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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
mercredi 15 juin 1898
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1898, Collections de BAnQ.

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CINQUIÈME ANNÉE Bulletin No 59 15 Juin 1898 BULLETIN MENSUEL, = PUBLIÉ PAR LA DE MONTRÉAL Prix d’abonnement 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SAGREMENT MONTREAL Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique ; “GALLIA" Montréal.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : M.Jonas, secondé par M.G.Herdt, propose que la Chambre de Commerce envoie ses compliments de condoléance et l’expression de sa profonde sympathie à M.Emile Galibert, à l’occasion de la perte cruelle que vient d’éprouver notre président par la mort de sa fille, Mlle Clara Galibert.Cette proposition est adoptée à l’unanimité et le secrétaire de cette Chambre est chargée de faire le nécessaire.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient notamment la demande suivante : Lettre de M.Delagrange Gaucheron, fils, d’Orléans, demandant des renseignements sur le commerce des couvertures de laine an Canada, et priant la Chambre de lui indiquer quelques maisons de Montréal auxquelles il pourrait s’adresser.Profitant de la présence de M.Vernet, représentant de la maison Brussel, qui s’occupe surtout de soieries, M.Poindron demande à faire confirmer par M.Vernet l’affirmation qu’il avait faite dans un travail demandé par cette Chambre : que les chiffres donnés par les statistiques officielles d’Ottawa, en ce qui concerne les importations françaises, étaient loin de représenter le nombre et la valeur réels de ces importations.Pour l’article soieries, par exemple, alors que, en 1896, la France ne figure sur les statistiques officielles que pour $126,245, la Grande-Bretagne, qui se fournit principalement et même presque exclusivement en France pour tout ce qui regarde cet article, la Grande-Bretagne est mentionnée comme livrant à titre de fabricant an Canada, pour $1,895,113 de soieries.Or, la vérité Chambre de Commerce FRANÇAISE de Montréal En omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises — comme il est juste — à la C/iambre de Commerce du district de Montréal, c’est-à-dire à nos confrères Canadiens.! Comptes-Rendus des procès-verbaux des Séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal Séance du 18 Mai 1898.Séance du 18 mai 1898, tenue sous la présidence de M.Heni Jonas, vice-président.M.le Consul général de France assiste à la réunion.Sont présents : M.J.B.Mouler, secrétaire ; MM.G.Herdt et Poindron, conseillers ; MM.Scliwob, Fauchille et Bouesuel.M.Bougier se fait excuser.M.Vernet, représentant de la maison Brussel, de Paris, présenté par M.Poindron, est admis à assister à la séance.Le procès-verbal de la précédente réunion est lu et adopté.« 66 fa.Emile Galibert remercie tous membres de la Chambre de la sympathie qu’ils ont bien voulu lui témoigner à l’occasion du malheur qui vient de le frapper.Puis il est procédé au dépouillement du courrier de la quinzaine qui contient notamment les demandes suivantes : Lettre du syndicat professionnel des industries électriques de Paris demandant l’envoi du Bulletin Mensuel de la Chambre.Lettre du Ministère de l’Agriculture d’Ottawa en réponse à la demande faite par cette Chambre au sujet de l’emploi du borax dans la préparation du jambon.M.le Commissaire de l’Agriculture prétend que l’on n’a encore rien trouvé de mieux que le borax pour empêcher l’exsudation des jambons de se produire pendant la traversée de l’Océan.Lettre de M.Vaucouleur, de Manchester, au sujet des fourrages canadiens.M.le Consul Général de France ayant obtenu un congé de deux mois, fait ses adieux aux membres de la Chambre.M.le Président lui souhaite un heureux voyage et un prompt retour.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.est que, pour les soieries, l’Angleterre ne joue que le rôle d’intermédiaire ; elle achète en France une grande partie de ce qu’elle revend au Canada, et les statistiques officielles désignent comme étant de provenance britannique, des marchandises qui n’ont fait que traverser l’Angleterre avant d’être réexpédiées.M.Poindron estime qu’eu portant à 80 et même à 85 p.c.la part de la France en ce qui concerne les soieries vendues sous la dénomination de produits anglais, on est certain de ne pas être loin de la vérité.C’est dire que, aux 126.245 dollars de soieries indiqués aux statistiques canadiennes comme représentant la part de la France, il conviendrait d’ajouter le 80 ou 85 p.c.des 1,895,113 dollars accordés à l’Angleterre, soit en chiffres rond, un total en faveur de la France de 1,640,000 à 1,740,000 dollars, par conséquent un surplus à ajouter à notre actif de 1,516,000 à 1,610,000 dollars.M.Vernet confirme en tous points ces renseignements et ajoute que les fabriques de soieries sont très rares en Angleterre ; il n’en connaît que deux ayant une réelle importance.Il estime que les moyens de se débarrasser de l’intermédiaire étranger seraient, après rétablissement d’une ligne de navigation française, l’envoi par les industriels et commerçants de France, de voyageurs visitant tous les pays susceptibles de fournir une clientèle, et plus de facilité de la part des maisons françaises à se plier aux coutumes locales de leurs clients, surtout en ce qui concerne les paiements à longs termes.IMPORTATIONS INDIRECTES Que la statistique compilée sur les états fournis par les douanes canadiennes soit loin de donner une idée exacte du commerce qui se fait entre le Canada et la France, c’est ce que la Chambre de Commerce française de Montréal a péremptoirement démontré dans le mémoire qu’elle a présenté à Sir Wilfrid Laurier, l’été dernier.Les tableaux du commerce et de la navigation de 1896, en fournissent d’ailleurs une preuve irréfutable.La convention commerciale entre la France et le Canada établit un tarif de faveur à l’entrée au Canada pour certains produits français ; entre autres pour le savon de Marseille, ou savon de Castille.Pour jouir de ce tarif, les importations doivent être accompagnées d’un certificat d’origine.Un tableau spécial, aux pages XXXVI et suivantes du volume des Tableaux du Commerce et de la Navigation en 1896, contient le relevé des quantités et valeurs des marchandises ainsi importées, avec certificat d’origine, sous le régime de la convention franco-canadienne.Nous trouvons à ce tableau spécial, que le Canada a importé de France, pendant l’année 1896-97, pour $13,569 de savon de Castille.Eh bien, si nous consultons maintenant le tableau général pour la même année, à l’article savon de Castille, nous y voyons] qn’il^ n’en a epas été importé de Après avoir remercié M.Vernet de ses renseignements, et sur la proposition de M.Schwob, M.le président, après avoir consulté la Chambre, décide l’insertion de ces renseignements au procès verbal.M.Poindron propose en outre que M.Monier veuille bien se charger d’une étude complémentaire sur le même sujet, étude qui aurait sa place tout indiquée dans le bulletin.Cette proposition est adoptée et M.Monier l’accepte.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Séance du 1er Juin 1898.Séance du 1er juin 1898, tenue sous la présidence de M.Emile Galibert, président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont présents : M.Jonas, vice-président ; M.Rougier, trésorier ; M.Monier, secrétaire ; MM.G.Herdt et Poindron, conseillers ; M.Fauchille.M.de Sieyès se fait excuser.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 67 { / France pour uu sou, mais que l’Allemagne en a fourni pour $23,t)13.Peut-on dem vider une démonstration plus claire dq^ tir que, à la douane, on ne tient pas compte de l’origine des marchandises et que la classification est faite uniquement d’après le lieu ou a été fait le connaissement ?Si l’on y avait le moindre souci de rechercher l’origine réelle, ne l’eût-on pas trouvée pour le savon de Castille dont la facture devait être nécessairement accompagnée du certificat d’origine 1 Lorsqu’il s’agit de marchandises importées sous le régime du tarif général, il est clair que les mêmes errements sont suivis à la douane, et que l’on crédite au commerce avec l’Angleterre toutes les marchandises facturées ou expédiées d’une place anglaise.Londres et Liverpool font un immense commerce de commission ; un bon nombre de maisons françaises et allemandes y ont des comptoirs ou des correspondants, à qui les marchandises vendues au Canada sont adressées et facturées, et qui les réexpédient au Canada avec leur propre facture.Et ces marchandises figurent invariablement dans la statistique canadienne comme de provenance anglaise.On peut cependant retrouver l’origine de quelques-unes de ces marchandises, lorsque la fabrication eu est spécialisée à certains pays.Et pour ne parler que de la France, il est facile de constater qu’une grande partie des soieries importées avec facture anglaise et créditées au commerce anglais, sont en réalité des soieries de fabrication française.La présence à Montréal le mois dernier, de M.Vernet, représentant la grande maison de commission Brussel, a permis de constater une fois de plus ce fait.La maison Brussel vend à elle seule, à des maisons de Montréal seulement, plus de soieries qu’il n’en figure au crédit de la France dans les Tableaux du Commerce et de la Navigation.Mais ces ventes se faisaient jusqu’ici par l’entremise de son comptoir de Londres et elles sont en conséquence créditées à l’Angleterre.D’après M.Vernet, 80 p.c.au moins des articles de soieries qui figurent comme étant de provenance anglaise, sont en réalité de provenance française.L’Angleterre n’a que deux fabriques importantes de soieries et le produit de ces fabriques est consommé presque tout entier en Angleterre.Dans divers articles comme la ruban uerie, le mouchoir, les vêtements de soie, la proportion est encore plus considérable, car l’Angleterre ne fabrique pas ces articles.En relevant les chiffres des importations ainsi indûment créditées à l’Angleterre, dans la seule ligne des soieries, on trouve les chiffres suivants (en 1897) : Etoffes à robes Mouchoirs.Bonnetterie.Habillements.Rubannerie .Velours.Grande-Bretagne.France.$ 515,410 31,902 $ 75,333 14 357 40 207,297 350,245 117,861 4,201 56,042 1,420 / $1,218,072 $137,050 80 pour cent.$974,457 $1,111,507 Ainsi, au lieu d’une importation de $137,050 de soieries de France, il faudrait compter $1,111,507 et ajouter au total des importations de ce chef seulement tout près de 5,000,000 de francs.Pour l’année 1896, les importations de soieries créditées à la Grande-Bretagne atteignaient au total $1,895,113, dont les 80 p.c.à ajouter aux importations créditées à la France porteraient ces dernières à $1,516,000 au lieu de $126,245, soit 6,500,000 fr.de plus à porter au crédit de la France.Lorsque, après le 1er août prochain, les marchandises de provenance anglaise bénéficieront d’une réduction de 25 p.c.sur les droits portés au tarif général, les percepteurs des douanes devront faire justifier la provenance des marchandises ainsi facturées en Angleterre.Et si l’on fait pour les provenances anglaises un tableau spécial, comme on le fait aujourd’hui pour les articles importés sous le régime de la convention franco-canadienne, on pourra alors constater dans les publications officielles du Canada, que la plus grande partie du commerce anglais est un commerce de commissionnaire.On dira peut être : A quoi bon récriminer ?Les maisons anglaises qui vendent les marchandises françaises ont dû d’abord les acheter en France.—C’est vrai ; mais la commission qu’elle prélèvent, majore nécessairement le prix de la marchandise pour le bénéfice d’un intermédiaire, dont on pourrait se passer ; or toute majoration inutile des prix restreint les affaires, diminue la consommation et rend plus difficile à soutenir la concurrence avec les produits similaires étrangers.La maison Brussel, dont il vient d’être question, l’a bien compris ; aussi s’est-elle décidée à traiter directement avec les négociants importateurs de l’étranger.Elle a déjà organisé de la sorte ses affaires avec l’Australie et elle s’en trouve très bien ; le voyage de M.Vernet son représentant, qui a visité les Etats-Unis et le Canada, et qui est eu route pour le Japon, la Chine et les à 68 seront choisis parmi les industriels et négociants français établis tant dans la métrr/p°le qu’aux colonies ou à l’étranger, y jouissant d’flt®6 grande notoriété dans les affaires d’importation ou d’exjjjyjta-tion, et ayant personnellement contribué au dévê: loppement du commerce extérieur, soit par la créa tion, la direction ou la représentation de maisons ou de comptoirs, soit par l’accomplissement de missions commerciales, par des publications et des études ou l’envoi régulier d’informations commerciales.Article 2 : Les fonctions de conseillers de commerce extérieur sont gratuites.Il sera, tous les cinq ans, procédé à la revision générale de la liste des conseillers du commerce extérieur.L’honorariat pourra leur être conféré après dix années de fonctions.Article 3 : Le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel et inséré au Bulletin des Lois.Fait à Paris, le 21 mai 1898.(Signé,) Indes, a pour but de la mettre en communication directe avec ses clients de ces pays, à qui, d’ailleurs, elle offre les mêmes termes et conditions qu’ils avaient de la maison de Londres.La Chambre de Commerce française de Montréal ne saurait trop recommander aux maisons françaises de suivre cet exemple.L’Offiee National du Commerce Extérieur Le Journal Officiel du 26 mai publiait les décrets nommant le conseil d’administation de l’Office national du commerce extérieur, et instituant des conseillers du commerce extérieur de France.Voici le nom des membres du conseil d’administration, en dehors des fonctionnaires qui en font partie en vertu de leurs fonctions : MM.Masson, président de la Chambre de Commerce de Paris, premier vice-président ; Wadding-ton, sénateur, président de la Chambre de Commerce de Rouen, vice président ; De Montgolfier [métallurgie] président de la Chambre de Commerce de St-Etienne ; Féraud [grains], président de la Chambre de Commerce de Marseille : Julien Lagache, [tissus de laine], président de la Chambre de Commerce de Roubaix ; Martel 1, sénateur, [eaux-de-vie], président de la Chambre de Commerce de Cognac 5 Hébrart [armement], président de la Chambre de Commerce de Dunkerke ; Vincent, [filature et tissage du coton], président de la Chambre de Commerce d’Epinal ; Couvreur, [verrerie], ancien vice-président de la Chambre de Commerce de Paris ; Lour-delet [commission], membre de la Chambre de Commerce de Paris ; Claude Lafontaine [banque] ; Hugot [éventails] ; Derode, [thés et denrées coloniales] ; Lacarrière, [commission], membres de la Chambre de Commerce de Paris ; Expert Bezançon, président du comité central des chambres syndicales ; Auguste Chabrières, président de l’union des chambres syndicales lyonnaises ; le baron Reille député, président du comité des Forges de France ; Têtard, agriculteur à Gonesse [Seine-et-Oise], président du syndicat des fabricants de sucre de France ; Honoré Germain, directeur du Crédit Lyonnais, et Henri Menier, manufacturier.Voici le texte du décret nommant les conseillers du commerce extérieur : Article 1er : Les correspondants du ministère du commerce et de l’Office national du commerce extérieur sont nommés par décret sur le rapport du ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes.Ces correspondants, qui porteront le titre de “ conseillers du commerce extérieur de la France”, FÉLIX FAURE.Par le Président de la République, Le ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes, (Signé,) Henry Boucher.La liste des conseillers du commerce extérieur de la France, nommés eu vertu de ce décret, a été aussi publiée au Journal Officiel.Elle contient plus de deux cents noms, pris dans tous les genres de commerce en France et à l’étranger, parmi les maisons les plus importantes.On y relève, entre autres, le nom de M.Galibert (Emile), négociant en cuirs et peaux, président de la Chambre de Commerce française de Montréal (Canada), dont la nomination a été accueillie avec la plus grande satisfaction par la Chambre.Sont aussi nommés, parmi les Français résidant au Canada, MM.Guichon [Eugène], propriétaire de mines à New Westminster, [Colombie Anglaise] ; Longis [E.], propriétaire de mines à Vancouver, [Colombie Anglaise] et Lombard [C.-A.], éditeur de musique, négociant en pianos à Victoria [Colombie Anglaise], Parmi les Français résidant aux Etats-Unis, MM.Gourd [Henri] négociant en vins, président de la Chambre de Commerce française de New-York, et Legal let [Arthur], industriel, président de la société française de bienfaisance mutuelle à San Francisco.à 69 CANADA-ALLEMAGNE Barth e, professeur André et Mme André, J.Frey et Mme Frey, les fonctionnaires du consulat, M.Duehastel de Montrouge, vice-consul et chancelier, M.de Saint Phalle, etc.M.le comte Jean de Sieyès, membre de la Chambre de Commerce et agent général au Canada de la Cie Transatlantique, accompagnait jusqu’à New-York Mme de Sieyès et ses enfants qui vont aussi passer quelque temps en France.Au nom du public canadien, la Presse se joint à la colonie française pour souhaiter bon voyage et prompt retour à M.le consul général dont la per.sonnalité aussi sympathique que distinguée à fait au Canada tant d’amis à la France.- Le conseil impérial d’Allemagne vient de prendre une décisison qui ne peut manquer de produire un certain émoi au Canada.On sait que, par un traité datant de l’époque du Zollverein, les marchandises allemandes avaient droit au même traitement que les marchandises anglaises dans toutes les colonies britanniques, et que ce traité a été dénoncé par la Grande-Bretagne, à la sollicitation du Canada.La dénonciation ayant été signifiée le 30 juillet 1897, le traité prend fin le 30 juillet 1898.Des négociations ont été ouvertes entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne, pour arriver à une nouvelle convention ; mais pendant ces négociations, il s’agissait d’établir un régime temporaire de traitement douanier pour l’entrée des marchandises britanniques en Allemagne.D’après la décision dont il question, toutes les marchandises de provenance britannique, tant de la métropole que de ses colonies, recevront en Allemagne le traitement de la nation la plus favorisée, sauf celles de provenance canadienne, à qui sera appliqué le régime du tarif général.On ne sait pas encore quel effet ces représailles vont avoir sur la politique douanière du Canada ; ou semble cependant dire qu’elles n’y changeront rien, au moins pour le moment, vu que ce devait être un des effets inéluctables de la politique de préférence exclusive pour les produits britanniques.Les exportations du Canada eu Allemagne ont été en 1897 d’une valeur de $1,045,432, tandis que les exportations eu France étaient de $690,096.LE CANADA EN FRANCE L’écho est arrivé jusqu’à Montréal de deux conférences sur le Canada, ou du moins sur des sujets canadiens, données récemment en France ; et tout ce qui tend à intéresser les Français au Canada, intéresse les Français du Canada.L’une de ces conférences a été donnée, le mois dernier, à Paris, sous les auspices de l’ünion Coloniale Française par M.Gourraigne, professeur d’histoire au lycée Janson de Sailly.Le sujet traité par l’éminent professeur était : 11 Montcalm et le Canada.” Il a traité ce sujet de main de maître et a su enthousiasmer sou auditoire en retraçant le portrait de ce soldat loyal et héroïque, de cet honnête homme qui sacrifia sa vie, inutilement, hélas! pour conserver le Canada à la France.M.Gourraigne, d’ailleurs, était amené par son sujet à décrire la situation économique et politique du Canada, à l’époque où y vint le marquis de Montcalm et, par la même occasion, à dire un mot des origines et des développements de la colonie depuis sa fondation, jusqu’à la mort de son héros, qui marque la fin du régime français sur les bords du St Laurent.La Presse, journal français quotidien de Montréal, a reproduit in extenso cette magnifique conférence, qui méritait bien cette reproduction.La seconde est celle qu’a faite M.Loriu, professeur de la Faculté de Bordeaux, à LaRochelle, le 25 mai dernier, sur “Nos intérêts au Canada.” La conférence de M.Loriu, plus pratique encore que littéraire, contient une description géographique du pays, une étude de ses marchés, des relations d’affaires qui pourraient s’établir entre le Canada et la France, surtout au point de vue du commerce rochelais, et enfin, un aperçu des moyens à prendre Départ de M.le Consul Général de France i Nous empruntons à la Presse de Montréal le compte-rendu suivant de la démonstration qui a accompagné le départ de M.le Consul Général de France, parti pour un congé de quelques semaines : M.Kleskowsky, consul général de France an Canada, est parti hier soir de Montréal pour New.York, où il a dû s’embarquer ce matin sur le paquebot la Bourgogne, de la Compagnie Générale Transatlantique, pour la France.M.le consul général va passer à Paris un congé de deux mois et nous reviendra dans le courant du mois d’août.La colonie française assistait en grand nombre au départ du train, pour souhaiter bon voyage au représentant de la France au Canada.MM.Emile Galibert, président de la Chambre de Commerce française, G.Herdt, A.Poindron, Ch.Fauchille, J.Mouier, membres de la Chambre : vicomte de la 70 .$ 5,563,990 00 .11,878,282 07 .28,739,391 21 8,401 82 Billets de la banque en circulation.Dépôts ne portant pas intérêt.Dépôts portant intérêt.Solde dû à d'autres banques du Canada pour donner à ces relations tout le développement dont elles sont susceptibles.C’est à regret que, faute d’espace, la rédaction du Bulletin a dû renoncer à la reproduire dans ces colonnes.$48,11)0,OU 10 *85 744,207 1^ ACTIF .$ 2,550,601 12 .2,838,032 00 Or et argent monnayés en caisse — Billets du gouvernement à demande Dépôt au gouvernement, du Dominion en garantie de la circulation des billets de la LA BANQUE DE MONTRÉAL 265,000 00 banque.Dû par les agences de cette banque et autres banques dans les pays étrangers Dû par les agences de cette banque et autres banques dans la Grande Bretagne Le Bulletin a l’habitude de donner tous les ans une revue sommaire des délibérations de l’assemblée générale des actionnaires de la Banque de Montréal et un extrait de son bilan annuel.La Banque de $ '.1,405,688 02 .5,201,174 4:1 14,009.840 45 Montréal est la plus forte banque de toute l’Amérique, par son capital, ses réserves et son chiffre d’affaires ; sans être précisément une banque d’Etat, elle en remplit plusieurs des principales fonctions ; elle est la banque du ministère des finances ; elle Etablissements de la banque & Montréal et succursales reçoit en dépôt le produit des impôts perçus ; elle déduit) et autres valeurs .négocie les emprunts du gouvernement et en paie Créances garanties par hypothèques ou autre- leS Coupons % elle fait, au besoin, au tlésoi tedéral, Créances échues non spécialement garanties des avances de fonds temporaires, etc.(pertes probables déduites).Ayant des succursales disséminées dans tout le pays, de Halifax, Nouvelle-Ecosse, à Victoria, Colombie Anglaise, elle est à même mieux qu’aucune autre institution, de suivre les modifications qui se produisent dans la situation commerciale, de les jauger, d’en déterminer les causes et d’en prévoir les effets.A ce titre, les observations présentées par son administrateur-général, M.Clouston, sont toujours lues avec le plus grand intérêt par tous ceux qui ont au Canada des relations d’affaires.Les bénéfices nets de l’année, arrêtés au 30 avril dernier, ont été de $1,265,300 soit 10-J p.c.sur le capital-actions.Les actionnaires ont reçu deux dividendes semi-annuels de 5 p.c.chacun, soit 10 p.c.pour l’année, et une somme de $65,000 a été reportée au crédit du compte Profits et Pertes.Le compte de capital de la banque s’établit comme suit : Valeurs dos gouvernements du Dominion et des provinces.Valeurs de chemins de fer des Etats-Unis.Billets et chèques d'autres banques.563,96) 48 3,481.646 69 1,301,784 14 $25,703,869 88 600.000 00 .$39,318,507 53 59,612 85 62,306 92 39,440,427 30 865.744.297 18 H.Clouston, l’administrateur général de la banque a fait les observations suivantes : Il n’y a que quelques chiffres de notre état cette année qui demandent une explication spéciale.Au passif, il y a une augmentation de $1,000,000 dans la circulation, causée en partie par un surcroît de dépenses dans la construction de chemins de fer, par l’affluence au district du Yukon et en partie par l’expansion générale des affaires.Nos dépôts ont augmenté de $600,000.Sans explications, on risquerait de ne pas apprécier convenablement la situation.J’ai fait allusion l’an dernier à une forte augmentation sur l’année précédente, et j’ai déclaré que, à mon avis, elle ne serait pas d’une nature permanente.Nous avons eu probablement $3,000,000 de dépôts spéciaux considérables qui nous ont été retirés, et qui ont été remplacés par des dépôts de sommes moindres de la part du public, mais d’une nature plus permanente et en conséquence plus satisfaisante.Dans notre actif, les fonds immédiatement réalisables ont été diminués de $800,000, de $26,545,256 à $25.703,869, principalement dans nos valeurs fédérales et provinciales.Les escomptes ont augmenté de $2,600,000, en partie pour cause de l’expansion générale des affaires et en partie à cause d’opérations spéciales qui seront probablement liquidées d’ici à quelques mois.Les dettes en souffrance démontrent une réduction de $90,000.7,554,252 os j^0g profits pour l’année, tels qu’indiqués dans notre état, sont de $35,000 plus élevés, ce qui pro- .$12,000,000 6,000,000 952,210 Actions.Réserve (facultative).Profits et Pertes.$18,952,210 soit, au change de 5 fr.20 au dollar, 98,514,920 frs.Voici le bilan général de la banque de Montréal au 30 avril 1898 : PASSIF $12,000,000 00 Capital actions.Réserve.Reporté à Profits et Pertes- $ 0,000,000 CO 952,210 07 $ 6,952,210 07 2,042 01 GOO,0L0 00 Dividendes non réclamés .Dividende semestriel, payable le 1er Juin, 1898 $19,554,252 08 r vient surtout de l’augmentation de la valeur de jet à celui de production et de développement l’argent sur les marchés européens ; et c’est une effectif, condition d’affaires singulières qu’à une certaine période de l’année nous recevions plus pour des quelque peu inactif vu la diminution dans les prix prêts à courte échéance en Allemagne, que nous des bois, en Angleterre et aux Etats-Unis, pendant n’aurions pu obtenir ici.A Londres, le taux de la que la demande pour le poisson, l’une des priuci-banque d’Angleterre a augmenté à 2^ p.c., le 23 pales productions des provinces maritimes, a été septembre, 3 p.c., le 14 octobre, 4 p.c., le 7 avril, sérieusement affectée par la guerre, auquel taux il est demeuré jusqu’au 26 mai.71 Dans les Provinces Maritimes le commerce a été Ce que la situation actuelle du Canada nous pré-Jusqu’au moment où la guerre a paru inévitable, sente de pire, c’est l’état du marché des bois ; vu le taux de l’argent à demande aux Etats-Unis était que les marchés étrangers sont encombrés et qu’il bas, et même alors il ne devint ferme que peu de n’y a plus de commandes des Etats-Unis.Des quan-temps, vu qne les balances de crédit établies en tités considérables de bois ont été reportées de l’an Europe par l’immense balance du commerce en sa dernier et je crains que la coupe de bois de cette faveur empêchait une trop grande cherté.Le 30 année n’ait pas été suffisamment réduite.Quant nvril, la balance du commerce pour dix mois, en au marché local, cependant, la demande a été très faveur des Etats-Unis,se montait à la somme énorme bonne.Au point de vue général les affaires sont de $514,000,000, tandis que dans aucune autre année bonnes et l’avenir est plein de promesses, fiscale précédente de son histoire elle n’avait atteint $300,000,000.Actuellement le taux de l’argent à demande aux Etats-Unis n’est que nominal, bien qu’il reste encore à voir quel effet aura sur le marché l’action de remplir les coffres du trésor, épuisés par les frais de la guerre.LA BANQUE D'HOCHELAGA Depuis la disparition de la banque du Peuple, un bon nombre de maisons de commerce canadiennes-françaises qui étaient les clientes de cette banque, avaient sollicité de la banque d’Hochelaga l’ouverture des crédits nécessaires à leurs affaires.Cette dernière banque, quoique jouissant d’un excellent crédit sur la place, n’avait pas assez décapitai pour accepter en bloc la clientèle d une autre banque, et avait été obligée de refuser ainsi une clientèle de premier ordre, qui avait dû s’adresser à des banques anglaises.Cependant, la banque d’Hochelaga u’a-vait pas perdu de vue l’occasion qui se présentait et elle avait commencé par arrondir son capital, en émettant pour un million de francs d’actions (de $100 ou 500 francs chacune), de manière à compléter à cinq millions de francs son capital autorisé.Cette émission faite à 100 francs de prime, eut un plein succès, et la banque put augmenter en conséquence son chiffre d’affaires.Les bénéfices réalisés au moyen de la prime furent ajoutés au fonds de réserve et la banque continua à distribuer un dividende annuel de 7 p.c.Les bénéfices nets, qui avaient été de 91- p.c.en sus du produit de la prime, se sont montés cette année à un peu plus de 111 p.c.; mais la banque, ne perdant pas de vue la nécessité d’augmenter son capital, n’a payé que 7 p.c.à ses actionnaires et reporté le reste au fonds de réserve.Son capital se trouve, par conséquent, actuellement de $1,000,000, actions, et de $150,000, fonds de réserve, soit en tout $1,450,000, soit 7,250,000 francs.Quant à l’état du commerce au Canana, il est difficile d’apprécier tout ce qu’a valu au pays l’augmentation dans les prix des grains.Cette augmentation a permis aux cultivateurs de diminuer leurs dettes hypothécaires ; elle a augmenté leur pouvoir d’achat ; elle a stimulé le commerce dans toutes les directions et a augmenté le trafic des compagnies de transport, augmentant considérablement leurs recettes.Les prophètes qui, l’an dernier, prédisaient que le bas prix du grain devait être permanent, doiven t avouer aujourd’hui qu’il se sont trompés.Il y a a augmentation continue dans l’exportation des provisions et des œufs.Le fromage, malheureusement, a été trop abondant sur le marché, dépassant la demande, et les prix ne sont pas satisfaisants : mais on doit espérer que lorsque les grèves auront disparu et que l’ouvrage aura recommencé, en Angleterre, il y aura une amélioration de ce côté.Les commandes pour marchandises et produits de manufactures de toutes sortes sont très satisfaisantes.Dans les Territoires, les propriétaires de ranches ont reçu des prix très rémunérateurs pour leurs bêtes à cornes et leurs chevaux et l’ouverture de nouveaux marchés dans les districts miniers leur donne toute raison d’espérer en l’avenir.Dans la Colombie Anglaise, il y a une grande augmentation du commerce, grâce à la migration vers les champs d’or du Yukon, et au Kootenay ; les mines passent de l’état de chrysalide et de pro- 72 tous les jours par le développement! des Gantons de l’Est : et nous espérons y recueillir notre part de prospérité.Jusqu’à présent notre attente n’â pas été trompée.“ Faisant déjà depuis quelques années un certain chiffre d’affaires sôus forme dè collections, etc., avec la capitale de notre province, nous avons pensé que le temps était venu d’y ouvrir un comptoir qui nous permît d’étendre ces relations ; d’autant plus que grâce à l'énergie de ses citoyens, Québec après avoir renversé les obstacles qui entravaient sa marche, vient d’entrer dans une phase de progrès et d’activité qui augure bien pour l’avenir.“ La succursale de Québec a ouvert ses portes le 1er juin courant, et nous pouvons dire que les débuts sont satisfaisants.“ Les valeurs du Trésor out été dûment vérifiées par vos directeurs et des inspections régulières ont été faites pendant l’année au bureau principal ainsi qu’aux succursales.” A Vassemblée générale des actionnaires' qui a en lieu aujourd’hui, 15 juin, l’administration de ‘la banque ia proposé aux actionnaires de souscrire encore 1 million, de dollars, pour porter le capital-actions- à $2,000.000, soit dix millions de francs-[approximativement].Cette proposition a été adoptée avec enthousiasme et nous croyons savoir que l’émission des nouvelles actions se fera en deux fois : la moitié vers le mois d’août prochain, et l’autre moitié, lorsque l’expansion des affaires de la banque la rendra nécessaire.Les actions de la banque d’Hochelaga sont actuellement cotées à la bourse de Montréal à 160, c’est-à-dire à 60 p.c.de prime, l’action de500 francs valant par conséquent 800 francs.La nouvelle émission sera d’abord offerte par préférence aux propriétaires des actions actuelles.Le bilan que la banque a placé devant ses actionnaires est éminemment satisfaisant.Il peut se résumer comme suit : Passif : Au crédit des actionnaires : Capital, réserve, etc.Au crédit d'autres institutions (Canada et étranger).Billets en circulation.Dépôts.Au crédit des succursales.$1,509,985 50 46,054 90 909,703 00 4,689,812 73 65,516 32 TABLEAU COMPARATIF Des marchandises importées directement de France au Canada pendant les années 1895,1890 et 1897.Extrait des Tableaux de Commerce et de la Navigation du Canada, - Suite.Total *7,221,072 4.5 Actif : Especes et valeurs convertissantes : En espèces à demande.Portefeuille.Créances en souffrance .Créances échues, garanties par hypothèques ou autrement.Créances hypothécaires.Immeubles.S?,(161,387 73 .4,338,468 38 .4,31)1 76 IMPORTATIONS 1890 1805 1897 $ 82 Plombagine.Eaux minérales et gazeuses.Gomme à coller.Harmoniums.Pianos.do (parties de).Autres instruments de musique.Moutarde française, moulue.do liquide.$ S 59,657 13 48,195 00 125,772 45 10,363 7,867 6,865 53 82 76 5 80 Total égal Quelques extraits du rapport des directeurs compléteront cette étude en raccourci de la situation de la banque d’Hoclielaga : “ Si votre circulation et vos dépôts ont augmenté, (de $663,127) vos espèces, billets de la Puissance, débentures et autres valeurs réalisables à courte échéance ont augmenté (de $593,304) dans une plus forte proportion ; car ils représentent environ 46^ p.c.de vos circulation et dépôts réunis contre 40§ l’an dernier.“ Votre capital, maintenant de $1,000,000, a réalisé des profits nets de $115,067.95, soit un peu plus de ll£ p.c., qui ont permis de mettre $50,000 au fonds de réserve, après avoir payé les dividendes ordinaires sur le capital augmenté.En décembre dernier, cédant aux pressantes sollicitations d’un groupe considérable d’hommes d’affaires de l’endroit, nous avons établi une succursale à Sherbrooke.L’importance de cette ville au point de vue du commerce et de l’industrie s’accentue .S7.221.072 4a 12,426 6,100 6,082 5,748 8,707 6,366 11 334 do 358 506 2,531 0,432 1,467 0,389 Huile de ricin.do d’olive.Autres huiles végétales.Huiles essentielles.Autres huiles.Tissus de soie ou draps, cirés, caoutchoutés, etc.Toiles cirées, prélarts, etc.Instruments d’optique et de précision .Lunettes et lorgnons.4,267 6,045 410 1,360 .7,751 .16,177 727 .5,135 182 90 373 83 190 120 7,728 3,005 do (parties de).1,463 .59,264 8,180 1,155 8,251 6,852 1,730 44,455 do 518 Emballages.Tableaux, graviu-es, dessins, plans, photographies on portraits.,- Peintures et couleurs sèches.do dans l’huile 54,767 3,316 1,043 1,043 do liquides ou moulues .Blanc de céruse et rouge de plomb,minium,orange et blanc de zinc secs.Ocres et terres de Sienne naturelles.Oxides et encollages.Vert de Paris sec.Peintures moulu's et mêlées de vernis, laques, etc.2,734 2,104 1,041 2,602 1,531 do 457 872 12,732 1,871 787 13 61 43 73 1897 189(5 1895 REVUE COMMERCIALE Peintures à l’alcool, vernis et laques.Mastic.Papier sensibilisé.Sacs de papier .Cartons.Papiers de tenture.Carton de paille.Enveloppes, papeterie, livres blancs, etc.Papier à imprimer.do d’emballage.do autres.Crayons .Parfumerie non alcoolique.Plaques photographiques sèches Marinades en jarres, bouteilles, etc.Marinades en saumure.Arbres fruitiers, d’ornement, arbustes et plantes.Portefeuilles, bourses, etc.Pommades ou odeurs.Colis postaux.Pierres précieuses non montées.Presses d’imprimerie et accessoires .Fromage.Viandes en boîtes.Extraits de viandes et soupes.Antres viandes.Plumes d’oie.Rubans n.a.s.Couvertures de voyage.Papier sablé, d’émery, etc.Sauces en bouteilles.Semences de céréales et autres pour l’agriculture.Soie en pièces.do mouchoirs.do bonnetterie.do vêtements.do rubans.do autres articles.do bas et chaussettes.do velours.Ardoises à écrire.do autres.Savon commun.do de eastile.do parfumé et de toilette.Absinthe.Eaux-de-vie.Tafia.Rhum.Autres liqueurs spiritueuses- Préparations alcooliques,élixirs, essences, extraits, lotions, etc.Parfums alcooliques.do petits flacons.Vermouth.Ether nitreux.Vins légers.Vins dépassant 28 degrés.Champagnes, bout.“ J bout.J bout.grandes bout.48 141 87 2 50 Montréal, 15 juin 1898.A partir du 1er et jusqu’au 31 juillet prochain les marchandises de provenance française jouiront, à l’entrée au Canada, du bénéfice de la réduction de 25 p.c.sur le tarif général des douanes canadiennes établie par le tarif préférentiel de 1897 ; mais à partir du 1er août, toutes ces marchandises, sauf celles qui sont énumérées à la convention franco-canadienne, seront soumises au tarif général, la réduction de 25 p.c.n’étant maintenue que pour les marchandises de provenance britannique.En faisant l’entrée en douane des marchandises françaises pendant le mois de juillet, on ne pourra se réclamer en même temps et de la convention et du tarif préférentiel ; il faudra choisir l’un ou l’autre, selon, sans doute, qu’il sera le plus avantageux.L’existence de la convention de 1894 place la France dans une position un peu différente de celle des autres pays qui, n’ayant pas de convention semblable, verront toutes leurs marchandises frappées d’un droit plus élevé de 33 p.c.que les marchandises similaires de provenance britannique.Il serait, par conséquent, inopportun peut-être pour la France de dénoncer la convention à titre de représailles.L’Allemagne n’avait pas les mêmes raisons d’hésiter que la France ; aussi la Gazette de l'Empire, journal officiel de Berlin, vient de publier un arrêt en vertu duquel les produits canadiens seront, à partir du 1er août, soumis au tarif maximum, tandis que les produits de la métropole et des autres colonies jouiront du traitement de la nation la plus favorisée.La Belgique, intéressée au même titre que l’Allemagne, n’a pas encore fait connaître ses intentions ; mais le Canada ne peut guère espérer d’être traité avec faveur par un pays qui est rayé de la liste des pays favorisés.Cet événement est à peu près le seul de quelque importance pour le commerce international qui se soit produit depuis notre dernière revue.La conclusion d’une convention de tarifs entre les Etats-Unis et la France, qui comporte des réductions de droits, entre autres sur les bois et les fruits.Ces réductions, si elles sont plus favorables que celles portées à la convention L anco canadienne, devront être appliquées aussi aux produits similaires du Canada.Le commerce canadien est en ce moment assez satisfaisant : la population agricole a vu ses ressources augmenter considérablement cet hiver, par la hausse des grains ; elle en a profité pour payer ses dettes et acheter plus libéralement des produits de l’industrie, vêtements, outillage, etc.L’industrie à son tour est plus animée et le travail est abondant dans les villes.Le commerce extérieur est très actif ; les exportations doublent celles de l’année dernière eu grains, et elles les égalent en produits laitiers ; elles sont inférieures en bétail et les frets sont si chers, que les marchandises encombran tes ne peuvent plus guère être exportées.Grains et farines.—La dégringolade des cours du blé à Chicago a désorganisé nos marchés ; les cours 113 135 80 16 348 i 329 990 307 829 5,865 3,317 8.133 183 376 730 44 7 3,513 614 8,699 3,111 2,853 1,026 7,758 450 10,504 02 1,628 798 425 ill) 449 387 9,014 2,594 11,474 1,602 1,009 7,165 11,860 1,997 293 302 5.493 1,762 13 144 6 1,057 1,467 1,577 2,355 1,528 872 526 736 21 25 43 123 557 296 86 61 95 2 1 5C4 307 62 8,512 75,333 17.362 69.136 1,604 58.488 1 I .750 29 40 4,201 56,042 20,887 3,767 40.670 10,679 4,572 22,374 10,158 39 21 40 1,420 2,019 8,301 44 2 1 839 126 20,192 3,144 18,434 2,246 2,496 967 223,545 18.230 5,942 651 III, 240,616 14,292 3,806 275,807 18,772 5,457 :3 S12 346 2.418 22,243 18,220 5,718 8.007 22,617 14,371 6,060 7,592 27.790 19,003 2,622 21 LO 63,870 2,766 54,449 64,230 103,665 11,604 51,026 42,434 81,830 4,404 53,200 58,846 236 672 107 90 278 267 26 192 1,160 Eponges.Meules non montées.Articles en paille.Articles en pierre.Sucre candi, bonbons, etc.Saccharine.Thé noir.Nappes confectionnées.Instruments de télégraphie.Ferblanterie.Cigarettes.Tabac coupé.Tabac à priser.Autres.2U (532 5 n 20 153 2,080 4,067 2,984 52 4 1,503 1,284 1,037 190 830 766 806 27 33 11 290 461 273 4 132 371 (A suivre.) Xf 74 n’ont plus de bases sérieuse et les prix varient d’un jour à l’autre, mais d’une façon purement nominale, en l’absence de toute opération sérieuse.On a vendu du blé dur du Manitoba ici à $1.64 le minot il y a un mois ; aujourd’hui, c’est à peine si l’on trouverait acheteur pour ce blé à $1.05.L’a voiue et les pois, deux des principaux produits agricoles de notre région, dont les prix avaient monté avec celui du blé, quoique moins rapidement, se trouvent maintenant cotés à une baisse de 6 à 8c sur les prix les plus élevés.Les dernières ventes d’avoines ont été faites à 34c à tiot à Montréal par minot de 34 livres, soit 11 fr.40 les 100 kilos.Les pois sont offerts à 11 fr.45 les 100 kilos, à Ilot.Le sarrasin n’a pas été coté depuis plusieurs jours.Les dernières cotes étaient de 35c par minot de 45 livres ce qui équivaudrait à 8 fr.35 les 101 kilos.Les farines ont subi la même influence et les farines patentes de Manitoba, que l’on cotait il y a un mois de $6.50 à $6.90 le baril, sont maintenant cotées de $5.50 à $6.00.La marque Five Boses [moulins de Keewatin] est offerte à 33s par sac de 200 livres c.i.f.port anglais.Bois de construction.— Appréciant la situation actuelle du commerce de bois au Canada, M.Clouston, gérant général de la banque de Montréal, disait la semaine dernière : u Le plus mauvais côté de la situation, c’est celui qui concerne le commerce de bois, à raison de l’encombrement des marchés étrangers et de la cessation de la demande aux Etats-Unis.Il a fallu reporter de l’année dernière des stocks considérables et je crains bien que la coupe de cet hiver n’ait pas été assez réduite.Au Canada, toutefois, la demande a été très bonne.” C’est encore aujourd’hui la situation.Dans le Haut Canada et à la campagne dans la région de Montréal, la demande est bonne ; elle est excellente au Nord-Ouest ainsi que dans les Provinces Maritimes et tout à fait terne à Montréal.Foin.—La perspective de la prochaine récolte est très belle.Le printemps a été d’abord froid et sec, mais depuis quelque tempi il fait chaud et humide et les prairies sont magnifiques.Les cultivateurs se hâtent en conséquence de se débarrasser de leur vieux foin et les prix sont faibles.On cote en gare à Montréal $9.00 pour le foin No 1, $7.00 pour le foin No 2, la tonne de 2,000 livres anglaises ; le foin inférieur, pour la nourriture du bétail à bord des navires, se vend $5.00 livré à quai.Peaux vertes.—La situation du marché des peaux est anormale en ce moment.Quelques tanneurs de Québec ont voulu se passer de l’intermédiaire obligé des commerçants et acheter directement à la boucherie ; les commerçants ont répondu à cette attaque en haussant de 2c par livre le prix qu’ils payaient aux bouchers, et ils ont réussi jusqu’ici à empêcher les tanneurs d’empiéter sur leur terrain.Les stocks disponibles sont légers, l’abat au pays n’est pas considérable et les commerçants—qui sont d’ailleurs syndiqués—sont parfaitement en état de prendre soin des quantités qui s’offrent.Etats-Unis, la peau est d’ailleurs très chère et l’on ne peut pas en importer ici.Naturellement, il se fait peu de ventes du commerce à la tannerie et il est impossible de coter un cours sérieux.Mais ce qu’on paie à la boucherie, c’est 11 c la livre pour No 1, 10c pour No 2 et 9c pour No 3.Les peaux de veaux n’ont pas pris part à la hausse ; elles restent cotées de 8 à 10c la livre.Les peaux d’agneaux et les moutons tondus valent 20c la pièce.Laines.—Il n’y a presque aucun marché ici pour la laine du pays, les manufactures sont encombrées de stocks et n'achètent pas ; la laine de toison de la tonte actuelle se vend à la campagne de 15 à 10c la livre, lavée à dos.La laine arrachée, lavée à fond, est tenue aux environs de 20 à 21c la livre, sans acheteurs.En fait de laine fines importées, quelques lots du Cap se sont vendus de 14 à 16c la livre, en suint.Animaux de boucherie.—Quoique l’exportation du bétail en Angleterre ait été moindre cette année que d’habitude, les arrivages sur nos marchés sont peu nombreux et les prix que la boucherie locale est disposée à donner laissent peu de marge aux exportateurs, maintenant que les marchés anglais sont revenus de la demi-panique qui les avait pris au début de la guerre hispano américaine.On a payé ces jours ci pour le marché local jusqu’à 5c la livre sur pied pour les jeunes bœufs de choix ; il est vrai que, au marché suivant, on avait perdu f-c, mais le prix du bétail propre à l’exportation est resté de 4i à 4£c par livre.Ou a pu acheter quelques moutons dans les prix de 3£c la livre sur pied.BEVUE FINANCIERE Nous venons d’assister aux assemblées annuelles d’actionnaires de la plupart de nos banques à fonds social et à la reddition des comptes de l’administration.Presque toutes les banques accusent une augmentation d’affaires et une meilleure proportion de bénéfices.Voici le pourcentage de bénéfices de quelques-unes : Banque d’Hochelaga.Banque de Montréal.Banque Jacques Cartier.Banque des Marchands.Banque de Toronto.Banque Ontario.Banque Union (de Québec) La Banque Union de Québec a augmenté son capital cette année de $1,200,000 à $1,500,000.La Bourse a été plutôt terne, tout le mois.Les spéculateurs ont plutôt suivi les cours du blé que ceux des valeurs de bourse et ont négligé ces dernières.Les cours, cependant, sont restés fermes, quoiqu’ils soient aussi élevés que le comporte la production du revenu, jaugée par le taux courant de l’intérêt.Les fonds disponibles sont plus abondants, les banques prêtent à la spéculation, contre garantie de titres, à IJ p.c.; le taux régulier de l’escompte au commerce est de 6 à 7 p.c.Les prêts hypothécaires rapportent de 4^ à 5& p.c.On a cependant fait quelques placements à 4 p.c.Le change sur Londres est aujourd’hui de 9 à 9$ de prime pour les traites à 60 jours et de 9§ à 9£ pour les traites à vue ; transferts par le câble, 9 5;16 : traites commerciales, 8f ; traites documentées 9 Q16.Chèques sur New-York, de QIC à -} de prime.Le change sur Paris se vend : papier long 5.21J ; papier court, 5.19$.11£ p.c.10J p.c.9 p.c.7.3 p.c.10J p.c.8.4 p.c.9 p.c.Aux ' 75 AVIS AUX MEMBRES ADHÉRENTS Petit Courrier DEMANDES D'AGENTS PAR : MM.Salvisberg et Oie, Mazamet, laines.M.Louis Derois, Rubans unis et façonnés, 7 rue Bros-sard, St-Etienne (Loire) France.M.J.Balluteaud, grandes fines champagnes, eaux de vie de cognac, à Champagne de Bianzac, près Cognac.MM L.Binet et Cie, manufacture de feutres et porces pour papeteries, Annonay (Ardèche) France.M.Clicquot Eugène, vins de champagne, Reims, France.Chevallier L.Escot Fils, fabrique de vernis, Orléans, France.M.O’Lanyer Louis, vins, Bordeaux, France.M.H.Sonolet, 40bis Faubourg Poissonnière, Paris, France, désire entrer en relations avec des négociants propriétaires ou exportateurs de rondins de sapin blanc (white spruce).M.Noël Cadéot, papier à cigarettes, eaux de vie d’Armagnac, Fleurans, (Gers), France.MM.Isay, Bechmann, Zeller et Ole, filature, tissage et teinturerie, Blamont, (M.et M.).Le fils du Dr Moreau, vins, Podensac près Bordeaux.MM.Birkedal Hartman et Cie, vins de bordeaux, rhums et cognacs, Bordeaux.M.Landry Saulière, peaux de mouton tannées, teintes et corroyées en couleurs diverses etc., Mazamet.Comptoir de l’Hygiène, fournitures complètes d’hospices, produits chimiques, produits pharmaceutiques, etc., 49 rue de Rambuteau, Paris.MM.Magnier et Cie, eaux de vie de cognac, Blanzac-sur-Cognac, France.M.Henri Pillion, fabrique de chapeaux de paille, Dijon, France.Debouchaud et Cie, à Bersac (Charente), fabrique de feutres en tous genres pour papeteries.M.Le Saint-L., draperie.6 rue des Lignes, Roubaix.M.Thiébant, manufacture de lunettes et pince-nez Morez, (Jura).M.Elle Dougados, laines et peaux, Mazamet, (Tarn).M.Louis Jouet, fabrique de cloches en tous genres et matières premières pour chapelleries, palis lapins et lièvres, bruts et soufflés, Bessières, (H.G.).MM.Degageux frères, construction de machines à bonneterie, 2 rue Aventin, Troyes.M.Jeantet-Michaud, horloges comtoises, pendules, tableaux, lunetterie, régulateurs, etc., St-Laurent du Jura.Un syndicat de propriétaires de vignobles bordelais désire un représentant sérieux pour le placement des vins de Bordeaux dans la Province de Québec.S’adresser à M.Cl.Morin 23, rue de la Chaussée d’Antin à Paris.Un négociant français, M.Edmond Girard, secrétaire général du Syndicat agricole de Saunais (Seine et Oise) établi à Roseoff (Finistère) avec succursales au Havre et à Saunais (Seine et Oise) demande la représentation d’une maison sérieuse du Canada pour la vente aux Syndicats agricoles des avoines et des sarrasins.Références de premier ordre.M.J.A.Robertson, représentant de manufactures de tissus et laines filées, Board of Trade Building, à Montréal, demande l’agence pour le Canada d’une fabrique française de laine filée.Un manufacturier de France, M.Coannet, 23 rue de la Hache à, Nancy, demande un représentant pour la vente de ses produits au Canada (chapeaux de paille en tous genres).MM.Léon Moüy et Cie, négociants en vins et spiritueux à Béziers (Hérault).MM.Charles Polack et Fils, à Dijon, propriétaires de grands crus de Bourgogne.M.J.Bellanger, de Laval (Mayenne), manufacturier de tissus de coutil en tous genres.A.Carpentier & Cio, vins et spiritueux, à Caudéran, près Bordeaux.Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour l’année entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimestre de l’année.Dans ce cas le paiement de la cotisation est reporté à l’année suivante.Les membres adhérents de notre Chambre de Commerce reçoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientèle et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; nous insérons gratuitement les demandes d’agents de tout commerçant français.Toute maison établie en France, toute maison Française établie à l’étranger pput adhérer à notre Chambre.11 suffit d’en faire la demande et de payer la cotisation qui est de 25 francs par année.Une fois l’adhésion accordée, on fait partie de notre Compagnie tant qu’on ne donne pas sa démission et, si cette démission parvient après la fin du mois de janvier, la cotisation de l’année commencée est due en entier.TEMPERATURE DU MOIS D'AVRIL 1898 Relevée par MM.Hearn et Harrison, opticiens, à Montréal, rue Notre-Dame, 1640 et 1642.Farenheifc Centigrade Mai.Farenheit Centigrade Mai.Date Max.Min.Max.Min.1 65 43 18.5 6.58 41 14.5 7.57 45 14.7.5 Date Max.Min.Max.Min.16 68 50 20.10.17 66 48 19.9.18 65 45 18.5 7.5 54 20.14.5 68 58 20.4.5 70 50 21.10.76 58 24.5 14.5 56 17.13.5 69 57 20.5 14.25 68 58 20.14.5 26 70 56 21.13.5 27 70 54 21.12.60 23.5 16.57 19.5 14.66 60 19.16.76 58 24.5 11.5 2 3 4 51 46 12.8.19 68 53 43 11.5 6.10.3.16.8.17.5 3.5 16.5.5 16.6.15.6 8.12.9.11.5 8.16.95 16.5 9.20 5 50 38 21 6 7 22 60 46 8 63 39 23 62 9 60 42 24 60 10 43 11 59 46 54 12 48 58 46 13 28 74 14 60 49 29 67 15 61 48 30 31 Le signe—signifie au-dessous de zéro.¦ 76 cette avant-cour-rière du progrès en toutes choses, dans le domaine des idées, dans celui des arts, des rapports internationaux, du commerce et de l’industrie, a pour point d’honneur de toujours donner l’exemple dans le domaine du journalisme canadien.L’année 1898 marquera dans l’histoire de LA PRESSE.En effet = sa circulation a atteint le point le plus élevé depuis sa fondation, plus de 64,000 copies imprimées et vendues, lues chaque jour par au delà de cent cinquante mille personnes.C’est grâce à son système d’information parfait sous tous les rapports que LA PRESSE est parvenue à atteindre cette énorme circulation, plus forte que celle de n’importe quel autre journal français ou anglais du Canada.La publicité dans LA PRESSE est reconnue partout comme la meilleure, parce qu’elle s’adresse à la classe qui achète.Le passé est un sûr garant pour l’avenir.Les annonceurs de LA PRESSE continuent à annoncer dans LA PRESSE, parce qu’ils en retirent des bénéfices sans cesse grandissants.1 I LA PRESSE, MONTREAL.N.LACROIX, 10 rue de Rome, A.de WYNTER, 23 Haymarket, Londres, Angl.Paris.
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