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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
samedi 15 décembre 1900
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1900, Collections de BAnQ.

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15 Décembre 1900 SEPTIÈME ANNÉE 89 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTRÉAL 10 francs par an.Prix d’abonnement Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique : “GALLIA Montréal.SIÈGE DE LA CHAMBRE E DLFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SACREMENT MONTREAL Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures._____ Comptes rendus des séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.BONNE ANNÉE Le présent numéro du Bulletin étant le dernier de l’année, nous en profitons pour offrir à nos lecteurs, qui vont le recevoir autour du 1er janvier 1901, nos meilleurs souhaits de bonne année.Séance du 22 Novembre 1900.Extrait du procès-verbal de la séance du vingt-deux novembre mil neuf cent, tenue sous la présidence de H.Emile Galibert, président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont présents : MM.Jonas, J.Herdt, Poindron, Girard, Turenne, Bouesnel et Monier.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient un certain nombre de demandes de renseignements notamment sur les soieries, les vins et eaux-de-vie.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.AVIS Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Commerce sur le compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire,de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Séance du 6 Décembre 1900.Extrait du procès-verbal de la séance du 6 décembre mil neuf cent, tenue sous la présidence de M.Emile Galibert, président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont présents : MM.J.Herdt, Poindron, Balcer, Bouesnel et Monier.Le procès-verbal de la dernière réunion est lu et adopté.Il est procédé an dépouillement du courrier de quinzaine qui contient plusieurs demandes de renseignements notamment sur les vins et eaux-de-vie et les photogravures.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Chambre de Commerce FRANÇAISE de Montréal 4S RUB ST.SACREMENT Eu omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises — comme il est juste — à la Cnambre de Commerce du district de Montréal, c’est-à-dire à nos confrères Canadiens. — — 1 194 NOTRE PRÉSIDENT “ M.Emile Galibert a été de toutes les sociétés françaises de Montréal.Ses conseils et sa bourse n’ont jamais fait défaut à ses compatriotes.“ Membre fondateur de la Société Mutuelle et de Nommé Chevalier de la Légion d’Honneur Notre compagnie est vivement touchée de l’honneur l’Union Nationale Française, il a toujours fait partie que lui a fait le gouvernement de la France en nom- de leurs bureaux et les a présidées à maintes reprises, mantson président Chevalier de la Légion d’Honneur.Elle est heureuse et fière de féliciter son président M.Emile Galibert, de cette marque bien méritée de l’appréciation que l’on fait en France de ses longs et signalés servives à la cause de l’expansion du commerce et de l’influence française au Canada.Et afin qu’on ne l’accuse pas de dépasser la mesure de louanges mérités que reçoit M.Galibert à cette occasion elle se contente d’insérer dans son présent bulletin, les articles des organes, les plus attitrés de l’opinion publique à Montréal.“ La colonie française est fière de cette croix accordée à l’un des siens, et se prépare à eu fêter dignement le titulaire.“ La Presse adresse ses plus sincères félicitations à M.Emile Galibert.De La Patrie “ Nous apprenons avec la plus vive satisfaction que M.Emile Galibert, président de la Chambre de Corn merce française et administrateur délégué de la compagnie de navigation à vapeur Franco-Canadienne, vient d’être nommé par le gouvernement français, chevalier de la Légion d’honneur.De La Presse “ En élevant M.Emile Galibert à la dignité de chevalier de la Légion d’Honneur, le gouvernement de la République française a récompensé toute une vie de labeur, d’honnêteté et de dévouement aux intérêts français au Canada.“ Bien que méritée à titre français, cette récompense n’honore pas moins l’industrie canadienne, montréalaise.M.Emile Galibert ayant été décoré comme industriel canadien, autant que comme Français.“ M.Emile Galibert est né à Milhau, département de l’Avevion, France, en 1847.Il vint à Montréal avec sa famille, puis, après un court séjour, partit pour le le collège de Lennoxville, où il se perfectionna dans la connaissance de la langue anglaise.Aussitôt de retour, il fit partie de la maison G.Galibert & Fils, fondée par son père, maison qui s’occupe spécialement de la préparation des peaux de veaux et du commerce des peaux, cuirs et laines et fut une des “ M.Emile Galibert naquit en France, 1847, et a fait premières industries de ce genre établies à Montréal, ses humanités an collège de Clermont.Il est venu au ?M.Emile Galibert est non seulement une des personnalités les plus en vue du monde commercial, il est encore l’un des membres éminents de la colonie Canada en 1863 et, après avoir passé deux ans au collège de Lennoxvillc, il entrait dans le commerce, en société avec son père, sous la raison sociale de française.Galibert et Fils.“ Président depuis sept ans de la Chambre de Com-“ Cette maison a toujours tenu l’une des premières merce française de Montréal, plusieurs fois président place dans le commerce en gros des peaux et des cuirs, de l’Union Nationale Française, conseiller du cornet dans la mégisserie.merce de la France, il fut en outre, l’un des promo-“ Membre du Bord of Trade depuis 1887 ; membre de teurs de la compagnie de navigation à vapeur Franco-la Chambre de Commerce du district de Montréal; Canadienne qui l’a nommé son administrateur délégué membre fondateur et président depuis de longues à Montréal ; on peut dire que si la ligue fonctionnant années de la Chambre de Commerce Française de entre Montréal, le Havre et Bordeaux a pu être établie en dépit des obstacles et contre l’opinion Montréal ; conseiller du commerce extérieur de la France, M.Galibert a été un des principaux facteurs généralement contraire au succès de cette entreprise, du développement des relations commerciales entre la l’énergie intelligente et l’infatigable activité du nouveau chevalier ont été pour une grande part dans France et le Canada.sa réussite.“ Il a été le promoteur de la nouvelle ligne franco-canadienne, dont il a su réunir les éléments et assurer ,1e succès lors du voyage en France qu’il fit spécialement dans ce but, l’an dernier.“ La nouvelle de la nomination de M.Galibert n’a nullement surpris la colonie française, qui s’attendait depuis longtemps à cette récompense bien méritée, et trouvait même qu’elle était bien longue à venir.“ Nous sommes heureux de féliciter M.Emile Galibert de la distinction qui vient de lui être accordée, distinction bien méritée et juste récompense d’une vie toute de travail et d’honorabilité. 195 20 barils, potasse.9393 caisses, homards en boîtes.11823 planches, pin rouge.11526 madriers, épinette (spruce).94 pièces, bois équarri, érable.217 rouleaux, pâte de bois seche.48 caisses, savon.1 baril, morue.2 caisses, divers.DU CANADA EN FRANCE Les six départs que la Compagnie Franco Canadienne de Navigation à Vapeur, a faits cette année de Montréal, ont eu de pleins chargements.Il semble que la nature de ces chargements peut intéresser ceux qui s'occupent de près ou de loin, du commerce franco canadien.Nous allons donc en donner un som .maire, compilé sur les manifestes de sortie : Vapeur “ Mont-Blanc ” 1er Voyage .Vapeur “ Louisiana ” Sème Voyage 2610 eacs, tourteaux de maïs.38869 bushels, avoine bigarrée rognée (Américaine).386 sacs, pois.200 sacs, graine de trèfle.478 sacs, vesces.4379 madriers, épinette (a ruce).1346 madriers, chêne (des Etats Unis).1330 sacs, amiante.332 rouleaux, pâte de bois sèche.215 sacs, talc.557 caisses, homards en boîtes.10 caisses, saumon en boites.10 barils, saumon en saumure.12 barils, roques de morue.3 caisses, meubles.94 fardeaux, tuyaux de fer.11 caisses, quincaillerie.3 caisses, bicycles.1 caisse, rabots (blancs).4 caisses, cuirs.1 canot.26 colis, divers.4755 rouleaux, pâte de bois sèche.24329 bushels, blé dur d’Ontario (gnose wheat).70025 bushels, avoine bigarrée rognée (Américaine).475 colis, saindoux (de Chicago).31 colis, instruments aratoires.10 barils, potasse.109 pièces, bois équarri, pin.1746 madriers, pin.70 pièces, bois équarri, orme.11092 madriers, épinette (tpruce).15 colis, meubles et divers.60 caisses, homards en boîtes.10 colis, saumon.1 caisse, cuirs.1 Vapeur “ Roger ” 1072 rouleaux, pâte de bois sèche.201 tonnes, fer en gueuse.80110 bushels, avoine bigarrée rognée (Américaine).19529 caisses, homards en boîtes.420 madriers pin.837 pièces, chêne (Américain).90 caisses et fûts, salaisons et saindoux (de Chicago).66 fûts, extrait d'écorce de pruche (hemlock).Vapeur “ Oyidia ” 11040 bushels, avoine bigarrée rognée (Américaine).54468 bushels, graine de lin.17678 sacs, tourteaux de mais.11513 madriers, épinette (spruce).1835 sacs, amiante.4 caisses, meubles.150 caisses, homards en boîtes.26 balles, foin pressé.21 barils, pommes fraîches.12 caisses, pommes fraîches.20 colis, peaux.3 caisses, cuirs.1 caisse, sucre d’érable.3 caisses, livres.32 meules, fromage.26 colis, divers.En outre, les vapeurs de la Compagnie, aux quatre premiers départs, ont pris à Sydney, Nouvelle Ecosse, leur approvisionnement de charbon pour leur voyage * de retour.Vapeur “ Mont-Blanc " Sème Voyage 4272 rouleaux, pâte de bois sèche.1612 sacs, amiante.6376 sacs, tourteaux de mais.466 sacs, acétate de chaux.17534 caisses, homards en boîtes.25000 minots, blé.16688 madriers, épinette (spruce).86 pièces, bois équarri, pin.6 colis, cuirs.1 caisse, cannes à pêche.3 caisses, papier de tenture.7 colis, divers.21 barils, potasse.2 sacs, cornes.1 sac, sabots.6 barils, roques de morue.i - Vapeur “Louisiana" 1er Voyage 9173 sacs, tourteaux de mais.1 caisse, machines. ¦ 196 Canada, non seulement continuent, mais augmentent d’une manière constante ; “ Attendu que, bien que le tarif des Etats-Unis d’Amérique impose aux importations d’Allemagne des droits presque doubles de ceux qu’impose le tarif canadien, les céréales suivantes produites aux Etats-Unis sont admises en Allemagne à un tarif tellement inférieur à celui appliqué aux produits canadiens, qu’il constitue virtuellement une prohibition des importations de notre pays, savoir : blé, 9.83 cents par bushel de plus contre le Canada que contre les Etats-Unis ; seigle, 9.16 cents de plus ; avoine, 4.19 cents de plus ; pois, 3.27 de plus contre le Canada que contre les Etats-Unis ; “ Et, attendu qu’un traité de commerce entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne est en cours de négociation ; “ En conséquence, il est résolu que cette Chambre s’adresse au gouvernement du Canada pour lui signaler la situation d’infériorité faite au Canada par l'acte illibéral do l’Allemagne, et pour lui demander de prendre les moyens de faire redresser nos griefs dans le nouveau traité qui est à l’étude ; et, si ses efforts ne réussissent pas de ce côté, de prendre telles autres mesures que les circonstances exigeront.” Voilà donc l’Allemagne menacée de voir ses produits frappés d’un droit différentiel au Canada, si elle n’accorde pas aux produits canadiens, tans compensation, son tarif de faveur.Il est peut-être bon d’expliquer, pour être bien compris en France, la position que prennent les membres des Chambres de commerce qui ont adopté cette délibération.Le Canada, disent-ils, étant partie intégrale de l’empire britannique, tout arrangement fiscal qu’il peut conclure avec une autre partie de cet empire, métropole ou colonies, n’est qu’une affaire d’administration intérieure, dans laquelle les Etats étrangers n’ont pas à s’immiscer.Les produits allemands sont admis au Canada au même tarif que les produits de tous les autres Etats étrangers ; il n’y a donc aucune différentiation au préjudice de l’Allemagne ; tandis que, au contraire, l’Allemagne frappe les produits canadiens d’un tarif plus élevé que ceux des autres pays étrangers.Il faut dire aussi que le même argument a longtemps servi contre la France, depuis l’établissement de son double tarif.Certains écrivains canadiens reprochaient à la France d’imposer aux produits canadiens son tarif maximum et aux produits anglais son tarif minimum, tandis que les produits français étaient admis au Canada au même tarif que les produits anglais.Nous ne savons si les négociants et les hommes d'Etats du Canada sont réellement incapables de comprendre le jeu des doubles tarifs, ou du quid pro quo en matière douanière ; ou bien s’il n’y a dans cette LE CANADA ET L ALLEMAGNE Un des résultats fâcheux de l’impérialisme commercial inauguré par Sir Wilfrid Laurier, c’est que en favorisant les importations anglaises, il met, par cela même, en état d’infériorité les importations des autres pays.La France, qui, dans sa convention avec le Canada, a stipulé son droit d’être admise au traitement de la nation la plus favorisée, n’a pas jugé à propos de réclamer le tarif préférentiel, pressentant qu’elle allait se heurter à l’argument spécieux que l’Angleterre n’est pas un Etat tiers.Cet argument est mis de l’avant aujourd’hui pour répondre, non pas à une réclamation, mais à des représailles que l’Allemagne prétend exercer envers le Canada, en appliquant aux produits canadiens son tarif maximum.Excellent, sans doute, pour répondre à une réclamation, c’est-à dire en défensive, il paraît faible pour l’offensive.Car si le Canada prétend avoir le droit d’arranger ses tarifs de façon à favoriser l’Angleterre, l’Allemagne a incontestablement le droit d’exclure le Canada du bénéfice des concessions qu’elle fera à l’Angleterre, par le nouveau traité qui est en cours de négociation.Dans l’enthousiasme du moment, l’opinion publique au Canada n’a pas pris garde aux conséquences que pourrait avoir son tarif préférentiel, par rapport à son commerce avec l’étranger.Elle a accueilli avec joie la nouvelle de la dénonciation, à la demande du Canada, du traité de commerce anglo-allemand, qui gênait les allures autonomes du gouvernement canadien.On sait, en effet que, dans ce traité, une clause assurait à l’Allemagne dans les colonies anglaises le même traitement qu’à la métropole.Maintenant que ce traité est abrogé et que l’Angleterre refuse d’insérer la clause précitée dans un nouveau traité, on a l’air de s’étonner, ici, que l’Allemagne refuse son tarif de faveur au Canada.Voici le texte des délibérations prises à ce sujet par le Board of Trade de Montréal et celui de Toronto : “ Attendu que, à la demande du Dominion du Canada, le gouvernement de la Grande-Bretagne a consenti à dénoncer le traité de commerce qui existait entre l’empire britannique et l’empire d’Allemagne ; 1 Attendu que, en conséquence de cette dénonciation, l’Allemagne a mis en vigueur à l’égard du Canada, spécifiquement et nommément, son tarif autonome, quoique les produits d’autres colonies et • possessions de la Grande-Bretagne soient admis à des conditions spécialement avantageuses ; “ Attendu que le commerce d’exportation de produits agricoles que faisait auparavant le Canada avec l’Allemagne a presque complètement cessé, tandis que les exportations considérables de l’Allemagne au 1 97 tout imparfait qu’il soit, je vous soumets mon travail, sollicitant à l’avance votre indulgence pour les imperfections et les lacunes que vous ne manquerez pas d’y trouver.’ Le commerce de homard date, pour les Provinces maritimes, de la Confédération des provinces (1867) et pour les provinces de Québec et d’Outario, de la construction du chemin de fer Intercolonial.Le premier rapport que je trouve sur cette industrie dans les livres bleus du Canada, date de l’année 1869 et émane de la Province de la Nouvelle Ecosse.Dans ce document il est constaté qu’à Shelburne, on avait mis en conserve dès 1869,16,000 boîtes de homard et à Lunenburg, 22,000 boîtes.On ne trouve rien à la même date pour la province de Québec où on semble s’occuper uniquement du saumon.Dans le Nouveau Brunswick on constate qu’on a pris dans le comté de Northumberland 2,100 livres de homard, tandis que dans le comté de Kent on en a pris 21,000 livres.Ce commerce existait il dans le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse avant la confédération ! Nos livres bleus n'en disent rien.Les commandants des vaisseaux du gouvernement n’en fout aucune mention dans leurs rapports à l’époque de la confédération.Les rapports au gouvernement pour l année 1870 ne mentionnent rien, et le mot “ homard ” ne paraît même pas dans les blancs que les gardes pêche doivent plir ; néanmoins, dans le rapport des gardes-pêche du Nouveau-Brunswick pour cette même année, ou voit qu’à Northumberland, ou eu a préparé 1500 boites 25,000 boîtes dans Kent et Westmoreland ; 12,000 boîtes à Charlottetown ; 60,000 à Lunenberg ; 52,000 à Halifax ; 196,000 à Pictou et 245,000 boîtes à Anti-gouish.On voit l’essor pris par cette industrie en moins de deux ans.Il est étonnant que les gardes-pêche ne constatent pas dans leurs rapports l’impor-tauce de la mise en conserve des homards ; qu’ils n’en fassent pas même mention et pourtant, voilà un commerce qui, à raison de 15 centins la boîte, ou $1.80 la douzaine, chiffre $82,950.C’est, le commandant Lavoie du steamer La Canadienne qui fait mention pour la première fois dans son rapport au gouvernement, en 1871, du commerce de homard.Voici ce qu’il dit : “ Cette pêche se fait l’automne dans la baie Casca- pédia.Le homard y abonde et la pêche en est “ facile et peu dispendieuse.Elle donne de l’emploi “ à un grand nombre de personnes, en même temps “ qu’elle est uue source de richesses pour la popula-“ tion de l’endroit.” Le homard se met en conserve de la même manière que le saumon : le même matériel servant aux deux industries.La manière de prendre les homards est agitation qu’un essai de forcer la main à l’Angleterre.Mais pour nous, nous ne voyons à la situation actuelle que deux solutions possibles : lo Ou bien l’Allemagne persistera à imposer aux produits canadiens son tarif maximum, et le Canada, en guise de représailles, imposera aux produite allemands un droit différentiel, avéré ou déguisé ; 2o Ou bien l’Allemagne consentira à négocier avec le Canada et en obtiendra des concessions équivalentes à celles qu’on lui demande.Maintenant, voici la substance de la réponse faite par Sir Wilfrid Laurier anx délégués des Chambres de commerce qui lui ont présenté la délibération précitée : “ Le Canada, dit il n’a été mû par aucun esprit d’hostilité envers l’Allemagne, comme chacun sait.Cependant l’Allemagne boycotte les produits canadiens.Il espère que, dans le nouveau traité anglo-allemand, on insérera une clause laissant au Canada et aux autres colonies l’option d’y adhérer ou dele refuser, comme dans le traité avec le Japon, Même dans ce cas, naturellement, le traité pourrait être tel que le Canada n’en pourrait pas tirer grand avantage, bien qu’il fût avantageux pour l’Angleterre.11 aimerait à voir'le Canada faire du commerce avec l’Allemagne, la France et l’Italie ; il est assez grand pour commercer avec tout le monde.Il est d’accord avec l’esprit de la délibération qui lui est présentée et assure que le gouvernement fera tout eu sou pouvoir dans ce sens.” Au point de vue du commerce français, nous ne pouvons qu’attendre sans anxiété la solution à venir.Si le Canada n’obtient rien, il y a des chances pour que nos concurrents soient plus mal placés que nous ; si le Canada obtient des concessions, il devra sûrement, de son côté, eu faire à l’Allemagne, et nous en profiterons.rem- LES HOMARDS Rapport sur la réglementation de la Pêche et de la mise en conserve des Homards.(Du Bulletin delà Chambre de Commerce du District de Montréal.) Monsieur le Président et Messieurs, Vous m’avez confié, à la séance du 31 octobre dernier, travail sur l’historique du commerce de homard, ses commencements, son développement, les causes de décroissance et finalement un sa un remède, s’il peut se trouver, pour que ce commerce ne disparaisse pas de nos industries maritimes, qui demanderait un volume pour répondre à votre désir.Je crains fort de être à la hauteur de la confiance que vous avez moi pour faire uu travail aussi important, et encore moins pour indiquer un remède que le gouvernement lui-même n’a pu trouver jusqu’à présent.Néanmoins, ne pas eue en - ms boîtes de la valeur de $2,226,311, forme ties plus simples : une boîte en bois (trappe) ouverte à chaque bout est remplie d’appât ; le homard entre un total de $3,485;265, et cela pour un article qui, dans la trappe attiré par l’appât, et y reste pris; trente ans avant, était considéré comme sans valeur.Tl est étonnant qu’on ait mis autant de temps à découvrir la valeur marchande du homard, alors que conserves eu quand on juge que l’appareil a été assez longtemps sous l’eau, on le retire et le contenu est vidé dans une embarcation.était établi dépuis si longtemps en ce commerce M.Campbell qui est actuellement le seul qui se livre Europe.“ Nous contrôlons absolument le marché, car depuis en vigueur, tout à cette pèche dans la Baie des Chaleurs, a cependant préparé 55,000 boîtes de ces conserves pendant l’au- l’adoption du règlement aujourd’hui le long de la côte de la Nouvelle-Angleterre, en augmentant le minimum de taille des homards qu’il est torn ne de 1873 ; Le rapport du Nouveau-Brunswick donne pour cette année (1871 ), le rendement suivant : Gloucester, 19,000 boîtes ; Northumberland, 2,500 ; Kent, 120,000 ; gaint-Jeau, 13,000 et Charlottetown, 70,000.La Nouvelle Ecosse fournit 905,500 boîtes qui se répartissent entre les comtés de Lunenburg, d’Hali- permis de prendre, la fabrication des conserves se trouve virtuellement arrêtée là.Dans ces conditions, je crois que nous sommes pleinement justifiables, ou bien d’élever le minimum de taille des homards pouvant être pris, ou bien de restreindre les opérations de pêche.“ Comme il y a une demande illimitée pour les conserves de homard, les prix vont constamment en aug- fax, de Pictou et deGuyshoro.On a vu que, quoique l’industrie des conserves de homard fut établie dans la Province de Québec, depuis la construction de l’Intercolonial Ey, néanmoins mentant; or, comme l’on ne fait la conserve des il n’en est fait aucune mentien dans les rapports des homards qu’eu Canada, nous n’avons pas de concur-garde-pêche.On a bien dans les blancs employés à reqceàappréhender de l’étranger.Dans ces conditions et étant donné que le homard se fait de plus en plus le temps est arrivé de prendre les moyens de leur usage, cinq colonnes pour le poisson comme fumure et qui pourtant ne figure que pour 44 barils d’une valeur de $11.00 ; mais il n’y a rien de prévu mettre un terme aux méthodes des tructives qui sont pour le homard qui va bientôt figurer pour des mil- couramment employées.En restreignant la production, et en exigeant plus de soin dans la préparation des conserves, on provoquerait une hausse dans les prix, de cette façon les fabricents de conserves et les pêcheurs y trouveraient leur compte, sans compter que l’avenir de l’industrie se trouverait ainsi assuré.” Le commandant Spain du service côtier, dit: “ Les lois régissant la pêche du homard ne laissent rare, lions.Passons aux provinces maritimes où on semble mieux comprendre les choses, en rapportant le déve- loppement constant des homarderies, lequel se traduit par la mise en conserve de 1,055,485 livres, en autant de boîtes d’une livre, et calculons-en la valeur à raison de 25 contins par boîte, et on constate que dans la Nouvelle-Ecosse, les pêcheries de homard, rien à désirer, mais j’ai eu beaucoup de mal à en ont rapporté $263,871.00, taudis que dans la Province assurer l’observation.J’ai dû saisir et détruire un de Québec, on fertilisait la terre avec ce crustacé, grand nombre de trappes, qui avaient été illégalement Il faut attendre jusqu’en 1880 pour constater un pro- tendues.Je suis d’avis, comme beaucoup d’autres, du grès dans la préparation des conserves de homard reste, que la pêche du homasd devrait être interdite, dans la Province de Québec.Le progrès est même au assez marqué, car dès 1883, on avait mis sur le mar- car ché 800,000 boîtes de conserves, provenant des homar- cette date.” nord du Cap George, à compter du premier juillet; la plus grande partie du frai est déposée après L'inspecteur des pêcheries, Chapman, constate que malgré l’augmentation dans le nombre de trapes, la deries de la Baie des Chaleurs.Le commerce de homard prenait donc au Canada un développement rapide.Commençant en 1869 au chiffre quantité de homards diminue.Il cite l’exemple d’un de 61,100 boîtes d’une valeur de $15,275, il atteignait, pris en contravention des lois de pêche qui lui avoua, en 1872, le chiffre de 3,565,863 boîtes d’une valeur de qu’en deux mois de pêche, pendant la saison prohi-$882,633.En 1877, le rendement était de 8;086,8i9 bée, il avait pris et mis en conserve, cent caisses de boîtes, représentant une valeur de $1,213,085, taudis homard qui lui avaient rapporté $750.00 et cela, qu’en 1881 le rendement était de 17,490,523 boîtes un seul bateau et sans autre aides que sa femme et son évaluées à $2,939,221.Lorsqu’un nouveau débouché petit garçon.Il comprenait parfaitement qu’en deux surgit, celui de l’exportation des homards vivants, ou trois ans, le homard serait exterminé, mais peu ce commerce commence,en 1881, avec 543 tonneaux de lui importait.Et ceci est un exemple entre des cen-la valeur de $16,640, et atteint, en 1897, 12,591 ton- taines qu’il serait trop long de citer, neaux valant $1,259,155 qui, ajoutés à 11,130,554 de avec Dans le district No 2, du Nouveau Bruswick, à 109 aujourd’hui je vous soumettrai l’opinion de commissaires sur les remèdes à appliquer au mal.Les sujets sur lesquels les Commissaires avaient reçu instructions de faire rapport, sont les suivants : lo Quantité et espèces d’engins de pêche ; 2o Saison de pêche ; 3o Limite inférieure la taille ; 4o Protection des homards reproducteurs ; 5o Remèdes aux dommages faits à d’autres pêches ; 60 Propagation et accroissement artificielle du homard.Nous avons déjà signalé des réponses à une partie de ces questions dans “ Les Règlements concernant la Pêcho du Homard ” qui sont devenus loi, le 7 décembre 1899.Nous ne traiterons pas de la question des remèdes aux dommages faits à d'autres pêches, qui ne doit pas entrer dans le cadre de ce travail, ma.s pour vous donner une idée de la propagatoon artificielle du ho-mare, nous vous dirons que depuis l’établissement des incubateurs à Pictou, N.-B., au-delà de 500 millions de frétin ont été éclos ainsi qu’il appert an tableau suivant : cause (les prix élevés obtenus pour le homard en boîte, un nombre croissant de pêcheurs se sont livrés à la pêche illégale.Le dernier rapport du gouvernement montre qne celui-ci ne s’est pas endormi sur cette importante question, qu’il est tout à fait renseigné sur la nature du mal qui existe, mai, la grande difficulté est de trouver le remède à l’état de choces existant.A cette fin, il y a quelques années, il a chargé M.S.Wilmot d’étudier la question de la propagation artificielle du homard, afin de contrebalancer les pertes causées par la pêche à outrance, la destruction des homards tant œuvés que de ceux n’ayant pas la taille règlementaire ; et de à Terreneuve, étudiar sur place le fonctionnement de M.Neilsen, un spécialiste norvégien de grande expérience, le surintendant des établissements de pisculture à Terreneuve, II avait aussi reçu instruction du gouvernement de rechercher un site convenable pour l’établissement d’un laboratoire -aquarium où on s’occuperait spécialement de l’étude de la propagation artificielle du homard.M.Wilmot se rendit donc à Terreneuve où il fit des études sérieuses et du plus haut intérêt.Si l’on en croit les rapports du gouvernement de Terreneuve, l’œuvre de restauration entreprise par M_ Neilsen aurait parfaitement réussi et, comme résultat pratiqus, plusieurs millions de petits homards seraient avant longtemps déposés dans la Baie de la Trinité.On a choisit à Bay-view, sur le détroit de Nortlinm berland un site convenable pour établir un laboratoire pour la culture de homard et on a commencé la construction d’une édifice aménagé pour cette fin et qu’on devait inaugurer le printemps suivant.On pourra se renseigner plus complètement sur cette installation, etc., en consultant le rapport de M.Samuel Wilmot, pour l’unnée 1890.Le 27 septembre 1898, le gouvernement nomma nue commission pour étudier la question du homard dont l’existence, de l’avis des surintendants de pêcheries, commandants, garde eêtiers et de l’avis des pêcheurs mêmes était menacée.La Commission eut 65 séances, et les mêmes de la Commission visitèrent presque tousles centres industriels de quelque importance': Digby, Yarmouth, Lower East, Pubnico, Lower-woods Harbour, Barrington Passage, Clark’s Harbour, Halfax, Shelburne, Loekport, Liverpool, Port Mouton, Lunenburg, Jed-dore, Tangier, Rivière au Saumon, Sherbrooke, Gold-borough on Isaac’s Harbour, Causo,Gnysboro,Arichat, L’Ardoise, Louisbourg, Sydney-Nord, Neils Harbour, Ingonish Nord, les places de pêches du Nouveau-Brunswick et de Pile du Prince Edouard.J’ai déjà eu occasion de faire nu court rapport sur la partie industrielle et commerciale de ce rapport, 7,000,000 63,500,000 153,600,000 160,000,000 100,000,000 Il est difficile de se faire une idée mêmeapproxima tivc do l’immense quantité d’œufs qui sont on détruits où qui ne viennent jamais à éclosion.Prenant pour base nu lot de 2,000 caisses de conserves qui réclament pour leur préparation un demi-million de homards, on a, disons-nous pour ces 2 mille caisses 1,000,000,000 d’œufs détraits.La question de la saison de pêche est résolue par les règlements dont j’ai fait mention plus haut, il en est de même pour celle de la taille des homards.Il paraît cependant y avoir divergence d'opinions eutre les Commissaires, certains fabricants de conserves, et quelques pêcheurs.Les Commissaires prétendent que, d’après les témoignages recueillis partout, la vigoureuse application du règlement actuel tuera, ruinera les homarderies et au ru les conséquences les plus désastreuses pour la population des pêcheurs, qui se livrent à cette pêcne, et ils recomm indent comma moyeu terme, que la taille des homards soit réduite u un minimum de 8 pouces pour certaines localités, et à 7 pour certaines autres, quoique la minorité des témoins de la Baie de Fuudy, tant du côté de la Nouvelle Ecosse que de celui du Nouveau-Bruus-wick, se soit déclaré favorable à la taille règle uentaire à 10^ pouces.1891 1892 1893 1894 1895 i y 200 312,357 298,320 13,107 243,226 07,136 4,352 Etats-Unis .Allemagne.Terreneuve.En présence de l’état de choses existant et après avoir étudié la question sous toutes ses faces, tant au point de vue des divers intérêts concernés et dans l’industrie des conserves et dans l’exportation du homard vivant, je suis arrivé, à la conclusion que, pour améliorer l’état des choses actuel, il faudrait : lo Limiter le nombre des homarderies en imposant une licence suffisamment élevée que pour le premier venu ne puisse s’embarquer dans cette industrie.2o Qu’on ne permit l’établissement des homarderies qu’à une distance d’au moins deux milles l’une de l’autre, et de limiter le nombre des établissements à un seul par localité.3o Que des surintendants soient chargés de la surveillance des homarderies afin de s’assurer que les conserves sont faites avec le soin et la propreté nécessaire en vuo de la préparation d’un article de bonne qualité susceptible de comporter la garantie qu’exige ordinairement le commerce dans les cas analogues.4o Qu’une forte amende soit imposée aux pêcheurs qui apporteront aux fabriques de conserves des homards œuvés et que l’amende soit imposée non-seulement pour la contravention à la loi, mais qu’elle soit proportionnelle au nombre de homards œuvés qu’ils auront offert en vente.5o Enfin, que les règlements concernant la pêche au homard soient strictement appliqués et que si, après deux ans d’épreuve, on ne constate aucune aîné" lioration sur l’état de choses actuel, la pêche an ho mard soit prohibée pour deux ou même trois ans s’il le faut, afin de permettre au homard de se reproduire et d’atteindre une taille raisonable.Le tout humblement soumis.Laine brute.120,»7« «04,257 614,084 France.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Afrique Anglaise.Déchets de laine.211,325 1,110,227 313,704 4,556 127,044 751 68,020 3,059 130,334 4,952 1,097 80,770 France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Belgique.8,145 9,849 7,198 PEAUX, CUIRS ET ARTICLES EN CUIR.Peu Hx en poil cuirais, etc.144,821 508,343 2,229,465 35,320 540,929 33,630 36,025 23,789 135,195 879,685 1,942,154 78,496 708,145 1,657 39,128 32.966 France .Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Argentine.Chine.Australie.Antilles anglaises Cuirs à empeignes, cirés ou glacés.10,928 19,587 308,594 25s France.Grande-Bretagne, Etats-Unis.Allemagne.8,889 15,836 278,469 306 Cuirs vernis et maroquins.F rance .Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.798 5,750 4,827 15,741 3,009 4,708 5,177 7,331 Chaussures en cuir.98 321 France .Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Chine .15,902 357,842 1,138 2,633 20,237 427,906 1,162 1,333 Harnais et sellerie.101 223 France.Grande-Bretagne.Etats-Unis.Allemagne.Tons autres articles en cuir.7,018 51,017 6,163 50,400 L.E.Morin, père.7 1Æ COMMERCE FRANCO CANADIEN 1,292 14,743 60,570 437 France .Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.15,318 80,099 1,062 {Suite.) FOURRURES 340 ( A suivre.) Pelleteries préparées.S 21,807 174,271 37,179 160,338 3,264 France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.Russie.$ 36,064 210,780 66,646 242,199 4,841 REVUE COMMERCIALE Bonnets en fourrures, mandions, etc.Montréal, 15 Décembre 1900.L’hiver sévit avec une rigueur dont nous étions déshabitués depuis longtemps.C’est uu retour, disent les Canadiens, aux -hivers d’autrefois ; avons de la neige en abondance et du froid à satiété.Et ces constatations qui vont faire frissonner nos lecteurs de France, réjouissent leurs cousins transatlantiques, France.Grande-Bretagne Etats-Unis.Allemagne.2,106 .32,661 .19,627 .15,516 MATIÈRES PREMIÈRES 213 68,106 36,684 8,946 nous Fourrures baltes.France.Grande-Bretagne.2,644 114,545 $ 4,383 215,947 ¦ 201 des exportations a eucoie cette année été dirigé sur l’Allemagne, par Hambourg et Anvers.Les prix n’ont guère dépassé 13 fr.75 les 100 kilos.Il reste encore un stock considérable de pois No 2 qui sont cotés à la parité de 13 fr.30 franco-bord, au port de Halifax, St.John, Portland ou Boston.Il y a eu, comme l’année dernière, une demande active aux Etats Unis pour les haricots canadiens pea beans ; et les prix ont raidi.La dernière cote pour la 1ère qualité serait de 28 fr.50 les 100 kilos, au point d’expédition.Foin pressé.—Get article est très bien tenu par con.tinuation et les expéditions aux Etats-Unis ne sont restreintes que par le manque de wagons.Les compagnies de chemins de fer ne peuvent fournir autant de wagons qu’on leur en demande, et cette pénurie de moyens de transports, en restreignant les arrivages aux Etats Unis, contribue à y maintenir des prix élevés, qui vont à $19.00 la tonne de 2000 livres pour la qualité extra.Dans nos campagnes, on paie couramment de $9.50 à $10.00 pour foin No 1 et de $8.50 à $9.00 pour le foin No 2 suivant position.Une compagnie a été formée récemment à Montréal pour l’exploitation du brevet Lawry pour la presse à foin dont nous avons déjà parlé dans le Bulletin.Un ballot sortant de cette presse, du poids de 100 livres, a été exposé dans la salle publique de la Halle an Blé.Le volume de ce ballot est tel qu’une tonne ne remplit plus que l’espace de 70 pieds cubes, tandis que, avec les autres presses, une tonne de foin occupe un espace de 175 à 180 pieds cubes.Bois de construction.—La ch à te abondante de neige dès le début de l’hiver, favorise les exploitations forestières, sauf dans certains endroits où la neige est tombée trop tôt, avant la formation d’une glace assez consistante sur les cours d’eaux que l’on emploie comme chemins pour le transport des provisions aux chantiers.Le marché des bois de service pour l’exportation s’est ouvert à Londres à des prix soutenus ; nous ne croyons pas, toutefois, que nos grands exportateurs aient encore fait beaucoup d’affaires, car ils nous paraissent compter sur une hausse et disent vouloir se tenir sur la réserve en attendant que le marché vienne à leurs prix.Le marché local, qui n’emploie guère que les triages restés après le choix du bois marchands est presque dépourvu de stock, les prix y sont très fermes et comme l’incendie de Hull-Ottawa ainsi que la consommation résultant de la reconstruction de ces villes, ont créé un déficit considérable dans les existences, on s’attend à des prix plus élevés au printemps.Peaux Vertes.—Les peaux en poil ont fléchi de i cent par livre ce mois-ci, en sympathie avec le marché des Etats-Unis, où la hausse qui avait suivi la réélection car elle leur assurent de beaux chemins d'hiver permettant le transport facile de la ferme à la ville des denrées et produits agricoles ; elles assurent au commerce un écoulement rapide des marchandises d’hiver, elles assurent aux ouvriers et manœuvres des villes un emploi opportun au nettoyage et au nivellement des rues et des trottoirs pendant que chôment les autres occupations en plein air.Il fait froid, nous avons beaucoup de neige et tout le monde est content.Le commerce extérieur du pays se fait maintenant par les ports de St.John, de Halifax, de Portland et de Boston ; chacun de ces ports est desservi par une ligne de chemin de fer rayonnant de Montréal et s’y raccordant avec les réseaux du Grand Tronc, du Pacific Canadien et du Parry Sound, qui leur amènent les denrées à exporter.Halifax est desservi par l’Intercolonial : St.John, par le Pacifique Canadien, Portland, par le Grand-Tronc et Boston, par le Boston & Maine avec ses prolongements.Le coût du transport des points d’expéditions situés à l’ouest de Montréal n’est guère plus élevé que de ces mêmes points à Montréal en été ; mais, de Montréal même aux ports sus nommés, le transport coûte corn, parativement beaucoup plus cher, de sorte que les grains actuellement en entrepôt à Montréal ne peuvent être vendus en concurrence avec ceux qui sont restés dans l’ouest, au lieu de production.Il s’ensuit que les grains de Montréal n’ont de débouché sur l’Europe l’hiver, qu’à la condition que les prix baissent au chiffre nécessaire pour permettre l’égalisation des valeurs franco bord.Grains et Farines.—Comme nous l’avions prévu, le blé de Manitoba n’est pas exporté, du moins il n’est pas coté pour l’exportation.Le blé roux d’Ontario, pour expédition par New York, vaut de 76 à 77 cents le minot, soit de fr.14.45 à frs 14.65 les 100 kilos.Les prix cotés aux points d’expédition du Haut Canada pour l’avoine, les pois et le sarrasin reviennent à la parité de 30 cents pour l’avoine et 59 cents pour le sarrasin, ce qui représente pour l’avoine 10 fr.06 ; et pour le sarrasin 13 fr.98 les 100 kilos, franco bord, à l’un des ports d’hiver désignés plus haut.Les farines n’ont pas de débouché à l’extérieur elles se vendent d’ailleurs assez bien au Canada mais elles ont été obligées de fléchir avec le blé.On cote les meilleures marques de farines de blé de Manitoba “ Patentes,” de $4.30 à $4.35 par baril de 195 livres net ; les “ Strong Bakers ” aussi de blé dur de Manitoba, de $4.00 à $4.05 ; les “ Straight Rollers ” de blé tendre d’Ontario, de $3.25 à $3.30 et les “ Patentes ” de blé d’hiver d’Outario, de $3.75 à $3.80 par wagon, en gare de Montréal ou entrepôt.Légumes secs.— Les pois No 1 sont épuisés ; il n’en reste plus que pour la consommation locale et le gros I 202 TABLE DES MATIERES de McKinley a été suivie d’une réaction assez sensible.Les stocks ici sont assez importants et, de plus, une grève a tenu pendant plus d’un mois oisives les importantes fabriques de chaussures de Québec, ce qui a 1900-SEPTIÈ VIE ANNÉE 1900 PAGES Amiante (L’).mis les tanneurs en position de déférer leurs achats Banque (La) de Montréal.de matière première.Ou paie aujourd’hui à la hou- Banque (La) d’Hochelaga .cherie les peaux de bœufs et vaches classées etinspec- Canada (Le) à l’Exposition, tées, No 1, 8i cents; No 2, 7& cents; taureaux, (%c.(D^tn AaZT La peau de veau est restée stationnaire à S cents pour oiieutèle (La) de l’Angleterre No 1 à la boucherie et 6 cents pour No 2.La peau Cognac (Le) français.d’agneau en laine est payée 90 cents la pièce.137 108 100 .52 182 6.25 1 Commerce franco canadien (Rapport de M.le Consul Général de France).Laines canadiennes.—Pas de changement perceptible Commerce (Le) franco-canadien dans la situation des laines du pays que l’on paie : Fer (Le) Chromé.toison, de 16 à 17 cents ; arrachée, de 18 à 19 cents la Feu M.Charles Fauchille.Foin (Le) canadién.Fonte (La) au bois dans la province de Québec.136 .55, 76 154, 171, 188 .151, 185 104 183 Animaux de boucherie.—Il ne se fait que très peu (le Fraude dénoncée.chose pour l’exportation en bétail vivant ; les prix Homards (Les) Rapport sur la réglementation de "S‘éa “r “os m»rché5 par‘a d“m“fe de la Il .T boucherie et dépassent rarement 4± cents la livre sur Citation française au Canada.pied.Il va y avoir probablement ces jours-ci des importations en transit.ventes de bétail de choix pour les fêtes qui atteindront Jambons (Les) borates).de 5 à 5^ et peut-être 6 cents, mais ces prix qui Ligne (La) directe, France-Canada.reviennent périodiquement, ne durent pas au-delà de la période spéciale qui les a vus naître.Les moutons Liste officielle des récompenses accordées au Canada 172 ont donné lieu à des affaires plus suivies pour l’expor- Médailles d’or 182 37, 52, 135 .125, 139 104 168 52, 166, 184 120 71 150 tation, à des prix plus doux : de 3 à 3£ cents la livre Mont-Blanc (Le) sur pied.69 68 N’exportez pas Notre Président,Chevalier de la Légion d’Honneur.194 Petits colis 22 BEVUE FINANCIÈRE Port (Le) de Montréal Procès-verbaux 3, 19,35,51,60,104,119,135,149,165, 181 Pruneaux .Le marché financier est resté facile, depuis notre Question (La) de Borax.dernière revue, avec abondance de fonds à placer à Revue Commerciale et Financière : 10, 26, 41, 58, 4J ou 5 p.c, en prêts à demande sur garantie de titres _ .93, 110, 127, 143, 156, 176, 188 cotés.Les banques escomptent comme avant à 6 p.c.Statistiques douanières, le papier de leur clientèle régulière ; et les place- Transit par la Belgique ments sur hypothèques restent fermes à 5 p.c.comme Transports (Les).taux minimum, quoique deux ou trois très gros prêts Ville (la) de Montréal.aient été faits dernièrement à 4£ p.c.Ville (Une) Industrielle .Vins d’Algérie.Visite de M.le Consul Général 20 105 150 92 20 38, 53, 106 .8.39 1 36 106 A la bourse, le meilleur marché des fonds a produit une plus value assez sensible dans certaines valeurs favorites de la spéculation.Un groupe surtout de valeurs dont les intérêts sont connexes et les administrations assez étroitement alliées, a vu ses cours monter de 4 à 5 points depuis notre dernière revue.Il est question, de nouveau, de fusionner toutes les entreprises d’éclairage et de pouvoir électrique de la ville, ce qui nécessiterait une capitalisation d’une vingtaine de millions de dollars, et l’un des principaux financiers de notre ville est, dit-on, parti pour l’Europe dans le but d’y “ financer ” cette capitalisation.5 ¦ TEMPERATURE DU MOIS DE NOVEMBRE 1900 Relevée par MM.H earn et Harrison, opticiens, à Montréal, rue Notre-Dame, 1640 et 1642.Nov.Farenheit Centigrade Date Max.Min.Max.Min, Oct.Farenheit Centigrade Date Max.Min.Max.Min.16 26 10 -3 —12 7.5 15 50 45 1 I 32 h 11 17 12 16.5 .5 61 47 ' 9 41 .5 5 53 37 12 59 35 15 3 18 19 32 0 -7.5 2 4 20 42 30 6.5 43 11 51 5 33 11 21 51 8.5 1 8.5 2 9.5 7.5 33 47 6 29 2 -1.5 31 8 -0.5 22 —1 —5.5 20 -0.5 —65 25 —0.5 —3.5 27 -3 12 —4 19 —1.5 -11 26 2.5 35 22 35 17 7 Le change sur Londres se cote : traites de banques à 60 jours, de $l.86& à $4.87 ; à vue, de $4.88£ à $4.89 : transferts par câble $4.89.Traite» à vue sur New-York, i à \ p.c.de prime.Traites à vue et chèques Paris, vendus à 5 fr.15 achetés à 5 fr.18.46 23 10 15 30 24 3 7.5 15 37 o 25 31 3 -2.5 4 -2 6.5 -0.5 1 -7 15 -3.5 -9 1.5 —6.5 37 10 31 26 28 39 11 -2.5 37 27 31 i:: 12 21 -11 19 33 13 sur 29 -o 25 14 3 36 3D 21) 34 15 — signifie au-dessous de zéro. I 203 AVIS AUX MEMBRES ADHÉRENTS Hotel Richelieu (européen) Rue St-Vincent, Montreal Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour l’année entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimestre de l’année.Dans ce cas le paie-mentde la cotisation est reporté à l’année suivante.Les membres adhérents de cette Chambre de Commerce reçoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientèle et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; nous insérons gratuitement les demandes d’agents de tout merçant français.Toute maison établie en France, toute maison Française éta blie à l’étranger peut adhérer à notre Chambre.11 suffit d'en faire la demande et de payer la cotisation qui est de 25 francs par année.Une fois l’adhésion accordée, on fait partie de notre Compagnie tant qu’on ne donne pas sa démission et, si cette démission parvient après la fin du mois de janvier, la cotisation de l’année commencée est due en entier.Situé à proximité J A du débarcadère : : .v, .; des bateaux transi .¦_ V atlantiques et des gares de chemins •fetPjijap de fer.Rendez - vous des il'lliHP touristes : et : des : voyageurs de::: ïJ^ÿSSÈ commerce : fran-Ï&LWSB çais.com- M 5 2 A Prix Modérés : < CUISINE ET SERVICE FRANÇAIS s [y r L.A.COTÉ 5 (Cwl g nt Se â lj) Propriétaire.La maison Marchand-Du vigneau et Cie, rue du Pont de la Mousque, 32, à Bordeaux, demande à représenter sur la place de Bordeaux des maisons canadiennes livrant à l’exportation.Henri Darviot, vins de Bourgogne.Beaune (Côte d’Or).M.Alfred Lequeux, vins de Champagne.Châlons-sur-Marne (Marne).G.Bonhomme & Cie., à Cognac, (Charente), eaux-de-vie.Petit Courrier se DEMANDES D'AGENTS M.Pierre Germain, vins de Bourgogne, à Beaune (Côte d’Or) France.M.L.Leguay, 3 rue des Remparts-d’Ainay, à Lyon, demande un représentant au Canada pour Ta vente de ses soieries.MM.P.Pignol, père et fils, 8 rue du Treuil à St Etienne (Loir©), manufacturiers spécialistes de rubans velours unis et envers satin, noirs et couleurs—maison fondée en 1856—demandent dans chaque principale ville du Canada des agents a la commission, représentant déjà des maisons pour la venie d’articles qui s’adressent à la même clientele de mode.L.de Guiuefollaud.Eau-de-vie de Cognac et fines.Champagne à Angoulême (Charente).G.Ranson & Cie, à Jarnac (Charente), vieilles eau-de-vie de Cognac.M.P.Bourson, 5 rue St Joseph à Paris, demande agent pour tout le Canada pour la vente des soieries et rubans de Lyon.M.L.Israël ancien négociant exportateur, 9 Place des Ternes, à Paris, désirerait entrer en relations avec agents canadiens pour leur faire obtenir la représentation de maisons françaises.Le journal Le Bois, 26 rue Caumartin à P ris,
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