Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1898, samedi 15 janvier 1898
CINQUIÈME ANNÉE 15 Janvier 1898 Bulletin No.54.BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL 10 francs par an.Prix d’abonnement SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SACREMENT MONTREAL Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Français de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique : “ GALLIA ” Montréal.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.mieux pour rendre compte de cette solennité que d’emprunter an journal La Patrie son article.M.le Consul Général recevait, ayant à ses côtés M.Duchastel de Montrouge, chancelier du Consulat.Le président de l’Union Nationale française, M.J.de Sieyes a le premier pris la parole, s’exprimant eu ces termes : M.le Consul Général, “ Les membres de l’Union Nationale française, réunis à l’occasion de la nouvelle année qui commence, offrent au représentant du gouvernement de la République française, l’expression des sentiments de leur profond amour pour leur chère patrie, de leur respectueux attachement à celui qui préside avec une si réelle distinction à ses destinées, et vous adressent personnellement leurs souhaits les plus sincères de bonheur et de santé.“ Je suis certain d’être l’interprète de la colonie entière en disant qu’elle est avec vous de tout cœur dans l’œuvre si grande dans ses effets, si modeste dans les moyens qui doivent les produire, que vous avez entreprise depuis tantôt quatre ans.“ On semblait ignorer ici que la France demeurait toujours fidèle à sa noble tradition d’honneur, d’équité, de liberté.“ Par vos travaux de chaque jour, par votre parole autorisée, les préventions ont disparu et ainsi, en ce pays, vous avez rappelé le grand rôle qui appartient à la France, dans les arts, l’industrie, la littérature, les sciences, ainsi que dans les œuvres civilisatrices des missions religieuses à l’étranger.” “ Merci, merci, au nom de tous, Monsieur le Consul général.N’écoutant que nos égoïstes désirs, Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce FRANÇAISE de Montréal En omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises -—¦ comme il est juste — à la Chambre de Commerce du district de Montréal, c’est-à-dire à nos confrères Canadiens.Visite de la Chambre de Commerce française de Montréal à M.le Consul Général de France en Canada.A l’occasion du 1er janvier 1898, la Chambre de Commerce française, sons la conduite de son président, M.J.Herdt, est venue présenter ses vœux de nouvel an à M.le Consul Général de France en Canada.Plus encore que les années précédentes, cette manifestation avait revêtu un caractère d’importance, et par la participation de toutes les Sociétés françaises de Montréal et par le grand nombre de nos concitoyens qui avaient tenu à venir saluer le représentant de la France.Nous ne pouvons faire K 2 nos vœux les plus chers sont de vous conserver vaincu que ce rôle est bien à elle, qu’elle seule peut longtemps en cou parmi nous.Mais lorsque le le remplir et qu’il ne serait repris par personne, si jour viendra oû, pour le service de notre pays, M.par impossible elle venait à l’abandonner, le Ministre des Affaires Etrangères utilisera, sur “Tout dernièrement, un ami qui n’appartient un plus vaste champ d’action, vos brillantes facul- pas à notre nationalité, revenant de Bruxelles, me tés, vos sentiments du patriotisme le plus éclairé, parlait, en termes enthousiastes de la section fran-je crois répondre à l’espérance de votre intime peu- çaise, à, la belle exposition qui a réjoui, pendant sée patriotique, en vous assurant que votre œuvre l’année dernière, l’aimable capitale de la Belgique, subsistera et que notre souvenir reconnaissant vous “ La section française, me disait il, a été le grand suivra partout et toujours.“ succès de l’exposition.Les Français ont déployé “ un talent, un goût, une ingéniosité qui ont suscité “ l’admiration de tous.Aussi, lors de la distribu-“ tion des récompenses, chaque fois que le nom “ d’un artiste, d’un industriel ou d’un commerçant “ français était proclamé, les applaudissements “ étaient-ils plus nourris que jamais.Chacun avait “ à i œur de donner comme une sanction nouvelle “ aux récompenses qui attestaient leur supériorité.” “ Bientôt, messieurs, une autre exposition, conçue Je suis heureux du privilège que me confère le d’après des plans gigantesques, et à laquelle notre titre de président de la Chambre de Commerce cher pays du Canada a déjà promis de prendre part, française de Montréal, pour venir au nom de notre va s’ouvrir à Paris.compagnie m’associer aux nobles sentiments si élo- a D-après la pensée de ses organisateurs, elle doit quemment, exprimés par mon cher collègue, prési- présenter comme la synthèse de tout le travail dent de l’Union Nationale française, témoignant du accompli dans le grand siècle qui s’achève, vif amour que professent les membres de notre “ Cette fois encore, comme elle l’avait fait en 1889, Chambre pour la mère patrie et le gouvernement comme elle l’avait fait en 1878—en 1878, c’est-à-dire de la Lépublique, ainsi que de nos sentiments d’af- presqu’au lendemain des plus cruels désastres,—la fectueux respect pour le représentant si distingué France montrera qu’elle n’a rien perdu de sa vigueur ^eJ^r,lnCe aU * ana^a' et de sa puissance créatrice et que son génie rayon- \ euillez donc agréer, M.le Consul Général, nos nant qui a porté au loin par delà nos frontières tant meilleurs vœux pour votre bonheur et votre pros- d’idées nobles et généreuses, est aussi capable péri té.” aujourd’hui que jamais d’enfanter les grandes pen- M.Devin, président de la société de Secours sées et les grandes œuvres.” “ Recevez encore, M.le Consul général, l’assurance de notre dévouement et de nos vœux pour 1898.” M.J.Herdt, président de la Chambre de Commerce française de Montréal, a ensuite présenté les membres de cette compagnie, eu prononçant les paroles suivantes : Monsieur le Consul Général, Mutuels, exprime à M.le Consul Général, pour la société qu’il représente, les vœux et les souhaits de nouvel an.Après cette chaleureuse allocution qui a vivement impressionné l’assistance, le Consul Général reprenant la parole, ajoute qu’il tient à remercier particulièrement le Président de la Chambre de Commerce de s’être associé, aux paroles prononcées tout à l’heure, par M.de Sieyes.l< Témoin assidu des travaux de la Chambre, je suis heureux de reconnaître, a-t il dit, les efforts qu’elle ne cesse de faire pour renseigner, éclairer et aussi stimuler l’activité de nos commerçants en France.Pendant l’année dernière, la Chambre s’est occupée, plus que jamais, de la question depuis si longtemps à l’étude de l’établissement d’une ligne de navigation directe entre la France et le Canada.Bien des difficultés, qui toutes sont inhérentes à la force même des choses, ont retardé jusqu’ici la solution de cette importante questien.Si comme il n’est En réponse à ces trois allocutions M.le Consul Général a prononcé les paroles suivantes : RÉPONSE DU CONSUL GÉNÉRAL.“ Messieurs, “ Je suis très sensible aux paroles que vous venez d’entendre.S’il m’était permis d’y reconnaître, non seulement la pensée de celui qui les a prononcées, mais votre pensée à tous, j’en serais profondément reconnaissant.“Le président de l’Union Nationale a parlé de notre pays en des termes auxquels vous avez eu raison d’applaudir.Il a cru pouvoir me louer de Pas interdit de l’espérer à présent, le projet finit m’être attaché depuis bientôt quatre ans, à faire Par aboutir, c’est, pour une bonne part, aux efforts mieux connaître, et par conséquent mieux apprécier persévérants de notre Chambre de Commerce que la France d’à présent.Que ne s’est-il borné à rendre reviendra le mérite du résultat obtenu.” témoignage de ma bonne volonté et pourquoi m’en “ Enfin, a dit en terminant le Consul Général, je a-t-il fait un mérite ?Quel mérite y a-t-il, je vous Prie le Président de la Société de Secours Mutuel, le demande, à s’appliquer à une œuvre de justice d’accepter l’expression de mes remerciements pour et de vérité qui répond si parfaitement à un mou- des vœux auxquels j’ai été très sensible.Il connaît vement si naturel du cœur î ma sympathie pour le principe de la mutualité sur “Oui, messieurs, nous pouvons, sans jactance lequel repose la Société dont il fait partie.Il sait inutile, mêler quelque fierté à nos sentiments qu’à mes yeux, la mutualité est une des formes les d’amour pour la patrie française.Plus je me pénê- Plu8 Prati
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