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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
vendredi 15 mars 1901
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1901, Collections de BAnQ.

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HUITIEME ANNÉE No 92 15 Mars 1901 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA .Chambre i Commerce française DE MONTREAL TIRÉ A MILLE EXEMPLAIRES Prix d'Abofinement 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE 10 RUE DE L’HOPITAL, MONTREAL Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTRÉAL, Can.10 RUE DE L’HOPITAL Adresse télégraphique : "GALLIA" Montréal.Le Bureau est ouvert tous les j urs, sauf le dimanche, de 9 hrs à midi et de 1 heure à 3 heures.Mr.le Consul Général de France assiste à la réunion Sont présents : M M.Jonas, J.Herdt, de Siéyès, Boues-nel, Pony et Monter.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier qui contient plusieurs demandes de rer geignements, notamment sur les légumes secs et sur les cinématographes et les phonographes.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.AVIS.Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Commerce sur le compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce Française de Montréal» 10 Rue de L’HOPITAL.En omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises—comme il est juste—à la Chambre de Commerce du district de Montreal.Séance Du 7 Mars 1901.Extrait du procès-verbal de la séance du sept mars mil neuf cent un, tenue sous la présidence de Mr.E.Galibert, président.Mr.le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont présents : M.M.Jonas, Rougier, J Herdt, Beullac et Monier.Mr.le Président propose que les compliments de condoléance de la Chambre soient adressés à Mr.de Siéyès à l’occasion de la mort de Mme la Comtesse de Sièyes.Cette proposition est adoptée à l’unaminité.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du cour, 1er de quinzaine qui contient plusieurs demandes de renseignements, notamment sur les fromages et les bois canadiens.Mr.Monier donne communication d’une délibération de la chambre de commerce du district au sujet des relations franço canadiennes.L,ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Comptes rendus des séances de la Chambre de Commerce française de Montréal.Séance du 21 Février 1901.Extrait du procès-verbal de la séance du vingt-un février mil neuf cent un, tenue sous la présidence de Mr, E.Galibert, président. 26 Livres LE NICKEL DU CANADA 3,134,144 33,737,264 7,690,250 Malt Mais .Seigle Le gouvernement de la province d’Ontai io a, nos lecteurs le savent sans doute, puisque nous l’avons signalé dans le temps, prohibé l’exportation du minerai de nickel, extrait du territoire de la province.Cette prohibition avait pour but d’amener des capitalistes à créer au Canada, dans la province d’Ontario, des ateliers d’affinage, tout ce minerai s’en allant précédemment à l’état de matte, aux établissements de la Orford Copper Company à New York.Le résultat cherché a été atteint en partie ; des fourneaux de ré luction ont été construits près des gisements de minerai de cuivre qui renferment le nickel, à Sudbury, province d’Ontario.Ces fourneaux traitent le minerai et le convertissent en un alliage contenant 80 p.c.de nickel.Mais d’un autre coté, la Orford Copper Company, ne pouvant plus se procurer de minéral canadien, a été obligée de revenir aux mines de la Nouvelle Calédonie, et elle travaille maintenant ce minerai ainsi que celui de la Norvège.Elle a, dit-on, acquis des intérêts dans la mine Higginson> qui aurait été vendue à un syndicat anglo-américain.Les frais de transport sont, d ailleurs, un élément très important du coût du minerai de tout genre et surtout du minerai de nickel, où le métal se trouve toujours à très basse teneur.Aussi, le minéral canadien, qu’il fallait transporter par chemin de fer et canaux à New York, coûtait aussi cher à transporter de la mine à l’établissement d’affinage que celui de la Nouve le Calédonie, et moitié plus cher que celui de la Norvège, ces deux derniers étant trans.portés par mer.G50 Blé 421,618 26,240 • Avoine Orge.Gallons de preuve.Il y avait en voie de fabrication le 1er juillet 1899 .i.Il a été fabriqué dans le cours de l’exercice Il a été rapporté aux distilleries pour redistillation 116,486 2,658,557 990 Droit acquitté En entrepôt.470,315 171,305 Il est en outre entré dans les distilleries— D.oit payé.2,823 3.249,171 Total Voici comment on a disposé de ces spiritueux : — Gal'ons rie preuve.3,113 001 11,816 Mis en entrepôt sous Je contrôle officiel.Hydrate d’amyle.Manquants résultats de la rectification.Restant en voie de fabrication le 30 juin 1900, suivant inventaire.105 124,219 3,249,171 Total LA FORET CANADIENNE (Du Bulletin de la Chambre de Commerce dti District de Montréal.) L'ALCOOL EN CANADA La Labor Gazette publie dans sa livraison de décembre 1900, une étude très élaborée sur cet élément important de notre richesse nationale.Cette étude, faite au double point de vue du capital et du travail, contient des renseignements et des statistiques qui trouvent tout naturellement leur place dans le Bulletin de la ( hnmbre de Commerce.L’exportation de notre bois a toujours attiré l’attention de nos hommes d’affaires, mais jamais autant peut-être que depuis ces dernières années où les marchés semblent s’ouvrir plus volontiers à l’écoulement des bois de service, tandis que la création d’industries nouvelles recule presqu’indéfiniment les limites exploitables de nos territoires boisés.En 1899, l’exportation de notre bois, à l’exclusion du bois de pulpe et des produits de nos manufactures, s’est élevée à $28,021,599, soit à plus d’un cinquième du montant total de l’exportation qui atteignait, cette même année, la somme de $138,412,037.Parlant de l’étendue de notre domaine forestier et de la valeur du bois que l’on peut encore en tirer, M.Robert Bell, du Bureau Géologique, disait dernièrement : Le revenu annuel de l’accise a atteint dix millions de dollars ainsi qu’on pourra le constater par les chiffres ci-dessous que nous cueillons dans le rapport du ministre du Revenu de l’Intérieur pour l’exercice clos le 30 juin 1900.1887 $ $ $ $ 4,772,869 3,59.8,980 4,609,619 4,821,218 6,8u6 1,032,727 2,557,011 2,894,285 3,320,168 3,281,640 t90,280 688,798 42,018 44,618 37 237 32,598 3,363 7,373 17,965 21.163 22,267 36,891 9,182,042 7,916,483 8,722,967 9,931,950 Soit à peu près $2 par tête de la population to ale du Canada.Les spiritueux, dont la quantité produite dans le cours de l’exercice 1898.99 était de 2,658,557 gallons, ont donné pour le dernier exercice le chiffre de 3,443,965 gallons de preuve, dans la production desquels on a employé les matières suivantes : — 1898 1899 1900 Spiritueux.Liqueur de Malt.Malt.Tabac.Cigaree.Pétrole.Fabrication en entrepôt.Saisies.Autres recettes.Alcool méthyliqne.Totaux.6.851 689,896 6,807 7,174 849,468 910,537 781,319 46,060 49,572 10,713 24,192 25,049 825,643 6.505 30,192 6,071 34,132 9,838 ¦ 27 $10,602,364 12,276,082 2,781,356 6,599,697 10,719 5.693 4,216 766,202 Ontario.Québec.Nouvelle-Ecosse.Nouveau Brunswick.Manitoba.Ile du Piince Edouard Territoires.Colombie Britannique.“ Les forêts du Nord Canadien s’étendent sur une largeur moyenne de 700 mille3, depuis le Labrador jusqu à l’Alaska, soit sur une longueur de 3,700 milles Elles contiennent 95 essences de bois diversement groupées suivant qu’elles se trouvent à l’ouest ou à l’est des Montagnes Rocheuses, dans les territoires ou dans les anciennes provinces de l’Est." Le tableau suivant démontre comment se trouve distribué notre domaine forestier sur les divers parties de la Puissance : Pin blanc et rouge % He terres boisées.Aire totale en milles carrés.Forêts.(A continuer) Provinces 38,808 31,468 102,118 46.49 102,117 61.22 14,766 52.55 6,464 31.45 797 39.85 25,626 40.00 285,554 74.69 696,452 29.38 3,316,647 1,348,798 37.66 219,650 227,500 28,100 20,550 2,000 64,066 382,300 2,371,481 Ontario.Québec .Nouveau-Brunswick.Nouvelle Ecosse.- Ile du Prince Edouard.Manitoba.Colombie Britannique.Les Territoires.COMMERCE FRANCO-CANADIEN.Les tableaux du Commerce et de la Navigation pour l’année 1899-1900, viennent d’être publiés par le gouvernement canadien.Nous y relevons les chiffres suivants du total, importations et exportations, entre le Total commerce Canada et la France, depuis six ans ; c’est-à dire en commençant à l’année qui a précédé la mise en vigueur du Rien ne peut mieux démontrer l’importance supérieure de nos forêts canadiennes à celles des autres pays que le tableau comparatif suivant, emprunté à M.George Johnson, dans sou travail institulé Forest Wealth of Canada : traité de commerce : S 2,920,456 3,392,482 3,292,047 5,000,613 5,447,017 5,74\272 1895 Acres de % de forêt par l’aire habi.ant totale en forêt Forêts aire eu âcres carrées.1896 Population 1891.Pays 1897 1898 1899 1900 9.64 25 2,001,000 4,802,761 2,286,335 49,428,470 4,621,744 6,136,444 38,343,182 2,950,000 17.290.000 30.350.000 41,368,886 5,500.000 64,000,006 37.796.000 4,833,240 97.600.000 19,288,626 44,480,000 469,490 34,367,650 561,330 1,213 507 23,538,936 2.059.000 16,348,322 10.250.000 42,950,130 2, 64,000 450.000.000 2,695,000 799.000.000 387,600,000 Norvège.Suède.Danemark.Allemagne.IIol an de.,- Belgique.France.Sui«se.Autriche-Hongrie .Roumanie.Etats-Uni*.Royaume Uni.Canada.Russie d’Europe.40 9.30 5 1.21 21 70 7 12 17 20 La progression est constante, quoi qu’elle ne soit pas de même importance proportionnelle chaque année.Après cinq ans du régime du traité de commerce, les échanges entre les deux pays ont doublé d’importance : de $2,920,000 à $5,743,000 soit de 14,600,000 francs à 28,715,000 francs.Il va sans dire que nous ne donnons à ces chiffres qu’une valeur comparative ; car les travaux de notre chambre ont établi au delà de toute discussion, qu’ils sont inexacts, en ce qu'ils ne comprennent pas une grande 18 61 20 70 95 13 34 14 30 1.04 15 41 25 7.03 07 4 38 163.38 3.97 Ces chiffres sont particulièrement intéressants en ce moment où le commerce de bois passe par une des périodes quantité de marchandise française expédiée de ports les plus prospères, tant pour la quantité vendue que pour anglais, belges ou allemands, non plus qu’une quantité les hauts prix obtenus sur les marchés.considérable de produits canadiens expédiés en France par Les rapports du Ministère du Commerce sur l’exploitation voie d’Angleterre, de Belgique ou des Etats Unis, de nos bois, sont loin de représenter le montant total du Mais, faute de mieux, nous prenons ces chiffres et nous bois coupé sur nos territoires; ils fournissent cependant y trouvons que le commerce franco-canadien a doublé, des données suffisantes pour indiquer la condition exacte du depuis l’existence d’une convention commerciale entre les marché, les prix courants et les divers points d’exportation, deux pays.Nous relevons du rapport pour 1897,—le dernier qui ait Cette augmentation ne s’est pas produite, en proportions éfé publié, le montant que chaque province a ex- égales pour les importations et les exportations, ces der- vente totale de nières ayant augmenté beaucoup plus rapidement que les encore porté, cette même année, donnant sur une $32,809,461,00 les chiffres suivants ; premières, comme on peut le voir par le tableau suivant : 28 Année Importations (entrées pour la consommation) Exportations Animaux et leurs produits Fourrures préparées.Fourrures brutes.Jambons.Viandes en boites.Suif.Laine brute.Autres articles de provenance animale 383 9,972 1895 $ 2,585,176.2,810,942.2.601.351.3.975.351.3,889,295____ .$ 335,282 .581,540 .690,696 .1,025,262 .1,557,722 4,368.502.1,374,770 2,974 1896 868 240 1897 175 1898 230 86 1899 6 1900 Produits agricoles Fruits: pommes sèches.fraîches Fruits en conserve.Autres fruits.Grains : orge.Haricots.Sarrasin.Pois ronde.Blé.Les importations de France au Canada ont augmenté dans cet e-pace de temps de 65 p.c.: les exportations du Canada en France ont augmenté, jusqu’en 1899, de 500 pour cent.Dans la dernière année, 1900, il léger recul qui, nous en amplement compensé en 1901 16,186 29 6,492 6,591 8,686 30 y a eu un sommes convaincus, sera 131,874 350 .24,961 104,686 172,140 De 1895 à 1900, il y a une augmentation nette dans les exportations de 400 p.c.L’ensemble du commerce accuse une augmentation Farines de blé.Sucre d’érable.Graine de trèfle.Graine d - foin.Légumes en conserve.Autres produits agricoles 34,768 105,357 1,675 nette de $296,265, disons $300,000 en 1900, comparativement à 1899 ; les importations prises séparément ont augmentation de $479,307, tandis que les exportations souffrent une diminution de $182,952 II nous a paru intéressant de rechercher d'abord I 2 8,109 une 400 360 1,620 3,239 3,256 sur l’roduits manufacturés quoi porte cette diminution.A cet effet nous avons relevé dans les Tableaux du Commerce les différents articles exportés en France en 1899 et en 190 L ; voici les ch ffres de ce relevé, qui ne comprennent que le commerce spécial : Instruments aratoires.Livres, brochures, cartes, etc.Voitures.Voitures, parties de.Bic clés.Bicycles, parties de.Habillements confectionnés.Cotonnades.253,961 208,584 4,217 475 445 90 7,213 2,627 Produits de la mine 1899 1900 889 155 Charbon.Quartz aurifère.Autres minéraux.939 $ $ 2,288 2 260 5 1 IOC) P™duit8 chimiques.463 Verre et verrerie.231 Chapellerie.Effets de ménage.Articles en caoutchouc.Produits des pêcheries Poisson de mer en saumure (autre que le hareng et la morue).Homards en boites.Saumon frais.Saumon en boites.Autres articles provenant du poisson.Produits de la forêt 83 400 1,000 333 477 105 103 Fontes, fei s et acier 561,575 517,973 4,879 2,975 Poeles.26^ Pièces de fonte.Machines diverses.Machines à coudre.Quincaillerie.300 Aciers et articles en acier.189 Autres articles métalliques.218 2,644 6,740 25 9,208 601 657 452 Potasses et Perlasses.Bois : tilleul.Madriers de pin.Madriers d’épi nette, etc.Madrie s d’épi nette, bouts.Planches et planchettes.Bardeaux.•.Colombages.Douelles.Autres bois débités.Bois équarri, merisier.Bois équarri, orme.Bois équarri, pin blanc.Autres articles provenant de la f ,ré 634 1,414 163 270 354,533 10,871 24,445 150,243 2,993 6,290 Cuirs à semelle et empeigne 35 Chaussures en cuir.Autres articles en cuir.842 Whiskey.28 Orgues.888 Piauos.2,023 Autres instruments de musique 873 Photographies.1,000 Navires.Divers, 462 660 3,088 576 1,621 232 460 6,875 1,765 190 6,000 29 l'industrie des pâtes alimentaires ; mais il reste encore coté de 40 à 50 centimes par 100 kilos de moins que le blé régulier, 55 Granit, marbre, etc.Tabac.Papiers peints.Meubles de ménage.Pâte de bois.Autres articles de bois.Tissus de laine.Autres articles de laine., Articles divers non classée.2,097 552 93 2,070 25,066 1,446 825 3,857 Les exportations totales du Canada en 1900 ont dépassé de $33,000,000 en y comprenant le transit et de $32,000,000 en commerce spécial, celle de l’exercice précédent.Voici du reste les chiffres donnés pour les six dernières années : Commerce général.$113,638,803 121,013,852 137,950,253 164,152,183 158,896,905 191,894,723 33 27,301 12,582 1,592 362 D’après le tableau qui précède, on constate que la diminution porte principalement sur les articles suivants : Hom&rds en boîtes, bois en madriers, planches et planchettes et instruments aratoires.Par contre, il y a augmentation marquée dans les légumes secs : haricots et pois ronds, et la pâte de bois.Si cette diminution se fût produite simultanément avec l’exploitation d’une ligne régulière directe de navigation entre les deux pays, il y aurait lieu de se demander s’il y a corrélation entre les deux évènements.Nous n’en croyons rien, parceque, d’abord, le service de la ligne directe n,a eu lieu que pendant les deux derniers mois de l’année 1899-1900, et ensuite parceque la création de cette ligne a eu pour but et doit avoir pour effet l’accroissement des exportations canadiennes, en fournissant à ces exportations le moyen d’éviter la surtaxe d’entrepôt.Il faut remarquer que les articles dont l’exportation a diminué ont été très chers, l’année dernière, ce qui a pu avoir pour effet d’en restreindre la demande à l’étanger d’autant plus que les frets avaient aussi considérablement haussé.Mais en dehors de ces trois articles ; homards, bois, instruments aratoires, presque tous les autres produits exportés en France accusent une augmentation.Il est vrai que, à paît les légumes secs et la pâte à papier, ce ne sont encore que de très petites quantités qu’on en exporte en France, mais il n’en est pas moins encourageant de constater qu'il y a augmentation.Sans tenir compte de certaines expéditions qui nous paraissent avoir pour seule raison d’être l’exposition de Paris, on trouve un certain nombre de produits nouveaux que l’on a essayé d’introduire en 1900 sur le marché français.On nous permettra de signaler dans cette catégorie des articles de grande production au Canada, comme le saumon frais et en conserves ; les pommes sèches ; les fruits en conserve, etc.Voilà deux années de suite que le Canada exporte en France pour $105,000 de blé, ce qui doit représenter environ 45,000 quintaux métriques.Nous avons déjà noté le fait que c’est du blé appelé “goose wheat ” traduc tion littérale, blé de l’oie, que l’on exporte ainsi en France pour la vermicellerie.Ce blé que l’on ne trouve que dans la province d’Ontario, était autre fois considéré comme d’une valeur très inférieure ; il est aujourd’hui plus estimé depuis que l’on a constaté ses qualités spéciales pour Commerce spécial.8103,085,012 109,915,337 123,959,828 145,594,385 138,462,037 170,64 ,369 Années 1895 1896 1897 1898 1899 1900 La population du Canada en 1900, d’après les calculs du statisticien du gouvernement, était de 5,370,800 habitants ; les exportations représenteraient donc pour cette année une somme de $31.75 ou, approximativement, 165 francs par tête.Les importations au Canada en 1900 ont atteint le chiffre de $189,623,506, ce qui donne, sur la même base de population, $35.28.soit, approximativement, 182 francs par tête.LA CONVENTION COMMERCIALE FRANCO-CANADIENNE En droiture Le Conseil de la Chambre de Commerce du District de Montréal s’est occupé de la Convention Commerciale franco-canadienne, à ses deux dernières séances.Un projet de délibération a été présenté, discuté et adopté après quelques modifications, dont l’objet était évidemment de donner coup d épaule à la ligne de navigation franco-canadienne, avec, en outre, le désir d’affirmer l’indépendance du marché canadien de celui des Etats-Unis et engager les négociants français à traiter directement avec le Canada, au lieu de le considérer comme une succursale de New-York.Voici le texte définitif qu’a pris la délibération.“ Attendu que, grâce au traité de commerce entre le Canada et la France, ratifié par acte du parlement canadien, 57 Victoria, chap.2, mis en vigueur par proclamation le 14 octobre 1895 ; et avec l’aide de la ligne directe inaugurée l’année dernière entre le Canada et la France, par la Compagnie franco canadienne de Navigation à Vapeur, le commerce direct entre le Canada et la France a considérablement augmenté, comme le démontrent les chiffres suivants tirés des tableaux du commerce et de la navigation un : 30 Années 1895.Importations $2,585,174 2,810,942 2.001.351 3.975.351 3,889,295 Augmentation 50 p.c.“Que l’article III du traité, énumérant les articles originaires du Canada qui seront admis au bénéfice du tarif minimum de France, spécifie que oes articles devront être “ importés directement de ce pays ”, tandis que l’article I du même traité n’impose pas cette condition aux articles d’origine française admis à un droit réduit à‘ l’entrée en Canada ; “ Que cette omission qui permet l’importation en Canada, soit par la voie des Etats-Unis, soit par la voie d’autres pays d’Europe, Bilgique, Angleterre, etc., est préjudiciable tant au commerce canadien d importation qu’à la ligne directe à laquelle on enlève ainsi du trafic ainsi qu’au gouvernement canadien qui subventionne cette ligne et qui, en outre, perd la différence des droits ; ‘‘Que le commerce canadien d’importation en souffre, parce que cette omission permet aux importateurs de New-York, de sacrifier au Canada des marchandises importées en excès des besoi is des Etats-Unis, contre les importations régulières des négocients canadiens ; “ Que si les importations françaises étaient soumises à cette obligation de l’importation directe, il y aurait plus de fret de sortie pour les lignes de navigation directe, entre autres pour la ligue de la Compagnie franco-canadienne de Navigation à Vapeur, qui pourraient en conséquence faire un service plus fréquent entre les deux pays.“Que les exportations du Canada étant beaucoup plus encombrantes que celles de France, notre commerce est très intéressé à avoir a sa disposition le plus dé tonnage possib'e.“En conséquence il est : “Résolu que le conseil de la Chambre de Commerce du District de Montréal -prie le gouvernement du Canada, soit de demander la modification du traité Franco-Canadien, soit d’adopter d’autres mesures de manière que la condition de l’expédition directe soit aussi applicable aux produits français importés au Canada sous le régime du tarif réduit ; ou, tout au moins, qu’on n’admette a la faveur de ce régime que les marchandises importées sur connaissement direct pour le Canada.“ Que copie de cette résolution soit adressée au Premier Ministre et au Ministre du Commerce à Ottawa.” Comme nous le faisons remarquer plus haut, il faut bien se garder de voir dans cette délibération le désir de restreindre le commerce avec la France ; nous savons, au contraire, que le sentiment unanime de la Chtmbre de Exportations $335,282 581,540 690,696 1,025 262 1,557,722 500 p.c.Commerce du District de Montréal est en faveur d’une plus grande expansion des relations commerciales entre les deux pays : mais on voudrait que les négociants français traitassent directement avec le Canada, au lieu de ne considérer le marché canadien que comme bon, tout au plus à écouler les excédants invendus des exportations aux Etats-Unis.Ce serait, toutefois, une modification assez importante aux termes de la convention, et une restriction sensible aux avantages qu’il accorde â la France et, malgré tout son désir d’être utile à la Compagnie de Navigation franco-canadienne, notre compagnie ne croit pas pouvoir recommander au gouvernement français d’y faire droit, du moins quand à l’obligation de l’importation en droiture.D’un autre côté, le commerce serait en droit: de craindre l’abus du monopole que cette condition accorderait virtuellement à une ligne directe qui, n’ayant pas à craindre de concurrence, pourrait augmenter ses taux de frets de presque toute la différence entre le droit intégral du tarif général canadien et le droit réduit stipulé dans le traité.Il y aurait cependant un avantage à relever, pour mettre sous les yeux de nos lecteurs tous les éléments de la discussion.D’après le traité, les pruneaux français sont admis à un droit réduit : f de cent au lieu de 1 cent par livre.Et, en vertu des traités avec l’Angleterre accordant à d’autres pays le traitement de la nation la plus favorisée, le Canada est obligé d’admettre au même droit réduit les pruneaux de Bosnie qui concurrencent les nôtres.Or, ces pruneaux ne pourraient être importés en droiture et seraient par cela même exclus du bénéfice du tarif réduit.Il est vrai que nos pruneaux resteraient en face des pruneaux de Californie, qui achèvent de les supplanter sur le marché canadien, Quand à l’alternative de l’expédition sur connaissement direct, elle serait peut être plus acceptable, et l’on pourrait invoquer des précédents en sa faveur.Lorsque la France fut admise, avec d’autres pays, au bénéfice du tarif préférentiel, en 1897-98, cette condition du connaissement direct était impérative ; le gouvernement canadien resterait par conséquent dans les traditions de sa politique fiscale en demandant la modification du traité dans ce sens' La Chambre de Commerce Française ne se croit pas appelée pour le moment à donner son avis sur la réponse à donner à des ouvertures dans cette direction, s’il s’en produit, ni sur la nature de la compensation à demander le cas échéant.1896 1897 1898 1899 Une mission commerciale en France En même temps qu’il s’occupait des importations de France, le conseil de la Chambre de Commerce du district de Montréal a voulu rec mmander 1 en roi en France d’une mission spéciale pour frire mieux connaître aux importateurs français les produits que le Canada peut exporter. 31 d’amendement au traité franco-canadien.Ce traité a été consenti de part et d’autre dans l'intention louable d’activer le commerce entre les deux pays et c’est poursuivre le but originaire que de chercher à le rendre plus efficace en arrêtant tout de suite les roueries des entremetteurs étrangers qui peuvent en compromettre l’expansion.On a dit dans le temps que ce traité, en partie l’œuvre de sir Charles Tapper, ne servirait en rien les intérêts canadiens ; l’expérience a démontré le contraire.Malgré les désavantages signalés par la Chambre de Commerce, l’échange de produits entre les deux pays progresse considérablement ; favorisons-le davantage en faisant disparaître toutes les entraves à son succès.La Chambre de Commerce n’a pas cru devoir s’arrêter à l'objection de M.Perreault que l’amendement soumis aux communes par M.Logan réglera la difficulté plus vite qu’un amendement au traité et nous croyons qu’elle a eu raison.L’amendement Logan couvre-t-il bien le cas actuel ?Nous en doutons.Dans la pensée de M.Logan, telle qu’ébauchée par son avis de motion, il ne parait s’agir que du tarif préférentiel accordé à l’Angleterre.Il vaut mieux croyons-nous, aborder la question carrément.L’i auguration du service direct entre la France et le Canada était la conséquence nécessaire du traité franco-can ffiien.Il a bien commencé, donnons-lui la chance de continuer encore mieux.C'est une excellente idée aussi que celle d’un commissaire canadien dont la tache serait de populariser en France le commerce avec le Canada.On demande une commission.Une commission serait peut être dispendieuse et plutôt embarrassante qu’utile.Nous préférons un seul commissaire compétent qui s rait convaincu de l’importance de sa tache et qui l’entreprendrait en chassant de lui l’idée d'en faire une sinécure.Ce principe est excellent, et 'nous en sommes, puisque c’est l’extension de la politique conservatrice adoptée il y a plusieurs années déjà pour d’autres pays.A plusieurs reprises depuis la conclusion du traité, ce même conseil, parlant au nom du commerce canadien, à demandé aux différents gouvernements qui se sont succédés à Ottawa, l’envoi d’une telle mission.En 1896, ses instances avaient obtenu un commencement de succès ; le gouvernement avait consenti, et avait fait inscrire au budget le crédit nécessaire à l’envoi d’une délégation composée de deux membres et d'un secrétaire.Mais le budget ne put être voté, les élections survinrent eu juin et le gouvernement fut renversé.Il revient aujourd’hui à la charge, se référant aux conditions plus favorables créées par la ligne directe de navigation entre le Canada et la France.Il va sans dire que notre compagnie serait heureuse de voir exaucé le vœu émis par la Chambre canadienne et se ferait un devoir d’aider dans la mesure de ses moyens au succès de cette mission.Voici le teste de la délibération en question : ‘‘Attendu que, à la suite de la dénonciation du traité de commerce entre la Grande Bretagne et l’Allemagne, ce dernier pays, tout en continuant aux produits anglais le traitement de la nation la plus favorisée, a imposé aux produits canadiens son tarif maximun, ce qui a pratiquement fermé les marchés allemands aux importations du Canada ; “ Que l’an dernier, une ligne directe de navigation a été inaugurée entre le Canada et la France, et subventionnée au montant de $50,000 par an ; “ Que cette ligne directe ouvre les marchés français à un nombre considérable de produits canadiens qui en étaient exclus auparavant par la “ surtaxe d’entrepôt ’ pesant sur toutes les importations qui n’entrent pas en France directement du pays d’origine.“ Que, dans l’opinion de cette Chambre, il serait désirable pour faciliter le placement de nos produits sur le marché français, pour compenser ainsi la perte du marché allemand et pour assurer au Canada tout le bénéfice qu’il peut retirer de la subvention accordée à la ligne franco-canadienne, d'envoyer en France, une commission commerciale compétente qui serait chargée d’étudier le marché français, de placer nos produits sous les yeux des importateurs et de promouvoir généralement le commères entre les deux pays et de faire rapport.“En conséquence, il est résolu que le Conseil de la Chambre de Corn neree reco nmande au gouvernement la n uninati >n d’une commission ou d’un commissaire spécial chargé d’exécuter en France 1 idée émise ci dessus.“ Et qu’une copie de cette résolut on soit transmise au Premier Ministre et au Ministre du Commerce à Ottawa ’’.{De La Presse') La Chambre de Commerce du district de Montréal a adopté, comme nous le disions hier, la résolution suivante : “ Résolu, que le conseil de la Chambre de Commerce du district de Montréal prie le gouvernement du Canada, loisque l'occasion s’en présentera, de demander la modification du trait i franco-canadien, de manière à ce que la condi'ion de l’importation directe soit aussi applicable aux produits français importés au Canada.“Que copie de cette résolution soit transmise au gouvernement.” Ce'te rés )lution ne peut avoir aucun résultat pratique : le traité français étant étendu à tous les pays jouissant, en ver;a de traités de commerce avec la Grande Bretagne, de Nous félicitons la Chambre de Commerce de son projet la clause de la nation la plus favorisée.Opinions de la Presse {Du Journal) 32 C’est en vertu de cette clause que, sans mentionner la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, etc, etc., ont bénéficié des avantages accordés à la France par le traité de commerce franco-canadien.Il a, en effet, été importé pendant l'exercice de 18991900, $573,036 de marchandises bénéficiant du traité français tt dont la provenance était comme suit : France.$94,193 8,235 28,534 87,491 181,024 relations commerciales franco-canadiennes.Il suffirait, en effet, d'acorder en totalité ou en partie le tarif préférentiel à la France, en échange de l’application totale ou partielle du tarif minimum français aux produits canadiens.Malheureusement les traités de c mmerce de la Grande-Bretagne liant le Canada ajournent forcément une semblable combinaison au temps où le Canada sera parfaitement libre d’établir ses relations commerciales.Le traité franco-canadien peut cependant être révisé ft augmenté pour le plus grand bien des deux pays.Le temps et l’occasion ne seront jamais plus propices.La multiplication des trusts aux Etats-Unis, leur concentration en quelques mains, éveillant dès maintenant la méfiance et la crainte des nations européennes, les conduira, dans un délai plus rapproché qu’on ne le pense, à une coalition douanière contre les Etats-Unis, coalition dans laquelle nos intérêts nous forceront d’entrer.Après l’Angleterre c’est la France qui nous offre le plus grand champ d’exploitation ; c’est chez elle également que nos produits sont les mieux connus grâce à la dernière exposition.C-tte connaissance n’est, hélas! que superficielle On connaît ce que nous produisons, on sait moins dans quelles conditions, à quels prix nous pouvons livrer nos produits.C'est pour faire connaître aux importateurs français ces conditions de vente, de livraison, de prix que la Chambre de Commerce du district de Montréal demande au gouvernement fédéral “d’envoyer en France, une commission commerciale compétente qui serait chargée d’étudier le le marché français, de placer nos produits sons les yeux des importateurs et de promouvoir généralement le commerce entre les deux pays et de faire rapport." L’idée est bonne, pratique et féconde en bons résultats.Il est à souhaiter que le gouvernement fédéral l’accueille favorablement et la réalise aussi prochainement que possible.Autres pays.$94,987 16,939 1,288 42,117 18,228 Noix et amandes.Prunes.Savon de Marseille.Vins non mousseux Vins mousseux_____ Total $399,477 $173,550 On voit que 30 p.e.de la totalité des marchandises bénéficiant du traité français proviennent de pays autres que la France.Notre politique douanière, la position faite au Canada par les traités de commerce de la Grande-Bretagne, rendent impossible l’application du principe de l’importation en droiture aux produits portés au traité franco-canadien.En supposant même que cette application fût possible, elle ne serait certainement pas acceptée, telle que formulée par la Chambre de Commerce, par le gouvernement français.En demandant que l’obligation de l’importation en droiture soit imposée aux produits français pour leur permettre de jouir des avantages du traité, la Chambre de Commerce, sans le vouloir, tend à créer un traitement de faveur au profit des produits similaires importés des autres pays, produits qui pourraient être importés par n’importe quelle voie.Si même on pouvait résoudre la difficulté du transit par les ports d’Europe, il resterait encore celle du transit et de l’entrepôt par et dans les ports des Etats-Unis, questions que le gouvernement fédéral se gardera bien de soulever.Le traité franco-canadien que “ La Presse ” seule, ou à peu près, a défendu de 1894 à 1896, a produit les résultats que nous avions indiqués.Il est éminemment favorable au Canada, comme le prouvent les chiffres donnés par la Chambre de Commerce ; les exportations de produits canadiens, en France, ayant augmenté de 500 p.c.en cinq ans, de 1895 à 1899, alors que les exportations de produits français au Canada, n’ont, pendant la même période de temps, augmenté que de 50 p.c.Cette première tentative, ce premier essai, a donc été des plus heureux ; mais il y a mieux encore à faire, la France important pour des centaines de millions de produits que le Canada est susceptible de lui envoyer.La clause préférentielle en faveur de la Grande-Bretagne qui, au premier abord, semble devoir empêcher toute amélioration, toute extension du traité franco-canadien, pourrait au contraire contribuer à l’amélioration mutuelle des Le gouvernement fédéral a réduit de moitié l’impôt que devait payer tout l’or produit par les mines du Yukon canadien.Cet impôt qui était de 10 p.c.est réduit à 5 p.c.du produit brut.L’annonce officielle de cette réduction a été faite par M.Fielding, ministre des Finances, le 11 courant, dans son discours budgétaire.D’importantes réductions viennent d’être décidées dans les droits de quaiage perçus sur les marchandises employant les quais du port de Montréal.Sur l’amidon, le malt, la pâte de bois sèche, les farines, le sucre de glucose, le sirop de glucose, le saindoux, l’huile de lard, les tourteaux de graine de lin, les viandes, et le suif, les droits qui étaient de 12 cents per tonne sont réduits à six cents.Le droit sur les grains a été réduit de 6 cents à 4 cents par tonne. 38 Revue Commerciale bois (des forges Radnor, sur le St.Maurice, province de Québec), il sera peut être intéressant pour quelques-uns de nos lecteurs d’apprendre la création au Canada, d’une très grosse entreprise de métallurgie ; hauts fourneaux pour la fon'e au coke, aciérie, peut être aussi atelier de construction de navires en acier.Les atelies de la compagnie, qui prend le nom de “ Dominion Iron and Steel Company ” (Compagnie de Fer et d’Acier du Dominion) sont situés à Sydney, Cap Breton, province de la Nouvelle Ecosse, sur un port de mer, à proximité d’immences charbonnages, et de gisements considérables de minerai de fer.La cjmpagnie fait elle même son coke et en vend les sous produits.Pour le moment, sans doute poor se garder des réserves de minerai, elle prend son minerai à Terre-neuve, d’on elle le transporte par mer jusqu’à ses fourneaux.Eu un mot, elle est constituée dans des conditions économiques te les qu’elle compte pouvoir produire le fer et l’acier à meilleur marché que la fameuse United-States Steel Corporation, que vient de fusionner tous les établissements métallurgiques des Etats-Unis.Le capital de la compagnie canadienne est nominalement de $28,000,000, soit approximativement 140,000,000 de francs, dont 75,000,000 d'actions ordinaires, 25,000,000 d’actions privilégiées à dévidende garanti de 7 p.c.et 40,000,000 d’obligations à 5 p.c.Dans le prospectus qui publient les journaux, le directeur des travaux déclare que, une fois tout l’outillage et la main d’œuvre en fonctionnement régulier, il pourra produire la fonte au prix coûtant de $5 50 la tonne.La capa jté de production serait de 400,000 tonnes de fer et d’acier par anrée.Il est probable que, une fois en pleine exploitation, la production de cette compagnie sera un élément avec lequel li faudra compter sur les marchés sidérurgiques.Montréal, 15 Mars, 1901.Nos lecteurs savent, sans doute que la province de Manitoba avait adopté, l’année dernière, une loi prohibant, à partir d’une certaine date, le commerce des boissons spiri-tueuses et fermentées sur son territoire.Un procès vient de se dérouler à ce sujet devant les tribunaux de Winnipeg, et la Cour Suprême de Manitoba vient de décider que la loi en question est ultra virés de la législature provinciale, c’est à-dire, pour parler français, hors de la compétence du parlement provincial, vu que tout ce qui se rapporte à la réglementation du commerce est du ressort du parlement fédéral.C’est un rude coup pour le parti prohibitionniste qui, n’ayant pu entraîner le gouvernement fédéral à sa suite dans sa campagne de fanatisme, s’était rabattu sur les gouvernements provinciaux.Il ne se compte pas encore battu et va porter sa cause devant le tribunal de suprême juridiction, le Cmseil Privé de sa Majesté, à Londres Mais comme cet appel n’est pas suspensif, il s’ensuit que la loi de prohibition ne pourra être mise en vigueur qu’après une décision du Conseil Privé, si cette décision casse l’arrêt de la Cour suprême de Manitoba.Lr ministre des Finances, l’honorable M.Fielding, vient de prononcer son discours budgetaire et il a annoncé qu’il ne proposerait cette année, aucun changement au tarif des douanes, sauf sur un point, lequel point peut être intéressan pour l’indus'rie française A partir du 1er juillet prochain on pourra importer au Canada, franc de droit, tout l’outillage destiné à l’établissement de sucreries de betteraves.C’est l’industrie française qui avait fourni les machines et l’outillage de la sucrerie de Bsrthier, de douloureuse mémoire.L’insuccès des diverses tentatives d’implantation de l’industrie betteravière dans la province de Québec, n’a point empêché les canadiens-anglais d’Ontario de songer à renouveler chez eux des essais qui, s’ils ont échoué dans Québec, ont au contraire parfaitement réussi dans l’ouest des Etats-Unis.On à demandé au gouvernement fédéral une prime pour le sucre fabriqué au Canada.Le gouvernement n’a pas cru devoir accorder cette demande et, le plus qu’il a cru pouvoir faire, c’est de permettre l’importation en franchise des machines nécessaires à cette indusl rie.Seulement, nous devons prévenir nos amis de France que ce n’est pas probablement à eux que l’on a songé.Les Etats-Unis sont plus près ; ils construisent aussi ces machines et pourront peut être les faire à des prix impraticables pour nos industriels.Au Canada, comme en Europe, d’ailleurs, l'hiver est cette année exceptionnellement long et rigoureux.Nous avons encore, à la date de cette revue, une température tout à fait hivernale ; et la neige qui s’est amoncelée depuis le mois de novembre n’a pas encore commencé à fondre.Aussi le commerce du printemps n’est pas encore commencé, et comme les affaires ont été tranquilles dans toutes les branches, depuis les fêtes de Noel, on a hâte de voir la saison printannière de plus près.En somme, toute fois, il n’y a pas trop à se plaindre et la période des faillites vient de s'achever sans laisser après elle trop de sinistres.Grains rt Legumes secs —Il se fait de temps à autre quelques affaires d’exportations en blé d’Ontario, que l’on cote de 64£ à 65 cents le minot, dans l’ouest d’Ontario, ce qui le mettrait-, pour livraison immédiate, à 75 cents le minot, soit 14 frs 25 les 100 kilos, livré franco-bord à St-John’s ou Portland.L’avoine blanche No.2, reste cotée comme le mois dernier 28 cents, à l’ouest de Toronto, l’équivalent de 32 cents sous voiles, ou 10 frs 72 les 100 kilos.Comme, en ces temps de cherté du fer, le Canada est devenu un des fournisseurs de la France, à laquelle il a expédié une certaine quantité de fonte au charbon de . 34 Par 1000 pieds «35.00 30 00 25.00 25.00 20.00 16.00 Les pois secs No 2, se vendraient franco-bord 13 fr 70 les 100 kilos et les pois secs No 1 aux environs de 14 fr 25 à 14 fr 50 les 100 kilos, en même position.Pour les hftricots blancs pea beans les prix n’ont pas varié ; ils sont de $1.50 à $1.75 le minot de 60 livres, sur place.Les stocks de sarrasin sont peu importants.Il y a cependant encore quelques réserves en culture et l’on donne comme cote qui pourrait les impressioner 55 cents sur place, 60 cents sous voiles par minot de 48 livres c’est-à-dire 14 fr 25 les ÎOO kilos.Madriers.3 pomes,Pin Ni 1.3 “ " No 2.“ No 3.3 pouces, Epinette No I.3 “ “ No 2, 3 No 3.3 Pianch s, toutes dimensions : Merisier et Erable, le pied.Frêne, le pied.Basswood (tilleul) les 1000 pieds.Hêtre, les 1000 pieds.Bois scié et débité pour boites : Pin de 4 à 5 lignes, par 1000 pieds 4 cents 3* “ $20.00 25.00 $12.00 Foin pressé.—Le marché des Eta1 s-Unis est dans une Farines
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