps.Straigt roller.Extra.Superfine.Forte de boulanger de la ville Forte du Manitoba.4.25 4.40 3.75 3.80 3.55 3.60 3.20 3.50 4.25 0.00 4.10 4.25 Foins.—L’exportation est restreinte au marché des Etats-Unis.Les cours pratiqués sont par tonne de 2000 livres foin pressé et livré sur wagon à la station la plus proche de la ferme : Foin No.1 (pure flérle des prés).Foin No.2 (mélangé de trèfle blanc).Laines.—Il y a une bonne demande en laines longues et en laines peignées pour le marché des Etats-Unis et les prix sont fermes.Toison du Canada.Arrachée, non assortie.A.extra supérieure.B.supérieure.Noire._.Cap de B.E.en suint.Australie, lavée.Buenôs-Ayres.Natal, en suint.Peaux vertes-?- La hausse continue sur les peaux vertes.Le déficit de l’élevage aux Etats-Unis s’accentue tous les jours et tous les produits qui en dérivent s’en ressentent.$5.50 à $6.50 5.00 5.50 0.20 à 0.21 la liv.0,21 “ 0.26 “ 0.22 “ 0.20 “ 0.16 “ 0.00 “ 0.32 “ 0.00 “ .0.20 .0.23 0.00 .0.13 .0.13^ .0.00 0.30 .0.00 $ 9.00 à $40.00 9.00 40.00 8.00 15.00 10.00 9 Les tanneurs paient les peaux classées et inspectées, et d’Ontario, et sera le grand pourvoyeur de l’ancien monde.pur 100 livres : Nous avons déjà signalé dans notre bulletin mensuel l’importance relative prise par l’exportation du bétail celle du fourrage et des produits de l’industrie laitière qui se chiffre ensemble par un total respectable.Nous n’y reviendrons pas : nous tenons ici à montrer comment s’est développé au Canada le mouvement Les peaux d’agneau de priuten.ps se paient 15c la agricole, comment il a été encouragé par les sociétés d’agriculture et les cercles agricoles favorisés eux-mê-par le gouvernement, comprenant son rôle de promoteur de la prospérité publique.C’est qu a vrai dire, quand ou parle du Canada comme d’un pays à coloniser, on s’imagine de suite une région neuve, entièrement dénuée de tout ce que comporte la civilisation, tandis qu’il est parfaitement vrai que s’il y a des terres inexploitées, des forêts entières peu ou point explorées, de vastes terrains peu ou point occupés, nos villes principales, sous le rapport du fort, de l'élégance des constructions, ne le cèdent en rien aux villes européennes et quelquefois même les dépassent sur certains points : tramways électriques.Animaux de boucherie.—La hausse de la viande éclairage, etc.aux Etats-Unis a eu son contre coup ici et le bétail On ne sera donc pas surpris d’apprendre que ce pays sur-pied se vend couramment le de plus par livre que possède des écoles d’agriculture en bon nombre, et l’année dernière à pareille date.L’Angleterre payant quelques fermes expérimentales où l’on étudie, un peu plus cher, l’exportation est active.On paie, pour l’exportation : Peaux de bœuf légères No.1.$8.50 “ “ “ No.2.7.50 “ “ “ No.3.Peaux de bœuf lourdes No.1.“ “ “ No.2.6.50 8.50 à $0.00 8.00 à 8.50 Les peaux de moutons en laine se paient à la boucherie de 60 à 70c la pièce.livre.Les peaux de veau se paient aux bouchers 8 cents la pièce.Pelleteries brutes.—Les fourrures indigènes brutes se vendent : mes Vison, la pièce.Rat musqué (hiver).Marte No.1 .Renard roux.Loup-cervier.Bête puante.Ours.Loutre.Castor, la livre.Chat sauvage.$ 1.00 à $ 1.50 .0.124 0.15 0.90 1.00 1.00 1.25 1.00 2.00 0.25 1.00 com- .10.00 15.00 8.00 12.00 .3.00 3.50 .0.25 0.75 avec pplication soutenue, les problèmes qui intéressent les cultivateurs.une a Le Canada, ainsi que rapport officiel publié par le gouvernement, compte cinq fermes expérimentales, sous la direction de M.Saunders.Ces cinq fermes sont : 1 apprend le dernier nous Bœuf gras No.1.“ No.2 .“ bonne qualité.Vaches et bœufs demi-gras.Moutons.Agneaux .Porcs.54c.la liv.5 c.- tic.3 c.à 4 c.4 c.a 5 c.4 c.à 5 c.5 c.à 5Jc.lo la ferme centrale à Ottawa ; c’est celle qui a pour directeur M.Saunders, lequel centralise le service et donne ses ordres aux autres directeurs : 2o La ferme de Napan (Nouvelle-Ecosse) pour les Provinces maritimes, administrée par M.XV.M.Blair • L’agriculture est appelée à prendre un grand déve- 3o La ferme de Brandon, (Manitoba) administrée loppement au Canada et ce vaste pays doit devenir par M.S.A.Bedford ; par la suite une région productive qui trouvera dans 4o Celle d’Indian Head pour les territoires du Nord-dans le sol une source de richesses, rappelant par quel- Ouest, sous la surveillance d M.A.Mac Kay.ques côtés la position fortunée dont ont joui, pendant Enfin 5o Celle d’Agassiz, pour la Colombie Anglaise une période, les Etats-Unis.Ceux-ci avec leur popu- ayant pour régisseur M.Sharpe, lation de 65,000,000 d habitants ne pourront plus Dans ces fermes expérimentales, on fait des essais exporter la plupart des produits de leurs récoltes, qui continuels des diverses variétés de semences pour cous trouveront, dans la consommation locale, un débouché tater quelles sont les meilleures et les plus avantaLu-suffisant : c est le Canada,disposant d immenses terri toi- ses à employer, dans les avoines, les orges, les blés° les res, encore inexploités, n ayant a nourrir qu une faible pois, les plantes racines, etc.population de 5 à 6 millions d’individus repartis sur un Depuis la création des fermes expérimentales c'est espace presqu’aussi grand que l’Europe, qui prendra son à-dire depuis 1887 on a soumis à l’épreuve 11 89$ essor, fournira aux marchés du monde ses grains du échantillons de semence.Eu 1894, l’expérience ° Manitoba,—ses animaux de boucherie du Nord-Ouest sur 2,154 échantillons d’espèces variées.Les fermes expérimentais au a porté 11 10 contre la tendance de certains cultivateurs qui se contentent d’engrais naturels et ne veulent pas adopter les engrais minéraux et chimiques, comme le phosphate le superphospate, le nitrate de soude, le sulfate d’ammoniaque, etc., etc.De plus il fallait enseigner comment doivent se traiter les engrais naturels, ce qui est beaucoup trop négligé par nos cultivateurs.Les exemples donnés ont déjà eu un bon elîet et produisent d’excellents résultats.Mais il faut persister dans cette voie pour produire une amélioration désirable.On s’occupe encore des arbres fruitiers qui fournissent une belle qualité de pommes, de groseilles et dans la province de Québec et celle d Ontario, la culture du pommier a pris un grand développement.C’est même là pour uos émigrants français une heureuse occasion de mettre en pratique leurs connaissances horticoles et de culture maraîchère.Malgré la rigueur du climat ils réussissent bien parce qu’ils sont très soigneux et qu’ils ont des habitudes de travail régulier et méthodique qui assurent le succès La plantation des arbres dans les régions déboisées encore trop fréquentes au Canada a appelé l’attention des fermes expérimentales qui, en appliquant les vrais principes de l’arboriculture, ont donné un salutaire exemple.Un agriculteur distingué de la province de Québec, M.Joly de Lotbinière a fait sur cette intéressante question une conférence fort pratique et très écoutée, qui produira, nous n’en doutons pas.d'heureux résultats.Enfin nous avons à parler île l’action des sociétés d’agriculture et des cercles agricoles qui depuis quelques années ont pris un développement considérable.Partout où ils se sont établis, les progrès agricoles ont suivi, et ce n’est pas un mouvement d’enthousiasme qui a motivé ces créations, c’est la profonde conviction de la nécessité de reformer les pratiques anciennes, de modifier les méthodes culturales et d’arriver à connaître les causes et les effets de tel ou tel mode pour en faire une application raisonnée.Lir, surtout, l’action des cercles agricoles doit s’exercer avec fruit.De l’enseignement mutuel, par l’exemple, par les conférences que font entre eux les membres de ces cercles, gens pratiques, mais qui ont besoin d’étudier, il sortira un grand bien.La routine, cette plaie de l’agriculture en tous pays, et nous n'en exceptons pas le Canada, sera de plus en plus rejetée pour faire place à des méthodes conformes aux progrès, de la science.Le gouvernement, en distribuant des brochures, des journaux agricoles, en facilitant le recrutement de ces cercles et de ces sociétés, en donnant des prix pour les expositions, a grandement aidé ce mouvement fécond.La différence de climat de chacune de ces écoles permet d’apprécier, en comparant les résultats obtenus, quelles variétés conviennent dans telle ou telle région, quelles sont celles qui réussissent, et celles qui végètent et languissent.Ceci est très-important pour la culture des céréales, et des arbres fruitiers.A l’école centrale d’Ottawa le service est ainsi divisé : Un agriculteur, chargé de tout ce qui concerne la culture, l’alimentation du bétail etc; un horticulteur.qui s’occupe des arbres fruitiers, des légumes et du tabac ; un chimiste, qui a la mission d’analyser les engrais des terres et de faire les expériences ; un entomologiste et des insectes et des plantes, enfin un régisseur de basse -auquel revient la direction de la volaillerie.Chacun d’eux présente chaque année un rapport sur la partie du service qui lui est confié.Ces rapports sont publiés et mis à la disposition des agriculteurs et les distribue avec une très grande libéralité.Dans les premières années de la création des fermes ex péri mentales, 5000 exemplaires pouvaient répondre à toutes les demandes.Aujourd’hui il en faut 40,000.Eu 1893 le nombre de lettres reçues à la ferme expérimentale centrale à Ottawa s’est élevé pour demander de renseignements à 25,657.Enfin on a expédié - en bulletins, rapports, documents divers relatifs à l’agriculture 245.833 exemplaires.Les régisseurs dans les fermes expérimentales succursales ont ég dement ce qui prouve qu’on s’intéresse vivement aux progrès agricoles et qu’on veut connaître les meilleures méthodes de culture.Il est bon d’indiquer ici que le recensement de 1891 porte à 659,712 le nombre des cultivateurs en Canada.C’est loin d’être la proportion des pays d’Europe.L’Angleterre avec les trente et quel-millions d’habitants compte six millions d’agri- botanniste qui s’occupe un cour on î- correspondance très suivie, une ques culteurs et ouvriers agricoles, §oit environ le sixième.En B1 rance la proportion est bien plus élevée, elle atteint, malgré l’attraction des villes et le dépeuplement des campagnes dont les amis de la cause agricole gémissent plus du tiers.Les fermes expérimentales font des distributions de semences pour améliorer la culture.L’anuée dernière il a été expédié 20,171 échantillons, rien que par la ferme centrale d’Ottawa.Les succursales dans le Nouvelle-Ecosse, le Manitoba, la Colombie Anglaisa ont également fournis un grand nombre d’échantillons.Chaque échantillon contient 3 livres, et 13,000 cultivateurs en ont bénéficié.Ou fait aussi et avec succès dans les fermes expérimentales des essais d’engrais.C’est là un point important pour l’avenir des progrès agricoles.de bonne culture sans engrais.Or il faut réagir 11 n’est pas 11 REVUE FINANCIÈRE Le clergé y a donné la main avec une bonne volonté qu’on ne saurait nier.Les agriculteurs, heureux de se voir soutenus et encouragés, ont fait le reste.On a créé des écoles d’agriculture qui n’ont pas encore autant d’élèves qu’on pourrait le désirer, mais il faut tenir compte du petit nombre de la population, et aussi du vaste territoire sur lequel elles sont disséminées.Les résultats obtenus sont assez satisfaisants pour permettre d’augurer que le Canada trouvera là-une bonne pépinière de jeunes cultivateurs instruits et qui donneront à leur patrie une solide classe de vigoureux défricheurs et de vaillants pionniers de la colonisation.Le mouvement commercial créé par l’ouverture de la navigation et l’activité produite par la hausse générale des marchandises ont donné de l’emploi aux fonds que les banques gardaient en caisse, les prêts à la spéculation se font maintenant aux taux de 4 à 44 p.c.L’escompte commercial est encore de (5 à 7 p.c.Le change sur Londres est plus faible.Les banques vendent leurs traites à 60 jours de vue de 94.884 à 94.89 et leurs traites à vue de 94.894 à $4.90 pour une livre sterling.Les chèques sur New-York se négocient à £ ou \ p.c.de prime.Le change sur Paris vaut 5 fr.171, pour papier long et 5 fr.15g pour papier court.A.Bellay J.Monier, (Du Prix Cou rant.) LE PRIX CADRANT Petit Courrier Nous recommandons à nos lecteurs qui veulent être bien renseignés sur le mouvement des affaires Canada de s’abonner au journal commercial Le prix Courant.Cette revue est hebdomadaire et ne coûte que 15 francs par an.moins 40 pages.au DEMANDES D AGENTS PAR : M.Chassignole, propriétaire de vignobles à Beauieu (Rhône).M.Gaden et Cie, négociants en vins à Bordeaux.MM.Lefebvre frère et Cie, fabricant de Anglais, à Bouchers-du-Lille.M.Remy Desplanches, vins et spiritueux, à Berge- en vins, quai de Chaque numéro contient au vernis rac.M.A.E.Valade et Cie, négociants Brien ne (Bordeaux).MM.Duphot et Sardou, eaux-de-vie, à Pons, près Cognac.MM.Rogée et Monnet, vins et spiritueux, à Corn Charente).M.F rom y et Rogée, commerce des eaux-de-vie et vins à St Jean d’Angelv, près Cognac.M.Courret, directeur de la compagnie générale des Charentes, à Cognac.M.Romain Dutruc, président du syndicat des marchands de vins en gros, spiritueux et liqueurs du département de l’Isère, à Ste Marcelin, (Isère).M.Charles Farre, vins de Champagne, à Reims.M.E.Mercier, compagnie des grands vins de Champagne, près Epernay, (Champagne).M.Louit frères et Cie, négociants en vins, à Bordeaux.Avis.La Chambre de Commerce Française de Montréal a l'honneur de prévenir ses correspondants quelle insérera deux et trois fois gratuitement les demandes d’agents qui lui sont adressées.Elle est obligée de prendre cette mesure pour satisfaire aux demandes qui deviennent de plus en plus nombreuses.Les correspondants qui désireraient avoir une publicité d’une plus longue durée sont priés de s'entendre ]e trésorier de notre Compagnie.iac avec M.Marcelin-Renoux, vins et eaux de vie, à Cognac (Charente.) M.Terrait e Frères à O ran, vins d’Algérie.M.Paul Dubois, Agence Commerciale, Rozay Bargy par Jaulgonne, (Aisne.) M.Rampont, commissaire, 14 Avis.—La Chambre de Commerce Française de Montréal fait appel à ses correspondants, en France, pour lu i adresser des échantillons de leurs articles qu'elle placera dans SOU musée commercial et elle leur recommande de bien indiquer 'es renseigneuents (prix et.conditions de vente) qu'il leur convient de porter d la connaissance des acheteurs diens.Jean Jacques Rousseau, Paris demande a représenter en France une maison de consreves alimentaires, notamment dans les homards.rue cariait sera bon, également, qu’avant de faire cette expédition, nos correspondants veuillent bien aviser notre Chambre de la liste des articles qu'ils se proposent d’envoyer, pour qu'on leur signales ceux dont l'envoi serait inutile, l’état du marché.M.Marcel Bourdais, 72 rue deTurenne, Paris, s’offre comme agent pour représenter en France une maison de salaisons ou d’autres denrées alimentaires.v I 12 ÛÛ LA PRESSE ?PUBLIEE A MONTREAL, CANADA Le plus important et le plus répandu des journaux français du continent américain.Circulation Quotidienne assermentée : 43,353 La circulation de “ LA PRESSE est sept fois aussi considérable que celle de tout autre journal français à Montréal.w Si m - Æ 1 1% “ LA PRESSE est le meilleur journal i d’annonces du Canada.t 3 , 5,i.,i£>, ffl f.ff “ LA PRESSE ” publie 6 pages tous les jours, excepté le Samedi où elle sort à i 2 pages.n ^6# a “ LA PRESSE ” est le seul journal canadien qui s’occupe d’une manière suivie du développement des relations commerciales entre la France et le Canada.I T.BEF|TJ-lIAU]VIE, PROPRIETA IRE MONTREAL, CANADA 71 ET 71A RUE ST JACQUES .¦
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